La presse, 12 octobre 1897, mardi 12 octobre 1897
[" derxierr EDITION HUIT PAGES TREIZIEME ANNEE\u2014N° 288 MONTREAL.MARDI 12 C)( TORRE lHi>7 CIRCUl-ATION jmovENNa PARJOUR $5,073 UN CENTIN U PETITE E Elle était traitée en esclave IW-PIfOS SU[ LU NEIGE Une étrangère pour sa propre famille DANS LE GRENIER Lapierre ne jouiesait pas de toutes ses facultés FORTES CHARGES CONTRE LES LAPILRRE Déposition de la jeune victime SÜPPLIOES INOUÏS QU\u2019ELLE A ENDURES Son père voulait la faire mourir (Depéatra K>écl*le> Kherbrooke, 12 \u2014 On dit que d* non-veaux témoins ont été araignée et que le nombre en sera maintenant de vingt-rsque j\u2019ai vu un enfaut malade chez I/apierre, c\u2019était vers la fin de décembre.Le dernier dimanche de décembre, j\u2019ai vu l\u2019enfant.Elle était après manger, j\u2019ai fait remarquer qu\u2019elle avait l\u2019air malade.Le père & répondu à ma question.d\u2019un air de mauvaise humeur, que si l\u2019enfant était malade, elle ne mangerait pas.J\u2019ai été plusieurs fois après chez les prisonniers et je n\u2019ai jamais revue la petite fille.Je n\u2019ai jamais ét/V chez les prisonniers pour voir l\u2019enfafit.Ma femme y & été exprès pour cela.Après Noël, j\u2019ai eu des soupçons, mais j\u2019ai toujours craint d\u2019en parler aux parents.Je erni- POUR LES Assemblée publique à Ottawa LA GENEROSITE DE MONTREAL Lapierre passait pour ne pas être intelli- un oreiller.Mot je me couvrais avec uu gem.J\u2019ai été voir la petite füle plusieurs capot.François avait des co uvertes, fois ches M.Roy.J\u2019ai vu un journal qui Quand j\u2019ai été malade je n'ai pss cou-avait des gravures de l\u2019affaire.La rbam- ché dans le lit.J«- descendais tons les bre de la petite fille était voisine de la jouiw après 'es repos.Maman ne vou pièce où était le bureau de poste.Du lait paa me la«e*er descendre pendant le i bureau de poste pour pénétrer dans la repas.Un mois environ a vaut d\u2019être chambre de la petite fille, U fallait pas- partie de 1s maison, je ne descendais j 1er pax la cuisine et ouvrir deux i*ortea.que pour les repas.Après être descende n'ai paa examiné le pied d« l'enfant, due.ils me donnaient des patates et de Celle-ci était très maigre, â part ctda, la ga ette de sarrasin eècûc ft manger, je n\u2019ai rien remarqué d'extraordinaire Après mon repas, je montais moi même ] chez elle.Elle m\u2019a dit devant mol qu un en haut.D\u2019autres foia.c'était ma mèrequN morceau de bois lui était tombé sur le m'envoyait en haut.Je sortais dehors pied.J\u2019ai faiLma plainte d'après ce que pour met besoins nature;*.Certains l'enfant m\u2019a raconté.J\u2019ai été plus d'une jours je descendais deux fois pour man heure et demie chez Lapierre lorsqu\u2019on ger, d'autres jours je ns dtvi'endai* a arrêté le prisonnier.II ne faiaait pas qu'une foie.C\u2019était toujours maman froid dehors.11 y avait un boa feu qui m\u2019api>elait pour flMUiger.J* attendu la\t______ dans le poêle, mais il faisait très froid toujours qu\u2019elle m'appCAt.I^es autres dans la maison.Je n\u2019ai pas remarqué enfants mangeaient deux et trois fois L© gouvernement fédéral peut-d\u2019enfants malades dans la maison.C\u2019est par jour.Mes petits frères n\u2019ont pas\t.icenrft 7 h* conseil de St Georges qui a payé les i toujours été bout» |x»ur moi.Us m\u2019ont i\twOUSC déboursés nécessaires ft T arrestation des fait dos cruautés en présence de ma mê-\t- prisonniers.Cela a coûté quelque chose re.Es m\u2019ont mis du feu dans la bouene.\tayv+A» comme ané| coupe da dollars.C\u2019eat M.| c\u2019était un charbon ronge.Ca m'a brû- Benoét et moi qui avons placé Satinette lée ; je n\u2019ai pas été capable de les en Ottawa, H\u2014Hier soir,, une assemblée ft la maison pour avoir soin des enfants, empêcher ; j'étaia près a poêle.Ils me Snurette est demeurée en charge de la battaient, mais paa en rèsencs de met maison trois on quatre jours et a été parents.payé un dollar par jour.\tje me suis pas plaint ft ces der- Le témoin suivant est Dotninique Ro n^n (^etn 4^, la maisou qu'rts m\u2019ont bitaille.cultivateur de St Georges, âgé battue, eu bas ; je ne me rappelle pas de Ü3 ans.Il dit : Je connais les accusés où\tmaman.u* m\u2019ont attaché la depuis longtemps, mais pas intimement.| jangue av*c un fils en présence de ma Je ne connais la valeur de la propriété | mère> François tirait sur le fil.(Vin se du prisonnier.C\u2019est moi qui sms allé 1>assajt avant que je fus malade.J\u2019ai chez les Lapierre avec M.le curé.C\u2019est j (Ti* mai8 Ina U1^re Di, a frtit mou garçon qui est venu me demander | arr*teT.Lorsque François m\u2019a mis un d aller chez M.le Curé.En allant chez , (.barbon dans la Ixiuche.ira mère a dit*.Lapierre, nous avons arrêté chez mon 1 \u201cFrançois ne fais donc p.»s cela\u201d, puis garçon.I>e là, nous nous sommes ejje j*a iaiss£ faire.Henri ne m\u2019a rien rendus chez le prisonnier j je^me sou- fait.I*»a coups que j\u2019avais dans la figure provenaient de ce qu\u2019une fois, ou m\u2019avait mis la tète dans un sac et ensuite poussée par terre.Henri m\u2019a mis un pots dans le nez et ma mère m\u2019en Rb personne# ne «ont fait inocrire immédiatement.Ce nombre augmentera certain*!.eut quand ou «aura que M.Roy.très au fait des queauou» de mines d\u2019or, de l'Alaska et du KUmdyke, oû il a séjourné une année, se pnqxtte de faire premier se# élèvoa de son expê-rieoce, eu innutTam immédiatement les a|»plicatiouM duvetés des théorie* de son cours ft la recherche et ft l'exploitation des mines d\u2019or en général et d« celles du Kloudyke en particulier.Autant que noua avoua pu le rocueil-tor, le pro!esseur, après avoir expliqué en détail le pr«>graiume de ses conférences, s fait rewortir l\u2019utilité pour tou* ceux qui se destinent au travail des mines d'acquérir des connaissances théorique* et pratiques iudispeu*ables à tout tumeur.l'assant en revue la nature des couches des terrains de la province de Qué-bec il en tire la conclusion que nous y UN PBOJET Montréal aurait une des plus belles gares du monde CE QÜE RACONTE UNE AUTORITE DE LA CIE DU GRANC-TRGNC trouvons tous les minéraux qui sont, en ITna nz-mTr^ll-» imnnr+r.*%/*«** 1 Aa d'autres pays, l\u2019objet d une exploitation j Une n(MVe!Ie importante pour 168 **>;?*«\u2022\tpropriétaires de l'ouest canadien M.Roy passe ensuite ft un exposé ra viens que M.le curé disait ft Mme Lapierre de descendre,.Il a répété cHa plu- gnaia que Lapierre me mit à la porte si \u201eieUr» fois.Lorsque l\u2019enfant est denceu je lui demandai* des nouvelle» de sou due, elle avait l\u2019air malade et semblait enfant.Le prisonnier e»t uu homme\tavoir eu A u ffrir\tde la\tmisère.Mme\ta*Umlu\tdeux'\u201dMon^'rWWe1 ifétaiT'oàs*nré^ H \u2019 i n r « 11 i cra n «.rrtinair» .T*» «*«* tuirtnU\t__ j:.__* ____ .\tH W\u2018*\tMOQ P*W U était p»»S pre- publique a été tenue, A Ottawa, sous la pid* de la géologie et il fait remarquer I présidence du main» Bingham.11 s\u2019est que les couches ** superposent comme agi d\u2019organiser systématiquement le )os feuillet» d\u2019un grand livre sur le» pa-plun de secours aux incendié» de IVes g,.» duquel est écrite l'histoire de l\u2019écur-cott et de Russell.Selon M.Edwards, ce terrestre.député de Russell, U est encore impos Après avoir fait des expérience* *nr sihle de se rendre parfaitement compte le* couches sédimentaire*.sur leur su 1 de l\u2019étendue de* souffrance».1a des p.-rposition pnr différence de densité, il truction des |Kuit» a interrompu le» mro définit lu densité et démontre que c\u2019est nuinu*alions.Mai» M.Edward* estime ft sur «v principe que l\u2019on bas** pour JMMUXH) le» perte» matérielles dont pas l\u2019extraction de l\u2019or des graviers aurir- , Plus de $75,000 août couvertes par les res.Four donner un exemple pratique, ! assurances.\tU cite la manière de procéder des mi Lord Aberdeen a souscrit $200 pour peurs de l\u2019Alaska et du Klondike en les incendiés.D u» autre cété.l\u2019excur donnant la description des \u201cSluice Fox\u201d .sion de dimanche du Canada Atlanti- et de leur travail.Cette partie surtout ' que, a rapporté $800.I>e comité de se- paraît vivement intéresser l\u2019auditoire.1 cours formé, hier soir, se compooel de L'arrivée de ('Intercolonial mois de novembre lie bureau de direction de la compagnie du Grand Trooc eut actuellement saisi de projets iiniMirtants qui intérea-sent en particulier toute la partie ous«t de notre ville.Au l'ours d\u2019une entrevu*' qu\u2019un reporter de '1m F reuse\u201d s eue ce maatin avec une de» autorité» du Grand Tronc, la conversation est tombée sur h* gran-de» améliorations qu\u2019avait en vue l\u2019im-I kit tante compagnie dont le siège pri n- ,______.\t, ripai d'affaires au C'a ns dm est à la Poitv* *\tpu*».«UA i.mroH df'v.- I t), s*,nt Clmrl.'H.lowHwuts ,!p »>n Ki.jot et donne lea I , do re.aorflionitionii «rt d- tr»n*- défiuitiouH suivantes : porter tout d\u2019abord Isa grande» remise* d\u2019intelligence ordinaire.Je n\u2019aîj jamais Lapierre a dit au curé que le froid la faisait périr.Elle dit qu\u2019elle la tenait en] haut, parce que les enfants la maltraitaient en bas.La prisonnière a dft qu\u2019un morceau de bois était tombé sur le pied de l\u2019enfant Je ne mé rappelle pas autre chose.Je me rappelle cependant que M.le curé a dit que le public était en éveil, que cela regardait mal.Il a dit ft la femme de prendre soin de i\u2019enfant.J\u2019ai été rua de ceux qui a conseillé de faire sortir l\u2019eufant.C\u2019est mon garçon qui a été chercher l\u2019enfant J\u2019ai vu ensuite l\u2019enfant chez M.Roy.Son vu les parents maltraiter la petite fille.Lorsque j\u2019ai ru l\u2019enfant porter les seaux d\u2019eau, j\u2019ai parlé.J\u2019ai trouvé cela extras ordinaire.Je n\u2019ai jamais eu de difficulté avec les Lapierre.Far la défense : Lorsque j\u2019ai vu l\u2019enfant qui était malade, chez Lapierre, je l\u2019ai regardée assez pour savoir que ce n\u2019était pas Célina.Je n\u2019ai aucune raison d\u2019en vouloir aux Lapierre.Nous nous somme» rendus des services réciproques.C\u2019était un homme travaillant et ménagé.Lorsque j\u2019allais chez lui, c\u2019était avec lui que je pied était bien triste à voir, il était à se causais.Il me parlait sensément.Si corrompre.c\u2019eût été un fou.je n\u2019aurais pas été chez En transquestion le témoin dit : \u201cJe hii pour causer.\tn\u2019ai pas rencontré souvent le prison- Aurélie Chaussée, épouse du témoin nier, ce n\u2019est pas nu homme intelligent précédent, Théophile Blanchette, est in- comme il s\u2019en trouve.Je crois qu\u2019il était terrogée.Le témoin confirme en partie capable de nourrir sa famille avec le» oe que eon mari avait dit avant elle, pioduits de sa terre.Je n\u2019ai jamais en-puis continue comme suit :\t.tendu dire que I^apierre était un ivro- \u2014J\u2019ai couvent été me promener chez gne.Je n\u2019ai jamais vu Lapierre malle» prisonniers.I* dernière fois que traiter ses enfants.Tout le monde par-je suis allée chez eux.c\u2019était quinze Uit de cette affaire dazis Saint-George.jours avant le départ de la petite Céii-na.Si je n\u2019ai p«s été, après ma dernière visite, prendre des nouvelle» de l\u2019enfant, malgré me» soupçons, c\u2019e«t que je «avais que les gens de la paroisse s\u2019occupaient de cette affaire.En transquestion, le témoin dit : \u2014Je trouve qu\u2019il est naturel de dire en parlant de» malades qui souffrent : qu\u2019ils seraient heureux s\u2019ils mouraient : mois lorsque j\u2019ai entendu la prisonnière dire cela de la petite Célina, j\u2019ai cm qu\u2019elle avait l\u2019intention de faire mourir l\u2019enfant J\u2019ai été chez les accusés pour voir l'enfant, mais je n\u2019ai pas osé demander ft la mère de la voir.Je n\u2019ai jamais eu de difficultés avec C\u2019est ma femme et moi qui avons mené l\u2019enfant chez M.Roy.C\u2019était le 15 février, je crois, j\u2019avais vu l\u2019enfant dhez ma fille le matin.EGle m\u2019a parue mourante.Elle avait 1» figure comme l\u2019aurait nue personne qui se serait battue.Je n\u2019ai jamais voulu faire arrêter les prisonniers, mai» je ne blftme pas ceux qui l\u2019ont fait.J\u2019ai ru le pied de la petite fille développé chez ma fille.TEMOIGNAGE DE LA PETITE OHLIN A .L\u2019enfant entre en cour en sanglotant.Plusieurs femmes qui assistent au pro eès tirenf leurs mouchoirs et s\u2019essuient les yeux.La petite tille se présente à la prisonplf're.J'ai souvent parle de | ia tÆrrP pt déclare se nommer Célina cette affaire avec les voisines et avec l^pjorre et être &#rë de 13 ans.la\" ju*.' mon mari.Je connais la jeune Célina\t,\tiuj demande si eik*\tconnaît\tla valeur depuis 1 année dernière.Elle avait\tj\tf]\u2019lm serment.\u201cOui\u201d,\tdk-elle.\t\"Et « tn 1 air intelligente ; sa santé paraissait faisais un faux serment, continue le ju-i?inm déheate.Je n ai vu la pe- \u201cqu\u2019est-ce que cela ferait ?\u201d Je corn-tl.*nfant.puiH, en\tréponse\tà l'avocat mère fois que je suis allée chez Lape n-\tj\tde la couronne, elle\tdit : Il\tv a lon*- re e était dans 1 espoir d avoir des non- , tempg j.ai fait ma première commu-relies de I enfant.Je commençai» à être inquiète.I^a jeune fille ne parlait jnnmi» et moi-même je ne lui ai jamais parlé.Puis la cour s\u2019ajourne ft deux heures de l\u2019après-midi.SEANCE DE L'APRES-MIDI David Bergeron, ftgé de 44 an», demeurant à Saint-Georges de Windsor, dit : \u2014Je suis menuieier, et je demeure au village ; je connais les prisooniers depuis longtempe.L\u2019avocat de la défense demande ft la (xmr la permission d\u2019assigner de nouveaux témoin».Le juge dit que cette permission sera accordée ft la condition que le savant avocat spécifie ce qu'il veut prouver par ces témoignages.Ive témoin continue : \u2014 Je connais le* prisonniers depuis environ dix ans, peut-être plus longtemps.Je n\u2019ai pas eu connaissance du dernier mariage du prisonnier.C'est moi qui ai fait la plainte contre le prisonnier.Après avoir vm l'enfant chez M.Roy, je regrettai cette curiosité, parce que le spectacle était trop triste.Ives citoyen» de Danville ont télégraphié plusieurs fois pour nous engager il faire arrêter les prisonniers.Chez M.Roy, je n\u2019ai vu que la figure de la petite fille.Elle n\u2019avait que le» yeux qui ressemblaient à ceux d\u2019un être humain.Sa figure semblait amaigrie.C\u2019est pour cela que j\u2019ai fait la plainte.Mais avant, j\u2019en avais causé avec d\u2019autre» personnes.J\u2019ai travaillé ft foire arrêter les prisonniers, mais d\u2019autres personne» ont travaillé dans le même sens.Je ne me rappelle pas avoir causé de cela avec M.Benoit M.Ludger Roy, M.Pierre Roy et d\u2019autres personnes dont je ne me rappelle pas le» noms.La paroisse en général était en faveur de faire arrêter les prisonnier».Tout le inonde et moi-même, nous pension» que la petite fille ne pouvait être dan» l\u2019état oû elle se trouvait, sans avoir été j uu-pied» parce que maman ne voulait maltraitée.J\u2019ai été l\u2019un de ceux qui pu» me lak^er chausser.Après ]*»* a été ft la maiaon pour arrêter le» pri- froid» venus je eui* sortie quelquefois senniers, mais je ne me suis pas rendu 1 dehors.J\u2019avais une robe d\u2019indienne et au bois.Fendant que l\u2019huissier est al- un jupon, mais pa» de caleçon.J\u2019ai été lé au bois, je suis demeuré ft la mai- ; deux foi» ft la messe durant le temps son.La prisonnière m\u2019a demandé corn- que je «ni» demeurée chez mon père, Cément était le pied de l\u2019enfant.Je lui tait dan» l\u2019été.J\u2019a vais le linge que ma dis que la petite allait peut-être perdre grnnd\u2019mère m\u2019avait donné.Ce linge, M.nion, je ne puis dire exactement combien ça fait de temps.J\u2019ai communié à Art h a bas ka, lorsque j\u2019allais au couvent.Je ne me rappelle pas quand je suis partie d\u2019Arthabeska ; c\u2019est après que ma mère fut morte.C\u2019eet chez M.Monette que je demeurais quand mon père est venu me chercher pour me ra mener chez lui.J\u2019ai demeuré chez ma grand\u2019mère.J\u2019étais bieu traitée chez elle.Je savais que mon père était re-nw.rié quand il est venu me chercher.I/orsque j\u2019ai été au couvent d\u2019Artha-ba»ka.j\u2019avai» alors dix ans.C\u2019ewt pendant que j\u2019étais au couvent que j\u2019ai fait ma première communion.C\u2019eet en été que mon père est venu me chercher.Je ne connaissais pas ni mes petit» frère» ni mes petites soeurs.En arrivant chez nous, mes petites soeurs et me» petits frères semblaient contenta de me voir.Ma belle-mère m\u2019a paru également contente.J\u2019avais un petit frère propre qui demeurait chez M.Marcotte, à Saint-George de Windsor.Je suis parti de chez moi au mois de février.C'est M.Roméo Robitaille qui est venu me chercher.Je n\u2019étais pas en bonne santé lorsque M.Robitaille est venu me chercher, j\u2019étais malade.J\u2019avais moi au pied ainsi qu\u2019à la tête.J\u2019avais de» blessures dans la figure, sur les yeux ; je ne me rappelle pas si j\u2019en avais ailleurs.Chez M.Roy, j\u2019«i été soignée.C\u2019e»t Mme Roy qui me soignait.I^e médecin est venu me voir plusieurs fois.Après être partie de chez M.Boy, je aui» allée ft l\u2019hèpi-tal ml j'ai toujours demeuré depuis et »cnt.Pour me mettre or»que Henri m\u2019a mis un pois dans le nez, ma mère l\u2019a dit ft impa.Celui-ci a répondu : \u201cMots-lui en deux, toi\u201d.J\u2019ai retiré moé-raê\u2019.rle deux de ces poia et le docteur a retiré l\u2019autre.Ce* I*>is me faisaieut mal et m\u2019empêchaient de me moucher et de respirer.C'est dans le grenier que je me si i» gelé le pied.Cela m\u2019est arrivé ft peu prè» un mois avant que je parte de chez moi.I*» poêle chauffait pendant la luit.Je ne me couchais pas près du tuyau.Maman ne voulait pas que je rue cou chasse près du tuyau.C'est dans la nuit que je me suis gelé le pied.Je m\u2019en suis aperçu le matin.J\u2019avais le pied engourdi et ü me faisait mal.Je couchais nu-pieds.J\u2019avai» des ba».J\u2019ai dit A ma mère que j\u2019avais le pied gelé, mai* elle a répondu que ce n\u2019était qu\u2019entre gelé.Je suis sorti dehors oe matin-lft, pour me» besoins.Maman m\u2019a mis le pied dans l\u2019eau froide.J\u2019ai demeurai le reste de la journée couchée contre le po* U* en bas.Mon pied n\u2019a pas guéri.Ils m\u2019ont appliqué sur le pied de la graisse et de l'onguent de peuplier.C\u2019eat maman qui a fait cela.Mon pied a toujours empiré.Ma mère n\u2019a pas parlé (F ni pied A M.le curé eu ma prèwe»i c* 1V a dit sou lement que je m'étais écrasée avec un morceau de bois.Fendant l\u2019hiver, ma mère a commencé ft me battre avec un grand fouet.Elle ne m\u2019a pas battue avec autre chose.Elle ne m\u2019u pas battue ailleurs que mir le» épaules.Une fois, elle m\u2019a battue avec un morceau de toile.Je ne me souviens pa» qu\u2019elle m\u2019a il battue avec autre chose.Elle m\u2019a donné des coups de pieds et m\u2019a jetée IKir terres.Je ne me rappelle pas pourquoi elle me battait.J\u2019obéissui» ft ma belle-mère lorsqu'elle me commandait Il neigeait dans le grenier ft travers les planches.Il n\u2019y avait qu\u2019un petit chassis dans le grenier.Je ne me souviens pas de sa grandeur.Il y avait des fentes dans le plancher.Une fois, impa a dit ft maman : \u2014Tu va» lui mettre de» pois dan» le nez, ça lui liouchera le cerveau et elle mourra.C\u2019est avant ma maladie qu\u2019il a dit cela.C\u2019est au com men cernent de l\u2019hiver qu\u2019ils ont commencé ft me maltraiter.Papa avait perdu un veau et il a dit I.VxploitHtKm dre minre a pour but | A fronunP ou Io ^ d\u2019extraire et de livrer au commerce et une considérable partie de terrain aux * l\u2019in?.\"\"'rif 'r diffëmits minéraux qui | ajmrdB la KIir, Bonavonture, tur 1« MM.BeJcourt et ProuJx, député» ; du Dr Bryce, du shérif Swoctland, des révérends MM.Moore et.Herridge et du greffier Henderson.Un appel sera adressé ft toutes les municipalités et la sm^ veil lance de la distribution de» secours font l\u2019objet de l\u2019exploitation, dans le» sera confiée ft une personne expêrlmen- j condition» qu\u2019ils exigent ; de produire dans ce but.\tces matières au plus bas prix possible \u2022 La généreuse souscription de la ville en considérant toujours h* bon aménage-* î ^ vivemei,t «PPrêciée.Ce ment des mines et en ne compromettant crédit de $5,000\u2019que son conseil vient de\tl\u201e sécurité des ouvriers.voter, soulagera bien de» infortuné» On Quelque» d.1 nitkm» sur des ferme» et V nie Saint-îa^uea f a,teKndajt b*V \" qne !MontrfaJ m ' scientifique» em; ' >yés terminent la cou-\taVh\" êeteîTnr les choses grandement, mais sa génêro- férem\tarrn.teete» ont »ité a dépassé les espérance».terrain de la romimgnie.ft la Pointe Saint-Charles.On remplacerait ce» remiae» par une grande gare qui couvrirait tout le terrain borné ixi r le carré Chaboille*.la rue Notre-Dame, la rue de la Montagne I^e \u2018\u2018Free Press\u201d a donné cour» ft une rumeur que non» aimons ft croire sans fondement.Un ministre fédérai aurait déclaré que ie gouvernement ne lient souscrire pour les incendié» parce qu\u2019aucun précédent ne l\u2019autorise.C\u2019est une erreur.Deux fois, le goiivecAJemeut est venu an secours de» incendiés de Hull.Il y a 17 ans.il a voté $20.000.une autre fois, il y a peu d\u2019années,$7.000 L\u2019impression général est que le gouvernement d\u2019Ontario s** montrera très généreux.Une lettre de M.Hardy ft M.Evnnturel.député de Prescott, le prouve.En outre, la belle démarche de Mgr Thihamel.qui a ordonné une» collecte dans toutes les églises de son diocèse, dimanche prochain, portera ses fruit».Déjà, plusieurs ministres protestants sont décidé» ft faire de semblables collectes dan» leurs églises.ET One grosse faillite Passifs d'au delà de $200,000 L explosion d\u2019un poêle à pétrole (Dépêche spéciale) Sherbrooke, 12 \u2014 Un incendie assez considérable s\u2019est déclaré, vers sept heures, hier soir, dans la maison de M.l\u2019éehcvin S.Fortier, ft Sherbrooke-Est.Ost par suite de l\u2019explosion d\u2019un poêle ft pétrole que le feu s\u2019est déchiré.La prompte arrivée des ik>iu-piers a em|»êché une destruction complète de l'édifice.M.Fortier tient une épicerie et un magasin de nouveautés dans cette bâtisse.I^es dommages de M.Portier sont estimés ft environ $4, 500, causés en plus grande partie par l\u2019eau et la fumée.M.Honoré Fortier, qui demeurait au-dessous du logement de son frère, M.S.Fortier, a vu son ménage en partie détruit par le feu.i Ses pertes sont estimés ft $800.Les | dommages des deux victimes de cet qu'il aurait bien mieux aimer perdre sa T U'o.E.T ^u\"n\"\"v\u2018ll,,\u2018' h^thèque fille que veau.(Tétait en baa que\tI\thypothèque de rela «'est dit et mod j\u2019étais en ha.rt.- S™™.\u2019\t: .> ; mie lorsque l\u2019enfant e«t arrivée chez Blouin.I>esforge» et Cie.$1,825 ; moi ; elle était froide comme de la gla- 1 ^ Racine et fh'e, $1.800 : ban-ce.Je lui ai lavé le pied.Elle parlait ' Tne Jacquee-Cartier, créance indirecte bien.Elle avait la jam lie enflée.C\u2019est *4.D60; banque de» Marchands d\u2019Ha- i ?» - _ « : _ .i ;_J _\t.if dan» de l\u2019eau tiède et de l\u2019eau camphrée que je lui ai lavé le pied.I* chair autour de» orteils était partie.Tji première foi» elle m\u2019a dit.qu\u2019elle a\u2019était écrasé le pied en échappant un morceau de bois.ï>* lendemain, elle me dit : \u201cJe ne suie p«» capable de le dire, maman me l\u2019a défendu.\u201d J\u2019avai» vu l\u2019enfant une foi* dan» fêté.mai* je ne lui ai pa» parlé.Chez M.Roy.elle parlait peu, elle, paraissait | Jifnx.créance indirecte de $10.000 ; H.Migneron, hypothèque de $1.500 ; T.Migneron.hypothèque de $12.000 ; Cie dn chemin de fer du Parc et de file, $1.025.IyO paasif particulier de M.Oousinean est de $80.000 environ : celui de M.Gohier.d\u2019environ $75.000.I/e demandeur, dan» la faillite de Coït»ineau et Gohier, est M.J.U.Emard, avocat.Scott & Bowne, Chimistes, Toronto, Ont 614 le pied.Elle a répondu que c était par ce qu\u2019elle avait été mal soignée, que l\u2019on avait employé de» remèdes trop fort».L\u2019accusée a dit qu\u2019elle ne »e laisserait pas arrêter sans voir les papiers.Je ne me rappelle pas que personne ait questionné le prisonnier en ma présence.Roy a été le chercher apré» que j\u2019ai été *\u2018n meilleure santé, rendue chez lui.Mon père avait un che- I *Iê suis la fille de J val et une voiture.C\u2019eet mon père qui ne voulait pas que j\u2019aille plu» souvent ft la messe.J\u2019ai toujours couché dans le grenier chez mon père.C\u2019est François qui couchait avec moi dans ce grenier ainsi que ma petite soeur Angélina.B.Provencher.\\ J\u2019ai été veiller chez Lapierre.une foia.! 11 y a trois an».Le prisonnier a une | grosse famille.Je ne connai» p«» le nombre de» enfant».Je sais que la mère avait un jeune enfant.\tLe premier couis de mines hier Puis la cour s\u2019ajourne ft aujourd'hui L\u2019accusé a dit seulement qu\u2019il faudrait Je couchai» avec Angélina dans le lit & di* heure».prouver les accusation»^ Il a comparu devant le magistrat la.même journée.En transquestion : Le témoin reconnaît sa.signature au bas de la! plainte qu\u2019fl a faite devant le juge de paix.M.Thomas Roy.contre les prisonniers.C\u2019est, l\u2019avocat Joubert.de Danville, qui a écrit cette plainte.C\u2019est moi qui ai donné les renseignements roi» pas bien ciair.Je ne me suis pas | voulus ft l\u2019avocat pour rédiger cette aperçu du mal qu\u2019elle avait dans la figure.J\u2019ai vu »on pied, c\u2019était pitoyable A voir.Un orteille tombait.J\u2019ai été souvent chez les accusés, entre le dernier dimanche de décembre et la fois oû j\u2019ai vu l'enfant chez M.Roy.Je n\u2019ai jamais vu la petite Célina et ses parents ne m\u2019en ont jamais parlé.J'ai va hfttir U maison.Elis a été constxai- plainte.C'est de la petite fille elle-même que* je tenais ce* renseignements.Je ne me rappelle pas si c\u2019est la petite fille qui m\u2019a dit que ça> faisait trois moi» qu'elle était mnltrnitée.Jej ne suis pu* AU MONUMENT NATIONAL et François couchait par terre.Angélina n\u2019a pas couché tout le temp» dan» le grenier, mai» François a continué à y coucher tout le temps.François couchait encore !ft.cet hiver.Il couchait dan* le lit et moi par terre.Longtemps Ce »oîr.eouns pratique d\u2019EJectrlcité avant que je parte.Angélina ne cou- Industrielle par M.Hcrdt, ingénieur, chait plu» en haut.J\u2019ai couché pendant | professeur de funhremité McGill Tous un certain temps sur une paillasse, puis on me l'a ûtée.U n\u2019y avait rien sur le plancher.Un juré demande an témoin pour- soir Quelques mots sur le Klondyke quoi la petite Angélina ne couchait plua au grenier.\u201cJe ne le sais pa»\u2019\u2019.répondit le tê- at.mais j\u2019ai jugé que pnr l\u2019apparen- moin, pni» elle continue: Qve.quefoi», ce *le la petite fille qu'elle devait avoir été maltraitée pendant trois mois.Je csenais très peu Lapiarre.J\u2019ig*srs td l/e premier cours de mine» pour 1» saison 1SI»7-lt8 n eu lieu, hier soir, au Monument National.M.A.V.Roy, ingénieur civil, profe»-\u2022eur titulaire, a été présenté II faudi-X.Perrault, président le» employés des compagnie» électrique» soit dan» le» atelier», «oit comme mécaniciens, ne doivent pas manquer cette tolre par M.J.occasion uniqne d\u2019acquérir le» connais- des cour».sanec*» dont 11» ont un »i pressant be i Gomme toujours, en quelque» paro-soin.en snivant avec anaidnitê ce cour les empreintes d\u2019un grand naturel, et j lien de trois pour cent que les banque* pour VOUS 3U bureau de LA PRESSE pratique qui leur c*t dr*tiné.Le publie plmnes do sens pratique.M.Perrault d\u2019épargnes paient Beaux lots ft bAtir de (,r*titi+ r»t cordialement tn.ité pour 8 heures , a fait ressortir les avantages A recueil- j $1on dur : on se sert main- | m\\s\u2014l\u2019ouvrier AUC VOUS cherchez, tenant du charbon mou, qui coûte moi- I\t, tié moin» cher.\tMonsieur le Patron\u2014tous liront vo- tre annonce dans La Presse.Vous serez agréablement surpris du nom- I.a propriété fondre re.la bavo de bre et de la eut faire mieux que ce re-cord.Ce tour de force de t\u2019ordang est considéré comme le plus remarquable, par suite du fait que vers la fin, il ne pouvait trouver d** pai'cmakcrs assez rapides pour l'entraîner.Depuis 1R2 Jusqu'il cette année, le record du monde pour 24 heures n'a Jamais été »«lacé plu» haut que MO mille», comme l'indique le tableau suivant : LA CHABSE A «T ISIDORE Tou* le» disciple» du grand St Hubert tournent «m œ moment les regard» d'un oeil d\u2019envie ver* St Isidore.Deux cha»»eur* de cet endroit.MM Aimé Lan«*At et N.Trudeau, ont en effet fait deux superbe» capturea U* étalent «ortl» \u2022\u2022rwwrmhle mardi dernier, comme 11» en avaient l'habitude dapui» quelque temps | et, le fUHfl »ur l\u2019épaule, il» vagabondaient à travers le» champ», lorsqu'1!» aperçurent un .hewreuM qui venait dan» leur direction.U* I s'embusquèrent aussitôt et lorsque ranimai.I qui ne les avait pes VU.fut h portée.M Tru-! deau l'atuittlt de deux balles.Pma longtemp* après.M Aimé Lauotôt.découvrit un animal 1 étrange qu'il ne put rtH-onnaltre tout d'abord.11 lui donna la chasec et réussit enfin A l'atteindre était un \u2022uperbe poro épie.No* deux héros, tout fier» de leur oagHure.revinrent au vllage oû 1!» reçurent la* félicitation» i de leurs amis.on se demande maintenant d'où peuvent venir ccs anlniau:.Il y a une couple de Jours, le docteur N I*rovo»t sortit d> chez lui.laissant ouverte la fenêtre de son bureau.Quelque tempe après, le» |»**r»onnes qui étalent dans la maison »*n-.tendant du bruit dan» le bureau du docteur, allèrent voir ce dont il sfagissait.Elles dé-\u2022 ouvrirent une perdrix qui voltigeait sur le* meubles et sur le» bouteilles du docteur Pro-i voet.On réussît A la capturer après un peu de peine et l\u2019on fie park* plu* maintenant d.» St Isidore que comme le paradis de» cha»-! scurs.MILIMS Le concours de tir aura lieu samedi prochain Il a dfrndé définitivement que le conrour» dp défilé **t de tir qui avait été reroia.aura lieu samedi prochain, le Iti ciMuraut, au terrain de* ciblé*.A la CAte Ht Luc.On **e souviendra que le lieute-natit colonel Gordon, avait décidé que c: cr
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