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Titre :
Jeune théâtre
Éditeurs :
  • Vaudreuil :ACTA,[1971]-,
  • Vaudreuil, Québec :
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
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Jeune théâtre, 1972-12, Collections de BAnQ.

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rès 15 ans e de nom page 3 ICE vs PAGES 2-18-19-20 s sceances Pages 14>15 1 0 IJ D C\ ' L - '1 ± 1 ¦ ¦ D UL Théâtre vs police!.ou la répression tranquille spectacles aux quatre coins de la “monde ordinaire” se retrouve ville.Avec un succès certain; le 18 & 19 ?M/UD/tE q ^arde i ON-EST-TUm CHEZ H VWSI 1 A ' Parade de par les rues de Lon-gueuil des comédiens du Théâtre Euh! avec des messages en "clair", messages qui n'eurent l'air de plaire à une certaine bourgeoise.Au tour du théâtre d’ètre victime de la répression tranquille des bourgeois bien pensants.Au mois de juillet! A Longueuil! Dans le cadre d’un festival d’été! Engagés pour deux semaines par Stéphane Marois, du théâtre de l’Arabesque, elle-même engagée temporaire de la municipalité comme responsable des activités artistiques du festival, les comédiens du théâtre Euh! présentent leurs L'oeil scrutateur, deux policiers examinent le permis accordé par les autorités municipales et encore en vigueur lors de leur visite sur les lieux de la représentation.I JEUNE THEATRE est une publication de l'Association Québécoise du Jeune Théâtre, société ayant siège social et secrétariat au Centre Culturel de la Cité des Jeunes à Vaudreuil, Québec et dont le directeur général est M.Jean Fleury.Téléphones: 234-9311 (Vaudreuil) et (514) 453-7110 (Montréal).Les auteurs de textes sont seuls responsables de leurs écrits.André Paradis, responsable de l’information; Jean Fleury, secrétaire de la rédaction; Roland Béchard, directeur artistique; Charlotte Charbonneau, responsable des abonnements.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec, quatrième trimestre 1972.Volume 3 Numéro 1/Décembre 1972 © COPYRIGHT BY ROLAND BÉCHARD 1972 J 2 Photo: A.Q.J.T, irov L'ACTA CHANGE DE NOM ET DEVIENT VASsecunon çbeeecmse mi jeuke iheaiae L'Association Canadienne du Théâtre d'Amateur est devenue l'Association Québécoise du Jeune Théâtre, au cours du Congrès annuel tenu à Montréal les 7 et 8 octobre.Dans le but de mieux identifier la réalité de leur regroupement et de leur action, les représentants de quelque trente troupes de théâtre de tout le Québec ont procédé à ce changement.En effet, née il y a une quinzaine d’années avec la volonté et le mandat d’assurer la promotion et le développement du théâtre d’amateurs au Canada-Français, l’ACTA avait progressivement limité ses activités au Québec, par la force même des choses, en raison de ses faibles ressources face à l’immensité du champ d’action ouvert par la période d’effervescence artistique qui commence avec les années 60.Par ailleurs, à mesure de la généralisation de l’accès aux instruments de formation théâtrale, à mesure du développement de l’activité théâtrale et du surgissement d’une dramaturgie québécoise, s’est estompée, particulièrement au cours des dernières années, la distinction entre théâtre professionnel et théâtre amateur.Sous le signe de la création, en symbiose étroite avec l’environnement socio-culturel, un courant s’est développé rassemblant des gens de théâtre venus de tous les horizons.Profitant des moyens permettant à un nombre croissant de personnes de faire du théâtre, leur activité principale, le Jeune Théâtre est devenu une réalité que l’ACTA représentait de plus en plus.C’est dans cette perspective qu’il faut voir la transformation de l’ACTA en l’Association Québécoise du Jeune Théâtre, et l’adoption par le Congrès d’un ensemble de propositions visant à donner à l’A.Q.J.T.une action plus cohérente, plus systématique.Comme le disait le document présenté par le Conseil d’Ad-ministration aux congressistes: “.après une étape de déblocage où le tréâtre “amateur”, porté par le grand élan de la découverte du théâtre québécois, s’accommodait bien d’une ACTA à l’action très empirique, il faut passer à une action plus organisée, plus systématique pour permettre que le jeune théâtre connaisse une autre phase de développement, une autre période d’éclatement”.Dans ce sens, les déléguées des troupes, tout en insistant sur le rôle de “défense et représentation” du Jeune Théâtre auprès des corps publics dévolu à l’A.Q.J.T., ont traduit leur souci de développer au ?4 Plusieurs comédiens et auteurs ont fait leurs premières .et Maurice Gibeau.armes dans des troupes d'amateurs, ici: Jacqueline Ba-rette ./*• ¦ M s 'jgJ JL 4^ gionales; promotion et soutien des initiatives genre colloques, symposium, semaines de théâtre, etc .Enfin, en plus de rappeler la nécessité que l’A.Q.J.T.poursuive son action de promotion des regroupements régionaux (comités régionaux et festivals régionaux de théâtre), le congrès a montré par diverses propositions, sa volonté qu’une plus grande attention soit accordé aux troupes Jeune Théâtre travaillant sur une base permanente.Rappelons que l’A.Q.J.T.regroupe plus de 80 troupes de tout le Québec, qui élisent un conseil d’administration de 9 personnes chargées de l’élaboration et du contrôle de l’application des politiques votées par le Congrès.Le conseil d’administration comprend actuellement MM.André Paradis, Roger Thibault, Réjean Roy de Montréal, M.Philippe Ge-nest d’Alma, M.Jo Godefroid de Rouyn, M.Dominic Lavallée de Sherbrooke et Mlle Anne Dandurand de Ste-Thérèse.Le comité exécutif comprend MM.André Paradis, Roger Thibault, Réjean Roy, Robert Gurik et Jean-Luc Bastien.Le Directeur Général de l’A.Q.J.T.est M.Jean Fleury et le siège de l’organisme est au Centre Culturel de la Cité des Jeunes de Vaudreuil.L’A.Q.J.T.est un organisme subventionné par le Ministère des affaires culturelles principalement et par le Conseil des Arts du Canada.¦ Le masque d'un spectacle deviendra le symbole de notre Association (voir ci-contre).3^ maximum des instruments d’information et de formation en théâtre par une série de mandats que leur association aura à remplir au cours de l’année qui vient: parution plus fréquente et diffusion plus large de la revue Jeune Théâtre; constitution et circulation d’une banque de documents audio-visuels sur le théâtre; circulation systématique et accrue de personnes ressources à l’intérieur des regroupements régionaux de théâtre; refonte du Festival-Carrefour, avec accent sur des ateliers d’initiation à des recherches et des démarches originales; organisation de semaines de formation sur bases ré- 2 demi-masques comme symbole Le nouveau symbole que le conseil de l’Association Québécoise du Jeune Théâtre a récemment adopté superpose les lettres initiales J et T, pour Jeune et Théâtre, avec pour dominante le “T” constituant par le fait même une abstraction dynamique de deux quarts de cercle allongés.Ces derniers peuvent être également “lus” comme deux demi-masques .les masques, symboles traditionnels du théâtre.On retrouvera ce symbole dans toutes les manifestations officielles de l’A.Q.J.T.soit ici-même dans Jeune-Théâtre, soit sur les en-têtes, enveloppes, collants, affiches que la société utilise quotidiennement.Fait à remarquer, le symbole se présentera sous différentes facettes: d’abord, sous l’aspect ci-contre, noir/blanc, parfois en blanc/noir (renversé) et le plus souvent légèrement ligné, à la verticale, avec accent sur l’horizontale, i.e.la barre du “T”.Ses couleurs, en dehors du pratique noir, seront dans l’ordre: le chamois, le chocolat et l’onyx, séparément ou ensemble.L’image qui se dégage du symbole en est une de confrontation fraternelle, de dynamisme stable, une voie ouverte sur l’avenir, chemin passant par le théâtre et débouchant sur la vie, peut-être la vie théâtrale; une réalisation de Roland Béchard, DEBAM, DAP, ISC, de la maison Adianto Design, Montréal.Agence: Publicit.¦ 4 Photo: Kéro #*£ l£ Le 18 octobre 1958, les représentants des troupes rassemblés à Montréal à l'instigation de Guy Beaulne, aujourd'hui directeur général du Grand Théâtre de Québec, fondaient l'Association Canadienne du Théâtre d'Amateurs (ACTA).En 1960, une charte provinciale.venait officialiser le mandat fixé à l'ACTA de "regrouper les troupes d'amateurs de langue française du Canada et de promouvoir, guider et aider l'évolution du théâtre d'amateurs au Canada-Français".Faute de moyens financiers et compte-tenu de l’état de déve- ?5 15 ANS DEJA.PRES DE 15 ANS DEJA.PRE ?loppement du théâtre d’amateurs, à cette époque, l’ACTA, d’abord présidée par Guy Beaulne, puis par Gratien Gélinas, ne connut comme activité, au cours de ses 6 ou 7 premières années d’existence, à toutes fins pratiques que le congrès annuel, lieu d’échanges pour les troupes, et la collaboration avec le Dominion Drama Festival pour l’organisation de festivals.Cependant, dès cette époque, l’ACTA commençait à canaliser les énergies qui allaient lui permettre par la suite de connaître un développement certain: Roger Thibault, Pierre Patrv, Marcelle Ouellette, Jean-Guy Sa-bourin, Ghislain Bouchard, etc., apparaissent dans le décor durant cette période.En 1966, avec le festival télévisé de pièces en un acte, l’ACTA apparaît vraiment “sur la scène du théâtre”.L’énumération des pièces et des troupes s’avère sûrement intéressante pour “connaître l’ACTA de l’époque”.Les Apprentis-Sorciers — Montréal: “La grande rage” de Philip Hotz.L’Atelier — Sherbrooke: “Trio en sol majeur”, de Léo Ruth.Les “Treize” de l’Université Laval — Québec: “La porte ouverte” de Bernard Genest.L’Union théâtrale de Sher- Michèle Lacroix dans le rôle de lona de Monsieur Fugue ou le Mal de terre de Liliane Atlan (La Comédie des Deux Rives, Ottawa) 6 brooke: “Le véridique procès de Barbe-Bleue” de Louis Pellan.Théâtre de l’Airelle — Alma: “La grande demande” de Jean Daigle.Le Centre Culturel St-Jean-Eudes — Québec: “Le médecin volant” de Molière.La Marmite — Jonquière: “Léonie est en avance” de Feydeau.Le Théâtre du Pont-Neuf — Ottawa: “L’imbécile” de Lomer Gouin.Le Centre d’Art Vaudreuil-Sou-langes: “L’Affaire de la rue de Lourcine”, de Eugène Labiche.Les Compagnons de Notre-Dame — Trois-Rivières: “Un coup de soleil” de Vanderberghe.Les Copains de Grand-Mère: “Les pissenlits” de Jean Labroquerie.Ça se passe de commentaires.Mais, ça prend tout un relief si on considère cette liste en regard de celle des spectacles présentés au premier festival de l’ACTA à l’Expo, en 1967.Un an à peine entre les deux festivals, mais c’est déjà un “univers théâtral” tout à fait différent.Voyons voir! Les Saltimbanques — Montréal: “Equations pour un homme actuel” de Pierre Moretti.Première tentative réelle d’intégration de l’audio-visuel au Québec (Moretti est cinéaste à l’O.N.F.) et occasion d’un affrontement avec la morale bourgeoise: inculpation des comédiens et de l’auteur pour spectacle “obscène”.“Les louis d’or”, création d’une des premières pièces de Robert Gurik.Mouvement Contemporain (Montréal): “Messe Noire”, montée par André Brassard.Comédie des Deux-Rives (Ottawa): “Les Troyennes” d’Euripide, adaption de Jean Herbiet, aujourd’hui directeur de la section française du Centre National des Arts d’Ottawa, autour de thèmes comme au Vietnam, etc.Du théâtre qui a quelque chose à dire?Un festival, animé par Gaston Jung et organisé par Jean Fleury, qui augure de ce que va devenir le jeune théâtre québécois.Et l’ACTA, en continuant de tenir son congrès et son festival Deux solitudes, un couple (Image et Verbe, Longueuil) *e ÎxTa ?.+: §§||p 11 ¦RES DE 15 ANS DEJA.PRES DE 15 ANS DE La marionnette vous salue .annuels, commence à vouloir “planifier son action pour le développement du théâtre d’amateurs”: c’est la conception et l’adoption d’un “plan quinquennal”, avec constitution de comités régionaux de théâtre selon le découpage des régions administratives, avec cinq animateurs sur le terrain “de façon permanente” etc.“plan quinquennal” qui demeurera toujours .sur papier puisqu’il nage, vole et court dans l’utopie la plus complète .Les besoins sont grands, certes, mais les ressources sont faibles, et le Ministère des Affaires Culturelles, avec ou sans les inéffables Jean-Noel et Claire, ce n’est pas le Pérou .et Ottawa, c’est loin, loin .Toujours est-il qu’on oublie le plan quinquennal et, qu’au jour le jour, avec très peu de moyens, beaucoup de bonne volonté et un seul permanent, Jean Fleury, l’ACTA vogue d’année en année.Faisant du festival de 1969, un coup d’envoi essentiel du théâtre québécois: création, collective ou pas, sur création (près de 20 au total), le Carrefour-Acta devient la fête du théâtre, un événement.S’y côtoient, dans un élan et même une agressivité joyeuse, les “amateurs” et les “professionnels”, jeunes ou pas, qui, sans s’en rendre vraiment compte, donnent naissance au “Jeune Théâtre”.Entre le festival annuel et le congrès annuel, l’ACTA commence à être davantage présente: Jean Fleury, Pierre Patry, Roger Thibault auxquels se joignent à l’occasion, Robert Gurik, Jean-Luc Bastien, Jean-Claude Germain .et bien d’autres animent des rencontres d’après spectacles, des colloques, des festivals régionaux .tous les événements-théâtre possibles; le mois ACTA circule, pas toujours régulièrement.mais il jette les fondements de la revue “Jeune Théâtre”; les textes des auteurs québécois parviennent partout au Québec par l’action conjuguée du Centre d’Essai des auteurs dramatiques et de l’ACTA; des stages de formation s’organisent au Mont-Oxford comme à Avignon, France .; des troupes de l’ACTA vont à Nancy, puis à Monaco .qui n’en vaut pas la peine, mais il faut payer .pour apprendre.Et puis le théâtre québécois connaît un premier éclatement, mille et une troupes surgissent: les merveilleux “enfants de Chenier”, les “magiciens” du Grand Cirque Ordinaire, la Quenouille Bleue, le théâtre Quotidien Québécois, le théâtre Actuel du Québec, des auteurs se découvrent: Tremblay, Barbeau, Gurik, Germain et compagnie, prennent la scène d’assaut; le Ministère se fait plus généreux .le besoin se fait sentir d’une Acta à l’action moins empirique, plus efficace.Le congrès de 1972, fort d’un rappel de l’action antérieure de l’Acta et d’une analyse sommaire de la situation du “Jeune Théâtre” Québécois, s’avère celui de la cohérence; ces politiques rationnelles sont adoptées dans une perspective claire: créer progressivement des instruments de formation et d’information utilisables sur une base régionale.On peut espérer que le théâtre québécois connaîtra une autre période d’éclatement et que tous les coins du pays en seront touchés.Ça se trame .à Montréal comme à Alma, comme à Rouyn, comme à Trois-Rivières, comme à .André PARADIS» GRO-bidasse, ah! oui. sant de spectacles s’avèrent des événements-théâtre pleins de résonnance, du moins au plan régional.Mais le nombre des groupes ayant accès à des instruments d’information et de formation en théâtre demeure encore trop limité pour qu’on assiste à un “bond qualitatif” général du “Jeune Théâtre”.Dans beaucoup de maisons d’enseignement et de “centres cultures”, les “animateurs culturels” qui ont à s’improviser “animateurs de théâtre” possèdent parfois de bonnes qualités de leadership ou de beaux certificats en “littérature théâtrale” mais peu d’expérience de la scène.Par ailleurs, la motivation des groupes nés avec “Initiatives Locales” ou “Perspectives-Jeunesse” étant plus souvent financière ou touristique que théâtrale, ils ne ressentent même pas ce besoin d’information et de formation en théâtre; avec résultat que leurs spectacles relèvent davantage de la farce de salon que d’autre chose et que leur lien avec la réalité socio-culturelle de leur milieu est pour le moins faible, sinon inexistante.Jean-Guy Sabourin parlait dernièrement, à ce sujet, d’un “développement artificiel du théâtre au Québec”.SITUATION OU _JEUI\IE THEATRE AU QUEBEC j Si l’on considère le “Jeune Théâtre” au Québec en 1972, c’est d’abord l’immense développement qu’il connaît qui nous apparaît.Qualitativement: énormément de spectacles sont montés et joués, principalement en raison de “l’ouverture” des maisons d’enseignement sur le théâtre, du développement des organismes culturels polyvalents, (centres culturels, centres d’art ou de loisirs, sociétés artistiques, etc .) et, plus récemment, des politiques fédérales soi-disant “de lutte contre le chômage”, Initiatives Locales et Perspectives-Jeunesse.Qualitativement: Dans cette floraison, un nombre crois- 8 Très grande fluidité: La non-permanence des troupes et de leurs composantes est le lot du “Jeune Théâtre”.Depuis quelques années, avec le raccourcissement des cycles scolaires et la venue des programmes gouvernementaux de courte durée (“P.-J.” et “P.I.L”) qui ne sont pas planifiés, cet état de fait est devenu plus évident.Ce va et vient, allié à la multiplicité des organismes et des structures (maisons d’enseignement diverses, “centres culturels”, services des loisirs, organismes populaires, etc.) ainsi qu’à la multiplicité des lieux de spectacle rend la réalité du théâtre amateur très fluide, très difficile à saisir. "Décloisonnement" Plus que jamais, la distinction entre “théâtre d’amateurs” et “théâtre professionnel” apparaît comme désuète, comme incapable de Tendre compte de la réalité.En effet, divers moyens permettent à un nombre croissant de “mordus” de faire du théâtre leur activité principale et leur gagne-pain.L’émergence de troupes “communales”, ici et là, dans le Québec en est le signe certain.D’autre part, des réseaux de tournée se développent permettant à des troupes “non-officielles” (plutôt que “non-professionnelles”) de se présenter partout dans le pays.Enfin, sous l’influence des “théories environnementales” ou du “théâtre total”, un décloisonnement certain s’opère entre les diverses disciplines artistiques et l'on voit ainsi des groupes de théâtre de plus en plus nombreux travailler avec des groupes musicaux, des groupes d’art plastique ou de “designers” d’environnement.Sous-alimentation idéologique; De façon générale, le théâtre québécois souffre de sous-alimentation idéologique.La réflexion et le débat ainsi que la recherche sur le théâtre y sont presque inexistantes.A peine peut-on relever une dizaine de noms de “gens de théâtre” qui vont plus loin que les rengaines habituelles sur le “talent créateur”, “le théâtre, reflet de la société” et “l’exigence de l’universel”.Et de toute façon, ce débat se déroule pour ainsi dire à “huis-clos”; hors d’un certain cercle montréalais, rien ne transpire.Les quelques tentatives de rejoindre un public plus large ont, soit avorté, soit manqué de continuité, ainsi, en a-t-il été de “théâtre-Québec” et de certaines rencontres ou colloques (ex.: colloque sur la création et la recherche dans le théâtre québécois, Université Laval, mars 1969).On en arrive donc à se gargariser avec Tremblay et Barbeau, qui nous donnent au théâtre ce que André Major, Jacques Renaud et quelques autres nous ont donné dans le roman, il y a un bail déjà.(Ce qui, bien entendu, n’enlève rien à la valeur des spectacles de Tremblay et de Barbeau).Tendances à la régionalisation: Le besoin de coller aux réalités particulières d’un milieu spécifique et de rationaliser les énergies, amène les groupes de théâtre amateur à agir principalement dans le cadre régional et à se donner certaines formes d’organisation régionale: associations facilitant la coordination des initiatives et l’échange des services, festivals permettant d accroître l’impact du théâtre sur une région, etc.L'avènement d'un "théâtre populaire" Enfin, le théâtre, après s’être fait québécois, commence à se faire populaire.Dans le vrai sens du mot.C’est-à-dire qu’il se met à parler, dans leur langage, de ceux et à ceux qui forment ce qu’on appelle les “couches populaires”.Les tournées du Grand Cirque Ordinaire, la télévision des spectacles de Michel Tremblay, l’action du théâtre Euh et de plusieurs autres, ont ouvert la voie et rendus possibles des événements comme le Festival du Cacuri, l’intervention du “théâtre-sua-trotte” dans les préoccupations et les luttes quotidiennes du monde “ben ordinaire” des Iles-de-la-Madeleine et les tournées régionales du Centre dramatique de Rouyn.Le peuple québécois, l’ensemble des exploités et des opprimés, monte sur la scène en même temps qu’il se met à descendre, nombreux, dans la rue.C’est bon signe.C’est signe d’une libération qui s’en vient.André PARADIS ¦ 1 1 oo I2 rX © Béchard 72 9 LES NOUVEAUX PROGRAM ASMCUnon OBSKCa # * »¦ /
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