Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1 janvier 1945, Janvier - Février
[" F ¦éw- Vol.XIII.26® année Montréal, Janvier-Fé VRIER 1945 OEuvres des Soeurs Missionnaires de rimmaculée-Conception AU CANADA MAISON-MÈRE, 2900, chemin Ste-Catherine, Montréal 26 (F.en 1902) Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Procure des missions.Atelier d\u2019orne-menis d\u2019église, de brod^erie, de dentelle et de peinture pour le soutien de la Maison-Mère et du Noviciat.École de formation de catéchistes chinoises.Cercles de couture de dames et de demoiselles.Diffusion d\u2019une revue missionnaire: Le Précurseur.Bibliothèque missionnaire gratuite.NOVICIAT, Pont-Viau, Montréal 9 OUTREMONT, Montréal 8, P.Q., 314, chemin Sainte-Catherine Retraites fermées pour dames et jeunes filles.Ouvroir pour les missions.Jardin de l\u2019Enfance.HÔPITAL ET DISPENSAIRE CHINOIS, 112 ouest, rue Lagauchetière, Montréal 1 Enseignement du catéchisme aux Chinois.\t(Fondée en 1918) Les Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception visitent aussi les Chinois malades dans les hôpitaux catholiques ou protestants lorsqu\u2019on les y appelle.NOMININGUE, P.Q.(Béthanie) (Fondée en 1914) Retraites fermées pour dames et jeunes filles.Œuvre de la Sainte-Enfance.VILLE DE RIMOUSKI, rue St-Germain (Fondée en 1918) École apostolique pour les aspirantes aux missions.Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Atelier d\u2019ornements d\u2019église.Ouvroir pour les missions.Jardin de l\u2019Enfance.Cours privés de français, d\u2019anglais, de musique et de peinture.VILLE DE JOLIETTE, 750, rue St-Louis (Fondée en 1919) Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Adoration du Saint Sacrement.Retraites fermées pour dames et jeunes filles.Atelier d\u2019ornements d\u2019église.Ouvroir pour les missions.VILLE DE QUÉBEC, 4, rue Simard (Fondée en 1919) Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Récollections pour jeunes filles.Ouvroir pour les missions.Leçons privées de peinture.VILLE DE VANCOUVER, 236, rue Campbell (Fondée en 1921) Hôpital Oriental.Refuge et dispensaire pour les Chinois.Cours privés de langues et de catéchisme pour les enfants et adultes chinois.Visite des Chinois à domicile.VILLE DES TROIS-RIVIÈRES, 466, rue Bonaventure (Fondée en 1926) Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Ouvroir pour les missions.Jardin de l\u2019Enfance.QUÉBEC, 651, rue St-Cyrille (Fondée en 1928) Retraites fermées pour dames et jeunes filles.Ouvroir pour les missions.VILLE DE GRANBY, 35, rue Dufferin (Fondée en 1930) Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Retraites fermées pour^dames et jeunes filles.Patronage pour jeunes filles.Ouvroir pour les missions.École.Jardin de l\u2019Enfance.CHICOUTIMI, 61, rue Jacques-Cartier (Fondée en 1930) Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Retraites fermées pour dames et jeunes filles.Ouvroir pour les missions.Patronage pour jeunes filles.VILLE DE GRANBY, 279, rue Principale (Fondée en 1931) Patronage de « l\u2019Immaculée-Conception » pour jeunes filles.École Maternelle.SAINTE-MARIE DE BEAUCE (Fondée en 1932) Retraites fermées pour dames et demoiselles.VILLE DE SAINT-JEAN, P.Q., 430, rue Champlain (Fondée en 1935) Retraites fermées pour dames et jeunes filles.Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Ouvroir.\t(.4 suivre à la page 3 de la couverlure) Montréal LE PRECURSEUR Janvier-I'évrier 1941) Prière d\u2019aider les Soeurs Missionnaires de rimmaculée-Conception à soutenir leurs œuvres en leur procurant du travail ES Sœurs Missionnaires de l\u2019Immacu-LÉE-CoNCEPTiON Ont un atelier d\u2019ornements d\u2019église et de lingerie sacrée, pour le soutien de leur Maison Mère et de leur Noviciat.Qu\u2019on veuille bien remarquer que les missionnaires doivent subir une préparation de plusieurs années avant de pouvoir aller travailler dans les champs de l\u2019apostolat.A des conditions faciles, on peut se procurer à l\u2019atelier des Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Gînception, 2900, chemin Sainte-Catherine, Montréal, les articles mentionnés dans la page intitulée « Encourager notre atelier.» En outre, on peint sur commande des bouquets spirituels de toutes sortes, calendriers avec images de la Sainte Vierge, de la sainte Famille, de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus, de sainte Bernadette Soubirous et des missions, souvenirs de première communion et confirmation, ainsi que brassards, scapulaires, Agnus Dei, insignes pour congrégations, monogrammes, tableaux divers, coussins et différents objets de fantaisie.On fait aussi les Enfants-Jésus en cire de toutes grandeurs.On recommande d\u2019une manière toute spéciale les broderies et dentelles de Chine.Ces dentelles sont fabriquées par les orphelines chinoises.En encourageant ces ventes, l\u2019on coopère au salut de tant de jeunes païennes qui reçoivent dans les ouvroirs catholiques, avec le gain de la vie, la lumière de la foi. Montreal LE PRECURSEUR Janvier-Févner 194S Encourager notre atelier c\u2019est venir en aide à nos missions Nous confectionnons tous les ornements sacerdotaux: chasubles, dalmatiques, chapes, voiles huméraux, étoles et bourses de salut.Forme: romaine, française et ample.Rochets, aubes et surplis en toile fine avec dentelle guipure ou dentelles faites à la main, filet brodé et dentelle aux fuseaux.Tapis d\u2019autel en feutre vert ou rouge.Voiles de ciboires et de tabernacles.Signets pour bréviaires et missels.Bouquets spirituels de fête et mortuaires.Soutanes pour enfants de chœur.Barrettes et plastrons.Colliers et bandes en velours rouge pour « Ligue du Sacré-Cœur ».Drapeaux en soie, brodés et peints à la main.Hampe en chêne.Lance et raccord en cuivre verni or.Frange or mi-fin au bout flottant.Grande variété de bannières et dais confectionnés à notre atelier.Description et prix donnés sur demande.Lingerie d\u2019autel Amicts.Corporaux Purificatoires Manuterges Pales $15.00 la douz.10.00 »\t» 7.00 »\t» 6.00 5.50 ENFANTS-JESUS EN CIRE Longueur\tLongueur 5 pouces.$ 3.00\t16 pouces.$20.00 7\t»\t.5.00\t18\t»\t.25.00 9\t»\t.8.00\t20\t»\t.30.00 12\t».\t.14.00\t22\t»\t.35.00 14\t»\t___ 16.00 Taxe de vente et frais de poste et d\u2019emballage en PLUS.La taxe est de 3% dans la province de Québec et de 4% dans la ville de Montréal.Les Fabriques en sont exemptées.Nous fournissons les hosties aux Fabriques et aux Institutions religieuses, aux prix suivants : Petites.$1.20 le mille Grandes.0.40 » cent Montréal LE PRECURSEUR Janvier Février 1945 MOYENS PRATIQUES d\u2019aider les Soeurs Missionnaires de S\u2019Immaculée-Conception En contribuant par des aumônes à : Chapelle de la Maison-Mère Construction de chapelles en pays de missions Entretien annuel de la lampe du sanctuaire dans nos maisons du Canada et en pays de missions\t$ Fondation d\u2019une bourse pour le soutien d\u2019une Sœur missionnaire\t1 Entretien annuel d\u2019une vierge catéchiste Entretien et instruction annuels d\u2019une orpheline Fondation d\u2019un berceau à perpétuité Soins annuels d\u2019un lépreux ou d\u2019une lépieuse Entretien mensuel d\u2019un berceau Rachat d\u2019un bébé viable Rachat d\u2019un bébé moribond Entretien mensuel d\u2019une Sœur missionnaire Entretien mensuel d\u2019une novice se préparant pour les missions S\u2019abonner au Précurseur 25.00 ,000.00 50.00 40.00 200.00 60.00 5.00 5.00 0.25 10.00 15.00 1.00 ABONNEMENT AU « PRECURSEUR » La revue Le Précurseur paraît tous les deux mois.Prix d\u2019un abonnement de bienfaiteur : $1.00 par année.Prix d\u2019un abonnement oïdinaire : 60 sous par année, 10 sous Vexemplaire.Adresse : 2900, chemin Sainte-Catherine, Côte-des-Neiges, Montréal 26, Canada.Abonnement à vie: $20.00 AVIS.- Nos abonnés qui changent de domicile voudront bien faire parvenir à l\u2019Administration du Précurseur leur nouvelle adresse avec l\u2019ancienne, ou mieux encore renvoyer l\u2019enveloppe elle-même avec l\u2019adresse corrigée.IV Notice de l\u2019Institut des Soeurs Missionnaires de rimmaculée-Conception {Premier Institut missionnaire canadien) Origine.\u2014 Cet Institut, destiné aux missions étrangères, fondé par la très révérende Mère Marie-du-Saint-Esprit (Marie-Délia ' Tétreault, de Marieville, comté de Rouville), débuta le 3 juin 1902, à Notre-Dame-des-Neiges, Montréal, sous le bienveillant patronage de Son Excellence Mgr Paul Bruchési et sous la direction de l\u2019abbé Gustave Bourassa.Le mai 1903, la Communauté naissante se transporta au numéro 27, chemin Sainte-Catherine, Outremont.Le 7 décembre 1904, Mgr l\u2019Archevêque de Montréal, se trouvant à Rome pour prendre part aux fêtes du cinquantenaire de la proclamation du dogme de l\u2019immaculée Conception, soumettait à Sa Sainteté Pie X l\u2019œuvre projetée.« Fondez, Monseigneur, lui dit alors l\u2019auguste Pontife, et toutes les bénédictions du ciel descendront sur le nouvel Institut, auquel vous donnerez le nom de Société des Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception.» Le 8 août 1905, anniversaire de sa consécration épiscopale.Son Excellence Mgr Bruchési recevait les vœux des deux premières religieuses et donnait le saint Habit à trois postulantes.En 1909, sur l\u2019appel de Son Excellence Mgr Mérel, vicaire apostolique du Kouang-Tong, la Société ouvrait à Canton, Chine, sa première maison.En 1913, la Mission catholique lui confiait l\u2019importante Léproserie de Shek Lung, et en 1916 le gouvernement chinois lui donnait la direction d\u2019une nouvelle Crèche à Tong-Shan, près Canton \u2018.But de la Société.\u2014 Le but de la Société des Sœurs Missionnaires de rimmaculée-Conception est la propagation de la foi chez les nations infidèles, en esprit d\u2019action de grâces.En conséquence, chaque sujet, par l\u2019émission des vœux dans la Société, voue à Dieu ses forces et sa vie à l\u2019extension du règne de Jésus-Christ et de son Immaculée Mère, comme un holocauste de perpétuelle reconnaissance, tant en son nom qu\u2019en celui de tous les hommes.Esprit de la Société.\u2014 Les vertus qui doivent caractériser les Sœurs Missionnaires de rimmaculée-Conception, sont: la reconnaissance, l\u2019humilité, l\u2019obéissance, la charité, la joie spirituelle, l\u2019amour du travail et de la vie cachée, l\u2019esprit de foi et de prière, le zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.Œuvres en pays infidèles.\u2014 L\u2019exercice de toutes les œuvres de miséricorde spirituelle et corporelle: instruction des enfants indigènes, des catéchumènes et des néophytes; formation de religieuses indigènes et de vierges catéchistes, assistance des mourants païens et chrétiens; crèches, orphelinats, écoles de gardes-malades, écoles industrielles, ouvroirs, dispensaires, léproseries, etc.Œuvres en pays chrétiens.\u2014 Diffusion des Œuvres de la Sainte-Enfance et de la Propagation de la Foi, ainsi que des revues faisant connaître les missions.l, Voir adresses des autres Missions sur la couverture. Montréal LE PRECURSEUR Janvier-Février 1945 Création d\u2019écoles apostoliques ou maisons de recrutement.Procures où l\u2019on reçoit les dons en argent et en nature pour les missions.Ecoles pour les enfants des nations idolâtres résidant au pays; direction de cours spéciaux pour les adultes païens; instmction religieuse des catéchumènes et assistance des mourants chinois, nègres, etc.Ligues de prières et de sacrifices pour l\u2019extinction des sociétés antireligieuses.Retraites fermées pour les dames et les jeunes filles.Exercices spirituels.\u2014 Persuadées que la piété est l\u2019aliment de la charité et du zèle, et qu\u2019elle est indispensable aux œuvres qui leur sont propres, les Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception joigiient la vie contemplative à la vie active.Elles vaquent aux exercices suivants: Audition de la sainte messe.Oraison matin et soir.Lectures spirituelles.Récitation du rosaire en commun.Chemin de la croix en commun.Retraites mensuelles et annuelles.Heures d\u2019adoration devant le Saint Sacrement exposé; chaque dimanche et vendredi de l\u2019année et à toutes les fêtes de Notre-Ssigneur et de la Sainte Vierge, le Saint Sacrement est exposé toute la journée.Il est aussi exposé tous les jours de l\u2019année dans les lieux où l\u2019Ordinaire du diocèse le désire.Fêtes principales.\u2014 La Pentecôte et l\u2019immaculée Conception.Conditions d'admission au Noviciat.\u2014 La première des qualités exigées des aspirantes au Noviciat est un ardent désir de se dévouer à l\u2019Œuvre des Missions.Elles doivent y ajouter certaines qualités naturelles: jugement sain, droiture, simplicité, générosité et force de caractère.L\u2019Institut ne comptant qu\u2019une seule catégorie de religieuses, toutes, par des aptitudes spéciales, doivent être en condition de se rendre utiles.Les jeunes personnes qui n\u2019ont pas fait des études complètes sont admises pourvu qu\u2019elles aient une instruction au moins élémentaire et qu\u2019elles possèdent d\u2019autres aptitudes, telles que: science du ménage, de la cuisine, de la couture, etc., ou encore qu\u2019elles aient des connaissances de la musique ou de la peinture.Les aspirantes sont aussi tenues de produire les certificats suivants: extraits de baptême et de confirmation, billet de recommandation de leur curé ou de leur confesseur, certificat de santé du médecin et consentement écrit des parents si le sujet est mineur.La durée du postulat est de six mois, celle du noviciat de deux ans.Pendant le Noviciat, les novices étudient la vie religieuse, s\u2019exercent à la pratique des vertus, s\u2019imprègnent de l\u2019esprit de T Institut, en apprennent les règles et usages et se préparent de loin à la vie apostolique à laquelle elles se destinent.La durée des vœux annuels est de trois ans.Pendant les vœux annuels, les jeunes professes se préparent plus directement à la vie de mission.A l\u2019expiration des trois années des vœux annuels, la professe se consacre irrévocablement à Dieu par l\u2019émission des vœux perpétuels.* * * Le D\" mars 1925, l\u2019Institut des Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception recevait de Sa Sainteté Pie XI un Bref de louange et l\u2019approbation de ses Constitutions, et le 7 mars 1933, l\u2019Institut recevait du Saint-Siège son approbation définitive ainsi que celle de ses Constitutions, Le 14 mars 1933, l\u2019éminentissime cardinal Pierre Fumasoni-Biondi, pré.fet de la Sacrée Congrégation de la Propagande, fut nommé protecteur fie l\u2019Institut, en remplacement de S, Em, le çarfiinal G.Van Rossqm, fiécéfié le 30 août 1932, m « Ô NOTRE MÈRE, PROTÉGEZ TOUS NOS BIENFAITEURS » Bulletin des ^OEursi iîlîsôtonnaires; l)c r3(mmaculce=Conception Publie avec Vautousalion de Monseigneur l\u2019Archevêque de Monlreal Vol XIII 26 aiinee Montréal, Janvier-Février 1945 No 1 SOMMAIRE La Redaciton La Redaciton La Redaction Abbe Per dr au La Redaction lint Esprit\tLa Redaction J G Keller, M M La Redaction La Redaction Paul Deslombe^, Miss Apost Chanoine F Trochu La Redaction A cause des justes Mon âme à la crèche Paix sur la terre La fuite en Égypte La petite croix de marbre Sommes nous prêts ^ Notice biographique de la très révérende Mere Marie-du Si Chrétiens, qu\u2019avez-vous donc fait ^ Exalte ton bonheur Je serai millionnaire Sainte Thérèse de l'Enfant-Jesus, Patronne des Missions Comme Félicité Le bienheureux Théophane Vénard Échos de nos Missions Extrait des Chroniques du Noviciat La Page des Enfants Reconnaissance \u2014 Recommandations \u2014 Nécrologie GRAVURES Enfants chinois priant pour nos bienfaiteurs Aux pieds de l\u2019Enfant-Dieu La sainte Famille fuyant en Égypte Les joies de l'exil Un songe heureux Église de Marieville en 1865 Maison de M et Mme Jean Alix, Marieville, P Q La petite Délia Mère généreuse La glorieuse Patronne des Missionnaires Les Directeurs de la leproserie de Shek Lung, Chine Couvent des Soeurs Missionnaires de l'immaculée Conception, Wakamatsu, Japon L\u2019église de Wakamatsu, Japon Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception, à leur départ des Cayes, pour les Coteaux Antilles Église des Coteaux, au diocèse des Cayes, Haïti, Antilles Couvent des Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception, aux Coteaux, Haïti Sœurs Missionnaires de l\u2019ImmacuIée-Conception en Haïti Salle des femmes.Hôpital Oriental Saint-Joseph de Vancouver Salle des hommes.Hôpital Oriental Saint-Joseph, Vancouver Intéressante veillee Les Mages auprès du divin Enfant (hors texte) 10 14 16 17 18 25 28 37 40 if r/ ^lu ^31 %eg.ne Aux touà leà coeuxâ.C\u2019esl au moment où les rois de la terre se sont avérés si impuissants à donner au monde la paix, la justice et la vie, que nos chrétiens doivent s\u2019appliquer à comprendre que la royauté du Christ est la seule puissante et souveraine, et que pour être vraiment victorieux il faut aux hommes appartenir par-dessus tout au royaume de Jésus-Christ, et se consacrer, à la vie et à la mort, au Christ-Roi.Cardinal J.-M.-R.Villkneuve, Ü.M.1. ^ cause bes justes.0 Père des deux.Notre Père, en ce premier jour de l'an nouveau, jetez les yeux sur tous vos enfants de la terre et bénissez-les.Beaucoup d'entre eux sont indignes de vos très purs regards, mais à cause des justes qui implorent pour eux Votre miséricorde, ne leur soustrayez point vos faveurs.Votre divin courroux plane et s'exerce sur notre planète par le terrible fléau de la guerre, en punition des crimes innombrables qui la souillent journellement et vous outragent sans cesse; mais, souvenez-vous, ô tendre Père, que parrni tant d'enfants ingrats, il en est qui Vous aiment, qui vous honorent, travaillent à votre gloire et au salut de leurs frères.A cause de ces justes, ô Père très aimant, très miséricordieux, répandez, en ce jour, sur tous vos enfants d'ici-bas une large bénédiction-Quelle soit, pour les bons, une grâce de perfection, pour les pécheurs et les infidèles, une grâce de conversion et de salut.0 Père infiniment libéral, ajoutez encore à l'excès de vos bontés; révélez-vous aux âmes qui vous ignorent, brisez de repentir les cœurs endurcis, poursuivez de vos flèches d'amour les indifférents, et que les justes vous soient de plus en plus fidèles et dévoués, coopérant ainsi efficacement avec votre divin Fils au salut du monde.Notre Père qui êtes aux deux, que votre Nom soit sanctifié par toute la terre, que votre Règne arrive dans tous les cœurs, que votre Volonté soit faite par toutes vos créatures en cette nouvelle année et à jamais ! LE PRÉCURSEUR \\ âme à la Ctècke Bon Sai)il Joseph, douce Marie, Permeltez-moi, je vous en prie.De m'approcher du bel Enfant Que vos regards suivent sans cesse, A qui vos cœurs, avec tendresse.Semblent parler à chaque instant.Petit Jésus, Être suprême.Je vous adore et je vous aime Avec Marie et Saint Joseph, Avec les Saints et tous les Anges Qui vous bercent de leurs louanges Comme leur Dieu, comme leur Chef.Petit Jésus, la beauté meme.Je vous adore et je vous aime Avec les Justes d'ici-bas Et tous les hommes de la terre; Pour le pécheur, malheureux frère.Et le païen qui ne sait pas. Petit Jésus, douceur extrême, Avec tous ceux que mon cœur aime Et veut conquis à votre amour, Oh ! laissez-moi, sur vos pieds roses.Poser longtemps mes lèvres closes : Humble tribut, faible retour! P,etit Jésus, source de vie.Au nom de tous, je remercie Pour les bienfaits dont vous comblez Les âmes droites et sincères; Pour les secours et les lumières Que sur mes pas vous répandez.Petit Jésus, joie infinie.Mon âme en vous toute ravie.Veut vous aimer plus dignement; Son faible amour est variable.Peut-être même méprisable, Rendez-le digne, ô Dieu charmant.Petit Jésus, Fils de Marie, Oh ! laissez-moi suivre l\u2019envie De caresser vos frêles mains.Dont un seul doigt guide le monde.Peut soulever sa masse ronde Et la réduire à mille riens.Petit Jésus, toute puissance.Toute richesse et suffisance.J\u2019ai quelque chose à vous donner.Que puis-je avoir en ma bassesse?.Divin Enfant, votre sagesse A bientôt fait de deviner.Petit Jésus, mon espérance.En vous j\u2019ai mis ma confiance; Ce que je donne et sans retour.En vous priant d\u2019être fidèle A cette offrande solennelle.C\u2019est tout mon cœur et son amour.Petit Jésus, Dieu de clémence.D\u2019aménité, de complaisance.Oh! laissez-moi.le puis-je oser?.J\u2019en suis indigne !.oh ! mais je l\u2019ose.Sur voire front très pur je pose.Furtivement, un doux baiser. ^aix Sur la terre ! I LOIRE à Dim au plus haul des deux! Paix sw la .terre aux hommes de bonne volonté! Voilà la grande ' leçon que les anges sont venus rappeler au monde en la nuit sainte qui vit, par un prodige d\u2019amour et de miséricorde, le Fils de Dieu s\u2019incarner parmi nous.Que la terre rende gloire* à Dieu et la paix lui sera donnée.La présente guerre, qui accable l\u2019humanité tout entière, si opiniâtre dans sa durée, si cruelle dans ses machinations et ses désastres, n\u2019est effectivement qu\u2019une terrible conséquence du mépris de l\u2019Éternel et de sa loi.L\u2019histoire des siècles nous rapporte, en maints exemples, que le Seigneur envoya ainsi de singuliers fléaux ou de terrifiants malheurs pour châtier la perversion et ramener les pécheurs de leurs mauvaises voies.Les abominations des hommes étant montées jusqu\u2019au ciel, dit l\u2019Écriture Sainte, Dieu envoya le déluge.Les villes de Sodome et de Gomorrhe furent détruites parce que leurs iniquités étaient à leur comble; mais celle de Ninive fut épargnée, car ses habitants, dociles à la voix de Jonas, se repentirent et firent pénitence sous le cilice et dans la cendre.Les hommes d\u2019aujourd\u2019hui, pour le grand nombre, nullement soucieux de procurer la gloire de Dieu, vivent dans le désordre, uniquement préoccupés des biens d\u2019ici-bas; les forfaits des nations infatuées d\u2019orgueil et d\u2019ambition qui veulent se passer du Très-Haut et de sa loi sont sans nom, et les crimes de ceux qui scandalisent les petits, ou leur soustraient le pain de la Vérité: la connaissance de Dieu et de son amour, crient sans cesse vengeance au ciel; voilà pourquoi, par une juste punition du Père divin, les maux abondent sur la terre, la paix est bannie d\u2019entre les peuples, d\u2019une multitude de familles, d\u2019une infinité de cœurs.Mais que chacun revienne en toute bonne volonté au Maître souverain, que les peuples lui rendent gloire et la paix refleurira sur la terre; car si Dieu est infiniment juste, il est l\u2019Amour infini et sa miséricorde est au-dessus de toutes ses œuvres.Que n\u2019a-t-il point fait pour nous témoigner son amour et sa miséricorde?Il envoya ici-bas son adorable Fils pour racheter le genre humain de l\u2019esclavage du péché, lui ouvrir le ciel et lui en montrer le chemin; et ce tendre Fils, pour réparer les outrages faits par les hommes à son Père, s\u2019offrit en victime pour eux, souffrant le martyre de la croix et perpétuant sa présence au milieu d\u2019eux dans le merveilleux sacrement de l\u2019Eucharistie.Pour garder intact le dépôt de son infaillible enseignement, il fonda son Église immortelle, dont il demeure le Chef invisible, à laquelle toute âme doit appartenir, au moins implicitement, pour avoir part au royaume éternel.A cette époque de l\u2019année', où cette sainte Église solennise la venue en ce monde du divin Rédempteur, nous le montrant comme il y est apparu. Montréal LE PRECURSEUR Janvier-Février 1945 sous les traits de l\u2019enfance, naissant dans une étable, couché sur la paille d\u2019une crèche, pour nous donner l\u2019exemple du détachement des choses terrestres, ranimons notre foi, nous qui avons le bonheur de vivre au sein du véritable Bercail; et nous prosternant aux pieds de notre Sauveur, rendons-lui tous nos devoirs.Adorons-le comme le souverain Seigneur du ciel et de la terre, comme le Roi de notre âme; remercions-le de tout ce qu\u2019il a fait et souffert pour notre rédemption, et des bienfaits qu\u2019il continue de nous prodiguer dans la sainte Eucharistie; demandons-lui pardon pour nos multiples offenses, nos ingratitudes, nos coupables négligences à son service; promettons-lui, avec le secours de sa grâce, d\u2019être dorénavant fidèles à ses enseignements, soumis à sa sainte volonté, acceptant d\u2019avance, avec amour, tout ce qu\u2019il nous réserve pour l\u2019avenir.Prions-le aussi pour tous les hommes, nos frères, et particulièrement pour ceux que l\u2019erreur tient éloignés de l\u2019Église romaine et pour tous les païens qui ne la connaissent pas.Supplions-le de se révéler à ces âmes malheureuses, comme à celles de tous les pécheurs; de les prévenir de ses grâces, de vaincre leur malice par la force de son amour et de sa miséricorde, afin que toutes, ouvrant les yeux à la lumière, s\u2019humilient, se repentent et, le reconnaissant pour leur insigne vrai Dieu, pour leur Sauveur et leur Roi, s\u2019attachent inviolablement à son service.Que nos prières soient accompagnées d\u2019ardents désirs et d\u2019humbles sacrifices, et nous ferons plus pour le retour de la paix dans le monde que les habiles diplomates et les puissantes machines de guerre.En procurant ainsi la gloire de Dieu, nous ferons jaillir la paix du Cœur de Celui qui en est la source et elle se répandra aux lieux d\u2019où s\u2019élèvera cette gloire.La Rédaction.Il faut tout oser pour que le Christ règne! Mgr de Mazenod.^tous mas èéwouéa et bi.eavclUan.ts ^^CtCUrs, je souVjaitc ^^dnne et et moictie sutr celles ic ^ésUS, et te\tà ta, -Jirv èic tears jours. Ha fuite en \u20acgppte , LORS un ange était apparu à Joseph, la nuit, pendant qu\u2019il dormait; « Lève-toi, lui avait-il dit; prends l\u2019enfant et sa mère et fuis en Égypte.'Vient le temps où Hérode cherchera l\u2019enfant pour le faire mourir.» A l\u2019instant Joseph se lève, prend l\u2019enfant et sa mère et fuit en Égypte.{Saint Matthieu, il.) Le soin que Dieu prend de la sainte Famille est à considérer.C\u2019est par trois fois qu\u2019il envoie un ange à Joseph, pour lui dire ce qu\u2019il a à faire.Une première fois l\u2019ange lui commande de fuir en Égypte; une seconde, il lui dit de revenir en Judée, et quand il y est arrivé, il lui conseille de se retirer en Galilée.Sans doute la sainte Famille avait droit à une protection spéciale de Dieu: Jésus était là, caché entre son père et sa mère; les yeux de Dieu étaient fixés sur lui.Néanmoins, cette conduite paternelle de Dieu pour son Fils ne lui est pas si particulière, qu\u2019elle ne s\u2019étende à tous ceux qui sont de sa famille.Joseph et Marie en bénéficient les premiers.Après eux, viennent tous ceux qui aiment et adorent le Christ: Dieu a pour eux une providence réservée: il les soigne et les garde comme une mère son enfant; il les régit comme un pasteur son troupeau; il les nourrit comme un maître ses serviteurs.Ils sont les mieux traités; ils ont double aliment: pain de froment et pain de grâce; eau des fontaines, eau de la vie divine.Avant d\u2019être à ses saints une récompense étemelle.Dieu leur est ici-bas un aide, un protecteur, un guide, un compagnon.Il marche à leurs côtés et les fait arriver au ciel par des chemins parfois difficiles, mais courts et sûrs; quand ils sont attaqués, il les défend; il dit au démon qui les tente: « Ne touchez pas à mes christs » ; et au monde mauvais qui les persécute; « Arrêtez là le flot de votre colère! » Pour avoir part à cette protection spéciale de Dieu, il n\u2019est pas nécessaire d\u2019avoir la sainteté de Joseph et de Marie, il suffit d\u2019être baptisé et de chercher avec bonne volonté le royaume de Dieu et sa justice.« Dès que vous commencez à croire, dit saint Augustin, vous commencez à être appelés justes » et c\u2019est au juste que Dieu promet ses paternelles bontés.Il ne s\u2019agit que de se confier de tout son cœur aux conduites de Dieu; les suivre dès qu\u2019il nous les fait connaître; demeurer là où il nous place, jusqu\u2019à ce qu\u2019il nous donne de nouveaux ordres.Les parents de Jésus nous sont ici d\u2019un exemple parfait.C\u2019est dans la nuit même où Joseph est averti, qu\u2019il se met en route.Les pauvres sont bientôt prêts; ils emportent si peu de choses avec eux! Les voilà sur le chemin de l\u2019Égypte.Le voyage est long et pénible.On compte de cent à cent vingt lieues, à travers des pays déserts, où l\u2019eau manque souvent.Joseph est à pied, l\u2019enfant et la mère sur un âne.Heureusement que les mages, en venant adorer Jésus, ont laissé de l\u2019or; c\u2019est une précieuse ressource pour Joseph; il y trouvera le pain quotidien, jusqu\u2019au jour où il pourra gagner en travaillant, Montréal LE PRÉCURSEUR Janvier-Février 1945 Les musulmans ont gardé le souvenir du passage de la sainte Famille en Égypte.Près du Vieux Caire, ils montrent une grotte qui aurait servi de retraite aux saints exilés.Plus loin, on trouve un immense sycomore, sous lequel coule une fontaine: l\u2019eau en est sacrée, parce que la tradition rapporte que la très Sainte Vierge y a lavé les langes de l\u2019Enfant Jésus; les femmes musulmanes en donnent à boire à leurs enfants.Rien n\u2019est assez certain, quant à la ville où s\u2019est retirée la sainte Famille, pour pouvoir en parler et la nommer aux fidèles.Beaucoup parlent de Mataria, qui est située près d\u2019Héliopolis: c\u2019est l\u2019avis du savant docteur Sepp.C\u2019était là que le patriarche Joseph, fils de Jacob, s\u2019était marié, au temps de ses grandeurs.Moïse s\u2019y était réfugié, quand il fuyait Pharaon.C\u2019est là et dans les régions environnantes, qu\u2019aux premiers siècles de l\u2019Église devaient surgir ces multitudes de moines, ces Pères du désert qui ont donné une moisson de sainteté unique dans les fastes ecclésiastiques.Les Docteurs ont attribué ces miracles de grâce à la présence de la sainte Famille.Ceux qui sont initiés à l\u2019histoire des âmes admettent très bien ces générations spirituelles.L\u2019Enfant Jésus, Joseph, Marie auraient produit la race immortelle des Antoine, des Paul, des Pacôme, des Paphnuce, des Palémon, des Arsène, les ancêtres de nos religieux.Fuite très sainte de Jésus à travers les déserts, très saint séjour de la sainte Famille en Égypte, vous êtes l\u2019espérance des exilés, des émigrés, des déportés, de tous ceux qui sont obligés de fuir loin de leur pays! Vous êtes la consolation de ceux qui n\u2019ont pas de demeure, et qui en sont réduits à errer, mendiant leur pain à la porte des étrangers.Le dirai-je ?Vous êtes le charme des âmes plus parfaites, qui sont atteintes d\u2019un mal que le monde ne connaît pas, et qui s\u2019appelle le mal du pays, de la patrie, du ciel.N\u2019importe où se trouvent ces âmes, elles sont en Égypte, sur une terre étrangère: elles vivent au milieu de ceux que le Psaume nomme les habitants de Cédar ; elles parlent une langue que personne ne parle autour d\u2019elles, la langue du paradis; elles-mêmes ne comprennent pas la langue qu\u2019on leur parle, la langue de ce monde; elles ne sont pas chez elles; elles attendent, elles gémissent, elles souffrent, comme la sainte Famille en Égypte.Suivons Jésus et Marie dans la ville où ils se sont retirés.Ils durent avoir des temps rudes à passer.Des ouvriers étrangers, qui arrivent dans Les voilà sur le chemin de VÉiypte. 10 Montréal LE PRECURSEUR Janvier-Février 194.5 un pays, sont toujours mal reçus; on les accuse de n\u2019avoir pas su faire leurs affaires; un peu plus, on les prendrait pour des vagabonds.A Nazareth, Joseph travaillait chez lui, il avait son atelier; il était connu, estimé de ses concitoyens.A Mataria, il est obligé d\u2019aller s\u2019offrir; il est le dernier du chantier; comme nouveau venu, il a les plus gros ouvrages et la plus petite paie.Marie reste seule à la maison.Elle passe ses journées dans les soins de son pauvre intérieur.Elle s\u2019impose les privations les plus sévères, car elle sait le prix de l\u2019argent que Joseph lui rapporte.Joignez à cela qu\u2019ils habitent un pays païen, où ils ont sans cesse sous les yeux l\u2019attristant spectacle de l\u2019adoration des idoles, au pied desquelles tout le monde vient s\u2019agenouiller.Ah! qu\u2019il dut leur paraître cruel de vivre au milieu de ces infidèles! Comme ils devaient regretter Jé- Quand, au matin, Joseph partait pour te chantier, il regardait Jésus qui dormait.rusalem, le temple et ses fêtes, Nazareth et ses jours de sabbat! Mais ils souffraient pour Dieu, pour la justice.Ils étaient là où Dieu voulait qu\u2019ils fussent: ils accomplissaient sa volonté.Et puis, ils pouvaient se dire que, s\u2019ils étaient malheureux, ils assuraient le salut du divin Enfant.Ils avaient le bonheur de cacher Jésus et de le soustraire aux fureurs d\u2019Hérode.Quelque misérable que fût leur réduit, il était embelli et rempli par la présence de Jésus.Quand, au matin, Joseph partait pour le chantier, il regardait Jésus qui dormait d\u2019un sommeil paisible; il baisait ses petites mains, et il s\u2019en allait à son ouvrage, le cœur ému et fort.La très Sainte Vierge goûtait près de Jésus de délicieuses consolations.Que pouvait-elle regretter quand elle avait pris Jésus dans ses bras?Elle voyait dans ses yeux le reflet de la lumière céleste; le berceau de son Fils lui était un tabernacle, où elle adorait son Seigneur.Dieu n\u2019abandonne jamais ses saints: au plus fort de leur épreuve, il est toujours là pour les assister.C\u2019est même un ordre habituel de la Providence, de mêler ensemble les chagrins et les consolations, de telle sorte qu\u2019ils s\u2019unissent dans de merveilleux tempéraments.« Seigneur, dit le Psalmiste, selon la multitude de mes douleurs, vos consolations sont venues rafraîchir mon âme.» C\u2019est sous cette lumière que nous devons envisager la vie entière de la très Sainte Vierge: elle nous apparaîtra comme une suite de chagrins et d\u2019allégresses, qui se succèdent.Après qu\u2019elle a subi à Bethléem les refus de tout le monde, elle donne le jour à Jésus, et voit à ses pieds les bergers et les mages.Hérode la force de fuir en Égypte: elle y a des jours mauvais, mais c\u2019est là qu\u2019elle reçoit les premiers embrassements de Jésus.Elle perd Jésus à l\u2019âge de douze ans, mais bientôt elle le retrouve. Montréal LE PRECURSEUR Janvier-Février 1945\t11 et pendant dix-huit ans, elle vit avec lui à Nazareth dans une intimité plus grande.Elle voit mourir Jésus sur la croix; mais elle assiste à sa résurrection.Enfin si, pendant vingt ans, elle reste sur la terre, c\u2019est pour être le témoin du triomphe de son Fils; l\u2019Église de Jérusalem, pour ainsi dire, sort de ses prières.A chaque nouvelle douleur succède une nouvelle joie.En vérité, la vie chrétienne n\u2019est à proprement parler qu\u2019une suite d\u2019alternatives, un assemblage de bons et de mauvais jours.Les ennemis de Dieu nous font verser des pleurs, mais Dieu les essuie: sa grâce est un baume qui guérit continuellement nos blessures.Combien de temps la sainte Famille resta-t-elle en Égypte ?On ne le sait pas exactement: les plus érudits parlent de deux ans ou de deux ans et demi.L\u2019Enfant avait donc quitté son berceau quand ils revinrent en Judée.C\u2019est en Égypte qu\u2019il fit ses premiers pas et qu\u2019il fit entendre ses premières paroles.Quelle joie pour ses parents quand, s\u2019échappant des genoux de Marie, il alla se jeter dans les bras de Joseph! Avec quel bonheur ce saint patriarche, le prenant par la main, lui apprit à marcher sur cette terre, qu\u2019il avait faite! Car, il le faut bien dire et répéter, Jésus a voulu se soumettre à tous les retardements de notre nature; il a mis sa sagesse divine à être en tout semblable à ses frères.Ses parents lui apprirent à marcher et à parler.C\u2019est sur leurs lèvres qu\u2019il cueillit pour la première fois les deux noms de Joseph et Marie; il les répéta, après qu\u2019il les eut chargés de cet amour dont son cœur était embrasé.Jamais pareils accents n\u2019avaient été entendus sur la terre: le Créateur prenait la voix d\u2019un homme pour dire aux hommes: « Je vous ai aimés d\u2019un amour éternel, et c\u2019est pour cela que je vous ai attirés, dans ma miséricorde.» {Jér., xxxi, 3.) Ravi des grâces de l\u2019Enfant Jésus, Bossuet lui adresse cette tendre invocation: « Aimable Enfant! heureux qui vous ont vu, hors des langes, développer vos bras, étendre vos petites mains, caresser votre sainte mère et le saint vieillard qui vous avait adopté, ou à qui plutôt vous vous étiez donné pour son fils; faire, soutenu de lui, vos premiers pas, dénouer votre langue et bégayer les louanges de Dieu votre Père! Je vous adore, cher Enfant, dans tous les progrès de votre âge; j\u2019adore les nécessités où vous vous êtes mis pour nous.La grâce de Dieu est en vous: je la veux ramasser de toutes vos actions; faites-moi enfant en simplicité et en innocence.» Abbé Perdrau.?3 genoux Au nom de Notre-Seigneur, Nous vous supplions, chers époux, d\u2019avoir à cœur de conserver intacte cette belle tradition des familles chrétiennes: la prière du soir en commun, qui rassemble, à la fin de chaque jour, pour implorer la bénédiction de Dieu et honorer la Vierge immaculée, par le rosaire et ses louanges, tous ceux qui vont s\u2019endormir sous le même toit.Pie XII. ïa petite croix be marbre (CONTE DE NOËL) y//A- EPUIS plus de deux ans, sur la terre païenne d\u2019Égypte, une jeune famille Israélite s\u2019était établie.Elle y vivait humble et ignorée dans un tout petit logis.L\u2019époux, qui s\u2019appelait Joseph, exerçait le métier de charpentier.Chaque matin, on le voyait sortir de sa demeure, muni de ses outils, et se diriger vers une boutique voisine.Il avait l\u2019air si bon, si honnête, que chacun se sentait attiré vers lui; mais bien qu\u2019il se montrât affable envers tous, il était sobre de paroles et se mêlait peu à la société; il paraissait comme un étranger qui doit bientôt retourner dans son pays.Des amis cependant se trouvaient toujours sur son chemin, c\u2019étaient des mendiants, car jamais Joseph ne leur refusait l\u2019aumône, qu\u2019il accompagnait toujours d\u2019un bon sourire et d\u2019une parole réconfortante.Sa journée faite, il rentrait fidèlement chez lui; puis, par les beaux soirs, il travaillait encore autour de la maisonnette, entretenant le terrain ou cultivant le jardinet.L\u2019épouse, à l\u2019éclosion de la jeunesse et d\u2019une merveilleuse beauté, s\u2019appelait Marie.Tout le jour, elle gardait le foyer, partageant son temps entre la prière, le travail et tout particulièrement le soin de son unique enfant, qui se nommait Jésus.Ce délicat bambin, dans sa troisième année, était d\u2019une beauté sans égale, d\u2019une grâce parfaite et d\u2019un charme irrésistible.Il aimait beaucoup les fleurs, aussi s\u2019amusait-il souvent à caresser ou à cueillir, pour en faire des bouquets, celles que les mains de Joseph et de Marie avaient semées devant l\u2019habitation et qui s\u2019y épanouissaient en abondance.Un jour que, non loin des yeux de sa mère, qui à cette heure préparait le repas du soir, il se jouait avec ces mignonnes créatures, un vieillard à la mine indigente, s\u2019étant assis, harassé de fatigues, près de l\u2019enclos fleuri, se prit à le contempler.C\u2019était un mendiant à qui Joseph, plusieurs fois déjà, avait fait l\u2019aumône au sortir de la boutique, et qui, la veille, ayant suivi de loin son bienfaiteur, avait appris où il logeait.Aujourd\u2019hui, trop faible pour se rendre à l\u2019atelier, il avait résolu de l\u2019attendre à cet endroit.Ravi par les charmes de l\u2019enfant qu\u2019il ne se lassait pas d\u2019admirer, il voulut l\u2019attirer à lui.Se redressant pour mieux le voir, il l\u2019interpella de sa voix la plus tendre: « Petit, où est ton papa ?» L\u2019enfant sourit, d\u2019un sourire ineffable, puis, levant vers le ciel ses beaux yeux d\u2019azur et, de son doigt mignon pointant la nue, il répondit : « Là-haut.» Surpris d\u2019une telle réponse, le vieillard poursuivit : « Comment s\u2019appelle ton papa ?\u2014 L\u2019unique vrai Dieu.\u2014 Et toi, comment t\u2019appelles-tu ?\u2014 Jésus, le Fils de Dieu.» Étrange enfant!.quel accent de vérité!.quel air d\u2019intelligence!.se dit le mendiant de plus en plus étonné.L\u2019unique vrai Dieu.est-ce qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019un Dieu?.Quel est donc ce Dieu?.Tirant de sa poche une petite idole en métal, il la présenta à Jésus.« Approche, fit-il, et vois, ceci est mon Dieu à moi.» Jésus sourit, s\u2019approcha de la statuette et d\u2019un léger souffle la fit tomber des mains du vieillard et se répandre sur le sol en fine poussière.Puis, levant sur son interlocuteur ébahi ses yeux pleins de lumière, il dit: « Ce n\u2019est point là votre Dieu, cette poussière n\u2019est que du métal.Votre Dieu est esprit, être invisible et immortel, et il faut l\u2019adorer en esprit.Un jour vient où toutes les idoles de ce pays seront réduites à néant et où l\u2019on adorera mon Père qui est aux cieux, Créateur de tous les hommes et qui seul peut donner à leur âme le bonheur en cette vie et après la mort.» Montréal LE PRECURSEUR Janvier Février 1945\t13 Et tandis que le païen interdit croyait rêver, l\u2019enfant gracieux se pencha sur un rosier, sans effort en détacha une tige, avec laquelle, en un instant, il forma une petite croix dont le bois subitement se changea en un marbre précieux.« Tenez, dit Jésus, acceptez cette croix, qu\u2019elle remplace désormais votre idole; elle est le Signe de Celui par qui s\u2019établira le règne de l\u2019unique vrai Dieu.» A ce moment, un bruit de pas se fit entendre auprès, c\u2019était Joseph qui revenait de son travail.Apercevant le mendiant, il lui tendit une obole.Celui-ci, tout en lui témoignant sa reconnaissance, lui murmura à l\u2019oreille avec émotion; « Ce sou-, je n\u2019ai point faim, la vue de ce bel enfant et ses paroles font ma nourriture » Puis, élevant la voix: « Brave homme, est-ce là votre fils?\u2014 C\u2019est mon fils adoptif \u2014 Et la belle dame qui paraît à la fenêtre ?.\u2014 Elle est sa mère Adieu, mon ami.Prenez encore cette monnaie, elle vous sera peut-être nécessaire » Et pendant que le vieillard considérait la nouvelle aumône de son bienfaiteur, aumône supérieure à toutes celles déjà reçues, Joseph, tenant la main de Jésus, rentra promptement au logis.Le pauvre les suivit des yeux, attristé de les voir s\u2019éloigner si vite; puis, désireux de revoir l\u2019incomparable enfant dont la beauté l\u2019a fasciné, dont la doctrine l\u2019a éclairé, il s\u2019assit sur l\u2019herbe et attendit: « Peut-être viendra-t-il encore jouer avec les fleurs », se dit-il.Mais en vain il demeura là jusqu\u2019à ce que l\u2019ombre eût enveloppé la terre, Jésus ne reparut pas.Alors, lentement il s\u2019éloigna, se promettant de revenir le lendemain.Le jour suivant, dès le matin, il reprenait la route de la veille, anxieux de revoir Jésus.Tout en cheminant, il pensait: « Oh! cette fois, si je pouvais le prendre dans mes bras ., le presser sur mon cœur., le caresser., épancher mon amour pour lui!.» Mais arrivé près du parterre, hier tout émaillé de fleurs, que vit-il ?.O stupeur!.ô déception!.toutes les fleurs étaient desséchées et leurs tiges caduques; les arbustes eux-mêmes, encore humides de rosée, semblaient pleurer La porte de la maisonnette était close et les volets des fenêtres fermés.Que signifiait tout cela?Le sensible vieillard n\u2019en pouvait crone ses yeux; et ne voulant point céder à l\u2019amère supposition qui lui traversait l\u2019esprit, il résolut d\u2019attendre et d\u2019observer.Il attendit tout le jour, sans que rien vînt éveiller la solitude de ce heu; cependant une espérance le soutenait: « Quand mon bienfaiteur reviendra ce soir, j\u2019aurai la clef du mystère », se disait-il, mais inutilement il scruta la route, de la tombée du jour à la nuit sombre, Joseph ne revint pas.Décidément, les trois avaient quitté l\u2019endroit, mais pour aller où ?.Vainement l\u2019avait-il demandé aux voisins, aux passants, personne ne savait.Il interrogea même sa petite croix de marbre, trésor qu\u2019il avait placé sur sa poitrine et qui ne le quitterait jamais.Au seul nom de Jésus, elle se fit toute lumineuse, mais elle ne répondit pas.Voyant crouler son espérance, le pau-vre déshérité ressentit un immense chagrm, lui dont le vieux cœur avait beaucoup souffert dans la vie, dont l\u2019amour généreux tant de fois avait été trompé, était demeuré massouvi.et des larmes brûlantes inondèrent bientôt ses joues pâles et ridées.Enfin, las de pleurer, et ne se sentant point la force de regagner son gîte, il se dit: « J\u2019entrerai dans ce domaine solitaire et désolé, je m\u2019étendrai au seUil de la maison déserte, reposant ma tête sur cette pierre où j\u2019ai vu Jésus poser ses pieds mignons.» Aussitôt dit, aussitôt fait, mais le sommeil tarda à venir, la déception était si cruelle, la peme si aigué!.Depuis longtemps, toutes les étoiles étaient allumées au champ de l\u2019azur quand l\u2019infortuné s\u2019endormit II poursuivait en songe sa triste journée et son amer chagrin quand tout à coup, ô merveille, ô bonheur, l\u2019adorable Jésus tout souriant parut à ses yeux, environné d\u2019une lumière éclatante.Sa robe était éblouissante de blancheur et il portait au front un diadème d\u2019or.Regardant le vieillard d\u2019un regard doux et profond et lui souriant d\u2019un sourire suave, indescriptible, il lui dit de sa VOIX délicieuse: « Mon frère, séchez vos pleurs et ne me cherchez point, car vous ne me verrez plus ici-bas.J\u2019ai quitté cette terre d\u2019Égypte pour celle d\u2019Israël avec Joseph, mon Père adoptif, et ma Mère Marie; mais un jour, qui n\u2019est point éloigné. 14 Montréal LE PRECURSEUR îanvjer Février 1945 ü merveille, ô bonheur, Jésus tout souriant parut à ses yeux.vous me verrez a nouveau dans mon royaume de gloire et ce sera pour toujours.Là, vous serez éternellement heureux.Croyez seulement à l\u2019unique vrai Dieu, adorez-le de tout votre esprit, aimez-le de tout votre cœur, pendant le court espace de temps qui vous reste à vivre.» Et le bel Enfant disparut, laissant dans l\u2019âme de l\u2019indigent un centuple de joie.Le soleil était déjà haut à l\u2019horizon, quand le vieillard s\u2019éveilla.Il réalisa qu\u2019il n\u2019avait fait qu\u2019un rêve, mais quel rêve! Son âme en était toute pénétrée, toute réjouie, tout embaumée! Oui, désormais, il croirait à l\u2019unique vrai Dieu; toutes ses pensées, toutes ses affections seraient pour lui.Il l\u2019invoquerait fréquemment et supporterait les souffrances de sa pénible existence pour son amour, jusqu\u2019à ce que la mort le transportât au royaume de Jésus, dans le bonheur sans fin.Sur la place publique de la petite ville de Mataria, un groupement de curieux s\u2019est formé auprès d\u2019un homme âgé et souffreteux qui s\u2019est affaissé sur le pavé et qui agonise, tout en proférant des paroles étranges: « Mes frères, répète-t-il, n\u2019adorez plus les idoles, le jour vient où elles seront réduites à néant; croyez à l\u2019unique vrai Dieu, Créateur de toutes les âmes et qui seul peut les rendre heureuses en cette vie et après la mort.» Il parlait encore quand il rendit l\u2019esprit.Alors, soudain, tous les spectateurs virent une superbe colombe s\u2019abattre sur la poitrine du trépassé, de son bec ouvrir son vêtement, saisir un objet menu, puis s\u2019envoler avec, tout droit vers le firmament.Quel était l\u2019objet de cette merveille ?.La petite croix de marbre façonnée par le Maître souverain de toutes choses, que les anges voulaient enclore dans leurs célestes écrins.E t l\u2019âme du pauvre, qui devança la colombe au séjour de la paix, fut l\u2019une des conquêtes de l\u2019Enfant-Dieu au pays des Gentils.Violette.sa ¦ 05 O mon Dieu, que celui-là est malheureux qui sait beaucoup et qui ne sait pas ce que vous êtes; mais heureux mille lois celui qui vous connaît, quoiqu\u2019il ignore toutes les autres choses du monde.Saint Augustin. â>ommc£i=noug prêts?,.ANNÉE qui vient de fuir a fait tomber une tranche de notre vie dans le gouffre béant du passé, d\u2019où rien ne peut être ressaisi; celle qui conrmence, tout doucement, mais sûrement, en détachera une autre qui ira rejoindre sa devancière, en dépit de nos efforts pour la retenir.Que nous réserve cette nouvelle coupure de temps qui nous rapproche de l\u2019éternité et dont nous ne pouvons disposer que seconde par seconde?.Du bonheur, de la santé, de la maladie, de l\u2019affliction?.Nul ne le sait ici-bas.Dieu seul tient dans sa main l\u2019avenir de chacun de nous et de tous les peuples de sa terre.Il en révèle parfois quelques parcelles aux âmes saintes, toutes passées en lui, pour que sa gloire resplendisse en elles, mais ce ne sont là que d\u2019humbles miettes.Ah! que nous sommes petits, faibles, ignorants, que nous ne sommes rien en face de ce grand Dieu, de ce Maître souverain de toutes choses qui nous a donné l\u2019existence, nous la conserve et peut nous l\u2019enlever d\u2019un moment à l\u2019autre! De cette année qui commence, peut-être ne verrons-nous pas la fin, comme cela fut pour plusieurs d\u2019entre nous, au cours de l\u2019an dernier.Enlevés de cette vie, nous passerons comme eux du temps à l\u2019éternité.Et là, qu\u2019adviendra-t-il de notre âme immortelle ?Elle sera jugée par Dieu, infiniment juste, sur ses œuvres bonnes ou mauvaises, et selon son mérite sera faite élue du paradis aux jouissances délicieuses et éternelles, ou esclave de l\u2019enfer aux tortures redoutables et sans fin.Sommes-nous prêts à paraître devant notre Juge ?.Si oui, nous sommes sages; si non, nous avons agi en insensés; alors ne nous couchons pas avec notre folie, car peut-être ce jour sera-t-il pour nous le dernier.Nul ne peut se promettre un lendemain.La Rédaction.LK DEVOIR Béni soit Dieu, qui nous donne des devoirs! Le devoir est un gardien vigilant qui nous tient sans cesse en haleine ; un sage compagnon qui nous empêche de perdre la bonne voie, ou qui nous y fait rentrer; un phare qui brille dans la nuit du doute; un maître rude et inflexible qui nous tourmente au sein des plaisirs.Pour le chrétien, le devoir est un champ miraculeux, qu\u2019il féconde avec allégresse, voyant tout fleurir sous la rosée de ses sueurs, et écoutant comme la chanson d\u2019autant de joyeux oiseaux les doux souvenirs de ses labeurs, que le Ciel a bénis.L.Veuillot.Une nation qui préconise la science, les arts et progrès matériels, et qui, en même temps, étouffe les besoins profonds de l\u2019âme humaine, jette la semence de sa propre destruction ! i^otice Wograpîjique be la ®rès; ^ébércnbc jWère jÉarte=bu=ê'aint=\u20ac£(prit [Délia Tétreault, de Marieville, P.Q.) FONDATRICE ET PREMIÈRE SUPÉRIEURE GÉNÉRALE DE L\u2019INSTITUT DES SŒURS MISSIONNAIRES DE l\u2019IMMACULÉE-CONCEPTION Mgr Bougaud, écrivant la vie de sainte Chantal, disait: « Comme il n\u2019y a point d\u2019âme que Dieu prédestine à de plus grands travaux que les Fondateurs d\u2019Ordres, il n\u2019y en a point non plus qu\u2019il crée avec plus d\u2019amour et qu\u2019il enrichisse de plus de dons naturels, de plus de vertus aimables et héroïques.» Cette assertion, nous semble-t-il, s\u2019applique parfaitement à celle dont nous nous proposons d\u2019esquisser les principaux traits.Sa vie fut pleine de labeurs et de souffrances, mais aussi ime providence toute particulière entoura son berceau et enveloppa toute son existence de sollicitude, de grâces choisies et de dons éminents.La révérende Mère Marie-du-Saint-Esprit naquit à Marieville, le 4 février 1865, et fut baptisée le lendemain.Toute sa vie, elle célébra l\u2019anniversaire de sa naissance spirituelle plutôt que celui de sa naissance naturelle.Elle eut pour père M.Alexis Tétreault, et pour mère, Mme Célina Ponton, dit Saint-Germain.Neuf enfants vinrent tour à tour peupler ce foyer canadien: Célina, Joseph, Alexis, Benoît, Pierre, Victoire, Délia \u2014 notre héroïne \u2014 qui fut accompagnée, à son entrée dans la vie, d\u2019un petit frère qui ne vécut que sept mois.Deux ans et demi plus tard, une autre pouponne L\u2019ÉGLISE DE MARIEVILLE OO FUT BAPTISÉE LA TRÈS RÉVÉRENDE MÈRE MARIE-DU-SAINT-ESPRIT, ET LE COUVENT DES SŒURS DE LA PRÉSENTATION-DE-MARIE.OÙ ELLE FIT SES ÉTUDES Montréal LE PRECURSEUR Janvier-Février 1945\t17 im.MAISON DE M ET MME JEAN ALIX.A MARIEVILLE, PARENTS ADOPTIFS DE LA TRÈS RÉVÉRENDE MÈRE MARIE-DU-SAINT-ESPRIT apparaissait sur la terre, mais elle ne fit que passer et se hâta d\u2019aller se joindre là-haut au chœur des petits anges.Bientôt, du séjour bienheureux, elle attira à elle sa maman qui laissait ici-bas sept jeunes orphelins.A la naissance de la petite Délia et de son frère jumeau, Mme Tétreault avait été très gravement malade: on la croyait même à ses derniers moments.Dans la pièce voisine, on discutait, cherchant des parrains et marraines pour les deux nouveau-nés.Comme le petit garçon semblait avoir bonne envie de vivre, et que la petite fille, au contraire, paraissait vouloir s\u2019envoler sous peu vers le paradis, on proposa de faire tenir le petit garçon sur les fonts baptismaux par un oncle, M.Jean Alix.Lui, n\u2019ayant pas d\u2019enfants et étant assez en moyens, pourrait prendre soin du nouvel orphelin lorsque la pauvre mère aurait quitté la terre.Quant à la petite fille, on se préoccupait moins de trouver pour elle un protecteur, puisqu\u2019elle ne survivrait certainement pas à la mère.Mais la malade avait tout entendu: elle fit appeler les parents réunis en conseil et, à leur grande surprise, leur dit avec un ton d\u2019assurance et d\u2019autorité qu\u2019il fallait plutôt donner l\u2019oncle Jean pour parrain à la petite fille, laquelle aurait plus besoin de protection que le petit garçon.Pour ne pas contrarier la mourante, on se rendit à son désir.L\u2019enfant, comme le témoigne son extrait de baptême, eut pour parrain Jean Alix et pour marraine Marcelline Tétreault.L\u2019avenir montra que cette intuition maternelle était inspirée par une Providence admirable, puisque le garçon ne vécut que sept mois et que la fille eut tant besoin de la sollicitude si tendre dont elle fut l\u2019objet de la part de cet oncle et de son épouse qu\u2019elle nomma toujours avec un amour tout filial « papa et maman ».C\u2019est sans doute aux soins assidus et dévoués dont ils entourèrent la frêle créature, que l\u2019Église doit maintenant deux nouvelles familles d\u2019apôtres: l\u2019une de religieuses, l\u2019autre de prêtres; et notre patrie, son élan apostolique et sa première Communauté missionnaire.La chère enfant reçut au baptême le nom de Délia.Comme elle était délicate et maladive, toujours entre la vie et la mort, elle pleura jour et 18 Montréal LE PRECURSEUR Janvier-Février 1945 I.A PETITE DÉLIA nuit jusqu\u2019à l\u2019âge de deux ans et demi, époque où le bon Dieu lui donna la nouvelle petite sœur dont nous avons déjà parlé, laquelle mourut aussitôt après sa naissance et coûta la vie à sa bonne mère.On devine l\u2019angoisse de cette dernière quand elle se vit sur le point de laisser ses chers enfants orphelins.Elle voulut au moins confier sa benjamine.Délia, à sa bien-aimée sœur Julie, mais l\u2019oncle Jean n\u2019aimait pas les enfants et, de plus, la petite pleurait continuellement.Comment le décider à adopter ce bébé ?.La mère mourante amena d\u2019abord son mari à consentir au gros sacrifice de se séparer de son enfant, puis elle supplia M.et Mme Alix de ne point refuser l\u2019acte de charité qu\u2019elle leur demandait; elle promit que désormais la petite Délia ne dérangerait plus la nuit, et, s\u2019adressant à sa sœur, elle ajouta: « Je t\u2019aiderai à en prendre soin.» La prédiction s\u2019accomplit : le cher petit ange, transporté dans la demeure de ses parents adoptifs, coula si paisiblement toutes ses nuits que l\u2019oncle Jean en avait parfois de l\u2019inquiétude et, éveillant sa femme, il lui disait : « Vois donc à la petite, je crains qu\u2019elle ne soit morte.» Fréquemment, on trouvait l\u2019enfant éveillée et jouant avec ses doigts.Plus tard, quand on montra à la fillette le portrait de sa vraie mère, elle se rappela que plus d\u2019une fois elle avait vu auprès de son berceau cette jeune femme vêtue de noir.L\u2019oncle Jean était donc très bon, mais de là à avoir pour le petit être qu\u2019il avait adopté une grande affection et une paternelle tendresse, il y avait encore de la marge.Un jour, cependant, la mignonne enfant \u2014 elle devait avoir trois ans environ \u2014 se trouvait dans une fenêtre et regardait son oncle qui travaillait dans la cour.Elle se mit à frapper dans ses mains en criant : « Papa, papa ! » L\u2019oncle se retourna et lui dit, tout en se sentant attendri: « Je ne suis pas ton père, moi!.\u2014 Tu connais pas ça, toi, reprit aussitôt la bambine, c\u2019est moi qui connais ça!.» L\u2019oncle, très ému, entra, prit l\u2019enfant dans ses bras, l\u2019embrassa avec tendresse et, à partir de ce jour, il l\u2019aima comme un véritable père sait aimer.Il eut même pour elle des attentions et des gâteries peu ordinaires.Tout ce que la fillette disait ou faisait était beau et bon.Dans un de ses rares épanchements sur ce sujet, la chère Mère disait un jour à quelques-unes de ses filles combien elle aimait, dans son jeune âge, à faire la cuisine; elle avait un attrait particulier pour la confection des galettes qu\u2019elle manipulait si longtemps que la pâte en devenait toute grise.Son indulgent papa \u2014 M.Alix \u2014 était le seul à en manger, mais lui, du moins, les trouvait excellentes et en faisait des compliments à sa petite fille, ce qui n\u2019était pas de nature à lui enlever de l\u2019entrain, elle qui a toujours tant aimé à faire plaisir!. Montréal LE PRECURSEUR Fanvier-Févner 1P4S Vers cet âge-là aussi, la fillette fut amenée par sa tante Julie que nous nommerons désormais sa mère \u2014 à M.l\u2019abbé Archambault, un saint prêtre desservant à Marieville et confesseur de Mme Alix; il dit à cette dernière: « Veillez bien sur cette enfant: elle sera pour vous une cause de grandes joies ou de grands chagrins.» Le grand vicaire Crevier, aussi de Marieville, prêtre renommé pour son éminente sainteté, adressera, dans la suite, à peu près les mêmes paroles à Mme Rodolphe Courteau, sœur de la vénérée Mère, qui nous confiait ce détail il y a plusieurs années; « Il faut bien veiller sur cette enfant, c\u2019est un trésor.» Les notes précédentes, nous les tenons de la Mère Fondatrice elle-même.Il y avait trois ou quatre ans qu\u2019elle était terrassée par la cruelle maladie qui devait l\u2019emporter quand elle consentit, mais avec quelle répugnance, à nous les donner.Pour la vaincre, nous essayâmes de la persuader que c\u2019était la volonté de Dieu qu\u2019elle fît connaître ce qui la concernait, elle et son œuvre; c\u2019était le suprême argument, car nous nous étions rendu compte que lorsqu\u2019il s\u2019agissait de la volonté de Dieu, il n\u2019y avait plus d\u2019impossibilité pour elle.Elle se mit donc en devoir d\u2019obéir au vouloir divin, mais la paralysie l\u2019arrêta dès les débuts de sa narration.C\u2019est peut-être le temps de rapporter ici l\u2019audacieuse indiscrétion de l\u2019une de ses filles concernant l\u2019admirable adhésion de la bonne Mère à la sainte volonté de Dieu.« Le 15 juin 1938, raconte cette Sœur, notre vénérée Mère, qui était alors très malade et qui se trouvait assise sur le bord de son lit, ayant été soudainement prise de vertige, était tombée sur le parquet de ciment et s\u2019était fait une large blessure au front.Quelques jours plus tard, arrivant d\u2019une autre mission, j\u2019allai lui faire visite, et la trouvai dans un état qui faisait pitié: clouée sur son lit de douleurs, par une chaleur écrasante, le front labouré d\u2019une plaie sanglante, ne pouvant, sans l\u2019aide de ses infirmières et sans de grandes souffrances, changer de position, je lui demandai si elle ne voulait pas prier le bon Dieu de la descendre de cette croix; elle me répondit aussitôt: « Non.\u2014 Pourquoi, ma Mère ?.\u2014 Il n\u2019est «pas descendu.Lui!.\u2014 Ma Mère, vous ne voulez donc pas demander « votre guérison?.Nous la demandons, nous, de toute notre âme; si vous « vous joigniez à nous, le bon Dieu vous écouterait.\u2014 Qu\u2019il vous écoute, « vous autres.» Une autre Sœur qui suivait le dialogue reprit; « Notre « Mère craint que ce ne soit pas la volonté du bon Dieu.» J\u2019eus alors la hardiesse de poser cette question: « Ma Mère, je crois que vous avez fait « le vœu de chercher en tout la volonté de Dieu et de l\u2019accomplir ensuite, « coûte que coûte ?.» (Car maintes fois j\u2019avais été frappée de ces dispositions de notre Mère.) Elle me regarda en souriant.Je renouvelai mon interrogation: « N\u2019est-ce pas, ma Mère, que vous avez fait ce vœu?» Elle me répondit simplement: «Oui.» Cette déclaration explique bien des choses: elle nous fait comprendre pourquoi, en certaines circonstances pénibles, elle a reçu les plus dures humiliations sans chercher à les éviter, allant même au-devant des affronts avec un courage qui jetait dans l\u2019admiration celles qui l\u2019entouraient, quand, pourtant, elle aurait pu se les épargner en justifiant sa conduite.Mais renouons où nous l\u2019avons rompu le fil du récit.Le jour de la première communion fait généralement époque dans la vie d\u2019une âme pré- 20 Montréal LE PRÉCURSEUR Janvier-Février 1945 destinée.La révérende Mère n\u2019a rien dévoilé des secrets du Roi déposés dans son âme candide, à cette occasion, mais un jour qu\u2019elle donnait à quelques-unes de ses filles des avis concernant la manière de se comporter envers les premiers communiants, elle laissa soupçonner quelle ferveur elle avait dû apporter au grand acte de sa première union avec le Dieu de l\u2019Eucharistie.« On ne saurait croire, disait-elle, l\u2019impression que laisse dans des âmes d\u2019enfants, la sainteté des maîtresses qui les dirigent.Pour ma part, j\u2019ai conservé de celle qui m\u2019a préparée à la première communion le plus religieux souvenir.Toujours cette personne m\u2019est apparue comme le vrai type de la parfaite religieuse.Je me rappelle le soin avec lequel elle disposait nos jeunes cœurs à la réception des sacrements.Elle attachait une telle importance à tout ce qui concernait la religion et mettait tant d\u2019âme pour nous en pénétrer qu\u2019on était naturellement forcé de considérer tout le reste comme bien secondaire et même indigne d\u2019attirer nos pensées et nos regards.Oh! mes enfants, comme c\u2019est important d\u2019avoir de saintes maîtresses! N\u2019est-ce pas que vous allez vous sanctifier pour sanctifier ensuite les autres?.» Mais dans la coupe de bonheur qui enivra l\u2019âme de la jeune Délia en ce grand jour.Dieu sut mêler quelques gouttes de fiel: c\u2019est ainsi qu\u2019il traite ordinairement les privilégiés que sa bonté appelle à monter très haut dans les sphères de la sainteté.C\u2019est de la bouche même de la vénérée Mère que ses filles ont recueilli cette révélation en recevant, comme complément aux précieux conseils cités plus haut, ce qui suit: « Mes Sœurs, quand vous vous occupez des premiers communiants, prenez garde de ne les point rudoyer: ce sont des lis qu\u2019il ne faut point froisser, mais qu\u2019il faut traiter avec beaucoup d\u2019attention, de respect et de prévenances; évitez surtout les durs reproches.Un exemple qui me concerne pourrait peut-être vous servir de leçon.Le jour de ma première communion, je me sentais débordante de joie.Dans l\u2019après-midi, nous nous trouvions réunies avant la cérémonie de la Consécration à la Sainte Vierge; mes petites compagnes étaient aussi heureuses que moi et, dans notre exubérance, nous nous mîmes à jouer en attendant l\u2019heure de nous rendre à l\u2019église.Une maîtresse vint alors nous dire: « Comment! des petites filles qui ont reçu ce matin le bon Jésus dans « leur cœur, être si dissipées!.» Cette apostrophe me jeta dans la consternation: je crus que j\u2019étais très méchante, que j\u2019avais fait de la peine au bon Dieu et je restai l\u2019âme endolorie.Tout mon bonheur venait de s\u2019évanouir!.Vous voyez, mes Sœurs, qu\u2019il faut bien peu de chose, parfois, pour blesser une petite âme; soyez donc très prudentes.» {A suivre) Il faut savoir, d\u2019une certitude splendide, que la conquête d\u2019une âme pour Dieu c\u2019est plus que la conquête d\u2019une fortune pour soi.Père Bellouard, O.P. CliréticniS, qu*al3e?=boug bone fait?UR un chemin du nord de la Chine, un missionnaire de Maryknoll rencontra une vieille femme étendue sur le bord de la route.Le froid et la faim l\u2019avaient réduite à l\u2019extrémité.Le prêtre l\u2019aida du mieux qu\u2019il put, mais il était trop tard pour lui sauver la vie.Touchée de la charité du missionnaire à son égard, la moribonde réunit ses forces défaillantes et lui demanda ; \u2014 Pourquoi vous êtes-vous occupé de moi ?Personne ne me prenait en pitié.\u2014 Le bon Dieu qui nous a créés, vous et moi, a dit d\u2019aller par le monde aider tous ceux qui sont dans le besoin et la misère.Profondément touchée de ces paroles, car c\u2019était la première fois de sa vie qu\u2019elle entendait parler de l\u2019amour de Dieu et de l\u2019homme pour son semblable, l\u2019aïeule poursuivit: \u2014 Quelle belle religion! D\u2019où vient-elle, votre religion.Père ?Qui l\u2019a fondée ?Le missionnaire apprit à la pauvresse que le bon Dieu avait tant aimé le monde qu\u2019il avait envoyé son Fils pour nous sauver; que le Christ avait secouru les pauvres et les affligés; qu\u2019il avait laissé un grand commandement à ses disciples: « Allez par le monde entier et prêchez l\u2019Évangile à toute créature.» Surprise, l\u2019octogénaire demanda au prêtre quand le Christ était venu sur la terre, pensant qu\u2019il pouvait y avoir au plus une quarantaine d\u2019années.Quand il répondit qu\u2019il y avait près de deux mille ans, elle le regarda avec stupéfaction, semblant ne pas comprendre.\u2014 Vous voulez dire qu\u2019il y a deux mille ans que le Christ a commandé à ses disciples d\u2019aller répandre cette idée de l\u2019amour de Dieu et de celui de l\u2019homme pour son prochain ?\u2014 Oui, bonne femme, il y a tout près de deux mille ans de cela.La mourante, fixant alors son interlocuteur, lui dit à brûle-pourpoint : « Eh bien ! où donc étiez-vous, qu\u2019avez-vous fait pendant ces deux mille ans, vous chrétiens ?Pourquoi n\u2019avez-vous pas exécuté ce que le Christ vous a ordonné ?Nous avons des milliers de personnes de pays étrangers semant la haine, les ruines et la mort en notre pays.Personne ne leur avait commandé de faire cela.Mais vous dites que c\u2019est Dieu lui-même qui vous a dit de faire connaître son nom et son amour par toute la terre! Où êtes-vous donc allés?.Qu\u2019avez-vous fait pendant ces deux mille ans?.» Peu après, l\u2019aïeule s\u2019en allait au ciel voir le bon Dieu qu\u2019elle n\u2019avait connu et aimé qu\u2019au soir de sa vie, mais elle laissait une leçon, non seulement pour le missionnaire qui la baptisa, mais pour tous les disciples du Seigneur Jésus.En effet, à eux tous s\u2019adresse la question tranchante : « Où donc étiez-vous, chrétiens ?Qu\u2019avez-vous fait pendant vingt siècles ?Pourquoi n\u2019avez-vous pas obéi au commandement du divin Sauveur ?» Si elle pouvait encore parler, la bonne octogénaire chinoise, ce ne serait pas pour nous adresser des reproches.Elle était trop reconnaissante au missionnaire pour cela.Ce serait plutôt une prière, une supplication qu\u2019elle nous adresserait.Elle nous dirait de nous lever de notre sommeil et de travailler à répandre, d\u2019un bout du monde à l\u2019autre, le message divin qui lui procura à ses dernières heures une joie et une paix que personne ne lui avait données dans sa pauvre et triste vie, savoir que nous avons au ciel un Père aimant et que nous tous, ses enfants, nous devrions nous aimer et nous traiter en frères.Quand ce grand commandement de l\u2019amour de Dieu et du prochain sera connu et aimé de tous les hommes, alors le règne de Dieu arrivera sur la terre.J.-G.Keller, M.M. Cxalte ton bonfjeur Je suis enfant de Dieu, de son unique Église, Exalte ton bonheur, que ta voix le redise, O mon âme, en tous lieux ! Bénis le Tout-Puissant pour ce grand privilège Que tant d\u2019autres n'ont pas ! Dans le divin cortège Le ciel brille à tes yeux ! Tu possèdes la foi, la très douce espérance, La force de l\u2019amour; que ta reconnaissance Monte comme un encens Chaque jour vers ton Dieu.Que d\u2019âmes sur la terre Gémissent dans l\u2019erreur, cheminent sans lumière En nos sentiers glissants ! Sainte Église, ô ma Mère, unique, catholique.Immuable en ton roc, romaine, apostolique.Arche de vérité Et porte du salut.Sainte Église, ô ma Mère, Je t\u2019aime et je voudrais te voir sur notre sphère.Régner en unité.Qu\u2019il n\u2019y ait qu\u2019un Pasteur et qu\u2019un troupeau fidèle.Ton divin Fondateur à cette fin t\u2019appelle.Réponds vite à sa voix; Triomphe de l\u2019erreur, éclaire les ténèbres.Des sectes de malheur, fais dépouilles funè\u2019ores.Hisse partout la croix. Que tes membres soient saints, tes guides exemplaires, C\u2019est l\u2019objet de mes vœux, de mes pauvres prières ! Pour rayonner le bien Et propager la foi, jusque d\u2019un pôle à l\u2019autre.Que chacun fasse effort, que chacun soit apôtre.Digne du nom chrétien ! Je soupire en secret et je pleure en silence Sur les crimes sans nom, la froide indifférence Des chrétiens de nos jours.Les faux biens d\u2019ici-bas les occupent sans cesse.Pardonnez, doux Seigneur, à leur grande faiblesse.Venez à leur secours.Mon cœur s\u2019afflige et bat de vive inquiétude.Quand je vois en esprit l\u2019immense multitude Que forment les païens.Et le nombre effarant d\u2019églises dissidentes.Foyers d\u2019apostasie et d\u2019œuvres divergentes, Menant en faux chemins.Pour grandir ton Eglise et ramener le monde Aux sentiers de la paix, à la source féconde De l\u2019humble vérité.Fais un coup de ta droite, un coup de ta puissance.De ta miséricorde, ô Père de clémence, 0 Dieu de charité !, Pour ma petite part, ô Trinité bénie.Comptant sur votre grâce et l\u2019aide de Marie, Afin que chaque jour La Sainte Église croisse en tous lieux sur la terre.Je veux être en son corps, le travail, la prière, La souffrance et l\u2019amour.Le Précurseur. NIIiLIOCIzaiRE AMAN, est-il vrai qu\u2019il y a sur la terre des millions d\u2019hommes qui ne connaissent pas le bon Dieu ?\u2014 Oui, mon chéri.Il y en a plus de mille millions.\u2014 Oh! que c\u2019est beaucoup!.Et combien le connaissent ?\u2014 Environ neuf cents millions, mais qui le connaissent plus ou moins, et sur ce nombre le tiers seulement est catholique, les autres sont dans de fausses religions.\u2014 Quelles religions ?\u2014 Celles des protestants, des juifs, des mahométans et autres.\u2014 Pourquoi tant de religions ?\u2014 Parce que, depuis que Notre-Seigneur est venu sur la terre et qu\u2019il a fondé son Église, une, sainte, catholique, apostolique, comme l\u2019enseigne ton catéchisme, il s\u2019est trouvé, à travers les siècles, des hommes ordinairement influents qui, par orgueil, par ambition, se sont révoltés contre elle et se sont faits chefs de religions nouvelles, en enseignant de fausses doctrines.Les Juifs, eux, ne veulent pas croire que Jésus de Nazareth, qu\u2019ils ont fait mourir sur une croix, est le Messie, le Rédempteur promis à nos premiers Parents, le Dominateur qu\u2019eux-mêmes et tous les peuples attendaient.Quant aux païens, souvent ils adorent le diable sous la figure de grossières idoles, parce que personne ne leur a parlé du bon Dieu.\u2014\u2022 Mais les missionnaires qui vont chez eux ?.\u2014 Sont en trop petit nombre.Ils en convertissent chaque année autant qu\u2019ils le peuvent, mais pour instruire des vérités du salut toute la masse des infidèles, il faudrait beaucoup, beaucoup de missionnaires!.\u2014 Moi, maman, je veux, quand je serai grand, être missionnaire., je veux convertir un million d\u2019âmes.Comme ça, je serai millionnaire! \u2014 Pour cela, il faudra que tu sois toujours bon petit garçon, que tu pries souvent et que tu t\u2019exerces à faire de nombreux sacrifices, parce que le divin Maître ne choisit des apôtres que parmi les enfants généreux, et aussi parce que les missionnaires ont toutes sortes de choses à endurer; même il y en a qui donnent leur vie pour la foi, qui sont martyrs!.\u2014 Oh! moi, j\u2019aimerais cela mourir martyr!.Et là-dessus, voyant voler un papillon, l\u2019enfant s\u2019en fut à sa poursuite, tandis que la maman émue, et suivant des yeux son cher petit Paul, se dit en elle-même: « O mon Dieu, si vous daigniez le choisir pour vos autels., en faire un saint missionnaire., un millionnaire d\u2019âmes, que mon bonheur serait grand! » Montrèaj LE PRÉCURSEUR Janvier-l^évrier 1945\t25 \"''% Dès ce jour, petit Paul devint tout à fait sage, constamment fidèle à ses menus devoirs, empressé à rendre service, généreux dans les occasions de renoncement.Parfois même, après ses heures d\u2019étude ou de délassements, son excellente mère le surprenait en prière dans sa chambrette, mais elle se gardait bien de troubler sa piété.Que disait-il à Jésus dans sa naïveté enfantine ?La sage maman ne s\u2019en informa point, car entre Dieu et l\u2019âme fidèle, fût-elle souvent celle d\u2019un jeune enfant, il se passe parfois de grandes choses, toutes confidentielles et qui doivent demeurer le « secret du Roi ».Cependant, il arrivait de temps à autre que petit Paul au caractère taquin, vif et enjoué, s\u2019oubliait en espiègleries et en joyeuses incartades.Alors, pour tout faire rentrer dans l\u2019ordre et tout faire réparer, il suffisait à sa maman de dire: « Pour un garçon qui veut devenir millionnaire d\u2019âmes, ce n\u2019est pas le bon moyen à prendre.» Paul faisait ses délices de la piété, mais principalement de servir la sainte messe; chaque matin, il communiait avec une ferveur angélique, et mesurait souvent le temps de son action de grâces sur celle du prêtre qu\u2019il avait assisté à l\u2019autel.Décidément, il méritait que le divin Maître le choisît pour son apôtre.Chaque jour, il grandissait en taille, en sagesse et en grâce, chéri de ses parents et estimé de tous.Avec les années, il se renseigna sur les pays d\u2019évangélisation, objets de ses rêves; on le voyait feuilleter les revues et les livres traitant des missions, et s\u2019il survenait qu\u2019un missionnaire vînt dans la localité, il faisait en sorte de se trouver sur son chemin pour lui adresser la parole; bref, il donnait les plus belles espérances.Mais un jour, ô jour néfaste, le candide adolescent fit la rencontre d\u2019un aimable mais mauvais compagnon qui, subtilement, et comme à son insu, lui injecta du poison dans l\u2019âme par ses conversations malsaines et les livres licencieux qu\u2019il lui prêta.Dès lors, Paul devint moins pieux, moins studieux, moins filial et partant moins heureux.Bien vite, sa bonne mère s\u2019aperçut du changement et s\u2019en alarma; elle en comprit la raison quand, un jour, elle découvrit parmi les livres d\u2019étude du jeune homme une brochure des plus pernicieuses.Elle la lui déroba et, après avoir prié et réfléchi, eut une entrevue avec ce cher fils; mais, hélas! elle vit que ses paroles tombaient comme sur de la pierre, le cœur naguère si tendre de son petit Paul était déjà endurci.A partir de ce moment, elle n\u2019eut plus de repos d\u2019esprit, ses peines devinrent amères comme du fiel et ses yeux, jusque-là pleins de soleil, se changèrent en fontaines intarissables.On la vit souvent à l\u2019église épancher son ^-^3 - Et là-dessus, voyant voler un papillon. 26 Montréal LE PRECURSEUR Janvier-t'éviriei- 1945 cœur aux pieds de la Madone pendant de longs moments; sa santé déjà frêle s\u2019altéra et un matin la surprit gravement malade.Le médecin augura un fatal et prompt dénouement, et bientôt elle fut à l\u2019article de la mort.Alors, petit Paul, devenu un beau et grand jeune homme, mesurant toute l\u2019étendue de la perte qu\u2019il allait subir, retrouva la tendresse et la délicatesse de son cœur.Il s\u2019installa au chevet de la mourante et ne la voulut plus quitter.Un jour, réalisant tous les chagrins que par son inconduite il avait causés à sa bonne mère, il s\u2019agenouilla devant elle, brisé de repentir, et à travers de nombreux sanglots demanda humblement pardon, promettant de mieux faire à l\u2019avenir.Quelle ne fut pas sa stupéfaction d\u2019entendre la chère mourante lui répondre avec sérénité: « Mon petit Paul, c\u2019est pour toi que je meurs, pour le salut de ton âme et de celles que tu es appelé à sauver.J\u2019ai fait à Dieu le sacrifice de ma vie pour que tu reprennes le chemin du devoir, que tu sois fidèle à ta vocation de missionnaire., de millionnaire.Et le bon Dieu m\u2019a exaucée.Je meurs contente, assurée de te rencontrer en paradis.Je demande à la Sainte Vierge de te servir de mère et moi-même, de là-haut, je veillerai sur toi.» Et la généreuse mère exhala le dernier soupir.Le jeune homme fut d\u2019abord inconsolable de cette mort, qui lui enlevait un être non remplaçable, dont il comprenait davantage l\u2019amour et le dévouement, maintenant qu\u2019il lui manquait; mais enfin, un jour, mû par une secrète impulsion, il alla filialement se jeter aux pieds d\u2019une Madone devant laquelle sa bonne Mère avait souvent prié et, fondant en larmes, il épancha sa douleur dans le cœur de Celle qui peut adoucir toutes les peines, calmer tous les chagrins, changer les pleurs en allégresse.Il implora sa particulière protection, s\u2019abandonna totalement à sa conduite et se consacra irrévocablement à son service.Quand il se releva, il se sentit plein de force et de courage pour rompre avec toutes ses mauvaises habitudes, reprendre le chemin du devoir et s\u2019élancer à la poursuite de son idéal, pour reprendre le temps perdu.Là-bas, au pays de la brousse et des fièvres malignes, au pays des vastes conquêtes apostoliques, un missionnaire, jeune encore, mais déjà usé par des travaux multipliés, des fatigues incessantes; un missionnaire puissant en paroles et en œuvres, mais plus puissant encore en prières, en sacrifices et en désirs, dont l\u2019existence féconde a fait lever une grande lumière dans les ténèbres du paganisme; un missionnaire parfaitement résigné à la divine Volonté se meurt paisiblement, c\u2019est le Père Paul.Quelques confrères, accourus près de lui en ce moment suprême, atterrés de voir disparaître si tôt cet ami très cher, ce brillant flambeau du Christ, ce grand convertisseur d\u2019âmes, épient ses moindres gestes.Tout à coup, le moribond, ouvrant les yeux et les promenant sur le cercle de ses dévoués compagnons, leur dit: « J\u2019avais rêvé sauver un million d\u2019âmes et voici que je m\u2019en vais.mais j\u2019offre ma vie pour elles.J\u2019unis mon sacrifice à celui du divin Rédempteur.mais priez pour que mon offrande ne soit pas trop indigne.Un million d\u2019âmes!.ô Jésus, donnez-le-moi., donnez-le-moü.» Montréal LE PRÉCURSEUR Janvier-Février 1945\t27 Et l\u2019intrépide semeur, le grand éclaireur dans l\u2019immense et sombre champ du paganisme, le héraut de Dieu et le dévoué serviteur de la Vierge Immaculée rendit l\u2019esprit.Était-il millionnaire ?.Pourquoi pas ?.Que dit le Seigneur ?.« Dilate tes désirs, donne-leur toute l\u2019étendue que tu voudras, j\u2019ai de quoi te rassasier.» (Ps.LXXXII.) Uctionsi^nous! !.En ces temps actuels, où les hommes prennent de plus en plus connaissance du monde entier et de l\u2019humanité, il semble bien important que nous, disciples de Jésus-Christ, fassions un examen de conscience et que nous nous demandions quelle est notre ardeur à donner Jésus au monde entier et à toute créature.Le bilan n\u2019est pas des plus flatteurs.Près de vingt siècles sont passés et notre Rédempteur demeure le Dieu inconnu pour plus d\u2019un milliard d\u2019êtres humains.Combien dans cette foule immense qui n\u2019ont jamais entendu parler des grands points fondamentaux du christianisme! N\u2019est-il point vrai que nous songeons plus au peu que nous faisons, qu\u2019au travail immense laissé encore à faire; que nous cherchons moins à convertir l\u2019univers que notre petite section particulière ?N\u2019est-il point vrai que les agents de la haine et de la destruction pensent bien plus à gagner les peuples de tous les pays à leur cause impie, que nous à gagner le monde entier à l\u2019amour et à la paix du Sauveur ?Ne soyons pas des apôtres à moitié.Levons-nous et agissons.Obéissons au divin message: « Allez dans le monde entier et prêchez l\u2019Évangile à toute créature.» (Marykmll.) ®ous! apôtrEg !.Il est absolument nécessaire qu\u2019à notre époque tous soient apôtres; il est absolument nécessaire que les laïques catholiques ne mènent pas une vie oisive mais qu\u2019unis à la hiérarchie ecclésiastique et dévoués à ses ordres, ils prennent part au combat sacré et lui offrent leurs services, de manière que par leurs prières, par leurs sacrifices et leur collaboration active, ils contribuent puissamment à l\u2019accroissement de la foi et à l\u2019amendement chrétien de nos mœurs.Pie XI.fnbéfectibiUté Un membre de l\u2019Ambassade britannique assistait, à Berlin, en mars 1939, à un dîner où Herr Gœbbels était présent.A un moment donné, Gcebbels, aussi échauffé que dramatique, déclara: « Je briserai la puissance de l\u2019Église romaine comme je casse ce verre.» Et saisissant, sur la table, sa coupe à champagne, il la lança avec force contre le mur.Que pensez-vous qu\u2019il arriva ?Le verre rebondit sur le mur et tomba à terre, pas même ébréché.(Universe, cité par le Catholic Digest d\u2019octobre 1944.; Mainte '^^ixht bc l\u2019Cnfant'féôusl PATRONNE DES MISSIONS (Suite) « Le bon Dieu ne me donnerait pas ce désir de faire du bien sur la terre après ma mort, s\u2019il ne voulait pas le réaliser.» \u2014 « Ce qui m\u2019a attirée vers la patrie, c\u2019est l\u2019amour: aimer, être aimée et revenir sur la terre pour le faire aimer d\u2019une multitude d\u2019âmes.» -« Je ne puis pas penser beaucoup au bonheur qui m\u2019attend au ciel; une seule attente fait battre mon cœur; c\u2019est l\u2019amour que je recevrai et celui que je pourrai donner.Je pense à tout le bien que je voudrais faire après ma mort, faire baptiser les petits enfants, aider les prêtres, les missionnaires, toute l\u2019Église.» Les vœux de Thérèse se réalisent.Du ciel, elle ne se con-tente pas de regarder, elle descend selon sa promesse.Elle descend vers toutes les âmes, sans distinction de couleur, de race, ni de langue.Elle descend jusque dans les îles les plus reculées de la terre et, de préférence, elle s\u2019incline vers ceux qui, à leur manière, sont le cœur de l\u2019Église: le Vicaire de Jésus-Christ, les évêques, les prêtres, les missionnaires, voulant au ciel comme sur la terre conserver ce même sens catholique de la hiérarchie.A son frère spirituel, le P.Roulland, elle écrivait trois mois avant sa mort; o Si je vais bientôt au ciel, je demanderai à Jésus la permission d\u2019aller vous visiter au Setchoan et nous continuerons ensemble notre apostolat.» L\u2019apostolat des prêtres qui lui permettait d\u2019atteindre des multitudes innombrables d\u2019âmes avait toujours été le sien, elle le continue, elle l\u2019étend.C\u2019est visible.Le Souverain Pontife lui confie tous les graves problèmes de son pontificat; et il indique aux évêques qui le visitent l\u2019appui qu\u2019ils trouveront en elle; « Adressez-vous à sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus.Nous l\u2019invoquons sans cesse et elle ne nous refuse rien.» Les évêques vont nombreux à Lisieux lui recommander leur ministère, les prêtres y viennent en foule, les missionnaires lui bâtissent des oratoires, des églises, lui confient le patronage de leurs séminaires: six, en Chine, ont Thérèse pour titulaire.Et Thérèse non seulement protège ses prêtres, ses missionnaires contre les dangers extérieurs; non seulement elle collabore à leur apostolat, mais elle en fait des saints.« Quand je vois un missionnaire prendre goût à la vie de la sainte, déclare un vicaire apostolique de Chine, je suis parfaitement tranquille à son sujet.Aiguillée ainsi, l\u2019âme va vite à Dieu.» Montréal) LE PRÉCURSEUR Janvier-Février 1945\t29 LA DOCTRINE APOSTOLIQUE DE THÉRÈSE Thérèse fait école.En plus de l\u2019exemple d\u2019une vie apostolique, elle prodigue une doctrine qui l\u2019établit à jamais « apôtre des apôtres ».Pie XI ne l\u2019a-t-il pas déclarée « Parole de Dieu » ! A tous les chrétiens, elle apporte un message; elle rappelle le devoir et enseigne la possibilité d\u2019une collaboration efficace avec le prêtre de Dieu ; elle ravive chez eux la note catholique de l\u2019Église, dont chacun des membres doit nourrir le souci de tous les autres.Aux ouvriers apostoliques, elle redit les vraies valeurs d\u2019apostolat.D\u2019abord elle précise avec un rare bonheur la nature de leur travail.A l\u2019origine de la vocation apostolique de Thérèse, il y eut, ne l\u2019oublions pas, une expérience décisive pour l\u2019orientation de sa vie et de sa doctrine.Dieu opéra en un instant ce que ses efforts n\u2019avaient pu accomplir pendant des années: ce fut le miracle de la conversion; il en résulte pour Thérèse une conception très vive de l\u2019action de Dieu dans la transformation morale des âmes.Il les change comme il lui plaît.Ce qui n\u2019est pas possible à l\u2019homme l\u2019est à Dieu.Lui qui pouvait se passer des hommes pour opérer la création spirituelle du monde a daigné, dans sa miséricorde, se les associer comme des instruments, mais comme des instruments qui ne peuvent rien faire par eux-mêmes.Dès lors, il leur faut mettre la prière à la base de toute activité apostolique.« Aussitôt que je pénétrai dans le sanctuaire des âmes, confie Thérèse, je jugeai du premier coup d\u2019œil que la tâche dépassait mes forces, et me plaçant bien vite dans les bras du bon Dieu j\u2019imitai les petits bébés qui, sous l\u2019empire de quelque frayeur, cachent leur tête blonde sur l\u2019épaule de leur Père, et je dis: « Seigneur, vous le voyez, je suis trop petite pour nourrir vos enfants; si vous voulez leur donner par moi ce qui convient à chacune, remplissez ma petite main, et, sans quitter vos bras, sans même détourner la tête, je distribuerai vos trésors à l\u2019âme qui viendra demander sa nourriture.» {A suivre) zo m oi (©uelquesi roées! effeuillées tirand merci à sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus pour la réussite d'une opératicn.Mlle H.Beaudry, Ste-Angèle-de-Monnoir.\u2014 Hommage de gratitude envers la petite « Fleur du Carmel » pour une faveur obtenue.Mme H.Latulippe, Lauzon.\u2014 Je désire faire publier ma reconnaissance envers la chère « Semeuse de Roses » pour des grâces reçues par son intercession.Mme A.Bond, Cherbourg-Ouest.\u2014 La bonne petite sainte Thérèse me secourt dans bien des circonstances.Je l\u2019en remercie de tout cœur.Mme P.Beauchemin, Varennes.\u2014 Vifs remerciements à sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus pour une faveur obtenue par son entremise.Mlle G.Gascon, Montréal.\u2014 Hommage de gratitude pour grâces attribuées à la chère Patronne des Missionnaires.Je sollicite sa protection pour mon fils étudiant.Mme N.Lajoie, Amos.\u2014 Remerciements pour faveur attribuée à sainte Thérèse de \u2019Enfant-Jésus.Mme O.Dupuis, St-AIexis-des-Monts. Comme Jfélicité A femme Liou-Wang-Cheu était une néophyte intrépide qui vivait d\u2019un petit commerce de galettes.Rude, inaccessible à la crainte, elle sortait souvent de Toan-Kia-Ou, et allait vendre ses galettes aux Boxeurs eux-mêmes qui assiégeaient le village.Un jour, un soupçon leur vint: « Toi, la vieille, ne serais-tu pas chrétienne?\u2014 Non», répondit-elle.Et elle rentra dans Toan-Kia-Ou, toute hère d\u2019avoir berné les indiscrets Boxeurs.Grand scandale des vierges-catéchistes! Elles se réunissent pour morigéner l\u2019ignorante: « Il n\u2019est pas permis d\u2019apostasier, même en paroles, lui disent-elles.Tu as fait un grand péché 1 » La vieille subit humblement l\u2019algarade.« Ne sors plus, lui dit-on, tu apostasierais encore.\u2014 Je sortirai, répond Liou-Wang-Cheu; il faut bien que je gagne ma vie; mais soyez tranquilles, je n\u2019apostasierai plus.» De fait, elle sort, on la prend, on l\u2019interroge; elle répond qu\u2019elle est chrétienne; les Boxeurs l\u2019attachent à un arbre, bien résolus à la faire apostasier à force de tortures.Le supplice fut long et horrible: on la taillada, on la brûla, on lui mit du sel dans les plaies.Elle souffrit tout sans une plainte.Les Boxeurs furieux ne pouvaient s\u2019expliquer cette patience: « Tu ne soqffres donc pas ?» lui cria l\u2019un d\u2019eux en lui arrachant un morceau de chair.« Non, répondit-elle, ce n\u2019est pas ma chair qui souffre, c\u2019est la chair de Jésus-Christ.» Sans doute, cette pauvre vieille n\u2019en savait pas long sur la divinisation du chrétien: pourtant sa réplique n\u2019est pas loin du mot de sainte Félicité: « Un Autre sera en moi qui souffrira pour moi.» Pierre-Xavier Mertens,'S.J.- = .O @ ou:______________ pourée ïre ê)amt=5ci^^pf) Pour l'entretien d'une missionnaire Une bourse est une somme d\u2019argent dont l\u2019intérêt crée une rente perpétuelle pour le soutien d\u2019une missionnaire.La religieuse, dont le soutien est assuré par la fondation d\u2019une bourse, devient pour la vie la missionnaire du donateur ou de la donatrice et tient sa place auprès des pauvres infidèles.Les fondateurs des bourses participent à tous les avantages spirituels de la communauté.La somme de $1,000.00, donnée en un ou plusieurs versements par une ou plusieurs personnes, forme une bourse complète.Offrandes reçues pour la Luc Le\t-y®|a'ri.je' logement.Mme H.D., Montréal.\u2014 Le rè- .^\tglement d\u2019une affaire judiciaire par l\u2019interces- sion de Notre-Dame du Sacré-Cœur.Une abonnée au « Précurseur ».\u2014Un jeune homme demande du succès dans une entreprise et le règlement d\u2019une affaire importante; une grande faveur particulière.Mlle Coutu, Montréal.\u2014 Grâce à obtenir.Mme Palma Poulin, Lachute-Mills.\u2014 Retour à la santé.Mlle J.GilDeault, Lachute-Mîlls.\u2014Quatre conversions; un regain de santé pour pouvoir travailler, s\u2019il plaît à Dieu, sinon une place dans une institution; mon frère et sa femme, celle-ci gravement malade.Mme L.M.\u2014Succès en classe pour une jeune fille; la guérison de deux membres de ma famille et grâces particulières.Anonyme.\u2014 Je demande de nouveau à la très Sainte Vierge une importante faveur personnelle.Abonnée au « Précurseur ».\u2014 Je demande une neuvaine de prières en l\u2019honneur de Notre-Dame du Sacré-Cœur pour le succès d\u2019un procès.Une abonnée, Montréal.\u2014 La guérison d\u2019une mère, malade depuis longtemps, et mon fils qui néglige la fréquentation des sacrements.Une abonnée.\u2014 L\u2019accord entre mon mari et moi.Une abonnée.\u2014 Je demande à notre Immaculée Mère la guérison de mes yeux.Mme O.L., Haverhill, Mass.\u2014 Une meilleure santÇ Mme J.L., Montréal.\u2014 Une grande faveur.Mme J.Bourdon, St-Michel.\u2014\tObtention d\u2019une grâce.Mme H.M., Rosemère.\u2014 Vente d\u2019une terre.Mlle L.Aubin, St-Toseph de St-Hyacinthe.\u2014 La guérison de mon petit garçon.Mme P.Paradis, Huberdeau.\u2014 Une bonne position pour mon mari.Une abonnée au « Précurseur ».\u2014 Je sollicite une neuvaine de prières en l\u2019honneur de Notre-Dame du Saint Rosaire aux intentions suivantes: la santé pour un prêtre; grâce de décision; autres faveurs.Une Enfant de Marie.\u2014 Daigne Marie Immaculée m\u2019obtenir un heureux changement dans ma vie.Abonné.\u2014 L\u2019avenir de deux jeunes filles et d\u2019un jeune homme; conversion d\u2019un pécheur; un état de vie morale à réformer pour deux jeunes personnes.Anonyme.\u2014 La vente d\u2019une terre.Mme J.Berthiaume, St-Joseph de St-Hyacinthe.\u2014 La santé pour mon mari.Mme J.Jacques, St-Jules.\u2014 Une grâce particulière pour mon fils.Une abonnée, St-Hyacinthe.\u2014 Protection de Notre-Dame du Perpétuel Secours pour nos soldats.Anonyme.\u2014 Une petite prière, s\u2019il vous plaît.Anonyme.\u2014 Une faveur désirée dans le plus bref délai possible.Une jeune fille.\u2014 Le succès d\u2019un voyage pour ma fille et son mari, et protection pour leur foyer.Une dame de Sorel.\u2014 Une bonne situation lucrative et régulière pour le mari de ma fille.Mme F.E., Montréal.\u2014 La connaissance et l\u2019acceptation de la volonté du bon Dieu pour ma parenté.Anonyme.\u2014 La conversion de mon pauvre frère.Anonyme.\u2014 Le recouvrement de la position de mon mari.Mme G.T.\u2014\tLa guérison de mes genoux.Mme L.B.\u2014 Une guérison est sollicitée.Mlle B.G.\u2014 La faveur de trouver un logement plus spacieux.Mme E.D.\u2014 Des lumières pour éclair- cir une situation pour ma sœur.J.T.RECOMMANDATIONS DIVERSES Je sollicite une neuvaine en l\u2019honneur de Marie, Reine des Cœurs, et saint Joseph pour obtenir la guérison d\u2019une maladie de cœur.Une abonnée.\u2014 O Marie, Reine des Cœurs, je viens à vous et au bon saint Joseph pour demander ma guérison.Mlle Y.L., Montréal.\u2014 Je supplie la Sainte Vierge et saint Gérard d\u2019obtenir l\u2019esprit de piété et d\u2019obéissance à mon petit garçon.Une maman.\u2014 Par l\u2019intercession de la Sainte Vierge et de saint Joseph, je demande la bonne entente entre mon mari et moi.Une épouse éprouvée.On demande des prières aux intentions suivantes: conversions, 15; vocations, 3; guérisons, 63; positions, 3; intentions spéciales, 54. M.le curé Joseph Cloutier, Terrebonne; M.l'abbé L -A Lamontagne, aumônier de l'Hôpital Oriental de Vancouver, C.-B.; Mme F.-C Clarke, Toronto, Ont., mère de notre Sœur du Saint-Nom-de-Jésus, Mme Gédéon Boulanger, St-Côme de Beauce, mère de notre Sœur Marie-de-Sainte-Gertrude; M.Olivier Lemoine, St-Hyacinthe, père de nos Sœurs Sainte-Philomène et Mane-Dolorès, novice; Mme Napoléon Dumas, St-Côme de Beauce, mère de notre Sœur Marie-Judith, M Roland Létourneau, Les Trois-Rivières, frère de notre Sœur Laurent-Marie; Mme Louis Saint-Pierre, Lowell, Mass., grand\u2019mère de notre Sœur Saint-Pierre-Nolasque, M.Narcisse Guernon, Montréal, grand-père de notre Sœur Marie-Hortense; M le docteur E.Lessard, St-Joseph de Beauce; M.Charles Gamache, Montréal; M Amable Paré, St-Valérien; M A Paiement, Mme Jules Pénard, Mme Joseph Chaput, Mme Marie Craig, Mlle Cécile Dussault, M Edouard Lorrain, M.Edouard Dupel, Mme Raymond Bergeron, Mme Léon Lacoste, M.Albert Giguère, M.Victor Blanchet, M.A.-J.Keyes, Mlle Lucienne Hébert, M.Emile Rivard, Mlle Sé-raphine Bessette, Mme Alexandre Préfontaine, Montréal; M.et Mme Pierre Larivière, M I Crawford, Notre-Dame-de-Grâce; Mme Jules Lapierre, Verdun; M.Moïse Brais, Longueuil; M Léopold Trudeau, M.Jos -Alphonse Duval, St-Lambert; M.Emmanuel Auclair, M.Eugène Le Tonquèze, St-Vin-cent-de-Paul; M.J.Robitaüle, Mme Edmond Labelle, Chambly-Bassin; Mme Ferdinand Roy, St-Maxime; Mme Joseph Lavallée, St-Josaphat; M.Joseph Leroux, St-Augustin; M.Nap Robert, Ste-Scholastique; Mme Laurent Marcil, St-Isidore; Mme Wilfnd Barbeau, Mlle Jeannette Barbeau, St-Constant; M.Bruno Neveu, Mme Euclide Proulx, Ste-Geneviève; Mme Eudore Coache, M Orner Landry, Napierville; Mme Zénon Barbeau, M Cyrille Normandm, St-Matthieu; M.Philippe Coupai, St-Michel; sergent Jules Poulin, M.Ernest Laçasse, Lachute; M, Raoul Ladcuceur, St-Benoît; M Joseph Bourgeois, M.Christophe Trudeau, M.Eugène Villeneuve, St-Canut; M.Nicolas Cantin, Cournoyer, Lachenaie; MM.Fernand et Jean Bisaillon, St-Paul de PIle-aux-Noix; M Edmond Bros-seau, St-Luc; M.Casimir Nolin, St-Valentin; M.Firmin Forget, M.Amédée Laçasse, Ste-Anne-des-Plaines: Mme Wilfrid Saint-Denis, Oka; M.Adélard Grenier, St-Matthieu; M.Médéric Laperrière, St-Gérard-des-Laurentides; Mme R de L.Côté, Mme Antonio Blanchette, M Léo Lefebvre, Waterloo; Mme Malvina Leduc, Fulford; Mlle Thérèse Paradis Ruest, Cabano; Mme Camille Fournier, St-Just-du-Lac; Mme Joseph Durocher, Granby; M.Ivan Lépine, Sl-Théodore; M Louis-Fr.Frédenck, St-Simon; Mlle Exüda Lusignan, Upton; Mme Emile Fontaine, Pike-River; Mme Jean Villéard, St-Aimé; M.Adélard Lacourse, Daveluyville; M.Paul Courchesne, Mme Francois Saint-Martin, St-Ignace-de-Loyola; M.Isidore Béland, St-Barthélemy; M.Albert Manon, St-Côme; M Edouard Pelland, Ste-Elisabeth; Mme Joseph Dubeau, M.Louis-Gérard Coutu, M.Aley Desroches, St-Felix-de-Valois; M Joseph Dubeau, St-Damien-de-Brandon; Mme Ide Chartier, Joliette; Mme Joseph Poirier, Ber-th'ierville; Mme Denis Desrochers, St-Jacques-de-PAchigan; Mme Adélard Chevrette, St-Ambroise; M.Joseph Giguère, Rawdon; M.Henri Magnan, St-Roch-de-PAchigan; M.Origène Desjardins, St-Lin: M.Louis Maisonneuve, Rosemère; M Urbain Clavel, M Joseph Courtemanche, M L.-Marie Lafleur, Ferme-Neuve; Mme Josaphat Gauthier, Huberdeau; M.Joseph Latourelle, Bouchette; M Fernand Maillé, M.Joseph Boyer, Mont-Rolland; M.Robert Hilliker, M.Anestore Roy fils, Mani-waki; Mme Borromée Veillette, Ste-Thècle; M.le docteur Gilles Leblanc, M Alfred Mercier, Champlain; Mme Jos Grenier, M Claudio Rivard, Mme Martial Gélinas, Charette; Mme Oliva Bigué, Ste-Anne-de-la-Pérade; M.Ovila Marcouillier, St-Barnabé-Nord; M.Florimond Boisvert, St-Thomas-de-Caxton; M.Raoul Tremblay, Mlle Hélène Drolet, Mme Ernest Gauthier, Mlle Etudianne Rivard, Mme F -X Lamontagne, Mme Jeffrey Gervais, Mme Narcisse Tremblay, La Tuque; Mme Origène Bellemare, Yamachiche;M Xavier Labbé, St-Adelphe; Mme Sandy Kiolet, St-Tite; M Arthur Mercier, Mme Aug Grégoire, Mme Adélard Bélanger, Mme Pierre Roy, Québec; M Léandre Nadeau, St-Gedeon, comté de Frontenac; Mme Pierre Lemay, St-Flavien; M William Croteau, Beaunvage; M Louis Perron Ile-aux-Coudres; M.Uldéric Mailloux, Mlle Lucille Mailloux, M.Albert Ouellet, St-Hubert; M Napoléon Ducase, M.Georges D\u2019Amour, Cacouna; M.Ludovic Lebel, St-Modeste^ Mme Louis Dubé.St-Cyprien; Mme Charles Bouchard, St-Eloi; Mme Auguste Picar^ St-Honore; M.Horam Moreau, Rivière-Bleue; Mlle Léonie D\u2019Auteuil, St-Jean-de-Dieu; Mme Trefflé Dubé, Mme Louis Pelletier, St-Louis-du-Ha!-Haî; Mme Alex Jean, Sully; M Henri Lavoie, St-Guy; M.Joseph Mi-chaud, Biencourt, comté de Rimouski; M J-Baptiste Pouliot, Ste-Paula; M Xavier Guenette, Immaculée-Conception; M Albert Dubé, Matapédia; Mme Charles I^ngchamps, Le Bic; Mme Lud-ger Saint-Pierre Rivière-du-Loup; Mme Thomas-Louis Villeneuve, M.Auguste Villeneuve, Ste-Rose-du-Nord; Mme Emile Gaudreault, Albanel; M Joseph Tremblay.St-Jean-de-Brebeuf; Mme Xavier Parent M Alexis Bouchard, Mlle Joséphine Lavoie, Roberval; M.Thomas Bergeron, Larouche; M Dieu- donné Gaudreault, M Jos.Gauthier.Hébertville-Station; Mme Walter Leroux, St-Fehcien; Mme Napoléon Côté, Jonquière; Mme Alcide Hudon, Notre-Dame d^Heb^tville; M H -A\t^le- Comeau; Mme Célestin Monette, Kingston, Ont.; Mme Aime Viau, Ottawa, Ont.; Mme Henri Kou-thier.Angers, Ont.; Mme Agathe-A.LandreviUe, Mme Adélaïde Landreville, Toror^o; M.Mendoza Ranger, Dalkeith, Ont.; M Hormisdas Choquette, North-Adams, Mass.; MJosephTmcotte, Mme Joseph Leclerc.Salem, Mass.; Mme Ernest Vallerand, Mme Léonce Cognac, M.V.-Henri Triÿel, M Henri Lussier.M.Ovide Veillette, M Alfred Dufresne, Lowell, Mass.; M Georges Tetreault, South-I roy, Vermont; Mme Augustine Madore, Lewiston, Maine; M.Brochu, Mme Joseph Paradis, Biddeford, Maine; M J.-O.Bemiche, Holyoke, Mass.UNE messe de « Requiem » est célébrée chaque semaine dans la chapelle des Soeurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception aux i^entions de leurs abonnés au PRÉCURSEUR et de tous leurs bienfaiteurs défunts. RECONNAISSANCE ' SAINTE VIERGE ur PAVeurs Obtenues.LÀ Je m'abonne au « Précurseur » à titre de reconnaissance pour faveur obtenue de la Sainte Vierge.Mme A.G., Thetford-Mines.\u2014 Veuillez chanter un Magnificat pour une grâce obtenue.Mme L.-P.L.\u2014 Remerciements pour la protection dont la Sainte Vierge nous entoure.Mme A.S., Charny.\u2014 Reconnaissance à la Sainte Vierge pour le retour d\u2019un vieillard aux sacrements, après vingt-cinq ans d\u2019éloignement.Anonyme.\u2014\tVives actions de grâces pour faveur obtenue par l\u2019intercession de Notre-Dame du Perpétuel Secours.Mme R.C., Ville-Emard.\u2014 Remerciements pour faveurs reçues.Mme D.P., Lac-Marois.\u2014 Veuillez faire une neuvaine pour remercier le bon Dieu et sa Sainte Mère d\u2019une faveur reçue et les prier pour l\u2019obtention d\u2019une autre grâce.A.C., Montréal.\u2014 Grand merci pour deux faveurs obtenues.Mme H.L.\u2014 Je viens m\u2019acquitter d\u2019une promesse, en remerciement pour grâce reçue.Mlle L.J.\u2014 Reconnaissance pour faveur obtenue.Mme G.D.\u2014 Je désire faire connaître à tous que jamais on n\u2019invoque en vain la très Sainte Vierge.Je remercie de tout cœur cette bonne Mère des grâces qu\u2019elle m\u2019a obtenues et conseille à tous ceux qui ont besoin de faveurs de s\u2019adresser à elle avec la plus entière confiance.Mme E.Rifond, Montréal.\u2014 O Marie, Reine des Cœurs, c\u2019est grâce à vous si je suis en bonne voie de guérison.Grand merci! Je sollicite une autre faveur.Une abonnée.\u2014 Remerciements pour succès en examen.Mme N.Aubin, L\u2019Islet-Statîon, \u2014Je remercie la bonne Sainte Vierge pour une grâce reçue.Mme E.Deslauriers, Longueuil.\u2014 Vive gratitude envers Marie, Reine des Cœurs, pour faveur obtenue.Une dame de Berthier.\u2014 Remerciements à la très Sainte Vierge pour grâce reçue parson intercession.Mme Zotique Drouin, St-Remi-d\u2019Amherst.\u2014\tReconnaissance à la Sainte Vierge pour faveur obtenue.Une prière, s\u2019il vous plaît, pour obtenir une meilleure santé.Une abonnée.\u2014 Reconnaissance à notre bonne Mère du ciel.Mme A.L., St-Boniface.\u2014 La neuvaine demandée a eu un plein succès.Vives actions de grâces! Une abonnée.\u2014Je désire remercier la Sainte Vierge pour la protection qu\u2019elle m\u2019a accordée dans une récente opération et pour mon rétablissement.Mme J.C., Montréal.\u2014 Ma vive reconnaissance à Marie, Reine des Cœurs, pour grâce reçue en faveur d\u2019un ami malade.Je demande sa protection pour mes deux fils et sollicite une faveur personnelle.Mme J.-A.P., Rimouski.\u2014 Hommage de reconnaissance pour faveur obtenue.A.D.\u2014 Grande faveur reçue par l\u2019intercession de la très Sainte Vierge.Une abonnée au « Précurseur », Les Trois-Pistoles.\u2014 Reconnaissant merci pour faveur obtenue.Mme J.B.\u2014 Remerciement pour grâce qui m\u2019a été accordée.Mlle A.-E.A.\u2014 La Sainte Vierge a exaucé mes prières au sujet de mon fils.Mille fois merci' Mme A.B.\u2014 Reconnaissance à Marie, Reine des Cœurs, pour faveur obtenue par mon fils.Je le recommande à vos prières.Mme F.V.\u2014 Merci reconnaissant pour faveur reçue.Mme H.G., Montréal.\u2014 De tout cœur, je remercie notre céleste Mère de la faveur dont elle m\u2019a gratifiée.Mme J.S., Verdun.\u2014 Remerciement pour faveur attribuée à la très Sainte Vierge.Mlle A.F., St-Jérôme.\u2014 Reconnaissance à Marie pour faveur obtenue.Mme M.Q., Montréal.\u2014 Vive reconnaissance pour augmentation de salaire.Mme Vve A.B.\u2014 Reconnaissance pour grâce reçue et demande de protection.Mme R.S.\u2014Je m\u2019acquitte d\u2019une promesse pour faveur obtenue.Mme L., Ste-Julie.\u2014 Vives actions de grâces pour bienfaits reçus de notre bonne Mère du ciel.Puisse-t-elle nous continuer sa protection.A.M., Montréal.\u2014 Accomplissement d\u2019une promesse, en reconnaissance envers la Sainte Vierge, pour guérison obtenue.Je recommande mes enfants.Mme J.L.\u2014 Reconnaissance à Marie.Mme E.D.\u2014 Remerciements à la très Sainte Vierge pour grâce reçue.A.D.\u2014¦ Vive gratitude pour faveur obtenue par l\u2019immaculée Conception.Mme A.M.\u2014 Hommage de reconnaissance pour grâce qui m\u2019a été accordée.Mme H.S., Montréal.\u2014 Merci du cœur à notre céleste Mère pour tous ses bienfaits.Mme E.D., Lewiston, Me.\u2014 Reconnaissance pour grâce obtenue.Mme G.G.\u2014 Remerciements pour faveur obtenue par l\u2019entremise de Notre-Dame du Sacré-Cœur.Mme M.Pearson.RECONNAISSANCES DIVERSES Je remercie le Sacré-Cœur de Jésus pour une grande faveur reçue.Mme Z.C., Notre-Dame-du-Nord.\u2014 Remerciements pour faveurs temporelles obtenues par l\u2019intercession de saint Joseph.Mme L.Martel.¦\u2014 Vive gratitude envers le Sacré-Cœur et la très Sainte Vierge pour faveur obtenue.MM.H.et R.Gagnon.\u2014 Vives actions de grâces envers le Sacré-Cœur et la Sainte Vierge pour faveur reçue pour mon ami.Mlle L.B.\u2014 Je viens m\u2019acquitter d\u2019une promesse, en reconnaissance pour faveur obtenue par l\u2019intercession de Marguerite Bourgeois.Mme O.Roy, Sillery. FAVORISEZ NOS ANNONCEURS HT MENTIONNEZ « LE PRÉCURSEUR » BANQUE CANADIENNE NATIONALE est la banque du public aussi bien que la banque des hommes d'affaires.Le gérant de succursale se tient à votre entière disposition, qu'il s'agisse de dépôts, d'emprunts personnels, de remises, de recouvrements ou de toute question d'ordre financier au sujet de laquelle vous désireriez le consulter.Actif: plus de $250,000,000 514 bureaux au Canada\t60 succursales à Montréal Tel.: BYWATER 2481 EDOUARD GOHIER =LIMITÉE\t\u2014 MANUFACTURIERS Portes, châssis et escaliers Bois de construction de toutes sortes 105, RUE PRINCIPALE VILLE ST-LAURENT Livres français, religieux, canadiens.Articles religieux, articles de classe, articles de fantaisie.Décorations.GRAMGER FRERÜ LibR&.iRe:v.P»,pdieRS.ImpoRtsJeuRs 54NolRe-Dakine.0uest 'KonlRé^l LA.2171 Vet(« choix p«rmi 150 BELLES PRIMES.Coi.-dition fcquisc: Vendre nos 5tsinH de jardint i 6e le paquet.Ocinandet 50 paqueti pour vendre ou notre calalosue.DE Vaiiclei recomtnandcei.Prix modéré.Efcompte ou Pifmea L'UNjONpts uePlMlERStiift l Dépt.« C )» 1, rue Victoria, T^évis, P.Q.S 3 O a O a O 'o « fl , n3 O £ \u2018'4) 5* © *>5 © e S S g-fl) fl -5-d M .H O 12: -fl) j3 H w a \u2022I W 4h c3 » H M ^ W ?JvW Cl ^ M O a 0) \u2018fl) E ?\u2022k (/) lU fl) \u2018fl) ?a ?S I s 0^ 'S oc U.1 U Q£ > flû (0 Ûc I liloc Ik III OS O (O ® I 4-» 1^ fl) OC ^ >1 00.2 III s 111 .s -3 s -te Z O e© w bU 0^ Ü 0% CORSETS SPENCER Mme GaBRIELLE BoCCHER, Corseliire diplômée Nous créons un dessin spécialement pour vous CRESCENT 6097 6710, rue de Laroche - Montréal Xt FAVORISEZ NOS ANNONCEURS ET MENTIONNEZ « LE PRÉCURSEUR » SORREÜTO LIMITÉE Fabricants des laineuses pâtes et CAPRI .;ACCESS01ItES ELECTRIQUES SP3%^:a v#.du' Parc MONTREAL' CA 5731 RIOUX & PETTIGREW, Limitée MAISON FONDÉE EN 1860 \u2014 \u2014THÉ ET CAFÉ\tLi K U O 48, RUE SAINT-PAUL QUEBEC CREVIER & FILS MOBILIER D\u2019EGLISES Autels - Confessionnaux - Stalles de Chœur - Catafalques - Fonts baptismaux - Banquettes - Piédestaux - Tables de communion Chaires à prêcher - Vestiaires - Etc.- Moulures - Ornenienls - Chapileaux 2118, RUE CLARKE, MONTREAL Maison établie en 1896 LA COMPAGNIE DE LAVAL, Limitée Manufacturiers de machineries de crémerie, laiterie, fromagerie et ferme 135, RUE ST-PIERRE, MONTRÉAL ::\t::\t:: TÉL.: MARQUETTE 7324 CRAN E CRANE LIMITÉE: SIÈGE SOCIAL, 1170, SQUARE BeAVER HaLL, MONTRÉAL Robinetterie - Raccords - Fabrication sur tubes - Pompes Appareils sanitaires et matériel pour chauffage central J.-A.BELANGER SPÉCIALISTE EN FOURRURES Tel.DOllard 9013 6935, RUE St-HuBERT (Coin Bélanger) MONTRÉAL DOMINION MOPS Manufacturier de vadrouilles Tel.DOllard 1530 923 EST, RUE BÉLANGER MONTRÉAL PR CïlTiî\tÂRCT'îtf\"'\tLait, Crème, Beurre et Crème à la glace £ Â\tJt\ta\tA l'avenir la crème à la glace sera livrée avec DRY ICE LAITERIE DE QUEBEC, Limitée Téléphone 7101 Saucisses » Jambons Bacon NOE BOURASSA, Limitée 3855-3863, RUE RiVARD - MONTRÉAL Marchands de viandes en gros Téléphone : harbour 9141 * CANADIAN CORK COMPANY LIMITED LIEGE MONTREAL 518 EST, RUE NOTRE-DAME ^\tIsolation pour chambres froides, TÉL.HArbour 4649 tuyaux, couvertures, murs, planchers 6285 C6$A FAVORISEZ NOS ANNONCEURS ET MENTIONNEZ « LE PRÉCURSEUR CARRÉ PHILIPPE MONTRÉAL Articles ecclésiastiques ACHETE BIEN QUI ACH ETE chez 865 EST, Sainte-Catherine MONTREAL 8xigez de votre épicier GRUAU OGILVIE Il a meilleur goût\u2014 Il est de meilleure qualité PRODUITS DE QUALITÉ LAIT\t, CRÈME BEURRE CRÈME GLACÉE FRontenac 3121 LIMITEE Bureau: Tel.AMherst 9480 A.DURIVAGE ET SES FILS BOULANGERS Pain de haute qualité Nous aeons une cuisson unique 5276, RUE FABRE - MONTRÉAL Produits GIRASOL (marque déposée) Empois - Poudre à laver - Savon granulé, en feuillets - Savon de buanderie - Cire liquide - Cire solide - Poli à meubles - Poli à métal - Désinfectant, etc.MAISON SIMARD 489 EST, RUE ST-PAUL - MONTRÉAL HArbour 5012 en K5 tO U a O Q ^4) H S U h h U â & û a u° t e e û 3 f O CQ
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