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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
samedi 10 mars 1906
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1906-03-10, Collections de BAnQ.

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[" O -J < - V.PREMIERE SECTION PAGES 1 à 4 CIRCULATI UL DK LA ! 599 172 TOTAJL DE LA ! ' r VE 22ME ANNEE\u2014N° 107 MONTREAL, SAMEDI 10 MARS 1006 UN CENTIN A Ijévis, un matin de la lin de l\u2019année.Il fait froid.La.rafale est encor déchaînée.Il fait froid; et le fleuve, avec de grands bruits sourd*, Traîne un radeau sans lin formé de giacons lourds, Qu'agite et bouleverse éperdument la houle.Il fait froid.Il fait froid; et la neige à flots croule.De son voile flottant cachant les monts du Nord.Que faire pour passer de l\u2019un à l\u2019autre bord '! Comment vaincre la vague, éviter la banquise Y Cinq \u2018\u2022traversiers\" sont Ifl, sur le quai, dan la bise, Iæ ceinture \u201cfléchée\u201d autour der reins, drapés Dans i\"étof\u2019du pays \u2019, superbement campés Sur leurs jarrets nerveux, .x main sur la pagaie : Ils attendent un \u201cboas\u201d, que nul péril n'effraye, Et qui viendra s\u2019asseoir au fond de leur canut Garni de peaux de buffle, il deux verges du flot.(1) Descendants des marins h la trempe virile Qui vers la mer d'Hudson suivirent d\u2019Iberville En s\u2019ouvrant à travers les neiges un sentier, Ces fiers Laurentiens chrérissent leur métier, La soif de l\u2019aventure incessamment les Orme.Aussi, paraissent-ils agacés du retard Du courageux bourgeois qui veut sur le \u201cJean-Bart\u201d C\u2019est le nom du canot \u2014 atteindre l\u2019autre rive.Enfin le passager sur le \"ponton\u201d arrive, Hors d\u2019haleine, fébrile et l\u2019air interloqué.A peine a-t-il rejoint les passenrs sur le ouai, Que leur patron, dont l\u2019oeil uepuis un instant sonde, Attentif, le lointain du Saint-Laurent qui gronde, Pousse des oris de joie : \u2014 Un \"chenal\u201d ! Un \u201cchenal\u201d ! En amont, et malgré le grand froid boréal, A cent brasses du bord, sur un très large espace, Le fleuve est en effet libre de toute glace ; On y voit nettement les ondes palpiter ; Et îes rudes passeurs, qui veulent profiter D\u2019une telle \u201céclaircie\u201d, ont lancé sur la lame De.\u201cJean-Bart\u201d ; puis, narguant le flot qui hurle et brame, A leur logjs du geste ils jettent leur adieu.Et les voilfl partis sous le regard Üë Dieu.Et pour toucher le but qui devant eux scintillé, H leur faudra franchir la distance l\u2019un mille.Il leur faudra glisser, armés de l\u2019aviron.Sur les flots tourmentés d\u2019un nouvel Aohéron.Entre deux froids linceuls blancs, la neige et l\u2019écumu.Comme des spectres gris lia plongent dans la brume, Qui sur eux lentement resserre ses réseaux ; Et quelques \u201ccharretiers\u201d, groupés au bord des eaux, Que fait bondir le fouet sifflant de la tourmente, Les suivent du regard sur la wgue écornante ; Et, debout près du quai battu des flots grondants.Un bon vieux loup de mer murmure entre se- ents.Devant l\u2019onde qui saute et le canot qui vole : \u201cIl faut avoir le diable au ventre, ma parole.Pour aller, par un temps pareil, risquer sa peau.\u201d Et le léger \u201cJean-Bart\u201d danse comme un copeau.Et la neige toujours descend en avalanches.Tout couverts des crachats des grandes vagues blanches, Qui jaillissent sans fin de l'abîme ondoyant.rrrr, fl Le Capitaine, loui ANCIEN TRAVERSIE Bernier IHonorable M.Hector labre.illi Les Laurentiens vont pagayant, pagayant, L\u2019oeil ardent, le front haut, le bras souple et solide, Tenant tète au jusant de plus en plus rapide, Le visage rougi des morsures du froid, Se retournant souvent vers lé bord qui décrott, Comme pour saluer l\u2019église qui! s\u2019éloigne , Et quelqu\u2019un vient de voir cep preux 9 rude ooigne, Au vaste bénitier des flots tremper leurs doigts Et faire en s\u2019inclinant un grand signe de croix.!r!.\tlllllUjlillla \"adroite _ - UOUlJÜiU' (1).Les canots des \u201ctraversiers\u201d de Lévis ont été remplacés par de* steamers 9 coques en bois recouvertes de cuirasses de fer.Depuis la découverte du Canada jusque vers 1875, alors que l\u2019on commença 9 chercher la so lution du problème de la navigation d hiver, on ne se servait que de canotl pour passer le fleuve, durant la rude saison, entre Lévis et Québec.L\u2019auteur du poème que nous publions aujourd\u2019hui a traversé plusieurs fois danl une de ces embarcations-là.(Note de la Rédaction.) Les oassears sont déj9 sortis de r\"éclaircde\u201d.Jls nagent 9 présent dans une onde épaissie Par de menus glagons et la neige croulant Sans trêve.Et le \"frasil\u201d rend le canot plus lent.Le \"Jean-Bart\u201d est \"collé\u201d maintenant, et dérive.En vain est-il poussé par la pagaie active, Tl reste emprisonné dans cette glu qui bout.Mais les cinq \"traversiers\u201d ea sont dressés debout.Et le chef de crier: '\u2022 -Rouions 1 roulons 1 \u201cAdroite\u201d! tous ensemble !\u201d Et, balançant de droite A gauche leur grand torse aussi souple qx\u2019altier, Les hardis Lévisois, en hommes du métier, Quo rien ne paralyse et rler ne décourage, Font rouler le léger canot, qui se dégage Lentement du \u201cfrasil\u201d et se fraye un chemin .Soudain l\u2019homme de cap, une amarre 9 la main.Saute d\u2019un pied nerveux sur une Ile flottante.Qui ferme le passage 9 l'équipe héritante ; Puis, sauf le \u201cboss\u201d, blotti sous les peaux de bisons, Chacun sort de l\u2019esquif et foule les glaçons: Et deux des \u201ctraversiers\u201d tirant sur la cordelle, * Les trois autres crispant leurs poings 9 la \u201cmargelle\u201d, Le fier \u201cJean-Bart.\u201d qui porte 9 l\u2019arriére un drapeau.Est mis en un clin d\u2019oeil entre le ciel et l\u2019eau ; Sur le mouvant cristal sa quille plate et lisse Avec un crissement sonore glisse, glisse ; Et de loin on dirait quelque cercueil géant Traîné dans l\u2019ombre au bord d\u2019un abîme béant, Au milieu de monceaux de transparents cararres.Et les rudes haleurs vont enjambant des mares ; Et quand parfois l\u2019un d'eux enfonce dans les trous Qui s\u2019ouvrent brusquement sous l\u2019effort des remous.De longs bravos moqueurs éclatent sur la rive.Et ie canot toujours descend 9 la dérive.Mais ITle de glace est franchie incontinent ; Le \"Jean-Bart\u201d danse encor sur le flot bouillonnant ; Et les passeur», joyeux, que le succès transporte, Se sont pris 9 chanter, et le vent nous apporte, A travers les brouillards lu grand fleuve êcumant.Les fragments imprécis d\u2019un vieux refrain normand.Dont le rythme naïf traîne, rit et sanglote, ils viennent de toucher une autre île qui flotte ; Mais celle-ci présente un aspect émouvant.Une ville, bAtie en marbre, que le vent Culbuterait soudain, ferait comprendre 9 peine Le bouleversement de cette île qu\u2019entraîne Le fleuve avec des bruits lugubres comme un glas.Les murs de Jéricho, renversés aux éclats Des clairons foudroyant» de l\u2019éclair du miracle, Peut-être n\u2019offraient pas un plus frappant speetaele Que l\u2019amoncellement qui vient de se dresser Devant les Lévisois.Comment vont-ils passer A travers ces débris mouvants, glissants et traîtres f Ils feront ce qu\u2019ont fait si souvent les ancêtres.Souple» comme les joncs et forts comme les rocs.«F-Spg K: .T > A A % '*V'C mm AMER VICTOIRES l*V »*.¦ *»\t*- ¦*»««** *»**»\u2022»*- - TR\"\u201d\u2019-'1\u201d ¦\ty;-.I.s: Ils s\u2019élancent ensemble 9 l\u2019aosaut des grands blocs S\u2019étageant par endroits en un rempart immense.Et toujours avec eux le \u201cJean-Bart \u201d avance Mais le \u201cboss\u201d, cette fois, est sorti de sa peau, Comme on dit, pour aider 9 traîner le fardeau ; Et, malgré son sang-froid, malgré son habitude De la \u201c traverse,\u201d il montre un peu d\u2019inquiétude ; Et le patron le lorgne avec un oeil moqueur.\u2014Encore un coup de coeur ! un petit coup de coeur, Les enfants! après ça, nous reprendrons haleine! Répète 9 chaque instant le brave capitaine.Tout à coup le canot disparaît 9 nos yeux.Vient-il de s'engloutir dans l\u2019abîme écumeux.Sous le choc imprévu d\u2019une lourde banquise î Non, le voilft longeant comme un mur, oQ l\u2019eau brise.Dans sa marche au hasard, parfois le frêle esquif Bondit dans on ne sait que! gouffre convulsif.Oh semblent tournoyer des flots de blanche lave.Ecartant tout obstacle et rompant toute entrave Que suscitent glaçons, brouillards, verglas et vent.Les hardis canotiers vont toujours en avant.Quel souffle irrésistible emporte ce» cinq braves î Une crevasse s\u2019ouvre, ils y plongent, des caves Se creusent, des sommets se dressent devant eux.Us vont, ils vont, ils vont.De la glace aux cheveux.Marchant, rampant, glissant, guettant, ils font leur route.Et rien ne les arrête et rien ne les déroute.Qu\u2019importent 9 ces preux, dans leur emportement, En bas le précipice, en haut l'escarpement î Le danger les séduit, les fascine et les grise.Aveuglés par la neige et mordus par la bise.Ils avancent toujours, sans balte et sans frayeur.Quels pénibles efforts ! quelle farouche ardeur ! Leur visage et leurs mains saignent, l'embrun les glace.Des jambes et des bras, formidables d\u2019audace.Us s'ouvrent un chemin tortueux : et bientôt Le canot derechef touchera le grand flot.Tl vient de le toucher ; et la froide rafale Nous souffle des lambeaux de clameur triomphale; Et l\u2019on entend aussi, couvrant ees lambeaux-19, Quelques notes du vieil \u201c Ave Maris Stella,\u201d Que redit le plus proche écho des Laurentides.Le fleuve est traversé.Les passeurs intrépides.En cOtoyant le bord, remontent le courant, En aval de Québec, fougueux comme un.torrent, fis remontent les flots qui font encore rage.Pour aller débarquer au prochain atterrage.Sur lequel ils \" pointaient\u201d leur canot au départ.Encore un petit coup de coeur, et >\u201c Jean-Bart \u201d Par des poignets d'acier sera tiré de Tonde.Enfin il est hissé sur le marché.(1) qu'inonde Une marée humaine affluant des faubourgs.Et pendant que le \u201cboss \u201d \u2014 m-* pieds glacés sont lourds \u2014 S\u2019éloigne lentement et se perd dans la foule.Les pieux Lévisois, tout trempés par la houle.Courent 9 Notre Dame.(2) Et ces humbles héros, Qui n\u2019ont jamais courbé le front devant les flots.Au pied du maître-autel ont Incliné leurs têtes.Pour remercier Dieu, qui emumande aux tempêtes Et de Walker brisa les nefs contre un récif.D\u2019avoir conduit au port un tout petit esquif.W CHAPMAN (1) Marehê Ftnlay, dans la basse ville de Québec.(t) Petite église.9 quelques verges du fleuve, nommée Notre-Dame des» victoires après le naufrage de la flotte de l'amiral Walker, partie de Boston pour attaquer Québec.(Notes de la Rédaction).i LA PRESSE SAMEDI 10 MARS 1900 eg3S^f3S$3S|3^^ l'Aiglon INapoleon II h m fi W9 ! |.l !.l -i\u2019l'i Dieu a voulu que les petits enfauits eussent un charme qui leg fit aimer LA FAMILLE DE GRAND PAPA1 L\u2019cmp«r«ur N» poléon, au oombl* le le gloire et de le puieteaoe, n'evait pas d'héritier direct: Aucun (Ue n'était n6 de eon manege arec la charmante créole gu\u2019ll avait épousée n'étant encore que le général Bonaparte et dont il avait fait l'impéretrice Joséphine, il songea à divorcer et chercha une orin-cease chez les Roia qu\u2019il avait jadis vaincue, et dont il avait fait »ee alliés),\t.\tT _\tw.i*\u2014: ui_ .,\t\u201e\t, .\t.___ ISce de cmq ans Je me battrai bien et ee* tributaires.on choix se ut j je raonteroi à i assaut.sur la jeune Archiduchesse d\u2019Autriche,\u2019 \u2014Mais Monseigneur, voua trouverez Marie-Louise, fille de l\u2019Empereur Eran- i les baïonnettes des grenadiers qui vous cols II.qu\u2019il épousa et qui devint sintn [^Pousseront.qui vous tueront oeut l\u2019Impératrice des Français.Le divorce ' , ; .\t,\t,\t,\t, \u2022\t«\tI \u2014tst-ce que le n aurai pas mon épée existait s ors dans la loi francaiae-i\t, pour écarter les baïonnettes?rê- 1/Eglise n'y souscrivait point, mnJ* | pondit fièrement le petit Prince, dans la cérconatance, elle n\u2019etlt paa à II était d\u2019une beauté remarquable intervenir, Joséphine et Napoléon :,vec les jeux pensifs et profonds de n\u2019avant pas été marié, recensement.\t'e,^n^uf lant Cor5P'\tch*' ^\t1\t\u2022\ti veux d or boucles ue sa meie, la blonde mais civilement.C'est pourquoi le se- ; archiduchesse.Sa beauté d\u2019enfant ten-cond mariage de l\u2019Empereur fut béni tait tous les peintres.Elle devait les tenter bien autrement ;ï mesure qu\u2019il j CAUSERIEi aM'wI de Grand-\" mm Papa JEU El EU par le» plus hauts dignitaires de l\u2019Eglise.Le 20 mare 1811.la nouvelle impératrice mit au monde un fils auquel son père donna les noms de Francois-Char-jes-Joseph-Xapoléon, et le titre de Roi de Rome.Le dimanche 9 juin, l\u2019enfant impérial fut baptisé en grande pom pe à Notre-Dame cardinaux, le Sénat, le Corps législatif et tous les représentante des Puissances européennes emplissaient l\u2019enceinte sacrée, et lorsque l\u2019Empereur présenta son fils h l\u2019assemblée, il sein.;.\u2022- \u2022 gloire du conquérant fût h jamais consolidée, puisque Dieu lui même comblait tous ses voeux.Napoléon reconnaissait ee qu\u2019il devait h ce Dieu,\u2014lui qui avait r'ouvert les églises de Fran- grandissoit et devenait adolescent, puis jeune homme.Tout petit, en France, on dirait : 'Beau comme le Roi de Rome\u201d.A Vienne an n\u2019avait changé que le titre : \"Beau comme le duc de Reichs tadt\u201d.Cette beauté demeurée légendai re.n'était pas ie sem motif de l'amour qu\u2019on lui portait.Il était très ban, doux .avec les oiibalternes et malgré un Cent évoques, vingt amour-propre très vif et la fermeté pré coce de son caractère, il n\u2019avait rien de la morgue autrichienne.Aussi l\u2019Empe reur François adorait-il ce petit-fils, et i enfant avait-il accès chez lui â toute heure.Sa qualité maîtresse était l\u2019horreur du mensonge et il avait «u plus haut point le sentiment de «a dignité.Quand il apprit la mort de Napoiéo.n, ü pleura longtemps et amèrement.Pea-dant de longs mous ii porta aon deui! avec tous les gens de sa maison, et :1 garda un véritable eu te h sa mémoire.ee au culte catholique \u2014 car le soir de jCe cuite s\u2019affirmait en toute eircons-ee jour mémorable, il disparut soudain tance.C < de la fête donnée aux Tuileries, et s en alla en sevrer caresser le cner poupon baptisé du matin, disant h Mme de Montesquieu, sa gouvernante : \u2014 Madame, faites de lui un bon chrétien, pour qu'il puisse être un bon Français.Tout souriait en apparence A ce nouveau-né, sur lequel reposait tant d espoir et tant d\u2019orgueil.Hélas ! trois ans à peine suffirent â changer sa destinée.Né dans la our-pxe.il devait mourir dans l\u2019exil.Fils est ainsi que le général Som-mariva, commandant militaire de l\u2019Autriche, aya-nt nommé un jour devant mi trois généraux comme les plus grand-s capitaines ae son temps, il l\u2019interrompit vivement eu disent : \u2014J\u2019en connais un quatrième moi! \u2014Lequel, Monseigneur?\u2014Mon père ! s écria-t-il.C\u2019est encore son culte pour Napoléon qui lui faisait écrire ce petit bidet au baron de Lame partant pour Paris : \u2014Quand vous verrez la colonne Vendôme, présentez-lui mes respects.Elle C'est uni belle nuit d\u2019hiver canadien La neige ounte les chemina et la lune dans son plein fait étinceler sur le so: des myriades de petites étoiles qui semblent rivaliser d\u2019éclat et de pureté avec leurs grandes soeurs du ciel.De la ville, lee traîneaux chargés de promeneurs enfouis sous les peaux de buffles ou d'ours, montent vers le l'n jour deux petits villageois, C'était Jean et Finot.je crois, Sous un noyer, cherchaient des noix, i \u2014J\u2019en vois une, dit Jean, et vite I Finot dessus se piécipits.!\u2014Elle est à moi!- Cpthment à toil le premier je l\u2019ai vue.\u2014Et moi, Je l\u2019ai le premier ramassée.Sur le tien et le mien, les deux vilains En viennent tôt des mots aux mains.Déjfl la guerre est déclarée, Lorsqu\u2019apparait le vieux berger.-Père Guy, vous allez juger.Grave, entre eux, maître Guy se pose.Il se fait dire en paix la chose, Prend 'a noix, l'ouvre (J, dextrement, Prononce ainsi son jugement: A chaque p eignant une coque; I.\u2019araende, le juge la croque.\t.\t___.Mes petits coqs une autre fols Mont-Royal.Les patins glissent »vec |\tnoll.C.M.PETI CORRESPONDANCE , 11 U.OU1L 1I1UU11.liant» 1 CAii.a Sio rn-xries\t.4._ 1 , _ 1\tk * plus grand capitaine des temps mo-\t'\t1 e mon Pêre »°n eom- Cet enfant était le grand souci de l\u2019Europe en même temps que l\u2019espoir de tout ce qui en France, se se.ntait mécontent du gouvernement des Bourbons.Pareil au jeune Astyanax, fils d uector, prisonnier avec sa mère An-dromaque ft la cour du roi Pyrrhus, il inquiétait pour l'avenir les Puissances ois vaii dernes, il ne devait jamais tirer l'épée que pour les parades militaires.Privé dès l\u2019enfance des caresses paternelles, il devait éprouver la quasi indifférence d une mère qui n'avait jamais compris son rôle d'épouse de Na poléon et d'impératrice des Français.Dès 1812, la campagne de Russie avait prouvé au Monde que Napoléon\t___v.avait cessé d ètre l'enfant chéri de la 1 comriirat-inn»F s ^ *t V3utf's .\t.\t-es conspiration* des mécontents de r .Il -j x ,\t, .\t,, rrance, tendaient ft rappeler le fils du La grande armée fou plutôt «e, dé ?rand homme Al ssi ^it-il entouré hns) échappée ft grand peine aux n ; mns u rap ta;ent gueurs d un atroce hiver avait trouvé, dre3 démorches .1 son grand-père l\u2019Em-dressve contre c e pour lui couper ;a , pereur.Il lui fallait exercer sur lui-mè- tmA 1Eur°P* T P°U,rK a plu, vigilante des contractes.1 empêcher de regagner la France.Ma.1 Cette perpétuelle contention d\u2019esprit, gré de, prodiges d héroïsme et de génie, | >s souvenirs de gon enIa le(,\t\u2018 malgré des veto^e, chèrement d.spu dw de6tiné\u20ac\t,ée\t\u2019lr ,\t* .tées de, campagnes d Allemagne et d-Met s\u2019écoulont dans Espèce d'inaction ft France.Napoléon vaincu par la call laquelle on le condamnait, pesaient sur tion, dut s\u2019en aller régner sur l\u2019Ile d\u2019E! be, pendant que les alliés installaient comme Régent de France, le comte de Provence qui prit le nom de Louis XVIII, bien qu\u2019il sût que son neveu.Louis XVII.sauvé du Temple, fOt le légitime héritier du trône de France.Lorsqu\u2019après les Cent jours.Napoléon eut été vaincu ft Waterloo, il abdiqua en faveur de son fils.C'est de ce jour que l\u2019Histoire appelle le Roi de Rome, Napoléon H.Dès la première invasion, Marle-Loui «e avait quitté les Tuileries pour Ram bouiüet.puis pour Blois, et sans es \u2022ayer de rallier les fidèle, de l'Empire elle avait emporté son fils jusqu'il Vienne chez son père François TI.Celui-ci ne devait pas tarder J comprendre la faute commise, car probablement si l\u2019Enfant Impérial avait été lit au mo ment de l'abdication de son père, il eut été acclamé par les représentants de la France.Lui.absent, les allié, lui pré fêtèrent Lo::is XVITT dont ils pouvaient attendre les plu, sérieux avantages pour leur, pays respectif».\u2014Si vous étiez restée en France, vous seriez Régente et Votre Fils, Empereur des Français ! disait François II.Pauvre petit Empereur ! Ce n\u2019était pas lui qui s'en était allé de bonne vo îonté.On le chercha partout au moment du départ.On le découvrit enfin dans nn cabinet ft robes, enfoui dans les fol balas maternels.Et quand Mme de Mon tesquiou le prit dans ses bras.il se cram ponna aux tentures en criant : Je ne veux pas ! Je ne veux pas !.Je veux rester ici !.On eut dit qu'il comprenait qu\u2019avec lui la fortune de, Napoléons s\u2019en al lait.Il fallut que M.de Canisy, l'écuyer de service, aidat Mme de Montesquiou ft le porter jusqu\u2019à la voiture et, ce fut au milieu de ses cris et de ses sanglots que sur l'ordre de l\u2019Impératrice, les cbe sa vie.Trop de mélancolie assombrissait sa jeunesse Une maladie de consomption le minait sourdement.Trop fier pour laisser voir ses soufrances, F ne les avoua que trop tard.En vain la scionoe lui prodigua t-el!e les soins les plus éclairé*.La terrible consomption accomplissait son oeuvre inexorable.Malgré ses révoltes, il lui fallait s\u2019aU, tenir de tout exercice violent.\u2014J\u2019en veux il ce misérable corps, qui ne veut pas suivre les volonté» de mon ftme ! disait-il ! Tout Vienne suivait avec anxiété les phoses de A maladie.Devant les ravagea du mal et le changement survenu dans sa fière et charmante allure, des bruits d\u2019empoisonnement avaient couru.Son infortune attendri?.sait tout le monde.Lui même, quoique envisageant stoïquement la mort, ne pouvoit s\u2019empêcher de ulre tristement : \u2014Mon berceau et ma tombe auront été bien rapprochés l\u2019un ûe l\u2019autre ! Comme il déclinait rapidement, la question des derniers sacrements s\u2019imposa.Mais comment lui dire : \u201cMonseigneur, voici votre dernière heure venue.L'étiquette veut que vous receviez le Viatique devant toute la cour\u201d.L\u2019archiduchesse Sophie, sa tante, qui aimait comme son enfant, se chargea de la difficile mission.\u2014\u201cNe vou ez-vout pas.lui dit elle, venir communier avec moi pour demander à Dieu votre guérison en même tempa que sa nrotection pour l'enfant que j\u2019attends ?\u2019\u2019 Le jeune homme comprit l\u2019ir.finie délicatesse de cette demande et soutenu par les siens il .s'agenouilla dans la chape! e ft la Sainte Table pour recevoir le Viatique.Ce fut en effet sa dernière communion.Le 22 jui let 1992.ft cinq heure» un harmonieux bruissement de soie mouillée sur la couche de neige et les sonnailles d\u2019argent, tintent comme un mj-etérieux appel ft le joie.Le vent, heureusement, n\u2019est pas de la fête et le froid qui fait briller les yeux comme des joyaux sertis dans la fourrure, est un charme au lieu d\u2019une souffrance.Voici dépassant les traîneaux ou se rangeant au passage, les gais \u201ctobog-ganeurs\u2019\u2019 avec leurs \u201ctobogganeusss\" en costuma de laine collant, tuque su front, moufflea aux mains.Ils tirent derrière eux la \"traîne\u2019 sauvage sur laquelle tout fl l\u2019heure.Ile dévaleroht la pente rapide de la grande glissoire, au sommet de la montagne.Voici les alertes jeunes filles chaussées de raquettes, les intrépides jeunes hommes les skis aux pieds.Ceux-là font l'ascension du vieux mont, aïeul de la Cité, sans s inquiéter des chemins tracé*, car les skis et lee raquettes ne connaissent pas d'obstacle»: ce sont les vam-q ueurs de la neige, les conquérants du sol mouvant.Tandis que notre traîneau suit les tournante de la route en lacets, eux, les grimpeurs de talus, escaladent les pentes boisées et se lancent ft 1 aasaut des fourrés disséminés entre les roches.Cependant, qui va lentement, va sa piment \u2014 dit un proverbe.\u2014 La sage lenteur de no» chevaux nous découvre fl tout moment un nouvel aspect du paysage nocturne.Montréal baignée dans la clarté lunaire nous apparaît par échappées, fl travers les futaies dé-pouLlées.Et lorsqu\u2019enfin nous \u201cdébar quons \u2019 au belvédère d\u2019où l'on embrasse la vue générale de la Cité, nous demeu ron.s muet» d\u2019admiration en présence de la magie du spectacle.\"Montréal aux toit» d\u2019argent\u201d \u2014 a écrit Elisée Reclus \u2014.C\u2019est bien cela.Avec les cordons lumineux de ses rues alignées qui montent et descendent s\u2019en allant vers le Fleuve lointain, dont un rayon tralnant\u2019de lune irrise tout une zône ; avec les clochers revêtus de métal de .ses églises que dominent le dôme argenté de sa cathédrale, Montréal ressemble, par ces nuits claire* d\u2019hiver où tout est blancheur, le ciel comme la terre, à quelque ville de rêve.Et l\u2019on pense im^lon-tairement ft ce passage de l'Ecriture où le démon pour tenter Jésus lui montrait tou» les royaumes de la terre avec leurs villes opulentes et iC richesse» de leurs civilisations, pour s'assurer que Celui-là était bien ie Fils de Dieu ! Endormie dans .son vaste manteau de frimas étincelant, Montréal revêt ce soir, un aspect sublime, taudis que le regard suit le large cours d\u2019eau,, dont la rive opposée, demeurée invisible, ne se devine qu'a l'épaisseur plus accusée de l'ombre au loin.Passé la ville, le fleuve se perd dans un inconnu sans fin, avec ses tournants pittores ques, ses Iles qui dorment sous la neige, avec ses rapides que la glace assiège sans les vaincre.Et notre pensée remontant les siècles, nous nous figurons l'étonnement de Cartier, lorsque du liant de ce même Mont-Royal, il découvrit l'admirable pays d'au delfl, lui nui ne put jamai franchir le grand Hochelaga plus loin que scs rapides.Depuis, ses continuateurs sont venus et ont conquis la terre canadienne.Et c\u2019est parce que que qu'un de nos ancêtres a passé sur cette terre, que nous \"Quand deux coeurs sont entraînés fl s\u2019unir par l'amour du bien, l\u2019amitié ne saurait leur manquer.Pourquoi ?c\u2019est qu\u2019ils savent qu\u2019entre eux tout est commun, à commencer par 1 adversité !\u201d CES! m JIISÏE \u2014Qu\u2019est ce que ça veut dire, André, de couper du vin ?demande le petit Paul fl son frère.\u2014Qa veut dire d\u2019y ajouter un autre liquide.\u2014Alors, quand on poupe le vin, il aug mente ?\u2014Bien sùr.\u2014Je trouve que c\u2019est pas juste, moi ! \u2014Comment, ça n\u2019est pas juste ?\u2014Mais non.puisque quand on coupe le pain il diminue.1 Ml P01 [ES EillESS Les Anglais ont le culte du souvenir.Ainsi, de nombreuses villes du Royaume-Uni gardent comme des reliques les instruments de torture que les juges des siècles passés réservaient au châtiment des criminels.Signalons un cas curieux : celui du pilori qu\u2019on peut encore apercevoir dans le jardin de l\u2019église Saint-I^ouard, fl Shoreditch.On distinguera entre les deux poteaux du hangar un troisième poteau muni de quatre cercles de fer.S\u2019il ne comprenait pas exactement, ce Jour là, assurément se rendait il comp te du changement survenu dans sa des tinée.\u2014Je vols bien que je ne suis plus Roi, je n'ai pas de pages ! disait il en regrettant ses compagnon - de jeu.Elevé a la cour d'Autriche, il fut d'a bord connu sous le nom de duc de Parme.et plus tard sous celui de duc de Reieh«tadt.On changea jusqu'il son nom de baptême', et on l'appela François comme son grand père qui était aussi son parrain.Il dut apprendre l'allemand et commencer ses étude* Tout ee gui se rapportait aux choses militaires l'attirait invinciblement, bien qu\u2019il eut de remarquables aptitudes pour tout ee qu'on lui en°eignait.\u2014Je veux être soldat, disalt-11 à un peintre qui faisait son portrait ver* j autres, mes enfants, nous ''habitons du soir, il expira, dans la chambre mê- ttujotlrd hu5.Cc sont noa arri(-.rc-me où avait dormi son pere Xapoeon J grands-pères qui ont ensemencé les pre d\u2019hui iour blé, planté le» arbres dent que sur , orure ue i \u2018nipe.erric., i-a aie trion1phitnt et dje
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