La presse, 29 octobre 1895, mardi 29 octobre 1895
[" DERNIÈRE EDITION Cl?ULATION 7 _ wlOYENNC.Edili» 1 i: Quot'f rve 51,882 ONZIEME ANNEE\u2014N° 304 MONTREAL, MARDI M OCTOBRE 1805 ^ V CEN TI N LA QUESTION OU GAZ it contrat est passé et il n\u2019y a plus a y revenir U eet très probable ijue la quectioa du gaz ne reviendra plu* devant le con-\u2022*eil.L'avocat de la dtfi, comme \u201c La J're*»»e\u201d l'a dit déjà maintes fois, est d'opinion que l'offre de la ville et l'ac-«\u2022eptatiou de ia compagnie du gaz, constituent le contrat, puisque la condition \u2022-j*#eutit*ile existe, le consentement des deux parties.L\u2019affaire devient par là même non discutable.La signature du contrat par te maire et le greffier ne constitue qu\u2019une «Impie formalité.îTvCuet^ ?Q6iiàiour> UN GROS EVENEMENT NOUVELLES OUVRIERES PAUVRE VIEUX On le ramasse sans connaissance et il meurt a l'hôpital A sept heures et demie, hier soir, i\u2019ainbulauce de i'bôpital Général a été appelée au No 57 avenue Argyle, pour transi>orter un vieillard nommé Arthur Wood, qui souffrait d\u2019une fracture (\u2018ompliquéê de la jambe droite.Le blessé était «ans conna^miicc.et les personnes qui Avaien4K>pelé la voiture de rhôpitai ne pouvaient donner de renseignements sur la cause de l\u2019accident.M.Wood a succombé à sa blessure un is*u avant deux heures, ce matiu, sans avoir recouvré l\u2019usage de ses sens.Ijc coroner McMahon tiendra une enquête.MORT ACCIDENTELLE Hier, à 2 heures 30.le coroner McMahon a tenu une enquête au sujet de la mort de Bruno Boucher, qui n Bucconfbé à l'asphyxie par le gaz, au No 54, carré St Ix>uis.Après avoir en-tendu la preuve, les jurés ont rendu le , verdict de mort accidentelle.UNE FATALITE Ces quatre derniers jours out été fatals à trois personnes du nom de Boucher.En homme de ce nom était malade à riiûpitnl de Québec, lorsque la vue de \u2022ou voisin de lit qui expirait l'a effrayé et il est mort lui-même.Dimanche matin.Bruno Boucher mourait à Montréal asphyxié par le gaz.Nous recevons de Québec la nouvelle qu\u2019un nommé Louis Bouclier s\u2019est tué accidentellement, samedi, eu tombant au fond de la cale du yacht Laurier.LE JUGE CURRAN Une réunion de membres et d\u2019invités do la Branche 2t> de la C.M.B.A.a eu Heu hier soir, iï la salle Gleuora.pour présenter au juge Currau, sou portrait à l'huile.Etaient présents.Mgr Emard, évêque de Valley field : M.l\u2019abbé Marre, de Notre-Dame ; M.l\u2019abbé Callaghan, de St Patrice, M.le maire O'Meara, de St Gabriel, etc.EXPOSITION DE PEINTURE Hier, a eu lieu l'ouverture de la seconde exjiosition annuelle de dessins et peintures, sous les auspices de la Women's Art Ass.Les tableaux exposés montrent que l\u2019art est ou train de faire beaucoup de progrès ici, sous la bienfaisante impulsion que les dames lui donue.L*\tNATIONALE FRAN- ÇAISE A la dernière assemblée annuelle do l\u2019Union Nationale Françaiso tenue à la sai> de Refuge, les officiers suivants ont été élus : J.Edmond, président : J.Hirtz, premier vice-président: J.d< Sièyes, deuxième vice-président ; trésorier.A.B«vlay ; secrétaire, M.Frey ; assistant-secrétaire, A.Dubou-ley : commissaires.MM.Pinoteau.Dan-tony.Boudet, P.Bcullae.Fauchille et J.Perron, et Mosieurs De Polinière, Bouesne).(Leblond, de Brumath, et Auzias Tu renne.Le eons ni-général de France.M.Kleckowski.était présent et a félicité la société du travail atvom-p i durant Tannée ; 15D personnes ont été admises au refuge durant TaiinrH\\ 1518 ont eu une nuit de logement, 4,0111 des repas, 12 funérailles ont été faites j aux dépon ¦ de la société, et 20 Fran-jüds rai*atriés.UN CORTEGE FUNEBRE A 10 heures 30.hier « ir.un impo-jnnt cortège funèbre est parti de la rue 3u HaVre pour se rendre à la gare Dnlhousie.Deux cents mécaniciens et conducteurs de tramways suivaient le \u2022»»rns d\u2019un de leurs compagnons défi ni s, M.Tréfilé Rivard.Uelui-ci a été :ransporté ù Québec, où demeurent ses ;mii nts et où auront lieu les funérailles.j.s employés de la Comintgnie étaient revêtus de leurs uniformes et M.1).M< Donald, surintendant, faisait partie du cortège, (.\"est la première fois que les employés de la compagnie des ehars urbains rendent les derniers devoirs ù un camarade.HYMENEE Augustin Comte, payeur de la lue Ville-Marie, a épousé hier Mlle All>a Gervuis, fille du docteur ».Gervais.La cérémonie nuptiale ^ célébrée dan* la chapelle Sacré-Cœ-uT.église Xotre-Dn-par M.l'abbé II.Bédard.Le dent de la Banque Ville-Marie, X.Weir, a servi de témoin à M.te.mariage est l\u2019un des plus Ikmiiix lient eu lieu cette aniif'e.La mariée charmante.Nos félicitations à roux couple.CERCLE VILLE-MARIE main soir.M.l'abbé Guillemet fe-ie conférence mir l\u2019hypnotisme, nu * Ville-Marie.Il traitera : Sommeil normal \u2014 Expérience* [osso, 2o S.unmeil expérimental ou ose \u2014 Braid.Uharcot.etc., etc.3o étions anormales de la perception l\u2019hypnose : Hyperesthésie et nio s-e.lucidité somnambulique (?) 4o tioni de la perception hors de nose : Attention et distraction, hy-nésie et amnésie, génie, folie, pas-, rêves.delusion : Ijcs phénomènes hypno-s sont de «impies exagérations de normaux. prochaine conférence complétera en traitant de l'hypnose et des liés de réaction.sera admis sur présentation d'une .d\u2019invitation ou ü« «a carte de vi- La banauet des mecanielans, succès complet ~ Menus faits Iliir soir, nous avons eu le plaisir d'assister à Tua des plus beaux trinquets d'ouvrier* auxquels nous avons encore eu î'cK ^aeion de prendre jmrt.C\u2019était la Haute Cour Saint l-au-rent, de l'Association des mécaniciens de la province de Québec qui fêtait le premier auni vernit ire de ^ fondation.Le banquet a eu lieu dans la magnifique salle de l\u2019Association, rue Bouse-cours.Le* mécauicierra ont le droit d'être fi.*rs île la soirée d\u2019hier.Ils avaient décoré la salle avec goût.Un corps de musique et un orchestre avait prêté leur concours pour la circonstance.Près de cent cinquante convives se sont rangés autour des tables chargées d'excellents mets.A la table d\u2019honneur on remarquait le président de la société, M.Rosario Drouin ; M.Jos.Lessard, le chef de* irvspocteurs des fabrique*» et président honoraire de l'Association des Mécaniciens ; M.Louis Guyon, inspecteur «les fabriques : M.Mann, architecte ; M.Zéphirin I^aitglois, ex-président ; .T.RoinuaM Gwilniette, Charles Cou-vrette, capitaine de bateaux ù vapeur ; Ephrem Valiquette, vice-président de l'association : Dama»» Morin, inspecteur de* chaudières .et .1.A.Kodier, de la *T*r«*ssc.\u201d\t1*0 président du ban- quet, M.Drouin, a lu des iettr«'s d\u2019excuses de la part de MM.L.York.Wm Laurie, Louis Lucien lluot, et M.Bonin.Le président a présenté les invités aux membres de T Association en faisant quelques remarques bien appropriées A la circonstance, puw a projwsé la santé du iiarlement local A laquelle a été appelé A répondre M.Jos.Lessard.M.Lessard, qui est un de ceux qui ont le plus contribué A faire de la société des mécaniciens Tune des plu* utiles et des plus prospères «le t«ïut«*rf les société* ouvrières, fait l\u2019histoire de l\u2019us*«>«-iati«)n : il raiqxdle ses débuts et ses progrès, et en démontre l'utilité et dit que les cour* sur la mécanique, qu'elle fait suivre A ses adhérents, méritent d\u2019attirer l\u2019attention, non seulement des mécanicien*, mais de tou* les ouvriers, de tous ceux «pii travaillent dans les fabriques.Il dit, puisqu'il est apindé A répondre A la santé de la législature, que cette dernière e*t bien disjïosée envers la société et que celle-ci obtiendra facilement les réformes qu'elle réclame du gouvernement.M.lessard ajoute que les mécaniciens dê-sirent la nomination d\u2019inspecteurs de chaudières et qu\u2019il approuve ce désir.L'inspection des chaudières «e rattache de trop près A T inspect ion des fabriques pour qu'il puisse se désintéresser A la demande des mécaniciens.Afin de prouver les bonnet dispositions des gouvernants, il rappelle que la loi «les fabriques existe depuis 1885 et qu'elle n été mise en force aussitôt que la Commit*fou du Travail, nommée par le gouvernement d\u2019Ottawa, en eût montré toute la nécessité ; depuis ce temps, cette loi a subi plusieurs changements tout A l'avantage iî«»s ouvriers et il est A espérer qu'oTe sera encore perfectionnée.ce qui arrivera certainement «i le gouvernement se rend A la «lemau-de de l\u2019Association en nommant des inspecteurs de chaudière* pour toute la province.M.Lessard a été souvent applaudi pondant son discours.M.Piché a ensuite répondu A la santé «les mécaniciens.11 leur rappelle leurs devoirs, les connaissances qu'ils doivent posséder et les précautions qu\u2019ils ont A prendre en exerçant leur profes-sfon.afin do ne pas exposer la vio des milliers d'existences qu\u2019ils ont entre leurs mains.M.Louis Guyon répond A la santé dos inspecteurs, il dit que l\u2019habitude de» faire inspecter les fabriques ne datent que depuis très i>eii de temps et que ce n\u2019est qu\u2019en 18B2 qu'une telle 1 i fut votée par Tua d«'s Etats américains.I*» Canada aujourd'hui peut ^soutenir la comparaison avec n\u2019importe quel autre pays sons le rapport de l'inspection «les fabriques et sa loi A ce sujet ne laisse que peu A désirer.M.Guyon a fait un magnifique discours et très instructif sur le sujet qu\u2019il avait :T traiter.M.Guyon a démontré que depuis l'inspection des fabriques les accidents ont diminué- dans une proportion tout A fait remarquable.Il a ajouté que c\u2019était Dieu merci aux organisations ouvrières si cette loi a eu d\u2019aussi bons résultats, car our\tgré- viste* de ('annaux.\u2014Mme Sarah E.V.Emery, l\u2019auteur de \u201cThe Seven Financial Conspiracies\u201d\u2014Les îMpt conspirations financières\u2014dont il a été vendues 350,000 copies.et «le '\u2018Impérialisme in America\" \u2014L\u2019Impérialisme en Amérique\u2014qui s\u2019est vendu A 40.000 exemplaires, est morte, il y a quelques jours.A Lansing, Mich., à TÛge «le cinquante-sept ans.\u2014I^es ouvriers en confection de 8t-Lotiis, Mis., ont gagné la bataille contre le système des entreprises A forfait.\u2014L\u2019union «les ouvriers maçons se réunira.ce soir, au No 278 de la rue St-Laurent La zizanie dans le camp libéral La \u201c Patrie \" désavouée par Thon.M.Laurier et Thon.M.Marchand Réponses de M.Beaugrand M.Pierre Marin, cultivateur de St-Ple.coraté de Ragot, a récolté une l»et-ternvc monstre qui ne pèse pas moins de 17 livre* et demie.M.Gustave Drolet, agissant comme mf*sagcr d\u2019une réunion de politicien* j eu Chambre auxquels sont confiée» le* destinée* du parti libéral, m\u2019a remis, hier, la lettre suivante en exigeant la promesse de la publier aujourd'hui.On voit que cela était officiel : Montréal, 28 oct.18P5.\"A M.Honoré Beaugrand, \u201cPropriétaire de \u201cLa Patrie,\u201d 1 \u201cMonsieur, \u201cl^a Patrie\u2019\u2019 de samedi contient Tar-ticle suivant : \u201cM.Marc Sauvalle, qui pendiut longtemps a rédigé \u201cLa Patrie,\u2019* quitte an- 1 jourd'hui la rédaction du journal 1 oiir accepter une nouvelle situation.Non» souhaitons A notre rédacteur tout le auci-ès «lu\u2019il mérite.\u201cIl sera remplacé par M.G.E.Langlois.«jui a fait ses premières armes üaus les bureaux de \u201cLa Patrie., et qui rédige encore avec tant de talent et tant d\u2019indépendance son journal \u201cLa Liberté\" qui ne craint pas de marcher sur les traces de \u201cl\u2019Avenir\u201d et du \u201cPays,\" et de faire sonner la note, la seule bonne et vraie, du parti libéral des anciens jours.\u201cAvons-nous besoin d\u2019affirmer de nouveau que cette note a toujour* été et sera toujours la note de \u201cLa Patrie ?\u201d \u201cJe ne reconnais pas A \u201cLa Patrie\u201d le droit d«^ parler au nom du parti libéral, et les opinions que vous expri- J me* dans les lignes qui précèdent ne i reflètent milleuicnt les sentiments qui : animent ce parti.Depuis «pie j\u2019en ai pris ; la direction je me suis constamment i appliqué A le tenir daus les grande» ligues de T«*cole libérale d\u2019Angleterre, et ; il ne sortira pas de cette voie, aussi j longtemps que je continuerai d\u2019occuper j le poste où je suis.\u201cJ\u2019ai l\u2019honneur d\u2019être, \u201cMonsieur, \u201cVotre dévoué serviteur, WILFRID LAURIER.Dont acte.M.Laurier aurait-il la bonté de spécifier quand, où et en quelle occasion \u201cLa Patrie\" a posé comme son organe ou comme porte-voix de son entourage officiel.Lorsqu\u2019il aura eu la condescendance de me communiquer ces détails, je lui prouverai texte en mains que \u201cLa Patrie,\" en différentes occasions, a affirmé catégoriquement qu\u2019elle n'était pas phis Torgane do Thocorable M.Laurier, qu\u2019elle Tétait de M.Mercier.Puisque nous allons avoir une explication.M.Laurier vomira bien mettre les ]K)iiits sur le* i, et la seule correspondance officielle que nous ayons eue avec notre vénérable chef, s\u2019est faite «tir une question de grammaire.A propos de \u201ccrosse en Tair\" et de \"crosse en bas.\u201d Nous en publierons le texte si on le désire et peut-être même si on ne ie désire pas.Je commencerai d\u2019abord par faire remarquer respeetueur$em«*nt A M.Laurier que ce qu\u2019il cite «ie la \u201cPatrie\u201d n'est pas un article, mais un simple paragraphe par lequel j\u2019annonçais un changement «le rédaction dans le journal.Puisqu\u2019il ne veut pas lui-même confondre autour avec alentour, il ne faudrait pas oublier non plus que chaque fois que le chef du ]iarti libéral m\u2019a fait l\u2019honneur de causer \u201cpolitique\" avec moi, nous avons discuté la Révolution Française.Cromwell.Jules C«'»sar ou Napoléon, mais qu\u2019il n\u2019a jamah* été directement ou indirectement question de discipline de parti.11 a toujours été notoire is et pas même trois mois, sans que nous ayons fait naître l\u2019occasion de répéter sur tous les tons que nous nous réclamions hautement, sans faiblesse comme sans forfanterie, des fondateur» «le T\u201cAvenir** et «lu \u201cPays.\u201d de ces hommes qui ont fait l\u2019honneur et la gloire des grand» principe» libéraux, pour ne pas «lescendre aux terme** trop étroit» des nécessités et d«*s chicanes de parti.Je compretnl» cependant qu\u2019il y a des élections générales en vue et qu\u2019on veut me faire jouer 1«* rôle «le tête de Turc.Soit.\u2014 J\u2019y suis habitué.Ola me va encore mieux que de passer pour endosseur de la Baie-des-Cha-leurs.Endosser une baie, au point de vue «le la langue, est aussi répugnant à mes oreille» que le fait lui-même est répulsif A mon estomac.Je vais répondre A M.Laurier en lui citant une conférence fait*» par moi dans le» salle» de la \u201cPatrie\" et publiée A pleine» colonne» «lans le journal.I^»s lions.MM.Mercier, laurier.Joly, MM.J.N.Bienvenu.Alphonse Christin, Edmond Larcau.Buie», avaient tour A tour complété la série en faisant chacun un discours «ur dif-férenta sujets se rattachant A la politique.C'était en 1880.J\u2019avais isi comme sujet : \u2014 Le journal, son origine «*t sureux.adversaire Infatigable.connaissant ft fond les questions politiques et tou» le» point» de droit constitutionnel.le Journal ne pouvait être confié ft une plume plu» habile e: plus savante.Il fut remplacé dans le fouteuli éditorial par MM.LA BRECHE VIGER.HAWLEY.CHARLES DAOUST, ARTHUR BUIES.ALPHONSE LUSIGNAN.A.ACHINTRE N.AUBIN, P.MCDONALD.N.BIENVENU, etc.\u201d Eh bi«»n je «fois l\u2019avouer, mou cher M.Laurier, il n'y a «lans cette citation ni un mot.ni une phrasar «les dé-clarations de principe* de Castors ou par des compromissions comme celles «h» la fameuse affaire des Jésuites, ou bien par le refus «\u2022atégorique «lu Conseil de l'Instruction Publique «le faire passer des examens aux instituteurs monacaux «le* «leux sexes, de peur «le se heurter à «fos sujets qui ne savent pas lire ?Non.m«*n cher M.Laurier, le programme «les anciens jours valait autant \u2014 et pour ma part je crois qu\u2019il valait mieux \u2014 que le programme d\u2019aujourd\u2019hui.Maintenant, «Jeux mot* d* la grand* (W.e libérale auglaiae dont vous vous riM'iawcs «luelquefoU, même connue à Toronto, aux dépens «le lu grande «'\u2018«\u2022o- fo lil»éral«\u2018 française.11 est notoire «]ue va* goût*, votre éducation politique, votre langage anglais »i correct et *i précis, diffèrent du tout au tout de imm humble manière de voir et de prot'édor.Vous répudiez la Révolution Frauçal-*«* et je Tadmire ; jai* daua «es excès ni dan* ses exagérations, mais dan* «es effets, dans sa législation et daus «es traditions.Je préfêr»* Th tel*.Henri Martin et Michelet à l\u2019Anglais Ma «au ley ou bien ù Hume.\u2022le préfère la République française d\u2019aujourd\u2019hui A la forme ari*t«»cratique et notoirement anti-démocratiiiue du gouvernement auglai*.et, comme Lord Rosebery, je voudrais voir l'abolition «les privilèges de naissance, «lu droit «Tain****» et des préséance* idiotes de la Chambre des Lor«l*.Je suis loyal au i>ays de ma naissance, mais comme «intiment, pt'imet-t«*z-moi de vous répéter ici ce que j\u2019ai dit «laus un bamiuet de 500 couvert*, A Paris.en face de Tamba&sadeur d'Angleterre et du président «lu Conseil dt** Ministre* «le France .Lord Lytton m\u2019avait demandé en souriant après m\u2019avoir entendu «lire «lans un «iiscours «iu«* la France était la mère-patrie «l«*s Canadiens-français : \u2014Eh ! M.Beaugrand, si la France e*t votre mère-partie, qu'est-ce que vous failli de l\u2019Angleterre \u2014 et celt en souriant.\u2014L\u2019Angleterre, mylord,.c\u2019est ma l>olle-nière.Eh bi«*n, mon cher M.lot ur 1er, je puise mea sentiments d\u2019am«mr et d«' pr«»foiKle affection sur le* b«»rds de la Seine, et pour moi votre manière de voir «ur les chose* anglo-irain.-aise*.résumerait les opinions d\u2019une belle-mè-re \u2014 daus le bon aena «lu mot.J\u2019ai dt*jà eu occasion de «lire «\u2022ela.J# crois, alors que le défunt c«mite de Paris venait ici quéinaiuler des acclamations qui lui mamiuaient en France et qui manquent encore à son fiston, \u201csi parva licet componere muguis\", 00m-me dirait notre ancien allié L.P.Pelletier «lans son laugag«k monacal.Maintenant, je crois en avoir assez «lit, aujourd'hui, pour prouver abondamment le fait que je n\u2019ai pas.que je n\u2019ai jamais eu et que je n\u2019aurais jamais la prétention de po*«T comme votre organe attitré, mon cher M.Laurier.\u2014je suis tr«»p vieux maintenant pour changer m«\u2018s hahitmfos et ma manière de voir, et vous êtes trop fier et trop admirateur «lu système anglais pour me demander une compromission que je ne ferais d\u2019\u2014:lleurs iiour i>ersonue.Continuons, si vous voulez bien, comme par le passé.Je vous crois sincèrement intègre et ce sera un grand jour pour le pays, que le jour où lord Aberdeen vous confiera l\u2019administration dt's uffair«*s publiques.En attendant, vous me permettrez bien de demander aux lecteurs de la \u201cPatrie\u201d de vous continuer leur plus loyal supiKirt, alors même qu'on fait d«\u2018s courbettes devant h* bedeaux, com-m«?dans l\u2019élection de Yerchères, pour avoir le clergé systématiqueun nt et officiellement hostile à toute candidature libérale.Ce qui ne veut pas toujours dire la défaite, puisque mon ami Gcoffrion est aujourd'hui député er désormais, comme journaliste.Vous ai-je bien compris ?Votre tout dévoué.F.G.MARCHAND.Dont acte.Mais \u201c«KViormais\u201d est certainement de trop.Ost comme \u201ctoujours\" qu\u2019il fallait «lire.Mon Dieu, mon cher M.Marchand, seriez-vous assez bon, «?oxnme notre ami commun M.Laurier, «le vouloir bien nous citer un mot.une date on meme une insinuation qui put faire croire que la \u201cPatrie\u201d ait jamais eu la prétention «le poser comme votre organe personnel ou comme l\u2019organe de nos amis «le Québec qui ont assisté A la fin et qui ont payé les frais de l\u2019enterrement de première classe du j»arti national lors «le T«'crasement final de M.Mercier le s mars 1888.Je croyais et je crois encore que la \u201cPatrie\" avait affirmé, pas une fois, mais cent fois, «pfelle répudiait Tad-ministration Mercier et surtout Ten-tourage qui fut la cause «ürocte «le toutes le* avanies et «le toutes les mi-sères «le la fin.L\u2019\u201cEtendard\u201d et les castors, ayant naturellement trahi M.Mercier, au moment de la lutte, ce n\u2019est que lorsqu\u2019il fut aux prises avec M.Angers, que la \u201cPtrie\u201d entra «lans la bataille, en éclaireur d\u2019avant-garde, comme toujours.en faveur «le ceux qui Taraient renié en plein parlement et sur tous les hustings de la province.Eh.mon Dieu î M.Marchand, si vous n\u2019étiez jwis un de cenx-lA.vous laissiez un ]>eu fair«» sans mot «lire, et j«» nu» demande pour«]uoi vous vene* A la suite de M.Laurier, m«* parler «le | U prétention que je pourrais avoir «le ï>os«'r c«>mrae truchement «le ia respectable engeance «jui gravitait autour «lu tréoor d«» Québec.Je me permets de vous répondre dans l\u2019espoir que vous me comprendrez et que vous ne sauriez croire pour un instant que je veuille acctder votre nom d\u2019honnête homme A ceux de politicien* sans vergogne qui font «le la vie publique «t» que vous savez et ce que vou» méprisez «\u2022ouime moi.M«*n Dieu, non î Je ne «mis y^ns Torgane «les luMiimos «le Québec.C'est Pa-can«ï avec son \"Electeur\u201d qui reste ce qu\u2019il a toujour* été.franc lutteur «lans le* mauval* jours, mai* dispensateur du pot aux «\u2022on fi tore* dans les glorieuses é|H»«iuec «les pani«»rs de champagne.d«*s tourelle* «forée* et de tout ce qu«* vous savez.Voulez-vous me permettre de vous ré-1 péter encore, publhiursueut, «'«nubien je ! vous admire et je v«»u* estime person-I n«*.'fom«Mit et poiUi«ju«\u2018UM»iit.tout eu pla-1 çaut comme «tvnvetif l\u2019expression de ! mon pr«>fon«l mépris pour «*ertains hommes qui *0 sont égarés dans nos rangs à la suite Tévéueineate que je ne veux j pas qualifier.\u201cLa Patrie\" nVst pas, n\u2019a jamais été officielfomvnt Torguue du parti uatio-1 nal de Québec i»our les raisons que jo J viens de vous «lir«\\ et, s\u2019il existe un j homme qui «lé»ire que cela toit bien , compris, c'est celui qui voua prie «Ta-i gréer l'hommage «le son estime et «le sou admiration.II.BEAUGRAND.MORT SUBITE Madame Duckett trouvée inanimée sur le plancher (Dépècb* «pécialsl B« auharnois, 29 \u2014 I*» village d* IfouuharuoiM a été mis eu émoi ce matin, vers 1» heures, lorsque s\u2019est répandu»* la nouvelle de ta mort subite do Madame Duckett, belle-mère de M.I* C.Tassé.N.P., secrétaire trésorier «ie la municipalité.Madame Duckett était allée A confesse hier soir et devait communier ce matin.Vers 6 heures, madame Tiuseé entendit «fos plaintes provenant «le lu chambre «le sa mère, et «\u2019étant rendue auprès d\u2019elle, la trouva étendue sur le plancher près de sou lit.On fit mau-der iiu média foment le docteur Huot, mais il ue put que constater la morL A SHERBROOKE Un incendie considérable Sherbrooke, 29 \u2014 Hier après-midi, les étlifi.H*» «-onsidérables de la Ifominlon Lime Uo ont été complèteuuMit détruit a par un in«*endie.Des milliers «le cordes «le bois «le chauffage «*t une quantité énorme «le bois «ie «*oustruction ont été détruite*.Ives i»ertes «ont estimées A $50,U00.Pus d'assurance.GUERRE INEVITABLE Entre l\u2019Angleterre et les Etats-Unis Concord, N.II., 29 \u2014 L\u2019\u201cEvening Monitor,\u201d organe du sénateur Chandler, contient un article de la plume de celui-ci, «lans lequel il prédit uue guerre auglo-amérfoaine.L\u2019article a pour titre \"Notre guerre A venir va» e l\u2019Angleterre\u2019\u2019 et k* résume ainsi : La guerre «*ntre TAngleforre et les Etats-Uni* «st inévitable.Elle proviendra du mé-\u2019 pris de nos intérêts directs par fo* Anglais, et aussi de Tambition de l\u2019Angleterre A se tailler des Etats au détriment des autres nation» du inonde.Nous la soutiendrons cette guerre, avec jja Russie comme 2,ljé*.\u2018 européenne.Comme guerre offensive de notre part, cela peut bien ne pas arriver avant 2o ans.Mais comme guerre défensive, elle peut venir bien plutôt, et sera la bieu-vtMiue.Un résultat certain de ce conflit serait la conquête et la poaseasion I>ermanente du Canada par les Etats-Unis.CET ENLEVEMENT le mari reprend sa femme et tout le monde est content Ottawa, 29\u2014Voici de nouveaux détails sur cette affaire d\u2019enlèvement A laquelle se trouvent mêlés le Dr Simpson, de St-André, et Mime Lndou«*eur.I*?mari «ie cette dernière est arrivé A Ottawa, hier après-midi, à la rei'herche «le sa femme.Après quelque difficultés il a réussi A faire consentir celle-ci A le suivre A St-André.M.Ladouceur était acco mpagné du frère du Dr Simpson et d\u2019un autre personnage.La police d\u2019Ottawa croit qu\u2019il n\u2019y a pas lieu d\u2019inquiéter le docteur,
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