Jeune théâtre, 1 avril 1984, Avril - Mai
PEE J-7 12, numéro 1 1984 jeune théâtre Bulletin des membres de l’Association québécoise du jeune théâtre .LA SÉLECTION OFFICIELLE DU FESTIVAL QUÉBÉCOIS DE THÉÂTRE AMATEUR ’84 Le programme de la sélection officielle du Festival québécois de théâtre amateur est maintenant disponible.Neuf (9) spectacles seront présentés durant la fin de semaine de Pâques du 19 au 23 avril, à l’École nationale de théâtre et à l'Atelier continu Jeudi le 19 avril 20h, Atelier continu Les Nouveaux Compagnons (Trois-Rivières) « Le Premier » Vendredi le 20 avril 19h, École nationale de théâtre (représentation double) La Gang à tout le monde (Montréal-Nord) «As-tu des bibittes?» Troupe Cité (Montréal) «Acte sans paroles I» 21h30, Atelier continu Compagnie de la 2e scène (Val d'Or) « Les Mal-heureuses » Samedi le 21 avril 19h, Atelier continu Black Rock Community Group (Verdun) «Joe Beef» 21h30, École nationale de théâtre Troupe le Grenier du Carré (Montréal) «Aragon témoin d'Aragon» Dimanche le 22 avril 19h, École nationale de théâtre La Barbatroupe (Longueuil) «Ven aura pas de commercial» 21h30, Atelier continu Troupe des treize (Québec) « Les boules à mythes » Quatre (4) spectacles viennent de l’extérieur de la région de Montréal, soit Roberval, Val d’Or, Québec et Trois-Rivières La présidente d’honneur, madame Louisette Dussault, comédienne professionnelle bien connue, prête son nom à cet événement important.Vous êtes donc conviés â venir assister â ces spectacles de grande qualité qui traitent de sujets aussi diversifiés que les femmes la consommation et le racisme.On peut obtenir le programme complet des activités en communiquant avec l’Association québécoise du jeune théâtre, (514) 288-3722 ou en écrivant au 426 rue Sherbrooke est, Montréal, H2L 1J6.Les billets sont en vente à l’Atelier continu, 1200 rue Laurier est, et à la salle de spectacle une heure avant chaque représentation Réservations (514) 270-1178.Une carte festival donnant accès à tous les spectacles sélectionnés est en vente â l'AQJ.T.au prix de 40$.Marc Drouin A.Q.J.T., 26e Congrès annuel d’orientation: Préparer le terrain Un drôle de congrès! Je prenais calmement des photos lors de la dernière journée et je regardais ce curieux mélange d'anciennes et de nouvelles têtes.Est-ce à cause, justement, de la présence des nouveaux venus que le congrès a donné lieu à tant de premières?Première fois depuis belle lurette que nous avions des élections pour les Conseils de direction; depuis quelques années, il n'y avait que des «élus par acclamation».Première également en ce qui concerne la levée de l’assemblée; nous n'avons jamais terminé si tôt un congrès depuis bientôt dix ans! Sans compter le fait qu'il s’agissait d'une première participation â cet événement pour plusieurs membres, pendant que d'autres prolongent leur série record; mais ça c'est pas une première.Toutefois, il faut bien l’avouer, cela aura été un petit congrès bien tranquille, sans grands débats et envolées oratoires à l’emporte-pièce.Mais cela n'aura pas empêché lAssemblée Générale d’entériner d’importants changements de politique contenus dans les différentes résolutions adoptées.Théâtre amateur Première constatation, le fameux d’du secteur (d’)amateur a disparu! En effet, suite à une résolution en ce sens, l'AQJ.T.réajuste son appellation (contrôlée?) du secteur amateur et lui redonne sa continuité historique ainsi que son réalignement sur la situation internationale puisque la plupart des pays désignent l’activité théâtrale des amateurs sous le vocable «théâtre amateur».On se souviendra que l'apparition de la courte préposition en question se voulait une garantie contre toute connotation péjorative destinee à l'activité elle-même.Les amateurs ont fait le choix de s'imposer par de bonnes productions et du travail de création original plutôt que par un ajout grammatical, ce qui risque d’avoir plus d'impact sur la culture.Et pour mieux s’imposer par une présence continue dans tous les milieux et pas seulement lors d'événements tels les carrefours et festivals, le secteur amateur s’est doté d'une philosophie d'intervention et d'un plan d’action pour assurer le développement de sa pratique et affirmer sa présence à l'intérieur de l'AQJ.T.Ce plan servira de fer de lance aux amateurs pour les prochaines années et son contenu, d'une grande importance politique, aborde plusieurs questions des plus urgentes telles la municipalisation, la régionalisation du développement, de la formation et bien d’autres.Bref, un outil important de réflexion et d'action qui engage le secteur amateur à aller de l'avant pour les prochaines années.Pendant ce temps-là, chez les professionnels.De ce côté, nous avons pu sentir, pendant le congrès, un désir évident de se démarquer, d’affirmer le professionnalisme et de se donner les moyens pour créer des événements qui sauront rendre justice au travail des dernières années.Ce qui m’apparaît le plus important parmi les résolutions de l’Assemblée Générale, c'est l’apparition de critères d'adhésion au secteur professionnel, critères tenant compte, pour les individus, d’une formation académique ou non, c’est-à-dire que l’on reconnaît comme étant un apprentissage tout aussi valable, celui dispensé lors de stages offerts par l'AQJ.T.ou par des praticiens du jeune théâtre, que celui offert dans les écoles de théâtre.Dans le cas des troupes désirant se joindre à l'association, le caractère permanent de la compagnie et le rythme régulier de production constituent les principaux points retenus.Pour les nouvelles troupes, avant d'être acceptées, elles devront faire la preuve qu’au moins 2/3 de leurs membres répondent aux critères exigés pour les individus.Il faudra donc prouver son caractère professionnel pour faire partie du secteur et c'est bien normal.Depuis quelques années, il y avait trop de latitudes dans la façon d’accepter de nouveaux membres et nos critères ne contenaient que peu de précisions sur l'aspect professionnel.C'est maintenant réglé.À l’heure où les différentes instances professionnelles du milieu théâtral sont appelées à se regrouper au sein du Conseil québécois du théâtre et â participer, ensemble, à de nombreuses manifestations, il était des plus importants pour le secteur professionnel de l'AQJ.T.d’affirmer son professionnalisme et d'éviter toute confusion à ce sujet.En ce sens, les résolutions concernant le programme de perfectionnement sont présentement à l'avant-garde du théâtre professionnel au Québec, car il se fait bien peu de travail à ce niveau en dehors de l'AQJ.T.Finalement, les membres du secteur se sont aussi penchés sur les projets de festivals pour les prochains dix-huit mois.Le 11e Festival québécois de théâtre pour enfants, qui aura lieu comme d'habitude en août au parc Lafontaine, aura comme thématique principale «L'Art et le théâtre pour enfants» et verra â faire les preuves que le théâtre pour enfants, même s’il s'occupe de personnes dites «mineures» dans notre société, n’en est pas moins un art majeur.Le 16e Festival québécois du jeune théâtre fera un retour à Montréal en 1985, malgré la satisfaction générale quant au lieu éprouvé par l'ensemble des participant-e-s lors de la 15e édition tenue à Québec.Ce retour à Montréal s'inscrit plutôt dans le cadre d’une participation plus active au Congrès de l'Institut International du Théâtre qui se déroulera à Montréal, puis â Toronto, au début de juin 1985 et auquel l’AQJ.T.participera.De plus, l’AQJ.T.s’est associée au Festival des Amériques afin de créer un premier Festival de théâtre des Amériques à Montréal et d'en faire un événement hors de l'ordinaire.On se rappellera que ce projet avait pris naissance, il y a déjà plus de dix ans maintenant, à l'AQJ.T.même et ses deux principaux organisateurs seront Jacques Vézina et Marie-Hélène Falcon, deux anciens permanents de l'AQJ.T., auxquels nous nous associons pour produire en mai 1985 une véritable Fiesta théâtrale à Montréal.L’AQJ.T.s'occupera principalement de la sélection québécoise en plus de voir à l'animation générale de l’événement et de participer au volet carrefour-conférences.Nous y reviendrons bientôt et un comité de huit personnes travaillent déjà au projet depuis 2 octobre dernier.C’est là l'essentiel de ce congrès.Un congrès qui prépare le terrain tant pour l’expansion du théâtre amateur que pour l’éclatement du théâtre professionnel.Une nouvelle décennie, un nouveau départ.L’AQJ.T.se met lentement sur son air d’aller.La machine risque de rouler à pleine vapeur pendant les prochains mois; c’est déjà en marche avec le Festival québécois de théâtre amateur en avril et le reste va suivre rapidement! Pierre Rousseau QUELQUES TRANSFORMATIONS POUR L’ANNÉE 1984 Jeune Théâtre semble avoir boudé l'hiver et a préféré attendre le printemps pour faire sa première sortie de l’année.Vous remerciant de votre patience, il vous revient avec un supplément de 4 pages, une nouvelle collaboration au Comité de rédaction, soit Marie-France Bruyère, élue au Conseil de direction du secteur des professionnel-le-s lors du dernier congrès et quelques transformations qui prendront forme, surtout, à partir du prochain numéro.Avec ce numéro, qui comptera lui aussi un supplément de 4 pages et qui sera en grande partie, consacré au théâtre amateur, l’éditorial fera place à une chronique «opinions» et le calendrier des spectacles ne sera dorénavant diffusé qu'une fois par année, en début de saison.Par la suite, seuls les changements ou ajouts seront publiés La date de tombée de ce calendrier complet vous sera transmise dans le numéro précédent.Nous vous rappelons qu’il vous appartient de nous transmettre toute information concernant vos productions Bon printemps (!) et on vous revient début juin Linda Provençal pour le Comité de rédaction Jeune Théâtre, volume 12, numéro 1 avril-mai 1984 Comité de rédaction: Marie-France Bruyère Marc Drouin Évelyne Forget Linda Provençal Coordination: Marc Drouin, Linda Provençal Graphisme: Luc Mondou Typographie: Compo Em Inc.Impression: Imprimerie Bourget Conseil de direction du secteur amateur Dominique Denis est comédien et membre des Productions de L’oiseau moqueur (Montréal) et participe actuellement à la production d’une création collective pour enfants.Il a été membre de la Troupe des Treize (Université Laval) et des Enfantâmes (Québec).Il travaille à un projet-relais pour le gouvernement fédéral et entreprend son deuxième mandat au sein du Conseil de direction du secteur amateur.Evelyne Forget est membre du Groupe des Dérives Urbaines (Hull) depuis huit ans et a participé, comme comédienne, à plusieurs créations collectives de théâtre étudiant.Elle travaille comme responsable de l'analyse au Service du personnel d'une entreprise privée et entreprend son deuxième mandat au sein du Conseil de direction du secteur amateur.Alain Gagnon a complété un B AC.en animation et recherche culturelle à l'UQAM.Il a travaillé au Carrefour Pointe St-Charles (spectacles d'intervention) et à l'organisation du Café-théâtre d’été du Théâtre du Mic Mac (Roberval).Il travaille comme fonctionnaire au ministère de la Justice et entreprend son troisième mandat au sein du Conseil de direction du secteur amateur.Catherine Vallée est comédienne et membre du Théâtre Sans Sac du Cegep Lionel-Groulx et participe à une ligue d’improvisation depuis deux ans.Elle a participé à des productions de théâtre à la Polyvalente Ste-Thérèse et elle étudie actuellement en Science-Santé au Cegep Lionel-Groulx Charles Normand a étudié le théâtre à l’Université Bishop de Lennoxville.Par la suite, il a travaillé à la construction de décors chez Georges Savard (réalisation de décors pour le théâtre du Nouveau Monde, la Compagnie Jean Duceppe et la Nouvelle Compagnie Théâtrale).En 1981, il fonde, avec des étudiant-e-s, la troupe de théâtre la Rue-L et, en 1983, la troupe En-fantaisie.Présentement, Charles Normand anime des ateliers de création théâtrale à l’école Louis Lafortune de Delson.Jeune Théâtre est une publication de l’Association québécoise du jeune théâtre, société ayant siège social et secrétariat au 426 rue Sherbrooke est, Montréal H2L1J6, téléphone: (514) 288-3722.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec, numéro D715158.Les opinions publiées dans Jeune Théâtre sont assumées par leurs auteurs et n'en gagent pas la responsabilité de l’organisme.Ce numéro a été tiré à 1500 exemplaires. Les membres du Conseil central sont Évelyne Forget, Thérèse Aille, Michel Comeau, Marie-France Bruyère, Catherine Vallée, Alain Gagnon, Charles Normand et Louise Poulin (assise).N'apparaissent pas sur cette photo Paula Barsetti et Dominique Denis (Photo: Pierre Rousseau) .¦¦¦ Hélène Dumas et Danièle Papineau-Couture (l'approche des médias) nous ont fait réviser certaines règles parfois si élémentaires qu’elles ont pu sembler superflues à certain-e-s participant-e-s Et pourtant, à en juger par les questions soulevées, souvent même au niveau II, la révision avait sa place.Les mathématiques ou le marketing: si nous voulons que toutes nos belles phrases et nos bonnes images aient de l'effet, il faut développer notre sens du marketing.Les ateliers de mise en marché, menés par Mario Labbé, Paul Dupont-Hébert, Uriel Luft et Maurice Roy, ont été à la fois les plus éreintants et les plus instructifs C’est sans doute là que les différences d’expérience se sont fait le plus sentir.C'est là aussi qu’il aurait fallu exiger certains pré-requis C'est enfin là qu'il aurait pu y avoir transfuge d’un niveau à l’autre de façon à ce que chaque stagiaire aille chercher ce qui lui convenait le plus S’il y avait eu un tutorat suivi tout au long de ce carrefour, on aurait pu noter les différences et les lacunes d l'intérieur des groupes et permettre à ceux-ci de se décloisonner de temps d autre.Conseil de direction du secteur des professionnel-le-s Stage de perfectionnement pour relationnistes Petit bilan subjectif Bien qu’il y ait eu, pour conclure ces trois journées, deux études de cas l'une expliquée par Bertin Saint-Armand, l'autre, par Louï Mouffette, pour réviser les notions acquises durant la fin de semaine, et bien qu’il y ait eu, à l’intérieur des ateliers quelques exercices on peut parler de regret généralisé face au manque de travaux pratiques Heureusement, nous retournions au travail dès le lundi! Thérèse Allie est membre du Théâtre La Cannerie (Montréal) depuis 1982 et assure la coordination et l’administration de la troupe.Paula Barsetti est membre du Théâtre Sans Détour (Québec) depuis cinq ans et entreprend son deuxième mandat au sein du Conseil de direction du secteur des professionnel-le-s.Marie-France Bruyère est membre du Théâtre Petit â Petit depuis septembre 1980.Outre l’administration et la direction de production des spectacles, elle participe aux productions soit comme co-auteure, assistante à la mise en scène, à la production vidéo, etc.Elle est membre du Conseil d’administration de P.R.I.M.(vidéo) et fait actuellement une maîtrise en théâtre.Michel Comeau est membre de La Grosse Valise depuis sept ans et se spécialise en jeu, mise en scène et fabrication de masques.Il poursuit une recherche sur le jeu masqué depuis sept ans et a suivi de nombreux stages en Europe.Il a fait partie du Comité organisateur du Festival de Mime de Montréal (1983) et est membre de l’Association canadienne de mime depuis quatre ans.Louise Poulin a dû, entre temps, et ce, pour des raisons de disponibilité, démissionner de son poste d'administratrice au Conseil de direction du secteur des professionnel-le-s.On le savait déjà.On l’avait même noté (Jeune Théâtre, vol.11, numéro 2, p.2).On s’en est aperçu de visu: les relationnistes sont, en majorité, des femmes Au stage de perfectionnement organisé par l'AQJ.T.les 17, 18 et 19 février dernier, 35 femmes se sont inscrites contre 7 hommes seulement.Si le niveau II, qui s'adressait aux gens possédant de 5 à 10 ans d'expérience, était constitué de 12 femmes le niveau I, destiné aux débutant-e-s ou presque, regroupait les 7 mêmes hommes dénombrés plus haut.Ce métier passionnant, qui demande débrouillardise et entregent, mais humble et trop peu reconnu, commence donc à attirer des hommes?Cependant, l'animation du carrefour a été assumée par autant d'hommes que de femmes à ceci près: les femmes se sont surtout partagé les ateliers consacrés à l’image (tiens tiens!) et à l’approche des médias tandis que la mise en marché n’avait pu recruter ses animateurs que chez les hommes.Moralité: peut-être exerçons-nous notre métier de façon instinctive et néanmoins efficace, mais il est grand temps d’élargir nos connaissances En gros celles-ci doivent être, pour reprendre un langage de petite école, le français et les mathématiques C'est un peu résumé mais je m'explique.Le français ou la communication: nous devons pouvoir nous exprimer correctement et adéquatement.Les ateliers dirigés par Stéphane Leclerc (l’identification et l’image de la compagnie), Hélène Dumas et Dominique Demers (l’écriture utilitaire), Hélène Pedneault, En morcelant ce tout qu’a constitué le stage, j’ai tendance à faire ressortir les petits hics (j'ai passé sous silence l'atelier intitulé «le mariage des éléments» qui aurait peut-être pu s'appeler «le divorce des éléments» tant personne ne semblait pouvoir ou vouloir se rejoindre) au détriment de la réussite de l’ensemble.Car il s’est passé beaucoup de choses intéressantes pendant ce stage.Notamment, un regroupement naturel sinon formel des gens exerçant la profession.Donc, des appuis.Puis, une prise de conscience de la valeur et de l'importance du rôle que nous jouons à l’intérieur de nos organismes et une certitude, celle de pouvoir avoir recours à la consultation pour mieux planifier et organiser notre travail.Enfin, un grand plaisir celui de réaliser que le métier de relationniste a assez d'envergure pour qu'on lui consacre au moins trois journées d’études À quand la suite?Diane Miljours >,o, h°uS eoVton COURRIER Correspondance d’une certaine relève Oui, cet article est bien une correspondance, comme une lettre, un désir d’échange avec ces quatre hommes fervents d’AQJ.T.(Pierre Rousseau, David Lonergan, Jacques Robitaille et Normand Canac-Marquis), ces quatre hommes dont je viens de lire chacun leur article, parus côte à côte dans le dernier «jeune théâtre».Une correspondance-échange et une correspondance d’idées, une correspondance aussi à toutes celles et ceux qui ne savent plus très bien si l'AQJ.T.en vaut encore la peine.Car il y en a, croyez-moi.J'ai 23 ans, je fais partie de l’AQJ.T.depuis trois ans et demi et je me considère comme faisant partie de la relève.Mais relève ou pas, moi aussi j’ai eu le 25e anniversaire en tête cette année et particulièrement au 15e Festival, en mai dernier.Moi aussi je me demandais où allait le jeune théâtre.Aujourd'hui, chez moi, je lis ces quatre articles et ça me touche beaucoup.Même si je n’ai pas connu le «virage de 78» ou les «collectifs pour-de-vrai»; même si je n'ai pas contribué à «sortir le théâtre des théâtres» et que je n'ai pas connu, donc, toute cette folle aventure qu’est l’histoire de l’AQJ.T., je me sens tout de même beaucoup de correspondance avec vous tous et vous toutes, Et malgré ma «tendre vingtaine à peine entamée», c’est tout de même de l’AQJ.T.que je suis membre, c'est tout de même à l’AQJ.T.que je me sens une appartenance.Donc, jeune membre, je lis les bilans des membres de longue date.Bilans qui foisonnent cette année, rapport que c'est le 25e anniversaire et que c’est toute une étape, bien sûr, mais rapport aussi qu'on s’inquiète de notre avenir.Mais il me semble toujours que les bilans font face à un drôle de cul-de-sac, se terminant dans une sorte de point de suspension laissé là, faute de mieux.comme s’il manquait l’élément révélateur qui devait nous dire, aussi clairement que dans une boule de cristal, de quoi sera fait le jeune théâtre, demain matin.Et il me semble aussi que ces fameux bilans oublient de compter sur une dimension tout à fait réelle: la relève.L'AQJ.T.ne pourra pas vivre s’il n’y a pas de relève.Ça tombe sous le sens, me direz-vous Pourtant, on en parle si peu.Existe-t-elle, cette relève?Et si oui, de quoi a-t-elle l’air?J’avoue que je m’attendais à ce que l’idée de relève soit plus présente lors de nos discussions sur l'avenir, en particulier cette année.D'autant plus qu’il me semble que nous avons la chance d'arriver à une étape de renouvellement avant d’être devenu une institution sans plus aucune souplesse.Ce qui nous laisse supposer que les changements peuvent se faire sans casser la baraque.Alors, personnellement, je ne rate pas l'occasion 4 et je me lance.La relève?Quelle relève?.Alors qui est-elle donc, cette relève?Un fantôme?Bien sûr, il y en a du monde nouveau, tout autour des punks, des performeur-e-s.Mais ils et elles me semblent plus des ami-e-s du jeune théâtre que sa relève proprement dite.Et c'est cette relève qui reste encore assez floue dans nos têtes Alors comment la chercher, la reconnaître?Peut-être si on allait voir du côté des plus jeunes?Il y en a bien, des jeunes qui sont passé-e-s par l’AQJ.T.ces dernières années, non?Ça ne paraît pas toujours parce que ce sont rarement, au départ, des membres individuels Mais allez voir un peu l'âge des membres du Théâtre de la Crique (Ville-Marie, Témiscamingue), du Théâtre de Coppe (Rouyn, Abitibi), de Coup de Théâtre (Ste-Thérèse) et des deux dernières équipes de feu La Bebelle (Sherbrooke).Il y a encore beaucoup de gens qui s'embarquent dans des troupes tout à fait jeune théâtre, dans le sens traditionnel du terme, et qui n'ont qu’entre vingt et vingt-cinq ans Avez-vous une idée de ce qui les attire là et de ce qu'ils y trouvent?Puisqu'il n’y a pas encore eu de recherches là-dessus, je vais vous raconter un peu mon histoire, en supposant qu'elle ressemble pas mal à la plupart des membres de mon âge.«Je suis partie, un jour, de la Belle Mauricie», comme Pierre Rousseau, Pierre Drolet, Denise Beaulieu.«pour me retrouver dans une école de théâtre professionnel», comme Lise Roy, Normand Canac-Marquis, Michel Breton., «y prendre une solide formation.», y manger ma claque et claquer la porte, comme les gens du Grand Cirque Ordinaire, du Théâtre Euh!, de l'Organisation Ô.Moi, c'était au printemps '80, en même temps que le Groupe des sept, dont vous avez peut-être vaguement entendu parler.Je n’étais donc pas toute seule à partir, cette année là.Pas des renvois, des départs Dix-neuf personnes dans une même école, la même année, et en interprétation seulement.L’insatisfaction face à l’enseignement du théâtre professionnel était grande.Comme en '65, comme en 70, comme en 75.Alors comme avant, on se nourrit encore des mêmes rêves à dix-sept ans, bien au chaud dans son patelin.On s'inscrit aux mêmes écoles de théâtre, qui ont sensiblement les mêmes cours les mêmes profs et les mêmes orientations et on en sort souvent de la même façon.Alors que croyez-vous qu'on cherche, une fois sorti-e-s?UNE ALTERNATIVE.Et quand, au Québec du moins cette alternative ne s'appelle pas spécialement théâtre de recherche ou expérimental, ou encore performance, elle s’appelle jeune théâtre.Sauf que nous en 1980, 1981.1984, on ne l'invente pas ce «jeune».On le rejoint, on entre dedans comme il est fait.par la porte de côté, impressionné-e-s Alors là, c’est la grande farce! Parce que nous qui venons tout juste de tourner le dos à la «vilaine hiérarchie dans la création», à la «mise en scène tyranisante», à «l'inspiration égocentrique de l’auteur-e unique» avec l'envie de respirer le collectif à pleins poumons ou de humer l’air léger du théâtre d’animation, de rencontrer tous ces gars et toutes ces filles qui ont courageusement bâti la grande aventure du jeune théâtre dans ses vingt glorieuses premières années, qu'est-ce qu’on trouve?Des gens qui ont quarante ans et s’en inquiètent, ou qui font du jeune théâtre et s’en excusent, et qui ont l'air de se dépêcher de changer de style avant que les jeunes ou les plus jeunes mouvements ne les pointent du doigt en disant: «Avez-vous vu cette gang de retour d'âge qui ont cru qu’ils faisaient du théâtre parce que c’était eux, les jeunes, en 70?!» Je ne peux jurer représenter l’opinion entière de la relève, mais je vous jure tout de même que je n’ai aucune envie de vous prendre, comme on dit, pour des croulants ou des croulantes.Surtout que j’ai beau être jeune, mes correspondances avec les aîné-e-s vont encore plus loin.Car une fois embarquée dans une troupe, j’ai vu ce que c’était, non pas le «collectif pour-de-vrai» des années 70, mais ce que c’était, pour de vrai, le collectif.Moi aussi, comme les autres, j’ai essayé «d’être un groupe» alors que je n’étais que moi, et je me suis pilée dessus, et j’ai eu mal.Moi aussi j’ai vu ce que c’était de devoir produire des créations plutôt que de créer des productions; ce que c’était que de devoir se vendre sans contradiction, de grossir en harmonie avec le marché et en harmonie avec soi, par-dessus le marché; ce que c’était que d’évoluer sans ambivalence dans un milieu alternatif et professionnel en même temps, un milieu que je ne connaissais que peu ou pas, du reste, puisque j’étais trop jeune, moi, pour l’avoir bâti.Et moi aussi je me suis sentie drôle, avec mes dernières créations collectives, quand je voyais les spectacles «d’outre-frontières» ou «d’outre-jeune-théâtre» et que je sentais de plus en plus le charme de l’aventure sociale et théâtrale se troquer contre le goût plutôt fade du «missionnarisme» réchauffé.et bien souvent maladroit, en plus.Alors moi aussi je me retrouve à Québec, au 25e anniversaire, en venant de prendre la décision, avec d’autres, d’en fermer une de ces troupes, et promenant dans ma tête un tas de questions et de doutes sur l’avenir et l’intérêt (ce qui est bien pire) du jeune théâtre.mais ayant pourtant encore une forte, une très forte envie d’en être.Donc, si je ressemble vraiment à la relève, je ne crois pas que celle-ci soit une «trâllée» de jeunes ayant passionnément envie de se révolter contre les plus vieux, les plus vieilles, puisqu'on en est au même point.Cependant, je ne crois pas non plus que ce soit là des gens qui aient envie de se passionner pour la lutte comme on la faisait dans le bon vieux temps.Et si, comme je le pense, il n'y a pas tant de différence entre les plus jeunes et les autres, la relève, à l’AQJ.T., est-ce vraiment une question d'âge?Je le crois de moins en moins Parce que quand je lis des articles semblables à ceux de ces quatre «vieux» mordus, je sens chez eux moins l'âge que le questionnement.Et le questionnement, c'est encore de la jeunesse.Et quand Pierre Rousseau glisse, en fin de texte, que désormais il laisse sa place d’administrateur à celui qui, en lui, a soif de créer, quand je vois des «sommités es jeune théâtre» (pour reprendre l’expression de Jacques Robitaille) faire un spectacle d'ouverture, lors d’un certain Festival, monté avec tant de fantaisie, de jeunesse et de fougue, quand on voit tant de praticiennes et de praticiens du jeune théâtre ou prendre de la formation ou faire de nouvelles expériences ou quitter leures troupes respectives pour découvrir quelle pourrait être l’alternative no 2, je crois qu’elle est là, la relève, qu’elle se prépare chaudement pour l'heure où elle va enfin nous montrer quelque chose de neuf.Le jeune théâtre a eu une grande force, dans les années 60-70: l’esprit inventif des révolutionnaires D'accord, nous n'en sommes pas pour autant au régime socialiste (pour autant que c'était un but).Mais il ne faudrait pas oublier, comme nous l’indique Jacques Robitaille, toutes les nouveautés et les alternatives que ces anciens et anciennes étudiant-e-s de la révolution tranquille ont su créer, pendant 25 ans pour aboutir aujourd’hui à cette solide structure (encore souple, d'ailleurs si on prend un peu le temps de l'apprivoiser) qu’est l'AQJ.T.Hier la passion c’était la révolution.Et si cette passion change, il ne faudrait pourtant pas la croire absente.Aujourd'hui la passion je crois que c'est de parler de soi.Ou plutôt, de parler AVEC SOI.L'implication de la personne dans le travail, comme dit Normand Canac-Marquis Et ça, ça a l'avantage de pouvoir se faire à tout âge, à Montréal comme ailleurs dans l'isolement comme en groupe, en connaissant ou non les nouvelles tendances avec peu ou beaucoup d’argent.Et n'allons pas trop vite, justement.Ne nous en faisons pas trop pour nos inspirations créatrices ou notre renouvellement artistique.Cela se fera sans recette, sans formule magique.Parce qu’il ne s'agit plus de performer ou d’inventer de nouveaux concepts de création artistique, de deviner lequel sera la voie de l'avenir ou même de savoir abandonner ses idées jeune théâtre au bon moment: il s’agit de vivre! De comprendre ce que c'est, pour soi, maintenant, que la création artistique.Parce qu’il n'y a pas que l'AQJ.T.qui se tortille sur sa chaise.Le monde entier sent l’urgence.l’urgence de passer à autre chose avant qu'il ne soit trop tard.Vous pensez bien que les arts vont suivre et vont réintégrer la vie, dans toute sa force, .même à l'AQJ.T.! Alors moi, quand je vois que les jeunes s’attendent à la mort, comme des vieux, quand je vois que l'histoire se répète étrangement, à l’AQJ.T.comme ailleurs, parce que le monde n'a pas vraiment changé, quand je vois que toutes et tous semblent stoppé-e-s au même endroit, par une même force contraire à la vie, je m'inquiète un peu moins de l'avenir, ou du sens de ma vie, car je me sens soudainement membre d’une certaine relève, qui se prépare à pousser un seul et même cri, et à faire éclater une seule et même barrière.celle de l'inertie, ou celle de la mort, si vous préférez C’est de plus en plus pareil.On en est à un moment où on a besoin de tout le monde.De tout le monde.Alors si on applique ça à l'AQJ.T., pour moi, le chemin à suivre, c'est de continuer de permettre toutes les tendances et de favoriser autant l'isolement que le regroupement.Si les groupes tiennent bon, qu’ils se montrent favorables à la collaboration avec les individus, pour que ceux-ci puissent se le payer, cet isolement.S’il y a de plus en plus d'individus qui quittent les groupes, au sein de l’AQJ.T., de grâce, n’allons pas crier mort aux collectifs! Ils ont encore leures raisons d’être, et il y a toujours un public pour les bonnes créations collectives.Alors bilan: oui, nous avons toujours, dois-je le dire, toutes les raisons du monde de continuer de nous intéresser, même après 25 ans, à cette bonne vieille AQJ.T., que je félicite de vivre encore et à qui je dis merci d'être là, puisque c'est un des lieux où l’échange et la pluralité sont encore possibles et où, je l'espère, tout cela continuera d'être favorisé par des moyens toujours plus concrets.Laurence Tardif Sherbrooke N.D.LR.L'auteure a tenu à accorder «leur» non pas seulement en nombre, comme la règle le veut, mais également en genre.L'ARRIÈRE-SCÈNE EN TOURNÉE Tout en soulignant sa 15e saison et après avoir célébré, le 2 février dernier la 100e représentation de «Je suis un ours!», l'Arrière-Scène entreprenait, en février, une tournée en Ontario.«Je suis un ours!», texte de Gilles Gauthier, mise en scène de Serge Marois, accueilli favorablement par la critique depuis sa création au Centre culturel de Beloeil, en octobre 1982, déborde maintenant les frontières du Québec.La pièce a été acclamée dans toutes les grandes villes du Nouveau-Brunswick et a tenu l’affiche à l’Institut canadien de Québec durant deux semaines.Au cours des deux derniers mois, André Doucet et Roch Aubert ont défendu en anglais, à Harbourfront à Toronto, cette émouvante fable moderne traduite par Linda Gaboriau.Plusieurs écoles francophones de l’Ontario ont également été visitées En ce début d’avril (du 10 au 15 plus précisément), le spectacle est présenté dans un tout nouveau théâtre à Winnipeg, le Gas Station Theatre.Une superbe tournée et qui augure déjà fort bien pour celle des États-Unis qui débutera à l'automne 1984.Gisèle Beauchemin Mime-Stop: Tout de go L'année 1984 est le prétexte que la compagnie Mime-Stop attendait pour franchir le mur du mot et vous faire part de quelques réflexions inédites par-dessus la barrière du silence.Parler, ne pas parler, quelle grande question! Dans le charivari de nos villes modernes Où l’on peut voir la paix causer des turbulences, Ne serait-il pas bon, comme un homme des cavernes De s’asseoir près d'un feu, calmement, en silence, De se laisser porter, rêver d’évolution?Mais laissons cet homme dormir d’un bon repos Et venons sans tarder à notre cher propos.La parole douce et suave et cristalline Si tendre et amante au lit, à la cuisine.Se permet au salon de semer la discorde, 5 Il faut bien la taire pour ne pas qu’elle morde.Parfois, pour séduire toute la galerie, Elle est prête à dire deux ou trois menteries Et plus elle est forte, plus elle devient loi.Devant cette belle affaire, tenons-nous cois.S’il y a pour parler plus d’une manière, N’y a-t-il pas aussi une langue sans mot Qui permet sans effort d'éviter les ragots Et réduit le vantard à brouter sa poussière?Enfin, il y a bien une forme, une essence, Une façon, un art où le corps dépouillé De mots et de verbes communique en silence! Là, tout n’est qu'ordre et beauté, MUSCLE, MIME et volupté.Après l’inédit, voici la nouveauté: il sera question prochainement d'un spectacle de mime intitulé LE LA-B.Créé à partir du mythe grec de Thésée et du Minotaure, ce spectacle sera le premier «solo» de René-Jean Dufour, co-fondateur de la compagnie Mime-Stop (1981).Avec le mime Zérox, il y a travaillé à la création et à la mise en scène du spectacle Le jardinier, lequel fut présenté lors du 10e Festival québécois de théâtre pour enfants de l'AQJ.T.au mois d’août 1983.Avis à ceux et celles qui voudraient partager notre silence, l’adresse postale de Mime-Stop est: C.P.217, Suc.De Lorimier, Montréal, H2H 2N6.Au téléphone: (514) 522-6366.André Lorrain APPEL Le Théâtre de Quartier est aux prises avec un dilemme: il doit faire face au paiement de taxes scolaires et municipales pour les années 1981-82-83 et le montant à payer est de l’ordre de 14 000$.Nous habitons un édifice appartenant à la C.E.C.M.Comme cet édifice est exempté du paiement des taxes, c’est nous qui devons en assumer les frais et ce, même si nous ne sommes que locataires.Si vous connaissez des troupes, organismes populaires, culturels ou communautaires sans but lucratif qui habitent un édifice de la C.E.C.M.et qui doivent payer les taxes municipales et scolaires, pourriez-vous nous en faire part.Nous pourrions éventuellement envisager une défense commune.François Lemay (514) 845-3338.Carmen ou le last tango des féministes! Je le sais.Vous êtes empêtré-e-s dans nos hivers de frette, vos tournées de forces, pis les créations d'été.Moi aussi, mais en même temps je suis ailleurs: enveloppée dans une peau de femme, mouvementée.Et j’y ressens un malaise, comme une mauvaise intuition; celle du balancier qui se relance de l’aut'bord, vers la droite, pis qui, en passant, risque de m'assommer ou pire, de me briser en deux.Pourquoi des créateurs aussi étonnants qu’importants ressortent-ils l’histoire de Carmen des tiroirs de Mallarmé?P.Brook, F.Rossi, Godard, C.Saura.la re-créent, la font danser, parler, chanter, suer; pour elle?non, pour eux! Les hommes-artistes s'inquiètent de cette belle passionnée qui crée et aime selon sa propre volonté.Que les femmes assument un métier, soit, mais qu’en plus elles s'arrogent le droit d’une liberté affective et sexuelle et voilà les hommes (ou l'Homme, j'sais plus) saisis, apeurés.Cette difficile conquête de l'autonomie amoureuse n’est pas seulement une utopie; elle passe par nos seins et notre imaginaire qui n’existent (trop souvent) que pour des mains d’hommes.Ces mains parfois impuissantes devant nos folles équipées et qui, ne pouvant plus nous dominer, ne peuvent que nous étrangler! J’ai pas envie du balancier.J'ai eu vingt ans et l’euphorie du mouvement féministe des années 70; j’ai trente ans et on me dit que c'est fini; j’ai eu ma décennie, dans une vie, ça devrait suffire! C’est pas vrai.?Maintenant, je dois m’arrêter de revendiquer!?Mais, il y a encore tellement de choses, de gens, de malaises.de barmen ironiques, de commerciaux récupérés, de remarques, de jokes plattes, d’indifférences, d'ignorances historiques, de metteurs en scène ambigus, de femmes battues, de moyens de contraception introuvés, tellement d’inconsciences encore.Une recherchiste de métier me disait qu'à l'heure actuelle, dans les média québécois, le thème/terme féministe est tabou; un sujet présenté comme tel se retrouve souvent ignoré.On est tanné; dites-le autrement ou trouvez autre chose.J’ai envie de hurler! Ben moi, j’ai pas fini d'en parler, pis d’en vouloir, pis d'en demander.Et il y en a d’autres: Jacinthe Potvin, Jasmine Dubé, Louise Poulin, Geneviève Notebaert, Anne-Marie Provencher et moi réunies autour de Marie-Claire Valene-Dubost, chargée de mission par le ministère de la Condition féminine en France; elle nous a relancées sur le thème de son enquête: la place et l’image des femmes dans les milieux artistiques, aujourd'hui.Chacune y est allée de sa petite vie; doucement, les souvenirs de nos débuts dans les troupes de création nous sont revenus et puis ces volontés d’égalité dans le travail de création et d’administration, et puis ces désirs d'affirmer nos créativités et nos sensibilités parfois si différentes de celles des hommes et ces longues discussions sur l’image des femmes véhiculée dans nos spectacles.Tranquillement, la discussion s'est intensifiée sous la pression de: «.oui, mais aujourd'hui, on en est où?» La puissance et le pouvoir de création, entre les mains de qui se retrouvent-ils?Pêle-mêle, je songe à: .pour cinq directeurs de théâtre, il y a une femme — pour cinq metteurs en scène, il y a une femme — pour quelques critiques de théâtre dans les journaux, il y a une femme — pour cinq hauts fonctionnaires culturels, il y a deux femmes — pour cinq éclairagistes reconnus, il y a une femme .Non, on n’a pas encore reconquis notre puissance créative et affective.Entre l'Idéal et mon quotidien, il y a toute une vie de changements de mentalités à inscrire.Et il y a ces images qui me blessent comme un «été-meurtrier»: la moue «Adjani-Huppert-Pisier-Laure», j'peux pas la piffer! Nous revoici «belle-belle, nature-nature, lib-lib» mais toujours avec ces mêmes yeux dans’ graisse de bines! Maudit que j’m’ennuie des cheveux pis du jeu délinquant et ironique d'une Diane Keaton(1).La comédienne, l'amoureuse, la fille — pas la mère dans mon cas — de 1984 se plaint encore.Mais mieux, je passe des larmes à l'action, j’ai encore envie d'un tourbillon de révolutions petites et grandes.Mon âme de femme n'a pas eu si long d'existence alors je vous dis tout de suite: vous risquez de me voir encore sur la place publique en train de retenir le balancier.De le retenir de toutes mes forces, de tout mon humour, de toute mon intelligence, de toute ma création; de le tenir et de le repousser et de le retenir quitte à ce qu'il se casse dans mes mains! Lise Roy (1) Me semble qu'elle ferait une belle Carmen. Le théâtre de l’Oeil en Chine Une tournée en République populaire de Chine: voyons donc, c'est un rêve! Un rêve qu’on n'oserait pas rêver.Cependant, à cause d'un protocole dans lequel la Chine s'engageait à recevoir diverses manitestations culturelles provenant du Canada, dont un spectacle de marionnettes, et grâce au soutien financier du ministère des Affaires extérieures du Canada, nous voilà en plein rêve.Les préparatifs Le choix d’amener «Regarde pour voir» n’était pas innocent et avait été l’une des conditions que nous avons posées avant d’accepter ce grand voyage.Dans un pays où la marionnette a été inventée, nous nous sentions bien incapables d’aller rivaliser en prouesses techniques.«Regarde pour voir», par sa forme simple et par son approche théâtrale aux antipodes de la culture chinoise, nous semblait présenter un certain intérêt pour les Chinois.En tout cas, ce spectacle semblait pouvoir leur apporter quelque chose d'un peu différent.Même si nous avons dû faire quelques adaptations au spectacle, nous avons voulu nous en tenir le plus possible au spectacle original.Après tout, il fallait bien aussi compter sur l’exotisme (on est toujours les exotiques de quelqu’un).L'exotisme d’une bouteille de Fleecy, mais aussi l’exotisme d'une musique étonnamment simple pour nos confrères chinois; exotisme également pour les spectateurs invités à monter sur la scène après le spectacle, invitation à briser le mur et même à toucher à ces comédiens aux grands nez Par ailleurs, nous étions convaincus que le message de «Regarde pour voir» est universel et qu'il l'est bien au-delà de la forme de certains objets où d’une réalité sociale donnée.Pour tenter de conserver le rythme du spectacle, nous avons voulu jouer en français.Pour la compréhension, nous avons introduit un nouveau personnage qui, lui, parlait chinois.Il s'agissait d’une voisine jouée par Claude Lemieux, une Québécoise qui parle un excellent chinois et qui, tout au long de l’histoire, commentait l'action en mandarin.Cette forme d’adaptation s’est avérée être originale en Chine et semble avoir été très appréciée, tant par le public que par les professionnels.Effet inattendu: les Chinois ont appris avec beaucoup de surprise qu'au Canada on parlait aussi français.La tournée Les spectacles eurent lieu d Pékin, Nankin et Shanghaï et se donnèrent la plupart du temps dans des salles nettement inadéquates: immenses salles d l'acoustique déplorable, le matériel technique semblait dater de Mathusalem.Malgré cela, les conditions d’installation et de jeu ont été relativement simples et agréables et les contacts avec les équipes techniques chinoises, amicaux et enjoués.«Pékin, le 15 octobre 1983, 19h14 (6h14, heure de Montréal): dans une minute l'immense rideau rouge s’ouvrira.Pour l'instant, il frémit sous les rires, les cris et les sons incompréhensibles qui me semblent terrifiants.Comment fait-on pour marcher?» Et le miracle c’est qu’on marche.Après la représentation: corbeille de fleurs et délégués officiels avec leurs compliments (comme après chaque première dans chaque ville) et pour nous, un sentiment très étrange.Si Pékin nous a semblé une ville si froide (est-ce le propre des capitales?), à Nankin et à Shanghaï l'atmosphère s’est considérablement adoucie.Nous reprenions plaisir à jouer et nous nous émerveillions de constater que, malgré la langue, malgré une culture totalement différente, les enfants chinois, tout comme les enfants québécois, manifestaient la même excitation et qu’après le spectacle ils exprimaient le même désir de fabriquer à leur tour des marionnettes.Comme pour la majorité des spectacles étrangers diffusés en Chine, notre spectacle a fait l’objet de captation télévisuelle.En effet, à Shanghaï et à Pékin, la télévision a enregistré le spectacle; on se met à rêver de cote d’écoute quand on parle d'une population d'un milliard d'individus.Le protocole, le tourisme, les échanges Précisons que tout au long de notre séjour en Chine nous avons été considérés comme un groupe et que ce groupe était accompagné d’au moins sept Chinois pour la moindre visite.A part les montages, les répétitions et les représentations, tout notre temps fut bien occupé par trois formes d’activités principales: le «protocole», le tourisme, les échanges.À cause de l’aspect très officiel de notre tournée, nous nous sommes attablés à de très nombreux banquets.En réponse à nos hôtes, nous avons dû y aller de nos petits discours et nous avons dû, sans déplaisir, bien souvent lever le coude pour de nombreux «Gambaï» (toast à la chinoise).Si ces banquets n’étaient pas ce qu’il y a de plus relax, avouons que la nourriture y était habituellement excellente.Nos hôtes chinois ont eu la volonté de nous faire visiter de très nombreux sites touristiques (nos pauvres guides, je crois, les connaissaient pour leur part ad nauseum).De la Grande Muraille au tombeau des Ming, de la Cité interdite au temple du ciel, du pont de Nankin en passant par de très nombreux jardins et temples, la Chine immémoriale se déroulait devant nos yeux ébahis et parfois un peu fatigués.N'oublions pas le sacro-saint pèlerinage aux Magasins de l’Amitié: espèce de grands bazars régis par l’État pour l’usage exclusif des «amis étrangers»; le luxe quoi! Nous avions manifesté, bien avant notre départ, un grand intérêt pour des échanges professionnels.Nous avons rencontré les Marionnettes de Pékin et les Marionnettes de Shanghaï: deux superstructures comptant chacune plus de cent soixante membres et qui avaient des allures d’institutions.Leurs prouesses nous intéressèrent, bien sûr, mais rien ne nous surprit vraiment.Un miracle cependant: une émouvante rencontre avec un vieux marionnettiste formé avant la libération et dont je garderai toujours souvenir.A l’opposé de ces superstructures, nous avons rencontré une troupe d’amateurs de la province du Chekiang qui nous a fait partager, l'espace d'une soirée, son grand amour pour le théâtre d’ombre traditionnel.À Nankin vous avons pu visiter une école de formation pour l’opéra.Les enfants y entrent à six ou sept ans et y suivent un entraînement que notre pays douillet qualifierait sans doute de travaux forcés.Mais c’est sans doute le prix qu’il faut payer pour servir un art aussi exigeant.Ajoutons à cela une représentation privée de l’Opéra de Kunju qui restera l’une de nos grandes émotions artistiques en Chine, la visite d'un studio de cinéma d'animation, des rencontres avec divers spécialistes et quelques spectacles plutôt moches conçus pour les touristes.Et plus le voyage avançait, plus croissait notre impression qu'on ne nous montrait que «ce qui devait être vu» et, qu’au-deld de ces superstructures, ou de ces démarches traditionnelles, ou de cet art alimentaire, il devait bien exister un art plus novateur.À cela nous n'avons pas la réponse.Épilogue Après trois semaines en Chine on ne peut certes pas avoir compris un univers aussi complexe.On en revient avec des impressions qui, pour être vives, n’en tiennent pas moins de l’intuition, et avec une collection de cartes postales imaginaires.Mais c’est peut-être à travers les quelques heures de liberté que nous avons réussi à nous ménager que l'on a cru un instant, au hasard d’une promenade solitaire dans les rues de Shanghaï ou au détour d’une ruelle de Nankin, percevoir la réalité chinoise.André Laliberté Logements demandés Le Festival québécois du théâtre amateur '84 est en préparation actuellement et au moment où vous lisez ces lignes, le programme officiel est déjà disponible.Nous prévoyons devoir héberger â Montréal, durant ces jours de printemps, une cinquantaine de personnes qui viendront d'un peu partout au Québec pouf jouer au Festival.Nous réclamons votre collaboration et si vous avez une chambre, un lit et l’envie de recevoir une ou plusieurs personnes, faites nous signe.Jean-Pierre Rivet (514) 288-3722 Ce que vous avez toujours souhaité savoir sur le Conseil québécois du théâtre sans trouver l’occasion de le demander On se souviendra que c'est en mai dernier, à l'École Nationale de Théâtre, que l’ensemble du milieu théâtral élisait le Conseil québécois du théâtre (C.QT.).La formation de ce Conseil avait été souhaitée lors des désormais célèbres États généraux du théâtre professionnel au Québec tenus en novembre 1981.Un comité provisoire devait faire enquête auprès des gens de théâtre pour définir quelle serait la nature de ce Conseil.Il fut finalement convenu que le C.QT.serait composé pour un premier tiers de représentant-e-s des associations, pour un second tiers de représentant-e-s de compagnies théâtrales (institutionnelles, non institutionnelles, à buts lucratifs, pour adultes, pour enfants, en ville, en région.) et d’un troisième tiers composé de représentant-e-s qui défendent les intérêts des individus, ce dernier tiers pouvant de surcroît équilibrer la composition du Conseil en regard de considérations telles les divers métiers ou les régions représentées, la répartition entre les hommes et les femmes, etc.De telle sorte que le C.QT.se compose actuellement de Jean-Luc Bastien (Association des directeurs de Théâtre), Hélène Castonguay (Association québécoise du jeune théâtre), André Miville des Chesnes (Union des Artistes), Pierre MacDuff (Centre d'essai des auteurs dramatiques), Yves Neveu (Association des professionnel-le-s des arts de la scène), Rémy Girard (Théâtre du Klaxon), Jacques Lessard (Théâtre Repère), Pierre Paquet (Théâtre du Sang Neuf), Olivier Reichenbach (Théâtre du Nouveau Monde), Marie-Paule Vachon (Théâtre des Filles du Roy), Mario Bouchard (scénographe), Normand Chouinard (comédien), Marie Laberge (auteure, metteure en scène et comédienne), Monique Miller (comédienne) et Lorraine Pintal (comédienne et metteure en scène).L’exécutif élu se compose de Jean-Luc Bastien (président), Marie Laberge (vice-présidente), Pierre MacDuff (secrétaire) et Pierre Paquet (trésorier).Par ses constituantes mêmes, le C.QT.permet la circulation d’informations et un dialogue entre gens de théâtre oeuvrant dans des milieux souvent très différents les uns des autres; il se présente, par ailleurs, auprès des pouvoirs publics comme l’interlocuteur idéal en matière de théâtre professionnel.À cet égard, l’une des principales fonctions du Conseil sera, tel qu’il apparaît dans la charte dont il s’est dernièrement doté, de «représenter les intérêts du milieu théâtral québécois auprès des différents paliers de gouvernement, des ministères, des organismes para-ministériels, offices, régies, corporations publiques, commissions parlementaires ou autres organismes, ou auprès du public en général».Depuis sa fondation, le C.QT.s’est réuni â maintes reprises, soit une fois par mois, et a procédé â la mise sur pied de quatre comités: • le comité Statuts et règlements, lequel a pour mandat de procéder d l'incorporation du C.QT.et d'en définir les statuts et règlements; • le comité Politiques culturelles, lequel a formulé plusieurs grands énoncés de principe, dont l’un des plus notables est que «le C.QT.soit un organisme politiquement autonome qui devra être consulté sur toute question ou mesure politique ou administrative affectant le théâtre professionnel au Québec»; • le comité Congrès, dont la tâche principale est la préparation du congrès du Conseil québécois du théâtre prévu au printemps 1985, de même que la définition des critères d’admissibilité et règlements â l'appui; • le comité Financement, qui a, entre autres, préparé les demandes de subventions auprès des pouvoirs publics.Il importe de souligner que le C.QT.fonctionne actuellement grâce au bénévolat des administrateurs et administratrices et à même les ressources des associations et compagnies théâtrales qui le composent.Il ne dispose encore d’aucun secrétariat et n’a aucun employé, ce qui ne facilite guère ses opérations.Le C.QT.s'est imposé une réglementation très stricte (un quorum de 11 personnes sur 15, dont obligatoirement 3 représentants pour chaque secteur et l'impossibilité d’adopter une proposition à moins de 80% des voix exprimées en sa faveur).Il a commencé l’étude de différentes questions concernant l’ensemble du milieu du théâtre (les nouvelles politiques du ministère des Affaires culturelles, par exemple) et est intervenu dans certains dossiers (tels la coupure de subvention du Théâtre du Vieux Québec par le C.R.C.de Québec ou les possibles transformations de l'enseignement de la formation théâtrale dispensé au niveau des cégeps).Les efforts des derniers mois ont principalement porté sur des questions de régie interne mais l'avenir devrait réserver au Conseil une part grandissante dans l’activité théâtrale professionnelle exercée au Québec.En dépit d'un programme extrêmement chargé dont, notamment, la mise en application des nombreuses recommandations issues des États généraux, le C.QT.demeure disponible pour étudier toute requête ou proposition.Faire part de toute idée géniale au C.QT.Pierre MacDuff Petites annonces A LOUER/Local de danse (24' x 45'), Studio Tiptoe.Carole Jones/(514) 523-1223.LOCAL À LOUER/Vous cherchez un lieu pour répéter?La Grosse Valise a ce qu’il vous faut.Notre local (48'-23'-10' 19 -18 -10 ) est situé au 3981 boul.St-Laurent, Montréal.Vaste et ensoleillé, c’est un lieu propice d la création.Renseignements: (514) 288-4700.CHERCHE EMPLOI/Ex-comédienne du Théâtre de l’Énergie, musicologue et auteure de quelques pièces (dont un monologue et un montage-poèmes) cherche pige.Manon Dufresne (514) 323-0394.TEXTE DISPONIBLE/Vous avez aimé «La guerre»?Voici maintenant «Meurtre sur la rivière Moisie».Ce texte dramatique de Marie-Renée Charest, écrit avec la collaboration de Clément Cazelais, est maintenant à la disposition de toutes les compagnies intéressées II peut convenir également à un théâtre d’été.Nous pourrions aussi en assumer la mise en scène.Pour renseignements communiquez avec l’auteure au (514) 728-4953.OFFRE DE SERVICE/Occasion unique!!! Comédien remarquable avec expérience â toute épreuve: école, Bebelle, Carton, jeu, mise en scène, animation.Faites vite! Jean Lessard/(514) 524-4339.SALLE DE RÉPÉTITION À LOUER/30’ x 60', à l’heure ou â long terme.Aussi espace de bureau à partager, rue Masson, coin DeLorimier.Informations: (514) 524-2500.COMÉDIEN-NE RECHERCHÉ-E/Comédien-ne multidisciplinaire (technique cirque, musique, etc.), amoureux-se des enfants de la nature, des chevaux, recherché-e pour tournée dans le Québec, été ’84.Contacter Annick Detolle au (514) 524-6053 (entre 18h30 et 21h30).AMPLIFICATEUR 35 watt Realistic avec une colonne de son d vendre.Valeur 300$, laisserais pour 170$.Denise Couture (514) 598-9875.CHERCHE «RÔLE»/5 années d’expérience en jeune théâtre comme animateur, comédien et compositeur de musique en théâtre.Je suis disponible dès la fin de la tournée «Les enfants n’ont pas de sexe» (Théâtre de Carton) en juin 1984.et j’aurais encore très envie de jouer.Michel Robert/(514) 272-2363 ou (514) 288-3753 (message).SALLE DISPONIBLE/Le Théâtre de la Grande Réplique vous offre la possibilité d’utiliser sa salle, située au 200 de la rue Sherbrooke ouest, pour vos productions de théâtre pour enfants La publicité, les services de techniciens et le guichet sont sous l’entière responsabilité des troupes mais des arrangements spéciaux sont possibles La salle est également disponible le soir, pour des spectacles pour adultes Informations: Marjolaine Jacob/ (514) 522-2616.MANIPULATEUR-TRICE-S RECHERCHÉ-E-S/Le Théâtre de Rue QA Inc.est â la recherche de manipulateurs et manipulatrices en excellente forme physique, ayant une expérience du milieu théâtral et des diverses techniques de manipulation de marionnettes géantes et étant disponibles les fins de semaine ainsi que pour la tournée.Personnes expérimentées seulement/(514) 521-0500 ou 521-0099.JEU MASQUÉ/La Grosse Valise offre un atelier de jeu masqué, en passant du masque neutre au larvaire jusqu’au demi-masque.Le jeu masqué donne d l’acteur et d l’actrice la possibilité de découvrir de nouvelles dynamiques corporelles Date: les 7 et 8 avril Durée: 12 heures Nombre maximum de participant-e-s: 12 Prix: 75 $ Animateur-trice-s: Johanne Benoît, Onil Melançon et Robert Sauvageau Inscription ou renseignements: La Grosse Valise 3981 boul.St-Laurent, bureau 800, Montréal H2W1Y5 (514)288-4700 Élection au conseil d’administration de la MAQTEJ La Maison québécoise du théâtre pour l’enfance et la jeunesse a tenu son Assemblée annuelle le 5 décembre dernier.À cette occasion, le seul poste vacant au conseil d’administration a été confié â Michel Fréchette, directeur artistique du Théâtre de l’Avant-Pays.Le conseil actuel est formé, outre monsieur Fréchette, de Hélène Beauchamp, Gervais Gaudreault, Micheline Gobeille, André Lachance, André Laliberté, Robert Lebeau, Stéphane Leclerc et François Ste-Marie.Par ailleurs, la Maison s’installera bientôt dans un lieu temporaire, pour sa période de préfiguration et amorcera ses activités de diffusion de spectacles et d’animation théâtrale.Le conseil d’administration est maintenant prêt à recevoir toute proposition de spectacles et activités pouvant figurer d la programmation.D’autre part, la MAQTEJ invite les troupes professionnelles de théâtre pour l’enfance et la jeunesse â devenir membres.Les projets et les demandes d’adhésion doivent être adressés au secrétariat de la MAQTEJ à l’adresse suivante: 4848 rue Henri-Julien, Montréal H2T2E1 Pour plus de renseignements, on peut communiquer avec la secrétaire du conseil d’administration, Stéphane Leclerc au (514) 527-9546.Jeu 30 jeunesse en jeu numéro spécial sur le théâtre fait pour les adolescents et par les adolescents parution en avril 1984 Jeu 33 numéro spécial sur l'acteur parution en décembre 1984 abonnement Individu* 1 an (1984) Jeu 30 à 33 incl.2 ans (1984 - 1985) Jeu 30 à Institution 1 an (1984) Jeu 30 à 33 incl.Autre publication Répertoire théâtral du Québec 1984 (parution avril 1984) 12 $ ?Spécial pour abonné(e) 1984 10 $ ?33 25 $?37 incl.46 $ ?30 $?Pour renseignements: (514) 288-2808 ou faites parvenir un chèque ou mandat en dollars canadiens Cahiers de théâtre Jeu Case postale 1600, succursale E Montréal, Québec, Canada H2T3B1 ?renouvellement ?nouvel abonné nom adresse ville province/pays code postal téléphone signature occupation * Avec chaque abonnement individuel, l'abonné(e) reçoit gratuitement l’affiche originale «Jeu 1984» (36 cmx71 cm) dans un rouleau protecteur. 10 Liste des membres Secteur des professionnel-le-s Troupes Théâtre de l'Arrière-Scène inc.(Beloeil) (514) 467-4504 La Compagnie des Arts Exilio (Montréal) (514) 526-6196 ou 725-5704 Le Théâtre Blanc (Beauce) (418) 253-5529 Théâtre La Cannerie inc.(Montréal) (514) 527-1738 Théâtre de Carton inc.(Longueuil) (514) 674-3061 La Troupe Circus (Montréal) (514) 521-4891 ou 527-1256 Les Clandestins (Valleyfield) (514) 371-3496 Le Théâtre des Confettis inc.(Québec) (418) 525-5862 La Corvée (Vanier) (613) 749-3631 Coup de théâtre (Ste-Thérèse) (514) 430-6124 Les Productions Court-Circuit (Montréal) (514) 849-7152 Théâtre Entre Chien et Loup (Sherbrooke) (819) 564-3144 Théâtre Face à Face (Montréal) (514) 524-2500 La Grosse Valise (Montréal) (514) 288-4700 Atelier-Studio Kaléidoscope (Montréal) (514) 933-2428 Secteur amateur Troupes L'équipe de l'Arbre Muse (Trois-Rivières) (819) 378-1820 Théâtre de l’Aube (Montréal) (514) 325-3751 Le Théâtre du Bateleur inc.(Laval) (514) 622-3535 Compagnie théâtrale Les Carcans (Saint-Lambert) (514) 465-3964 ou 343-4407 Théâtre étudiant/Cegep de l’Outaouais (Hull) (819) 770-4012 poste 294 Atelier théâtre Cegep de Saint-Jérôme (Saint-Jérôme) (514) 436-1580 Atelier des Clowns du Québec (Montréal) (514) 389-2859 Le groupe Dérives Urbaines (Hull) (819) 770-0129 Compagnie de la 2e Scène (Val d'Or) (819) 842-9355 ou 824-4137 Disciples Innés (Brownburg) (514) 533-6757 Théâtre Entracte (Victoriaville) (819) 758-5535 Théâtre à Fleur de Pot (Montréal-Nord) (514) 322-1307 Les Frivoles de Gallix (Gallix) (418) 766-8234 Théâtre de Grand-Pré inc.(L’Acadie) (514) 346-7148 La Troupe du Grenier (Montréal) (514) 353-3132 Marionnettes Gural (Laval) (514) 687-1686 Atelier-théâtre Les Mains (Montréal) (514) 527-2588 Théâtre de la Méchatigan (Beauce-Nord) (418) 387-8329 Mime-Stop inc.(Montréal) (514) 522-6366 Corporation théâtrale La Mosaïque (La Baie) (418) 544-8348 Nouveaux Jeux et Rituels inc.(Sherbrooke) (819) 565-9330 Théâtre de l’Oeil (Montréal) (514) 277-1453 Théâtre Petit à Petit (Montréal) (514) 526-1164 La Pige à clowns (Montréal) (514) 521-1011 Théâtre du 1er mai (Montréal) (514) 527-7477 Théâtre de Quartier (Montréal) (514) 845-3338 Théâtre la Riposte (Montréal) (514) 277-1816 Théâtre la Rubrique (Jonquière) (418) 542-5521 Théâtre du Sang Neuf (Sherbrooke) (819) 567-7575 Théâtre Sans Détour (Québec) (418) 522-0419 Groupe d’intervention Multidisciplinaire (Montréal) (514) 766-3590 Théâtre Mic Mac (Roberval) (418) 275-0489 Troupe Montserrat (Mont-Laurier) (819) 623-2429 La Troupe en Mouvement (Montréal) (514) 281-5912 La Poudrerie inc.(Rouyn) (819) 762-9379 Théâtre du Rez-de-Chaussée (Valleyfield) (514) 371-8605 Théâtre Sans l’sous inc.(Amos) (819) 732-6924 Théâtre Sauvageau (Waterloo) (514) 539-0864 ou 539-0205 Théâtre Sans Sac (Sainte-Thérèse) (514) 430-3120 La Troupe de théâtre Les Sept Patentes inc.(Sept-îles) (418) 962-7401 Les Productions T.I.L (Laval) (514) 661-1905 Troupe Tiguedou Pac Sac (Côte-Nord) (418) 238-2153 Théâtre du Tracel Inc.(Cap Rouge) La Troupe des treize (Sainte-Foy) (418) 656-6056 Département de théâtre, Université d’Ottawa, (Ottawa) (613) 231-3396 lndividu-e-s Marie-Claude Barey (Montréal) Jacques Benoit (Montréal) Michel Breton (Montréal) Louis Cartier (Québec) Clément Cazelais (Montréal) Marie-Renée Charest (Montréal) Yves Dagenais (Montréal) France Dansereau (Montréal) Pierre Dubois (Montréal) Manon Dufresne (Montréal) Christiane Gerson (Valleyfield) Élaine Hamel (Québec) Rachel Landry (Montréal) Marc Pache (Montréal) Pierre Pirozzi (Montréal) Louise Poulin (Montréal) Michel Robert (Montréal) Jacques Robitaille (Beauport) Lise Roy (Montréal) Maurice Roy (Joliette) Laurence Tardif (Sherbrooke) Aurore Thériault (Montréal) Suzanne Tisdale (Montréal) lndividu-e-s Maurice Arseneault (Moncton) Louise Bilodeau (Montréal) Luiz Braga (Montréal) Veyrat Christel (Québec) Dominique Denis (Montréal) Ginette Desbiens (Montréal) Alain Gagnon (Montréal) Diane Galarneau (Hull) Marthe Lambert (Jonquière) Marcelle Lepage (Montréal) Chantale Tremblay (Hull) FICHE TECHNIQUE THÉÂTRE AMATEUR LA CONCEPTION DE L’ÉCLAIRAGE Le théâtre est un art de communication directe entre des comédien-ne-s et un public.Cette communication dépend, entre autres, du son (l'acoustique de la salle) et de la visibilité.Le rôle d'un-e éclairagiste est donc de permettre au public de voir (ou aux comédien-ne-s d'être vus par le public).Il y a une relation directe entre le fait de bien voir et de bien entendre car s'il est difficile de voir les comédien-ne-s (les yeux et la bouche), il sera également difficile de les entendre.C'est l’un des concepts de base et il est relié à quatre facteurs en constante inter-relation.Illumination Dimension Sélectivité 'K X Atmosphère Dimension Elle est atteinte par la position des projecteurs.Lorsqu’on regarde une scène, elle nous apparaît en deux dimensions (la hauteur et la largeur).La troisième dimension (la profondeur) est présente mais il faut l'accentuer.Le-la scénographe, les comédien-ne-s et le-la metteur-e en scène utilisent différentes techniques pour la rendre plus apparente.L'éclairagiste peut anéantir tous ces efforts en ayant un éclairage trop puissant (tant par le nombre de projecteurs que par l'intensité de ceux-ci) dont la source provient principalement de face.On aura alors l’impression que tout esi plat et sans relief.Exemple 2: Même personne et même projecteur, vue de coupe ou de côté.L’angle d'un projecteur aide aussi à rendre la 3e dimension.Ex2A: Un angle trop haut créera des cernes sous les yeux et la bouche.C’est un angle très dur qui n’avantage pas la personne.Ex2B: L'angle entre 45° et 70° est le plus convenable; il donne une meilleure réflexibilité sur le visage.Aussi, l’ombre de la personne sera à peine présente car elle se reflétera surtout sur le plancher.Ex2C: Un angle trop bas créera des ombres trop fortes, éclairera violemment le fond de la scène et n’aidera pas à accentuer le relief, tant par rapport au décor qu’au visage.Voyons, par des exemples, comment créer la troisième dimension et ceci en éclairant une seule personne: Maintenant que l'on connaît le meilleur angle, vue de coupe, voyons comment ajouter la dimension.Exemple 1: Vue de haut Un projecteur venant directement de face ne donne aucun relief et peut même écraser la personne et le décor.Au lieu d'avoir un seul projecteur de face qui n’apporte aucune dimension, ajoutons deux projecteurs en les croisant.Cette façon d’éclairer aide à accentuer la troisième dimension.Deux sources de lumière qui se croisent rendent la personne plus présente: lorsqu'elle regarde d'un côté ou d’un autre, ir y a toujours une source de lumière qui accroche son oeil.Arrière Douche (top) De face Ajoutons un projecteur en arrière (back) ou en douche (top).Je préfère la position arrière car le faisceau de lumière est plus large et permet à la personne de bouger un peu plus par rapport à la position de douche.Mais le choix des positions dépend de l’effet recherché.Ces positions, avec deux projecteurs en croisé de face, donnent la profondeur.Le fait d’avoir de la lumière par en arrière détachera la personne du fond du décor et rendra son corps plus sculptural.Nous avons vu comment éclairer une personne sur scène avec trois projecteurs et obtenir la troisième dimension.Le principe reste le même avec un plus grand nombre de projecteurs, de comédien-ne-s et un décor.L'intensité des projecteurs, par après, vous donnera l’équilibre recherché.N'oubliez pas, il faut tenir compte de la troisième dimension non seulement pour les comédien-ne-s mais aussi pour le décor.Si vous avez un nombre suffisant de projecteurs, vous pouvez accentuer la profondeur et le relief en ajoutant des positions ou encore en choisissant parmi ces positions pour créer des atmosphères différentes.en croisé position arrière côté (side) Sélectivité (zone d'éclairage) Le public voit toute la scène d'un seul coup et c’est par l'éclairage que l’on obtiendra la sélectivité.Afin d'attirer l’attention du public sur un endroit précis du décor, il suffit d'éclairer cette zone plus que les autres ou encore de faire un noir sur le reste de la scène.Très peu de changements sont parfois nécessaires dans les intensités pour que l’attention du public soit concentrée à l'endroit voulu.Les zones d’éclairage seront déterminées lors de la mise en place des comédien-ne-s.L’éclairagiste, d'une certaine façon, suivra l'action afin d'éclairer tous les lieux nécessaires en rapport avec la situation et l’émotion.Après avoir pris connaissance des déplacements, il ou elle pourra établir les zones sur le plan au sol afin de déterminer la sélectivité.Lorsque vous aurez déterminé les projecteurs pour chaque zone, regroupez-les par circuits et ces derniers par gradateurs (dimmer); de cette façon, vous arriverez à augmenter ou à diminuer l’intensité pour chaque zone et obtiendrez la sélectivité.Porte Atmosphère Le mot atmosphère couvre un grand éventail de situations et tout éclairagiste tente de créer différentes atmosphères afin d’influencer le public dans un sens vis-à-vis une situation.Une atmosphère peut être joyeuse ou malheureuse, chaude ou froide, etc., mais reste abstraite.Comment un éclairage peut-il être chaud ou froid?À ce niveau, la position des projecteurs joue un rôle mais c'est surtout par la couleur qu'on traduit plus concrètement l’atmosphère.Il n'y a pas de recette magique pour les couleurs (bleu: nuit, jaune: soleil), mais il s’agit de choisir le bleu dans la gamme qui sera la plus juste par rapport à l’action, le décor et les costumes.Pour le choix des gélatines, règle générale, choisir des gélatines pâles pour éclairer le visage car les gélatines trop opaques peuvent changer la couleur de la peau et rendre visuellement les comédien-ne-s malades ou bizarres, ce qui n’est pas toujours un effet recherché.Aussi, une gélatine trop opaque coupe de beaucoup l'intensité du projecteur.Les teintes plus foncées se retrouvent habituellement sur les côtés et les douches.N'hésitez pas à faire des tests: il est plus facile et plus vite de changer une gélatine que de déplacer un projecteur.Aussi, si un maquillage se modifie facilement, il n’en est pas de même pour les costumes ou un décor.Un moyen qui peut vous aider à faire votre choix est de partir de la maquette du décor et des échantillons de tissus (costumes).Éclairez ceux-ci avec des lampes de poches et alternez différentes Type de projecteur #Projecteur Position Zone gélatines.Déjà vous aurez une bonne idée pour vos couleurs.Profitez-en également pour découvrir différentes positions d'éclairage.Pour le choix des gélatines il faut tenir compte: 1.de l’atmosphère (le temps, l'action, le lieu, l'émotion,.) 2.du décor (lieu, couleur, texture.) 3.des costumes (tissus, couleurs, texture.) 4.du maquillage des comédien-ne-s.Illumination (action d'éclairer) Une scène peut être mal éclairée de deux façons: soit trop peu, soit beaucoup trop.Dans les deux cas, si on voit mal on entendra mal.La clé de l'éclairage est une question d'équilibre qui est atteint lors des intensités d’éclairage.Si une scène est trop peu éclairée, le public devra faire un effort pour voir et sera donc moins attentif.Par contre, si la scène est trop éclairée, les reliefs du visage et les émotions passeront alors moins bien.C’est lors des intensités qu'un-e éclairagiste voit son éclairage et compose ses effets: faites confiance à votre oeil, c'est le meilleur juge.N’hésitez pas à vous asseoir à différentes positions dans la salle afin de vous assurer que le public voit bien de partout.Lorsque vous composez votre éclairage, assoyez-vous au centre de la salle avec le metteur en scène et le décorateur: de ce point, vous aurez une meilleure vue d'ensemble.Faites-vous une feuille de route pour vous permettre une plus grande efficacité.Effets Circuit Gradateur Gélatine Spéciaux Exemple d'une plantation d’un décor avec zones d’éclairage.Les zones d'éclairage s’entrecroisent afin d’éviter les trous d’éclairage.leko 6" x 9" 500W 1 + 3 F-H-O Z-1 1 4 3 Fresnel 500W 7 2e élec.Z-1 1 4 Feuille d’effets: Type Page Action Effet Temps d’effet Niveau gradateur Autre 1 Entrée du public 0 î 1+3 7+9 Salle à /i 4 5 1 Début du spectacle 1 3 sec.i o_ Salle à 0 3e électrique 2e électrique 1ère électrique ou perche Cadre de scène 12 Pont d’éclairage ou F.O.H.(T) circuits L’éclairagiste, lors d’une production, doit s’impliquer au même titre que le metteur en scène et le scénographe dans la conception du spectacle: lire le texte, trouver les moments forts de l’éclairage, participer aux discussions sur la conception du spectacle et garder en mémoire les quatre facteurs: dimension, sélectivité, atmosphère et illumination.Bibliographie REID, Francis, «The stage lighting handbook», Pitman Publishing, 1976, 129 pages.Aurore Thériault a une formation et une expérience de technicienne en théâtre.Elle a occupé différents postes de directrice de production, de régisseur et d’éclairagiste.
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