Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1 janvier 1997, Janvier - Février
[" JANVIER-FEVRIER 1997 Directrice : Louise Denis, m.i.c.Rédactrice en chef î Micheline Marcoux, m.i.c.Collaboratrices A la rédaction : Céline Gauvin, m.i.c.Ma.Anthea Rasa, m.i.c.Gilberte Bleau, m.i.c.Thérèse Lortie, m.i.c.Collaboration spéciale : Christian Beaulieu Secrétaire : Christine Desrochers Service de la comptabilité : Pâquerette Gauthier, m.i.c.Service de la promotion : Gemma De Grandpré, m.i.c., une équipe de M.I.C.et de laïques Service des abonnements : Véronique Bernatchez, m.i.c., une équipe de M.I.C.et de laïques Traductrice : Antoinette Kinlough Infographiste : Christiane Beaulieu Pelliculage : Film-O-Progrès Inc.Imprimerie : Transcontinental Inc.Abonnement :\tSoutien :\t 8$\t1 an\t10 $ 15$\t2 ans\t20 $ 23$\t3 ans\t30 $ 15$\tÉtats-Unis et autres pays (1 an) Reçus aux\tFINS DE L'IMPÔT ! Enregistrement : 0940007-47 PRESSE MISSIONNAIRE M.I.C.Pour tout changement d'adresse, s'il vous plaît, faire parvenir l'ancienne et la nouvelle.En renouvelant votre abonnement, inclure votre numéro d'abonné.Adresse : LE PRÉCURSEUR CP.157 Suce.Laval-des-Rapides Laval (Québec) Canada H7N 4Z4 Téléphone : (514) 663-6460 Télécopieur : (514)663-1522 Date de parution : Novembre 1996 Dépôt légal : Bibliothèque Nationale du Québec ISBN 0315-9671 Envoi de publication Enregistrement no 0357 Membre de l'Association canadienne des périodiques catholiques (ACPC).Page couverture : Somalie - Au-delà des mots.Soldat français et enfant somalien Photo : O.Moës Pages centrales : Malawi - Yvonne, Theresa et Emmanuël à Chipota Photo : L.Long, m.i.c.ILE ftfmSEIlM REVUE BIMESTRIELLE D'INFORMATION ET D'ANIMATION MISSIONNAIRES PUBLIÉE DEPUIS 1920 PAR LES SŒURS MISSIONNAIRES DE L'IMMACULÉE-CONCEPTION VOLUME 40, NUMÉRO 1 \u2022 JANVIER-FÉVRIER 1997 -/ cSOMMAJO-E1 /- 3 / \\ Editorial : A t 'heure des choix 4 Les médias, la violence et la paix 8 Médias et annonce de la Parole lO Une semence.en terre rwandaise 14 Sur les routes de la mission 16 Donne-nous notre pain de ce jour 18 / Missionnaires de l'Evangile 19 À cause d'un geste.20 En communion avec le peuple malgache 22 Chemins d'espérance : Découvrir le don caché 24 Notre Père 26 Au jardin de Dieu 28 Intermissions 30 Interaction 32 Agir avec espérance 2 EDITOQ1AL l'heure des choix Pensant à une remarque faite à Jésus : \"Tu n'as pas cinquante ans et tu as vu Abraham\" (Jn 8, 57), je souris en parodiant : Je n'ai pas cinquante ans et j'ai connu le temps où il n'y avait pas d'électricité dans le rang chez nous, où les moyens de communication étaient réduits à leur minimum.Aujourd'hui, on ose à peine le croire tellement les changements technologiques scientifiques se développent rapidement.Les mass media de plus en plus variés et de qualité envahissent notre univers et régissent nos modes de vie et de pensée.Grâce aux satellites de communication, tout semble démesuré, instantané! Un nouveau type de communion s'installe aux dimensions de la planète.De parfaits inconnus hier deviennent de proches collaborateurs et collaboratrices grâce au réseau Internet.Les \"lointains\" deviennent le \"prochain\" alors que l'on connaît à peine son voisin de palier! Face à cette quasi invasion des mass media, des choix s'imposent.De plus en plus de personnes réfléchissent sur l'éthique qui doit prévaloir dans l'utilisation de ces moyens.Dans un monde où la violence est de plus en plus présente, quel traitement médiatique doit-on privilégier pour informer sans faire du sensationnalisme?Quel jugement critique doit-on exercer face à tout ce qui est présenté dans les médias et quelle éducation doit-on donner en ce sens à nos jeunes?Comment l'Évangile peut-il être présent au cœur des médias?Quel type de créativité s'impose aux chrétiens et aux chrétiennes dans leur rôle de communicateurs de la Parole?Dans les grands médias, des milliers de petits gestes ne font pas la manchette.Pourtant ce sont de bonnes nouvelles, du bon grain.Comme une semence discrète et silencieuse, comme un don caché à découvrir, il faut le regard de l'amour, le regard du cœur pour donner vie à ces actions humbles dans le terreau d'un monde où la paix est possible.Ce sont des témoins porteurs et porteuses de sens, capables de ces gestes ici et aux quatre coins du monde, que les périodiques catholiques - dont la revue LE PRÉCURSEUR -ont mission de vous présenter.Cette mission, je l\u2019ai faite mienne au cours des dernières années.L'heure des choix est venue aussi pour moi.Mon service à la PRESSE MISSIONNAIRE M.l.C.-successivement à la direction et à la rédaction - m'a permis de communiquer avec vous de façon privilégiée.L'éditorial a toujours été un moment de grâce, un lieu de communion avec vous.Merci à vous, chers lecteurs et chères lectrices, pour vos mots d'encouragement et de reconnaissance, pour votre générosité à la mesure de votre cœur.Au sein de l'équipe, Céline Gauvin, m.i.c., prend la relève comme rédactrice en chef.Puisse-t-elle goûter la joie dans ce service d'Église! Que la prière du Notre Père - prière des frères et des sœurs en Jésus - nous garde en communion de cœur et de pensée! À vous et à vos familles, je souhaite une année remplie d'Amour, de Joie et de Paix selon le désir de Dieu! ?Micheline Marcoux, m.i.c.mm pÔL[ % un mwmm um MOSCOU 3 AUTQICtîE Jnp MÉDIAS, LA VIOLENCE ET LA PAR LE CARDINAL CARLO MARIA MARTINI Les médias font partie de notre univers et chaque jour l'information nous amène en direct sur les scènes du monde où se côtoient violence et paix.En 1995, lors du congrès de l'Union catholique internationale de la presse (UCIP) tenu à Graz, plus de 800 professionnels des médias, en provenance de 104 pays, ont réfléchi sur le thème : ''Pour une éthique de paix dans un monde de violence\u201d.Dans son intervention pour introduire le congrès, le cardinal Carlo Ai.Martini, archevêque de Milan, a présenté trois images de la Bible.des symboles pour mieux saisir les racines de la violence, réfléchir sur le rôle des \"médias pour la paix et l'unité des peuples\", sans oublier les défis à relever pour les communicateurs.Nous vous présentons des extraits de la troisième partie de son intervention : la parabole du semeur.* Vous savez aussi bien que moi qu'une éthique de la paix dans un monde de violence ne dépend pas seulement de la bonne volonté de chacun.Nous sommes en face de conditionnements d'ordre social et politique, même d'ordre international.Les remèdes sont à chercher non seulement dans la bonne volonté individuelle, mais avant tout dans un effort conjoint de tous les communicateurs de bonne volonté.(.) Ce n'est pas à moi d'entrer dans les détails de cette lourde tâche, mais il me revient plutôt d'indiquer une source d'inspiration pour ce travail.Cette source peut être trouvée dans la parabole du semeur, celui qui, comme le dit Jésus dans l'Évangile,\"est sorti pour semer.Des grains sont tombés au bord du\t^ chemin, d'autres dans des endroits pierreux, d'autres sur les épines, d'autres dans la bonne terre (Mt 13, 3-8).\" La parabole du semeur Devant cette parabole, relue dans le contexte de la communication, on pourrait être tenté d'interpréter par des symboles et des significations médiatiques les différentes espèces de mauvais terrains sur lesquels tombe la graine.Ce serait une manière de dénoncer les défigurations de j, II J î: *3 l'information.La route sur laquelle tombe le grain serait alors le symbole de l'éphémère, le symbole de ce qui passe, vite donné et vite oublié, l'information inconsistante, frivole, banale, rapidement submergée par d'autres informations différentes et même contraires.Par ce type d'information, on ne construit rien de solide.Les endroits pierreux où le grain pousse tout de suite, ce serait la recherche de l'effet immédiat, de l'émotion créée aux dépens de la précision de l'information.Les épines, ce serait une métaphore de la bonne volonté qui sous-estime ses forces et l'enjeu d'une information responsable : l'information s'emmêle dans des problèmes et des questions \"épineuses\" sans la nécessaire préparation ni la nécessaire compétence.On pourrait ainsi examiner la symbolique d'autres aspects de la parabole, mais je vais m'arrêter à deux métaphores majeures : la figure du semeur et le symbole de la bonne terre.L/ La figure du semeur Il me semble avant tout qu'il y a dans la figure du semeur une icône du communicateur qui se trouve devant le problème de la violence dans la presse.Il 4 dt '^5- 1 ^ jL*\\r ^.:7; -\t\u2018V\" & *W-r> XI ^ ÎST < ^ .\u2018 \u2022 **\u2022-> o:- >CS.'¦ \"*\u2022' i \u2022« .v- .\"-5 \u2022>^-.% .w se demande ce qu\u2019il peut faire dans sa responsabilité individuelle.Que peut faire chacun d\u2019entre nous pour se mettre dans une attitude juste face à un problème complexe, déroutant, dramatique?Avant tout, le semeur de l\u2019Évangile est quelqu'un qui est, malgré tout, sûr que le grain qu'il sème est bon.Il sait que le bon grain de la paix est meilleur que toute semence de haine et de violence.Il a pris parti pour la paix et l'entente entre les individus et les peuples.Il est sûr de ce qu'il fait, même si son intention n'est pas partagée par ceux avec lesquels il travaille.Il sème avec constance et persévérance le grain d'entente mutuelle et de compréhension.Il n'a pas peur de parler des multiples manifestations de violence qu'il y a dans le monde, mais il cherche à en éclairer les causes, à en montrer les racines dans le présent, dans le passé.Il étudie les remèdes possibles, il aide les hommes de paix, de bonne volonté à ne pas se décourager dans leurs efforts.Comment semer le bon grain de la paix?Quel est le bon grain qu'il faut semer?Ce bon grain, ce sont - pour un chrétien - les béatitudes de l'Évangile.Il n'est pas nécessaire de les évoquer explicitement.Elles sont dans la vie de tous les jours.L'Esprit Saint les verse, les répand dans la réalité quotidienne même là où la violence se déchaîne.Il suffit de rappeler une multitude d'épisodes, de manifestations de bonté, de pardon, de solidarité qui se sont développés au cours des conflits, soit dans l'ex-Yougoslavie, soit en Afrique au Rwanda et au Burundi.Si la violence est une partie de la réalité, les béatitudes évangéliques sont aussi une partie de la réalité : il faut avoir les yeux pour la voir, la main et la langue pour la décrire.En second lieu, le semeur dont nous parle l'Évangile est quelqu'un qui agit sans vouloir vérifier tout de suite les résultats de son action.Il sait qu'il sème pour l'avenir, et que quelqu'un va récolter.Comme le dit Jésus aux disciples dans l'évangile de saint Jean \"l'un sème, l'autre moissonne.d'autres ont peiné et vous héritez du fruit de leurs peines\" On 4, 37).Cela veut dire pour vous qu'il faut semer dans l'espérance et la patience, qu'il faut s'opposer à la violence exercée dans les médias sans s'attendre à recueillir les fruits de son action.Une information qui traite la violence d'une manière correcte et critique, en la décrivant dans ses manifestations -autant qu'il est nécessaire pour informer le public mais sans en augmenter la portée, et en essayant de l'éclairer dans ses causes et dans ses remèdes - est destinée à la longue à l'imposer.par rapport à une information droguée qui élargit les dimensions de la vérité et joue sur l'excitation, les sentiments d'horreur et de vengeance.Ainsi tout effort pour non seulement représenter la violence, mais aussi pour expliquer ses racines profondes, ses causes psychologiques et historiques et, dans le même temps, ses remèdes peut, à première vue, sembler moins intéressant que la simple description d'un acte de violence.Mais, à la 4 jr £¦ 5 La communication au service de la personne * Seigneur, devant touv cev moyens de communication à la portée deo bommev et deo femmeo de notre monde, je m'émerveille et je rendv grâceo.Béni voii-tu pour l'intelligence mioe en la créature, elle-même créatrice de toutev ceo technique** audiovisuelle**, leur mise en œuvre, leur vulgarisation.Ordinateur, disque, cassette, radio, vidéo, fax, télévision, téléphone, cinéma, presse, édition : grâce à ces prodigieux outib, les hommes et les femmes se parlent, se disent, s'expriment, transmettent, révèlent, racontent, témoignent, dénoncent, échangent, informent, d'un continent à l'autre, à travers le cosmos.Toute communication, inonde-la de ta grâce.Ou 'elle soit au service des personnes et non une idole.Ou 'elle soit un moyen et non un pouvoir.Dans ce nouveau langage du monde moderne, que les baptisés trouvent une expression nouvelle de leur foi.Consommateurs ou acteurs de ces moyens, qu 'ils veillent à leur beauté et à leur vérité.Envoie ton Esprit sur ces médias d'aujourd'hui.Miroir de nos sociétés et de nos cultures, tu les aimes avec leur ivraie et leur bon grain.Que noiui en soyons le sel et la lumière afin que le visage de toute personne en sorte grandi, pacifié, magnifié.?Marie-Pierre Turc]uet ï:' Eglise aujourd'hui à Marseille, février '94 - texte adapté longue, cet effort peut permettre d'éveiller l'intelligence des lecteurs et des auditeurs qui veulent comprendre et ne pas rester seulement à la surface des choses.Il faut du temps pour que cela soit perçu et il y a des périodes - et c'est peut-être le cas dans les temps difficiles que nous vivons - au cours desquelles tous nos efforts peuvent apparaître vains.Le semeur de la parabole sème ses grains dans l'espérance de les récupérer 100, 60, 30 fois.Ce courage est aujourd'hui nécessaire et il faut s'aider pour faire face aux difficultés.En troisième lieu, le semeur sait que la récolte sera l'effet non seulement de ce qu'il a semé mais aussi de tous les imprévus du temps et de la saison.Il n'est pas totalement responsable du résultat final de son action.Il lui faut un certain degré de détachement des fruits de son oeuvre, la conscience de faire partie d'un ensemble beaucoup plus grand que lui.Il lui faut cet abandon à la Providence qui facilite l'humour et le calme nécessaires pour travailler dans des conditions difficiles, sans même avoir toujours la compréhension et l'appui que l'on attendrait de la communauté chrétienne elle-même.Comme tout ouvrier qui travaille dans le sillon d'une tradition, le semeur sait qu'il n'est pas le premier à se frayer un chemin.D'autres l'ont fait avant lui, d'autres ont été confrontés aux mêmes difficultés que lui.Il doit apprendre de l'expérience des autres, il doit travailler en communion avec d'autres.Il y a une responsabilité qui est la sienne et qui revient à lui seul mais il participe aussi à une oeuvre commune dont le succès et la qualité morale elle-même dépendent de l'effort de tous.Et, en disant cela, je ne pense pas seulement aux autres communicateurs catholiques et à tous les autres communicateurs de bonne volonté.Je pense aussi à toute la com- munauté chrétienne et à toute la communauté des hommes et des femmes qui aiment la vérité et la paix.Il faut élargir l'alliance de tous ceux et celles qui ont à cœur l'information correcte et la croissance des bonnes relations entre les hommes et les peuples et ne pas laisser seuls les opérateurs de la communication dans leurs problèmes et leurs difficultés.Il ne faut pas seulement exiger de vous quelque chose, il faut aussi vous aider et vous soutenir.Le symbole DE LA BONNE TERRE Cela me permet d'éclairer un dernier point, c'est-à-dire, pour rester dans le langage de la parabole du semeur, d'évoquer la signification métaphorique de la bonne terre.Pour une éthique de la paix dans les médias, il faut compter non seulement sur la qualité du communicateur, mais sur le terrain qui reçoit la communication, c'est-à-dire, la société toute entière, et, dans la société, l'Église.La bonne terre est alors l'écoute attentive et critique, l'esprit éveillé qui connaît le langage des médias, qui sait le décoder si nécessaire, l'interpréter (.).Tant que nos sociétés ne seront pas formées à un esprit de saine interprétation, il y aura toujours des méfiances et des malentendus et l'on attendra des médias et des journalistes ce qu'ils ne peuvent pas donner.Il est donc nécessaire de parvenir à une formation du public, une formation à la compréhension des différents langages des médias, des journaux, de la presse, du cinéma, de la télévision.La communauté chrétienne, qui a des responsabilités et aussi des possibilités dans le domaine de l'éducation, pourrait faire beaucoup dans ce sens, là où elle dispose de moyens de formation importants.La formation à la paix passe par une bonne formation de l'opinion publique et de l'esprit critique.C'est pour cela que j'insiste beaucoup dans mon diocèse sur la connaissance et sur l'amour de la Bible : non seulement pour se mettre à l'écoute de la Parole de Dieu, mais aussi comme première école de lecture critique d'un texte, comme aide pour une interprétation qui facilite l'entente mutuelle.(.) Mais une éthique des médias en faveur de la paix ne doit pas être seulement une éthique des règles.Elle doit être aussi une éthique des responsabilités.(.) Il y a là de graves dangers pour la vraie liberté qui n'est pas seulement la liberté de tout dire et de tout mettre en première page mais aussi la liberté d'être conscient des effets de son pouvoir de mobilisation des émotions avec des effets quelquefois imprévus, au moins pour ceux qui ne sont pas avertis du pouvoir que peuvent exercer les médias pour le déchaînement de la haine et de la violence.(.) UN DON PLANIFIE URTE PART POUR EA MISSION Au bénéfice des Sœurs Missionnaires de llmmaculée-Conception : LES LEGS TESTAMESTALRES w&m.En ce sens, un journaliste, un communicateur public ont une mission et une responsabilité qui sont proches de celles des parents, des maîtres, des philosophes, des politiciens et des prêtres : ils partagent une commune responsabilité à l'égard de la famille hu maine.Ici les femmes journalistes ont un rôle important à jouer.Avec ce que dit Jean-Paul II dans sa lettre aux femmes - ce qu'il appelle le génie propre de la femme - elles peuvent contribuer à clarifier et à mettre en relief : le sens de cette responsabilité commune à l'égard de la famille humaine, la conscience de ce qui peut blesser la sensibilité des femmes, des enfants et de ce qui peut élargir le cœur des hommes et des femmes afin qu'ils s'ouvrent au dialogue et à la compréhension.(.) ?* Source autorisée : UCIP -Actes du XVIIe Congrès de l'UCIP, Fribourg, Suisse Philippines - Culture du maïs par des jeunes du Québec et des Philippines à Mindoro Photos : JMJ'95 ?LES PRÊTS À FOaVDS PERDU vous assurent une rente votre vie durant, vous permettent une réduction d\u2019impôt, vous donnent l\u2019occasion d\u2019aider efficacement nos missionnaires.L\u2019ASSURANCE-VIE vous permet d\u2019aider généreusement sans léser votre famille.C'est un capital-décès versé par votre compagnie d'assurances.Votre contribution, sous forme de prime d'assurance, est déductible de votre revenu imposable à titre de don de charité.NOUS ACCUEILLONS VOLONTIERS TOUTE DEMANDE D\u2019INFORMATION.Écrivez-nous à : Procure des Missions SS.Missionnaires de llmmaculée-Conception 121, avenue Maplewood Outremont (Québec) Canada H2Z2M2 Téléphone : (514)274-5691 Télécopieur : (514)274-3298 Nom : Adresse :\tApp.: \t \tCode : Date de naissance :\t Téléphone : (\t)\t UN MERCI DU CCEUR L Photo : T.Lortie, m.i.c.CANADA 74\\é(//ae eû Anmce, de da ^Parode par Micheline Marcoux, m.i.c.Réfléchir sur les médias, leur rôle, l'apprivoisement de ces moyens de communication pour l'annonce de la Parole, autant de points sur lesquels les chrétiens et les chrétiennes sont invités à se pencher aujourd'hui, à se questionner pour créer du neuf.En juin dernier, l'Office des communications sociales (OCS) tenait à Montréal son deuxième colloque national avec pour thème : Chrétiens créateurs de communication.Plusieurs M.I.C.impliquées dans différents médias ont participé à ce colloque.Dans l'allocution d'ouverture, les questions posées par le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, rejoignent vos questions, les nôtres.Suite à l'intervention d'un panéliste, une question nous interpelle : Sommes-nous des porteurs de sens?lumiu S.Marie-Paule Charbonneau et S.Monique Bigras de l'équipe vidéo M.I.C.Le cardinal Jean-Claude Turcotte, président d'honneur au colloque Chrétiens créateurs de communication y, _l/s< xplorer et approfondir la relation foi et médias sous l'angle de la création\", voilà l'invitation à laquelle l'Office des communications sociales conviait les personnes soucieuses d'une telle réflexion.D'entrée de jeu, le cardinal Jean-Claude Turcotte, président d'honneur de ce colloque, nous rejoint par sa simplicité.Comme chrétiens et chrétiennes, la pertinence de ses questions peut nous interroger.Les gens du métier, les techniciens, les créateurs de moyens de communication travaillent avec acharnement.Ils sont conscients de participer à la création, sinon d'un monde nouveau, du moins d'une nouvelle manière d'habiter le monde.Ils créent du neuf.Le réseau Internet, sur lequel il est déjà facile de se brancher.n'est qu'un pas de plus - mais un grand pas - dans le développement des moyens de communication sans lesquels nous aurions maintenant bien du mal à vivre.Inutile de bouder les mass media.Inutile de les décrier.Ils sont là pour rester et ils vont continuer à infiltrer toutes les sphères de notre existence quotidienne.Et le jour et la nuit! Posons-nous des questions.Ce n'est pas seulement légitime, c'est nécessaire.Les moyens modernes de communication vont-ils se développer de façon sauvage ou en garderons-nous la maîtrise?Serons-nous leurs esclaves ou leurs maîtres?Allons-nous nous en servir pour grandir et nous humaniser?ou nous laisserons-nous asservir par eux?Voilà des questions qu'il ne faut pas écarter du revers de la main.Je suis persuadé que les mass media ne peuvent être mis au service de notre croissance en humanité et au service de l'Évangile sans qu'on s'en occupe.Vous êtes de ceux et celles qui veulent s'en occuper; vous êtes de ceux et celles qui veulent devenir, de plus en plus, des \"chrétiens créateurs de communication\".Parole au cardinal Jean-Claude Turcohe \"On le sait, les moyens modernes de communication se développent à une allure vertigineuse.Les gens ordinaires comme moi ont de la difficulté à suivre en cette matière.Et on m'assure que nous n'avons presque rien vu de ce qu'on nous donnera bientôt à voir.Ce qu'on nous promet pour demain, ce n'est pas de la science fiction, c'est du réel en train de se construire.Vous le savez, les médias sont des outils.Ils peuvent construire ou détruire.On peut leur faire produire de l'ivraie ou du bon grain.Tout dépend comment on les utilise.Pour les bien utliser, il faut les bien connaître.Car ils ont leurs exigences, leurs lois.Ils impliquent un savoir et un savoir-faire dont on ne peut faire l'économie.Nous ne serons jamais trop professionnels dans notre utilisation des mass media.Nous y gagnerons toujours à les mieux connaître pour mieux nous en servir.Le monde des mass media est un monde \"dur\". Photo : Y.Deschênes / Lors du Congrès 1996 de l'Association canadienne des périodiques catholiques, Micheline Marcoux, m.i.c.rédactrice en chef (à g.), reçoit, de Anne-Marie Gagné, s.c.q., présidente de l'ACPC, un certificat de reconnaissance - pour les 75 ans d'existence en 1995 -de la revue LE PRÉCURSEUR.Il fait et défait les vedettes en un rien de temps.Un jour, il fait grimper un personnage aux nues; un autre jour, il le fait descendre aux enfers.Votre colloque parlera de créateurs et de créations.Il parlera de techniques nouvelles, de nouveaux réseaux de communication et de compétences à acquérir.Ces questions méritent tout l'intérêt que vous allez leur accorder.En les abordant, je crois qu'il vous sera utile d'avoir en tête quelques questions fondamentales : Créer pour quoi?Communiquer pour quoi?Pour bâtir quel monde?quelle humanité?Comment et à quelles conditions peut-on mettre les médias au service de l'annonce de l'Évangile?Cette dernière question est complexe.Il est difficile d'y répondre.De prime abord, ce n'est pas l'harmonie totale qui existe entre l'Évangile et les médias.Les médias veulent séduire; l'Évangile appelle à la conversion.Les médias recherchent des stars; l'Évangile demande à être annoncé par des témoins qui s'effacent devant un message et une personne à accueillir dans la foi.Comment intervenir dans les médias, sans être flatteur et sans dénaturer l'Évangile?(.)\" Le cardinal Jean-Claude Turcotte, Colloque OCS '96, allocution d'ouverture - extraits Etre des porteurs de sens Pour résumer l'ensemble de ce Colloque national sur les communications, l'OCS titre son communiqué : À la recherche de porteurs de sens.Il reprend l'expression de Louis Lesage, réalisa- teur à Radio Canada.Ce dernier, intervenant dans un panel au colloque, mentionnait : \"Nous vivons dans un monde très médiatisé, où il y a beaucoup de créateurs de communication mais où il manque de porteurs de sens.\" Lors du dimanche national des communications le 9 février prochain, l'occasion nous sera donnée à nouveau de poursuivre notre réflexion sur la place des médias au cœur de nos vies et sur les défis à relever pour des chrétiens et des chrétiennes.Être des porteurs de sens.n'est-ce pas là l'enjeu majeur pour tout chrétien appelé à travailler dans les médias?Que dire lorsque parmi ces chrétiens et ces chrétiennes se trouvent des personnes dont la mission spécifique est l'annonce de l'Évangile?Quel Dieu annonçons-nous?Quel type de spiritualité transmettons-nous à notre monde d'aujourd'hui?Quelles valeurs évangéliques sont proposées dans le respect des gens mais avec l'audace des disciples de Jésus de Nazareth?Quel message d'espérance est véhiculé aux jeunes?Quels types d'engagement suscitent les interventions médiatiques au nom de l'Évangile?Quel langage utiliser pour dire la Bonne Nouvelle de façon signifiante dans la culture actuelle?L'Église est au cœur de ce monde médiatisé.Elle a la tâche d'être créatrice à sa manière pour rejoindre le cœur des gens dans leurs aspirations les plus nobles, dans leur soif de spirituel, sans négliger les valeurs humaines et sociales dans lesquelles elle s'incarne.Comme Institut missionnaire, l'utilisation des moyens de communication pour l'évangélisation et l'animation missionnaire est un fait acquis depuis nombre d'années.Un effort constant est toujours déployé en ce sens.Nos insertions dans l'audiovisuel, la vidéo, la radio ou la presse missionnaire, ici et en d'autres pays, nous permettent non seulement de dire la foi mais de présenter des témoins vivants au service de l'Évangile.des témoins porteurs et porteuses de sens, espérons-le! ?Au secrétariat de la Presse missionnaire M.I.C., Cécile Martel, m.i.c., explique l'évolution de nos revues à des jeunes M.I.C.en visite à Pont-Viau.'y/.9 Photo: H.Turcotte, m.i.c. DWANDA / ZAIRE S.Marie-Marcelle Desmarais (à g.) en visite au camp de réfugiés rwandais d'Inéra à Bukavu, Zaïre ne demence.en terre rwandaide par Marie-Marcelle Desmarais, c.n.d.lors du massacre au Rwanda en 1994, les médias nous ont présenté en direct des scènes d'atrocités.Ce drame humain se poursuit au Zaïre et fait à nouveau les manchettes.Parmi les formes d'aide humanitaire apportées au Rwanda et dans les camps de réfugiés, l'Institut de formation humaine intégrale de Montréal (IFHIM) a initié un programme inédit pour aider à la \"reconstruction des personnes\" en particulier les enfants traumatisés.Ces nouvelles font peu de bruit.Marie-Marcelle Desmarais, c.n.d., directrice générale de l'IFHIM, s'est entretenue avec Godeberta Umpfuyisoni, s.a., intervenante au Rwanda.A partir d'exemples concrets, la relecture de son expérience auprès des enfants illustre le processus suivi pour les aider à revivre.un à un.Avec espérance, une semence est en train de germer en terre rwandaise.Qui est Godeberta?/ Rwandaise, Sœur Godeberta Umpfuyisoni, Auxiliatrice, vit les événements tragiques d'avril à juin 1994 parmi et avec son peuple.Après s'être retrouvée dans un camp, avec des réfugiés, elle revient par la suite au Rwanda et accepte la responsabilité d'un orphelinat où se retrouvent 250 enfants.Là, grâce à elle, des enfants revivent.Son ouverture et sa profonde capacité de mutualité sont au cœur de ces \"démarches de reconstruction\" vécues par les enfants.Dej enfanta ont été broyéo.Saura-t-on jamaio comment ce drame oano nom a pu meurtrir le cœur de milliers d'enfanto rwandau?Deo petito.Sano voix.Sano protection.Déracinée.Deo enfanto.Confrontée à voir, à entendre et à vivre dee atrocitée qu 'on n 'ove décrire.Pourront-ih encore oourire et jouer comme de Mawd' Hospi., the moi' itt En avril dernier, en prenant l'autobus pour aller à Victoria, le chauffeur a pris le temps d'attendre que je sois assise pour partir.L'observant, j'ai pu constater cette même façon d'agir avec tous ses passagers âgés : il les suivait des yeux dans le rétroviseur et il quittait l'arrêt quand la personne était en sécurité sur un siège.L'attitude était aimable, sans manifestation d'impatience.Quelle courtoisie! Et une idée a surgi.Pourquoi ne pas signaler la performance de ce chauffeur au Bureau du Tourisme?J'avais reçu en arrivant, avec des informations sur la ville, une carte-réponse invitant les touristes à recommander une personne qui - par son accueil et ses services - avait rendu agréable leur séjour à Victoria.Aussi, rendue à destination, j'ai demandé au chauffeur son nom, lui faisant remarquer son attitude courtoise envers les passagers.Et j'ai mis la carte à la poste.Au cours du mois de juillet, une lettre du Bureau du Tourisme de Victoria m'apprend que mon geste a # # # // y a deux ans, une compagne m'a fait connaître L'Itinéraire, journal de rue à Montréal.Parler ou écrire sur la pauvreté est une chose.Mais.quand des gens de la rue, des sans-abri, en parlent et écrivent à même leur réalité quotidienne, la pauvreté prend un autre visage! Quand des pauvres se donnent des outils pour sortir de la pauvreté, de l'itinérance, pour s'entraider dans la dignité.il y a de l'espérance! Dans le cadre de Tannée internationale pour l'élimination de la pauvreté, proposer la candidature de L'Itinéraire pour son dossier \"Église et pauvreté\", paru en août 1996, lui a mérité le prix ACPC de l'Association canadienne des périodiques \u201e\t.\t,\t.\t, .1,.\t,\t,\tv\t,\tRemise du prix ACPC a catholiques,\tlors\tde\tson congres\tannuel\ten Serge Lareault l?à dn), octobre dernier.\trédacteur de L'Itinéraire et a Micheline Marcoux, m.i.c.\tGabriel (1er à g.), camelot Paru à Victoria - Le maire Bob Ross et le récipiendaire du prix Hospitalité, Allan Mawdsley of BC Transit valu à ce chauffeur - Allan Mawdsley -de remporter le prix Hospitalité de la ville pour le mois d'avril! Quelques jours plus tard, une délégation composée du maire, de délégués de l'industrie touristique, hôteliers, restaurateurs, journalistes et techniciens des médias, sont montés sur l'autobus d'Allan pour lui offrir des prix et des félicitations.La lettre reçue du Bureau du Tourisme contenait deux articles de journaux et des photos de l'événement.Quelle agréable surprise! Ce geste de reconnaissance - minime en soi - a eu des répercussions inoubliables dans la vie de cet employé et de sa famille.Quelle bonne leçon à tirer! Au lieu de se plaindre des manques d'égard de certaines personnes, pourquoi ne pas s'appliquer plutôt à retenir les gestes d'accueil des personnes qui sont attentives et aimables?L'avenir nous réservera alors d'autres surprises! ?Photo : Y.Deschênes 19 MADAGASCAÜ Parmi les sources de financement, les ambassades - Etats-Unis, France, Allemagne, Japon - ont contribué à la construction du Centre d'éducation permanente pour adultes.Devant la nouvelle construction du CEPA à Antananarivo, S.Estelle Fontaine, (à g.) et les membres du CEPA accueillent Mme Jeannine Bombardier (au centre) de la Fondation Bombardier et son conjoint.#t WMjmuifiùwi a Dec Le ftcufdc malqxLchc par Estelle Fontaine, m.i.c.Parler de Madagascar dans les médias, c'est trop souvent mettre l'accent sur sa situation d'appauvrissement.Engagée depuis de nombreuses années au sein du peuple malgache, S.Estelle Fontaine va au-delà des clichés et réfléchit sur les causes culturelles - dans ses forces et ses faiblesses - du fonctionnement de ce pays.Son analyse, teintée de sa compétence en psychologie, l'amène à s'engager dans des projets où les gens sont appelés à se prendre en main.Avec des Malgaches, S.Estelle participe, en 1990, à la création du Centre d'éducation permanente des adultes (CEPA), à Antananarivo.Elle y travaille en tant que conseillère technique.I omment trouver l'équilibre V^^entre le fusionnel affectif si précieux aux ethnies malgaches et F autonome rationnel conscient, indispensable au développement économique, une des conditions de la survie du peuple?Comment aussi créer des ponts entre les gens plus conscients et les sans-voix?Etre consciente de ces dilemmes, y réfléchir et agir adéquatement, voilà où se situent en partie ma recherche et mon engagement en lien avec le peuple malgache.Brève analyse DE CAUSES POSSIBLES Depuis longtemps, à Madagascar, les missionnaires et d'autres éducateurs se donnent à l'éducation des enfants et des jeunes.Aujourd'hui cependant, ils se voient confrontés - comme les adultes de tous les âges d'ailleurs - à l'évolution mondiale rapide, aux conséquences de 20 la révolution malgache sur les plans idéologique et économique, au questionnement qui surgit à partir des richesses culturelles, voire aussi à partir des problèmes vécus inhérents à la culture malgache en croissance.Tout processus de croissance, à Madagascar comme en France ou ailleurs, demande du temps.Passer de l'identité de groupe à l'identité personnelle en raison de l'industrialisation, de la commercialisation, de l'urbanisation et de la monétisation ne va pas sans difficultés.Ainsi des dirigeants encore inquiets dans leur accession à une autonomie personnelle se retrouvent d'emblée noyés dans une population qui - malgré toute sa richesse d'être - entretient dans sa mentalité l'esprit de dépendance, les peurs suscitées par les tabous, la défense de la race et de l'ethnie.Il arrive encore que des leaders ou autres s'engagent dans des systèmes gouvernementaux inappropriés et souvent tombent dans un individualisme écrasant au détriment de la survie de la population.Bon nombre de Malgaches, tout en devenant plus conscients de leurs ressources humaines et naturelles pouvant fonder une économie prospère, sont aussi plus conscients des conséquences de cet esprit de dépendance - dépendance du groupe ethnique, peur viscérale d'être rejeté - issu de l'éducation reçue dès le sein maternel.Tout cela provoque des réflexions comme celle-ci : \"D'une part, les Malgaches se disent prêts à entrer sur le marché international; d'autre part, ils s'attendent à ce que le reste du monde tienne compte de leurs particularités raciales, ethniques, culturelles.\" Selon un relevé de la i Photos : CEPA revue Exportations Québec, octobre 1995, le PNB, sous le régime socialiste-marxiste, a reculé de 40 %, la surface cultivable a été réduite de moitié et que dire du rendement agricole.Un projet enraciné DANS LA RÉALITÉ DU PEUPLE Conscients de ces enjeux concernant leur avenir, des Malgaches s'ingénient à trouver des solutions pour améliorer leur sort.Au Centre d'éducation permanente des adultes (CEPA) où je travaille, une soixantaine de membres s'interrogent, se sensibilisent sur l'actualité de l'éducation donnée en fonction de l'avenir du pays.Alors que chacun est aux prises avec sa propre survie au jour le jour, le défi de l'association est de poursuivre cette démarche.Ses membres comptent des jeunes professionnels : enseignants, médecins, informaticiens, directeurs de projets, magistrats, consultants, commerçants, etc.Des formations sont données : la communication interpersonnelle, le discernement, la croissance et l'éducation à la volonté, l'identité personnelle, culturelle, ecclésiale et spirituelle, le leadership, l'affectivité, l'apprentissage à Formation d'animateurs et d'animatrices en communication personnelle Famille en communication choisir, le mitan de la vie, l'intégration de la personnalité, les relectures des différents vécus, la façon de fixer des objectifs, le pardon, etc.Nous projetons : la relation d'aide, le deuil, la prévention du suicide, l'accompagnement spirituel dans la vie courante.Des animateurs malgaches vont ici et là dans l'île animer particulièrement sur la communication interpersonnelle.Ils y sont bien reçus et invités à y retourner.À chacune de nos assemblées générales, un membre du CEPA donne une conférence selon sa compétence.Quel potentiel mis en valeur! Aussi, quatre membres se préparent à la transmettre sur les ondes par le truchement des émissions radiophoniques diffusées par la radio des Pères Salésiens.Parmi les ressources disponibles, la bibliothèque du Centre compte environ 3000 livres concernant les familles, les entreprises.: spiritualité, santé, éducation à tous les âges, gestion, techniques de vente et d'interventions sociales, comportements humains, ouverture aux différentes approches psychologiques n (ressources rares à Madagascar), etc.Les livres intitulés Parents efficaces et Les difficultés de votre enfant, du Dr Thomas Gordon, s'avérant appréciés et très utiles ont été traduits en malgache tout au bénéfice des générations des années '80 et '90 qui ont vécu la malgachisation dans les écoles.Le Centre d'éducation permanente pour adultes est reconnu par le gouvernement malgache depuis 1990.Nous devons la construction de ce Centre à la Fondation Bombardier de Valcourt au Québec, à des amis engagés avec nous, à l'aide de quatre ambassades : États-Unis, France, Allemagne, Japon.Sans cette indispensable participation, que faire?Ensemble, remercions le Seigneur pour ce partage généreux.Autres lieux d'intervention Pour ma part, mon travail au CEPA au niveau de l'accompagnement psychologique nourrit mon enthousiasme et mon engagement missionnaire.Je donne également des cours à des grands séminaristes depuis dix ans à Antsirabe.Leur équipe d'éducateurs est malgache : j'y découvre un esprit de fraternité remarquable.Je participe aussi au cheminement d'autres groupes : les étudiants de l'Institut catholique de pédagogie, des religieux et des religieuses responsables de formation, des groupements laïques diversifiés.Ces engagements s'insèrent dans l'immense travail de concertation poursuivi pour une croissance harmonieuse du peuple malgache.Travailler à édifier ensemble le Royaume de Dieu, royaume d'amour et de justice, consiste, selon moi, à découvrir que Dieu a créé tout homme et toute femme pour être libre de la liberté d'un enfant de Dieu.Lorsque les nations, les races, les personnes vivront de cette liberté, nous relèverons les défis de nos cultures trop traditionnelles ou trop modernes, trop dépendantes ou trop indépendantes.Dans l'attente de ces jours, les membres du CEPA d'Antananarivo vivent engagés dans cette lutte pour la croissance vers la vraie liberté, lutte qui nous procure déjà paix et joie.? CHEMINS D'ESPEQANCE écouwir le don caché par Christian Beaulieu Pour une seconde année, l'abbé Christian Beaulieu fait route avec nous.À travers la Parole et la vie, ce communicateur au cœur de feu nous ouvre des chemins d'espérance.Il nous invite cette fois à réfléchir sur les motivations de nos agirs, sur notre désir de communiquer le meilleur de soi et de découvrir la vie - le don caché - en toute situation.À titre de témoin, l'apôtre Pierre illustre bien la vie d'un homme transformé par l'Esprit.Peut-être vous demandez-vous se .Ces derniers temps, peut-être vous demandez-vous si vous êtes encore à votre place, si vous avez \"votre place au soleil\", si cela en vaut encore le coup de continuer bon gré mal gré, à travers les intempéries de la vie.Peut-être vous demandez-vous si vous êtes faits pour écrire, composer, chanter, communiquer.Si ce que vous avez de plus important à communiquer aux vôtres et aux générations à venir va pouvoir se rendre.Il n'est qu'un seul chemin pour répondre à vos questions.Lequel?Chercher le besoin qui vous fait tenir le coup dans cette direction, continuer contre vents et marées et vous relancer à chaque matin.À l'heure la plus silencieuse de votre nuit, quand vous n'avez plus le goût à rien, posez-vous ces questions vitales : \"Ce projet, suis-je vraiment contraint par nécessité intérieure de le réaliser?Est-ce plus fort que moi?Est-ce que je pourrais faire autrement?\" Étoufferiez-vous quelque chose de vital - un feu, une énergie, une explosion de vie - si vous en étiez empêchés?Quelque chose s'éteindrait-il, mourrait-il en vous s'il vous était défendu de réaliser ce projet?.Creusez en vous-mêmes la plus profonde des réponses.Si vous pouvez faire front à d'aussi graves questions par un fort et simple \"je dois\", \"je n'ai pas le choix\", \"c'est plus fort que moi\".alors continuez à construire votre vie sur cette nécessité.Le don du meilleur de vous-mêmes et votre identité en dépendent! Votre bonheur est là! Alors plongez à nouveau! C'est ainsi que les constructeurs de projets, de nouvelles réalisations - maisons, églises, programmes rénovateurs, créations d'emploi.-ont été amenés à construire, les écrivains à écrire, les communicateurs à communiquer, les fondateurs à fonder, les évangélisateurs à évangéliser, les jeunes amoureux à se marier, les hommes et les femmes de feu à allumer des feux d'espoir partout sur leur passage.Et demandez-vous maintenant : Est-ce que j'ai vraiment quelque chose à transmettre?Et quoi?Quel est l'essentiel du message dont je ne voudrais pas pour tout l'or du monde priver ceux et celles avec qui je suis en contact, en communication?Plein de vin doux.Pierre, le jour de la Pentecôte, illustre tellement bien le communicateur hors pair que l'Esprit a fait de lui ce jour-là.Lui le peureux, le timide, le démissionnaire, du jour au lendemain, s'exprime avec une force incroyable.Pierre debout avec les Onze, prit la parole et s'exprima à haute voix.(Ac 2, 14-36).Et il a été entendu de toute la ville! Et tous, à sa parole et à la chaleur de son expression, eurent le cœur bouleversé, labouré! Et ils furent 3 000, ce jour-là, à se joindre à la première communauté chrétienne.Il faut le faire! Debout.À haute voix.Plein de vin doux.Comme un presto dont le couvercle veut éclater.Comme une bouteille de champagne dont le bouchon veut sauter.Comme un volcan sur le point d'exploser.D'où peut bien lui venir la source d'une telle énergie, d'un tel rayonnement?Quelle force sortait de lui, quelle assurance! Pourtant il revenait de très loin.Quelques heures avant, 22 il s'était enfermé entre quatre murs, par peur.Quelques jours avant, il convoitait encore le podium de la gloire.Quelques semaines avant, il avait chuté et trahi de la plus belle manière.Quelques mois avant, il était désespéré.Où donc maintenant est la différence?Comment en est-il arrivé là?Qui était donc cet homme qui s'exprimait avec tant de feu, tant de force, qui s'impliquait tellement dans son message?Qui se livrait avec tant de fougue et de passion et qui était tout entier dans ce qu'il faisait et disait?Qu'est-ce qui en fait un communicateur hors pair?Avec un tel impact! u'est-il demandé à un communicateur?'abord être passé par là.Seuls ceux et celles qui ont parcouru ce chemin sont crédibles et équipés pour entraîner les leurs vers la terre promise de leur amour et vers des horizons neufs.Comment pourraient-ils guider les autres vers de nouveaux horizons s'ils n'ont pas affronté les vents et tempêtes qui y conduisent?Quelle force, quelle énergie, quel attrait dans ces communicateurs qui ont parcouru le chemin avant nous et nous entraînent dans leur sillage! Peut-être dans votre course au trésor, frappez-vous de fortes résistances.Mais ce qui résiste, ce ne sont pas de simples pierres qui barrent votre route, mais bien des diamants qui demandent à être polis et purifiés de façon à vous donner leur maximum d'éclat.Puis découvrir le don caché DANS CHAQUE SITUAHON.Quand Mariette accompagne son époux Roger sur le chemin resserré, le passage obligé qui le conduit de cette vie à l'autre Vie.et qu'elle reste là à son chevet, vingt-quatre heures par jour, des mois durant, guettant les moindres indices de la lumière de l'au-delà qui jaillit de ses yeux, elle pressent le don caché enfoui dans la mort.Elle sait que dans tout tombeau se cachent des éclats de vie, des promesses de résurrection.Elle cherche la vie, ce don caché, dans chaque situation.Sommes-nous prêts à mettre tous les dispositifs en marche pour trouver ce don caché?Sommes-nous prêts à y mettre le prix?Sommes-nous disposés à être \"debout sur la forteresse\" pour guetter les bribes de vie et de lumière enfouies dans chaque tombeau?Peut-être craignons-nous les gels d'automne qui viennent toujours trop tôt et qui risquent de gâter les fruits bien fragiles de nos amours.Mais souvenons-nous que les raisins qui donneront les meilleurs vins sont ceux qui sont cueillis le lendemain d'une grande gelée.En falre ressorhr un aspect poslhf.Au cœur même de la situation malheureuse que vous traversez, il y a une bonne nouvelle pour vous.Votre vie peut être modifiée, votre problème peut être considéré sous un autre angle, vous vous êtes trompés en jugeant ainsi votre situation.Et n'allez pas chercher un autre attelage pour vous tirer de l'impasse où vous vous trouvez.Cette difficulté sur votre route, cet obstacle en apparence insurmontable.voilà l'attelage le meilleur qui soit pour vous faire avancer.Pourvu que vous le laissiez agir : c'est cela même qui vous aide à avancer.N'est-ce pas là un grand sujet de joie! ? RÉPARER L'AN 2000 Dans la phase de préparation à l'an 2000, 1997 est axé sur la personne de Jésus Christ.Le thème proposé : Jt\\nu Chruit, unique Sauveur du monde, hier, aujourd 'hui et à jamauu (cf He at, 8) Jean-Paul II, Tertio Millennio Adveniente, n''40 Comme les disciples, disons à Jésus : Seigneur apprende-nouo à prier.Quand voue priez, diteo : Notre Père.(Le il, 2) f ïiipmjœé '¦ - \u2018 mm -\t: A .tfc Agir avec espérance Nous plantons des semences qui, un jour, croîtront.Nous arrosons des graines déjà semées, sachant qu'elles contiennent une promesse future.Nous posons les bases qui nécessiteront de plus amples développements.Nous fournissons un levain qui produit des effets au-delà de nos espérances.Nous ne pouvons pas tout faire, et cette réalisation nous procure un sentiment de libération.Cela nous permet de faire quelque chose et de le faire très bien.C'est peut-être incomplet, mais c'est un commencement, un pas sur le chemin, pour laisser à la grâce de Dieu la chance d'entrer et de faire le reste.?Mgr Oscar Romero (Paru dans The Communicator, ARCCC, juin 1996) Tu ES INTÉRESSÉE À LA VIE MISSIONNAIRE RELIGIEUSE OU LAÏQUE ?TU VEUX DISCERNER L'APPEL DU SEIGNEUR EN TOI ?C.OMMUNIQUE AVEC NOUS.\tImprimé au Canada "]
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