Jeune théâtre, 1 décembre 1983, Décembre 1983 - Janvier 1984
Bulletin des membres de l'Association québécoise du jeune théâtre jeune théâtr volume 11, numéro 5 décembre 1983 janvier 1984 __ Festival québécois du théâtre d’amateurs ’84 La nouvelle est lancée: Le Festival québécois du théâtre d’amateurs '84 aura lieu la fin de semaine de Pâques, du 19 au 23 avril.Le rendez-vous est donné, ce sera à Montréal.Les troupes d'amateurs ont déjà reçu une invitation à inscrire leur spectacle afin que celui-ci soit vu en sélection.Celle-ci va bon train, partout au Québec des membres du Comité de sélection, ou leurs collaborateur-trice-s, assistent à des représentations ou à des répétitions générales Les spectacles qui doivent être disponibles en avril, seront vus jusqu'en février, moment où la sélection définitive sera arrêtée.Celle-ci sera particulièrement diversifiée, remplie de surprises et comprendra une dizaine ae spectacles Le Festival québécois du théâtre d’amateurs sera, selon les voeux du 25e Congrès un festival de diffusion.Les spectacles seront présentés au grand public: l’horaire et la publicité seront faits pour attirer les gens pour les amener voir le théâtre d’amateurs qui se fait un peu partout au Québec.Composition des comités Comité organisateur Dominique Denis Diane Perreault Pierre Pirozzi Hélène Castonguay Marie-José LeBlanc et Aurore Thériault (technique) Comité de formation Marie Angrignon Michel Brais Pierre Pirozzi et Jocelyn Vinet Comité de sélection Ginette Desbiens Evelyne Forget Alain Gagnon Denis Leblond Marcelle Lepage Diane Perreault Jacques Robitaille Pierre Rousseau et Alain St-Yves Un volet de formation Les festivaliers et les festivalières qui participeront à cet événement pourront s'instruire! En effet, des ateliers de deux niveaux de formation seront offerts, toujours à des coûts modiques Le premier niveau s’adresse à ceux et celles qui désirent connaître des pratiques nouvelles en théâtre.On pourra s’initier aux techniques du théâtre forum, de la commedia dell'arte, des dérives et du théâtre de rue.Afin de permettre aux praticiens et praticiennes en théâtre d’amateurs de poursuivre le travail d’initiation entrepris à I d'autres moments, lors de carrefours régionaux par exemple, et d’aller ainsi plus I loin dans la formation, des ateliers plus poussés en jeu (interprétation et improvisation), mise en scène, diffusion et promotion, etc.seront offerts durant cette fin de semaine.Les troupes et les invididus devraient connaître le contenu des ateliers au mois de janvier et pourront alors faire leur choix Un festival d’envergure Ce festival se présente comme une entreprise d’envergure nationale.Ses buts sont clairs: revaloriser le théâtre d’amateurs, lui faire prendre sa place dans la culture québécoise et donner un tremplin au milieu, le stimuler, le faire éclore.Le choix de Montréal n'est pas sans signification puisqu’il permet d'atteindre un public large.Le Comité organisateur est déterminé à en faire un événement bien pensé, bien rodé.Ses deux sous-comités (formation et sélection) sont composés de collaborateur-trice-s qui s'attachent plus particulièrement à ces sujets Le tout est ramené au Comité organisateur qui a comme mandat de voir à l’organisation et à l’orientation de l’ensemble du festival.Côté chiffres l’an dernier à Cap-Rouge, malgré un site excentrique, dix troupes avaient joué (jusqu’à des heures tardives!), cinquante autres venaient de partout assister aux spectacles discuter et participer aux vingt ateliers qui accueillaient, au total, trois cent participant-e-s Marc Drouin LES RELATIONNISTES SE PERFECTIONNENT C’est en février prochain que se déroulera à Montréal un stage de formation pour les relationnistes des troupes Trois jours bien serrés du 17 au 19 plus précisément, ayant chacun un thème bien précis: le vendredi: l'image le samedi: la mise en marché le dimanche: l'approche des médias Des spécialistes personnes-ressources et animateur-trice-s viendront alimenter le travail des relationnistes Ce stage, qui avait été demandé il y a plusieurs mois déjà, vient à point nommé.Il a été pensé pour susciter l’échange et des questionnements sur les pratiques du métier.Deux niveaux bien distincts ont été élaborés pour répondre aux besoins réels Les débutant-e-s pourront refaire leur apprentissage de base pendant que les plus avancé-e-s analyseront les techniques courantes Le contenu et l'horaire plus détaillés seront disponibles sous peu et en attendant, réservez vos dates Marc Drouin COURRIER LA TROUPE EN MOUVEMENT C’est en 1981, dans le cadre d’un projet de théâtre s'inscrivant dans la programmation des festivités du 5e anniversaire du Complexe Desjardins, que tout a commencé.Des employés des différentes entreprises et institutions du Complexe se sont regroupés pour donner le jour à un projet longtemps caressé: une soirée au théâtre réalisée par et pour les résidents du Complexe Desjardins Assurés d'un soutien technique et professionnel de haut calibre, dont M.Yvon Leroux à la conception et à la réalisation de la mise en scène, ces comédiens et techniciens amateurs allaient présenter, ce soir du 9 avril 1981, une expérience collective mémorable.Lâ où l'expérience et le talent des professionnels faisaient défaut, la motivation et l’enthousiasme allaient prendre la relève.Sous les feux des réflecteurs, onze comédiens et comédiennes allaient, tour à tour, offrir leurs personnages â un public nombreux, formé de camarades de travail, d'amis, de parents, et les faire vibrer à leur dénominateur commun: le goût de se dépasser.En fait, c’est grâce à l’inlassable persévérance de l'un de ces comédiens qui, fort de ce premier succès, décida de réunir les artisans afin de poursuivre cette expérience hors du commun que La Troupe en Mouvement vit vraiment le jour peu de temps après Par la suite, elle allait se produire devant le grand public.Près de 1500 spectateurs assisteront aux quatre représentations de sa premièie pièce, "Je veux voir Mioussov", à la Polyvalente Georges-Vanier.Composée d'employés travaillant â 90% pour le Mouvement Desjardins, La Troupe en Mouvement a toujours reçu un appui moral et financier important des différentes composantes du Mouvement.L’implication de Desjardins a été déterminante pour la viabilité de notre troupe qui, étant une organisation à but non lucratif, dépend entièrement de ses commanditaires pour financer ses projets Au plaisir de monter sur scène, partagé par tous les comédiens de la troupe, s’ajoute une autre motivation, celle de faire profiter le plus de gens possible de leur action collective et partager avec des moins favorisés leur amour du théâtre.En effet, les membres de la troupe versent intégralement les profits de tous leurs spectacles à l'Association québécoise de la fissure labiale et palatine inc.Les objectifs de cette association visent la promotion de la recherche médicale de même que l’aide et l’information aux parents de ces enfants ainsi qu’aux enfants porteurs de cette malformation.Cette année, donc, La Troupe en Mouvement récidive et, pour le plus grand plaisir d’un public nombreux, nous revient dans une comédie en deux actes de Rox 2 Conney et John Chapman, «Le saut du lit», avec une mise en scène de Jean Desaulniers La Troupe en Mouvement, c’est tout cela et plus encore.À vous de le découvrir.Et c'est une invitation.Jean Desaulniers, directeur LE THÉÂTRE FACE À FACE SE PRÉSENTE La compagnie de théâtre Face â Face existe depuis 1977.Elle a donné plus de 700 représentations de ses six (6) productions pour enfants dans l’est du Québec, dans les écoles de la C.E.C.M.et dans plus de 100 garderies â Montréal et en banlieue.Depuis les deux dernières années la troupe se spécialise dans l'élaboration de concepts d’animation selon les événements: fêtes de rues festivals expositions ventes et événements spéciaux Le Théâtre Face à Face a joué en Gaspésie, au Lac St-Jean et dans le Sud de la France.Le Théâtre Face â Face se définit d’abord et avant tout comme un théâtre d’animation.C'est un théâtre politique et social, non pas au niveau du message qu'il véhicule mais plutôt à travers sa façon de fonctionner et dans son intégration à la vie dans la rue.Ses productions (mini-spectacles d'une quinzaine de minutes) s'adressent â une clientèle dite «pour tous» et veulent créer une atmosphère de fête.Ces «spectacles/interventions» sont, selon les circonstances, exécutés sur le même plancher que les spectateurs afin de favoriser une situation de contact direct entre ces derniers et les comédiens Nous pensons que de cette façon nous démystifierons et rendrons plus accessibles certaines formes de théâtre ou de performances comme le théâtre classique par exemple (extrait de « La mégère apprivoisée» de Shakespeare).Le fait d'intégrer les interventions du public au spectacle nécessite une rapidité d'esprit et beaucoup d’imagination.À ce niveau, on peut dire que le travail que le comédien effectue en est un des plus intéressants et des plus polyvalents En ce sens l'équipe du Théâtre Face à Face pousse ses recherches afin d'expérimenter différentes approches Parallèlement à cette démarche, outre les mini-spectacles et les animations le Théâtre Face à Face met aussi ses énergies à produire des pièces de longue durée qui, jusqu'à ce jour et pour l'année qui vient, s’adressent plus particulièrement au public des enfants Au niveau administratif, nos objectifs sont, nous le croyons ceux de plusieurs troupes de théâtre, à savoir former une équipe compétente et efficace qui pourra nous permettre de fonctionner à plein temps (à l’aide de subventions gouvernementales et autres) et créer en minimisant les contraintes monétaires Suzanne Ste-Marie Théâtre Face à Face, Montréal POUPON DEVIENDRA GRAND Nous avons la joie de vous annoncer la naissance du GIM (Groupe d’intervention Multidisciplinaire).Ce dernier-né de la scène théâtrale québécoise a maintenant dix (10) mois et se porte â merveille.À vrai dire, il est devenu l'enfant chéri de toute l’équipe.GIM fera dans les mois à venir la preuve de son dynamisme et ces premiers pas sont déjà forts prometteurs Enfant espiègle, il vous réserve plusieurs surprises Nous vous invitons à suivre nos activités: (514) 766-3590.France Legault AQJ.T.Jeune Théâtre, volume 11, numéro 5 décembre 1983-janvier 1984 Comité de rédaction: Marc Drouin Evelyne Forget Linda Provençal Lib Spry Coordination: Marc Drouin Graphisme: Luc Mondou Typographie: Compo Em Inc.Impression: Imprimerie Bourget Jeune Théâtre est une publication de l’Association québécoise du jeune théâtre, société ayant siège social et secrétariat au 426 rue Sherbrooke est, Montréal, H2L1J6, téléphone: (514) 288-3722.Dépôt legal: Bibliothèque Nationale du Québec, numéro D715158.Les opinions publiées dans Jeune Théâtre sont assumées par leurs auteurs et n’engagent pas la responsabilité de l'organisme.Ce numéro a été tiré à 1 000 exemplaires. Fondé en 1948 dans un esprit de pacifisme et avec la volonté de faire du théâtre un outil de développement et d'entente entre les peuples, l’Institut international du théâtre1 regroupe aujourd'hui cinquante-sept pays membres répartis sur les cinq continents Deux événements bisannuels mettent en perspective les activités et le sens même de l'HT: le Théâtre des Nations festival mondial de théâtre, en quelque sorte le livre de bord des expressions artistiques nationales et le congrès de l'Institut international du théâtre.Rassemblant des délégués de tous les centres nationaux, le congrès permet aux pays membres lors de l'Assemblée générale, de faire le point, de planifier les projets et activités de l’Institut pour les deux années à venir, et d’élire un exécutif qui appliquera les décisions de l’Assemblée.Des comités permanents mis sur pied afin d'évaluer concrètement les problèmes propres à différentes sphères de l'activité théâtrale et qui poursuivent leurs travaux et activités tout au long de l’année, se réunissent pendant le congrès et acheminent leurs propositions à l’Assemblée générale.Six comités permanents pris en charge par des centres nationaux, ont été créés depuis la fondation de l’HT: le comité de la danse, des acteurs des études et de la formation, du nouveau théâtre, du théâtre musical, du Tiers-Monde.La fondation du Centre québécois de l’HT et du Canadian Centre of the ITI (English language), incorporés en 1979, a constitué un précédent dans l’histoire de l’Institut.En effet, le Canada est le premier pays membre de l’HT à posséder deux centres représentant chacun une entité culturelle distincte.Régis par un protocole d'entente commun, le Centre québécois et le Canadian Centre sont autonomes en ce qui a trait à leurs activités mais ont un seul droit de vote à l'assemblée générale du congrès.Depuis sa fondation, le Centre québécois2 tente de jeter les bases de ce que l’on pourrait appeler un point de chute de l’information internationale et de la promotion du théâtre québécois à l'étranger.Un événement d'une importance capitale met singulièrement en lumière ces objectifs: l’HT a choisi le Canada comme 1.L'IIT est un organisme non gouvernemental affilié à l'Unesco et dont le siège social est à Paris 2 Les membres du CQIIT sont l’Association des directeurs de théâtre, l’Association québécoise du jeune théâtre, l'Association québécoise des marionnettistes le Centre d'essai des auteurs dramatiques et l’Union des artistes pays hôte du congrès en 1985.Organisé conjointement par le CQIIT et le Canadian Centre, le congrès débutera à Montréal le 1er juin 1985 Pourquoi un congrès de l’HT au Québec?Parce que le XXIe Congrès Mondial sera une rencontre, une mise en commun sans précédent d’artistes québécois et étrangers Parce qu'un tel congrès nous donnera l’occasion de présenter à nos homologues du monde entier différentes facettes et visions du théâtre québécois d’aujourd'hui.Et parce qu'un congrès d'envergure internationale ne s’efface pas après les quelques jours de travaux intensifs, mais laisse des traces visibles et concrètes Des souvenirs mais aussi des rencontres des activités à venir, des projets à réaliser.Suzanne Aubry Responsable de l'information du CQIIT UN CARREFOUR THÉÂTRE D’AMATEURS POUR L'OUTAOUAIS Le tour des régions se poursuit.Après le Saguenay-Lac St-Jean et St-Jérôme au printemps dernier, Montréal (Production-Québec ’83) et plus récemment St-Jean-sur-Richelieu pour la Rive-sud de Montréal, ce sera au tour de l’Outaouais Ce carrefour/théâtre d'amateurs se tiendra les 27, 28 et 29 janvier prochain à la Maison du Citoyen de Hull.Pour briser l’hiver, peut-être! Cette fin de semaine intensive de formation est le résultat d'une demande du Groupe des Dérives Urbaines Ce stage se prépare depuis quelques mois et l'AQJ.T.s’est associée aux Dérives Urbaines et au Service des loisirs de la Ville de Hull pour sa réalisation.On attend, comme c'est généralement le cas lors de Carrefour/théâtre, une centaine de personnes Les ateliers suivants seront offerts: Écriture dramatique Improvisation I et II Interprétation Maquillage Mime Newgames Théâtre de rue Voix et rythme Des spectacles seront présentés durant cette fin de semaine dont un Marché noir des Dérives Urbaines Surveillez votre courrier en décembre.Notre agente est devenue présidente Marie-José LeBlanc a été élue présidente de la table socio-culturelle du Regroupement des organismes nationaux de loisir du Québec (RONLQ).Cette table regroupe tous les organismes, associations et fédérations du secteur culturel (voir l’article Jeune Théâtre, vol.Il, no 4).L'AQJ.T., qui était déjà très active à ce niveau, se retrouve donc au coeur des débats du monde du loisir.Au fait, le RONLQ a publié un beau cahier spécial (en couleur!) sur la formation et l’information des organismes de loisir socio-culturel.Pour l'obtenir, composez le (514) 374-4700.Comptables recherché-e-s L'AQJ.T.reçoit de plus en plus de demandes pour des personnes spécialisées en comptabilité et en gestion de troupe.Envoyez votre curriculum vitae, il apparaîtra dans notre banque de personnes-ressources PARLER DU 25e Dans ce numéro-ci il n'y aura pas d'éditorial.Laissons plutôt la place au 26e Congrès qui donnera les grandes orientations pour l’année à venir.Nous en ferons sûrement écho dans le prochain numéro.Nous vous invitons â lire avec une attention toute particulière les propos de vieux de la vieille qui viennent nous entretenir à leur façon de l'AQJ.T.d'aujourd’hui.Des sons de cloche différents des perspectives encore plus écartées qui nous viennent de Ste-Anne-des-Monts Québec et Montréal pour parler (une dernière fois?) des 25 ans de l’AQJ.T. LE DÉFI DE 1978 par Pierre Rousseau Je dois avouer, en toute franchise, que je suis assis à ma table de travail depuis dix heures ce matin, presque sans interruption, et qu'il est présentement 16h30.Vous qui n'en êtes qu'à la deuxième phrase, imaginez où j’en suis, moi, six heures plus tard, une nieme version amorcée.Je ne les compte plus Moi, quand j’écris c'est un peu comme lorsque je parle, j’ai besoin d'espace, j'ai besoin de prendre la place et pour vous dire comment je vois le passage des années soixante-dix aux années quatre-vingt à l’AQJ.T., j’aurais besoin de quelques pages de plus que l'on ne m’en accorde et je suis là à les gaspiller à vous raconter mon problème.Donc, au diable l'analyse rationnelle des faits! Présentement, je pense que l’AQJ.T.est à reprendre sa place de premier plan dans le développement théâtral au Québec, tant du côté des amateurs que des professionnels Une place qui ressemblerait, en mieux à la période 66-74 à l'ACTA-AQJT alors que ce n'était pas le dynamisme qui manquait et que ça bougeait là-dedans Mais peut-être que mon confrère Lonergan dit le contraire dans la colonne d’à-côté, c’est bien possible.Et si je devais choisir l'événement crucial qui nous a amené où nous en sommes, je choisirais le débat public de 1978 qui a permis de renverser la décision qui faisait de l’AQJ.T.une association de troupes de métier (résolution du Congrès 1977 renversée au Congrès 1978).Sans cette décision, l’AQJ.T.existerait-elle encore?Personnellement, je ne le crois pas.Ce n’était pas viable.Et si je choisis ce moment, c’est que l’argumentation qu’amenaient les principaux défenseurs d'une AQJ.T.mixte (amateurs-professionnels), dont j'étais comprenait les bases de ce qui se passe à l’heure actuelle.Cela incluait le fait d'aller rechercher dans un premier temps la confiance des amateurs ce qui s’est fait, en participant activement aux États Généraux du théâtre d’amateurs et en leur offrant démocratiquement une place en nos rangs avec un secteur autonome.Dans un deuxième temps et c’est là que nous en sommes nous devons poursuivre notre objectif d'ouverture sur le milieu professionnel en continuant d'offrir largement nos services et en invitant membres et non-membres à nos activités Voilà, c’est un bien bref résumé.Ceux et celles qui veulent des détails devront venir fouiller dans ma corbeille à papiers Toutefois j’aimerais souligner que ce passage des années soixante-dix à aujourd'hui n’a pas été de tout repos et ceux et celles qui l’ont vécu au Conseil de direction savent fort bien que rien ne fut facile.Personnellement, j'aimerais simplement souligner le travail à la permanence des personnes suivantes qui 4 ont dû oeuvrer dans des conditions misérables et qui ont quand même permis à l'AQJ.T.de faire des grands pas Je pense d'abord et avant tout à Marie-Hélène Falcon qui n’a pas toujours eu la partie facile (et avec qui il n’est pas toujours facile de travailler, c'est bien vrai) mais qui est demeurée fidèle à ses idées et à l’esprit historique de l'AQJ.T.; je pense aussi à Rémi Boucher qui a fait du bel ouvrage en théâtre pour enfants et par après aux États Généraux du théâtre d'amateurs où, avec l'aide d'Odette Gagnon, elle aussi ex-permanente de l'AQJ.T., il a pu continuer la tâche entreprise en nos rangs et finalement, Marie-Christine Larocque qui s'est jointe à eux plus tard.Ce sont ces personnes qui ont assuré le passage des années soixante-dix aux années quatre-vingt.Ce sont les permanent-e-s Où donc étaient les membres?N'allez pas croire qu’ils n'y étaient pas Mais je dois avouer qu’en ces temps-là, il m’est arrivé de me sentir bien seul au Comité de direction.Ce n’est plus le cas et c’est tant mieux Le projet d’association pensé il y a cinq ans est devenu réalité.La nouvelle permanence et les différents comités l’auront mené à son aboutissement.Le défi, c’est maintenant d’aller plus loin, de voir plus grand.Et c’est ici que personnellement je me retire, j’appartiens au défi de 1978, celui qui a mené l'AQJ.T.à son 25e anniversaire et dont j’ai été l’un des instigateurs Je laisse ma place et l’administrateur en moi laisse aussi sa place à l'autre Pierre Rousseau, le créateur, celui des deux qui est encore le moins connu mais avec lequel il faudra tout autant compter.Et hop! comme dirait Achille Talon.P.S.Mes plus beaux moments depuis deux ans: voir tant d’amateurs réunis à Cap-Rouge par l'AQJ.T.lors du Festival en mai '82; revoir tant d’anciennes figures lors du 15e Festival en mai dernier à Québec, des gens qui avaient participé à l'aventure de l’ACTA et qui revenaient après tant d’années; et tous ces gens, adultes et enfants, au Parc Lafontaine l’été dernier.De beaux moments qui venaient récompenser tant d’efforts déployés en 78 et 79 pour amener l'AQJ.T.jusque là! Un gros merci à tous ceux et celles qui ont rendu ces moments possibles.VIEILLIR par David Lonergan Ça fait drôle de se regarder vieillir dans le regard des autres Si l’AQJ.T.a pris son 25 ans, moi, je touche à mes 13 ans de présence.Entre le néophyte, fier d’avoir monté avec un groupe d’étudiantes «Les Belles Soeurs» de Michel Tremblay, qui s’aventure, timide, lors d'un festival de l’ACTA dans les profondeurs du Gésu où le chahut de la salle déborde la voix des comédiens et des comédiennes et le vieux routier, deux troupes de métier plus loin, toute une époque.Toute (ou presque) ma formation théâtrale vient de l’ACTA/AQJT: de ses festivals de ses rencontres ses ateliers ses carrefours son conseil exécutif, ses publications Heureusement que j'habitais alors près de Montréal.Parce que jamais de la lointaine Gaspésie, je n'aurais pu profiter autant de ce que l’AQJT offrait.Bien sùr, je ne manque jamais un festival mais je ne baigne plus dans le rythme des membres métropolitains de l’association.À mon grand regret, je suis coupé des nouvelles démarches des nouveaux groupes de tout le mouvement dont on ne perçoit que de faibles échos dans les festivals dont la qualité s'est améliorée au détriment du risque: pas de flops mais pas non plus de fanfare fockée qui surgit des Éboulements et suscite la passion.On vieillit.Je ne sais si c'est un bien ou un mal.Je me sens plus sùr de mes moyens plus conscient de mes limites mais beaucoup plus passionné par mes deux enfants et ma vie de couple que par le «jeune» théâtre.Aujourd'hui, j’exerce un métier que j'aime et qui me fait toujours vibrer mais ma préoccupation est de concilier revenus et travail, bref de quitter le (sous) seuil de la pauvreté.Quand je me souviens de la Famille Corriveau, du collectif pour-de-vrai à 170,00$ par mois et avantages communautaires à la clé, du refus de la troupe de demander des subventions pour n’avoir à dépendre de personne, de la folie qui nous habitait de créer un théâtre de création collective régional et socialiste, tout ça en vivant, j’ai l’impression qu'il s'est écoulé bien plus que 10 ans Et quand mes enfants jouent avec les enfants d’un autre couple de vieux/vieille de l'AQJT alors que nous sirotons l’apéritif en discutant de nos vécus j'ai mes 40 ans SANS TITRE par Jacques Robitaille C’était lors d'une répétition.Nous étions autour de la table en train de discuter de scénographie.Tout à coup, l'auteur, un membre dont la réputation n'est plus à faire à l’AQJ.T., lança: «Je n'aime pas cette idée de décor.Ça fait trop jeune théâtre.» De la bouche de cette sommité ès jeune théâtre, l’argument avait de quoi surprendre.D’autant plus que grâce à lui, notre auteur emporta le morceau.Notre scénographie «ne ferait pas jeune théâtre».Ceci n'est qu’une évocation anecdotique des mouvements qu’il y a depuis quelques années à l'AQJ.T.Les démarches collectives se font plus personnelles Le théâtre pauvre entend se donner des moyens et veut se faire beau.On peut apprécier une performance d'acteur-trice sans crier au vedettariat.Des théâtres «bien implantés dans leur région» se transplantent à Montréal, quitte à aller faire du théâtre d'été par chez eux On allie ainsi vacances et idéologie.On accepte même de faire commanditer ses spectacles ou ses activités en prenant soin de dire (moralité oblige) que ça s'est fait selon nos conditions!!! Le jeune théâtre a décidé de tourner des pages Je suis entré à l’AQJ.T.en 74.Le défi, à l'époque, était de faire reconnaître l'existence du jeune théâtre.Fallait faire notre place.Maintenant nous existons, tant bien que mal certes, mais beaucoup de nos groupes sont reconnus Et aujourd’hui, il faut faire plus II faut faire du bon théâtre.Nous donner les moyens d’être des auteurs, des scénographes, des metteurs en scène, des acteur-trice-s de première force.Que notre théâtre ne soit pas marginal par manque de moyens mais qu’il sorte des rangs par son originalité et sa force.Je pense, par ailleurs que les années précédentes nous ont laissé un héritage qu’il ne faudrait pas mettre de côté avec le reste.Je veux parler de ce contact que le jeune théâtre a réussi à établir avec le public.On s’y est pris de toutes les façons On a même «sorti le théâtre des théâtres», comme on disait à l'époque, pour aller parler aux gens là où ils étaient.Si cela a souvent donné lieu â un appauvrissement de la qualité théâtrale, il n’en demeure pas moins que ce contact plus direct avec le public a nourri toute une génération de créateur-trice-s et que certaines manifestations issues de cette démarche demeurent tout à fait percutantes et pleinement réussies d'un point de vue artistique.En rentrant notre théâtre dans les salles de spectacles, n’oublions pas d’y ramener notre public et de continuer avec lui un échange dynamique.À Québec, la notion de jeune théâtre est moins définie qu'à Montréal (ou peut-être la perception que j'ai de ce qui se passe à Montréal).D'une part parce qu’on y retrouve peu de groupes ou d'individus membres de IAQJ.T.Mais surtout parce qu'il n’existe pas une séparation aussi marquée avec «l’autre théâtre».Il n’est pas rare de voir de jeunes comédien-ne-s jouer tout à tour au Trident et au Théâtre Repère, par exemple.Le passage entre les deux se fait assez sereinement.Il y a comme une ouverture à plusieurs types de théâtre et de formules théâtrales.Est-ce dans cette voie que se dirige le jeune théâtre?Je ne saurais dire.Mais il y a manifestement une volonté d’ouverture sur d'autres façons de faire.Le jeune théâtre ne va plus à une seule école.Après l'ère des carcans idéologiques et artistiques, cela me paraît très sein.Plus tard, des lignes directrices se dégageront de nouveau.Mais plus tard.RETOUR/DÉTOUR: 15e FESTIVAL DE L’A.Q.JJ.Détour de destor «lieu écarté», Tracé qui s’écarte du chemin direct.Fig.Moyen indirect de faire ou d’éluder qqch.Retour .réciprocité ou échange.Petit Robert «Vous aimez la route vingt?» Moi, pas! Pratique, efficace, rapide.mais.ennuyante, prévisible, menteuse.Comme l'ordre.Comme une réunion.Comme un bilan.Elle a été construite pour supporter des tanks bien que l’on suppose que cela n'arrivera jamais «Gardez le.sourire» comme disait Michel Jasmin et «Soyons pratiques» comme disait R2D2!1 On dira que c’est le plus court chemin entre Montréal et Québec.et je continuerai de prétendre que le plus court chemin entre Montréal et Québec est encore à inventer.Je n'ai pas, en ce qui concerne cette question, le sens pratique.Je ressens à son égard une sorte de fébrile envie d’être parfaitement désobéissant, ce qui, au moins, me tient bien éveillé au volant.Drôle de détour n'est-ce pas?Vous avez aimé le 15e Festival de l’AQJ.T.I Moi aussi! Québec, du 19 au 24 mai 1983 aura été le lieu d'une nouvelle génération de festivals.Ce «nouveau-né» dont l’élan se projette déjà vers l’avenir a posé, et c'était voulu, les bases de ce que seront les prochaines manifestations de notre association.Inspiré des bilans des festivals précédents, celui-ci aura répondu, du moins en partie, à cette volonté d’ouverture et d'approfondissement du phénomène «Jeune Théâtre» préalablement exprimé lors des bilans des 13e et 14e Festivals S'il a posé quelques questions il aura surtout proposé quelques réponses en ce qui concerne, entre autres la théâtralité des différentes manifestations qui ont pu être présentées Pour la première fois depuis trop longtemps, le Festival s'est accompli en suscitant un intérêt soutenu sur la réalité des différences qui caractérisent les pratiques du théâtre québécois Un vrai p’tit héros ce 15e?Meu non?Mais pourquoi cacher mon enthousiasme.Comme disait l’autre: «J’ai connu le 13e moi, monsieur.et le 14e moi, monsieur!» Le 15e m'a fait du bien.Il m’a remué, secoué, intéressé, questionné, agacé, taquiné, choqué, amusé, surpris Mais., il y a encore des mais et le théâtre du mais existe toujours Les «mais» ne sont pas des non, ce sont des oui conditionnels Donc MAIS.Détour 1 Je ferme les yeux, je laisse monter les images Contenu.Détour à la cérémonie d’ouverture.La parade ordinaire de l'indispensable protocole avec monsieur-le-ministre-de-l’lmmigration tapi 1.R2D2: le robot de « La guerre des étoiles ».dans un coin.détour la question «d’être ou ne pas être politique» par notre association est-elle, elle aussi, tapie dans un coin?Le dogmatisme de surface, celui du pouvoir des partis et des idéologies, peut-être, mais la fonction politique profonde, celle de la nécessité et de l’urgence, celle du changement et de l’avancement des visions multiples des hommes/femmes sur la société m'a semblé au coeur même de tous les débats, de presque tous les spectacles! Cependant, les troupes vouées plus spécifiquement aux objectifs de l’association (vs charte), ceux et celles dont on disait qu’ils faisaient (et font encore) du théâtre politique, ceux là surtout ont été «critiqués», pour ne pas dire écartés Parfois et c'est très niaiseux, sans leur laisser aucune alternative possible.Que ce soit par Les Maldisances ou lors des bilans continus on a senti une exaspération à leur égard.Que le manifeste soit humaniste, socialiste ou ouvriériste, il agace, c'est bien clair.Il faudra poser de toute urgence la question politique de l'association.Nourrir le débat.L'ouvrir et se méfier du «onetrackmindisme» à l’envers Jusqu'à preuve du contraire le Carton, le Parminou, le Quartier ou Pince-Farine, pour ne nommer que ceux-là, existent, créent, évoluent et dynamisent le théâtre d’ici.Comment cela peut-il ne pas nous intéresser?Autre détour.autre mais Le chemin du Bilboquet à l’Institut Canadien, d’un mode d’expression et d’une pensée oh combien différente et la question de l’institutionnalisation du théâtre qui aura pointé le nez: du «.développement des moyens de production» (Martine Corriveault, Le Soleil) et de «.la stagnation de l’assi» (Eugénio Barba) et aussi de «.la responsabilité des théâtres de ce genre» (Odette Gagnon).Est-ce l’homme qui s’asseoit ou l’institution?L’irrésistible énergie d’Eugénio Barba tout au long de sa conférence, avec ce refus de vieillir dans et par ses idées, quelque part une flamme qui ne s’éteint pas, ni dans la voix, ni dans le souffle (c’est un acteur), valait la peine d’être vécue et sentie.Et pourtant, Barba, c’est une institution.Brassard aussi.2 Ces deux hommes provoquent, c’est clair.Or, ces deux hommes (ils n’étaient pas les seuls, beaucoup en ont fait mention) parlent d’implication de «la personne» dans le travail quotidien.C’est très séduisant et très dangereux aussi.Détour 2 Imaginez le rituel des punks (je parle des vrais et il en reste!) qui passent une heure et plus par jour pour se préparer à sortir.Une heure de travail sur soi, à chaque jour, pour inscrire sur leur dos, en rouge de préférence, « I HATE YOU TOO » et se promener comme le résultat d’un échec, 2 L'article de Louis-Dominique Lavlgne en résume parfaitement l'Impact.5 échouer à l’ombre s’il fait soleil et à la lumière des néons s'il fait nuit.C’est un travail, une implication de la personne qui exige du courage et beaucoup de conviction.La théorie qui entoure tout le mouvement punk n'existe que par les autres: eux, ils le sont.Jamais entendu parler de l'urgence de définir leurs travaux Jamais eu envie de les traiter de paresseux Ce que je ressens quand j’en rencontre un, et j'admets que c’est très rare, c'est une urgence.La même urgence que je sens devant un vrai rocker ou un poète.Et cette urgence pousse à la création.La fonction de leurs cordes vocales ou la position de leur diaphragme quand ils poussent un cri est à 227 km de leurs préoccupations Va du monde à Québec qui s’occupe de ça.Du théâtre paraît-il! Lorsqu’on se plaint que les praticiens ne consacrent pas assez de temps à la théorisation de leur démarche, je réponds qu’il y a des urgences qui nous poussent à créer.Les punks et les autoroutes à tanks entre autres Pour d’autres ce sont les Girafes Pour d’autres leur enfance et leur père.Pour d'autres le système capitaliste.L’urgence de définir nos travaux et l’urgence d’une production, si possible affirmative et pleine de risques qui se font face.Détour 3 L'improvisation de Lise Roy sur la critique officielle des «Beaux Côté» a parlé, haut et fort, de la différence des besoins et des urgences Et surtout cette réplique.presqu’escamottée et sans doute la plus porteuse de contenu: «.M’en va d'in toilettes., de tout'façons c'é là que j’vis mes plus grands drames».L'isolement est posé.L’urgence demeure.Le drame se poursuit.Si l'on pousse plus loin et si l'on prête à la lecture du «sous-texte» de cette improvisation, il fait état de ce qui est toujours la même lutte: lutte contre toutes les oppressions Là où ça change, c'est dans la forme.Le «je» n’a plus honte de s’exclure du «on».De l’intégrer différemment.Mais «je» cherche, tâte le pouls et se demande lui aussi comment ça peut péter les plafonds Et je crains que ça, cette affirmation épeurante, ne passe pas On/je., triste noce.Comme les punks les rockers les poètes les les les.Je ne trouve pas que le théâtre québécois plafonne.Y va juste trop vite.Retour Oui, mais Franca Rame (merci merci merci).Oui, mais Gilles Maheu (bravo bravo bravo).Séduction «TO-TALE» de ces anges bleus sur nous tous ou presque.A quelque part aussi, avouons-le, hold up de notre sens critique normalement surdoué et complètement gagagisé en présence de Diane Dufresne et de Guy Lafleur.Leur présence nous aura beaucoup appris pour peu qu'on en poursuive autre chose que l’image.Comme disait Pierre (Rousseau)3, «j’aime surtout l’opéra pour cette possibilité d'atteindre même (et surtout) les yeux fermés».Encore faut-il vouloir entendre et se laisser bercer.Si tu veux être atteint là (mettre le doigt sur le plexus).enlève ton doigt sur le plexus4.3.Ah Rousseau! 4 À partir de «Si je pointe le doigt vers le soleil l'idiot regarde mon doigt».Mao.discours des Cent fleurs Retour Il faudra créer le «off festival»!!! Pour que l'affrontement des pratiques se libère du bilan continu (continu.d’être limité) et laisse une place au risque, au contesté d’avance, aux majuscules convictions de ceux qui n’ont pas encore suffisamment d'espace libre.Je sors du panel «Thème: le théâtre» et une police-de-Québec a failli m’écraser.Le matricule 124 me demande, bien enlisé dans sa Chevrolet bleu légal: «Qu'essé tu fa là?» «Rien j’pensais à d’aut'choses.» «Ben fa ‘tention.» J’ai ben ri! Puis j’ai pris ma vieille Toyota et je suis revenu à Arthabaska.par la route vingt.Rock and Roll! Normand Canac-Marquis Petites annonces Salles à louer / L’Atelier Continu, centre de diffusion culturelle, offre une grande salle (200 places en gradins) et 3 petites salles (20 x 30) pour vos réunions, conférences, ateliers, etc.Michel Duplessis / (514) 270-1175.Spectacles de clowns demandés / «Clowns et croissants» de Coup de Théâtre invite des troupes de clowns et les clowns de métier à se produire pour les enfants de Ste-Thérèse et des environs.Marie Brière / (514) 430-6124.Stages / «Nouveaux jeux et rituels», nouvelle compagnie d’animation et de grands jeux, organise deux stages de deux semaines au Mexique en février.Franchise ou Joanne / (514) 523-0003.Cherche emploi / Performeur et publiciste serait intéressé à travailler dans une troupe.Mario Bruyère / (514) 598-8959.Local à louer / pour 2 bureaux rue St-Hubert, 103$ par mois plus frais Ginette Bergeron / (514)288-3722 ou Francine / (514) 598-8306.Abonnements 1 an (1983) Jeu 26 à 29 incl.individu seulement 24$ ?1 an (1984) Jeu 30 à 33 incl.individu* 25$ ?institution 30$ ?2 ans (1984/85) Jeu 30 à 37 incl.individu seulement* 46$ ?1 an à l'étranger (1984) individu, par voie de surface 32$ ?individu, par avion 45$ ?institution, par voie de surface 35$ ?institution, par avion 48$ ?Autres séries 1976 /77 / 78 (Jeu 1 à 9) 50$ ?1979 (Jeu 10 à 13) 20$ ?1980 (Jeu 14 à 17) 22$ ?1981 (Jeu 18 à 21) 25$ ?1982 (Jeu 22 à 25) 30$ ?collection complète (Jeu 1 à 29) 177$ ?Pour renseignements: 288-2808 oufaites parvenirun chèque ou mandat en dollars canadiens ou en francs convertibles aux Cahiers de théâtre Jeu Case postale 1600, succursale E Montréal, Québec, Canada H2T 3B1 nom adresse ville Cherche emploi / Comédienne pour le théâtre et le cirque.France Robert / (514) 286-9990.Offre de service / Comédienne, ex-membre de la Bebelle, cherche pige.Francine Chrétien / (514) 489-8036.Local et entrepôt / Local de répétition et espace pour entreposage à louer.Théâtre Face à Face.Suzanne Ste-Marie ou Georgette Rondeau / (514) 524-2500 ou 932-3873.Autobus à vendre / Autobus bleu bird modifié en camper, idéal pour troupe, 2 700$.Christiane Provost / (514)271-4191.province/pays code postal téléphone signature occupation *Avec chaque abonnement individuel, l'abonné(e) reçoit gratuitement l'affiche originale «Jeu 1984» (35cmx70cm) dans un rouleau protecteur.6 FICHE TECHNIQUE/THÉÂTRE D’AMATEURS HUIT PETITS CONSEILS POUR LA MISE EN SCÈNE par Marie-Renée Charest* On a tort de vouloir comparer le théâtre d'amateurs au théâtre professionnel.Les deux ont leurs caractéristiques particulières et il faut apprendre à utiliser ces différences comme des avantages Voici quelques indications qui permettront d'éviter certains problèmes sur des aspects importants de la mise en scène.1.Le choix du texte: Il est préférable de choisir un texte qui coulera naturellement de la bouche de vos comédien-ne-s.Par la suite, ne vous formalisez pas trop des libertés de langage prises en cours d'interprétation.Mieux vaut voir des acteur-trice-s qui s’expriment dans leur parler que d’assister aux pénibles efforts de diction.Il est préférable aussi de choisir une pièce où votre équipe et le public pourront facilement se retrouver.Sans ce lien avec le réel, il sera difficile de taire naître l’émotion.Si votre choix porte sur une pièce classique ou un auteur étranger, prévoyez le problème du langage et du contexte culturel, sans vous lancer dans l’adaptation complexe qui est le travail de l'auteur ou d’un spécialiste.2.Savoir cultiver le plaisir de jouer: Ne perdez jamais de vue que la recherche du plaisir dans le jeu doit être un objectif continuel en cours de production.Les tensions naissent souvent d’un mauvais rapport entre une démarche collective démocratique et le rôle et les responsabilités de chacun-e.Parlez-en entre vous 3.La distribution: Attention de ne pas distribuer les rôles principaux aux mêmes personnes Un roulement et la recherche constante de nouveaux talents aura à la longue une influence bénéfique sur la troupe.Les comédien-ne-s vont acquérir plus de respect entre eux d'expérience au travail et d’intérêt dans la troupe.Il sera plus facile de renouveller votre style â chaque production.4.Les premières lectures: Surtout n’expliquez pas trop le sens de la pièce avant la première lecture.Ne l'expliquez pas du tout.Permettez-vous de comparer votre lecture à celle de vos collaborateur-trice-s Faites-vous raconter la pièce par les comédien-ne-s Souvenez-vous que cette première lecture est probablement celle que fera aussi votre public et attention de ne pas la perdre de vue en cours de réalisation.Par la suite, faites beaucoup de lectures collectives De cette manière les interprètes vont mémoriser leur texte en situation.Habituez-les â ne pas l’apprendre en perroquet.5.La mise en place: Pensez votre mise en place en fonction de TACTION.Il y a toujours une action sous-jacente â un texte.Les mouvements de mise en scène doivent servir â mettre en évidence cette action.Certains morceaux sont faciles à visualiser et vous pensez déjà à des trouvailles Essayez-les! Mais une fois l'action déterminée et comprise par les interprètes, laissez-les vous inspirer par leur jeu.Vous n’avez pas â tout prévoir d’avance.À cette étape du travail, ne vous perdez pas dans les détails C'est trop tôt.Brossez un tableau d'ensemble.Les acteur-trice-s ont besoin de temps pour trouver leur propre gestuelle.Soutenez ce qui vous semble intéressant dans leurs trouvailles et indiquez les choses à conserver et ô développer.Si l'action semble peu nourrie, vous pouvez avoir recours à des improvisations où les interprètes jouent l'action en laissant de côté le texte.Si rien ne va plus, requestionnez l’action que vous avez fixée.Vous êtes peut-être passés à côté.Essayez autre chose.6.Le rapport entre les personnages: Dites-vous bien que le personnage n'existe jamais seul.Il devient réel dans son rapport avec les autres.Accordez beaucoup de temps à trouver ce dynamisme qui se modifie continuellement avec le déroulement dramatique.Il faut toujours revenir à l’histoire de la pièce et mettre en évidence ce qui se passe entre les personnages; c'est-à-dire comprendre les rapports qu’ils entretiennent entre eux Cela est préférable aux difficiles mises en état psychologique.Méfiez-vous des personnages linéaires, ils sont plates Montrez leurs contradictions ils seront vivants Exemple de contradiction: Dans le roman Marie Calumet, tous les notables invités au mariage de la bonne de monsieur le Curé sont pris d'une diarrhée subite et se battent à la porte des cabinets pour y siéger les premiers devant l’oeil amusé des villageois Les contradictions ne sont pas toujours dans le texte, vous pouvez alors les mettre en évidence dans le jeu ou le sens de l’interprétation.7.Le travail de détail: Ce n'est pas du travail mot à mot.C’est l’étape où on travaille en profondeur.Laissez le ou la comédienne habiter ô sa manière le personnage et l'espace.Ne mettez pas de corset ô vos interprètes en fixant dans les moindres détails leurs intonations, en leur demandant de jouer comme ceci ou cela, ou pire encore, en reprenant des clichés usés ou grimaces du théâtre burlesque.Vous ne mettriez alors en scène que leurs maladresses II faut savoir tirer partie de leur poésie et fraîcheur artistique et de la vôtre.Le travail de détail doit toucher ô toutes les composantes de la production: autant le rythme que l'interprétation, autant l'utilisation de l’espace que la manipulation des accessoires, des décors de la voix.8.Les enchaînements: Les enchaînements doivent donner le rythme ô la pièce.Le découpage du rythme ne veut pas dire le découpage scène par scène.Identifiez les morceaux ou blocs dramatiques et perdez l'habitude de faire répéter scène par scène.Car les comédien-ne-s vont inévitablement assimiler ce rythme hachuré et vous aurez des affaisements dramatiques entre chaque scène! Si vous ne pouvez éviter un changement de décor ô l'intérieur d’un morceau, intégrez-le dans le jeu des acteur-trice-s et dans le déroulement.Taisez-vous pendant les enchaînements.Prenez des notes Ne dites pas le texte en même temps que les acteur-trice-s Assoyez-vous le plus loin possible.Changez de place quelques fois pour voir la pièce de plusieurs angles N’affrontez pas tous les problèmes en même temps Allez-y progressivement.Fixez-vous des objectifs pour chaque enchaînement.Par exemple, vous pouvez lors d'un enchaînement ne regarder que le mouvement et les déplacements pour vérifier l’utilisation de l’espace.Le plus tôt possible, faites jouer les acteur-trice-s dans les costumes et décors "Marie-Renée Charest Comédienne, elle a participé aux créations du Théâtre Euh! et du Théâtre à l'Ouvrage.Animatrice, elle a dirigé plusieurs ateliers de formation et de création auprès d'étudiant-e-s et d'artisan-e-s en théâtre.Auteure, elle poursuit une recherche en théâtre populaire.7 Spectacles disponibles PINCE-FARINE THÉÂTRE SANS DÉTOUR et/ou en représentation Ste-Anne-des-Monts (418) 763-5956 Québec (418) 522-0419 Troupes professionnelles L été des carcasses A Alpha et Béta E 6-12 ans Pour le meilleur ou pour le pire A (théâtre forum sur la condition des femmes) Partir AD LA RUBRIQUE (théâtre forum sur les jeunes et la drogue) Jonquière (418) 542-5521 Ateliers sur les techniques du Théâtre de Légende Belle morale A l'Opprimé-e E: Enfants (sur la santé et la sécurité au travail) T: Tous Un héros des zéros changeons les numéros TROUPE COUP DE THÉÂTRE E 8-12 ans Sainte-Thérèse (514) 430-6124 Terre d'or et Sorcelle «rit» E 6-12 ans L'ARRIÈRE-SCÈNE THÉÂTRE DE BONNE HUMEUR Spectacle à numéros E 6-12 ans Beloeil (514) 467-4504 Québec (418) 524-0090 Animations clownesques E 6-12 ans Je suis un ours! E Pas d'chicane dans la cabane E 6-12 ans (violence autour et chez les enfants) ¦ ¦¦ ATELIER-STUDIO KALEIDOSCOPE INC.Carmen A Montréal (514) 933-2478 (adaptation théâtrale contemporaine de Les journaux T (théâtre intervention à base de manchettes l’Opéra de Bizet) de journaux) THÉÂTRE DE CARTON Longueuil (514) 674-3061 CIRCUS Montréal (514) 527-1256 Je regarde le soleil en face E (sur l’environnement) Horaire des représentations Dynamogénique T Les enfants n'ont pas de sexe E, AD, A Troupes amateures (acrobatie, mouvement, jonglerie.) Danse, p'tite désobéissance! A COMPAGNIE DES ARTS EXILIO THÉÂTRE DES CONFETTIS Montréal (514) 725-5704 Québec (418) 525-5862 ExiTlio in pectore extrahamiento 10 ans et + Le voyage de Petit Morceau E (performance théâtrale-musicale latino-américaine, présentée en espagnol et (sur l’autonomie) en français) THÉÂTRE ENTRE CHIEN ET LOUP Deauville (819) 864-9569 LES DÉLITS ROSES LE FROU-FROU Effata ou les p'tits pois de Danielle Dussault Joliette (514) 759-1661 Chicoutimi (418) 543-5545 A Partir pour outre-mère La voie lactée E THÉÂTRE LA CANNERIE disponible sur demande Ratatouille fait du jogging E Les quatre saisons de Tamarac E Montréal (514) 527-1738 DÉPARTEMENT DE THÉÂTRE DE L’UNIVERSITÉ (sur l’environnement) C'est-tu comme ça chez vous?E 5-12 ans D’OTTAWA (613) 231-3396 (sur les relations de pouvoir) 5 courts textes de Feydeau LES GENS D’EN BAS ET LES PRODUCTIONS Graffiti Blues A Du 6 au 10 décembre, 20h, Salle OMER VEILLEUX académique, Hull Montréal (514) 287-1916 THÉÂTRE PETIT A PETIT Orner Veilleux AD, A Montréal (514) 526-1164 LES DÉRIVES URBAINES avec Yves Dagenais Arture E 6-12 ans Hull (819) 770-0129 Passer la nuit A Marché noir LA GROSSE VALISE Montréal (514) 288-4700 Où est-ce qu'elle est ma gang?AD 27 janvier, 20h, Maison du Citoyen, Hull Le bon, la vite et le plus lent E 6-12 ans THÉÂTRE DE LA POURSUITE LES MARIONNETTES GURAL (sur les différents types d’apprentissage à Sherbrooke (819) 567-1363 Montréal (514) 687-1686 l’école) La belette bouquineuse E L'arche de Noe et Ali Baba Moi c'est les nerfs A Slingshot A 3 décembre, 13h30, Bibliothèque Acadie, Mtl (sur la surconsommation de médicaments) (spectacle exploratoire à partir de textes L'histoire de Noël et une fable Tempête à la bibliothèque E 6-12 ans poétiques) 9 décembre, 19h, Bibliothèque Maisonneuve, (incitation à la lecture) Mtl THÉÂTRE DU 1er MAI Cendrillon MIME-STOP Montréal (514) 527-7477 10 décembre, 13h30, Bibliothèque Benny, Mtl Montréal (514) 522-6366 Marie brûle-t-elle?A 17 décembre, 13h30, Bibliothèque Le jardinier (Mime Zérox) T Hochelaga, Mtl (version intégrale ou abrégée) THÉÂTRE DE QUARTIER Montréal (514) 845-3338 REGROUPEMENT DES ÉTUDIANT-E-S DE Qui a raison?E 5-12 ans , '' ' 'tyl’QPTION-THÉÂTRE/UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE LE PARMINOU Victoriaville (819) 758-0577 Théâtre instantanné et interventions (sur .j demande) , .(819) 566-8451 a course des as" contre les tas Bonne crise Lucien, Luc, Lucille et les autres A Les ‘8-9-10-13-14-15-16-17-18 décembre, 20h30 (sur la crise) THÉÂTRE DE RUE Montréal (514) 521-0099 \ ^ 1 i ]C La foire en fou T Petite salle du Pavillon central, Université de Portrait-Robot A Qa Sherferpoke ° ' ’’ass’Estés sociaux (comédie satirique sur la société informatisée de demain) (masques marionnettes géantes) La dernière France d’Amérique A GROUPE D’INTERVENTION COMMUNAUTAIRE Moi c'est pas pareil.j'travaille A THÉÂTRE DU SANG NEUF ^Sf-Zotique (514) 766-3590 Le milithon A Sherbrooke (819) 567-7575 ¦— Il y a longtemps que je t'aime de et avec Les femmes et les pensions A PAT.C.H.et combines T Gérard-Charles Valente (comédie d’intrigue politique) (disponible mi-décembre) LA PIGE A CLOWNS Qui sort du moule, dérange la foule AD Montréal (514) 521-1011 (sur les violences d l’école) ¦ ¦ S À l'eau mes héros E 2-10 ans Pile ou face, prends ta place AD 8 (clowns) (sur les relations professeurs/élèves)
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