La presse, 23 juin 1894, samedi 23 juin 1894
[" DOUZE PAGES & C ?ULATION ^ = -Dite par Jour DIXIEME ANNEE\u2014N° 195 MONTREAL, SAMEDI 23 JUIN 1894 CENTIN ï cjjTuinRir A erp ?QJJ LE CULTE DU FEU DANS LES £ Al LES XOTES DIVERSES Le trait oaractériütique de la fête nationale, cette année, semble devoir être la réfturrexion des feux de la Saint-Jean qui furent si longtemps en bon* nour au Canada.L'usugo d\u2019allumer de grands feux en \u2022igné de réjouissance, dans certaines circonstances solennelles, est très ancien.Dans l\u2019antiquité, nous auprend l\u2019histoire, toutes les fêtes publiques avaient un caractère religieux ; aussi les illuminations, les feux de joie coin-cidaient*ils avec la célébration de quelque m\\stère ou de quelque solennité.Les Grecs, à la fête qu\u2019ils appelaient JMmna*, allumaient' en l\u2019honneur do Mercure, do Vulcain, do Prométhée, une infinité de lampes en souvenir de la tradition d\u2019après laquelle Minerve leur avait donné 1 huile.Vulcain était le premier inventeur des lampes, Prométhée les avait rendu utiles par le feu ou\u2019il avait dérobé dans le ciel.Ce jour-la ils célébraient des jeux dans lesquels des hommes, un Üambeau à la main, se disputaient le prix de la course.Une autre fête consacrée à Bacchus et qui venait immédiatement après la vendange, consistait en une grande illumination nocturne et dans une grande profusion devin que l\u2019on versait aux passants.A celles de Cérès, instituées chez les Romains, il se consommait une Quantité infinie de torches, en mémoire de ce que cette déesse avait si longtemps cherché sa fille Proserpine, enlevée par Pluton, qui en fit son épouse et la reine des enfers.Servius Tullius voulut ou\u2019au temps des semailles chaque ville a\u2019Italie consacrât au repos un jour, pendant lequel on allumerait sur la place publique de grands feux de paille : cette fête s\u2019appelait Stvientina ou Paganalia.A celle qui était célébrée en l\u2019honneur de Pallas, on avait coutume de sauter trois fois pardessus les feux de paille qu\u2019on allumait.Cet usage fut conservé et nous allons le voir pâmer de l'antiquité païenne au monde chrétien.De toutes ces fêtes où figuraient les feux de joie, la plus renommée était celle des feux séculaires qui se célébraient avec une pompe incroyable.Dans les sacrifices qu\u2019on offrait aux dieux pour la conservation de la république, on avait coutume d'allumer des feux immenses au milieu desquels on jetait des taureaux, qui servaient de victimes.La pompe de la marche des triomphes se terminait tou- jours pu* un sacrifies ou capitol®, où l\u2019on allumait de grands feux pour consumer la victime.Le feu i le plus remarquable en ce genre est celui uue Paul Emile, après la conquête de la Macédoine, alluma lui-même a I Amphipolis, en présence de tous les princes de la Grèce qu'il y avait invités et donc la décoration lui avait coûté une aimée (te préparatifs ; toutes les matières qui le composaient n otaient autres que des dépouilles pnsessur l'ennemi.Le christianisme succédant au paganisme, n'essaya pas do faire perdre aux peuples le goût des fêtes populaires ; il l\u2019on déchargeait sur U place de grève, la coutume a introduisit de brûler des chats tout vivants dont les cris formaient une ninsiqus singulière.Gourdon de Genouillac, dans son histoire nationale de Paris, décrit les feux do la Saint-J eau, donnés k Paris, le 23 juin 1471, à l'occasion du retour de Louis XI.\u201c Le roi fit l'honneur à cotte ville de mettre lui-même le feu dans la place de grève, la veille de la Saint-Jean-Baptiste.\u201c C\u2019était une véritable solennité publique que ce fou.\u2018\u2018 On devait un mât de 23 verges de Le roi allait ensuite à l'hôtel de ville où une collation était préparée.\u2022\u2018Ouant au peuple, il se ruait sur le bûcher et tâchait de s\u2019emparer d'un tison qu'il emportait comme un talisman devant lui porter bonheur.** Peu à peu, la fête de la Saint-Jean perdit de sa solennité en France ; au XVIIe siècle, c\u2019était le corps municipal , qui mettait le feu au bûcher et se retirait aussieôt.l^a révolution de 17ÔD la ! supprima complètement,\" \u2022 Los différentes gravures qui aecompa- 5nent cette étude n'ont guère besoin autre explication que la légende respective atuchéeà chacune d'elles.Nous \\ i V; «rrryurr * A LES FEUX DK L A S I'-.'K AN A KAKIS AU 15o Slfc< LH M I .ffffjr/ v M À7, / V/v v - cj mm mm i ;.f.V*** \u2022:\t\\ *0\u2018i:?>\u2022; >/\u2022*2Ç.J^T.; ^ i ¦ - .mm mm m n % LES FKUX DE LA BT-JEAN RI R l/lLE D ORLEANS IL Y A PLUS D DLM 1 i :CLK w^ïê./à \\ LES FEUX I*E LA ST-.TEAN A PARIS EN 1530 I les adopta, substituant ses cérémonies ù celles de l\u2019ancien culte.Parmi les feux de joie les plus célèbres il faut citer celui do la Saint-Pierre, que les clercs de la Sainte-Chapelle allumaient dans la cour du palais, et surtout celui do la Saint-Jean, qui était allumé on grande pompe par les échovins.Lorsque l'usage de la poudre à canon fut devenu général, le feu de la Saint-Jean fut changé en feu d\u2019artifice, à Paris spécialement ; néanmoins, on conserva un reste de l\u2019ancienne coutume, puisque tous les ans, à pareil jour, on faisait sur la place de greve un feu de bois que les magistrats de la viile allumaient! en cérémonie avant de tirer le feu d\u2019artifice.Sauvai, dans «es Antvpii-tes de Paris, décrit la manière dont on préparait ce feu et les réjouissances dont il était accompagné.Il parle des instruments qui y jouaient, des bouquets et des chajieaux de roses qu\u2019on y portait, de la collation qu\u2019on prenait au retour et qui consistait en dragées musquées, confitures sèches, massepains, etc.On s\u2019avisa par la suite d\u2019y ajouter un divertissement assez barbare : outre le bruit des piècis d'artillerie, boîtes et arquebuses à crocs que hauteur sur la place de grève, ce mât * 1 Il était hérissé de traverses de bois, aux- 1 quelles ont attachait cinq cents bour- : rées, deux cents collerets, dix voies de bois et une masse de bottes de paille.\u201c Cette montagne de combustibles était en outre couronnée et enguirlandée de bouquets que l\u2019on distribuait au roi et aux personnages qui l\u2019accompagnaient, aussitôt leur arrivée sur la place.\u201cIl y avait des fusées et des pétards dans le bûcher.\u201c Les archers et les arquebusiers avaient grand peine à maintenir la foule qui faisait tous ses efforts pour approcher le plus près possible et ne rien perdre du spectacle, mais ce qui la réjouissait surtout, c\u2019était de voir suspendu à Earbre, un grand panier contenant une douzaine ce chats noirs et un renard, symboles du diable.\u201c Aussitôt que la main royale avait mis le feu à cet amas de bois etde paille et que, les flammes montaient, les malheureux chats' faisaient retentir l\u2019air de miaulements de douleur auxquels répondaient les cris du renard.\u201c Plus les chats grillés hurlaient, plus on riait.ferons observer toutefois que la première, à la droite du titre, illustre le culte du feu dans les Gaules, tel qu\u2019il se pratiquait longtemps avant l'introduction du christianisme ; celle qui en fait lo pondant à la gauche du titre, représente le fou de la Saint-Jean, sur la place de Grève à Paris, au XVe siècle.C\u2019est la reproduction fidèle d\u2019une vieille estampe datant de cette époque reculée.Non moins fidèle est cette autre gravure également reproduite d\u2019une vieille estampe et représentant une foule avinée dansant autour d'un brasier ; c\u2019est un feu de la St-Jean donné à Paris en 1530.Celle où les chats en cage sont si visibles représente un feu de la St Jean allumé, place do Grève, par Henri II en 1548.Il y a bien 80 ans, rappelle M.Gagnon dans son recueil de chansons populaires du Canada, que le dernier feu de joie de la Saint-Jean a eu lieu à Saint-Jean do Tilc d\u2019Orlans.C\u2019était la grande fête de l'ile.Lo feu se faisait la veille do la fête et était précédé du salut.Les habitants dos paroisses voisines s\u2019y rendaient en foule, tous à cheval.Avant ce temps, les femmes s\u2019y rendaient aussi, et à cheval, en trousse.Lo bois du bûcher consistait en éclats de cèdre, toujours fournis par lo même, laurent Fortier, dont le# descendant vivent encore à Saint*Jean.Le curé bénissait le bûcher, puis battait du briquet et y mettait le feu.C\u2019est celle cérémonie que représente notre gravure centrale reproduite d une esquisse faite à cette époque par 1 un des témoins oculaires Programme officiel do la fête Sfc-deun Daptiste a Montréal, les 23, 24 et 25 juin.Premier jour\u2014Samedi, le 23 juin, fti 3 heures et 8 heures du soir, grandee j représentations au Parc Sohmer.Discours par les principaux orateur! du pays.Courses et amusements de toutes sortes.Attractions spéciales de New-York et des principales villes des Etats-Unis.Illumination, feu d\u2019artifice, etc.Admission.10 ets.Les feux de la St Jean Baptiste dans toute la province.Deuxième jour \u2014 Dimanche, le 241 juin, grande procession patriotique.Toutes les sections paroissiales réunies au Champ de Murs, eu partiront il 0 heures précises.Le point de ralliement de chaque sco-tiou est ainsi fixé : Section 1\u2014St Louis de France et section dos carrossiers.Ouest do la rue St Dominique.Section 2\u2014St Charles.Est de la rue St Dominique.Section 3\u2014Ste Cuuégonde.Rue St Gabriel.Section 4\u2014St Grégoire de Thaumaturge Ouest de la rue Cadieux.Section 5\u2014St Jeau-Baptiste.Est de la rue Cadieux.Section fi\u2014Côte St Paul.Ouest do la nie des Allemands.Section 7\u2014Ste Briside.Est de la rue des Allemands.Section 8\u2014St Joseph.Ouest de la rue Ste Elizabeth.Section 9\u2014llochelaga.Est de la ruo Ste Elizabeth.Section 10\u2014St Vincent de Paul.Ouest de la rue Sunguiuet.Section 11\u2014Section St Henri de N.-D.de Grâce.Est tie la rue Sanguiiiet.Section 12\u2014St Jacques.Ouest de la rue St Denis.Section 13\u2014'Mile End.Est de la ruo St Denis.Section 14\u2014Notre-Dame, rue Gos-ford.Section 15\u2014Sacré-Cœur.Rue St Hubert.Section 18\u2014Sociétés de Montréal.Sur le Champ de Mars.Les membres des sociétés de bienfaisaa* jpüjjjlnôi; \"V y vv \u2019o'i m 'ff: mW & m wm % .K LES FEUX DK LA ST-.TEAN A PARIS EN 1548 FEUILLETON DE LA PRESSE ÂMOÜRET HAINE DEUXIEME PARTIE (Suite) is le moyen de refuser ?Octave, us en plus raffiné, mettait une tol-ilicatesse dons sa manière d\u2019offrir, montrait si malheureux des relus i lui opposait ! Limozan elle-même venait A la uasa et comblait Rose de gâteries, rusée marieuse savait bien que la » favorite exercerait de l\u2019influence le cœur do la gracieuse souverai- bien que Cécile était seule â lutter ¦e tout le monde, contre son père, \u2022e «a filleule, contre le soupirant, *e la femme qui l\u2019avait présenté, nnt â sa «ouïr, quant au docteur » Durtos, elle ne les voyait que pour rir de leur indifférence A son en-, et surtout d«» l\u2019empressement qu\u2019ils nient à demander des nouvelles l\u2019un autre.René Duclos ne pensait qu\u2019à ïelle.avait rencontré deux ou trois fois Ton de Koncières à la fabrique.M.fceciair les avait même présentés I l\u2019autre.la s\u2019était passé très froidement.Hauteolair ayant revu le Joctcur ^demain, lui avait dit : a» jeune homme que je vous ai pré-\\ hier, M.le baron de Ronciêres.s-vous regardé ?\u2019ertalneraent.'ommeut l\u2019avet-vous trouvé ?raut-U voue parier franc ?\u2014Sans doute, docteur.\u2014Je l\u2019ai trouvé bizarre, peu sympathique.\u2014Vrai meut ?\u2014Oh ! c\u2019est l\u2019impression d\u2019une première entrevue.11 a le regard faux.Je n\u2019nime pas cela.Ce trouble de la prunelle correspond généralement û une perturbation du sens moral.Mais il y a des exceptions.Pourquoi me demandez-vous cela ?\u2014Parce que M.le baron Octave de Policières aspire A la main de ma fille Cécile.\u2014Ah bah I \u2014Pourquoi cet étonnement ?\u2014C\u2019est bien fait pour moi.J\u2019ai parlé trop vile.J\u2019aurais bien pu vous demander d\u2019abord le renseignement que vous venez de me donner.Après tout, je retire mon jugement, je le réserve jusqu\u2019après nouvel examen.\u2014Ah ! cos médecins, toujours prodi-gueg de diagnostics î \u2014Est-ce que Mlle Cécile accepte volontiers les hommages de M.de Ron-cières ?\u2014C\u2019est IA mon chagrin.Elle ne veut pas entendre parler de mariage, elle pleure.Nous avons tous les jours une discussion à ce sujet.Je suis persuadé, mol, qui connais bien le Jeune homme, qu\u2019elle serait heureuse avec lui.\u2014Alors, je voue promets de bien l\u2019examiner à notre prochaine rencontre.S\u2019étant trouvé quelques jours après cet entretien en présence d\u2019Octave.A la villa Haûteclair, le docteur l\u2019avait salué de près en le regardant bien c i face.en fouillant la physionomie, eu essayant de lire dans les lignes de ce visage.Il s\u2019écarta aussitôt en murmurant entre ses dents : \u2014Décidément, U ne me plaît pas.Je comprends les répugnants de Génie.Il n\u2019eut pas A formuler ce nouveau jugement devant M.Haûteclair pur la simple raison que ce dernier oublia de l\u2019y inviter.Mais il surprit sur ces entrefaites Cécile toute en larmes.Il la pr a de lui confier la cause d\u2019une si grande douleur.Elle lui apprit que sou père disposait d\u2019elle en maître absolu, ju\u2019e\u2019le s\u2019était résignée devant scs injonctions les pins impérieuses, que le contrat devait se signer dans quelques jours, mais qu'elle n\u2019avait aucun goût pour le mariage qui lui était imposé.Cette confidence était entrai*îupôe de sanglots.Les pleurs ruissel lient sur le gracieux visage de la jeune fille.Eu la voyant si m&lheu.'f-use et si belle, en pensant à la figure antipathique de celui qu\u2019on lui destinait pour époux, le docteur fut saisi d\u2019un grand sentiment de pitié.Il se dit quj M.Haûteclair était un vaniteux incorrigible, qu\u2019il allait consommer le malheur de sa seconde fille pour un litre de baron.comme il avait consommé le malheur de Marcelle pour un titre de comte.Le soir même du jour où Cécile lui avait fait ses confidences, le docteur René Duclos dfnaît chez un ami do lycée, A l\u2019a ri s.C\u2019était un jeune avocat d1 mérite.Me Henri Foulon, qui avait déjà fait sa trouée dans les rangs du barreau parisien.11 était cité parmi les bons jouteurs du palais.Les clients et les clientes se pressaient chaque jour dans sen antichambre.Il s\u2019était fait une réputation toute particulière par ses brillantes plaidoiries en matière de divorce.Durant le dîner, il plaisanta son ami, le disciple d\u2019Esoulape, comme il disait, sur la médecine, sur les microbes, sur la suggestion, et finalement il lui demanda s\u2019il songeait à se marier.\u2014-Me marier, pas du tout.I>e célibat me va comme uu gant.Je le garde.\u2014Tu m\u2019avais parlé un jour d\u2019une jeune fille tuperbe dont tu me aemblais coiffé, la tiUe atuée d\u2019un grand indus- triel de Villejuif, comment l\u2019appelais-tu donc ?\u2014Marcelle Haûteclair.\u2014Oui.(Test cela.Qu\u2019est-elle devenue?\u2014Elle est mariée depuis bientôt un an.Elle est aujourd\u2019hui comtesse, la comtesse de Villegente.\u2014Fichtre ! Ca sonne.Et l\u2019autre, sa sœur, qui promettait d\u2019être uue charmante personne, de marcher sur les traces de l\u2019aînée ?\u2014Cécile Haûteclair.Elle est en passe de devenir baronne.\u2014Toutes nobles, alors.La baronne de quoi ?\u2014La baronne de Ronciêrea.\u2014 Tu ns dit ?\u2014La baronne de Roncières.\u2014Je connais ce nom-lA.Où l*ai-je entendu prononcer ?.Ah ! j\u2019y suis, dans mon cabinet, ce matin même.Toute une histoire, bien intéressante, celle-là.Veux-tu que je te la raconte ?\u2014Comment doue ! fit vivement Duclos très intrigué.Il faut me la raconter d\u2019un bout A l\u2019autre «t tout de suite.\u2014Ce matin donc, j\u2019ai reçu la visite d\u2019un individu dont la carte est ainsi libellée :: \u201cVictor Lurdoise,\" receveur de rentes.\u2014Connais pas.\u2014Il s\u2019est dit, dès les premiers mots, le fondé de pouvoirs d\u2019un nommé Paul Bannir, actuellement à Muzns ou à i Ste-Anne.je no sais plus au juste.\u2014Celui-IA.je le counais ; un affreux gredin à circonstances atténuantes : il i est détraqué.Continue, tou récit m\u2019iu-! téresse.\u2014Le sieur I.ardoise m\u2019a fait d\u2019abord un fastidieux éloge de mon talent d\u2019u-vooat.de mon expérience des affaires.Je l\u2019ai prié do venir au fait.Il m\u2019a conté nue Paul Ranoir était le fila bâtard du comte Rodolphe de Villegente.nue celui-ci avait légué par testament à Ranoir vingt cinq mille livres de rente.que la comtesse Louise avait déchiré ce testament, mais qu\u2019il existait j tin double do la disposition déposé par le défunt entre les mains d\u2019un ami, et \"tie ce double se trouvait A présent dims la possession do la veuve de cet ami.Mme Limozan, qui ne voulait Dus s\u2019en dessaisir.As-tu compris ?\u2014A peu près.Seulement, je ne vois pas dan» tout cela le baron de Rou-cières.\u2014Un peu de patience, il va entrer en scène.Finalement.Lardoise m\u2019a de- ! mandé s\u2019il était possible de trouver un moyen régulier pour faire une perquisition en règle chez Mme Limozan.et si le voulais me charger, en cas d\u2019ne lion judiciaire, des intérêts de son client.Toute question, si ardue qu\u2019elle soit, doit être soluble.Je lui ai répondu que l\u2019affaire était très délicate, qu\u2019il fallait être sûr de son fait et ne pas s\u2019aventurer sans de grandes précaution»» dans une opération de ee calibre.Sur nuoi se basait-il pour affirmer que Mme Limozan était dépositaire du double i du testament ?Alors, il me fit de nouveau no long exposé de l\u2019affaire, et il termina en nie disant que le baron de Roncières était également certain que co testament se trouvait caché dans nn meuble secret de la veuve Limo* | zan.\u2014Ou\u2019est ce que le baron de Roncières vient faire IA-dedans ?\u2014(Test précisément la réflexion que i 1*ni exprimée au sieur Lardoise.Il m\u2019a répondu d\u2019un ton naturel : \u201c(Test un ami de mon client.\u2019* \u2014Le baron de Roncières ami de l\u2019nul Ranoir ! \u2014C\u2019est encore là l\u2019exclamation que ! J\u2019ai poussée.Devant ma surprise, le receveur de rentes.\u2014je pense que pour justifier son titre, il en recevra d\u2019autres que celles du legs fait A son client,\u2014 m\u2019a tout simplement avoué que ce baron de Roncières qui fréquente chez In Limozan n\u2019était qu\u2019un baron en faut et nue Ranoir le tenait A sa discrétion.\u2014Ah ! c\u2019est trop fort I Brave I Je ^ l\u2019aurais iurê, s\u2019exclama René eu gesticulent avec vivacité.\u2014Eh bien I qu\u2019est-ce qui te prend ?\u2014Je suis enchanté de lu découverte.Ce baron de Roncières n\u2019est qu\u2019un coquin.Je l\u2019avais flairé.Il faut voir l\u2019homme : il est faux comme un jeton.Ah I pauvre Cécile î S»*n malheur est çueore plus grand qu\u2019elle ne le croit.\u2014Eh ! mais, observa l\u2019avocat, il me semble qu\u2019on peut délivrer cette Armide des griffes du dragon, si dragon il y a.Car enfin, rien ne nous prouve que ce Lardoise n\u2019ait pas travesti, altéré, torturé la vérité, à supposer d\u2019abord one son Roncières soit le tien.\u2014En effet, il ne s\u2019agissait pas du mémo individu, mais d\u2019un homonyme!.Mais non.il n\u2019y n pas d\u2019erreur.Tu as parlé de Mme Limozan.n\u2019est ce pas ?chez laquelle serait caché le double du testament, au dire du baron de Ron-cières ?\u2014Oui, Mine Limozan.\u2014Plus de doute.Cost le même personnage que je connais et qui est l\u2019ami de Ranoir.Le baron Octave de Roncières, le prétendu de Mlle Cécile Hau-feel air.a été présenté dans la famille par Mme Limozan.\u2014II faut le démasquer.\u2014Veux-tu me prêter ton concours ?\u2014Certes.\u2014Alors, tu ré|»ondrns nu premier appel nue je t\u2019adresserai ?\u2014Avec empressement.XLIII Trois jour après, il y avait soirée chez M.Haûteclair.Cécile en faisait mélancoliquement les honneurs.Sou fiancé, le baron de Roncières.ne montrait d\u2019une galanterie aimable auprès d\u2019elle, ainsi qu\u2019auprès de Marcelle, qui était venue en compagnie de son mari.La famille Midoux avait été invitée \u2022n même temps que quelques amis de Villejuif.Il c\u2019y avait pas de fête A la villa sans la petite Rose.On ne s\u2019étonnait plus de l\u2019absence de la comtesse Louise de Villegento qu\u2019une goutte obstinée retenait au chà- I tenu.Il était neuf heures seulement et l\u2019on n\u2019avait pas encore commencé à danser, quaud le domestique annonça : \u2014M.le docteur René Duclos, M.Henri Foulon.Cécile tressaillit.Elle n\u2019attendait pas ces deux visiteurs.dont l\u2019un lui était inconnu.( René s'inclina devant r\u2019Ie et lui présenta son ami ainsi qu\u2019à M.Haûteclair.Il se servit de res mots qu\u2019il prononça simplement, niais de façon A être entendu de la galerie : \u2014M.Henri Foulon, mon ami, avocat au bareau de Paris, défenseur in-i trépide de toutes les causes généreuses Toutes les têtes se retournèrent vers le leune avocat, dont le nom avait retenti dans les journaux tout récemment à nronos d\u2019une affaire erVmlhelle.René fit le tour du salon, distribuant des poignées de main, des compliments et des sourires.Il se montra très respectueux à l\u2019égard de Marcelle, très poil vis A-vis de Fabien et il revint vers le baron de Roncières, auquel il témoigna presque des marques d\u2019amitié.Cécile, qui lo suivait des yeux, tout en continuant ses réceptions, fut décontenancés par une semblable démonstration.Tl lui avait semblé, sans qu\u2019elle s'expliquât pourquoi, que le docteur lui apportait un secours mystérieux, Inespéré.Et voilà qu\u2019au contraire II se prononçait immédiatement contre elle, il s\u2019alliait avec celui qu\u2019elle ne pouvait se décider à aimer.Elle en éprouva une réelle déception.Cependant on venait de faire groupe dans une embrasure de fenêtre oû as j tenait Ootavs, autour ds Bend Staled LA PRESSE SAMEDI «3 JUIN 1804 ce qui ne marchent pat en corp* d:int One aectioo tout priét de prendre rang dans leurs paroisses respectives avec leurs insijrutM.\u2022Section 17\u2014Délations étrangères, \u2022tir le Champ de Mart.Section 1&-Lc* invitas.Le comité de TAstociatioB St Jean-Xlaptiste.l*arcours\u2014Roes Craig, St Lambert, Notre-Dame, Seigneurs, St Antoine, \u2022Windsor, Dorchetter, JusquA la cathédrale.Me \u2022tse aoleuuade à dix heures.Conrert pronienada au Monument National.Les fanfares suivantes s# feront entendre : Fanfares de St Hyacinthe, Sher-l>rookc.St Charlet du Sault au Récol-|ei.\\'iile-Marie, St Heurt, Hochelaga, L'Union Muticaie et l\u2019Oruhaatre.Admission, 25c.Billots il vendra par les membres «les section* et au bureau du Monument National.J\\Me* champêtres au parc Sohmer à 3 heures et 0 heures p.m.I.e soir, grand concert promenade 4 S heures, uu Monument National.Discours patriotiques par nos principaux orateurs Ohnnt par MM.U.Bourdon et Kd.LeBet.Les Demoiselles Normondio ont bien Toulu nous faire la faveur de figurer dans leur chnnnaute danse hongroise.Troisième jour\u2014-Lundi, le 25 juin.Fêtes champêtres au parc tiobmer il 3 heures et 8 heures p.m.Attractions spéciales, discours patriotiques, illumination, feu d\u2019artifice, etc.L« s chemins de fer du (*rand Tronc et du Pacifique, ainsi que la compagnie du Richelieu, ont réduit de moitié leurs prix de passage, durant les fêtes de ia Kt .lean-Baptiste.LA ST-JEAN AU PARC ROYAL GRANDS FEUX DK LA ST-JEAN\u2019, ILLUMINATION ET FEU D\u2019ARTIFICE, ATTRACTIONS SPÉCIALES DEUX JOURS DE RÉJOUISSANCES A l\u2019occasion do la fête St-Jean-Baptiste, la direction du Parc Royal donnera des attractions toutes spéciales samedi soir et dimanche après-midi et soir.Il y aura feu d\u2019artifice, feux de la St-Jean, illumination, etc.Le Parc Royal ne peut être mieux situe (rue Mont-Royal, près St-Denis) pour cos sortes d\u2019amusements.11 n\u2019y a aucun doute que le public se fera un plaisir d\u2019assister à ces représentations, tout en venant respirer l\u2019air frais de la campagne.Voici le programme : Mlle Blanchi Siegrist, 1» célèbre chanteuse française excentrique, de l\u2019Olympia de Paris.Elle fait fureur.Qkorg* et Della Dunbar, les plus forts gymnastes au inonde.Positivement dernière apparition.La\\iman, l\u2019homme à mille figures, personnifiant les hommes les plus marquants du continent.Ne manquez pas d\u2019aller le voir.Mlles Elsie Jones et Violet Dale, les Îietites merveilles de New-York dans eurs chansons et danses.Ces jeunes filles ne sont âgées que de 10 et 11 ans.Elles sont incomparables.| ¦?Les Marionnettes Royales, reprêscn tant des acrobates, gymnastes, danseurs et danseuses, font rire à s\u2019en tenir les côtes.Positivement dernière apparition à Montréal.Musique choisie par la bande du parc au complet.Durant l\u2019intermède, à 9 hrs p.m., plusieurs feux de la St-Jean seront allumés et un grand nombre de fusées seront lancées.Pour dimanche après-midi, les célèbres acrobates, Lim et Vani, ainsi que Harrington et Aubrey, les meilleurs comédiens de New-York, seront ajoutés à la liste ci-dessus.Dimanche soir, même programme, avec feux, illuminations, etc.Admission, 10 cts.\t193\u20143 Louis Cyr Notre Samson canadien a un frère, Pierre Cyr, oui fait des tours de force étonnants ; tous s\u2019accordent à dire que Bon travail vaut encore mieux que celui de Sandow, l\u2019hercule de Londres, actuellement a New-York.Pierre et Louis Cyr qui viennent de terminer un brillant engagement aux Etats-Unis, arriveront ici dimanche matin et joueront au Parc Sohmer l\u2019après-midi et le soir, ainsi qu\u2019aux deux représentations de lundi, 3ui sont au bénéfice de la société Saint-ean-Baptiste.\t194\u20142 \u2014Y a-t-il quelque chose de plus délicieux que le café tfuide de Lyman ?\u2014Allez faire vos achats, tous les jours de la semaine prochaine, chez E.Dage-nais, rue Ontario.Une vente extraordinaire à bon marché s\u2019ouvrira lundi, le 25 juin.Fête St-Jean-Baptlete Au Parc Sohmer, lundi ; des attractions nouvelles, entre autres Mason et Ralston, le géant et le nain, et plusieurs autres.\t194\u20142 Chaque palette de tabac Derby Plug porte, comme marque de commerce, une petite pièce en forme do Casque Derby.158\u2014jno LEfOXS U\\: tHOSES POUR LES ENFANTS Le Verre.\u2014 Le Crletal I^es matières premf*res O*!* l'01» **m-f>h»te daus la fabrlcalloa du verre «out facllc-a à ae procurer : du sable, de l\u2019argile Jaune, du la chaux ou de la pierre cul< aire, «uüu de la potasse ou de la aoude.Four épargner la potasse, qui coûte cher, ou la remplace en partie pur de la 1 cendre de bots qui eu contient beau- 1 coup.C'est cette potasse de la rendre qui la fuit employer û \u201ccouler la le.sive** ; ; «die dégraisse et nettoie le linge.Four obtenir de lu aoude, ou lave des cendres j de plu'itts murines, de \u201cvarech*,\u2019\u2022 ou I l ieu ou la retire du aal commun pur dt-a procède* chimique*.Avec tes imiilèr * Il «'agit de faire du verre.Four cela, ou le* chauffe dan* nu **creu>*< \u2019* On nomme creuset une *orie de i>ot en argile capable de réaiater au feu le plu* violent, et que Fou appelle, vous le savez, argile réfractaire.Dans un four chatifTé au bols ou uu charbon de trrro, on dispose un certain nombre de ce* creusets, de manière qu\u2019il reçoivent également la flamme.Devant chaque creuset se trouve un* petite porte qua l'on ouvre et ferme à volonté.Supposons que Fon emploie du sable, de l'argile Jaune, de la crai* et de lu potasse.Ce* substance* fondent peu fi peu, et.eu fondant, elle* s\u2019unifient, se \u201ccombinent\" de telle sorte qu'elles for ment un liquide très lourd, vUqucuv, une sorte de pierre fondue.SI les matériaux employés avalent été triés avec soin et parfaitement pur*, cette pierre fondue, ce verre aérait incolore ; mais comme le sable et Furuile surtout cou tiennent di verses impuretés, entre autres nu peu de fer, le verte ainsi obtenu offre une teinte «erdfitre plus ou moins foncée.de l\u2019ouvrir pour rotirer U bouteille.C\u2019est un rudo métier que celui de souffleur.Ceux qui l\u2019exTC\u2014t acquièrent une habileté extraordinaire.Lu bon ouvrier peut faire (£0 bouteille* par Jour.Vous êtes habitué fi voir des vitras t toutes le* fenêtre*.Jadis c\u2019était uu luxe.On les remplaçait par du parchemin, du papier huilé ; eu Russie on se sert encore de plaque* de mica.Cependant, aujourd'hui que le errre fi vitre* coûte peu, son emploi est A peu près générai, même dan* I les pays pauvre*.Su fabrication est fort simple.On coin- | mènes comme pour souffler une bouteille, mais ensuite Fouvrie»*, relevant la canne, Micffle la p -D assurer de\" benefices prouniairt s a membres et n b urs futiiilb'*.comme suit : \u2022e) Lu cas de maladie, une »oiiiine «ic $ô.UU pur semaine, plus les soin du médecin, ce qui repre-eute un bénéfice total do plus de $10.00 par ki tuutne duns les mu ladies sorieu»ee.i^»- Au décès dusocietait e.il est pu>t aux heritiers qu'il a désignés une somme de $500, Sl.OOn.$2,000.$3.000, selon lo chitlre du certificat de dotation dont il était porteur lor» de son deces.«c»\u2014Au cas ou le membre ferait fr ippé d invalidité absolue, il lui c-t alors payé a moitié do son eurtificat de dotation, la balance etunt pa> able a »on üoees ou lorsqu ii aura atteint 70 an- d'age.c/i l^*s membres qui atteignent l\u2019Age de 70 uns reçoivent annuellement pendant 10 ans.A titre de pension.1 19 du capitalrep'vs.-nte par leur certificat de dotation.Au eus de predéce* (avant l\u2019age de 80 ans), la bulaïu-e e*i p t abiu aux b.-néflchtireH désigné* par le membre.4o\u2014Le* membres frappes d\u2019infirmii^ ui>»olue et ceux qui sont Ag.» de 70 ans sont libères de 1 ohügA'inn de payer toutes contrioution*.Le s contributions sont acquittées mensuellement d\u2019après des taux qui ne varient PM.Elle- -ont gradu \u2022\u2022 s -don 1 age des membres, «lo manière a les placer tous Mir un nied d\u2019ega-Hté parfaite, et a permettre l'admission ni-qun luge do .»» ans.11 n y a vas de contribution à payer uu décès d'un membre, t'es contribution*, mutes modiques qu elles «oient, sont t-ufli-santes pour lui a**urer l'accumulation d U\tLan toutes les obligations vU-a-vi* do-c* mem oro» dr .enus vieux, tout en le* librant de leur* contribution - et en les faisant jouir des économies r< alisecs pendant leur vie.The American Wringer Co SUCCESSEURS A LA Metropolitan Manufacturing Co.1«78 et 16$0 rue Notro-Dhmo T.A.EMMAN3, g.ran.\t156\u2014jno L ALLIANCE NATTONAI E.dès sa premier»» année d'existance active, «\u2019est placée au premier rang des «ociéié* canadienne' .Apre* 13 moi* de travail, elle compte au delà do 1.4Ô0 nombre, participa?.* s.Kllen'tabli de < rrclc cans le» cites et les m Ile* de Montreal, Quebec, St Henri.Sto funégomlc.Sherbrooke, .lé \u2022 me Joiiettc, Vaileylleld.et les comté* de i\u2019.oaiiharnois.Arthabaska, Fa.m!, .lacqucs-l\u2019uniur.Terrebonne.Boulanges, Laval.l\u2019Assomption, Montcalm.VanUnuiii, M.^kinongv.Verch'-re*.M*'gantic.Hochelaga et Ottawa.C'est inrontodublement une d* s plus fortes, des plus pui\u2014antos et «les plus bienfaisantes ins-tion* rie ee genre.Bon système, emprunt** de» uujouri hui des meilleures Mu-iétes européenne» et américaine*, resume parfaitement les principaux progrès accomplis dans la mutualité chrétienne.BUREAU PRUVOIPATg s No 76 Rue St Jacques, Montréal SS Le Nouveau Cigare à Dix Cts Essayez-le.Valeur exceptionnelle S.DAVIS & FILS Balisiez un Harnais maümt Des fabricants en gros, E.N.HENEY A Co.337 ruo Saint- Paul.et vous aurez les.Patrons les plus nouveaux a de* prix beaucoup plus bas que les prix fantaisiste» charge* par le» d taillour*.181-mj» N\u2019EST PAS L\u2019Rlstolre Fantaislsti D\u2019un Citoyen OU FIN FOND DE LA PENSYLVANIE Mais le Témoignage Vrai et Vraisemblable -D\u2019UN\u2014 BIEN CONNU 190-Ims\u2014jno CHAPEAUX D\u2019ETES pou: © Montréal, S3 mal IBM.Messieurs, Sur la recommandation d\u2019un de mes ami* do Québec, j'avais été induit à faire essayer voire Toniquo Anchor à ma FEMME qui SoulIYait d une DYSPEPSIE AFFREUSE no pouvant pas même digérer le LAIT, la seule nourriture qui lui était 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bureau.Nous no nous engageons a acceptor ni la plus basse i aucune de* soumissions, l\u2019ar ordre dos syndics de ht paroisse de M Timothée.E.Linge-vin.près, des syndic*.\tF.M1\u20144 Seulement cino 25cts la Bouteille Le QUEEN S 11 AIK HBLFEll est uue «reparution qui rend aux cheveux leur ceuilté et leur couleur primitive, arrête la < bitte de* cheveux, fuit disparaître le* dartre* farineuse* et fait aussi pousser le* cheveux.Ce n\u2019est pus une teinture.Les partie* claire* de la chevelure devlen* peut reluisantes.Elle est égale fi n'im-porte quelle mitre préparation de 60c ou $1.Eu rente cher, tous le* pharmaciens 63\u2014Jno et d\u2019Henri Foulon.Le docteur avait engagé la conversation fi haute voix, et d\u2019un ton d\u2019aimable persiflage, il reprenait la vieille thèse soutenue contre le barreau : \u2014Vous autres avocats, vont jouez un singulier rôle.Voua arrivez devant la justice avec une robe sur le dos, une toqu* sur la tête, défroque d\u2019un autre fige, et IA, publiquement, d'un affreux chenapan vous faites un citoyen presque vertueux, vous proclamez son innocence alors que vous êtes intimement convaincus de «on crime.Quelle conscience avez-vous donc ?\u2014Tu exagères, docteur.Lorsqu'un avocat est convaincu du crime de «on client, c\u2019est que ce crime est bien démontré, avoué même, et alors il plaide les circonstances atténuantes, il essaie de lui sauTcr la vie, absolument comme le médecin qui lutte jusqu'au dernier moment, même dans les cas désespérés, pour arracher son malade à la mort.Les criminels, ce sont des malades, fi nous.\u2014Clientèle intéressante.\u2014Hé î quelquefois.Iveg psychologue» y trouvent fi glaner.Mon dernier client entre autre», un jeune bandit qui avait commis une tentative d'assassinat, offrait certainement un curieux sujet d'études.Entre deux crimes, il faisait le gentilhomme, il s\u2019habillait correctement, il fréquentait les cercles du boulevard et il s\u2019affublait d\u2019un nom avec particule : Kanul de Chardonnet, alors qu\u2019il s\u2019appelait modestement Jules Pitoi*.A ce moment, Hené Dudos examinait de près la physionomie du baron de Uonciôres.Il le vit tout fi coup pfilir, jeter uu regard en dessous vers l'avocat et reprendre peu fi peu contenance.Henri Foulon avait débité avec un aourire dédaigneux la fin de sa période, jetant le* yeux indifféremment, sur tous se* auditeur*.\u2014Un détail singulier, monsieur le ba- ¦ml \u2014atiuua\t4>ouui d'un Un ai- mable en s\u2019adressant fi Octave, c\u2019est la manière dont ce coquin-lfi a été reconnu.\u2014Vraiment, docteur, fit Octave avec aplomb ; contez-nous dono cela.\u2014Connaissez-vous le service anthropométrique ?A cette question posée à brûle-pourpoint et les yeux sur le* yeux, Octave eut un éblouissement.Il sentit ses jambes faiblir.Comme la question lui était adressée, il voyait tous les regards dirigés sur lui.et il lui sembla que estaient autant de regards accusateurs.Il surmonta encore une fo;s son trouble et répondit : \u2014Assurément, c\u2019est un service qui consiste fi prendre la mesure de la tête, de la main et du pied du criminel pour le reconnaître, entre mille, fi la première occasion.\u2014C'est IA.messieurs, reprit i\u2019ivocat qui venait d\u2019échanger un xvgard d\u2019intelligence avec le médecin.Autrefois, le duel entre le coquin et la justice était d\u2019une issue douteuse.Savez-vous comment on reconnaissait fi la préfecture do police un \u201ccheval de retour\u201d ou pour parler plu» correct cm eut, un récidiviste?On le faisait défiler lentement entre une double rangée d\u2019agents de la voie publique ou de la sûreté, et une prime do cinq franc* était allouée à l\u2019agent qui disait : Je te connais, toi, tu es un tel î et qui prouvait son dire.C'était un procédé enfantin et plus d\u2019un malfaiteur passait A travers les mailles de ce filet.Aujourd\u2019hui, grftce au système du docteur Bertillon, grftce A l\u2019anthropométrie, chaque criminel est classé, étiqueté, pi-q lé comme un insecte dan* une collection méthodiquement rangée.\u2014Croyez-vous, monsieur, interrompit Midoux qui avait l\u2019esprit positif et «cep-tique de St Thomas, que la méthode do l'anthropométrie soit aussi Infaillible qu\u2019on le prétend ?\u2014Voulea-vous «n avoir l'explication trè» simple ?-Je ne demande pas mieux* \u2014Chaque criminel a son dossier qui | comprend sa photographie et son signalement anthropométrique.Mais où trouver co dossier en cas de récidive ?Car | il y a toujours, hélas ! dos milliers de erimiuels existant soit dans les prisons, soit en liberté.Voici le rouage ingénieux imaginé par le docteur Bertillon.Il mesure d\u2019abord la taille de* individus qu\u2019il mesure eu dix groupes selon leur grandeur.11 prend ensuite un instrument d\u2019une précision merveilleuse, qui emboîte exactement le crftne, la longueur et la largeur de la tête, puis la , longueur de l\u2019oreille, celle du doigt médius de la main gauche, celle du pied gauch», colle de la < ondée et celle de l\u2019auriculaire.Grâce fi toutes ce* mesures, les milliers de i photographie* se subdivisent eu groupes principaux, puis en groupes secondaire* «\u2018t finissent par aboutir fi des paquets do dix, de vingt au plus qu'il est facile de feuilleter.Mettons que telle taille soit représentée par la lettre (\u2019, telle longueur de la tête par O, telle largeur B, la dimension de l\u2019oreille A., le médius L, le pied gauche E, la coudée K.l\u2019auriculaire D, nous obtiendrons i l\u2019indication ., qui désigne très nettement un casier, uu carton dans ce casier, et uu dossier dans ee carton.Fn employé du service «l\u2019identification 1 irait prendre ce dossier les yeux fermé*.\u2014La mensuration principale, gjouta le docteuf, est celle de la longueur de la tête, qui va de la racine du nez au point i le plus saillant d^ la l»o*se occipitale.' fin oj^rc sur un criminel de la manière suivante. çon, le denna à sa soeur et l\u2019envoya auprès des portières pour recevoir l\u2019argent qû'on voudrait bleu lui donner.Quand elle vit que les enfants se tiraient d'af- r* faire avec adresse, elle les laissa seuls et retourna filer.Il passa ce jour-lft beaucoup de voitures, et la recette fut très fructueuse.Le soir venu, la petite fille apporta tous les sous dans le chapeau de son frère et les versa sur les genoux de la mère-grand.La vieille les remercia en souriant.\u201cVous m\u2019avez été utiles, leur dit-elle ; mon rouet a filé plus que de coutume, parce que Je n\u2019ai pus éprouvé de fatigua.Mais, ajouta-t-elle, Paul, mon garçon, qu'est-ce que tu as ft la main ?\u2014Rien, rien I je me suis pincé en mettant une pierre sous les roues d\u2019uue voiture, vollft tout.Cela ne me fait pas grand mal.Mais j'ai songé ft quelque chose de fameux pour demain, et Je ne me blesserai plus jamais, si vous êtes seulement assez bonne pour me donner le vieux manche ft balai et le morceau de bois qui est dans un coin de la cheminée et ne vous sert ft rien.J\u2019en ferais bon usage, grand\u2019mamun, si vous vouliez me le permettre.\u2014Prends, cher enfant, prends, dit la vieille; tu trouveras le manche ft balai sous mon lit.\" Paul se mit aussitôt ft l\u2019oeuvre.Il ajusta le bout du bûtou dans le morceau de bois, comme s\u2019il sût voulu faire un frottoir.\u201cVoyez, grand'maman, voyez ; avec cela Je me fais fort d\u2019enrayer toutes les roues sans jamais nie pincer les doigts.Au bout de ce bfiton, mes mains, J'imngi-ue.se trouveront en sûreté.Et toi, ma petite soeur, tu n\u2019auras pas besoin de t\u2019occuper de m'apporter des pierres.Ce ne sera plus nécessaire, ear cet Instrument les remplacera avec avantage.Ah ! Je voudrais bleu être A demain pour appliquer mon Invention ft la première voiture qui montera la côte.Le lendemain arriva, mais on n'enten-dlt pas venir de voitures.Paul et sa soeur s\u2019étalent pourtant levés ft cinq heures, afin de ne pas manquer les premiers voyageurs.Paul, son bâton sur l'épaule, était ft son poste au bas de la colline, veillant ft l'arrivée des voiture*.Enfin, Il en passa une qu'il suivit ft la montée.Au moment oû le postillon l\u2019appela, en le priant d\u2019enrayer les roues, l\u2019enfant glissa le morceau de bols emmanché comme il aurait fait d'une pierre, et 11 réussit nu gré de ses désirs.Plusieurs voitures passèrent dans la Journée, Paul et Annette reçurent une grande quantité de sous de la part des voyageurs.Quand les voyageurs furent partis.An-nette s'assit avec son frère sur le talus de la route pour compter le petit trésor de la Journée.\u201cUn.deux, trois, quatre sous I \u2014Mais, oh mon frère I regarde donc, s\u2019écria Annette, vollft un sou qui ne ressemble point aux autres.\u2014Mais non, certainement, dit Paul, aussi n'est-ce point un sou.C\u2019est une gulnée, nne belle gulnée d'or .U se rendit aussitôt avec sa soeur près de la vieille bonne femme, lui montra la gulnée et lui conta comment cette pièce se trouvait en leur possession.\u201cMes braves enfants, dit-elle, combien Je suis contente de ce que vous me dites Ift ! Je suis certaine qu\u2019elle ne vous appartient pas : elle vous n été donnée par erreur.Il faut aller ft la ville, et.en vous adressant A toutes les auberges, tfteher de retrouver la personne ft qui elle appartient.Comme il est un peu tard, les voyageurs se seront arrêtés au prochain relais, et à cette heure celui qui vous a donné la gulnée s'est anus doute aperçu de sa méprise.Les enfant se rendirent au prochain relais oû une seule chaise de poste s\u2019étalt arrêtée : c'était celle de John Nelson.\u201cCe doit être lut.dit Paul, car nous avons reçu cette gulnée en dernier lien, puisque tu l as trouvé dessus les sous, Annette.\u201d En effet c\u2019était bien l'hémine de la pnlnéc.îl l\u2019avait donnée par méprise.Mais voyant l'honnêteté de cea petits «nfants, LES UE II IHAIMEUEUL A peine de retour du \u2022uavehé, Françoise 1a servante de Jean t luuuiereuil, déiKi-sait eu l'ftte ses provisions, montait précipitamment les escaliers, et.ouvrant sans frapper lu porte de lu chambre de son maître, s\u2019écriait : \u2014Ali ! monsieur ! Vous ne savez pas ï.On u « Ksayé d'assassiner le père Mathias celte luit ! \u2014Le i*êre Mathias î \u2014Oui, monsieur.11 est quasiment tiré.Il a ro.u quatre coups de couteu\u2019i dans le dos, nuis les coups ont glissé sur les os.et 1» médecin a dit qu'il ne mourra pas.N'empêch» pas qu\u2019il n'a pas repris ses esprits.Et.A ce qu\u2019il paraît, il prononce tout le temps votre nom.ou beu celui de votre frère.Kotin, dans sou délire il répète toujours : Chuuuiereuil !.Cbuuuiereull !.\u2014Qu'est ce que tu dis Ift.Françoise !.fit Jean, subitement tout pille.\u2014Je dis ce qu'on m'a dit.Mol, je sais pas pu que ça !.Et pis, peut être beu qu il dit rin du tout.Qunud y eu a gland comme ça.ou eu fait long comme le liras.Ou dit beu que vous êtes sorcier, vous monsieur Jean.et pis encore que vous Jetez des sorts.\u2014lion ! bon ! Françoise.Va me chercher mou pardessus et ma canne ; je vais voir moi-même.Et taudis que In servante allait quérir les effets demandés, Jean Cbaumereull cuvrlt un tiroir ft secret de sou secrétai-le, y prit une liasse de valeurs et de billets de banque, mit cette liasse dans sa poche, et sortit ft l'encontre de sa bonne qu'il rencontra sur le palier.Il endossa vivement alors son pardessus et sortit.U Jean et Joseph Cbaumereull, les Siamois, ainsi qu'ou les appelait dans le pays, étaient deux frères jumeaux d\u2019une ressemblance si frappante, si merveilleuse que, de prime abord, ils n'étaient guère reconnaissables que par leurs vêlements.Toutefois, cette ressemblance était toute physique.Au moral, les deux frères restaient deux antithèses.Jean, la maître de Françoise, passait dans le pays pour une tête brûlée, un risque-tout.Cette réputation datait du collège, d'où le gamin avait été chassé trois fols pour espièglerie.A son troisième renvoi, il s'était engagé dans la marine marchande, et pendant plusieurs années on n'avait plus entendu parler de lui, sauf une seule fois, ft lu mort de ses parents, dont 11 avait fait réclamer par procuration la moitié de l\u2019héritage.Cependant, après douze années, soudainement, sans crier gare, Jean était revenu nu pays.Il était accompagné d'un .enfant Agé de quelques mois et de la nourrice de cet enfant, Françoise, sa bonne actuelle.Au bout de six semaines l\u2019enfant mourait.Dès lors, Jean vécut en solitaire.Retiré au chalet îles Orties, habitation isolée et distante de plus d un mille de la ville, 11 ne fréquentait personne, restait das journées entières enfermé chez sol et ne sortait qu'au crépuscule.Cette existence d\u2019anachorète fit jaser dans le pays.Ou commença par chucho-1er que Jean Chaumereuil avait quelque chose sur la conscience.Puis, petit ft petit, ce bruit s'accrédita, et aujourd'hui on considérait uu peu le solitaire du chalet des Orcies comme un paria.L'existence de Joseph Chaumereuil, au contraire de celle de son frère, avait été celle de tout le monde, banale.Enfant, il était cité comme uu modèle de tenue et d applicatiou.Jeune homme, il avait fait son droit ft Paris sans commettre de \u201cbrioches.\u201d avait passé avec succès ses examens ; puis il était revenu au pays, y avait épousé une héritière dont la dot, unie ft la sienne, lui avait permis d'acheter l\u2019étude de Me Lagrlffe.Depuis lors Mme Joseph Chaumereuil avait douué ft sou mari deux beaux enfants, uue fille et uu garçon.Quaut au uotaire, 11 s'était fuit nommer conseiller municipal, puis conseiller général, et maintenant 11 était en passe de devenir un gros bonnet, un député, un ministre, peut-être.III La face blême, les yeux fixes, d\u2019une étrange expression, le front plissé, les traits contractés et rigides.Joseph Chaumereuil, le notaire, se promenait fiévreusement de long en large dans son cabinet.dont 11 avait consigné la porte sous prétexte d\u2019occupation.Tout en marchant, il laissait échapper ft haute voix et inconsciemment des monosyllabes, des fragments de pensées : \u201cMol!.\tMoi!.C\u2019est moi!.J\u2019ai pu!.J\u2019ai pu!.Oh! 11 le faut!.Il le faut !.\u201d Sur cette dernière parole, dite avec énergie, il s\u2019en vint ft son bureau et y prit un revolver , mais à ce moment la sonnette de la rut retentit.Joseph ouvrit brusquement la fenêtre, se pencha et aperçut son frère en attente devant la porte cochère.Jean ici ! fit-il.Qu'est-ce que cela signifie .Est-ce qu\u2019on saurait déjà?.Est-ee qu\u2019ou se douterait ?.Il replaça l'arme sur le bureau et mit en ordre quelques papiers.Pendant qu\u2019il les rangeait encore la porte s'ouvrit et Jean se présenta.Il était tout pftle, aussi blême qus le notaire.Il entra sans rien dire, ferma avec soin la porte, regarda fixement son frère, puis lui dit ces seuls mots : Ah ! Joseph ! Comment, c\u2019est toi ! C'est toi !.Une seconde les deux frères demeurèrent face ft face : Joseph, la télé haute, les sourcils froncés, les yeux mauvais ; Jean, les yeux humides, toute la physionomie douloureuse.Enfin Joseph dit brusquement : \u2014Pourquoi viens-tu ?\u2014Pour te sauver.Joseph haussa les épaules.-Ecoute-moi.reprit Jean, écoute-mol.D\u2019Ici ft uue heure peut-être, le parquet sera chez toi ^t chez moi et 1* \u201cun de nous deux\u201d sera arrêté.Il souligna P \u201cun de nous deux\u201d, puis continua : \u2014Le père Mathias n\u2019est pas mort.Il n\u2019a pas encore recouvré complètement ses facultés ; mais déjà dans son délire il prononce \u201cnotre\u201d nom.Quand la fièvre aura cessé, U parlera.\u2014Je le sais.Tout est prévu !.fit Joseph, montrant d'un geste le revolver placé sur son bureau.\u2014Te tuer!.Et après?.Ta femme, tes deux enfants en seront-ils moins déshenorés ?\u2014Ma femme a encore des parents qui prendront soin d'elle.Mes enfants pourront changer de nom.\u2014Joseph, encore une fois, écoute-mol.Sois calme, réponds-moi avec slucérité, et tu seras sauvé.Jean prononça ces paroles d'un accent si profond, si grave, que tout de suite Joseph pressentit que sou frère avait nne grande chose ft lui révéler, et devenant tout autre, moins dur, 11 lui dit : \u2014Eh bien ! parle.Je t'écoute, Jean.\u2014Tu es ruiné par le Jeu.n'est-ce pas ?\u2014Oui.ft bout de tout.\u2014Et combien te faudrait-il pour te relever ?- Quatre cent mille francs.Et je n\u2019ai plus rien.Entends-tu.rien!.Ma dot engloutie.la dot de ma femme engloutie.mon étude engloutie.\u2014Et chez le père Mathias, as-tu pu ?.Il s'arrêta, n'osant prononcer \u201cvolsr,\u201d mais Joseph comprit la réticence.\u2014Non.rien !.répondlt-ll.Je ns suis pas parvenu A ouvrir le coffre.\u2014Ah ! tant mienx ! s'écria Jean.Maintenant frère, dis-moi bien minutieusement comment tu t'y es pris.l'heurs.ie Jour, tout, tout.bien tout!.\u2014-U'éiait hier soir ft onze bvnres et .'\u2022\u2022mit J'ai ml* une blouse de caa**c, une cu»qu*tt* et je me suis muni de «e revolver et do ce couteau-ci.Je suis sorti par le jardin et J'sl pris le du- oin vert jusque chez le père Mathias.J al frappé violemment à du p'-rit* eu criant : \u201cAu fou ! Au feu ! \u201d J étais trempé d** sueur, une sueur d'épouvante, quoique Je fus»?certain de n\u2019étre ni vu ni euletidu de personne, car tu Ml* dan» quel isolement se trouve la maison du père Mathias.Il vit tout seul en vieil avare qu'il est.J'ai bien crié pendant cinq wluu tes.Eu fin, il u ouvert sa fenêtre et a demandé avec effarement : \u201cLe feu ! Le feu ! Où ?Où V \u201d Je lui al répondu, contrefaisant ma voix : \u201cObez vous.Des eu-dez vite ! vite ! \u201d 11 est descendu eu chemise.Et alors.alors.\u2014Alors ?\u2014Eh bien ! quand 11 a ouvert la porte.Je lui ai donné uu hasard des coups.deux, trois, quatre.est-ce que Je sais ?avec ce couteau.Il est tombé sans crier.Je l\u2019ai laissé.Je suis monté dans sou cabinet.J'ai trouvé ses clefs, niais impossible d'ouvrir lo coffre-fort.impossible!.Alors Je suis redescendu et je suis revenu Ici.J'ai fait semblant de travailler dans mon cabinet, où J'avais laissé de la lumière, et à nue heure Je suis allé me coucher.\u2014Et le père Mathias, t\u2019a-t-U vu eu pleine lumière ?\u2014Non.il faisait très nuit.11 ne m\u2019a aperçu que dans l'ombre ; Je ne sais même pas comment 11 a pu me reconnaître.\u2014Eh bien ! écoute, Joseph, tu vas me donner ta blouse, tu casquette, ce revolver et ce couteau.\u2014Que veux-tu dire?.Pourquoi?\u2014Pour qu\u2019ou m'arrête, mol.\u2014Toi ! s\u2019écria Joseph Interdit, ne comprenant rien.\u2014Maintenant, prends ça.toi, reprit Jean, tendant ft son frère la liasse de valeurs et de billets de banque qu\u2019il avait prise dans son secrétaire avant do sortir.Il y a Ift six cent mille francs.Cette fortune, tout le monde l\u2019ignore.C\u2019est ce que J'ai gagné dans mes voyages.Toute cette somme est liquide: tu peux la réaliser eu quelques Jours.Je te la donne.\u2014Jean ! Jean ! balbutia le criminel, comprenant enfin le dévouement de son frère.Que fais-tu ?.Tu me donnes ça ! Et taudis que de grosses larmes 'ul jaillissaient des yeux, il coutluuu, balbutiant toujours, car 11 ne pouvait parler, la gtirg?lui serrait trop.\u2014Mais toi! toi!.Pourquoi te sacrifier ?\u2014Mol, Joseph, je souffre depuis des (innées.Personne ne le sait, mais qu'importe!.SI j\u2019étais religieux, il y a longtemps que Je me serais fait moine.Eh bien ! que me fait de vivre dans uue cellule de couvent ou au bagne ! Joseph éclata eu sanglots.\u2014Toi, reprit Jean, tu us uue femme ; mol Je n\u2019en al plus et Je n'ai aimé qu elle au monde!.Tu as des enfants, toi ; moi je n'en al plus.Mon petit Pierre, le seul qui me restftt, est venu mourir Ici.Tu ns de la considération, toi; moi je suis uu paria.Tu es aimé ; mol Je fais peur.Tu es heureux, loi.Tu peux l'être encore ; mol je suis triste et je le serai toujours.Tu comprends, dis.frère, tu comprends que tu peux accepter.Joseph sanglotait toujours.\u2014Eh bien \u2019 reprit Jean, c\u2019est entendu, n\u2019est-''e pas ?.Va chercher ta blouse et ta casquette.Je prends ce couteau et ce revolver.Allons, va Joseph.Dans une heure le parquet sera chez mol.chez le parla d\u2019abord, ajou-ta-t-11 dans uu sourire triste.Joseph sortit, puis quelques Instants après rapportait un paquet qu\u2019il donnait ft son frère.Et comme Jean lui tendait la main.11 se jeta dans ses bras.Pendant quelques Instants, les deux Jumeaux se tinrent enlacés, mais Jean se dégagea et.sans prononcer uue parole, ouvrit la porte ot partit.Trois mois plus tard, à la cour d\u2019assises de M., l\u2019avocat général terminait ainsi sa prôroralson : \u201cTout à l\u2019heure l\u2019honorable défenseur de l\u2019accusé parlait de pitié.La pitié pour uu tel homme est-elle possible ?.Le mobile *qul a armé son bras est trop vil!.C\u2019est l\u2019égoïsme le plus bas, l\u2019égoïsme du solitaire, qui cache son existence parce qu\u2019elle est corrompue.D'ailleurs, les antécédents de Jean Chaumereuil oont ténébreux, louches, et en frappant l'assassin de Mathias peut-être vengerez-vous quelque autre victime inconnue.\u201d Lorsque, après la délibération du Jury, la cour rentra A l\u2019audience, le président lut à haute voix le Jugement : Jean Chaumereuil était coudamué à vingt ans de travaux forcés.HENRI CONTI.Dans les couloirs de la chambre des députés : \u2014Que pensez-vous du ministère ?\u2014Je crois que c\u2019est an cabinet d'attente.\u2014Qui pourrait bien devenir un cabinet d'entente.Maladie de coeur soulagée en 30 minutes Le remède du Dr Agnew pour le cœur donne un parfait soulagement dans tous les cas do maladies de cœur organiques ou sympathiques en 30 minutes, et opère rapidement une guérison.C\u2019est un remède sans pareil pour guérir la palpitation, la courte haleine, les suffocations, les douleurs dans lo côté gauche et tous les symptômes de maladies de cœur.Une dose vous convaincra.A vendre par B.K.McGale, \u20182123 rue Notre-Dame.Laviolette et Nelson, 1005 rue Notre-Dame.\t153\u2014s\u2014jno Au palais do Justice.Bouvard ot Pécuchot, mandés comme témoins dans une affaire quelconque, errent ft travers les couloirs à la recherche du cabinet du Juge d\u2019instruction.Tout à coup Bouvard, avisant l'Inscription : \u201cPorte condamnée,\u201d sur un huis fermé au public, s'écrie : \u2014Sont-Ils sévères, ces magistrats, hein 1 Us condamnent même les portes.\u2014Dame ! explique Pécuchet, derrière cette porte condamnée.Il y avait peut-être un escalier dérobé l Foiirnlëseur$ breveté» tie Sa Majesté ia Heine Victoria Lu plus pure, la plus elalre, lu plus rafraîchissante, in plus gazeuse des Eaux de Table Se môle extraordinairement bien avec les VINS et les BOISSONS Embouteillée par \u201cThe Johanuis Co'y\u201d à la Source Johannis, à Zollhaus, Allemagne MONGENAIS, BOIViN & CIL, MONTREAL sjkulsi\ti»ouii i.i-: c-ainaua.LES MAUX DE PIEDS sont souvent causés par une chaussure mal confectionnée.Toutes les dernières méthodes de fabrication sont combinées dans la ch.uib.uire GOODYEAR WELT \u201d éé Si vous voulez avoir une chaussure d\u2019un ajustement parfait, elle vous donnera entière satisfaction.\t(8) UNE DOSE LEGRAND -s.\u2022\u2019X'JKLfcïV \u2014\u2014 FABRICANTS DU TTu-i.-vir~ \u2022\u2014 jjsrjem » aM SHILOH'S' CUBE.Remèdo con tre Ut toux.-mm ¦ïimiii \u2022 250.5 Oc il.\u2014 Gucrit Ia Consomption, ia Toux, lo Croup, les Maux do gorgo.Vendu par B.K.McGale.\t282\u2014mis\u2014jno f f f LE '¦ MASTIFF\u201d EST DIGNE DE CONFIANCE R existe toujours un superlatif, mémo parmi les choses réputées bonnes, cl tout fumeur qui a essayé la marque \u201c MASTIFF\" reconnaît ce tabac comme le plus doux et le plus frais tabac à fumer connu.11 n'est pas aigre a la langue ot no contient aucun inélango étranger.Ile de Tabac J.P.PICK, Richmond, Virginie et Montreal, Canada.(SOI\t2ÛS -ino\u2014 Nouveau Matelas Dominion en tl! 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qu«*l-«Hi - minute» plu* t ird.le convoi remportait u touti» vite**© ver* I art*.Li jeun» ttll«\\ « uum» involontaire dore coin-kit singulier, ignore encore k* niieon* du de-part subit «lu iouno peintre.N «nu r mars, dimanche des Palmes ou d \u2014 Hameaux.It graad'messe fut chantée dans la basilique du Salut sépulcre, ù 7 heur'S précises.Mais des \u2022» heures, les pèlerins catholiques envahissaient le parvis et le temple pour y attendre l\u2019arrivée de Sou Exe.le patriarche, Mar Ludovico Piavl.Précédé des \u201ccawas\u201d ou Janissaires du patriarcat et du consulat Iran-Cals, le Pontife apparaît en lin escorté dt s chanoines, des prêtres, et «les séiul-n tristes coiffés Ju foa ou calotte orientale.Sur U Place, uu détachement de Soldats turcs présente les armes au patriarche ; & la porte de la basilique.Son Excellence reçoit l\u2019eau bénite, revêt les ornements pontificaux et vient commencer l\u2019office h l\u2019autel\u2014couvert de lames d'arpent\u2014qu\u2019on a placé ù l\u2019entrée de l'édifice du Saint-Sépulcre.Les palmes\u2014symbole de colles qu\u2019on Jeta sur le pasuye de Jésus, de* Bethpha-gé Jusqu\u2019au Temple\u2014sont d\u2019abord dépo-aéea sur le tombeau du Christ, l'ne fols bénites» le patriarche les distribue au clergé, nu cousul frauçais tM.Ledoux) et aux fidèles.Comme le chant de la Passion nous a émus ! Ah î entre le Calvaire et le Sépulcre, ou ne peut entendre froidement l'histoire des souffrances et de la mort de l\u2019Uomme-Dleo.Pour abréger, qu\u2019on me permette de m'en tenir aux quelques notes suivantes de mou carnet.Le lundi salut\u2014Je dis la messe dans la chapelle extérieurs du Calvaire, dédiée à Notre-Dame des Sept Douleurs.Eu cet endroit se tenaient Marie et Jean pendant que l'on crucifiait Jésus.\u2014Cette après-midi, nous suivons la procession des Franciscains aux divers sanctuaires do la basilique.Le mardi saint.\u2014Sainte messe, sur le Calvaire, k l\u2019autel du Sta-bat Mater.Oh ! en lisant le récit de la Passion ici, est-11 possible de retenir ses larmes ?Le mercredi saint.\u2014Vers les six heures.Je descends mu Jardin de Gethséma-ni, par la rue appelée Vole douloureuse et le torrent du Cédron.Arrivé tl la Grotte de l\u2019Agonie, j\u2019ai le bonheur de célébrer près de 1\u2018euclrolt traditionnel \u2022h Jésus éprouva sa sueur de sang.Imaginez-vous quelle vive émotion envahit nos finies dans cette obscure caver-Iie, témoin de l\u2019abattement et de l\u2019étrange agonie du divin Maître ?\u2014A neuf heures et demie, nous allons vénérer, dans la basilique du Saint-Sépulcre, la colonne de la Flagellation.On la conserve soigneusement derrière deux grilles de fer.flans la chapelle dite de l\u2019Apparition do Notre-Selgneur il sa très sainte Mère.Aujourd\u2019hui, elle doit être exposée solennellement.Afin d\u2019éviter la confusion et le désordre, ou oblige tout d\u2019abord le peuple A quitter In chapelle ; J\u2019obtiens la faveur d'y rester ainsi que trois autres prêtres.La voici enfin la sainte colonne (1) A laquelle Jésus fut attaché et fouetté Jusqu\u2019au sang!.Je m'en approche, je la baise on pleurant, et A deux reprises, Je l\u2019enlace dans me;' bras, me souvenant qu'elle a été empourprée de sang divin.Quel moment précieux ! Le Jeudi saint.\u2014A six heures, Sou Exc.Ic patriarche commence l'office au Saint-Sépulcre.J'ai l\u2019honneur d'être uu des douze prêtres en chasuble qui sont comme les témoins de la consécration des \u2022nlntes Huiles.\u2014A l\u2019Issue de la messe, dans toutes les églises, un roposoir richement décoré reçoit en dépôt le Sulnt-Bacrement ; A Jérusalem, le reposolr est le Saint-Sépulcre lui-même.Trois fois le cortège fait le tour du mausolée resplendissant do lumières A l\u2019extérieur comme fi l'Intérieur ; puis le ponnfe pénètre dans la chambre sépulcrale et dépose l'hostie divine dans uu tabernacle d'argent massif artlatemont ciselé et placé pour cette circonstance sur le marbre qui recouvre la pierre oit fut couché le rédempteur.C\u2019est IA que demeure Jusqu'à l'office du lendemain, l'adorable Eucharistie.\u2014A midi, nous allons visiter le Cénacle en souvenir do l'anniversaire dix-neuf fols séculaire de l'institution do l'auguste Sacrement de nos autels.\u2014 En peu plus tard, Je revenais nu Saint-Sépulcre pour y monter près de Jésus la garde de la fidélité et de l\u2019amour.Le vendredi salut.\u2014Après une autre Visite nu reposolr.je gravis le Calvaire pour y assister A la \u201cfonction\u201d du jour ; 11 était six heures.Quel saisissement !.L\u2019autel est uu, les cierges éteints, la croix voilés de noir.Au chant do la Pas-¦lon, 11 nous est impossible do maîtriser notre émotion et de retenir nos larmes.Le drame terrible dont le dernier acte l\u2019est passé Ici se renouvelle en quelque \u2022orte sous nos yeux : nous frissonnons, nous tombons A genoux et nous baisons la pierre froide du Calvaire sans pouvoir comprimer nos soupirs et nos sanglots.A une heure de l\u2019après-mldl, nous nous rendons au Prétoire pour y commencer le chemin de la croix et le continuer dans les rues de Jérusalem.Ou prêche, eu franals, A chacune des stations.A trois heures, nous terminons ce pieux exercice au tombeau même du ChrDt.C\u2019était à peu près le moment où, 11 y a 1803 ans.Jésus remettait «on esprit entre les mains de son Père !\u2014Seigneur, A Dieu de miséricorde, appllquez-nous, A tous, les mérites infinis de vos souffrances tt de votre mort : Plis adauge gratlam Relsque dele irlmlua.On croît que le corps du Rédempteur fut déposé dans le tombeau vers les sept heures du soir.\u2014En souvenir de la descente de croix et de l\u2019ensevelissement de Jésus, il y a çhaqne année A Jérusalem, le soir du vendredi saint, une Imposante procession au Calvaire et au 8aint-Sé-pulcre, accompagnée d\u2019une frappante représentation de ces dernières scènes de la Passion.\u2014A l\u2019heure Indiquée, une grande foule se presse dans la basilique.Nous sommes environ deux cents prêtres en habit de choeur et tenant un flambeau fi la main.En tête de la procession, présidée par le rêvêrendlsslme père Custode de la Terre-Sainte, on porte une croix de bols sur laquelle est fixé un Christ presque de grandeur naturelle ; et nous avançons vers le Calvaire en chantant des hymnes lugubres, à peine interrompues par des sermons de circonstance (2).Au sommet du Oolgothn.après une vibrante allocution d\u2019un prédicateur français.on leprodnlt la scène attendrissante de la déposition de la Croix.A cette heure de la nuit, et A la lumière tremblante des lampes et des cierges, cette cérémonie nous Impressionne vivement ; (I) Elle est en porphyre et haute de trois pieds seulement, ayant été brisée par lee Musulmans en lf»51.(2> Dana le parcours entier do la pro-eosfdon.nous arrêtons sept fols pour entendre des sermons prononcés dans des \u201clangues différentes hommage rendu â l'ualvsfsaUté de 1s Rédemption.I iwms nous ervirloas transportés su mo- \u2018 ment de la ui >rt du Fils de Dieu : nous praams que Loua ailou* assister A sa | sépulture.On applique ju# échelle à la crulx d ¦ proceé.Âon placée le p us près possible de la cavité qui reçut U vraie Croix : un religieux j mou te tenant un marteau et des tenailles.Il enlève d\u2019abord la couronne d'épines, et retire uu A un les clous de U main droite et de la ma; i gauche : les brr.> retombent inertes le long du corps, a chaque coup de marteau, uu frémis-ement Irrésistible parcourt 1 assemblée.Eu ce moment, des Franciscains, remplissant l\u2019office de Joseph d'Arimsthle et de Nicodème, son compatriote, glissent respectueusement uu drap sous les brus pour le soutenir.Jusqu'à ce que les pieds du divin supplicié soient détachés du gibet ; la tête sauglaute s\u2019incline, comme celle d\u2019un cadavre sur l'épaule du religieux qui la utient, et le corps est descendu lentement et déposé sur un 11-eul blanc qui recouvre l\u2019autel des Grâces.L\u2019émotion était générale.\u2014Quatre dignitaires franciscains preuueut ensuite les coins du linceul, et descendent avec la foule A la pierre de l\u2019Onction, en bas du Calvaire, où Ils étendent pieusement le corps meurtri du Christ.Aux-dMi, le père Custode le couvre d'encens et de myrrhe, l'arrose d\u2019essences parfumées et J\u2019enveloppe dans le suaire, comme firent tur cette même pierre les disciples üdC-les qui enseveliront Jésus.Enfin nous rows rendons au Saint-Sépulcre ; le cadavre sacré est couché sur le marbre du tombeau et l\u2019on ferme l'entrée de la grotte, comme au soir du véritable Vendredi saint.Il était dix heures et demie : les cierges s\u2019éteignent, et nous nous Réparons en silence, émus et consolés tout A la fois ; car ce Sépulcre doit bientôt rendre sa Victime vivante, impassible, glorieuse, Immortelle ! \u201cEt sepulchnim ejus erit gloriosum ! Le samedi saint.\u2014Les cérémonies symboliques de la bénédiction du feu nouveau.de l'eau baptismale et du cierge pascal, commencent A six heures et demie.\u201cCe n'est pas A la porte de l'église.mais dans le sépulcre même du Sauveur, et sur son tombeau, que le patriarche tire d'un caillou, dont il fuit jaillir des étincelles, le feu nouveau,comiae pour Indiquer que c\u2019est de cette tombe impuissante A garder sa victime, que partit la lumière qui u éclairé le monde entier.\u201d on bénit le cierge pascal près de la pierre de l\u2019Onction, et les fonts baptismaux, A l\u2019entrée du Saint-Sépulcre.La messe pontificale ne se termine qu'A dix heures et quart.Ce soir, je passe la nuit dans la basilique, étant un des six prêtres admis A dire demain la messe de Pûques sur lu tombe même du Christ.Le saint jour de Pâques \u2014 Toute la nuit, la basilique et le Saint-Sépulcre ont été splendidement Illuminé».Pour cette fête des fêt**s.les schismatiques\u2014 Grecs, Eusses, Arméniens, Cophte»\u2014se Joignent aux catholiques et concourent A l'ornementation du temple.\u2014A minuit, nous chantons les Matines au Saint-Sépulcre.La messe solennelle, célébrée par le patriarche, commence A six heures.Mon Dieu ! quelle vive émotion fait battre nos coeurs, au souvenir de la résurrection de Notre-Seigneur et de ses apparitions \u201cdès l\u2019aurore!.\u201d Tout A l'heure, nous priions A quelques pas du tombeau divin, dans cet endroit du jardin où Jésus se manifesta A Marie-Madeleine, quand ou m\u2019avertit de venir célébrer.Je rentre aussitôt dans le Vestibule du Saint-Sépulcre\u2014la chapelle de l\u2019Ange\u2014Je revêts les ornements sacrés A côté du fragment de la pierre qui fermait le tombeau, et je vais dire la messe au-dessus do cette dalle en marbre qui recouvre l\u2019auguste tombeau.Saints ravissements de l\u2019âme ! En vérité.seule la première inesse d\u2019un prêtre produit quelques-unes de ces commotions A la fols fortes et douces qu\u2019on éprouve nu Saint-Sépulcre, surtout le Jour de Pâques ! Après avoir vénéré la tombe de Jésus-Christ, il convenait de vénérer la tombe de Marie, sa Mère, au pied du mont des Oliviers.Lu Vierge 1mm\u2022calée, suivant le témoignage du plus grand nombre des Pères de l\u2019Eglise naquit â Jérusalem (1) et non â Nazareth.Après l\u2019Ascension de Notre-Selgneur, Maria se retira sur le mont Siou dans la maison de saint Jean, le disciple bien-almé : \u201caccepit earn In sua.\u201d Selon une chronologie sérieuse, elle y demeura vingt-trois ans, c\u2019est-û-dire Jusqu\u2019au moment mille fois béni où sou âme, plus pure «nie les rayons du soleil, quitta doucement son corps sans tache.Salut Denys l'arêopagite déclare qu'il assista A ce bienheureux trépas que le moyeu fige appelait la \u201cdormltion do Notre-Dame.\u201d Les apôtres déposèrent sa dépouille mortelle dans la grotte sépulcrale que nous allons décrire.Cependant trois jours après, quand Us ouvrirent sa tombe.Ils n'y trouvèrent que des linceuls, et Ils entendirent les choeurs des anges chantant la gloire de leur Reine.L'âme Immaculée de Marie avait été transportée nu séjour de la béatitude éternelle.Telle est la croyance catholique basée sur la tradition et autorisée par rétablissement de la fête de l'Assomption.L'église de l\u2019Assomption que sainte Hélène construisit au-dessus de la vénérable crypte est aujourd\u2019hui remplacée par une modeste basilique eu forme de croix lutine.Un escalier en marbre blanc conduit â la grotte où s\u2019opéra le double miracle de la résurrection et de l\u2019assomp-tlon anticipées de la très sainte Vierge.A la vingtième marche, on nous montre doux autels érigés sur les tombeaux de saint Joachim et de sainte Anne (2) ; un autre autel â main gauche.Indiquerait in sépulture do salut Joseph, \u201cqui, d\u2019après Suarez, a joui .le la faveur de la resurrect! m accordée A plusieurs autres, A l\u2019heure où le Sauveur expirait sur la croix.\u201d Enfin nous arrivons A l\u2019édicule, taillé de vif dans le roc : c'est donc Ici quo reposa le corps immaculé de Marie.Le sépulcre consiste en une banquette funéraire, revêtue d\u2019une plaque de marbre qui sert d\u2019autel.O Marie, patronne de la bonne mort, priez pour nous l Le mont des Oliviers possède un mitre sanctuaire qui attire irrésistiblement les pèlerins : c\u2019est la tombe de saint Lazare A Béthanie.\u2014Béthanie! Ce nom nous fait tressaillir.Comme Jésus se plaisait IA, nu foyer de scs fidèles amis : Lazare, Marthe et Madeleine !\u2014Un Jour le divin Maître\u2014qui était en Pérée, au delà du Jourdain\u2014apprend que Lazare est malade.Alors il se dirige vers Béthanie ; sur ces entrefaites, Lazare meurt ; et même, son cadavre était déjà renfermé dans le sépulcre, quand Jésus arriva.\u201cJésus, dit l'évangéliste, frémit.Jésus pleura! et lacrymutus est Jésus ! \u201d N\u2019écoutant que son coeur, Jésus dit : \u201cLazare, vcnl foras.Lazare, sortez,\" et nu même Instant \u201ccelui qui était mort\u201d apparut plein de vie.L\u2019Ame remplie de ces souvenirs, nous pénétrons dans l'humble village de Béthanie, caché nu fond du vallon abrité par le mont des Oliviers et entouré de plantations d'oliviers et de mûriers.A quelque distance des ruines de la maison prédestinée, se rencontre la grotte sépulcrale, précédée d'un vestibule (1) 8.Jean Damascène nous affirme qu'elle vint au monde dans une grotte nu-densus de laquelle s\u2019élève aujourd'hui l\u2019église de 8ninte-Anne.que desserxont les Pères Blancs, missionnaire» d Alger.\u2014Cetto église, A trots nefs, est vraiment bello.(2* Le corps de sainte Anne fut apporté eu Provence par Lazare et æs loeura, et déposé ' dans la cathédrale d'Apt.\u2014TJne partie du chef vénérable de saint Joachim est conservée dans l\u2019église des Machabéee, A Cologne» I comme celle du Christ.On descend en-1 suite trois marches pour entrer par nue ' ouverture basse et difficile dans la cham-| bre cù reposa quatre Joura h* corps du j ressuscité de Béthanie.Avec quelle émotion noua relisons Ici l'Evangile qui raconte ia scène attendrissante dont ce lien fut témoin.\u201cJésus, s'écrie Lacordnlre, ' ne put refuser au tombeau d un ami la faiblesse de l'attendrissement.Il frémit, il se trouble ; et enfin, comme l\u2019un de ! nous.Il pleure.Saints frémi»s?meut*, i heureux trouble, larmes précieuse a qui noua prouvaient que notre Dieu était sensible comme nous, et qui noua permettaient de pleurer aussi un Jour dans nos joie* et dan* no* numiê*.\u201d Avant de quitter Jérusalem.Jeton* un dernier coup d'ocll sur la Ville Suinte, et.pour la mieux connaître, parcouron*-en le* divers quartier*.Comme toutes les ville* orientales, l\u2019antique Slon plaît et éblouir.A distance.\u201cPlacée comme l\u2019aire d'une famille d'algies, au centre des montagne* de 1* Judée, avec sc* sept porte* haute* et voûtée*.les tour* uax flanc*, le* créneaux au front, abritée par le panache ondoyant de scs palmiers, avec sej minarets dont la flèche «Igné déchire l\u2019azur profond de son ciel, les hautes terrasses de scs maisons où s'agite tout un momie de femmes et d'enfants, et sa splendide mosquée d'Omur : baignée dans 1**» ondes limpides d\u2019une éblouissante lumière ; environnée de ce* (*1111108 illUHtie* où Jésus Imprima la trace de ses pieds,\u201d telle nous apparaît encore Jérusalem, et en la voyant uou* actions tenté* de noua écrier avec le poète : .Quelle Jérusalem nouvelle Sort du sein du désert, brillante de ciar- Ités.Et porte sur son front une marque ira-imortoll* ! Hélas ! dès les premiers pas que nous faisons dans l'ancienne capitule de lu Judée, l'illusion n'ist plus possible.Ce sont partout des rue* sale», étroites, tortueuse*.souvent voûtées, très mal payées, et disposée*, dan* certain* quartier*.en forme d\u2019escaliers.Aucune voiture n\u2019y peut circuler ; mal» eu revanche, non* coudoyons, A tout Instant, uu bizarre mélange d\u2019Arabes, de Turc*, de Grecs, d\u2019Arméniens, d\u2019Ethiopiens, de Busses, de Juifs, ot de Francs, au milieu desquels circulent librement chameaux, Anes, chèvres et chiens errants.De cl» pie côté de veus, vous apercerez avec une sorte de stupeur, une double rangée de masures hideuses et échoppes répugnantes.La plupart de ces maisons ressemblent A des prisons, grâce A leurs portes basses et bardées de fer, A leurs rare* fenêtres discrètement grillées et munies de \u201cmaracharableh*\u201d ou treillis en bols qui permettent de voir sans être vu.Les \u201cbazars\u201d échelonnés sur votre passage, sont encore plus hideux A voir.Voûté* et ne recevant le Jour que par des lucarnes circulaires, 11* sont obscurs, mal entretenus, infects et rempli* d\u2019une foule déguenillée qui crie, hurle, gesticule et vous bouscule sans façon, pendant que des Anes ou de* chameaux vous heurtent avec uou moins de grâce et d\u2019aplomb.\u2014Tel est l\u2019aspect actuel de l\u2019opulente cité de David : \u201cvia* Sion logout ! \u2019\u2019 Bien que le gouvernement turc ne tienne pas d\u2019état civil, 11 e*t permis d évaluer approximativement la population de Jérusalem A 25.000 habitant» : 12.000 Juifs, 7.000\tMusulmans, 4,000 schismatiques, 2.000\tcatholiques.Ces peuples divers résident dans trois quartier* purfaituneut distincts : le quartier chrétien est aux environs du Calvaire ; le quartier arménien sur le mont Siou ; le quartier juif, resserré entre le mont Slon et le Moriah ; enfin le quartier musulman couvre le mont Bézétha et ies environ*, au nord-est de U ville.On aimera sans doute A connaître los us et coutumes de ces pays laintalus, dans lesquels ee réflète comme uu mirage des temps bibliques.Le fait est que l\u2019Orient ne change pas : son Immobilité est même passée en proverbe.Et voi\u2019A pourquoi les usages, les habitations, les vêtements, etc., sont A peu près les mêmes aujourd\u2019hui qu\u2019A l\u2019époQue des patriarches et des apôtres.Ainsi, comme autrefois, chaque maison est surmontée d\u2019une terrasse, le \u201csolarium,\u201d souvent mentionné dan* l\u2019Ecriture.On s\u2019y promène le soir, et on y passe la nuit eu été.De IA cette locution fréquente dans les livres saint* : \u201cmonter sur los toits, prêcher sur les toits.\u2019\u2019\u2014 Tour tout Orientai qui dort dans sa maison.la lampe de nuit est de rigueur.Salomon fait allusion A cette veilleuse, quand II parle de la femme forte : \u201cSa lampe ne s\u2019éteint pas durant la nuit.\u201d\u2014 L\u2019hospitalité dont l\u2019Orient est la terre natale, s\u2019y exerce comme au temps d\u2019Abrahim et avec le même cérémonial (Gen.XVII).On offre des pains cuits sous la cendre, semblables A ceux que Sara prépara aux trois célestes visiteurs De même, aux repas, les ablutions se pratiquent forcément, car, chez ces braves gens, vous ne troovez ni couteaux, ni fourchettes, ni cuillers.\u2014Dans la Genèse, nous voyons qu\u2019Eliézer offrit des présents A Rébecca.eu la prenant pour fiancée de son maître Isaac.Telle est encore la coutume du pays : la fiancée n\u2019a:-porte pas do dot.mais le fiancé remet aux parents de celle qu\u2019il désire une somme d\u2019argent déterminée.On n* peut d »uc ;,as dire, absolument parlant, que les Arabes achètent leurs femmes.Ce qu\u2019on peut, par exemple affirmer, c\u2019est que l\u2019époux ne pouvant jamais voir la figure voilée de sa future qu\u2019nprè» le mariage, il éprouve assez souvent une déception semblable â celle de Jacob.N\u2019est-il pas vrai que celui-ci s\u2019aperçu: trop tard qu\u2019on lui avait donné Lya aux yeux chassieux en place de la belle Rachel ?\u2014Chez les Héb.eux.les funérailles étaient accompagnées do lamentations bruyantes.Aujourd\u2019hui encore des pleureuses A gage» suivent le* convois funèbres en poussant des cris perçants, des lou lou Ion A fendre l\u2019Ame et A réveiller les inorta ! Pareillement on a conservé l\u2019habltudo de blanchir les tombeaux A la chaux : usage qui remonte bien haut puisque le Sauveur compara les Pharisiens A des \u201csépuhTes blanchis,\u201d (Mutih, XXIII).\u2014Même fixité pour les vêtements.Le turban, le burnous.le manteau de poil de chameau, c\u2019est tout l\u2019accoutrement des Arabes modernes comme dos anciens Juifs.Quant aux femmes, elles portent une longue tunique ceinte A la taille, et un grand voile-manteau couvrant les cheveux, encadrant le visage et enveloppant tout le corps : telles les anciennes Juives représentées dans les madones de saint Luc.\u2014 Les Orientaux portent tous la barbe : pour onx.cet ornement viril est le signe de la dignité, de l'autorité et de la liberté*.Parfois même il arrive que la maîtresse de la maison, pour honorer le visiteur.vient lui asperger la barbe d\u2019eau de roses.Or ce culte\u2014qui peut nous paraître étrange\u2014date de loin.Le Lévltlque défendait aux Israélites et notamment aux prêtres de se raser, peut-être jlnns le but de séparer davantage le peuple de Dieu des Egyptiens qui.dans les anciens monuments, sont toujours figurés sans barbe ou avec un tout petit pinceau tr\u2018*s-nê sur le menton.Enfin, comme dernière citation biblique, le prophête-rol noua dit que \u201cl'union des frères habitant sous le même toit est quelque chose de suave, comme le parfum qui coule sur la barbe r I irm\" (Ps.* i.S).Terminons ce croquis de moeurs par un mot sur le Ramadan ou carême turc.Le Ramadan est prescrit par le Coran, le livre par excellence des Arabes, l\u2019abrégé de leurs croyances religieuses.Le Coran est \u201cun# rapsodt# fastidieuse de six mille vers, publiée en langue arabe, doux an* après la mort du prophète (Mohammed) en A34.LA sont entassé* pêle-mêle, des histoires plu# on moins altérées de la Bible, de* fables de l'Inde, de# conte# arabes ; mais la bas# d# PI#- I lamlszne.aelon la remarque d*- o: uiua, est toute biblique.Cv4DUtc un th uv# Ixmrbeux dont U* eaux troublée* roulent néanmoins «le* pallleit** d'or, le Coran ! * t'OBucrté quelque* vérité* * »»« u'U.te*.! mêlée* A de* doctrine* ridicule*.Au fUrlstlubisme il * emprunté ru:utê de Dieu, quoiqu\u2019il repou**e 1* Tnnité ; l'o-bUfntlcn de la prière, et 11 l\u2019iib; »c cinq foi* par Jour ; une contrefaçon du Jc ue chrétien dan* celui du Eamiumu ou Ua-tnadnu, qui défend la n mrrltur* p udant le Jour, mal* mutorU* l'orgie pendant la nuit, etc.\" Or.pour ne tigualer que ce |M>int, l'obllgailou d'oL«erver le Ettu.a-duu A la lettre «*t al etrlct# qu'il j a pel-ne do u.ort contre tout tmn*gre»*eur de la loi.\u20148oit, mais «*u le devine : 11 est avec le ciel dos accommodement*.Un Arabe a t-ll enfreint par hasard quelque»-unes de ce# prescript! : * dru-couleune*, il lui suffira pour entrer aussitôt en grâce avec Allah et ?u prophète, de »e laver le# doigt* et de tremper le* lèvre# dan* l'eau.Eu vérité, A voir ces brave* gens s'administrer tant dablu-tlon*, on s\u2019aperçoit vite que le scrupule n'est pas leur defaut domlnan*.Héla*, quand donc les Mu»ulman* ouvriront-ils le* yeux A la lumière de l\u2019Evangile?.Ce*t le secret de Dieu.Voua terait-ll agréable de faire connais \u2022une# avec 8.Exc.le pacha de Jerusalem,\u2014uu pucua A deux queue».»\u2019li Voua piuit, grâce A sou titre de gouverneur .Sulvez-uou* alors au sérail.A i »cuii du paial», le* *v>ldat» turc* répondent A nos balul* par de* salutualck* de* plu* encourageant*.D\u2019autre pari, le secretaire-Interprète Uu gouvernement\u2014M.Exclura ilabid\u2014nous reçoit dan» non divan avec une cxquUe amabilité.I n quart d heure après, nous passions dan* le divan de 8.Exc.Muiaseuef (gouverneur) Ibrahim-llhakki-pasciu.A notre vue, le pacha sc lève, nous donne une poignée de main*, et ne »\u2019u»sled qu\u2019aprê» uou».11 est habillé A l'européenne, mal* coiffé du tarbouche.\u2014\u201cExcellence, lui dis-je, le consul général de Turquie, A Rome, m'a si bleu accueilli, au moi* do février, que je désirai* beaucoup, depuis ce moment, voir de près eu Orient, le* haut» dignitaire* de 8a Majesté le Sultan.\u2019\u2019\u2014\u201cOh ! ré-pond-U eu français.Je suis heureux et liât té de votre visite.Y a-t-il longtemps que vous été* eu Palestine ?\u201d\u2014\u201cl u mot».Excellence.\u201d \u2014 \u201cVous avez parcouru le pay* ?\u2019\u2019 \u2014 \u201cParfaitement, dopai* Nazareth Jusqu'à Jéricho ; et nous n'avons que de* louange* A faire de vos sujet* ; le» Bédolu* eux-mêmes out pous»é la bienveillance Jusqu'à uou* laisser la vie sauve ! \u201d\u2014\u201cA la boune heure, dit-il en souriant.\u2019\u2019\u2014\u201cY a-t-ll longtemps.Excellence, que vous ôte* gouverneur de Jérusalem?\u201d \u2014\u2022\u2022Trois au» seulement.\u201d\u2014\u201cVous avez sans doute l'autorité do 8a Majesté le 8ultau (Abdul-Humid) ?\u201d\u2014\"A peu près ; mais s'agit-U de conflits lellgleux ou de question* Internationale*, non* on appelons uu ttnltan, ou A la Sublime Porte.\u2019\u2019\u2014 Peur tout dire, le pacha »e met A notre disposition, lui et ses Cl was, *1 nous voulons visiter la mosquée d'Omar.Bien plus 11 uou* offre le café et le uarghiieh.L va suu* dire que nous déclinons respec-tueilsement cot honneur,\u2014pour ne pas exposer Son Excellence à manquer au Ramadan, et nou» uou* retirons enchantés de notre visite.Nou» ne voulons pas quitter la Puleati-Lo sans payer uu juste tribut d'hommage aux UK.PP.Fraucisc&lu», gardien* séculaires de* Lieux Saints.Comme 11» méritent bien leur glorieux surnom do \u201cPères de Terre-Sainte ! *\u2019 L'histoire, 00 Dulles des Souverains Pontifes, plus de lOO firmans proclament qu'aux Frères Mineurs seuls revient l\u2019honneur d\u2019avoir conservé les Lieux Saints.Mais ou prix de quel* sacrifices, de quels travaux, de quel martyre ! Quelle énergie il» ont dû déployer pour garder, pondant plus de six cents ans, et la roche du Calvaire, et le salut tombeau du Christ, ot le Jardin de Gethsémaul, et les grotto* de Bethléem et de Nazareth ! \u201cSan* eux,observe M.Guérlu, la France de Charlemagne, de Fodfroy de Bouillon et de saint Louis eût vainement cherché A exercer son protectorat séculaire sur de» sanctuaires que les catholiques aurateut renoncé A visiter : et il n\u2019y aurait plu* eu de garde d\u2019honneur entretenue par l\u2019Eglise autour du tombeau de son divin Fondateur.\u201d Et ils continuent A remplir avec un dévouement Infatigable leur beUe et héroïque mission : défendre et conserver les Lieux consacrés par la vie, les miracles et la mort de l\u2019Hoffime-Dieu ; recevoir le» pèlerins qui visitent lu Palestine, leur procurant tou» le» secours spirituel» et matériel» qui sont en leur pouvoir ; prêcher l\u2019Evangile et exercer le saint ministère au milieu de» nations Infidèles qui les entourent\u2014Honneur donc aux Pères de Tôrre-Suinte ! Honneur aux nouveaux Croisé» ! Cependant 11 nous faut songer au départ ; c'était le cinq avril.Avec quel serrement de coeur, nous disons adieu A Jérusalem, adieu au Calvaire, adieu au 8aint-Sépulcre ! Au moment où nous sortions de la ville par la porte de Jaffa, le soleil se levait derrière le mont des Oliviers, Illuminant le dôme de la mosquée d\u2019Omar, U coupole de la basilique du Saint-Sépulcre, puis Jérusalem tout entière.Le coeur rem pli d'une profonde mélancolie, nous saluons nue dernière fol» la Vill# Sainte, redisant avec le» Hébreux traîné» en captivité : \u201cO Jérusalem, si Je t\u2019oublie, que ma \u2022nain droite devienne Inutile et sans force ! Que ma langue s\u2019attache A mou palais, si Je ne me souviens pas de toi tous ies Jours de ma vie IL ES81Y1T A SON FRERE Lui annonça la bonne nouvelle et lui conseilla de faire usage du Geler! Composé de Paine -i-\t¦¦\t' LU REMEDE QUI GUERIT x- liions El YIlLf Quartiei'*\tm mmx pour cif\u2019ififk tir non a.K ca- \u2022 co m rite n an t - :o: \u2022 ; \u2022 \"H üü s/IM ¦ ¦ ¦ \" -: \u2022at ''/j \u2018'iwmwï .On a souvent affirmé que silos hommes et les femme» faisaient usage du Céleri Composé de Paine lorsque les premier» symptômes de la maladie so feraient moins sentir, il y aurait moins de gens malades et moins d'argent dépensé.11 n\u2019y a aucun remède au monde aussi efficace que le Céleri Comppséde Paine.On devrait le trouver duns toutes les familles qui souffrent de maladie et il convient à tous les figes et à toutes les classes de l\u2019humanité.Nous désirons maintenant attirer l'attention des homines et des femmes sur le fait que si d\u2019autres remèdes ont été sans résultat le Céleri Composé de Paine leur donnera ce qu\u2019ils désirent la santé et la force.Comme preuve de cet énoncé nous attirons l\u2019attention sur le témoignage de M.A.L.Wood, do Great Village, E., il dit : \u201c J\u2019éprouve hoaucoup de plaisir à ajouter ma lettre aux nombreux témoignages que vous avez déjà reçus.En 181*2, j\u2019eus uno forte douleur dans le dos à laquelle je ne pris que peu d\u2019attention.La douleur s'étendit jusqu\u2019au cou et devint très souffrante.Kilo sembla alors so fixer sur un nerf sous l\u2019omoplate.J\u2019ai fait usage de beaucoup de remèdes mais ma santé empira au lieu de devenir meilleure.Je consultai mon médecin ; il me dit que j'avais la névialgie et me soigna pour cette mala- WOOD die.Scs soins furent inutiles ot je consultai deux autres médecins sans obtenir d'autres résultats.Je no pouvais pas me tourner dans mon lit.je ne pouvais ni me laver ni m\u2019habiller, tellement j'ét iis intiime.Au bout de quelque temps, mes souffrances ayant diminué un peu j\u2019allai passer le jour de Noël chez mon beau-père, pendant que j\u2019étais là mon attention fut attirée sur un journal donnant les mérites du Céleri Composé do Paine, et je lus un rapport au sujet d\u2019uno personne dont la maladie était semblable à la mienne.J\u2019envoyai chercher uno bouteille de Céleri Composé de Paine et après avoir fait usage de ce remède je constatai que je pouvais mieux reposer et me tourner dans le lit sans difficulté.Les propriétés d\u2019uno bouteille du Composé semblaient chasser toute la maladie.Je puis ajouter que j\u2019avais un frère en Californio qui était malade et incapable de travailler depuis trois mois.11 avait été aux sources minérales sans en obtenir aucun bon résultat.Je lui écrivis immédiatement et lui conseillai d\u2019essayer votre remède.Après en avoir essayé une bouteille il fut guéri et capable do travailler.Je donne ces rapports volontairement et pour le bénéfice de toutes les personnes qui souffrent et je recommande fortement le Céleri Composé de Paine à tout le monde.Dia**iaaU.ariic!#-< en argent »n rhng bail# t* tm ulie* tloi, 4«OHÎj Mercredi.Jeudi \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 a4.IH7 Vendredi.Samedi.J58.471 Total.200.05^ Circulation Moyenne par Jour \u2022omamo finissant !\u2022 16 JXTIIV 1H94 34,842 MONTREAL, 23 JUIN 1894.LA PRESSE sera ad vessie à ht camjHujue, pemlant la saison d'été, à raison de 2X cents par mois.LES CORRUPTEURS Les remarques du juçe Doherty ont fortement ému l\u2019opinion publique et cette émotion est loin d\u2019ètre calmée.Ces r » .riruuor, n\u2019ont cependant causé aucune surprise, l\u2019état de choses qu\u2019elles dénom,\u2022\u2022lient étant depuis longtemps Connu; mais cllur.ont permis aux jour-iriinc de se prononcer sur des actes qu\u2019il ne leur était pas permis d\u2019apprécier J < d\u2019ii 'c n'^uvo sans laquelle la dis-nission était impossible et dangereuse.Le j paitios en cauao no sont pas una-n injuij.i condamnées ; leurs défen-¦ : us prétendent que la commission qu'ils ont stipulée n\u2019était que le prix d\u2019un travail spécial, absolument indépendant de leur serment, qu\u2019elle ne pou va{t influencer, et qu\u2019au surplus ils se trouvaient dans la position de nombreux experts qui, tous les jours, viennent devant les tribunaux défendre, sous serinent, leur rapport.Ces arguments sont spécieux.Personne ne conteste aux témoins des propriétaires de faire pour ces derniers \u2022 >us les travaux qu\u2019ils sont capables d\u2019exécuter et de se faire payer aussi cher qu'ils le voudront ou le pourront ; pas plus qu\u2019on ne leur conteste le droit de re iir, sous serment, comme les autres experts, défendre ou légitimer leur rapport devant les commissaires en expropriation ou tout autre tribunal.Mais ce qu\u2019on leur conteste c\u2019est le droit de venir témoigner, de tenter d'influencer les décisions d\u2019un tribunal alors qu\u2019ils ont un intérêt direct à faire pencher la balance du côté qu\u2019ils représentent.Les experts auxquels on veut assimiler les témoins des propriétaires se font payer pour leur expertise et ne font nullement dépendre le prix de leurs èr.ivaux des décisions de la cour.S\u2019ils sont appelés devant les tribunaux les résultats du procès leur sont parfaitement indifférents et c\u2019est justement lette indifférence qui les rend aptes à témoigner.En est-il de même des témoins des proprietaires dont le travail spécial, l\u2019expertise, doit être rémunéré par un percentage sur le montant alloué par les commissaires ?Evidemment non, quelqu\u2019honnêtes que puissent être ces témoins, ils n\u2019en seront pas moins in-Juencés par l\u2019intérêt direct qu\u2019ils ont dans l\u2019affaire ; ce ne sont plus des expert» mais des courtiers ayant le devoir A\u2019obtcnir pour leur client le prix le plus élevé.Un courtage n\u2019a rien de commun avec ane expertise et encore moins avec un témoignage.Une expertise se paie ce qu\u2019elle vaut »n dehors do toute considération de l\u2019importance matérielle du litige.Dans le cas actuel, les témoins des propriétaires disent : nous avons fait une expert ise pour laquelle nous avons demandé 10 p.c.do la valeur accordée par les commissaires ; en quoi avons-nous mérité les attaques dont nous Sommes victimes ?En ce que, répondrons-noua, le prix de ce que ces témoins appellent une expertise, dépendait de la véracité plus ou moins grande des arguments qu\u2019ils présentaient sous serment.Puis enfin, leur expertise avait une valeur quelconque, pourquoi faire dépendre cette valeur de la décision d\u2019un tribunal qui n\u2019est pas appelé à se prononcer sur ce point ?Une prime do 10 p.c.est hors do toute proportion avec le travail néces sairo pour l\u2019évaluation d\u2019une propriété, et ce taux généralement adopté dans les opérations de ce genre suffirait pour justifier le blâme qu\u2019on a infligé à cette transaction.* * 4 Mais dans les affaires de ce genre les véritables coupables, les personnes que la justice et l\u2019opinion publique devraient la pureté et le désint ci esse ment même, loin de là.C\u2019est une association qui ne crie si fort au boodlage que |M»ur cacher plus facilement les acte» délictueux qu\u2019elle laisse commettre à ses membres p«»ur le plus grand bien de la fraternité.L Assooiatiou Iminobilère compte parmi ses membres les hommes les plus ca-pables de dévoiler les dessous des affaires civiques, les ayant pratiqués et les pratiquant encore, et cej>endant, elle s\u2019est toujours refusée à fournir une preuve, un renseignement a ceux qui veulent sincèrement l\u2019amélioration des affaires municipales.Si 1 Association Immobilière était honnête elle ferait, parmi ses membres, une enquête sérieuse |»our connaître ceux qui ont payé des commissions à leurs témoins et les résultats de l\u2019enquête prouveraient combien le système actuel d\u2019expropriation est défectueux et coûteux.Mais l'Association se taira parce que son silence lui profitera.Cette honnête société ne souffre nullement de l'état de choses actûel, nombre de ses membres promettent cette commission onéreuse de 10 pour cent pour obtenir des prix fabuleux de leurs propriétés ; puis quand, grâce k cos témoignages intéressés, le coût de l\u2019expropriation a atteint un chiffre fantastique, cette société de purs appuie le premier carpet-bagger venu qui s\u2019en va à Québec obtenir, moyennant une autre commission de 10 p.c., une loi faisant remise aux propriétaires de la moitié de la taxe qu\u2019ils doivent.Toujours 10 p.c.! c\u2019est le taux que certains propriétaires offrent au premier témoin ou avocat venu qui veut les aider ii faire leurs affaires au détriment do colles de la ville.* * Quelles sont les victimes do tous ces tripo.ages ?les petits propriétaires et les locataires.Les petits propriétaires qui eux paient des taxes élevées d\u2019expropriation et n\u2019ont ie(,-u que la juste valeur, quand ils l\u2019ont re«;ue, de leur maisonnette ; les locataires qui paient les taxes toujours grandissantes causées par les frais énormes des opérations en expropriation.L\u2019ensemble du système de ces opérations est vicieux et doit être modifié, malheureusement il profite trop aux meneurs do l\u2019Association Immobilière pour qu\u2019on puisse, dans cette direction, espérer le moindre aide, de cette association moyen-âge.Pourquoi un groupe important de locataires, de commerçants ne se formerait-il pas, pour à son tour défendre les intérêts de la ville et le trésor civique, contre les empiètements de certains propriétaires et les saignées qu\u2019ils font au coffre public.condamner le plus sévèrement ce sont, lansjdoute possible, les propriétaires qui ont recours aux services do semblables témoins.Sans eux, sans cette commission alléchante, qu'ils no promettent que dans l\u2019espoir qu\u2019elle sera payée par les fonds civiques et non par eux, nous n\u2019aurions pas à constater l\u2019existence de contrats aussi immoraux.Le mal est plus grand qu\u2019on ne le pense et la majorité des membres de l\u2019Association Immobilière, qui ont passé par des expropriations ont eu à leur ser* ?ice de ces témoins à gages.L\u2019Association Immobilière n'est pas L\u2019EXPOSITION DE 1900 Il faut espérer quo lo Canada ne renouvellera pas Teneur qu\u2019il a commise en 1889 et qu\u2019il prendra part à l\u2019exposition universelle de Paris en 1900.Quoique six ans nous séparent de la fin do ce siècle, les peuples qui savent ce que valent ces colossales manifestations du genre humain se préparent déjà afin d\u2019y figurer avec honneur.Le Canada retrouvera, en 1900, Toc-caion qu\u2019il a perdue en 1889 de faire connaître ses produits au monde entier, s\u2019il se prépare de longue main à prendre part à cette exposition.Dans ce lu t, La Presse ci oit devoir donner, dès maintenant, les grandes lignes de la classification qui sera adoptée pour les produits exposés.1er groupe : Education et enseignement.\u2014uv«>ir s'enseigner dans une leçon de journal.Procurez-vous plutôt uu petit traité de taxidermie dans une librairie «le Montréal.Quant aux yeux des différentes espèce» animales, vous les trouverez chez Hearn et Harrison, opticiens, rue Notre-Dame, Montréal.Q\u2014Auriez-vous la bonté de répondre à cette question dans votre colonne : depuis quand date la franc-maçonnerie.\u2014Ekpa.R\u2014Que ne demandez-vous plutôt de quand date telle ou telle société maçonnique en particulier/ Je pourrais peut-être vous satisfaire.Mais vous dire de quand date la franc-maçonnerie, je ne le puis, p«>ur la raison bien simple «|Ue les Egyptiens et les Chinois, «les milliers d\u2019années avant Jésus-Christ, ont eu de ce» sociétés et ne nous en ont laissé que le souvenir.Le Chercheur.Carnet d'un philosophe : \u201cNeuf fol» sur dix, le» hommes n\u2019ont confiance dans leur» frmmes que quand elles ne le méritent pas.\" \u2014 Aucun tabac à fumer Derby en palettes n'est véritable, à moins qu\u2019il no porte l\u2019étiquette en métal.Casque Derby.\t152\u2014jno 1547 et 1519 rue Saiute-Ca-tlicrinc-Est QUESTIONS ET REPONSES Livres de lecture moraux\u2014Pie IX et la France\u2014Remède contre les punaises\u2014Camisole et robe de nuit\u2014 Vitrail et vitrine\u2014Villa-Meria \u2014 Le Vesuve et Pompéi \u2014 Linge, étoffe et butin\u2014Lettre de faire-part\u2014Alfred de Musset\u2014Librettos - L\u2019empaillage des oiseaux \u2014 La franc-maçonnerie Q\u2014Pourriez-vous me donner lo titre de quelques livres pouvant intéresser une jeune fille de 18 ans qui n\u2019a pas encore senti lo besoin d\u2019aimer niais qui excelle dans Tart de plaire.Je voudrais lui fournir des livres parfaitement moraux qui lui inspireraient une droiture d\u2019esprit et de cteur irréprochable\u2014E.G.R\u2014La liste en est trop longue pour être donnée dans nos colonnes.Vous la pourrez consulter à loisir au Cabinet do Lecture.Paroissial.Q.\tEst-ce vrai «jue Pie IX aurait prononcé à l\u2019adresse de la France les paroles que lui impute le dictionnaire Larousse à la page 962 du 12e volume ?Un Lecteur.R.\t\u2014Qu'en puis-je savoir moj-même ! Ce qu\u2019il faudrait plutôt se demander, c\u2019est ceci : \u2018 ' En s\u2019exprimant ainsi, Pie IX s\u2019est-il réjoui des défaites «le la Franco ?\u201d Le pontificat de Pie IX est là, du premier acte au dernier, pour prouver qu'il a toujours porté à la France, la fille-aînée de TEglise, un intérêt prépondérant.Devant un pareil fait historique, la citation de Larousse doit être prise cuw grano salis.JL Q\u2014Quel est le meilleur remède contre les punaises ?Doit-on dire : une robe do nuit, une jaquette ou une camisole ?Faut-il dire vitrine «>u vitrail ?A-t-on commencé à reconstruire Villa-Marin ?En quelle année eut lieu l\u2019éruption du Vésuve qui ensevelit Pompéi ?Quand dit-on linge, étoffe et butin ?\u2014Curieuse.R\u2014 Remèdes contre les punaises, question d\u2019appréciation.En règle générale les plus meurtriers contre la vermine sont les plus dangereuse pour la santé de l'homme.La robe de nuit est une espèce do longue chemise qui descend jusqu\u2019à la cheville du pictl ; la jaquette est un vêtement d\u2019homme (vêtement de jour) qui descend jusqu\u2019aux genoux ; c\u2019est aussi le nom qu\u2019on donne à la robe que portent les petits garçons Quant a la camisole, c\u2019est un vêtement de femme, espèce de mantelet, court et à manches.Vitrine est le nom propre de ccs fenêtres de magasins où Ton étale les marchandises ; vitrail est le nom propre de ces grandes fenêtres d\u2019église que l\u2019on orne de verres peints.On a recommencé à construire Villa- Maria.L\u2019éruption du Vésuve qui a enseveli Pampéï s\u2019est pnxluite 79 ans avant Jésus-Christ, il y a donc do cela 1973 ans.Le linge, c'est la toile, le coton mis en œuvre : les chemises, les draps, l«*s serviettes ; l\u2019étoffe, c\u2019est le tissu lui-même, de ylies «le table en appli.Etc.(Autrefolc de la société Papineau, 5Iarla« Mnckay & Morin).Chambre 00J.\tAo»-lor.\\ Li.o, i'iaco «l\u2019Arme*, Tel.KeP 2rt*J2.Argent à prêter sur hypothèque.f»3-Jno H.A.MILLER Peintre de maisons, d'enseignes et de rideaux, tapissier et décorateur, doreur vitrier, imitateur, blanchisseur, etc.-*\t\u2014^\tII I .V L V» 1996 RUE STE-CATHER1NE 211\u2014jno J.A.D.BEADDRY Gcnie Civil.Arpentage, Architecture êt Brerct -je m* puis me permettre «Peu r«T-i-\u2022 Ire\u2014il n\u2019a.au moius, rien d\u2019invrui-blabl*.< e n\u2019est pat en Amérique\u2014et ce n\u2019est pas hier\u2014que pour la première foi# on i - >ngé A utiliser la toile d\u2019araignées.l)ê« 1709, en effet.M.Bon, premier président A la Cour des Comptes de Montpellier, envoyait A l\u2019Académie dos sciences de# mitaine# et des bas tric»*-tés avec cette soi* paradoxale.Ce fut même Réaumur qui fut chargé de faire le rapport, d«»ut le# conclusion»\u2014 mon respect de In vérité m\u2019oblige à le reconnaître\u2014furent plutôt défavorables.Non pas que Réammir contestât l\u2019authenticité des éohantill ns présentés par M.Bon.11 prétendait seulement.avec calculs, prouves et documents à l\u2019appui, que lo jeu n\u2019en vaudrait pas la chandelle.Il faut, en effet, 90 fils d\u2019araignées pour faire un til de force égale A la soie et 18.000 i»onr faire un fil A coudre aussi solide qu\u2019un fil de soie do bombyx.Réaumur établit.en outre, qu\u2019il fallait deux fois plus d\u2019nrnignées que de vers pour fournir une même quantité de soie, de sort® que pour une seule livre de «oie d\u2019araignées.il aurait fallu plus de 28,0(H) cocons ! Four se procurer une telle quantité de cocons, on mirait dû nourrir uu nombre bien plus considérable d\u2019araignées.puisqu\u2019il n\u2019y a que les femelles A filer les enveloppe# de leur# œufs.Réaumur avait, il est vrai, grand soin d\u2019ajouter que si le produit des araignées de France ne pouvait avoir aucuue importance, il serait intéressant d\u2019étudier nu même point de vue les espèces exotiques.Le conseil a été suivi.En 1702, en effet, un abbé Raymond, de Tenneyer, fit des essais nu Brésil.Tl opérait sur les araignées vivantes, dont il dévidait le fil en l\u2019enroulant sur une bobine au fur et A mesure que ranimai le secrétait.Cet abbé devait être un homme patient et tenace, car il poursuivit s«-n entreprise pendant 34 ans sans se lasser ni s\u2019interrompre\u2014mais inutilement, A ce qu\u2019il semble, car avec tous ses soins, toute sa persévérance, sos bobines et ses pondeuses A fil continu, il ne réussit pas A recueillir en se# 34 années (1702-1790) plus de deux livres de soie arachnéenne.Ce qui n\u2019a pas découragé un grand Industriel anglais, M.Stillbers, qui s\u2019est mis récemment en tête d\u2019exploiter la soie des araignées tropicales de forte taille.Les bêtes fileuses «sont placées dans des cases octogones disposées \u201cad hoc.\u201d oû on leur sert chaque jour dos insectes variés en quantité suffisante.Dan# la pièce où sont rangées ces cases et où est entretenue une température constante de 15 degrés, on fait lentement évaporer un liquide compos»; de chloroforme, d\u2019éther et d\u2019alcool.Il paraît.en effet, que cos araignées domestiques ne travaillent bien qu'à la condition d\u2019avoir \u201cleur jeune homme.\u201d Il lour faut leur petite pointe pour faire de la bonne besogne.Combien d\u2019hommes, après comme avant Edgar Poe, furent araignées sur ce point ?Une fois grises, par exemple, les araignées ne se font plus prier pour pondre dos œufs diversement coloré# et enveloppé# d\u2019un cocon do soie.Ce sont ces cocons, dont chacun donne une centaines de verges d\u2019un fil infiniment fragile et ténu, dont on dévide et dont on file l\u2019enveloppe de la même façon que pour les cocons des vers à soie.On fabrique ainsi des tissus d\u2019un jaune pâle et mat, ayant l\u2019aspect de la soie bourrue, et qui serrent surtout aux chirurgiens on guise d\u2019hémostatiques.On sait, on effet, que la toile d\u2019araignée possède nu plus haut degré la propriété d\u2019arrêter le snug.C\u2019est pour cela qu\u2019un négociant parisien, dont le nom m\u2019échappe, avait imaginé vers 1830, d\u2019en faire des emplâtres contre les coupures qui furent un instant A la mode.Mais on comprend qu\u2019on pourrait aussi bien en faire d\u2019originale# toilettes de bal.A la condition, par exemple.d\u2019y mettre le prix, une livre de \u201cStillber\u2019s silk\u201d ne revenant guère à moins de deux cents dollars ! Mais, au pays des \u201crnstas,\u201d l\u2019on ne regarde guère A la dépense.EMILE GAUTHIER.\u2014La Hood\u2019s Sarsaparilla est grëparée avec soin et c\u2019est la seule qui le soit ainsi avec de la salsepareille, Dandelion, Mandrake, Dock, Pepsissewa, Juniper et extraits d\u2019autres fruits bien connus ; par une combinaison spéciale et un procédé on a découvert le remède connu sous le nom do Hood\u2019s Sarsaparilla dont les pouvoirs curatifs ne se trouvent pas dans les autres remèdes.Ce remede père dos effets remarquables quand les itres préparations ont fait défaut.Le# pilules de Hood guérissent la biliositè.\t(6) \u2014La Edward Cavanagh Co.importe et manufacture toutes ses marchandises et les vend exactement aux prix du gros.Venez vous en convaincre par vous-mêmes.Quincaillerie, poêles, huiles, jieintures, charbon, etc., etc., 2547 à 2553 rue Notre-Dame, coin de la rue des Seigneurs.Téléphone 8025.I* Edward Cavanagh Co.\t16 18 21 23 là LIVRES DE PRIERES En reliure* nou relie*, capitonnée* Albums pour Photographies XOUS VKX DOXS en! 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tenons, pour ce qui aous concerne personnellement, a.sou-ïiettre notre cas ù l\u2019opinion publique qui semble égarée par io» rapports erronés et malveillant» des journaux.Nous formons un bureau d\u2019expertises générales.Lorsque nous comparaissons devant jes commissaires d\u2019expropriations, nous pommes assermentés et, par conséquent, tenus de déposer selon notre conscien-ie, sans tenir compte des exigences des Sxpropriés ou de noo propres intérêts.Nous nous sommes toujours si bien tonfonnés à ce principe de probité élémentaire que, récemment, trois de nos clients ont récusé notre témoignage, estimant que le cliitlrc de notre expertise était trop faible.Dans l\u2019artiiire Brodeur, nous avons agi en .\u2019crtu de l\u2019autorisatiou suivante, rédigée selon lu formule ordinairement adoptée : Je vous autorise, comme experts, de vous occuper de ma cause devant les Commissaires en expropriation et de faire l\u2019état de mes atlaires, vérifier l\u2019inventaire de msn fonds do commerce, établir le bilan, estimer les dommages que j\u2019aurai à souffrir à cause de la dite expropriation, et aussi de rendre témoignage en ma faveur, comme Témoins Ex 1*'rts, devant les dits Commissaires : pourquoi je promets vous payer une somme égale ii 10 % du montant que les dits commissaires m'accorderont sans préjudice au montant des frais d\u2019experts, qui pourront être taxés par la cour en votre faveur.Nous reconnaissons volontiers qu\u2019il y a dans cette formule une expression impropre qui pourrait donner prise à une fausse interprétation.Les mots \u201c et aussi de rendre témoignage en ma faveur \u201d sont peut-être ambigus.Pris à la lettre, cela peut vouloir dire que nous nous engageons à favoriser nos mandataires, mais le simple bon sens indique que ce n\u2019est pas ainsi que l\u2019on doit interpréter cette clause, attendu qu'un pareil engagement serait non seulement nul de plein droit, mais encore délictueux, et qu\u2019il est impossible de supposer que des hommes d\u2019affaires soient assez naïfs pour inclure dans un document, destiné tôt ou tard à être produit devant des autorités judiciaires, des conventions criminelles.Nos formules ont été originairement rédigées en langue anglaise, puis traduites en français par le même rédacteur ; elles ne comportent pas, dans le texte primitif, l\u2019interprétation qu\u2019on lui a donnée.Au lieu de dire et aussi de rendre témoignage en ma faveur, elles portent olsu to give evidence before the »nid commissoners in said expropriation.Il ressort de cette formule très catégorique, dont la version française était destinée «à reproduire exactement les termes, tandis qu\u2019elle s\u2019en écarte étrangement, que nos honoraires sont fixés à 10 pour cent de la somme accordée par les commissaires expropriateurs, pour couvrir les frais des opérations énumérées plus haut : état des affaires, inventaire, bilan, évaluation des dommages, etc.Quant au témoignage sous serment et à la présence des experts à l\u2019enquête des commissaires, ils sont rémunérés selon la taxe fixée par la cour, ainsi qu\u2019il en est fait mention spéciale à la fin de l\u2019autorisation.Donc la première partie du travail nécessite les services de spécialistes, services de différentes natures et qui, tous exigent des connaissances pratiques sur chacun des sujets soumis à l\u2019examen.Or, il est de toute équité que ces travaux multiples et compliques soient rémunérés d\u2019une façon proportionnelle à l'importance de la réclamation et, par suite, au chiffre définitivement accordé.C\u2019est ainsi que l\u2019hon.juge Davidson, dans une cause No 1470, C.S.M.de James W.Crovier contre Herse et autres, a décidé que les services des experts, comme ceux dont il est ici question.devaient se compter non sur le montant réclamé, mais sur le montant accordé par les commissaires.Nous n'avons rien demandé de plus.En résumé, M.le rédacteur, nous réclamons de votre bonne foi la publication de cette lettre afin de détromper l\u2019opinion publique qui, après le remisse ment fâcheux de cet incident, aurait le droit de nous juger avec une sévérité à laquelle nous ne nous sommes jamais exposés.11 est de toute justice que les travaux accomplis par des professionnels soient rémunérés, chacun en conviendra.Nous avons fait notre expertise selon les règles de la plus stricte honnêteté, et nous avons réclamé à notre commettant la somme qu\u2019il s\u2019était engagé de nous remettre, à titre d\u2019honoraires, pour nos services et non pour notre témoignage.Nous demandons à tous les gens sensé» s\u2019il y a, dans cette légitime^réclama-tion, la moindre action donnant lieu à la critique.Tant que l\u2019on n\u2019aiifa pas démontré que nous avons forfait à notre serment en* expertisant en faveur d\u2019un citoyen au détriment des contribuables, nul n\u2019a le droit de porter une accusation contre nous.Par contre, nul ne peut nous contester le droit d\u2019exiger le paiement des travaux consciencieux que nous \u2022vous accomplis à la demande d\u2019un particulier, et nous avons le droit non V&oms incontestable d\u2019obtenir, par tous les mejens légaux, la réparation des dommages que nous ont causés les commentaires malveillants ou intéressés de certains journaux.Agréez, M., etc., A.Genurox, J as.I.Bogue, L.F.Lazose.Gendron et al va Brodeur Cuddv va Cressé et al Monsieur le Rédacteur, Depuis quelques jours, il s\u2019est fait beaucoup de bruit, dans certains journaux de Montréal, à propos d\u2019un jugement rendu par 1\u2019honorable luge Doherty, dans la cause de Gendron et al rt Brodeur.Des rapports plus ou moins faux, suivant l\u2019imagination des reporters, ont été donnés des remarques faites par le savant juge, lors du prononcé do son jugement.Certains journaux, avec une joie trop apptrente, ont profité de cas remarque h pour insulter du la façon la plus sanglante possible, le» demandeurs dans la cause, et faire rejaillir l\u2019injure jusque sur les avocat» de ces derniers.Nous n\u2019avons pas coutume de fuir devant la responsabilité de nos actions.C\u2019est pourquoi nous venons publiquement déclarer que nous étions, dans cette cau»e, les avocats des demandeur».Noua agissons de la sorte, non î*ar forfanterie, mais {Mirce que nous ne voyons pa», malgré le jugement du savant juge, comment nous n\u2019avions pas le droit, comme avocats, de prendre contre un défendeur une action, liasée sur un écrit i>ar lequel il s\u2019était engagé à payer le prix de services licites à lui rendus par les demandeurs.Nous croyons et nous avons lu droit de dire (pie le jugement du juge Doherty qui déclare cet écrit immoral, c\u2019est-à-dire, illicite ou contraire it la loi, est erroné et no peut {tasêtre maintenu.Nous ne commettrons pas la faute do discuter publiquement ce jugement,mais c\u2019est notre droit de dire que nous le portons directement à la cour du Banc de la Reine en Appel.Pour aujourd\u2019hui, afin do mettre le public à même de juger, par lui-même, si les demandeurs ont fait la faute qu'on leur impute, en faisant instituer l\u2019action dont il s\u2019agit, nous nous bornerons à citer l\u2019écrit sur lequel cette action est basée, et à donner quelques explications.Voici cet écrit : In ré Exptopriation pour l\u2019élargissement de la rue des Commissaires.A MM.A.Gendron, Jas.I.Bogue et L.E.Larose, expert», \u201c Je vous autorise comme experts à \u201c vous occuper de ma cause devant les \u201c commissaires en expropriation pour \u201c l'élargissement de la rue des Commis-\u201c «aires et de faire l\u2019état de mes atfai-\u201c res, vérifier l\u2019inventaire de mon fonds \u201c do commerce, établir le bilan, estimer \u201c les dommages que j\u2019aurai à souffrir à \u201c cause de la dite expropriation, et \u201c aussi de rendre .témoignage en ma 41 faveur comme témoins experts devant 44 lus dits commissaires ; pourquoi je 44 promets vous payer une somme égale 44 a 10 p.c.du montant que les ditscom-44 missaires m\u2019accorderont sans préjudi-44 ce au montant de frais d\u2019experts qui 44 pourront être taxés par la cour en 44 votre faveur.(Signé) 44 Christophe Brodeur \u201d Montréal, 30 octobre 1893.Tel est le fameux écrit.Son auteur aurait-il jamais pu supposer qu\u2019il attirerait sur la tête de ceux (pii l'ont accepté le torrent d\u2019injures qu\u2019il a fait déborder ?Les demandeurs en s\u2019en servant devant les tribunaux pour se faire paver de leurs services, ont agi de bonne foi.Cet écrit ne fait que constater le prix convenu de services licites.L\u2019honorable juge Davidson dans la cause de James W.Crevier va Dame L.Herse et al., a décidé : (c\u2019était une cause d\u2019expropriation intentée par un témoin expert pour se faire payer ses services comme tel), 44 qu\u2019une commission 44 d\u2019un pour cent (nous citons le juge-44 ment) sur la valeur de l\u2019immeuble est 44 la coutume, niais que cette commis-44 sion ne doit pas être calculée sur la 44 valeur donnée à l\u2019immeuble par l\u2019ex-44 port, mais la valeur même telle que 44 déterminée par les commissaires.\u201d En face d\u2019une semblable décision de la part d\u2019un juge de la cour supérieure, peut-on jeter la pierre au demandeur dans la cause qui nous occupe, d\u2019avoir suivi, pour ainsi dire, ce jugement.La commission qu\u2019ils chargent est sur le prix accordé par les commissaires, et cette commission est de dix pour cent, c\u2019est-a-dire trois et un tiers chacun,parce qu\u2019il s\u2019agit non pas d évaluer un immeuble de grande valeur, comme dans la cause de Crevier, mais de faire la réclamation d\u2019un locataire, qui ne s\u2019est élevée en définitive qu\u2019à 81,297.Le défendeur a fait travailler les demandeurs pendant plusieurs semaines, en différents temps.Il s\u2019est engagé par écrit à les payer.Une fois l\u2019ouvrage terminé, il n\u2019a pas voulu les payer.C\u2019est au public à juger.Mais les tribunaux n\u2019ont pas dit leur dernier mot dans la cause ; nous attendrons patiemment leur décision.Dans l\u2019intervalle, les demandeurs, déterminés à revendiquer leur honneur outragé, citeront en justice tous ceux qui ont traîné leur nom et leur réputation dans la boue.Quant à nous qui ne sommes mêlés à cette affaire qu\u2019en notre qualité officielle d\u2019avocats et qui dans l\u2019exercice légitime de notre profession, avons reçu des éclaboussures que nous ne méritions pas, voici ce que nous avons fait, mus par le sentiment de notre propre dignité, et poussés par le devoir nui nous incombe de conserver l\u2019exercice de notre profession dans toute sa pleine liberté.Nous avons, hier, le 21 juin, porté devant le conseil du barreau de Montréal, une plainte assermentée, par laquelle nous demandons nous-mêmes au conseil de notre Ordre d\u2019examiner notre conduite et nos actes dans cette cause de Gendron et Brodeur et de rendre une décision constatant si nous avons en quoi que ce soit outrepassé les limites de nos droits.Nous attendons avec confiance la décision de nos pairs.\t* Avant do terminer, qu\u2019il nous soit permis, malgré la longueur de cette lettre, de dire un mot de la cause de Cuddy contre nous, jugée avant-hier par l\u2019honorable juge Tellier.La presse ne nous rend pas justice parce qu\u2019elle ne met pas devant le public la demande exagérée à nous faite par le demandeur et qu\u2019elle ne dit pas que le jugement renvoie spécialement une partie impor-ante des conclurions de l\u2019action du demandeur, conclusions que nous avons combattues et que nous avons réussi à faire renvoyer.Le demandeur demandait à être subrogé à nos droits contre la Cité de Montréal non pas seulement pour les 8150.00 que nous avions reçues de lui, mais pour 8171.00 et pour toute autre somme à laquelle nous pouvions avoir droit.Cette demande était exhorbitante et mal fondée.Nous y avons résisté et nous avons réussi à la faire mettre de côté.Lesavant juge ne nous a condamnés à remettre que les $150.00quo nous reconnaissions avoir reçues.Nous pouvons ajouter qu\u2019à peine le jugement nous était-il connu que nous avons sur le chi.mp payé dette, intérêt et frais.N\u2019avions-nous pas le droit do nous défendre ?Cependant, un journal mal renseigné, va jusqu\u2019à demander si le conseil s\u2019occupera do cette affaire.Kst-cc nue le succès que nous avons obtenu dans la pratique de notre profession soulève contre nous la main de quel-qu\u2019ennemi nui dirige do l\u2019ombre où il se cache, les coups (pie l\u2019on essaie à noua porter ?Nous n\u2019en savons rien.Mais forts de l\u2019honorabilité et de la droiture de notre conduite en tout, nous méprisons la calomnie d\u2019oh qu elle vienne.Cressé et Descarries, Avocats.lui PRESSE, SAMEDI 23 JUIV 1894 US DRAME Exécution de onze Français au Brésil lia refusaient de servir Peixoto pour Pari», 22\u2014Onze Français ont été fusillé» a Kio-de -Janeiro au (\u2018ours de la dernière ginrre civile au Brésil.Ce» français, émigrants prêt» à rentrer en Europe, avaient été enrôlé» île fore3 par le gouvernement «lu maréchal Peix-qto et, comme il» refusaient «h* servir, il» ont été exécuté» sans jugeim nt dan» los fossé» d\u2019un ,j,.s forU ,1,.]ti««-« 11'-.!a* neiro.Une enquête a été faite.Au mi-nistêre des affaire» étrangère», il lui a été répondu qu\u2019on n'avait jamais entendu parler «le cette exécution sommaire.On a ajouté que, comme l'incident se serait passé au moi» de janvier, il était difficile ne -ont nlu* de »ai»>on, lor*qu on n en a piu» be*oiB.tel» que Sou* vêtements blancs en hivor Ou Nuages tricotés on été.s n coke d\u2019autres réductions ¦ N BLOUSES ET VETEMENTS BLANCS lilouse» blanche» avec frill, manchette» et coileib.Gâc »eulement.lil«*u»e» blanches, sveccollctct manchoue» ton.I on et 1 rode*.S1.«0.Jilou-c- blanche», uve«- po nt fi landai - et collet cl manchoue* brode-, ÿl.U).li'nuacs hlm che-, avec collet eL manchette» raide» et devunt en frill.31.16.Jupe» blanche» »erviable» pour dame», depuis 40c et au delà.Chemises blanches pour dames, belle Qualité, 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chemin par son mérite jusqu à 1 la table à déjeûnor.Il est délicieux.1 mm Ces marchandises que la Maison Blanche offre aujourd\u2019hui en vente à des BAS PRIX DEPASSANT tout qu\u2019on a offert jusqu\u2019ici, constitue réellement la MEILLEURE AUBAINE DE L'ANNEE Ces marchandisses consistent principalement en Challis valant lOo pour 5c.Grenadine à 5c et 6c-Etoffes à Robes 5c.Gants, Soie, Parasols et Demi-Parasols, Serviettes, Toile à Nappes, Serviettes de Bain», etc., te., le tout à des prix tels (pie ci-dessus.De plus, il reste encore quelques pièces du fameux Job de Marchandises Françaises Noires à 35c, tout laine, ainsi que quelques Bribes du stock de faillite de Geo.Libelle & Cie, qu\u2019il me faut vendre sans égards au sacrifice pour faire place aux inodes d'automne.Que chacun s\u2019empresse de profiter de cette unique occasion d\u2019acheter toutes sortes de bonnes marchandises à 50c dans la piastre, c\u2019est le meilleur placement que vous n'avez fieut-êtie jamais fait.Venez à bonne heure LUNDI à la Maison Manche.PKOPRIKTAIRE COIN DES RUES NOTRE-DAME ET B0NSEC0UR3 !?i»5-l 09831 LA PRESSE SAMEDI 2* JUIN 1804 9 LE HE VIVE >101 TUS Nouvelle Inédite P^rt» L*>uU.couKi.t* on rupi**laü dan# tt p.' tiifuuL du iMiaard, uruit jh r- 1 du.tif'4\taa u»£r**.I^t* !«.r!ut** cii f-n.i*».dès l\u2019Age de cinq nu*, il corn* IP\t\t\tMer sou\t1\tait».\trecel\tunt fl '\tÜUU#\tJour\tjuste üRse\tZ\tpot\tir ne\tpus I n»\tuuilr.\tii lie\ttrouva |>\til\tni\t\u2019utile\tl»ro- t«\t-t.ur\tp, ar\tlui payer\t\t*upi\t»r«-ntisi\t*uge U\u2019\tau u.\t«'\u2022tier.\tpr«#!ucttf\t1\t.lu*\ttard.\tUe | UL\tiuze\tit»# 21\tvingt an\t».\til\tgarda\t!«*\u2022 !.\u2022\t\tétable\tduus les\t\tIniu\te» ; *\u2022«\tfit «i\tmeeti\tpie de ferine.\t\tle\t* u\tnuées\tsui- TJ\tntee.\tt \u201ctir\tun prix\tdéris*\t\t«ire ;\tet.IL\t»lgr.'-\ttoute\tSOU éeoIH\t\u2022Ulie,\t\tU ne\tput j i\" hmi le \u2022onn d# m Pilote, m-\u2019tr* »***iit franc*# de\tJuiqu'A soixante ant*.il alla de ntMairia en *né-tiilri* s\u2019-.ftrant pour ftre valet, aecvjh tf* t»;.r .i» iM»ur une huitaine, mai* gAdié bientôt, car H était trop malingre j.ur nuppoi tv*r le# dura travaux ch : j [.être*.V.rs soixante an«.il \u2022\u2019acheta une hoîte de fil, qu«ah|u< h oentaiuea d\u2019aiguille*».deux ou trois gro'*e« d*éi>inglea.une trentaine de Terge* «U* ruban# mul-ticoji ft*» ù lH»n marché, quatre douzal-n«*s ue cordona de M*uller# i **1 il ^ \u2019*n fu »Q magaxiu sur le ch*a\u2014de pr»^* ¦ aur les placet puhliquea.troquer con-U' du hillon bien s< nnant ton stock misérable de marchandiaea.* 4- La Françoise était une très vieille f* mme, aussi pauvre cju** vieille.1-lle avait traîné longtemps, longtemps le boulet de la vie.Tant qu\u2019elle » était sentie valide, elle avait trimé de-ci déjà.gagnant irrégulièrement les douze sous qu\u2019on lui payait une journée» de travail.Mais l\u2019Age vint, et la fatigue tuissi de ses vieux muscles usés ; son teint, nui n'avait jamais été *1 aurore, se rida profondément sur ses traits oouoés A la hache.Sans ressources, mais fière, et ne voulant pas tendre la main, elle fit comme père Louis : eüe acheta quelques rubans, de graisseux I uts de dentelle au rabais, et cria, elle aussi, sa marchandise .dans les foires, de sa voix aigre qu'une éter-lalle bronchite rendait chevrotante.Père Louis, qui était du même pays oue la Françoise, avait vu d un mauvais a*il s'établir une concurrence à son commerce.Aux premiers préveiU où il rencontra lu Françoise, il fit sem-blnnt de ne pas la voir, et dans les cris gutturaux qu\u2019il poussait pour attirer b s chalands se sent lit comme un dépit.Mais il se dut dire bientôt, mr il avait l\u2019Ame bonne : \u201cA quoi bon tenir rancune il cette pauvre femme, vieille comme moi Je suis vieux, et qui, pour vivre, pour ne pas avoir la honte de tendre trop ouvertement la main, fait A présent ce que j\u2019ai fait autrefois, \u201cfait du commerce\u201d ! il faut bien que t ut le monde 11re, ti\u2019ea^rcc fia s ?et puis, le bénéfice qu\u2019elle m\u2019enlève est si petit.\u201d Louis fit donc les premières avances ch* bonne amitié, servi qu\u2019il fut par le hasard.La Françoise trouvait la vente d\u2019i.ne paire de cordons de souliers, et H no lui en restait plus : complaisamment.père Loi-'s.qui se trouvait A passer par IA.offrit A la Françoise les cordons qu\u2019on lui demandait.La vieille femme le remercia.Le premier pas était fait : c\u2019était le plus difficile.Peu A peu une sorte d'intimité s\u2019établit entre les deux vieilles gens ; et bientôt.Louis et la Françoise revinrent ensemble de leurs courses, 1 un aidant l\u2019autre trop fatigué.Ils se racontèrent d\u2019abord de vagues histoires, parlèrent de la pluie et du beau temps, de leur commerce qui ne prospérait pas, mflriront «le petits plans dans le but d\u2019augmenter leur prix de vente pour « haque nrti de-car.tous frais payés, il ne leur restait quasi rien de bénéfice.Puis ils se di rent les détails de leur vio ; et leur conversation sur ce sujet finissait^ invariablement par ces mots : Nous avons été bien malheureux ! Malheureux ! oui, ils l\u2019avaient été, les pauvres guenilleux de l\u2019existence.Lequel des deux vieillards avait éprouvé le plus d\u2019ennuis, de souffrances «d do peines ?On n\u2019aurait su «lire, car leurs rides A tous deux étaient bien profondes, leurs teints bien jaunis, leurs jambes bien flageolantes, et bien voûtées leurs échines.Le temps et la misère ensemble les avaient marqués de leur lugubre empreinte.Ouelles joies avaient ils éprouvées?Cette question, que parfois ils se posaient.leur crispait les lèvres d\u2019un rictus d\u2019amertume ; ils dodelinaient de là tête tristement, et répondaient qu'ils n\u2019avaient ressenti nulle vivace et vivifiante joie.Sur leurs joues alors coulaient Quelques larmes soulageantes, et fis se sentaient consolés un peu ; ils avaient trouvé, A se raconter ainsi mutuellement leurs peines, A se plaindre I\u2019lin l\u2019autre, uu soulagement, un remède guérisseur, un luyinie souverain, du courage enfin pour continuer la vie de galérien qu\u2019ils menaient depuis tant d\u2019années.L\u2019intimité du père Louis et do la Françoise devenait de plus en plus grande : elle s'accrut encore quand père Louis vint fixer s«>n domicile «huis nue petite et malpropre maison tout auprès fie la non moins petite et non moins malpropre maison de la Françoise.Ils achetaient désormais leurs marchandises ensemble, y trouvant un tout petit bénéfice : et dans l\u2019une ou l\u2019autre maison, les soirs d\u2019hiver, ils se réunissaient devant l\u2019Atre pour causer avant de s'en aller dormir.Sur l'un ou l'autre banc «le pierre, les soirs d\u2019été, qua ml le soleil allait disparatre dans le lointain, ils s\u2019asseyaient, toujours ensemble et seuls, causaient et se distrayaient en regardant les plongeons dos canar«ls dans la mare pleine d\u2019une eau sale et boueuse.Los voisins jasaient : ils riaient.Los sigrofins faisaient pleuvoir fies* lazzis dans les groupes «le commères qui se tenaient les côtes de gnudissement en vovunt passer ensemble les deux vieux: l«>s philosophes faisaient des contes A dormir «lebout et les mauvais»»* Inn- ies attaquaient la moralité «le la ' rançoise vis A-vis «lu père Louis.',TTno fois, père Louis demanda A la Françoise : \u2014Quel Age avez-vous, ma mie ?\u2014J\u2019ai soixante et seize ans.\u2014C\u2019est comme moi, chevrota père Louis, mais vous ét»»s tout de même un p«'U plus vieille que moi ; je n\u2019ai que s«)ixnnt«» et quinze ans.\u2014CYst un bel Age, se contenta de dire la Françoise.\u2014CVst-A-dire «pie oVst un bien bel fi g\", appuya père Louis, et même que tout le momie no peut pas se vanter d\u2019aller jusque-là.\u2014Pour sûr ! \u2014Quand on a doublé le cap de la sep-tantniue, voyez vous, ma mie.on peut s\u2019attendre d\u2019un moment A l\u2019autre A fn ire la pirouette et A tomber dans le trou.\u2014 Pour sûr ! affirma de nouveau mol lenient la Françoise qui nVnvisuguia» vous réuniriez v«.* deux tnsga-iùii*- et ça éviterait de la pe.ue A voa Hieuts.Et la voisine s\u2019en fut, l\u2019air bonus femme.Le iM.ir.quand i>ère I.eui» et l« Françoise furent réunis, lu François# \u2014 toram# étant l\u2019aîuée\u2014dtuiiuda A père Lo-ji» : -\tVous ne savez (uts es à quoi je song«» y \u2014 Non.A qvoi ?\u2014 Il faudrait n«*us marier ensemble.Père Louis réfléchit quelques instants.\u2014Dame ! fit-il évasivement.\u2014Parcs que vous compn nez, on ne peut tout «le même pn* habiter en-seinbls sans être mariés.On se mariera it.et notre magnsiu serait fondu en un «eul : on n\u2019aurnit.A mets deux, plus uu\u2019une ferme de inai-Non A payer : t«*ut serait bénéfice.Et puis c\u2019est vrai que nous nons aimons bien !! \u2014Da: i# I bien sûr, acquiesça père Loui« -\tSi on se mariait, ajouta !a François».ça n#» Remit pus comme ceux qui »e marient Jeunes, par exemple ! \u2014 Ah î non.bien sûr î Moi.d\u2019ul»or«l.i«* n\u2019ai jamais été l»euueoup p«*rté lA-dessus.Mais je me marierais bien tout «le même.p«*ur n\u2019être pas obligé de me faire la soupe «jue je mas ge.pour ne plAs vous quitter.\u2014Et moi aussi je me marierais bien arec vous, pour que, si je tombe malade la première, vous me soigniez.tu me soignes.\u2014Eh bien ! c\u2019est ça.dit père Louis, affaire entendue, marions-nous.Et il mit sa vieille imtin «lans la main rblée de la vieille Françoise.* M.JL Quinze jours après la noce se fit, an grand ébahissement des chiens, des canards et d«*8 oies, même des honiums et «les fcmnu»s qui n\u2019en revenaient pas d\u2019un amour si tardif.Dans les recherches qu\u2019on fit dans l«»s registres, on apprit que père Louis.«In nom d* sa mère, s\u2019appelait Mouton.La Françoise s'appelait Bon neau.ÎU passèrent A la mairie où l\u2019adjoint A la souventrière tricolore, le visage réjoui et narquois, leur ayant posé les questions «l\u2019usage, déclara unis civilement Louis Mouton et Françoise Bonneau, et apprit en outre A cettère Laflotte fumer un cigare sous l\u2019eau, sur le dos ; même qu\u2019il crachait jusqu\u2019au bord pour ne pas î:i salir.Et puis, c\u2019est lui qui plonge ! 11 rapporte une épingle qu\u2019on a jetée au fond de l'eau.\u2014ernoir, frêne et chêne, «ires cl gravures, tapi*, prelart», matelas Uts de plume*, oreillers, literie, miroir*, gn/e.Hors.p«Ues.rideaux, meuolesdo salle à manger.vaisselle, verrerie, argenterie, coutelle-rie, lampes.u»t« nsi!c* de « ai- .-e.huit p«v< les de pu#*age, fourneau transe) cl autres poêles de Cuisine.Aniuubloment d«» *alon, tapis, tables, orne menis.rideaux, miroirs, etc., etc.Absolu mont sai.- re»crv e.Il 4R( 01TK à FBFRKS.194-3\tEncuntours.GRANDE VENTE AUX ENCHERFS PUBLIQUES 500 ton no-» de foin on balle#, rndonvtnag pat 1 eau et la fuince, seront %« ndu« - pour lu «'oiupie de* inU-reHnés, «k.ix entrep«d» «le la Montreal Stock Yard Co \u201d, rue bi Etieune.l\u2019ointe bt Cliarles.Lundi, le 25 courant, à 2 heures p.ra.Kn lot h convenables aux acheteur» et ub*o lument ».tn» réserve.MAROOTTK FRERES, 195 1\tKncMiueurs.F4K Bh.N.Vl.MI è BARSALOl VENTE POUR LE COMMERCE Par PENNING * BARSALOU A leurs salle» do vente, hü et b8 rue bt l*icrrt MCRCRBDI, lo 27 JUIN Vente régulière hebdo madaire de nouveauté», etc.romprcn.«ni.kltoffc* à robes, indu n te#.« acbemlros.fluuellcs coton», tissus a «\u2018licmises, cretonne*, coutil*, lingerie de im-n.igo.toiles de table, sateens, drapa manteaux.riilear.x en «loutelle, bosdecoton.oorue t x - !«\u2022*.preiarl d\u2019escalier, lapisde tahlo 4iatmcal r v ett< do Fi.n« e et llollandi.toi* li*- d.- table holiandai***.rubans, bibelot», no-\u2019i« .'te.Aussi artieffi de toilette, -ous-x > (\u2022 nient# article* de col -n, etc.Au*si 3«0 d>ni/aiiu s cravates a»*oru \u2022», blanches ci de « \u2022mit ur.tout) * marcha lises nouvelles.Au*»i ItH» p4«ur hommes, fèmiuos et enfants.Aii\u2018-i habits dhoin n \u2022*.de jeunes gous et «le petits gttr«.*ous.A u*si e.«i*so# de trilots.scr-.twet'd* anécossais et ramuliens, - \u2022 ' iottes tre m » « \u2022 «i«» fantaisie, diagonal «n c.Mipi.n*.Aii'si « .ti-cs do chaussure* ot une ?r du \\ ari« te d autres marchandises en lot*, approprie* aux bc*oin# du commerce do lu ville et de lu campagne.Vente 4 DIX heure* n.m.HI VMSCi X MRHALOr.195 3\tLu conteurs.L\u2019iüa Hue NOTRE-DAME OUEST DEVANT ETRE EXPROPRIE VENTE A L'ENCAN \u2014 DK \u2014 Fixtures de Magasin Vente pour le Commerce A SOS SALLES, 09 Kl K bT-JACQl KS Mercredi et joudD les 27 et 26 courant A 10 heures, chaque jour.Un fond* do bamiuerouto do nouveautés nu montant du $6,(00.amorties tweed*, in-dienno*.coton*, «notre* a robe», dentollcs, sous-vétemont».bu-, cravates, chemises, niouclioirs, ruban*, bretelle*, gant*, etc.Un stock d«* ferronnerie* de $3.000.fer, o«i til*, clous, vis, boulons, s«vrrnre*.boutons do portes, penturos.fournitures pour menui-Mcrs et meubliers, peinture, huile, verni#, etc.Un stock de vaisseaux et articles émailF# do toiito« «orte-, l«*g«*rcinonî endommagés par 1 eau et le feu.$2,000 valant, «iH*«>rti* ; tiiéières, enfotière*.bu*4n*.bol*, canard».vai**(*aux do poêle, poêlon*, cuiller* à pot», as*iottos, plats, chaudb'rc#.etc,, bhinc* et do c«»uleur*.Au»si, la balance du stock «lo fail-lit«j de J.it.Itc-longcliamps, oon»i*tant en vais-t-llo.verrerie.tupis»oric, article* de ta-blctte*.fotTonnerie.pots do grè*.etc., etc., au niOMtant d«* $2,000, #era \\ end ue pur ordre du cuiatour.M.Cl»».De marteau.Absolument sans réserva*.M.UUOITK FKRRr.3, 195 t\tFeanteurs.GRANDE VENTE PAR ENCAN -DK\u2014\u2022 mHGNIFIQDES [HEUBLES NEUFS, MARDI, après-midi 26 juin» Au magasin No 16G3 et 1695 rue Notre-Dame.\u2014COMPRENANT- Mftjrniflqr.es Ret* de salon en turkish rurf, peluoTie ou brocatollo d«,* soie, ot en crin.2 beaux piano# eoltago, rideaux «*n *:««nielle, fauteuds « n br«»« hr, magniflq\u2019u o ¦ hu hoj t)er çant« s.braux «-ideboards en ch< t»e, noyer noir et merisier,belles tnfab &«l?ner qui « onvi«*nnen nu sideboard, set de chai e; couverte en cuire, sofas-lit, canapes et» cuir.Ubliothèfiue*, pu pitres.fgarderoboM, mag!iifi«,ues set# «lo cham bre noyer noire, en chêne et.C'-rister,sommier, matelas on crin ou laine, une grande variété de cadre.» et gravures, magnifiques mindrs argenterie, caros»os d enfants, tapis prelatr un grand safe.1 lot de marchandises sèches provcnentd\u2019nne faillite, lo tout pour être voua*» nans reserve.MARDT,à 2% heures p, m,, au Xo 1G93 et\true Notre-Dame, MAKCOTTK d FRERES, 195\u20142\tEncan tour».AVIS de FAILLITE DANS L AFFAIRE DE J.B.O.Archambault, FAILLI.Lcr soussigné» vendront parencnn public, à leur bureau.No 97 rue tSt Jac«iue*.Montreal.Mardi, le 10 Juillet 1891, a midi, le# immeuble» ci-upres désigné* : lo Une terre située sur la seconde conec# sion de la paroisse do St Antoine, contenant environ ti\u2019ois ai p« nts et sept porches «le front sur une proton '\u2022 de tr« ute urp«*nt* et «\u2022«\u2022»» tinuan' ensuite par ¦ *mtro arpent*ot demi de largeur sur une jirofondeur d'environ quatre urpent».le tout m an moins *ai»s aucune ga-rantie do inesnr«) pr< - i#e, tenant nu sud-est aux terre* «le la pri i»iu*i*o concossinn ot.au nord ou«*st, aux terre* do la troisième coure-sion de la «lite parois-o do St Antoine ; «l»i c^t\" nord-est ft J« an Dnptisto St («ermftln cl a Xi*te Malo.et «lu coté sud-ouest ft une route puhli«|ue avec maison, granges et.autre# K\\-ti»«osci-d«*#8U# construites et coi»n»»e et désignée sur le plan ci nu livre «h* icnvoi otii« lets t nurladilo paroisse «in Mt Antoine comme «\u2022tant le numéro cent soixante et neuf «No 169).2o Un terrain en boi» debout, situé sur la sceonjioconccRsion do ht pi.roissc do (\u2019outre-cœur, contenant environ \u2022« j»l urpent*de terre en superficie et connu «d, «lr*ig»»6 kut lo plan et au livre de renvoi oflicicls pour la dite paroi**:' do Contrccfrur comme « tant le numéro quatre cent cinq (No 405\u2018.3o l*n te» rain situé «ur la mémo conectuion do la «li!»î paroiS'i; «lo CoutrcouMir tout on boi* «h-bout contenant, environ cinq nrpimts de t«-rrc en Rupcrflcie et connu et «b signe sur les dit* plan et livi-c! do r« nv«>i offlcicls pour la pa»ois*c «lo Cont \u2019 «\u2022«\u2022.avec a-«umnce «lu mule pio^lre».hcun.-c pour i atiu«*e.\u2022 huvui voiture.le tout au dt -.*U' du mille 1 ia-'r »».\\ cadra pour A \\ endr» pour couee u.\u2022aaté, fc adrc.-éjr a 1104 Outat-io.\tTU\u20143c V VENDRE - Au « oin des ruu* Moût Ro>.il et thoiiiin PapÎMéau.16) g iiB, i uiidition- facile-, ff\u2019adrusser a T.A.Duchar-tue.15 âi Jac«|Uw's.\t1 p ^ \\ VENDRE rue Ontario entre Mathieu et Gain, 2 lob 40x9ou t«oii mare lie.urassera T.A.Dm h arme 15 £>t-J ac« 1 ues.1 \u2022 1 A VENDUE Un inagniAque étal de hou* cher.c)«« \\ al.haruai».voiture* d «tu to a uivcr, fai-an t «le 1res bonne* affaire*-, -nud 4au* uu de» meilleure quarUer» «le ia ville.Hounu raison pour vendre.« hame txicp.«\u2022ur « ui\t« .\t- vt.«i.ir\t.j niar» lté.> adre-*» r luiuu diatemeut t.u Nu AB rue Lagi 111 chetlére.Montreal.Im« 3c \\VKNDRE\u2014Une groi\u2018(\u2018fiu pour cause de Ui-part.-ur la ruu B« rri No 1176.>diuue dan» uue bonne place, h adresser sur lue lieux.1&6\u20146 \\ VENDRE un 1res beau « errosse de fa l'amiüe a tre** bon tnurebu ; 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Irlandais.16 Antes nationalités.7 88 DÉFENSE Mais.$724.89 Avril.643.33 Mai.459.17 $1,729.39 Do cette dépense, il faut déduire les sommes suivantes reçues pour la pension «les malades privés : En avril.48.50 En mai.229.00 I.VILLEGIATURE ICTIL BCLLXtUX Chamtoly Ea.si.iv **.Q LYr lu.1 cl sera ouvert io 1er m il.lunlotsmtni rends s nvuf.avec cuamb- *i i.übe-i *.grande literie, boniu*'* vb.iioutKM ur .a*-** ol la pé he.« «\u2022 q.i ea fait un * l'h»* tenu* hotel* «lu ray* i>i> ir )«* toute, iluiant | «n».lion s«*r\\ io*- i ai 1» *».T.K.D tu in u ie* de distance de M«»ntr lt.i*»*in.\tlit mo E.\u2022277.60 P.Lachapelle, Surintendant de l\u2019hôp.N.-D.Paris va posséder une rue Carême ! Cette rue aéra ainsi dénommée «m l'honneur «lu cuisinier célèbre qui portait un nom al peu gastronomique.D'aucuns se révoltent.Cet honneur A un cuisinier.Pourquoi pas ?Il vaut mieux le voir accordé ft un homme qui a délicatement nourri ses semblables, qu\u2019à tant d\u2019autre» qui les ont massacrés.Ne partagez-vous pas cet svls-lft ?\u2014Le tabac à fumer en palette» Derby est reconnu comme étant le meilleur sur le marché, 6 10 et 20 cents la palette.\t152\u2014jno Fre»h Air Fund La représentation de mercredi soir prochain au Théâtre Français a un double intérêt par le fait qu\u2019elle est au bénéfice de cette belle œuvre philanthropique, le Fresh Air Fund, et qu\u2019elle servira en même temps à l'introduction de cea artistes de renom, M.et Mme Sydney Drew, dans la délicieuse comédie : \u201c Still Waters run deep,\u201d do Tom Taylor.Maison lambrissée en brique à trois étages, w.c., accommodations modernes, bonne cour, située au No 82 rue St* Augustin, St-Henri, le propriétaire désirant quitter le Canada, vendra bon marché.S\u2019adresser à \u201c Wilby,\u201d 28 rue St-Henri, Cité, entre 2 et 4 heures.STE PH EXS .-O.nr \\.\\.IIO\u2019I El.\\V l\\HSOR L cadruit le pliiH ; . et U* pin» di-hcUmv.cnm ni* ui pl*4«e «IVau la |*!u* ranpioi lu e «lu M«»nt : « a.l\u2019oint de plu* i*ol eiuuxdt pour la j« \u2022 he.la «\u2018liat-Ht' ou la protin1 na«lu wur l ean.I l.itnl>ri tpai eu*i\u2018->.le-m«-il b\ti * le* prix.»t < «ircKSir A H.( .ilo\\\\ .Louses Point, N.V._____________ 177 juo _______________ C\u2019A C\u2019O I * IN A.Oii u'ior durani I «-a.un do* < Imli'urs f I.o J4: Ltvvr«-u«u Hall.« ;i \u2022>una, K«-ra ouvert pour la r« «-option d< * I t, * lo II ci«\u2018 juin.A «au*e «le* dvinaïuie* in«'« '\u2022.into* pour ao-comuiodatloiiK au M Ltwiviioo Hall tplaoe «l «-nui « oiu1 * i son.!«** propru luiiTrf out .iugé n» « \u2022-.« ! io d .iitiun.or la «lai - d'ituverluro plu* a laums Ucuiv nu l * l'uut l'ait iu* «-omiin* «i habitu«lr le» .inu iioratioii* quK l un > fait wont touioufNen rapport ave»- la ru* nomun e de oe rendes-vous ranudii'ii favori.Four rrn*eignein« \u2022 ' * « oiumnumi lo-.pri\\, « t.*., s'adrussur A \u2019 i ,:i,H sT ( >\\(.K.giuaut.nu- St 1 ami*.Qu\u2022 hcc.Jumlat«\u2018«ù «1amo du l\u2019or tage.1 >«\u2022 gmiul* In-ti!* et de nombreuse* \\il lus s > -ont i-lex t-H comme par riudiuiitetiu nt depui» Iroi,* ou uuatre ans.On a « ru «b voir > ajouter mu- suporin.hin uo n t> > pour i«-* fa inillt * «lui .u*.i -nt la tiMnuulllit'-.Quoiqu oii puisse, vu se* >1 .meuKious, lui donner lo nom «t hhtcl, on a piviere lui garder h* «-ara t re «l un»' gi .«mie peu ou priv eu, ferau e au \\ a et vient «lu publu .(Ym» bai i.\u2014e.t-Io\\««< a «\u2022«\u2022nt pil'd* au-dessus «1«» la iiht.«*s| orneo de larges v eranda*.\u2022i'lminon*«>* galerie*, de superbe* baleons.«\u2022*! environnée «le \\ n te* pelouses, coinmande b * v ue* les plu* «t.lieien-uset plisse,le .1 l intérieur tout le >onforl «ju on puisse desiicrpuur *'»i « t *«\u2022* enfants.< et!«\u2022 nmmhle niai-on -< ia ouverte le I.'» juin.Taux triit- ineui iiniiie* auv prix «le* mai*on* «le | ensiun et spu.ialenu'iiL bu*.Table «le preini« re « lasse garant le.Hcuux meubles
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