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Titre :
Jeune théâtre
Éditeurs :
  • Vaudreuil :ACTA,[1971]-,
  • Vaudreuil, Québec :
Contenu spécifique :
Septembre - Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
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Jeune théâtre, 1976-09, Collections de BAnQ.

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t * * i PER J-7 -Câny Sommaire le rapport Miville- Deschênes p.3 une question pour le ministre L’Allier p.8 les olympiques.et après?p.9 le Festival de Rimouski p/11 Rimouski par et en atelier d’écriture p.16 la Compagnie à 4 pattes p.18 le 3e Festival de théâtre pour enfants p.20 JEWS 1976, sept.oct.no.13 Le 10e Festival: UN FESTIVAL DE TRANSITION ?AMMUHMA ÇUMCOISE N HAAS IBEAlAS En mai dernier, au moment où se tenait à Rimouski le 10e Festival du Jeune Théâtre Québécois, M.Jean-Paul L’Allier, ministre des Affaires culturelles, publiait son livre vert “pour l’évolution de la politique culturelle” au Québec.Présenté comme un document de travail pour “tous ceux qui font et vivent la culture au Québec”, le livre vert veut jeter les bases d’une nouvelle “organisation de la culture”.C’est également le point de départ d’une consultation-marathon aux quatre coins du Québec.Quand on décide en effet de masquer le vide du slogan “souveraineté culturelle” on ne lésine pas sur les moyens.Si le temps presse pour le ministre de mettre en place les structures nécessaires à la réalisation des objectifs décrits dans son livre vert, le temps presse encore plus d’associer les Québécois à ce projet global.Il est urgent autant qu’indispensable qu’on prenne le temps de faire une véritable consultation.On est trop en retard pour se dépêcher.Une chose est certaine.Si le livre vert se veut un document de travail sérieux, il faut bien dire qu’il est incomplet: le Jeune Théâtre y est rigoureusement absent.En effet, comment parler sérieusement de régionalisation, de création et de recherche sans parler de Jeune Théâtre, réalité vivante, active et présente à la grandeur du Québec.Le ministère des Affaires culturelles est en possession du rapport Miville-Deschênes depuis le 21 mars 1974.C’est M.François Cloutier, le prédécesseur de M.Denis Hardy aux Affaires culturelles qui en janvier 73, avait confié à M.Miville-Deschênes cette mission d’information sur le théâtre québécois.Le rapport Miville-Deschênes privilégie en fait le secteur du Jeune Théâtre et de la création collective, et soutient, en conclusion, que “si le ministère veut vraiment stimuler l’activité théâtrale et aider tous ceux qui oeuvrent au théâtre, une transformation radicale doit intervenir au sein même de ses structures et de son personnel.” Ce “fameux” rapport sur la situation du théâtre au Québec, dont la publication a été réclamée en vain à plusieurs reprises, n’a jamais été rendu public.Sachant qu’il comblera mieux que n’importe quoi d’autre les lacunes inquiétantes du livre vert nous n’hésitons plus à publier le chapitre consacré au Jeune Théâtre.A défaut d’un “document de travail”, il constitue, à n’en pas douter, un outil essentiel de réflexion et d’analyse qui s’impose de plus en plus comme indispensable à “l’élaboration d’une politique culturelle au Québec.” Le comité exécutif 9 Le Jeune Théâtre (Extrait du Rapport Miville Deschênes sur la situation du théâtre au Québec, pp.78 à 99.) Ce qu’on appelle théâtre amateur n’est pas nécessairement du Jeune théâtre.En effet, certaines jeunes troupes font du théâtre aussi professionnel (parfois plus) que bien des grandes compagnies, si l’on tient compte de la qualité du spectacle, du souci évident de renouveau et de dépassement, de l’originalité du jeu des comédiens et des efforts de ces derniers pour faire participer le public à leur démarche.Le mouvement du Jeune théâtre regroupe tous les jeunes (professionnels ou amateurs) qui refusent, à cause d’un idéal de vie, d’être embrigadés dans un système où les structures prennent le pas sur la partie créatrice.C'est donc un mode d’existence plutôt qu’une profession.Au départ, le Jeune théâtre fut un phénomène régional qui a vu des jeunes artistes, comédiens, animateurs de théâtre se regrouper ensemble dans une région donnée, pour faire du théâtre de création et de recherche, dont la “thématique” s’inspire tout particulièrement des réalités et des problèmes concernant la population de la ré- gion intéressée.De fait, le Jeune théâtre continue d’être très décentralisé et de se développer dans les diverses régions du Québec d’où il est parti à l’origine: sur tout le territoire québécois, il y a environ 140 jeunes troupes permanentes pour lesquelles le théâtre est la principale préoccupation et la raison de vivre.Il est entendu que toutes n’ont pas une homogénéité parfaite, non plus qu’une activité continue ou du moins organisée à la professionnelle.Il est possible d’affirmer qu’au moins 30 d’entre elles se consacrent à longueur d’année exclusivement à une forme théâtrale précise et bien personnelle.En effet, le Jeune théâtre a des caractéristiques qui le différencient fondamentalement du théâtre professionnel, lequel est produit principalement dans les grandes villes par des compagnies fortement structurées et généralement subventionnées.Il existe sans doute une rivalité entre les deux tendances.C’est sain, dans la mesure où chaque groupe contribue au renouveau de l’art théâtral.Si parfois des professionnels se contentent d’une facilité évidente, souvent hélas certains jeunes comédiens manifestent une irritante complaisance.Malgré tout, le résultat d’ensemble est très positif, car le Jeune théâtre semble avoir obligé le secteur professionnel à se renouveler, à faire appel à de nouveaux talents, à choisir un répertoire plus actuel et à mettre à l’affiche un peu plus de créations québécoises.Les grandes certitudes d’autrefois sont révolues: on s’interroge, on cherche et c’est bien ainsi.Quelles sont donc les principales caractéristiques du Jeune théâtre?Outre qu’il soit régional et décentralisé, il est essentiellement en mouvance puisque fortement préoccupé par la recherche, le renouveau et la création.De plus, les jeunes troupes sont véritablement permanentes en ce sens qu’elles sont constituées de jeunes comédiens qui se sont regroupés pour explorer 3 mercr6o, » -»> ’97< B-2T4T hose.ababUVté.Ce n’est ernement fédérât.cela que je vous dis être consentant dans e, mais.,c ndice.ient pouvez-vous dire que.\ V«;t-ce on Pi'°\el On va revenir ^Lapàroïeestau depute te y avoir confusion dans Sint-Jacquessur., „ fait des négociations^^* comme ceU Rations entre Railleurs, soient des n patr°ns ' ^ ne vois pas ÏÏ“‘b“ dé“* OM'“ .5.ÏÏ3Ü- «ST* &£ «-*£ 1 »î«< ssrsi* M „ ftMta*.V» R»*1”' McHATrr,- M.TREMBLA • ^ député EEPHESlOENT(M; woe).d’Iberville, je m avez-vous ,•intenlM fions du rapport ^^ec?tien du theatre Résident, i’ai reçu depuiSgte effectuée P"JféSier ce rapport- 'ÿss-gsssr»-’** Bien sur, nou t pas nouveau.ia cafétéria au l’envoyer- irs le terme ^togestmn.en .ement irréaliste, onde.’ai Pr'S °VauLe'b^ut'de la Ænd?ena^PO^e^Uel- ^is justement, ce n est pas £Tde la cogestion.Bon, est-ce que c’est— sûr, nous allons lui ° ” vGus aile®- m.TKEMBLAV.Est-ce q ^ de SS importante qUe du theatre.s nécessaire- M.TREMBLA^ ^"enVz publié ment un rapport qUestion: it-ce que Qui.Nous som „ re docume'*’' - Est-ce que c Nous som votre ^formation, J?votre coliegue^ ^ des mment ce pièce par : fait JOStemedOdPnS u t expérience ^, cjations de fait, des B prendre ùn 1950, )ust,e.P s Savaient lCret,lessynd t direction.les droits de « C’est i ont gagne un P s en li*11* M TREMBLAT.Es public, croyez-vou ¦ .*p ne Plie, croyez-vous?^jjene pasVrSndrepubîc: M.TREMBLAT: Merci.^ queS ÜO Lc'dépulé de Laporte.(extrait du journal des débats de l’Assemblée Nationale) une forme particulière de théâtre et pour la vivre intensément dans un engagement total.Le comédien, cause du rassemblement, devient donc l’élément-moteur de la troupe, laquelle fait généralement de la tournée soit au niveau régional, au niveau de quelques régions ou encore au niveau provincial et même interprovincial dans certains cas.Et si les spectacles des jeunes troupes ont beaucoup de résonance chez le public, c’est qu’elles sont très enracinées dans le milieu régional d’où elles viennent et où elles oeuvrent et parce qu’elles tendent à refléter les problèmes concernant leur milieu.Toutes les jeunes troupes réalisent leurs productions avec beaucoup d’ingéniosité — vu leurs moyens excessivement limités: ce sont des moyens de fortune puisqu’elles n’ont pas de subvention.Plusieurs d’entre elles ont obtenu de l’aide des projets fédéraux Perspectives-Jeunesse et Initiatives locales.Cette aide fédérale n’est pas, à vrai dire, une contribution à la partie créatrice, mais plutôt une forme d’assurance-chômage.C’est une des raisons pour laquelle les jeunes troupes jouent gratuitement devant des publics défavorisés.Il me paraît utile de signaler ici l’impression am-bigüe que l’on ressent envers ces programmes fédéraux.Ils sont très critiqués et souvent avec raison.Que, grâce à ces projets fédéraux de jeunes comédiens, de jeunes animateurs de théâtre, de jeunes artistes aient pu se révéler, que certains aient monté des spectacles parfois originaux, souvent intéressants et imaginatifs, que de jeunes troupes se soient formées et continuent leur démarche personnelle et créatrice, personne ne saurait le nier sans parti pris! Néanmoins, il faut bien reconnaître que là s’arrête l’aspect positif de ces programmes pour l’activité théâtrale.D’une part, il semble que des sommes importantes aient été données inconsidérément à des 4 “Le comédien: Vélément-moteur de la troupe”.jeunes sans expérience théâtrale ou peu d’aptitude pour le théâtre, alors que des troupes sérieuses vivotaient faute de subsides.Ces “assistés sociaux” montaient donc des pièces de théâtre comme s’ils avaient creusé un canal.résultats: produits lamentables qui risquent de détourner du théâtre des spectateurs bien intentionnés, mais peu habitués, et qui provoquent la révolte chez les jeunes comédiens et animateurs qui ne peuvent atteindre leurs objectifs faute de moyens adéquats et doivent travailler dans des conditions injustifiables alors qu’ils ont la formation et le talent pour ce métier.Certaines troupes composées de jeunes comédiens sérieux, se sont conformées aux exigences de ces projets fédéraux et ont développé une habitude dangereuse qui devient aujourd’hui catastrophique parce que le Fédéral a modifié sa politique dans ce domaine et que ces jeunes se trouvent sans ressource.Je m’explique: une jeune troupe soumet un projet qui est approuvé; l’aide est donnée pour que le spectacle soit joué tel nombre de fois gratuitement un peu partout devant un public d’établissements à caractère social ou de quartiers défavorisés.Cette subvention est donc un salaire, payé sur une certaine période, à des individus qui iront amuser leurs concitoyens démunis.C’est une oeuvre sociale.Noble en soi, mais dont les critères ne sont pas artistiques.Donc, un grand nombre d’impostures et aussi de déboires.Et par dessus tout les véritables comédiens se sont fiés sur ces sommes qui leur permettaient de vivre plus ou moins décemment en jouant à la scène.Ils s’arrangent pour réaliser leur production avec leurs économies personnelles.Ils n’ont d’autre activité que celle de jouer dans cette troupe permanente.Qu’arrive-t-il quand cesse l’aide fédérale?Le désastre.En effet, ils n’ont pas d’autre engagement.Ils refusent de faire autre chose que leur profession de comédien pour laquelle ils se sont préparés et ont étudié.Ils ne veulent pas voir disparaître la troupe qu’ils ont mise sur pied avec tant d’efforts, laquelle a des réalisations valables à son actif, et qu’ils souhaitent voir progresser dans la voie amorcée.Ainsi, quelques-unes parmi celles qui ont fait les spectacles les plus intéressants et dont l’avenir est le plus prometteur, sont actuellement fortement compromises (je n’en mentionnerai que trois, à savoir le théâtre Sainfoin, le théâtre Sans Fil et le Circuit temporaire dont la qualité de la recherche originale est exemplaire).Outre ces deux aspects, il faut bien avouer que ces “initiatives outaouaises” dans le domaine culturel, par la voie détournée de l’aide au chômage, compliquent énormément la tâche du ministère des Affaires culturelles du Québec.Celui-ci se voit courtcircuité dans ses politiques et ses efforts de planification sans oublier la disproportion démesurée entre les sommes dont disposent les organis- mes fédéraux et le petit budget des Affaires culturelles.Bien d’autres signes distinguent les jeunes troupes: il y a de tout chez elles: du théâtre presque conventionnel, de la création collective, de l’improvisation, des textes de jeunes amateurs, du mime, de la danse, des petites, moyennes et géantes marionnettes, du théâtre engagé politiquement, de la contestation, de la satire, etc.Tout cela est surtout visuel et gestuel.Le verbe a en général peu d’importance.La musique occupe aussi une place significative et signifiante.C’est pourquoi, le langage est beaucoup plus près du langage courant, de la conversation que de la langue littéraire.Ce n’est pas nécessairement du jouai (phénomène montréalais), mais plutôt du québécois ordinaire, un peu cru, parfois grossier.C’est souvent un théâtre de défoulement, mais où la création a toujours une place de premier plan.Un danger guette manifestement le Jeune théâtre et ce danger provient en partie de la faiblesse de ses moyens.Le Jeune théâtre risque d’être plongé dans une asphyxie certaine, s’il ne se tourne pas davantage vers l’extérieur.Il a donc besoin de contacts fréquents et suivis avec ce qui se fait ailleurs tant à l’extérieur du Québec que du Canada.Tout en continuant d’être très conscients des réalités québécoises — car l’enracinement est essentiel pour engendrer l’universel — les jeunes auteurs et comédiens doivent s’ouvrir aux expériences étrangères et se confronter aux autres troupes.Cette ouverture sur le monde et ces rencontres avec les groupes extérieurs ne peuvent se concrétiser sans une aide monétaire importante.Il faut donc non seulement permettre aux jeunes troupes de participer à des échanges internationaux, mais aussi leur donner les appuis financiers essentiels à la poursuite de leur travail artistique et à la diffusion de leurs réalisations.Enfin, à l’intérieur de ce fourmillement de jeunes comédiens, qui se regroupent ensemble dans un idéal commun, existe une association soit l’A.Q.J.T.Celle-ci les réunit une fois l’an en congrès, les rejoint régulièrement par l’intermédiaire d’animateurs qui vont les aider et rassemble un certain nombre de jeunes troupes à un festival annuel itinérant après avoir fait faire une sélection dans toutes les régions du Québec par quelques-uns de ses membres: l’esprit démocratique qui y règne se traduit par une consultation, concertation et participation permanentes.Pour bien jouer son rôle auprès des jeunes troupes, l’A.Q.J.T.s’est fixé plusieurs objectifs dont une partie est en voie de réalisation grâce à une certaine aide du Ministère, et dont plusieurs autres fort importants n’ont pu être atteints faute d’argent.Le Ministère se doit donc de fournir à l’Associa- 5 “Il faut en effet éviter que ces jeunes en arrivent à se structurer et s’organiser comme les grandes compagnies parce qu’ils risqueraient alors de se scléroser et de ne plus progresser.” tion l’appui requis pour qu’elle parvienne à ses objectifs dont je rappellerai les principaux afin d’indiquer au Ministère la nature des besoins de l’Association et la meilleure manière de la seconder pour que se développe normalement le Jeune théâtre: A) Favoriser la création théâtrale dans les régions a) par la mise sur pied, à partir des ressources et des besoins de la région, de Festivals de théâtre régionaux.Certaines régions ont déjà de tels festivals, mais il faut les étendre à toutes les régions du Québec; l’Association envoie des animateurs dans les régions à l’occasion des festivals, mais le manque d’argent l’empêche d’en fournir un nombre suffisant; b) par l’envoi régulier et systématique d’animateurs et de personnes-ressources auprès des troupes à partir de leurs besoins réels.Cette action est à entreprendre: elle aura pour but de stimuler la recherche déjà commencée et d’apporter certaines précisions techniques indispensables à la continuation du travail artistique des jeunes troupes.Cette aide se fera à partir de besoins réels et à la demande des troupes.B) Favoriser le renouvellement des idées et des méthodes chez les troupes par de fréquentes rencontres régionales, nationales et internationales a) en participant à l'organisation de Festivals régionaux pour maintenir un climat propice à la création théâtrale continue; b) en poursuivant la tenue annuelle du Festival itinérant de l’A.Q.J.T.: rencontre où les troupes sélectionnées dans chacune des régions du Québec viennent confronter leurs recherches et leurs créations; c) en créant un Festival des Amériques regroupant les troupes de recherche les plus représentatives du Québec, du Canada, des Etats-Unis et d’Amérique latine: il n’y a qu’à songer à l’importance du Festival de Nancy-France (pour ne nommer que celui-là) pour imaginer l’effet stimulant et enrichissant que ces rencontres auraient auprès des jeunes troupes, auteurs et animateurs de théâtre québécois; d) en continuant la publication Jeune théâtre, laquelle informe adéquatement sur ce qui se fait, se dit, se crée à ce jour “même idéalement’’ chez les jeunes qui participent à l’activité théâtrale de quelque façon que ce soit en toute liberté; e) par la création d’un réseau de tournées.C) Aider à la diffusion des troupes a) par la création d’un véritable réseau de tournées du jeune théâtre: tournées régionales et nationales; Il suffirait d’une collaboration étroite entre l’A.Q.J.T., le bureau du Développement culturel 6 ".L’accent sur la recherche et la création tf régional, les Centres culturels, les établissements d’enseignement (polyvalentes, cégeps et universités), les Conseils régionaux de loisirs et les jeunes troupes pour organiser des tournées voulues par les populations visitées et désirées par les diverses troupes.Il faut à tout prix éviter de créer un réseau “artificiel”.D’où la nécessité de consultation permanente entre les précités et le service du théâtre.b) par une aide apportée aux regroupements régionaux des troupes à l’intérieur d’un Centre dramatique; Il convient d’aider au regroupement des troupes si celui-ci est voulu par elles.Comment?En contribuant à la mise sur pied d’un lieu servant à cette fin.Ainsi, pour que tous ces objectifs soient atteints, l’A.Q.J.T.a besoin absolument de subsides plus importants de la part du ministère des Affaires culturelles, de même que celui-ci ne pourra vraiment être une aide efficace à la croissance du théâtre québécois que s’il accepte de collaborer étroitement avec l’A.Q.J.T.A ce jour, les Affaires culturelles ont accordé à l’A.Q.J.T.une subvention qui, avec les cotisations de ses membres, lui a permis de louer des locaux, d’assurer les frais minimes d’administration, de rémunérer son directeur général, de déléguer occasionnellement des animateurs aux manifestations culturelles régionales, de faire la sélection des jeunes troupes pour le Festival annuel et d’organiser ce dernier.Cette contribution du Ministère est insuffisante et les rapports entre le Ministère et l’Association sont encore trop sporadiques et techniques.Il serait bon d’instituer d’autres rencontres entre le Ministère et l’Association que celles requises pour l’obtention de la subvention annuelle.Cette Association est véritablement représentative du milieu du Jeune théâtre: outre que le Conseil d’administration soit composé de membres venant des nombreuses troupes régionales et élus lors du Congrès annuel par l’Assemblée générale, le mandat de l’Association résulte des résolutions adoptées en Assemblée plénière à ce Congrès, lesquelles sont préalablement discutées en atelier.Tout ceci fait de l’A.Q.J.T.un interlocuteur de premier choix pour les Affaires culturelles dès qu’il s’agit du Jeune théâtre.D’autant plus qu’il convient de ne pas traiter les jeunes troupes comme les grandes compagnies.Alors que ces dernières sont des compagnies de productions qui font appel à certains artistes pour un spectacle donné, les premières sont des troupes permanentes, composées de jeunes artistes oeuvrant ensemble au sein d’un même groupe, ayant des buts précis et mettant avant tout l’accent sur la recherche et la création.Les lourdes structures administratives, les décors compliqués et prestigieux, les costumes somptueux, les locaux impressionnants, les gros cachets, les vedettes, etc., ça n’intéresse pas le jeune théâtre.Ils ont besoin de peu, mais ils ont besoin d'appuis: — ce pourrait être une aide technique directe, comme fourniture de matériel et d’équipements, matériaux de production, instruments de musique, etc.; — ce pourrait être une subvention directe pour réaliser la production; — ce pourrait être la collaboration d’un service organisant des tournées; — ce pourrait être un appui financier pour effectuer les tournées; — ce pourrait être l’achat du spectacle; — ce pourrait être un encouragement monétaire pour permettre la réalisation d’un projet de recherche.De fait, il semble que la meilleure façon d’aider les jeunes troupes ce serait non pas de subventionner la troupe ou sa production, mais plutôt d’acheter le spectacle ou de donner aux jeunes troupes les moyens qui leur permettraient de monter leur spectacle un peu partout au Québec.Quels seraient ces moyens?De l’aide technique pour l’organisation des tournées et peut-être une subvention pour payer les frais de transport.Il paraît souhaitable de laisser à leur sens d’organisation, à leur ingéniosité et à leur imagination la possibilité de concevoir et de réaliser leur spectacle non pas malgré leurs faibles moyens, mais à cause de ces faibles moyens, quitte à les aider pour que leur spectacle soit joué autant que faire se peut.Il faut en effet éviter que ces jeunes en arrivent à se structurer et s’organiser comme les grandes compagnies parce qu’ils risqueraient alors de se scléroser et de ne plus progresser.Ils doivent demeurer principalement intéressés à la recherche et à la création afin de contribuer activement à l’évolution du théâtre au Québec.En conséquence, il est essentiel que le Ministère des Affaires culturelles par ses services directement intéressés à l’activité théâtrale (direction des Arts d’interprétation, service du théâtre, bureau du Développement culturel régional, Relations culturelles et le “futur Bureau des Tournées”) collabore étroitement avec l’A.Q.J.T.Ainsi, ensemble ils pourront d’abord analyser les projets, soumis à l’occasion du Congrès annuel par les diverses jeunes troupes rattachées à l’A.Q.J.T.et retenus par elles selon des critères précis (le demandeur est une troupe et non pas un individu; la troupe droit avoir eu une activité continue durant deux ans; la création et la recherche sont le champ d’activité de la troupe; c’est le projet soumis qui doit compter et non pas la troupe; le projet doit être réalisable dans un délai assez court) et convoquer ensuite les troupes concernées pour obtenir des précisions sur leurs intentions et déterminer avec elles les conditions de réalisation des projets soumis.Fonction du montant total de l’enveloppe globale destinée aux jeunes troupes, les sommes seront réparties entre les troupes dont les projets auront été retenus à cause de leur créativité et elles seront déterminées à partir du nombre de représentations proposées et des déplacements requis.Pour toutes ces raisons, il me paraît plus utile et plus profitable de donner des moyens accrus à l’A.Q.J.T.afin que cette association apporte, à chacune des jeunes troupes, demeurant ici et là au Québec, l’appui sollicité et l’aide requise, envoie les animateurs demandés, facilite l’accès à des salles gratuites, assume la coordination des tournées, etc.En ce faisant, le Ministère encouragerait l’organisme véritablement représentatif des jeunes troupes, bien au fait des problèmes et exigences du milieu et accepté par l’ensemble des jeunes comédiens.De plus, il favorise la décentralisation source et fin du Jeune théâtre.Le Ministère, comme l’A.Q.J.T., a intérêt à appuyer et encourager cette décentralisation qui répond davantage aux aspirations des diverses populations régionales; d’où la nécessité d’aider les nombreuses jeunes troupes régionales à se regrouper, à confronter leurs expériences et leurs démarches personnelles et à “circuler” d’abord dans leur région respective.De même convient-il d’encourager celles dont les spectacles sont les plus créateurs à visiter d’autres régions et même tout le Québec.Ce qui reviendrait à instaurer des festivals régionaux continus sur tout le territoire québécois, préparant ainsi le Festival annuel.En somme, pour que le Jeune théâtre progresse, s’épanouisse et que le théâtre québécois soit enrichi, il est absolument essentiel que l’A.Q.J.T.obtienne rapidement du ministère des Affaires culturelles une subvention correspondant aux exigences de son action dynamique et aussi que le Ministère accepte d’emblée de collaborer étroitement avec l'A.Q.J.T.qui est à toutes fins pratiques l’intermédiaire le plus apte à renseigner pertinemment le Ministère sur l’activité particulière et précise des jeunes troupes et des jeunes comédiens et sur les mesures à prendre pour les aider à se réaliser pleinement à l’intérieur des cadres souples et polyvalents du jeune théâtre authentiquement québécois.A toutes fins utiles, j’inclus comme fin de chapitre une ébauche des prévisions budgétaires pour l’A.Q.J.T.et l’ensemble du Jeune théâtre préparée en collaboration avec les précités.UNE QUESTION POUR LE MINISTRE L’ALLIER: A la page 115 de votre livre vert, item 46 “la création”, vous insistez, Monsieur le Ministre, sur la nécessité de “favoriser la création”.Or depuis 1972, seules des créations sont présentées au Festival de l’AQJT (Association Québécoise du Jeune Théâtre).Comme le souligne le rapport Miville-Deschènes, notre association “est fortement préoccupée par la recherche, le renouveau et la création” (P- 80).Nous pratiquons avec de trop faibles moyens ce que vous souhaitez dans le livre vert: “une politique de théâtre doit essentiellement s’axer sur la diffusion et l’accessibilité par les citoyens, à la grandeur du territoire québécois” (p.116).Il est vrai que la création, c’est-à-dire la correspondance du créateur avec ce qui se passe dans son milieu et son habilité à le transmettre à tous les citoyens - et non pas seulement l’élite traditionnelle -, est essentielle si l’on veut permettre à ces citoyens de prendre possession du processus culturel.La création ne doit pas entraîner un contentement béat mais susciter chez le spectateur sa propre créativité.La création doit entraîner la création.C’est un des objectifs que nous poursuivons.C’est aussi pourquoi nous sommes tous animants et animés: un spectacle de théâtre étudiant est aussi stimulant qu’un spectacle de théâtre permanent.Nous aimerions savoir, Monsieur le Ministre, si, quand vous parlez de création, vous parlez de compagnies qui montent une création de temps en temps au sein d’une programmation axée sur le répertoire ou, au contraire, vous parlez de troupes dont la préoccupation essentielle est la création?8 Romuald Miville-Deschênes Les Olympiques.et après?Le 7 juillet dernier avait lieu à l’école Jean-Baptiste-Meilleur de Montréal (l’hôtel des sinistrés olympiques), un événement conjoint de l’AQJT et du CEAD: “Les Olympiques.et après?” Le printemps dernier au C.R.de Montréal on parle d’une manifestation possible contre les Olympiques sous une forme encore imprécise.Vers la même époque, au CEAD on parle de la même chose.Les deux groupes se rencontrent au festival de l’AQJT et décident d’agir ensemble en ouvrant à plus de gens possible.Le 8 juin une première réunion a lieu à Montréal.Le 7 juillet tout était fait.Entre les deux: toutes les erreurs possibles et imaginables (et encore j’en passe) pour un tel événement.Bref et puisqu’on est entre nous, ça n’a pas marché.Mais cela n’en demeure pas moins un événement très important.C’est pourquoi il ne faut pas mettre un “X” là-dessus.Au contraire, il faut essayer de voir ce qui a causé cet échec afin de ne pas répéter les mêmes erreurs à l’avenir, car il y a un avenir à ce genre d’événement.Au début, il s’agissait de faire un spectacle pour protes- ter contre les Jeux Olympiques.Peu à peu, cependant, on a envisagé de s’intégrer à une fête populaire, de ne pas faire ce spectacle dans un lieu de la culture, mais d’aller chez les gens qui sont le plus touchés par les Jeux.On a choisi le quartier Hochelaga-Maisonneu-ve.Le spectacle devait avoir lieu sur un parvis d’église, au coeur du quartier, être d’une durée de cinq à six heures, composé de plusieurs sketches et d’animation.Bref, beaucoup plus une fête avec les gens qu’un spectacle traditionnel; le tout devait d’ailleurs se terminer en grand pow-wow.Il y avait dans ce projet un effort très valable de contact avec les gens.Pour une fois on allait pas seulement “s’adresser à des gens” (le fameux: “il ne faut pas oublier à qui on s’adresse”) mais on allait manifester avec eux, ensemble, car on espérait bien une participation active de leur part.Finalement, après maintes difficultés, on a occupé la scène de l’école Jean-Baptiste-Meilleur, in extrémis.La soirée elle-même fut un désastre pour beaucoup de raisons qui sont ressorties clairement le lendemain, lors d’une réunion d’analyse.Et c’était en fait beaucoup plus un spectacle traditionnel (plate en plus!) qu’une fête, c’est malheureux.Ici j’apporte des réflexions personnelles sur cet événement et j’espère qu’elles vont en susciter d’autres.C’est le but de cet article.Etant alors membre d’une troupe participante, en plus d’être au COCO (comité organisateur de la contestation olympique) j’ai donc une vue d’ensemble de l’événement.Il y a un problème majeur: la communication.C’est ce qui a engendré tout le reste.Dès le départ, à la première réunion générale, on sentait un faux contact.On s’est vite rassemblés autour de notre point commun (être contre les Olympiques, comme la moitié des gens au Québec), mais avec des sous-entendus sur nos raisons profondes de participer d’une part, et d’être contre les Olympiques d’autre part.La réunion du 8 juillet a bien démontré que si certains étaient contre l’Olympisme et le sport en soi, d’autres étaient seulement (c’est pas péjoratif, là) contre l’abus des Jeux.Cela n’empêche pas de faire front commun mais il aurait mieux valu se préciser ces choses avant de commencer.Ca n’a pas été fait.Dès cette première réunion, on a formé un comité avec délégation de pouvoirs.Posons-nous quelques questions sur les 9 comités, car c’est devenu une habitude à l’AQJT d’en former à tout moment.Je ne dis pas que c’est mauvais; dans le cas de COCO, après la première et tumultueuse réunion, cela semblait une bonne solution,mais si o il faut qu’il réponde à la stua-tion.Ainsi, les gens qui formaient COCO étaient représentatifs de chaque groupe de travail.En plus de produire un sketch avec leur groupe, ils a-vaient tous des tâches précises pour la préparation de l’événement, et se réunissaient une ou deux fois la semaine, en plus des urgences des derniers temps.A ces réunions, chaque membre devait apporter l’information de son groupe (il y a ici une diluation de l’information) et de sa tâche au comité.Puis il devait prendre l’information des autres (elle aussi diluée) et en faire part (en la diluant) à son groupe de travail.Cela a produit de l’inefficacité au sein du comité et un grand manque de coordination de l’événement.Il aurait été préférable que chaque groupe libère une personne pour ainsi former un comité dont la tâche aurait été la coordination, sans plus.Le grand danger d’un comité pour un événement à court terme c’est de perdre l’énergie de l’ensemble des participants, (3 réunions générales, deux dans les dix premiers jours et une à la veille de l’événement); de ne pas voir les autres plus souvent on a vraiment l’im- pression de faire notre petit sketch chacun de notre bord, pis c’est tout.C’est un peu ce qui est arrivé.On a perdu l’énergie de départ, le sentiment de faire quelque chose en groupe, la collectivité peut-être?Pourtant tout s’est déroulé en un mois! Comment avons-nous pu perdre ce contact en si peu de temps?Résultat: la veille, on s’est aperçu que nos sketches disaient tous la même chose, que c’était vite fait, un peu bâclé.Le soir même de l’événement, il n’y avait aucune communication.Il est dommage qu’on n’ait pas poussé plus loin la réflexion sur les différents sketches.C’était là une excellente occasion de faire avancer cet éternel débat du fond et de la forme, avec des moyens pratiques dans nos mains.Il y a-vait là aussi une tentative de théâtre populaire; on voulait faire ça au coeur du quartier, avec les gens, s’unir à eux.Quand c’est devenu impossible, on chercha ailleurs et l’hôtel des sinistrés olympiques nous est arrivé sur un plateau d’or: la solution panique.Quelle plus belle occasion d’unir le théâtre à la lutte populaire! Mais là encore la communication.On a oublié ces gens-là, on a oublié d’aller chercher ce qu'ils pouvaient nous apporter, eux les vrais combattants, et nous sommes venus leur donner l’occasion de passer leur agressivité, sans plus, pas de contact, le théâtre sur la scène, les spectateurs dans la salle.Une tentative ratée mais dont il rtous reste quelques questions: la parade, le contenu de nos sketches, les raisons pour lesquelles nous étions là, etc, etc.Mais toutes ces questions restent sans réponse.Pourquoi?Une fois de plus, on n’a pas été capable de se parler.Chacun sur ses positions, un peu d’agressivité dans l’air, des réunions interminables (on perd du monde de fois en fois) et on reste à la même place.Il y eût deux réunions après le 7 juillet.Celle du 8 juillet a apporté des éclaircissements de l’échec.On s’est dit tout ce qui aurait dû se dire le 8 juin.Un peu tard, c’est dommage.L’autre?N’en parlons pas, un cauchemar.Une de ces réunions insupportables qui n’apporte rien.Un léger problème de communication, entre nous.Pourquoi est-ce que ça n’a pas marché?Est-ce dû à un trop grand désir de travailler ensemble?Le grand désir que pour une fois ça marche?Pierre Rousseau P® Le Festival de Rimouski LOIN DE LA PLACE PUBLIQUE MM Quand je pense aborder la question du Festival de Rimouski, je pense aux visages, aux silhouettes, aux corps.Je pense aux participants.C’est eux qui vivent les festivals de l’AQJT, C’est eux qui décident qu’est-ce qui va advenir de l’AQJT, C’est d’eux que vient le souffle.Tout ceci s’avère de plus en plus évident.On a pu le remarquer particulièrement cette année, lendemain du XVIIle Congrès.Congrès qui a débuté par la démission de plusieurs troupes, du conseil de direction et du comité exécutif; ce qui a provoqué la surprise générale.Ensuite, on prend des mesures d’urgence, on se réorganise afin de travailler avec ceux qui restent et ceux qui arrivent.Et se retrouvent au Festival de Rimouski, des gens ayant vécu le XVIIle Congrès, d’autres en ayant eu écho et beaucoup de nouveaux.Plusieurs d’entre nous s’étaient rendus pour voir, juste pour voir.Ce qu’on entendait, c’était: “L’AQJT va-tu mourir?” “Ca donnera rien.Il se passera pas grand’chose là-bas avant un bon bout de temps.”Ou “C’est toujours les mêmes qui vont parler de toute façon pis c’est toujours les mêmes qui disent pas un mot.” “Qu’est-ce que ça peut ben donner?” Il y en avait qui venait faire juste une petite saucette sans déranger personne et en prenant bien soin de ne rien critiquer, d’être fin avec tout le monde pour ne pas démolir ceux qui ont eu le courage de venir présenter leur spectacle au festival de l’AQJT (je parle de courage car pour bon nombre de participants, c’est bien de cela dont il s’agit).Et pour bon nombre d’entre nous, l’action de critiquer est péjorative et ne peut conduire qu’à la destruction.On pouvait remarquer un grand courant au festival, ceux qui “respectaient” et poussaient la trop politesse jusqu’à répéter des standing ovations devant des spectacles qui de toute évidence n’en méritaient pas autant ou qui n’attendaient pas ce genre de réactions puisque ça n’a rien d’une critique constructive.Huer ou aduler un spectacle, c’est s’enligner dans un sens unique et linéaire qui ne suscite aucune dynamique et entraîne la complaisance.Où il y a vie, il y a ambigüités et contradic- tions.Où il y a linéarité, il y a vieillissement.Et c’est du Jeune Théâtre qu’on fait! Il est malheureux de constater que l’épidémie de standing ovations des théâtres officiels ait gagné le Jeune Théâtre.Conséquemment on pourrait se demander en quoi le côté social qui est vécu au sein du Jeune Théâtre diffère de celui vécu dans le Vieux Théâtre.On pourra y revenir.Donc, aux premières heures du festival, chacun prend le temps de voir, d’examiner.Comme s’il y avait un temps suspendu dans les airs pour laisser le temps aux gens de se chercher.Tout le monde se choisit un atelier et se promet de le suivre jusqu’au bout.On tente de se trouver un point commun.On tente de se sécuriser et de sécuriser certaines valeurs comme les ateliers qui n’ont jamais eu un aussi grand succès dans les festivals des années passées.Habituellement, l’énergie est centrée principalement sur les discussions d’a- près spectacles.Mais, cette année, les participants tenaient à trouver une autre forme de contact qui n’entraînerait pas de risques d’affrontements d’idées et d’individus.On avait plutôt le souci de se trouver des affinités, des points communs, de sentir une parenté.Et puis, la semaine commence dans une atmosphère mélangée d’insouciance, de retrouvailles et d’inquiétudes à la fois.Des participants se fondent en petits groupes.Les nouveaux et les anciens font connaissance et les échanges se font en privé, de bouche à oreille, sur le bout des doigts, sur la pointe des pieds, dans l’intimité des petits groupes.On a pu voir certains participants découvrir une alliance avec d’autres.Des femmes se sont regroupées dans un élan et un souffle qui ne s’était jamais vu, que personne ou presque d’entre nous n’avait vécu.Il est important que ce genre d’événement, je dis événement parce que c’est nouveau, parce que 12 Élllil HMÿf ISHk I ¦ mm «mmÉ ' : Y m '«
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