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Titre :
Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Éditeurs :
  • Outremont, Montréal :Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception,1920-,
  • Ville de Laval :Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Contenu spécifique :
Mars - Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
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Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1949-03, Collections de BAnQ.

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[" ç Vol.XV, 30® année MONTRÉAL, MARS-AVRIL 1949 \u2014No 2 REÇU RSEUR II sm,.J^i Joyaux de la M^Uiionnaiie ! Sœur Marie-Germaine (Germaine Gravel, de Saint-Prosper, comté de Champlain), Missionnaire à la Crèche Notre-Dame-de-la-Providence, Canton, Chine. OEuvres des Soeurs Missionnaires de rimmaculée-Conception AU CANADA MAISON-MÈRE, 2900, chemin Sainte-Catherine, Montréal 26 (Fondée en 1902) Bureaux national et diocésain de la Samte-Enfance et édition du Journal de l\u2019Œuvre.Diffusion d\u2019une revue missionnaire: Le Précurseur.Procure et Ouvroir pour les Missions.Atelier d\u2019ornements d\u2019église.Jardin de l\u2019Enfance.NOVICIAT, Pont-Viau, Montréal 9 OUTREMONT, Montréal 8, P.Q., 314, chemin Sainte-Catherine Retraites fermées féminines et Récollections.Ouvroir pour les Missions.Jardin de l\u2019Enfance.Centre de réunions des Mouvements d\u2019Action Catholique.HÔPITAL ET DISPENSAIRE CHINOIS, 112 ouest, rue Lagauchetière, Montréal 1\t(Fondée en 1918) Visites des Chinois malades dans les Hôpitaux catholiques ou protestants.NOMININGUE, P.Q.(Béthanie) (Fondée en 1914) Retraites fermées féminines.Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.VILLE DE RIMOUSKI, rue Saint-Germain\t(Fondée\ten 1918) Ecole apostolique pour les aspirantes aux Missions.Bureau diocésain de la Samte-Enfance.Jardin de l\u2019Enfance.VILLE DE JOLIETTE, 750, rue Saint-Louis\t(Fondée\ten 1919) Retraites fermées féminines.Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Ouvroir pour les Missions.Exposition du Très Saint Sacrement.VILLE DE QUÉBEC, 651, rue Saint-Cyrille\t(Fondée\ten 1919) Retraites fermées féminines et Récollections Bureau diocésain de la Sainte-En- fance.Ouvroir pour les Missions.Centra, de réunions des Mouvements d\u2019Action Catholique.Œuvre Chinoise.VILLE DE VANCOUVER, 236, rue Campbell\t(Fondée en 1921) Hôpital et Dispensaire pour les Orientaux.Instruction religieuse des Chinois.VILLE DES TROIS-RIVIÈRES, 466, rue Bonaventure\t(Fondée en 1926) Bureau diocésain de la Samte-Enfance.Ouvroir pour les Missions.Jardin de l\u2019Enfance.VILLE DE GRANBY, 35, rue Duflérin (Fondée en 1930) Retraites fermées féminines et Récollections Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Ouvroir pour les Missions.Jardin de l\u2019Enfance.École paroissiale.VILLE DE CHICOUTIMI, 61, rue Jacques-Cartier\t(Fondée\ten 1930) Retraites fermées féminines.Bureau diocésain de la Samte-Enfance.VILLE DE GRANBY, 279, rue Principale\t(Fondée\ten 1931) Patronage de « L\u2019Immaculée-Concep-tion )) pour jeunes hiles.École Maternelle.SAINTE-MARIE DE BEAUCE (Fondée en 1932) Retraites fermées féminines.VILLE DE SAINT-JEAN, P.Q., 430, rue Champlain\t(Fondée\ten 1935) Retraites fermées féminines.Bureau diocésain de la Samte-Enfance.Ouvroir pour les églises pauvres du diocèse.VILLE DE VANCOUVER, 3080, rue du Prince-Édouard\t(Fondée\ten 1946) Hôpital Général du « Mont-Saint-Joseph » pour les Orientaux.Dispensaire Refuge pour les vieillards.( A sutvre a la pag.e 3 de la couverture) Le Précurseur Par an t $ 1.00 A vie : $20.00 Les abonnements commencent avec le numéro de janvier.Bulletin bimestriel publié par les Soeurs Missionnaires de rimmaculée-Conception avec l'autorisation de Monseigneur ïArchevêque de Montréal.2900, CHEMIN SAINTE-CATHERINE CÔTE-DES-NEIGES, MONTRÉAL (26, Vol.XV, 30^ année Montréal, Mars-Avril 1949 No 2 SOMMAIRE A la lumière d\u2019un Jubilé.\t62 La Rédaction 1949, Année du Sacerdoce.67 Nos Missionnaires de Süchow.69 Un trésor de grand-maman.La Rédaction Un chemin de lumière La Rédaction Nos Missionnaires nous écrivent .Le bienheureux Théophane Vénard.Chanoine F.Trochu .Intention Missionnaire pour mars 1949\t.S.Exc.Mgr T.-J.McDonnell Sur les plages lointaines.Echos divers.Au Noviciat.Pour les tout petits.Un petit martyr du Japon.Reconnaissances - Recommandations - Nécrologie 70 73 75 79 81 82 III lis 114 116 117 cA la lumiète d^un Jubilé Le 2 avril 1949 posera des reflets d\u2019or sur la si splendide carrière sacerdotale de Sa Sainteté le Pape Pie XII.Cette date bénie marque en efifet le cinquantième anniversaire d\u2019ordination de celui que le ciel, au dernier Conclave, désigna pour présider aux destinées de l\u2019Église.Heureux jour que ce 2 avril 1899 qui vit le jeune et brillant clerc de vingt-trois ans, Eugenio Pacelli, devenir prêtre du Seigneur! Et si aujourd\u2019hui l\u2019on s\u2019arrête à considérer les différentes étapes de cette vocation dont la cime devait être le pontificat suprême, l\u2019on ne peut que rendre grâces à la Providence qui prépara, de longue main et avec un art admirable, « le saint pontife et le grand politique » que réclamerait l\u2019Église pour traverser une ère, de tempête internationale.Dès l\u2019aurore de son sacerdoce, l\u2019abbé Pacelli se fait remarquer tout autant par son esprit supérieur et sa vaste science que par son angélique piété et son zèle apostolique.Déjà docteur en théologie, en droit civil et en droit canon, il est nommé professeur de droit canon au Collège Romain.Ses goûts personnels et sa soif des âmes l\u2019inclinant plutôt vers le ministère pastoral, il se dédommage en consacrant ses heures de liberté à catéchiser les enfants, à prêcher et à confesser le peuple en cette Chiesa Nuova, là où il servit si souvent la messe.Mais, pardessus tout, celui qui affirmera toute sa vie la primauté du spirituel aime s\u2019agenouiller devant le tabernacle pour s\u2019entretenir avec Notre-Seigneur.Appelé en 1904 par le cardinal Gasparri à la Congrégation des Affaires ecclésiastiques extraordinaires, le jeune prêtre s\u2019initie aux problèmes du gouvernement de l\u2019Église.En 1905, il est créé Prélat de Sa Sainteté dont il se trouve déjà le camérier secret.En 1909, il enseigne le droit canon à l\u2019Apollinaire, et, peu après, le droit concordataire à l\u2019Aca-dcmie des Nobles.Malgré son travail écrasant à la Congrégation où il collabore étroitement à la codification des lois canoniques, œuvre gigantesque entreprise par le cardinal Gasparri, Mgr Pacelli entend exercer encore ses activités sacerdotales.« II se reposait d\u2019avoir débrouillé des imbroglios politiques, écrit M.Georges Goyau, en allant donner des exercices spirituels aux ouvrières que groupaient les Religieuses de Marie-Réparatrice, ou bien en s\u2019occupant chez les Dames du Cénacle des Enfants de Marie.Plus fréquemment encore il faisait halte dans une Congrégation d\u2019origine française, chez les Dames de l\u2019Assomption, éducatrices de nombreuses jeunes filles de la société romaine.Aux écolières il faisait le catéchisme; aux Religieuses il donnait des conférences spirituelles.»\t¦ Survient la grande guerre.A titre de secrétaire de l\u2019importante Congrégation r ;maine, qui est en quelque sorte le ministère des Affaires étrangères du Vatican.Mgr Pacelli rédige, sous la direction du cardinal Gasparri, cette série de Notes, lesquelles, lisons-nous ailleurs, « procurèrent aux prisonniers de guerre tant de précieux soulagements, qui ménagèrent aux malades et aux grands blessés l\u2019internement sauveur en Suisse, qui assurèrent les rapatriements collectifs de tant de familles des pays occupés, qui sauvèrent un si grand nombre de vies humaines ».Lorsqu\u2019il s\u2019agit, en 1917, de remplacer le Nonce apostolique de Munich, le Souverain Pontife Benoît XV jette les yeux sur ce brillant diplomate qu\u2019est le jeune secrétaire de la Congrégation des Affaires ecclésiastiques extraordinaires.A cette heure où la guerre bat son plein, la nonciature bavaroise est plus un poste de péril qu\u2019un poste d\u2019honneur.Sacré évêque de Sardes le 13 mai 1917, des mains du Saint-Père, en la çsçsr T .dÈSm Hommage à notre saint et bien-aimé Pontife, Pie XII T 64 Mootita] LE PRÉCURSEUR Mars-Avril 1949 d;apelle Sixtine, Mgr PaceM pi-C::'! h chamin de rAllemagne, chargé d\u2019une déTIxta mission de paix auprès de l\u2019Empereur.Plus tard, il avouera « avoir tremblé devant la grandeur de la mission qu\u2019on lui avait confiée ».Le nouveau Nonce dont la devise est une parole de paix, et dont le blason nimbé d\u2019arc-en-ciel porte une colombe tenant dans son bec un rameau d\u2019olivier, commence cette campagne d\u2019apaisement que les officiers allemands qualifient « d\u2019offensive de paix ».L\u2019humeur belliqueuse et l\u2019ambition de Guillaume ne se prêtent pas aux propositions de l\u2019ambassadeur du Saint-Siège: évidemment, l\u2019Empereur préfère le rameau du laurier à celui de l\u2019olivierl Mais si la diplomatie du Vatican est entravée, sa charité du moins peut agir: au nom du Pape, le Nonce de Munich s\u2019occupe des prisonniers, visite les camps de concentration, favorise l\u2019échange des prisonniers et des blessés de guerre.Partout il gagne les cœurs par sa sainteté rayonnante, sa profonde mansuétude et sa paternelle bonté.Un détenu, officier français socialiste, souhaitera qu\u2019un jour « ce Nonce-là » devienne Pape pxDur le bien de la religion et de l\u2019humanité! Un autre qui n\u2019a pas la foi s\u2019écriera, admirant malgré lui: « Ce n\u2019est pas seulement un grand Monsieur que nous venons de voir, c\u2019est, je crois, ce que vous appelez un saint! » Après l\u2019armistice, le Nonce apostolique poursuit son œuvre de pacification dans un pays où s\u2019allume maintenant la guerre civile.A Munich, la situation devient si critique que le corps diplomatique juge prudent de s\u2019éloigner; seul le Nonce reste au poste, et c\u2019est avec tant de dignité et de sérénité qu\u2019il reçoit ün jour une bande de révolutionnaires armés jusqu\u2019aux dents, que ceux-ci se retirent.en saluant! « Il jouissait, a dit le marquis d\u2019Ormesson, d\u2019une popularité considérable e^t son prestige personnel était immense.» Parlant de ce prestige.Nos Seigneurs les Evêques, dans leur Lettre pastorale de janvier 1942, écrivent: « Le secret de ce prestige est dans un esprit surnaturel poussé très haut.» Le Nonce emploie cet ascendant et son habileté diplomatique à négocier des concordats avec l\u2019État allemand: il en signe un avec la Bavière en 1924 et un autre avec la Prusse en 1929.Cette même année, il est rappelé à Rome.Son départ de Berlin est une manifestation éloquente de l\u2019estime que lui porte le peuple allemand: 20,000 hommes tenant des torches lui font une haie d\u2019honneur depuis le centre de la ville jusqu\u2019à la gare d\u2019Anhalt! Le Consistoire du 16 décembre 1929 confère à Mgr Pacelli la pourpre cardinalice.Peu de temps après, Benoît XV fait choix du nouveau prince de l\u2019Eglise pour remplacer le Cardinal Gasparri dans les hautes fonctions de Secrétaire d\u2019Etat.A cette occasion, le Saint-Père, dans une lettre autographe faisant l\u2019éloge du Cardinal Pacelli, esquisse les grandes lignes de son éminente personnalité: « Ce qui Nous détermine à cette nomination et ce qui Nous remplit, ce faisant, d une confiance absolue, c\u2019est tout d\u2019abord votre esprit de piété et de prière qui ne saurait manquer d\u2019attirer sur vous l\u2019abondance des secours divins; ce sont aussi les qualités et les talents dont le bon Dieu vous a enrichi et dont jusqu\u2019ici, dans toutes les charges qui vous ont été confiées, spécialement dans vos deux Nonciatures de Bavière et d\u2019Allemagne, vous avez montré combien vous^ savez user excellemment à la gloire du Bienfaiteur divin et pour le service de son Église.» Pendant neuf ans, le Cardinal Pacelli est le fidèle collaborateur du grand Pape Pie XL A Rome comme à Munich, il s\u2019occupe de négocier des concordats: il en conclut un avec la république de Bade en 1932, et un avec le Reich en 1933.Appréciant la valeur personnelle et les mérites de son brillant Secrétaire d\u2019État, le Souverain Pontife dit un jour au Cardinal Michael de Faulhaber ces paroles que rapporte M.Cianfarra dans son livre le Vatican et la guerre : « Si le monde catholique savait seulement tout ce que représente Pacelli pour l\u2019Église! » Cela, l\u2019univers l\u2019apprend peu à peu et l\u2019Amérique latine en tout premier lieu.En 1934, la république Argentine accueille le Cardinal Pacejli comme légat papal au Congrès eucharistique de Buenos-Aires.Lourdes en 1935, Lisieux en 193'7, et Budapest en 1938 le voient à leur tour remplir brillamment de nouvelles légations.En 1936, il visite les États-Unis.Sur son chemin le représentant du Pape conquiert les foules non pas seulement par ses rares qualités d\u2019éloquence et sa condescendante bonté, mais encore par cette « surhumaine impression de paix intérieure et d\u2019union à Dieu » qui se dégage de sa Montréal LE PRECURSEUK Mars-Avril 1949 65 personne.A merveille, il remplit cette mission que Pie XI lui a donnée « de se dresser devant tous comme un exemple et une édification ».Mais l\u2019heure d\u2019une mission plus lourde va bientôt sonner.Au début de 1939, le monde catholique, de même que tous les amis de la justice et de la paix, pleure le vaillant Pontife qui combattit si énergiquement le bolchévisme athée et le nazisme païen, le Père commun qui dénonça hardiment les persécutions dont furent victimes ses enfants d\u2019Espagne et ceux d\u2019Allemagne, le Vicaire du Christ qui aima Fhumanité jusqu\u2019à offrir sa vie pour lui épargner les maux effroyables de la guerre.Éclairé par l\u2019Esprit-Saint, le Sacré Collège, réuni en Conclave, choisit, le 2 mars, comme successeur de Pie XI, son intime collaborateur des neuf dernières années, le Cardinal Pacelli.Celui qui avait souhaité jadis se dépenser pour un petit troupeau devient à ce moment Pasteur suprême de 400,000,000 d\u2019âmes! Pour bien marquer son intention de suivre les traces de son prédécesseur, le nouveau Pontife prend le nom de Pie XII.Son premier message au monde, menacé alors par le fléau de la guerre, est un appel à la paix, « à cette paix, don sublime de Dieu, qui dépasse tout sentiment; que tous les hommes de cœur ne peuvent pas ne pas désirer et qui est le fruit de la charité et de la justice ».Impossible de décrire ici les efforts inouïs du Saint-Père pour éviter, puis pour enrayer la catastrophe de la dernière guerre.La veille même de l\u2019invasion de la Pologne, Pie XII lance un message de la onzième heure aux chefs des nations, message que couvre, hélas, le bruit des monstres d\u2019acier nazis franchissant la frontière polonaise! Tandis qu\u2019une guerre de carnage réduit pendant près de six ans des populations entières à d\u2019indicibles souffrances, la voix du Père commun s\u2019élève sans cesse pour demander pitié pour ces malheureuses populations; elle flétrit les destructions inutiles, les actes de cruauté, les massacres et les déportations barbares; elle réclame un traitement humain pour les prisonniers, l\u2019avantage des secours spirituels, le respect de la dignité humaine, etc.Au plus fort de la tempête, le Pontife attristé écrit: « Notre plume voudrait s\u2019arrêter.Notre cœur est saisi d\u2019angoisse.Mais Nous considérons comme Noire devoir d\u2019élever avec une insistance croissante les yeux et les cœurs de quiconque garde encore un sentiment de bonne volonté, vers Celui de qui seul dépend le salut du monde, le seul dont la main toute-puissante et miséricordieuse puisse mettre fin à cette tempête, le seul dont la vérité et l\u2019amour puissent illuminer les intelligences et enflammer les âmes d\u2019une si grande partie de l\u2019humanité plongée dans l\u2019erreur, dans l\u2019égoïsme, dans les oppositions et dans la lutte, pour les replacer dans l\u2019ordre, dans l\u2019esprit de la Royauté du Christ.» Pie XII emploie alors toutes les ressources de sa charité à soulager cette mer de souffrances qui déferle sur les familles et sur les peuples.La plus sublime des organisations pontificales est peut-être cet « Office d\u2019information du Vatican » créé pour faciliter l\u2019échange des nouvelles personnelles entre les familles ayant des membres prisonniers ou internés ou déportés et vice versa.L\u2019Office utilise la poste et surtout la radio vaticane; il a ses centres de liaison, se sert des curies épiscopales et des sièges d\u2019Action catholique pour la réception et la transmission des messages.Ce bureau, qui reçoit en 1940 une soixantaine de messages par jour, voit ce chiffre porté à 2,000, à mesure que se propage le conflit.En 1944, les demandes atteignent 10,000 par jour, sont rédigées en 60 langues et occupent un personnel de 600 membres! Entre 1939 et 1944, l\u2019on estime qu\u2019un million de messages radiophoniques sont envoyés à l\u2019adresse des parents de prisonniers de guerre! Le P.Cavelli, S.J., a pu très justement écrire que la radio se rachetait par là « des voix de haine, des nouvelles de massacres fratricides et de barbares destructions qu\u2019avait propagées la guerre des ondes ».A côté de cette œuvre incomparable de miséricorde spirituelle, se dresse la « Commission des Secours », œuvre de miséricorde corporelle instituée par le Saint-Père pour assister les Représentations pontificales dans la distribution des secours aux victimes de la guerre, et cela sans distinction de race, de religion et de langue.Vingt-cinq peuples sont ainsi aidés! Le général Lowell Rooks, dernier directeur de ru.N.R.R.A., félicitant le Vatican pour sa large collaboration, a fait connaître 66 Montréal LK PRECURSEUR Mars-Avril 194^* que la Commission pontificale, en 1947, a continué son œuvre bienfaisante en organisant 3,000 colonies de vacances, lesquelles favorisaient 850,000 enfants pauvres! Rome, non épargnée par la guerre, est soulagée aussi par les largesses du Saint-Siège: le Cercle Saint-Pierre opère alors 26 cuisines économiques.En 1944, pour les huit premiers mois de l\u2019année, le total des soupes distribuées se chiffre à 10,741,844! L\u2019O.N.A.R.M.O., les hôpitaux, les Maisons religieuses, etc., sont encore l\u2019objet de la sollicitude de Pie XII.De plus, les éclaireurs catholiques et les gardes palatines portent aux domiciles d\u2019un grand nombre d\u2019infortunés ce qu\u2019on appelle « les paquets-dons du Saint-Père ».La résidence pontificale de Castel-Gandolfo devient le refuge des habitants de la régi ,n lorsque s\u2019effectue le débarquement américain à Anzio Nettuno.Plus tard, la ligne de feu se rapprochant, les transports de la villa entrent en service pour évacuer les plus pauvres et les plus faibles.A ceux qui prennent le chemin de l\u2019exil, le Souverain Pontife fait distribuer une importante quantité de farine.Depuis la fin du conflit.Pie XII, prêchant d\u2019exemple et de paroles, entraîne dans une croisade de charité les peuples moins éprouvés à secourir ceux que la guerre a laissés appauvris et affamés; et l\u2019auguste voix du Vicaire du Christ va jusqu\u2019à implorer pour les enfants d\u2019Europe et d\u2019Extrême-Orient l\u2019humble morceau de pain quotidien! Et ce n\u2019est là qu\u2019un aperçu très incomplet des activités charitables, vraiment colossales du Saint-Père pour adoucir l\u2019infinité de maux engendrés par la guerre; cela suffit toutefois pour révéler les trésors de tendresse compatissante que le Christ a déposés dans l\u2019âme de son représentant.Des Israélites et des protestants ont salué en Pie XII la plus haute autorité morale sur terre et le plus grand bienfaiteur de l\u2019humanité! Mais pour nous, catholiques, notre admiration ne peut s\u2019arrêter là! En notre Pape, nous aimons surtout à reconnaître l\u2019incomparable Chef qui conduit victorieusement la Sainte Eglise à de nouvelles conquêtes.Ici encore, les chiffres sont d\u2019une éloquence singulière.Récemment, on publiait que, sous le Pontife actuel, 47 archevêchés et évêchés, 26 vicariats apostoliques, 29 préfectures apostoliques et une Mission ont été créés, accroissant ainsi le rayonnement de la foi catholique et romaine.Près de 1,000 évêques ont été sacrés! Enfants de prédilection de ce Père vénéré, quels ne doivent pas être à son égard notre amour, notre respect et notre reconnaissance! Quelles ardentes prières ne devons-nous pas élever vers le ciel afin qu\u2019il daigne lui accorder des jours longs et glorieux, et combler ses vœux les plus chers en faisant luire sur les nations le soleil d\u2019une véritable paix chrétienne! ;¦ ¦ a: Le Pape domine serein et confiant au milieu de la confusion créée par les intérêts contraires des vainqueurs et des vaincus, car son programme est fondé sur la vérité éternelle; sa mission se déroule par les armes de la charité, son pouvoir s\u2019établit sur les principes immuables de la vraie paix.C\u2019est un spectacle émouvant que de savoir les cœurs des catholiques du monde entier et les yeux de tous les hommes de bonne volonté se tourner, dans ces moments difficiles, vers le Vatican.L\u2019on sent que le Pape n\u2019enseigne que les vérités immuables, qu\u2019il ne commande qu\u2019en accord avec les préceptes divins, qu\u2019il se préoccupe d\u2019assurer le bonheur de tous les peuples sans distinction.S.Exc.Mgr Ildebrando Antoniutti, Del AposL Le zèle sera toujours la splendeur d\u2019une grande pensée et la flamme d\u2019un grand amour.Un cœur qui ne vibre pas, qui ne se trouble pas devant la grande pitié des âmes, n\u2019a jamais rien compris à l\u2019amour, J.Baeteman, C.M. 1949: c4nnèe du Sacexdoce Congrès national des Prêtres-Adorateurs \u2014 Campagne nationale de prières Tous savent qu\u2019un grand congrès eucharistique national des Prêtres-Adorateurs doit avoir lieu à Québec, du 20 au 24 juin prochain.A cette occasion, comme aussi pour souligner le Jubilé d\u2019or du Souverain Pontife, le 3 avril, S.Exc.Mgr C.-O.Garant, évêque auxiliaire à Québec et président de la Section française du Congrès des Prêtres-Adorateurs, vient de lancer une grande croisade populaire de prières sous l\u2019étiquette: Année du Sacerdoce.L\u2019organisation de cette Année du Sacerdoce a été confiée à l\u2019Agrégation du Très-Saint-Sacrement, qui joue auprès des laïques le même rôle que l\u2019Association des Prêtres-Adorateurs auprès du Clergé.Ainsi, les fidèles du pays, que ce soit dans leur famille ou leurs pieuses associations, les nombreuses institutions et communautés, les paroisses, tous sont invités à se joindre à cette grande campagne spirituelle.L\u2019on peut se procurer, gratuitement, au Secrétariat Eucharistique, 4450, rue Saint-Hubert, Montréal (34), des feuillets de contrôle et de rapport.Quand on sait le rôle social et universel du sacerdoce, quand on sait les heures si pleines d\u2019angoisse que l\u2019actjualité nous fait vivre, quand on sait les lourdes épreuves si vivement ressenties par l\u2019Église catholique, quand surtout on est un chrétien convaincu et pratiquant, on ne peut pas ne pas accepter avec enthousiasme de faire bien large et fervente sa part personnelle pour le salut du monde.Le Maître ne l\u2019a-t-il pas dit: la prière sauvera tout, la prière conditionnera le succès de toutes les entreprises.Ainsi, que ce soit un mot d\u2019ordre pour tous et chacun! 1949 va devenir une année exceptionnelle de grâces, préparatoire d\u2019ailleurs au Jubilé mondial tout prochain.1949 : Année du Sacerdoce ! {Communiqué.) F# \u2022 «E Les dures épreuves que l\u2019Église a connues du fait de la guerre et de ses répercussions, les pertes qu\u2019elle a subies et les blessures qu\u2019elle a reçues n\u2019ont fait que donner une preuve plus réconfortante et encourageante de son énergie et de sa résistance.Secouée par la tempête et les vagues, elle a gardé intacte sa fibre vitale; dans tous les pays où professer la foi catholique signifie réellement souffrir la persécution, il y a eu et il y a encore des milliers de femmes et d\u2019hommes vaillants qui, sans se laisser ébranler par les sacrifices, les proscriptions et la torture, et sans crainte devant la prison et la mort, ne fléchissent pas le genou devant le Baal de la force et du pouvoir.Les noms de la plupart d\u2019entre eux sont inconnus du public; mais ils sont inscrits en caractères indélébiles dans les annales de l\u2019Église.Pie XII.Un chrétien convaincu ne peut se confiner dans un « isolationnisme » facile et égoïste lorsqu\u2019il est témoin des besoins et de la misère de ses frères, lorsque parviennent à lui les appels de ceux qui sont dans la détresse économique, lorsqu\u2019il connaît les aspirations des classes laborieuses vers des conditions de vie plus normales et justes, lorsqu\u2019il connaît les abus d\u2019un système économique qui place l\u2019argent au-dessus-des obligations sociales, lorsqu\u2019il n\u2019est pas ignorant des aberrations d\u2019un nationalisme intransigeant qui nie et rejette les liens communs rattachant les nations les unes aux autres et imposant à chacune . 94 Monuéal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1949 mais pour faire plaisir à ces âmes généreuses et encourager leur zèle, elle consentit.Naturellement, la Vierge n\u2019est pas tout à fait du genre des nôtres, mais elle n\u2019est pas trop disgracieuse avec ses cheveux bruns naturels, ondulés minutieusement, sa figure d\u2019ivoire aux yeux de verre et ses longs doigts, d\u2019ivoire aussi.Son attitude est pieuse et quelle piété elle semble provoquer chez ceux qui sont si honorés de la voir installée chez nous! Ce soir-là, on décora et on décora encore: ce fut un va-et-vient du Couvent aux foyers pour se procurer, sans trop déranger les Sœurs, tout ce qui manquait.Le lendemain, on apporta des guirlandes de roses, un riche centre de dentelle, des fleurs et encore des fleurs.de telle sorte que notre petit sanctuaire n\u2019en revient pas de se voir transformé en vrai jardin.Comme elles étaient Aères, nos amies, de mettre à la disposition de la chapelle ce qu\u2019elles avaient de plus beau.Détail touchant: une fois leur parure terminée, on vit les deux principales ouvrières, enlacées devant le Tabernacle, se disant à voix basse leur satisfaction.Chaque soir, à cinq heures moins quart, le R.P.Chapelain expose le Saint Sacrement, devant lequel sont récités le Rosaire, entrecoupé des Ave, Ave, Maria de nos petits élèves et de l\u2019assistance, les Litanies de la Sainte Vierge, des prières spéciales pour la neuvaine et la conservation de la paix aux Philipn pines.Après la bénédiction, nous chantons le Salve Regina durant lequel a lieu un encensement solennel de l\u2019autel puis de la statue de Notre-Dame: c\u2019est très impressionnant.Ces hommages prodigués à notre Immaculée Mère, en ce parfait centre païen qu\u2019est notre quartier chinois de Manille, doivent la toucher très profondément, comme ils touchent jusqu\u2019au fond le cœur de ses humbles Missionnaires.« De votre trône de la rue Narra, d\u2019où vous régnez en Reine et en Mère, daignez répandre, ô Mère, sur ceux qui nous ont appris à vous aimer, sur celles qui nous ont envoyées ici pour vous faire connaître, sur tous nos bienfaiteurs et amis de notre beau pays où votre Nom est si honoré, les plus tendres bénédictions de votre cœur maternel! » Sœur Marie-Paule i, M.1.C.DANS LE PARTERRE PHILIPPIN.1.Marie-Paule Larocque, de Montréal. Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1949 95 GAGALANGIN, MANILLE Extraits du Journal de voyage de sœur Geneviève-de-Nanterre Sœur Missionnaire de V Immaculée-Conception, partie pour Manille le 8 octobre 1948.Jeudi 21 octobre 1948 A 7 h.30 ce matin, nous sommes à l\u2019entrée du canal de Panama.Le coup d\u2019oeil est magnifique.Deux énormes jetées en grosses pierres, portant chacune un phare à son extrémité, s\u2019avancent comme deux bras étreignant dans un lac intérieur les ports de Cristobal et de Colon, et ne laissant qu\u2019un passage assez restreint aux navires arrivant de la haute mer.Il faut d\u2019abord jeter l\u2019ancre au large, demander un permis de passage, etc.Enfin, il est 9 h.30 quand nous accostons au quai.Les Soeurs de Maryknoll ont deux Couvents à Balboa, de l\u2019autre côté de l\u2019isthme, sur le Pacifique, soit à cinquante milles de Cristobal.Espérant ce matin voir leurs Soeurs, les Religieuses avec qui nous voyageons ont revêtu leurs robes blanches afin d\u2019être plus facilement reconnues.Nous sommes avec elles à admirer la végétation de la côte, quand Sœur Supé-rieiure ^ s\u2019exclame : « Deux de vos Sœurs sur le quai! » En effet, deux Religieuses de Maryknoll se tiennent au débarcadère, agitant des mouchoirs.La joie de nos compagnes de traversée est grande et nous la partageons; nous sommes aussi émues que si c\u2019étaient des nôtres.Les pourparlers pour descendre se prolongeant indéfiniment, les Religieuses de Balboa ont permission de monter à bord.Nous les laissons à leur joie familiale et rentrons dans nos cabines.La stewardess nous remet alors notre courrier, qui nous apporte une lettre de notre bien-aimée Mère et de nos chers parents, en sorte que nous faisons aussi par le cœur réunion de famille.Mais les Sœurs de Maryknoll veulent que nous soyons de toutes leurs joies et se montrent aujourd\u2019hui d\u2019une spéciale charité.Elles viennent nous trouver à notre cabine et nous faisons connaissance avec la Supérieure, Sœur Martina, et sa compagne.Sœur Patricia-Marie.Elles nous mettent ensuite au courant de leur programme.Si nous avons permission de descendre et si le temps le permet, elles nous amèneront ce soir à leur Maison de Balboa où nous bénéficierons de la messe et de la communion demain matin, puis nous reviendrons au bateau pour traverser le canal, car c\u2019est unique au monde cette traversée, paraît-il.En attendant que le capitaine décide combien de temps nous serons au port.Sœur Martina demande à nous descendre pour quelques heures; la chaleur ici est accablante et elle voudrait nous sortir de cette fournaise.Le capitaine acquiesce pour jusqu\u2019au dîner; il est 10 heures.Nous sommes huit personnes avec la jeune Chinoise Joan Wou que nous gardons avec nous parce qu\u2019elle est la seule laïque catholique à bord; mais 1.\tGeneviève Saint-Pierre, de MontréaL 2.\tSoeur Madeleine-du-Sacré-Coeur (Madeleine Payette, de Montréal). 96 Montréal LE PRÉCURSEUR Mars-Avrü 1949 la bonne Supérieure n\u2019épargne aucune peine pour nous procurer à toutes du repos et de la joie.En deux voyages, elle nous conduit à un charmant endroit sous les palmiers, près de la mer.Sous l\u2019immense véranda de l\u2019Hôtel Washington, nous jouissons d\u2019une bonne brise et d\u2019un coup d\u2019œil superbe.Nous restons là jusqu\u2019à midi, puis retournons à bord pour le dîner, à 1 heure.Les Sœurs de Maryknoll gardent leurs compagnes avec elles, ce qui forme une vraie table de Communauté où une admirable fraternité règne.Après le repas, on nous donne de nouveau permission de sortir pour jusque dans la veillée.Sœur Martina téléphone à Balboa afin qu\u2019une Religieuse de leur second Couvent vienne chercher la moitié de la caravane.A 2 h.30, la petite expédition se met en marche.Nous traversons d\u2019abord Cristobal et Colon, deux villes qui se suivent sur le même côté du canal comme Montréal et Outremont.La partie affectée aux Américains et aux Espagnols est belle et bien tenue, mais les rues habitées par les Noirs sont misérables.Partout les maisons sont bâties sur pilotis.Les toits des vérandas soutenus par des piliers recouvrent les trottoirs, ainsi tout le monde peut marcher à l\u2019ombre.La route qui traverse l\u2019isthme passe en pleine jungle.De chaque côté, c\u2019est la forêt tropicale avec les grands palmiers, les cocotiers, les manguiers, les bananiers, etc., et les lianes qui s\u2019entremêlent et dressent des arcs de verdure à travers le chemin.Les singes font entendre leurs cris, les oiseaux étalent leur plumage éclatant et varié.Nous allons les yeux bien grands ouverts pour admirer de chaque côté, et nous exclamant tour à tour, quand tout à coup la voiture qui nous précède s\u2019arrête après un fameux zigzag.C\u2019est un sloth, animal étrange, qui barre la route en se traînant très lentement ventre à terre.Imaginez-vous un singe de trois pieds de longueur, avec une tête de tortue et dont les membres sont armés de longues griffes d\u2019au moins trois pouces.C\u2019est une femelle car elle était suivie d\u2019un petit que la première auto a écrasé.La terre de Panama est d\u2019une couleur rouge brique qui contraste harmonieusement avec le vert perpétuel de sa flore.Les maisons des natifs, dans les éclaircies de la forêt, sont construites en feuilles de nipa comme aux Philippines.Il est près de 4 heures, quand nous arrivons à Balboa.Les Religieuses ont l\u2019amabilité de nous faire visiter toutes les œuvres dont elles s\u2019occupent ici, sauf une Léproserie située de l\u2019autre côté du canal.Après le souper, nous assistons au mois du Rosaire où nous rencontrons une dame venant de Sherbrooke et avons ainsi la joie de causer en français pour la première fois depuis notre départ.Il est 10 h.30 quand nous revenons au bateau.Le Pasteur anglican, qui fait les cent pas sur le pont, salue notre arrivée avec des exclamations: « Vous êtes bien chanceuses vous autres, vous avez des amies partout où vous arrêtez! \u2014 C\u2019est vrai et de bonnes amies! » lui répondons-nous.Puisse la charité qui règne dans le petit groupe de catholiques à bord ouvrir les yeux de son âme à la vraie foi qui seule unit ainsi les cœurs! Vendredi 22 octobre Lever matinal malgré la fatigue de la veille: l\u2019espérance d\u2019une communion, après un long jeûne de quinze jours, nous donne des ailes.Nous nous faisons conduire à l\u2019église la plus proche qui, coïncidence heureuse, est dédiée à la Médaille Miraculeuse.Nous en sommes toutes réjouies et faisons large. \\)onrréaJ LE PRECURSEUR Mars*Avnl 1949 97 conme toujours, la place à notre Immaculée Mère dans notre bonheur eucharistique.Nous revenons à notre paquebot à 8 h.30, encore attendues par notre ami le ministre qui, à notre premier arrêt, à Curaçao, nous avait demandé si vraiment nous pensions trouver une église catholique en Amérique du Sud.Il a perdu sa belle assurance devant la majorité catholique de l\u2019Amérique latine, tandis qu\u2019il n\u2019a encore découvert aucune église anglicane.Nous sommes à dîner, à 1 heure, quand le signal du départ retentit.Tous les passagers se hâtent de monter sur le pont pour ne rien perdre de l\u2019intéressante traversée du canal.Les écluses sont construites au fond d\u2019une baie magnifique.De formidables portes de fer nous ouvrent l\u2019entrée d\u2019une piscine immense où le navire est à l\u2019aise.De chaque côté, une large terrasse cimentée porte une voie ferrée sur laquelle évoluent quatre petits tramways appelés mules.Une chaloupe vient au-devant de nous et nous lance quatre câbles qui nous lient à ces mules.Maintenant, nous n\u2019avons qu\u2019à nous laisser tirer d\u2019une écluse à l\u2019autre.Les portes de fer se referment derrière nous et les sources invisibles s\u2019ouvrent, faisant affluer l\u2019eau dans le bassin.Notre lourd cargo s\u2019élève tranquillement et bientôt est à la hauteur d\u2019une deuxième écluse: quatre fois, nous sommes ainsi montés à quatre-vingt-six pieds au-dessus de la mer.A la dernière marche de cet immense escalier, nous sommes lancés dans un lac merveilleux encadré de montagnes.Notre navire glisse alors sur des eaux de velours entre des îles pittoresques où la flore et la faune tropicales se disputent notre admiration.On se dirait dans nos Mille-Iles canadiennes, « joyaux des flots d\u2019azur », comme dit le poète de chez nous! Après deux heures de navigation sur ce lac enchanteur, nous entrons dans une rivière étroite découpée dans la montagne.Là encore, le génie de l\u2019homme a opéré des prodiges pour reculer le roc et créer un passage.Le soir descend rapidement et c\u2019est à la clarté des ampoules électriques que nous quittons l\u2019isthme de Panama pour atteindre le grand océan.Le Pacifique, c\u2019est enfin notre vraie route vers Manille.C\u2019est aussi l\u2019Amérique qui s\u2019en va.% UN DES MOYENS DE LOCOMOTION ACTUEUS A MANILLE.AUX ILES PHILIPPINES 98 Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1949 Sur le devant du navire, en regardant la terre qui s\u2019éloigne, nous chantons dans la nuit très noire: « De ta missionnaire, soutiens l\u2019élan divin! » Jeudi 28 octobre Que c\u2019est grand l\u2019océan Pacifique ! Depuis six jours que nous naviguons dans ses eaux et nous n\u2019avons pas fini; il nous reste encore au moins dix-sept jours de voyage, soit la moitié du temps prévu pour toute la traversée.La températme se maintient au beau.Mrs.McKay, la stewardess, qui est protestante, nous dit que nous apportons la chance au bateau, car il n\u2019a jamais eu une si paisible traversée à ce temps-ci où la mer est d\u2019habitude très mauvaise.Dimanche 31 octobre Fillettes pmLippiNES en costui^e NATIONAL.A 7 heures ce matin, nous chantons sur l\u2019avant du pont: « Triomphe, ô Rédempteur du monde! » Une brume épaisse monte de la mer.Tout à coup, le soleil levant trace un arc-en-ciel tellement prononcé qu\u2019on a l\u2019impression que le navire va passer en dessous comme sous un arc de triomphe; c\u2019est vraiment royal! Vendredi 12 novembre Tous les passagers sont sur le pont à 6 heures.Nous côtoyons les îles Mariannes.C\u2019est un événement: de la terre après vingt et un jours de ciel et d\u2019eau! Nous passons à un mille à peine d\u2019une île montagneuse dont la cime est encapuchonnée de nuages.Nous distinguons quelques maisons, une grande plantation, des rochers, ainsi que les couleurs de la végétation.Enfin, le Pacifique est traversé! Nous sommes maintenant dans la mer intérieure des îles de l\u2019Océanie.C\u2019est plus calme et plus chaud.Manille 18 novembre Rendues depuis deux jours! Nos deux derniers jours de traversée ont été bien rudes: mer déchaînée, vent, pluie, etc.Le mardi 16 au matin, nous nous éveillions dans le lac de Manille, par un temps splendide.A 6 heures, nous sommes sur le pont, pour nos exercices spirituels, guettant en même temps du côté du port.Arrivées durant la nuit, nous sommes à l\u2019ancre.La baie de Manille est un immense l'ac intérieur d\u2019au moins vingt milles, la ville est au fond.Partout, on retrouve les traces de la guerre: bateaux coulés mais pas tout à fait immergés, montrant des mâts délabrés, une coque renversée, là une proue, ailleurs la poupe; c\u2019est triste! Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avnl 1949 99 A 7 heures, des officiers de l\u2019immigration arrivent en yacht et, montant à bord, l\u2019un d\u2019eux vient tout de suite nous saluer.Il est le père de l\u2019une de nos élèves et comme neuf bateaux sont à l\u2019ancre, il visite le nôtre en premier, car il veut que nous n\u2019accostions pas trop tard, nos Sœurs et leurs élèves nous attendent.Ce monsieur se montre très gentil.A 9 heures, nous sommes en marche vers le quai.Pendant que nous accostons.Sœur Supérieure reconnaît ses gens: des messieurs et dames amis, cent vingt de nos élèves, des Sœurs de nos trois Maisons.Le Curé de la paroisse figure aussi au milieu des enfants qui entonnent le chant de Gagalangin en agitant des gerbes de fleurs.Ces démonstrations provoquent des larmes d\u2019émotion.Puis ce sont des Hurrah for Sister Superior I C\u2019est une vraie réception, il ne manque que la fanfare! Aussitôt la passerelle jetée, nos Sœurs montent à bord et c\u2019est l\u2019accolade fraternelle.Comme il fait bon se revoir en Missions! Je vous souhaite à toutes de goûter cette joie! Je vous reparlerai de la ville de Manille.Quant à notre Couvent, c\u2019est une grande maison, style colonial, en ciment crème.A notre arrivée, l\u2019entrée très large est comble d\u2019enfants que Sœur Marie-de-Massabielle * a fait placer en bel ordre.Au premier palier, une Vierge Miraculeuse nous tend les bras: c\u2019est ravissant! Les élèves applaudissent sur le passage de Sœur Supérieure et offrent des fleurs: c\u2019est la joie d\u2019un retour maternel! Nous allons à la chapelle chanter le Magnificat.Je n\u2019ai qu\u2019une prière au cœur et sur les lèvres; « Mon Dieu, me voici pour faire votre sainte Volonté! » ;¦ C ¦ = La prière et la souffrance sont aussi nécessaires à l\u2019apostolat que le soleil et la pluie au grain de blé.Elles donnent la fécondité.Les apôtres le savent, et c\u2019est pourquoi ils jettent à tous les échos leur cri de détresse: « Des aumônes, oui; mais surtout des prières, des sacrifices! C\u2019est cela qui sauve.» P.Muller, S.J.En y réfléchissant, vous reconnaîtrez que, même au plan naturel, la vraie joie prend toujours sa source dans le sacrifice.Père M.-M.Desmarais, O.P.Quand l\u2019âme regarde l\u2019Agneau immolé sur le bois de la très Sainte Croix à cause de l\u2019amour ineffable qu\u2019il a pour sa créature, elle conçoit un si grand amour pour le salut des âmes qu\u2019elle se livrerait cent mille fois à la mort, pour sauver une âme de la mort étemelle.S.Catherine de Sienne.1.Anne-Marie Lévesque, de Westmount. 100 Montréal\tLE PRÉCURSEUR\tMars-Avril 1949 ANTILLES LES CAVES, EN HAITI PREMIÈRES RETRAITES FERMÉES A LA MAISON DE L\u2019IMMACULÉE-CONCEPTION Avec la bienveillante approbation de S.Exc.Mgr J.-L.Collignon, O.M.I., notre paternel évêque, notre Couvent accueillait récemment dans ses murs deux groupes de retraitantes, heureuses de venir chercher sous notre toit lumière et réconfort.Du 25 au 28 septembre, en effet, vingt-six Tertiaires passèrent à notre nouveau Cénacle trois jours de recueillement et de prière.Le R.P, B.Le-tarte, O.M.I., curé de la paroisse du Sacré-Cœur des Cayes, fut leur dévoué prédicateur.Nos premières retraitantes surent nous édifier par leur religieux silence et leur piété vraiment exemplaire.Elles nous quittèrent toutes rayonnantes du bonheur qu\u2019elles avaient goûté, si près de l\u2019Hôte divin, et nous promettarit de revenir l\u2019an prochain.La seconde retraite fermée, du 30 octobre au 3 novembre, réunit trente Jicistes.Ces jeunes filles, l\u2019élite de notre ville, militantes prêtes à servir et à souffrir, vinrent chercher les directives propres à leur mouvement d\u2019Action catholique; le R.P.M.Bolduc, O.M.L, les leur dispensa.S.Exc.Mgr Collignon daigna lui-même célébrer la messe de clôture.Durant le Saint Sacrifice, nos pieuses retraitantes firent monter vers le ciel leur chant vibrant d\u2019amour et de reconnaissance.Et lorsque Jésus-Hostie fut descendu dans leur cœur, exultantes de joie, elles entonnèrent: Oui, Dieu le veut, jeunesse fière.Le Christ est Roi, rends-le vainqueur.Le monde a froid, sans la prière; Sans pain du ciel, le monde meurt.Remplis mon cœur.Eucharistie, Et mon pouvoir sera divin.Puisque pour vivre, il faut ta vie: Mon cœur, Jésus, sera le tien! A l\u2019issue de la messe, Mlle la Présidente vint s\u2019agenouiller aux pieds de notre blanche Madone, pour réciter au nom de ses compagnes l\u2019acte de consécration à la Vierge Immaculée.Le touchant cantique- « En te quittant.Mère chérie », mit des perles à bien des paupières, et c\u2019est avec émotion que toutes passèrent ensuite à la salle de réception pour remercier Monseigneur.Celui-ci, étendant sur elles sa main bénissante, demanda au ciel de rendre leur apostolat fructueux et méritoire.Nos jeunes conquérantes partirent joyeuses et fières, redisant en leur cœur cette strophe de leur chant préféré: Oui, Dieu le veut, à la conquête.Amis, volons comme autrefois.Comme Colomb, dans la tempête.Trouvons un monde au Roi des rois.Servir son Dieu, c\u2019est la noblesse.Lutter, c\u2019est le sort des vaillants.Joie et fierté, c\u2019est la jeunesse: Voici nos cœurs et nos vingt ans! Puisse ce grain de sénevé, jeté en terre haïtienne, germer et se développer sous le chaud soleil des Tropiques et porter des fruits abondants! Vingt-six tertiaires de la ville des Caves, en Haïti, en retraite fermée au Couvent des Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception, du 25 au 28 septembre 1948.le R P, B.Le-TARTE, O.M.I., prédicateur, Sœur Gertrude-du-Sacré-Cœur (Gertrude Papillon, de (Québec), Supérieure du Couvent, et Sœur Saint-êmilien (Émilienne Marchand, de Té- TEEAULTVILLE).I V A LA CLÔTURE DE LA RETRAITE FERMÉE DE TRENTE JICISTES AU COUVENT DES CAVES, EN HAÏTI, LE 3 NOVEMBRE 1948.S.Exc Mgr J.-L.Coüignon, O.M.I., le R P.B.Letarte, O.M.1., curé de la paroisse du Sacré-Cœur des Caves, le R.P.M.Bolduc, O.M.I., prédicateur de la retraite.Sœur Ger-thude-du-Sacré-Cœur (Gertrude Papillon, de (Juébec) et Sœur Saint-Jean-Bosco (Ancha Désilgtsi oe Montréal). 1()2 Montréal LE PRECURSEUR Man>\u201cAvnl 1949 ROCHE-A-BATEAU, HAITI Un dimanche à Roche-à-Bateau C\u2019est aujourd\u2019hui dimanche! Pour la seconde fois, ce matin, notre brave bacnstain a sonné la grosse cloche, annonçant que dans une demi-heure commencera la grand\u2019messe.Peu à peu, de petits groupes se forment sur le terrain de l\u2019église; lentement, on se dirige vers le Lieu saint.Depuis quelques semaines, la maison du bon Dieu se remplit à déborder: on vient pour lever noces ! Voici de quoi il s\u2019agit; un grand nombre de nos gens qui, jusqu\u2019à présent, n\u2019avaient jamais songé à faire bénir leur mariage par le prêtre, profitent de ce temps-ci des privilèges spéciaux accordés par Monseigneur notre Évêque pour leur faciliter ce devoir.Au cours de la semaine, le R.Père Curé se rend soit dans les cayes, soit dans les chapelles, pour régulariser les unions.Quelques-uns viennent à l\u2019église et, avec beaucoup de piété, reçoivent la bénédiction nuptiale.Le dimanche suivant, tous ces couples assistent à la messe paroissiale, ce qu\u2019ils appellent: levernoces.La pauvreté en oblige plusieurs à emprunter des vêtements pour cette occasion, mais leur simplicité est vraiment touchante.La plupart partent de très loin dans les mornes.L\u2019Office divin terminé, on passe au Couvent pour saluer les Mères; cette visite fait partie du programme et ils la considèrent presque aussi importante que l\u2019assistance à la messe.Notre maison se remplit bientôt de nouveaux mariés dont la figure rayonne de bonheur.Nous profitons de cette précieuse occasion pour glisser, avec les salutations d\u2019usage, des avis salutaires et des encouragements pour les bonnes volontés.Chacun attend ensuite le cadeau des Mères.Au début, de jolis petits cadres, reçus des parents de l\u2019une de nos Soeurs, nous permette ient de satisfaire tout le monde, mais notre réserve est maintenant épuisée.Nous distribuons les médailles et images â-batfau, en Haïti\tQUI Hous restent, confiantes Moatréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1949\t103 d\u2019exercer par ce moyen un apostolat qui portera ses fruits.On réclame aussi des chapelets, mais la quantité dont nous disposions est écoulée.Le plus grand nombre de ces gens n\u2019ont malheureusement pas encore fait leur première communion, et comme la majorité demeurent à plusieurs heures d\u2019ici, ils ne peuvent assister aux leçons de catéchisme données par Sœur Supérieure '.Nous formons des projets pour le temps des vacances afin de procurer à tous la chance de s\u2019instruire de leur religion.Mais la moi -son est abondante et les ouvriers manquent! Pourrons-nous réaliser nf)Tre apostolique dessein ?.Sœur Jeanne-d\u2019Orlêans ^ M.I.C.?* Une belle âme d\u2019enfant Entre les Coteaux et Roche-à-Bateau se cache un joli bourg peuplé de nombreuses familles vivant sans faste du produit de leurs jardins.La terre, assez fertile, y est arrosée par les eaux de la charmante rivière qui marque la ligne de séparation entre les deux paroisses sus-mentionnées.La nature est riche en beautés et plus d\u2019un coucher de soleil sur la superbe mer des Antilles nous jette dans l\u2019admiration.Les palmistes élancés, les nombreux arbres fruitiers présentent aussi de magnifiques décors.Et que dire des cime,' perdues dans les nuages ?C\u2019est dans ce lieu enchanteur de Chevalier que naquit la petite Illamé rite dont je veux vous raconter l\u2019édifiante histoire.Elle vit le jour le 22 avril 1937.dans un foyer qu\u2019égayaient déjà trois autres enfants.Dans la suite, trois nouveaux oisillons vinrent s\u2019abriter dans ce nid.Baptisée un mois après sa naissance, la petite quatrième reçut le nom de Marie dite Illamérite.Elle grandit frêle et délicate à la résidence de ses parents.Nous fîmes connaissance de la fillette le 9 octobre 1945, lors de l\u2019inscription des élèves en vue de l\u2019ouverture prochaine de l\u2019École Saint-Joseph.D\u2019une intelligence éveillée et susceptible de progrès marquants, elle fut classée en première année.Le 14 janvier suivant, elle figurait avec les quarante-huit élèves de sa classe.Illamérite ne tarda pas à se faire remarquer par sa grande application au travail, son obéissance et sa régularité.Un désir de son professeur devenait un ordre pour elle.Le mois de mai approchait et il était question de première communion.La jeune écolière écoutait attentivement les instructions données et savourait déjà le bonheur de recevoir bientôt Jésus-Hostie.Hélas! une grande épreuve l\u2019attendait: son examen préparatoire ne fut pas satisfaisant.Elle fit des instances pour obtenir quand même son admission, mais on ne pouvait déroger ainsi aux règles établies.Ce coup fut très sensible à son jeune cœur; elle ne se découragea pas cependant et s\u2019appliqua avec ardeur à continuer son travail de préparation.Chaque matin, elle venait à l\u2019église, puis effectuait vite son retour au logis, afin de se rendre en classe pour l\u2019heure fixée.Jamais le cahier d\u2019appel n\u2019enregistra pour elle un retard.Elle aimait l\u2019étude et toute une série de points d\u2019interrogation surgissaient dans son cerveau au cours des leçons.1.\tSœur Sainte-Olive (Jeannette Dufresne, de Val-David).2.\tJeanne-d\u2019Arc Nolin, de Québec. 104 Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1949 Aux examens de fin d\u2019année, Illamérite se classait première.Le mois d'octobre suivant nous la ramena, non moins appliquée.Ses prières étaient même plus recueillies, son travail plus soigné, ses leçons mieux comprises.Un appel ayant été lancé aux âmes généreuses en vue de la fondation de la Croisade Eucharistique dans la paroisse, elle fut la première à donner son nom, mais serait-ce parce que cette jeune âme avait déjà compris la vertu d\u2019humilité, elle s\u2019inscrivit tout au bas de la liste.De nouveaux examens, passés cette fois avec succès, obtinrent à Illa-mérite la faveur d\u2019être admise dans le cortège des premiers communiants du jour de l\u2019Ascension; mais elle devait souffrir pour acheter ce bonheur.Aux derniers jours d\u2019avril, la fièvre la saisit.On voulut la renvoyer chez elle.« Non, dit-elle, je vais rester ici.» Et la tête appuyée sur son pupitre, elle écouta les explications de catéchisme.Bientôt, ses forces la trahirent et elle dut s\u2019absenter de l\u2019École; mais énergique jusqu\u2019au bout, elle vint suivre les exercices préparatoires à la première communion.Elle effectuait le trajet à cheval, soutenue par son père ou sa mère.Enfin, le grand jour parut.Illamé- rite figurait au premier rang dans sa blanche tenue.Son bonheur fut tout intime, car elle ne put se mêler à la foule.Elle revint à l\u2019église pour la cérémonie de l\u2019après-midi, mais ce fut sa dernière visite.Le 24 mai, fête de Marie Auxiliatrice, la Sainte Vierge venait chercher ce petit ange qui tant de fois avait déposé à ses pieds ses plus belles fleurs.Le lendemain, jour de la Pentecôte, la sépulture de la chère enfant avait lieu dans l\u2019église paroissiale.Bon nombre de nos élèves y assistaient; tous la pleurèrent comme une petite sœur.Apôtre, Illamérite le fut pendant sa vie, surtout par son bon exemple.Là-haut, nous n\u2019en doutons pas, elle continuera son labeur apostolique en priant pour ses frères qui vivent dans l\u2019ignorance et le malheur.Sœur Sainte-Rita (Rita Legrand, de Saint-Philippe DE Laprairie), Sœur Missionnaire de l'Immaculée-Conception de Roche-à-Bateau, en Haïti, rencontrant une jeune vendeuse d\u2019amidon.Sœur Sainte-Rita >, M.1.C.1, Rita Legrand, de Saint-Philippe de Laprairie. Montréal\tLE PRECURSEUR Mars-Avril 1949 105 AFRIQUE Extraits de lettre de Sœur Joseph-du-Sauveur \\ Sœur Missionnaire de r Immaculée-Conception de Katete, au Nyassa Septentrional Katete, 14 octobre 1948.Le vendredi 13 août dernier, notre Mission était honorée de la présence de S.Exc.E.-F.-T.Colby, gouverneur général du Nyassaland.Son Excellence pioussa la délicatesse jusqu\u2019à venir nous saluer en notre Couvent et, qui plus est, daigna visiter notre pauvre dispensaire de même que notre modeste ouvroir.Les ouvrières, une quinzaine environ, assises sur des nattes au fond de la cour, étaient si attentives à leur travail, qu\u2019elles oublièrent de se mettre à genoux, selon leur coutume, pour saluer le distingué visiteur.Notre honorable hôte se montra fort intéressé aux quelques points de couture déjà exécutés, \u2014 nos chères Noires étaient à leur quatrième leçon seulement,\u2014 et il dit à Monseigneur Saint-Denis son bonheur de constater qu\u2019à la Mission Catholique on cherchait à relever la femme Noire de sa condition d\u2019esclave en la rendant apte à divers travaux.Il témoigna sa gratitude à Monseigneur en l\u2019assurant que son unique désir était de collaborer de tout son pouvoir au développement de ses œuvres: témoignage très appréciable, puisqu\u2019il part de la plus haute autorité protestante du pays, en faveur d\u2019œuvres catholiques.Au matin du 15 août, la grande fête de Amama Maria ku canya mettait tout le monde en joie.Durant la messe pontificale, célébrée par Mgr Saint-Denis, un chœur composé des femmes de l\u2019Ouvroir exécuta VAve Maria sous la direction de Sœur Supérieure Surprise générale! les femmes peuvent donc chanter tout comme les hommes ?Monseigneur se dit très heureux, car la femme noire est depuis trop longtemps considérée comme un être incapable de tout bien.Ah! si vous aviez pu contempler les mines réjouies après ce premier succès!.Et les toilettes donc?Pour cette circonstance, les épouses des wasambùgi (professeurs) revêtaient toutes la robe européenne au lieu du traditionnel saru.L\u2019une d\u2019elles avait même le bonheur d\u2019exhiber une importante paire de souliers avec des bas golf., avantage peu ordinaire, puisque ici on va toujours pieds nus.Notre première fête de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus passée en terre africaine nous a apporté de bien douces émotions.Levées au petit jour, nous nous rendions, dès 6 h.15, à l\u2019église de la Mission, afin de prêter notre concours aux cinq prêtres chargés de conférer le sacrement de Saptême aux 275 catéchumènes qui depuis quatre, cinq, six et même huit ans, réclamaient cette faveur.Ces braves gens, dont plusieurs septuagénaires, s\u2019étaient préparés à cet acte important par des prières et des sacrifices dont Dieu seul peut connaître l\u2019étendue.Depuis un mois, ces catéchumènes vivaient loin de leurs villages, distants pour quelques-uns de quarante, cinquante et même soixante milles 1.Bérengère Cadieux, de Montréal-Nord.2 Strur Madeleine-Marie (Madeleine Loranger, de Westmount). 106 Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1949 de Katete.Ils étaient réunis en groupes distincts: hommes, femmes et enfants, dans des maisons appartenant à la Mission et désignées sous le nom de Khomboni.Ces habitations sont en tout semblables à leurs huttes en terre, avec cette différence qu\u2019elles sont assez spacieuses pour contenir chacune cent cinquante à cent soixante-quinze personnes.Notons-le en passant, une famille entière accompagne souvent le catéchumène qui désire parfaire son instruction religieuse.Une natte, quelques ustensiles fabriqués d\u2019une courge évidée, quelques provisions de maïs pour préparer la sima (mets national) et l\u2019ameublement est complet.Donc, pendant un mois, cours de catéchisme et de morale, applications pratiques, récitation du mot à mot du petit catéchisme, prières en commun, assistance à la messe jusqu\u2019à l\u2019Offertoire, comme aux premiers temps de l\u2019Église, bénédiction du Saint Sacrement, le tout coupé par quelques heures de travail manuel au profit de la Mission, tel fut le programme de ces jours de préparation prochaine à la réception des trois grands sacrements de Baptême, de Confirmation et d\u2019Eucharistie.Enfin, les 30 septembre, 1®'' et 2 octobre, une retraite, dans le but d\u2019intensifier encore l\u2019instruction religieuse des catéchumènes, les groupait dans la modeste église pour des heures d\u2019étude et de prière plus nombreuses.Dans l\u2019après-midi du 2 octobre, une vingtaine de catéchumènes, enrôlés sans trop savoir pourquoi dans quelques sectes protestantes, prononçaient leur abjuration.a.Première leçon de couture au Couvent des Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée- CoNCEPTION DE KaTETE, EN AFRIQUE.SŒUR JOSEPH-DU-SAUVEUR (BÉRENGÈRE CaDIEUX, DE Montréal-Nord) et Sœur Thérèse-Marguerite (Thérèse Gouin, de Montréal). Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avrpl 194\t107 Et voici que se lève l\u2019aurore du 3 octobre.La petite « Fleur du Carmel » peut répandre à profusion sa pluie de roses sur les élus du jour.Dès 6 heures, tous se massent dans la chapelle, à la place qui leur est assignée, chacun s\u2019asseyant sur ses talons et gardant un silence impressionnant.Ils tiennent en main un feuillet indiquant le nom qu\u2019ils désirent recevoir, la date approximative de leur naissance, \u2014 la plupart l\u2019ignorant; ils sont nés en l\u2019an de la grande famine, ou du grand tremblement de terre, etc., - le nom du père, de la mère, et du parrain ou de la marraine.En arrière de chaque groupe se tiennent les parrains ou les marraines.Pour éviter les ennuis relatifs à la parenté spirituelle créée par le parrainage, les hommes n\u2019ont qu\u2019un parrain et les femmes qu\u2019une marraine, et ceux-ci assument quatre, cinq et même dix responsabilités.Vers 6 h.30, l\u2019importante cérémonie commence.C\u2019est d\u2019abord l\u2019interrogatoire collectif, l\u2019exsufflation, l\u2019imposition des mains, puis du sel; ici, plusieurs sourient de contentement en dégustant ce condiment si recherché.Et les rites se poursuivent.Une Sœur se rend dans chaque groupe pour préparer les tampons d\u2019ouate, voir à ce que personne ne s\u2019absente au moment des onctions, etc.L\u2019administration du baptême terminée, une nouvelle cérémonie se déroule: S.Exc.Mgr Louis Durieu, Supérieur général des Pères Blancs, providentiellement à Katete pour sa visite régulière, confère le sacrement de Confirmation aux nouveaux baptisés.Quelques minutes après, notre dévoué Préfet Apostolique, Mgr J.-M.Saint-Denis, célèbre le Saint Sacrifice au cours duquel tous les néophytes ont le bonheur de faire leur première communion.Au moment du banquet eucharistique, S.Exc.Mgr Durieu, mû par une ardeur tout apostolique, quitte son trône et vient aider IVIgr Saint-Denis à distribuer le Pain des Anges.Une première communion donnée par un évêque et un préfet apostolique, voilà certes qui est digne de mention! N\u2019est-ce pas que le bon Dieu les aime bien ses chers enfants de la brousse, pour leur prodiguer tant de délicatesses ?Durant ces assises religieuses auxquelles trois mille personnes environ participèrent, de vibrants cantiques de reconnaissance s\u2019élevèrent jusqu\u2019au ciel à la louange de la Sainte Trinité.Puissent Notre-Dame du Rosaire et sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus conserver en tous ces nouveaux Chrétiens une foi vivante et généreuse comme celle qu\u2019ils ont manifestée durant ces jours! En Afrique, sans mganda (danse nationale) une fête n\u2019est pas complète.C\u2019est pourquoi, après le dîner, une troupe d\u2019environ cinquante danseurs vint exécuter en face de la Maison des Pères ses plus typiques exercices.Mgr Saint-Denis, voulant nous faire participer à la joie générale, envoya ces athlètes recommencer leurs pas rythmiques sur notre terrain.Grâce à cette délicatesse, les broussards virent leur bonheur se prolonger toute l\u2019après-midi.Vers 3 h.30, la cloche appelait de nouveau les élus à l\u2019église pour la consécration à la Reine du ciel, après quoi eut lieu l\u2019imposition du chapelet, pendant que l\u2019assistance chantait pieusement: « Je suis chrétien.» en' citumbuka. ?% LA TROUPE DES DANSEURS DE KATETE EXÉCUTE SES PAS RYTHMIQUES LE JOUR DE LA FÊTE PATRONALE DE LA MISSION Montréal LE PRÉCURSEUR Mars-Avril 1949 109 A 4 h, 30, S.Exc.Mgr IXirieu et Mgr Saint-Detiis nous gratifiaient d\u2019une courte visite.Après avoir exprimé son contentement de se trouver au milieu de nous en cette fête de la Mission, Son Excellence daigna dispenser à notre petite Communauté de précieux avis spirituels et de sages conseils dont la pratique nous aidera sûrement à faire avancer le règne du Christ et de sa Mère Immaculée sur ce sol encore païen.Comme Son Excellence parlait encore, le cri habituel Odi vint l\u2019interrompre, et dans l\u2019encadrement de la porte apparut un garçonnet d\u2019une dizaine d\u2019années brandissant un gigot de gazelle encore tout sanglant.Nullement intimidé par une pareille assistance, le petit Noir dit à haute voix: « A Bambo (les Pères) vous envoient ça! » Glanons maintenant quelques faits amusants.Notre jeune aide, Rozalina, a une manière bien à elle de s\u2019exprimer.L\u2019autre jour, à Sœur Thérèse-Marguerite 1 qui lui demandait de laisser la porte de la cuisine ouverte, la température étant très élevée, elle répondit bien candidement: « Vous pouvez bien avoir chaud, vous avez one million saru (un million de vêtements) sur vous! » En effet, comparé à leur accoutrement souvent réduit à la plus simple expression, notre costume a quelque chose de superflu.Le brave Motori (moteur) était venu deux fois déjà au dispensaire pour se faire extraire ime dent.Tout heureux du soulagement obtenu, il nous arrivait une troisième fois.Ouvrant sa bouche bien grande, il pointa une dent en disant à Sœur Saint-Justinien « A Mayi, je voudrais que vous 1.\tThérèse Gouin, de Montréal.2.\tPauie-Ida Coulombe, de Monument, Québec.> ^ ^\ts' \"\t' LA POULE DES NOIRS A LA SORTIE DE L\u2019ÉGLISE, EN LA FÊTE PATRONALE DE KATETE, EN AFRIQUE.LE 3 OCTOBRE 1948. 110 Montréal LK PRECURSEUR Man'-AvnJ 1949 m\u2019enleviez la moitié de cette dent.» Surprise, l\u2019Infirmière lui demande pour quelle raison.« Parce que l\u2019autre moitié est bonne », dit-il.Le plus amusant, c\u2019est que, ayant enlevé tout juste le morceau carié, notre chère Sœur s\u2019apprêtait à terminer l\u2019opération, quand Motori lui tira sa révérence et s\u2019enfuit, tout fier de conserver sa précieuse moitié de dent ! Avant de clore cette épître, permettez-moi de faire passer sous vos yeux quelques-uns de nos petits Noirs encore païens.C\u2019est Stara (étoile), Losé, Witne.s, Boyraté.Ticky, Hérode, Zabulon, Botoni (bouton), Gareta (Charrette), etc.Parmi nos gentils petits chrétiens, plusieurs portent des noms qui nous sont bien chers: Marie, Anna, Yohane, Magdalena, Alberto, Afredi, Yosefe, Ignacio et d\u2019autres encore.Tous vous font leur plus joyeux sourire et vous disent bien fort- « Wamayi, venez très nombreuses ici, nous vous attendons et nous vous recevrons très bien.» Répondrez-vous à leur appel ?.Il va sans dire que de tout cœur nous appuyons leur requête.Nous recommandons instamment à vos ferventes prières nos pauvres Noirs qui ont tant besoin de secours! Sœur Joseph-du-Sauveur \\ M.I.C.Compte rendu de P Hôpital Chinois de Montréal Année 1948 Baptêmes.Premières communions.Extrêmes-Onctions.Confirmations.Malades hospitalisés .Malades reçus au dispensaire Jours d\u2019hospitalisation .Prescriptions remplies.4,030 22\tPansements\t\t\t1,930 14\tTraitements électriques\t.\t1,800 17\tExamens aux rayons X\t\t134 17\tInjections\t\t3,580 80\tOpérations\t\t\t16 4,384\tDécès\t\t\t16 2,885\tVisites à domicile et dans les hôpi-\t 4,030\ttaux\t\t175 E4 B A l\u2019heure où nous serions tentés de ne voir dans « Notre Père qui est dans les deux » qu\u2019une Providence débonnaire, et dans son Fils éternel qu\u2019un compagnon à notre taille, il nous est indispensable de nous rappeler notre néant.Évoquons le mot de Notre-Seigneur à sainte Catherme de Sienne: « Je suis Celui qui est, tu es celle qui n\u2019est pas.» Cette conviction commandera toute notre prière.Au lieu de nous contenter d\u2019une demande, comme nous le faisons si souvent, nous nous tournerons vers Celui qui est la splendeur de la Vérité, la Puissance infinie et, nous dit saint Jean, l\u2019Amour.Ne croyez pas qu\u2019il soit nécessaire, pour faire cette prière d\u2019adoration, d\u2019être un théologien ou un grand mystique.Vous pouvez tous y parvenir.Il vous suffit de laisser chanter votre âme: de dire à Dieu votre admiration pour le monde créé, votre reconnaissance pour ses bontés.Il vous suffit de lui faire offrande de vos travaux, de vos joies, de vos peines, de ceux que vous aimez et surtout de vous-mêmes.Et si vous ne trouvez pas de formules pour le faire, récitez simplement le Pater, que Notre-Seigneur nous a appris, ou le Magnificat.Plus nous nous ferons petits devant pieu, plus il envahira notre âme de sa force et de sa douceur.Vous savez bien qu\u2019il résiste aux orgueilleux et qu\u2019il accorde tout à ceux qui sont doux et humbles de cœur.Cardinal Suhard, arch, de Paris.1.Bérenpcère Ca DIEUX, de Montxéal-Nord Cckoà divetâ Huit mois dan les prisons communistes du Jéhol Pékin (A.I.F.).\u2014 R-mis en liberté après huit mois passés dans les prisons communistes du Jéhol, est arrivé à Pékin le Frère Li, de la Congrégation enseignante des Frères du Sacré-Cœur.C\u2019est le 28 novembre 1947 que le Frère Li fut arrêté en même temps que cinq Missionnaires belges et deux prêtres chinois.Les Missionnaires furent remis en liberté en janvier 1948 et expulsés de la zone communiste; quant aux deux prêtres chinois, l\u2019un, le P.Pierre Chang, a succombé sous les coups le 8 janvier, et le second est toujours incarcéré.De novembre 1947 à juillet 1948, le Frère là connut successivement les prisons de Meiliyingtze, d\u2019Erthanowantze, de Shantsuitze et de Lingyuan.Il subit sept interrogatoires devant les tribunaux communistes, fut à maintes reprises giïlé ou frappé à coups de bâton; une fois même, il fut, deux heures durant, suspendu à un arbre par les bras liés derrière le dos, supplice qui le laissa plusieurs jours à demi paralysé.Pendant deux mois, le Frère Li eut, nuit et jour, les poignets étroitement liés, d\u2019abord avec des menottes de cuivre, puis avec du fil de fer, qui à la longue pénétra profondément dans les chairs en provoquant des souffrances telles que tout sommeil devint impossible.Deux fois par jour, le prisonnier recevait un peu de soupe; les gardiens le débarrassaient alors de ses menottes pour lui permettre de manger, mais lorsqu\u2019ils les remettaient sur les plaies vives, le malheureux endurait un véritable martyre.Autres tourments: la vermine, dont les prisonniers étaient infestés, et plus encore le froid, car les prisons ne furent jamais chauffées, même au plus dur de l\u2019hiver, et ni vitre ni papier ne fermaient les fenêtres au vent glacial de Mandchourie.A maintes reprises, les communistes tentèrent de faire apostasier le Frère Li: s\u2019il renonçait à sa foi, il serait libre et pourrait rentrer chez lui lesté d\u2019argent.Toujours il refusa, malgré les coups qui pleuvaient sur lui chaque fois qu\u2019il répondait: « Oui, je crois! » Le jour où il fut suspendu par les bras, ses gardiens l\u2019interrogèrent à nouveau : « Alors descends de ton arbre et nous aussi nous croirons en Lui.» Les rouges reprochèrent également au Frère Li son vœu de chasteté: une telle pratique tendait à dépeupler la Chine.Le prisonnier expliqua que les Frères faisaient le sacrifice de ne pas se marier afin de pouvoir se consacrer plus complètement à leur apostolat.D\u2019ailleurs, ajouta-t-il, le fait que des millions de soldats communistes vivent si longtemps séparés de leurs femmes n\u2019est-il pas plus préjudiciable encore à la natalité chinoise ?Pour toute réponse il fut cruellement frappé.En juillet, le Frère Li fut enfin relâché.Par petites étapes, car ses forces étaient faibles, il franchit à pied les 180 kilomètres qui séparent Lingyuan de Chengteh.Mais à peine eut-il atteint la zone gouvernementale qu\u2019il fut arrêté comme suspect d\u2019espionnage, car il avait encore sur lui de l\u2019argent communiste, et on le jeta à nouveau en prison.C\u2019est seulement sur l\u2019intervention du Père Camille Van de Kerckhove, missionnaire belge de l\u2019endroit, qu\u2019il fut remis en liberté et put gagner Pékin.\u2014 {F ides.) La ville de Matsumota consacrée à Marie sur la demande d\u2019un païen Matsumoto {Japon).\u2014 A la demande d\u2019un païen, la charmante ville de Matsu-moto, au cœur des Alpes japonaises, a été consacrée à Marie par le Missionnaire de l\u2019endroit.Cette histoire curieuse vaut la peine d\u2019être contée.Partant à la guerre, un habitant de Matsumoto, directeur du journal local et propriétaire du plus important cinéma de la ville, emporta avec lui une petite statue de Maria Kannon.Kannon, traditionnellement vénérée en Chine et au Japon, est une déesse bouddhique, dont l\u2019image ressemble étrangement à celle de la Vierge Marie. 112 MontrÊal LE PRÉCURSEUR Mare-AviU 1949 Cette ressemblance fut d\u2019ailleurs exploitée par les chrétiens, au temps des persécu lions : ne pouvant conserver chez eux aucun objet religieux chrétien, sans s'exposer aux peines les plus graves, ils imaginèrent de faire graver une croix sur la statue de la déesse Kannon et d\u2019en faire ainsi une statue de la Vierge, à laquelle fut donné le nom de Maria Kannon.C\u2019est une de ces statues que portait avec lui le soldat de Matsumoto, et c\u2019est à sa protection qu\u2019il attribue d\u2019avoir échappé, pendant les années de guerre, aux plus terribles dangers.Rentré chez lui et désireux de témoigner sa reconnaissance à celle qui l\u2019avait si bien gardé, il fit placer la statue en évidence sur la façade de son cinéma et demanda à ses concitoyens que la ville fût consacrée à sa protectrice.Mis au courant de la chose, le R.P.Raymond, O.F.M., missionnaire de Matsumoto, suggéra que la Vierge Marie ne pouvait être vraiment honorée qu\u2019à la manière catholique.Son point de vue fut accepté et c\u2019est ainsi que Maria Kannon est devenue, selon toutes les exigences du Rituel catholique, patronne de la ville de Matsumoto.\u2014 (Fides.) Une missionnaire protestante américaine devient religieuse catholicfue Tokyo (A.I.F.).\u2014 Lorsque Miss Ruth Downing arriva au Japon, il y a quinze ans, comme missionnaire protestante, elle ne songeait sans doute pas qu\u2019elle trouverait un jour, dans un camp de concentration, le chemin de la foi catholique.C\u2019est en effet au contact des Sœurs Mercédaires, internées avec elle, que Miss Downing vit se dissiper ses préjugés contre l\u2019Église de Rome, c\u2019est d\u2019elles qu\u2019elle reçut sa formation catholique.Elle réussit, ensuite, non sans peine, d\u2019ailleurs, à obtenir des autorités japonaises la permission de quitter le camp pendant quelques heures pour recevoir le baptême.Cette conversion a eu son couronnement : le 8 septembre 1948, Miss Downing est devenue Religieuse Mercédaire sous le nom de Mère Marie Mercédès.\u2014 (Fides.) Une première messe au Kenya Nyeri (A.I.F.).\u2014 Il y a vingt-trois ans, un ex-séminariste amena au Séminaire-École, bon gré mal gré, son petit frère de 13 ans, encore païen.A la Sœur qui avait la charge des séminaristes, le petit rebelle déclara qu\u2019il n\u2019aurait pas dormi là, pas même une seule nuit! A tel point qu\u2019on hésite à lui donner une couverture, car il aurait bien pu l\u2019emporter dans sa fuite.Mais il eut sa couverture et, pendant les vingt-trois années que dura son séminaire, il en usa bien d\u2019autres.Malgré l\u2019interruption de ses études, quand, pendant la guerre, les Pères italiens de la Consolata furent mis dans un camp de concentration, notre séminariste persévéra.Benoît Marie Thuo, c\u2019est son nom, vient d\u2019être ordonné prêtre par le nouveau Vicaire Apostolique, Mgr C.Cavallera.Le lendemain, pendant sa première messe, le prêtre donna la première communion à cinquante petits Noirs.Il y a trente ans, quand le Séminaire fut fondé, l\u2019idée de vouloir conduire les Noirs au sacerdoce semblait une folie.Or, Benoît est le dixième prêtre sorti du Séminaire.\u2014 (Fides.) J\u2019admire les voies de la Providence, qui font de ceux qui ne s\u2019occupent que de leurs passions et leurs projets, les exécuteurs des volontés célestes.Elle prépare le succès de ses desseins par les bras mêmes de ceux qui, parmi ses ennemis, se croient les plus forts et les plus sages.Walter Scott. J^oël et le detniet de l\u2019c4n au J^oviciât Samedi 25 décembre C\u2019est Noël, les appréhensions tombent, les craintes s\u2019évanouissent, les plus jeunes surtout sont en possession d\u2019un bonheur insoupçonné.D\u2019abord, à minuit, attirées par le charme du divin Enfant, nous nous rendons à la chapelle où la Victime sacrée, en une triple oblation, redira au Céleste Père: Ecce venio ! Un léger réveillon nous rappelle les joies familiales des Noëls d\u2019autrefois.Dès le matin, après une fervente méditation, le congé lance ses appels réitérés, la cloche a une voix spéciale aujourd\u2019hui: sa voix des grandes fêtes! Le volumineux courrier, qui recèle même les envois de l\u2019Avent, se dégonfle et vos bons souhaits, chers parents, nous comblent de bonheur.On dit qu\u2019au Couvent les cœurs demeurent jeunes; nous en avons une preuve tangible: les mille colifichets semés aux abords du sapin traditionnel dérident les fronts les plus austères.Pendant que les novices de la métropole vont saluer leurs parents au parloir, les autres exécutent avec une ardeur inaccoutumée les vieux Noëls toujours pleins de charmes.Celles dont h' cordes vocales ont une mauvaise réputation semblent même faire des mer veilles! Après les touchantes gâteries de nos bonnes supérieures et offlcières, l\u2019âme ployant sous l\u2019abondance des grâces et des délicatesses divines, nous terminons ce jour heureux par une prière à Marie, la conjurant de chanter en notre nom les strophes enflammées de son Magnificat ! Vendredi 31 décembre Comme le négociant qui revise ses grands livres, nous faisons aujourd\u2019hui le bilan de l\u2019année, l\u2019inventaire de nos pertes et gains spirituels.Le silence favorise ce travail, et sous l\u2019efïort de la réflexion, les pensées profondes s\u2019emparent de nos âmes: une année, parcelle de vie, vaut la peine d\u2019être bien vécue; s\u2019il y a eu déficience, le nouveau cycle qui se prépare nous permettra de reprendre un élan tout neuf.Sur le grand tableau du commerce humano-divin de l\u2019année écoulée, l\u2019herbe un peu séchée de nos œuvres nous apparaît toute baignée de la rosée des grâces divines.Aussi, l\u2019acte de contrition est suivi d\u2019une hymne de profonde reconnaissance et c\u2019est avec un cœur plein de ces sentiments que nous nous agenouillons aux pieds de Jésus-Kostie pour l\u2019heure sainte nocturne.Aux douze coups de minuit, l\u2019émotion est grande et chacune, se faisant l\u2019interprète du genre humain tout entier, adresse au Père Éternel ses souhaits filiaux: « O Père, que pendant cette nouvelle année, votre Nom soit sanctifié, votre Règne arrive, votre Volonté soit faite sur la terre comme au ciel! » ^^Oy\\AAy /Zi'O' XoaaX' h &SÊÊÊÈÊ^ 1.Monique met toujours la leçon de 2.Puis vient la leçon de chant pour prière en tête de son petit programme jour- lequel Trémolo a un talent merveilleux.nalier.3.C\u2019est ensuite l\u2019étude du catéchisme, 4.Elle s\u2019y prépare de son mieux, sous car l\u2019heureuse fillette fera bientôt sa pre- la tendre direction-de sa maman qui l\u2019incite mière communion.\tau sacrifice. m SOES 5.\tOr, voici que la maman de Pierrot (le cousin de Monique) part pour le ciel et laisse le petit orphelin, inconsolable.6.\tMonique, qui multiplie les sacrifices pour Jésus, décide de donner son oiselet chéri à Petit-Pierre, pour le distraire.7.\tLe garçonnet, hélas! ne pense qu\u2019à sa maman et au jour où il la reverra là-haut.Il délaisse donc beaucoup notre Trémolo.8.\tCelui-ci ne rêve qu\u2019à sa chère Monique.Et le jour où il sait qu'elle doit faire sa première communion, il n\u2019y tient plus: 9.\tD\u2019une seule envolée, il se rend à l\u2019église, et, du haut d\u2019une fenêtre, il contemple longuement la fillette en prière.JO.Puis, réunissant en hâte plusieurs de ses amis les oiseaux, il lui prépare tin petit triomphe à sa sortie de l\u2019église. vin petit matt^t au ^apon Voici une page bien touchante du martyrologe japonais concernant le martyre des familles Minami et Taketa, survenu pendant la persécution de 1603: « Quand on attacha à la croix Madeleine, femme de Jean Minami, elle rendit des actions de grâces à Dieu du tourment qu\u2019on lui faisait souffrir.Son petit enfant, Louis, voyant qu\u2019on liait sa mère, vint lui-même se présenter aux bourreaux, pour être attaché à la croix comme elle.Quelqu\u2019un alors lui cria: « Ne craignez-vous point la mort?Vous en voilà bien proche.\u2014 Non, répondit l\u2019enfant, je ne la crains point: je veux mourir avec ma mère.» Alors les bourreaux le saisirent et le lièrent à sa petite croix qui fut placée vis-à-vis de sa bonne mère.Comme on le serrait un peu trop durement, l\u2019enfant jeta un petit cri qui attendrit si fort le président qu\u2019il ne put retenir ses larmes et commanda qu\u2019on desserrât les liens.Ce petit innocent, étant élevé en l\u2019air, avait toujours les yeux arrêtés sur sa mère, et elle, les siens sur son fils.La mère lui disait: « Mon enfant, nous nous en allons au ciel; ayez bon courage; dites toujours: « Jésus, Marie! » L\u2019enfant prononçait les saints noms et la mère les répétait, faisant tous deux un concert de piété qui devait ravir les anges, en même temps qu\u2019il tirait les larmes des yeux de tous les assistants.Lorsqu\u2019ils eurent été quelque temps en cet état, un bourreau leva la lance et la porta dans le côté du petit Louis.Le fer ayant glissé, il manqua son coup.Il ne le manqua pas la se- * conde fois, mais le perça de part en part.C\u2019est ainsi que ce petit agneau fut sacrifié.Le bourreau qui venait d\u2019exécuter le petit Louis s\u2019approcha de la mère avec sa lance dont le fer était encore tout chaud et tout dégouttant du sang de l\u2019innocente victime.Le premier coup ne pénétra pas et dut causer une vive douleur.Madeleine continuait d\u2019invoquer Jésus et Marie.Mais bientôt un second coup la réunit à son fils et à Jean son époux, dont elle avait partagé les épreuves terrestres et la mort par le martjTe, » GENTILS PETITS NIPPONS J.-M.A., Miss.Apost. (Bienlaità de .Àiatie Remerciements à l\u2019immaculée Conception pour guérison obtenue.Mme Ed.Bourassa, Ste-Thérèse.\u2014 Reconnaissance envers Marie, Reine des Cœurs, pour les nombreuses grâces obtenues par son intercession.Pauline X.\u2014 Remerciements à la Sainte Vierge pour faveur reçue.Anonyme.Bagotville.\u2014 Vive gratitude pour le succès d\u2019une opération.Mme H.Fyfe.\u2014 Mes remerciements à la Sainte Vierge pour tous ses bienfaits.Je lui demande sa protection pour mes enfants.Mme H.H.\u2014\u2022 Veuillez publier ma reconnaissance à la Sainte Vierge pour une faveur reçue.Mme A.B., Ste-Anastasie.\u2014 Grand merci à Marie, Reine des Cœurs, pour une grâce reçue.Je sollicite sa sainte protection et le bienfait de la santé pour ma famille.Une abonnée.\u2014 Grande faveur obtenue par l\u2019intercession de Marie, Reine des Cœurs, après promesse de publier.Une abonnée, Joliette.\u2014 Remerciement à notre bonne Mère du ciel.M.Maisonneuve.\u2014 Reconnaissance à la Sainte Vierge pour faveur obtenue.Mlle Jeannine Corriveau, Montréal.\u2014 Vive gratitude pour faveur obtenue.Mme T.Lauzier.\u2014 Je désire m\u2019acquitter d\u2019une promesse en l\u2019honneur de la Sainte Vierge qui m\u2019a fait la grâce de recouvrer un sommeil normal.Mlle E.Gauthier, Trois-Rivières.\u2014 Vive reconnaissance à la Sainte Vierge pour la conversion de mon frère.Anonyme.\u2014 Reconnaissance à notre bonne Mère du ciel pour ma guérison.R.P.Thetford-Mines.\u2014 Grande faveur obtenue après promesse d\u2019un abonnement au « Précurseur ».Mme X., St-Maxime.\u2014 Sincère merci pwur la guérison d\u2019un gros mal de tête.J.D., Montréal.\u2014 Hommage de reconnaissance pour grâce re ue.Mme P.Lebrun.\u2014 Vif remerciement pour faveur obtenue.Mme O.Désorcy, Sorel.\u2014 Je remercie la très Sainte Vierge qui a exaucé mes prières.M.-L.P., Montréal.\u2014 Merci du cœur à la très Sainte Vierge pour une grâce obtenue.Mme A.B.\u2014 Toute ma reconnaissance pour une faveur qui m\u2019a été accordée.Mme A.C., Montréal.\u2014 Remerciement pour faveur reçue.Mme L.G., Pointe-Saint-Charles.\u2014 La Sainte Vierge nous a exaucés, veuillez la remercier en notre nom et la prier de nous continuer sa protection.Mme E.H.St-Gabriel-de-Brandon.\u2014 Veuillez remercier avec moi Notre-Dame du Rosaire pour toutes ses faveurs durant l\u2019année écoulée et solliciter sa protection pour celle qui commence.A.B.\u2014 Je viens remercier la Vierge Immaculée pour deux grandes faveurs obtenues par son intercession.Mme Y.L., St-Hyacinthe.\u2014 Reconnaissance pour faveur obtenue.Mme A.D.\u2014 Je remercie de tout cœur notre céleste Mère pour sa protection durant l\u2019année 1948 et demande une neuvaine pour que 1949 nous soit favorable.C.L., Montréal.\u2014 Remerciements pour faveurs reçues.Mlle B.D., Montréal.\u2014 Grande reconnaissance pour la visible protection accordée à mon fils, lors d\u2019un accident d\u2019automobile.Mme E.L., Willimansett, Mass.RECONNAISSANCES DIVERSES Vive reconnaissance pour faveur obtenue par l\u2019entremise de la très Sainte Vierge et de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus.Une amie de sainte Thérèse.\u2014 Remerciement pour grâce reçue par l\u2019intercession de la Vénérable Marguerite Bourgeoys et de la Bienheureuse Maria Goretti.Mme O.D., Montréal.\u2014 Reconnaissance à la Sainte Vierge, à sainf Joseph et à sainte Anne pour faveurs obtenues.Je demande leur continuelle protection pour notre famille.Une abonnée.\u2014 Remerciement à la très Sainte Vierge et à la bonne sainte Anne pour la guérison de mon mal d\u2019estomac.D.L., Newton-FalLs, N.-Y.\u2014 Vives actions de grâces à sainte Thérèse pour sa protection.Je sollicite la santé pour ma sœur.Mlle A.Bélanger.\u2014 Remerciements à la Sainte Vierge, à sainte Thérèse et à saint Vincent Ferrier pour faveurs obtenues.Une abonnée, Montréal, UNE messe est célébrée chaque semaine dans la chapelle des Sœurs Missionnaires de FImmaculée-Conception aux intentions de leurs abonnés au PRÉCURSEUR et de tous leurs bienfaiteurs vivants. J^ecommandatlonà Je recommande une jeune mère de famille malade afin que Dieu prolonge ses jours; aussi le règlement d\u2019une succession.Mme J.-F.M.\u2014 Veuillez unir vos prières aux miennes pour obtenir ma guérison et autres faveurs ardemment désirées.Une abonnée.\u2014 Prières instantes ix)ur obtenir la résignation dans une grande épreuve.Une mère affligée, Ste-l hérèse.\u2014 Une guérison.Mme J.-D.Deslippe, St-Philippe.\u2014 Intention recommandée.A.T., Montréal.\u2014 Une orpheline malade demande une place dans un hôpital.Une abonnée.C.V.\u2014 Intention particulière pour B.Anonyme.\u2014 Intentions spéciales.Mme E.Fortin, Montréal.\u2014 Succès dans une nouvelle position.Guérison d\u2019une mère de famille.Une abonnée, Québec.\u2014 La réalisation de ma vocation missionnaire et la grâce de la persévérance.G.G., Charlesbourg.\u2014 Je recommande mon fils souffrant de l\u2019estomac; il est père de cinq enfants.Une abonnée.\u2014 Voudriez-vous unir vos prières aux miennes pour ma guérison complète.Mme F.B.\u2014 Ma santé laisse à désirer et je suis obligée de travailler pour gagner ma vie, veuillez prier pour moi.Mme A.Lavallée.\u2014 Je recommande à la Sainte Vierge une affaire importante; la paix dans notre foyer; protection pour une personne âgée et pour une petit garçon.Une abonnée.\u2014 Une position pour mon mari.Mme E.F., Montréal.\u2014 La conversion de mon fils adonné à la boisson et blasphémateur.Une mère découragée.\u2014 Une faveur spéciale vivement désirée.Anonyme.\u2014 Veuillez m\u2019aider à obtenir la grâce que je demande.J.L.\u2014 Une neuvaine, s\u2019il vous plaît, aux intentions d\u2019un grand malade actuellement à l\u2019Hôpital et pour une autre faveur.Une abonnée.\u2014 Une mère veuve demande la guérison de sa fille malade.Une abonnée.\u2014 La guérison de ma fille et de son mari et la grâce de trouver un logement convenable.Mme P.A.\u2014 Daigne la Sainte Vierge protéger mon fils et lui obtenir le succès et la paix dans sa position.Anonyme.\u2014 Je réclame le secours de vos prières pour ma guérison.M.G., Danielson, \u2014 Veuillez insister auprès de la Sainte Vierge pour l\u2019obtention d\u2019une faveur très importante; la paix dans notre famille, la conversion d\u2019un beau-frère.Anonyme.\u2014 Je recommande un enfant difficile à élever et malade; la guérison de sa mère; la santé pour toute ma famille.Anonyme.\u2014 Je sollicite des prières pour ma mère malade et pour moi-même qui suis atteinte d\u2019une maladie du foie.Mme B.G.\u2014 La réussite dans un commerce et ma guérison d\u2019une maladie de cœur.Anonyme.\u2014 Je recommande mon garçon adonné à la boisson et ne pratiquant pas ses devoirs de religion.Mme O.G.\u2014 La grâce d\u2019éviter une opération.Mme J.-F.F.\u2014 Je demande à Notre-Dame du Sacré-Cœur la guérison de mon petit garçon atteint d\u2019épilepsie.Mme L.H.\u2014 Une neuvaine, s\u2019il vous plaît, pour des faveurs spéciales dont dépend le bonheur de ma jeune fille.Mme J.-O.B.\u2014 Voudriez-vous prier Marie, Reine des Cœurs, pour ma guérison que je demande depuis quinze ans.Mme J.-E.P., Québec.\u2014 Une neuvaine à Marie, Reine des Cœurs, pour ma guérison.Une abonnée, Montréal.\u2014 Ma guérison complète.Je souffre de l\u2019estomac.Anonyme.RECOMMANDATIONS DIVERSES Guérison d\u2019un jeune homme atteint d\u2019épilepsie par l\u2019intermédiaire de saint Joseph.D D Ste-Thérèse.\u2014 Ma guérison et la remise d\u2019une somme d\u2019argent qui nous est due, par Ifintcrcession de Marie, Reine des Cœurs, et de sainte Anne.Une abonnée.\u2014Je demande à saint Joseph le règlement de mes affaires qui vont très mal.Une abonnée.La guérison d\u2019un rhumatisme par l\u2019intercession de la Sainte Vierge et de saint Joseph, Mme H.F., Shawbridge.LUMINAIRE DANS LES CHAPELLES des Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception Lampes du sanctuaire.$25.00 10 sous.Un lampion ou un cierge 75 sous pour une neuvaine, $ 2.00 pour un mois.20.00 pour une année. (D'après avis reçus jusqu'au 20 janvier) Mgr Henri Jeannette, P S S , Montréal; M.le curé E.Themen, Côte-Saint-Paul; M.le curé A, Dorval, Verchères; M le curé L Pelletier, St-Bruno, comté du Lac-St-Jean; R.P.Maurice Leçault, CSC, Bengale, frère de notre ^ur Mane-Céciha, R Sœur Thérèse-de-l\u2019Enfant-Jésus, des Sœurs du Précieux-Sang, Montréal; R Sœur Ma-deleme-du-Sauveur, des Sœurs du Perpétuel-Secours, Québec; Mme Napoléon Desma- ____\t_\trais, St-Hyacinthe, mère de notre Sœur r-\"\tSamt-Raymond; Mme Joseph Lavoie, St- ^\t\u2022\tDonat, mère de notre Sœur Saint-Joseph, \u201c ?^\tM Maxime Caron, Tourville, père de notre Sœur Saint-Clément, M.Jules Clément.Montréal, frère de notre Sœur Saint-Pau), Mme A Hétu, Chester, Penn.j ^ ,, ._\tMme Johnny Paradis.Tingwick; Mme John Swançon, M.Gar- neld Mullins, M.Nelson Paquin, Mme Arthur Sauvé, M.Joseph Bérubé, Mme Art.Fleury, Mme J-Azane Lamarche, M Joseph Bélanger, M, Alex Lemay, M.Pierre Journet, Kl K U Delphis Boulais.Mlle Antoinette Allard, M S Lacombe, Mme U.Sigoum, M.J.-A.-A Ayotte.O^Char^rmeau, M Chrys^nthe Julien.M Art.Goyer, Mr E Chapman, Mme N.^11 H/f Alu T-k U\tU.'AII jr oailClIC juitcril, IVX n,! U.Kjvyci, IVil ü V.^lI1 ü\tC CCI O-\ta H 41 CO CO .û 4>\t\tZ \tsis\t0 g \tCO\ti U Cl\tS *s s O\tc 0 \tO:* \"S\t*> c »\tc/3\tU H\t.S O\tO $ \u2022\tCO s\tS \u2022c £ 3 g w Si 'S 2 5 S 9 CT |4 < S Service SPENCER Un dessin est créé spécialement pour vous TOUS GENRES DE CORSETS, CEINTURES CHIRURGICALES, etc.Mme C.-E.PELLETIER Spédallsle en corseterie médicale 75, rue St-Jean, Québec - Tél.t 2-7553 FAVORISEZ NOS ANNONCEURS ET MENTIONNEZ « LE PRÉCURSEUR ï NOUS REALISONS POUR TOUS CEUX QUI ^ CONÇOIVENT EN PUBLICITÉ Vi O COMMERCIALE MQNTRfe»*; QO \"3 O a .20 O H H 9\\ lii M ® ü n ÛiJ 3 ^ O?O C! < Livres Lançais, religieux, canadiens.Articles religieux, articles de classe, articles de fantaisie.Décorations.GRANGER FRERES UbRiLlRc^ Pe.pelieRS.ImpoRteJeuR-s 54NolReD&me.0uesl \u2019MonkéîJ LA.2171 Bureau: Tel.AMherst 9480 A.\tET SES FILS BOULANGERS Pain de haute qualité Nous aeons une cuisson unique 5276, RUE FABRE - MONTRÉAL HUILE INVICTA aïïarsOUSANCTM^ BIAISES POUR ENCENS encens IITUR6I«H!S LIMITEE !^!5«!RIE^EUG|EI/SE Maison établie en 1896 CREVIER&FILS MOBILIER D\u2019ÉGLISES Autels - Confessionnaux - Stalles de Choeur - Cata'alques - Fonts baptismaux - Banquettes \u2022 Piédestaux -Tables de communion - Chaires à prêcher - Vestiaires - Etc.Moulures - Ornements - Chapiteaux 2118, RUE CLARKE, MONTRÉAL ACHETE BIEN QUI ACHÈTE chez 865 EST, Sainte-Catherine MONTRÉAL Saucisses Jambons Bacon NOE BOURASSA, Limitée 3855-3863, RUE RIVARD - MONTRÉAL Marchands de viandes en gros Téléphone : HARBOUR 9141 * 5785 FAVORISEZ NOS ANNONCEURS ET MENTIONNEZ « LE PRÉCURSEUR » ea S O ^ @ tJ s U s U d Z 5 O» r H ü ; < 4) B ^4> ^\tü V»\t+> U V O fS H *> U C/5 U h h 9 -0 U fi O Q H U y: t O Poterie DOMINION Crockery Institutions - Hôtels - Restaurants 1247, ru''* J'f^?*n-Talon Est, Montréal U4 C O s Q oi O (Q S < X ü oc e^i ir.'«C VAISSELLE - HOTELWARE Tel.: TA.3811 FAVORISEZ NOS ANNONCEURS ET MENTIONNEZ « LE PRÉCURSEUR» Tél.i BYwater 2481\t105, rue Principale \tVILLE SAINT-LAURENT ÉDOUARD GOHIER LIMITÉE\t MANUFACTURIERS\t Portes, châssis et escaliers, Bois de Construction de toutes\t sortes.\t MOULIN ET COUR À BOIS\tloliette.Que.\tCafé GOUVERNEUR ULRIC BINETTE\tle choix des connaisseurs &FILS\tLAPORTE-HUDON-HÉBERT Menuiserie\tLIMITÉE Wood Millwork\tDistributeurs \u2022\tÉPICIERS EN GROS \t640 ouest, rue Saint-Paul 8024, AV.DRYDEN-Tél.DU.0313\tMontréal a CL.6364\tFA.3615\tSoir: AT.9258 8684, RUE SAINTE-CLAIRE\tf.-c4lbett Julien Achats et ventes à commission FRUITS ET LÉGUMES /\t THEO.LAMARRE\t & Cie Limitée\t Pein tre -Décora te ur\tSpécialité : Contracteur et Marchand de peinture.\tCHARS COMPLETS Présenté par\t2735, rue Notre-Dame Est Théo.LAMARRE père,\tThéo.LAMARRE tils.Président.\tGérant général.\tMontréal Téléphone: MArquette 2484*\tW, Noël & Fils Quincaillerie ÜUKAND Limitée\t Serrurerie décoratioe\tLAIT ET CRÈME Quincaillerie de bâtiment\tpasteurisés Coutellerie, outils, couleurs et vernis.\t articles de jardinage\tCôte-de-Liesse, St-Laurent 804 OUEST, RUE ST-JACQUES\tTél.: BY water 2818 Montréal\t H H 6|§ ois Z C/) CO I M -
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