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Titre :
Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Éditeurs :
  • Outremont, Montréal :Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception,1920-,
  • Ville de Laval :Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Contenu spécifique :
Juillet - juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1956-07, Collections de BAnQ.

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[" Vol.XIX - 37e Juillet \u2014 Août 1 Montréal \u2014 No 4 fl X#e Wrécurseuir 2900, chemin Sainte-Catherine \u2014 Côte-des-Neiges, Montréal (26) Imprimatur: f Paul-Émile cardinal Léger, Archevêque de Montréal, 6 Octobre 1955 Nihil obsiat, Imprimi potest : Oscar Gravel, ptre, 19 mars 1956 Vol.XIX.37e année\tMontréal, Juillet-Août 1956\tNo 4 Revue bimestrielle, publiée par les Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception.ABONNEMENT: SOMMAIRE Hommage à une pionnière de notre Société.S«ur Alfred-Marie, M.I.C.Par an .$ 100 A vie.20.00 Pour tout changement d\u2019adresse, ne pas oublier d\u2019envoyer l'ancienne et la nouvelle.Bouquet à Notre-Dame.Sœur Marie-Albertine, M.I.C.Les anges n'ont pas d\u2019âge.Sœur Marie-Corinne, M.I.C.Celle qui réfléchit la Lumière du Ciel.Sœur Marie-de-la-Rcdeniption, M.I.C.La chanson de Liou Chou AVANTAGES: Activités de la Légion de Marie à Davao.Sœur Joseph-de-ia-Sainte-Pamille, M.I.C.Les abonnés participent aux prières, travaux et sacrifices de toutes les Religieuses de la Communauté, particulièrement des Missionnaires à l\u2019œuvre dans les cinq parties du monde.De plus, une messe est célébrée chaque semaine pour les abonnés vivants et une autre pour les défunts.Le Soldat Nigaud.Joseph Halsey l-'unR La proverbiale hospitalité cubaine Sœur Joseph-ArsOne, M.I.C.Regards sur Formose.Sœur Elisabeth-de-la-!rinité, M.I.C.Pierrette s\u2019inquiète .Sœur Catherine-dc-Jésus, M.I.C.117 152 154 158 165 167 17 ii 176 180 188 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.Explication de notre page-couverture par Kenneth Tang.164 ommage.'i à une fliimnière de notre Société Le 10 février 1956, s\u2019éteignait à notre Ermitage Marie-du-Saint-Esprit, au Noviciat de Pont-Viau, notre chère Sœur Saint-Jean-François-Régis qu\u2019une légion de Missionnaires de l\u2019Immaculée - Conception regardent comme leur mère dans la vie religieuse.Maîtresse des novices pendant vingt-trois ans, elle fut l\u2019instrument de choix que la Providence plaça entre les mains de Mère Marie-du-Saint-Esprit pour édifier les structures de son jeune Institut.Ce dernier, en effet, ne comptait pas dix années d\u2019existence lorsque Mlle Albertine Graton, de Sainte-Thérèse-de-Blainville, se présenta en qualité d\u2019aspirante au couvent d\u2019Ou tremont vers lequel l\u2019avait orientée le R.P.Joseph Lalande, s.j.Notre vénérée Fondatrice vit au premier coup d\u2019œil quelle vocation d\u2019élite possédait cette jeune fille qui avait hésité entre l\u2019attrait du cloître car-mélitain et un violent appel à l\u2019apostolat en terre païenne.Petite, le teint 147 ï&SlSÏJ Le champ de ' .de* m»Mionna»rea.< 'f?*'*- ^ *\u2022.jT V # \u2022.Ve' ' V ,v i*^ ^ .>\" * *- 4*.\u2022< -i»r .#*\u2018f- ¦jie.ht ¦ ' V; \u2022 V- aæ .;^:-V 'v »V>vv«* ; sombre, le regard gris bleu, droit, pénétrant mais sympathique, la démarche vive et décidée, cette recrue annonçait le sans détour et le sans retour des fortes personnalités missionnaires.De fait, elle était riche des plus beaux dons de l\u2019esprit et du cœur: tact, jugement, intelligence vive apte à saisir un problème sous tous ses angles et à le résoudre avec autant de promptitude que de justesse, courage indomptable, loyauté entière, sens du devoir et du surnaturel, piété solide, zèle de feu.C\u2019est tout cela que Sœur Graton apporta avec elle et mit de toute son âme au service de l\u2019Église et de sa Communauté.A la vérité, le Ciel fit un cadeau magnifique à Mère Marie-du-Saint-Esprit quand il lui envoya cette postulante, le 30 octobre 1911! Sœur Saint-Jean-François-Régis eut le bonheur d\u2019accomplir sa probation sous la direction de notre sainte Fondatrice.Professe en 1914, elle enseigne l\u2019année suivante à l\u2019école de Saint-Bruno, Chambly, dont l\u2019Institut se trouve alors chargé.Elle s\u2019y révèle une éducatrice merveilleuse.En 1916, notre vénérée Mère lui confie la direction du Noviciat qu\u2019elle vient de transférer à Nominingue.Formée elle-même à une haute école, la nouvelle Maîtresse imprimera à l\u2019âme de ses novices les caractéristiques d\u2019une Missionnaire de l\u2019Imma-culée-Conception selon le cœur de leur première Mère; elle travaillera à en faire des femmes fortes sur qui l\u2019Église et la Communauté puissent compter en tout temps, en tous lieux, en toutes circonstances.A Nominingue, guère plus âgée que les novices.Mère Saint-Jean-François-Régis exerce déjà sur elles un véritable ascendant.Toutes la respectent et 149 l\u2019aiment en dépit de son austère direction, car cette Maîtresse comprend sa responsabilité de former à l\u2019obéissance, à l\u2019humilité et au renoncement.On sent que cette vraie Mère n\u2019use du sécateur que pour favoriser l\u2019épanouissement total de la vocation.Par ailleurs elle veut « que l\u2019on serve le Seigneur dans la joie, avec un cœur dilaté ».Aux corvées, en récréation, en excursion, elle se fait elle-même boute-en-train, et les fous rires des novices n\u2019encourent point d\u2019anathème î Dans la poursuite de la perfection même simplicité.Elle n\u2019entend pas que l\u2019on prenne des chemins extraor- ait çjeo par Sœur MARIE-CORINNE M.I.C.A répocjue de la Fête-Dieu, Imelda, Tereza et Ernestina, trois jeunes institutrices africaines qui complètent le corps enseignant de notre école, vinrent en délégation chez Sœur Supérieure* et très sérieusement lui adressèrent cette requête: « Amayi Mulala, nous voudrions faire des anges au reposoir dimanche prochain.» Sur la remarque qu\u2019elles étaient un peu trop grandes, car d\u2019ordinaire on choisit des fillettes pour jouer ce rôle gracieux, elles répliquèrent en toute simplicité et candeur: « Amayi, nous n\u2019avons jamais été choisies et nous serions si heureuses! » Impossible de refuser une telle faveur à ces demoiselles qui se dévouent à l\u2019éducation des broussards des Subs A et B.Pour une fois il y aurait 1 Hollande Lange vin. NYASSA-NORD KATETE nont de grands anges, voilà tout! Trois élèves, Leonyia, Vestina et Magdalena, maintiendraient par ailleurs la tradition des anges de petite taille.Au matin du dimanche, pas une ne manquait le rendez-vous chez l\u2019habilleuse de la Cour céleste, en l\u2019occurrence Amayi Korina! Leonyia, la première à revêtir l\u2019habit angélique, fut, du coup, comme changée en statue du recueillement.Surprise de cette réaction extraordinaire, sans en avoir l\u2019air, j\u2019observai sa mimique tout en continuant de costumer les autres.Aucun signe d\u2019ironie, de taquii d\u2019espièglerie, Leonyia ne feignait recueillement: elle avait pris de sa responsabilité d\u2019ange.ou les (Irène Champagne, de ] \u2022V-7 F A, & 7' !-C I ^ Fête'Dieu à Katete De même, au reposoir, je fus frappée de l\u2019attitude sérieuse et pénétrée du groupe entier.Me retirant à l\u2019écart, je me plaçai de façon à garder l\u2019œil sur mes anges.Avec quelle stupeur et quelle angoisse je vis soudain Ernestina pâlir, ses lèvres se coller à ses dents, ses narines se pincer! Allait-elle mourir?.quel mal l\u2019avait saisie ?Et le phénomène de se prolonger.La procession repartie, un coup de sifflet rappela les anges et ranima celui qui me causait de l\u2019inquiétude: « J\u2019ai pensé mourir, Amayi, me dit Ernestina.Mourir?mais étiez-vous donc malade?\u2014 Non, je n\u2019étais pas malade, mais quand le Saint Sacrement vint à passer devant moi, je me suis crue un ange véritable en présence du bon Dieu, et mon cœur s\u2019est mis à palpiter si fort que j\u2019ai pensé mourir! » Et je ne doutai pas de ses paroles, car j\u2019avais pu lire sur ses traits quelque chose de l\u2019intensité de ses émotions intimes.Chère Ernestina! me dis-je, garde toujours ton cœur pur comme en ce moment, et le ciel est à toi! Notre-Seigneur ne l\u2019a-t-il pas promis par cette béatitude: « Bienheureux les cœurs purs; ils verront Dieu.» Et ce n\u2019est point par vanité, je vous assure, que ces enfants ingénues avaient sollicité la faveur de remplir, au reposoir, la fonction d\u2019ange adorateur.Oh non! loin de là! Leurs costumes n\u2019ont rien de la grâce ni de l\u2019éclat de ceux que j\u2019ai admirés jadis au Canada.Ils sont faits de.dois-je le dire?.allez-vous sourire?.Vous souvient-il d\u2019avoir déjà eu chez vous de ces anciens couvre-lits de soie bleu pâle, rose pâle?Eh bien! deux de ces vétérans ont échoué au Nyassa-Nord.Chaque année, à l\u2019époque de la Fête-Dieu, je les sors de leur boîte, et à force d\u2019épingles de sûreté, les drape en tuniques d\u2019anges.A regarder nos anges en face, ce n\u2019est pas mal du tout; mais quel désenchantement s\u2019ils tournent le dos! Là comme un essaim d\u2019abeilles métalliques, s\u2019agglutinent les épingles.Et alors, je me surprends à dévaliser par la pensée les beaux magasins modernes de chez nous où tant de coupons dorment sur les rayons! Non ce n\u2019est pas par vanité que nos jeunes institutrices ont voulu faire des anges! Leur motif s\u2019inspirait de leur foi naïve, profonde et ardente.Elles exprimèrent leur joie délirante par de multiples « Yewo (merci) Amayi Mulala! Yewo Amayi Korina! » Avec les ans, d\u2019autres jeunes Noires imploreront la faveur de faire des anges.De nouveau je tirerai de nos trésors les soies vieillottes.Mais survivront-elles longtemps?Il faut leur souhaiter une longévité miraculeuse, afin de procurer à nos chères enfants de la brousse l\u2019insigne honneur de se croire, un instant, l\u2019ange adorateur du Très-Haut.157 Celle qui réfléchit la La salutaire influence des Confréfries du Rosaire au Nippon L\u2019année 1603 marqua l\u2019arrivée des missionnaires dominicains qui s\u2019établirent dans la principauté de Satsuma.Aussitôt ils ouvrirent à leur résidence un petit oratoire dont le plus bel ornement fut une image de Notre-Dame du Rosaire fort appréciée des néophytes et des catéchumènes.Tout d'abord le seigneur de Shi-mazu, dalmio de Satsuma, favorisa leur apostolat; mais à l\u2019instigation des bonzes il les bannit à Kashiti et finalement, en 1608, leur intima l\u2019ordre d\u2019avoir à quitter ses états.Ils se réfugièrent à Nagasaki où ils érigèrent une confrérie du Rosaire qui devint si populaire qu\u2019il ne se trouva plus de chrétien sans chapelet, soit au cou, soit sur sa personne.Partout où surgit cette société, elle pénétra en profondeur la vie des fidèles.Son œuvre primordiale de miséricorde semble avoir été le soutien des chrétiens chancelants.Les membres eux-mêmes donnèrent un splendide exemple de fidélité jusqu\u2019à la mort comme on peut le constater par ce fait que des cent soixante-sept Nippons laïques martyrs déclarés bienheureux par l\u2019Eglise, une soixantaine étaient membres de la confrérie du Rosaire alors que dix-huit Lumière du ciel par Sœur MARIE-DE-LA-REDEMPTION.M.I.C.(suite) autres appartenaient au Tiers Ordre dominicain.Que ces martyrs n\u2019aient point été abandonnés mais qu\u2019ils aient été plutôt soutenus dans leur épreuve est confirmé par le déploiement qui entoura le bûcher où périrent à Nagasaki, le 18 novembre 1619, quatre membres du Rosaire en même temps que le bienheureux (Basilisse Maillet, de West Bathurst.) Léonard Kimura, s.j., Frère coadjuteur.Parmi les 20,000 spectateurs de leur glorieux martyre, on vit nombre de membres de la confrérie récitant le chapelet.Une foule d\u2019autres, montés dans des embarcations, chantaient au large des cantiques capables de donner aux témoins de la foi un avant-goût des mélodies du ciel.Les congrégations mariales La première congrégation mariale fut au Nippon sous la direction de mission-établie à Rome par un jésuite en 1563.naires de la Compagnie de Jésus, et cela Des groupements de ce genre se formèrent bien avant l\u2019année 1592.Ces organisations manquant d\u2019uniformité, cette même année 1592, quand le R, P.Valignani retourna à sa Mission, il avait ordre de son Supérieur général de réorganiser toutes les congrégations sur le modèle de celle de Rome.Vers 1614, c\u2019était chose faite dans presque toutes les Missions nippones des jésuites.Vraiment, il semble que sans l\u2019aide des congréganistes de la Sainte Vierge, il eût été impossible aux missionnaires d\u2019alors de faire face aux très nombreuses conversions.Les activités confiées à ces laïques comprenaient l\u2019enseignement catéchistique, la visite des malades, l\u2019assistance des mourants en l\u2019absence du prêtre, le soin des funérailles, la reconquête des apostats.Les conditions d\u2019admission dans ces congrégations impliquaient un haut idéal de vie chrétienne, de sorte que la conduite héroïque de cette élite inspira à certains catholiques négligents la pensée de s\u2019amender afin de pouvoir eux aussi s\u2019enrôler.Avant l\u2019admission, tous les aspirants devaient faire une retraite de six jours.Une fois congréganistes, ils continuaient à recevoir un entraînement spirituel intense.Mais de La blanche Mère leyasu (1603 ), le premier et le plus puissant des shogouns Tokugawa, prit des mesures drastiques pour évincer les prêtres catholiques du pays et procéda ensuite avec méthode à l\u2019extirpation de tout vestige du christianisme.Il savait si bien l\u2019âme des fidèles imprégnée de la dévotion à Marie qu\u2019il donna de minutieuses instructions concernant la saisie des chapelets, des médailles et des statues de la Sainte Vierge.Un arrêt de mort fut porté contre les catholiques; cependant le simple fait de posséder un objet de piété mariale constituait aussi un crime méritant la peine capitale.Le tenace leyasu décréta en fin de compte que tous les puis plusieurs années déjà les nuages de la persécution s\u2019étaient lentement amoncelés.En 1614, ils éclatèrent avec furie à l\u2019horizon chrétien, leyasu publiait le décret fatal ordonnant à tous les chrétiens de retourner au bouddhisme de leurs ancêtres.Pendant les décades qui Suivirent, des milliers de Nippons devaient sceller de leur sang leur fidélité au Christ et à Notre-Dame.Dès 1613, on avait lancé en prévision des congrégations pour le martyre dans lesquelles les membres se préparaient à la victoire finale par une vie de prières et de mortifications.Le total des chrétiens héroïques enrôlés atteignit très vite 3,300.Leur tâche la plus importante consistait à renforcir et à relever la foi des fidèles.Non seulement remplirent-ils ce premier devoir, mais ils noyautèrent beaucoup de nouveaux convertis.Us s\u2019employaient encore à encourager leurs frères condamnés au supplice.Ainsi, quand sept chrétiens furent mis à mort, le 7 octobre 1613, une masse de 25,000 à 30,000 congréganistes se rassembla de partout pour secourir les victimes par la prière et le chant de cantiques, de Miséricorde sujets du Soleil Levant devaient présenter, à des périodes déterminées, un certificat d\u2019adeptes du bouddhisme.Réduits à se retrancher sous terre ou forcés de feindre les pratiques bouddhiques, les chrétiens harassés se mirent à honorer en la statue de Kwannon, déesse de la miséricorde, une figure de Notre-Dame.Dans les bras de Kwannon ils placèrent un enfant; à ses côtés une colombe (symbole du Saint-Esprit) et une burette de vin évocatrice de la sainte messe.Lorsqu\u2019interrogés par leurs persécuteurs sur cette reproduction singulière de la mère miséricordieuse, les catholiques expliquaient que l\u2019enfant se trouvait là 160 parce que cette Mère de la Merci était la patronne des enfants; la colombe, parce qu\u2019elle raffolait des oiseaux; la coupe de saké, parce qu\u2019elle étanchait la soif de ses dévots.Même aux temps les plus sombres et les plus désespérés, les fidèles aimaient s\u2019assembler devant cette figure nipponisée de la Vierge dont ils imploraient la maternelle protection.Bon nombre de ces statues et de ces images, cachées au nando ou endroit le plus secret de la maison nippone, ont échappé à la destruction.En 1916, on découvrit dans le voisinage de Fukui un magnifique tableau de Notre-Dame, œuvre d\u2019un artiste du dix-septième siècle.Cette peinture avait été dissimulée derrière un bouddha trônant sur l\u2019autel domestique.On présume que les ancêtres de cette famille avaient dû être chrétiens et qu\u2019ils avaient imaginé ce camouflage pour sauver l\u2019effigie de leur céleste Mère.La fidélité des Nippons au culte de la Mère de Dieu, à travers les siècles de tourmente, ressort avec évidence de cette autre découverte: en 1930, à Miyama, près d\u2019Osaka, M.Harada Tat-sujiro, occupé à réparer le toit de paille de sa maison, remarqua sur le rebord un tube de bambou moisi qui faisait saillie.Des châtaignes desséchées en obstruaient les bouts.A l\u2019examen il se révéla que le tube renfermait un rouleau de papier jauni par les âges: ce n\u2019était pas autre chose qu\u2019une exquise reproduction de Notre-Dame du Rosaire! Sans doute avait-elle été ainsi soustraite par les aïeux de M.Tatsujiro aux perquisitions impitoyables et répétées des envoyés du shogoun.Ces chrétiens avaient voulu qu\u2019en dépit de la défense formelle prohibant les images de Marie, leur Mère bien-aimée eût quand même place sous leur toit! Le 25 mai 1935, la cité de Sendaï commémorait le tricentenaire de la mort du daïmio Date Masamune qui accueillit dans le nord du Nippon les premiers hérauts de l\u2019Évangile, un groupe de franciscains sous la conduite du bienheureux Ludovico Sotelo.A cette occasion, le R.P.Huber fut invité à parler de cette période de l\u2019histoire.Sa conférence terminée, un étudiant de l\u2019Université l\u2019aborda, le priant de passer chez lui où il disait avoir une communication importante à faire touchant le sujet traité.Le Père Huber acquiesça volontiers.Après l\u2019échange des salutations d\u2019usage, son hôte retira d\u2019une alcôve secrète une délicate statue de Notre-Dame portant ces mots à la base: Sub luum præsidium.« Vous êtes des plus privilégiés de posséder un objet si rare, remarqua le missionnaire.Mais puis-je vous demander si vous connaissez quelque chose de son histoire ?» Le jeune homme ne savait en effet que très peu de chose.Il se rappelait qu'adolescent et orphelin de père, son grand-père l\u2019avait conduit une fois dans un coin retiré de la maison et là lui avait montré une statue laquelle, assurait le vieillard, était un précieux héritage.Depuis des générations on le tenait secret: un seul fils de la famille devait en être instruit.L\u2019aïeul n\u2019avait pu dire au juste ce que représentait cette statue, mais il était sûr quelle se rattachait à quelque bon esprit, car son application l\u2019avait déjà guéri d\u2019une maladie fatale.L\u2019étudiant ajouta que lui-même avait ressenti la Marie Reine La plus féroce persécution que consigne l\u2019histoire du Nippon atteignit son apogée sous lemitsu, le troisième des shogouns Tokugawa.Des milliers de chrétiens furent décapités, crucifiés, livrés aux flammes ou suspendus tête en bas jusqu\u2019au dernier souffle.Vers 1640, les édits avaient été si impitoyablement observés qu\u2019il ne demeurait plus aucun missionnaire au pays pour prendre soin du troupeau dispersé et pourchassé.Une politique inflexible interdisait aux étrangers \u2014 sauf à une poignée de Chinois et de Hollandais \u2014 d\u2019avoir des contacts avec le peuple.puissance bienfaisante de Santa Maria Sama.A l\u2019âge de douze ans, gravement malade et décompté, son grand-père l\u2019avait revêtu de ses habits de fête et porté, à l\u2019insu du reste de la famille, en pèlerinage à l\u2019alcôve qui recélait la statue.Agenouillé devant celle-ci, le Nippon païen avait prié en ces termes: « Sainte Marie du præsidium, nous avons toujours recours à vous dans nos afflictions.A-baissez un regard sur ce garçon, le seul espoir de notre clan.L\u2019avenir de la famille dépend de sa vie.Si la mort doit visiter cette maison, laissez-moi être celui qu\u2019elle emportera.» Immédiatement après, l\u2019adolescent s\u2019était endormi d\u2019un sommeil réparateur.Au matin il s\u2019éveillait guéri.Par ailleurs, cette nuit-là même, l\u2019aïeul avait été foudroyé.Le jeune homme avait tenu secrète l\u2019existence de la statue jusqu\u2019à cette conférence du Père Huber où il s\u2019était senti poussé à la lui révéler avec l\u2019espoir de connaître l\u2019identité de la Dame du præsidium.Point n\u2019est besoin d\u2019épiloguer longtemps sur ce fait: le prêtre ému répondit avec éloquence, et tous deux rendirent grâce à Maria Sama qui ramenait un fils nippon à la foi de ses ancêtres.des Martyrs Durant ces années, les missionnaires catholiques tentèrent plusieurs fois d\u2019entrer au Nippon clandestinement.C\u2019est ainsi qu\u2019en 1643 cinq jésuites qui avaient réussi à y mettre le pied furent saisis et exécutés après d\u2019épouvantables tortures.L\u2019année suivante, cinq de leurs confrères, ayant renouvelé la tentative, subirent le même sort.Pour plus de deux siècles, sans prêtres, sans autels, les héroïques chrétiens persécutés allaient seuls empêcher la foi de s\u2019éteindre en leur patrie.Ils se réfugièrent principalement dans les montagnes de 162 ¦wm - \u201ci Kyushu et aux Iles Goto.Les survivants de la persécution transmirent en secret à leurs descendants les points fondamentaux du dogme catholique.Ils administrèrent le baptême, enseignèrent les prières et les dix commandements.Parmi les stratagèmes inventés par ces chrétiens de l\u2019Église nippone des catacombes, il faut mentionner celui des lanternes mariales.Les aubergistes de cette époque avaient coutume de suspendre une lanterne à leur porte.Les voyageurs non instruits du signe conventionnel ne discernaient aucune différence insolite entre les gaies lanternes multicolores des auberges rivales.Seul un catholique renseigné pouvait reconnaître l\u2019hôtellerie catholique à sa lanterne bleue dont la base affectait la forme d\u2019une croix et qui portait de façon très discrète, en d\u2019innocentes arabesques, ces mots: Ave Maria.Le passant voulait-il dévoiler sa qualité de chrétien?Il n\u2019avait qu\u2019à pointer du doigt la lanterne et murmurer Ave Maria.Le propriétaire savait alors qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un membre de la Société secrète de la Foi.Ensemble et à voix basse, l\u2019aubergiste et le voyageur récitaient un Ave puis échangeaient leurs nouvelles des frères catho liques.Notre-Dame veilla d'une façon très maternelle sur les débris d\u2019une Église jadis florissante.En 1844, après des démarches et des essais infructueux, la Mission nippone vint à être confiée à la Société des Missions-Étrangères de Paris.Les prêtres de cette noble famille missionnaire ont toujours professé un filial atta chement à Marie, Reine des Missions, Reine des Apôtres, Reine des Martyrs.Un témoignage non équivoque de leur constante dévotion se ,relève dans ces lignes de Mgr François Fallu, leur- saint fondateur: « Je suis convaincu que Marie 163 a été la principale instigatrice de notre chère Mission et qu\u2019elle désire en assumer complètement la direction et la conduite.Nous sommes les officiers de son armée.Nos cœurs sont remplis du désir de la servir à tout prix.Peu nous importe de souffrir pourvu que, sous le commandement de notre céleste généralissime, nous contribuions au salut de ces âmes si démunies.» Pouvons-nous vraiment nous surprendre de rencontrer parmi les premiers apôtres catholiques du Nippon moderne des membres de cette même Société des Missions-Étrangères de Paris?Avant même que son premier envoyé fût débarqué aux Iles Ryukyu, une belle page s\u2019était ajoutée déjà à l\u2019histoire de la dévotion mariale au Nippon.Le bateau qui amenait le Père de Forcade jeta l\u2019ancre à Okinawa, le 28 avril 1844.Tandis que le Français attendait son permis de descendre, il consacra au Cœur Immaculé de Marie le territoire qu\u2019il allait évangéliser.Cet acte de consécration fut solennellement ratifié dès 1844.(à suivre) Kenneth explique notre page-couverture Chère Sœur du Canada, Sœur Supérieure m\u2019a dit que vous aviez aimé notre photo, nous les quatre petits frères ensemble et que vous vouliez savoir nos noms.Je suis le plus grand, je m\u2019appelle Kenneth et j\u2019ai dix ans.Je suis en cinquième année primaire.Mon frère Robert a huit ans et est en quatrième.Mes deux autres frères qui sont là se nomment Charles et Eugène; ils sont jumeaux et ont six ans.Nous allons à l\u2019école Tak Sun, de Kowloon, parce que maman aime bien cette école.Une Sœur a pris notre photo après la distribution des prix.Moi, j\u2019avais eu le prix de chant; Robert avait eu le prix de piano parce qu\u2019il était arrivé le premier de son grade: il a même été appelé à jouer à la radio par le Dr Morrison, l\u2019examinateur de Ijondres; mes deux frères jumeaux avaient leur diplôme Kindergarten.Un autre petit frère, Patrick, vient maintenant à l\u2019Ecole Tak Sun avec nous.S\u2019il a un prix à la fin de l\u2019année et nous aussi, nous ferons prendre notre photo les cinq ensemble pour vous l\u2019envoyer.Nous nous appelons Tang parce que notre papa est un Monsieur Tang.164\tKenneth 7 y$m La chanson Liou Chou Le rossignol qui chante au hanian, La pie à la cime du pin, jasant, La perdrix aux creux des gorges [profondes, Voilà mes biens, mes richesses au [monde! ÜH MHMÊ Le lis des montagnes qui croît, timide, L\u2019orchidée au tronc noir de l\u2019arbre humide, Le lotus pensif sur son radeau vert, Voilà mes .trésors, mes biens les plus chers! Le jade changeant des carrés de riz, Le rose blond du sarrazin Henri, Dix mille fois mon regard les moissonne Par droits qu\u2019aucun écrit ne sanctionne.Mes biens à moi ne paient qu\u2019en seuls plaisirs, Plaisirs d\u2019un jour, brefs comme des soupirs.Ces trésors, néanmoins, je les partage Joyeusement avec tous au passage! d\u2019après « Maryknoll » traduit de l\u2019anglais Le paysan chinois Liou Chou {Oncle Six) chantait ainsi son art d\u2019être heureux.Chante-t-il toujours sur ce ton depuis que Mao l\u2019a libéré de sa liberté?166 DAVAO, ILES PHILIPPINES Activités de la Lésion de Marie par Sœur JOSEPH-DE-LÀ-SAINTE-FAMILLE \\ M.LC.Une légionnaire protestante Les præsidia juniors ont leurs spécialités.Une légionnaire s\u2019écrie un jour, en entrant dans la salle de réunion: « Ma Sœur, j\u2019ai recruté un nouveau membre.une protestante! » J\u2019allais poser une question, mais la session commençait.La recrue, une jeune diplômée de Davao City High, écoutait, intéressée.Je griffonnai quelques mots à la présidente: pouvions-nous admettre cette personne?Elle me répondit affirmativement, me priant d\u2019enquêter sur sa religion.Je devais bientôt découvrir que Gloria, comme tant d\u2019autres, avait été baptisée à l\u2019Église catholique, mais qu\u2019elle demeurait dans un milieu protestant, y comptait ses meilleurs amis dont elle avait adopté les pratiques religieuses.Aucune participation aux sacrements depuis sa première communion qui datait de huit années.Il fallait vite ramener au troupeau la brebis égarée.Généreuse et loyale, la jeune fille se rendit sans hésiter aux appels de la grâce et reconnut ses erreurs.Après un mois de préparation, elle put faire sa seconde communion.Ce matin-là, les légionnaires partagèrent sa joie débordarite, mille fois heureuses d\u2019avoir aidé leur sœur à rentrer au bercail.Au cours de ses années d\u2019errance, la jeune collégienne n\u2019avait pas omis un seul jour de prier la Sainte Vierge; elle n\u2019avait jamais consenti à l'exclure de sa vie malgré une forte pression antimariale.Cette bonne Mère récompensa sa fidélité en l\u2019enrôlant dans sa Légion.Gloria consacre maintenant à l\u2019apostolat ce zèle d\u2019en-trâîneuse qui l\u2019a distinguée en d\u2019autres sphères.Elle s\u2019emploie à ramener ses huit frères et sœurs, toute sa famille et beaucoup d\u2019autres à Celui qui est la Voie, la Vérité et la Vie.« Pas le temps d\u2019aller à la messe » ! « Père, ne pourrions-nous pas ou- légionnaire.Et le Père qui ne man vrir un præsidium pour jeunes gens ?» que jamais une occasion de propager propose au meeting une dynamique le mouvement, de répondre: « Cer- 1 Jeannet te Delisle, de Worcester, Mass.167 tainement.dès qu\u2019il nous sera possible d\u2019en grouper quelques-uns.» Les légionnaires prirent la tâche à cœur, et à la réunion suivante, une vingtaine d\u2019adolescents se présentaient: de bons garçons, pour la plupart, excepté \u2014 à ce que dit la vieille histoire \u2014 qu\u2019ils n\u2019avaient pas le temps d\u2019aller à la messe le dimanche! Que fit d\u2019eux la Légion en moins de huit mois ?D\u2019abord, des membres assidus aux assemblées; puis, petit à petit, de fidèles observateurs du précepte dominical, des jeunes gens capables en société de couper court à des propos obscènes, des apôtres qui s\u2019emploient à leur tour à promouvoir, dans leur milieu, la pratique intégrale de la religion.Dix-huit dans la jeep ! Chaque samedi, une jeep stoppe au couvent et cueille l\u2019une des Sœurs pour la visite catéchistique aux différents barrios.Déjà des légionnaires occupent la voiture.Le chauffeur et sa femme, M.et Mme Jalondini, patronnent le voyage.La présence d\u2019une Madré n\u2019ajoute pas peu à l\u2019enthousiasme de ces braves gens, aussi les Sœurs ne manquent-elles jamais une expédition.Nous partons huit dans la jeep, ce qui paraît normal à tous en ce pays où l\u2019on aime la compagnie.Après avoir filé quelque temps à travers la campagne, nous atteignons Maa, la première chapelle-école.Notre arrivée fait sensation.On sonne une -v- '\u2019*ms#mi ¦'rYfyfi.' : k'ta^iS EWV- cloche, et de toutes les cases des environs les enfants accourent.Des marmots échappés à la surveillance maternelle se faufilent parmi les grands; ils ne portent pour tout costume qu\u2019un.big smile! Nous laissons ici deux catéchistes pour la classe du samedi et repartons.Des arrêts in-cidentels sont parfois requis pour ne pas écraser les petits gorets qui maraudent sur la route.Même scène au second barrio.Et la jeep continue.Une nouvelle chapelle-école apparaît, en tout semblable à l\u2019autre: un toit sur quatre poutres, un autel et quelques bancs des plus rudimentaires.Voilà le palais où le Roi des rois rencontre chaque mois ses enfants des barrios.Quand vient la fiesta, chacun apporte une statue, héritage de famille, ou des images pieuses, et tous se réjouissent en la pauvre chapelle alors peuplée de saints et fleurie comme jardin! San Miguel, bien que sis sur la route principale, garde les traits du village primitif.Là nous trouvons, dans une famille de sept enfants, un bébé de vingt jours non encore baptisé.Mme Jalondini se charge de les conduire à l\u2019église pour la cérémonie.L\u2019aînée, une gentille et souriante fillette de treize ans, nous dit avoir fait sa première communion il y a sept ans, mais ne s\u2019être pas confessée depuis.Cette pauvre enfant fréquente pourtant l\u2019école la plus moderne de Davao.Elle gagne elle-même ses frais de scolarité en travaillant à un cock-pit, lieu de divertissements publics et de jeux de hasard où des milliers de pesos disparaissent dans les combats de coqs.Il faut tirer l\u2019intelligente Sally de cette situation.Nous lui proposons de la préparer à une seconde communion, ce qu\u2019elle accepte sur-le- champ, car la bonne volonté ne manque pas.Elle réapprendra ses prières, son acte de contrition et tout ce qui est requis pour vivre en chrétienne.D\u2019un barrio à l\u2019autre, la journée s\u2019enfuit.Refaisant maintenant à rebours le chemin parcouru, nous reprenons au passage les légionnaires dispersées.Celles de la première station ont eu le temps de préparer aux sacrements une dizaine d\u2019enfants qui veulent justement profiter de notre voiture pour aller se confesser à l\u2019église.Les refuser nous chagrine fort, mais comment pourrions-nous tenir dix-huit dans la jeep?.Finalement, pour ne priver personne de la confession, nous nous pressons et compressons comme des harengs saurs! Et la marmaille entre par les fenêtres, car personne ne peut remuer.Enfin, tous sont plus ou moins dans la voiture et le chauffeur qui pèse 204 livres, réussit à s\u2019installer au volant.Comme les langues restent libres, on lès emploie pendant le trajet à une substantielle préparation prochaine à la confession, de sorte que rendus à l\u2019église nos passagers nous assurent connaître déjà leurs péchés.Le débarquement en face de St.Peter\u2019s Church est peu banal.Six descendent du siège de devant et douze dégringolent de celui d\u2019arrière, les membres engourdis mais le cœur joyeux.Résultat: deux bancs de l\u2019église se remplissent de pénitents qui se disposent les uns à leur première confession, les autres (dont notre espiègle Sally) à la seconde après plusieurs années loin du bon Dieu.De telles randonnées d\u2019apostolat sont des faits journaliers dans la vie des heureuses missionnaires de Davao City.170 i w«;j \u2019-Ml» ]Èb\\\\hb\\ v ÿ §&&»*> .f ^ ^:-v' >^gi »i \u2019\u2019\u2022¦f-I i' v* j Jjfcgut Les jeunes légionnaires de Davao en journée d\u2019étude à la Maison Notre-Dame-du-Bon-Conseil HONG KONG Le soldat NIGAUD par JOSEPH HALSEY FUNG C\u2019était en décembre 1937, alors que se déroulaient en notre pays les douloureux événements de la guerre sino-japonaise.Noël approchait.L\u2019armée ennemie, forte d\u2019effectifs considérablement supérieurs aux nôtres, s\u2019apprêtait à déclencher une violente offensive contre la forteresse de Hanchow où se retranchaient nos troupes.J\u2019accompa- gnais alors l\u2019infanterie à titre de collaborateur d\u2019une agence de nouvelles militaires et de correspondant spécial d\u2019un hebdomadaire chinois.Rien de plus misérable, en ces jours tragiques, que nos pauvres soldats! Us allaient au front dans un état pitoyable, mal nourris, mal vêtus, mal armés.La diète quotidienne leur fournissait à peine une demi-ration.Par Vlil, .j suite des difficultés de communication, ils n\u2019avaient pas encore reçu leur ravitaillement en vêtements d\u2019hiver, à cette date où le froid humide de la région de Shanghaï pénètre, intolérable.Du reste, leurs habits de couleur et de coupe différentes ne méritaient guère le nom d\u2019uniforme militaire.Et quel équipement sommaire! La plupart manœuvraient de vieilles carabines rouillées et souvent manquaient de balles! Quelques-uns é-taient munis d\u2019une couple de grenades, sans armes additionnelles.C\u2019est en ces piètres conditions qu\u2019ils devaient défendre la patrie, soutenir des attaques et des poursuites incessantes.Armée toujours battue et toujours en retraite! « Prions le Ciel de nous favoriser.me dit l\u2019un des soldats, consigné pour se porter au combat deux heures plus tard.\u2014 Que veux-tu dire par Ciel?demandai-je.Je parle de Dieu.expliqua-t-il.Car je suis sûr qu\u2019il y a un Dieu, là-haut, par delà le firmament.Comment le sais-tu ?Bien voici.J\u2019ai déjà pris part à plusieurs engagements, et l\u2019expérience m\u2019a appris qu\u2019un Dieu souverain et puissant règne au-dessus de nous et préside à toute notre vie.C\u2019est Lui qui juge et décide de tout.Si un homme doit mourir aujourd\u2019hui, il mourra, même si les projectiles ennemis ne l\u2019atteignent pas.Si, au contraire, il doit vivre encore, les balles le respecteront.Tout cela arrive par la volonté de Dieu.Il est vrai que je ne sais rien de Lui.pourtant, je crois fermement en l\u2019existence de ce Dieu vrai et juste qui rétribue les bons et punit les méchants.\u2014 Quelle religion professes-tu ?Aucune.Mais je comprends ceci : Dieu est toujours là, au-dessus des hommes, qu\u2019ils soient croyants ou non, religieux ou non.Il est le Maître.Ce qui le concerne dépasse mon savoir et je ne saurais l\u2019expliquer; mais j\u2019ai pleine confiance en sa protection.Voilà pourquoi, sans doute, je demeure l\u2019un des rares survivants de mon régiment et n\u2019ai reçu encore aucune blessure.» Cette conversation n\u2019éveilla chez moi qu\u2019un vague sentiment de pitié jK>ur ce soldat paysan qui plaçait stupidement sa foi et sa confiance en un {personnage inconnu.Je le regardai tout simplement comme un nigaud, un pauvre homme sans éducation et sans lettres.Le siège de la ville fut acharné, et malgré la vigoureuse résistance de nos défenseurs, l\u2019ennemi s\u2019empara de Hanchow la veille de Noël.Quand on fit le relevé des morts et des blessés, mon Soldat Nigaud manquait à l\u2019appel.On le crut prisonnier des Japonais.En fait, il leur avait échappé, mais de très près, grâce à une circonstance que j\u2019appelle aujourd\u2019hui providentielle.Je le rencontrai de nouveau sept mois plus tard à plus de mille milles de là.Il s'était signalé par des actes de bravoure, et de promotion en promotion était devenu colonel.Il me déclara n\u2019avoir rien appris de nouveau touchant sa croyance, mais toujours il conservait les mêmes sentiments vis-à-vis du ciel.Il demeura donc pour moi le Soldai Nigaud, car en dépit de sa valeur militaire, il se couvrait à mes yeux d\u2019un ridicule étrange: croire et se confier obstinément en une puissance mystérieuse et inconnue me semblait pure chimère.174 t » Dix ans plus tard, en des jours de souffrances poignantes, je dus fuir devant l\u2019envahissement de la Marée Rouge.Les communistes tuèrent froidement mon frère, sans raison plausible.Ils me dépouillèrent de tous mes biens, me plongeant ainsi que ma famille dans une misère extrême.Alors seulement, je compris le langage du Soldai Nigaud.En proie à des angoisses indicibles, je levai à mon tour les yeux vers le Ciel, et du fond de mon être monta un premier acte de foi, un premier recours confiant à ce Maître inconnu qu\u2019une secrète intuition me révélait bon, juste et sauveur.La grâce continua son œuvre en douceur.Ma fille aînée, Loretta, se fit d\u2019abord catholique; peu après, la famille entière entrait au Bercail.Un groupe de missionnaires et d\u2019amis dévoués contribuèrent à ma conversion, notamment les RR.PP.De Angelis et Alleta, la R.Sœur Sainte-Denise ', missionnaire de l\u2019Immaculée-Conception et directrice de l\u2019école 1 Odile Malbeut, de Sudbury, Ont.Tak Sun que fréquentent trois de mes enfants.Je citerai aussi M.Lopes, un dirigeant de la Légion de Marie.Ma femme Mary Helen et moi, ainsi que nos neuf enfants, avons trouvé le vrai bonheur dans la religion catholique.Nous vivons depuis comme dans un monde entièrement renouvelé où rayonnent à nos yeux la puissance et la bonté de Dieu, et notre vie familiale coule de jour en jour plus heureuse dans la pratique de notre religion.Mon premier devoir de gratitude est de frayer maintenant la voie à beaucoup d\u2019autres qui ne connaissent pas encore le vrai Dieu, tout en croyant au ciel de toute leur âme comme le brave soldat rencontré il y a dix-sept ans, dans le feu des batailles.A son insu, il me communiqua une mystérieuse inquiétude dont j\u2019essayai en vain de me défendre et qui fut le principe de ma conversion.Puissé-je à mon tour amener un bon nombre de mes compatriotes jusqu\u2019aux voies lumineuses de la Foi Catholique!\t(traduit de l\u2019anglais) La belle famille Fung La proverbiale MERCEDES Quel voyageur traversant les immenses plaines de l\u2019Ile n\u2019a pas accepté avec\t1 reconnaissance la tasse de café ou le verre d\u2019eau fraîche que lui offre si gracieusement le paysan ?Qui n\u2019a pas été charmé de l\u2019invitation à faire halte sous un toit de paille après une longue marche en plein soleil tropical ?\tP Beaucoup d\u2019étrangers ont eu à se louer de l\u2019hospitalité cubaine, mais peu savent comment se sont formées ces habitudes de fraternelle charité si remarquables.C\u2019était en 1570.Don Francisco Correno, gouverneur de Cuba, avait à résoudre un problème épineux: aucune loi, aucun règlement ne garantissait la répartition des terres dans l\u2019Ile et la confusion régnait partout.Correno se proposa de mettre fin à cet état de choses par un arrêté aussi simple qu\u2019original.Il décréta que quiconque , désirait une terre devait s\u2019adresser au Conseil municipal; que ce dernier, après en- Sur les plantations de canne à sucre.\u2022i Life hospitalité cubaine quête et sur le rapport de trois témoins établissant la non-existence d\u2019aucun droit légal de possession, pouvait attribuer le domaine de cette terre au solliciteur.Le gouverneur posait deux conditions: le nouveau propriétaire devait faire paître à cet endroit un bétail déterminé, et de plus, dans un délai d\u2019un an, y construire une Casa de Viajeros toujours approvisionnée d\u2019eau et de bois, toujours ouverte à ceux qui parcouraient l\u2019Ile peu peuplée à cette époque.Ainsi se taillèrent les vastes propriétés rurales et s\u2019édifia la loi de l'hospitalité la quelle s\u2019imprima dans le cœur du Cubain et dans son code moral.Cette vertu, considérée comme la primordiale obligation du paysan, s\u2019accentua de siècle en siècle et fournit le thème aux vers immortels de plus d\u2019un poète.Sœur JOSEPH-ARSÈNE, M.I.C.(Jeanne Berger, de Saint Épiphane.) GOLFE biJ MEXiqÜE » TROPIQÜE ûü CONCEPT LR HRVRNE RTRNZR5 i#MRHTl V-I \u2022\tGOMEZ \u2022 , ®LQ5 RRBBI ^DOLON #\t«ME MHN&ÜirO GOLFO Q£ BHTRBRNO ^ ^CP 5HNCTI 9 PII ji^LruiNitF DES ANTILLES \u2022 LUSSIONS des SŒÜFS MISSIONNAIRES ce LT OCEAN .R-nrçiQi NÜÊVITRS aauFa ûe GüncRNRvnaa MHNZRNta Siei^l^R MflEST^R ° 5RNTIRG0 ' VOt CÜER^ ,'i* MMflQiLÉE* CQHCEPTIDIi Regards sur \"Formose 1$, La_\t«g!U« -,j 1 jSHth L»ng T \u20224.- par Sœur ÉLISABETH-DE-LA-TRINITÉ, M.I.C.L\u2019île de Formose émerge des eaux bleues du Pacifique, à cent milles environ des côtes de Chine.Justement renommée pour son climat enchanteur et ses sites merveilleux, elle couvre un territoire de 13,885 milles carrés, plus de deux fois la superficie des Iles Hawaii.Une chaîne de montagnes, dont plusieurs pics atteignent 11,000 pieds d\u2019altitude, la partage du nord au sud: à l\u2019est, des pentes boisées ou rocailleuses qui dévalent ra- pidement jusqu\u2019à la mer; du côté ouest, un long versant étagé glissant en douceur vers une plaine fertile et couverte de rizières.L\u2019île fut primitivement le domaine de tribus indigènes venues de Malaisie.En 1590, les Portugais s\u2019y établirent et l\u2019appelèrent Formose, la Belle.Elle passa, vers 1622, aux mains des Hollandais, puis, en 1668, à celles des Chinois qui lui donnèrent le nom de Taiwan, Baie en terrasses.180 Cette première occupation chinoise, longue de plus de deux siècles, dura jusqu\u2019en 1895, alors que la première guerre sino-japonaise livra Formose et les îles Peccadores au Japon.Pendant cinquante ans, les Fils du Soleil Levant dominèrent File; ils y établirent l\u2019ordre, l\u2019activité, et mirent sur pied diverses industries: raffineries de sucre, usines de ciment, d\u2019aluminium, de produits chimiques et autres.Par contre, ils traitèrent les Taïwanais en peuple colonisé, les écartant des fonctions publiques et entravant l\u2019accès des jeunes aux écoles supérieures, sauf ix>ur la médecine.En 1945, la reddition du Japon rendit Formose à la Chine et le chef nationaliste Tsiang-Kai-Check dut s\u2019y réfugier avec ses troupes, en 1949, à la suite des revers subis sur le continent.L\u2019île comptait alors sept millions d\u2019habitants.Le gouvernement de Tsiang réalisa à Formose une réforme pacifique, des plus heureuses.Il nationalisa les industries et développa l\u2019agriculture, facteur important de prospérité pour la population.Les possesseurs de vastes domaines agricoles furent autorisés à conserver six acres de terrain, mais ils durent vendre le reste à leurs fermiers, à rai- Le R.P.A.Levesque, s.J., euri de Shik KueiuHpee accueille les Révérendes Mères général*.Madeleine-du-Sacré-Coeur, Supérieure générale, et Julienne-du-Sai^t-Sacrement, Con lors de i«£ir passage à la Misai son de six acres par famille.En pratique, les paysans continuent à cultiver les mêmes terres, mais au lieu de payer indéfiniment des fermages, ils en acquièrent la propriété.Le gouvernement s\u2019employa aussi à organiser les rizières un peu partout, à développer les plantations de canne à sucre, à établir des services d\u2019hygiène dans les villages, à ouvrir des écoles pour tous les jeunes, sans acception d\u2019origine raciale.Formose compte aujourd\u2019hui plus de neuf millions d\u2019habitants répartis en trois groupes ethniques: les Taïwanais \u2014 sept millions \u2014 ou Chinois venus du continent au cours des trois derniers siècles; les réfugiés chinois, refoulés dans nie par la poussée communiste entre 1946 et 1950, plus de deux millions; enfin les aborigènes d\u2019origine malaise, au nombre d\u2019environ deux cent mille.Ils vivent dans les montagnes, bien organisés en tribus, possédant leurs coutumes et leur folklore.Peu à peu cependant, ils a-bandonnent leur vie primitive pour se mêler à la population chinoise.Les Formosans forment un peuple paisible, heureux, hospitalier et tra-vaillèur.Ils parlent l\u2019amoy dans les villes et le hakka dans les campagnes.Mais le mandarin, inscrit au programme des écoles, se répand de plus Deux Joliettaines aux prises avec les bâtonnets chinois.La supérieure de Kuanshi, Soeur Sainte-Élisabeth, et la directrice du « Précurseur » Soeur Élisabeth-de-la-Trinité (Blanche Ménard et Rhéa Allard, de Sainte-Élisabeth). en plus.Les habitations, généralement construites en brique du pays et à toit non plafonné, restent ouvertes aux intempéries.On n\u2019a pas idée au Canada du peu de confort dont ces bonnes gens se contentent! Du reste, pas de différence notable entre riches et pauvres, tous sont vêtus de façon similaire, chaussent les sandales de bois et coiffent le large chapeau de paille conique.Quand il pleut, ils jettent sur leurs épaules une mante de paille ou un simple sac à légumes.Pour eux, l\u2019utile prime toujours l\u2019agréable, même chez les enfants.Voyez les élèves de l\u2019école catholique échanger leurs bons points pour des récompenses: ils choisissent savons, mouchoirs, bas, peignes.presque tous les jouets restent à l\u2019étalage.Ici, les mendiants n\u2019existent pas, tout le monde travaille, soit à la culture, soit à l\u2019artisanat ou au petit commerce.S\u2019il pleut suffisamment, les paysans * obtiennent deux récoltes par année, parfois trois, dit-on, dans le sud de l\u2019île.A l\u2019automne, les champs se transforment en jardins potagers et chacun ambitionne d\u2019y recueillir les plus beaux légumes.Le fumage du terrain s\u2019organise et va bon train: hommes et femmes transportent l\u2019engrais dans des seaux.Personne ne prend garde aux effluves odorantes qui flottent sur leur passage, l\u2019espoir de la récolte efface tous les désagréments.Les habitants font aussi sur une vaste échelle l\u2019élevage de porcs, poules, canards, oies et dindons.L\u2019île produit des fruits abondants et savoureux: ananas, bananes, oranges, raisins, pamplemousses énormes.La ville de Taipei, capitale de la Chine libre et siège de son gouverne- ment, présente des caractéristiques particulières.Là s'est établie en grande partie l\u2019aristocratie chinoise venue du continent sous la menace Rouge: hauts fonctionnaires, professeurs d\u2019écoles supérieures et d\u2019universités, scientistes, officiers militaires et autres.De ce fait, la population possède un air de distinction et une courtoisie remarquable.Leur costume diffère aussi de celui des campagnards; peu de chapeaux coniques et de chaussures de bois, on s\u2019habille à peu près comme dans nos villes d\u2019Amérique.Les rues de la ville.sont larges et attrayantes avec leurs enseignes aux couleurs vives, leurs magasins abondamment pourvus et très achalandés.De rares automobiles mais, par contre, des nuées de cyclistes, presque chaque habitant a sa bicyclette.Des lieux de stationnement leur sont réservés.Les Taïwanais voyagent beaucoup.Des autobus et des trains bien organisés circulent continuellement entre la capitale et les districts.Ils fourmillent de soldats en uniforme.Les voyageurs montent en voiture selon l\u2019ordre des numéros de billets.Sur le plan religieux, le bouddhisme compte ici beaucoup d\u2019adeptes et possède quantité de temples.Chaque famille païenne conserve, du reste, dans la pièce principale de la maison, son sanctuaire et son autel où trône quelque divinité.Les protestants, déjà installés dans l\u2019île avant l\u2019occupation japonaise de 1895, intensifient leur action et reçoivent depuis 1946 de nombreux ministres.Comme effectifs catholiques, le seul vicariat de Formose, en 1945, n\u2019avait qu\u2019une quinzaine de missionnaires et 8,000 chrétiens.Sous le régime nippon, l\u2019apostolat avait été pratiquement impossible.Mais, une fois la paix ré- 183 tablie, plusieurs prêtres chinois débarquèrent dans l\u2019ile.Bientôt, l\u2019expulsion des missionnaires de la Chine Rouge apporta de précieux renforts.Fôrmose est aujourd\u2019hui la terre d\u2019évangélisation des Chinois et le travail apostolique y est devenu des plus opportuns.Depuis 1950, l\u2019unique vicariat fut subdivisé: un archevêché à Taipei et quatre préfectures.D\u2019après les statistiques de 1955, Formose compte présentement 374 prêtres dont 130 jésuites, 275 religieux et religieuses, 48,148 chrétiens et 44,224 catéchumènes.Kuanshi, district de 35,000 âmes où nos Sœurs s'établirent en 1954, est divisé en trois centres ayant chacun son église; 200 baptisés et 5,000 catéchumènes forment le noyau chrétien.Chaque semaine, les missionnaires visitent une quarantaine de villages échelonnés au flanc des montagnes et, de temps en temps, ils y célèbrent la messe, l^e village deShih Kuang Tse ne comptait pas un seul catholique quand nos Sœurs y arrivèrent en décembre 1955.Pour Noël, les Pères jésuites baptisèrent 36 catéchumènes, les deux premiers servant de parrain et de marraine aux autres.L\u2019enfant de chœur est encore païen.Ce poste possède aussi une jolie église neuve.L\u2019apostolat jouit ici d\u2019une liberté entière et partout s\u2019accomplit un travail intense et magnifique, malgré certains obstacles, notamment la superstition, si solidement enracinée, et le laïcisme qui s\u2019infiltre progressivement.Un extraordinaire mouvement de conversion remue les populations, même parmi les aborigènes, et la diffusion de l\u2019Évangile connaît de nos jours en cette île lointaine un essor puissant.Cet apostolat s\u2019avère plus particulièrement urgent auprès des quelque deux millions et demi de réfugiés.Ces gens qui ont fui leur patrie en des jours tragiques appartiennent, pour un bon nombre, à une classe sociale autrefois difficilement accessible aux missionnaires.Aujourd'hui, humiliés par leurs malheurs, avides de réconfort, d\u2019espoir et de vérité, ils sont tout disposés à accueillir le don de l\u2019Esprit Saint, le Dieu de paix et de bonté qu\u2019ils appellent sans en savoir le nom.Combien touchant d\u2019entendre tel prosélyte se déclarer indigne de la grâce du baptême! Les nouveaux chrétiens annoncent eux-mêmes la Bonne Nouvelle à leurs frères païens, de sorte que le nombre des aspirants au catéchuménat aug-mëtite sans cesse.Aussi, malgré un labeur acharné, les missionnaires ne peuvent suffire à tout: remplir leur ministère auprès des néophytes, instruire les catéchumènes, former les catéchistes, créer des stations, des oratoires, des districts nouveaux avec équipement sommaire mais indispensable, répondre sans cesse à des foules qui sollicitent une église, au moins un local où ils puissent s'assembler pour entendre la doctrine et prier le bon Dieu.Témoins émerveillés des progrès de l\u2019Église sur ces rivages païens, mais débordés par l\u2019immense tâche, les missionnaires de Formose réclament de l\u2019aide: il leur faudrait cent fois plus d\u2019ouvriers! Daigne le Maître susciter des moissonneurs nombreux et enthousiastes pour recueillir l\u2019opulente moisson qui blanchit sur le sol formosan, terre pleine de promesses et visiblement choisie de Dieu pour y manifester les merveilles de son infinie miséricorde! 184 'T J i v .* 0 Maisons des Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception AU CANADA MAISON MERE, 2900, chemin Sainte-Catherine, Côte-des-Neiges, Montréal (20' NOVICIAT, Pont-Viau, Montréal (9).OUTREMONT, 314, chemin Sainte-Catherine, Montreal (8).HOPITAL CHINOIS, 112 ouest, rue Lagauchetiérc, Montréal (l).NOM INI NOUE, comté de Labelle, P.Q.RIMOUSKI, P.Q.JOLIETTE, 7S0, rue Saint-Louis.QUEBEC, 1073 ouest, rue Saint-Cyrille.VANCOUVER, Refuge de Clmmaculée-Conception, 236, rue Campbell.VANCOUVER, HOpital du Mont-Saint-Joseph, 3080, rue du Prince-Edouard.TROIS-RIVIERES, 1325, rue de la Terrière.ORANBV, 35, rue Dufferin.O R AN B Y, 279, rue Principale.CHICOUTIMI, rue du Cénacle.SAINTE-M ARIE-DE-BEAUCE, P.Q.SAINT-JEAN, P.Q., 430, rue Champlain.PERTH, N.B.OTTAWA, Ont., 211 Bronson, AUX ÉTATS-UNIS MARLBORO, Mass., 187 Pleasant Street.EN CHINE MAISON NOTRE-DAME-DE-FATIMA, 103 Austin Road.Kowloon, Hong Kong.NOTRE-DAM E-DE-LA-PROTECTION, 125 Waterloo Road, Kowloon, Hong Kong.À FORMOSE KUANHSI, Hsinchu Hsien, Taiwan.Formosa.SHIH KUANO TSE, Formosa.AU JAPON KORIYAMA, 96 Toramaru, Koriyama Shi, Fukushima Ken.WAKAMATSU, 480, sakae machi, Aizu Wakamatsu.TOKYO, 108-4 cho me, Fukazawa cho, Setagaya ku.EN ITALIE ROME, via Qiacinto Carini.8.AUX ILES PHILIPPINES MANILLE, Immaculate Conception Anglo Chinese Academy, Gen.Luna St., Intramuros.MANILLE, 2212 S.del Rosario St., Tondo.LAS PINAS, Rizal.MATF, Davao Province.DAVAO City, Our Lady of Good Counsel Hall.PADADA, Davao Province.BAGUIO, City, II, Pacdal, Mountain Province AUX ANTILLES LES CAVES, Haiti.LES COTEAUX, Haiti.ROCHE-A-BATEAU, Haiti.PORT-SALUT, Haïti.CAMP-PERRIN, Haiti.MIREBALAIS, Haiti.LIMBE, Haiti.CAP-HAÏTIEN, Haiti.CHANTAL, Haiti.TROU-DU-NORD, Haïti.MERCEDES, Province de Matanzas, Cuba.MARTI, Province de Matanzas, Cuba.MANGUITO, Province de Matanzas, Cuba.LOS ARABOS, Province de Matanzas, Cuba.MAXIMO GOMEZ, Province de Matanzas, Cuba.COLON, Province de Matanzas, Cuba.EN AFRIQUE KATETE MISSION, Katete River, P.O.Nyasaland, B.C.Africa.MZAMBAZI MISSION, Kafukule.P.O., Nyasaland, B.C.Africa.RUMPHI MISSION.Rumphi P.O., Nyasaland, B.C.Africa.KARONGA MISSION, Karonga P.O., Nyasaland, B.C.Africa.KASEYE MISSION.Fort Hill P.O., Nyasaland, B.C.Africa.VUA MISSION, Nyungwc P.O., Nyasaland, B.C.Africa.NKATA BAY MISSION, Nkata Bay P.O., Nyasaland, B.C.Africa.FORT JAMESON, P.O.Box 106, Northern Rhodesia, B.C.Africa.À MADAGASCAR MORONDAVA, Madagascar. jt-é «.0 #:# 4 W .P- 4 Wi# ifll^s ^., ¦ ¦ ¦ ¦ *^z^^ÊÊÈ Wwm 1 i ^ "]
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