La presse, 5 mai 1906, samedi 5 mai 1906
[" î y PREMIERE SECTION PAGES 1 à 4 \u202222** ANN iÆ\u2014N° 154 MONTREAL, SA AI EDI 5 MAI 1906 CIRCULATION fOTAJ.UK 1.A SJfiMAIHM (ÎENTTN mm \u2018 mïïi \u2022 mm ¦fyw(fjiïi1*1 y jl'i - Les if écAe/Zes l 4 T-\u2014- endant des slèclss, 1* ait tuition des ouvriers employés aux mines a présenté le plus affligeant spectacle, ot leur sort était tet quo, dans certains pays, en Russie notamment, le travail oes mines fut infligé ft des condamnés comme In plus dure\taggravation de peine.Ce n\u2019est qu'ati\tsiècle\tdernier que, grfl.ce aux idées d'humanité apportées par les pen seurs, on s\u2019est occupé sérieusement d'améliorer le sort des mineurs, d\u2019introdui re dans l\u2019exploitation des mines des en gins propres ft faciliter le travail, de conjurer autant que possible, par des précautions multiples, les nombreux dangers qui menacent incessamment la mm SAv, \t\t SU GA£V£ C/dorèj an tàô/rwu de O.lâTôucAç ¦ML-taaèL- » 'mm* 'Æ.vie des mineurs, enfin de diminuer les heures de travail exigé et d\u2019augmenter en même temps le salaire.Malgré les améliorations apportées au sort des mineurs, leur salaire, eu égard ft leur travail exceptionnel, aux dangers qu\u2019ils courent, aux fatigue» qu\u2019ils endurent, est insuffisant, et c\u2019est pour forcer les compagnies ft une augmentation que les grèves éclatent .1 fréquemment dans les charbonnages.Ces grèves, malheureusement, causent de déplorables perturbations industriales.et un grand nombre decon\" sommaient», des journalistes, des économistes et des moralistes vouent les mineurs aux gémonies dans ces circons- tances et prennent presque toujours le parti des compagnies contre les ouvriers.Ils auraient raison si ces derniers étaient insatiables et surtout si les mines étaient dans un état de prospérité douteux, car alors les exigences des mineurs provoqueraient des crise* fatales a tous les consommateurs de charbon.Mais Ü n>n est pas ainsi, et ce n\u2019eat pas sur oes pauvres diables de mineure qu\u2019il convient de faire retomber le poids des colères provoquées par la hausse systématique et constante des charbons.Prenons pour exemple la mine de Courriêres, qui vient d\u2019ètre le théâtre wW./,- '/ < V v 4\u201c > {\u2022 % J* Wfm m & *¦ k zr&f;- \u2022 ü poys/lo/r M/nearj5 âej A/\u2018av% I> EriCRe.! \u2014^f\\ cm ^\t\u2014 ^Vwç/rV \u2018sAf'V*-, C VbV wwL VpuJL- « IjjvXv.cVuirVu \"VYvuiuS CCL -'VA, qCvaJT AaIav iiu \\i o>\\.G m V>jua\\* S téXvY SlTA.\ttftiv^A/VC CUi'lC awv à.Wv-ÇèA, ootC ^jO\\JC (V, vwvV \u2019^JUa/wv-V QvaJLA, WW \"QWE/wA, G l^Aè-dUL (VavWJ ww tys/vJc çU. DEUXIEME SECTION PAGES 6 A 32 ClK\\^ULATION IOTAX on LA \u2022BMAINM 616,829 22ME ANNEE\u2014N° 154 MONTREAL.SAMEDI * 5 MAI 11)06 L/\u201cARTIC\u201d A LA BAIE D\u2019HUDSON ,TJ ' Le récit fidèle des événements, qui ont marqué ce long voyage d\u2019un an, écrit au jour le jour, par M.Fabien Vanasse, l\u2019historiographe officiel de l\u2019expédition.Le séjour à Fullerton, du 16 octobre 1904 au 5 juillet 1905.M Fabien Vanasse.ex-M.P., flui fit le voyae» A la b&le d'Hudeon.1 bord de !''\u2018Arctic\".en qualité d\u2019blètoriosrraphe.Le 17 septembre 19(M, le steamer \u201cAretic\".du département de la Marine, laissait le port de Québec pour le Cap Fullerton, à l'extrémité Mord-ouest de la Baie d'Hudson.Le capitaine Bernier avait instruction de faire escale ft Sidney, pour y compléter son équipage.Le 21 au soir, le bateau entxait dans le hflvre de l\u2019importante petite ville de Sidney, qui fut, pendant longtemps, la capitale de l'IIe du Cape Breton.De Québec ft Sidney la navigation fut sans aucun incident, et des plus heureuses.L\u2019outillage complet du chen il de la rive sud du Bas St Laurent, et du Golfe, rend absolument, sflre, la nuit comme le jour, la navigation de cette partie de notre grande voie maritime.*\t\u2022\t- Après avoir engagé les deux officiers qi/7 lui manquaient, le capitaine re prit la mer, le 22, l'après-midi, dans la direction, de Belle-laie, longeant de très près la x Le 31 septembre, sur les 10 h.a.m., le bateau était en face du Cap Chidiey, ft l'entrée du Détroit d\u2019Hudson.C\u2019est un sommet de 1500 ft 1800 pieds de hauteur.Il fut ainsi nommé par le célèbre navigateur et explorateur John Davis, en 1586.\u201cL\u2019Arctic\u201d suivit le chenal Groy entre le Cap Chidley et les Iles Button.Notre bateau fit vaillamment la lutte contre les violents courants du Détroit.Enfin, sur les 3 heures p.m., nous mettions l\u2019ancre dans le joli petit ha vre de Burnell, dans la Baie Ungova.XXX De Belle-Tsie ft Burmell, notre navigation s\u2019est faite avec des alternatives de bons vents, de mauvais vents, et de calme plat, de pluie, de neige, de ciel clair, rarement, et de brouillard, souvent.Mais sans aucun incident remarquable.La céte du Labrador est habitée par les Nascopee et les Montagnais, dep iis le golfe St Laurent, jusqu\u2019ft la Baie des Esquimaux.De cette baie au Cap Chidley, on ne rencontre que des esquimaux, quelques famille métisses écossais et bnglais.La population blanche de la crtte se compose des officiera de la Oie de la Baie d\u2019Hudson, et des Frères Maraves.Cette population ne dépasse pas 150 Ames.La population indigène est d\u2019a peu près de 1,000 ft 1,200 ftmea.XXX Bumwell est & l\u2019extrémité nord-ouest de la Baie Ungava dans le territoire Ungava.C'est un bon ha vre en eau le terre canadienne.Il eat bien abrité contre les venta de 1 Est, du nord et de l\u2019ouest, par de hautes montagnes de 500 ft 1,000 pieds de hauteur.Sur la Baie Ungava il est ouvert aux vent» du sud.Le hftvre ' une autre entrés, au nord-ouest, sur le Détroit d'Hudson.Mais cette dernière passe est peu frê-quaatée.Le commandant Low nous attendait.Le S.S.Neptune, venant du nord, était arrivé du matin, et devait partir pour Halifax, la lendemain, ai la temps le permettait.M.Low voulut bien prendre notre malle pour le paya, et noua, profitfimos de cette gracieuseté pour écrire une dernière fois ft nos familles et fi nos amis du pays.xxx \u201cL\u2019Arctic\u201d demeura eur son ancre jusqu\u2019ft dix heures du soir.Notre commandant voulait engager un interprète, et acheter des chiens, pour le service du poste de Fullerton.Il se mit I y _j \u2018 '\t.\t/-.\u2022.v C/-**' L» baleinière américaine \u201cEra\u201d, dans ees quartiers 4\u2019hlvernement, à Ftillertoa.\u2014 Photographie prise par le capitaine Bernier.gagé, les 12 chiens requis étaient rendus fl bord et le batea était prêt fl partir pour le Tap Fullerton.\"L'Arctic\u201d reprit sa course fl dix heures.par une nuit fort noire et une violente brise du nord-ouest.Plusieurs \u201cet quorum pars magana Fui\u201d, auraient bien préféré dormir fl Bumwell, et attendre un gai lendemain; il faisait si calme dans notre nid entre les montagnes; et la mer était si agitée au large.*< x x Fes hurlements .sauvages sur les ro- torrentielle et froide, comme une pluie d hiver, se mit fl tomber en abondance.Le vent et la pluie n\u2019étaient pas les plus aimables des eonrnagnnns de voyage.pour les officiers et les matelots, obligés de conduire la manoeuvre par ce temps de tempête.T/a nuit fut des plus tourmentées.Les vagues, ft la fils indienne, sautaient sur le pont ave» un bruit êpou-Rpntable, et le couvrait d'un bout II l'autre, de quatre il cinq A suivre sur la page 7 Si\u2019 Esquimaux nsrigusnt d» con\u201er r*.dans leurs aux Frxnc»**- l afN* fcdrre \u201e *éa » \u2022 »\\\u2014t * LA PRKS.SK ftAMlTDI « MAT IftOfl LA.LHESSEl U rmm m-m\u2014 ¦ ;\u2014 mm^lm à» 1* CM* 'talart-LuMM.\tr.l»iM cstno* ABOmuU.'Ct i QlOTIDI*WM\tf .M p*n* 5 OJ|\t'\u2022\u2018I pur aaaM.MBIXtMADiUHP La PREMK Mt uupoaa** et paaUM a* «\u2022 (1 rae HaUt-Ja^*»M.*u(le d* la CM* » -\u2014K\u2014« Maatrdal.par La Caanpa-nl* d* PabUcatton «a LA PRfc-'S* Olaa»- \u2022\tb.ooora.f-, f M at Gérant-tlMdiml* Toat* aafraapoadaao* doit \u2022«ra ananm* mit: LA rRrniK.N* »I ra* aatat-VaeqtMA Montréal- Canada.Circulation de La Presse TOTAL DE LA SEMAINE 2S AVBIL LUNDI -MAKDI .a a MERCREDI JEUDI -VENDREDI SAMEDI .TOTAL -HEBDOMADAIRE - ^Chronique 00,603 00,686 00,592 00,u97 00,501 114,638 - 567,617 .\t49,212 616,829 MOYENNE PAR JOUR DE L\u2019EDITION QUOTIDIENNE 94,602 NOS CANADIENS 1C.JOSEPH BRUNET MM® m mm M.Joseph Brunet, le marbrier et propriétaire de carrièrea bien connu, de l\u2019atelier duquel «ont sortie les plus beaux monuments qui ornent le cimetière de la Cote des Neiges, est né dans la peroiese de Saint-Louis de Gonzague, comté de Beauliarnois, en 1857, et il fit ses études au eoliêge de Beauharnois.Au sortir de cette institution la Tocation artistique l\u2019appela Immédiatement ; il entra chez M.Charles Dauphin qui lui enseigna fi sculpter le hoU.De 19.il passa chez M.O\u2019Brien oû il apprit la sculpture eur marbre.Plu» tard 51.Brunet ouvrit un atelier û Ormstown, comté de Huntingdon.En 1888, il jouissait déjà d\u2019une réputation fort enviable lorsqu\u2019il se décida de venir s\u2019établir fi la Cote des Neiges où se trouve «on atelier actuel.M.Brunet a remporté les plus beaux auccôa aux expositions.H possède de riches carrières fi Saint-Philippe d\u2019Ar-genteuil qu\u2019il doit relier au Pacifique «veo un petit chemin de fer.M.Brunet est un homme d\u2019affaire de première classe, un chasseur émérite, Un homme charmant, hospitalier, un patriote sincère et convaincu.Il jouit ce l\u2019estime générale fi Montréal et particulièrement fi la Cote des Neigea dont il est le premier magistrat depuis plusieurs années.^ A V DODDS1! il PUtS FUSION Et Lc,Hf\u2019S DISJ* SL'ABèTESégÆ TOUS DYSPEPTIQUES On ne fait vraiment pas assez attention à la façon dont on mange.On mange, voilà tout, aana s'inquiéter du reste, et la dyspepsie est la conséquence de cette indifférence dont sont victime surtout les intellectuels.Rien rares en effet sont les gêna d\u2019ee prit qui savent manger.Ils savent tout le reste excepté ce.a.la chose im portante cependant, une machine quelle qu'elle soit, ne fcncinvinant comme il faut qu\u2019à la condition d\u2019étre eongrû-ment et méthodiquement approvisionnée de charbon.Il est vrai qu\u2019on a ai peu de temps à soi dans le vertigineux tourbillon de.s affaires fi outrance où noua jette une civilisation intensive ! Tout un chacun est ai pressé, à commencer par ceux-là même qui ne e& vent pas où il» vont ! Ou* activité fiévreuse a ees avantage.'.sans doute, puisqu\u2019elle nous permet de mener à bonne fin des amoncellements de besogne délicate» et com pltquées dont nos pères n\u2019aunaient pas seulement pu concevoir la posibilité.Mais elle a, en manière de revanche, ses graves inconvénient», dont la dyspepsie, due eurtout à l\u2019expédition trop hâtive des repas, n\u2019est pas la moindre.Dana les tIUm comme Montré»\u2019, où la» obligations profeoaionnellee août ai impérieuses et ai multiples, c\u2019est une aubaine bien rare et bien précieuse quand un homme un peu \u201crépandu\u201d peut se payer le luxe de dtner tranquillement, fi ventre reposé.C\u2019est l\u2019heu re des visites, de l\u2019audience, l\u2019heure du bureau, l\u2019heure de la mi»e en page», etc.un tae d\u2019heures tyranniques, implacables, tournoyantes, volatiles, qui s\u2019attendent ni ne\" pardonnent, tout un diabolique engrenage dont on ne »e tire qu\u2019ft la condition de mettre les bouchées doubles ou triples, sauf fi \u201cfaire couler\u2019\u2019 en versant dessus de copieuse» cataractes, et à digérer tent bien que mal, en chemin.Et c\u2019est ainsi pour la majorité d\u2019entre noua, trois cents fois par an.Et pourtant, s\u2019il est une fonction qui demande que l\u2019on mette du temps fi l\u2019accomplir, non seulement pour le plaisir mais aussi pour l\u2019hygiène, c\u2019est celle de manger, et c\u2019ert eurtout l\u2019acte auquel on prête généralement 1* moine d\u2019attention.Si encore, une foie ft table, où le devoir professionnel noua mesure ai parcimonieusement le séjour, nous u'.v vion» d\u2019autre aouol que de jouer de la fourrihette et de la mftohoire, il n\u2019y aurait que demi-mal pour ceux qui sauraient s*y prendre.Mais, hélas! il faut, ft table, soutenir la conversation, interpeller Pierre, répondre ft Phul, donner des renseignements, raconter de» anecdotes, placer au bon endroit un trait d\u2019esprit, un aimable jeu de mot», pérorer, discuter, être ft tous, \u2014 et néanmoins no pas perdre une bouchée.Je ne dis pas un coup de dents, car ft semblable exercice les dente n\u2019ont pas grand chose fl.faire.Et c\u2019est précisément IA qu\u2019est ie péril.Faute d\u2019avoir le loisir de faire aller les broyeuses dont nous » doté» la prévoyante nature, on s\u2019ingurgite les morceaux tout ronds, de sorte que le pauvr ¦ estomac, dont l\u2019unique fonction est de digérer les aliments préalablement mflehés est condamné fi faire double besogne, et son associé» naturelle, la bouche, étant occupée fi autre chose, il lui faut se livrer ft un travail de mastication pour lequel il manoue d'appareil convenable.Ce n\u2019est point pour d\u2019autres raisons qu\u2019il y a tant de dyspeptique.» parmi noua.D est, sans doute, des tempéraments privilégiés qui tiennent bon quand même; mais combien d\u2019autres, pour lesquels les aliment», insuffisamment brovée, finissent par constituer un véritable poison.Le \u201cdyspeptique sans le savoir\u201d, est une variété extrêmement fréquente II est rare que les dyspeptiques qui débutent souffrent de l\u2019estomac, vous les entendez même dire qu\u2019il» en ont un ex-cellefit.A le» croire sur parole, ils digéreraient du fer.Et pourtant, ce sont des candidats à la dilatation de l\u2019eeto-mac et fi la goutte ! Ce n'est pas drèle la dyspepsie avec son cortège d\u2019horreurs.La dyspepsie, a dit Motlèr», engendre la bradyspepsie, qui engendre l\u2019a-pepsie, qui engendra la llenterie, et ainsi d» suite jusqu\u2019il la pourriture prématurée du sépulcre.Inclusivement.Or, pour prévenir la dyspepsie il n'y a qu\u2019une chose £ faire i apprendre & manger ! \u201cBuvez modérément, dit le Dr Morin, ne mangez pas trop et surtout ne mangez pas vite et mâchez fi force vos aliments.\u201d Ce n'est pas plus malin que ça.Mais voilà le chiendent ! il n\u2019est pas commode de concilier ces pratiques avec les exigence» de la vie et de la civilité puérile mai» honnête.Comment, en effet, se livrer aux manoeuvres de cette mastication \u201cvive et animée\u2019\u2019, dont l\u2019habitude héroïquement contractée suffit parfois, fi elle seule, fi guérir des dyspepsie» invétérées, quand il faut C'est parce que vous n'étes Pas Fait de Fer Mais simplement de chair et de sang, et que, partant, vous ne pouvez résister aux attaques des nombreuses maladies fatales qui font, tous les ans, leur apparition à cette saison de l\u2019année\u2014c\u2019est parce que vous avez besoin d\u2019un bon tonique, d\u2019un purificateur du sang et d'un apéritif\u2014que vous devriez faire usage de la Sarsapa-reille de Hood.Les plus grands savants ont découvert, dans cet excellent, remède, un spécifique pour lequel on n\u2019a iamais trouvé de substitution.Elle vous rend mieux portant, donne meilleure mine, stimule l\u2019appétit et procure un meilleur sommei1.Elle rend la santé aux gens et la leur conserve.Hood\u2019s Sarsaparilla Est lé plus Grand Remède de Printemps du Monde Elle fortifie tout l\u2019organisme, purifie et renouvelle le sang ; chasse la langueur et la lassitude ; guérit la dyspepsie et l\u2019indigestion ; stimule l\u2019appétit.C\u2019est le temps d\u2019en prendre.amuser la galerie et tehir le dé de la conversation T Comment manger en me sure lorsque dans une pauvre petite journée de vingt-quatre heures fi peine il faut abattre une besogne d» deux jours ?J\u2019ai bien peur que jusqu'au jour ofi quelque chimiste de génie, réalisant en fin le voeu de Serthclot, aura trouvé le moyen de condenser les substances alimentaires, directement extraites de l'air ou de l'eau, tous le mince volume de granules imperceptibles, que les gens pressés avaleront en courant, la décadence des estomac» civilisés n\u2019aille en s\u2019aggravant tous les jours davantage.LAURENT BART.PRUDENCE DES MAISONS ANGLAISES La vente ne les rend pas arrogantes, mais elles sont fermas et calculatrices Cf est des manu facturiers de beaux tweed et worsted.d'Angleterre dont les exportations au Canada ont augmenté sous le tarif préféreptiel, que bénéficient les manufacturiers anglais au Canada.Les meilleurs fabricants de draps anglais sont prudents et soigneux.Ils ne vendent qu'aux meilleurs acheteurs.Un manufacturier de meltons anglais, renommés dans le monde entier, s\u2019est vu soumettre la proposition suivante, récemment, par son voyageur canadien : \"Je puis vendre fl la compagnie Be mi-ready.autant dans un an que 300 marchands tailleurs sont capables d'a-oheter de nous.Khi.bien ,vais-je abandonner la clientèle des petits tailleurs et fournir seulement le Semi-ready1, de nos meltons?\u201d C\u2019esf ce qu\u2019il fit.Et c\u2019est pour cette raison que les pardessus Semi-ready, sont meilleurs que les habits de tailleurs faits sur commande et font gagner $10.sur un habit de $25.Adressez-vous au No 231 de la rue Saint-Jacques et fi l\u2019angle des rues Ste-Catherine et Saint-André, Montréal, où on a seul le droit de vendre, en cette ville, et le district, les vêtements SemL-readv.LES ANIMAUX ET LE CHANGEMENT DE TEMPS L'attitude de quantité d'oiseaux annonce le changrement de temps.Les corneilles, les mouettes, les oies sauvages.les grues de marais, 1\u201c» pluviers, les pics, les cormorans, les cy-içnes sauvages et domestiques, ainsi que la plupart des oiseaux de marais, manifestent une nervosité et une agitation extrême lorsqu'un orage ou une tempête s'approche.Ils volent rapidement et généralement sans Put en s\u2019élevant et en s'abaissant successivement, passent d'un arbre A l'autre, changent de place et poussent des cris aigus.Dans les pâturages dos Alpes et de la Suisse, les bouviers, ont remarqué que leurs boeufs se groupent et donnent des signes d'inquiétude.GUERIT LE RHUME T.S UN JOIT» Prenez les Tablettes Laxative Bromo-àulnlne.Lea pharmaciens remettent Parient ai elles ne *u&rissent paa Signature fi W.Grove sur chaque boite.2S canta Cigarettes Egyptiennes \u201cROYAL\u201d, 15o la boite.\tr R.MACFARLANE & CO., Limited PORTES PORTES PORTES Portes en Bois Franc, de GiLMOURt toujours en stock.Dessins spéciaux faits sur commande, anx prix les plus bas.Fortes de Chambre, en Pin, de toutes descriptions, en stock, toutes les grandeurs, de 6' 4\" à 7' 0\" de haut et 2' 0\" à 3' 0\" de large.Portes détaillées au prix du gros.Châsal» Anglais, Châssis Canadien^, Châssis Doubles et Persiennes, toutes grandeurs, faits sur commande.Bols Franc a plancher en Bouleau, Erable et Chône.embouveté toujours en main.Bois Bois Brut ot Préparé, Mouluras, Eto.R.MACFARLANE & 00., Limiteil,An.?'iKd PRES D\u2019UN Ordre Ancien des Travailleurs Unis GRANDE LOGE OE QUEBEC ET DES PROVINCES MARITIMES Incomparablo dans le Monda da la Mutualité Organisé an 1808, Son Histoire comporte une Série non Interrompue de Suooès et de Progrès.Ses Tarn sont Approuvas par las Principaux Actuaires DEMI MILLION DE MEMBRES.Le montant payé aux veuves et orphelins des membres défunt# dépasse $150,000,000.L\u2019Ordre est une institution locale.See officiers sont éXu parmi les membres résidant dans la province et tou# les argente payés par les membre» restent üona les limites de celle-ci.\t\u2022 Dca certificate sont donnés pour dee sommes de $1,000 fi $2,000 e* ils deviennent en force après l'initiation.Vous pouvez voua assurer une protection, avec le système fi taux classifiés au coût le plus bas possible, pour des périodes de cinq ans, en payant une augmentation fi mesure que Tfige avance; ou bien vous pouvez adopter le plan fi taux uniformes qui fixe un prix pour la vie entière, voua donne droit fi une extension d\u2019assurance après trois ana; ou fi un prêt en argent de 90 p.c.de votre réserve accumulée; ou à un certificat acquitté pour le montant payé de votre réserve.On peut obtenir des informations complètes d\u2019aucun membre, ou en e\u2019a-dressnnt fi A.T.PATTERSON, 3 Beaver Hall Square, Montréal.134Ms-n URÉOL de Charles Chanteaud Très actif dans les Maladies des /?£//VS, ,et de la Ffss/f BLENNORRHAGIE, CYSTITE, GOUTTE, RHUMATISME.Dépositaires : A.DECARY, 16HS, Rue Ste-CztheriDe, à Moniréil.R.0.DEVINS,lss6.Rue Ste-Caiherine, l Montréal.LEFOHT IMPORTING C-.Id.St Iimr.«iilrlil.Appareils et Pr*.duits Photographiques Amorti ment emplit LKCOUR9 & DECARY Coin 8t Denis et Ste Catherine, Montré«[.121-mJan SOLLICITEURS DE PATENTES FETHERSTONHAUGH & BLACKM0RE BREVETS D\u2019INVENTION Edifice Liverpool & London A Globe, Montréal aussi ft Toronto-Ottawa- Winnipeg - Washington Demandez notre livre sur les brevets \u201c THE PROSPECTIVE PATENTEE.\t7V mji NOUS POUVONS Meubler m Maison DU HAUT EN BAS Au Comptant ou à Crédit Nous avons un assortiment complet, comprenant : \" \" .Tapis, Prélarts, *' \" , Poêles, Go-Garts Nous accordons la plus grande attention à toute commande.Nous désirons que les clients reviennent, aussi rien n\u2019est-il épargné pour leur donner SATISFACTION ABSOLUE Dos prix sont les plus bas Nos conditions les meilleures VENEZ VOUS EN CONVAINCRE.SU.S.PRINCE 33 rue SI Laurent.Nouvaau numéro / 85 Boulevard St Laurent.Wir Lalor.de.E.M.Lanctôt.M aison a.J.LAUZON Vente Spéciale de Prélarts et Tapis Peur le temps du déménagement nous offrirons des \u2018Occasions extraordinaires au public.\u2014 Pour quelques jours seulement ! 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Je vais voue.Mtre Néral n'alla pas plus loin.\u2014Diable 1 fit-il dans une moue de contrariété, c'est que je ne peux plus parler.Ah 1 vous avez eu tort de ne pas venir ce matin 1 Je pouvais encore tout vous dire : maintenant, depuis une heure, je suis lié par le séant professionnel.Un des adversaires est venu me confier le soin de ses intérêts \u2014 la visite dont je vous parlais fi l'instant \u2014 la charge de le* défendre, pour le cas où l'affaire aurait un dénouement denvnt les tribunaux.Non, je ni peux plus.Je voua en si même trop dit.Je compte que vous me garderez Is secret.-«oyez tranquille, mon eher maître mais si vous ne pouvez plus parler, je puis.moi.revenir sur ce que vous m'avez dit hier soir ?Ce qui est dit est 4'L n\u2019est ce pas ?\u2014Sans doute.\u2014Je puis également, vous soumettre jsa oue i'ai cru entendx*.\u2014Je n\u2019y vois pas d\u2019inconvénient, fi la condition que vous ne m'obligerez pas A me prononcer.\u2014Naturellement.Eli bien, voici, mon cher maître : fi l\u2019heure qu\u2019il est je me figure que l'homme qui est venu vous confier le soin de ses intérêts, c\u2019est le Chilien Antonio Lopez./ Mtre Néral ne sourcilla pas.\u2014Je ne me le figure pas, j'en suis I sûr : j'ai entendu sa voix et je l\u2019ai ! reconnue.Ce point acquis, je pour-| suis : je me suis iiguré que ce Lopez et l\u2019ancien forçat qui fut votre client il y a douze ans, ne faisaient qu un seul et même homme.L\u2019avocat ne sortit pas de eon impas sibilitê.\u2014Ce soir, vous m'annoncez un duel, une vengeance, oû Mme Katley, l\u2019Américaine qui est une Française, va jouer un rêle important: de tout cela, OPINION DE SIR JAMES WATSON Il dit que la pins fréquente de toutes les maladies et celle fi laquelle bien peu échappent »st le catarrhe.Sir James a pleine confiance dans le traitement local, dont \u201cCatarrhozone\u201d est capable de fournir le meilleur.Aucun cas de catarrhe ne peut subsister lorsque l\u2019on emploie \u201cCstarrlioznne\u201d ; il opère merveilleusement, soulage presqu\u2019instanta-nément et guérit après que d'autres remèdes ont échoué.D'autres procédés ne peuvent atteindre la partie affectée, comme Catai rhozone, parce qu'il va A la source du mal, avec l\u2019air que vous respirez.\u201cCatarrhozone \u2019ne contient i** de cocaïne ; il ne laisse après lui aucun mauvais effY-t et amène une guérison toute naturelle.N'acceptez pas de substitution.car seul Catarrhozone peut guérir la catarrhs.\t« je déduis ceci : c\u2019est cette femme qui, il y a douze ans, envoya votre client au bagne, et le forçat libéré est revenu A Paris pour lui faire payer ça.Et voilA.Gardy ne disant plus rien, Mtre Néral desserra les dents : \u2014t 'est tout î fit-il,,sans accent.\u2014C\u2019est tout.\u2014Alors, n en parlons plus.Je ne veux rien vous dire, et je vous prie de ne pas chercher A savoir par moi.filtre Néral sonna la bonne : \u2014Le thé dans ma chambre, je vais me coucher.Et fi Gardy : \u2014Ereinté, mon eher artiste ; j\u2019ai parlé trois heures devant ie jury.Le peintre n'avait plus qu'ft s\u2019en aller.\u2014A propos, je m\u2019invite fi votre mariage- \u2014fi ons êtes déjà invité, mon premier témoin, j\u2019espère ! \u2014De tout coeur 1 En arrivant dans la rue, le fiancé de Germaine s\u2019aperçut que, venu pour essayer de faire la lumière sur le mystère qui lui tenait au coeur, il s\u2019en retournait en pleine obscurité.11 avait oublié d'en parler A filtre Néral qui.d'ailleurs, n'eût rien pu lui apprendre lA-dessus, ne sachant rien de filme Treinblsy.C\u2019était par ailleurs que la lumière devait venir.* ni CONFESSION Le lendemain matin, dès huit heures, Albert Gardy s'installa au travail, devant le chevalet oû souriait l'image de Germaine Le portrait était presque fini, l'image parfaite et d'un vivant extraordi- Le peintre n'avait plus besoin 4e son modèle pour le terminer ; aussi bien, il l'avait dans les yeux et dans le coeur, son modèle ; il eût pu refaire le portrait de mémoire.Il travaillait depuis une heure quand on frappa à la porte de son atelier.\u2014Bon 1.La concierge qui me monte quelque chose.Il alla ouvrir et recula de surpris».C'était Mme Katley qui venait 1» voir.Elle était seule.* Elle entra A l\u2019aise comme chez elle.\u2014Ce n'est pas moi que vou» attendiez, n'est-ce pas T \u2014Je vou» l'avoue humblement, madame.\u2014C\u2019est moi tout de même, et je vous prie de me recevoir comme si ma visite vous était très agréable.Il eut un geste pour écarter le soupçon.\u2014Non, ne mentez pas.Vous ne tromperiez que vous.Je connais vos sentiments : vous venez A la maison, maif nous n\u2019avons pas vos sympathies.Elle regardait autour d'elle, passait en revue les oeuvres, les ébauches.\u2014Vous avez de très jolies choses 1 Elle s'arrêta sur le portrait de Germaine et eut un léger haut-le eorp».\u2014Oh !.ce portrait ! Le peintre dressa l\u2019oreille, ouvrit des yeux qui voyaient se lever la lumière.\u2014C'est singulier! fit-elle.Est ce une illusion ?de la vanité t II me semble retrouver quelque chose de moi dans ce joli visage ?\u2014En effet, madame, le modèle vous ressemble un peu, mai* vous avez pu en juger déjà hier au soir au théâtre, \u2014Hier «oir.?Cette jeune fille qui était avec voua sur le devant de la loge ?\u2014Oui, madame.\u2014Jn l'ai mal rue.Je le regretti Puis-je vous demander son nom î \u2014Mlle Germaine Tremblay.\u2014Germaine ! \u2014Son nom vous platt ?_________ Beaucoup.Beaucoup.Elle fit quelques pas, jusqu'à un siège, et s'assit.\u2014C\u2019est la mère de cette jeune fille qui était dernière vous, dans la loge?\u2014Oui, madame.\u2014Ah l.vous en êtes bien sûr ?\u2022\u2014Mais certainement, sourit le peintre.J\u2019ai l'honneur d'être des amis de Mme Tremblay.\u2014Depuis longtemps ?\u2014Plus d\u2019un an.\u2014C\u2019est bien cela.mais les vraies sympathies s\u2019affirment tout de suite.Quç fait-elle, filme Tremblay?Oh! je vous demande pardon, je vous fais subir un véritable interrogatoire.\u2014On est toujours heureux de parler de ceux qu\u2019on aime, et j'aime beaucoup Mme Tremblay.\u2014Et sa fille aussi.'Vous pouvez me le dire.Je n\u2019en ferai pas un mauvais usage.Aussi bien, j\u2019ai déjà vu votre roman, allez! Et je vous félicite sincèrement: cette jeune fille, fl qui j\u2019ai le bonheur de ressembler un peu, me paraît mieux que jolie.C\u2019est la vraie jeune fille.E'Io passa, pour revenir A la mère: \u2014Je vous demandais.Mme Tremblay.Le peintre ne se fit pas prier: il dit tout ce qu\u2019il savait de la création du magasin \u201cAu bonheur des Mères\u201d.\u2014Ainsi, releva Mme Kolley, il n'y a que cinq sns qu'elle est A Paris T - -Cinq an* seulement.\u2014Mais elle 1» connaissait en y venant! vous avez dû von» en aperce- j' voir.\u2014Ma foi ! non.-r-Alrt.vouiez-vous Qt rendra un service, monsieur Gardy ?\u2014Certes, si je le puis.\u2014Je crois que vous le pouvez, Et d\u2019abord, où étiez-vous ü y a douze ans ?\u2014Au collège, madame, répondit le peintre tressaillant malgré lui.\u2014A Paris î \u2014Non.Je suis un provincial.\u2014Venu faire la conquête de Paris et qui la fera., \u2014Vous me gâtez, madame.\u2014Je vous dis ce que je pense.Passons.Vous étiez en province, il y a douze ans: moi, j\u2019étais de passage A Parie, et j'v fus témoin d'un effrova-ble sinistre, un incendie qui fit de nombreuses victimes.C'était.v attendez que je me souvienne.dans \u2019>* environs de la gare fifontparmasse .rue.rue de Vaudrard, c'est cela.Le feu avait pris dans un atelier où i\u2019ou travaillait le celluloid.\u2014Ah! fit le peintre.Il me sonrt-1* me souvenir.(A enivre) REMEDE DU Dr DEMERS PO LES FEMMES Filles et femmes malade», prenez remède, qui vous guérira infaillil ment et vous rendra fortes et vig reuses, DépOt: 1167 rue Ssint-Laun (4) DERNIERE PO Dernière production de V au Parc Sohmer, dimancl Programme extraordinaire.\u2014L* 8»von sunlleht sut tr»» *»von«, mai* c'*«t lo-i \u2022uivant 1» méthode Sunllg \u2022» plue frand.inpérlorltê.Lâunnatu *t aulvex u* diri ^ 0449 LA PRESSE SAMT2DI R MAI 1006 L' \" me '\u2022 t II BUE D' Suite (3# la pags 5 Îlieds d\u2019eau.I^e bateau ernquait soin et coup» de ce* énormes et lourds pi quels de mer.On aurait dit une vfri-table canonnade, sur les lianes sonore» de notre solide bateau rie bois.11 en fut ainsi pendant toute la nuit, et toute la journée du lendemain.Enfin \u2022sur le six heures du soir, du 1er tobre, la tourmente s\u2019appaisa, le ciel e\u2019éelaireit, le flot se eafnia oetit A pc tit.La mer était haineuse; mais mon Dieu quelle bataille ! Cette bourrasque de 17 heures fut une leçon très pratique et très effective \u2014 pour tous ceux du bord*\u2014 qui ne connaissaient encore les tempêtes sur mer, qui dans les belles descriptions qu en font les poètes, et les j;rûn 1s peintres, de ta sauvagerie de la mer.Hier le vent qui venait de passer avait déjà tout emporté, et nous étions prêts A tenter une nouvelle aventure.Nous avons vu la mer dans toutes ses colères.\t, \u201e , * v .Après la pluie le beau temps, après la tempête le calme.Sur les dix heures du soir, le vent cessa, le calme se fit dans l\u2019air et sur la mer.le ciel redevint serein et brillant dSftoi'es ; et notre bateau, reprenant son aplomb, continua so course sur le flot devenu bon enfant.Pendant toute cette longue lutte du ve.nt, nous avions passé le Cap Hope Advance \u2014 et le cap Mente mhoim \u2014 nous étions alors dans les eaux' de la Baie d\u2019Hudson, dans lo direction du cap Fullerton.Nous avinn-eneore 300 milles, au moins de navigation A faire avant d\u2019arriver au terme du voyage.Mois le reste, de la course se fit sous une brise modérée et sur une mer des plus généreuses.Enfin le 10 octobre au matin, dimanche, l\u2019\u201cArc-t:c'\\ voiles déployées et le drapeau de la Marine C.anadie.nne au sommet du grand mAt.entrait majestueusement dans le petit havre de Fullerton, en brisant la glace qui av«it déjA deux A ] trois pouees d'épaisseur.En 20 jours nous avions fait cette course de Québec A Fullerton, près de deux mille quatre cents milles, sans aucun accident : et tout le personnel du bateau étoit en bonne santé et en bonne humour.Au cours du voyage nous avons rencontré plusieurs banquises le long de l\u2019Atia.ntique ; mais le Détroit et la mer d\u2019Hudson étaient tout A fait li bres de glaces flottantes.Nous n\u2019y avons vu que deux ou trois petits icebergs, A l\u2019est de Hie Southampton.X X *£ La mer d\u2019Hudson A 800 milles de longueur sur 550 A 500 milles de largeur.avec une profondeur uniforme de 100 A 150 brasses.Le Détroit d\u2019Hudson a 500 milles de langueur sur 75 A 100 milles de largeur.11 a beaucoup plus de profondeur que la mer d\u2019Hudson.* X * L\u2019 \u201cArctic\u201d s séjourné A Fullerton, du Ifi octobre 1004 au 5 juillet 1005.Da glace avait trois pouees d\u2019épaisseur, quand le bateau est entré dans le port; durant l'hiver elle a atteint 80 pouces, et lorsque 1\u2019 \u201cArctic\u201d quitta le havre, le 5 juillet, la glace avait encore cinq pieds d'épaisseur.A notre arrivé A Fullerton, il n'y avait qu'une famille de sauvages, nu T\u2019q.ste d«.fi*Police Montée.Il en arriva ensiiiSe 25 A 30 de Boker lake, et de Bymket Baie, ( es familles vivent sous d\"s cabanes de neige, durant l\u2019hiver, et \u2022flous des tentes en toiie.ou en peau de loup marin, durant l'été.Dans le cours de l'hiver, il y a eu dpfix ^naissances et deux décès, parmi les sauvagest.'1 I.e commandant et madame Moodie passèrent l\u2019hiver au \u201cPoste\u201d.Les hommes passèrent le temps A faire de la glace d'eau douce, et A la charroyer an bateau.Quelques-uns aussi firent la chasse aux renards.Le Poste de Fullerton a été établi en 1003.Il consiste en deux petites maisons en bois de 25 x 15 environ, A un seul étage.Les dépendances sortt peu de choses : un hangar, une buanderie et deux ou trois autres petites cabanes, dont l\u2019une sert de maison A la famille de Seottie, au service du Poste.Cinq hommes de police et un inter Le froid n\u2019a pai été excessif, l'hiver dernier.Le mercure n'est pas dcecendu en bas ue 60.Dans les mois de juin et juillet la chaleur n\u2019a pas monté A 40 degrés-x x x Les Esquimaux du Labrador sont en grande majorité chrétiens.Il n'en est pas ainsi pour les tribus qui habitent au nord-ouest de la Baie d\u2019tiudson.Elles ne connaissent encore absolument rien du christianisme.Les chasseurs américains qui fréquentent ees parages, jusqu'à Kepulac Bai\u201d, depuis plus de soixante ans, s'accordent A dire que les missionnaires chrétiens n\u2019ont jamais visité ces pays.Deux tribus ont visité le Poste de Fullerton, nu cours de l\u2019hiver: les Avilies et les Kanunitons.Les premier» habitent le.territoire au nord de Fullerton, jusqu\u2019A Rcpsubrc Baie: \u2014 Ica seconds vivent A l'ouest, dans les aléa tours de Baker\u2019 Like.A ln tête du floulot Chesterf'e'.d (Chesterfield Inlet).La tribue des Avilies en contacte avec les chasseurs smérieains.et écossais.depuis de nombreuses années, sont plus nu fait de notre civilisation, que Kanapitons.Mais tous ces malheureux sont polis, dévoués, doux, et toujours disposés A rendre service.XXX Les \u201cnatifs\u201d vivent de chasse et de pêche.A les voir gros, gras, et toujours de bonne humeur, beau temps, mauvais temps, ou les croirait les plus heureux du monde.Pourtant, mon Dieu! quelle triste existence ils traînent dans ces déserts de roches! Ils passent neuf A dix mois de l\u2019année, dans les trous de neige, sans feu et dans une demie obscurité.car leurs iglos (maisons de n\u201ci-ge) ne sont chauffées et é-'airées que par un petit cordon de mousse sèche, imbibé d\u2019huile de loup marin, auqu\u2019l on met le feu, et qui, en brûlant dégage, peut-être 2 A 3 degrés de chaleur.C'est dans ees conditions de l\u2019existence que naissent les enfants ! Ces esquimaux sont dans l\u2019impossibilité de faire la cuisson des aümrnts.et par nécessité, ils mangent les viandes crues Leur nourriture est surtout le gras de loup marin, qu'ils mangent comme l\u2019on mange une pomme fameuse.La chasse et la \"êche sont encore très abondantes mais avec le nombre de chasseurs qui exploitent ce territoire\u2014 avec les engins de destruction, les plus perfectionnés, le temps de l'extinction complète du gibier, arrivera bientôt.Et nue deviendront alors, c\u2019s pauvres familles de chasseurs.C\u2019est une remar que que j'ai entendu faire par un enfant de 12 A 13 ans.A Fullerton: \u201cL's j blancs, nous di-.ait.il, viennent ici, ils tuent nos chevreuils, et nos loups marins, \u2014 ils nous enlèvent nos four rures.\u2014 puis ils s'en vont.Quand il n'y aura oins de chevreuils, de renards, de loup-marin, comment ferons-nous pour vivre?Cet enfant ne tirait Pas ees paroles de sa tête: ils les avaient entendues de fa part des anciens: et elles sont justes.Puisque le Canada s\u2019empare d» la \u201cpatrie\u201d des esquimaux en toute justice, il doit voir A ce que 1er, moyens d\u2019existences de ees malheureux soient protégés et assurés.EUX FEMMES QUI FURENT DEUVREES DU CATARRHE PELVIEN EN PRENANT PE-RU-NA Le Mal de Tête, de Dos et la Faiblesse sont des Symptômes du Catarrhe Pelvien Voici U chains me de dames, acé avec bout* rapportéi en cuir Terni.Nouveau talon cubain, forme arquée confortable.Donne élégance et bien être.PROCEDE GOODYEAR.UNE LETTRE DE RECONNAISSANCE Madame Lerzie Lohr.1155 W.13èmc rue Chicago.HJ., écrit: \" Il me fait plaisir de vous écrire ce» quelques lignes, pennant qu il peut se trouver d autres femmes souffrante» comme Je l'aval» été moi-même.Je souffrais depuis au-delà d\u2019un an.J\u2019essnyai différents remèdes et médecins, mais sans en éprouver aucun bien- Les médecins voulaient m\u2019opt rer.Enfin J\u2019ccrivls au Dr Hartman II me dit ce que j avais et m\u2019enseigna comment prendre peruna- Comme il me l'avait dit.l\u2019en ai pris pendant quatre mois et Je suis maintenant guérie.Personne ne peut dire combien Je lui suis reconnaissante, car j\u2019avais abandonné tout espoir de recouvrer ia santé.\u201d ELLE A SUIVI LE CONSEIL DU Dr HARTMAN et AGB1ENU LES MEILLEURS RESULTATS Stabler Mellersberg m IM itylc «lac XXX T/P 5 juillet 1905 ,1\u2019Arctie est sorti du-hAvrp de Fullerton, en brisant une ginee, qui .avait encore quatre A cinq pieds d\u2019éngisseur.\" En sortant du httvrc le bate.au prit la direction de dhur-ch il.sur le HVté ouest de la mer.I! navigua pendant deux jours sur une me.libre, mais au bout de la deuxième journée, il entra dans des banc» de glaces flottantes, de plu» de 00 mille» de largeur, sur de.» centaines de mille» de longueur.Toute la cSto ouest était IJ'\t^ BONl!ON8 \u201e.ont \u201e blen ga.boquée par les ^acos.L Arctic fut [J frné le coeur d'une femme que les obligé de discontinuer son voyage ver* Churchill, et il bp dirigea sur le cap Mme John M.Ind., écrit: * J\u2019ai été guérie d'un bien vilain cas de catarrhe d'estomac, de constipation et d'une complication de souffrances endurées depliis des années- Je m'étais fait soigner par trois médecins, qui ne m\u2019avaient pas fait grand bien, aussi j\u2019abandonnai leur traitement.J\u2019achetai une bouteille de Peruna et commençai à en prendre.Je me sentis mieux, mais Je pensai que je pourrais m\u2019améliorer davantage.Ainsi j'écrivis au Dr Hartman pour savoir ce qu\u2019il pensait de mon cas.\"// me donna des directions spéciales et des conseils médicaux.A notre grand étonnement, Je fis du progrès et maintenant je suis une femme bien portante et je pèse autant que Jamais je n\u2019avais pesé de ma vie.\"Mes anciennes amies de l\u2019Ohio, d-où nous avions déménagé depuis quelques mois, dirent lorsqu'elles me virent: \u201cComme vous paraissez bien! Nous n'aurions jamais pensé vous retrouver aussi bien portante.\u201d Je leur al dit que sans Peruna Je ne serais pas si bien.Peruna m'a sauvé la vie.Je recommande Peruna, nartout où Je me trouve et quand quelqu'un des nôtres est souffrant, Je lui donne Peruna et cela réussit.¦' Je remercie le Dr Hartman et puîs-se-t-il vivre longtemps pour continuer sa bonne oeuvre.On ne peut trouver d\u2019expression pour rendre la gratitude que mon mari, mes enfants et moi-mème devons au Dr Hartman, pour la bienveillance qu'il m'a témoignée, pendant ma maladie.Je veux que le public sache re que Peruna et le Dr Hartman ont fait pour moi.\u201d * Les organes pelvien», de même j Plusieurs petits maux de tête ou de que d'autres organes interne» sont st répandu 1* Jeu d'é- 41 P 0 T ches en France?Cette question est fort 42 D 6^ F échec intéressante, et voici c* qua nou* lisons à 43 P 7 T ce sujet dans un livr* traitant des origine»\tLa* \"Noirs abandonnent, de ce jeu\td.JANOWSKI.\u201cLa mention la plus ancienne trouvée.\t_______ relative aux échec» en Franc* *e rapporte au règne de Pépin, père de Uharlemague.D D p C HC TOMP^-R Dans la relation de la translation des reli-\tUC lUIYIDCR quea do saint Austremo'ne.patron de l'Au-\tn A M Ç I C PAMMPAII vergne.de Volvic à l'abbaye de Molesac, Il\tUMIiO L>u i MlvliuHU est dit que cette translation eut Heu dan*\t__ la douzième année du règne de Pépin, c\u2019est- Adiré en 764.\t
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