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Titre :
Jeune théâtre
Éditeurs :
  • Vaudreuil :ACTA,[1971]-,
  • Vaudreuil, Québec :
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
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Jeune théâtre, 1977-06, Collections de BAnQ.

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5-?^ AIRE: \ - Qu’est-ce qui arrive avec le jeune théâtre?.p.2 - Les Olympiques.et après?.p.4 - Les coop, de théâtre .p.6 - La Gaspésie s’organise .p.18 - Théâtre por enfants .p.20 L ) JEU» A THEATRE 1977, juin, no.14 LES COOPERATIVES DE THEATRE IV L JaJFJL AMAHOit ÇUEfifiCQISfi Ml JE1UIE IAEAIAS QU’EST-CE QUI ARRIVE A VEC JEUNE THEA TRE “Aie! JEUNE THEATRE, c’est-tu pour ben vite?” “Qu’est-ce qui arrive avec JEUNE THEATRE donc?” “Dans le prochain, de quoi ça va parler?” “C’est qui, qui va le faire?” “C’est des articles de fond que ça prendrait, des textes critiques!” “Faudrait que ça soye les troupes qui le fassent!” “Ben, pas n’importe qui! Tu d’mandes à quelqu’un dans’troupe qui a pas de problème avec l’écriture!” “AIE! JEUNE THEATRE quand est-ce qu’y sort?” “Ca va t-y être encore aussi sérieux?” “Voyons donc, faut arrêter de se faire des peurs avec l’écriture! C’est un moyen de communication et d’information de plus à se donner, servons-nous en à notre manière!” “AIE! Faudrait pas que ça soye trop théorique non plus!” “AIE! JEUNE THEATRE ça fait longtemps qu’on n’a pas entendu parler.Pourtant, y doit y en avoir du monde à l’association qui savent écrire!” Savoir écrire?Pas savoir écrire?Savoir jouer?Pas savoir jouer?Savoir improviser?Pas savoir improviser?Professionnel ou amateur?Ni l’un ni l’autre! Formation avant auto-formation?Théorique avant Pratique, ou le contraire?Ou les deux?Pourquoi vouloir toujours les séparer?Toutes ces questions, on se les est posées avant de continuer JEUNE THEATRE.On pensait même devoir y répondre avant d’aller plus loin.Et puis, heureusement, les troupes nous ont ramenés à la réalité, au quotidien, à la pratique et puis finalement, on s’est rendu compte que toutes ces interrogations se retrouveraient et se poseraient non seulement pour JEUNE THEATRE mais pour toutes les activités du jeune théâtre, que ce soit dans les spectacles des troupes ou dans le programme de formation.Donc, toutes ces questions et réponses, JEUNE THEATRE s’en vient les poser et les développer avec vous autres, à notre manière.Une chose, pourtant, nous semble à préciser avant de partir, de continuer: c’est que l’écriture tout comme le théâtre ne doit plus être un “domaine réservé” à quelques uns ou une affaire de spécialistes.Autant nous pensons qu’il n’est pas indispensable d’avoir une formation traditionnelle en théâtre pour faire un théâtre de création qui soit populaire, autant nous pensons que notre outil d’échange et de liaison qu’est JEUNE THEATRE, ne devrait pas nécessiter un talent ou une compétence particulière en écriture.La formation et l’auto-formation à l’AQJT sont de plus en plus basées sur le travail collectif des troupes dans leur région ou leur milieu.JEUNE THEATRE doit, lui aussi, par l’écriture, respecter cette même démarche collective des troupes.Cela ne veut pas dire qu’on n’aura jamais recours à des collaborateurs individuels ou même à des spécialistes, mais cela veut dire que dans le jeune théâtre (qu’il soit écrit ou joué), la spécialisation sera remise à sa juste place, c’est-à-dire qu’elle sera utilisée comme support technique, comme information supplémentaire, ni plus ni moins.Dans le Jeune théâtre (écrit ou joué), il nous apparaît important que ce ne soit pas la spécialisation qui nous dirige, qui nous mène, mais bien plutôt nous qui décidions quand et comment elle doit nous servir.“L’éclaireur c’est loin d’être juste celui qui se met en avant.Ca serait pas plutôt celui qui tient la flash-light en arrière?Quand t’as fait du camping, tu sais ça!” 2 DONC?De la même manière que JEUNE THEATRE ne souhaite pas favoriser des compétences en écriture, de la même manière JEUNE THEATRE n’ira pas chercher les Grosses nouvelles avant tout.Ou plutôt, on n’attendra pas que la nouvelle soit Grosse ou d’importance pour s’en occuper.On n’attendra pas non plus que la troupe soit Grosse ou ait fait ses preuves pour la consulter ou lui donner la parole.JEUNE THEATRE souhaite demeurer très attentif et à l’écoute des troupes qui amorcent, qui débutent et qui risquent dans le sens du jeune théâtre.Voici maintenant comment se présente le calendrier-avenir de JEUNE THEATRE: 3 Numéros qui devront approfondir auprès des troupes et des individus, les propositions qui ressortent du dernier Congrès.Ces 3 thèmes sont: 1- LA FORMATION et l’AUTO-FORMATION (basée sur l’idéologie, le fonctionnement et la théâtralité) 2- LA REGIONALISATION 3- L’AUTONOMIE POLITIQUE, ECONOMIQUE, CULTURELLE ET AFFECTIVE.Trois (3) autres numéros intermédiaires sont également décidés: 1- LES COOPERATIVES (mai) 2- THEATRE POUR ENFANTS 3- SPECIAL-ETUDIANT.Pour la réalisation de ces Numéros, le comité exécutif s’adjoindra une équipe de collaborateurs rotative.Ces collaborateurs seront demandés pour être des animateurs d’une écriture simple, accessible et représentative des troupes, des réalités et des besoins du Jeune Théâtre plutôt que des analystes, commentateurs ou journalistes en Jeune Théâtre.Ils auront à susciter une information et une critique mais aussi une expression écrite chez les troupes et individus membres de l’AQJT et possiblement d’ailleurs aussi.De même, notre information, notre formation et notre auto-formation ont de meilleures chances de ne pas être juste figées dans’page mais bien en vie, dans’vie.JEUNE THEATRE, pour prendre la parole encore un peu plus.Marie-Hélène Falcon Rémy Boucher Odette Gagnon Le comité exécutif LES OLYMPIQUES.ET APRES?ET APRES?RIEN! v OU COMMENT EVITER A TOUT PRIX DE TIRER PARTI D’UN EVENEMENT Dans le dernier numéro de Jeune Théâtre (sept., oct., p.9-10), Pierre Rousseau fait un triste bilan de la manifestation anti-olympique du 7 juillet.Il y démontre avec assez de justesse les failles de l’organisation; je n’ai pas grand’chose à ajouter sur ce point si ce n’est pour dire que ce n’étaient là que des erreurs de parcours facilement corrigibles.Je n’ai pas l’intention de m’éterniser là-dessus.En fait, deux points retiennent mon attention: — Les causes fondamentales de l’échec, — Les suites de l’événement.LES CAUSES FONDAMENTALES Pierre Rousseau n’en retient qu’une: la communication (faut s’parler).C’est un point important, en effet, mais ce n’est ni le seul ni le principal.Ce que je retiens, quant à moi, c’est surtout un manque flagrant de profondeur dans la réflexion et une incohérence face à l’action.Lors des discussions, on s’attarde sur des points secondaires, et au lieu de pousser une analyse, on se contente de manifester des réactions émotives et adolescentes.Tant et si bien qu’à la fin du compte, les débats n’avancent pas d’un pouce et que lorsque vient le temps d’agir, on improvise allègrement.Donc, l’A.Q.J.T.(C.R.M.), le C.E.A.D.et quelques individus (dont moi) décident de manifester contre les Olympiques.Quelle cible de choix, en effet (elle est tellement grosse qu’il faut vraiment une forte dose de mauvaise volonté pour la rater).On décide d’une action collective: chacun dans son coin fait son petit sketch sans savoir ce que font les autres; et quand on voit les différents résultats, il est trop tard pour se critiquer puisque c’est déjà la veille du “show”.Comme démarche collective, on a déjà vu mieux.Sans compter notre maladresse lors de notre contact avec le milieu visé.Tout cela résulte d’un spontanéisme plein de générosité et de bonnes intentions (théâtre populaire, contact direct avec le milieu, participation à ses luttes, etc.).On s’embarque sur un beau bateau mais on ne sait pas naviguer.Résultat?C’est le naufrage.C’est évidemment très décevant; mais ce n’est tout de même pas la catastrophe irrémédiable.Une fois l’aventure terminée, il s’agit d’en tirer les leçons qui s'imposent.Ceci nous amène au point suivant.LES SUITES DE L’EVENEMENT La première partie n’est pas très rose mais la seconde est encore pire.C’est la désolation totale.Tirer les leçons qui s’imposent ne consiste pas seulement à discuter sur ce qui n’allait pas dans l’organisation du Coco.C’est surtout dépasser le constat d’échec pour prendre les décisions et les moyens afin de ne pas retomber dans les mêmes pièges.Or au lieu de poursuivre l’analyse de façon positive, les participants semblent surtout intéressés à oublier tout cela au plus tôt (après tout, le Coco est mort, fini, enterré, n’en parlons plus et passons à autre chose).a Prenons, par exemple, la tumultueuse et pénible réunion du 14 juillet.Ceux qui y étaient présents quittaient petit à petit, fatigués, excédés, vidés.Seuls les plus coriaces s’acharnaient.La soirée s’éternisait et n’aboutissait à rien.Pour clore l’assemblée et surtout pour éviter qu’elle ne se termine en une magistrale queue de poisson, je propose qu’une nouvelle réunion ait lieu à l’automne (avec le recul l’émotivité se serait refroidie).De plus, un comité de quatre personnes (Marie-Christine Larocque, Pierre Tremblay, Robert Payette et moi) est chargé de l’organiser afin de la mieux structurer et d’aborder en profondeur les vrais problèmes.La proposition est acceptée à l’unanimité.A première vue, cela paraît bien.On se dit que les gens veulent aller plus loin.Malheureusement, la suite nous fait déchanter.On s’aperçoit alors qu’il s’agissait surtout d’une façon commode de se débarrasser d’une assemblée des plus as-somantes.Un mois plus tard (entretemps j’étais en voyage) je revois la plupart des participants soit dans le cadre du festival de théâtre pour enfants soit dans d’autres circonstances.C’est le désintérêt total.Devant un manque d’appui aussi flagrant, le comité avait-il encore une raison d’être?Cette question et bien d’autres se sont posées.Un des membres démissionne (Robert Payette).Ceux qui restent optent pour une nouvelle approche.Dans le cadre du C.R.M., ils décident d’organiser des journées de réflexion sur le milieu montréalais: — C’est quoi le milieu?— Comment le rejoindre?— Quel type d’action y accomplir?— Pourquoi y travailler?etc.L’initiative est fort louable et constitue bien, à mon sens, une suite logique à l’événement du 7 juillet.Mais son principal défaut est de répondre plus à un besoin des organisateurs qu’à celui de la base.La preuve en est qu’à la première journée convoquée le 13 novembre au local de la Grosse Valise, n’étaient présents que cinq membres de la dite troupe et les trois organisateurs.Quant au reste du C.R.M., aucune trace.Tout ceci m’amène à me poser quelques questions.La première concerne le comité régional.N’est-il, au fond, qu'un simple regroupement de troupes individuelles acceptant de se rencontrer occasionnellement pour placotter mais tout à fait incapable de s’interroger sérieusement sur leurs actions et sur une réelle collaboration entre elles?D’où vient cette inertie à la suite d’une manifestation aussi capitale que le Coco?Car on n’insistera jamais assez sur l’importance de cet événement.N’oublions pas qu’il s’agit de la première tentative: 1- d’un travail collectif des troupes 2- d’un contact direct avec le milieu populaire 3- d’une participation active à ses luttes.C’est pourtant là un instrument privilégié, une base solide et concrète pour amorcer une réflexion en profondeur sur des thèmes comme: Le théâtre d’intervention La participation aux luttes populaires La collaboration et une démarche collective inter-troupes Les objectifs à atteindre (et combien d’autres).Seule une analyse poussée peut nous mener à une action réellement efficace.Ou tout au moins qui nous fera sûrement plus avancer qu’une discussion sur le contenu des textes (qui devait être, à mon avis, une de nos dernières préoccupations) ou que ce pénible, éternel, stérile et faux débat du fond et de la forme.Il serait grandement temps, en effet, que l’on arrête de discuter indéfiniment sur des vétilles alors que le 7 juillet est une démonstration on ne peut plus concrète des véritables problèmes.C’est là la seule façon de réaliser de beaux voeux pieux (dans le style: l’A.Q.J.T.doit appuyer les luttes populaires) qui paraissent très bien sur papier mais qui ne correspondent à rien dans la réalité.S’il veut réellement avancer (en avant autant que possible), avoir une orientation et une raison d’être, le Jeune Théâtre a intérêt à sortir de sa léthargie béate et à s’atteler à la tâche au plus vite.Yves Robitaille (membre individuel) 5 LES COOPERATIVES CooT r7trnc iTtf l'H lift DE THE A TRE ONT PARTICIPE AU DOSSIER SUR LES COOPERATIVES: — La Bascule — La Grosse Valise — Le Parminou — Le Grand Cirque Ordinaire RECHERCHE: Marie Christine Larocque Jean Fugère ILLUSTRATIONS: La Grosse Valise Quel rapport y a-t-il entre le théâtre et le coopératisme?Un rapport de fonctionnement.Coopératif — théâtre — coopérative de théâtre.En joignant à une explication brève de l’idéologie coopérative, l’application concrète de 4 coop, de théâtre et une critique de ses limites dans le système capitaliste, j’ai essayé de rendre mon apport à Jeune Théâtre utilitaire et critique.LE COOPERATISME: L’APPRENTISSAGE DE LA MISE EN COMMUN Le coopératisme est né au XIXe siècle d’un ensemble de réactions spontanées face à l’oppression du capitalisme montant.La volonté de solidarité, à la base du mouvement, a permis au coopératisme de s’organiser.Au départ, l’objectif voulait que les pauvres comme les riches aient accès à la propriété par le biais de la coopérative.On retrouve donc un souci de mettre en place un système plus juste, une distribution non pas égale mais plus équitable de la richesse (de la propriété).L’individu ou le groupe qui opte pour le coopératisme, fait un choix social et économique.Il ne choisit pas le profit, mais la démocratie(un homme — un vote) et l’intérêt économique immédiat de la communauté.Il choisit aussi de travailler dans les limites du système capitaliste, donc de se soumettre à ses lois.Quand le dossier du coopératisme a été proposé pour Jeune Théâtre, j’ignorais tout des principes et de la réalité de ce mouvement.J’ignorais que 6 principes étaient à la base de l’organisation coopérative: — l’adhésion volontaire — l’administration (organisation) démocratique — l’intérêt limité sur le capital — la répartition des surplus (aux membres) — l’éducation coopérative (le développement du sens social, l’apprentissage par les gens à faire ce qu’ils ont toujours laissé faire par d’autres, la diffusion des idées.) — l’intercoopératisme.7 J’ignorais que la réalité multipliait les visages du coopératisme: — la coop, de consommation: on est jamais mieux servi que par soi-même pour se procurer ce dont on a besoin — la coop, ouvrière de production: considérée comme un instrument de libération qui procure du travail à l’ouvrier.La commandite de travail ou coop, de travail, qui semble être le choix le plus pertinent pour un groupe de théâtre, fait parti de cette catégorie.Pour un travail déterminé, un groupe de travailleur reçoit une rémunération collective et se charge librement des méthodes à employer pour faire ce travail.La commandite nécessite une clientèle (un public), un capital, des risques, un auto-financement et s’articule autour de méthodes généralement de techniques artisanales — la coop, d’éparne et de crédit: où les membres épargnants emprunteurs mettent en commun leur épargne et l’utilise selon leur besoin.L’éducation pour briser la pauvreté ferait parti de leur but.— la coop, agricole (production): pour approvisionner et écouler les produits des agriculteurs-coopérants — la coop, d’habitation: qui fonctionne souvent grâce au pouvoir public (crédit à la construction, à la location.).On comprend aisément que les différents niveaux d’application (service, propriété, mode d’exploitation, mode de vie) ne facilite pas l’unité et l’avancement de cette idéologie.Le slogan “unité dans la diversité” a déjà fait ses preuves et ne nous a pas convaincu.L’absence de priorités, d’analyses des motivations profondes du système capitaliste qu’il cherche à réformer, prive le coopératisme de bases solides.Le document COOP-001, cours d’initiation à la coopération, Université du Québec (auteur collectif), que j’ai largement plagié dans cette première partie de l’article, justifie la coopérative en ces termes: "Tout comme le capitalisme, le coopératisme prône les libertés individuelles.et se veut une forme d’organisation économique assurant une répartition des richesses et du pouvoir plus équitable que /-\ A LA GROSSE VALISE: Août 1975: début de La Grosse Valise.Au départ, ses 12 membres fondateurs se réunissent en vue d’établir une nouvelle politique de fonctionnement théâtral au Québec, soit un système coopératif de théâtre.Si on se reporte aux documents de cette époque, on y retrouve les objectifs et buts qu’elle s’était fixés: — promouvoir le théâtre de création québécois, en réaction au peu d’activités théâtrales des jeunes “théâtreux” sortant des écoles ou d’ailleurs.— rendre possible la création de son propre théâtre dans le but de favoriser l’expression d’une culture véritablement populaire.— créer un climat sain où la compétition, la rivalité et le vedettariat sont inexistants, contrairement aux structures professionnelles actuelles.— commencer ou poursuivre une formation non spécialisée en éliminant les barrières entre comédiens et techniciens.— promouvoir un mouvement théâtral centré sur l’égalité et la collectivité pour éviter la stagnation de petits groupes.le capitalisme tout en sauvegardant les valeurs de liberté et de propriété individuelle.s’implanter non par la lutte des classes ou la révolution, mais par la multiplication des entreprises coopératives.parce qu’ils sont propriétaires, (les membres) peuvent en assumer l’orientation”! S’il n’y a pas espoir de faire fortune dans le coopératisme (“Beaucoup en ont un peu, personne en a beaucoup”), du moins l’espoir de développer un esprit communautaire, premier pas vers un esprit de classe, est permis.V.8 La Grosse Valise ouvrait ses portes à tout le monde (principe de la libre adhésion), selon les capacités physiques de ses locaux.Ce que la Grosse Valise voulait leur offrir: — une revue sur les activités du jeune théâtre (revue qui ne vit jamais le jour).— un service de production dont un atelier à équiper fonctionnant sur la récupération et le recyclage de matériaux (tournée des poubelles les lundis et jeudis).Cette politique visait à réduire le coût des productions et, de là, le prix des billets d’entrée des spectateurs.— un réseau de publicité et de tournées.— des ateliers de toutes sortes, à la demande des membres, offerts par les membres qui en avaient la compétence (mime, coupe, improvisation, etc.) — la possibilité de participer à des créations collectives.Ce que La Grosse Valise demandait en retour: — devenir membre usager en payant une cotisation mensuelle de $10.— faire un nombre d’heures minimum (8 heures/mois.) en se joignant aux divers comités mis sur pied (promotion, comptabilité, etc.).Décembre 1976: congrès Grosse Valise.Après un an et plus d’existence, les 17 membres présents se réunissent pour faire le point.A la différence du congrès de fondation, les discussions portent davantage sur le “vécu” que sur les idéaux.Résultats: 5 membres démissionnent, leurs intérêts étant incompatibles avec ceux de La Grosse Valise, les portes sont temporairement fermées et de nouveaux objectifs, plus sentis ceux-là, sont fixés: développement du collectif, développement de l’esprit critique et analytique, formation sociale, politique et culturelle, rencontre avec d’autres groupes ou organismes, diffusion de l’information, travail d’animation surtout en milieu scolaire, implantation dans un milieu choisi.On peut lire dans le compterendu du Congrès: “Si les buts n’ont pas été atteints, c’est qu’ils n’ont pas été réfléchis, vécus, qu’ils n’étaient pas représentatifs de la majorité et ne correspondaient pas à la réalité.” Autre résolution très importante: “Il faut oublier le terme “coopérative” quand on parle de La Grosse Valise.Nous sommes un atelier de théâtre.Avril 1977: La Grosse Valise compte maintenant 9 membres actifs, tous animés des mêmes intérêts et des mêmes objectifs.Nous sommes toujours un “atelier de théâtre”, c’est-à-dire que nous n’avons pas enco- \ re demandé l’appellation officielle de “coopérative”.Nous poursuivons cependant nos recherches sur le mouvement coopératif en général et continuons d’appliquer les principes du coopératisme dans la mesure de nos besoins et de notre réalité.Par exemple: Notre situation financière actuelle étant très précaire, elle ne nous permet plus de nous payer des salaires (les cotisations sont abolies depuis décembre dernier).Cependant La Grosse Valise paie à ses membres les services de formation/ information (spectacle de jeune théâtre festivals, congrès, cours spéciaux donnés par des personnes-ressources etc.) et autres services (billets d’autobus, repas collectifs, garderies, etc.).Nous avons la volonté d’en vivre et prenons les moyens nécessaires pour y arriver.Si un jour nous décidons de devenir une coopérative aux termes de la loi, cela ne Uevra en rien influencer notre fonctionnement.Mais il nous semble encore trop tôt pour le faire; nous avons bien d’autres choses à expérimenter avant.En définitive, nous avons appris à ne pas “coller” à une définition ou à un mode de fonctionnement idéal mais, à l’inverse, à trouver notre propre fonctionnement quotidien avant de lui trouver un nom.S’il s’avère coopératif, et bien soit! Pour l’instant, notre coopératisme il est par en dedans.i 9 UNE COOPERATIVE DE THEATRE: 4 HISTOIRES DIFFERENTES .Un premier pas vers une prise en charge collective.c’est la direction qu’ont choisie 4 troupes de théâtre: la Grosse Valise ou l’esprit coopératif, le Parminou et le Grand Cirque Ordinaire-2 coop, en voie d’approbation, enfin la Bascule reconnue légalement comme coopérative depuis novembre.Autour d’une table, le 3 avril, la Grosse Valise, la Bascule et le Parminou, Jean Fugère et moi, nous nous sommes réunis.Ce dimanche-là.— Sylvie (Daigle de la Grosse Valise): “Pendant un an et demi on s’est voulu une coopérative.En fait, c’était beaucoup plus l’esprit coopératif qui nous définissait.Notre approche était très nàive: on voulait faire une coopérative comme on voulait changer le monde.Sans analyse.C’était la réaction spontanée contre les écoles de théâtre.Je pense qu’on essayait de fonctionner dans un cadre coopératif avant de savoir ce qu’on voulait.Au bout d’un an, on s’est demandé si c’était vraiment une coopérative qu’on vivait.L’esprit y était mais légalement on a arrêté nos démarches quand on est arrivé à l’aide juridique.Si on avait vraiment voulu, on aurait continué quand même.Maintenant on a décidé que la Grosse Valise ne s’appellerait plus coopérative de théâtre.On va faire des recherches sérieuses, quêter de l’information, puis après on choisira vraiment.Ca nous a pris un an et demi avant de réaliser qu’on avait à choisir.La volonté y est.Y reste à le faire.” — Robert (Marois de la Bascule): Depuis novembre qu’on est reconnu légalement.Le travail sérieux commence.Parce que mettre le coopératisme de l’avant, d’une certaine façon, c’est plate pour un gars qui veut faire du théâtre, c’est d’I’or-ganisation.C’est pas un don généreux mais un partage organisé.Ta propre structuration.Si t’es pas un vrai groupe, débarques de cette idée-là.Y faut dire que si le groupe est le bébé d’un seul gars c’est croche.C’est justement parce qu’on voulait pas que notre groupe soit le bébé d’un gars qu’on a choisi la coopérative.10 AU PARMINOU: Au théâtre Parminou, nous avons toujours accordé une place importante (autant dans la pratique que dans nos préoccupations) au fonctionnement interne de la troupe.Au moment où nous nous apprêtons à devenir une coopérative au sens légal, il nous a semblé intéressant de confronter ce fonctionnement et l’esprit qui l’anime à ce qu’on peut appeler “l’esprit coopératif”.Esprit qui se définit par l’appartenance de l’entreprise coopérative à ses membres.Ceux-ci contrôlent et dirigent leur entreprise de façon démocratique, ils en sont responsables et s’en répartissent les avantages dans la mesure de leur participation.V CONTROLE ET DIRECTION DEMOCRATIQUE Il est question ici de prise de décision.Qui prend les décisions et à quel niveau?Les membres sont-ils assez informés pour jouir pleinement de leur droit de vote?L’assemblée générale est-elle une formalité pour entériner les décisions déjà prises par des spécialistes?Chacun a un droit de vote égal, c’est bien sûr.il s’agit de savoir si chacun peut l’exercer de façon égale.Au Parminou, nous fonctionnons selon une structure de comités.Les comités sont nommés par les membres en assemblée générale.Chaque comité est responsable d’un secteur de fonctionnement de la troupe, et chaque membre de la troupe fait partie de deux ou trois comités.Formé d’environ trois membres, ce comité n’est pas décisionnel.Il est cependant chargé de voir à ce que toute l’information relevant du secteur dont il est responsable soit portée à l’attention de l’assemblée.Il est également chargé d’émettre des propositions lorsqu’un point apporté à l’assemblée demande une décision.Grâce à cette formule, tous sont mis au courant de tout ce qui se passe au niveau de chaque secteur du fonctionnement.Cette formule permet également à l’assemblée de se passer de discussions fastidieuses sur des détails de moindre importance.La discussion préalable à l’intérieur du comité permet d’éliminer ces détails et de présenter à l’assemblée des propositions étoffées et portant sur l’essentiel.“N RESPONSABILITE Les membres doivent non seulement prendre les décisions, ils doivent voir à l’exécution de ces décisions.Nous visons, à l’intérieur de la troupe, à un fonctionnement efficace et décloisonné.Nous voulons en arriver à ce que tous les membres de la troupe soient polyvalents et aient la capacité d’assumer toutes sortes de responsabilités dans des domaines divers.Ceci afin d’éviter l’avènement de super-spécialistes uniques qui lient (souvent sans le vouloir) le sort de la troupe au leur.Nous croyons que la structure de comités, responsables d’un secteur de fonctionnement, favorise l’efficacité et le décloisonnement.Elle permet à chaque membre de s’impliquer dans des secteurs où il a le plus de compétence (efficacité), mais également où il en a le moins (décloisonnement).Se retrouvent donc sur un même comité des personnes familières.Les premières peuvent faire profiter de leur expérience aux secondes qui peuvent, avec un regard neuf, susciter des questionnements nouveaux au sein d’un comité.Ajoutons à cela qu’à moyen et à long terme, un principe de rotation permettra à chaque membre d’avoir fait partie de tous les comités de la troupe et de s’être familiarisé de façon assez précise avec chaque secteur de la troupe.REPARTION DES AVANTAGES Au Parminou, nous ne croyons pas à la rémunération selon le travail.Les membres de la troupe sont rémunérés se- lon leurs besoins et non selon leur productivité.Ainsi les enfants des membres reçoivent un salaire pour subvenir à leurs besoins sans pour cela fournir aucun travail à la troupe en retour.De plus en plus également, nous privilégions la rétribution sous forme de services collectifs au détriment du salaire aux individus.Cela favorise une vie de troupe plus communautaire.Cela demande par contre que les services soient organisés non en fonction de la seule troupe de théâtre, mais en fonction des gens qui font partie du collectif du Théâtre Parminou.* * * La démocratie n’est pas facile.On ne naît pas démocrate.Surtout pas en pays capitaliste.Parvenir à un fonctionnement démocratique exige beaucoup d’efforts et surtout beaucoup d’ingéniosité.C’est peut-être moins exaltant que de s’occuper de grande idéologie.Pourtant le fonctionnement a son idéologie.Celle du quotidien.Elle aussi a sa grandeur.J 11 Il nous semblait que notre esprit allait plus là qu’ailleurs.Mais c’est d’I’job.Tout le monde a appris de quoi, en a retiré et est bien conscient que si une coopérative tombe ça nuit à tout le mouvement coopératif.Et ça, ça intéresse person- _ _ M ne.— Jacques (Robitaille du Parminou): “Ca fait trois ans en mai, là, qu’on travaille de façon permanente.Après avoir ramassé de la documentation, expérimenter plusieurs modes de fonctionnement, on a décidé d’attendre avant de choisir une forme légale.Quand le besoin se fera sentir, on s’est dit qu’on choisirait.Mais le groupe réalisait déjà que sa volonté de base était le fonctionnement démocratique.Et puis, à mesure qu’on avançait, la pression se faisait pour qu’on se donne une structure légale (ex.: pour les subventions).On a choisi alors le mode coopératif mais sans que ce soit un grand changement dans notre vie.Parce que notre fonctionnement est déjà beaucoup plus exigeant que celui de la coopérative (les finances, les différents comités.) Plus ça avance, plus on réalise que ça demande beaucoup plus que l’illusion de bonne volonté du départ.Quand tu avances, tu te spécialises.Faut donc être très vigilant.Sinon tu te laisses impressionner par le spécialiste.Y faut être vraiment ingénieux pour rester démocratique.Parce que, j’vous dit, que c’est pas naturel à l’homme la démocratie! Il me semble important d’ajouter qu’il faut clarifier son objectif général et ses objectifs particuliers.Chaque troupe doit avoir son objectif spécifique.Nous autres, c’est de faire du théâtre pour les régions rurales, des tournées, de mettre de l’avant la régionalisation, la décentralisation.Dans les moments difficiles, on rapporte au rural toutes les modalités d’application.Maintenant que la régionalisation se vit de façon de plus en plus engagée et précise, on commence à mettre en question ce qu’il y a autour de nous.D’une certaine façon, c’est pour ça que la coopérative nous intéresse.Parce qu’elle est marginale au système capitaliste, parce qu’elle donne la parole à tout le monde.c-“ A LA BASCULE c Ul Les membres du théâtre de la d< Bascule avaient décidé en mai M 1976 de monter, après un an de rr recherche et de travail corn- u mun, leur premier spectacle.Il à devenait donc important pour rr nous d’avoir un statut légal, rr d’être protégé au sens de la ,'d loi et comme nous voulions al- \ti 1er beaucoup plus loin ensem- p ble, de pouvoir présenter des s< demandes de subventions aux q gouvernements.d Dans notre troupe il y avait à c nos début une façon de fonction- rr >ner, une manière d’être ensem- te ble qui était fondée sur les vi membres en assemblée.Tous lu nous nous étions réunis pour fonder notre troupe et personne c en particulier ne dirigeait le le groupe.Cette démocratie du dé- le part fait de nous un groupe à d la recherche d’une formule ré- P pondant à notre démarche et à r« nos méthodes de travail.t( L’aspect démocratique et le économique de la formule co- n opérative nous intéressait plus d particulièrement parce que c’é- v tait celui qui répondait le mieux h à notre idéologie et à notre 1s fonctionnement.Nous avons ar- e rêté ce choix surtout en rapport n avec ce que nous étions à ce i •« moment-là.Nous n’avons pas s encore produit de spectacle et e certains points qui se sont pré- s cisés par la suite (tant au niveau ° des membres, du contenu des d spectacles que du genre de co- d opérative que nous étions) ont b contribué, depuis, à renforcer le c bien fondé de ce choix.s \____________________________________________ 12 COMMENT Nous avons d’abord rencontré un fonctionnaire du Ministère des institutions Financières, M.Martel.Celui-ci nous a sommairement expliqué ce qu’était une coopérative et il nous a aidé à remplir le formulaire de demande.Puis il nous a délicatement expliqué que nous étions /des “artistes”, que nous n’é-\tions pas douze, que nous ne (pourrions pas accueillir d’un seul coup toutes les personnes qui voudraient devenir membres de notre coopérative mais que cela dépendrait de la bonne marche de nos finances.Somme toute il nous conseillait de devenir une compagnie à but non lucratif.Il faut préciser que nous ne connaissions pas encore toutes les subtilités précitées et légalement admises.Avec l’aide d’un ami qui avait déjà participé à la fondation de coopératives, nous avons appris que toutes ces objections avaient leurs réponses à l’intérieur même du mouvement coopératif: d’abord que les coopératives ouvrières de production(1) respectaient les principes dans la me-I sure où cela leur était possible; , ensuite que de ne pas être douze n’était nullement un obstacle à i la formation d’une coopérative, surtout ouvrière de production; enfin, qu’il n’y avait aucune raison, pour le Conseil de la Coopération (2), de refuser notre demande si votre volonté était de fonder une coopérative, en bonne connaissance de ce que cela impliquait comme responsabilités.Donc, parce que nous étions maintenant bien informés de ce que nous avancions nous avons décidé de persévérer dans notre demande d’incorporation.Nous avons poussé plus avant notre demande et répondu au cours de l’été 76 aux questions que le Conseil de la Coopération se posait sur l’organisation de notre coopérative en formation.En novembre 76 nous devenions la “Coopérative ouvrière de production de Théâtre, La Bascule”.Dans les 60 jours qui suivirent et selon la loi, nous avons tenu notre assemblée de fondation, établi une charte de régie interne et élu notre conseil d’administration.Par la suite nous avons mis sur pied un système comptable avec l’aide de fonctionnaires du gouvernement.Tout ce déroulement peut sembler facile et il serait trop long ici de le raconter dans les moindres détails.Il suffit de savoir que pour chaque étape, nous devions rencontrer des personnes compétentes, nous documenter sur les coopératives et faire nous-mêmes l’apprentissage des règles du jeu.CONCLUSION La coopérative, c’est la garantie légale que les principes de base économiques et démocratiques, que nous voulions vivre, seront respectés.Dans le vécu pratique de la Bascule, rien n’a changé puisque nous vivions les principes majeurs des coopératives avant même d’être incorporé.Nous terminons par une citation qui porte sur les idéaux coopératifs.“En tout temps l’élément commun des principles et des idéaux coopératifs, a été que la Coopération sous sa forme idéale veut faire plus que promouvoir les intérêts des membres individuels qui composent toute coopérative.Son objectif est surtout de promouvoir le progrès et le bien-être de l’humanité.C’est ce but qui différencie en quelque sorte une société coopérative d’une entreprise économique ordinaire et qui justifie qu’elle soit mise à l’épreuve, non seulement du point de vue de son efficacité commerciale mais aussi du point de vue de sa contribution aux valeurs sociales et morales qui élèvent la vie humaine au-dessus de ce qui est purement matériel et animal.” * 1- Lorsque nous parions de coopérative de production, nous parions de coopérative où ceux qui s’occupent de la transformation ou de la production sont les membres, les propriétaires de l’entreprise.Ici, il s’agit d’individus qui se regroupent pour fabriquer tel ou tel service ayant un rapport avec le théâtre.On parie alors de travailleurs usagers.2- Le Conseil de la Coopération est formé de coopérants qui ont fait leurs preuves et qui ont entre autres tâches de s’assurer que tout groupe qui veut fonder une coopérative en connaît bien les principes et qu’il a l’intention de les vivre une fois qu’il sera incorporé selon la loi.* Dossier ouvert, cours d’initiation à la Coopération, COOP .001, télé-université, Université du Québec, p.88.La Bascule Mais ça reste un moyen plus qu’un idéal, un moyen qui correspond bien à un esprit déjà vivant.C’est plus un outil qu’une option radicale pour changer le monde.C’est pas une solution politique.Mais quand t’es pogné dans un système capitaliste, c’est une façon de te débrouiller.Ce que je me demande, c’est si le mouvement coopératif remet en question le système capitaliste.Parce que nous autres, on le remet en question.” Mais quelques jours avant.c’était un jeudi matin.— François (Richard du Grand Cirque Ordinaire): ‘‘.8 ans déjà.Mais ça fait seulement 4 ans qu’on essait d’être reconnu légalement comme coopérative.On devrait être accrédité cet été.En fait, si on a choisi la coopérative, c’est parce que c’était la formule qui ressemblait le plus au travail qu’on fait i.e.qui permettait la recherche et qui pouvait prendre la forme d’un commando anarchique.Etre ton propre employeur, c’est intéressant.Tout en restant un petit groupe.L’avantage d’une coopérative c’est que chacun est impliqué à la mesure de sa volonté, que tu travailles ensemble.Ca t’aide aussi à avoir des subventions.Le désavantage dans une coopérative de théâtre c’est que ton monde doit être engagé profondément pour que ça vive.Ca demande une plus grande discipline personnelle.Sinon, si y’a pas de lien fort dans l’organisation et que ça repose pas sur une énergie conjuguée (sans être imposée), ça reste un projet.Tu deviens jamais une coopérative.Y’a une question d’âge aussi qui rentre en jeu: passé un certain âge, t’as une vision plus tiède des choses (30 ans).Dans le Grand Cirque, y’a 12 fondateurs et 13 à 15 coopérants.Impossible de faire une réunion si un membre fondateur est absent.Et les réunions se font selon nos besoins.La plus grosse difficulté qu’on a rencontré, pour devenir une coop., c’est vraiment l’indifférence des fonctionnaires.Y’a 4 ans, on a répondu à un formulaire.Y’ont perdu notre dossier.On a recommencé.Une fois le formulaire rempli, on a fait une réunion dont l’ordre du jour était déjà fixé à l’avance.Y fallait, entre au- 14 tre, nommer 3 personnes aux postes de secrétaire, de vice-président et de président, définir ses buts, définir aussi les types de transactions bancaires.Les buts généraux par contre sont imposés par une Charte: favoriser le développement de l’esprit coopératif, répandre des principes sociaux.Y’é pas nécessaire de se définir politiquement.Ensuite au ministère des coopératives (i.e.M.Martel au service des asssocia-tions coopératives), y font des vérifications sur ta production.Y’é donc mieux de faire un premier show avant de faire ta demande.Là y s’méfie du théâtre.Parce qu’eux autres, c’qui les intéresse, c’est la coop, alimentaire.En fait, on est en période de probation depuis un an.Y nous reste un maudit questionnaire à répondre.La confirmation officielle devrait se faire juste cet été.Mais déjà on échange des services — par la bande — avec d’autres coopératives.Parce qu’il faut briser l’isolement qui joue contre le travailleur théâtral à cause de la concurrence.” .et puis on s’est dit qu’on avait pas parler du type de théâtre qu’on faisait mais qu’on s’était limité à notre fonctionnement.On s’est dit qu’il était important d’être bien vivant avant de se mettre une structure sur le dos.De bien y penser avant de choisir entre une compagnie à but non lucratif et une coopérative de théâtre.On s’est dit aussi qu’il y avait sûrement quelque chose de bon à faire avec la coopérative puisque le gouvernement donne tant de troubles à ceux qui s’y intéressent.LE COOPERATISME: UN MOYEN ET NON UN OBJECTIF .quelques choses de bon puisque le gouvernement donne tant de troubles.C’est évident, pour le gouvernement la coop, de théâtre n’est pas intéressante.Elle n’est pas rentable.Ce qui motive l’Etat, c’est de rentrer sur le marché de la consommation par le biais des coopératives.C’est pour ça qu’il est important de resituer sa coopérative de théâtre dans le contexte économique actuelle (capitalisme).Si on choisit cette forme d’organi- sation, il faut se démarquer constamment de d’autres coopératives qui, elles, rentrent dans le circuit de la compétition.Qu’on dise oui au coopératisme est un pas d’organisation et de solidarité louable en soi.Ce qui est moins louable, c’est qu’on en fasse un objectif dans un système capitaliste, c’est qu’on se soumette aux règles du système qui te fait mourir si tu ne le fais pas grossir.Le coopératisme a aujourd’hui plus de 100 ans, et sa lutte, juste au départ, a été récupéré entre autres par l’Etat.Le groupe de théâtre qui vise le coopératisme pour changer le monde, s’il continue à évoluer, va transformer son but en simple structure et entrevoir de plus en plus clairement le véritable objectif de son action: renverser le système capitaliste.Marie-Christine Larocque 15 COMPAGNIE CENTRE: Compagnie du “Chat Mobile”.ou etc.sauf Théâtre Parminou, pour protéger notre nom, si la compagnie meurt.Le Théâtre Parminou loue ses services à la compagnie du “Chat Mobile”.ANNEE FISCALE: 12 mois, c’est à nous de le déterminer.PHILOSOPHIE: Une corporation à buts non-lucratifs est formée de “membres” et non d’“actionnaires” qui demandent leur constitution en corporation sans intention de faire un gain pécuniaire, dans un but national.patriotique.social, artistique.etc.Le mot “membre” signifie toute personne reconnue comme tel par les règlements de la corporation.Etablit sa charte.A l’intérieur de sa charte, une compagnie peut marcher dans un sens coopératif et communautaire.PROTECTION: Les membres ne sont pas responsables des dettes de la corporation.SOUSCRIPTION: Une souscription ou contribution annuelle des membres de la corporation doit être payée en argent, aux époques, lieux et en la manière fixés par les règlements.CONSEIL: Le Conseil d’Administration peut être formé de toute la troupe.C’est à nous de le définir dans la charte.Toutefois, il faut être trois responsables pour le Ministère des Finances.Les trois responsables ne sont que des personnes-ressources pour le gouvernement.CAS DE FAILLITE: La compagnie endosse tout.Après saisie, s’il nous reste des biens, on peut se les diviser.Le Théâtre Parminou pourrait garder les restes! DROIT D’ENTREE: $100.00 ou $200.00.(Je ne connais pas le montant précis.) AVANTAGES SOCIAUX: Vu que la compagnie est un employeur, on pourrait s’arranger dans les cas ‘d’année sabatique” pour avoir de l’assurance-chômage.Je dis dans le cas “d’année sabatique” parce que, sinon, ça demande une comptabilité très compliquée.Il faudrait enlever sur chaque paye le montant de “régime de retraite, assurance-chômage, etc.etc.” et on n’en finit plus.16 COOPERATIVES GENRE: Coopérative social-économique.NOM: Le Théâtre Parminou, coopérative de travail théâtral des Bois-Francs.Une association ne peut, dans le cours de ses affaires, se servir d’autre nom que de celui qui lui est donné dans la déclaration d’association (seulement pour l’administration).ANNEE FISCALE: 12 mois d’exercice, fin le 31 décembre.PHILOSOPHIE: La coopérative est conçue dans un but commercial.Contrôle démocratique.Décision à valeur égale.Administration commune.Les propriétaires sont les usagers.Dévolution désintéressée.On ne peut faire fructifier un capital.Libre entrée et libre sortie des membres (mais on peut établir nos critères).Promouvoir l’éducation coopérative et développer le sens social de ses membres.Les membres d’une association sont les fondateurs et toute autre personne capable de contracter.Il faut être au moins douze mais le ministre peut, sur la recommandation du Conseil de la corporation, réduire ce nombre minimum jusqu’à cinq.PROTECTION: Les membres ne sont pas responsables des dettes de l’association.Ils ne sont responsables que de leurs parts sociales.SOUSCRIPTION: Les usagers doivent donner une part sociale d’un montant X.Nous, on pourrait fixer un montant symbolique puisqu’on a investi dans la troupe depuis 3 ans.CONSEIL: Le Conseil d’administration se compose de 5 administrateurs choisis parmi ses membres.Toutefois, le règlement peut prévoir un nombre plus élevé qui ne peut être supérieur à 15.CAS DE FAILLITE: La Coopérative endosse tout.Les membres ne sont responsables que de leur mise de fond.Après saisie, les biens seraient redonnés à une autre coopérative qui travaille dans le même sens que nous.DROIT D’ENTREE: $14.00.AVANTAGES SOCIAUX: Une association peut établir un système de retraite avec pension ou contribuer à son établissement en faveur de ses employés et de leurs dépendants.Peut créer des caisses de secours et des services de sécurité sociale ou payer des primes d’assurances ou des cotisations.r Cri 1 C'c\\ O ï c?% (3 (suite page 22) 17 Oui, enfin! Une rencontre de théâtre avait lieu dans la région gaspésienne, plus précisément à Pasbébiac, les 22, 23 et 24 octobre derniers.Et ça fait d’autant plus notre honneur qu’il était question de problèmes touchant les gens qui oeuvraient et qui oeuvrent encore en théâtre dans la Gas-pésie et le Bas du Fleuve.D’autant plus que les problèmes soulevés et les solutions apportées forment un impact régional certain et important.Une rencontre de théâtre entre des étudiants de Carleton, de Grande-Rivière, de Chandler, de Gaspé (Poly-Sons les Planches), de Matane (Mortadelle), de Pasbébiac (Les Mal-Aimés), de Rimouski (Le théâtre en Rang), du Théâtre de la vallée de Causapscal (adultes), de l’Astran (adultes), de Gaspé, des Drageux (adultes) de Pasbébiac, des anciens Mal-Aimés (maintenant à Rimouski), en plus, des participants ne faisant pas parti des troupes mais travaillant à l’animation, à l’information, dans les régions ci-haut mentionnés.Deux permanents de l’AQJT étaient également de la rencontre.Etant tous un peu étrangers à cause des distances, du manque de communication, la soirée du 22 avait comme objectif de faire connaissance.Avec une musique pétillante, un coin bien 18 choisi pour une rencontre amicale, la Barge de Pasbébiac, cette soirée s’est déroulée dans le brouhaha, les rires chauds et spontanés, les tapes sur l’épaule et les “D’ousse que tu d’viens?” et les “Qu’est-ce qui s’passe chez-vous?” Il n’est donc pas étonnant que la plupart, après un long trajet et avec un lendemain bien rempli, se soient donnés rendez-vous.Le samedi matin, tout le monde se retrouve, mine épanouie (signe de l’accueil chaleureux dans les familles), à la polyvalente de Paspébiac.Une réunion et des discussions tentent de s’amorcer.C’est un départ plutôt gêné puis chaque troupe définit son travail, chaque région soumet ses problèmes culturels à l’assemblée.C’est donc celle-ci qui propose le contenu de cette rencontre puisqu’aucun plan précis n’a été préparé.On se souvient qu’à la dernière rencontre, qui avait lieu à Matane en avril 76 (5 troupes étaient présentes) il avait été proposé que la rencontre de Paspébiac devait répondre aux besoins de la région.Le Théâtre en Rang de Rimouski propose d’animer un atelier sur le théâtre étudiant en soumettant un texte de base.Un atelier d’échange dés troupes, de théâtre adulte, de théâtre pratique, un atelier sur le projet de la rencontre d’été ainsi qu’un atelier sur la régionalisation culturelle (culte de l’étranger) viennent s’ajouter pour l’après-midi du 23.Une certaine agressivité est ressortie des ateliers de discussion.Les participants à l’atelier sur le théâtre étudiant ont dénoncé leur dépendance vis-à-vis les institutions quand il s’agit de locaux, de cours de théâtre qui ne sont pas donnés dans toutes les écoles.Il est donc proposé de se servir du théâtre comme “médium de changement” afin de sensibiliser la population sur le système scolaire et comme moyen d’information et de communication vis-à-vis cette population.Les membres de l’atelier pour adultes et de la rencontre d’été se sont ajoutés à ceux de l’échange des troupes.Il en est sorti que chaque troupe manque d’information et d’organisation et que le travail (création-interprétation) fait par la troupe ne profite qu’à un endroit donné parce qu’il n’y a pas d’échange entre les troupes.L’idée principale du débat a donc été de former un comité provisoire de base faisant une recherche sur ies besoins de la région tout en essayant de travailler à regrouper (échanger) et à informer les troupes.Le dit comité, pour une bonne partance, doit être représentatif de la région. L’atelier pratique a eu le plus grand nombre de participants, la majorité était des étudiants probablement parce que les sujets abordés dans les autres ateliers ne les touchaient pas assez.Les participants ont émis des commentaires positifs car ils n’ont pas tous la chance d’assister à des ateliers d’improvisation et de concentration dans les écoles.L’atelier sur la régionalisation culturelle a insisté sur l’utilisation des mass-média pour informer la population (et les services de loisirs et les organismes divers) sur les actions culturelles régionales.Le niveau régional est délaissé pour les étrangers qui, souvent, offrent des spectacles coûteux.On a discuté que chaque troupe doit toujours remettre en question son implication par le théâtre dans la région.Il est d’espérer que les propositions émises par cet atelier soient réalisées avant que les gens oublient la rencontre de théâtre de Paspébiac.Il avait été proposé qu’un rapport sur la fin de semaine soit envoyé à tous les participants, que des articles soient envoyés aux journaux de la région (ceci a été réalisé) et au journal Le Soleil (C’est pas si loin.) et aux postes de radio et de télévision (les reportages ont été assez représentatifs) et enfin, qu’on ne perde pas de temps à communiquer avec les autres troupes, le plus souvent possible.Quoiqu’il en soit, l’atelier sur la régionalisation culturelle pense que la rencontre de Paspébiac est déjà un impact régional pour la culture.Si les échanges des troupes et la proposition émise par l’assemblée d’une super-rencontre d’été (prévue pour mai 77) sont réalisés, ce sera un gros pas pour la régionalisation.La journée du 24 a été destinée aux discussions sur les différents ateliers èt sur la formation du dit comité.Il a été long et difficile à former parce que tout d’abord il fallait s en-.tendre sur son mandat: un comité provisoire qui serait un lien entre les différentes troupes ou mouvements théâtraux en vue de favoriser les échanges et qui ferait les démarches nécessaires pour la structuration du regroupement.Le problème des distances a été envisagé et même dévisagé.Il fallait s’entendre sur la limitation du territoire qu’occupera le comité.La Gaspésie, souvent oubliée, quelques Gas-pésiens ont discuté s’il fallait exclure Rimouski, Rivière-du-Loup et pourquoi penser à l’est du Québec?Parce que les Gas-pésiens ont peur que tout s’arrête à Rimouski (et il ne s’agit pas là d’une agressivité envers les Rimouskois) mais que le comité soit là d’abord pour les Gaspésiens.Finalement, l’assemblée a proposé que le comité travaille pour les troupes de théâtre présentes à la rencontre de Paspébiac et toute autre troupe est bienvenue dans ce mouvement.Pour le bon fonctionnement du comité, on a choisi des personnes qui ne sont pas trop éloignées l’une de l’autre.Il s’agit de Victor Langlois, Grande-Rivière, Adrienne Luce, Chandler, André Boucher, Paspébiac, et Wilfrid Joseph, Paspébiac.La journée du 24 s’est terminée par un très bon repas à la Barge de Paspébiac.Les Moussaillons (comité culturel) de Paspébiac ont organisé cette fin de semaine.Les Grageux (théâtre adulte) de Paspébiac ont bien illustré leur implication régionale en jouant “Qui gagne perd”, création collective de la troupe, touchant les problèmes propres à cet endroit et qui sont les mêmes partout finalement.Une telle rencontre devrait aboutir à des résultats concrets.La rencontre de Paspébiac, ça fait-y vot’bonheur?Denise Cyr Chandler 19 Des nouvelles du comité de théâtre pour enfants * n DES NOUVELLES DU COMITE DE THEATRE POUR ENFANTS Lors du dernier festival de théâtre pour enfants, les troupes réunies en assemblée ont procédé à l’évaluation du festival et ont formulé certaines recommandations pour celui à venir.A la lumière de ces recommandations nous pouvons dégager quatre grandes préoccupations qui ont été au coeur des débats et des discussions tout au long de la semaine.— La première est d’ordre technique: • l’itinérance du festival.— Les autres relèvent de l’organisation et du contenu du festival • repenser les structures du festival en fonction du besoin des troupes • vérification auprès de l’enfant de l’efficacité d’un spectacle.• réétude de la formule de sélection.C’est devant ces préoccupations majeures que s’est retrouvé le Comité de théâtre pour enfants qui doit proposer ce que sera le prochain festival.La tâche était multiple et les choix difficiles.Comment concilier un éclatement des structures organisationnelles du festival et l’étude systématique de la portée de tel ou tel spectacle auprès des enfants.Comment à arriver à ce que l’enfant ne soit pas uniquement spectateur et consommateur de spectacle mais partie intégrante de ces rencontres.L’ENFANT AU FESTIVAL En premier lieu nous nous sommes interrogés sur la place de l’enfant dans nos manifestations.Nous faisons tous du théâtre pour enfants, nous sommes tous concernés par son évolution et la dimension nouvelle que l’enfant apporte au théâtre; l’enfant est au centre de nos préoccupations et pourtant quelle place lui laissons-nous au Festival?Aucune, si ce n’est de faciliter sa présence aux divers spectacles durant la semaine.Il y a là un paradoxe qu’il nous faut prioritairement envisager.L’enfant dans toutes ses manifestations doit être intégré au festival.Il doit y trouver aisément une place qui lui convienne et un cadre propre à sa liberté d’expression.A nous de nous y adapter! Si l’enfant doit être considéré comme un être à part entière dans notre société il nous faut, de toute évidence, commencer par le considérer comme tel dans nos manifestations.20 LES TROUPES AU FESTIVAL Nous nous sommes interrogés ensuite sur la place des troupes dans l’organisation et à l’intérieur du festival.D’une part nous devrons nous pencher sur les besoins réels des troupes, il nous faudra les cerner et les analyser le plus nettement possible afin d’être en mesure d’y répondre efficacement.Quant aux troupes, elles devront être en mesure d’exprimer clairement leurs attentes.Nous devrons d’autre part trouver un nouvel équilibre entre le Comité de théâtre pour enfants et les troupes ou, si l’on veut, entre l’organisation et la participation.Il semble en effet que si nous ne trouvons pas le moyen de stimuler et de mettre de l’avant une nouvelle façon de participer et de vivre le festival, celui-ci risque de se scléroser tranquillement et il deviendra impossible de générer un nouveau dynamisme, empêtré comme nous le serons dans ce qui nous apparaîtra comme intouchable: l’organisation-d’un-festival-de-théâtre-pour-enfants-du-Québec.Les troupes devraient par tous les moyens s’intégrer à l’organisation matérielle du festival et proposer des ateliers, des rencontres, des types d’interventions qui correspondent à ce qu’elles sont, ce qu’elles ont envie de dire ou de faire.Compte tenu de tout ce qui précède, nous avons tenté une approche de ce que pourrait être le prochain festival.Voici ce que ça donne: LIEU: Chez les enfants.A la colonie de vacances Jouvence à Bonsecours (15 milles à l’est de Sherbrooke).DATES: Du 31 juillet au 6 août 1977.Cette année, la participation des troupes au festival sera diversifiée, intéressante, généreuse, et productive puisqu’il appartient à chaque troupe de choisir son mode de participation.Elle pourra jouer son spectacle, animer une discussion, donner un atelier, élaborer un projet commun avec d’autres troupes, demander à quelqu’un d’animer avec elle un moment du festival, elle peut choisir de s’occuper de l’hébergement, la nourriture, elle peut tout aussi bien prendre en main une manifestation du festival.Il va sans dire que les projets devront être présentés comme pouvant être d’intérêt général pour l’ensemble des troupes.Nous attendons de vos nouvelles, (suite de la page 17) RAPPORT: Il faut faire un rapport d’impôt.De plus, à la fin de chaque année, la corporation doit remettre au ministère un rapport détaillé de ses dépenses.TROP-PERCUS: Les trop-perçus sont affectés soit à la caisse de la compagnie pour l’année qui suit ou peuvent être redivisés en salaires.MEMBRES: Il faut être au moins trois pour faire une compagnie.Donc, le nombre de membres peut varier sans danger.RAPPORT: Il faut faire un rapport d’impôts.Le rapport annuel doit être approuvé par un vérificateur C.A.Aucun administrateur ou membre du comité exécutif ou du bureau de cette association ne peut être vérificateur.Le rapport doit être envoyé un mois après la tenue de l’assemblée annuelle.TROP-PERCUS: Les trop-perçus sont affectés à la constitution de ladite réserve générale ainsi qu’à l’attribution de ristournes aux membres.La loi oblige d’affecter au moins 10% des trop-perçus à la réserve générale.MEMBRES: Il faut être 12, mais on peut s’arranger au minimum à 5.Le règlement peut créer une catégorie de membres auxiliaires et déterminer les conditions de leur admission ainsi que leurs droits et obligations.Ces membres n’ont pas droit de vote et ne sont éligibles à aucune fonction.I : .LE 3 AVRIL 77 A LA GROSSE VALISE Tel que demandé par l’assemblée générale, au dernier Congrès, une Journée-Rencontre ou colloque ayant pour thème l’étude de la pluralité des réalités des membres et des membres individuels à l’association, a eu lieu le 3 avril dernier dans le local de La Grosse Valise, à Montréal.Pour les gens qui ne l’auraient pas reçu, un compte-rendu de cette journée est disponible au secrétariat de l’AQJT.22 r- \ SIXIEME CONGRES D’EXPRESSION DRAMATIQUE QUEBEC du 9 au 12 juin 1977 Ecole Joseph-François-Perrault 140, chemin Sainte-Foy Plus de 30 animateurs venant de tous les milieux, élémentaire, secondaire, cégep, universitaire, monde professionnel du théâtre ont accepté de diriger divers ateliers portant sur leur conception de l’expression dramatique.Toute personne peut participer à ce 6e Congrès.Il n’est pas nécessaire d’être animateur en expression dramatique pour en tirer profit.D’autant plus que le congrès est UNIQUEMENT composé d’ateliers pratiques.C’est un choix qu’on a fait dans le but d’informer, de sensibiliser par la pratique, par le vécu, plutôt que par l’intellect.C’est un choix d’autant plus logique que l’expression dramatique privilégie l’apprentissage par le vécu.J’aimerais aussi souligner le fait que le 6e Congrès aura lieu dans la merveilleuse ville de Québec pour la première fois dans la courte histoire de l’express'ion dramatique.Aux fins d’exploitation d’un site aussi grandiose, nous sommes à préparer un atelier DERIVE dans la ville.C’est un rendez-vous.Toute personne désirant recevoir de la documentation en vue de s’inscrire à ce 6e Congrès peut écrire à: Gilles Fortier, président 1025 est, boul.Saint-Joseph Montréal V J — STAGE DE L’OFFICE FRANCO QUEBECOIS POUR LA JEUNESSE: CREATION THEATRALE DES JEUNES Dates de séjour: du 28 novembre au 20 décembre 1977 Objectifs: Ce stage se veut une possibilité pour des animateurs et des enseignants au théâtre d’analyser la démarche qu’ils poursuivent par des contacts et des échanges avec des homologues français faisant une intervention d’animation théâtrale au niveau scolaire, dans les maisons de jeunes et de la culture et avec des jeunes troupes de théâtre travaillant auprès des adolescents.Ces rencontres devront permettre de prendre connaissance et de discuter des démarches suivies pour l’élaboration de spectacles par des adolescents.Voir d’abord comment les artisans évaluent les moyens .dont ils disposent et les utilisent à leur maximum.Par ailleurs, réfléchir sur quelles grilles repose le choix des pièces et comment elles sont adaptées aux moyens dont ils disposent.De plus, la possibilité d’assister à des spectacles conçus selon cette approche alimentera cette réflexion.Qui peut s’inscrire: Les étudiants qui terminent des cours de théâtre dans le but spécifique de l’enseigner dans les écoles secondaires ou les Cégeps.Les professeurs de ces niveaux engagés dans une démarche de réflexion sur leur méthode de travail et les animateurs d’atelier de théâtre travaillant auprès des adolescents Age: 18 à 35 ans Nombre: 20 personnes Coût: $305.00 Dépôt des candidatures à l’OFQJ avant le: 5 août 1977.c .5 — c\j ¦F, « « « ra c .TJ T- cr w co nom C0 (/J 23 i OfiQCLYiuatlon."0 P^eAAe.Mac Vu^ 1213 B&audAy M onA/iiaJL P.Q.1 ''.fm' n Bennett pa*»'!»**» ^nen àk- T[ * -1 Canada 5 Canada 5 r Jfifittf Xe HtfABUi V_______________ JEUNE THEATRE est une publication de l’Association Québécoise du Jeune Théâtre, société ayant siège social et secrétariat au 211 St-Sacrement, local 43, Montréal, téléphone (514) 288-5043.Rémy Boucher, Marie-Hélène Falcon,, Odette Gagnon responsables.Dépôt légal : Bibliothèque Nationale du Québec, Quatrième; trimestre 1974 JEUNE TH EATRE C Copyright by Roland Béchard 1974.J ASSOCIAHOtt QUEBECOISE BU JEUHE IHEAIRE
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