La presse, 7 décembre 1906, vendredi 7 décembre 1906
[" I PREMIERE SECTION PAGES 1 à 4 23M* ANNEE\u2014N0 31 MONTREAL.VENDREDI 7 DECEMBRE 19> lion, dés qu'il aperçut sa victime, s'élança d'abord vers elle d\u2019un air furieux; puis tout fl coup on le vit s'ar réter, témoigner «a joie en remuant la queue, s'approcher doucement du pauvre esclave, lui lécher la main et bondir autour de lui.Tout le monde resta frappé d'étonnement, et demanda fl 1 e:-clave l'explication de ce prodige.Alors l'esclave la donna en ces termes : \u201cLe jour oit je m\u2019enfuis de chez mon maître, j\u2019allai me cacher dans une caverne au milieu de la forêt.A peine m'y étais-je blotti, que je vis entrer ce lion, qui s'approcha de moi en pous sant dos gémissements plaintifs et en me présentant sa patte, dans laquelle une grosse épine était enfoncée ; je la lui Otai et pansai sa plaie, qui fut promptement guérie.Depuis ce moment il m\u2019approvisionna do gibier, et nous vêcflmes ensemble dans la même caverne en fort bonne intelligence.A la dernière battue qui eut lieu, nous ftlmes séparés et pris l\u2019un et l\u2019autre.Aujourd\u2019hui ce bon animal, m ayant reconnu, se réjouit de m\u2019avoir retrouvé.\u201d I.e peuple, ravi de voir tant de gratitude chez une fcéte féroce, sé-eria tniit tout d'une volV \u2022 \u201cVivent l\u2019holït- ne charitable et le lion reconnaissant!\u2019\u2019 D\u2019esclave recouvra sa liberté; il fut affranchi et comblé de riches présents.Lorsqu'il sortit de l\u2019arêne.le lion le.\u2022suivit comme un chien; depuis il ros ta toujours auprès de lui.et l'accompagna partout sans jamais faire de mal fl personne.L'animal reconnaît toujours son bienfaiteur : L'homme aura-t-fl donc moins de mémoire et de coeur ?LE COQ line maltiesse de maison très active éveillait tous les matins ses deux servantes au premier chant du coq.Cellea-ci s\u2019irritèrent, ai fort Contre le pauvre animal, quelles l\u2019égorgèrent, afin de ouvoir rester plus longtemps au lit.Isis qu'arriva-t-ilî La vieille ménagère, ne sachant plus quelle heure il emit les éveilla dès ee moment beaucoup plus tôt, que quefois même fl minuit.En\u2019Voulant se soutraire fl quelque faible gène, On s'attire souvent une plus grande peine.LEGUE DE M» Hier, avait Hou la fôte de saint Nicolas, patron des écoliers.A cette occasion, J\u2019ai vru vous intéresser, mes enfants, en vous mettant sous les yeux la ballade dans laquelle on raconte comment saint Nicolas ressuscita trois netit» enfanta morts depuis sept ans.Ces malheureux petits avalent été tués par un méchant boucher, qui les avait salés et mis dans un charnier.C\u2019est saint Nicolas qui les en fit sortir en les reasus-cltant.Il était trois petltg en'ants Qui s'eu allaient glaner aux champs.S\u2019en vont un soir chez un boucher : \"Boucher, voudraits-tu nous ioger ?\u2014Entrez, entrez, petits enfant®, A' a de la place assurément.\u201d r* n\u2019étaiont pas sitôt entrés, Que le boucher les a tués.Le:; a coupés en p'tits morceaux.Mis au saloir comme pourceaux.MW/s Littlihtiiaii.imtwüàj Saint Nicolas au bout d'aept ana.Saint Nicolas vint dans ce champ.Il s\u2019en alla chez le boucher.\u201cBoucher, vcudrala-tu me loger ?\u2014Entrez, entrez, saint Nicolas.Y a do place, i*.n\u2019en manque pas.Il .n'était pas sitôt entr* Qu\u2019Il a demand* à souper.\u201cVouiez-vcug un morceau o\u2019Jambon ?\u2014Je n\u2019eu veux pas II n'est pas bon.\u2014Voulez-vous un morceau de veau ?\u2014Jfl n'en veux pas II n\u2019est pas beau.Du o'tlt salé Je veux avoir Qu'y a sept ans qu'est dana l'ialolr !\u201d Quand le boucher entendit c\u2019a.Hors de sa norte il s'enfuya.\u201cDoucher, boucher, ne t\u2019enfuis pas, Uépends-ioi.Dieu te pardonnera».'\u2019 Saint Nlctéae nos» trois doigts Dessus le bora de ce saloir.Le premier dit : \u201cJ'ai bien dormi !\u201d t.e sert,ml dit : \u201cE* mol ainsi !\u201d Et le tro'siôme rénondtt : \u201cJe croyais être en naradls.\u201d Va Salsepareille de tlood conserve le sang pur et tout l'organisme en parfait état.N'en prenne pas d'autres.(») Une demoiselle noble nommée Gertrude habitait un chateau magnifique; elle était excesaivement fière de sa haute position sociale.Un jour, Marie, fille d'un pauvre maçon, se présenta devant elle et lui dit: \u201cMon père, qui est maiade fl toute extrémité, vous fait prier de vous rendre chez lui, ayant des choses importantes fl vous communiquer.\u201d La demoiselle répondit avec ironie: \u201cIl serait beau de voir une personne de mon rang aller visiter votre bicoque pour entendre les confidences d\u2019un pauvre ouvrier.Allez! dites fl votre père que je n\u2019ai pas le temps.\u201d Un moment après, Marie vint de nouveau en criant hors d\u2019haleine: \u201cMademoiselle.accourez promptement,! Pen dant la guerre, feu votre maman a fait renfermer dans un mur une quantité considérable d\u2019or et d\u2019argent, elle avait ordonné à mon père de n\u2019indiquer cette cachette qu\u2019ft vous, et seulement fl l'époque où vous auriez atteint votre vingtième année.Mais la mort qui s\u2019approche ne permet pas fl mon père de tarder davantage 9 vous révéler cet important secret.\u201d La noble demoiselle se mit alors fl courir de toute la vitesse de ses jambes; mais, lorsqu\u2019elle entra dans la cabane.le pauvre homme n\u2019existait déjfl plus.Elle perdit presque la tête de dépit et de colère, fit percer et démolir p\u2019u-
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