Jeune théâtre, 1 avril 1981, Avril
AQ OGOGOGdG JEUNE THEATRE CAMPAGNE DE FINANCEMENT DE L’AQJT Dans la précédente publication Jeune Théâtre, nous avons commencé à vous sensibiliser à l’approche de la première campagne de souscription à l’AQJT et à la nécessaire collaboration de chacun des membres pour faire de cette campagne un réel succès.Brièvement, nous avons mentionné qu’elle s’échelonnerait sur une période de deux mois et que divers moyens étaient à l’étude pour la mener à bon port.Le principal était et reste encore l’implication et l’engagement de chacun d’entre nous.Lors de sa dernière réunion, le Conseil central de l’AQJT a fixé l’objectif de cette campagne à $15,000.C’est peu en comparaison des souscriptions lancées par plusieurs organismes, mais c’est aussi beaucoup lorsqu’on considère qu’il s’agit pour nous d’une première expérience.Qu’on me permette de souligner l’importance de cette campagne pour démontrer à quel point elle est nécessaire pour une association comme la nôtre.Bien sûr, l’AQJT est subventionnée par le Ministère des Affaires Culturelles et par le Conseil des Arts du Canada, mais cette aide financière ne peut permettre de réaliser tous les projets et d’organiser une foule d’activités qui sont en suspens et qui attendent d’année en année.Une association en santé est une association qui se développe, qui progresse et qu’on reconnaît à ses réalisations concrètes.L’AQJT a entrepris un effort de régionalisation en organisant, par exemple, des carrefours de formation; c’est précisément lors de la tenue de ces activités régionales qu’elle a pu se rendre compte avec acuité de l’urgence de répondre aux besoins des troupes qui vivent à l’extérieur des grands centres (Montréal et Québec).Pour répondre aux besoins exprimés, avec un minimum d’efficacité, l’AQJT a besoin d’argent et c’est sur tous et chacun qu’elle compte pour aller recueillir onlfldüm am 1-TiUTl — dessin de Tibo pour la campagne de financement — ces $15,000.qui lui manquent pour commencer à respirer, ne serait-ce qu’en effaçant le déficit accumulé.Du 27 mars au 29 mai Au moment où vous lirez ces lignes, l’AQJT sera entrée de plein pied dans sa campagne de financement puisque le lancement officiel coïncidera avec la journée internationale du théâtre, soit le 27 mars 1981.Des affiches et des macarons dont la conception est l’oeuvre de Tibo sont disponibles et seront expédiés aux membres selon leurs besoins, pour être vendus Volume 8, numéro 3, Avril 1981 AU SOMMAIRE Campagne de financement de l’AQJT En parlant d’autogestion Un deuxième colloque sur l’animation théâtrale Festival québécois du jeune théâtre En Abitibi Les troupes de métier en journée d’étude Assemblée générale du théâtre amateur Cinquante ans de théâtre amateur Pauvre culture (!) Un livre à écrire.Deux clowns cherchent un oeil Coordination Suzanne Lemire Collaboration Linda Provençal Jocelyne Dazé Jean-Luc Daigle Lorraine Pintal Lorraine Hébert Lise Roy Jacques Jalbert Gilles Deschatelets Montage Yves Alix Conception graphique François Bouvier JEUNE THÉÂTRE est une publication de (’ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DU JEUNE THÉÂTRE, société ayant siège social et secrétariat au 952 rue Cherrier, Montréal, H2L 1H7, téléphone: (514) 526-5967.Hélène Castonguay et Suzanne Lemire, responsables.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec, premier trimestre 1981: JEUNE THÉÂTRE Les opinions publiées dans JEUNE THÉÂTRE sont assumées par leurs auteurs et n'engagent pas la responsabilité de l’organismes.Ce numéro a été tiré à 1800 exemplaires.au coût de $1 ./pièce.Le tout sera accompagné d’un dépliant d’information générale sur les buts, les services et les activités de l’AQJT.Cependant, cette vente d’affiches et de macarons ne suffira pas pour atteindre notre objectif.Il faudra absolument qu’on multiplie les abonnements à la publication Jeune Théâtre et qu’on suscite l’adhésion à l’AQJT.De plus, il faudra encourager les dons et cet effort additionnel, mais non le moindre, est très important pour atteindre notre objectif.Chaque troupe qui se produira en avril et mai est appelée à solliciter une contribution volontaire auprès de son public.Cette campagne de financement se poursuivra ainsi jusqu’à la tenue du 14e Festival québécois du jeune théâtre qui aura lieu à Montréal, du 22 au 29 mai 1981.Au cours de ce festival, nous organiserons une soirée bénéfice qui constituera, en quelque sorte, le “sprint” final.Cela dit, la campagne de financement de l’AQJT est bel et bien démarrée et son succès repose maintenant sur les efforts et le travail soutenu de chacun de nous, où que nous soyons à travers le Québec.Nous réussirons à dépasser notre objectif par la volonté et le dynamisme que nous témoignerons et nous poserons, de ce fait, un geste profondément solidaire.La campagne de financement de l’AQJT, on en parle.et on la vit.Jean-Luc Daigle Le 5 mars dernier, le Conseil de direction du secteur d’amateurs de l’AQJT a envoyé au Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP) une demande de subvention de $52,100.Cette somme, nécessaire à l’Association québécoise du jeune théâtre pour réaliser son mandat de développement du théâtre d’amateurs, sera répartie de la façon suivante: — $22,500.: embauche d’un agent de développe- ment et dépenses de fonctionnement; — $29,600.: organisation de stages régionaux de formation à travers le Québec (Carrefours).Le MLCP trouvera-t-il la “combine” de son coffre-fort?A suivre.2 EN PARLANT D’AUTOGESTION ¦ ¦ ¦ Lors de la rencontre du 15 février dernier, les troupes de métier de l’AQJT, se reconnaissant des ressemblances et des intérêts communs avec les troupes autogérées de l’Union des Artistes, ont manifesté le désir de se procurer une information claire sur les luttes qui se sont menées dernièrement.Lorraine Pintal nous explique.“L’autogestion est la gestion d’une entreprise ou d’une collectivité par le personnel.” (Le Petit Robert).Il est important, dans un premier temps, de bien situer le débat: ici, je parlerai d’autogestion en relation directe avec l’Union des Artistes (U.D.A.) et l’Association des directeurs de théâtre (A.D.T.).En effet, dans cet article, il ne sera question que du comédien-comédienne membre de l’Union des Artistes, participant à une production de théâtre autogéré.Je sais qu’il est possible et même fréquent au Québec de faire du théâtre autogéré sans aucune obligation de faire partie d’un syndicat, quel qu’il soit, mais, dans le cas qui nous préoccupe, il s’agit bel et bien d’un conflit entre les membres de l’U.D.A.revendiquant le droit à l’autogestion dans le domaine de la scène, et l’A.D.T.représentant un théâtre plus traditionnel.QUI FAIT DU THÉÂTRE AUTOGÉRÉ?Traçons d’abord le portrait-type du comédien-comédienne appelé(e) à faire partie d’un groupe de théâtre autogéré: en général, ils ont moins de quarante ans, ils ont reçu une formation spécialisée en théâtre dans l’une ou l’autre des institutions qui la dispensent au Québec et ils entendent exercer leur métier professionnellement.Pour ce faire, ils doivent songer, un jour ou l’autre, à devenir membres de l’Union des Artistes qui entend représenter tous les artistes travaillant au Québec et dans la ville d’Ottawa.Cette juridiction syndicale lui a été reconnue officiellement par la Fédération Internationale des Acteurs (F.I.A.).Donc, un comédien-comédienne qui veut exercer son métier à plein temps soit à la télévision, au cinéma, à la radio, au doublage, à la publicité ou au théâtre se doit d’être membre de l’U.D.A.et par le fait même, d’en respecter les règles négociées par elle et ses différents secteurs de travail.Parlant de règles, cela m'amène à vous parler des “règles de scène entre l’Union des Artistes et l’Association des directeurs de théâtre Inc.”.Ces règles existent depuis nombre d’années déjà et elles sont fort nombreuses (nous en aurons bientôt plus de deux cents).RAPPORT U.D.A.-A.D.T.C’est à la demande pressante de l’U.D.A.que l’A.D.T.a vu le jour: en effet, l’Union, fatiguée de négocier des règles avec chaque directeur qui souvent faisait partie de ses membres, suggéra fortement qu’une association de directeurs de théâtre soit formée.Ainsi les mêmes règles seraient applicables chez tous les producteurs de spectacles dramatiques et lyriques engageant des membres de l’Union des Artistes.Mais voilà, ces règles, renégociables à tous les deux ans, conviennent-elles à un phénomène aussi nouveau et aussi original qu’est l’autogestion au sein de l’Union des Artistes?Sûrement pas! Premièrement, il serait inconcevable d’appliquer une protection à l’artiste en ce qui a trait, par exemple, aux horaires de travail ou au salaire minimum quand, au sein d’un groupe de théâtre autogéré, ce genre de décisions doit être pris à l’unanimité car, rappelons-le, l’autogestion est une relation de travail dans laquelle l’individu participe à toutes les décisions de production et d’administration qui engagent le groupe auquel il appartient.Deuxièmement, la convention collective A.D.T.-U.D.A.a été prévue pour régler des rapports entre employeurs-employés, ce qui n’est absolument pas le cas dans une relation de travail autogéré.En autogestion, chacun s’engage autant qu’il est engagé: tout le monde est patron, tout le monde est employé et chacun devient responsable à part entière de la production à laquelle il ou elle participe.Dccaô cVi\r CONTRAT EXPÉRIMENTAL C’est principalement en raison de ces deux points que l’U.D.A.a vu naître, en 1977, un nouveau contrat à la scène intitulé “contrat d’autoproduction” qui entendait régir les productions autogérées d’une manière correspondant plus à la réalité quotidienne de chaque groupe de création.Par ce contrat, les groupes autogérés pouvaient faire du théâtre sans nécessairement respecter les règles de scène U.D.A.-A.D.T.et s’engageaient à faire rapport à l’Union des Artistes de toutes leurs activités autant artistiques que financières.Ce contrat fut accepté par l’A.D.T., à titre expérimental, pour un an; et ce n’est que trois ans plus tard, donc en 1980, au moment de signer la nouvelle convention collective à la scène que le conflit a éclaté.Suite à une résolution de son congrès, en 1978, l’Union des Artistes avait comme mandat d’inclure l’autogestion à la scène dans sa convention 3 collective avec l’A.D.T.Mais cette fois-ci, l’A.D.T.n’était plus du tout d’accord.Pourquoi?La situation avait-elle tellement changé depuis 1977?O C.> c LES AUTOGÉRÉS PROLIFÈRENT Et bien oui! Depuis 1977, l’autogestion, sans vraiment se structurer, s’était développée à une vitesse fulgurante, produisant des spectacles de qualité et permettant à bon nombre de comédiens de forcer le marché du travail en créant leur propre emploi dans des spectacles qui leur tenaient à coeur puisqu’ils en étaient responsables à part entière.Aux comédiens, se sont ajoutés des techniciens à la scène (scénographes, éclairagistes, graphistes, etc.), des metteurs en scène, des musiciens et le Palais de justice a vu se former plusieurs petites sociétés dont le but était de faire du théâtre pour le temps d’une aventure, mourant ensuite aussi vite qu’elles étaient nées! Avec l’apparition des cafés-théâtre autant à Montréal qu’à Québec, ces troupes éphémères se sont multipliées à une vitesse folle, envahissant le marché théâtral et lui insufflant une énergie nouvelle qui charmait et séduisait le public.Si ces aventures théâtrales n’avaient pas eu de suite, je pense sincèrement que le conflit n’aurait pas existé.DES AUTOGÉRÉS DURENT Mais, parallèlement à ces “événements théâtraux”, des troupes voulaient durer.Un moyen légal leur était accessible pour s’assurer d’une certaine permanence: la corporation à but non lucratif.Le fait d’être incorporé (INC.) leur donnait une existence juridique en la qualité de personne morale et leur permettait ainsi de posséder des biens, de les vendre, etc., bref, d’exister! Cette nouvelle façon de se structurer devint elle aussi l’apanage de bon nombre de jeunes troupes qui commencèrent à s’organiser, à avoir un personnel permanent qui s’occupait de l’entreprise, à monter deux ou trois spectacles par année, voire même à s’installer dans un lieu théâtral bien à eux (même si le phénomène est peu fréquent à Montréal).Ces troupes sont en général assez bien subventionnées, autant par le Conseil des Arts du Canada que par le Ministère des Affaires Culturelles du Québec.Je pense être assez réaliste en disant que c’est justement cette “personne morale” qui a fait peur à l’A.D.T.et qui a été la cause principale du conflit.Celui-ci a failli amener l’Union des Artistes à déclencher une grève à la scène en janvier 1981.Suite à cette menace, les deux comités de négociation U.D.A.-A.D.T.ont essayé par tous les moyens de s’entendre sur un sujet qu’ils connaissaient mal puisqu’aucun des représentants des deux parties ne le vivait vraiment.C’est justement à cause de cette non-connaissance du phénomène de l’autogestion à la scène que l’Union des Artistes a cru bon de former un comité d’étude du théâtre autogéré.Son mandat a été de préparer la politique de l’Union des Artistes en ce qui a trait à l’autogestion.Vous venez d’en lire un bref aperçu qui relate plus particulièrement les causes du conflit.Pour savoir les recommandations et les conclusions apportées par le comité au rapport d’étude, un autre article s’impose car il y a matière à noircir plusieurs numéros de la publication Jeune Théâtre.A bientôt! Lorraine Pintal UN DEUXIÈME COLLOQUE SUR L’ANIMATION THÉÂTRALE UN PROGRAMME THÉORIQUEMENT SUR MESURE.Organisé pour la deuxième année consécutive par l’AQJT et l’Option-Théâtre de l’Université de Sherbrooke, du 27 février au 1er mars 1981, ce colloque réunissait dans les locaux même de l’université plus de soixante participantes-ts dont bon nombre, hélas, n’avaient pas suivi le premier.Comme la conception des activités et la définition des objectifs de la fin de semaine tenaient compte dans une large mesure des suggestions et critiques formulées l’an dernier, le risque était grand d’en dérouter plusieurs, voire de les décevoir.Certains, lors du bilan du premier colloque, avaient montré des réticences à poursuivre l’approche théorique amorcée, alléguant le caractère prématuré d’une théorie sur une pratique encore aussi jeune que l’animation théâtrale, et des besoins plus pressants à combler.Comble d’ironie, d’autres, cette année, déploraient la trop grande part faite à l’expérience pratique au détriment de l’information théorique qu’ils venaient chercher, de la réflexion qu’ils s’attendaient faire.Ils auraient voulu, entre autres, avoir le temps de discuter de questions, semble-t-il préalables à toute activité de formation, telles que: 4 Qu’est-ce que l’animation?Pourquoi l’animation?Pourquoi l’animation après spectacle?Comment intégrer le projet d’animation dans la facture même du spectacle?Qu’est-ce qu’un spectacle d’animation?Doit-on nécessairement ou obligatoirement assumer la fonction d’animation?etc.Les aléas de la pratique en laboratoire La fin de semaine, malgré les difficultés et les limites inhérentes à la démarche empirique et inductive qu’elle proposait, permettait, à mon sens, à qui voulait bien faire par et pour lui-même, au fil des exercices, les constats et les réflexions qui s’imposaient, de préciser, de faire avancer bon nombre d’interrogations.Pour faciliter le travail en macro et micro-groupes et l’atteinte d’une cible commune, trois personnes-ressources de Sherbrooke (Claude Sirois assisté de Diane Lozier et Jean-Pierre Marceau) formées en psychologie sociale assuraient l’animation et l’encadrement technique des activités.Les ateliers favorisaient donc l’inventaire des techniques les plus souvent utilisées dans l’animation après spectacle — thème, du reste proposé par le Comité de direction de l’AQJT — le rappel de leurs avantages et limites puis, dans un deuxième temps, l’élaboration de nouvelles formules à expérimenter dans un contexte de simulation pour, dans un dernier temps, les évaluer.Faute de pouvoir vérifier sur le terrain l’efficacité réelle des modèles conçus en laboratoire, on pouvait trouver inutile, voire perdu, le temps consacré à l’expérimentation et factice, l’obligation d’emprunter le rôle qu’on nous avait distribué d’entrée de jeu.En effet, la création collective de la troupe Les Productions Bebelle Inc., Sors pas tard pis rentre de bonne heure, faite à l’intention des adolescents, nous était présentée dès l’ouverture du colloque comme base de travail; à travers l’un ou l’autre personnage de la pièce (adolescents, parents, professeurs, directeur d’école, employé de la main-d’oeuvre, propriétaire de roulathèque) nous devions réagir au spectacle et s’y référer constamment dans l’élaboration et l’expérimentation des différents modèles d’animation.Se retrouver en train de jouer un personnage, dans une salle de polyvalente, d’imaginer ses réactions aux différentes consignes d’animation, outre d’en amuser plusieurs, faisaient ressortir les difficultés et insatisfactions souvent rencontrées par les comédiennes-iens-animatrices- teurs lors des discussions après spectacle.Animer une discussion après un spectacle d’une heure et quart, susciter la prise de parole des spectatrices-teurs, même s’ils sont deux cents, tient en effet du défi.Le théâtre des masses: pas pour demain Animer un nombre aussi imposant de spectateurs, on a pu le constater, présuppose une connaissance objective des comportements et techniques d’animation des masses qu’il faudrait, certes, se donner.Toutefois, en raison des conditions économiques des troupes et, partant, d’une conception de plus en plus humble de l’animation théâtrale, l’analyse et l’expérimentation de formes de théâtre d’animation plus accessibles (spectacle d’intervention, spectacle de commande avec animation autour, théâtre instantanné) et peut-être plus efficaces que la “fameuse discussion” après spectacle, quelle que soit d’ailleurs la forme originale qu’elle pourrait prendre, auraient davantage rejoint les préoccupations des participantes-ts.Vouloir développer un volet de formation en animation de masse, bien qu’il réponde à un besoin vérifié, relève, il me semble, d’un projet utopique, d’une projection théorique à revoir dans dix ans.Cela dit, ce deuxième colloque n’aura pas été inutile: qu’on en arrive à se départir moralement de l’obligation de faire suivre toute représentation de la “sacro-sainte” discussion, à chercher des moyens d’améliorer la création en fonction d’une animation plus efficace sans pour cela dissocier les deux activités, à souhaiter la mise à contribution des personnes-ressources des milieux concernés par les spectacles, à remettre en question la cumulation des fonctions de créatrice-teur et d’animatrice-teur, à relativiser certaines conduites empruntées à un type de pratique théâtrale d’ores et déjà révolue, laissent présager d’un théâtre d’animation enfin délesté de ses allures “boy scout” ou “jecistes”.Encore faut-il avoir les ressources pour poursuivre la recherche et assurer une formation minimale en théâtre d’animation.Vue l’absence remarquée de celles et ceux qui auraient pu apporter de l’eau au moulin, on est en droit de se demander si la période d’autoformation n’est pas, elle aussi, bel et bien terminée.Cependant, entre le théâtre qu’on voudrait faire et celui qu’on présente, il y a malheureusement les limites d’une formation sur le tas et les publics qu’on ne réussit pas à rejoindre tout à fait.L’indigence financière d’une association comme l’AQJT et des troupes dont elle répond se fait de plus en plus sentir au chapitre particulier de la formation, pourtant seule garante d’une relève.Lorraine Hébert POUR LES VOIR: AVRIL 1981 1er avril LE SANG NEUF Aux ptits maux les grosses “pelules” Cegep St-Jean d’Iberville, 12h LA BEBELLE Sors pas tard pis rentre de bonne heure Cegep Rimouski, 12h 2 avril THÉÂTRE À L’OUVRAGE Des quartiers où nous pourrons rester Cegep Montmorency, Laval, 12h45 LE PARMINOU Ton histoire est une des pas pires Aud., Cegep Ste-Foy, Québec, 20h30 TROUPE DES TREIZE Le roi se meurt (Eugène Ionesco) Th.Cité Univ., Un.Laval, Québec, 20h30 3 avril DEPT.THÉÂTRE/U.D’OTTAWA Mademoiselle Roberge boit un peu Pav.Simard, Café Alternatif, Ottawa, 22h LES CONFETTIS Un drôle d’épouvantail Ec.Ste-Thérèse, Chicoutimi, 10h, 13h30 LA BEBELLE Sors pas tard pis rentre de bonne heure Poly.Paul Hubert, Rimouski, 11 h45 TROUPE DES TREIZE Le roi se meurt (Eugène Ionesco) Th.Cité Univ., Un.Laval, Québec, 20h30 4 avril LES OURS À GANTS (Section “Masques au Vent") Les péchés dans le hall (Félix Leclerc) Ec.Central, La Tuque, 20h DEPT.THÉÂTRE/U.D’OTTAWA Mademoiselle Roberge boit un peu Pav.Simard, Café Alternatif, Ottawa, 22h LE GYROSCOPE Le cas rare de Carat Poly.Jean-Baptiste Meilleur, Repentigny, 10h THÉÂTRE ALLANT VERS Où est-ce qu’elle est ma gang (Louis-Dominique Lavigne) Poly.de Buckingham, 20h 5 avril LES OURS À GANTS (Section “Masques au vent") Les péchés dans le hall (Félix Leclerc) Ec.Central, La Tuque, 20h 6 avril LA GROSSE VALISE Tempête à la bibliothèque Ec.Ste-Thérèse, Cowansville, 13h45 8 avril LA BEBELLE Sors pas tard pis rentre de bonne heure Ec.Montcalm, Sherbrooke, 20h LA GROSSE VALISE Tempête à la bibliothèque Ctre culturel, Val D'Or, 16h THÉÂTRE Â L’OUVRAGE Démonstration du travail au masque Cegep Marie-Victorin, Mtl, 13h 9 avril LA BEBELLE Sors pas tard pis rentre de bonne heure Ec.Mont Notre-Dame, Sherbrooke, 13h 15 LA GROSSE VALISE Tempête à la bibliothèque Bibl., Amos, 16h THÉÂTRE À L’OUVRAGE Des quartiers où nous pourrons rester Cegep, St-Jérôme, 20h 10 avril LA RELANCE C'est quoi c’t’histoire là Poly.Montignac, Lac Mégantic LA GROSSE VALISE Tempête à la bibliothèque Th.Ctre communautaire, Lebel-sur-Quévillon, 10h, 13h10, 14h30 11 avril LA GROSSE VALISE Tempête à la bibliothèque Cité Etudiante Polyno, Lasarre, 14h 12 avril LA GROSSE VALISE Tempe-te à la bibliothèque Ec.Paul VI, Rouyn, 14h 13 avril LA GROSSE VALISE Tempête à la bibliothèque Ec.Rivière-des-Quinze, N-D du Nord, 10h 14 avril TROUPE "COUP DE THÉÂTRE” Mais où sont passées les fleurs Ec.Ste-Anne, St-Canut, 9h LE CARTON Les enfants n’ont pas de sexe?Ec.élém.& second., C.S.R.Manicouagan, Baie Comeau LA CANNERIE C’est-tu comme ça chez vous?Ec.St-André, Acton Vale, 13h TROUPE DES TREIZE Le quadrillé (Jacques Duchêne) Th.Cité Univ., Un.Laval, Québec, 20h30 6 15 avril LA CANNERIE C’est-tu comme ça chez vous?Ec.Amédée Boisvert, St-Albert, 9h30 Ec.La Sapinière, St-Clothilde, 13h TROUPE DES TREIZE Le quadrillé (Jacques Duchêne) Th.Cité Univ., Un.Laval, Québec, 20h30 16 avril L’ARRIÈRE-SCÉNE Mon ami s’appelle Traguilie Ec.St-Thomas, St-Thomas d’Aquin, 9h, 13h30 21 avril LE CARTON Les enfants n’ont pas de sexe?(1er et 2e cycle) Ec.Hubert-Perron, Longueuil, 9h30, 13h30 22 avril LE CARTON Les enfants n’ont pas de sexe?(1er et 2e cycle) Ec.Pierre d’Iberville, Longueuil, 9h30, 13h30 LA BEBELLE Sors pas tard pis rentre de bonne heure Colloque sur l’adolescence, Poly.Matane, 19h30 THÉÂTRE Â L’OUVRAGE Des quartiers où nous pourrons rester U.Chicoutimi 23 avril LE CARTON Les enfants n’ont pas de sexe?Poly.d'Anjou, Ville d'Anjou, 13h, 20h LA GROSSE VALISE Handicapable Poly.Pierre de Lestage, Berthierville, 20h30 L ARRI ÈRE-SCÈNE Mon ami s’appelle Traguilie Ec.Gervais, St-Bruno, 13h30 24 avril LE CARTON Les enfants n’ont pas de sexe?(2e cycle) Ec.St-Edouard, St-Sauveur, 9h, 20h 25 avril LES OURS Â GANTS (Section "Les amis de Poilu”) Le petit bonheur (Félix Leclerc) Ec.Central, La Tuque, 20h LA RELANCE C’est quoi c’t’histoire là Inst, maritime du Québec, Rimouski, 20h30 26 avril LES OURS À GANTS (Section "Les amis de Poilu”) Le petit bonheur (Félix Leclerc) Ec.Central, La Tuque, 20h LA BEBELLE Sors pas tard pis rentre de bonne heure Couvent des Ursulines, Stanstead, 19h30 * iSkpjm, 27 avril LE SANG NEUF Aux ptits maux les grosses “pelules” Poly.d'East Angus, 11h45 28 avril L'ARRIÈRE-SCÈNE Mon ami s’appelle Tragullle Ec.Guillaume Vignal, Brossard, 13h 15 29 avril LA CANNERIE C’est-tu comme ça chez vous Ec.La Rabastalière, St-Bruno, 9h30, 13h30 LA BEBELLE Sors pas tard pis rentre de bonne heure Ec.Bernard Gariépy, Tracy, 20h L'ARRIÈRE-SCÈNE Mon ami s’appelle Tragullle Ec.Guillaume Vignal, Brossard, 10h30, 13h 15 30 avril PINCE-FARINE Pis la journée fait seulement commencer La Martre, Gaspé, 20h30 LA CANNERIE C'est-tu comme ça chez vous Ec.St-Marc, Candiac, 8h30, 12h45 L’ARRIÉRE-SCÈNE Mon ami s'appelle Traguille Ec.Georges Vanier, Brossard, 10h, 13h15 20 mars au 12 avril L'ARRIÈRE-SCÈNE Mon ami s’appelle Traguille Tournée en France Les 3-4-5 avril LA TROUP’TITTE L’humour c’est pas d’Ia tarte Agora, Cegep Ahuntsic, Mtl, 20h30 LES NOUVEAUX COMPAGNONS Les héros de mon enfance Ctre culturel, Trois-Rivières, 20h30 26 avril au 13 mai LA GROSSE VALISE Tempête à la bibliothèque Tournée en Gaspésie L’Arrière-Scène (514) 467-4504 Le Cie Théâtrale Les Ours à Gants Inc.(819) 523-5148 La Coop, des Travailleurs en Théâtre des Bois- Francs (PARMINOU) (819) 758-0577 Dépt.Théâtre/U.d'Ottawa (613) 231-3396 La Grosse Valise (514) 756-6880 Les Nouveaux Compagnons (819) 373-2721 Pince-Farine (418) 763-5956 Les Productions Bebelle (819) 565-9351 La Relance (418) 723-0133 Le Théâtre Allant Vers (819) 427-6266 Le Théâtre de Carton (514) 674-3061 Le Théâtre des Confettis (418) 692-1068 Le Théâtre du Gyroscope (514) 845-9456 Le Théâtre La Cannerie (819) 472-6694 Le Théâtre à l'Ouvrage (514) 521-7880 Le Théâtre du Sang Neuf (819) 567-7575 La Troupe “Coup de Théâtre” (514) 669-6728 La Troupe des Treize (418) 525-9608 La Troup'Titte (514) 527-5796 ;X;:; vÂVW-V cahiers de théâtre Jeu abonnement 1981 Plus de 500 pages sur notre théâtre! Abonnements 1 an (1981 ) Jeu 18 à 21 incl.2 ans (1981/82) Jeu 18 à 25 incl.1 an à l'étranger (1981 ) par voie de surface par avion Avec mon abonnement*, je souhaite recevoir gratuitement le Répertoire théâtral du Québec 1980/81 i .ou l'affiche originale Jeu/1981 (39 cm X 75 cm) ?Anciennes séries 1976/77/78(Jeu 1 à 9) 36$ 1979(Jeu 10 à 13) 16$ 1980(Jeu 14 à 17) 20$ Nom Autre publication Répertoire théâtral du Québec 1981 7$ Des adresses et des renseignements sur tous les théâtres, les troupes, les organismes de théâtre au Québec; un inventaire des services, des écoles, des lieux théâtraux.Un instrument essentiel pour toute personne qui s'intéresse au théâtre.272 pages, illustrées, avec un index qui en facilite la consultation.Faites parvenir votre chèque ou mandat à Cahiers de théâtre Jeu Case postale 1600, succursale E Montréal, Québec H2T 3B1 Cette offre ne s'applique pas aux institutions Adresse Ville Province 20$ 35$ 25$ 30$ Code postal Téléphone 7 FESTIVAL QUEBECOIS DU JEUNE THEATRE C’est à Montréal, du 22 au 27 mai 1981, que se tiendra le 14e Festival québécois du jeune théâtre.Après deux ans d’absence, le Festival québécois du jeune théâtre revient en force avec des spectacles, des ateliers, des rencontres et des manifestations qui mettent à jour le niveau de recherche et la densité de la création au sein du jeune théâtre.Notons que c’est le seul festival du genre au Québec.L’écriture est le thème choisi pour cette 14e édition.Depuis quinze ans, la création collective s’est grandement développée à travers les festivals du jeune théâtre, mais on assiste depuis quelques temps à une reconsidération du rôle de l’auteur.Le travail en collectif n’est pas nié pour autant, c’est en fait une nouvelle orientation de la création collective.Le 14e festival mettra donc en lumière l’évolution de la dramaturgie québécoise et plus particulièrement de récriture dramatique, qu’elle soit individuelle ou collective.Tout en faisant le bilan des dernières années, ce festival a comme principal objectif une ouverture sur les années à venir.Cette interrogation vis-à-vis de l’écriture se fera principalement par le biais des ateliers.Ces derniers seront, avant tout, de formation professionnelle et s’adresseront aux artisans et artisanes du théâtre, c’est-à-dire à ceux et celles qui ont une expérience de la pratique théâtrale.Les ateliers d’initiation dispensés par les années passées lors des festivals sont maintenant réservés aux carrefours.Le festival offre aujourd’hui le temps et le lieu pour une analyse des diverses démarches des groupes et des individus ainsi que pour une réflexion et une syn-thétisation du travail accompli ou en cours face à la création québécoise.Les divers ateliers aborderont des méthodes de travail directement liées à l’écriture.Ils porteront, entre autres, sur: l’écriture de commande, phénomène qui va grandissant; de l’improvisation à l’écriture, pratique courante mais dont certaines techniques de base doivent être établies; du texte à la mise en scène, le rôle du metteur en scène se doit d’être défini clairement; initiation et technique d’écriture dramatique, oui, cette dernière nécessite des techniques et des méthodes bien précises; le personnage en théâtre populaire; l’esthétique du théâtre populaire; l’expression des femmes au théâtre; etc.Des débats et rencontres feront le bilan des thèmes abordés en atelier et s’ouvriront sur tout ce qui en découle.Notons, pour l’animation de ces ateliers et de ces débats, la présence de Joan Holden, du San Francisco Mime Troupe, du Théâtre de la Carriera, ainsi que de Suzanne Aubry, Gilbert Lepage, Odette Gagnon, le Théâtre à l’Ouvrage et bien d’autres dont la participation reste à confirmer.Le thème de l’écriture sera donc principalement soutenu par les ateliers et les rencontres.En ce qui concerne les spectacles, ceux qui, à ce jour, ont été sélectionnés donnent aussi place à cette écriture renouvelée.Elle transparaît de toute façon dans la plupart des créations de la dernière année.Les spectacles de mime, de danse, de performance ne demeurent pas exclus en autant qu’ils nourrissent les divers aspects de la création théâtrale.Au moment de l’écriture de ces lignes, nous sommes assurés de la présence: du Théâtre de La Carriera (Arles, France), avec leur nouveau spectacle “Le miroir des jours” (rappelons que ces derniers avaient participé au Carrefour de Rimouski l’an dernier); le Théâtre de la Vieille 17 (Rockland, Ontario), avec “Les murs de nos villages”, création collective et “La mesure humaine” de Paul Doucet; le Théâtre à l’Ouvrage (Montréal), avec “Des quartiers où nous pourrons rester”; le Théâtre des Cuisines (Montréal), avec “As-tu vu les maisons s’emportent”; le Théâtre de Lalbatrosse (Lachine), avec “Un jeu dangereux de vieux”; la Troupe les Gens d’en Bas (Rimouski), avec “Le marché, j’aime”; Francine Tougas (Montréal), avec “Histoire de fantômes”.Fait nouveau, pour ce 14e festival nous avons programmé un volet “théâtre pour les adolescents” avec, entre autres, “Sors pas tard pis rentre de bonne heure”, des Productions Bebelle Inc.(Sherbrooke); “Une journée bien ordinaire”, du Théâtre de Quartier (Montréal); et une lecture de “Où est-ce qu’elle est ma gang”, de Louis-Dominique Lavigne (Montréal).Un atelier sera aussi consacré à l’écriture spécifique.Le Comité chargé de la sélection des spectacles, de l’élaboration des ateliers et de l’encadrement général du festival est composé de: Suzanne Aubry, Michel Breton, Hélène Castonguay, Marie-Hélène Falcon, Louise LaHaye et Lorraine Hébert.La coordination et la promotion de l’événement sont assurées par Jocelyne Dazé.Nous entendons donner à ce festival une ouverture beaucoup plus large que par les années passées.L’aspect diffusion et promotion de la création théâtrale québécoise est accentué.Le choix de Montréal s’explique donc aisément par son activité théâtrale et le large bassin de population.Le lieu central de toutes les activités sera l’Université du Québec.Les spectacles se donneront à la salle Alfred Laliberté et à l’auditorium du Pavillon Lafontaine, ainsi que dans deux cafés-théâtre situés dans le même quartier.Un programme complet des activés sera mis en vente dès la fin avril.Le 14e Festival québécois du jeune théâtre demeure l’événement important de la création théâtrale québécoise.Il nourrira la recherche de tous les intervenants du milieu et rendra compte à la popula-tion de l'activité qui y foisonne.Joce|yne Dazé Coordinatrice des Festivals EN ABITIBI Saviez-vous que depuis dix ans, la région de l’Abitibi-Témiscamingue a organisé sept festivals de théâtre?Les trois premiers eurent lieu à Rouyn en 1971-72-73.Le festival fit relâche pendant quelques années et se remit sur pied en 1977.Depuis sa reprise, il se tint consécutivement à Ville Marie en 1978, à Senneterre en 1979, à Val d’Or en 1980.L’organisation du huitième, prévu pour la dernière fin de semaine de mai, est déjà en branle.Gilles Deschatelets nous fait part de quelques questions à l’ordre du jour d’une réunion de préparation du festival.J’ai assisté, à titre d’intervenant, à la rencontre régionale de théâtre organisée par le Comité régional de la culture (CRC) de l’Abitibi-Témiscamingue le 15 février dernier, à Rouyn.Après avoir discuté avec Odine Breton, représentante de l’A.Q.J.T.à cette rencontre, j’ai cru bon de vous faire ici un compte-rendu de cet événement.J’ai rencontré Bertrand Gagnon, directeur et représentant de la discipline théâtre au C.R.C.J Æ ?i ji : Au début de la réunion, le C.R.C.a présenté la panoplie de ses nombreux services et de ses réalisations: animation, consultation, coordination, information, promotion, soutien technique.Cependant, vers la fin de l’assemblée, le flot des besoins réels exprimés par les participants ne semblait pas correspondre aux services offerts par l’organisme, un de ces besoins étant l’organisation du festival régional de théâtre.L’assemblée considérait que l’organisation de celui-ci devait être assumée par le C.R.C.B.G.L’an dernier, le Comité régional des loisirs (CRL), la municipalité de Val D’Or, La Cie de la Deuxième Scène, l’Hôtel du Peuple et le C.R.C.(par le biais d’un salarié de Ose-Art) ont organisé conjointement le festival.Le rôle du C.R.C., aujourd’hui, est de remettre entre les mains des gens de théâtre l’organisation du festival.G.D.Mais l’assemblée a demandé au C.R.C.de faire partie du comité pour répondre à des besoins d’animation, de coordination, d’information.Le C.R.C.a semblé réticent face à cette demande.B.G.Il n’entre pas dans les fonctions du C.R.C.d’organiser le festival de théâtre.L’appui donné l’an dernier était circonstanciel à cause du projet Ose Oart.Le C.R.C.ne peut qu’offir une assistance technique et ne peut coordonner un tel projet.G.D.Même s’il fait partie du comité organisateur?B.G.Il est certain qu’il apparaît ridicule qu’un tel organisme subventionné ne puisse répondre à ce besoin.Je noterais qu’il appartient à toute la population de s’impliquer dans l’action des C.R.C.et voire même à les orienter en fonction des besoins spécifiques.G.D.La réunion devait regrouper les troupes de métier et d’amateurs.Peu de troupes d’amateurs étaient présentes.Serait-ce que le développement du théâtre d’amateurs n’entre guère dans les préoccupations du C.R.C?B.G.Le C.R.C.voit au développement régional du théâtre dans son ensemble, le C.R.L., à celui du théâtre d’amateurs.Un représentant du C.R.L.était convié à l’assemblée afin d’informer les troupes d’amateurs des services que pouvaient offrir les C.R.L.et le Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP).Nous ne pouvons que déplorer son absence.G.D.Les troupes ont été unanimes quant à leurs besoins de formation.Quelle est la politique du C.R.C.face à cette situation?B.G.Cette année, le C.R.C.appuie fortement les besoins de formation exprimés dans les diverses disciplines.Dans la répartition des budgets, nous tenons à répondre à cette démarche.Déjà, les troupes de métier prévoient un Carrefour pour l’automne prochain, peut-être.Gilles Deschatelets P.S.Certain/es se perdent peut-être dans les C.R.L., C.R.C., ministères.Dans la plupart des régions du Québec, quand il est question d’une manifestation culturelle quelconque, on retrouve inévitablement ces structures d’organisation de la culture et des loisirs sur notre chemin.En ce qui concerne le théâtre, pour les profanes de l’organisationnite, les contours des champs d’action de ces divers organismes n’apparaissent pas toujours clairement.Un jour, Jeune Théâtre y fera une excursion.9 S.L. LES TROUPES DE MÉTIER EN JOURNÉE D’ÉTUDE Le document Les participants au XXIIle Congrès de l’Association québécoise du jeune théâtre se rappelleront la proposition de “document” à produire pour février 1981 par le secteur métier.Un comité ad hoc s’est penché sur la question et rend compte aujourd’hui des résultats d’une réunion du secteur métier réunissant trente-cinq personnes (douze troupes, quatre membres individuels et la permanence de l’Association) tenue à Sherbrooke, dimanche le 15 février.Une place publique importante L’A.Q.J.T.est actuellement le seul organisme structuré qui favorise un théâtre et une culture populaires.Tous les intervenants présents, qu’ils fassent un théâtre d’intervention, de recherche, de commande, pour enfants, ou autre, bref tous ces gens qui font du théâtre quotidiennement, considèrent important que notre association stimule nos pratiques de métier, nos pratiques professionnelles.Nous nous sommes ralliés sur cette base, pour affirmer notre ouverture à un théâtre différent, un théâtre non-institutionnel.Nous avons aussi reconnu que notre force et notre originalité s’appuient sur des pratiques diverses et des façons multiples de concevoir un théâtre populaire, selon les troupes, les régions ou les individus.Nous considérons donc notre association comme une place publique importante où notre théâtre lié à l’actualité, inspiré de formes artistiques accessibles traduisant les revendications collectives et les réflexions individuelles, se rapproche toujours de la collectivité des publics populaires et cherche de nouvelles voies de création.Un plan d’action stimulant Nos pratiques, c’est bien connu, éprouvent les contre-coups faits à toutes les dynamiques collectives, à toutes les formes d’organisation.Et notre reconnaissance, quoique largement établie auprès de nos publics, se voit toujours boudée par nos sub-ventionneurs.Compte tenu de cette réalité, la rencontre du secteur métier s’est vite traduite en gestes à poser face à des événements artistiques et politiques qui interviennent directement sur notre métier.D’abord, notre présence est maintenue au comité organisateur des Etats Généraux du théâtre profes- I0 sionnel.Par ailleurs, des liens plus étroits sont à entreprendre avec la lutte des auto-gérés de l’Union des Artistes.Ensuite, un comité de travail a déjà amorcé une réflexion et des recherches afin de prendre position quant à des moyens concrets pour faire reconnaître nos conditions de travail.Finalement, notre équipe continue son mandat face à l’écriture d’un manifeste illustrant notre théâtre dans l’importance et la nouveauté qu’il suscite au Québec.Ce manifeste veut rallier tous ceux et celles qui croient en un théâtre engagé et créateur.L’intérêt du secteur métier se traduit donc par une prise de position face aux événements qui touchent de près ou de loin le développement du théâtre.Un ralliement Notre réalité est mouvante comme celle d’un théâtre vivant.Notre pratique est vaste et comporte bien des choix.Les temps sont politiquement difficiles, vaguement à droite et artistiquement.nous ne pouvons créer qu’à l’intérieur de conditions de travail quelque peu dégagées des urgences financières constantes.Notre rassemblement est à l’heure du ralliement pour qu’ensemble nous trouvions des moyens concrets de développer et faire reconnaître le théâtre populaire, celui que nous avons choisi.Lise Roy et jaCques Hébert Pour le comité ad hoc du manifeste P.S.Lors de cette réunion du 15 février, Lise Roy fut nommée représentante de l’A.Q.J.T.au comité organisateur des Etats Généraux du théâtre professionnel.S.L.ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU THÉÂTRE D’AMATEURS Après quinze mois d’existence, le comité national provisoire du théâtre d’amateurs a enfin obtenu des ministères les moyens de se lancer dans la préparation de son assemblée générale.Cette assemblée, de la plus grande importance, devrait décider du lieu de regroupement du théâtre d’amateurs au Québec.Comme on le sait, le Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP) avait accordé, l’été dernier, une subvention de $7,000.accompagnée de “certaines exigences”, dont une ventilation (nouveau terme technocratique désignant la répartition des argents à l’intérieur d’un budget) totalement irréaliste si on considère l’ampleur d’une telle manifestation.Le comité provisoire a donc proposé une autre “ventilation” correspondant mieux à la réalité.Le MLCP vient d’accorder le feu vert à la proposition du comité provisoire et l’assemblée générale se met en marche.D’autre part, le comité provisoire a fait une demande de fonds supplémentaires pour couvrir les frais de déplacement des délégués à l’assemblée générale.Le ministère devrait répondre sous peu.Finalement, à cause des délais de correspondance du ministère, la date de l’assemblée générale est reportée du 25 avril au 16 mai prochain.D’autres informations vous seront communiquées dans le prochain Jeune Théâtre.François Lafrenière pour le comité provisoire CINQUANTE ANS DE THÉÂTRE AMATEUR Les Compagnons de Notre-Dame de Trois-Rivières voient le jour en 1920 et, pendant cinquante ans, sans relâche, jouent 179 pièces devant un public évalué à 20,000 personnes.C’est une aventure exceptionnelle racontée par Louis-Philippe Poisson, un des piliers des Compagnons et certainement un des plus ardents praticiens du théâtre amateur.Bien d’autres, avant nous, par plaisir, par amour, par conviction ont passé leurs beaux jours à faire vivre le théâtre aux quatre coins du Québec.L’intérêt du récit de Monsieur Poisson réside dans ce qu’il nous révèle des réalités artistiques et sociales du théâtre amateur d’une ville industrielle située à l’écart “des grands centres de la culture”.En feuilletant le livre des Compagnons, quelques dates sautent aux yeux: 1953 — La programmation de la saison offre trois pièces québécoises de Jean Pellerin, Félix Leclerc, Yves Thériault.Les Compagnons étaient dans les premières troupes à jouer du répertoire québécois.1957 — La treizième session annuelle du festival régional de l’est, “cette grande semaine du théâtre”, se tient dans les locaux des Compagnons.Les festivals ne sont pas nés d’hier! 1962 — Les Compagnons adhèrent à l’ACTA (l’ancêtre de l’AQJT) qui tient quelques-uns de ses congrès à Trois-Rivières.28 mars 1969 — Le rideau tombe sur la cinquantième saison des Compagnons.Ce fut une épopée marquante dans la vie culturelle de la Mauricie, une épopée qui ne s’oubliait pas puisque le feu couvait et qu’en 1977, la troupe reprenait vie sous le nom de “Les Nouveaux Compagnons”.Depuis ce temps, la programmation est régulière, on monte surtout des auteurs québécois.Les projets ne manquent pas, l’édition de ce volume étant une de leurs dernières réalisations.A la dernière page, Rollande Lambert témoigne de la renaissance des Compagnons en disant: “Les Nouveaux Compagnons, fiers de leurs pères, ont pris la relève dans l’espoir de perpétuer un art dans son accessibilité populaire”.Nous nous en doutions, le théâtre amateur a une histoire.Il est à souhaiter qu’à l’exemple des Compagnons, d’autres troupes retracent la leur ou celle du théâtre de leur région.Sous peu, vous trouverez “Les Compagnons de Notre-Dame ou 50 ans de théâtre” en librairie.Vous pouvez aussi vous adresser directement aux Nouveaux compagnons: C.P.1291 Centre Culturel Trois-Rivières, Québec (819) 374-3521 PAUVRE CULTURE Le service d’animation culturelle de l’Université de Montréal organise, du 6 au 11 avril 1981, une semaine de rencontres sur la diffusion de la culture alternative.Une partie de cette manifestation prendra la forme d’un colloque s’adressant plus particulièrement aux animateurs de salles et de troupes.1ère rencontre, lundi 6 avril: discussion avec des représentants gouvernementaux, l’AQJT, l’Association vidéo et cinéma du Québec, le Syndicat de la musique, sur les problèmes de subventions, leur efficacité, la recherche de fonds dans le secteur privé, ses contraintes.2ième rencontre, mardi 7 avril: échange entre des animateurs de salles de diffusion “alternative”, sur leurs expériences, leur fonctionnement, les possibilités de collaboration.3ième rencontre, mercredi 8 avril: discussion avec des représentants d’associations de créateurs et des journalistes sur les problèmes de “marketing”, sur les difficultés de concurrencer la culture institutionnalisée, sur une saturation possible du marché, sur nos rapports avec la presse officielle et marginale.4ième rencontre, jeudi 9 avril: tout le monde est invité à discuter du contenu de la culture alternative en temps de crise économique.La deuxième partie touche le milieu étudiant: les coupures de budget dans les services socioculturels, le genre d’activités que les étudiants veulent se voir offrir, la culture qu’ils veulent voir diffuser sur le campus.Des débats et rencontres auront lieu avec des représentants étudiants et des responsables d’activités culturelles du secteur académique.Une troisième partie, par le biais d’expositions, spectacles, films, vidéos, vise à faire connaître les créateurs aux étudiants.Ces événements auront lieu au: Centre communautaire de l’Université de Montréal 2332 Edouard Montpetit Montréal, Québec Information: Andrée Lemieux (514) 343-6524 UN LIVRE À ÉCRIRE 3753 St-Hubert Montréal, Québec H2Z 4J8 Animatrice, animateur de théâtre, un métier, une pratique qui se précise et qui prend de plus en plus forme et place.mais qui se vit bien souvent en solitaire.De festival en rencontre, en colloque sur l’animation, le besoin de mise en commun, de res-sourcement ne cesse de s’exprimer.Voici un effort de plus dans cette voie.Nous travaillons présentement à l’écriture d’un ouvrage par lequel nous tenterons de mettre en commun l’ensemble de nos acquis dans ce domaine, tout en identifiant des pistes et outils de développement du théâtre d’animation.Un livre de références pratiques qui ne sera pas un livre de recettes mais un outil de travail et de réflexion.Bref, un outil que l’on a intérêt à se bâtir ensemble.Et vous pouvez contribuer en nous faisant parvenir, aussitôt que possible, tout ce que vous avez sous la main: cahiers d’exercices, schémas d’atelier, exercices sur la formation de l’acteur-trice, sur le clown, l’écriture, le mime, le masque.Vos originaux vous seront retournés aussitôt que nous les aurons photocopiés, et ce, dans les plus brefs délais.Pour tout envoi ou pour information: Michel Brais (514) 376-6310 Anita Ramacière (514) 525-1545 DEUX CLOWNS CHERCHENT UN OEIL La troupe “Coup de théâtre” de Laval cherche un troisième oeil observateur pour lui permettre d’explorer le clown sous toutes ses facettes.Elle cherche des commentaires, critiques, idées, exercices, quelqu’un qui s’amène avec ses ressources et son énergie.La troupe travaille en ce moment sur des numéros et prévoit entreprendre un nouveau spectacle au cours du printemps.Les arrangements de temps, d’argent et de mode de travail sont à déterminer par les parties.Information: Guylaine Jacques (514) 669-6728 MAINTENANT ON S’ABONNE Jeune Théâtre poursuit sa campagne d’abonnement.Depuis quelques numéros, i’AQJT vous informe de sa situation financière précaire et de ses besoins de soutien.Avec la campagne de financement, nous comptons bien améliorer notre sort.Jeune Théâtre doit aussi se donner les moyens de survivre.C’est pourquoi nous sollicitons votre abonnement.Ces fonds nous permettraient de défrayer une partie des coûts de production et de diffusion et de continuer d’assurer ce service d’information important dans le développement du théâtre au Québec.Nous comptons sur les lecteurs de Jeune Théâtre.Maintenant on s’abonne.Veuillez me faire parvenir JEUNE THÉÂTRE NOM:____________________________________________ ADRESSE: Abonnement régulier (10.$) Abonnement de soutien (25.$) Retourner votre chèque ou mandat-poste à: Assocïahdn* Québécoise du Jeune Théâtre, 952 rue Cherrler, Montréal (P.Q.) H2L 1H7 Tel: (514) 526-5967
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