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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
samedi 30 octobre 1897
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1897-10-30, Collections de BAnQ.

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[" IE PLUS FORT TIRAGE QUOTIDIEN AU CANADA TREIZIEME ANNEE\u2014N° 304 ~ .- ¦ MONTREAL, SAMEDI 30 OCTOBRE 1807 vwm * (fiV: ¦ ¦¦¦.¦ ¦ * I^es membres du Tug of War de la Garde Lafayette, de Manchester, N.H.Photographie Lindsay l« «»f IllItK'O pii 1*4*0 cl\u2019iino 111*1 l«i «*«*M»r* o t cl i-ojEÇi 1 ohm on rto-M«»rcli*o.4vtaoi\u2019io par ln ^falao» pnrolllo clc» flood.\u201c J\u2019étalB exces«lT»m«*nt minée paro** q«e J\u2019étais malale députe pln*fenre mois.T\u2019aralc prie un crand nombre d* remMes.mal* ils n«* m** firent bien.Je tcuas i< beaucoup, ce qui me fa-tiuualt et ro'affalMIraait h- ancoup.On in» «Jl* que j'uv .b les pounjous attaqué* < t que l'étaia atteint*) «l\u2019une ina\u2019âdi'' «le coeur *rt que in»*a roquons fonc-t1onnftl**nt nml Kn un m.t 11 semblait que tous I* s organes «-tali\u2019ut en ' rentable grenat.Notre Shauipoo % l.a.»l 1*1*1.Y * O., Snowdon chambers, Toronto.Ont.«1 LA MARQUE POPULAIRE BEAUTE I.\u2019ICLAIB fait disparaître la» poils follets d» la fleure lAS dames.Prtx $1.50 1a SoutaHf « baveux rendus à lest couleur aarurelle.Pour teindra la t>arba et dAtrulre lee cors, ehes Mae P X.CAM- PEAU, »05 Saugulust, Montréal.\t257-t-B m t - » MtJtSTY * TO Ht» M* ^EWAK\u2019S r ^ pstWth XaB H&XXSXXaXalDTTR 33X1 H15K1 LA PRESSE.SAMEDI 30 OCTOBRE 1897 A TRAVEES LE DICTION N AIRE ET LA GRAMMAIRE Uorr4g«on»-nou« I PrWr» 4'ft4r«a»«r tout* obuervation erttâqj* m\td «Xp lcalluKM A M L«ju * r'ré- «o» ru# SftcrbriMjfce.Mootrtmi.4U1 ré-PutMlrA.\tMO^.Ov (AT .a vol« ü« \u2018 L* Pre*»«.'\u2018 à tout** gueiti oas r*la»lv«« a*S 4tf* f*cuUêa grainmaticalM ou lex.cuara(»h:guéé ém la langue fr*aca:M.\u2014 AElsACTIoN.Rt'pona^ à B.O.: Voua me demandes si le mot \u201clea\u201d doit »\u2022 prononcer \u201c èa\u201d om \u201ciait\u201d.A moins qu\u2019oo ne fae*»* o^ntir le S de \u2022\u2018lès\", je ne roia aucune différence entre ces trois sons.Réponse i Un Anglais : Prononcer \u201cfranga s\u201d comme »*11 y \u2022rait \u201cîraneé\" eat d\u2019une affectation qui \u2022ent ie faubourg de Paria.A la Comédie française et dana la bonne société de France, on ne tombe pas dana ces exagérations : on y prononce la ajUabe \u201cais\" et ses équivalente un peu plue fermée que chez noua, au Canada ; mais on lui donne un son certainement plus ouvert que celui de l\u2019accent aigu sur l\u2019E.C\u2019est, du reatc, la aeu\u2019e nuance phonétique qui fasse distinguer le futur \u201cj\u2019aurai\u201d, du conditionnel \u201cj\u2019aurala\u201d.du mot \u201cmolgnet\u201d qui aat ie nuai rul-galr* de la mésange à .oagur queue.i i*u \u201cBouriiugner\u201d est un terme de marine qui eiguiâe fatiguer, l\u2019n uàt.meut bourangue quand ii lutte diXtici.ement font H\t.\t».-f mtr.!'«\u2022 matelot», dana leur langage familier.4iei ut qu\u2019lia t.ir .gnent.pour sl-gnitier qu\u2019lia ont beaucoup de travail, ou que ce travail »»t rude et fatigant.10e \u201cVaitreux\u201d (vaurien, vagabond i n\u2019*«»t pas français.A raj«i«rocher de \u201cvaltreu*>e\u201d, qui signifie ma.ie en argot, et de \u201cvaltreusier\u201d, qui, dan» .e niême I langage, désigne un vo.eur qui s\u2019empare des malles des voyageurs à la sortie des bureaux de diligences ou des gares de chemins de fer.llo \u201ciùuarmolé\" tétre épuké, rompu IMir un travail ardu) est introuvable.Est-ce que cela ne viendrait pas de \u201cêtre en manne ade\u201d ?12o \u2022\u2022Menoc\u201d, \u2018\u2022plaque-bière\u201d, \u201clln-, guette\u201d, *'bargon\u201d ou \u201cbargou\u201d, cae Dictionnaire dea Sciences, de BouiUet, est très recommandable.Réifmse A Z.A.T.: lo \u201cChasser A courre\u201d, c\u2019eat chaaeer en poursuivant le gibier A la course et A cheval.2o \u201cOrimeur\u201d s'impose comme dérivé de \u201cgrime\u201d et de \"grimer\u201d, mais U n\u2019eut pas encore entré dans la lexico-g ra phie.3o Les \u201cconfetti\u201d (et non \u201cconfetti»\u201d) sont de petits paquets de fanne, de sucreries.que les Italien», A l\u2019époque du carnaval, jettent sur le« pan«iiit».4o Voici la différeuca entre \"privé\u201d et \u201cparticulier\u201d : \u201cParticulier\u201d ae dit en parlant de» personnes, comme opposé A public relativement au nombre.Un particulier est un Individu qui fait partie du public, mai» qui en est distinct, qui est considéré \u201cA part\u201d : ie** lois doivent être faites pour tous et ne doivent pas viser les personne» particulière».De même, en parlant de» chose», \u201cparticulier\u201d se dira de ce qui se rapporte A un ou plusieurs individus, et non A tout le corps social : le parlement n\u2019a pas à s\u2019occuper des intérêts particuliers.\u201cPrivé\u201d est opposé A public, relativement A la condition.Un homme \u201cprivé\u201d est un homme qui ne prend pas part aux affaires publiques, ou gouvernement.qui n\u2019est ni fonctionnaire ni magistrat.En parlant de» choses, \u201cprivé\u201d se dit des qualités ou des affaires relatives A ces personnes, ou aux iK*rsonnes publiques dans les circonstances où elle» ne s\u2019occupent pas du gouvernement : si nous avons A contrftler la vie publique de ceux qui non» gouvernent et nous administrent, nous u\u2019avons pas le droK de nous occuper de leur conduite \u201cprivée.\u201d 5e L\u2019hypnotisme est un sommeil factice, ameué A l\u2019aide de certains procédés mystérieux.Le magnétisme se dit des propriétés ou vertus de l\u2019aimant et d\u2019un fluide qu\u2019on prétend agir sur l\u2019organisation.Go \u201cSongerie\u201d est le résultat de l\u2019action de songer.Se dit familièrement pour rêverie.\u201cJonglerie\u201d est un tour d'adres»», de passe-passe.7o I n \u201ccabochon\u201d e*t une pierre fine , non taillée.80 \u201cBourgmeetre\u201d »e prononce comme \u2022\u2019il y avait \u201cbourgueiucawtre.\u201d Uo Le mol anglais \u201cticket\u201d eet entré dan» la langue française, mais il u\u2019est (¦a» encore accepté par l\u2019Académie.lOo Dans \u201ccomment êtes-vous \u201d, le T final de \u201ccoitimeut\" ne soune pas ; tuai» on doit le faire aentir cens \u201ccomment ailes* voua\u201d.llo Le mot anglais \u201cstriper\u2019, qui indique le peintre de voitures qui peint jwirticul.èrvinent les cordons ou filets, n\u2019a point de traduction spéciale que je connaisse.Ce genre de travail entre dans la formule générique de décoration.12o Quant A savoir le nombre de mots qu'il y a dans la langue française, je u\u2019ai pqs le temps de les compter.Autant essayer, d\u2019ailleurs, de compter les grains de pou»«ière emporté» pur le vent.13o \u201cSic\u201d est nn mot latin, qui signifie \u201cainsi\u201d.Quand les JoumsUstee l'introduisent entre crocheta après un mot ou une phrase citée, c\u2019est pour insister aur l\u2019identité de la formule, du texte, ou de l\u2019orthographe.14o Je ne connais pas d'autre nom qne \u201ccasse-tête japonnais\u201d pour dés guet ces massues en forme de l>outeille Joui on se sert pour les exercices gymnastiques.15o Une \u201cfaisanderie\u201d (et mm \u201dfai-senderie\u201d) est un Heu où l\u2019on élève des faisans.16o Cela m\u2019est égal que vos lettres soient cachetées ou non ; seulement, quand vous ne mette» qu\u2019un timbre d\u2019un sou sur l\u2019enveloppe, on en réclame le plein port A celui qui reçoit votre lettre.ses Réponse A Un Etranger curieux : 10\tLe contraire d\u2019obligation ne saurait être négligence.2o Le \u201ccrampon\u201d est une pièce de fer reconrbée pour attacher quelque chose.3o loi traduction de \u201cpudding\u201d est \u201cpouding\u201d.4o \u201cEgypte\u201d se prononce absolument comme il est écrit.5o \"Registered letter*\u2019, ne doit pas se traduire par lettre enregistrée, mais par lettre \"recommandée.\u201d 60 Y'oici la différence A oboerver entre \u201cchanger\u201d et \u201céchanger\u201d.\u201cEchanger\u201d a une signification déterminée par la loi civile L\u2019échange est une convention par laquelle les parties se donnent respectivement une chose pour une autre.On échange d\u2019ailleurs un meuble ou un Immeuble, des choses d\u2019une valeur considérable ou d\u2019une valeur minime.Les termes de la loi sont généraux.On étend ce mot, dans le droit International.A des choses qni ne sont pas appréciable en argent Ainsi on échange des prisonniers, les plénipotentiaires échangent leurs pouvoirs.11\ty a toujours dans l\u2019échange, soit au sens du droit civil, soit au sons du droit international : lo une convention entre deux parties : 2o une chose donnée pour une autre par l\u2019effet de cette convention.\u201cChanger\u201d a un sens moins précis qu'échanger.11 ne s\u2019emploie ni dans le droit civil ni dans le droit international, mnws seulement dans le langage usuel, et alors \u201cchanger\u201d et \u201céchanger\u201d présentent les différences suivantes : lo On n'échange une chose pour une autre que par l'effet d\u2019une convention, tandis qu\u2019on peut changer une chose pour une autre par erreur ou par fraude.Par exemple, une personne change son chapeau pour le mien soit par erreur, soit A dessein, et, dana l\u2019un ou l\u2019autre cas.A mon insu : 2o Echanger\u2019\u2019 appelle l\u2019attention sur la réciprocité de l\u2019action par laquelle une chose e«t donnée ponr une autre ; \u201cchanger\" n\u2019appelle pas l\u2019attention sur cette réciprocité : par exemple.quand je change me» tableaux ion-V tre de» meuble», il y a deux parti** qui prennent part A l\u2019action, moi.qui donne me* tableaux pour avoir de» meuble», et une «utre per»ouue qui donne de» meu- 1 ble» pour avoir de» tableaux.Mat» en disant je change, j\u2019appelle l'attention »ur l'opération qui me concerne, et non \u2022or la contre opération qui »e fait en même temp*, et qui eu *»t la conséquence ; 3o *t\u2022hanger\u201d ne suppoor même pa» tou-jour».comme \u201céchanger\u201d, une opération .accompagnée d'un* coatr* opératk» entre le» même» part e* contractante» .ci l\u2019on vend un cheval bai A Pierre, et qu\u2019on eu rachète un blanc A Paul, ou aura \u201cchangé\u201d un cheval liai pour un chevai blanc, ma 1a ou n\u2019aura pa» échangé l\u2019un pour l'autre : k*i \u201cchanger\u201d veut dire se défaire d\u2019une chose, maia aana recevoir , uue autre chose de IB peraonue A qui on a cédé la première, et eu retour de celle-ci.Il y a.dana ce ca».deux vente* .successive», il n\u2019y a pa» d'èchauge.7o \u201cComme de raison \u201d »e dit fort bien en France.Cette locution signifie \u201ccomme il e»t juste\u201d, \u201ccomme ü est raisonnable de faire\u201d.Les Canad.ens l\u2019emploient beaucoup plus souvent, ets lui donnent plutôt le aeua de \u201ctout naturellement\u201d.80 La vraie traduction d« \u201cstock\u201d est \u201cstock\u201d.9o \u201cBargain\u201d est un vieux mot frsn- 1 gai» qui signifiait marché, et dont le* I Anglais se sont emparés.On le traduit mainteuant par marché, aeoaaUB.l(k> \"Tweed\u201d eat une espèce d\u2019étoffe appelée \u201ccroisé\u201d en France.A Paria, on comme ne» A dire du \u201ctweed\u201d.S S V Réponse A one deuxième lettre du même correspondant : 10\tUn \u201cchaut\u201d eat tout e* qui se chante.2o Une \u201cchanson\u201d est une poésie légère et humoristique A couplet», aur laquelle ou a adapté un air.11\test vrai qu\u2019au figuré \u201cchanson\u201d est souvent employé comme synonym^ de \u201cchant\u201d.2o Connais pa» le \u201csténograph* lumière\u201d.Si vou» voules parler du \u201ccinématographe Lumière\u201d, c\u2019est la photographie du mouvement, obtenue par une suite de i vues prises aux lifférente* phase» de ce ; mouvement \u2014 de fagon qu'en les faisaut I passer très rapidement et successive- ; ment devant les yeux, ces différentes , vue» forment un ensemble qui donne l\u2019U- | lusion d\u2019une personne ou d'une chose en mouvement.Voua voyez que ce n\u2019est pas du tout le radioscope.3o On peut dire également bleu \u2019Tangle\" et \u201cle coin\u201d d\u2019une rue.Voici la nuance A observer entre ce» deux termes.\u201cAngle\u201d vient du l»t!n \u201cangelu»\u201d, qui a le même sen».\u201cCoin\u201d vient de \u201ccuneua\u201d, coin A fendre du bols.On voit de suite qne \u201cangle\u201d est abstrait et \u201ccoin\u201d concret Un arbrej est placé A l\u2019angle d\u2019une prairie, et U en fait le coin.Outre cela, \u201cangle\u201d est préci», et \u201ccoin\u201d vague.On dit dans l'angle d\u2019une chambre, et d\u2019une manière tout indéterminée, dans un coin.\u201cAngle\u201d; paraît aussi plus relevé et plus noble que \u201ccoin\u201d.Nous disons vulgairement les \u201ccoins\u201d d\u2019un dé A Joner ; mais Thomas parle quelque part de\u201cces dés avec lesquel» Descartes composait k* monde et dont les inégalités et les \u201cangles\u201d ae brisaient en se heurtant.4o On dit une boîte d'allumette».Comme mon article du novembre est complot depuis samedi, et que c\u2019eat le dernier de cette série, les lettres arrivées après le 23 octobre resteront forcément» sans réponse, au moins d\u2019id à la fin de la session des chambre» provinciale*.Qu\u2019est-ce que le Le Castoria est le remède du I)r Samuel Pitcher |H>ur les bébé» et lea enfants.Il ne renferme ni opium, ni morphine, ni aucune autre auhMance narcotique.11 remplace arec auccês les calmants, lea pastilles, les sirops et l'huile de ricin.11 est agréable et garanti par Pusagre qu'en ont fuit depuis trente ans des millions de mère».Le Castoria détruit les verset calme la fièvre.Le Castoria prévient les vomissements de lait caillé ou uiffrit d pruértt la diarrhée et les coliques sèches.I a» Castoria apaise les maux de dents, guérit la constipation et les flatuosités.Le Uastoria facilite l'assimilation de la nourriture, régie l'estomac et les intestins, procure un sommeil naturel et bienfaisant.Le Castoria est la panacée des enthnts, \u2014 l'ami des mamans.Le CASTORIA.'\u2018L»C»»tort» Mt an rsmèd» «xovllest poor 1m «afsoU.Lm ma man a m>n out toujours vanté 1m bon» sifato aur leurs bébé* ** Db.O C Onooon.Lowsll.kiaaa M Le Osetoiis eet 1e meilleur réméré qne je conneieee pour 1m enfanta.J'Mpère que le jour n'eat paa loin oü lea marneux, ne oouaultant que le réel intérêt de leur* enfante, emploie* rent le Caetorla au lien de toutes cee droguM rharlatauexquM qui détruisent leurs chers béVéa, en leur introduisant par la gorge de l'opium, de la morphine, dea sirops calmante et > antres drogues pernlcleneM qui les envolent prématurément A U tombe \u201d Da.J.F.Kiamnos, CuBwaj, Ark Le CASTORIA* \u201d le Csetorts convient si bien sut enfanta que je le recommande comme supérieur à tout autre remède connu de moi.\" H.A Aaom, M.D.111, 80 Oxford flt.Brooklyn, M.T.-Nos médecine du service des sofante ont vanté 1m résultats du Castoria dans leur elles-té'.e du dehors, et.bien qne noua a'sylons parmi nos remède* médicaux qne oe qui eet désigné comme drogues réglementaires, noua confeMone volontiars que Isa mérites do Caetorla lui ont valu notre approbation.** Unitkd HoeriTAL avn DuraraaaT Boston, Mao».Th* Centaur Company, 77, Murrey Street, New York Cltr.1§S\u2014axs\u2014Ton W\u2014w AUX MAK< IIAIMDSL Articles en Celluloide.Nous Invitons les Marchanda à venir voir nos Echantillons de nouveaux ARTICLES de FANTAISIE en CELLULOIDE\u2014Procédé * Français .Bonbonnières\u2014Boites de Fantaisie\u2014Cadres pour Portraits\u2014Ktc* Etc.Royal Novelty Works Co.( A.VIDAL\u2014JOS.BELANGER ) 9 PLACE ROYALE HISTOIRE ANECDOTIQUE ET ILLUSTREE DK LA LF F 1H70-71 (34) LA BATAILLE DE ST PRIVAT Suite On attend que la fumée se dissipe, que la distance se rapproche et que le chassepot puisse lutter contre cette formidable pluie de fer qui.depuis plus de trois heure», s\u2019abat sur Saint-P rivât.Canrobert a donc pour lui la position et l\u2019ingénieuse habileté de ses soldats, qui, au dire de l\u2019ennemi, tirent du terrain et de» moindre» reliefs un parti intelligent.Mai» le commandant du Oe corps ne dispose que d\u2019un corps incomplet de ?ingt-sept mille hommes qui se sentent mal appuyé» par une artillerie insuffi-\u2022ante et réduite au silence.C\u2019est dans ces conditions défavora-blea que Canrobert soutint la lutte qui Timabortalisera.En effet, on est confondu de voir ce qu\u2019il a fallu aux Allemands d'effort* et de temps, ce qu\u2019il leur a fallu accumuler de régiments et de batteries pour enlever cette position de Rnint Privat-la-Montagne, où se trouvait un ennemi si inférieur en nombre.un ennemi dont l\u2019artillerie n\u2019avait pas un seul obus dans sevs caissons et dont les soldats ne cédèrent que lorsqu\u2019ils eurent épuisé toutes leurs cartouches.Mai» revenons A la défense de Saint Privât, au moment où ses défenseurs \u2022\u2019apprêtent A recevoir la première attaque de la garde prussienne.Haies, palissades, jardins, murse de clôture.maÎHons.tout est garni et fourmille de képis et d\u2019épaulettes rouges : le maréchal Canrobert donne l\u2019exemple ; il retient ses hommes impatients : lui-même.va donner le signal.Sur cette longue pente découverte, qui descend de Saint Privat-la-Montagne vers Sainte Marie-aux-Chênes.on voit les Allemands s\u2019avancer : enfin les voici.La fusillade commence à peine A pétiller derrière les murs de clôture, contre les tirailleurs ennemis, qu\u2019on aperçoit une brigade de la garde prussienne, qui se dirige vers le nord-ouest de Saint Privât.Pressés les uns contre les autres .les gardes royaux marchent d\u2019un pas rapide, l\u2019arme dans la main droite, silencieux, précédés de leurs officiers j montés, tous A cheval, brandisisnut leurs éjiées en criant :\t\u201c Yorwoertz ! Vor\u2014 woertz ! \u201d En même temps, une fusillade intense éclate sur la gauche, c\u2019est-A-dire nu sud de oe village.Cela indique que St Privât est attaqué à la fois par le nord et par le sud.Ces troupes, nous le répétons, marchent dans un ordre admirable, comme sur un champ de manoeuvre.et ceci n'est p is une exagération.C\u2019wt dans cet ordre que s'avancent ces régiment» d\u2019élite, tambours battants.On entend le son grêle et monotone de la charge prussienne appuyé par les notes aigues et stridentes des fifres.Nos troupes s'apprêtent A bien accueillir cette parade.Déjà, le premier rang des gardes royaux est arrivé devant le»» murs de ci«V ture et va s\u2019élancer par les brèches creusée*» par k*s obus allemands, quand tout à coup jaillit un éclair immense, suivi d\u2019une charge A Inuit portant de plusieurs milliers de ehas*epot».un ouragan de balles s\u2019abat sur les colonnw ennemies.L\u2019effet produit par ces feux rasants d'une viok*nce extrême est terrible.Cha- \u2022tlnt-Prlraft \u2014 CW *» Am bouaanO» 4» Zl#th«* que coup porte sur ces masse» compactes et sème la destruction dan» les rang».Soldats et officiers, hommes et chevaux, décimés par cette grêle de plomb tombent les uns sur les autres, et s\u2019écrasent en tourbillonnant, sans savoir où fuir.Les chnssepots abattent les royaux par centaines, et plus les régiments approchent, plus ils fondent sous cette /'-ri\"*:on v^lciuîquo.1 Nos brave» petite! soldat», n\u2019ayant plu» leurs liiud.eurs devant eux, peuvent, en conséquence, exécuter sur le glacis, qui s\u2019étend devant eux, un feu des plus intenses et des plus violents.Us sont serrés A raison de moins d\u2019un mètre par homme, derrière les murs qui les abritent, mais qui sont cependant assez baa pour qu\u2019on puisse tirer sur appui.Du reste, sur une grande partie de la longueur des murs, la plupart des compagnies française» sont sur deux rangs, le premie^ rang tirant le genou en terre, et le deuxième debout, par-dessus le premier.En quelques minutes, la moitié de la première ligne d\u2019attaque a été renversée par nos terribles chaesepots.La terre est jonchée de mourants et tremi>ée de sang ; en quelques endroits, le \u2019bourrelet des morts présente jusqu\u2019à six cadavres d\u2019épaisseur et de In compagnie qui forme la tête de la colonne d\u2019attaque un seul soldat parvient A se sauver.Avec une intrépide bravoure, A laquelle nous ne devons pas marchander no» éloges, les débris de ce» bataillons avancent toujours, et leurs pertes, déjà si considérables, augmentent sans cesse, A mesure qu\u2019ils gravissent ce chemin de carnage sillonné par les balle» de nos chassepot».Les généraux, le* officier» mzpérieuro, le* commandant» de comipuguie, les officiera d\u2019ordonnance, tons sont restés A cheval, afin d\u2019être pfius A même de diriger le rsumbfit ; en un instant presque tou» f;ont démontés : un grand nombre, frappé* en même temps que leurs montures, ne «e relèvent plus.l,e* survivants avancent toujour* sou* cette pluie de plomb, marchand dan* le sang de leurs camarade* et passant par-dessu* \u2019e* mort* et le* blessés, avec In ferme résolution de vaincre ou de périr.Vain* efforts î sacrifice* inutiles ! Le carnage continue : ta garde royale, foudroyée, gagne A peine quelque» pieds de terrain.Et cependant la moitié de la distance A peine est parcourue et l\u2019appui de la 48e brigade saxonne, qni vient d\u2019entrer en ligue, ne fait qu\u2019augmenter le* per- (tapendant, ne voulant pu* faire exterminer son corp* d\u2019élite, le prince Auguste de Wurtemberg, qui surveiVe l\u2019action de In hauteur A l\u2019ouewt de Sainte-Mur e-aux-Chênes, ordonne de euspen-dre l'attaque.Le chef n\u2019ose pourtant pa* commander la retraite : elle errait humiliante pour l\u2019orgueil teutonlqne.dangereuse peut-être ; la garde ri*qlierait de perdre se* poaition*.d'être poursuivie.refoulée dans ]» campagne : »e* rangs *e trouvent déjà en désordre.l>e prince Auguste de Wurtemberg 1 double la ligrie de* tiraU\u2019enr*.la fait avancer A \u201cqtM'tn-e cent* pu* du villa- ] ge\u201d, pni* coucher A terre dan* le* vignes.pour offrir moin* de priée.Dan» 1 cette attitiele.cette ligne entretient nn feu vioent contre h * défenseur* de Saint-Privât, pendant que la gnr*le »e renîet eu ordre et roeir\u2019e un peu en arrière «sou* une grêle de bu lle*.In Want je *o\u2019 sablonneux du coteau jonché de longue» traînée» de eadavre*.La garde royale pru*»ienne eet donc arrêtée devant la position de Saint-Prlvat.que «k^fend Canrobert avec si peu de force».Le hêro* de Zattcha et d\u2019Inkermaon, «\u20190 n'a devant lui tyne cm trente-**|>t mille homme*, le* anéantira.A partir de ce moment jusqu*A J'Ina-tant où paraîtra le XIle corp» (eaxon), ce* bataillons de la garde prussienne, bien que soutenu» par tout le IIle corps de von Alvensleben II, ne font plu* un pa* en avant.En vain notre artillerie, A bout de munitions et réduite au silence, a-t-elle battu cm retraite ! En vain les betteriee ennemie* s\u2019a-vancent-eües.comme toujours, aux heures euprêmes où l\u2019infanterie atllo-mande ne peut tenir contre la nôtre ! Canrobert reste inébranSable.R va donc, *an« un canon, «an* une mitrailleuse, soutenir \u2019.\u2019attaque de trois corp* ennom * formant une masee d\u2019au moins cent mille hommes ; et il n\u2019a «ou» se* ordre*, en comptant «e* première* pertes, que vingt-cinq mille homme», épuisé» de fatigue, dont le* cartouchières «ont A peu pré* vide».Pourtant il ne songe pa* uo seuil ! ne-tant A la retraite, bien que depuis le matin il ait reçu l\u2019ordre de ee replier : mai* peut-on céder la victoire A l\u2019ennemi, quand c\u2019est la lutte suprême qui est engagée V Aussi le commandant du fie corp* donne-t-il A tous l'exemple du courage et de la ténacité.Tel un vnilüant capitaine, debout sur le pont de son navire, tient tête A forage .avec *es matelote intrépides, et attend la lame furieuse qui doit enlever tout l\u2019équipage, tel > maréchal Canrobert ne veut céder qu\u2019A une force irrésistible et combattre jusqu\u2019au dernier soupir pour l\u2019honneur et le salut de la France.Pour nous servir d\u2019un* de ses expressions, \u201cil n\u2019rst peut-être pas précisément M.de Turenne\u201d, mai*, du moins, il accomplit A Saint-Privat son devoir de soldat jusqu\u2019à la dernière minute.Canrobert, exposé de parti pris A Ta défaite par Bazaine, se montra, dans cette journée du 17 août 1870.ce qii\u2019u fut toujours, admirable de patriotisme sur le champ de butail\u2019e.A la seule garde roynüe prussienne, il tua plus de huit miûle hommes.Il faillit 1 sauver la patrie par «a résistance a char- 1 née.Il fut héroïque, et peut-être même jamais aussi grand que dans cet.te défense épique de Saint-Privat.\u2014D\u2019ailleurs, pourquoi céder avant d\u2019a- ; voir épuisé tontes les chances de résistance ?N\u2019y a-t-il pas un e*, «ut : la garde ?Dans lu Journée du Ifi, le fie corps l\u2019a nie A \u2019\u2019oeuvre : 21 sait ce que vu lent ; roirave*.grenadlens.chasseurs et voltigeur*, et U attend que la garde arrive.Ma s qu\u2019elle vienne rite.car.an milien des écrou\u2019ements de* mttieon» de Saint-Ib\u2019ivat.le soldat ne trouve plus nn abri, le» munition» manquent, et la nuit i approche.Ver* six heure*, le repliement de la 3e brigade d\u2019infanterie de la garde prussienne devant AinonvPVn» a été assez accentué, assez précipité pour qu\u2019on so t venu dire aux défenseur* de Saint-Prirnt que les ennemis pleut complètement sur notre gauche, qu\u2019ils , sont repoussé1* par le 4e coirp* et la di- | vision I>ova«»or-Sorval et qne ta garde impériale va arriver pour achever Ja | déroute.Alors, comme dan* le* ranc* frnn- ; çais.plusieurs hommes crient déjà qu\u2019ils n\u2019ont pln« de cartouche» et que.\u201cplutôt qne de se faire tuer sur t^nec.sans pouvoir riposter, i! font a\u201der A la baïonnette\u201d.les officiers crient A leurs soldats : \u201cTenez bon.>» garçon» î La garde arrive î \u201d Il peut se faire anaal qn\u2019on ait aperçu la garde impériale en marche vers le champ de bataille, car A ce moment elle venait enfin de quitter le mont Saint-Quentin.Quelque officier d\u2019ordonnance ou cavalier en corre»|K>ixi»oce a pu transmettre cette nouvelle.Mal* peu Importe.I.*» maréchal Canrobert a eu l\u2019Idée de faire placer au débouché des boi«, entre AmanvfEer* et Saint-Privat.de* clairon* qui sonnent la marche pendant plu* d\u2019une heure.\u201cVoilà la garde !\" se disent nos troupiers et l\u2019on espère : et, bous cette avalanche de fer qui redouble en broyant homme* et chevaux, le» «oldats tiennent bon.Mai* Je temp* passe, rien ne vient.Le commandant du fie corps a le droit de compter «ur du renfort : nn peu après le début de l\u2019action, il a envoyé au maréchal Bazaine un officier, M.de Belta-garde, pour demander à être soutenu ; le cnmimnndnnt en chef a répondu que les grenadiers de ta garde aJJaient venir et avec eux la réserve d\u2019artillerie de la garde ; on attend, mais rien ne paraît.Plu» ta ni, un second officier part de nouveau.M ne ramène, on le «ait, que quatre caisson» du fort de Plappeville ; le maréchal Bazaine, informé par Canrobert que le danger est immense »nr la droite et urgente la nécessité d\u2019envoyer des renforts, «\u2019en raitporte A un soi-disant billet reçu \u201cd\u2019un général\u201d demeuré j inconnu, qui annonce que tout va bien A Ja droite et ne donne pne d\u2019ordre.Plu» tard enfin, nn nouveau message plu» pressant arrive encore.Le commandant du fie corps annonce que les attaque» de l\u2019ennemi redoublent, que l\u2019artillerie allemande a dominé la sienne à tel point qu\u2019i-l ne peut plu» tenir ; nulle réi>on»e n\u2019est faite.Le commandant en chef est tout entier A ces quelques Prussiens qu\u2019il aperçoit dan» la vallée et sur lesquel» il fait tirer du | Saint-Quentin.Et pourtant Canrobert a sous ses or- | dres de si braves soldat», des officiers si pleins de dévouement, qu\u2019il pourra 1 tenir jnsqu\u2019A huit heures du soir.I \u2014Pendant que le temps s\u2019écoule ainsi, les Prussien» ont tout préparé pour frapper un coup décisif ; la nuit s'approche : A tout prix il faut en finir.L\u2019infanterie de la garde royale attend.; tonjour» immobile, la diversion de l\u2019ar- i ruée saxonne, qui apparaît déjà dans le lointain.Il se produit alor»v sur tonte la ligne, comme uue accalmie générale troublée 1 seulement par le tir intermittent de l\u2019ar- I tillerie ennemie, qni ne chôme pas en- | | fièrement, alors que la nôtre a tout A fait suspendu son feu.Evidemment c*» silence relatif, qui s\u2019explique aujourd\u2019hui par la nécessité où était la garde prussienne d\u2019attendre que le» Saxons fussent arrivés A portée de Roncoiirt.pov.r pouvoir combiner son attaque avec la leur (Tune se faisant de front et l\u2019autre de flancl.signifie pour notre fie corps que le» bataillons allemand» s'occupent de prendre leurs dernières dispositions d\u2019attaque : nos troupes décimée» le» attendent de pied ferme.Rien de plus lugubre que l'aspect, en ce moment, de la droite du champ de bataille.Los champs, les chemins, les foBsés, sont rempli» de corps d\u2019hommes et de chevaux.Au bas du plateau si disputé, de Saint-Privat A Sainte-Marie-anx-Chênes.les cadavres prussiens de la garde royale foisonnent : ie sol disparaît sous les corps, les casques, les armes, les sacs abandonnés ; les fossés de la route, qui monte vers le village de Saint-Privat, en sont remplis.Dan* la première attaque, en effet, des milliers de soldats sont venus s\u2019abriter dans l\u2019excavation du fossé.Vain abri ! Tomlié» A k*nr poste.les uns apiê» les autres, ils donnent pour ton-jours et qurkiues-uns conservent encore leur position de combat.L\u2019immense plateau est couvert, lui aussi, de cadavres, de blessés, étendus, la» uns ftan» cotuiaisaaoca, le» autre» * JT* - Bataille de Paint-Privât \u2014 Premier»» at laque rej-ale prurslenn* semblant attendre, d'un air sombre.que la mort les délivre d\u2019une intolérable souffrance ; quelques-uns, moins grièvement blessés, se soulèvent, péniblement sur le coude, et appellent d\u2019une voix faible, avec cette éternelle prière * | \u201cA boire !\u201d Bien des bibles ouverte» re-porent A cédé de» cadavres.Ceux-là sont mort* avec une espérance ; en disant adieu A la vie, ils ont salué une aurore nouvelle.A mesure qn\u2019on s'élève sur le plateau.vers le village de Saint-Privat.la proportion des cadavres français devient plus forte et leur nombre croissant témoigne de l'acharnement de la lutte.Le terrain est entièrement, couvert de monceaux d\u2019armes, de sacs, de casque», de képis, de capotes.Tel est le spectacle qu\u2019offre ce vaste plateau ensanglanté, criblé d*» mitraille, piétiné par des milliers de combattants, dont nn grand nombre sont maintenant renversés sans vie.La garde royale prussienne attend donc que le Xlle corps (saxon) ait exécuté son mouvement tournant autour de la droite française, pour se porter elle-même de front sur Saint-Privat-la-Montngne.\u2014Ainsi le canon ennemi tournant annonce le chemin A parcourir par le corps saxon : ainsi les colonne» s\u2019allongent pour non» tourner ; ainsi le but est clairement indiqué !.Et Bazaine ne lance pas encore la garde Impériale que commande le valeureux Bourbaki ! Cependant le mouvement des Saxons continue ! I>»s trente-sept mille hommes de ce corps vont déboucher contre la droite de Canrobert.La lutte décisive va éclater ! A sept heures et demie, l\u2019action générale s\u2019engage enfin.Les Saxons y prennent part an nord et nu nord-ouest.Il» complètent ainsi le projet de Frédéric-Charles d\u2019aborder notre position de Saint-Privat sur cinq colonnes, qui oui été longtemps trop éloignées les unes des autre», pour frni»per un coup décisif.\u2014T/*s Incidents de la marche de» Saxons, »a lenteur, sont autant de faits qui.parvenus A la connaissance de Bazaine, ont dù l'éclairer sur le but de l'ennemi, et témoignent de la faute volontaire, calculée, que celui-ci com met en n\u2019envoyant point, A temps, la garde impériale au secours de Canrobert.\u2014 Pour achever cette lutte Inégale et acharnée, les Allemand» ont donc enfin concentré sur Saint-Privat l\u2019effort de vingt-six batterie» et de cent mille homme* environ.La garde royale prussienne (trente-sept mille hommes, réduits déjà de près de sept mille, il est vrai, pendant la première attaque), le XIle corps saxon et les trente-cinq mille hommes du Xe corps, ce» derniers formant réserve, s'avancent contre Saint-Privat.sous U protection de cent cinquante-six pièce» de canon, qui tonnent en même temps sur ce vlllrge.No» brave» artilleur» tiennent tête A cette formidable artillerie avec une extrême vigueur, et nos petites pièces de 4 tirent presque aussi vite que le» Krnnp allemands.Malheureusement, b«/im-oup de no» servants sont mis hors de combat et notre tir se ralentit, l\u2019anrienne manoeuvre nécessitant plus de monde qne la nouvelle.-Canrobert, pour tenir tête A ce» cent mille adversaires et défendre St Privai, ne dispose plus que d\u2019une vingtaine de mille hommes environ.\u2014Trop fnible en Infanterie pour refouler l'ennemi, écrasé par Tartillem dès qu'il prend l\u2019offensive, Canrobert attend.Il attend la garde française, et c\u2019eit le corps saxon, qui parait A sa droite.Dès que ce dernier corp» est arrivé en vue, la garde prussienne a poussé des hourras, puis, reprenant courage, «\u2019est élancée do nouveau en avant.Nos soldats, alsindonnés par Bazaine.n\u2019ont plus qu\u2019A mourir ! Il ne leur reste plu» qu\u2019un dernier point d\u2019nppni ï le centre même de la défense.Leur artillerie est muette ; depuis huit hen-re».ils combattent sous une grêle de balles et de projectiles qni ont éclairci leurs rangs et mis hors de combat nn grand nombre d\u2019officiers de tou» grades.Mais Canrobert est an milieu d>nx, solide comme un roc, sur sa grande jument bai brûlé.Ses yeux gris clairs volent font, et, s'il commandait en chef, U ne se bornerait certes pas A visiter le plateau dn fort Saint-Quentin.Tourné.menacé de tons côtés, ce vaillant homme de guerre va encore longtemps opposer une résistance Indomptable A cette armée immense, qui l\u2019enveloppe et le presse de se» cent mille baïonnette».Jamais peut-être, dan» sa longue et glorieuse carrière militaire, LA PRESSE, SAMEDI ?/) OCTOBRE 1897 LES FEOX DE FORET I REGLER La protection du phoque Bu88esf Japonais et Américains d'accord Mais le Canada, mais l'Angleterre ?7 YVAehiufton, 30 \u2014 Les représentant* de la Kiuüie, du Japon et dea IXat» rnis, &ont en conférence, depuis quelques jours, au sujet des pêcheries de la uier de Behring, et ou dit qu\u2019ils en sont arrivés il une entente.Sous le motif de protéger les troupeaux de phoques û fourrure et d\u2019en empêcher la destruction, les trois puissances, Russie, Japon et Etats-Unis, ont résolu, par leurs représentants, de limiter, dans d'étroit»** lignes, la pêche du phoques dans la mer de Behring aussi bien que dans les mers septentrionales du Japon.Non seulement ces puissances veulent restreindre la pêche, elles iront s'il le faut, jusqu\u2019à la proscriptiou complète et défendront l\u2019accès de ces mers aux flottes de pécheurs.Mais il reste une question à régler : celle d'amener l\u2019Angleterre et le Canada aux conclusions de la conférence.La Russie et les Etats-Unis ont bien réussi à rallier le Japon qui, en réalité, n\u2019a aucune pêcherie à protéger, pour la bonne raison qu'il n\u2019en a pas d\u2019appréciables dans ses limites territoriales, a une politique de protection pour les bénéfices qu\u2019il pourrait en tirer plus tard.Mais le difficulté sera de couv«*rtir l\u2019Angleterre et le Canada, de les décider à détruire une industrie qui, jusqu\u2019ici, a fait vivre des milliers de leurs sujets.Ijm arguments que se proposent de faire valoir les nations alliées sur ce point, «\u2019appuieront sur des données humanitaires, la conservation de la vie animale, et sur les données de droit interna tloual qui permet aux nations intêres-\u2018sées de s\u2019unir pour sauvegarder leurs Intérêts, même sur la \u201cres nullius\u201d, la chose de personne, conséquemment, la chose, la propriété de tout le monde.L\u2019Angleterre ayant refusé de prendre part à la nouvelle conférence et de remettre en question les droits de pêcho définis et déterminés par le tribunal d\u2019arbitrage de Taris, toute considération de droit international semble hors de mise de son côté et ce ne serait que par condescendan ?.* aux idées américaines sur la conservation des êtres, qu\u2019elle sacrifierait les intérêts de toute une industrie canadienne ; ce qui, comme on l\u2019admet d\u2019ailleurs, à Washington, est fort peu pro-bable.L\u2019Angleterre et le Canada sont Intéressés à la cons»*rvailou du phoque, oomme les Etats-Unis, mais c\u2019est sur les mesures de protection ft prendre et l\u2019étendue de ces mesures que git ce problème des pêcheries qui menace de s\u2019éterniser.le district de Joliette ravagé Le feu s'est rallumé dans les bols de Joliette et propage avec une rapidité alarmante.On entime les dommages à pré* de flUO.ÜÜO.A Saint-Côme, cinq à six maieoaa de cultivateurs ont été détruites et l\u2019Incendie menace de prendre dit proportions encore plus considéra blés.Cependant, on ne prévoit pas que d'autres maisons soient en danger.Le feu détruit des bois précieux dans la aavan-ne de Saint-Côme, ma * dans les sucreries, il ne brille que le* racines des arbres qui tombent amoncelés les uns sur les autres.11 y a de* amoncellement* de vingt pieds de hauteur.A »Su.iuî-Th«miHH, la sucrerie de M.Joseph La liberté, de Joliette.est presque complètement détruite.l>aa» celle de M.Dostaler.architecte, de Joliette, il ne reste plus un seul arbre debout sur une étendue d'environ quinte arpenta.Le* dommages sont cependant moins considérables ft Saint Thomas qu\u2019ft Saint ert.qui demeure rn prise ft tous les coups des Allemands.Saint-Prbat est assailli ft la fois ru sud.nu nord, ft l\u2019ouest.I>es troupes saxonnes, q Ton a vues primitivement se diriger s ir Roncourt, comprenant tans doute «|iie nos troupe* ont pris le parti de ne t as leur disputer ee point et même de l'évacuer que, jwr conséquent, il est inutile d\u2019y amener beaucoup de forces, refluent maintenant sur le front nord de Saint-Privât.Neuf bataillons d'infanterie saxonne marchent sur le raillant nord-ouest de Saint-Trivat, oû se tient le 98e, abrité derrière les murs de clôture.Os bataillons se rapprochent ainsi de l\u2019extrême gauche de la première brigade de la garde prussienne.Cette masse d\u2019infanterie comprend ft la fois, intercalées ou interposées dans l\u2019Intervalle des bataillons, des compa- gnies de la garde prussienne, des grenadiers \u201cdu corps\u201d et des fusiliers saxons.Ces grenadiers \u201cdu corps\u201d de la garde saxonne, véritables géants, p rtent un uni forme ft j>eii près identique ft celui de la garde prussienne, ft cette différence que la patte d\u2019épaule de leur tunique est bleue avec uu large passepoil rouge.Le 93e de ligne ouvre alors le feu, en commençant par quelques salves, qui ne tardent pas ft dégénérer en un feu ft volonté \u201cdes plus nourris.\u201d I^es hommes ont, eu effet, une grande difficulté ft entendre les commandements dans l\u2019inexprimable vacarme, qui se fait et auquel les constructions de Saint-Trivat donnent la plus grande répercussion.Ix\u2018s bataillons ennemis, sont ft environ sept cents ou sept cent cinquante mètres du saillant nord-ouest du village.et l\u2019on n\u2019a pas idée de la fusillade meurtrière qu\u2019ils subissent déjft.Mais ces bataillons, sans riposter autrement que par le fou des quelques tirailleurs qui les précèdent, et marchant dans un excellent ordre, précédés d\u2019une chaîne de tirailleurs, s\u2019avançant par bouda successifs, les capitaines ft cheval sur le flanc de leur compagnie, n\u2019en ! poussent pas moins en avant.Ils s\u2019avancent avec assez de rapidité vers le saillant ; mais, arrivés ft moins de quatre cents mètres, on les voit s\u2019arrêter, hésiter.Tourtant derrière eux, les renforçant, marche le régiment des grenadiers \u201cdu corps\u201d, qui se trouve, en un clin d'oeil, en ligne avec eux.Mais ces grenadiers hésitent comme les autres, ainsi que ¦ les compagnies de la garde prussienne ' qui tiennent la droite de cette colonne ; d\u2019attaque.Alors se passe un fait inouï.Des officiers ennemis se portent en avant des colonnes de compagnie, et, ôtant leurs larges ceintures d\u2019argent, les agitent en l\u2019air devnut le 93e de ligne : en même temps, quelques-uns lèvent leur épée la pointe en bas.Derrière ces officiers et aussi sur la chaîne de leurs tirailleurs, des soldats mettent genou en terre et élèvent leur* fusils, la crosse en l\u2019air.Nos soldats ne comprennent rien ft ces signaux ; cependant, voyant le feu cesser du côté des Truss eus, ils croient ft une reddition : immédiatement nos officiers font sonner : \u201cCessez le feu\u201d, par tous les clairons du régiment.Mais un feu aussi violent que celui que font nos hommes ft ce moment, vu surtout que beaucoup d'officiers n\u2019ont pas résisté ft la tentation de prendre un fusil, ne cesse pas instantanément.Alors, pour faire mieux comprendre aux Français leurs intentions ou peut-être pour garantir un peu leurs hommes par une barrière improvisée et, en même temps, les mieux retenir au devoir ; sans doute aussi pour prévenir un affolement, une panique, qui pourra t être imminente devant une fusillade aussi meurtrière que la nôtre, les compagn es allemandes, arrêtées sur le front de notre 93e de ligne, forment les faisceaux, oui, les faisceaux, \u201csous le feu\u201d, et leurs officiers font coucher les soldats ft plat ventre, en arrière de ces faisceaux, que nos balles renversent, faussant les Minons et brisant les crosses.Un grand cri s\u2019élève alors dans ros rangs : \u201cNe tierz plus î Cesse* le fou î Nous les tenom», il se rendent.\u201d Nos soldats pensent, en effet, que.n\u2019ayant plus de munitions et ne i>onvant plus avancer, ces Allemand* se mettent ft notre discrétion.Le feu est enfin arrêté de notre côté, mais non sans peine.I^s ennemis, croyant alors que si le feu cesse.A son tour, chez nous, c\u2019est faute de munitions.se précipitent sur leurs faisceaux en criant : \u201cHourra ! Vorwœrtz !\u201d et ils reprennent rivement la marche en avant, une marche qui, il faut le dire, ressemble ft une charge ft la baïonnet | te, en ordre compact.A cette vue, nos soldats sont pris de rage.\u201cCe sont des traîtres, crient-ils, i c\u2019est pour nous tromper en noue am lisant,pas de quartier ! pas de pitié !\u201d, et le feu reprend avec mie intensité telle que les Allemands sont obligés de s\u2019arrêter de nouveau ; mais cette fois leurs tirailleurs ripostent.Tendant ce tempe, nos homme* ramassent par terre toutes les cartouche* des morts et des mourants, A qui ou retourne les poches, les cartouchières et les musettes.Le 93e de ligne tient ainsi en respect \u201cplus d\u2019un quart d\u2019heure encore\u201d les assaillants, qui ne sout pourtant pas ft plus de trois ou quatre cents pas des Français, c'est-ft-dire ft une portée d'assaut Nos troupiers ajustent chacun de leurs coups avec un sang-froid imperturbable et combattent avec un entrain extraor-dinaire.Quelques tirailleurs ennemis s\u2019étant repliés dans les intervalle* de compagnie pour démasquer la charge, les I.mîmes du 93e croient que ces Allemands tournent le dos pour battre en retraite.Beaucoup d\u2019entre eux.impa-t,0nts.sautent par-dessu* les murs de (h ture, qui les abritent jusqu\u2019à hauteur de la poitrine et s'élancent à leur poursuite en criant : \u201cA la baïonnette r I>es officiers ont beaucoup de peine : ft les arrêter.C\u2019est surtout le colonel | Gan/.lu qui retient cet élan, en clamant : \u201cRestez, ne bougez pas, ne quittez pas la position.\u201d Il avait des raisons pour cela, le brave colonel.I>éij4, en effe t, il a reçu du maréchal Canrobert l\u2019ordre de la retraite.Toutefois, il appelle un sergent du nom de Fouché, qui est sorti tout récemment de l\u2019école de tir avec un excellent numéro et lui demande : \u201cA quelle distance sont-ils ?\u201d Ce sous-officier répond : \u201cEn prenant la hausse de deux cents ou deux cent cinquante mètres, et en tirant bas.car le terrain est incliné, tous nos coups doivent porter\u201d.I^es commandants des bataillons crient alors : \u2022'Prenez la hausse de d«ix cents mètre* !\u201d et l\u2019on prend cette hau«-se (qui donne ft nos eoldnts le bénéfice des ricochets), puis on fait un feu d\u2019enfer.Mais, au bout do quelques instants, le* munitions du 93e sont épuisées.Ce qui a permis ft ce régiment de tenir jusque-là, ce sont d\u2019abord les cartouches des morts et des blessés, et ensuite une aubaine inespérée qui lui est venue du 2e chasseurs d\u2019Afrique, lequel est en position d\u2019attente avec les 2e et 3e chasseurs de France derrière le village.Cette aubaine, c\u2019est un \u201ccaisson\u201d dit de \u201cbataillon\u201d, comme le maréchal Niel en avait fait mettre en service un cer- & r ^ 'j\u2019r.\u2014\u201425L A * Saint-Privât \u2014 !>»* derniers dAfen*eur* du r\u2019»tee.u d« Moscou.U \u2022~7 Sb .) S 'u ' , Qi_TLV) i & Bat al U* d« 8s Int-Privât \u2014 Ta garde royal# priml^tm# marrh# doublant de vitesse.Tout ft coup un feu terrible de mousqueterie les accueille ; ; on en voit tomber des centaines, comme I des diftteaux de\u2019,cartes.Fresque aussitôt, il se fait un grand mouvement.Les officiers du 4e de ligue brandissant leurs sabres.Nos soldats se lèvent comme des ombres de derrière les clôtures.On n\u2019entend qu\u2019un immense cri.Il domine le bruit du canon ennemi, qui tonne avec force sur notre front et le 4e de ligne s\u2019élance ft la baïonnette sur les Prussiens.C\u2019est un vacarme épouvantable.Un coup de baïonnette n'attendait pas l\u2019antre ; on n'entend plus rien, on ne voit plus rien que des uniformes sombres couché» sur le soi.Les coup» de feu suivent ce premier effort, et la mousqneterle se remet ft gronder de (dus belle.Mai» déjft sur In face nord et sur la face sud de Saint Privât, il s\u2019élève une grande rumeur.Ce sont des canons, de* caissons, de l\u2019infanterie, de la cavalerie qui s\u2019avancent de tonte» parts.Nous touchons au dénouement.L'assnnt final ne va pas tardé ft être donné par les Allemands.Canrobert, nous le rappelon» encore, a constamment demandé du renfort au commandant en chef, qui, péniblement, et comme ft contre-coeur,' a enfin, permis ft la division de zouaves et grenadier» de la garde impériale de marcher.Mai» ces braves gens n\u2019arriveront pas ft temps.Canrobert sent le terrain manquer.Il a donné l\u2019ordre de la retraite, mai» on l\u2019exécutera seulment, quand on aura disputé, pied A pied, ft l\u2019ennemi le» ruines ensanglantées de Saint Privât.Frédéric-Charles prévoit déjft la victoire, mais il devra l\u2019acheter au prix d\u2019énormes sacrifices.Il appelle successivement la garfte prusseinne tout entière, le Xlle corps-saxon\u2014et la moitié du Xe.Les généraux allemands, les colonels, ont mis l'épée ft la main, car les nôtre», réduits au désespoir, font rage.I>e rapport allemand affirme que tou» le monde fit son devoir, mais la* façon dont il décrit cette mêlée suprême, fait comprendre que les officiers supérieur» furent obligés de prendre la place des sous-officiers et qu\u2019ft cette condition seule les troupe* du roi Guillaume ne se débandèrent pas.\u201cLes soldats allemands se cramponnent au sol\u201d:: le mot e«t du rapport.En voyant tomber tant d\u2019ennemis, les nôtres doivent se croire vainqueurs : mais plus ils tuent, plus il en vient, et ft la fin il en vient tant qu\u2019il y en a trop.Le prince royal de Saxe presse le* régiments qui arrivent et lance la 45e brigade, puis la 20e division.Les chemins, qui conduisent ft Saint Privât, sont noirs de colonnes hérissée» de baïonnettes.Sur no» flanc».Saxons et Prussien» de la garde, protégés par une formidable artillerie, marchent contre Saint Pri vât.De toute* part*, le* troupe» asalüan-tes *e rallient et remettent de l\u2019ordre dans leur* rangs confondus snrtonlt devant le front nord et le nord-oue*t du village.LA, en effet, les bataillons allemands sont mélangé* de compagnie* do la garde pru*sienne, des grenadiers du corps, de ftiai\u2019.lers et de la ligne (Saxon*).que de» changement* de direction subit*, do* marches et contremarches, résultant de formations «ucceseirei et.de sens oppo*é, ont fort emmêlés et confondus.De leur côté, no* soldat*, déjà débordés de plusieurs côté* et de plus eu plus acculés, tentent do* sffort* désee péré* pour conserver ft tout prix la clef de la position.Ive feu combiné de l\u2019artillerie saxonne et de dix bateries pnissienn*\u2019* ne tarde pas ft témoigner de la puissance de «on action sur le village encombré de troupes française*.lye» projectile* allemand* sifflent de tou* côtés, «\u2019abattent comme une grêle de fonte sur Snlnt-Privat, dont le* mnrs semblent voler en éclat* ; et pourtant no* tirailleur» tiennent dan» leur* positions.Le* maison* «\u2019écroulent, successivement, sou* les coups répété* des obus, et sur plusieurs points, de hante» colonnes de fumée s'é\u2019èvent ft la fois nn-des-mw» des ruines.Tous le» toit* s\u2019effondrent et tombent, avec un brait sourd, dans une fournit:se ardente, car le village tout entier est enveloppé d\u2019une Im mense vague de flammes.En même temps.Frédéric-Uhnrles établit une nonvelie batterie de la garde prussienne sur la gauche de fcninî-Pri-vat.ft très courte portée, et en prend dVnffUiffê In me pt\tUn t de mitraille et d\u2019obus balaie tout ce qu'il rencontre dans cette rue.(A *uivre jeudi prochain) LA PRESSE.SAMEDI 30 OCTOBRE 1897 UN REVEUR toy PI«t* d* Ram^oourt a Tait «iTtron trente an*.IJ était dernier venu et le dernier aurrivant d** oa ra«,e.Une jrrande tnatei»»e pesait aur lui.Quel-quefoia U habitait son pedt chateau héréditaire, dana la France du Nord, \\ quelque» lieue» de la Manche.Plua souvent, il courait TEurope.U aouffrait.Il trouvait en aon âme d'effacé.Il parlait peu, lentement.prefl de fidèles arrivaient peu 3.peu.Un lac terminait la vallée et se développait jusqu\u2019à l\u2019Océan.La lumière du crépuscule mourait sur les eaux pâles de la mer lointaine.Le vent froid agitait le lierre de la vieille église et les fleurs des cottages.Pierre de Ramecourt avait l'imagination assez puissante pour évoquer d\u2019un seul coup la vision totale d'un moment historique ou d\u2019un pays entier.Il songea qu\u2019à cette heure même, dans la grande île verte, depuis les jardins florissants du Devonshire jusqu\u2019aux bourgades glacées de l\u2019Ecosse septen-tronale, le souffle de l\u2019automne naissant balançait des millions de roses, roses communes, roses d\u2019écarlate sombre, roses jaunes et blanches : et il se sentit enveloppé de poésie.Au pied d\u2019une croix de pierre, il rencontra une très jeune fille qui s'en venait A l\u2019office.Elle marchait harmonieusement ; ses yeux bleus regardaient droit devant elle, pleins de pensées ; la lut/ur du couchant nimbait légèrement sa longue chevelure blonde.Elle s\u2019avançait entre les montagnes ; sa taille svelte se dressait sur les lignes dorées et blêmes de l\u2019horizon marin.Elle donnait l\u2019idée d\u2019une pureté angélique.Pierre de Ramecourt l\u2019effleura, uou point d\u2019un désir, mais d\u2019un rêve.Il la suivit longtemps des yeux, et, quand il ne la vit plus, les vers des poètes divins chantèrent dans sa mémoire.*\u2022 Elle n\u2019avait pas de compagne de race mortelle, \u2014 mais son souffle palpitant et sa face rosissante \u2014 disaient, quand le matin effaçait d\u2019un baiser le sommeil de ses yeux, \u2014 que ses songes étaient moins sommeil que paradis.** Et quoi que son pas aérien pût fouler, \u2014 sa chevelure traînante, du gazon touffu, \u2014 en effaçait le vestige léger.Ses yeux étaient plus profonds que la profondeur \u2014 des eaux silencieuses au soir.\u201d II Il revint en France.Il n\u2019y pensa plus guère.Bientôt une autre apparition vint distraire sa pensée.Sur la route même où se trouvait son chAteau, à quelque distance, dans une élégante maison de campagne, un veuf déjà vieux habitait avec sa fille, Claire de Vernay.Souvent il la voyait, dans les saisons tièdes, lisant, travaillant, cueillant de larges bouquets dans le jardin antérieur de la villa, séparé de la route par une grille.C\u2019était bien une jeune Française, alerte, gaie, vive, un peu fière, ayaint le profil altier des jolies aïeules dont Quentin de I.Atoiir, dans ses pastels, nous a transmis les grâces éphémères.Une matinée de mai, elle se promenait en toilette claire, avec une gerl>e de lilas qui bruissa.ent légèrement.De douces et puissantes odeurs végétales montaient autour d\u2019elle.Ix*s pensées des massifs, au souffle chaud du printemps, l>alançaient leurs corolles fragiles, expressives comme des visages humains.Des papillons voltigeaient dans lu lumière dorée.Claire .de Vernay.les lèvres ouvertes à demi, souriait vaguement à la splendeur des choses.Le soleil et l\u2019ombre des feuilles se jouaient sur la blancheur de sa robe.Dans l'épanouissement de sa jeunesse, elle semblait elle-même une grande fleur.Pierre la vit ainsi dans tout l'éclat de sa beauté rayonnante.Tl fut ébloui.salent étinceler les dois» tumultueux.Dans la nuit splendide, Claire et Vernay était très» belle.11 respirait le parfum de »a chevelure : U voyait briller dan» la dem:-obscurité *«* grands yeux rivants, plein» de lumière.L'odeur qui montait du gazon humide et de» fleurs sauvages envelopi>ait leur extase d'uu voile embauipè.III I!» devaient terminer leur voyage par le» Highlands.Il» y arrivèrent comme septembre tini«*ait.Le vent était déjà glacé, et de» frémissements main Ms couraient sur les végétation» maigre*, sur le»»apin» grêles, sur les brouaaailloi doâ»échécs des penuv où *e balançaient encore quelques rares scabieusc».Le ciel était pâle, quelque foi» traversé de grandes nuée» d'où tombaient de» averses.Les lac» dormaient, d\u2019un bleu tigé quand le temps était serein, le plus souvent ternes comme des lame» d\u2019étain »ou» les large» vélum» sombres que déployait la bise.Ils «\u2019avançaient dan» le* déserts du haut pays; il* ne *e parlaient plus beaucoup ; leur coeur se »errait comme dan» l\u2019attente d\u2019un danger inconnu.La désolation qui les entourait entrait peu à peu dans leur Ame.Peut-être auecd, la première ivresse pa«-eée.se sentaient-il» déjà un peu étrangers l\u2019un à l\u2019autre, incommunicables.Pierre, au fond, était un incurable romantique, malgré son sceptici»me apparent et \u2019.'imperceptible ironie dont il teintait pre*que toutes ses paroles.Il avait gardé le «entimeut de l\u2019antithèse doulotireiu-e qui exi«te entre la médiocrité de l\u2019homme et «es aspiration* infinies, et aus»i un perpétuel besoin d\u2019aJler chercher l\u2019oubli du réel dan* le monde imaginaire du rêve.Il tût voulu ce mirer daus une Ame un peu semblable à la sienne.11 éprouvait une gêne et une contrainte auprfcs de cette jolie et fraîche personne, d\u2019humeur gaie, d\u2019e«prit un peu court.Claire, obecurê-inent, s\u2019apercevait qu\u2019uu abîme était entre eux et commençait à souffrir.Dans ce* solitude* farouches, elle était dépaysée.Un soir, la»»e et attristée, elle lui demanda de ne pa* le suivre dans une de ses longue* eouree* parmi les \u2019\u2018glens\u2019\u2019 dévasté*.Elle préféra rester dans le «alon de l\u2019hôtel, ou flambait un feu clair dont le reflet dan-fcu t dan» le* dorure* et les glaces.C\u2019était un lieu banal, mais un peu attiédi et réjoui par le boi* allumé qui pétillait.Et elle le préférait aux cites monotones et morne» du dehors.Il hésitait, n\u2019osait céder à l\u2019attrait de la sauvagerie tragique, des haut* e«car-pements stériles.A la fin il dit : \u2014Je demeire auprès de vous.Je ne veux pa» vou* abandonner ainsi.Elle lui répondit vivement : \u2014Non poînt.Je pui» rester seule un instant.Je ne veux point vons condamner à l\u2019immobilité pour an pur caprice.Elle ajouta un peu après, avec douceur : \u2014Je sais que cette promenade vou* e*t néeewaire.Vou* ête» pAle aujourd\u2019hui, plu* pftle que d\u2019ordinaire.Allez demander un peu de couleurs à l\u2019air dos montagnes.KUe sourit mélancoliquement : \u2014Pour m\u2019obéir.Il partit «eul.Elle le regarda s\u2019éloigner, puis «onpira.Il «e trouva bientôt dan* la même vallée où, l\u2019année précédente, il avait goûté le charme du dimanche paisible et de* roses d\u2019automne.Tout à coup, il revit par la pensée l\u2019exquise apparition qui s\u2019était levée devant se» yeux, entre le* flancs nu* de* montagnes, sur l\u2019horizon de la mer.C\u2019était bien la même croix ancienne de granit rude ; c'étaient les mêmes feuillages murmurants et les mêmes fleurs agitées, les mêmes nappes immobiles d\u2019eau glacée, et les mêmes reflets décolorés sur les lointains infinis de l\u2019Océan.Seulement, le chant des psaumes ne sortait plus de la tour res, par endroits, étalaient des tapis de 1 presbytérienne.Et le génie du lieu, la pourpre vive.D\u2019innombrables rnis- vierge qui marchait au milieu, des seaux descendaient des pentes avec un pieuses rumeurs du jour évangélique, tintement de cristal.Les vaches ma- ne venait plus au-devant de lui.gnifiques, de robe pâle, ruminaient dans ! Un désir maladif de l\u2019apercevoir en-l\u2019herbe sombre des pâturages.\tcore le .saisit.Il ne savait rien d\u2019elle ; Le» paysannes de* chansons de Ro- 1 mai« U croyait\tavoir\tvu, dans la\tpro- bert Burns pa*saient auprès d\u2019eux eur\tfondeur sereine\tde ses yeux pAles,\tpas- lo chemin, agile* et bien tournée*.La ' «cr des cortèges de songes, pareils A mer au loin était d\u2019un bleu tendre ; et ces écharpes de brume qui s\u2019envolent les hautes montagnes aériennes de Elle\tsur les prairies,\tdans\tl\u2019air rose de\tl\u2019nu- d*Arran s\u2019élevaient à l\u2019horizon, ineon-\trore.D\u2019où venait-elle\t?Avait-elle\tdans sistante* comme de* architectures féé- I les veines le sang des Celtes d\u2019Ecosse rique*.\t| ou d\u2019Irlande, qui lui auraient transmis Leur voiture le* emportait > long de* le souvenir des îles merveilleuses entre-grand* parcs seigneuriaux, plantés d\u2019or- I vues par saint Brendan, à l\u2019extrémité mes plusieurs foi* centenaire*.Et il re- du monde, et des forêts magiqufs où gardait son profil orgueilleux de prin- sonnait encore la harpe de Merlin ?eesee autrichienne, corrigé par la bonté II lui sembla qu\u2019il avait manqué sa vie, de se* yeux brun* qui souriaient très qu\u2019il aurait dû la passer auprès d'» chaud* et trè* doux.Il* rentraient au cette jeune étrangère, qu\u2019il lui aurait déclin du jour, lorsque le couchant bai-1 été pleinement intelligible, et à elle irenades au bord des eaux tranquilles, il déroulait devant elle les plis Infinis de sa pensée muable et ondoyante.11 faisait défiler A ses yeux tout un cortège d\u2019images à demi réelles et d\u2019insaisissables idée*.11 avait l\u2019Ame très compliquée.Elle ne l\u2019entendait guère : | mais elle se laissait volontiers bercer i au son de sa voix qui était pénétrante et\u2018 mélodieuse.C\u2019était comme une roman- i ce en langue étrangère dont elle n\u2019aurait pas compris les paroles, mais dont elle aurait aimé la musique.Il ne la 1 choquait en rien : il n'y avait en lui nul soupçon de vulgarité, aucune de ces menues inélégances qui sont quelquefois une blessure si pénible pour les femmes dont la sensibilité est très affinée.Sa tendresse était fort attentive.Et si leurs Ames n\u2019étalent point intimement mêlées, elle le sentait toujours agenouillé devant sa beauté mortelle.Surtout leur séjour dans les Lowlands leur fut une grande joie et une grande fête.Us s\u2019attardaient en de longues promenades sur les routes fleuries, entre les talus semés de campanules,sous les baies de chèvrefeuille.Les bmyè- neu iif parut sur la route.Le crépuscule eipirait vers la mer.Sur le» monts immuable», sur 1# lac.un grnod aliène* j mort s'étendait.De plua eu plua, Claire était loin de lui.Rendant le voyage qui les ramena en France, il lui parla peu.U se ren dait compte de sa cruelle injustice.Koa coeur en teignait.Mais la séparation était définitive : il était possédé tout | entier par le regret de ce qui aurait pu ; être et par le souvenir.Ce divorce d'A-uie était |»our Claire un poignant martyre.Quelquefois des larmes jaillissaient de ses yeux ; alors il semblait | revenir A elle, tentait de la consoler.Mais elle le sentait irrémédiablement perdu ; et pourquoi ?pourquoi 7 Bientôt la vie intérieure de l\u2019ierre l\u2019absor* bait de nouveau et, auprè» de sa femme muette et consternée, le regard per { du.1\u2019enprit absent, il rêvait.IV U rêvait.Le songe est un maître au quel on ne résiste pas, un maître déli tieux et funeste, qui, sous couleur d'etnliellir la destinée humaine, eu ins-j pire souvent la haine et le dégoût.Pierre essaya de lutter.U eut re cours à l\u2019ironie, remède suprême et parfois efficace.Il sc dit qu'il avait connu d\u2019autres yeux, expressifs et \u2022\u2018bougeants eux aussi, et qui Kembluieut i insondables, et derrière lesquels il n\u2019y avait que de pauvres petites Ames d* fillettes uu peu niaiac*.U si* lu représenta dans la raaisou de campagne d\u2019un I squire épais et vulgaire, épouse attenti-; ve, ménagère, soigneuse, surveillant la confection des rôties et de la gelée d'abricots pour le breakfast.Se» efforts fnrent vain'.Sans cesse il tendait son esprit pour ressaisir la vision évanouie.Le souvenir lui brisait l'Ame, comme ces chants primitifs de Bretagne et d\u2019Irlande qui semblent venir d'un autre monde ; ils causent une volupté si aigue et si douloureuse qu'on voudrait mourir en les écoutant.Ainsi le rêve de Pierre le remplissait ; tout entier, grandissait, devenait plu» intense.U» étaient rentrés au chAteau, eu France.IA.ils passèrent de longues heures pénibles.De plus en plus.Pier- i re restait silencieux.Ses yeux se creusaient.Vers le soir, souvent, uno toux sèche le secouait.I^e chAteau, par devant, donnait sur la route ; par derrière, vers l\u2019ouest, il | regardait un horizon de plaines onduleuses au bout desquelles, quand le temps était clair, on apercevait les lignes argentées de la Manche.Un veut très violent venait de la côte, tordait les ormes francs de la campagne, faisait crier les girouettes du vieux logis, et gémissait dans les chambres anciennes.D'immenses nuées passaient dans le ciel.Des oiseaux migrateurs volaient en troupes.Pierre se tenait ordinairement dans mie salle étroite, derrière le chAteau Quelquefois, le murmure affaibli de la mer arrivait jusqu'à lui.Quand le couchant d'automne était limpide, le soleil versait une lumière dorée sur la muraille qui faisait face A l'occident, et les drenières feuilles des espaliers palpitaient et se dispersaient dans les allées.Parfois aussi, quand le vent soufflait du nord, des aous de cloche venaient d\u2019une ville morte, qui sommeillait A quelques lieues de là, derrière les arbres de ses remparts.Pierre s\u2019affaiblissait.Glaire veillait | constamment sur lui, avec cet instinct maternel qu\u2019ont presque toutes les femme*.Un jour elle lui demanda : \u2014Si non» allions à Nice, près de la Méditerranée, ou plus loin, en Sicile V Il répondit : \u2014Non.Je veux finir ici.Un soir, elle le trouva si fiévreux et j si frêle, qu\u2019elle en fut effrayée.Elle j s\u2019assit près de lui, prit sa main qui était ! brûlante.Il ne la regardait pas.Le cré-I puscole déclinant se reflétait dans ses ! yeux, qui peu à peti s\u2019éteignirent.Et, comme la nuit tombait, tourné vers la ; mer occidentale, Pierre de Ramecourt ! mourut d\u2019un rêve.\\ 5 Vous Faut-il LE PLU5 GRAND DON 5 DE LA NATURE.I 3 Des Meubles ?l.a nature confère son plus grand m t \u2022» d-n\u2014\u2019a »«nté\u2014au« enfants de p*-\u2022C \u2018 k» rents sain* Vos deacrndauis seront sq: 3* de* hommes et des femmes fain*.TP heureua et prospère», si vous ave s «4^ JÜ soin de votre santé Tenet vof e sang »q; nur.et conserve* l'orare et I» force ¦£ flans toute 1 économie du corps t*sr OC Vusage de\tVI \u201c Abbey's £ Effervescent Salt.5 - 5 Son efficacité comme moven curatif préventif contre la plupart des maladie» o-dinaires est attestée pur «'S plusieurs personnages haut placé* et JJ par de* médecin* distingués de P Eu-5 rope et du Canada\t^ «cS f.v Càmada Ijxncet dit : \"Cette prépa* Js ration mérite tous les compliments J: qu\u2019on lui fait l\u2019n échantillon est c^îT oûert A tous les médecins, et ceua-ci JJ en paileut avantageusement 11 n v 2; eg a pat de doute que l\u2019usage quotidien J-«c* d\u2019Ahhey * Effervescent Sait sera un \u2022 J\" puissant moyen pour se garantir con-t** les attaques de* maladies cou-*2 raates.\" '-jp Tou* les pharmaciens vendent cette excellente préparation anglaise.\t^ Prix t/6 ou 6o cts le flacon.\t«f *3!\tFlacon d'essai.*5 cta r n*\tOÿ\u2019Echantillon gratis aur demande 2^ ' M\t2 thi Attcverrrevfscent sait eo.i11*™»\t2- MONIftCAl CANADA.s ^ TEINT CLAIR Y A T IL QUELQUE CHOSE DANS NOTRE LIGNE DONT VOUS AVEZ BESOIN ?Ameublements de salon, Ameublemets de salle à manger, Buffets, Tables, Ameublements de chambre à coucher, Couchettes en cuivre et en fer, Dressoirs dépareillés et Supports, Pupitres de dames, Cabinets, Cabinets à porcelaine, Bibliothèques, patères, Berceuses en jonc, Canapés, Sommiers élastiques, Matelas, Oreillers, Tapis, Etc., Etc., Etc.Ne manquez pan de venir voir nos meubles et de vous informer de nos prix.Noua sommes certains que vous épargnerez de l'argent chez nous.H.A.WILDER & CO., MAGASIN PKUraPAb\u2014*82 à m rno McGill.8t!C\u20acUR8AKKS\u2014Partie Oup»tf *2415 me Bte Catherine.808\u20142\tPartie Est, 1814 pie Ste Catherin*.BELLES FIOXTRES Magnifiques eous, mains et bras blancs Les Gaufres Arséniques du Dr Campbell, sûres pour le teint.-HT- l e Savon Arténfque Imprégné de quelque drogue médicale de F01LD, pour le telnf, tous donneront tout cela.*2 $ Colonial House $ U alla dormir à l'ombre d\u2019une tour massive, bâtie au temps de la Ligue, dans un petit cimetière, qui, aux saisons SI roui mteb A la flffum bouton* A této noire ou autre*, des tache* de roneteur.de* pustule*, d s ?ara.l\u2019eexéma ou autn** tache*, v*ne* ou envove* I chercher une boite do GAUFRES du l»r CAMPBP.LL i et un pain du SAVON A RS F NIQUE parfumé do ouriqui drotfue médicale de FOU LD, le* seule* véritable* préparations do Tu nlver* pour embellir la peau- (ànufrva |»s«r Im Poatc.H .(1 writ '«le* lioitr* HL Hnxon AOc.Adressez toutes Rs t t t PLACE PHIEIPPE NOMMEZ N jus un homme qui peut prédire le jour et l\u2019heure de sa mort, et vous nommez le saint homme qui puisse sûrement retarder d\u2019assurer sa vie.Quant au reste d\u2019entre nous, nous devrions nous préparer maintenant .J\u2019oubliais de mentionner que vous ne pouvez pas vous a.ssurer après votre mort.LE ; meilleur temps meilleure place, immm gnait la campagne do nuance» éclatantes, délicates et froide».Quelquefois, lorsque la nuit venue, ils sortaient de nouveau.Il* erraient le long d'une rivière turbulente, dont le» rive» leur étaient devenues familière*.L\u2019air était extrêmement limpide.De légères nuée» blanche» sommeillaient dans le ciel, frangées d'argent.Une poussière de diamant, dans le clair de j fleuries, débordait de liserons blanc» et command** par in po«tp * Lymm, son* 1 nf ponrant Im .apporter PrU>Brw O» uro«v«r» ma\t«\u2022 mi**o\t.iibarntu lom d«« jcaam* \u2022«\u2022mmlma,\tram tBiaimCm.itei ma- \u2022 -«!.*»\u2022»r a M- u^muc\t2j^ lu AâuNMbl-VOUb A km HotUid Malum** am ^ H»** > uaérair»».amra.i.m« «uiiacr.pou.' \u2022si«rr*u «£t* im prcü.iérc cimmmm.pour im c«nu pmr *uné« mdraamms 11 Mmimcmrnuvm mt X>17 rum Notr«L>ani* lli rom .T; Elève* demandés Emploi demandé Chambres â louer Trouvé\t9*1 F.30 mot» pour ro cts (|c par aot extra) Situation vacanto Servante demandée Maison à louer A vendre Propriété à louer Perdu \u2022\u2022 Personnel99, a cts par i\t35 mot» pour 25 CtA ( le per mot extra) not.SITUATIONS VACANTLY OS DEMANDE uam boaom oouturtArm pour haut U bomm«.16 Carré Phiappa.mh-1 ON IjSMANDE dmm maaau pour la vent# d« oamrchaadlmmm dm prmnuérm utilité.o«/im 1mm Purmmua mt lam fajoliimm.pruflts lüO p.o.B'mdrmmmmr matra 4 mt 6 bmuram p.m.640 Dorchmmtmr.\têoé\u20141 ON DEMANDE dmm flltmm ootnpétmntmm pour falrm dmm boltmm de oarton.B mdrmmmmr 6 J.C.Wtimoa et Clm, 700 rum Craig.304 -1 /~\\N DEMANDE une mmrvmatm généra.m.pam dm «avttgm.Bm prémmntmr mu No 63 rum maJni-Hubmrt.\t604\u20141 ON EM AN DE dmm ftitmm pour finir 1mm hit-hltt.Bons grngmm.Emploi pmrmmnmTkt, 60 rum Balat Henri.\t604\u20141 ON DEMANDE un boa pâtlMlmr B adrmmmer mer mu No 61 rum Shannon, Montra* Camh ng\t604\u20141 ON DEMANDE unm mmrvmatm mu No 60 rum Chmrrlmr.ClIAMimES A LOUKR ADOUEn\u2014t am ou deua chmmbrmm ma avant, mur l\u2019étmge du bain et w.e.1404 rum Ontario.prém dm la rum ëaint-H ^bmrt.iod\u2014yag*.livré danm unm parti# quelconque dm !% .Ille J.C Macdlmnnld.Carré Richmond.Téléphone^^_______________________________166\u2014n \\VE Dl K\u2014$1.00 le eoymge.bol« m*c d»- m alln \u2022clé bvrr m doaiellm.hcr G V.t.Uucourt.374 rm» B# a ry Tel Mm chm> dm IMi lü-n 4 Vcai'RB B teertmm béteim.rmmt>arsnts et » tout mntpm geitrm\tde oomuimrcm\t.Marrie.116 rue St Jacqume, oa le eolr 4jf rue St Laurent \u2022.*61- 24 A VENDRE \u2014 Un joli hdt#! faisant de brm-aa.nms aifairmm dans la centre dm la vil m d Ottawa Conditions rmja'mrvablee Bonne rmiaao pour vendra.B'mdremet : 4 D.F >re#(.Ottawa, p O.\tBnB 2 EMPLOI DEMANDE H EAUX ARTS\u2014Pour déoorut on d'album, «nia-fniuur
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