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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
mercredi 31 octobre 1906
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1906-10-31, Collections de BAnQ.

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[" JOURNAL A NOUVELLES CIRCULATION Votai» ub la mb 626,114 22\u201c* ANNEE\u2014N° 305 MONTREAL.MERCREDI 31 OCTOBRE 1306 14 PAGES-UN Ci TN / ?.1 LE MARCHE CHAMPLAIN DE LA VIEILLE CAPITALE Historique de cet édifice qui est appelé, dit-oa, à disparaitre pour faire place à une gare centrale où plusieurs compagnies de chemins de fer feraient le trafic.L\u2019immense édifice avait été construit en 1854 avec la pierre de l\u2019ancien parlement.C\u2019est à cet endroit qu\u2019était débarqué le fondateur de la ville de Québec.K* m rit h êmm > T,,# 4 m**' h LE MARCHE CHAMPLAIN.VUE DE LA HALLE ET DU MARCHE.EN REGARDANT VERS LEST.(Du correspondant régulier de LA PRESSE) Québec, 31 \u2014 Nous avons dit.l\u2019autre jour, que la ba'le Champlain et la place du marché Champlain, lieux si féconds en souvenirs historiques, axaient probablement disparattrd bientôt pour faire place fl une immense gare centrale qui coûtera plusieurs millions de piastres.Ce coin de terre et aussi de quais\u2014 car une partie de la place du marché reposé sür'des quais\u2014fourmille de souvenirs historiques, tant de la domination française que de la domination anglaise.Le plus grand de ces souvenirs est sans contredit ie site de l\u2019ancien fort de Champlain qui fut construit en 1003.Beaucoup de discussion s\u2019est faite sur le lieu exact où Champlain construisit ce qu\u2019il appela, dans un vieux français, \u201cl\u2019Abitation de Québec\u201d.Quelques auteurs prétendent que le fort de Champlain était situé fl peu près fl l\u2019endroit oû se trouve aujourd\u2019hui le marché Champlain.D\u2019autres affirment nue le fort de Champlain était situé un peu fl l\u2019est du marché actuel, fl peu près où se trouve aujourd\u2019hui la BUE SOUS-LE-FORT.C\u2019est Ift que (e place M.Chambers : \u201cCette construction, dit-il, comprenait une habitation, un fort et des magasins.Peu â peu, les terrain avoisinants, furent dépouillés des arbres qui y croissaient et furent convertis en un jardin.Ln jour, pendant qu\u2019il dirigeait les travaux de construction, Champlain fut informé par un do ses ouvriers que ses compagnons complotaient de l\u2019assassiner et de livrer Québec fl une bande de Basques et d\u2019Espagnols réeem-ment débarqués fl Tadousac.Un nommé Duval, serrurier, était l'auteur du complot.La répression du complot fut faite si rapidement par le fondateur de la colonie, que les conspirateurs furent arrêtés le soir même, et presque aussitôt après, on vit le corps de Duval pendu û un gibet sur la partie la plus haute de l'édifice, pour servir de pftture aux oiseaux et de leçons aux séditieux.\u201d Tels furent les débuts de cette \u201cAbi-tation de Québec\u201d, près de laquelle s\u2019élève aujourd'hui la halle Champlain.La halle Champlain date de 1354.Elle a donc une existence de plus d\u2019un demi-siècle.Combien de Québeoquois savent l\u2019origine de la pierre qui servit à la construction de cet édifies T 11 en est peut-être bien peu.L\u2019OBIGINE D2 LA HALLE En 1854,.un incendie détruisit l'édifice du Parlement de Québec, situé fl l'endroit oû est aujourd'hui le Jardin Frontenac, eu haut de la cote de la Montagne.C'était le deuxième Parlement.Le premier avait aussi été détruit par le feu.Et le troisième construit fl la place du second détruit en ! 1854, fut fl son tour incendié en 1883.Après i'incendie de 1854, on se quc-l relia beaucoup fl Québec sur le choix du site oû l'on élèverait le nouveau parlement.Finalement, on décida de reconstruire au même endroit.Profitant de ces dissensions, la cité de Québec acheta du gouvernement, pour l\u2019infime et ridicule somme\u2019de CENT PIASTRES les matériaux qui restaient du Parlement incendié.C'était de la belle pierre de taille, et le feu ne l'avait pas beaucoup endomfhàgé.Cela valait certes plusieurs milliers de piastres.Cette vente donna lieu fl de vives polémiques dans les journaux du temps.Avec cette pierre si peu dispendieuse, la cité construisit la plus grande halle de la ville, en même temps que la moins coûteuse- Le style de la halle Champlain est fl peu près celui du Parlement détruit en 1854.La forme est aussi presque semblable, moins les ailes des deux extrémités.Cet édifice est immense.Tl contient actuellement les étaux de bouchers de MM.Thomas Delaney, James Conway, Arthur Cardinal, A.Hamel, Nicaise Thériault, Thomas Prnrd, Jean Drolet, Napoléon Bergeron, Louis Bolduc, G.Donaldson, A.Filteau, A.Dombrowski, Louis Carpentier, les magasins de MM.Gagnon Frères, L.J.Demers, Edouard Turgeon et autres, les entrepôts de commerçants de MM.Louis Martin, Emile Gauthier, Dominion Fish and Fruit Co., Alexis Montreuil, Louis Beauchamp.Pierre Bergeron, D.O'Connor, Théo.Simard, Coulombe et Fils, Edouard Trudel, George Jeffreys, Stanislas Bergeron, Slmes Ant.Oagnon et Chs Duval, Mlle Malvina Lemieûx, un poste de cochers et un poste de police.Le mardi et le samedi-de chaque semaine, c'est toujours un spectacle très intéressant que de voir la foule accourir pour s\u2019approvisionner, chez les cultivateurs ou les \u201crevendeuses\" des derniers produits de la ferme arrivés par les cabotiers \u201cEtoile\u201d, \u201cSt-Louis\u201d, \u201cSte-Oroix\u201d, \u201cChamplain\u201d, et même par les goélettes venant d'en bas de Québec.Presque toujours, DES CHARLATANS GUEULARDS viennent vanter devant la foule de» acheteurs et de» vendeurs les mcrveil-Us de leur baume qui guérit de tous les maux.Ici c\u2019est une mendiante aveugle chantant quelque complainte en s\u2019accompagnant au moyen d\u2019un accordéon.Lfl, c'est un Syrien vendant des \u201cballoons\u201d.C'ept un méli-mélo indescriptible, et nombreux sont les Américains qui viennent,\u201ckodaker\u201d ces scènes pittoresques.Cette place, témoin de tant de faits historiques et surtout de l\u2019un des plus importants de notre histoire \u2014 le lé-barquement de Champlain \u2014 ce marehé construit avec la pierre qui constituait jadis le» voûtes que les Papineau et les autres patriotes, firent jadis retentir de leurs accents éloquents, tout cela va disparaître bientôt pour faire place fl une gare centrale immense qui ser- vira fl tous les chemins de fer passant fl Québec.Décidément, nos bouchers n\u2019ont nas de chance.Le conseil de ville vient oo décider la démolition du marché Finley.la's locataires de ce marché cherchent de la place dans le marché Champlain.A peine y seront-ils installés qu'on les en délogera.Il LE PETIT DISSENTIMENT DE FAMILLE A ETE SOUMIS A SA GRANDEUE, Mgr L'ARCHEVEQUE D\u2019OTTAWA.LN\u2018Ami du Colon\u201d, l\u2019organe de ia \u201cCoopérative des colons du Nord\u201d, dit ce qui suit au sujet de l\u2019incident que \u201cLa Presse\u201d a rapporté il y a quelque temps: \u201cBien qu'il nous répugne souverainement d\u2019accorder la publicité de D'Ami du Colon\u201d fl un incident qui, pour nous, n'offre pas de caractère plus grave qu'un banal dissentiment de famille, et qu'on eût bien mieux fait de laisser dans les secrets de l'intimité, nous ne croyons pouvoir nous refuser fl calmer, sans plus de retard, les anxiétés de ces braves coeurs.Nous voulons donc leur dire: Soyez tranquilles; il n\u2019y a pas l'ombre d\u2019une catastrophe fl appréhender do cette sécession seetionnelle.dont on a cherché, au dehors, fl faire \u201cun événement\u201d.Comme les \u201cBatons flottants\u201d, dans la fable du bon Lafon taine: \u201cDe loin c\u2019est quelque chose, et de près ce n'est rien.\u201d \u201cToutefois.S.G.Mgr Duhamel, archevêque d\u2019Ottawa, notre Ordinaire, ayant bien voulu, dés l\u2019origine, accorder son patronage distingué fl la Coopérative des Colons du Nord et l'hono-rer de sa haute approbation, qui nous en a valu bien d'autres, et de fort précieuses, de la part de personnages tant ecclésiastinues que laïques, il nous a paru d'élémentaire convenance de soumettre fl sa discrétion ce regrettable différend.Le cas a donc été référé fl son jugement suprême, et l\u2019*Ami du Colon\" attendra la décision de l\u2019Autorité diocésaine, avant d\u2019en parler plus fl loisir.\u201d COURS PUBLICS DE DROIT Tous les mercredis fl S heures p.m., nu Monument National.Boulevard Saint-Laurent, dans la salle des con-f».renees No 11 il# se donne un cours gratuit de droit usuel.Tout homme n'est ras avocat; 11 faut cependant connaître assez la loi nour sauvegarder ses intÊrÊts dans le cours ordinaire des affaires.Ce soir.Il sera traité des contrats, de la cnnaeité légale nour contracter et des ausee de nullité des contrats, savoir l\u2019erreur, la fraude, la violence et la lésion.Les personnes désirant suivre ces cour- peuvent donne\u2019* leur nom au trésorier de l'Association Saiot-.Tean-Ttantiste.ou nu professeur.M G.A.Marsan, avocat, le soir des cours.Comme pour tous les autres cours -ublic0, donnés sous le» ausulces de l'Association Paint-Jean-Baptiste, les daines sont admises.Elle aura lieu le 21 novembre, la nomination étant fixée au 14.CLUB PAPINEAU Belle assemblée de cette organisation politique où plusieurs orateurs ont adressé hier la parole.PARTI LIBERAL ET OUVRIER Le club Papineau a tenu, hier soir, une enthousiaste ajsjemblée sous la présidence de M.P.R- Du Tremblay, avocat, l\u2019un des plus ardent» défenseurs de Va cause libérale dans la partie Est.Après avoir expliqué le but de cette assemblée, qui est de se préparer au choix d\u2019un candidat dans Sainte-Marie et fl la lutte électorale qui y aura lieu, bientôt, M.Du Tremblay annonce que la nomination aura lieu le 14 novembre et la votation le 21.Il est de la plus grande importance de *e bien préparer fl cette lutte, dit le président» C\u2019est pourquoi il.a décidé de convoquer une grande assemblée A laquelle les chefs du parti libéral seront invités fl uciister.M.Du Tremblay a exprimé l\u2019opinion que le choix du candidat appartient aux électeurs de Sainte Marie, spécialement aux ouvriers, et que pe choix devait être fait dans une convention libre et populaire.M.Du Tremblay dans une péroraison .éloquente a prêché l\u2019union dans Ica rang» du parti, car l\u2019ennemi se sentant impuissant fl faire face aux libéraux en champ cloj.cherche par tous les moyens possibles fl susciter la zizanie dam» les rangs des fidèle» partisan» de la politique de sir Wilfrid Laurier.Les remarques du président ont été applaudies fl plusieurs reprises.L\u2019orateur.suivant a été M.A.A.Gi-beault, président du club Chénier.Parlant, surtout, en sa qualité de vieil ouvrier, il dit que les associations ouvrières de cette division n\u2019ont qu'il se féliciter de tout ce que le gouvernement libéral a fait pour la classe ouvrière II prend à témoin le discours qu\u2019a prononcé, dernièrement, M.Verville, député de Maisonneuve, et dans lequel il énumérait tout ce que le parti libéral accorde fl cette classe.Il demande aux ouvriers de toujours se rappeler que le parti libéral a toujours été et est le seul ami de l\u2019ouvrier.Il est surpris de la déclaration faite par M.Verville disant qu\u2019il combattrait le candid.ot du gouvernement après avoir dit qu\u2019il avait obtenu de ce dernier toutes les faveurs demandées pour is clause ouvrière.Tl est^auMi d\u2019opinion que la classe ouvrière dans 3a into Marie peut se choisir un candidat parmi ceux qui demeurent dans cette division.M.J> A.Lafortune, C.R., dans un beau discours, parle des luttes du passé, des différents projets de loi passés par le gouvernement pour protéger les ouvriers, ce qui leur a assuré une augmentation de leurs salaires.Il met les électeurs de Sainte Marie en garde contre les déclamations de certaines personnes qui n ont pas de responsabilité ministérielle et qui soulèvent les préjugés de races au profit de leur personnalité.4\t\u2019 pis-.M.Rodolphe Latulippe, président du Club Letellier, dans une brillante im provisation, soulève l\u2019enthousiasme de l\u2019auditoire et parle du parti libéral et de sir Wilfrid Laurier, son chef.M.John Mee, président de l\u2019Union Nationale, demande aux ouvrier» de s\u2019unir et de ne pas se laisser entraîner par certain-s démagogues qui sont plutôt les ennemis des ouvriers.II parle des unions ouvrières nationales et internationales.Puis parlant du parti libéral, il déclare que ce parti a beaucoup fait pour la classe ouvrière, laquelle n\u2019oubliera pas ses amis en temps et lieu.Puis MM.Geo.Bourgouin, vice-président du Club Brodeur, et Wilfrid Ga-doury, secrétaire du Club Papineau, firent de jolis discours.M.Gadoury fit un chaleureux appel aux amis et parla du parti libéral.MARIAGE TREPANIER-GAGNON (Du correspondant spécial de LA PRESSE) Montmagny, 31 \u2014 A 6.30 heures, hier matin, fl l\u2019église paroissiale de St Jean Port-Joii, M.l\u2019abbé Chailes Eugène Frenette, curé de la paroisse, bénissait l\u2019union de Mlle Anne-Marie Gagnon, organiste de l\u2019église, avec M.-Léon Trêpanier, rédacteur fl \u201cLa Presse\u201d.I»a mariée était accompagnée de son frère, M.Léonard Gagnon, et le marié, de M.Alonzo Cinq-Mars, correspondant de \u201cLa Presse\u201d fl Québec.A la messe, l'orgue était tenu par une habile musicienne.Mme Joseph Du pi!.Un \u201cAve Maria\u201d, de Mitlard, fut rendu par Mlle Marie-Louise Tremblay, et un cantique : \u201cViens mon enfant\u201d, par Mlle Marie-Ixuiise Fournier.Après k.messe, il y eut déjeuner ù la demeure de la mariée.Les heureux époux ont laissé Saint-Jean par le convoi de 10.57 heures pour \u2022la région du P.ao Saint-Jean, vift Québec, emportant les meilleurs souhaits de leurs nombreux amis.M.et Mme Trêpanier résideront fl Montréal.EXPERIMENTALE DE LA PROVINCE DE QUEBEC Cette puissante association agricole tient actuellement un grand congrès, dans la capitale fédérale, auquel assistent des représentants de tous les comtés de la Province.Discours pratiques des honorables MM.Fisher et Brodeur, hier soir.Le ministre de la Marine annonce la nomination de 28 nouveaux conférenciers agricoles.(De l'envoyé epéclel de LA PRESSE) Ottawa, 31 \u2014 Le» membre» de i\u2019U-nion Expérimentale de la province de Québec sont en session annuelle depuis hier matin.Il» ne termineront leurs travaux que ce soir.Tous les comté» de la province sont représentés.Les questions débattues jusqu'il présent sont: l'alimentation de la vache laitiè-re, les fourrages verts, soins fl donner aux animaux, l\u2019élevage du porc fl ba- L'hon.Sydney Fisher, ministre de l'Agriculture, à Ottawa, l\u2019un des orateurs d\u2019hier soir, au Congrès de l'Union Expérimentale de la province.con, l\u2019enseignement agricole dans les écoles rurales, la culture du sol, etc.Les membres de Tunion qui assistent aux séances, appartiennent fl la meilleure classe de nos cultivateurs, l's suivent ave le plus vif intérêt la discussion fl laquelle ils prennent part avec un tact, une perspicacité très re marquables.M.C.E.Mortureux.du département de TAgrieulture, présidait le» deux séances d\u2019hier.M.J.Girard, M.P., a pé-sidé celle du soir.A cette dernière réunion, les honorables MM.Fisher et L.P.Brodeur étaient présents.Je vous rapporte ici un court résumé des paroles de Thon.M.Fisher, parce qu\u2019elles vont donner, je n\u2019en doute paa un regain d\u2019activité iet d\u2019encouragement fl nos cultivateurs.NOUVEAUX CONFERENCIERS AGRICOLES Le minsitre de T.Agriculture a déclaré qu\u2019il n\u2019y avait pas assez de conférenciers agricoles dans la province de Québec, et que sous ce rapport nous étions en arrière de la province d\u2019Ontario.C\u2019est pourquoi il a annoncé que les memb-es de TUnlon, actuellement en convention au nombre de 28, seront appelés A faire bénéficier comme conférenciers leurs concitoyens des districts auxquels ils appartiennent.Voici leur» nomç: MM.J.A.Beaudry, Saint-Marc, (Ver-chères), A.Brunet, Saint-Louis de Gonzague (Beauharnois), J.Beaubien, Saint-Camille (Wolfe), J.I.O.Caron, Montebello (Labelle), L.H.Chevrier, Rigaud (Vaudreuil), D.Colette, Saint-Roch (Richelieu), R.Desrochers, Sainte-Croix (Lotbinière), J.Dulude.Sainte-Martine (Cbflteauguay), Luc Dupuis, Village des Aulnaie» (l\u2019Islet), A.Denis, Saint-Norbert (Berthier), J.Forget, St-Janvier (Terrebonne), G.Garceau, Pointe-du-Lac (St-Maurice), L» Lavallée, St-Guillaume d\u2019Upton (Yamaska), U.Legris, Saint-Léon, Maskinongé ; F.Lemieux, Saint-Judes.Saint-Hyacinthe ; S.Olivier, Saint-Ni E LA PLACE DU CE MARCHE.MARCHE ET DES IVROGNES REMIS EN LIBERTE Le contingent de prisonnier* envoyé | | fl Québec, il y a quelque temps, a étêj j libéré ce matin.Sur le nombre, il s'en trouvait un condamné fl 12 mois.Mtre} Léopold Houle va maintenant «'occuper] de» ivrognesses détenue» fl la prison de* femmes.Elles sont au nombre d'une ccntaina.LES AVENTURES De SHERLOCK HOLMES La célèbre pièce \u201cLes Aventures de Sherlock-Holmes\u201d, qui a consacré la réputation du grand acteur anglais, William Gillette, »era représentée la se maine prochaine, au Thêlltre National, nu bénéfice de l'Union des Commis-Marchands.Ce sera la première fois que ie public aura l'oceasion de voir cette oeuvre en françnis.alors même qu'elle ne sera jouée qu\u2019au cours de l\u2019hiver, A Ra-ris.La pièce anglaise a obtenu un immense succès en Angleterre et aux Etats-Unis.Elle met «ur la scène, le roi de* détectives.Comme die sera jouée au bénéfice de l'Union de* Commis-Marchands, il devrait y avoir foule A chaque représentation.Plusieurs seront dirigés vers la Baie des Chaleurs où le travail est en grande demande.AUTRE DETACHEMENT M.le Dr Brisson est attendu ce soir, avec un contingent de 140 Saint-Pierrais dont un certain nombre prendront immédiatement la route du Nouvel-Onta-rio ; le reste sera placé dans la province de Québec.Un autre détachement par le prochain paquebot faisant le servies entre Saint-Pierre et Miquelon et North Sydney.On croit qu'un certain nombre d'entre eux qui resteront dans la province de Québec, se dirigeront vers la Baie des Chaleur», oû il y a aussi une pénurie considérable de travailleurs.Des compagnies de boi» et de chantier» se sont déjfl mises en rapport avec le bureau de colonisation pour avoir eux aussi, leur part de c-tte \u201cton ne immigration.\u201d La compagnie oui est fl construire le prolongement du chemin de fer de Paspébiac fl Gaspê, a aussi adressé une demande.On paierait pour les travaux de terrassement, de $1,25 9 $150 par jour, la nourriture gratuite.Un propriétaire de scierie fl Port Daniel, M.Bodard, emploierait, fl part des hommes pour les chantiers, quelques familles qu\u2019il logerait fl leur arrivée ayant les habitations prêtes pour cette fin.Comme on le voit, ce n\u2019e»t pas le» places avantageuses qui manquent pour offrir fl nos imigrês, le gain nécessaire fl leur bien-être dans la province de Québec.L\u2019agent des Thiel, Thompson, jure qu\u2019ii est sujet britannique et qu\u2019il n'a pas vu d\u2019armes aux mains des grévistes, bien qu\u2019il fût à trois pieds d\u2019eux au moment de la tragédie.Le même témoin déclare que le premier coup de feu a été tiré en arrière de lui, sur le bord de l\u2019eau, et qu\u2019à ce moment Alex.McLaren était à 25 pieds en arrière de lui.Tous les autres agents jurent comme un seul homme que les grévistes ont tiré les premiers.A L\u2019UNIVERSITE LAVAL M.Arnould, le professeur de littérature nous prie d'annoncer qu'il recevra les étudiants chaque sema n \u2022, le vendre di, chez lui, de 4 heures fl 6 heures.81, Avenue Union et le samedi.(1 l'Université, également de 4 heures A 6 heure».Il commencera dès cette semaine, les 2 et 3 novembra.(T>® IVnvoyé spécial de LA PRESSE» SEANCE D'HIER APRES-MIDI Buckingham, Qué., 30.\u2014 A deux heures, l'enquête reprend.Le premier témoin fl comparaître est : M.H.Cowan.\u2014J'ai vu une partie de la bataille.J'ai vu une voiture avec des fusils et des carabines fl l\u2019intérieur.lx's fusils étaient découverts.Je n\u2019ai pas vu le Dr Rodrigue.Je n'ai pas vu qui n tiré le premier coup ni de quel côté c'est venu.Au moment du départ des grévistes pour aller rencontrer les agents, il y avait des fuails fl l\u2019arrière du groupe.J'ai vu Bélanger avec un bflton qu'il avait ramassé.Il l\u2019a cassé sur son genou ; il n'avait rien autre chose dan» sa main gauche.J'ai vu les constables TIRER UNE VOLEE GEDSRALE contre les grévistes.Deux jours avant la bataille, j\u2019ai vendu 6 paquets de cartouches et des revolvers aux McLaren.J'ai vendu plus de six revolvers aux McLaren.Même si Bélanger avait eu un pistolet je ne l\u2019aurais pas vu.Je n'ai vu Alex.McLaren avec Kiernnn et Cummings quo quelques instants avant la bataille.J\u2019ai entendu distinctement deux coups tirés avant la décharge générale.DAMASE BOURASSA Le témoin conlimie son témoignage.Charette avait, dit-il, deux carabines, qui étaient enveloppée» dans de la toile.Avant que l'on parte.Bélanger nous a fait un petit discours.\u2014Si une bataille a lieu, a-t-il dit, c\u2019est certain que c'est moi que Ton va tuer le premier.\u201d Il a dit cela di.ns la salle.11 n'a pas dit: \u201cQuand je serai tombé continuez et passez sur mon corps\u201d.H a vu, près de la voiture, un hom me qu\u2019il a pris pour M.Kingsberry ; il n développé les fusils qui étaient darw la voiture, près du moulin,#ehez Gillis, mais il n\u2019en n pas retiré.%J'ai vu CVrille Tourangeau un peu plus loin de 1» police que moi.J\u2019ai entendu de» coup», mais je ne sais si c'est des coup* de fusil ou de pistolet.J'ai entendu les premiers coups de feu, mais je ne sais d'oû ils partaient.J\u2019ai vu Tourangeau en arrivant seulement.M.COWAN Le témoin revient dans la hotte et jure qu'il a vendu cinq pistolets aux McLaren, le 4 octobre.C\u2019étaient des pistolets du calibre \u201c38\u201d.C\u2019est le même jour qu'il a vendu les cartouches.WILLIE PIERSON J'ai vu les fusils avant la bataille dans la procession.Les fusils étaient découverts et j'ai vu le Dr Rodrigue les recouvrir.îx» voiture est sortie d'en arrière l'hôtel Alexandra.C'est M.Landry qui conduisait la voiture.11 n\u2019a pn.s vu tomber Bélanger.Les premiers coups sont venus du côté des grévistes.Il a vu Bélanger en conférence avec le» agents.Il a vu un nommé Dubé1 jeter des pierres contre M.Alex.McLaren, qui était en arrière des agents.Ni Albert, ni Alex, n\u2019avaient d'armes.Il y avait trois hommes dana la voiture, les deux Landry et le Dr Rodrigue.Mme Veuve F.THERIAULT C'est la femme du défunt.U n'était pa» allé dîner.Je l'ai vu fl f) hrs pour la dernière fois.11 n'a emporté aucune arme avec lui.Il n'a pas parlé de la-oi-tnillc qui devait avoir lieu dans l'après-midi.Mme Veuve BELANGER C'est la veuve du président des grévistes.Mon mari a dû partir vers midi et demi.Il u'a rien dit.de ce qui devait arriver.II n'a pas emporté d'armes, il r.'en avait puPersonne n\u2019est venu me perter de pistolet et me le pré»'û ter comme ayant appartenu fl mon mari.M.DAMASE ROY, \u2022Te n\u2019ai pas vu partir la procession, .l'ai vu les grévistes au \u201cLanding\u201d.U» n'avaient pas d\u2019afmes.îl\u2019ai vu une voiture.Quand j'ai vu d\u2019s fusils, je su!» allée trouver l'agent Warner et lui a! demandé si rrton fil» était avec les constables.11 n'y était heureusement ru s.Je ne voulais pas qua Ton tue mon fila.A suivre aur la page 9 ¦ \u2022Y J fy 878829 11565266 2 LA PRESSE MERCREDI 31 OCTOBRE 1906 i LA- PRESSE N« 1 rmc Knlat-.Ia«*
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