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Titre :
Jeune théâtre
Éditeurs :
  • Vaudreuil :ACTA,[1971]-,
  • Vaudreuil, Québec :
Contenu spécifique :
Juin
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  • Revues
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Jeune théâtre, 1980-06, Collections de BAnQ.

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J - V ASSOCIATION QUEBECOISE DU JEUNE THEATRE 952 Cherrier, /Montréal, Québec, H2L 1H7 Tél.(514)526-5967 „ +980 XQ acacacoc JEUNE THÉÂTRE Juin 1980 \lolume 7 Numéro 4 AU SOMMAIRE Ca barde à l’Option Les cafés-théâtres Diffusion: au fait ! Une journée avec la Carriera Correspondance Annonces Pour les voir /MEMBRES DE L’AQJT A-mitaine, à mi-temps La Bande Elastic Lalbatrosse Chou-Clac les Clandestins Le Théâtre Parminou La Grosse Valise le Nulle-Partout Les Ours à Gants La Patente Pince-Farine les Productions Bebelle Secteur Th.,Un.d'Ottawa La Rubrique les Trois Pcmmes Le Th.Les Filles du Rqy Le Théâtre de Carton Le Théâtre de Coppe Hélène Beauchamp Nacmie Jill Bellos Rémi Boucher Michel Brais Michel Breton louis Cartier Guy Cerneau Gilbert David Danielle de Garie Hervé Dupuis Odette Gagnon Diane Isabelle Wilfrid Joseph Le Th.de la Poursuite Le Théâtre de la Relance le Th.de 1'Arrière-Scène Le Théâtre de la Riposte Le Théâtre de Quartier Le Théâtre des Confettis Le Théâtre du Sang Neuf Le Théâtre du Gyroscope Le Théâtre du Horla Le Théâtre Hurrm__ Le Théâtre Lacannerie Le Théâtre La Galuche Le Théâtre Petit â Petit Le Théâtre Trotte-Menu Touch and Link Toumifolie la Troupe des Treize La Troup'Titte Maud Laverdière Pierre-Paul Legendre Pierre Lévesque Yves Masson Daniel Meilleur Guydo Pelletier Jeanne d'Arc Picker Pierre Pirozzi Jacques Robitaille Lise Roy Victor Quinn Pierre Tremblay CA BARDE A L’OPTION -THEATRE Louis-Dominique Lavigne Eviter d’isoler le problème Le conflit étudiant de l'option-théâtre du Cegep Lionel Groulx vient relancer le débat sur la modernisation pédagogique des écoles de formation professionnelle.Au-delà de la situation extrêmement complexe qui sévit à l'option-théâtre, il importe de rappeler les nombreuses lacunes soigneusement entretenues dans les programmes académiques de toutes les écoles professionnelles de la province .Pour arriver à déméder les conditions objectives des conflits personnels, il faut, le mieux possible, éviter de tomber dans le panneau manichéen, c'est-à-dire de faire de l'institutionnel le "gros méchant loup" et du non-institutionnel, le "fragile petit chaperon rouge".Tout le monde sait que dans les réseaux de diffusion underground, il y a autant de conformisme que sur les scènes officielles.Par exemple, Balconville de David Fenario joué dans un théâ-tre on ne peut plus traditionel, constitue une oeuvre théâtrale beaucoup plus progressiste et profonde que de nombreuses expériences "too much" de jeune théâtre, où le jeune couple se dandine dans le macramé douillet de sa contre-culture.L'é- cole de théâtre, bien qu'institutionnelle, représente un outil de formation exceptionnel pour le perfectionnement des futurs artisans de la scène.Pourquoi prend-elle autant de temps à s'adapter aux récentes approches de l'art dramatique et aux nouvelles problématiques sociales?Les étudiants contestataires de 1'option-théâtre , dans leur document de revendication, ont raison de promouvoir un théâtre d'opinion, où le contenu assumé par l'acteur devient aussi important que la forme, où le comédien a le droit de s'exprimer sur le message véhiculé par le texte dramatique Des étudiants qui se posent des questions Dans les écoles de formation théâtrale, c'est un geste extrêmement courageux que de remettre en question,avec ses-modestes moyens, les modèles traditionnels du comédien qui doit passer par la soumission absolue avant d'atteindre une meilleure performance.La crise pédagogique que traverse l'option-théâtre mérite de sortir des murs du Cegep et de ne pas s'éterniser dans des anecdotes trop personnalisées.La structure du Cegep est lourde pour tout le monde et encore plus pour une option-théâtre qui compose avec un marché du travail complexe et limité.Une chose demeure certaine.Que des étudiants en théâtre articulent leur contestation â partir d'un point de vue idéologique et dépassent la querelle bien connue des premiers rôles, voilà quelque chose qui annonce des réflexions substantielles et peut-être, qui sait, des changements appropriés.En troisième année, à l'option-théâtre, des étudiants se posent des questions sur leur métier et dénoncent les perspectives commerciales d'un certain marché théâtral.Cette prise de parole fait faire un pas en avant au théâtre populaire dans les lieux de formation.On ne peut que s'inquiéter si quelque autorité que ce soit empêche cette opinion de s'exprimer.Remettre l’école au diapason de la culture populaire Les écoles professionnelles auraient avantage à adapter leur formation aux impératifs du théâtre populaire.La crise que connaît l'option-théâtre du Cegep Lionel Groulx ne doit pas être prise comme un cas isolé.Sous bien des aspects, l'option-théâtre offre un programme de formation beaucoup mieux structuré qu'ailleurs.Que cette constatation puisse s'exprimer^ 'est déjà faire honneur à la démocratie et à l'intelligence.D'autre part, le litige traduit mieux qu'ailleurs le fameux débat "des théâtres" et "des cultures" et indirectement des classes sociales qui y sont représentées.A l'option-théâtre, le débat se fait; ailleurs, il ne se fait même pas.Pour une réforme de l’école de théâtre Au Québec, il y a beaucoup (trop?) d'écoles de théâtre et peu de formation orientée sur la culture populaire.La situation doit être transformée et adaptée aux mutations des enjeux culturels.Afin de dépoussiérer les instruments de formation déjà en place, il faudrait que les praticiens du théâtre populaire participent au programme pédagogique des écoles traditionnelles.Au-delà d'une formation classique et d'un théâtre de "parlure" étroitement nationaleuse, l'école traditionnelle doit se renouveller.Pour cela, il importe qu'elle invite des praticiens des diverses tendances du jeune théâtre, qu'elle encourage la réflexion sur l'impact social de l'art, qu'elle suscite la curiosité culturelle, la prise en main de l'histoire du théâtre, qu'elle permette le débat sur"les cultures", qu'elle encourage le risque du renouveau, qu'elle permette l'organisation étudiante, qu'elle résolve l'épineux problème du contingentement progressif et qu'elle stimule la création non-compétitive.L'avenir culturel du Québec dépend de ces réformes minimales.NDLR: Le 25 mars dernier, 7 étudiants de 3e année du Cegep Lionel Groulx à Ste-Thérèse démissionnent en bloc.La direction leur refuse le droit de monter leur création collective Pourquoi papa s'endort au théâtre, préparée en collaboration avec 2 professeurs: Denis Chouinard et Solange Collin.LES CAFÉS-THËÜTRES Claude Poissant Lo teatro del capuccino Voir un "petit" spectacle de théâtre en sirotant un café, un jus d'carotte , une camomille ou parfois même une bière est devenu depuis quelques années au Québec (ailleurs aussi sans doute) un moyen sympathique de se divertir.Il s'agit ici d'un public en quête d'intimité collective.Ces cafés-théâtres sont en quelque sorte des ouvertures pour jeunes artisans du théâtre et aussi pour nouveaux spectateurs.La démarche de ces "petits" lieux est encore trop embryonnaire pour admettre la continuité évidente de ces "petites" entreprises.Chose assurée, les menus sont variés et répondent à des besoins - signe de santé si l'on considère qu'on y-présente et représente en majorité du théâtre de création -.A Montréal et à Québec, les noms de ces lieux indiquent clairement que le café y sera accompagné d'un moment "dramatique" ou tout au moins d'une quelconque manifestation littéraire: le Nelligan, le Molière, le Rimbaud, le Hobbit, les Fleurs du Mal, le 4 Sous Bar, etc.A l'extérieur des grands circuits urbains, on est plus sobre et plus personnalisé dans l'appellation des cafés: le Pont Tournant à Beloeil, le Bedeau à Jonquière, le Refuge à Shawinigan, etc.Fin de 1'intro, développons.Après avoir joué plus de soixante représentations dans ces boîtes à spectacles*, plusieurs questions viennent à l'esprit: rentabilité?politiques de développement?public?Faire du théâtre à tout prix Le café-théâtre•n'est pas un lieu rentable (par le théâtre du moins).La troupe qui s'y produit doit remplir à capacité ses salles pour éviter le déficit; les quelques miettes de recettes que récolte la salle ne défraient même pas le coût de l'énergie absorbée par les trois frenelles qui décorent le café-théâtre.Pour jouer dans un café-théâtre, il faut d'abord penser petit budget, ce qui entraîne - ou permet - une diminution des frais de production, de personnel (salaires minces), et le régisseur,c'est l'auteur .Voilà donc un outil pour susciter la créativité des créateurs: un théâtre à moyens réduits, un théâtre de précision, d'expérimentation, un théâtre idéal pour détruire les mythes inutiles.Ainsi, de plus en plus de spectacles se conçoivent autour d'un groupe restreint d'individus (souvent dévalorisés dans leur rôle de pigistes) qui tentent enfin de réaliser le théâtre qu'ils aiment.*Claude Poissant est membre du Théâtre Petit à Petit On ne joue pas dans les cafés-théâtres par dépit comme certains osent le croire (sauf exception).Donc,aucune rentabilité n'est possible surtout quand ces individus sont sans cesse harcelés par les contrats malhabiles d'autoproduction de l'Union des Artistes (ah, le jeune théâtre et l'Union, qui veut écrire là-dessus?) .La seule rentabilité, c'est la critique des media, une rentabilité de reconnaissance et aussi,fort malheureusement, une rentabilité de prestige (la critique officielle).Après la critique, on monte un autre spectacle, on est plus connu, on a plus de spectateurs, on a même un décor plus coûteux qu'avant et on repart toujours à zéro, financièrement.Malgré tout, les cafés-théâtres sont essentiels à notre évolution théâtrale, même s'ils entretiennent, souvent à notre insu, le cheap labor culturel.Alors .à quatre dollars du billet, c'est loin d'être exagéré.C’est pas tout Les politiques culturelles des cafés-théâtres existent très peu.Trop souvent, l'administration de ces lieux est encore artisanale.Elle prend ce qui se présente, elle se fie aux qu'en dira-t-on, aux critiques, au thème, à la gang, au curriculum vitae et ainsi, hop, elle se bâtit une saison.Les troupes qui s'y produisent doivent faire les concessions appropriées et chaque café-théâtre a des exigences techniques différentes (plafond trop bas, magnétophone défectueux, etc.).Les troupes doivent penser leurs spectacles en fonction de tous (I) les cafés-théâtres si elles veulent rejoindre plus de 400 spectateurs.Tout ce brouhaha très intimiste et plein d'imagination aurait besoin de définitions, de concertation quant aux politiques d'épanouissement de ces "petits" endroits marginaux.Et les subventions?C'est l'éternel cul d'sac: pas de politique d'aide au développement avant que les preuves ne soient faites.Mais que faut-il donc prouver?Une nécessité, non une mode Les cafés-théâtres ont besoin d'encouragement de toutes sortes, sinon les propriétaires, les artistes et les spectateurs vont, sans se consulter, leur jeter le sort de "feules boîtes à chanson".Un spectacle mal reçu mourra souvent là où il est né; mais un spectacle apprécié pourra-t-il encore longtemps faire la tournée des cafés-théâtres?Le public se définit par niveau social, par région, par quartier, il est encore élitique et se bâtit au ralenti.Ce qui importe c'est de l'élargir et non de le substituer: les spectateurs du Café d'là Place (des Arts) ne vont et n'iront pas au café Nelligan (et vice-versa).Le café-théâtre ne doit pas être une mode mais une nécessité.Toutes ces interrogations auxquelles on répond tant bien que mal décloisonnent une autre série de questions qui concernent les lieux de diffusion.En voici une: l'absence apparente de lieux de diffusion du jeune et du vieux "jeune théâtre" est-elle un obstacle à la création ou sont-ce les troupes qui se limitent dans leur rayonnement ou leur champ d'activité en ne réinventant pas le lieu théâtral?Le lieu théâtral existe, il s'agit d'y penser.Expresso, s'il vous plaît! DIFFUSION: AU FAIT! Marie-Christine Larocque L'avantage, le seul, de la monumentale injustice dans l'affaire du Patriote aura été la lumière jetée sur le tableau impressionnant de la diffusion 'de spectacles faite par les artisans de la création théâtrale au Québec à partir de 1978. En effet, l'octroi d'un million de dollars à MM.Bloomfield et Blais pour bâtir, sur le dos du jeune théâtre, une salle de spectacle coquette et stylisée, a clairement fait voir l'absence de politique gouvernementale cohérente tant au fédéral qu'au provincial au sujet des lieux de diffusion et l'absence aussi de volonté d'appuyer les artisans dans leur prise en main des lieux de production et de diffusion de leurs créations.En accordant la subvention au Patriote au nom du jeune théâtre, les gouvernements ont ignoré les salles déjà existantes, mises sur pied par les artisans; l'Eskabel, les Voyagements, le Théâtre du Vieux Québec, la Bordée, et les réseaux de diffusion développés par des troupes de jeune théâtre comme le Quartier, le Parminou, la Marmaille, le Carton .A cause de l'absence de politique gouvernementale, les sommes pour l'immobilisation sont gelées pour des années à venir et ce sont les travailleurs culturels qui en seront pénalisés.Mais ne nous le cachons pas, le dossier des lieux de diffusion est trop complexe et polémique pour l'aborder entièrement sous un angle ou d'un trait.Le présent article n'est peut-être qu'une amorce mais il annonce dès maintenant l'intérêt que nous portons â ceux qui, tous les jours, se préoccupent de la diffusion théâtrale.Nous abordons donc le sujet par 3 exemples: celui d'un groupe de pro- ducteurs, l'Atelier Continu, qui a créé un lieu de diffusion au sein d'un quartier montréalais, celui d'une troupe, la Bordée à Québec, qui a organisé son propre lieu de diffusion, et enfin, la Grosse Valise, troupe qui a choisi de développer son réseau de diffusion à pax tir des objectifs d'une troupe de tournée.L’/ltelier Continu: production et diffusion Automne '79/mai '80 Spectateurs : 11,787 Assistance : 40% Représentations : 100 Groupes : 17 Capacité : 35Ô places (lieu de production et salles de répétitions) Dans l'ancienne école de la CECM, rue Laurier, l'Atelier Continu a aménagé en 1978 ses lieux de travail et une salle de spectacles qui peut recevoir jusqu'à 350 spectateurs.Contrairement à l'ensemble des salles au Québec, ce ne sont pas des comédiens mais majoritairement des producteurs (costumiers, éclairagistes, graphistes, décorateurs) qui ont investi et financé l'organisation de l'Atelier Continu.Ce lieu allait rapidement devenir le moyen pour eux d'exercer leur métier et de favoriser un centre de diffusion de créations diversifiées au coeur du Plateau Mont-Royal.La créativité continue Pendant la journée et une partie de la soirée dans les salles du haut, on répète, on construit des décors, on dessine ou sculpte, on anime; en bas, dans la première salle à droite, en entrant,on frabrique les costumes.Le soir venu, si les bruits fébriles de la production baissent sensiblement, c'est pour laisser la place aux spectacles offerts dans l'ancien gymnase du rez-de-chaussée, semaine après semaine.La grille-horaire est bien remplie.En soirée, mais principalement les fins de semaine, des groupes extérieurs y tiennent leurs activités: cette année, les locaux de l'Atelier Continu ont vu naître le Comité du 13 septembre, précurseur du comité organisateur des Etats Généraux du théâtre professionnel et furent l'hôte aussi de la rencontre régionale du théâtre d'amateurs de Montréal, des congrès du CEAD et de l'AQJT, etc.Dans le quartier Si la quantité d'activités est impressionnante, le contenu de la démarche ainsi que la démocratisation des structures et de la diffusion n'en restent pas moins au centre des préoccupations de l'Atelier Continu.Contrairement à ce que laissent croire les statistiques officielles, on constate vite que les lieux culturels intégrés à la vie de quartier sont rares et clairsemés.les quartiers populaires de Montréal sont défavorisés tant du point de vue du contenu des spectacles qui leur sont présentés que de leur accessibilité au théâtre.Or, dans la mesure où il y a une âme, l'Atelier Continu espère voir développer son public de quartier.La salle est située angle Laurier et Brébeuf, au coeur de Montréal.C'est là que la diffusion se fait, intégrée le plus possible à la vie de ce quartier "défavorisé".Car à Montréal, "chaque quartier est un monde, une région et chaque population a droit à sa culture" affirment les gens de 1'Atelier.Les projets D'ici un an, pour prendre le minimum de risques financiers et pour rentabiliser l'espace, l'Atelier Continu compte développer 3 secteurs: la location de services techniques permettant d'offrir des tarifs plus bas à ceux qui louent la salle; en plus de ses créations-maison, une programmation plus importante de jeune théâtre pour enfants, programmation inscrite dans un circuit de tournée à travers les différentes régions montréalaises, et corrolairement, un service de publicité culturelle dans les 8 secteurs-districts de cette région montréalaise .Autre projet, qui commençait à tarder celui-là: payer ceux qui travaillent pour l'Atelier Continu! C'est déjà commencé.Ouvert depuis près de 2 ans et maintenu en vie grâce à la ténacité des artisans, ce lieu qui correspond au besoin du milieu culturel et de la population des quartiers montréalais n'a reçu jusqu'à ce jour aucune aide financière, ni du fédéral ni du provincial.La Bordée, une place pour créer Automne '79/mai '80 Spectateurs: 13, Assistance: 36% 973 Représentations: 194 Représentations Bordée: 112 Groupes de l'extérieur: 6 Capacité: 198 places Comment une équipe permanente de jeunes comédiens professionnels peut-elle vivre de son métier, la création théâtrâle, à Québec, dans les années 80?C'est en réponse à ce besoin que le groupe de La Bordée a ouvert, le 31 août 1979, après 2 tentatives avortées, une salle de spectacle au 1091 de la rue St-Jean à Québec.Les comédiens de La Bordée avaient bien l'intention de se servir de la formation qu'ils avaient reçu au Conservatoire de Québec pour écrire, jouer, mettre en scène, faire du théâtre, à leur goût, chez eux à Québec.Pour ce, il a fallu,après 4 ans d'existence, que chacun fasse des emprunts personnels et investisse temps et argent pour ouvrir un lieu de diffusion.Le lieu fixe semblait la formule la moins contraignante, la plus efficace pour remplir les objectifs de création que la troupe s'est fixés.Structure d’accueuil La Bordée, rue St-Jean, c'est avant tout pour la troupe.Mais la salle existe afin de permettre à d'autres groupes de l'extérieur de Québec, de venir faire du théâtre de création dans la capitale.Si La Bordée n'avait pas d'endroit pour créer et jouer à Québec, elle était consciente que les troupes de l'extérieur en avaient encore moins et qu'à toute fin pratique Québec, par l'absence de salles de théâtre, était privé de contact avec le reste du jeune théâtre québécois.La Bordée, comme structure d'accueil, a donc essayé plusieurs formules cette année qui restent à réévaluer: les théâtres-midi, la formule lundi-mardi soirs, une semaine, deux semaines consécutives, etc.ont été proposés aux 6 groupes venus de l'extérieur de Québec et ont permis l'utilisation maximum du lieu de diffusion.Ce fut pour La Bordée une année-sprint.Le lieu a atteint ses objectifs car il n'aura causé qu'un léger déficit à la troupe.Le bilan est bon, mais il n'est pas question de renouveller, une année encore, les super-semaines de travail de l'année écoulée.Malgré l'ouverture d'un lieu de diffusion, le MAC avait décidé de couper partiellement la subvention du théâtre de La Bordée l'année passée et le Conseil des Arts ne l'avait augmenté que légèrement.Ce qui signifie que le lieu de diffusion, comme tel,n'a pas reçu d'appui financier ni du provincial ni du fédéral.Automne '79/mai '80 Représentations totales: 85 Spectateurs : 13,132 Beau temps pour le regroupement Spectateurs : 7,146 Représentations : 52 Lieux: terrains de camping, bars et AFEAS Régions: Bas du fleuve, Côte- Nord, Saguenay, Montréal Groupe, groupe, grouille Spectateurs : 285 Représentations : 3 Lieux : CLSC Région : Montréal On livre à l'année Spectateurs : 1,895 Représentations : 19 Lieux : Bibliothèques Régions: Abitibi, Montréal Tempête à la bibliothèque Spectateurs : 2,011 Représentations : 8 Lieux : Ecoles Régions: Côte-Nord , Laurentides Le pays en question Spectateurs : 625 Représentations : 5 Lieux: cafés-théâtres, bars, cegep, CFP Régions: Saguenay, Montréal, Lanau- dière Numéros de commande Spectateurs : 1,170 Représentations : 3 Sujets : festival, chorale, fête popul.Région : Lanaudière La Grosse Valise, exemplaire par sa diffusion D'une autre façon, mais avec tout autant d'énergie que la Bordée ou que l'Atelier Continu, la Grosse Valise a choisi la tournée pour développer à sa façon la diffusion du théâtre au Québec et principalement à Lanaudière, où elle habite.La diffusion pour la Grosse Valise signifie ouvrir de nouvelles avenues, aller partout là où les gens sont, déceler les nouveaux publics et enfin leur donner le goût du théâtre.Depuis près de 5 ans, avec sa camionnette pas toujours en bon état, la Grosse Valise a sillonné la province, est allée là où personne encore n'avait imaginé pouvoir faire du théâtre.A l’instar des troupes de tournée du jeune théâtre, et peut-être un peu plus que les autres, elle devait organiser, petit à petit, un réseau culturel provincial.Pionnière en son genre, la Grosse Valise ne s'est pas contentée des centres culturels régionaux ou des cegeps (portes déjà très difficiles à ouvrir), elle a aussi organisé son travail, son matériel technique et ses créations pour pouvoir diffuser dans des regroupements syndicaux et populaires qui jusque-là n'avaient pas ouvert leurs portes au théâtre (les AFEAS, les CLSC, les COFI, le CFP,.), les terrains de camping et les colonies de vacances, les salles de bal et les bars, les centres de détention, les petites salles de loisir et tout dernièrement les bibliothèques.Avec les autres troupes de tournée, elle a permis à la diffusion du théâtre de "sortir des limbes".Un principe moteur les a aiguillés: "c'est le regroupement de monde qui crée le lieu".Les portes ouvertes Si la troupe est déjà allée partout, goulûment, elle veut maintenant systématiser ses acquis, surtout dans la région de Lanaudière où elle a emménagé l'année passée mais aussi à travers la province.Car le risque encouru est de gaspiller des é-nergies déjà trop peu nombreuses, à ouvrir de nouvelles portes alors que les anciennes ne sont peut-être pas si solidement ouvertes."Tout est souvent à recommencer, La seule chose qui reste c'est l'expérience d'avoir joué dans ces lieux-là".Mais comment faire?On sait très bien que lorsqu'une disponibilité s'offre, quand on a la chance d'entrer quelque part, il faut la prendre parce qu'elle ne se présente pas deux fois au jeune théâtre.La Grosse Valise avait besoin, pour vivre, de développer son réseau de diffusion à l'extérieur de la région montréalaise.Mais la tournée é-tait et reste plus qu'un moyen: c'est aussi un objectif politique de rendre accessible le théâtre partout.La Grosse Valise a organisé le réseau de diffusion peut-être le mieux développé présentement au Québec, mais avec des moyens réduits, coupée dans ses subventions par le MAC et à peine indexée par le Conseil des Arts.Tant au fédéral qu'au provincial, le réseau de diffusion planifié par la Grosse Valise n'est pas une priorité.Une politique, vite ! Les artisans ont fait leur preuve: la diffusion du jeune théâtre est entre bonnes mains.Par respect pour leur travail, nous devons réclamer qu'une politique de planification et de développement des réseaux de diffusion soit mise sur pied au fédéral et au provincial , avec des sommes conséquentes et conformément à la réalité des artisans.Pour l'Atelier Continu, pour la Bordée, pour la Grosse Valise et pour tous les autres.AU CARREFOUR DE RIMOUSKI: UNE JOURNÉE AVEC LA CARRIERA Paul Bélanger L'histoire du peuple occitan est une lutte contre la domination, la colo- nisation et l'impérialisme du français (dans les deux sens).Un des buts du Théâtre de la Carriera est de remettre à jour cette histoire en valorisant et en actualisant, par le biais du théâtre, les luttes du passé.Il s'agit également de garder vivante la culture occitane.Mais, la troupe ne se limite pas seulement au travail historique; elle travaille également sur l'actualité du peuple occitan.C'est du moins ce qui se dégage des exposés du Théâtre de la Carriera lors de la dernière journée du Carrefour à Rimouski, journée réservée à la troupe occitane.Le collectif restreint et efficace La Carriera est un collectif de travail membre de l'AJT (Association du Jeune Théâtre).Elle existe depuis dix ans.Elle est née du souci de concilier théâtre militant et théâtre professionnel, démocratie et efficacité.Dès le départ, ses buts théâtraux étaient de faire du spectaculaire tout en avançant des idées progressistes.La Carriera précise cependant qu'elle ne se situe pas à l'avant-garde du discours politique de la gauche car elle y voit un danger de marginalisation de son théâtre, donc de l'inefficacité du discours théâtral.Les membres de la troupe ont également tenu à nous mettre en garde contre toute mystification de leur travail qu'une rencontre comme celle du Carrefour peut engendrer: tout leur travail est lié à une pratique quotidienne, avec ce qu'elle contient de contradictions, de difficultés et d'impossibilités.L'équipe actuelle est composée de 5 permanents qui détiennent le pouvoir de décisions sur les principales o-rientations de la troupe - il serait bon d'ajouter que 3 femmes et 2 hommes composent cette équipe -.A ces permanents se greffent des pigistes qui sont consultés pour les décisions importantes, les créations.Au fil des années, l'équipe s'est réduite pour des raisons économiques,bien sûr, mais également pour des* raisons d'efficacité, une grosse équipe posant des problèmes de circulation de l'information.Si elle a choisi une structure coopérative (pour la façade légale), leur fonctionnement interne est souple et se moule plus aux besoins du moment qu'à l'orthodoxie mécanique des règles fixes.Des, critères pour guider la reflexion La souplesse n'exclut pas un cadre de référence, des critères qui guident la réflexion et les décisions.Comme premier critère, il y a les conditions économiques, les conditions extérieures qui agissent sur la troupe, son rapport avec la région, avec les forces militantes et le public.Sous-jacente aux discours, il y a aussi l'idée de créer "non pas n'importe quelle pièce qui se joue n'importe où" mais un théâtre populaire occitan.Au fil des acquis, un critère nouveau est apparu dans le fonctionnement de l'équipe: le travail se réalise en tenant compte des limites des membres Plutôt que de céder au "il faut faire ils optent pour une position plus réaliste, le "ce qu'on peut faire".Ce sera la "capacité interne" de la troupe qui déterminera jusqu'où elle va se permettre d'aller.Les motivations et les réflexions individuelles viennent également nourrir le collectif et servir de critère de travail.On ose dire ce qu'on a envie de faire, ce qui oblige la troupe à réévaluer les notions d'efficacité et de rentabilité.On ne veut pas privilégier le collectif au détriment de 1'individu,mais bien surtout lier les deux.Saisons de femmes Le spectacle Saisons de femmes que la troupe présentait au Québec s'inscrit dans cette volonté de créer un théâtre populaire occitan, près du peuple, un théâtre qui met en scène sa vie, plus particulièrement, la vie d'une femme occitane, à travers les âges de sa vie.Il convient de mentionner la force de jeu des deux comédiennes qui tiennent l'attention des spectateurs tout le temps de la représentation.La beauté esthétique témoigne de leur souci formel, de leur préoccupation pour un théâtre qui soit "spectaculaire".La pièce fait preuve d'une poésie et d'une sensibilité qui n'en cache pas moins un contenu didactique: dénoncer l'éducation des femmes, la vie fermée qu'elles mènent, la société patriarcale, etc.Tout le politique est présent, mais sous-jacent: il sert de tension interne au spectacle.Le politique est ici implicite: cela peut donner à réflé- chir .Le spectacle est d'une richesse formelle impressionnante: il témoigne d'une recherche de contenu rigoureuse puisée à même le quotidien.Une rencontre stimulante Une rencontre avec Lo Teatre de la Carriera est stimulante pour la réflexion des troupes d'ici, tant du point de vue de la création que de l'organisation, dualité que la formule même des Carrefours (représentation/rencontre) tentait justement de mettre en lumière.La Carriera a passé rapidement au Québec, mais déjà ses images et ses réflexions ont poussé un peu plus à l'avant le jeune théâtre d'ici.CORRESPONDANCE par Denise Truax* Dès le premier numéro, qui paraissait en mai 1978, la revue Liaison s'affirmait comme le véhicule d'une pensée propre à la collectivité francophone de l'Ontario.Jean-Pierre Bégin, alors rédacteur en chef de la revue, affirmait la nécessité de diffuser * Denise Truax est rédacteur en chef de la revue Liaison une information sur les activités artistiques de l'Ontario et plus spécifiquement sur le théâtre.Il constatait du même coup l'impératif d'une réflexion et d'une critique sur l'évolution et la pratique des arts en Ontario francophone.Il voyait émerger une pensée collective en Franco-Onta-rie et pressentait que cette pensée, faute de lieu pour s'inscrire, risquait de sombrer dans l'oubli.Ainsi, Liaison choisissait d'être le témoin, le traducteur, la conscience .d'une parole franco-ontarienne.A partir de ces données, Liaison allait évoluer au fil de ses deux années d'existence.Deux années qui ont été fort mouvementées, pendant lesquelles il nous a fallu découvrir et perfectionner nos moyens et nos mots, voyager dans tous les recoins de l'Ontario pour y sentir battre le pouls de la province, pour le voir s'exprimer dans le travail des troupes, des musiciens, des poètes.Déborder les cadres du théâtre D'abord principalement par le théâtre, la forme artistique la plus développée et la mieux organisée, Liaison verra son implication déborder les cadres de cette activité.La réalité même de l'Ontario exigeait cette ouverture.Entre autres, parce que Liaison était et est encore le seul outil de son genre en Ontario, à la fois destiné à et susceptible de rendre compte des autres formes d'expression artistique et culturelle.Après tout, les arts ne vivent pas et ne croissent pas isolés les uns des autres; ceci est particulièrement vrai de l'Ontario francophone où une communauté artistique restreinte s'alimente de toutes les formes artistiques qu'elle côtoie quotidiennement tout autant que du milieu dans lequel elle s'insère.Il était conséquent que Liaison devienne le reflet de toute cette activité.Aujourd'hui, forts de notre expérience, nous célébrons le deuxième anniversaire de Liaison et nous consacrons l'aboutissement d'un processus de maturation qui doit désormais permettre à Liaison d'assumer sa place de revue non seulement théâtrale mais surtout culturelle franco-ontarienne. ANNONCES FESTIVAL Prochainement, le 7e festival provincial de théâtre franco-ontarien, annoncé du 21 au 28 juin, transformera le campus du Collège Glendon, à Toronto, en un lieu de spectacles, de théâtre et de fête, pour la satisfaction de tous les amateurs du théâtre franco-ontarien.Ce festival provincial, organisé chaque année par Théâtre-Action dans une localité différente de la province, espère toucher cette année, par le choix de la ville de Toronto, l'ensemble des communautés franco-ontariennes et plus spécialement les communautés du sud, souvent écartées des grandes manifestations au profit des régions plus francophones du nord et de l'est.Sur le plan des activités, ce 7e festival marquera également une volonté d'ouverture par la place faite à toutes les formes de création théâtrale.Le programme prévoit ainsi de consacrer chaque journée à un thème particulier : - dimanche 22 juin : le théâtre étudiant - lundi 23 juin : le théâtre francophone hors-Ontario - mardi 24 juin : le théâtre communautaire - mercredi 25 juin : le théâtre professionnel - jeudi 26 juin : la dramaturgie Ce thème sera développé dans la matinée par le biais de tables-rondes, films, sessions d'information, et le soir par le choix des spectacles invités de théâtre et de musique.En outre, deux activités "hors-festival" s'inscriront dans ce programme, soit la Fête de la St-Jean organisée par Radio-Canada le 23 juin et le lancement de plusieurs pièces de théâtre franco-ontariennes organisé par les Editions Prise de Parole le 26 juin.Quant à l'aspect de formation qui constitue un objectif important du festival, il sera développé à travers onze ateliers, tenus tous les après-midi et adaptés aux différentes participations attendues au festival: - ateliers d'initiation: création collective, interprétation, mime; - ateliers approfondis: travail de la voix, comedia dell'arte, interprétation à l'écran, dramaturgie; - ateliers complémentaires: musique-poésie-théatre, sérigraphie-publicité-affichage , journalisme.Le montant de l'inscription est de $90.pour la semaine ($60.seulement pour les étudiants du secondaire) .Ce prix comprend l'hébergement (en chambre!), les repas, l'inscription à un atelier et l'entrée à tous les spectacles.On pourra également se procurer sur place des laissez-passer pour une journée au prix de $10.Il est important de s'inscrire immédiatement au festival en raison du nombre limité de places disponibles (150).Des formules d'inscription au festival peuvent être obtenues en écrivant à Théâtre-Action, C.P.358, suce."A", Ottawa, KIN 8V3, ou en rejoignant les permanents de l'organisme à (613) 235-8838 ou 236-3133.Marc Haentjens Coordonnateur Théâtre-Action 3e RENCONTRE DU THEATRE LATINO-AMERICAIN Organisé par le Centre d'expérimentation Théâtrale et Artistique (CLETA) Cette rencontre, un appel à toutes les troupes qui travaillent avec les classes populaires de leur pays dans une perspective révolutionnaire, aura lieu du 24 octobre au 9 novembre 1980, dans la ville de Mexico.NOUVELLES ADRESSES Les activités prévues lors de cette rencontre: spectacles dans diffé- rents lieux, tables rondes, conférences et débats sur la problématique de l'art dans cette perspective .Evidemment, le tout se passe en espagnol .Le Petit à Petit 2035, rue Saint-Timothée Montréal H2L 3P5 (514) 526-1164 Le Gyroscope 4316, rue Rivard Montréal H2J 2M8 (514) 845-9456 Les participants doivent assumer leurs frais de transport, de logement et de nourriture jusqu'à Mexico.Pour ceux et celles qui sont inscrits (date limite, 31 juillet 1980) les organisateurs couvriront les frais de logement, transport et nourriture dès l'arrivée à Mexico.Pour plus d'informations: COMITE ORGANIZADOR DEL III ENCUENTRO LATINOAMERICANO DE TEATRO DEL CLETA Apartado Postal 14-339 Mexico 14, D.F.ou encore, téléphonez à Maurice Roy, Joliette (514) 756-6880 OFFRES D’EMPLOI La Rubrique, troupe régionale de Jonquière, est à la recherche de deux comédiens pour participer à la mise en oeuvre de la production d'été et/ou pour s'intégrer de façon permanente à la troupe.Les personnes intéressées doivent communiquer avec: Diane Maziade 121, rue St-Simon, Jonquière, (418) 542-5521 La Rubrique 121, rue St-Simon Jonquière G7X 6E4 (418) 542-5521 COMITÉ DE RÉDACTION Marie-Christine Larocque,coordination Marie-Hélène Falcon Suzanne Biron Odette Gagnon, le jeune théâtre à l'extérieur du Québec Louis-Dominique Lavigne, le jeune théâtre et l'animation Claude Poissant, le jeune théâtre et les troupes Ont collaboré à ce numéro: Hélène Beauchamp Paul Bélanger Denise Truax François Bouvier, conception graphique Gamotte, illustrations JEUNE THEATRE est une publication de l'Association Québécoise du Jeune Théâtre, société ayant siège social et secrétariat au 952, rue Cherrier, Montreal H2L 1H7, téléphone (514) 526-5967.Marie-Hélène Falcon et Marie-Christine Larocque, responsables.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec, Deuxième trimestre 1980 Les Productions Bebelle Inc.(Sherbrooke) ouvrent leurs portes à 2 personnes dont une s'occupera du fonctionnement (booking, promotion, publicité) et l'autre jonglera avec, les chiffres, les subventions et/j?les projets spéciaux.Donc, toute - ^^^10
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