Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
mardi 17 avril 1906
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La presse, 1906-04-17, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" t JOURNAL A NOUVELLES 22MB annee-n° i:w -r CIRCUUtrON I OTAJL UK ua uni Aiwa 524,148 MONTREAL, MARDI 17 AVRIL 1906 14 PAGES\u2014UN 2 :NTIN % » i \u2014\t^ (D« l'envoyé spéci*! de LA PRESSE) Saint-Céftftirft, 17.\u2014 Le détective La-pointe, agent de la police provinciale, et Uun des meilleurs limiers de la mé Ine cocasse aventure dont kdeux commerçants aile-\u2018 sont les victimes^|\u201cS«''Æîm HABILE FILOUTEF.iE TTn nier DésauteU alias \u201cPiice\u2019' Lapointe Le pnsonnier donnait dans son étroit cachot lorsque l\u2019agent l\u2019a réveillé pour lui parler.Pendant deux heures et ie-1 ameublement complet subtilisé, i mie le détective a questionné et trana-St une somme de $250 laissée questionné l\u2019homme qui lui répondait fpour compte.\t\u2022 ' BICHE CLIENTE Si le publie a souvent Jt se plaindre des curieux procédés commerciaux des vendeurs fi petites semaines qui pa»-\u2022ent par nos rues, cognant dru, sonnant ferme aux portes, ces dernier-*, du moins certains d\u2019entre eux, peuvent facilement nous prouver que toute médaille a son revers.Témoin, l'étonnante aventure arrivée la semaine deiniére ft deux jeunes gens tout récemment établis dans ce commerce quasi-ambulant, rue Dorchester.L\u2019histoire prouve qu\u2019il faut se méfier des plu* huffées.des plus belles, des plus attrayantes, nul viennent sur le comptoir vous assurer ou\u2019elles ont oublié leur porte-monnaie ft la maison.Elle prouve aussi que le manque d'é rudition n'est nas obligatoire chez les négociants.Vous avez tou» lu Madame Sans Gène.La fameuse femme, certes, l\u2019était sans gène, mais moins encore que l'excellente patricienne de la rue Dorchester qui s\u2019e.st affublée de c' pseudonyme significatif dans le \u2019ntt de faire plus facilement une escroquerie en bonne et due forme, au cétriment des deux jeunes gens susdits.Allemands, venus de Leipslg e,.novembre dernier.Wolfgang et Amadeus.comment allions-nous \u2019.es appeler, pour la fin de l\u2019histoire?.disons AVerthcr tout de suite; donc Wolfgang et Amadeus Werther recevaient le premier février la visite d\u2019une femme jeune, belle, trouMante, tou\u2019.e parfumée, qui entra, vaporeuse, légère, comme une sylphide, en faisant froufrouter ses Jupon* de soie, dans le modeste \u2019oeal occupé par les deux frères, et oû s\u2019entassaient des meubles, des tapisseries, des vases, etc.Si les deux commercants n\u2019avaient eu des verre» bleus ft leur» lunettes, iis auraient infailliblement succombé ft l\u2019éblouissement passager que produisit sur eux l\u2019arrivée de cette féerique vision.Peu il peu, cependant, les objets sortirent de la fulgurance générale et reprirent leur place terre ft terre dans le clair obscur du magasin.\u2014Je désire un ameublement comblât pour mes appartements, dit la dame daignant jeter un regard sur les acajous des étalages.\u2014A votre service, madame, lui fut-il répondu simultanément par deux voix qui semblaient sortir d\u2019un caveau, tant les commercants avaient salué profondément la euente.La dame palpe, retourne, fait étendre des tapis, fait rouler des lits, des psychés, des buffets, do» bureaux, examine des vases, et finalement dit : \u2014C\u2019est Joli, ce» bibelots, combien £ roulez-vous I II me faut le salon, nhambre, la salle ft diner, le bou-r.' 1\t\u2014Rien que cela ?vous êtes modes- jte, Tous, s\u2019écria l\u2019atné, Wolfgang, en ,s\u2019«mpressant de sortir son carnet de «ente.Après que tout fut choisi, tout (Compté, la facture de madame se chif ferait ft $250.00.I \u2014Voua savez, j\u2019ai entendu parler de vos ventes par contrats que vous Boflidtez de porte en porte et, comme ¦vous n\u2019êtes pas encore venu chez moi, id-près, je me suis décidée ft passer ici.\u2014Veuillez croire, très excellente madame, que nous regrettons de ne pas avoir eu, avant ce moment, 1 Honneur inappréciable de vous offrir nos marchandises.\u2014Inappréciable, tu l'as dit, pensa la cMente.lu vas voir avant longtemps.On discuta termes^ conditions, ver-eements, etc., et la dame consentit fl donner, ft titre de denier fl.Dieu, la ba gatelle de $50 ; le reste étant payable par versements hebdomadaires de six dollars.\u2014Vous vous nommez, madame ?.\u2014Madame P.S.-G.Je demeure rue Dorchester, No XXX.\u2014Parfait, complaisante dame.Nous vous enverrons les marchandises ce soir ou demain.Mais, voilft, la pauvrette avait oublié son porte-monnaie.Ah ! quel ffteheux contre temps ! Que faire ?\u2014Et moi qui dois aller chez Morgan ce matin même.\u2014^Vraiment madame, c\u2019est bien pénible, mais.Le soir même le» marchandise» arrivaient chez Mme P., rue Dorchester-La brave femme était Ift, souriante, recevant le mobilier.Le quart d\u2019heure de Rabelais sonna, Je» déménageurs ayant terminé le dé-shargement des meubles.\u2018 \u2014Revenez demain, mon mari n\u2019y est pas et je n\u2019ai pas l\u2019argent.D fallut bien s\u2019exécuter.Impossible de rapporter les meubles ft la bou- tant bien que mal sur l\u2019emploi de son temps dans la soirée de vendredi ft samedi, mais qui invariablement protestait de son innocence et déclarait qu'il r.\u2019avait rien eu fl faire dans l\u2019épouvantable étranglement qui a terminé les jours de la femme Gendreau dont on a retrouvé le cadavre meurtri dans le chemin samedi matin.Cependant une LACUNE TERRIBLE existe dans le récit de \u201cPuce\u201d Lapointe au sujet de l\u2019emploi de son temps dan* la soirée de vendredi.En effet le mal heureux ne peut rendre compte des trou quarts d\u2019heure qui se sont écoulés entre 8 heures et quart et 9 heures du soir, vendredi.Quand on demande au détenu oe qu\u2019il a fait il cette heure oû la pauvre victime agonisait sous les griffes de la brute qui l'étranglait, il répond ft peu prés comme dans la déclaration qu\u2019il a faite et qu\u2019il a signée à l\u2019enquête du coroner : \"Je suis allé ici, je suis allé tft, (en particulier dans les hôtels), et je me suis couché ft 9 heures et demie.\u201d L'envoyé spécial de \u201cLa Presse\u201d a voulu lui-même bien se rendre compte de la situation et il a tflché de savoir si réellement Désautels dit \u201cPuce\u201d La-pointe n'avait pas pu passer les % d\u2019heures en question dans l\u2019un ou l\u2019autre des hôtels en question.Il n\u2019y a que jeux hôtels fl Saint-Césaire : l\u2019hôtel Robidoux et l\u2019Hôtel Leroux.A aucun de ces deux endroits on n'a a vu \u201cPuce\u201d Lapointe, le détenu d\u2019aujourd\u2019hui A L\u2019HEURE FATALE où des cris d\u2019agonie ont été entendus dans la nuit du meurtre.Une autre circonstance non moins terrible aggrave la position de \u201cPuce\u201d Lapointe.Devant les jurés du coroner le détenu a juré que jamais il n\u2019avait su que Madame Gendreau devait venir au village le soir du crime, lorsqu\u2019un témoin, Remy Brodeur, le contredit directement sous serment.Non seulement, d'après le témoin qui était le messager lui-même envoyé auprès de Madame Gendreau, \u201cPuce\u201d Lapointe savait que Madame Gendreau DEVAIT VENIR AU VILLAGE ce soir-lfl; mais encore il connaissait le motif de Bon voyage, et cela, le témoin l'avait déclaré ft Desantels dit \u201cPuce\u201d Lapointe, ft la demande même de celui-ci, peu dp temps avant l\u2019aoeomplisse-ment de l\u2019horrible étranglement.Les circonstance» aeusatrioe.s sont graves, très graves contre \u201cPuce\u201d Lv-pointe qui, répétons le.proteste hautement de son innocence.En outre de la lacune des % d\u2019heures et de la contradiction flagrante au sujet de la venue au vrillage de Madame Gendreau, vendredi soir, il y a encore LES FATALES GRIFFES d\u2019artichaut, les graquiais (\u201cgratias\u201d).que les témoins fl l\u2019enquête du coroner ont appelés des \u201cchardons\u201d.On se rappelle que les habits de la victime étaient remplis de \u201cgraquias\u201d lorsque son cadavre a été trouvé dans le chemin, le samedi matin.Or, plusieurs témoins, trois ou ouatre, dit-on, affirmeront sous serment que, le soir du meurtre, aux heures mêmes de la tragédie, ils ont vu \u201cPuce\u201d Lapointe arracher DE SES PROPRES HABITS de ces \u201cgriffes\u201d acusatrices.L\u2019un de ces témoins a fait une déclaration sensationnelle de ce genre fl l\u2019enquête du coroner, samedi dernier.Et puis, il y a les HABITS SOUILLES DE BOUE du prévenu qui pour les nettoyer a demandé, le samedi matin, *im couteau et une brosse, Et, cependant.\u201cPuce\u201d Lapointe, le prévenu, proteste toujours de son innocence ; bien plus son premier mot, lorsque la police a tenté de lui arracher des aveux ou des explications sur «es ailées et venues le soir du meurtre, son premier mot a été UNE PAROLE D\u2019ACCUSATION contre le mari même de la victime : \u2018C est lui.Gendreau, son mari, dit-il.qui Ta étranglée\u201d, en parlant de la femme qu\u2019on avait trouvée morte assassinée dans le chemin.L'envoyé spécial de La, Presse\u201d a pu, hier après midi, pénétrer En dépit des terribles circonstances qui s\u2019accumulent contre lui Rodrigue Désautels dit \u2018Puce Lapointe\u201d proteste hautement de son innocence.\u2014 Dès les premiers instants, le détenu et le mari de la victime s\u2019accusent mutuellement.Des témoins jurent que Lapointe s'était enquis le jour du meurtre de la venue de Madame Gendreau à Saint-Césaire \u2014 \u201c Graquias \u201d compromettants \u2014 Menaces proférées par Lapointe \u2014 Déclarations du mari et du prévenu à l\u2019enquête eu coroner \u2014 Pistes d\u2019homme près du cadavre \u2014 Une lacune angoissante \u2014 Scènes pénibles.\u201cPUCE\u201d li A POINTE, ACCUSATEUR AV MOMENT OV ON VARRE- ! TAIT EN VVI DISANT Ql\u2019Il.DEVAIT RENDRE COMPTE DE SA CONDUITE AU SUJET DE LA MORT DE MADAME GENDREAU, DESAUTELS, \u2022* PU- ] CE\u201d LAPOINTE, DIT: \u201c CES'l LUI SON MARI, GENDREAl ai I L'A ETRANGLEE.\" DANS LE CACHOT où est enfermé \u201cPuce\u201d Lapointe avec lequel il s\u2019est entretenu quelque temps.A première vue le détenu inspire une sympathie profonde, non pas fl cause de son abattement, mais ft cause de l\u2019air de franchise avec lequel il fixe son in terloeuteur.et l\u2019apparence de sincérité avec laquelle il lui parle.J'avais été porté fl me représenter d\u2019abord \u201cPuce\u201d Lapointe, en chasseur, en trappeur, en coureur des bois, com me ft l'apparence vigoureuse et au re gard dur.J'ai été complètement déçu-1 Le détenu a une figure qui plaide beau | coup en sa faveur, une figure tique fermée.Le lendemain, pas de réponse ft la .\t.\tj ETRANGEMENT SYMPATHIQUE SurlenncmniTi.n^n de nouveau.Ue lundi suivant, le S février, la dame 1 P'\u201dsq\u201d'nvec des cheveux et des mousta 'admettait en sa présence l'encaisseur\ttrfks noires, il a des grands yeu> présence l'encaisseur des Werthers mais, devait, ft regret, remettre au lendemain le paiement du premier versement.L mardi, catastrophe.Mme S.-G.était partie pour un monde inconnu avec le mobilier.C\u2019est le cas de dire qu\u2019elle était sans gêne.C\u2019est ce que n'ont pu comprendre les deux Allemands lorsque les voisins leur ont dit qu'i\u2019s avaient été filoutés par une femme trop fine.Et les meubles ?Envolé».f f VOL PAR EFfRACTION ¦' Joseph Couture, de la rue Notre-|Dam», est accusé de vol par effraction pal* le» agents Richard et McLaughlin./fl »e dit innocent.Enquête cet après-| te T\u201d boMl\t1 \u2014\u201d'J très bleus qui vous regardent avec une franchise qui attire.I/homme a environ 3 pieds et huit pouces : il est plutôt nerveux et de grosseur moyenne.la représentant de \u201cLa Presse\u201d a causé avec lui une bonne demi heure.Lapointe ne parait AUCUNEMENT INQUIET au contraire, il est oxtifoordinairemont tranquille, ev semble absolument indif férent aux soupçon» qui l\u2019entourent, *i ce n\u2019est qu\u2019il déclare n avoir absolument rien fl faire dan» cette sombre tragédie.\u2014Savez-vous, dit le représentant de \u201cLa Presse\u201d, que plusieurs personnes «c proposent de venir témoigner eon tre vous en disant qu\u2019ils ont remarqué sur vos habits le soir du meurtre des \u2018\u2018gratias\u201d semblables fl ceux qui ont I été trouvés sur les habits de la mor Tou» «» gens là ONT MENTI\u201d répond fl cela Lapointe, avec fermeté, mais calme, sans gesti».Lapointe, pennant tout le temps qu\u2019a duré l\u2019entrevue, n'a rien laisser échapper qm puisse le compromettre ou l\u2019accuser lui-même; mais de temps en temps il semblait laisser entendre qu'il pourrait bien avoir BEAUCOUP DE CHOSES ft dire en temps et lieu.C'est en vain que le représentant de \u201cLa Presse\u201d a tflché d'obtenir des informations précises du prisonnier au sujet de 1 emploi de son temps, entre 8 heures et 9 heures, le soir du meurtre.Il y a Ift une solution de continuité qui peut constituer une des mailles les plus solides fl la chaîne de circonstances compromettantes qui s'enroule autour du cou du malheureux détenu.SOLUTION DE CONTINUITE La-pointe persiste 9 dire qu\u2019il est allé fl cette heure aux hôtels, lorsque les deux seuls hôteliers, MM.Robidoux et Leroux déclarent ne l\u2019avoir pas vu à Ce temps-lft.Dans quel état était le -soir du crime, Puce \u2019 I^riointe ?Personne n\u2019a remarqué qr\u2019il était en boisson ; lui-même déclare qu\u2019ri! avait pris \u201cquel quc.s coups\u201d.PAUVRE INFIRME Le mari de la victime, Léopold Gendreau.est un pauvre infirme.Vietime de plusieurs accidents, il a peine à se traîner, et pour marcher plus facile-.ment il est *ob!igê de se servir de l>é-qüilles.La mort de sa femme, il l\u2019a apprise par des voisins.Le soir, ne voyant pas revegir madame Gendreau, il avait bien éprouvé quelque inquiétude ; mats il avait calmé ses craintes en disant que probablement sa tomme était en sûreté chez des amis au village.Son premier mot an apprenant la fatale nouvelle a été une parole d\u2019accusation contre \u201cPuce\u201d Lapointe : \u201cJ\u2019ai d\u2019abord pensé, dit-il, que c\u2019était f-flpointe qui i\u2019nvait tuée\u201d.La raison de cette pensée il la donne : \u201cA cause, ajoute-t-il, de certaines chicanes que nous avions eu ensemble\u201d.Ge.ndreau était un MARI MALHEURE LTX qui avait chassé de chez lui, la veille, le malheureux Lapointe sur lequel ses soupçons se sont tout de suite portés.Faut-il dire que la conduite du mari de la victime fait, par son étrangeté, les commentaires de toute la population ici.On fait surtout DES GORGES CHAUDES au sujet de l\u2019incident suivant : Dimanche, au moment même où la pauvre victime était étendue sur sa couche mortuaire, Gendreau, le mari, vendait, fl l'Hôtel Robidoux, fl Saint-Césaire, les peaux des animaux que La pointe avait tués pour lui quelques jours auparavant.Cette attitude de Gendreau a été loin de lui attirer le5 sympathies qui auraient dû.naturellement lui être témoignées ainsi qu'ft ses enfants dans une aussi tragique et aussi douloureuse circonstance.Quelle est\t| LA VERITABLE CAUSE DU MEURTRE?Atuellement on la rattache aux déclarations compromettantes faites par la victime ft son mari, la veille même du crime.C\u2019est parce que ees déclara-* fions avaient trait aux relations de \u201cPuce\u201d Lapointe avec les époux Gendreau que le malheureux chasseur a été mis sous verrous et gardé ft vue en attendant que les autorités aient jeté quelque lumière sur la sombre tragédie.Les menaces proférées par La-pointe ft l\u2019intention de Gendreau et qui sput rapportées par un témoin fl l\u2019enquête du coroner n\u2019ont pas peu contribué fl convaincre la police qu\u2019elle doit avoir l\u2019eil sur Lapointe et lui demander compte de tous et de chacun de ses instants, le soir du meurtre.\u201cLa Presse\u201d a raconté hier les tristes circonstances dans lesquelles on a retrouvé LE CADAVRE DE LA VICTIME dans le chemin, fl quelques distance d\u2019un couvent, et pas loin non plus d\u2019une touffe de broussailles où.suivant 'es uns, le crime aurait été consommé.La lutte entre l'assassin, et la victime a dû être terrible, violente, a-hir-nêe, désespéiée; tout l\u2019indique.D'abord, la lutte n dû commencer dans la voiture, car le devant de la voiture dans laquelle Madame Gendreau partit pour le village, vendredi soir, par des marques récente» et assez profondes.Il est probable que de Ift l'assassin a traîné la victime dans le bosquet de broussailles, puis de IA dans le chemin où on a retrouvé le cadavre.Le chapeau de la pauvre femme a été retrouvé ft 50 nieds environ du coda I vre, probablement ft l\u2019endroit où la lut-! te a dû commencer eu voiture.DANS LES BROUSSAILLES ft quelques pieds du cadavre, on a trou-I vé une broche à cheveux et une mitaine qui ont appartenu il Madame Gendreau, j On a aussi retrouvé dans les brnussaü-| les différents objets qui démontrent J que la lutte suprême a du avoir lieu * dans ce petit bois.L\u2019assassin a dû en-I suite porter sa victime dans le chemin pour faire croire ft un accident de voiture; car prés du cadavre on a remarquer des pas d\u2019homme.Le crime a dû être commis vers 8 heures et 40 minutes vendredi soir.A cette heure fatale plusieurs voisins ont ENTENDU DES CRIS et en particulier un\u201d religieuse du couvent -ni se préparait fl la confession.Chose singulière! le cadavre de \u2019a femme étranglée ft cette heure peu avancée de la nuit, n'a été retrouvé que LE LENDEMAIN MATIN ft 6 heures.Est-ce nue personne n'est passé par ce chemin ce soiiMfl?Où bien est co que le cadavre n\u2019a pas été aperçu par les passants sur la route ft cause des ténèbres?Ou bien encore, Ks* ce qu?o meurtrier n\u2019aurait porté dans le chemin que nlus tard dan» la nuit le cadavre de la victime et et étranglée dans les broussailles ?Voilft autant de questions qui resteront sans solution si l'assassin lui-même garde le silence.FUNERAILLES DE LA VICTIME Iæs funérailles de 1» rict.ime ont eu lieu hier matin ici.n'I .créiponie fut des plus impressuThnante».l'pc foule énorme v assistait on neut dire que toute la paroisse y était.C'est M.le vicaire Roy qui présidait aux cérémonies.Après un libéra le cercueil fut descendu dans la fosse.Le mari de la morte suivait ces apprêts funèbres en sang'otnnt.Au moment où on allait descendre le cercueil, i! demanda \u201cun souvenir de sa pauvre femme\u201d.On détacha la croix en métal qui était sur le couvercle et on la lui remit.Sur einq des enfants de la victime, doux assistaient ft scs funérailles, un petit garçon et une petite fille.Un?SCENE PROFONDEMENT PENIBLE eut lieu au moment où le cadavre fut placé dans sa tombe.Le petit garçon auquel on découvrait les trait* de la morte reconnut sa mère.Mais il n'on fut pas de même de la nelite fille qui ft la vue des traits décomposés et noircis de la victime, ne voulut pas reconnaître celle qui lui avait donné le jour; et disait en pleurant: \u201cNon oe n\u2019est pas nia mère! Je ne veux pas voir!\u201d L\u2019entrepreneur des pompes funèbr\u2018s était M.Candide Leroux.MAISON DESERTE L\u2019envoyé spécial de \"La Presse\u201d est allé hier en voiture visiter la maison habitée jusqu\u2019ici par la vietime et sa famille.Cette maison çot aujourd\u2019hui déserte la porte est fermée ft clef ; Vs volets sont clos; le mari est absent et enfants .sont dispersés un peu par-tout.\tj C'est d'une tristesse profonde; on dirait d\u2019un caveau de cimetière ! LE CORONER L\u2019enquête du coroner est conduite avec une intelligencs remarquable.Il suffit de dire que le coroner de c;* ri-trict est le Dr CAM.Bernard, un homme au cerveau des mieux organisés et au jugement des plus sûrs, pour être convaincus que rien ne sera négligé pour amener un verdict suivant toute la preuve qui pourra être faite.Le Dr Bernard a une lourde tflché ft ac-comp'ir; mais il rçt amplement k la hauteur de la responsabilité dont ses épaules sont chargés dans cette triste circonstance.?t,t,end auiourddiui le détective McOaakiU.n?LE MAKI ACCUSATEUR A L\u2019ENQUETE DU CORONER LEOPOLD GENDREAU, LE MA RI DE LA VICTIME, A DECLARE SOUS SERMENT: \u201cEN APPRENANT LA NOUVELLE D! LA MORT DE MA FEMME J A PENSE QVE C\u2019ETAIT LAPOiN IE QI I L\u2019AVAIT TUEE.\u201d L\u2019ENQUETE DU CORONER Voici le texte des témoignages qui ont été entendus ft t'enquête tenue sa medi dernier, devant le coroner, Dr C.A.M.Bernard.JOSEPH JUNEAU, forgeron du village de Saint-Césaire déclare qu\u2019il reec.nuait le cadavre dé la victime comme celui d'une dame Léopold Gendreau.\u201cVers les six heures, ce matin, (samedi), dit il, je passai* au coin de chez M.Gingras, quand j'aperçus ft quelque distance, Mir la nie Notre-Dame, ce qui me sembla tout d\u2019abord être un paquet.M\u2019y étant rendu, je reconnus que c\u2019était le eadavre d une femme.Küe avait la face contre terre et les mains tendues des deux côtés de la tête.Se* habits étaie.nt relevés et sa eollerette était retournée et rabattue sur sa tête.Ses habits étaient remplis de chardon*.A côté du cadavre j'ai trouvé une couverte et un peu plus loin une mitaine.Un peu plus loin encore.j\u2019ai trouvé un chapeau.J'ai rapporté les effet» trouvés et j\u2019ai recouvert le enrps aver la couverte.\"J\u2019ai ensuite appelé M.Elzéar Roy et M.Ephrem Rémy, employés chez M.Alfred Gmgras, et plusieurs autre» individus arrivèrent par la suite.J'n remarqué DES EMPREINTES DE PIEDS partaat du trottoir et se dirigeant du côté du cadavre de haut en bas.Ces empreintes m\u2019ont paru un peu grandes pour être celles d'une femme ; j\u2019ai constaté qu'elle avait la figure congestionnée et du sang sur les lèvres.EDMOND LEROUX, tailleur : \"Je ne connais rien relativement aux circ(xn*tances qui ont entouré la mort de la défunte.J\u2019ai ren contré Puce T/n pointe hier soir dans '?magasin de Denis, vers huit heures moins un quart.Il m\u2019a paru un peu excité mais pas plus que d\u2019habitude.Il a dit qu\u2019il était parti en chicane de chez Gendreau et que s'il le reneon trait qu\u2019 IL LUI ARRANGERAIT SES REINS Il .n'a' pas parlé de madame Gendreau.C\u2019était dit sous forme de menaces.REMY BRODEUR, journalier : \u201cHier soir, le treize courant, vers le» sept heures et un quart, j'ai étÇ envoyé par Joseph Mailloux chez 'I Gendreau pour ÿ porter un me*sagè.J\u2019ai remis le message ft madame Gendreau elle-même.Il devait, dans \u2019e temps, être sept heures et vingt ou 25 minutes.Ce message était pour l'appeler immédiatement ou bureau du téléphone.Elle a répondu qu\u2019elle irait de suite.Vers huit heures moins u.n quart, étant de retour, j\u2019ai rencontré un nom mé \u201cPuce\u201d Ijipointe qui, d'habitude, travaillait chez M.Gendreau.Tl m'a demandé d'où je venais, et je lui ai répondu : \u201cJe viens du pont\u201d.\u2014\u201cQu\u2019est-ce que tu as été faire Ift.me dit-il ?\u201cJai répondu que j\u2019étais allé dire il madame Gendreau de venir au village : et m\u2019ayarit d»mamdé SI ELLE Y DEVAIT VENIR je lui ai répondu que \u201cOui\u201d.Au oom-mencement de notre conversation je lui ai demandé s'il allait encore chez M.Gendreau, et i! m\u2019o dit que non.Lorsque cette conversation a eu lieu nous étions en face du magasin de M.Denis, avec les doux messieurs Robert, un M.Auolair et M.Métivier.A ma connaissance, j\u2019ai vu deux ou trois fois > dit Lapointe en boisson : mais ce soir-lft il ne m\u2019a pas paru être en boisson.LEOPOLD GENDREAU, \u201cmari de la victime, déclare qu il de meure dans la paroisse de Saint Césaire et est figé de trente-huit ans.Le nom de la défunte était F.Clara Ducharme.Elle était ftgée de 28 ans, et il est son époux.\u201cMa femme, dit 11 jouissait d\u2019une bonne santé.Elle n\u2019était pas grasse, mais elle n\u2019était jamais malade.Hier, elle était très bien.J'ai voulu venir au village et elle n'a pas voulu me laisser venir.Elle est partie hier soir vers 8 heures, pour venir au village répondre nu téléphone.Je trouvais quelle retar dait ft revenir, mats j\u2019attendais toujours : et vers onze heures j\u2019ai ouvert la barrière et je n\u2019ai pas dormi de 1 nuit.J\u2019ETAIS INQUIET, mais j'étais seul avec les enfants et je n\u2019avais pas de chevaux pour venir au village.\"Je ne suis pas sorti de la nuit.Ce matin, les jeunes Parent m'avertirent que mon cheval était au bord de l\u2019eau.Tl était vers six heures du matin.J'y suis allé et j'ai demandé la fille de M Parent pour garder les enfants, pour aller voir ce qu\u2019il y avait.Après cela, mon beau frère est venu m'avertir qu?nia.femme était morte.J'étais ft déjeuner.11 ét.jt avec M.Gingras.En appre n\u2019ant cette nouvelle, j'ai pensé que c'était LAPOINTE QUI L\u2019AVAIT TUEE \"J'ai pensé que c était lui i>ar les chi cane» qu il y avait eu avant.11 avait eu des chicanes nvec moi et la défunte ft propos de rapports qu'ils avaient en senib e.Ces chicanes ont eu lieu dans le mois de janvier et l\u2019autre hier avant midi.Lorsqu'eut lieu la première chicane.je ne savais pas qu'ils avaient eu des rapports ensemble.Vers lo mois de janvier, j'avais eu des soupçons sur leur conduite et je les avais avertis.Avant hier, j'ai eu des aveux de la dé funte.J'ai dit ft Lapointe de »'en aller et i! m\u2019a avoué que ce que je lui repro chais était la vérité \u201cAprès lui avoir signifié de s\u2019en aller, il m\u2019a parlé de régler avec lui.Je lui) ai offert 25 cents, lui disant que je ne! lui donnerais pas plus et que je gardais la balance d\u2019un compte que je lui de vais pour ce qu\u2019il m\u2019avait fait.Je lui dovai« *6.00.11 a dit que je n\u2019avais pas le droit de me payer de mes mains, ,1e lui al dit que s'il Tieuait réclamer cet argent Ift, je le ferais prendre de suite.H m\u2019*\t.je grtiuHis la somme il ne me !a donnait jamais et que JE ME SOUVIENDRAIS DE LUI \u201cCette conversation a eu lieu en présence de la défunte Lorsque ma femme est revenue du village, le midi, ils ont eu une chicane entre eux.en face de mon hangar.J'étais sur la galerie et j'ai entendu Lapointe lui reprocher d a voir déclaré certaines choses.Elle a répondu : \u201cTu avais eu belle de me lais ser tranquille ; cela fait assez long temps que tu me chantes ce discours Ift.\" \u201cEUe lui a dit : \u201cC\u2019est toi même qui s\u2019est déclaré, pauvre bête.\u201d \u201cIl s\u2019était lui-même déclaré l'a van* midi on se faisant la barbe.Il m\u2019a dit | que je m\u201d faisais jouer.Il est parti vers une heure de l'après-midi.Quand il est parti il m'a demandé de l\u2019argent pour s\u2019acheter des claques.J'ai pris une piastre et je la lui ai donnée.Il avait in petit paquet de linge quand il est irrivé chez nous, et ce paquet y est en core.Il devait revenir aujourd\u2019hui le chercher.II ne m\u2019a PAS FAIT DE MENACES avant de partir et je ne l\u2019ai pas revu depuis ce temps-lft.En partant, j'ai î donné ft ma femme une piastre et trer ! te sou», et elle Ta encore Les aveux ' que ma femme n fait ont été faits ft ma ! demande, mais sans menaces.Lapointe devait travailler pour sa nourriture cet ; hiver, mais sa chasse lui appartenait ft la condition de me payer le» pièges que j'avais achetés.Lapointe n'e»t pas in tclligent.Il prenait de la boi-son et j s'est mis en fête quatre ou cinq fois chez mo> \u201d LIONNEL DEMERS écolier, dit : \"Tlier soir vers huit heures et demie, je sortais du collège.T/e frère Olivier me demanda si je connaissais une voiture et un cheval qu\u2019il venait de rencontrer libre dans la rue et qu'il venait d\u2019attacher devant l'église.Je lui ai répondu que nui et que cette vortu- 1 rc appartenait ft M.Gendreau, du j Pont.Alors m\u2019ayant demandé de ; trouver le propriétaire du cheval, j'ei ! conduit Te cheval devant Théte] Rohi-doux et Tai attaché avec la chaîne ] après avoir demandé ft l'homme, si M., Gendreau était Ift.Ce rleinier m'a ré- , pondu que non.J\u2019étais accompagné ' du jeune Henri Jerry.Je n'ai rien ! remarqué d\u2019anormal dans la voiture.C\u2019c«t un cheval noir qui m\u2019a paru très doux et dooj'e.Quand j ci détaché le cheval devant l\u2019église, les guides étaient ENROULEES AUTOUR DU FOUET.\u201d Adrien Grisé, boulanger, 25 ans.dit: \u201cJe connaissais madame Gendreau dont le corps m'a été montré.A Then rc de la malle (le train est arrivé ce soir-lft ft 7 heures .33).j\u2019ai rencontré Puce Lapointe, et il disait qu\u2019il voulait poursuivre M.Gendreau parce qu\u2019il Tavnit mis dehors.Il conversa avec M.Massé.Le dit Lapointe est sorti du magasin quelques minutes avant moi.Il était dans le temp» R heures moins un quart.Il ne m'a pa» dit où il allait.Moi, je suis allé au marché et je sui« resté ft peu près trois quarts d'heure.En passant an coin de chez M.Robidoux.j'ai vu La-pointe vis-ft-vis de la grande porte d'entrée.Tl était L.\u2019Etat de New-York veut perpétuer le souvenir de l'i 11 usure découvreur.MONUMENT COLOSSAL Il dépassera dt 100 pieds lu hauteur des collines de Naveslnk, et surplombant Saudy-Hock, et COUTERA UN MILLION Le colonel Her.'.> W.Backett.secré* taire de la comissica spéciale chargée, par les citoyens de 1 Etat de New-York d'élever un monunn rit il la nvmoiie de Henry Hudson, au pied de la colline Naveslnk.qui sut plombe le Sandy Hook, a ieçu la char e qui |*cr\u2019Jlct J cette commission de construire le mj-nument commémoratif.Le général Stewart L.Wooddruff.président de la commis-ion, a immédiatement convoqué ses collègues.La commission des citoyens fait place aujourd'hui fl la commission officielle nommée par le gouverneur Hig» gins, do l\u2019état de New-York et le nuire \"McClellan, de la ville de New-Y-nk PLEIN DE CHARDONS dans le dos et cherchait fl se les faire enlever.Il avait de la boue un peu partout.J'ai continué mon chemin et n est entré chez Robidoux et je n\u2019ai rien dit de cela il personne.Mais j'ai été surpris de le voir dans cet état.Tarant vu fl peu près une heure auparavant bien propre.Tl était bien facile pour moi de le reconnaître, car il se trouvait sous la lumière électrique.\u201d DESAUTELS DIT PUCE LA-POINTE L'intérêt est intense dans la salle d\u2019enquête lorsque le coroner appelle Rodrigue x>ésautels dit \u201cPuce\" Lapointe, qui déclare être Agé de 42 ou 43 ans et être né â Saint Pie.Puis Te prévenu continu : \u201cJe suis connu sous le nom de La-pointe.Je c 'mûrissais la défunte de-pi'i* son bas fige et je demeurais chez M.Gendreau depuis le 28 novembre dernier.Jai soupé chez M.Robidoux ft six heures du soir.En sortant de Ift je suis allé cnez Lerou .et je suis resté Ift fl peu près einq minutes.De Ift je suis allé chez le notaire Dussault.Ensuite je sui.» allé chez Denis, et j\u2019y suis resté ft peu près une demi heure.En sortant d» chez M.Denis.|e suis allé avec le notaire Dussault chez Ro bidoux.Ensuite je suis allé me coucher chez Désiré Chouinard.Il était fl peu prés NEUF HEURES ET DEMIE.Je n'ai pris que deux verres de boisson dans le cours de l\u2019après-midi et dans la soirée.J'ai rencontré le notaire J.E.O.De aers chez M.Robidoux.1 a-vais alors soupé.Je ne savais pas qu\u2019une voiture était allé chercher Ma dame Gendreau.Je n\u2019ni demandé ft personne :.i une voiture était allé la chercher et je n ni parlé ft personne sur la galerie de Denis.Je ne connais pas Tfiomme de Mailloux.J'ai été mis en garde par le coroner quant aux réponses que je voulais donner.\u201d Et le nommé Désautels a signé cette déclaration.A survre sur la deuxième page -üsr .- ' Le plan ilu monument nue le» citoyens de l\u2019Etal rte New-York se proposent d'ériger ft la mémoire rte Henry Hudson, le farm ux découvreur.L\u2019exécutif de la commission doit s'aboucher avec le* architectes pour la préparation des pian; et devis du co o* sa! monument qui doit être érigé vis-ft vis les lagunes de sable de Sandy Hook, où le \u201cHalf Moon\u201d vint mouiller le 3 septembre.1609.Le piédestal aura quatre cents pieds de hauteur et la statue de Hudson mesurera cent -'eds de pied en cap.Ou ne croit pa* nue les dessins soient prêt* avant mai prochain.11 faudra tiors ans de travail incessant pour parfaire cette entreprise.I>o coût des travaux s\u2019élèvera fl $700,000 ou un million.On calera des caissons en acier dans la couche de sable, jusqu'il u roc qui descend abruptement Oa la colline Navesink jusqu'il la rivièr«i Hudson.Les fondations du monument couvriront un carré de quatre cent»' pieds.L'échafaudage du piédestal sera fait de tubes d'acier, remplis de béton renforcé de billcttcs il l\u2019intérieur, il y aura .salle de réception, musée historique.Un n-ccnscur conduira les visiteurs aux quarante étages de l'intérieur.On discute actue\u2019lcinent la question du site où Hcnr- Hudson a-t-il mouilc lé?D'aucuns prétendent qu\u2019avant d\u2019arriver aux lagunes de Sandy Hook, il avait délft débarqué fl la haie Uheasa-poake.D'autres soutiennent, le contraire et font arriver le \"Half Moon\u201d ft.l'endroit où Ton veut élever le monument.Le journal du second juet, en da;» du 3 septembre, 1609.dit clairement que la corvette a mouillé via-ft-vis des lagunes de sable, nux mêmes degrés de l'attitude et de longitude que la Sandy Hook d aujourd'hui.EXPLOSION MEURTRIERE Un émigré d'Angleterre, nommé Grigseby, est foudroyé dans une poudrière à Brownsburg.FUNESTE POISON Deux enfants mangent de l'ellébore et sont gravement malades.(Du correspondant rSauiier d« LA PKESSE» Saint Césaire, 17 \u2014 Deux jounrs gar çons Agé-s rc-pectivoment de 6 et 12 ans, fil» de M.Albert Dumas, de cette paroisse, s'avisèrent de mangi\u2019i d';.:i«-certaine plante qu\u2019ils trouvèrent aux alentour» de leur demeure et qui n\u2019était rien antre que du poison connu son» le nom d'eliébore.I*> Dr U.Am Ber nard, fut mandé en toute hflfe, et aux dernière» nouvelles les enfants pren nent du mieux.(Du correrpnndant spec:* de LA PRESSE) Br owns bury, 17 \u2014 Hier matin uns formidable explosion éclatait il la poudrière connue ici sous le nom de \"Mixing House\u201d.Un émigré d\u2019Ang'cferre.nommé Grigseby, ftgé de 45 ans, travaillait dans le bfltimcnt en'question, étant occupé il mélanger de la poudre, lorsque soudain se produisit l\u2019explosion d\u2019environ quarante I vres de pondre.T/» poudrière vola »n mille débris et l\u2019infortuné travailleur fut tué instan-tnnêmont.l^i terrible détonation fut entendu® aver stupenr.dan.» tousles alentour».T/C malheureux Grigseby était marié et laisse une jeune fille.Ix-s funérailles de la victime ont lieu cet après midi.PAS ENCORE^ reconnu î/inconnu tran*|*ort£ \u2022nn* connni*-cnnep ft l'hôpital GÀn^ral.^anipdi mutin, rncoTP ft tlcmi ircon-uiont.11 dit nomm,'r MoMillrn ou McLaiifhlAn.Tl p*t trO» difficile de compremlre exactement parole».v O LA PRESSE MARDI 17 AVRIL 1900 i,a pkessï: \u20221 ru« battit-\u2022 gu»*, nue If ti* U» Càîm flaial'A ajou>crt.Montréal.eornoM Ul Ol llilENNL ÉJ.'1T10S AHOSM^Xl.\\ 1 ; ^ «Kl par a n H éa.#?.l.OO «chacun, chrg le* i\tmarchande ou par la poste, franco.\t(!) y-w-k MONTREAL VICTORIEUX A HARTFORD Hartford.17.\u2014 Montréal a gagné hier la première d une férié de trois avec le clirtj Hartford.Les deux clubs ae servirent chacun de deux pitchers, ceux de Hartford étant Trumbull et Wlleon et ceux de Montréal.Barber et Goode.L\u2019umplre était un policeman.Score : HARTFORD Gaetmeyer, s.a.Fallon.It.Noyce.8b .Lysfer, c.f.Klein.1b.\t.O\u2019Leary.2b.Smith, r.f.\t.Fitzgerald, c.Trumbull, p.Wlleon.p.Total.AB R.IB 5\t10 0 0 O O 2 2 3 0 0 fl 5 5 4 2 5 4 2 2 PO.0 3 1 3 13 4 O fl 0 0 .40\t8\t12 MONTREAL A.S 0 1 O O 2 0 1 1 3 14 Joyce, l.f.\t, [ Banuon.c f.Wagner 8b.Huelsman.r.f.Weideneaul, 1b.Jim Connors.2b.Joe Connora, c.Tuttle, c.Edwards, a.a.| Barber, p., .Qoode.p., \u2022 ?A B 5 .5 4 4 4 4 3 1 IB 1 1 0 3 i 3 1 0 1 0 1 P O.A.E Total.-9\t18 27 11\t4 La série de quatre soirées de euchre, organisée par les dames de charité de la ville Saint-Louis, au bénéfice de la Providence, a commencé, hier, dans le sous bassement de l'église du Saint-Enfant Jésus, ville St Louis, sous la présiden ce.de madame la mairesse Gélinas, et de madame Charbonneau, présidente^ générale des Dames de .Charité.Au delà* de cinq cents personnes ont répondu ft l'appel des Dames de Charité.Dés huit heures, hier soir, la va-te sal le, très joliment pavoisée de dra peaux, offrait un coup d'oeil des plus charmants.Jeunes filles en toilette claire, jeunes gens en habit noir, vieux retrouvant un regain de jeuné\u2019sse.tous s'en donnaient ft coeur joie en cette joyeuse soirée.M.le cha noine Lepailleur, curé de la paroisse, et ses vicaires.MM.les abbés Villeneuve et Benoit, se prodiguaient partout pf ur accommffder les invités.M le maire Gé linas et Mme Gélinas, faisaient gracieu sement le* honneurs de la soirée A neuf heures, M.A.Germain, avo-est, donna le signa! et la partie corn mença après la lecture de» règlements.Elle fut animée et gaie.Vers onie heures.l'on procéda ft la distribution des prix avec le résultat suivant : tables de Mme Cyprien Gélinas.Prix des da mes.Mme G.E.Lesage ; prix des mes sieurs.M.A.R.Ranger ; tables de Mme \"H.Lorgne, prix de* dames.Aflle Albertine Forgue ; prix des messieurs.M.Syjvio Moisan ; tables de Mme J.E Rivet, prix des daines.Mlle Berthe Roy ; prix de* messieurs, M.Ambroise Lefebvre ; tab\u2019e de Mme Alf.Reeves, prix des dames, Mme Paul De-ners i prix des messieurs, M.Paul Demer* ; table* de madame A.Chaussé : prix des 11 dames, M.,T.H.Aubé ; prix des Mes o sieurs, M.P.St Denis j tables de.Mm» o! P.C\u2019asavant.prix de Mme A.W.Bour jj| geault, prix des MM., M.Louis Guillet te ; tables de M.X.Cloutier : prix des dames, Mme Etiats*\tai.MUa Terribles Douleurs aujos Souffrit huit mois du Mal de Reins, Il lui fallait s\u2019aliterdurant trois jours, parfois Les Pilules de Dean pour les Reins L\u2019ONT GUERI Nous regrettons beaucoup que notre personnel de commis n\u2019ait pas été assez nombreux, samedi dernier, pour pouvoir servir tous ceux qui se sont rendus à ce magasin.Nous demanderions à ces clients et amis qui n\u2019ont pu attendre pour se faire servir, s\u2019ils n\u2019ont pas déjà acheté ailleurs, de vouloir bien se représenter cette semaine et de nous permettre de leur montrer nos nouvelles étoffes de printemps.Nous avons la conviction qu\u2019il vaut bien la peine que vous vous dérangiez encore une fois, car nous donnons de la meilleure marchandise pour votre argent, meilleur style et meilleure confection que tout autre magasin de la ville vendant des vêtements d'hommes.COMPLETS ET PARDESSUS $IO A $30.1875 Bue Sainte-Catherine, près du Théâtre Français.LA CURIOSITE Conduit aux Rocherohes et à 1a Vérité.Que faut-il faire pour être eauvé ?Tel était le litre d\u2019une des conférence» «le Robt.Ingersoll, Dea croyants et non-croyant» portaient en foule pour l\u2019entendre.I milllera de personnes »e demandent : Quo dois-je faire pour me débarrasser des pellicules ?La réponse est celle-ci ; Tuez lu germe qui cause les pellicules, détermine la chute des cheveux et finalement ia calvitie, et la seule chose qui voue débarrassera de ces cause», c'eat le Herpicide de Newbro.C\u2019est la dernière découverte chimique qui tue sûrement le germe pernicieux de» pellicules.C\u2019est en même temps un article de toilette, fians huile, ni graisse, ni substance» graisseuse».Dssayez-le et soyez convaincu de son mérite réel.En vente chez tous le» principaux pharmaciens Envoyez 10 cents en timbres pour avoir un échantillon A The Herpicide Co.Détroit.Mich., John Lewis.2208 rue Sainte-Catherine ; Quenneville et Guérin.1406 rue Sainte-Catherine ; 6S*1 rue Sain te-Catherine, 1393 rue Ontario, et 397 rue Saint-Antoine, et suocursaie A Hull, Québec, agents spéciaux.\tk VVIS est donné au public qu'en vertu o% L'ACTE DES COMPAGNIES.1902.il a été délivré pou» le »ceau du Secrétaire d'Etat, des lettre» patentes en date du trente et unième Jour de mars 19t*>.constituant I en Corporation EDOUARD D.MARCEAU, i négociant, DAMASE MASSON, négociant, Des ]\tde pu- Avis de Brevet A TOUS LES INTERESSES : Bâchez que les propriétaires du brevet canadien No 86.779.accordé le 26 avril 1904, pour un procédé d' \u201cExtraction des métaux.'' ont commencé A manufacturer j de ces l'appareil faisant le sujet du brevet.Le titre de brevet, le droit de manufacturer, et l\u2019article couvert par ledit brevet sont maintenant en vente.Pour plus amplee renseignements adressez-vous A MM.MARION et MARION solliciteurs de brevets, édifice New-York Life.Montréal\t17,19.21 Rideaux de\\ Dentelle Avez-vous, dernièrement, fait laver| vos rideaux en dentelle à la TOILET LAUNDRY La buand rie qui connait son ajjaira.Ils sontlavésdans une machine inventée spécialement pour cet ouvrage, et nous avons un appareil qui nous permet de les fa re sécher comme on le fait à la maison.290 RUE GUY.Téléphone Up, :uso.34*1.31*3 9S-mjxs-r ; M.Tnomaé Fitzgerald, Hazeldean, Ont., nous écrit comme »uit .\u201cJe touftrls grandement du mal de reins pendant huit mois J aval» des douleurs terrib es au bas du dos.Je dus rester au lit pendant troi* Jour», une fola, et Je ne pouvais rien faire.J\u2019es-savnt beaucoup de retaèd**», mais sans succès.j'eus aussi des emplfitrev.mais ils furent inut les Un Jour, un de mee voisins me conseilla, d'essayer les Pilules de Doac pour 1rs Reins.J étais si découragé que Je lui dis que J\u2019étais fatigué d'essayer des remèdes, i ma s 11 Inalfita pour que J'en eusse une botte, et sorte que j en achetai une, et avant de i'svolr complètement épuisée, je cons- i taial un changement nour le mieux ; j\u2019en achetai cinq autres bottes et depuis Je n ai \u2022 plut souffert de mes reins.Je ne voudrais yns me passer des Pilules de Doan A la maison.\u201c U n'est réellement pae difficile de gué rlr le mal de reins à ses prem ères phase* Tout ce que vous sve« à la re est d essayer ]e* Pilules de Doan pour le Reine.Elle.* ne manquent Jamais de guérir toutes ies for- ' mes de maladies de reins.Elles soulagent ! promptement les relus congest onnés.sur- I menés «t lès ramènent graiuaNeraent k la 1 f#nté Les PilU\u2019e* de Dean roof les Rein», ' la boVe ou tro « bottes pour $!.25, -he» , tous les marchande, ou de The Doau Kltiatj j perns»*** notre livre sur les brevet* Slii Co.* Toronto.Ont,\t1 yw \u201c iliclté, EDMOND N.MARCEAU, voyageur de commerce et NAPOLEON PR U- .D\u2019HOMME, comptable, tous de la Cité de MoiifLr&al.Province de Québec.Canada, sou» le no^Q de \"COMPAGNIE E.l>.MARCEAU.Limitée.'\u2019 dan» le but ia).\u2014D acquérir et exploiter l\u2019étab isseraent de thés, ra-« fés.épices et vinaigres en gros, rôtisser.» de calé, et manufacture d'épke» d\u2019Edouard D.Marceau, actuelement en opération au No 281.285 de la rue Saint-Paul.Montréal, l\u2019actif et ia clientèle dudit établissement, et.particulièrement' les spécialités ge rattachant au commerce d'épiceries ou lui étant-collatérales et incident*.» , ainsi que l\u2019achalandage et le» Marque» de Commerce en-registrécs dudit Edouard D.Marceau, (b).-\u2014Payer au cédant le transport de son établissement.la somme de cinquante mil.» piastre» eu actions libérées du capital social de la \u201cCompagnie E D.Marceau.Limitée.'\u2019 et assumer tous ies droits et engagements du cédant.le).- Manufacturer, acheter, vendre et faire le commerce général des spécialités Incidentes au commerce d'épiceries, provisions et aux produits similaires.(d).\u2014Exercer généralement les opérations de manufacturlei, acheteur, vendeur et commerçant de produits accessoires, dans le commerce d\u2019épicories et de piovl-sions.(e).\u2014Vendre, céder et transporter à tcute personne ou compagnie exerçant eee opérations en dehors du Canada, le droit et privilège de faire le commerce do» spécial!-, té» de la Compagnie et de se servir de ses marques de commerce : acepter en paiement droit» et privilège», de l\u2019argent ud de» actions, débentures, bien», marchandiez au profit de la Compagnie, ff).\u2014Acquérir, acheter, vendre, céder des formules et procédés de fabrication de produits accessoire* audit commerce d\u2019épiceries, marque» de commerce.droits ou permis relatit* à la préparation et A l'exploitation de produit» bio-vetés.vendus par la compagnie (g)_____Ache- ter.posséder, louer, vendre des immeubles requis pour son exploitation et faire généralement toutes choses dépendant de son commerce et de son industrie, (h).____Echan- ger.acquérir ou détenir des actions de compagnies ayant des objets en partie ou en totalité Identique?aux sien»\t
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.