La presse, 29 décembre 1896, mardi 29 décembre 1896
[" I DERNIERE EDITION HUIT PAGES CIRCUL VT10N MOYENNE PARJOUR TREIZIEME ANNEE-N0 48 MONTREAL MARDI 21) DECEMBRE 189 ?IN LES ASILES JTALIENES $500,000 pour la reconstruction de l\u2019asile delà Longue-Pointe S14 par année pour chaque malade pendant 8 ans * U n\u2019y n encore rien ar année pour chacun de*» dits malades pendant les huit années qui suivront les huit années ci-haut mentionnées.c.\tEt une somme de dix piastres par année po ir chacun des dits malades peut toute la période inexplrée de leur contrat de vingt-cinq années, qui suivra les seize années ei-haut mentionnées.ECHOS DE nSSEMBLEE LEGISLATIVE Québec, 28 Déic.1S96.Armsi que vos lecteurs mit pu le constater par le r.%p| -»rt de ment aire de ki dernière séance de l\u2019As semblée Legislative a QuÆbec, nos députés se smA surtout oreMpés, jeudi, du chemin de ter de la Baie dos Chafleurs.A la veille d\u2019élections générales, U Haut «\u2019atteindre il ce qu\u2019il y oit course nu clocher entre les toonrmoB ||x>litiques, pour prouver au peuple toute la synr,Ki-thio que l\u2019cm éprouve pour lui et tout l'intérêt qu el\u2019ou porte il son bonheur.Depuis quelques .Hemalne», la presse dévouée il M.Laurier annonçait bruyamment que le chef libéral avait enfin cowsemti .t foire du chemin de fer de la Baie des Chaleur* ira tronçon de'l\u2019Iaiter-oolouiad et il en continuer la construction Jusqu\u2019au Bassin de Gmapé.On fé-licirafc ta.nouveau gouvernement d\u2019n voir pris cette détermination que dos milliers d\u2019intéressés attendaient avec beaucoup d'impatience r«r.on félicitait en même temps la popuilation de la < raspésie -et coiffe* poor dame* Agte*, le tout trtft ehk> et r*e Canada continua de figurer sur la cédule et, dernièrement, la prohibition de l\u2019importation du bétail vivant en Angleterre devint une loi générale, ne souffrant aucune exception.Les éleveur* des Etats-Unis, expulsés du marché anglais, s\u2019étaient rebattu* sur la France, oû, après la disette de fourrages de 1893, l\u2019élevage était loin de pourvoir aux besoins de la consommation.Ils étaient arrivés en 1894, à y placer 100,000 têtes de bétail dans une seule année.I^à encore la présence de cas de pleuropneumonie constaté*e dan* le bétail américain fit interdire l\u2019importation sur pied.De timides essai* furent faits pour introduire en France le bétail Canadien ; en 1894 U en fut importé 800 tête* ; en 1895, environ 1500 ; cette année, notre exportation en France dépasse 3,000 têtes.Elle a doublé chaque année.Depuis que le Canada a été mis, en Angleterre, sur le même pied que les Etats-Unis, des efforts persistants ont été faits pour obtenir du gouverne-' ment l\u2019adouci«sement des rigueurs de ! la quarantaine pour le bétail venant ; des Etats-Unis.Tant que l\u2019on a eu l\u2019espérance de reconquérir le marché anglais, ces efforts sont restés infructueux.Mais aujourd\u2019hui que l'exclusion de notre bétail paraît définitive, il n\u2019y a plus autant d\u2019intérêt pour notre commerce d\u2019exportation, à nous isoler aussi complètement.Et l\u2019on pourrait, dit-on, en compensation des concessions faites par le Canada, compter sur des concessions équivalentes de la part d»*s Etats-Unis.C\u2019est dans le but d\u2019arriver â une cn-[ tente â ce sujet que l\u2019honorable M.Fisher, notre ministre de l\u2019Agriculture, vient de se rendre â Washington.Aux avantages d\u2019une plus grande fa I ciîité de communication d\u2019un pays à j l\u2019autre, se joindrait pour nous la pos-! «ibilité \u2014 d\u2019après quelques-uns \u2014 d\u2019é-i tabür an Canada l\u2019industrie de î\u2019abat-I tage et de l'exportation de la viande I en carcasses.Ile*te A savoir si ces avantages seraient suffisant* ponr compenser le risque de contamination de notre troupeau par le Itétail infecté de* Ktats-| Uni*.Notre êievnge est une industrie I agricole assez importante pour qu\u2019on 1 ne perde pas de vue ses intérêts en étudiant celte question.Mai* notre exportation naissante aur la France, qui n\u2019est pat encore, à vrai dire, d\u2019une importance énorme, mais qui, pour peu qu\u2019elle continue à progresser du même train, promet Je prendre bientôt de grandes propor jfc », court de grands risques d'être comp.è-tement ruinée, si nous ouvrons notre territoire et noa porta au bétail américain.Les éleveur* français crient dé-jà très fort contre le privilège dont nous jouissons chez eux ; s'ils peuvent démontrer que notre bétail n'offre pas plus de garanties de santé que ie bétail américain, le gouvernement de M.Méline, protectionniste et dévoué* aux intérêts de l\u2019agriculture, n\u2019hésitera pas longtemps avant de nous fermer à nous aussi les ports français.A coté, donc, des avantages problématiques que peut nous donner l\u2019exportation en carcasses du bétail américain abattu sur notre territoire, on voit i*e dresser deux dangers évidents, indéniables : celui de laisser pénétrer chez nous la contagion qui existe A l\u2019état permanent dans les Etats de J\u2019ouest américain ; et celui de détruire, après des débuta si pleins de promises, notre commerce d'exportation de bétail en France.Nous croyons que des hommes d\u2019Etat canadiens ne devraient pas hésiter â faire un choix ; les avantages sont incertains ; les dangers sont certains ; la sagesse consisterait donc à ne rien changer à notre situation actuelle.LA SEMAINE FINANCIERE Montréal, 26 décembre 1890.La question cubaine qui a fait verser tant de flots d\u2019encre chauvine et d\u2019éloquence û la Tartarin, aux Etats-Unis, la semaine dernière, paraît tombée en léthargie.C\u2019est que, contrairement à ce qu'on attendait, la résolution Cameron, reconnaissant la belligérance dea révoltés de Cuba, n\u2019a pas trouvé d'écho dans la partie sobre et sensée de la population, particulièrement dans les cercles du commerce, de l\u2019industrie et d* la finance.C\u2019est aussi que le message du président Cleveland, revendiquant, en réponse au sénateur Cameron, pour le chef du pouvoir exécutif, seul, le droit de reconnaître l\u2019indépendance ou la belligérance des peuples étrangers, a démontré que lea Etats-Unis n\u2019otfri-raient pas A l\u2019Espagne de \u2018casus belli\u201d tant que M.Cleveland siégera A la Maison Blanche.On a bien parlé, au Sénat, de faire renverser le veto du président par un vote conjoint du Congrès; mais, si même l\u2019on a«lmettait la suprématie du congrès en l\u2019espèce, il est aujourd\u2019hui admis qu\u2019il serait impossible d\u2019obtenir le vote des deux tiers du congrès, nécessaire pour passer outre au veto du président.Il est à peu près certain que ia chambre des représentants ne donnera pas son concours A la résolution Cameron et même l\u2019on met en doute qu\u2019elle soit adoptée au sénat.On peut donc considérer la question cubaine comme enterrée, en tant au moins qu\u2019élément immédiat de trouble pour les marchés financiers.Aussi la reprise A la bourse de New-York a-t-elle été prompte à se prononcer.Mais ce qui est considéré comme plus grave, en ce moment, c\u2019est la *ê-rie de faillites de banques dans l\u2019ouest.Après une suite de faillites de petites banques de campagne, sont venues celles de la Banque Nationale, de l'Illinois, la seconde banque importante de ; Chicago, et celle de la Banque Natio- * nale de Minnesota, la plus ancienne des banques de cet Etat.Ces faillites sont attribuées A des erreurs d\u2019administration ; on affirme | qu\u2019elles ne sont pas ie reflet de ta situation générale : et, de fait, elles u ont pas eu les suites désastreuses que l\u2019era craignait, en dehors de leur cercle immédiat.Cependant, elles ont créé un état d\u2019inquiétude et de méfiance de la situation dans l'ouest, qui n gêné considérablement le développement de la reprise de la hausse A New-York.Aujourd\u2019hui, cependant, l\u2019effet de ces faillites commence A se passer et «es dernier* cours cotés, avant 1 ajournement de Noël, accusaient une fermeté marquée.La situation monétaire aux Etats-Unis est bonne.Im réserve d\u2019or du trésor augmente constamment.La balance du commerce est encore largement en faveur des Etats-Unis et si les importations d\u2019or sont arrêtées, c\u2019est que les banquiers de New-York prêtent leur crédit aux places d\u2019Europe qui auraient A payer en or le» traites tirées contre les exportations américaines.en achetant sur place, ces traites et en les gardant en portefeuille jusqu\u2019à maturité.Lorsqu\u2019elles seront arrivées A maturité, elles serviront de contre-poids à la balance adverse du commerce qui se produira, par l\u2019augmentation des paiements «les importa-tations dans les trois premiers mois de l\u2019année ; et elles auront ainsi l\u2019effet d\u2019empêcher l\u2019exportation de l\u2019or pour autant.A Londres, la semaine a été tranquille pour les valeurs américaine», qui ont été, en général, bien tenues ; mais d\u2019autres spéculations ont produit une demande considérable de fonds.La banque d\u2019Angleterre a augmenté son portefeuille de $15,000,000, tandis que sa réserve d\u2019or et de banknotes a diminué de $50.000,000 comparativement A la semaine correspondante de 1895.Aus»i les taux d\u2019escompte, tant sur le marché libre qu\u2019en banque, sont-ils restés très élevés : 3% et 4 p.c.respectivement.Ives prêts A demande qui sont A IVi P- 4 .8,758,847\t1,273,229 Semaine corresp.1893 .8.504.508\t1.031,571 La bourse n été moins active que le* semaines précédente* ; la principale activité portant, cette foi» sur les Chars Urbain* qu\u2019un effort soutenu d\u2019un syndicat de boursiers, aidés par les bonne* recettes «le la compagnie ont réussi A faire monter de 3 points, d\u2019un samedi A l\u2019autre.Toutes le* valeur* cotée*.d\u2019ailleurs, clôturent A des cours plus élevé* que samedi dernier et presque toutes clôturent au plus haut cour* de la semaine ou A une petite fraction prèa.lie Olthié et le Dostal, soutenus par Je marché de New-York, ont gagné le premier 2% et le second 2V4 point*.Ix» gaz a été un peu négligé, mais il reste bien tenu, clôturant en hausse de 1 point.1-e* chars de Toronto, assez «etifs, ont gagné 2 point*.Ia* UUfie- jseu a ôté rtsudu en hauase de 1 poiat sur la cote de la semaine dernière ; ; lea action» de* chars de Halifax, gagnent -D/s point*.1^* action* de baiiwoe ont été ferme* ; Ja banque de Montréal gagne 1 point, ia b.iu«i * de* Marchand» 1 point, la banque «lu Commerce est »tu-tJonuaire, ht banque >lol»on et la banque d\u2019IIoeholaga gagnent j»omt chacune.laCieS.carsley R LIMITAI Voici un tab>NU rôgumé\t\topéra- tlou« d© Ja Hemaiue :\t\t ftmê\tVMM\tDernier» j boa\thaut\te*ur» 1\u2014R.d© Mont-\t\t réal\t\t\u2022 \u2022\t226 28\u2014B.
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