Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1 mai 1977, Mai - Juin
[" i êr &&\u2022 g wf A itt > 'V A* vV- .^ '\u2022*( < 4 'VT J^1 y ^ Ü tr\" ».>\u2019 ¦f - y * Photo: F.A.L'Heureux, M.I.C.PIECURSEII Revue d\u2019information missionnaire Volume XXIX no 9.Mai-Juin 1977 PRECURSEUR Revue d'information missionnaire publiée par les Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception avec l'autorisation de l'Ordinaire de Montréal.: : mm : -s mm ;\u2022 >W- NOTRE COUVERTURE Le verger \"en fleurs\" de la maison de Pont-Viau qui fut, pendant près de 50 ans, le noviciat de notre Institut.N\u2019est-ce pas un éloquent symbole de cette floraison de vocations missionnaires suscitées par le dynamisme apostolique de Délia Tétreault?Le symbole aussi de cette floraison d\u2019oeuvres qu\u2019elle a fait naître au Canada pour éveiller et stimuler le sens missionnaire de ses compatriotes.SOMMAIRE ÉDITORIAL: Le sens ecclésial de Délia Tétreault .225 Délia Tétreault, une éducatrice née .226 Ouvroirs missionnaires et collaboration laïque .230 L\u2019Oeuvre des Retraites Fermées Féminines .233 1 Directrice et Rédactrice en chef: Rejane Gaudet.m.i.c.Collaboratrices à la rédaction: Equipe M.I.C.Secrétaire à la rédaction: Fernande St-Pierre D., m.i.c.Service artistique: Fleur-Ange L'Heureux, m.i.c.Anita Julien, m.i.c.Jeanne Morin, m.i.c.Secrétariat de l\u2019AMIC et Diffusion Equipe M.I.C.Abonnement 1 an: $2 00 2 ans: $3.00 Pour tout changement d'adresse s'il vous plait, faire parvenir l'ancienne et la nouvelle.Mère Marie-du-St-Esprit et les Immigrants .236 Nous partons, vous venez avec nous?.242 Un coeur grand comme le monde .243 Délia Tétreault et la presse écrite .246 Un projet ancien à résonance nouvelle.249 Service d\u2019animation missionnaire des MIC au Canada .252 La Solitude Délia Tétreault .254 Adresse: AM IC C.P.157 Suce.Laval-des-Rapides Ville de Laval, Que.H7N 4Z4 tel.: 663-6210 Coeur en Fête .256 ________________________________________________________/ Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec ISBN 0315-9671 Imprimerie: Librairie Beauchemin Limitée EDITORIAL LE SENS ECCLESIAL DE DELIA TETREAULT Réjane Gaudet, m.i.c.L\u2019activité missionnaire découle de la nature même de l\u2019Église affirme le décret Ad Gentes du Concile Vatican II.Cette grande vérité, Délia Tétreault l\u2019avait saisie de l'intérieur bien des années avant cette déclaration.C'est que l\u2019Esprit-Saint qui l\u2019avait envahie dès sa jeunesse lui avait façonné une âme profondément ecclésiale.Aussi l\u2019Institut qu\u2019il lui inspire de fonder sera-t-il voué au service de la Mission universelle de l\u2019Église.UNE RÉALITÉ À DOUBLE FACETTE Être au service de la Mission universelle de l\u2019Église, ça voulait dire quoi au juste pour Délia devenue Mère Marie-du-St-Esprit.C'était, bien sûr, répondre à l\u2019impératif évangélique: \u201callez, de tous les peuples faites des disciples.\u201d Et c'est ce qu\u2019elle réalisera effectivement au fil des ans et des événements par l\u2019envoi de ses missionnaires partout de par le monde où l\u2019on réclame leurs services.Ce n\u2019était pourtant pas suffisant pour ce coeur-sans-frontière ouvert à la réalité totale de la mission.En fait, la Mission pour elle n\u2019était pas limitée à la seule dimension territoriale.Elle avait compris que tous les chrétiens de par vocation baptismale sont missionnaires.Mais elle savait aussi que bien peu sont conscients de cette responsabilité personnelle qui leur incombe.C\u2019est donc pour éveiller la conscience missionnaire de ses compatriotes que Délia Tétreault, avec une exceptionnelle lucidité et un réalisme courageux, met sur pied au Canada un nombre impressionnant d\u2019oeuvres susceptibles d\u2019atteindre cet objectif primordial.UNE FLORAISON.Oui, une floraison! C'est le terme qui nous vient spontanément à l'esprit en considérant l\u2019ensemble des projets que notre Fondatrice a conçus et réalisés dans un laps de temps relativement court.Aucun obstacle, aucune difficulté ne la rebute.En lisant les comptes rendus des origines de l\u2019Institut, on est saisi d'étonnement et d'admiration devant l\u2019intrépidité de cette femme qui ose tout entreprendre.Sans doute parce qu\u2019elle est toujours habitée par son rêve: faire connaître et aimer les deux grands amours de sa vie, le Christ-Jésus et sa Mère, la Vierge Immaculée.Ces oeuvres étonnantes, la présente édition du Précurseur vous en offre une présentation chronologique.Délia Tétreault, cette hum ble femme pauvre de santé et de ressources financières, aux prises avec les mille et une difficultés de la fondation de sa Communauté missionnaire réussit, en moins de vingt ans, à les susciter, et à les développer.Oeuvres d\u2019éducation de la jeunesse, ouvroirs missionnaires, retraites fermées, assistance aux immigrants, oeuvres pontificales missionnaires qu\u2019elle ressuscite littéralement, service d\u2019animation par la presse missionnaire naissent tour à tour à une cadence accélérée.Ces oeuvres, elles sont la fleur et le fruit de son immense amour pour Dieu, la Vierge, l\u2019Église, l'humanité.À travers elles, on sent battre son coeur au rythme du monde.Et dans son sillage, Délia veut entraîner le plus d\u2019apôtres possible, elle veut \u201couvrir les coeur au grand courant d\u2019évangélisation et associer les chrétiens à la vocation de sa communauté\", (cf.Précurseur, mai 1920).LE SECRET D\u2019UNE TELLE FÉCONDITÉ \u201cSi la vie contemplative n\u2019est pas intense dès le début, notre Société ne sera bientôt qu\u2019une association purement active.\u201d À travers ce message à ses premieres compagnes d\u2019apostolat, Délia nous livre le secret de son inépuisable fécondité.Son âme, ouverte à l\u2019action de l\u2019Esprit, est toujours et partout en état de prière.\u201cCoeur-à-l\u2019écoute\u201d elle est attentive au moindre signe, au moindre désir de son Seigneur pour l\u2019exécuter aussitôt, quoiqu\u2019il puisse lui en coûter.Elle n\u2019a qu\u2019un seul désir: donner des enfants, des élus au Père pour le remercier de nous avoir donné son propre Fils.Aussi toute sa vie comme celle de ses filles sera axée sur ce pivot central: \u201cEn action de grâces, missionnaires.\u201d Et c\u2019est pour vivre plus lucidement et plus profondément cet idéal communautaire, que notre maison de prière: la Solitude Délia Tétreault a surgi tel un beau fruit mûr le 3 mai 1972.C\u2019est dans le calme de ce havre de paix que chacune des filles de Délia Tétreault peut refaire ses énergies spirituelles.C\u2019est là qu\u2019elle peut trouver \u201cles éléments propres à assurer au don d\u2019elle-même la ferveur de l\u2019Esprit, la saveur de l'Évangile et le dynamisme de l\u2019Action de Grâces et de la Mission selon l\u2019esprit de la Fondatrice.\" Si Délia Tétreault fut une femme d'action d'une inépuisable fécondité c\u2019est qu\u2019elle fut d\u2019abord et avant tout une femme de haute contemplation.C'est pour demeurer dans son sillage que les M.I.C.ses filles endossent de tout coeur, en cette année jubilaire de leur fondation, le voeu exprimé par leur Supérieure générale, S.Monique Préfontaine.Elle souhaite que notre Relance (communautaire) prenne son élan dans une contemplation profonde qui nous fasse découvrir l'action de l'Esprit dans le monde d'aujourd'hui et nous pousse à un engagement radical dans ce monde.C\u2019est là le moyen par excellence de réaliser notre objectif fondamental: révéler Jésus-Christ et son Évangile à ceux qui ne le connaissent pas.225 ÉCOLES 1902-1975 Délia Tétreault, une éducatrice née par Thérèse Gagnon, m.i.c.Délia Tétreault, femme de chez nous, est une missionnaire au coeur universel ouvert à la dimension du monde.Au fil des jours sa vocation se précise: elle sera une ÉDUCATRICE DE LA FOI, une ÉDUCATRICE DE MISSIONNAIRES, une ÉDUCATRICE DE L'ACTION DE GRÂCES.Et cela, toujours et partout.y compris dans son pays natal le Canada.\u201cIl est temps\u201d, dit-elle, \u201cque notre pays suffisamment pourvu d'instruction religieuse, paie sa dette de reconnaissance à l'Église pour une foi reçue grâce au zèle des missionnaires\u201d.Dans cet article, nous jetterons un bref coup d'oeil sur les réalisations de Délia Tétreault en terre canadienne et plus particulièrement dans le domaine de l'éducation.AU SERVICE DES PLUS DÉMUNIS Délia a 18 ans.Elle est une jeune fille enthousiaste, dynamique, entreprenante.Femme d'action, elle se rend dans les quartiers pauvres de Montréal instruire et catéchiser les petits vendeurs de journaux, les cireurs de chaussures, les retardés pédagogiques.Les plus démunis sont ses préférés! La grande majorité de ses élèves sont issus des familles pauvres qu\u2019elle visite et secourt.Ce travail au milieu des défavorisés de Montréal, elle s'y adonne pendant 10 ans et avec quel coeur! Au dire du Père Pichon, s.j.\u201celle a un talent extraordinaire pour l'enseignement du catéchisme\u201d.Elle est une éducatrice née.BÉTHANIE, L'ÉCOLE APOSTOLIQUE M.I.C.DES DÉBUTS Après une riche expérience de 10 années d'apostolat comme laïque engagée, Délia se lance dans la grande aventure de la fondation des M.I.C.Ceci se passe au No 900 de la rue Maplewood à Côte-des-Neiges.La même année, en 1902, Délia et son équipe ouvrent la première école canadienne dont le but spécifique est de former des jeunes filles à la vie religieuse missionnaire.Ces recrues seront ensuite orientées dans les diverses communautés religieuses missionnaires.Ici on peut admirer le 226 désintéressement et la gratuité de Délia qui ne cherche pas du tout à retenir ces jeunes filles en vue de ce qu\u2019elle appelle \u201csa petite oeuvre\u201d.Les débuts de \u201cBéthanie\u201d sont humbles mais comme on est heureux! On cite qu\u2019au premier Noël, \u201cles enfants des environs accourent nombreux pour voir la crèche des \u201cDemoiselles\u201d.pour prier.pour chanter.pour rire et se récréer.On s\u2019imagine que l\u2019accueil y est cordial et chaleureux! Au cours de l\u2019été, \u201cles quelques familles d\u2019Outremont demandent à Béthanie, notre École Apostolique, d\u2019ouvrir des classes pour leurs enfants\u201d.Après consultation, Délia et le premier noyau de la communauté M.I.C., que les voisins appellent \u201cLes Demoiselles\u201d, répondent positivement à la demande faite.\u201cL\u2019on juge que c'est là un dessein ménagé par la Providence\u201d.Dès le 2 septembre 1903, au no 27 chemin Ste-Catherine, on ouvre donc la première école M.I.C.Huit élèves s\u2019y inscrivent.La plus âgée a 8 ans.Mlle Tétreault et Mlle l\u2019Africain prennent la direction de la petite classe à tour de rôle.Éducatrice compétente, Délia découvre bien vite les talents du personnel enseignant de Béthanie.Ces talents, elle saura les utiliser pour le bien des huit petites.En plus des matières académiques, les élèves reçoivent des cours de dessin, de peinture, de musique et de chant, etc.À l\u2019église paroissiale, elles remplissent même la fonction de choristes.\u201cOn les fait monter sur des chaises afin que les têtes puissent dépasser les dossiers des bancs!\u201d IL FAUT AGRANDIR!.Les enfants sont heureux et les parents satisfaits.Si bien que très tôt les locaux ne répondent plus aux exigences.Une propriété est mise en vente au 314 de la même rue et en 1906 la petite cellule M.I.C.transfère son habitat sur une colline outremontoise.Comme les vocations M.I.C.se multiplient et qu\u2019ici et là, en terre québécoise, des besoins se font pressants, le noyau semé à Outremont devra éclater à travers le Québec.AUX TROIS-RIVIÈRES En 1926, une résidence est annexée à l\u2019imprimerie du \u201cBien Public\u201d.C\u2019est là que la première communauté M.I.C.des Trois-Rivières habitera.On fait ensuite l\u2019acquisition d\u2019une maison antique au no 466 rue Bonaven-ture.De 1927 à 1933, l\u2019équipe M.I.C.s\u2019emploie à l\u2019impression du journal quotidien des Trois-Rivières.En 1937, avec l\u2019autorisation de Mgr Cloutier, on ouvre une École Maternelle.Graduellement les \u2018degrés\u2019 s\u2019ajoutent et les garçons aussi! Le manque d\u2019espace, la pauvreté du mobilier, de l\u2019équipement, des cours de récréation, des salles de classes et de jeux ne semblent pas affecter les parents.Inutile d'ajouter que les M.I.C.se plaisent au milieu de cette population si sympathique et si accueillante.Avec le temps, on songe à une annexe à l\u2019école existante mais le projet est rendu impossible en raison de l\u2019environnement.En 1954, on est au comble du bonheur quand la Commission des Écoles Catholiques de Trois-Rivières offre à notre Institut la Direction d\u2019une nouvelle École située entre le quartier Spémont et de Normandville, en l\u2019occurence l\u2019École St-Jean-de-Brébeuf.Religieuses et laïques y travailleront en collaboration jusqu\u2019en 1972.À la rue De la Terrière, les M.I.C.ont retrouvé cet accueil et cette amitié propres aux Trifluviens.Les Membres de la Commission Scolaire se sont toujours montrés d\u2019une grande bienveillance envers elles.Ces sentiments auraient-ils motivé notre décision de revenir habiter la Mauricie?Quoi qu\u2019il en soit, en cette année commémorant notre 75è anniversaire, nous considérons comme un grand cadeau de la Providence de nous réinstaller dans notre ancienne propriété rénovée du 466 Bonaventure.RIMOUSKI Établies le 15 mai 1919, dans une modeste maison de la rue Ste-Marie, les M.I.C.arrivent à Rimouski avec un but bien défini: éveil et formation des vocations missionnaires.Ce n'est qu\u2019après diverses activités et l\u2019épreuve d\u2019un incendie détruisant leur nouvelle construction de la rue St-Jean-Baptiste, qu\u2019on ouvre un Jardin d\u2019Enfance.C\u2019était en 1932 sur la rue St-Germain.Cet établissement est complètement rasé lors de la conflagration qui détruit une bonne partie de la ville en 1950.Pour aider à la subsistance de l\u2019établissement et pour répondre aux nombreuses requêtes de la population, l\u2019on reprend l\u2019école élémentaire et y ajoute le cours commercial et des leçons privées.Les Rimouskois ont soutenu nos efforts pour rebâtir avec eux et comme eux dans une ville sinistrée.Le souvenir de leur générosité et de leur compréhension, sans oublier celles des communautés religieuses, est demeuré bien vivant dans nos coeurs aujourd\u2019hui en 1977.Au Jardin Marle-Entant du 314 à Outremont, Il en est passé des générations de petits bouts d'hommes et de femmes.Ceux-ci avalent 6 ou 7 ans en 1949! Leur professeur, S.St-Jude (Marie-Paule Michaud).\u201c #-v \u2022.,# Et ceux-ci, qu\u2019en pensez-vous?A Trois-Rivières en 1935, Ils viennent de \"graduer\" à la classe maternelle.! Et on ploie sous les gratifications! À l\u2019École St-Françols-Xavler de Rimouski, c\u2019est Jour de liesse.La chorale enfantine de S.Marthe (1ère rangée à gauche) vient de ré/oulr un groupe de parents et amis à l\u2019occasion des fêtes du 50e de l\u2019arrivée des MIC dans cette ville.m . CÔTES-DES-NE IG ES Au début de l\u2019année 1938, un fort contingent de M.I.C.émigrent du no 314 au no 2900 chemin Ste-Catherine leur nouvelle Maison-Mère.Là aussi, l\u2019entourage immédiat fait pression pour qu\u2019une école soit ouverte.L\u2019annaliste de cette époque note à ce sujet: \u201cQuand les familles des paroisses St-Germain et Notre-Dame-des-Neiges apprirent qu\u2019un couvent serait érigé dans la localité, elles multiplièrent leurs requêtes auprès de la Supérieure pour qu\u2019on tint une École enfantine: il ne s\u2019en trouvait aucune dans le quartier et notre nouvelle maison est construite sur la limite des deux paroisses\u201d.\u201cLe Conseil général vit une indication de la Providence dans cette insistance\u201d.\u201cEt\u201d, de dire les Chroniques, \u201cle 7 septembre 1938, soixante-treize bambins entrent au nouveau Jardin Jésus-Enfant\u201d.L\u2019effectif de l\u2019École s\u2019accroît.Chaque jour, il faut refuser des élèves.Un local plus adéquat s\u2019avère nécessaire.Une école est construite en annexe, coin Darlington.Il s\u2019agit de l\u2019École élémentaire Délia Tétreault dont la cérémonie d\u2019ouverture a lieu le 7 septembre 1958.En 1962, un agrandissement permet d\u2019y ajouter la section secondaire et, en septembre 1963, c\u2019est la formation de la section féminine du Collège Classique Jean-de-Brébeuf par notre affiliation à cette Institution voisine de la nôtre.Cette maison d\u2019éducation oeuvrera jusqu\u2019en 1970 où en raison de situations nouvelles, l\u2019Institut décide de fermer l\u2019École Délia Tétreault.Les locaux loués à l\u2019Université de Montréal abritent maintenant la Faculté d\u2019Architecture qui, à notre grande joie, porte le nom de \u201cPavillon Délia Tétreault\u201d.C\u2019est un hommage à cette grande Éducatrice que fut notre vénérée Fondatrice et auquel nous sommes particulièrement sensibles.À STE-FAMILLE DE GRANBY En 1929, le diocèse de St-Hyacinthe reçoit un groupe de M.I.C.On habite une maison à deux logements sur la rue Ottawa.Sur un désir du curé de la paroisse, M.Donat Breton, les soeurs acceptent deux classes qui, faute de local disponible, sont ouvertes dans la salle paroissiale.La petite école prend vite de l\u2019accroissement.1934.L\u2019acquisition du premier hôpital privé de la ville à 35 Dufferin, permet un débordement.La chapelle et le parloir deviennent des classes.Thérèse Gagnon, m.l.c.initie un groupe d\u2019élèves de l\u2019École Délia Tétreault aux secrets d\u2019une bibliothèque.On est Intéressé visiblement! 1935.La Congrégation met au service de la Commission Scolaire l\u2019École construite à l\u2019angle Ottawa-Dufferin.L\u2019inscription de septembre compte plus de 300 élèves.1942.La Section \u201cSupérieure\u201d est ajoutée au cours élémentaire.L\u2019Institut joint à ces deux secteurs un cours commercial bilingue et des cours spéciaux de musique, de dessin, de peinture.1952.Le cours secondaire est centralisé.L\u2019École Ste-Famille conserve l\u2019élémentaire jusqu\u2019en 1974, alors que la Commission Scolaire quitte notre édifice et dirige les élèves de la paroisse à l\u2019École St-Patrick.A NOTRE-DAME DE GRANBY En 1931, la paroisse Notre-Dame de Granby voit naître un Patronage pour jeunes filles.La direction en est confiée aux M.I.C.par M.le Curé J.Eugène Pelletier.V E * * w rr .* La garderie de Notre-Dame de Granby.S.Marie-de-la-Crolx (au centre du groupe) en a reçu des sourires et essuyé des pleurs sur ces ravissants minois! Cette photo date de 1939. L\u2019École Ste Famille, angle Dutferln et Ottawa à Granby.Les MIC ont dirigé cette école de 1935 à 1974. cette résidence, on ajoute en 1937 ia première Garderie d\u2019Enfants.Ceci pour favoriser les mères de familles qui travaillent à l\u2019usine.L\u2019oeuvre se développe si rapidement qu\u2019en 1941 la Communauté fait construire des locaux plus spacieux sur la Rue Principale.Les trois classes reçoivent, dès septembre 1942, 105 bambins.Deux dortoirs sont affectés à 50 pensionnaires de l\u2019École Maternelle.Infirmerie, salles de réception, salles de jeux, etc.rendent bien service à l\u2019École Notre-Dame.Les M.I.C.maintiennent cette école pendant une durée de 21 ans.Les locaux du Patronage deviennent propriété de la Commission Scolaire en mai 1952.Une annexe est construite et dès septembre, 174 grandes élèves fréquentent l\u2019École Supérieure Immaculée-Conception.1960.C\u2019est le début de la \u201crévolution tranquille\u201d et le Ministère de l\u2019Éducation transforme le système traditionnel.Un champ nouveau est offert aux jeunes avec tout un éventail d\u2019options.D\u2019où nécessité d\u2019une nouvelle construction adaptée aux nouveaux besoins.Sur la rue St-Joseph s\u2019élève alors la grande École polyvalente de l\u2019Immaculée-Conception.Jusqu\u2019en juin 1971, les M.I.C.en conservent la direction et quelques-unes y continueront leur enseignement jusqu\u2019en 1975.En 1907, le premier noyau scolaire M.I.C.compte 20 élèves externes avec professeurs spécialisés.En 1974, les Écoles des M.I.C.au Canada ont accueilli 19,189 élèves à l\u2019Élémentaire, 15,202 au Secondaire, 508 au Collégial et 6,264 en Cours Privés.En 1977, nos soeurs enseignantes sont peu nombreuses.Toutefois, elles sont présentes à l\u2019élémentaire, au secondaire, au collégial, à l\u2019université et chez les handicapés.Quelques spécialistes continuent l\u2019enseignement du piano et de la peinture.Des missionnaires revenues au pays \u2018dépannent\u2019 les immigrants par des cours de langues.Japonais, Philippins, Chinois, Haïtiens, Italiens, Latino-Américains trouvent dans l\u2019une ou l\u2019autre de nos maisons un professeur de langues qui leur facilitera ainsi l\u2019adaptation dans leur nouveau milieu de vie.Délia Tétreault disait à une éducatrice: \u201cQuand on sème dans les âmes d\u2019enfants, ça lève, ça pousse.Semez donc à pleines mains.et demandez à Dieu de faire fructifier votre semence\u201d.L\u2019éducatrice chevronnée que fut Délia Tétreault écrivait un jour: \u201cC\u2019est la première oeuvre que le Bon Dieu a eu la bonté de me confier et qu\u2019il m\u2019a été si douloureux de quitter à la fondation de la Communauté.Si on comprenait la sublimité de cet apostolat, des tout-petits d\u2019âge et de condition, tout le monde s\u2019y jetterait.Ce sont des milliers de familles, de générations qui en ressentiront l\u2019heureuse influence.Cette oeuvre si chère m\u2019est redonnée et je la fais par mes filles: remerciez-en Dieu pour moi.\u201d Les éducatrices M.I.C.sont parties l\u2019une après l\u2019autre du Québec.Elles sont allées enseigner sur tous les continents la Bonne Nouvelle que le Christ est vivant, qu\u2019il est ressuscité.Et moi, dont la mission a été spécifiquement l\u2019éducation au Petit Saguenay, aux Trois-Rivières, à Montréal, à Granby, je veux dire ici à mes anciens élèves qui ont charmé mes heures et rendu douce la tâche journalière, tout le bonheur que j\u2019ai éprouvé parmi eux, et le souvenir que je conserve de chaque visage \u2014 de chaque coeur, de chaque personnalité.Aux parents qui ont soutenu nos efforts je demeure unie par un même but: \u201cChanter avec ces jeunes, avec ces grands, la joie d\u2019être Enfants d\u2019un même Père\u201d.Unie aussi par cette amitié qui nous lie par delà les silences et les distances.À nos collaborateurs immédiats: professeurs, spécialistes, directeurs, membres des Commissions Scolaires, un reconnaissant merci pour avoir favorisé la préparation des Missionnaires en terre canadienne et d\u2019avoir coopéré au succès des activités scolaires.Le grain de blé est mort!.Le grain de blé vit.Il vit dans les nombreux épis surgis de nos écoles.Il vit dans cet élan missionnaire jailli en terre canadienne.Il vit chez nous! Il vit chez vous!.Nous sommes de la Fête! Vous êtes tous de la Fête! 229 OUVROIRS 1905-1977 Ouvroirs missionnaires et collaboration laïque par Hélène De Serres, m.i.c.A I ouvroir de la Malson-Mère (2900 Ch.Ste-Catherine, Côte-des-Neiges) les vaillantes ouvrières sont aussi assidues qu'actives et joyeuses.S.Ste-Chrétienne (Lucienne Ayotte) a dirigé leurs activités pendant de nombreuses années.4 ! # \" ' ¦ \u2018 ' v.\t 230 w Notre Fondatrice a cherché, dès les débuts, à faire participer les laïques à sa \"petite oeuvre\", comme elle disait volontiers.Petite, notre communauté l'était vraiment lorsque furent posées les premières bases de cette coopération qui, au cours des années, connut un bel épanouissement.Aujourd'hui, presque partout nos ouvroirs sont chose du passé, mais au coeur des Missionnaires de *\tl\u2019Immaculée-Conception vit toujours le souci d attiser la flamme missionnaire par la collaboration LAIQUES-M.I.C.et l\u2019heure est à l\u2019espérance.PREMIERS PAS ET RELANCES SUCCESSIVES Le 20 novembre 1905, trois mois seulement après l\u2019émission des voeux des deux premières recrues, Monseigneur Paul Bruchési, archevêque de Montréal, préside la réunion initiale d\u2019une association laïque placée sous la protection de saint François Xavier, patron des missions catholiques.\"Le but de cette association est d\u2019aider au développement des oeuvres des Soeurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception de Montréal (.) par tous les moyens possibles: prières, aumônes, etc \", nous dit un feuillet écrit de la main même du dévoué Pasteur.Aux dames amies qui répondent à l\u2019appel, notre Fondatrice ne se borne pas à tendre une main qui sollicite; elle leur offre une participation aux oeuvres et aux prières des membres de l\u2019Institut: c\u2019est à un échange, à une communion qu\u2019elle les convie, à un partage de l\u2019esprit missionnaire qui l\u2019anime et qu\u2019elle désire aviver chez ses compatriotes.Lors des réunions, des voix autorisées parlent des Missions, de l\u2019oeuvre d\u2019évangélisation à accomplir, vaste comme le monde.Puis laïques et religieuses se retrouvent unies dans la prière aux pieds de Jésus Eucharistie.Dès 1907, les Dames Patronesses décident d'employer leurs rencontres à des travaux de couture au profit des missions d'Afrique dont les a entretenues le R.P.A.-M.Daignault, s.j.C\u2019est la formule habituelle qu\u2019adopteront dans la suite de nombreux groupes de tricot issus de cette décision.Ceux qui déjà se sont engagés dans des projets de bienfaisance, d\u2019apostolat, d\u2019action chrétienne, savent que la chose n\u2019est pas \u201csimple comme bonjour\u201d et qu elle exige parfois des prodiges de foi et d\u2019espérance.Nos ouvrières de la première heure et les autres ont fait l\u2019expérience d'alternatives de succès et de déclin.En 1914, Mère Marie-du-St-Esprit souhaite et organise \u2022\tune relance du mouvement.Le 2 avril, a lieu la réunion de fondation de l\u2019association renouvelée.Le R.P.Louis Lalande, s.j.y prononce, nous dit le compte rendu de l\u2019assemblée, un discours vibrant de foi, de charité et de zèle apostolique.Il lit et commente les règlements de la nouvelle association dont les membres prennent le nom de \"Dames Auxiliaires des Soeurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception\u2019\u2019 et adoptent la devise suivante: \"Pour la plus grande gloire de Dieu, toujours plus et toujours mieux\u201d.Les statuts nouveaux parlent non seulement de participation mais d\u2019affiliation.On y lit que les Auxi-liatrices sont considérées par les Soeurs comme leurs affiliées, missionnaires à domicile, apôtres laïques, Soeurs Au centre, l'infatigable Mme Arthur Berthiaume.qui fut présidente du Cercle des Dames Auxiliaires des MIC pendant plus de cinquante ans.Elle en a fait et fait faire des points de couture pour les pays de mission! Dieu les a tous comptés.du dehors, membres honoraires de l\u2019Institut.Parmi les moyens suggérés à ces dévouées collaboratrices pour aider les missionnaires et leurs oeuvres, le Père Lalande souligne particulièrement l'appel à dépasser le simple don matériel de leurs biens et argent pour mettre en oeuvre les influences sociales dont elles peuvent disposer afin d\u2019intéresser aux missions.C\u2019est en ce jour d\u2019avril 1914 que Madame Arthur Berthiaume est élue présidente de la nouvelle Association, poste qu elle occupera pendant plus de cinquante ans et remplira avec un rare dévouement.Neuf ans plus tard, alors que le mouvement languit, notre Fondatrice lui injecte un nouveau souffle.Nos évêques ont créé le Séminaire canadien des Missions-Etrangères et notre chère Mère, qui a tant prié et peiné à cette intention, souhaite que nos couturières bénévoles travaillent au bénéfice de cette fondation.Elle sait si bien les encourager que les réalisations de 1923 font l\u2019objet d'une magnifique exposition d'ouvrages destinés à pourvoir la chapelle et la lingerie du Séminaire de Pont-Viau.Cependant, comme tout le monde alors, nos pourvoyeuses fidèles ignorent les raisons toutes particulières qui poussent Mère Marie-du-St-Esprit à favoriser cette nouvelle institution; elles admirent son désintéressement mais le jugent trop absolu et un groupe demande de reprendre le travail en faveur de notre Congrégation.Le Noviciat de Pont-Viau est alors en construction et il importe de l'aider à son tour.Au cours des années, l\u2019ouverture de nos maisons de Québec.Joliette.Rimouski, Nominingue, Trois-Rivières, Granby, Saint-Jean, Chicoutimi, Vancouver.Marlboro (Mass.) a donné lieu à la formation successive d\u2019autant d ouvroirs appelés à bon droit \"ateliers de charité et \u201cgroupements de coopération missionnaire\".On en a même vu surgir en plusieurs endroits où notre Institut ne possédait pas d\u2019établissements.Des dames, jeunes filles, jeunes gens, écolières se sont ainsi unis pour soutenir notre apostolat.En marge de ces efforts collectifs, il faut souligner les dévouements cachés de nombreuses coopératrices qui travaillaient à domicile Le Précurseur ne citait-il pas, en 1937, le cas d\u2019une personne de Trois-Rivières qui, toujours assidue aux réunions, avait de plus réussi à confectionner chez elle ou à faire confectionner par quelques amies quatre cents morceaux?Oui, c\u2019est vraiment un arbre à la riche ramure qui a surgi de la graine jetée en terre le 20 novembre 1905! 231 Un autre groupe de généreuses ouvrières missionnaires.À l\u2019ouvroir du \u201c314\" on fait de tout y compris de magnifiques courtepointes pour que les protégés de là-bas soient bien au chaud! I- '¦ % *¦ > FRUITS DE L\u2019AMOUR Il ne nous est malheureusement pas possible de fournir des statistiques globales de tous les fruits récoltés sur cet arbre, \u201cfruits de l\u2019amour\u201d, notait un jour Le Précurseur.C\u2019est par milliers qu\u2019étaient confectionnés ou recueillis annuellement des articles de toutes sortes.Ainsi, au printemps de 1954, notre maison de Québec expédie à la Maison-Mère une quarantaine de caisses de \u201clinge neuf et bien fait\u201d.Il y a de tout: tricots, couvre-pieds, costumes de guides et de premières communions, lingerie d\u2019autel, etc.D\u2019autres comptes rendus parlent de vêtements liturgiques, layettes, couvertures de berceau, lingerie d\u2019hommes, de femmes et d'enfants, trousseaux de voyage de missionnaires partantes, etc.A côté de ces travaux manuels figurent, au crédit de nos chères auxiliaires, des activités diverses, toutes à but missionnaire: collectes des débuts pour aider financièrement l\u2019Institut naissant, organisation de causeries ou conférences sur les missions dont témoignent en particulier les journaux des années \u201920, tirages et parties de cartes, don d\u2019articles variés pour l\u2019organisation de chapelles, hôpitaux et dispensaires de missions, jouets pour orphelins, objets divers dont une partie alimente des ventes de charité tenues annuellement à certains endroits conjointement avec l\u2019exposition des nombreux travaux exécutés et destinés à l\u2019envoi outremer.Pendant plus de trente ans, ces fruits de la charité ont abouti en grande partie au sous-sol de notre Maison-Mère d\u2019alors (2900, Chemin Ste-Catherine) où l\u2019on s\u2019activait avec amour à remplir des caisses et des caisses.Bien scellées et expédiées en Asie, en Afrique, aux Antilles et en Amérique du Sud, des centaines et des centaines de ces caisses sont allées répandre un peu partout bien-être, joie et santé.Toute une moisson de reconnaissance a germé de cette semence.Maintes fois les pages du Précurseur se sont faites l\u2019écho de la gratitude suscitée par tant de générosité.Mais ce bonheur procuré, cette reconnaissance provoquée ne sont sûrement pas les seuls fruits spirituels dus aux Ouvroirs missionnaires.Un rapport de Joliette notait un jour la réaction des Soeurs de cette maison au dévouement des membres de leurs deux cercles de couture: \u201cNous nous édifions au contact de leur belle charité\u201d.Celles d\u2019entre nous, M.I.C., qui ont cheminé avec l\u2019un ou l\u2019autre de ces groupes en ont conservé un souvenir ému et admiratif.Et les nombreux laïques engagés dans cet apostolat, comment apprécier ce qu\u2019ils ont pu y puiser de grâces, de joie dans le don et le partage?On en retrouve sans cesse\t, l\u2019écho dans de brefs comptes rendus des années 1923-24: \u201c.joyeuse réunion.heures agréables et utiles.bonne humeur, qualité caractéristique de nos agréables assemblées.\u201d Un jour de mauvais temps où cinq courageuses ouvrières sont seules au rendez-vous, la secrétaire note: \u201cIl y a de l\u2019entrain pour douze\u201d.Une autre fois la bonne humeur rivalise, nous dit-elle, avec la plus belle tempête canadienne de l\u2019hiver 1924.N\u2019est-ce pas là une confirmation de cette parole de Jésus: \u201cIl y a plus de bonheur à donner qu\u2019à recevoir\u201d (Ac 20, 35).Maintes fois des liens d\u2019amitié se sont formés entre ces personnes, mais qui dira les liens d\u2019amour que ces heures répétées de dévouement à la cause du Seigneur ont tissés entre Lui et chacune d\u2019elles?C\u2019est le secret divin, ce sont là des fruits d\u2019éternité! AUJOURD\u2019HUI.CHEMIN D\u2019ESPÉRANCE Qu\u2019est devenue, au milieu des mutations récentes de notre société, cette floraison magnifique de dizaines d\u2019ouvroirs?Il faut bien le dire, la plupart ont disparu par suite de la fermeture de plusieurs maisons et de l\u2019évolution subie par celles qui demeurent.De même les contrées où travaillaient nos Soeurs sont fermées aux missionnaires ou elles ont vécu, elles aussi, une évolution profonde des méthodes d\u2019apostolat.Les besoins ont changé en maints endroits.La coopération laïque à l\u2019apostolat M.I.C.n\u2019est-elle donc plus qu'une chose du passé?Non! Des ouvrières de la charité se réunissent encore là où c\u2019est possible; d\u2019autres travaillent à domicile.Je pense à une amie dévouée dont les aiguilles à tricoter ne chôment guère et dont les chauds lainages s\u2019en vont périodiquement vêtir et réchauffer les pauvres protégés de nos Soeurs en Afrique, en Haïti ou ailleurs.Je pense aux admirables gestes de malades et handicapés qui, pour aider de plus démunis qu\u2019eux, se sont exercés au modelage, au tissage, à la fabrication de jouets, de fleurs artificielles et de centaines d\u2019autres bibelots.Je pense au grand nombre de nos parents et amis ainsi qu\u2019aux organismes qui répondent à nos appels en faveur de tel ou tel projet apostolique.oj Le Seigneur connaît tous ces dévouements cachés.C\u2019est Lui qui les fait naître, les accompagne, et c\u2019est Lui qui en sera l\u2019éternel rémunérateur.Nous en sommes sûres, * mais nous croyons aussi qu\u2019il nous confie encore un role \u2022 dans l\u2019épanouissement de la coopération laïque à l\u2019oeuvre d\u2019évangélisation.Les pages de notre revue ont, depuis quelques années fait connaître l\u2019AMIC (Association Missionnaire de l\u2019Immaculée-Conception).En elle revit le désir de notre Fondatrice d\u2019affilier à son oeuvre une légion de bonnes volontés.Nous aimons à croire que, grâce à l\u2019intervention de nos chères Auxiliaires de la première heure et de toutes celles qui sont rendues dans la Patrie, l\u2019AMIC grandira et portera à son tour d\u2019abondants fruits d\u2019amour.Que Notre-Dame-des-Missions réalise notre espérance! 232 RETRAITES 1911-1977 L\u2019Oeuvre des Retraites Fermées Féminines par Marie-Thérèse Pilon, m.i.c.Dans l\u2019action de grâces des fêtes jubilaires qui marquent cette année le 75e anniversaire de notre Institut, ce m\u2019est une joie réelle de mettre en relief une oeuvre qui fut bien chère au coeur de Mère Marie-du-St-Esprit.Il s\u2019agit de l\u2019Oeuvre des Retraites fermées.Tout en se livrant avec ardeur aux travaux accablants et aux mille soucis du gouvernement de son jeune Institut, un nouveau projet fomentait dans l\u2019esprit toujours en éveil de notre Fondatrice: celui d\u2019inaugurer L\u2019Oeuvre des Retraites fermées collectives féminines qui n\u2019existait pas encore à cette époque au Canada.n* -H Dans les jardins de la Maison de Retraites Notre-Dame-du-St-Esprit à Outremont, un groupe de dames retraitantes fraternisent joyeusement à l'heure de détente.S.St-Michel-Archange (Yvonne Frenette) et S.Joseph-Octave (Marguerite Bégin) les accompagnent.C'était en 1949.233 Au Cénacle de Québec en 1950.M.l'Abbé M.Fortier avec un groupe de retraitantes de l'époque.S.Thomas-de-Jésus (Éliannette Michaud) était alors directrice de l'oeuvre.;\t2 NAISSANCE ET CROISSANCE DE L\u2019OEUVRE Ardente apôtre, Délia Tétreault avait l\u2019intuition que ce serait là un puissant moyen de vivifier le jeune arbre de sa fondation \u201cen développant chez les dames et les jeunes filles le zèle des intérêts de Dieu et des âmes et en permettant à plusieurs de ces dernières d\u2019étudier leur vocation dans la réflexion et la prière Notre vaillante Mère put mettre ce projet à exécution en 1911, neuf ans seulement après la fondation de l\u2019Institut.Le 26 juin, un premier groupe de 42 retraitantes se présentent a la Maison d\u2019Outremont, au 314 Chemin Ste-Catherine.Elles sont accueillies par notre Mère elle-même.Dix années durant.l\u2019Oeuvre se développe tandis que la Congrégation accroît son personnel.Le local devenant insuffisant, il faut discontinuer temporairement les retraites fermées à la Maison-Mère.Entre temps, des 1915, notre Manreza\u2019 de Nominingue, dans le diocese de Mont-Laurier avdit ouvert ses portes à celles qui désiraient y suivre les exercices spirituels.L\u2019Institut y avait alors son Noviciat.En 1921, le retour des novices à la Maison-Mère et la fermeture momentanée de la maison, suspend pour un temps l\u2019Oeuvre qui reprendra un peu plus tard.L\u2019année 1919, voit s\u2019ajouter dans les villes de Joliette et de Rimouski deux autres Cénacles: les Maisons de Nmmaculée-Conception et Saint-François-Xavier.À Québec, au numéro 4 de la rue Simard, la Villa Saint-Paul ouvre ses portes en 1921 et Notre-Dame-du-Cénacle à la rue St-Cyrille en 1928.Les années 1930, 1936 et 1944 voient s\u2019inscrire sur la liste de nos centres de retraites fermées, les Maisons Notre-Dame-des-Missions, à Chicoutimi, Ste-Bernadette.à Saint-Jean et Notre-Dame-du-Rosaire à Ste-Marie-de-Beauce.Aux États-Unis, à Marlboro, dans le Massachusetts, la Maison Notre-Damie-Reine-des-Missions débute en 1947.De juillet 1954 à mai 1957 quelques groupes d\u2019Action Catholique sont accueillis à Dorval surtout durant la saison estivale.UNE RETRAITE, C\u2019EST QUOI?.Un eminent prédicateur des exercices spirituels définissait ainsi la retraite fermée: \u201cL\u2019oubli du monde pour rejoindre Dieu et s\u2019occuper plus particulièrement de son âme Dans le silence et le recueillement, apprendre à penser, à réfléchir, à prier.En contact intime avec le Seigneur, sous la mouvance de l\u2019Esprit, il devient plus facile à l\u2019âme d\u2019entendre au plus secret d elle-même l\u2019invitation qui lui est faite.Viens., je suis le Chemin et la Vente\u2019 Touchée par la grâce le Oui, je veux te suivre et faire ta Volonté' devient promesse\u2019\u2019.Dans plusieurs de ses lettres aux Supérieures des maisons de retraites, notre Mère Fondatrice ne cesse de rappeler combien l\u2019Oeuvre est appréciable malgré les renoncements qu elle impose et les sacrifices qu\u2019elle demande à toutes les Soeurs qui y sont impliquées.Sa délicatesse féminine lui fait rappeler à ses filles d\u2019être vraiment accueillantes pour toutes les retraitantes qu'elles reçoivent, prévenant leurs besoins, y répondant avec bonté car elle désirait qu\u2019à l\u2019Immaculée-Conception on se sente chez soi et qu\u2019on y vive dans la joie.TÉMOIGNAGES QUI PARLENT.Le Seigneur a répandu des bénédictions abondantes sur nos Maisons de Retraites.L\u2019espace manque pour reproduire les nombreux témoignages oraux et écrits laissés en esprit de reconnaissance par les retraitantes quittant nos maisons après leur triduum de prières.Voici quelques-uns de ces éloquents témoignages.Après un séjour chez nous, une dame écrit: \u201cJe conduirai l\u2019âme fidèle dans la solitude et là, je lui parlerai au coeur.Quel bien immense, quelles grâces abondantes, quels multiples et précieux avantages, l\u2019âme chrétienne peut retirer de la retraite fermée.Pour ma part, ils sont incalculables et je suis certaine qu\u2019ils exerceront sur toute ma vie une influence prépondérante\u2019\u2019.Une autre laisse cette courte note: 'Pour ia sainte paix qui m\u2019inonde, si forte, suave et profonde, réalisant le plus doux voeu.Merci, mon Dieu!\u201d Une vaillante mère de famille confie en partant: \u201cJ\u2019aurais désiré goûter plus longtemps le silence et la paix de cette maison.J\u2019aurais voulu rester.mais le Seigneur me veut ailleurs.Je reviendrai!\u201d Une jeune adolescente écrit sur un bout de papier: \u201cCes trois jours ont passé trop rapidement mais ils laissent un souvenir profond dans mon âme\u201d.Sur un billet trouvé dans un corridor, on lit ces touchantes lignes: \u201cÀ la fin de cette retraite comme je 234 I « I 1 réalise jusqu\u2019à quel point j'étais pauvre en lumière surnaturelle, en vie de foi, en amour de Dieu et des autres.Avec quelle clarté, je vois aussi que je dois étendre mon apostolat, faire un peu d\u2019action catholique autour de moi.dans ma maison \u201d.Ces témoignages parlent d'eux-mêmes et se passent facilement de commentaires.Oui, elle est merveilleuse l\u2019oeuvre du Seigneur dans le coeur de qui sait accueillir! LA FORMULE \u2018RETRAITES FERMÉES\u2019 SE MODERNISE Nos Maisons de Retraites Fermées ont aussi ressenti l'évolution rapide du siècle: elles se sont modernisées en quelque sorte dans le but de mieux répondre à la mentalité actuelle.Lieux de silence qu\u2019elles étaient au début, elles sont devenues, avec les changements qui se sont effectués dans la progression du temps, surtout en quelques endroits, plutôt des lieux de rencontres favorisant les échanges ou les réunions en équipe.Éventuellement, prêtres, religieux, religieuses, laïcs de toutes classes et professions, étudiantes y sont venues dialoguer, étudier leurs problèmes respectifs.Il va sans dire que latitude était alors laissée aux groupes, aux animateurs et prédicateurs d'orienter les rencontres selon les désirs et besoins des retraitants.En raison de circonstances incontrôlables, nos centres de retraites fermées ont dû se transformer.À vrai dire, ils n'existent plus comme tels mais des maisons où les exercices spirituels sont offerts continuent de faire rayonner le Message Évangélique.Aujourd\u2019hui, dans la mesure du possible, nos foyers d'accueil se prêtent aux demandes de réunions de groupes, de conférences, de cours, de sessions, de récollections.Tout comme l\u2019étaient nos maisons de retraites de jadis, nous voulons que nos foyers actuels soient toujours des oasis de vie chrétienne où l\u2019on trouve paix, joie et espérance.MERCI SEIGNEUR! De tout le bien opéré dans ces lieux de prière et de réflexion que furent nos Maisons de retraites fermées, nous rendons de jubilantes actions de grâces au Seigneur.Si les âmes en grand nombre ont été gratifiées de faveurs insignes par cette Oeuvre bienfaisante, les Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception le doivent d'abord, et avant tout, au Père très bon en qui, à la suite de Mère Marie-du-St-Esprit, elles avaient placé toute leur confiance.L\u2019appui constant et le bienveillant encouragement des Pasteurs des diocèses dans lesquels leurs maisons étaient situées leur ont été un puissant réconfort et un stimulant.Aux Prédicateurs, animateurs, dames organisatrices, vont également nos sentiments de profonde gratitude.Et enfin, l\u2019esprit de coopération, la piété des retraitantes, la joyeuse acceptation des petits sacrifices inhérents et inévitables d\u2019une vie ensemble, ont merveilleusement contribué aux prodigieux succès de l\u2019Oeuvre des Retraites fermées.Que le Seigneur en soit magnifié! En terminant, qu\u2019il nous soit permis de citer un court extrait de l\u2019homélie prononcée par le R.P.Georges Robitaille, s.j.au jubilé d\u2019or de sa soeur Imelda (Soeur St-lgnace), une pionnière M.I.C.dans l\u2019Oeuvre des Retraites fermées: \u201cBâtir, organiser, faire vivre une maison de retraites fermées en 1928, 29 et dans les années 30 et 40, n\u2019était pas et ne fut jamais une tâche facile; mais c'était incontestablement une tâche apostolique extrêmement bienfaisante et féconde où les âmes par milliers ont trouvé Dieu et se sont données à Lui.Le mérite en revient pour une très large part, à toutes celles qui assuraient la vie de ces maisons, singulièrement à celles qui les dirigeaient.L\u2019Histoire de ces maisons ne s'écrira qu\u2019au ciel car elle trop profonde, trop intime; je sais seulement qu\u2019elle est très belle et qu'elle le doit au dévouement obscur et à l'amour apostolique de celles qui s\u2019y sont dépensées.\u201d.1926.Un groupe de dames vient de terminer une retraite à notre maison de la rue Simard à Québec.S.St-lgnace (Imelda Robitaille) qui les accompagne fut une pionnière chevronnée et courageuse de l\u2019Oeuvre des Retraites Fermées Féminines.s» m 1 I I I i ?* » * » i ;>h.* r i.; ' '.:LT IMMIGRANTS 1916-1977 Mère Marie-du-St-Esprit et les Immigrants par Pauline Longtin, m.i.c.\u201cRévéler Jésus-Christ et son Évangile à ceux qui ne le connaissent pas, tel est depuis le matin de la Pentecôte le programme que l\u2019Église a assumé comme reçu de son Fondateur.\u201d Voilà ce que Paul VI rappelait en son exhortation apostolique de décembre 1975: Évangéliser, pour l\u2019Église, c\u2019est porter la Bonne Nouvelle dans le monde moderne,\u201d (chap.V no 51).et auparavant: \u201cÉvangéliser, pour l\u2019Église, c\u2019est porter la Bonne Nouvelle dans fous les milieux de l\u2019humanité et, par son impact, rendre neuve l\u2019humanité entière\u201d, (chap.Il no 18) '\tPOUR DÉLIA LA MISSION C\u2019EST L\u2019ÉVANGÉLISATION! Ce message récent du chef de l\u2019Église, l\u2019Esprit-Saint en avait gravé la compréhension au coeur de Délia Tétreault dès les débuts du siècle, et même avant.Elle qui, fidèle à l\u2019inspiration d\u2019en-Haut et à travers maintes difficultés, avait mis sur pied au Canada le premier Institut féminin pour les missions extérieures, avait également compris que pour être missionnaire il ne suffit pas de laisser son pays pour aller en terre lointaine.Pour elle, c\u2019était clair: La Mission c\u2019est l\u2019évangélisation; en toute fidélité à son charisme propre, elle portait au coeur la hantise de \u201crévéler Jésus-Christ et son Évangile à ceux qui ne le connaissent pas\u201d, et cela bien au-delà des délimitations géographiques.des débuts du siècle), cours spéciaux pour adultes païens, instruction religieuse des catéchumènes et assistance des mourants indigènes.\u201d.Cette sollicitude pour les \u201cdéplacés de la vie\u201d, Délia Tétreault, comme il a été dit, l\u2019avait au coeur depuis toujours.Avant que ne sonne pour elle l\u2019heure de \u2018fonder\u2019, elle avait consacré dix années au service des pauvres de Montréal, catéchisant aussi des enfants d\u2019autres nationalités qui ne fréquentaient pas les classes régulières.N\u2019est-il pas savoureux de lire cette confidence que la chère Mère fera bien des années plus tard: \u201cQuand j\u2019enseignais à nos petits Italiens de Montréal, je consacrais à l\u2019étude de leur langue le peu de temps que j\u2019avais en faisant des courses en tramway.ou encore le soir en prenant soin d\u2019une pauvre malade.\u201d C\u2019est d\u2019ailleurs ce que le Chapitre général 1976 vient de rappeler aux membres de son Institut en se référant aux Constitutions esquissées par notre Fondatrice en 1902: nous sommes envoyées par l\u2019Église vers les \u201cgroupes humains qui n\u2019ont jamais entendu parler de Jésus-Christ et de son Évangile, c\u2019est-à-dire vers le monde de la non-foi pour y porter la PREMIÈRE annonce de la Bonne Nouvelle\u201d, (cf Actes capitulaires \u201976\u2019, p.5) Dans les Constitutions que Mère Marie-du-St-Esprit présentait à Rome pour l\u2019approbation définitive, en 1933, dès la première page (no 3b) nous retrouvons exprimée sa préoccupation des non-chrétiens: \u201cL\u2019Institut se consacrera aussi dans les pays chrétiens, aux oeuvres qui ont pour but de venir en aide aux missions: diffusion des Oeuvres de la Sainte-Enfance, de la Propagation de la Foi.écoles pour enfants des nations idolâtres (langage 236 DANS SON PAYS D\u2019ORIGINE: ANNONCER JÉSUS-CHRIST À CEUX QUI NE LE CONNAISSENT PAS ENCORE.Les pages qui suivent essaieront de retracer comment notre Fondatrice a elle-même actualisé dans son pays d\u2019origine ce qui est partie intégrante de la fin spécifique de sa Communauté: le souci d\u2019annoncer l\u2019Évangile à \u201cceux qui ne connaissent pas Jésus-Christ\u201d.Évidemment, dans le Canada français \u201cofficiellement chrétien\u201d d\u2019alors, ceux qui ignoraient Jésus-Christ ne pouvaient être que ceux venus des pays non chrétiens; aussi verrons-nous cette femme au coeur universel chercher tous les moyens d\u2019assistance à ceux qui pour diverses raisons, avaient dû s\u2019expatrier et pour qui le Au centre rSu groupe Mlle Anap Wong de Canton, Chine.A la demande de Mère Marie-du-St-Esprit cette catêchète chinoise laïque est venue de son loin tain pays, en 1920, pour catéchiser ses compatriotes installés à Montréal.Canada était devenu \u201cterre étrangère\u201d.Il y a plus d\u2019un demi-siècle \u2014 comme le fait l\u2019Église d\u2019aujourd\u2019hui \u2014 Délia Tétreault travailla à réaliser la première annonce de Jésus-Christ par des activités diversifiées, \u201cvisant l\u2019homme tout entier et dans toutes ses dimensions.y compris l\u2019ouverture à l\u2019Absolu\u201d.> LES M.I.C.ET LE \u2018CHINATOWN\u2019 À MONTRÉAL C\u2019est vers la Chine qu\u2019étaient parties, en 1909, les premières missionnaires de Plmmaculée-Conception.Il semble normal que dès lors la sollicitude de la Fondatrice se soit également portée sur les fils du grand empire d\u2019Orient qui vivaient dans notre pays et d\u2019abord au plus près, à Montréal.Mais, d\u2019où étaient venus ces Chinois?Un bref rappel d\u2019histoire répondra à la question et éclairera l\u2019action entreprise par la femme-apôtre qu\u2019était Délia Tétreault.Les premiers Chinois à s\u2019établir au Canada furent ceux qui s\u2019étaient joints à la ruée vers l\u2019or sur les bords du fleuve Fraser en Cojombie-Britannique, en 1858.Venant de San Francisco et plus tard directement de Hong Kong, ils étaient à la recherche d\u2019un gagne-pain à cause de la pauvreté et de la surpopulation en leur pays d\u2019origine.Ils furent patients et tenaces pour travailler dans des mines que d\u2019autres avaient abadonnées.Quand les mines furent épuisées, beaucoup retournèrent en Chine alors que d\u2019autres s\u2019embauchaient en Colombie britannique les services domestiques.En 1881, lorsque commença >j construction du chemin de fer du Canadien Pacifique, environ 6 000 Chinois s\u2019engagèrent par contrat à construire la partie ouest de cette voie ferrée; mais la fin des travaux, en 1885, en jeta un grand nombre dans le chômage.N\u2019ayant que la misère à envisager, beaucoup d\u2019entre eux quittèrent la province, et la plupart retournèrent en Chine et aux États-Unis.Un certain nombre cependant vinrent dans les provinces de l\u2019est, et c\u2019est à ce temps que la communauté chinoise de Montréal commença à se former: elle était alors 100% masculine; et ce n\u2019est que plus tard que certains firent venir leur famille.Faut-il le dire, ces immigrants ne se sentaient pas bienvenus parmi le population du temps.Il avaient à faire face à l\u2019hostilité et à la pression de l\u2019entourage, et leur insécurité n\u2019était qu\u2019amplifiée par les barrières de langue et leur incapacité de s\u2019intégrer au milieu montréalais.Les Chinois conservaient toujours le désir de retourner dans leur pays natal, et cet espoir leur enlevajt l\u2019intérêt de s\u2019intégrer à la société canadienne: ils demeurèrent donc ensemble en une sorte de ghetto et créèrent le quartier chinois comme un fort de résistance.De fait ils n\u2019étaient venus que pour séjourner, non pour s\u2019installer, et le quartier chinois n\u2019était qu\u2019une communauté de la diaspora.La plupart des Chinois s\u2019engagèrent dans des services domestiques ou des buanderies.L\u2019immigrant-type d\u2019alors travaillait dur, dépensait peu, épargnait et rêvait de retourner en son pays d\u2019origine après avoir accumulé une fortune: c\u2019est ce qui explique son manque d\u2019intérêt sur la scène locale et sa ségrégation du monde extérieur à son quartier.237 Photo prise en 1921 a Hôpital Chinois du 112 Lagauchetière.Elle nous présente les principaux membres du Comité organisateur de cet hôpital.A l\u2019arriére-plan l\u2019équipe du service hospitalier à l\u2019époque.Voilà, ébauchée, la situation de la population chinoise chez nous, à la fin du 19è siècle et au début du 20è: rien de confortable ni d'enviable! Mais le Seigneur se réservait d\u2019exprimer sa bienveillance à ces déracinés de la vie par les instruments de son choix: en l\u2019occurence l\u2019archevêque de Montréal, Mgr Paul Bruchési et ceux qu\u2019il devait sensibiliser à sa préoccupation apostolique.Le Bulletin de l\u2019Union Missionnaire du Clergé de janvier 1940 donne un résumé des plus éclairants sur l\u2019origine et le développement de la mission chinoise de Montréal, née elle aussi, du souci pastoral qu\u2019avait l\u2019archevêque d\u2019assurer l\u2019évangélisation de tous les immigrants établis dans son diocèse.Sous l\u2019impulsion de leur ardente Fondatrice, les M.I.C.prêtèrent dès les débuts leur active coopération aux cours du dimanche organisés pour la communauté chinoise et visitaient les Chinois dans les buanderies, les taudis, les cafés, les hôpitaux.Deux missionnaires, en Chine depuis cinq ou six ans, furent rappelées au pays pour prendre charge de l\u2019enseignement aux Chinois.Elles ne tardèrent pas à se mettre à l\u2019oeuvre, et dès septembre 1916 s'ouvrit la première école chinoise, sur la rue Anderson.Les Soeurs se partageaient les cours de français et d\u2019anglais, tandis qu\u2019une jeune Chinoise, venue par la suite se joindre à elles de son lointain pays, enseignait la langue chinoise et la doctrine chrétienne.Ajoutons ici que les \u201ccours du dimanche\u2019\u2019 furent continués jusqu\u2019en 1930, époque où pour de multiples raisons, il devint impossible de les poursuivre.Ce fut à la demande du Cardinal Paul-Émile Léger que la direction de l\u2019École Chinoise Catholique de Montréal fut de nouveau confiée aux M.I.C.en 1967, alors que durant plus de 40 ans elles avaient dû concentrer leurs efforts pour maintenir du personnel à l\u2019hôpital dont elles avaient assumé les services dans les circonstances que la 238 suite de ce récit va nous faire connaître.Il faut dire enfin, sur ce sujet de l'éducation, que les cours privés pour les Chinois et la visite des familles font toujours partie de l\u2019apostolat des M.I.C.de la métropole.L\u2019année 1918, mémorable par la funeste épidémie d\u2019influenza, marque aussi l\u2019époque d\u2019un nouvel engagement des M.I.C.dans la communauté chinoise de Montréal.Le débordement des hôpitaux qui ne fournissaient pas à accueillir les victimes, la vie retirée que les Chinois de l\u2019époque étaient habitués à mener, leur ignorance du français et de l\u2019anglais: autant de facteurs qui créèrent une situation désastreuse pour les résidents du \u201cChinatown\u201d où l\u2019épidémie fit ses premières victimes.Le nombre en augmentant chaque jour, Mère Marie-du-St-Esprit présenta à l\u2019archevêque et aux autorités civiles de Montréal \u201cune pressante requête dans le but d\u2019obtenir un hôpital destiné exclusivement aux Chinois, où les Soeurs pourraient les recevoir et les soigner\u201d.Sa demande fut exaucée, et le 18 octobre s\u2019ouvrait, au no 66 de la rue Clarke, un petit hôpitc.' pour lequel l\u2019abbé R.Caillé, dirigeant de la Mission Chinoise, obtint une subvention de la Ville, alors que la \u201cChinese Benovolent Association\u201d s\u2019engageait à payer loyer, chauffage et éclairage.Les Soeurs entreprirent le nettoyage et l\u2019ameublement du logement resté depuis longtemps inhabité, et les annales racontent que les Clercs de St-Viateur d\u2019Outremont, fournirent \u201cmain-d\u2019oeuvre, cheval et voiture\u201d pour aménager au plus tôt cette infirmerie dont les lits furent remplis dès le premier soir.Le geste de charité de l\u2019Église et des chrétiens de Montréal obtint du gouvernement de Chine deux médailles d\u2019or: l\u2019une fut offerte à Mère Marie-du-St-Esprit et à sa Communauté, et l\u2019autre à l\u2019abbé Caillé.Le \u2018refuge\u2019 de la rue ClarKe ferma ses portes à la fin de l\u2019épidémie, en 1919.L\u2019année suivante, les Chinois qui Les temps ont changé.! Voici le nouveau Centre Hospitalier Chinois construit en 1965 coin St-Denis et Faillon.Les MIC y sonf toujours présentes.v,t i : v'v ^ r « «k.\t^ r«\ti,! J4 »4* \u2022// ' \"\" jr Hj-Ot avaient expérimenté le bienfait d\u2019avoir un hôpital bien à eux, décidèrent de réorganiser des services pour leurs malades dans des locaux convenables et plus spacieux: ils firent l\u2019acquisition d\u2019une vieille synagogue au 112 de Lagauchetière, au coeur du quartier chinois.En mars 1920, la même association sollicitait de nouveau Mère Marie-du-St-Esprit d\u2019affecter quelques religieuses à la direction de l\u2019hôpital et aux soins des malades.Passant de 10 à 15, puis à 25 lits, l\u2019Hôpital Chinois poursuivit de façon discrète et efficace ses activités au milieu du quartier chinois jusqu\u2019en 1965.\u201cJ\u2019étais pauvre, délaissé, malade.\u201d tel était le billet d\u2019entrée requis de ceux qui s\u2019y présentaient.Non seulement les Soeurs recevaient-elles les vieillards et les malades, mais elles les visitaient dans les autres hôpitaux ainsi qu\u2019à leur domicile souvent situé à l\u2019arrière des buanderies et des cafés.À l\u2019accueil des malades à long terme s\u2019ajouta, au cours des années, la consultation pour malades externes, puis la clinique pour les enfants d\u2019âge pré-scolaire.Tous pouvaient alors s'exprimer en leur propre langue et se sentir un peu chez eux dans ce coin de la métropole si longtemps considéré mystérieux et fermé.En juin 1965, un nouvel hôpital \u2014 répondant aux exigences des services de santé modernes \u2014ouvrait ses portes au 7500 St-Denis.Si les vieillards ne laissèrent pas sans nostalgie les murs lézardés qui avaient abrité des centaines de leurs compatriotes depuis 45 ans, ils \u2018é-migraient\u2019 quand même avec sérénité car les Soeurs déménageaient avec eux.Oui, et elles restent présentes, encore en 1977 dans ce petit hôpital de 65 lits où priorité d\u2019admission est toujours accordée aux malades chinois.La raison de leur présence en ce milieu demeure celle des tout débuts: être là, témoins de la charité du Christ, s'efforçant de concrétiser dans leur vie la recommandation maintes fois faite à ses missionnaires par la Fondatrice: \u201cProdiguez vos tendresses et vos sourires, semez du bonheur à pleines mains: c\u2019est le pain qui manque le plus sur notre pauvre terre.\u201d A Québec comme à Montréal, la colonie chinoise est présente au coeur de Mère Marle-du-St Esprit Dés 1919, elle ubtlent l'autorisation de commencer les \u201ccours du dimanche\".Au premier plan S.Marle-de-St-Georges (Corinne Crevler) revenue de Canton pour organiser l\u2019enseignement catéchétl-que en langue cantonnalse w 239 L\u2019OEUVRE CHINOISE À QUÉBEC ET AUX TROIS-RIVIÈRES Montréal ne fut pas la seule région du Canada où la sollicitude et le zèle de Mère Marie-du-St-Esprit rejoignirent les immigrants chinois.En 1919 elle sollicitait et obtenait la permission d\u2019établir à Québec une Oeuvre semblable à celle qui existait à Montréal.Une autre M.I.C.revenue de Chine et possédant la langue cantonnaise vint consacrer son temps à la visite des familles chinoises et des malades des différents quartiers de la ville, ainsi qu\u2019à ¦\u2019instruction religieuse de ceux qui voulaient devenir chrétiens.Les cours du dimanche y débutèrent en avril 1926.Les élèves de philosophie du Séminaire et ceux de l\u2019École Normale, ainsi que des laies bénévoles, enseignaient le français, l\u2019anglais et la comptabilité; les Soeurs assuraient en cantonnais, les cours de catéchisme à ceux qui y étaient intéressés.Tout comme à Montréal, l\u2019Oeuvre chinoise de Québec connut diverses mutations, mais les M.I.C.y étaient toujours présentes; en 1977 elles poursuivent la tâche apostolique lancée par leur Fondatrice depuis plus d\u2019un demi siècle: cours aux adultes, loisirs pour jeunes, visites aux familles, assistance aux nouveaux venus: que d\u2019heures passées au bureau de l\u2019Immigration!.charité concrétisée dans des gestes multiformes mais toujours inspirée par l\u2019Esprit du Christ qui veut que tous soient UN pour réaliser le dessein d\u2019amour du Père.Comme à Montréal et à Québec, l\u2019Oeuvre pour les Chinois des Trois-Rivières fut confiée aux M.I.C.dès leur arrivée dans cette ville, en 1926; et ce fut par les mêmes moyens qu\u2019elles offrirent leurs services à tous ceux de la région! trifluvienne.\u201cVENEZ AUSSI À VANCOUVER.\u201d Mais il nous faut sortir de l\u2019Est canadien et revenir un peu en arrière dans le déroulement de l\u2019histoire.En mars 1921, l\u2019archevêque de Vancouver, Mgr Cassey, écrivait à Mère Marie-du-St-Esprit: \u201cNous avons grand besoin d\u2019un établissement de vos excellentes religieuses pour nos pauvres Chinois.Il doit y avoir en cette ville au-delà de 500 enfants chinois.Il me semble que vous pourriez venir parmi nous, comme dans une grande ville de Chine et faire une humble fondation qui grandira sous la Providence et sera une maison d\u2019arrêt pour vos Soeurs en route pour la Chine.\u201d En mai 1921, quatre M.I.C.ouvraient sur les côtes du Pacifique un nouveau foyer d\u2019apostolat près du port de Vancouver.À la petite école s\u2019ajoutèrent bientôt la visite aux Chinois pauvres et malades: oui, des pauvres, des délaissés (qu\u2019on se rappelle l\u2019histoire de l\u2019installation des Chinois en Colombie britannique); et c\u2019étaient ceux-là surtout qu\u2019il s'agissait de privilégier, car à celles qui partaient pour les terres lointaines, la Fondatrice n\u2019avait jamais cessé de répéter: \u201cMa fille, vous aimerez les pauvres; oui, les pauvres, et surtout les plus malheureux\u201d.Au refuge de la rue Campbell à Vancouver.De 1924 à 1972, cette maison a accueilli des centaines de vieillards chinois pauvres et 240 î ?Une modeste maison de trois étages, plus tard agrandie, fut achetée sur la rue Campbell, et de 1924 à 1972 des centaines de vieillards y trouvèrent accueil et soins.Dès les débuts, de généreux bienfaiteurs fournirent la nourriture à ces déshérités; de leur côté, les M.I.C.du Refuge de Vancouver, comme celles de l\u2019Hôpital Chinois de Montréal à l\u2019époque, allaient de maison en maison dans le \u201cChinatown\u201d, quêtant les provisions nécessaires pour leurs protégés.L\u2019espace manqua vite à la rue Campbell; d\u2019étape en étape et pour répondre à des besoins croissants, la construction d\u2019un hôpital pour les Orientaux de Vancouver apparut comme une nécessité et fut réclamée par l\u2019évêque-coadjuteur, Mgr Duke.Le projet ne put se réaliser qu\u2019après la guerre, en 1946, alors que Dieu avait rappelé à Lui la Fondatrice au coeur grand comme le monde.L\u2019hôpital de 150 lits qui fut alors érigé n\u2019a cessé de se développer: 1977 verra l\u2019achèvement d\u2019une nouvelle addition qui fera du \u201cMont Saint-Joseph\u201d un hôpital général de 300 lits.La présence des M.I.C.y demeure justifiée par la même raison qui avait incité Mère Marie-du-St-Esprit à y envoyer ses premières Soeurs en 1921.Germaine Roy, m.l.c.administratrice, contemple avec satisfaction la maquette de l'hôpital \"Mont St-Joseph\" tel qu'il apparaîtra lorsque l\u2019addition nouvelle sera complétée.m ¦ LES M.I.C.SONT ENCORE LÀ.Les Oeuvres entreprises du vivant de la Fondatrice sont celles précédemment énumérées, mais je m\u2019en voudrais de terminer sans mentionner que selon l\u2019orientation qu'elle donna à sa communauté, les M.I.C.ont continué et continuent toujours \u201cd\u2019être là\u201d pour accueillir, quoique dans des conditions et des circonstances différentes de celles des débuts du siècle, les immigrants qui vivent dans d\u2019autres villes du continent nord-américain.C\u2019est vers 1950 qu\u2019Ottawa ouvrait les portes d\u2019un \u2018Centre Chinois\u2019 où jeunes ou moins jeunes sont toujours bienvenus et se sentent chez eux grâce aux diverses activités sociales qui s\u2019y tiennent et à l\u2019ambiance qui respecte leur langue et leurs coutumes.À San Francisco, l\u2019école de la Mission Chinoise St.Mary's voit les M.I.C.actives au milieu d\u2019une population enfantine des plus vivantes.Les années d\u2019après guerre virent nos missionnaires rapatriées du Japon en 1943 inaugurer officiellement le travail apostolique auprès des Japonais de Montréal.Aujourd\u2019hui, les différents groupes ethniques, spécialement ceux venus des pays où travaillent les M.I.C., retrouvent des amies en celles qui vivent au Canada: philippins, latino-américains et autres.Pour tous, elles se veulent des \u201csoeurs universelles\u201d.Seigneur, quand sera-t-il réalisé ce beau rêve que chante Littleton.\u201cque tous les hommes ne sont qu\u2019UN sans avoir la même peau.\u201d C\u2019était bien là le rêve qui habitait le coeur de Délia Tétreault et pour la réalisation duquel elle a consumé sa vie et laissé à celles qui la suivent un testament fort engageant: \u201cDieu nous a tout donné, même son propre Fils; quel meilleur moyen de le payer de retour que de lui donner des élus (de toutes races et nations) qui chanteront ses bontés dans les siècles des siècles!\u201d.'ârïv.sSJiïai.mm _ Le Centre chinois de la rue Goulburn à Ottawa.Les MIC s\u2019y dévouent depuis 1950.241 NOUS PARTONS, VOUS VENEZ AVEC NOUS?» Malawi 2e départ Madeleine Loranger, m.i.c.Montréal Dio.Montréal Malawi 2e départ Louise Lefebvre, m.i.c.Granby Dio.St-Hyacinthe \tMalawi \t3e départ \" à\t Marie-C\tLacombe, m.i.c.Montréal\t Dio\tMontréal Haïti 1er départ Clara Maeda, m.i.c.Koriyama Japon Haïti 5e départ Eva Marier, m.i.c.Québec Dio.Québec Haïti 2e départ Haïti 2e départ Haïti 3e départ Anne-Marie Parent, m.i.c.Montréal Dio.Montréal Liliane Pelletier, m.i.c.St-Damase l\u2019Islet Ste-Anne de la Pocatière Cécile Ménard, m.i.c.Guérin Dio.Rouyn-Noranda CADEAU-DÉPART Votre \"CADEAU-DÉPART\u201d, joint au coupon suivant, aidera une de ces MISSIONNAIRES à atteindre sa mission et ainsi vous serez solidaire de son travail d'évangélisation.Pour aider à défrayer le voyage d'une missionnaire: Il me fait plaisir de vous envoyer le montant de S.pour aider aux frais de voyage d'une de vos Soeurs partantes.Procure des Missions des SS.Miss, de l\u2019Immaculée-Conception 121, Ave Maplewood, Montréal H2V 2M2 NOM: .ADRESSE: VILLE: .CODE .242 OEUVRES PONTIFICALES MISSIONNAIRES 1917-1977 i UN COEUR » GRAND COMME LE MONDE Evangéline Ptamondon, m.i.c.SECRETS D\u2019ENFANT Le désir des grands horizons habita Délia Tétreault dès son enfance.En glanant ses souvenirs, elle livre un secret: \u201cJe me souviens qu'enfant, je cherchais toutes les occasions de me cacher dans le grenier de la maison paternelle, pour y lire d\u2019anciennes annales de la Sainte-Enfance et de la Propagation de la Foi que j\u2019y avais trouvées dans une caisse.Il ne me venait pas à l\u2019esprit que je pouvais un jour devenir missionnaire; ma pensée enfantine n\u2019allait pas plus loin qu\u2019à une grande admiration pour les religieux et religieuses qui avaient ce bonheur.\" \u201cIl ne serait peut-être pas hors de propos de raconter un rêve datant de la même époque, me semble-t-il: dans ce rêve, j'étais à genoux près de mon lit, et tout à coup, j'aperçus un champ de beaux blés mûrs qui s\u2019étendait à perte de vue.À un moment donné, tous ces blés se changèrent en têtes d\u2019enfants; je compris en même temps qu\u2019elles représentaient des âmes d\u2019enfants païens.Je fus frappée de ce rêve, mais je n\u2019eus pas l\u2019idée de le raconter à personne, pas même à ma mère à qui je disais tout ordinairement.\" Ce rêve d\u2019enfant l'Esprit de Dieu le travailla et Délia souple et disponible apprit à inventer sa route au service de Dieu et des frères.Aujourd'hui nous disons vocation! Le songe prophétique de Délia Tétreault, entant.LA SAINTE-ENFANCE Les années passent.En 1908, la jeune communauté quelle a fondée compte déjà 6 ans d\u2019existence.Délia, femme au coeur de feu, qui s\u2019apprête à envoyer des compagnes vers la lointaine Chine, se penche sur le sort des enfants païens. cette époque, existent aussi le Tiers-Monde physique, le Tiers-Monde spirituel dans lesquels vivent des milliers d\u2019enfants.Délia le sait.il faut faire quelque chose! En accord avec ses compagnes, elle intronise dans la paroisse d\u2019Outremont l\u2019Oeuvre de la Sainte-Enfance.Rien de mieux pour faire connaître cette oeuvre que de proposer aux élèves de notre Académie une séance pour les parents.Encouragée par les réponses des grands et des petits, Délia pousse son rêve encore plus loin.Le samedi 20 mai 1916, avec l\u2019autorisation de l\u2019archevêque de Montréal, Mgr Paul Bruchési, elle se rend à la paroisse de l\u2019Immaculée-Conception, rencontrer le Père Leclaire s.j., et obtient l'autorisation de visiter toutes les maisons d\u2019enseignement sous sa juridiction.Dès le lundi suivant, elle se présente à trois écoles: Académie St-François-Xavier, l\u2019Académie Proulx et le couvent Mont-Royal.Délia inaugure une tâche apostolique que ses filles continuent depuis plus de 60 ans.L\u2019aventure de la Ste-Enfance en terre canadienne reprenait vie grâce à une femme au coeur grand comme le monde.En effet, en 1917 Mgr Bruchési, satisfait du travail accompli, confie officiellement par lettre pastorale l\u2019Oeuvre de la Ste-Enfance à la jeune communauté.Dans la suite, la plupart des évêques de la Province de Québec suivent l'exemple de l'Archevêque de Montréal, en confiant l\u2019Oeuvre dans leur diocèse respectif: Rimouski, Québec, Juliette, Trois-Rivières, St-Hyacinthe, Chicoutimi, St-Jean de Québec, Mont-Laurier, Amos, et même le vicariat apostolique du Golfe St-Laurent.C\u2019est ainsi que des centaines de MIC à la suite de leur fondatrice prennent la route et donnent aux jeunes québécois, des \u201ccauseries de la Ste-Enfance\".Éveiller les enfants et les éducateurs à la dimension universelle du Salut, tout en les invitant à partager leur foi et leurs ressources matérielles, voilà le message simple et vrai de \u201cSoeurs blanches et bleues de la Ste-Enfance\".243 1\t«ni»» V\" » i ^\t\u2022>« .P» ÏJSWW ! I ¦ j ¦ /.es MIC de la crèche de Canton sont en liesse.Elles fêtent le 25e anniversaire d'arrivée en Chine d'une des pionnières, S.St-Paul à l\u2019extrême-droite de la 1ère rangée.La chère Mère fondatrice est au milieu du groupe.au moins en photo! On semble vouloir lui offrir cette gerbe vivante d\u2019enfants, sauvés d\u2019une mort certaine grâce au dévouement de ses filles missionnaires et à l'oeuvre de la Ste-Enfance qui leur fournit un apport financier indispensable.En 1918, Mgr Bruchési ajoute un autre secteur au travail apostolique des MIC.Il demande à Mère Marie-du-St-Esprit que ses soeurs soient chargées de recueillir les sous de la Propagation de la Foi.Assuré de notre réponse, il avertit les pasteurs et la communauté commence à \u201cfréquenter\" d\u2019une façon assidue la Propagation de la Foi.SI L\u2019HISTOIRE NOUS ÉTAIT CONTÉE 60 ans ont passé.Nul ne pourra dire toute l\u2019heureuse influence des MIC parcourant les routes, annonçant aux gens des villes, aux gens des campagnes, adultes et enfants, la Bonne Nouvelle de Jésus: l\u2019Espérance pour tous.Si l\u2019Histoire de la Ste-Enfance et de la Propagation de la Foi sur le sol canadien nous était contée, nous verrions les MIC prendre la parole auprès des groupes de jeunes des \u201cécoles de rangs\u201d comme des couvents et des collèges huppés des grandes villes, auprès des adolescents de certaines écoles de réforme du temps et des enfants des institutions pour sourds et muets.Partout où il y a des jeunes intéressés à s\u2019ouvrir à l\u2019Universel, les MIC vont les rencontrer.En 1918, une mic est invitée par le curé de St- Ils sont tout-petits, mais déjà ils apprennent à chanter! S.Camille-de-Lellis (Yvonne Jolicoeur) est heureuse de nous présenter ses \"trésors\" de la crèche de Tsung Ming.Il y a de cela plus de 40 ans.! 244 Rita Ostiguy, m.i.c.du Service Mond'Ami au diocèse de Québec.Elle est entourée d\u2019enfants de \u201cchez nous\" tout aussi intéressés au sort de leurs frères non-chrétiens que nous l\u2019étions au temps de la Ste-Enfance! Michel de Napierville à prendre la parole à l\u2019église, fait rare à l\u2019époque! Par \u201cbeau, mauvais temps\u201d, à l\u2019instar de leur fondatrice, oui! les MIC prennent la route soucieuses de bâtir la fraternité universelle.À celles qui sont \u201cen plein vent\u201d se joignent les compagnes de l\u2019arrière-garde qui composent les revues, rédigent les rapports, assurent les envois.Délia Tétreault avait compris qu\u2019une animation pastorale demande des équipes et elle invitait tout le monde à se mettre à la tâche joyeusement.\u201cDans la barque de l\u2019Immaculée-Conception, on n\u2019admet que de gaies rameuses.Pour être missionnaire, il faut être joyeuse, toujours joyeuse.\u201d (I) Causerie à Nominingue 21/10/19.Un jour à une soeur qui s\u2019apprête à prendre la route et qui lui avoue son regret de ne pas avoir eu le temps de s\u2019être bien préparée, elle répond: \u201cEn passant dans les campagnes, vous avez déjà vu le beau grain qui pousse dans la terre neuve et les abon- Évangéline Plamondon, m.i.c.responsable du Secrétariat National du Service Mond'Ami.Les enfants sont ses meilleurs amis.peut-être parce qu'ils sont les préférés de Jésus et sans doute aussi parce que Délia Tétreault les aimait tant! dantes récoltes qu\u2019on y fait?Eh bien! il en est ainsi quand on sème dans l\u2019âme des enfants; c\u2019est comme dans de la belle terre neuve, ça lève! Semez-y donc à pleines mains, et demandez à Dieu de faire fructifier la semence que vous jetterez dans ces petites âmes toutes neuves.\u201d \u201cIl nous faut inculquer dans notre pays l'esprit missionnaire par tous les moyens en notre pouvoir.\u201d Le temps où \u201cles Soeurs de la Ste-Enfance\u2019\u2019 voyageaient en carriole est révolu.À chaque époque, il faut créer des moyens d\u2019animation pour rejoindre les gens.C'est ainsi que les MIC ont travaillé afin que la Sainte-Enfance devienne l\u2019Oeuvre Missionnaire des enfants et aujourd\u2019hui le Service Mond-Ami.Le \u201cMessager de la Ste-Enfance\u201d que plusieurs ont lu et relu devient dans le contexte du renouvellement catéchétique \u201cFrères lointains\u201d et en 1973, les revues \u201cAmiSol et Amigo.\u201d Les \u201cCauseries de la Ste-Enfance\u201d ont été remplacées par des séances audio-visuels où les MIC, à l\u2019aide de l\u2019image, informent et créent des liens entre tous les gens de la terre.« petits irv f ' /»my.Un éventail typique! On aura reconnu les \"annales rajeunies\" de la Ste-Enfance.Après Frères Lointains, c'est maintenant AMIGO et AMISOL qui jettent au coeur de nos enfants la semence missionnaire.De nos jours, l\u2019animation missionnaire les requiert à l\u2019intérieur des offices diocésains de pastorale missionnaire, des homélies, des cellules missionnaires paroissiales, des expositions universelles, des camps, des Clubs de Jeunes du Monde et du Service Mond-Ami.Le rêve de Délia fait son oeuvre.Cette fille de Marievil-le avait compris que \u201cle lieu Saint c\u2019est d\u2019abord le coeur de l\u2019homme.\u201d Son amour universel lui fit embrasser dans un élan d\u2019action de grâces, la terre entière.Aujourd\u2019hui, ses compagnes de toutes nationalités continuent de servir la fonction missionnaire de l\u2019Église.Au-delà des frontières et des préjugés elles s\u2019engagent à manifester au monde entier la joie des enfants du Père.C\u2019est le défi du rêve de Délia! C\u2019est le défi d\u2019un coeur grand comme le monde! 245 PRESSE MISSIONNAIRE 1920-1977 DÉLIA TÉTREAULT ET LA PRESSE ÉCRITE par Gisèle VMemure.m.i.c.\u201cJe me souviens qu\u2019enfant, je cherchais toutes les occasions de me cacher dans le grenier de la maison paternelle, pour y lire d\u2019anciennes annales de la Ste-Enfance et de la Propagation de la Foi que j\u2019y avais trouvées dans une caisse\u201d.Délia Tétreault, Outremont 1er nov.1922.Délia Tétreault enfant aimait la lecture.Délia Tétreault adulte s\u2019est servie de la presse écrite comme un des moyens privilégiés pour communiquer la Bonne Nouvelle et annoncer Jésus-Christ.Déjà, au début du siècle elle pressentait que l\u2019information jouerait un rôle capital dans la société québécoise en ce temps marqué par les mass media.Elle a cru au pouvoir de la presse.246 ^xtcurscur t LE PRÉCURSEUR HIER Dès 1920, elle publie une revue de langue française: LE PRÉCURSEUR, suivi de l\u2019édition anglaise en 1923: THE PRECURSOR, dans le but de \u201cfaire connaître et apprécier l\u2019oeuvre des missions afin d étendre plus efficacement le règne de Dieu\u2019\u2019.Le premier numéro de la revue (mai 1920) indique sans ambiguité cette fin que poursuit Mère Marie-du-St-Esprit: \u201cun motif nous incite à publier la revue: dans ses audiences et dans sa correspondance privée et publique, le Souverain Pontife insiste plus que jamais sur la nécessité de promouvoir, par tous les moyens possibles, l\u2019oeuvre des missions.Quand ces modestes pages ne seraient publiées que dans le but de répondre au désir de notre bien-aimé Pontife et de nos Pasteurs, elles auraient leur raison d\u2019être.\u2019\u2019 Elle voulait également cultiver parmi la jeunesse canadienne les vocations apostoliques; informer les parents et les amis du travail des missionnaires à l'étranger; procurer une aide financière aux missions; enfin, elle voulait ouvrir les coeurs au grand courant d\u2019évangélisation.Au début de l\u2019Institut, elle avait songé à ouvrir une imprimerie pour la publication de feuillets, revues, circulaires; impression de livres classiques et autres, destinés aux missions.Vers 1926, elle avait même proposé à Mgr Lapierre, p.m.e.la création d\u2019une petite imprimerie en Mandchourie pour que soient distribués dans les chapelles des missions, les textes liturgiques et qu'ainsi l\u2019Écriture Sainte pénètre dans les familles, croyantes ou incroyantes.LE PRÉCURSEUR allait donc être dans la pensée de la Fondatrice, la voix qui rappellerait l\u2019urgence de l\u2019évangélisation et le devoir pour tout baptise de porter \u2014 d\u2019une façon directe ou indirecte \u2014 aux frères non chrétiens les richesses du salut.ET AUJOURD\u2019HUI.Aujourd'hui comme hier, \u201cpersonne ne met en doute l'influence de ce moyen de diffusion sur nos comportements comme sur nos façons de penser.les possibilités inimaginables que les responsables de ce moyen, comme leur immense clientèle, peuvent mettre en oeuvre pour contribuer à la réalisation de la fraternité entre les hommes\u201d et comme le disait le Cardinal Villot dans un message adressé à l'administration générale des M.I.C.de la part de Paul VI, à l\u2019occasion du 50è anniversaire de la fondation du PRECURSEUR: la revue apporte une \"contribution.à l\u2019une des tâche essentielles de l\u2019Église: préparer les chemins du Seigneur chez ceux qui n\u2019ont pas encore été profondément évangélisés, stimuler la prière et l'engagement des chrétiens à leur égard, éveiller les vocations missionnaires\" (Précurseur, mars 1970) Ce qui rejoint d une part l\u2019enseignement de VATICAN II: \u201cDans les terres déjà chrétiennes, les laïcs coopèrent à l\u2019oeuvre de l\u2019évangélisation en développant en eux-mêmes, et chez les autres la connaissance et l\u2019amour des missions.\u201d (AD GENIES, art.4 1 ) e\\ d\u2019autre part l\u2019exhortation apostolique de Paul VI L'ÉVANGÉLISATION DANS LE MONDE MODERNE (8 décembre 1975) à l\u2019article 45: \u201cMis au service de l\u2019Évangile, ils (les mass media) sont capables d'étendre presque à l\u2019infini le champ d\u2019écoute de la Parole de Dieu, et ils font arriver la Bonne Nouvelle à des millions de personnes.L\u2019Église se sentirait coupable devant son Seigneur si elle ne mettait pas en oeuvre ces puissants moyens que l\u2019intelligence humaine rend chaque jour plus perfectionnés.C\u2019est par eux qu\u2019elle \u2019proclame sur les toits\u2019 le message dont elle est dépositaire.En eux elle trouve une version moderne et efficace de la chaire.Grâce à eux elle réussit à parler aux masses.Cependant l'usage des moyens de communication sociale pour l\u2019évangélisation présente un défi: c\u2019est que le message évangélique devrait, à travers eux, arriver à des foules d\u2019hommes, mais avec la capacité de percer la conscience de chacun, de se déposer dans le coeur de chacun comme s\u2019il était unique, avec tout ce qu'il y a de plus singulier et personnel, et de recueillir en sa faveur une adhésion, un engagement tout à fait personnels.\" En effet, comment les chrétiens peuvent-ils se renseigner sur l\u2019activité missionnaire de l'Église smon par cette forme privilégiée de transmission que sont les media 247 d'information?Et comment justifier la présence des filles de Délia Tétreault dans leur pays d'origine sinon par leur engagement à l\u2019Église locale par la presse écrite et leur participation à l\u2019animation missionnaire qui se traduit par leur présence active et leur témoignage de vie?La problématique qui se dégage de tout ce qui précède rejoint le défi que pose l\u2019Évangélisation dans le monde moderne, à savoir: 1-\tLE PRECURSEUR, revue d\u2019animation missionnaire parle-t-il à la masse?2-\tLE PRÉCURSEUR, provoque-t-il chez les lecteurs, un engagement missionnaire?L\u2019activité missionnaire a toujours été un devoir fondamental du Peuple de Dieu.LE PRÉCURSEUR, fidèle à ses origines, invite tous les chrétiens à prendre conscience de leur propre responsabilité dans la diffusion de l\u2019Évangile; éveille au sens missionnaire et provoque la collaboration de tous.Instrument de communication, la presse écrite missionnaire est une forme moderne de communion entre les hommes de toutes nations et peut atteindre le coeur d\u2019une foule de personnes pour les conscientiser au problème de l'évangélisation.D\u2019après l\u2019orientation originale, LE PRÉCURSEUR (édition française et M.I.C.MISSION NEWS édition anglaise) publie les expériences vécues des missionnaires dispersées aux quatre vents: articles variés et sérieux, profonds et culturels, simples et amusants.Il s\u2019adresse à tous: gens de toutes classes, de tous âges et de toutes nationalités.Son objectif est d\u2019éveiller la curiosité, provoquer la discussion, apporter la connaissance, amorcer le dialogue avec les missionnaires, enfin intéresser le plus grand nombre de personnes.Il reste qu\u2019un magazine est un assortiment de textes et d\u2019images où chacun peut librement choisir selon ses besoins, ses goûts, son humeur du moment.La lecture de revues est avant tout un acte de sélection individuelle et obtient rarement l\u2019audience de tous les lecteurs; c\u2019est un mini tour du monde, une aventure aux exigences toujours renouvelées.Pour correspondre à la réalité quotidienne sa qualité doit toujours être en progrès.Hélas! la presse missionnaire de 1977, presse spécialisée, qui a pour but de donner un reflet de l\u2019Église missionnaire, jouit d\u2019une audience limitée.contrairement aux années '55 où le tirage moyen du PRÉCURSEUR atteignait facilement 160,000 numéros pour l\u2019édition française et 25,000 pour l\u2019édition anglaise.(Depuis janvier 1974 THE PRECURSOR a cédé la place à M.I.C.MISSION NEWS).Nous le croyons le PRÉCURSEUR et M.I.C.MISSION NEWS par leur contenu pénètrent la masse, c\u2019est-à-dire le grand public, et l\u2019abondante correspondance reçue prouve que ce public subit l\u2019influence du médium d\u2019information et qu\u2019il s\u2019engage à fond! COMME DÉLIA EN 1920 Comme Délia Tétreault en 1920, les M.I.C.de 1977 sont conscientes du rôle, de la nécessité et de l\u2019importance de la presse missionnaire dans la société moderne comme moyen de formation humaine et chrétienne.Le 20 août 1974, S.Madeleine Loranger, m.i.c.alors supérieure générale des Soeurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception, écrivait: \u201cNous sommes convaincues que la revue (LE PRÉCURSEUR, édition française et anglaise) reste un moyen d'animation missionnaire valable auprès du public en cette époque où l\u2019influence des mass media est universellement reconnue\u201d.LE PRÉCURSEUR et M.I.C.MISSION NEWS sont un bien de famille qui vient directement du coeur de la fondatrice et qui doivent vivre malgré les profonds changements de l\u2019information depuis 1920.Que les jeunes et les moins jeunes d\u2019aujourd\u2019hui, puissent trouver, comme au temps de Délia Tétreault, dans le périodique missionnaire le goût du tiers monde et de l\u2019évangélisation qui suscite l\u2019engagement personnel! ^yxtcurscur 248 COLLABORATION LAÏQUE 1973-1977 Un projet ANCIEN À RESONANCE NOUVELLE Carmen Carmen Langlois, responsable du projet Collaboratrices-AMIC cause avec un ami de l'oeuvre M E.Gilbert, p.m.e.Curé de Vendée.Ji p .r ¥¦ A Lorsque Délia Tétreault, dès 1920, lance la revue \u201cPrécurseur\u201d, elle poursuit un objectif précis: \u2018\u2018associer les chrétiens à la vocation missionnaire de sa congrégation\u201d.Depuis 1920, le contenu de chaque édition du Précurseur sera donc présenté de manière à informer les lecteurs du travail apostolique accompli en leur nom par les M.I.C.de tous pays.Les informer dans le but de les conscientiser toujours davantage à leur responsabilité personnelle dans la diffusion du Message évangélique en tant que chrétien.Langlois, m.i.c.FORMULE NOUVELLE, RÉALITÉ ANCIENNE Et c\u2019est de ce désir d\u2019entraîner leurs lecteurs et amis dans ce grand courant d\u2019évangélisation qu\u2019est née l\u2019AMIC (Association Missionnaire de l\u2019Immaculée-Conception).L\u2019AMIC comme telle date de 1973.Mais, en fait, ce souci de faire participer les laïques à l\u2019oeuvre évangélisatrice de l\u2019Institut habitait le coeur de la fondatrice, Délia Tétreault, depuis les débuts de sa fondation.L\u2019AMIC est donc une pousse neuve issue d\u2019une racine ancienne comme l\u2019Institut des Soeurs Missionnaires de Nmmaculée-Conception lui-même.Mme Émile Alarie de Brébeut (Terrebonne) collaboratrice dévouée s\u2019entretient du projet avec la responsable.249 Groupe de collaborateurs (trices) vivement intéressé par le projet AMIC.# ' t Comment est née l'AMIC?Enocre une fois du désir de revenir aux sources et d'impliquer personnellement nos lecteurs et amis dans le travail d\u2019évangélisation des frères non-chrétiens.Il y a évidemment de multiples façons de s\u2019engager au service de la mission ecclésiale et de répondre à l\u2019impératif évangélique: \"Allez, enseignez toutes les nations\u201d.L\u2019AMIC se veut un moyen entre bien d\u2019autres.COLLABORATEUR (TRICE) AVEC LES M.I.C.On peut être membre de l'AMIC simplement en remplissant les conditions d'admission dans l\u2019Association.On peut s\u2019engager davantage et beaucoup d'associés le font effectivement.Ainsi depuis près de quatre ans, une équipe de laïques hommes et femmes, voire de certains pasteurs de paroisses se sont faits promoteurs du Message évangélique en travaillant dans leur milieu à la diffusion de notre revue \"Précurseur\u201d.Ces collaborateurs, par un contact personnel avec les familles de leur milieu paroissial, les informent du travail réalisé en leur nom par les Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception et leur suggèrent de participer, eux aussi, à ce travail missionnaire en devenant leurs associés par le moyen de l\u2019AMIC.En tant que responsable de ce projet des collaborateurs à l\u2019AMIC, mon rôle consiste à les rencontrer régulièrement en vue d\u2019une animation plus en profondeur.Cette animation se fait à partir de soirées missionnaires.Au programme, il y a présentation d\u2019un audio-visuel: \"Ensemble portons le message\u201d suivi d\u2019un échange où chacun peut s\u2019exprimer sur l'un ou l'autre aspect de la mission.Cette réflexion collective se veut un approfondissement de notre engagement de baptisés face à l\u2019universalité de la mission de l\u2019Église en même temps qu\u2019un éclairage sur l\u2019AMIC et ses objectifs.250 Scène typique de l'intérêt provoqué par la présentation de l'audiovisuel: \"Ensemble portons le MESSAGE\".Dans plusieurs milieux ce message est compris et.il passe! Que de chrétiens authentiques dans nos paroisses de Québec n\u2019attendent qu\u2019un signe pour s\u2019engager personnellement! Tous ne peuvent aller travailler dans ces lointains pays non encore christianisés.Mais ici, au pays, on peut faire sa part et on est heureux de le faire effectivement.La preuve.À date j\u2019ai visité 131 paroisses dans 7 diocèses du Québec.Sur les 131,96 paroisses de tous les coins de la Province ont formé des équipes de collaborateurs à l\u2019AMIC.Ce qui signifie que dans chacune de ces paroisses il y eut, au cours de l\u2019année, un temps fort de Partage, de Solidarité, de Fraternité en vue de la diffusion du Message Évangélique à travers le monde.Quelques dévouées collaboratrices à l'oeuvre.Il n'y a pas de temps à perdre pour que le MESSAGE passe! \u2014 SI DÉLIA TÉTREAULT REVENAIT.toutes les M.I.C.que je remercie nos généreux collaborateurs et collaboratrices à la cause missionnaire.Oui, si notre Fondatrice revenait, elle reconnaîtrait sûrement dans l\u2019AMIC la réalisation d\u2019un projet qu\u2019elle portait dans son coeur dès le début de la fondation de son Institut.Et telle que je la connais, elle irait de paroisse en paroisse solliciter de nos chrétiens de chez nous, leur aide et leur appui pour lui permettre de réaliser son rêve vaste comme le monde: Étendre le règne du Christ et de la Vierge Immaculée d\u2019un pôle à l'autre.Chers associés et amis, continuez-nous cet apport fraternel.Votre solidarité nous est à la fois réconfort et stimulant dans notre vocation missionnaire qui est aussi la vôtre à titre de Baptisés.Oui, si Délia Tétreault revenait, elle serait fière de vous compter comme faisant partie de sa grande famille.Et elle vous dirait un éloquent MERCI comme elle savait si bien le faire.Car si Délia Tétreault était un apôtre au coeur de feu, c\u2019était aussi une femme d\u2019une vibrante sensibilité qui n\u2019oubliait jamais un bienfait reçu.En cette année qui marque le 75e anniversaire de son Institut missionnaire, c\u2019est en son nom comme en celui de MARIEVILLE ACCUEILLE LES FILLES DE DÉLIA TÉTREAULT Le 6 février 1977, à Marieville, c'était \u201cla fête\u201d.La sympathique population de cette jolie petite ville accueillait un nombreux contingent de MIC venues célébrer leur 75e anniversaire au lieu d'origine de leur fondatrice, Délia Tétreault.Nous reproduisons ici le témoignage, aussi délicat que chaleureux, donné à cette occasion par l'équipe sacerdotale de la paroisse.Qu\u2019il nous soit permis de témoigner à notre tour de l\u2019accueil exceptionnel réservé aux Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception par les autorités civiles et religieuses et par l\u2019ensemble de la population de Marieville.Délia Tétreault aimait beaucoup les siens.Comme elle a dû se réjouir de leur fraternelle rencontre avec les membres de sa famille religieuse! En son nom comme en celui de chacune des MIC nous redisons notre profonde gratitude à tous ceux qui, de quelque façon, ont contribué à faire de cette célébration une inoubliable fête de famille.N.D.L.R.Nous devons nous réjouir du fait que Délia Tétreault, cette fondatrice de chez nous, ait permis après sa mort que ses filles viennent la célébrer avec autant de brio, de travail, d\u2019entrain et de joie.Cette avalanche de Religieuses MIC dans la paroisse a été comme une explosion de fraternité vécue entre tous.joie de se connaître, joie de se reconnaître.joie de fêter celle qui nous a montré une façon de vivre dans l\u2019amour par la joie, le service et la réponse à des besoins bien humains.Nous nous réjouissons aussi de voir comment les gens de Marieville ont su contribuer à faire un accueil extraordinaire à cette communauté étrangère à la ville, mais parente beaucoup avec les gens.Nous nous réjouissons aussi de voir avec quel enthousiasme cette fête peu commune pour chacun d\u2019entre nous a été préparée, célébrée et terminée.C\u2019est sûr que nous garderons tous un vibrant souvenir de tant de grandeurs simples, de tant de joies vraies, de tant de rencontres enrichissantes et engageantes.Pourquoi la vie n\u2019est pas toujours comme cela.une charité pleine?Paul Émile Arès, ptre curé Réal Lanoie, ptre vicaire 251 SERVICE D\u2019ANIMATION MISSIONNAIRE DES MIC.AU CANADA Cécile Leg a u It, m.i.c.PORTEUSES DE LA BONNE NOUVELLE Saint Augustin déclare dans une de ses homélies que le mot Évangile signifie littéralement Bonne Nouvelle et que la plus heureuse des bonnes nouvelles, la résurrection du Christ, fut apportée aux apôtres par des femmes au matin de Pâques! Dans le sillage de tant de femmes-témoins, Délià Tétreault apôtre ardente et humble, joua dans l\u2019Église canadienne le rôle d\u2019une étincelle qui alluma une flamme missionnaire immortelle.Son influence et son action la situent à l\u2019origine du mouvement missionnaire, appelée à porter l\u2019Évangile aux nations et à susciter le zèle pour l\u2019extension du Royaume au coeur même de son Église d\u2019origine.\u201cIl est temps, pour l\u2019Église canadienne, dira-t-elle alors, de prendre sa place et son rôle comme nation dans l\u2019apostolat catholique\u201d.Femme au coeur prophétique, douée d\u2019un sens de l\u2019Église remarquable, Délia Tétreault dès les premières heures de la fondation, s\u2019ouvre à l\u2019universalité de la Mission et lance ses filles sur toutes les avenues de l\u2019activité missionnaire, aussi bien en terre canadienne qu\u2019en Orient.AU SERVICE DE LA FONCTION MISSIONNAIRE DE L\u2019ÉGLISE CANADIENNE De leur côté, les M.I.C.fidèles à l\u2019impulsion initiale donnée par leur ardente Fondatrice n\u2019ont pas cessé depuis 75 ans, à travers des engagements multiformes, de promouvoir l\u2019esprit missionnaire auprès de leurs compatriotes.Elles ont dû s\u2019adapter tour à tour aux besoins d\u2019une Église locale en situation de stabilité comme à ceux d\u2019une Église confrontée à des exigences nouvelles par suite d\u2019une évolution et d\u2019une transformation des plus rapides.À la suite de Vatican II et de la mise en place par les évêques canadiens d\u2019un Conseil National Missionnaire, la mission au pays prend un visage nouveau et son insertion dans la Pastorale d\u2019ensemble des diocèses lance à l\u2019Église et de Délia Tétreault, leur contribution à la l\u2019Eglise canadienne et aux Instituts missionnaires eux-mêmes un nouveau défi! Ce défi, les Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception se devaient de le relever.Filles de l\u2019Église et de Délia Tétreault, leur contribution à la Pastorale Missionnaire en terre canadienne s\u2019inscrit dans une continuité et engage désormais leur avenir.!\\ :¦ U ÈÆBmt! Cécile Legault, m.l.c.coordonnatrice du Service d\u2019Anlmatlon Mission- naire des M.I.C.au Canada (à droite) et Anne-Marie Parent, m.l.c.du service des homélies missionnaires planifient leur travail d\u2019animation.À la fin des années \u201960, les Offices diocésains de Pastorale Missionnaire commencent à surgir dans les diocèses et dès 1969 celui de Chicoutimi réclame une M.I.C.pour collaborer étroitement au lancement de son Office et à l\u2019organisation de ce nouveau secteur de la pastorale.Un premier pas dans cette voie est donc franchi! Il ne nous reste qu\u2019à nous engager.Successivement les diocèses de Québec, Montréal, Saint-Hyacinthe, Saint-Jean, Mont-Laurier, Rimouski et Joliette sollicitent nos services à l\u2019un ou l\u2019autre niveau, provoquant ainsi notre engagement dans l\u2019activité missionnaire de l\u2019Église locale et donnant à notre charisme missionnaire l\u2019occasion de s\u2019exercer.Au printemps de 1975, face à l\u2019ampleur de la tâche et aux exigences des nombreux diocèses où une partie de nos effectifs sont engagés, la Congrégation prend conscience de la nécessité pour elle de mettre en place une structure nouvelle, souple mais efficace, dont le rôle sera de coordonner, de planifier, d\u2019évaluer tout ce bloc d\u2019activités missionnaires au pays, de la repenser au besoin.C\u2019est alors que prend naissance en octobre de la même année: \u201cLe Service d\u2019Animation Missionnaire des M.I.C.au Canada\u201d, avec une coordonnatrice à plein temps et un comité inter-provincial d\u2019animation missionnaire pour la seconder dans sa tâche.252 EXIGENCES ET MODALITÉS DE L\u2019ENGAGEMENT Ce \u2018oui\u2019 à un engagement dans notre Église d\u2019origine, perpétué sous un mode nouveau et en constante évolution, place nos missionnaires dans une situation quelque peu différente du passé, à cause des implications nouvelles qui en découlent.Dès maintenant, chacune est invitée à accepter cette alternance, parfois douloureuse, souvent désinstallante \u2014 d\u2019un service de quelques années en Missions avec un contrat de deux ou trois ans d\u2019animation missionnaire au pays.Le champ ouvert à notre zèle est assez vaste cependant et l\u2019éventail des tâches proposées assez large pour permettre aux animatrices qui s\u2019y engagent de faire un choix s\u2019harmonisant avec leurs goûts, leurs aptitudes ou leur compétence.C\u2019est ainsi qu\u2019on retrouve des M.I.C., porteuses de Bonne Nouvelle, engagées dans toutes les avenues de l\u2019animation missionnaire au Canada.\u2014\tOffices diocésains de Pastorale Missionnaire (ODPM), comme on l\u2019a mentionné plus haut; \u2014\tService des homélies missionnaires avec l\u2019animation des groupes de jeunes et d\u2019adultes qui s\u2019y greffent; \u2014\tOeuvres Pontificales Missionnaires: Jeunesse du Monde, Mond-Ami, Union Pontificale Missionnaire; \u2014\tInformation par la presse missionnaire: Le Précurseur; \u2014\tAnimation, sensibilisation de collaboratrices laïques pour la diffusion de la revue.Dans ces agirs apostoliques, les M.I.C.poursuivent un double objectif: 1.éveiller chez nos chrétiens le \u201csouci de toutes les églises\u201d en leur faisant prendre conscience de leur responsabilité personnelle face à l\u2019annonce de la Bonne Nouvelle du Salut, ainsi que l\u2019affirme Paul VI dans sa récente exhortation apostolique: \u201cL\u2019Église tout entière est missionnaire; l\u2019oeuvre de l\u2019évangélisation est un devoir fondamental du peuple de Dieu\u201d.À l\u2019église paroissiale de Marlevllle, Thérèse Plchette, m.l.c.présente un» homélie missionnaire à ses co-paroisslens.2.ouvrir ces mêmes chrétiens au devoir qui leur incombe de vivre les valeurs évangéliques de justice, d\u2019amour et de partage à l\u2019égard de nos frères du Tiers-Monde qui nous interpellent à travers la Parole même du Seigneur en Matthieu 25: \u201cJ\u2019ai eu faim, vous m\u2019avez donné à manger; j\u2019ai eu soif, et vous m\u2019avez donné à boire.\u201d Si dans son action évangélisatrice au coeur de son Église d\u2019origine, la M.I.C.éprouve parfois la nostalgie de ce petit coin de mission où elle a déjà amorcé une action, élaboré des projets, jeté en terre non-chrétienne des \u201csemences du Verbe\u201d, elle aime se rappeler que son appartenance à la Congrégation des SS.Missionnaires de i\u2019Immaculée-Conception fait d\u2019elle une \u201cenvoyée à toutes les nations.\u201d à ses frères les plus proches comme aux plus éloignés.Un groupe d\u2019animatrices missionnaires MIC engagées dans divers secteurs d\u2019activités tels que: Offices diocésains de Pastorale missionnaire, Service Mond\u2019Aml, Service des homélies.Délia Tétreault a laissé \"la lole\u201d en héritage à ses filles: ce patrimoine est bien conservé à ce qu'on volt! îîs*| f':. LA SOUDE DELIA ÏÏ1A Ulï Rédigé en collaboration par l\u2019Équipe de la Solitude et Léonie Therrien, m.i.c.Pour retrouver dans le temps, l\u2019origine de ce que nous appelons notre \u201cmaison de prière\u2019\u2019, c\u2019est au printemps de 1972 qu\u2019il nous faut remonter.Et pour expliquer aujourd\u2019hui la raison d'être d\u2019une telle maison, chez nous comme chez beaucoup de congrégations religieuses, un recul dans l\u2019histoire de la vie religieuse traditionnelle s\u2019impose.En effet, la vie religieuse féminine des siècles derniers jusqu\u2019aux années \u201960, revêtait un caractère plutôt monastique.Chaque journée comportait son programme de silence, de prière, de lecture spirituelle, de récréation et d\u2019ascèse.La \u201cclôture\" demandée par le Droit Commun des Religieux délimitait le mode de présence au monde et donnait à la vie religieuse une impression de retrait sinon de séparation.Vatican II, dans son \u201caggiornamen-to\" n\u2019a pas ignoré ceux et celles qui, répondant à un appel personnel du Seigneur, ont opté un jour pour cette vie religieuse.Dans son décret Perfectae Caritatis, il dicta les principes généraux d\u2019une rénovation adaptée.(.) \u201cLe bien même de l\u2019Église demande que les Instituts aient leur caractère et leur fonction propres.C\u2019est pourquoi on mettra en pleine lumière et on maintiendra fidèlement l'esprit des Fondateurs et leurs intentions spécifiques\u201d.(P.C.2b) En même temps, la Constitution \u201cL\u2019Église dans le monde de ce temps\u201d (Gaudium et Spes) et le décret sur l\u2019activité missionnaire (Ad Gentes) nous invitaient à repenser notre mode de présence au monde.Dès 1968, notre Congrégation s'adonnait courageusement et laborieusement à une recherche d\u2019adaptation de notre vie religieuse et de notre apostolat dans le sens voulu par le Concile.Le Chapitre général de 1970, tenant compte des appels de l\u2019Église comme de ceux de la Congrégation exprimés en de nombreux desiderata, met l\u2019accent sur une vie religieuse plus personnalisée et encourage une présence plus signifiante au monde de notre temps.Alors, prend naissance un nouveau mode de vie personnelle et communautaire.Les horaires précis ne cadrent plus avec les nouveaux engagements apostoliques bientôt diversifiés; aussi travail, haltes spirituelles, détente réclament un horaire particulier pour chacune à travers l\u2019horaire plus aéré du groupe communautaire.Le statut personnel de prière remet à la responsabilité de chacune le soin d\u2019assurer la vitalité de sa relation avec Dieu et porte défi à chaque soeur comme à chaque groupe: garder sa foi toujours neuve dans un contexte nouveau, pluraliste, voire déchristianisé, afin d\u2019être \u201csel de la terre\u2019 et \u201clumière du monde\u201d (Mt 5, 13-14).C\u2019est alors, qu\u2019en réponse aux demandes de plusieurs M.I.C.apparaît la nécessité d\u2019une maison de prière, d\u2019un lieu de ressourcement spirituel et communautaire dans lequel chaque soeur pourrait se refaire, reprendre son élan en nourrissant sa vie spirituelle et ecclésiale; une maison où chaque missionnaire qui oeuvre au Canada, qui part ou repart vers d'autres contrées ou en revient, serait bienvenue; une Solitude où elle pourrait trouver les éléments propres à assurer au don d\u2019elle-même la ferveur de l\u2019Esprit, la saveur de l\u2019Évangile et le dynamisme de l\u2019Action de Grâces et de la Mission selon l\u2019esprit de la Fondatrice.Un coin de l'oratoire de la Solitude On aime venir y prier ensemble Celui qui rassemble.mmm.254 Le calme et le silence trouvés à la Solitude favorisent prière et réflexion.im ¦ -n' Êfejs .y ' Le Père Léo-Paul Bourassa s i le Père spirituel de la Solitude.Toujours prêt à accueillir: c'est sa caractéristique incontestable.À ta Solitude on y vient pour prier seule: pour écouter ensemble aussi la \"Parole\" afin de mieux la vivre.CONCRÉTISATION DU PROJET Les membres de la Direction générale alors en charge dans notre Congrégation, recherchent un lieu favorable à la réalisation de ce projet et font l'acquisition d\u2019une propriété sise au bord du fleuve St-Laurent, à 1600 Notre-Dame, dans le décor champêtre de St-Sulpice à quelques kilomètres de Montréal.Une maison mobile destinée à loger le futur aumônier est aussi achetée et installée sur le terrain.Le 3 mai 1972, des soeurs, pour inaugurer cette oeuvre, viennent y commencer l\u2019aménagement des locaux et c'est en septembre suivant que débute ce projet d'animation communautaire proprement dite.Jusqu'au printemps 1973 se vit une période d'ajustement durant laquelle 123 M.I.C.soit pour un séjour individuel soit avec les membres de leur fraternité locale y viennent pour vivre un temps fort de réflexion sur certains thèmes spirituels.Au début de 1974, afin de faciliter l'accès à la Solitude à un plus grand nombre de soeurs, il y a achat et installation d\u2019une maison préfabriquée de onze chambres.En février de la même année, le Père Léo-Paul Bourrassa, s.j.accepte de prendre résidence à la maison mobile et d\u2019assurer les services spirituels dont bénéficient encore aujourd'hui avec gratitude le personnel et les hôtes en séjour ici.La célébration eucharistique et des rencontres de prière sont offertes quotidiennement à la chapelle de la maison centrale.\u201cUn coin de prière\" est aussi réservé au pavillon des chambres pour l\u2019oraison et la contemplation.Le réfectoire, face au fleuve, comme les salles de rencontres se trouvent dans la maison principale où loge le personnel résident.La vie de l'équipe permanente, le climat de silence, l\u2019organisation des repas essaient de favoriser le recueillement que l\u2019on désire trouver à la Solitude.De temps à autre sont offertes ou données sur demande, des journées de rencontres spirituelles et des récollections dirigées.L\u2019équipe actuelle de quatre M.I.C.assure l'animation spirituelle et les divers services.Comme la Solitude est une maison de famille, la maison de toutes les M.I.C., chacune a la liberté d\u2019y venir prier en tous temps et sans aucune préoccupation financière: la Congrégation elle-même en assume le soutien.C'est ainsi que tout au cours de l\u2019année, des soeurs y sont accueillies pour un stage plus ou moins long: quelquefois des fraternités entières viennent s\u2019y retremper pour vivre en fin de semaine une expérience spirituelle de groupe.Et parfois, l\u2019une ou l'autre religieuse d'autres Congrégations y vient aussi pour quelque halte spirituelle.LA SOLITUDE, UN BESOIN DE NOTRE ÉPOQUE Cette maison de prière peut-elle en 1977 réaliser sa vocation spécifique?À l\u2019occasion du Chapitre général de 1976, une grille d\u2019évaluation de la Solitude a été envoyée à toutes les M.I.C.de par le monde.Celles qui ont eu l'occasion d\u2019y venir ont, à travers leurs réponses, manifesté leur satisfaction.Le résultat très positif de ce sondage a permis aux autorités majeures actuelles de notre Institut de maintenir ce centre de ressource-ment spirituel, au service de la Congrégation comme à celui de chacune des M.I.C.À l'écoute des besoins personnels et communautaires et dans l'optique de la relance voulue par le Chapitre de 1976, la Solitude Délia Tétreault voudrait, en ces fêtes jubilaires, replonger au coeur de sa vocation propre, en toute fidélité et attachement à celle dont elle porte fièrement le nom.Oasis de silence et de contemplation, havre de paix et de joie spirituelle, véritable lieu de rencontre du Seigneur et source de dynamisme missionnaire, la Solitude se veut surtout tremplin pour lancer chaque M.I.C.dans l\u2019aujourd\u2019hui de Dieu, pour y vivre une action de grâce revigorée et une qualité de présence cherchée et trouvée en Lui.Quant à elle, toute paisible \u2014 tel le Saint-Laurent au matin clair \u2014 elle essaie d\u2019être comme la Vierge de l\u2019Annonciation, que lui rappelle le vocable de la chapelle, \u201cservante du Seigneur\".255 AM»C -PIC ÉCIL IPJfïE L IP je désire être membre de l\u2019AMIC: qui me donne droit à la revue \u201cPrécurseur\u201d NOM .ADRESSE .VILLE .CODE .DATE DE NAISSANCE Je désire inscrire une personne défunte aux messes célébrées pour les Associés: NOM .Ce coupon doit être détaché et retourné à AMIC: C.P.157, Suce.: Laval-des-Rapides Ville de Laval, P.Q., CANADA H7N 4Z4 Un an\t($ 2.00)\t?2 ans\t($ 3.00)\t?3 ans\t($ 5.00)\t?à vie\t($50.00)\t?/! (ICMA) IMMACULATE CONCEPTION MISSIONARY ASSOCIATION (ICMA) Please enroll me as member of ICMA which gives me a right to \u201cMIC\u201d Mission News NAME .For one year\t($2.00) ?ADDRESS .For two years\t($3.00) ?.For five years ($8.00) ?BIRTHDAY .Please remember a dear departed one at Masses offered for deceased Associates: NAME .Cut along dotted line and return to ICMA: Box 157, Laval Branch P.O.Laval, P.Q., CANADA H7N 4Z4 \t\t COEUR EN FÊTE \u201cCoeur en Fête\u201d Veuillez me faire parvenir, au montant de $3.00, Coeur en Fête.Message livré par Une Femme de Chez Nous.Au coeur grand comme le monde.Le message de Délia Tétreault, fondatrice des MIC.Nom .Adresse .'.Ville .Code .Maison Généralice des Soeurs Miss, de l\u2019Imm.Conception 121 rue Maplewood, Montréal.H2V 2M2 HAITI\tPEROU CHILI BOLIVIE GUATEMALA\tPrincipales maisons au CANADA SOEURS MISSIONNAIRES DE L\u2019I MMACULEE-CONCEPTION Maison Generalice et Procure des Missions: 121 Avenue Maplewood, MONTRÉAL H2V 2M2 Maison-Mère, 314 Chemin Ste-Catherine, MONTRÉAL H2V 2B4 Maison Provinciale, 7535 St-Dommique, MONTRÉAL H2R 1X4 64 Somerville, AHUNTSIC, Mil.H3L 1A2 Centre Hosp.Chinois, 355 rue Paillon, MONTRÉAL H2R 2E6 -\t2100 rue De Londres, MONTRÉAL H4L 3A6 -\t5550 Avenue Louis-Colin, MONTRÉAL H3T 1T7 5720 rue Plantagenet, MONTRÉAL H3S 2K3 906 Chemin Sydenham, CHICOUTIMI G7H 2H3 -\t85 Alexandria, GRANBY J2G 2P4 750 rue St-Louis, JOLIETTE J6E 2Z8 -\tLac Caribou C P, 368, LABELLE JOT 1H0 Centre Chinois, 30 Av.Gojlburn, OTTAWA, Ont, Kl N 8C8 Rés.des Étudiantes, 28 Av, Goulburn, OTTAWA, Ont.KIN 8C8 54 rue Desnoyers, PONT-VIAU, Ville de Laval H7G 1 A4 -\tSolitude Délia Tetreault, 1600 Notre-Dame, St-SULPICE J0K 3J0 466 Bonaventure.TROIS-RIVIÈRES, G9A 2B4 1060 Ave du Parc, app 5-4-10, QUÉBEC GIS 2W7 225 rue St-Germain ouest, RIMOUSKI G5L 4B9 430 rue Champlain, SAINT-JEAN, Que J3B 6W8 , - 2950 Prince Edward St., VANCOUVER, B.C V5T 3N3 \u2019 \u2014 Colegio Pedro de Bethancourt, TOTONICAPAN, Guatemala, America Central -\tCalle Xelaju 3-27, Puerto de CHAMPERICO, Guatemala, America Central.i (CATAVI, Bolivia, America del Sur.- Casilla 1667.COCHABAMBA, Bolivia, America del Sur.VILLA TUNARI \u2014 Adresser: Casilla 1027 COCHABAMBA, Bolivia.IRUPANA \u2014 Adresser: Academia Santa Rita (IRUPANA) Casilla 2893, LA PAZ, Bolivia, America del Sur.Avenida Abaroa 895, Casilla 2893, LA PAZ, Bolivia, América del Sur.J Casilla 282, Calle Errazuriz 227, ANCUD (Chiloe) \\ Chile, América del Sur.Cada Provincial, Francisco de Orellana 338 Brena, LIMA 5, Pérou, América del Sur.- Napo 1124, Azcona Brena, LIMA 5, Pérou, America del Sur \u2014 Casilla 241, PUCALLPA, Pérou, America del Sur YAURI, Prov.Espinar, Dpto Cuzco, Peru, America del Sur.' \u2014 Maison Provinciale, C.P.1085, Cite 2, PORT-AU-PRINCE, Haiti, Les Antilles.Orphelinat, C.P 1085, Cite 2, PORT-AU-PRINCE, Haiti, Les Antilles.- LA BOULE \u2014 Adresser: C.P.1085 Cite 2, PORT-AU-PRINCE, Haiti, Les Antilles, DESCHAPELLES \u2014 Adresser: Hôpital Albert Schweitzer, C.P.2213-B.PORT-AU-PRINCE, Haiti, Les Antilles.- École Normale.C.P 81.CAP HAÏTIEN, Haiti.Les Antilles.*\t\u2014 C.P.63, LES CAYES, Haiti, Les Antilles.CAMP PERRIN \u2014 Adresser: C.P.14, LES CAYES, Haiti, Les Antilles.CHANTAL Sud, Haiti, Les Antilles.HINCHE, Haiti.Les Antilles.LES COTEAUX, Haiti, Les Antilles.LIMBE, Haiti, Les Antilles.PORT SALUT, Haiti.Les Antilles ROCHE-À-BATEAU, Haiti, Les Antilles.» TROU-DU-NORD, Haiti, Les Antilles -\t2700 Menon Drive.SAN BRUNO, Cal 94066 USA \u2014\tSt.Mary's Chinese Mission, 926 Stockton St.SAN FRANCISCO, Cal.94108 USA Apartado 21.COLON (Matanzas) Cuba.- Calle 146, No 904, e 9 y 11 Mariano 16 LA HABANA, Cuba Provincial House, St.Paul's Parish, P O.Box 47, MZIMBA, Malawi, Central Africa.St-Mary's Parish, P.O Box 14, KARONGA, Malawi, C.A -\tSt-Michael s Parish, P O.Box 100 Chitipa, KASEYE, Malawi C.A -\tKatete St.Theresa's Parish, P.O.Box 8, CHAMPIRA, Malawi, C.A -\tSt.John's Parish, P.O.Box 3, Eutini, MZAMBAZI, Malawi, C.A.-\tMarymount Secondary School, P O.Box 24, MZUZU, Malawi, C.A.-\tChikungu, P O.Box 69, CHIPATA, Zambia, C.A.P O Box 107, CHIPATA, Zambia, C A P O.Box 150, KANYANGA, Lundazi,Zambia, Central Africa.Maison Provinciale, Tsaramasay TANANARIVE, Madagascar AMBOHIBARY Sambaina.Madagascar -\tSte-Thérèse de Mahazoarivo, B P 146.ANTSIRABE, Madagascar.-\t02 F 10, Route d'Ambositra, B P.207, ANTSIRABE, Madagascar.MAHABO, via Morondava, Madagascar.Boîte Postale 53, MORONDAVA, Madagascar -\tProvincial House, Goop Hope, Clear Water Bay Road, KOWLOON, Hong Kong -\tTak Oi Secondary School 8 Tsz Wan Shan Road, KOWLOON, Hong Kong - Tak Sun School, 103 Austin Road, KOWLOON, Hong Kong -\t119 Cheng I Lu, 56-7, KWANSI, Hsinchu Hsien 306, Taiwan (or Formosa).-\tNan Ao Catholic Hospital, 112 Ta Tung Rd Man Hsien, NAN AO 272, Taiwan ¦ Hsinchu Hsien, SHIH KUANG TZE 306, Taiwan -\t65 Jui An Street, TAIPEI 106, Taiwan \u2014\tProvincial House, 13-16 Fukazawa 8 chôme, Setagaya Ku, TOKYO 158, Japan \u2014\t3-18 Toramaru machi, KORIYAMA Shi 963, Fukushima ken, Japan \u2014\tOrphelinat 3-8 Momomidai, KORIYAMA 963, Fukushima, Japan 1-49 Nishi Sakae machi, Aizu WAKAMATSU 965, Fukushima ken, Japan.\u2014\tProvincialate, P.0 Box 468, GREENHILLS, Rizal.Philippines D-738 GAGALANGIN I.C.Academy of Manila.2212 del Rosario St.Tondo, Manila 2807 Philippines SAID), General Luna corner Real Sts INTRAMUROS, Manila, Philippines \u2014\t31 Pacdal Road.Baguio City, P O Box 30, BAGUIO CITY, Philippines \u2014\tGood Counsel, Florentino Torres St.DAVAO CITY, Philippines \u2014\tI.H.M.Academy, MATI, Davao Oriental, Philippines \u2014\tSt-Michael s Academy, PADADA, Davao del Sur, Philippines \u2014\tI.C.Academy, P.O.Box 326, GREENHILLS', Rizal.Philippines D-738 SAPANG PALAY P.O.Box 468, Greenhills, Rizal, Philippines 3113 E-U CUBA\tAFRIQUE\tMADAGASCAR HONGKONG TAIWAN\tJAPON\tPHILIPPINES Toute notre vie est un printemps, parce que nous avons en nous la vérité qui ne vieillit pas et que cette vérité anime toute notre vie.Clément d\u2019Alexandrie Courrier de la deuxième classe.Enregistrement no 0357.Port de retour garanti "]
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