La presse, 11 janvier 1896, samedi 11 janvier 1896
[" DERNIÈRE EDITION CIRCULATION MOYENNE.Filit'on 52,864 DOUZIEME ANNEE-N0 58 MONTREAL.SAMEDI 11 JANVIER 1896 UN CENTIN NOUVELLES _OUVRIERbS Le« Chevaliers du Travail de langue auiclaiaie æ profuetteut d\u2019assister en fraud nombre â leur banquet annuel,qui aura lieu ce aoir.1/Union Protectrice de» barbier» convoque tea adhérente à la réunion générale qui aura lieu demain après-midi, t deux 'heure*, ft la aaüe Glenora, 1888, fue Notre-Dame.Une dépécbe d\u2019Altoona, Pen., dit que les mineurs ft l'emploi des eomiMguie» houillères \u201cTaylor et McCoy\" et \u201cMitchell\" et qui avaient abandonné le travail, au 1er janvier, dan* le but d\u2019obtenir title augmentation de aaJaire, sont retournés hier ft l\u2019ouvrage, aux mêmes salaire* qu\u2019avant la grève.John McBride, dit une dépêche de IMassiillan, Ohio, a formellement fait «es adieux A la Fédération du Travail, ïi a réitéré la promesse qu\u2019il avait déjft faite A la convention de New-York.aprè* avoir été battu par Gompera,comme président de la Fédération, en déclarant : \" Qu\u2019il ne rechercherait ni «\u2019accepterait, ft l\u2019avenir, aucune position.A la tête du mouvement ouvrier, mai» que chaque fois que l\u2019occasion *'en pré-¦entera.que sa parole et sa plume seront A la disposition de l\u2019humanité pauvre et laborieuse.LA MAIRIE De la ville St-Laurent Le maire Edouard Gohier Sera réélu par acclamation Notre ami, M.Edouard Gohier, maire de hi ville St Laurent, a reçu ft sa résidence, hier *oir, une nombreuse députation des électeurs municipaux de cette ville croissante, qui l\u2019ont instamment prié d\u2019accepter un troisième terme.Libéraux et conservateurs s\u2019étaient donné ia main pour manifester publiquement A leur maire, si actif et si dévoué, une marque de leur estime et de leur admiration, et tous les électeurs ont signé avec entrain la requête qui suit : Nous soussigné**, électeurs municipaux de la ville de St Laureut, demandons humblement A M.Edouard Uo-liier .marchand, de la dite vdle do St-Laurent, de vouloir bien accepter la candidature pour la mairie de la ville St-Laurent, pour l\u2019exercice de 1898, et lui promettons notre appui le plus cordial.F.X.Lecavalior.échcvin.Ecr : William Dufresue, éch.Ecr : Paul Zoël Machahée.éch., Ecr : Théo.Migne-mii, éch., Ecr ; F.Hudon.éch., Ecr ; < lu* Tassé.N.P.; W.H.Hodge.P.J.Crevier, Qrménie Legault.Louis La-france, Louis Martin, Zéphire Beau-champ.Jean-Bnptiste Beaulieu, Dol-phis (ruenette, B.Gorer.P.Ridiitall-1age ft Montréal est dans l\u2019intérêt de ce projet.I>» comité u choisi définitivement le district du lac Mus-koka pour y ériger l\u2019hépltal.lies membres du comité en choisissant ce site, avaient en vue de mettre i\u2019institutiou du ceutre de leurs affaires M.BOWELL ET LES \u201cBOLTERS 99 (Ds noire correupondant paritculisr) Ottawa, 11\u2014Mercredi soir, au Sénat.on s interprété comme uu message de paix les déclarations de sir McKenzie Rowell au sujet des \u201cbolters\".Ceux-ci, le lendemain, avaient la figure toute rayonnante et semblaient triomphants.Le discours que le premier ministre a prononcé, jeudi, est tombé comme une douche d\u2019eau froide sur leurs têtes et ils avaient, hier matin, la figure terriblement longue.Ils s'aperçoivent que, eu autant que leur intérêt personnel est concerné, ils ont fait un terrible pas de clerc.Ils avaient compté sans la fermeté du premier ministre.Olui-ci ne cédera pas devant eux, «H, contrairement ft ce que l\u2019on annonçait hier.Il ne prendra ni M.Dickey ni aucun des \u201cbolters\" dans son cabinet.A moins, toutefois, que M.Foster et les siens fassent des excuses complètes sur le parquet des Communes.On exprime des doutes sur la possibilité pour sir McKenzie Bowell de reconstituer son cabinet.Il se heurte, naturellement, contre le mauvais vouloir des partisans des \u201cbolters**, et l\u2019on affirme qu\u2019il aura beaucoup de difficultés ft trouver des ministres pour 13 8 vl arti conservateur ne peut pas aller devant le peuple sans «iue lea \u201cbelters\u201d aient repris lu place on\u2019ils oc< upaient.Hi M.Bowell réuacit A reconstituer son ministère, la loi réparatrice aéra présentée sans dé.ai.S\u2019il est battu cette question, 11 démissionnera et «-ède-m alors sa place ft sir Charles Tupper.Celui-ci étant chef, reconstruira de nouveau le i*abinet en donnant des portefeuilles aux \"boitera.\" Alors, et alors seulement, affirme-t-on, oria Ta lance qu\u2019elle brisa, et envoya bien loin cheval et cavalier, qui culbutèrent l\u2019un sur l\u2019autre.Sancho accourut aussitôt et trouva son multre qui ne pouvait plus remuer, tant le choc avait été rude.\u2014 \u201cJe voua Tuvais bien dit, Monsieur.Comment peut-on prendre dos moulins pour des géants ?\" \u2014 \u201cTais-toi.Sancho, c\u2019était bien une troupe de géants, mais Teachanteur Ereston, [dre l\u2019épée au nouveau chevalier pour me ravir la gloire dont je me se-I rais couvert, les a changés en moulins A vent : cela arrive souvent dans le métier de chevalier errant\u201d.\u2014\u201cC\u2019est possible, répondit Sancho ; mais tâchez de vous soulever un peu et de monter sur Rossinante qui.je crois, a eu plus de peur que de mal\".X ces mots, il vint **n aide fl son maître et le remit en selle.Us continuèrent leur route.Quelque temps après, ils virent venir fl eux un coche escorté de quatre cavaliers et de valets fl pied.Dans le coche était nue dame de Biscaye, qui allait rejoindre son mari fl Séville.Dans sa folie, don Quichotte la prit pour une princesse que des enchanteurs emmenaient par force.Après avoir battu un des cavaliers, le chevalier s\u2019était approché du coche et se préparait fl haranguer la dame, persuadé qu\u2019il venait de lui rendre un signalé service.Un de ceux qui accompagnaient le coche, voyant que don Quichotte voulait faire prendre fl la voiture le chemin du Toboso, Tapostro-pha et le menaça.Irrité de cette audace, le chevalier jeta sa lance, et, tirant son épée, attaqua vivement le Bis-caïen qui.de son côté, mit l'épée fl i» main et se défendit du mieux qu\u2019il put, en se servant d\u2019un coussin de la voiture comme bouclier.Les coups prouvaient de part et d\u2019antre.Enfin, le malheureux Biscaïen, jetant le sang par le nez et par la bouche, laissa tomber son arme et s\u2019affaissa sur le cou de sa mule qui, peut habitnôe fl un pareil manège, se mit fl courir fl travers les champs et jeta son cavalier par terre, sans apparence de vie.Nos deux chercheurs d\u2019aventures se remirent en route.Comme ils étaient en train de discourir, don Quichotte I une d elle s empressa d\u2019obéir, tandis aperçut un épais nuage de poussière que 1 autre nymphe lui chaussait l é- qUe je vent chassait de leur côté : \u201cRe- peron.Dan Quichotte les remercia, ainsi quç le seigneur cbfltelaln.et, tout fier de sa nouvelle dignité, il se remit en scÆe et s\u2019éloigna de Thôtellerie.Lo jour commençait fl paraître.Après evotr chevauché quelque temps,, don Quichotte vit venir fl sa rencontre une troupe de g'ins: c\u2019étaient des marchands de Tolède qui allaient acheter de la sole fl Mnrcie.Il« étaient six.bien montés, arec leurs parasols, quatre valets fl cheval et trois fl pied U arrêta son cheval, se campa au milieu du chemin, et, la lance en arrêt, se couvrant de son écu, î! cria arrogamment aux marchands, dès qu'lie fussent assez prés pour Ten-tendre : \u201cConfessez que l'incomparable Dulcinée du Toboso est la plus belle dame du momie entier, ou je jure qu\u2019aucun de vous ne.passera outre.\" Les marchande.d'.Thord surpris de cette étrange apparition êt.^de ces paroles nen moins étranges, comprirent bientôt à qni ils avaient fl faire.^ Voulant se donner do plaLsif.Trtn d\u2019eux, qui avait do l\u2019esprit, répoudit qu\u2019ils étaient prêts fl avouer que Dulcinée était la plus belle personné du monde, dès qu\u2019ils auraient ru la figure ou au moins, le portrait de cette beauté, fût-eile plus laide que le diable____\" \u2014Arrêtez, canaille infâme, intearotn pit don Quichotte furieux.Et, se précipitant sur celui qui avait j porté la paro.o ,il lui aurait sans doute ; fait un mauvais parti, ci Rossinante ; n\u2019eût fait un faux pas.Le cheval tom* bç^et a'dq^rouler assez loin avec son défi muletiers s\u2019approcha de lui et prit la lance qu\u2019il brisa sur les épaules et le dos du malheureux chevalier.Enfin, fatigué de frapper, lo muletier s\u2019arrêta, et la troupe continua #a garde, dit-il fl Sancho, ce nuage de f - - ¦+ poussière s\u2019élève de dessous nos pieds d\u2019une armée innombrable composée de presque toutes les nations do l\u2019Europe.En disant cela, il donne de l'éperon fl Rossinante, et s\u2019élance dans la campagne : \u201cArrêtez, arrêtez, au nom dif ciel ! s\u2019écria Sancho, ce sont des moutons, monsieur, il n\u2019y a Ifl ni armée, ni géants, ni chevaliers.Don Quichotte arrivait au galop de Rossinante au milieu du troupeau de moutons, et fl chaque coup de sa lance, U en mettait un [Kir terre.Les conducteurs du troupeau prirent de gros scs pierres et commencèrent fl lapider .s .j\t» i t*s« i Quichotte avec tant de diligence route, laissant étendu sur le sol, I in- !\tTT -\t.A , f-v ., .\ti qu un coup n attendait pas 1 autre.Un fortuné don Quichotte.Lo hasard voulut qu\u2019en ce moment vînt A passer un paysan qui Venait de traoaporter du blé au moulin ; c\u2019était un laboureur dn mémo village que don Quichotte.A la vue dfc pauvre chevalier, 11 lui demanda fa eau.se de sa mésaventure; mais voyant qu\u2019il ne pouvait obtenir de lui une réponse raisonnable, Il rassembla 1rs débris de son armure, les plaça enr son âne et parvint â y hiaser également notre héros, qu\u2019il rameau chez lui.La gouvernante et la nièce de don Quichstte poussèrent des cris de douleur en la voyant dana ce piteux état On la mit au lit, et le curé et le barbier étant intervenue, on brûla tous ce# maudits livros de chevalerie qui avaient oausé tout le mal.¦Cependant, dfls qu\u2019fl fat rétabli, notre aventurier songea fl se remettre en campsgae; mais cette fois il résolut de s\u2019adjoindre un écueyr.A force de pro-messceJJ réussit d\u2019arraetoer d\u2019un paysan du village son consentement fl remplir ses fonctions auprès de lui.Ce paysan était un assez solide gaillard, gros, courte trapu qui, quoique doué d\u2019une assez bonne dose de gros bons sens, était fort crédule et se laissa gagner par les belles paroles de don Qui; chotte.Il fat décidé que Sancho Pnîlçû.tel était le nom de l\u2019écuyer, monté sur un Ane, accompagnerait don Quichotte.Un beau jour, notxe üàron, qui avait vendu un ohamp^ ^fi de s* procurer l\u2019argent c-écessaife ppux a« rofnlr« une armure, pflfrJt pafr'se remettre la recherche ?\u2022dnVMles aveu ture», suivi de son lp, dont \u2019.'Ane portait nn bissar rem-provisionfi.\u2014 \u201cSurtout, seigneur Tier, dit Sancho, an quittant le f, n'oubliez pas Tîla que vous m\u2019a- dc ces pierres l\u2019atteignit dans les côtes et lai en enfonça deux.La douleur fut si vive que le chevalier prit un vase qu'il ne quittait jamais et qui contenait un fameux baume de sa composition contre les blessures ; mais au moment où 11 le portait fl sa bouche une énorme pierre, lancée par une main vigoureuse, vint fracasser le vase sur sa figure, et, lui écrasant presque tous les doigts, lui brisa les trois ou quatre dernières dents qui lui restaient.Il en fut jeté par terre, et les bergers, le croyant mort, se hâtèrent de rassembler leur troupeau : ils ramassèrent les moutons tués et couchés sur la place, ainsi que les blessés, et s\u2019éloignèrent précipitamment.Sancho descendit alors de la colline, et courant vers son maître étendu sur le chemin.\u201cAh ! Monsieur, lui dit-il, ne vous disais-je pas bien de revenir, que c'était des moutons et non une armée que vous allie* attaquer\".\u2014 C\u2019est encore une trahison de ce miserable enchanteur, répondit don Quichotte.Il ss peut que cette armée se soit changée en troupeau de moutons, mais quand je Tuttuquai, c'était bien une armée., QuekjUe temps après, «otrs hêro# aperçut uu cavalier qui venait fl eux, portant sur la tête quelque chose qui brillait comme de l\u2019or.C\u2019était uu barbier monté sur un Ane et allant exercer «on état dans le Tillage voisin.11 avait mis sur sa tète son bassin, pour garantir son chapeau de 1s pluie, (/\u2019était ce bassin qui brillait et que le chevalier de la Manche prenait pour l'armet d\u2019or de Manbrin, dont il avait juré de taire la conquête.Voyant don Quichotte courir vers lui, la lance en arrêt, U se crut perdu et ne trouva L d'autre moyen, pour éviter le coup, que 4e ee laisser aller As eon tue fl terre et de se sauver fl travers etiamps, abandonnant fl son ennemi son bassin qui était tombé dans la bagarra.Saneha ne pouvait s'empèdier de rir# en enten dant son maître appeler casque un bas- ; de Tean dane le rière le oou; oeil# qui tenait le bassin le lui mit sous le menton en lui feisunt une profonde révérence.Don Quichotte, uu peu étonné, crut que c'était uu usa go du payt et se laissa faire.Ou versa ,et relie qui avait sin de barbier.Tout eu devisant entre eux, nos deux héros cheminaient paisiblement.quand don Quichotte vit s'avancer une donzaine d'hommes fl pied, qui paraissaient enfilé* rom me des grains de chapelet dans une longue chaîne qui les prenait tous par le cou.Us avaient, en outre, des menotes et ét&inet accompagné* de quelques hommes a pied et fl cheval, armés d'épées et d\u2019arquohu- \u2014\"Voilà, dit Sancho, la chains des forçats \u2019\u2019 \u2014\u201d Voici qui me regarde, répondit don Quichotte, car je fais profession de secourir les opprimés.*' Cependant la chaîne arriva ; notre héros se tourna vers les gardien* et leur demanda civilement de rendre la liberté A leurs prisonniers.\u2014 \u201cLa plaisanterie est un peu forte, répoudit le chef des gardiens.Vous êtes fou.pas-sez votre chemin et ne fourrez pa* votre nez où vous n\u2019avez que faire .\" A ce# mots, don Quichotte, furieux, se précipita sur lui.et le renversa d\u2019un coup de lajice.Les autres gardes se jettent aussitôt sur le chevalier et l\u2019attaquent ù coups d\u2019épée.L\u2019aventure aurait mal fini pour notre héros si les forçats, voyant une si belle occasion, ne se fassent mis de la partie.L& confusion fut grande, et le premier galérien, Ginèfi de Pasamonte, ayant réussi fl briser se# fers avec l'aide de San la savonnette ee mit fl savonner de tou te sa force non seulement la barbe de chevalier, maie aussi tout son visage, sans en excepter les yeux, que don Qui chotte fermait du mieux qu\u2019il pouvait pour lea garantir du savon.Enfin la demoiaelrle fl la sovonnette s'arrêta, dit que l'eau manquait et or donna d'aller remplir raignlère.En at tendant, le chevalier resta savonné jus qu\u2019aux yeux et faisant la plus drôle de mine que Ton pût voir.L\u2019eau fut apportée ; on lava et Ton essuya le visa ge de don Quichotte.Plusieurs jours se passèrent ainsi, an grand amusement du duc et de la du chesse qui trouvaient dan* la conversation de don Quichotte et de Bancho des sujets toujours nouveaux de rire et de se réjouir.L« Inventaient chaque jour quelque nouvelle aventure C\u2019est ainsi qu\u2019un matin, comme tout le monde était dans .e jardin, on vit s\u2019avancer une dame dieaot être ht com tease de TrifaMi.Elle était voilée ainsi que le* dame* de sa suite, et elle alla se jeter aux pieds de don Quichotte.Elle lui dit qu\u2019e.le était la dame d\u2019honneur et la gouvernante de .a jeune princesse de Cundaya, royaume situé entre la grande Taprobane et la mer do sud, six milles au-dessus du cap Comorin.ET?raconta que la jeune princesse s\u2019était laiwsé séduire par v.n beau chevalier, ce qui avait causé is mort de la reine sa mère, et que.|Mf cho, parvint, secondé par ses compa- i punir la damo d'honueur de son man- gnons, fl mettre en fuite le commissaire et les gardes.S\u2019adressant alors A Ginès d* Pass- monte, don Quichotte lui dit ; ::Pour reconnaître le service que je viens de voua rendre, allez tous au Toboso raconter â l\u2019incomparable DuLinée ce que j\u2019ai fait pour vous.\u201d \u2014 \u201cImpossible, répondit Ginès.noua serions repris par la maréchaussée.Ce que noua avons de mieux fl faire pour le moment, c\u2019est de nous disperser et de noua réfugier dans la montagne.\" \u2014 \u201cVous êtes dea marauds, répartit don Quichotte en coi 1ère, et puisqu\u2019il en est ainal, je vais vous remettre û la chaîne, et c\u2019eut en cet état que vous ire* trouver ma Dulcinée.\" A ces mots, Pn-samonte, qui n\u2019était pas patient, s\u2019élança eur lui.s\u2019arma de l'armet de Marabrin, et après lui en avoir donné force coups sur la tête, le mit presque en pièces en le frappant contre une grosse pierre.Les forçats dépouillèrent ensuite nos deux chercheurs d'aventures de tout ce qui leur parut de bonne prise ; après quoi chacun tira de son côté, laissant Ifl TA-ne.Rossinante, Sancho et don Quichotte qui restèrent seuls sur le champ de bataille.Nos deux héros, qui commençaient fl s\u2019habituer fl oer disgrflees, se consolèrent mutuellement, et, remontant sur que de surveillance, le géant enchan teur Ma'.ambrun, consin germain de la reine défunte, après avoir métamorpho sé la princesse en un singe de bronze et zon séducteur en crocodile, avait fait pousser une longue barbe eur le visage de l\u2019infortunée gouvernante et de toutes les suivantes de la princesse.A ces mots, ces dames levèrent leurs voiles, et le* assistant# virent en effet leurs figures couvertes de longues barbes de toutes les couleur».La comtesse ajouta que l\u2019enchantement ne devait cesser que lorsque le vaillant don Quichotte aurait vaincu en combat singulier le géant Malambrun qui, du reste, av^t promis, dès qu\u2019on aurait découvert le chevalier, le lui envoyer un merveilleux cheval de bois qui le transporterait en peu d\u2019instants, fl travers les airs, dans le royaume de Can-daya.Ce récit surprit tous les assistants du château, et don Quichotte ayant juré qu\u2019il ferait cesser T enchan terne ut, Ma-lambrun en fut aussitôt averti, et le soir du même jour Chevillard\u2014le cheval de bois\u2014fut apporté par quatre sauvages tout couverts de lierre.\u2014\u201cQue celui qui en aura le courage monte sur cette machine ! \" dirent-ils eu déposant fl terre Chevillard.Don Quichotte s\u2019avança sans hésiter un instant.Sancho, après bien des difficultés, monta en leurs bêtes, ils prirent le chemin de la | croupe derière son maître qui, armé Montagne-Noire.Us arrivèrent pen- ! de pied en cap, était déjà en selle sur dant la nuit dans l\u2019endroit le phis clé- lo cheval de bois.On leur banda les sert de la montagne et Sancho con- ; yeux, et s\u2019étant accommodés de leur seilla a son maître d\u2019y passer quelques mieux sur leur étrange mouture, ils jours.Us s\u2019établirent sous des ièges prirent congé de toute la compagnie, et finirent par s\u2019endormir, sans toute- l'on Quichotte tourna alors une che-fois avoir mis pied â terre.Mais \u2019eur | ville qui était adaptée au cou de Che-manvaiue étoile voulut que Ginès de villard et qui devait jui permettre de Pasamonte eût eu.lui aussi, l\u2019idée d\u2019al- j s\u2019enlever dans les airs.En ce moment 1er se cacher dans cet endroit retiré, quatre ou cinq laquais munis de souf-II put entendre la conversation de don i Ûets énormes, se mirent fl .es éventer Quichotte et de Sancho.et lorsqu\u2019il lo* par derrière, ce qui leur fit croire qu vit endormis, il s\u2019approcha d\u2019eux, et ' traversaient les régions de 1 air où \u2019approch) ayant jeté son dévolu «ur l'âne de Sancho.qui lui parut préférable au maigre Rossinante, il souleva le bât sur lequel reposait l\u2019écuyer, fit avancer l\u2019animal (je veux dire: : l'âne \u2014 et non Sancho) posa ce bât le plus délicatement qu\u2019il put sur quatre bâtons fourchus qu\u2019il avait préparés fl cet effet, et, enfourchant le grison, il se hûta de s\u2019éloigner.Au lever de l'aurore, Sancho s\u2019éveilla le premier.Il pensa mourir de douleur quand il se vit sans son âne, et poussa forment la grêle, la pluie.le vent et ie tonnerre.Puis on leur mit presque sons le nez des paquets d\u2019êtoupes enflammées fixés au bout de lougs roseaux.\u2014 \u201cNous sommes perdus s\u2019écria Sancho : je crois que j\u2019ai déjfl la barbe toute grillée.Je vais enlever le bandeau qui me couvre les yeux\u2014Garde-t\u2019en bien répondit don Quichotte, tu nous perdrais ¦ans rémission.Peut-être sommes-nous déjfl au-dessus du royaume Me Cau-daya.\" ^\t^\t»__\u2014, , Cependant le duc et toute sa compa- des cris si perçants que don Quichotte fcnie faisaient leurs efforts pour ne en fut éveillé : \u201cO mon fine, s\u2019écriait- I Pas éclater de nre.Bour terminer a-il, le fils de mes entrailles, mon tré- ^nture on mit le feu sous fc elles mêmes.»ie3 ^ \u201esldus.»\t/-haCUO de flOUS.\u2022\u2022\u2022\u2022\t£ plus prompts\tCnaCU\tyerite Zi iConnaît cette Consomption^ .\t.ices trois rns OÎTlp\t-\t^ point, elles s sont on ta»*- >\u2022\u2022\u2022\u2022 , \u2022 11 * \u2022 \u2022 ARTHUR DECARY, Pharmacien, Montreal Seul Agcat pour le Ciaada et les Flats-luis SIROP JDEMA3VDEZ LE de.- UOLETTE GUERIT : Rhumes, Toux, Bronchites, Enrouements, Coqueluche, Croup et autres Maladies de la Gorge et des Poumons.EX VENTE PARTOUT - 26e le Flacon -o GUERISON RAPIDE ET MAGIQUE o- 8lr, doses d\u2019une culUérée à thé guérissent un adulte Six doses de 6 à 30 gouttes guérissent un enfant» 25 CUILLEREES A THE POUR 25c.ES S A.YEZ-LE-\u2014z=^ 68\u2014najf\u2014n GARTH & CO., national [Oeiet Où.Hew York Yaodozen steam «lot Pump.Giticlimatl Buckeye Beil Fcuttdty Go, CHtclQiiati Penitently A Kortiqy injectors Watson.IHcDanieis' Steam Specialties Watson's Ptessute Regulator Gtiapman's steam Trap Flttlnys, etc.Jenkins\u2019 Gio&s Valves GARTH & CO., 536 à Agent» et Fabricants Fairbanks\u2019 Hsnestos Packed Cocks and Valves CDapman Valve miy.Co.wiltteimi Copper Batit Barander\u2019s Jet Pump & water Elevator Fellow\u2019s Little Giant and Twin comet Lawn Sprinklers Bewton\u2019s _ Traps 543 rue Craig, Montréal S45\u2014mj»\u2014n Chlorhydio*P«IW™ lax Q&m********** TONI'MGESXIF TiuTti ca*\t\u2019 COU> DEPOT GENERAL t Pharmacie Décary, Montréal FEUILLETON DE \u201cLA PRESSE \u201d DEVOUEMENT (40)\t- (suitë) La jèune femme fit plusieurs paH» ée cette richesse inespérée, et les condamné» durent il la double offrande de l'Innocence et du malheur un allé-genitfut à leur» maux.Ils ne pouvaient \u2022roire que cette eréüture d'aspect si doux, si noble, si charmant fût destiné» à vivre au milieu d'eux ; quand Us le comprirent, on eut dit qu'ils trouvaient dans la certitude de la voir sans Ct**e un allègement û leurs douleurs.Kilo leur adressa de ce» paroles qui relèvent le» Ames, ai bas qu'elles soif lit tombées.Il semblait que le double apostolat du prêtre et du savant était eom-depuis qu'une femme s'y adjoignait.A l\u2019admiration que ressentaient ce» homme» pour su résolution héroïque f*e mêlait une pitié profonde.On sentait \u2022n cela une victime sainte et voiou- \u2022dre.Quand l\u2019hffure du travail fut revenue, l\u2019abbé Fuida et Betblen Hais quittèrent leur» amis en leur disant : \u2014A demain î Carlo et Agnès rejoignirent leur sombre galerie, le double bruit de In pioche de l\u2019homme et de cede plus légère de la comtesse ®e confondit ave b-s bruits formidable» de cette ruche souterraine.XX UNB EXPERIENCE \u2014 Monheur, dit le docteur, en ap- ynyant son coude sur la table près de laquelle se tenait Melbotirg, je tiens peut-être le fil conducteur destiné à me voir guider au milieu des difficultés que je rencontre.Je vous ni raconté que pour expérimçpttr sur un mort j\u2019ai été obligé do me faire livrer un cadavre par le fossoyeur.Vous le comprenez, aujourd'hui mes recherches se doivent faire au grand jour.Or ce n\u2019est ^plus un corps privé de mouvement qu\u2019il me faut, mais un être vivant.Ce que j\u2019ai pu pratiquer sur un cadavre, je prétends le réaliser sur un homme saturé do mercure, et* que son état condamne fatalement il ne plus compter que quelques jours d\u2019existence.8i je réussi» i dans cette tentative j'iiurni rendu un assez grand service il l\u2019humanité et il l\u2019Etat pour avoir droit A la griloe de mon \u201csujet.\u201d Cette grâce promettez-la moi d\u2019avance.Metbourg sourit faiblement.\u2014En vérité, dit-il, vous mettez une rare courtoisie dans vos procédés.Vous tenez ma volonté dan» votre main, et voua me consultez.\u2014NVst-ce point assez naturel ?\u2014Ne me tenez-vous pas par Libia qui, sans vos soins, eut été perdue.-\u2014Oh ! lit le docteur, je vends mes consultations.\u2014Vous ferai-je grand plaisir *u facilitant votre expérience ?\u2014Oui.je l\u2019avoue.\u2014Eh bieu ! je vais tou» écrire un mot, et vous choisirez ù l\u2019usine celui des condamnés qui vous semblera ie plus intéressant.\u2014Sa gr&ce est assurée ?\u2014Oui.j'expliquerai A l\u2019Impératrice, et Majesté ne me démentira pas.\u2014Je ne perdrai pas une heure, répondit liais.\u2014A votre tour, je voua demande une autorisation.\u2014LnqueJle ?\u2014Celle d'assister 4 votre expérience.\u2014Mon laboratoire est instal.ô che» l'abbé Fulda.\u2014Et vous travaillerez ?\u2014La nuit, répondit le docteur.Hais en quittant Melbourg se dirigea vers l\u2019usine.Le mouvement de son coeur J\u2019eut porté A rendre la liberté et la vie A un malheureux amené depuis peu A Idria, mais l\u2019expérience, pour être concluante, devrait être faite sur un homme complètement imprégné de mercu re.Bethlen entra dans los ateliers, et devant un assez grand nombre de tra-vaileurs il expliqua ce qu\u2019il souhaitait tenter.\u2014A quoi bon une grAee ?A quoi bon la vie V lui répondirent les malheureux.Qu\u2019avons-nous A attendre ?.Nous soimnes prêts de la mort, laissez-uous mourir.Un seul s\u2019avança.\u2014Essayez, lui dit-il ; si vous me sauvez, je verrai ma fille.Hais serra la main du travailleur de la mort, et ajouta.\u2014Vous m'appartenez A partir de cette heure, et je vous emmène chez moi.Je veux, avant de commencer, vous soumettre A un régime qui rendra ma tentative plus réalisable.Ix> mineur suivit le docteur qui installa le trembîeur dans mie petite pièce aérée et donnant sur des jardins.Avant d\u2019e s*ayer cette cure hypothétique, Bethleu Uni» tenait A mettre dans un calme complet l'esprit de son client.C'était un pauvre vieil homme, A qui le souffle manquait presque et dont la vio se pouvait limiter ù quelques semaines.A partir de l\u2019heure où liais le considéra comme un sujet, tout fut mis en oeuvre pour faire oublier nu malheureux un passé terrible, et pour rouvrir \u2022on Ame A l\u2019capérance.lî avait trente ans.quand, après une longue station A l\u2019auberge avec de» camarades, rne discussion dégénérant en querelle, des pot» furent lancé» A la tête de» buveursj oa alla Jusqu'à tirer les couteaux et Ritter tua un de ses camarade».Revenu de son crime, il pleura aur le cadavre de celui qui avait été sou ami, et les juges l'envoyèrent A Idria.Il dit adieu A sa femme, A «a fille, et depuis de loin en loin on envoyait au condamné dos nouvelles de sa famille.Si le docteur Hula le sauvait, Ritter reverrait les siens, et il voulut croire A «a guérison prochaine.Mai* si grande que fut la confiance de l'abbé Fulda dans le docteur Hais, il s'occupa cependant des graves question» de l\u2019éternité avec le condamné.Celui-ci était depuis longtemps conquis par la douceur et lu bouté du prêtre.Sur le point de rentrer en grâce devant les hommes, il se réconcilia avec Dieu.Aussi l'Ame paisible, l\u2019eaprit occupé par une espérance, le mineur retrouva pendant plusieurs jours toutes les souaa-tions heureuse» de la vie, La Gitane le servait avec une complaisance affectueuse.Il se promenait avec elle et le mutilé dans le jardin rempli de fleur».De loin il apercevait la fumée de l\u2019usine, et pensait qu\u2019il ne rentrerait jamais dans ces ateliers mortels.Il était impossible A Hais de rencontrer un sujet plus propre que Ritter pour l'expérience qu\u2019il allait tenter.Quand on p^'rtsait les chairs du malheureux, le mercure s'y montrait en ]>otits globule»; une plaque de cuivre placée dans sa bouche en sortait argentée.I^\u2018s phalanges de ses doigts fie jouaient plus : ses poignets raidi» avaient perdu le mouvement; la rotule engorgée, soudât, refusait son service d\u2019élasticité.Ritter n\u2019était plus un homme, mais un métalloïde vivant.il^a veille du jour où Bethlen devait tenter son épreuve, il était pâle, agité.In* problème dont 11 ohtrchalt la solution l\u2019effrayait.Allait-il foudroyer une créature vivante ou «a sauver des milliers.L\u2019abbé Fulda s\u2019efftrça de le rassurer.\u2014Vos intentions «ont pures, lui dit-il, et votre science est grande, confiez-vous ea Dieu dont l\u2019appui ne vous manquera pas.Le lendemain, après que le Trem-bleur se fut reposé dans un bain rafraîchissant, Hais le conduisit dans la ch a in ore basse qui avait été le théâtre de se» expériences sur un cadavre.L'abbé Fulda l\u2019accompagnait, encourageant A la fois l\u2019opérateur et le sujet, et faisait des voeux ardents pour le succès du médecin.Un sang-froid complet, ce sang-froid indispensable aux grands chimistes comme aux grand» chirurgiens, remplaça le» inquiétudes de Hais, dès que l\u2019heure fut venue de commencer son expérience.Ritter cessa d\u2019être pour lui un homme, il voulut ne plus le considérer que comme une solution contenant en dissolution nn métal, le mercure, et de» métalloïde»: c\u2019estnA-diro toutes le» parties de son corps.Fne armature d\u2019étain avait été préparée, et Ritter fut introduit dan» cette enveloppe.Ensuite liais appliquant sur cette armature conductrice le pèle électro-négatif d\u2019une pile, introduisit dan» la bouche du mineur le péle-poaitif, et établit un courant qui, d\u2019après le» probabilités et le» expériences faites préalablement «nr le cadavre, devait avoir pour résultat de séparer le métal des métalloïdes.Quand 11 eut tout disposé de la aorte, l\u2019angoisse de Hais recommença.\u2014Mon ami, dit-il ù Fu\u2019.da.le moyen dont j\u2019espère un résultat est si audacieux qu\u2019il semblerait un note de folie A la plupart des savants.Un Jour viendra où tout le monde connaîtra l\u2019emploi do l'électricité.On dirait aujourd\u2019hui que je dérobe la foudre et que je me livre à la magie.Cependant, Àthanase Kircher, cet homme universal dont 1m découvertes seront reprises plu» tard, aans que personne avoue A quelle source il en a puisé la première idée, Athnuafle Kircher avait compris quels prodiges peut opérer l\u2019électricité ; et je ne rougirai pas de lui rendre l\u2019honneur d\u2019une cure dont se» livre» m\u2019ont fourni les premiers éléments.Ritter ne souffrait pas.Lui aussi attendait, allaitdl vivre ?Le mercure dont «on corps »e trouvait imprégné serait-il attiré forcément ver» l\u2019armature de métal dont le docteur l\u2019avait environné ?Il se demandait tout cela en songeant A sa femme qn\u2019il avait quittée, son enfant qu\u2019il retrouverait grandie.An bout deux heures, Hal» dit à l'abbé Fulda : \u2014Non seulement le sort de cet homme, mais le «ort de tous les condamnés d\u2019Idria va se décider.Avec des précautions Infinies il écarta l\u2019armature d\u2019étain enveloppant le corps du TravaPleur de la Mort, et puissant nn cri de joie en reconnaissant que tout le mercure dont Ritter était imprégné, avait abandonné ses membres et s\u2019était déposé sur l\u2019armature de métal.Au cri poussé par le docteur, le mineur répondit par un regard plein d\u2019angoisse.\u2014Vous vivez, lui dit-il, tou» vive* ! Il montra A Ritter le mercure fixé sur l\u2019étain, puis il recommença les expériences faite» avant l\u2019opératidt».Mais cette foi» quand on pressait les parftM molles du crop» de Rltter il ne s\u2019en échappait plus de mercure, et les rondelles de cuivre qu\u2019on mettait dans sa bouche en sortaient complètement jaunes.Ritter coesait d\u2019étre un bloc de métal pour redevenir un homme.Cependant.A la joie du malheurtur\" succéda une crainte terrible : \u2014Etee-vous bien sûr que le directeur m\u2019accorde ma grâce ?demanda-t-il.\u2014U rae*!\u2019a juré ! Le Travailleur de la Mort secoua la - .7,ê tête.\u2014Qui trahit son Dieu peut mentir fl ea parole.\u2014T\u2019ai un gage, répondit Hal».\u2014Lequel, monsieur ?\u2014Lilia.\u2014Oui, vous avez raison, il aime Tel» fant.\u2014D\u2019ailleurs, reprit le docteur Hall, vous «aurez bientôt à quoi tou» en tenir A ce sujet, car si voua voua «entez assez fort pour marcher, nou» alloua nous rendre chez Melbourg.\u2014Assez fort, répondit le mineur, 11 me semble que j\u2019irai» A pied jmpqu'â Vienne.\u2014Je vous accompagnerai, dit l\u2019abbé Fulda avec un sourire.Lüia sera contente de me voir, et qui mit »1 depuis qu\u2019il a redouté de perdre aa fille, Mclbourg ne «e dit pas que le Seigneur a voulu ramener à hal l\u2019apostat on ie frappant dans la partie la plus sensible de son coeur.Dieu ne nous révèle point comment il nous rapproche de scs autels, et, ai misérable que soit Melbourg, le repentir peut encore trouver place dans son âme.En ce moment le directeur d'Idria se trouvait dan» le salon avec sa fille.Lillia souriante, était assise irur «es genoux.Bes cheveux blonds «e mêlaient aux nidcfl cheveux noire de son père.Elle lui parlait tout boa de ea voix douce et amicale, atec cette autorité des enfant aimée, dont les yeux disent: \u201cje veux\u201d et dont la voix supplie.Melbourg secouait la tête, mais il ne «e révoltait pas.Et cependant ce qu\u2019exigeait Lillia était bien grave ; elle de* mandait beaucoup ; elle demandait toujours, depuis qu\u2019elle avait compris que sa vie était une chose A frêle, qn\u2019un violent chagrin la pouvait fiifîwer Elle se faisait une force de cette faible»*?.Elle devenait le tyran do cet homme qoi avait fait trembler tant de maL heureux.Elle avait de» façons de lui dire s \"Tu me fais de 1* «dnV 6 02 LA PRESSE, SAMEDI 11 JANVIER 1896 EMPLOI DEMANDE ¥*TN TAILLEUR désire m placer dans un U\tUs csraps^ue «t prendre b char- ts le départsmsnt.S'adresser \u201cTailleur ' 258 Ma Bruist.\t5a\u2014« VrN JEU NB HOMME demande place pour 1 conduire un express pour épice rte, ou place quelconque, sait lire et écrire.8'adres* pr pM rut Banpulnet.\t58\u20141 rjf JEUNE HOMME dsmsuda plsco de commis dsB« nts manufsetur * de chausaitrss, cou-taissaat bien la ligna Ecrira * M L-, La Pus^a _______________________________65\u20144_ VrN HOMME hi >n recoamsnié, sysnt plusieurs tuusss d'expérience dans les epicsrit*#, üe-¦mu»4o posit.oa és vendeur ou voyageur, ville ou campagne, purls les deux langu s.b'edresser à w Vendeur,\" 103 rue MlUiheeou.\t5d\u20143 1 TME JEUNE FILLE sachent bien U st.noyrs-v> phle et le eUvurapine désir» une situation.Ecrire ù \u201c O.H.\", La Fnsiss.\t53\u20146 O1 SITUATIONS VACANTES ,N DEMANDE une experto tricoteuse en moulin pour fuir# les bas.b\u2019adiesser au No 3 rus Csdisux.____________________________________L 11___ ON DEMANDE une Jeune dame » ornra** cuiduléro ordinaire dans une lamillo aogUtae où l\u2019on parle français.Dons gages, l\u2019as de lavage.47 tue ht Marc.\t57\u20142 ON DEMANDE un ferblantier plombier de deux sus d\u2019expérience, d'adresser au No 722 Su-Catherine.\t57\u20143 ON^DKBlANDL uns fille pour broder à le machine.S\u2019adresser à la Mou (real Weaving Co., 82 rus ?mhersl.\t57\u20142 ON DEMA3DK immédiatement uno servante généra e sachant faire la culslno : pas de lavage El mpaatage.S'adresser No 46tt St Antoine.56- 3 ON DEMANDE des personnes d'expérience pour faire des chemises a lu machine ; 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