La presse, 14 janvier 1898, vendredi 14 janvier 1898
[" » J f! LE PLUS FORT TIRAGE QUOTIDIEN AU CANADA CIRCULATION MOYENNE VAS 4OU& 58.692 QUATOKZIEM E AN N EE\u2014N° (»0 MONTREAL.VENDHEDl 14 .JANVIKK IK)8 H LIT PAG ES\u2014UN CE NT IN Et les réglements de l'oncle Sam Saisies cocasses personnr* «jui fireot une moue d\u2019incrédulité à la lecture des mesures prises par le Confrèe américain, relativement au \"SeaUkiu\", peuvent cous-tater.par U**» dél»f*che* suivantes, que la \u201cIvresse\" était bien renseigné**, quand, la première, elle donna les détails du nouveau réglement américain.K,i saisie continue eu grand, i et plus d\u2019une «laine élégante ont 1 dû verser des larmes amères en livrant aux autorités aiuéricaiuii» leur défroque précieuse.Voyons les laits et t'onsta-tons que le gouvernement des Yankees tient sa parole.quand il la donne.Buffalo.l.*l \u2014 Le» douaniers de Buff a- j 10\tont opéré leur première saisie de ; \u201cSealskin\u201d hier, f-u première victime de la rigueur umérieuine est Mme Josie I N.J on»**, (h* Fort K rié, qui eut la fantaisie néfaste d\u2019aller rendre visite û une amie demeurant il Buffalo.Il était midi : le soleil était au zénith et lançait des éclats perpendiculaires sur lo lustre d\u2019un magnifique nianchpn qui réchauffait Je* doigts de Mme Josie N.Jones.Mais voici qu\u2019eu débarquant du bateau traversier.Mme Jones se voit invité, par tin douanier.11\tpasser illico, aux bureaux de la doua* ne.Protestation, supplication, rien ne fit, et Mme Josie N.Joncs dût aller passer l'après-midi il ladouane, et \u201dat-teudre son tour\u201d, pour permettre aux officiers de ronatater la provenance du \u201cSealskin\u201d de son manchon.On dit que Mme Josie X.Jones, de Fort Erlé, est brouillée, avec sou amie, de Buffalo.IMattsburg, X\u2019.Y., l.'I \u2014 A Rouse\u2019s Point.lundi dernier, un gros bonnet de New-York, arrêta prendre le déjeuner à un bétel de Phittsburp.L\u2019nuborgiste lui faisant remarquer que le bonnet de sealskin qu\u2019il avait sur la tète avait grande chance de rester en douane, le \u201cbig bug\u201d se mit en train de trouver un couvre-chef qui ne soulèverait point l\u2019ire des autorités.Il envoya chercher un \u201ctube\u201d à un magasin.mais le train donna le signal du départ avant que h* inesMagop du New-Yorkais ne pût revenir et celui-ci dut piquer au plus court.Saisissant un chapeau de paille qui se trouvait accroché au mur.il s\u2019en coiffa et sauta dans h* train au grand étonnement des voyageurs qui sc demandèrent d\u2019oû venait c« indigène de Panama ou du Pérou.I/o mot de la fin.Les effets de sealskin ne sont pas saisis si leurs propriétaires possèdent un certificat des autorités légitimant la provenance de ces effets.Kl depuis la proclamation interdisant toute importât ion de sealskin aux Etats-Unis, les bureaux de douanes se voyaient envahis par les grandes mondaines désireuses do conserver leurs précieux effets.Une d\u2019elles, la femme du champion d- s \u2018'Cakc-wnlkers\u201d.Mme Willie Farrell, s\u2019il vous plait, vint, hier, û la douane, et demanda un certificat per-mettam sen manteau de rentrer avec elle aux Etats-Unis, après un voyage en Europe, qu'elle allait entreprendre uvfo son mari désireux de montrer aux Européens, ce dont est capable un enko-walker américain.Elle arriva donc, P âte pimpante, et fière de montrer son manteau aux officiers de douane, qui s'y connaissent eu modes et en vêtements chics.How\u2019 do, M.MeAvoy.how* do î col.Phelps.Ayez l'obligence de me donner un certificat permettant la rentier aux Etats-Unis de ce manteau que j\u2019ai acheté A New-York, et que j\u2019ai payé 8200.Je suis Mme Willie Farrell, la femme de Billy Farrell, le champion < r.ke-w alkcr.demeurant 100.02e.rue Orest.U vais partir pour l'Europe et j\u2019ai louer la première cabine de 1*\u2018\u2018A-morica\".qui part dans quelques jours p< ur Liverpool, et je voudrais que vous examiniez ma fourrure.\u2014 Noue* regrettons, madame, firent si-Tnultanéemnt et avec une pitoyable candeur le colonel Dudley W.Phelps, magistrat du district et le chef des douanes.M.MeAvoy.Ah.lord ! impossible ?Je vous assure ceiKMKlant que j\u2019ai acheté ce manteau A New York.chez.Peut-être, madame m.ais la loi ne porte que sur le \u201csealskin\u201d et nous regrettons de vous dire que votre manteau n\u2019a pas besoin de certificat pour passer et repasser les lignes, parce que votre soalskin n\u2019e*t que de l\u2019imitation,et nous n\u2019avoue pas encore reçu l\u2019ordre de saisir les imitations.Mme Farrell a pris le \u2018\u2018premier train\u201d pour se rendre à New-York où le marchand de fourrures qui a vendu ce manteau n\u2019a plu** qu\u2019il disparaître sous terre s\u2019il ne veux pas te voir arracher lee cheveux.L\u2019on n'en finirait pas si l\u2019on continuait de décrire toutes let scènes cocasses qui se sont passées dan* le* bureaux de douane* dopui* la mise en vigueur de ja loi interdisant l\u2019importation du sealskin.Et s\u2019il n'y avait que des bizarreries, l\u2019on rirait et tout serait dit : mais la saisie dos fourrures amène des inconvénients très graves.C\u2019est un train qui est retardé de deux heure* pour permettre aux doua nions do procéder A leurs investigations : c\u2019est un voyageur qui sc voit arrêter et manque un rendez-vous important, etc., etc.Et c\u2019est, toile-raei.t le cas que le pereopteur Bidw ll est parti hier pour Washington pour demander au gouvernement de modifier la loi qui devient réellement impraticable, et.i! présentera une pétition d\u2019hommes de loi, demandant qu\u2019on exempte de droit, le* effets, les vêtements des voyageur*.\u2018\u2018Ces règlements sont tellement ridicules et cocasses, dit M.Bid well, que jamais ils ne pourront être mis en vigueur.Et.a-t-on jamais rêvé une loi semblable qui paralyse et.qui confine dans leur arrondissement les citoyens les plus libres et les plus indépendants de l\u2019univers V\u201d M.William B.Howell, assistant-secrétaire du Trésor, disait, hier, A un reporter américain, que lla ; Bclater, T^an-castar.MO(NTRHAL vs SHAiMROCK Csa deux clu-be sa rencontreront demain soir au patlttolr Victoria, dan* une partie [XAir le titre d* ohamiplon.Il est Inutile de dire que la JoûLe «ara des plus animée et que la victoire sera vivement contacté* Ceux qui ont vu le» deux club* A l\u2019oeuvre cette saison en font les plu* grand* éloges.LE MONTAGNARD Le* deux équipes sont prêtes A faire face A leurs adversaires de demain soir.La première équipe combattra contre le* Saint-Lambert», A 7.30 heures et la deuxième contre les C.P.R.Telegraphers, A 10.30 heures.LE PATI K LE PATINOIR LE MONTAGNARD Par suite des réparation* que l\u2019cn fait en oa moment A la porte «l\u2019entrée du patlnoir Le Montagnard, il n\u2019y aura pas de fanfare demain après-midi.MASCARADE AU M.A.A.A.FOULE NOMBREUSE, HIER SOIR, AU PATINOIR, EN COSTUME DE OARlNAVAjL Le patlnoir de la M.A.A.A.est un^ pla/ïe idéale pour un caranavad avec vêtements de fantaisie.Lorsque la température favorise les ) .vs.nv.-urs comme elle l\u2019a fait hier soir, une \u2022 ui-nde ne [>eut être qu\u2019un succès complet.rdinaire les plus nombreux .et bous ces costumes amusants provoquaient de continuels éclats de rire.Pris dans leur ensemble.les costumes étalent extraordinairement beaux et originaux ,et plusieurs daines et monsieur* étalent \u2022ou* ce rapport superbement costumés.SI quelqu\u2019un pouvait avoir un doute sur la faveur dont Jouissent les mascarades auprès de la population de Montréal, Ils ont dû le ]*erdre hier soir en voyant les «centaines de Jeunesses qui se promenaient sur la glace et les milliers de spectateurs qui formaient un grand cordon tout autour du patlnoir.On peut avec raison féliciter le iM.A.A.A.du beau succès qu\u2019il a remporté hier soir et est le désir de tous que cette fête se renouvelle bientôt.¦NTRBVUK D\u2019UN REPORTER DE \u2022* LA PRESSE \u2019 AVE LE CELE*RW ATI IL Wl E L* i»rof©***ur Attila, ootnta* non* 4 aiou n-ohm* h.a- est aotUftlletncnt 4 Montrèaû oû 11 \u2022\u2022i v»«u\trendra vls.t* à son ami at an- oian ê èv* M Horace Barré Le o* êbr* «ithlê-ta ae p*tlr< à 1 h.M^.ibandeau.ou ;^ual«ur* Jauna* athlète* aont a lé* .?v dr Un rep«>rtar KF La Pre**a a -ru ^n# entravu-\tAt- tila, qui \u2022 eat montré d un«.- amabilité axtia-ordlnslnr L* professeur parla ' rés oorraotemant le franga * et 1 fait plalatr d* conv#r*ar avec lui.Attlüa a dirigé J-x» éedas d at!uéi;»ma et 4a 4ével«jpp «nir«nt phyv>lqua é Bruxelles.Part*.lyndrv* New-York, at«« Il «at an cette damièra \\r.depu.s «iuatra ana et 11 y a formé pluj/î^u:» éiêvta qui *«\u2022 sont déjA distingué* \u2022 *\u2019ast à loi qu«; as \u201cexigé'* qu\u2019il fut ac< ordé 15 minutes pour jouer chaque pion : ce qui ferait une partie très longue et dont la perspective ne serait i»as amusants pour les spectateur», mais i
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