Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1 juillet 2005, Juillet - Septembre
[" JLe,s, &0&wr& yhUûùnnmtcs, Ac t Jmmactdcc-Gùnc ppücuiîssiji?'kvm.Cw*c.fi_l5 .Ceu.rs yVLissïùnruùrcs Ae t Jmmeuidée-Otnceptïùn Michèle Daneau Par Anna Tran Vivre en enfants de « Nous ne pouvons pas faire de grandes choses, seulement de petites avec un grand amour.» Mère Teresa Anna Tran, éducatrice en petite enfance, a participé en juillet 2004 au projet humanitaire Pinocho Mexico avec la collaboration des Sœurs de Sainte-Marcelline.Composée de huit femmes laïques âgées entre 24 et 3S ans, l\u2019équipe s'est impliquée pendant 3 semaines auprès de familles et d\u2019enfants de milieux défavorisés de la ville de Mexico et d\u2019une banlieue de la ville de Querétaro.Quelle joie pour moi cette invitation à participer à un projet humanitaire! Depuis mon enfance, je rêve de mission à l'étranger : partir avec d'autres pour vivre le don de soi, au service de son prochain, comme le Seigneur nous l'a enseigné! Ce que vous avez fait à ïun de ces plus petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.(Mt 25,40) J'ai profondément apprécié notre travail auprès des jeunes à Querétaro.Malgré notre préparation, j'ai été confrontée dès l'arrivée à des réalités nouvelles pour moi : culture différente, langue étrangère, climat tropical, vie de groupe au « coude-à-coude » où chacun est appelé à sortir de son propre confort pour mieux penser à l'autre.J'envisageais déjà une expérience remplie de dons de Dieu; elle fut merveilleuse et intense.Un jour à la fois.Des moments forts, tantôt d'activités et de rencontres, tantôt tendres, silencieux et intérieurs.Recrutement des enfants dans les ruelles, animation par le chant, la danse, les sketchs, les jeux de motricité, le bricolage; catéchèses, célébrations, réunions, visites dans les familles, cuisine, ménage.Tout fut agréable et un continuel apprentissage.Tous se dévouaient, les participantes québécoises, les religieuses et la vingtaine de jeunes Mexicains, nos partenaires dans ce projet.Nous avons réellement fait l'expérience de la vie fraternelle en communauté.avec toutes ses exigences et ses douceurs.Nous formions une grande famille, un même Corps.Je crois que l'Esprit Saint nous a soutenus au cours de ces semaines et continue de nous guider en faisant l'unité entre nous.Précieuse, l'expérience nous a fait croître dans l'Amour et nous ouvrir sur le monde.Se connaître mieux, découvrir les autres et notre manière d'être avec eux, respecter nos ressemblances et nos différences.J'ai tellement appris en compagnie de mes soeurs et frères en Christ! Là-bas, j'ai vu la pauvreté.Souvent, l'eau potable est restreinte, l'hygiène imparfaite, les vêtements limités.Les conditions demeurent précaires.Mais quelle simplicité, que d'enthousiasme et d'affection dans le regard et le coeur de ces petits et grands! Même si je ne parle presque pas l'espagnol, je me sentais bien parmi ces jeunes.J'ai découvert un peuple chaleureux, riche de culture et de foi.Séjour fascinant et enrichissant ! Je n'ai été qu'un grain de sable devant l'immense travail à accomplir, mais je réalise que ma vie est précieuse aux yeux de Dieu et qu'il aime se servir de moi dans Sa merveilleuse oeuvre d'Amour et de Paix! Dans le peu que j'ai apporté, j'ai mis tout mon cœur.Sur les visages émus et souriants des enfants et de leurs parents, on pouvait lire leur reconnaissance pour notre présence et notre amitié.Je réalise par contre qu'on peut être missionnaire partout.et surtout chez soi ! Ma santé fragile ne s'accommoderait pas d'une vie entière à travailler dans ces conditions.Le projet au Mexique m'a confirmé que je suis à ma place ici, au Québec, dans mon travail et mes engagements.Mais j'espère bien répéter cette expérience humanitaire.si Dieu le veut ! Je souhaite dorénavant développer une conscience plus raffinée des choses et des événements dans mon existence, car je me rends compte de mon égoïsme et du luxe dans lequel je vis.Je désire vivre dans un esprit de détachement, mettre les priorités à la bonne place, en vue d'une plus grande liberté.Vivre vraiment en enfant de Dieu! JLe.¦Préc m&cm [9] Entrevue avec Joanne Éthier Rayonner par son Distribution de brosses à dents dans un village au Guatemala.Pendant ses vacances.travailler encore?N'est-ce pas épuisant?Pas pour Joanne Éthier! Je n'ai jamais souhaité des vacances à la plage.Après sa résidence en médecine dentaire, elle passe une année à New York dans le quartier Queens réputé pour sa pauvreté.Revenue à Montréal, elle se consacre à l'enseignement et au traitement dentaire des enfants de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), ses seuls patients à ce jour.Bien que peu lucrative, cette vie professionnelle qu'elle s'est créée lui donne huit semaines de vacances annuelles non rémunérées.qu'elle passe en tant que dentiste auprès d'autres populations nécessiteuses.Ainsi, elle se rend trois fois par année soit dans les réserves amérindiennes inuits du Grand-Nord, soit en Basse-Côte-Nord ru | dans les petits villages, très jolis en été, où les quelques cliniques ?dentaires n'ont pas de dentistes, sauf ceux qui, comme Joanne, s'y o\u2019 rendent occasionnellement.Ces gens sont très reconnaissants, il me traite comme une reine! Intrépide, elle a même obtenu une licence de pilote d'avion pour pouvoir mieux rejoindre ces populations.Joanne Éthier, dentiste, a toujours organisé ses vacances annuelles à la façon « dentiste du monde ».Généreuse de son expertise professionnelle, ses projets de solidarité l\u2019ont portée aux quatre coins du Québec.et des Amériques.De temps à autre, Joanne passe aussi quelques semaines au Honduras et au Guatemala, par l'entremise d'ONG.Les conditions de vie et de travail sont difficiles et le partenariat avec les ONG s'avère le plus souvent décevant.mais quelle expérience extraordinaire! À la fin de la journée, on sent le bon Dieu tout proche, car on a vraiment le sentiment d'avoir accompli quelque chose.Au lieu de donner de l'argent ou de parrainer des enfants à distance, j'aime mieux le faire moi-même.Devant financer elle-même ses voyages d'entraide, elle apporte tout, même son équipement et le matériel pour soigner que par ailleurs elle laisse sur place à son départ.Là-bas, c'est souvent le « système D ».Il faut tout prévoir.Dans une clinique de fortune au Guatemala, Joanne s'apprête à faire des traitements avec sa lampe frontale, car, comme d'habitude, il n'y a pas d'électricité.Une grande partie de son travail concerne la santé publique : par exemple enseigner aux enfants qu'une brosse à dents, ça ne sert pas à laver le plancher! Elle rêve de former des équipes volantes de jeunes paysannes qui, une fois formées, dispenseront localement cette éducation à la santé.Malheureusement, le financement lui manque et les problèmes de corruption compliquent ses projets.Qu'est-ce qu'elle en retire?Voir les visages des gens qui arrivent la bouche pleine de caries.et repartent avec des sourires rayonnants, quelle expérience! Je me sens grandie.Je me sens proche de Dieu chaque fois que je reviens d'un de ces voyages.Il n'est pas facile de tenir le coup au contact de tant de souffrance.La misère humaine, c'est dur.Les premiers mois, je pleurais beaucoup.On s'habitue.Ce que je fais là-bas n'est pas si différent de ce que je fais à Montréal.Après un temps au loin, j'ai hâte de retrouver mes jeunes.Quand elle parle de ses engagements, Joanne rayonne.Elle s'est créé une vie qui la comble : un croisement entre une vie d'aventure enrichissante, une profession qui lui permet de faire une différence dans la vie des gens, un copain et les deux filles de celui-ci.Que//e belle façon de donner et de se donner! [10] J^cs,\tyhlisifnnXirci Ac i Jhvucu:Mée-JDru:cpt'iDn Entrevue avec Samia Saouaf Ma joie, c\u2019est leur Né à la suite de la JMJ de Toronto de l'initiative d'un groupe de jeunes chrétiens de Montréal, le Jesus Coo/se veut un lieu où, telle une mini-JMJ, les jeunes peuvent en rencontrer d'autres qui partagent leurs valeurs et croyances.La JMJ donne rendez-vous aux jeunes de la planète pour célébrer l'Évangile et leur foi.Mais il ne faut pas attendre passivement de tels rassemblements pour exprimer notre joie! Il importe de créer, pour les jeunes chrétiens d'ici, des occasions de rencontres.Elles les stimulent à vivre leur foi, à aller vers l'autre, à l'accueillir dans son unicité.Pour un jeune, se rendre compte qu'il n'est pas seul avec sa foi lui insuffle le courage de ^continuer.Le Jesus Cool veut aussi cultiver chez ° les jeunes l'esprit missionnaire : Qu'en repartant, I ils s'impliquent dans leur Église et dans le monde.Samia Saouaf, jeune infirmière dans la vingtaine, coordonne depuis 2004 le Weekend Jesus Cool, une retraite œcuménique annuelle pour des jeunes chrétiens et des familles.Tenu la fin de semaine de la fête nationale du Québec au sanctuaire Marie-Reine-des-Cœurs à Chetisey, le Jesus Cool propose aux 150 participants conférences, ateliers, prières et vie communautaire.Un temps de ressourcement, de rencontres et de festivités sous le signe du Seigneur Samia et Chantal, une collègue organisatrice Évidemment, une organisation d'une telle ampleur demande du temps! La planification débute cinq mois à l'avance et durant la dernière semaine, le Comité organisateur met les bouchées doubles afin que tout soit fin prêt.Infirmière à plein temps, Samia organise son horaire de travail en conséquence.À mon avis, on peut vivre un événement comme celui-ci soit en pèlerin, soit en organisateur, mais un jour ou l'autre tout participant est appelé à faire partie du second groupe.Lorsque j'y ai été invitée, j'ai su que mon tour était venu et j'ai sauté dans l'aventure avec bonheur.Elle y consacre 2 semaines de vacances annuelles : l'une, 3 mois avant le Jesus Cool pour solliciter l'aide de compagnies alimentaires pour nourrir les 150 personnes pendant 4 jours, et l'autre, dans la semaine le précédant, pour s'assurer que tout est en ordre et régler les imprévus de dernière minute.Bien entendu, son rôle de coordonnatrice la fait courir ça et là durant tout l'événement, limitant ainsi sa participation aux activités et ses échanges avec les jeunes.Cela fait partie de la responsabilité que j'ai acceptée lorsque je me suis engagée.Sa récompense?Le sourire rayonnant des jeunes durant l'événement, signe de leur bonheur d'être là.Ma plus grande joie, c'est lorsqu'ils me disent qu'ils ont eu des réponses à leurs questions et qu'ils repartent avec des milliers d'autres! De telles expériences permettent de se connaître davantage.J'ai découvert que j'aime coordonner de gros événements! Je me plais à travailler en équipe, à échanger de nouvelles idées et voir tous ces jeunes se rallier autour d'une unique personne, le Christ.Puisque le Jesus Cool m'a réussi à deux reprises, j'ai eu envie d'aller un pas plus loin.Pendant que le monde portait attention au tsunami en Asie du Sud-est, une terrible famine se préparait au Niger.Tristement, les médias en parlent si peu qu'elle demeure ignorée.La maison montréalaise du Pain de Vie, une communauté nouvelle implantée dans 70 pays dont le Niger, a pris l'initiative d'emplir un container de denrées de première nécessité qu'ils distribueront eux-mêmes sur place.Devinez qui en est une des coordonnatrices?Le P rét iirsear [111 lin été £ i ^ Catherine Foisy lors d'une précédente « mission », un projet de solidarité internationale auprès de femmes autochtones au Guatemala.Catherine Foisy, candidate à la maîtrise en science politique à l'UQAM, a troqué en 2004 les grandes vacances et l'emploi d'été pour un projet de justice sociale : coordonner une « tournée » provinciale pour un mouvement politique dont elle partage l'engagement au bien commun.Par Catherine Foisy Dans ma compréhension de ma foi chrétienne, le message évangélique est bidimensionnel relation personnelle avec Dieu à travers la personne du Christ et.responsabilité face à la collectivité.À mon sens, le Royaume promis est à construire, ici, maintenant.Je crois que, malgré mes limites humaines, je peux y apporter quelque chose par différents moyens : sociaux, politiques, artistiques ou autres.Bien sûr, le message du Christ n'est pas un programme politique! Au contraire même, il va bien au-delà! Mais quand j'ai découvert que par la politique, les sociétés prennent des moyens collectifs pour se construire un avenir et se donner une direction, je me suis dit.pourquoi pas celle du bien commun et de la justice sociale?Un jour, mon cégep fut l'hôte d'une conférence | de Françoise David, une femme socialement | engagée depuis nombre d'années.Son invitation ^ à la solidarité dans un mouvement de démocratie I locale participative a tellement résonné en moi que j'ai voulu m'y engager .J'étais loin de me douter de l'aventure dans laquelle je serais plongée l'année suivante! Avec le Collectif initiateur de D'abord solidaires, nous avons élaboré un plan d'action pour bâtir une nouvelle alternative politique centrée sur le bien commun et une Tournée provinciale à l'été 2004 pour prendre le pouls de la population et proposer notre projet de société : un État socialement responsable et équitable.Basé à Montréal, le Comité de coordination provinciale de la Tournée, dont je faisais partie, imaginait des événements à travers la province et invitait des personnes-clés dans leur région à les coordonner et y participer.Seule responsable de la Tournée pendant quatre semaines en juillet et août, je gérais les communications avec les médias, les équipes locales et régionales, les citoyens désireux d'en apprendre davantage sur le mouvement et les membres de la Tournée.A\u2018A.Fi-.4 J'aimais que cette Tournée tende véritablement l'oreille afin que tous aient voix au chapitre dans l'édification de notre projet de société.De plus, j'étais dans l'action! Ce n'était enfin plus seulement discursif.Quel été! Quelle expérience! J'avais coordonné de modestes projets auparavant; cette fois j'ai dû plonger dans les grandes ligues.J'ai découvert que je n'étais pas seule à porter mes idéaux.Je sentais que, malgré nos divergences, nous communions au même désir d'humanité incarné et enraciné ici, là où nous vivons.J'oserais dire que nous avons fait Église.J'ai souvent eu des discussions spirituelles avec des gens impliqués dans ce milieu au nom de leur foi.Deux clés qui ont fait briller mon été de mille feux : être présente auprès des personnes et me mettre à leur écoute, à leur service.N'est-ce pas là l'une des invitations de notre Dieu venu marcher au milieu de nous?\u2018Vhïss'cfiyiyutlres Ae t tlwiHuu:HjLée-3ùyu:cf)t'cùn Notre travail n\u2019est qu\u2019une goutte dans un seau, mais cette goutte est nécessaire.;V*t SpêhZxz\u2019z^.- r~àz&e Mère Teresa 5sae i'WL'T' jSawia*;.\u2014- : \u2014.>-^rT5.,r \u2022 ¦ ~ .; \" -\" .0»wï: 5r.x-jçÆ; ¦«0- Xe nucur liéglise de CHme, ent^e dowlem4 et espe^cmce Huguette Chapdelaine, m.i.c.Huguette Chapdelaine, m.i.c., a travaillé à intégrer psychologie et spiritualité auprès de jeunes religieuses chinoises en Chine.Son engagement précédent à Taiwan l'avait préparée à cette mission.Un groupe de participantes avec Huguette Chapdelaine, m.i.c.HHH '\t-4 'T .f \u2022 ^ Avez-vous déjà eu faim?Soif?Pas de pain ou d'eau.mais de croissance, de lumière.et n'avoir rien pour étancher cette soif! Affamé de nourriture spirituelle et n'avoir que quelques miettes desséchées par 50 années d'enfouissement.Dans l'Église de Chine, j'ai été témoin du désir et de la faim d'apprendre, du besoin d'acquérir plus d'autonomie : pouvoir choisir, dialoguer, accepter, refuser librement, s'affirmer : être femme, quoi! Naître ou renaître Après 35 ans de mission à Taiwan, j'avais dit adieu à la population chinoise d'outre-mer.Et voici qu'on m'invite à Beijing, au Séminaire national où 38 jeunes religieuses de 18 congrégations naissantes ou renaissantes vivront un mois de formation humaine et spirituelle.Avec ces jeunes qui occupent déjà des postes d'autorité, nous avons exploré les cheminements personnels, communautaires, ecclésiaux et spirituels à partir d'activités, de prières, de rencontres individuelles et collectives.Les religieuses en Chine Elles se répartissent en deux groupes.Le premier comprend les jeunes filles qui ont rejoint les rangs des congrégations de jadis, qui bien que disséminées, sont restées en Chine à l'avènement du nouveau système politique.Regroupées depuis l'âge de la retraite, ces sœurs âgées témoignent par leur vie de prière et de service.On y retrouve des Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie, des Filles de la Charité, des Petites Soeurs de Sainte-Thérèse (fondation du Père Vincent Lebbe), des Sœurs de la Sainte-Famille et quelques autres.Le deuxième groupe comprend les congrégations fondées directement par les évêques ces dernières années.Qu'elles appartiennent au premier ou au deuxième groupe, toutes les congrégations sont sous l'autorité et le pouvoir exclusif des évêques.dc&\ty}\\'t££'iùnyuitrci Ac t Hhmumulce-tdDnccptlcm Huguette Chapdelaine, m.i.c. c Un vide religieux Les jeunes religieuses des deux groupes mentionnés sont de souche chrétienne; cependant, elles sont tributaires de 50 ans de vide religieux dû à la politique communiste.La foi, couvée sous la cendre dans les familles, reprend maintenant de plus belle : c'est une source d'espérance pour ceux et celles qui désirent mieux connaître la religion chrétienne et y adhérer ouvertement.À l'occasion de cette session de formation, ces jeunes religieuses supérieures majeures ont tout à découvrir sur elles-mêmes : leurs relations interpersonnelles entre femme/homme/prêtre/religieuse /évêque/autorité/société.Il n'y a que Dieu, « le bon Dieu » tendre et aimant, pour soutenir ces cœurs désireux de vivre une vie religieuse toute consacrée à suivre le Christ dans un service pastoral et social.Formation de base inadéquate Malgré leurs désirs et leurs efforts, des évêques, âgés pour la plupart, éprouvent beaucoup de difficultés à comprendre ces femmes consacrées vivant en communauté.À cause du manque de formation initiale, de règles de vie et d'orientation particulière, certaines jeunes filles sont envoyées par leur évêque dans d'autres communautés déjà « sur pied » pour s'initier à la vie religieuse.Après un ou deux ans, elles reviennent, deux d'ici, deux de là, et se voient confier la mission de fonder une nouvelle congrégation.J'ai vu des cœurs ouverts.Les communautés traditionnelles mettent l'accent sur la formation et l'expérience.C'est inimaginable de fonder en si peu de temps! Face à certaines lacunes de formation plusieurs congrégations religieuses font appel à des personnes-ressources venues d'ailleurs.Comme dans tout ser- Temple du Ciel v ,\t\" î ,1 Amœ sJS&w iyi j vice, la personne qui donne reçoit davantage.À Beijing, j'ai vu des cœurs ouverts, des esprits nourris, des âmes s'élever à la hauteur du pardon à donner et à recevoir.J'ai rencontré des femmes zélées, reprenant avec joie la route de leur mission respective aux quatre coins de l'immense Chine.J'ai été touchée par leur dévouement auprès des malades, des sidatiques.tout en assurant la formation doctrinale des plus jeunes sœurs.Et, j'ai constaté leur courage à faire face aux difficultés sans nombre qui les attendent.Si mon apport a pu tant soit peu apaiser la faim et la soif spirituelles de ces religieuses, j'en rends grâce à Dieu.Et.je pense souvent aux sœurs de Chine : elles ont un urgent besoin de notre prière confiante auprès de Dieu pour leur plein épanouissement à Son service.Comme le demande l'Église de Hong Kong, nous avons à soutenir les évêques, les prêtres, les religieuses, les séminaristes et les croyants en cette période délicate où le « leadership » passe des personnes âgées aux jeunes générations.Et par-dessus tout, nous avons à aider l'Église de Chine à faire face aux défis du monde moderne et sécularisé.Chapelle du Séminaire national à Beijing construite sur le modèle du Temple du Ciel où autrefois l'empereur allait prier chaque année La formation se poursuit Dans le cadre du programme de formation continue qu'elles ont a cœur de poursuivre malgré les difficultés, 37 autres jeunes religieuses chinoises vivront en septembre 2005 le même cheminement d'intégration psychospirituelle au Centre catholique de formation pour religieuses à Taiyuan, dans la province de Shanxi, à quelque 500 km au sud-ouest de Beijing.Je ferai à nouveau partie de l'équipe de formation.Si douleur et espérance peuvent cohabiter, je dirais que c'est bien ce que je ressens après cette courte mais combien intense expérience à Beijing! f1 Soutenue par l'organisme Amitié-Chine, on peut joindre Soeur Huguette à : hchapdelaine@yahoo.com le P réc iirsenr [15] Les Hondas anti-drogue au Pérou Née au Pérou, Ana Alvarado, m.i.c., travaille maintenant au Japon.Elle nous parle de sa famille, du péril qui la menace sans répit et de son courage dans l'adversité.Elle sollicite notre prière pour ses proches.En décembre dernier, mon oncle a été assassiné dans sa maison.C'est une histoire qui remonte à plusieurs années.Notre quartier était infesté de vendeurs de drogue.Leurs clients venaient y acheter et consommer leurs drogues au vu et au su de tous, même devant les enfants.Dans un contexte de pauvreté extrême, l'appât du gain facile a incité certains enfants à vendre à leur tour de la drogue.Un jour-je crois que c'était en 1988,j'avais 17 ans -mon père a demandé à l'un de ces clients de ne pas consommer sa drogue devant les enfants.L'homme l'a frappé à la tête.Aussitôt, ma famille a mis sur pied Las Rondos, des patrouilles de sécurité nocturnes : aucun client n'était admis dans notre quartier.Au bout d'une semaine, nos voisins se sont joints à nos Rondos.Plusieurs mois plus tard, nous avons atteint notre objectif, Los Rondos ont donc cessé.Mais les vendeurs et leurs clients sont revenus; alors nous avons repris du service.Et cette fois, nous avons fait appel à la police.Les gendarmes nous ont soutenus au début, mais se sont vite laissé tenter par En rien découragés, nous Rondos plusieurs années durant.Les chefs d'équipe étaient toujours des membres de ma famille.Tout allait bien.En juillet, le Pérou célèbre son indépendance, habituellement par des défilés militaires.Les gens de mon quartier ont plutôt choisi de porter une casquette blanche en signe de paix.l'argent des vendeurs, avons poursuivis nos Il y a deux ans, la police, avec l'aide d'une équipe de télévision, a caché de petites caméras ça et là dans le quartier pour découvrir l'identité des vendeurs de drogue.Les caméras ont filmé pendant une bonne semaine, apparemment sans être remar- quées : ainsi la police a pu recueillir les données nécessaires.Puis, les forces de l'ordre ont fait une descente dans notre quartier : près de 20 voitures de patrouille surveillaient toutes les entrées et sorties.Personne ne pouvait s'échapper.Ce jour-là, de nombreux vendeurs ont été jetés en prison et y demeurent toujours.Le dimanche suivant, la télévision a présenté ces événements.Tout le pays a Notre maire (au centre) et son épouse entourés de quelques chefs d'équipes des Rondas.En rouge, ma tante Florence, responsable des chefs d'équipes.A sa droite, mon oncle (ruban rouge et blanc) qui fut assassiné.Son épouse lui fait face (chemisier rouge et veston noir).connu ce que les gens de notre quartier avaient accompli! Le Conseil municipal et la police ont promis de soutenir nos efforts, nous avons donc continué les Rondas.Tout le monde était heureux parce que le quartier était redevenu tranquille et sécuriraire.Les enfants pouvaient maintenant jouer dehors.Mais une nuit, en plein milieu d'une Rondo, quatre hommes sont sortis d'une voiture et ont fait feu sur plusieurs patrouilleurs.Parmi eux, une femme a été blessée à la jambe et ne peut toujours pas marcher.Plusieurs autres patrouilleurs ont reçu des menaces de la part de gens représentant les vendeurs de drogue.On a exigé l'arrêt des Rondos, mais les patrouilleurs ont refusé.Ma tante, chef d'équipe, a même dû changer de numéro de téléphone à cause des nombreux appels terrifiants qu'elle recevait! Finalement, en décembre dernier, on a assasiné un de mes oncles, le responsable des chefs d'équipe.Après cette fin tragique, personne ne voulait le remplacer comme leader.Alors, une de mes tantes a accepté cette responsabilité.Je sais tous ces gens très courageux, mais je m'inquiète tout de même pour eux.Voilà pourquoi je vous demande de bien vouloir prier à leur intention, jfflj Ana Alvarado, m.i.c.alvorodooni@hotmail.com A>0eti.r& 'VKi&&iùnruiLre& de l iwinieicHlie-Cïtinccÿt'itiYi Anna Alvarado, m.i.c. 0 0 0 À vous, ma chère sœur, mon frère bien-aimé, Depuis quelques mois, notre groupe de JMJistes (traduction en français : pèlerins de la Journée mondiale de la Jeunesse, la JMJ) visite des paroisses de notre diocèse.Il s'y produit régulièrement de très belles choses! L'idée nous est venue de préparer de petites cartes où les paroissiens nous confient leurs intentions de prière.En les portant avec nous jusqu'à Cologne, nous vivons le^ pèlerinage tous ensemble, comme une seule communauté, une seule famille chrétienne.À notre retour, en témoignant de notre expérience, nous serons souffle missionnaire au sein de notre Église d'ici.C'est d'ailleurs un des buts majeurs de la JMJ, car l'avenir de notre Église, c'est nous.Ainsi, nous sommes à la fois pèlerins et missionnaires.Les gens répondent généreusement à notre invitation.même les enfants.C'est extraordinaire! Nous tissons une toile de liens avec des communautés paroissiales qui s'engagent à prier pour nous et avec nous! Ne formons-nous pas un?Un seul grand tout, un seul corps mystique autour du Christ?Un chrétien seul, ce n'est pas un chrétien.Pareil pour nous! Les JMJistes ne sont pas des solistes! La JMJ donne du fruit en abondance.quand on s'y engage à fond et qu'on la vit en partenariat.Entre nous, pèlerins, et avec les croyants et croyantes de nos milieux \u2014 notre famille chrétienne immédiate.Au commencement, nous ne savions pas que témoigner serait si bénéfique! Nous, nous vivons déjà notre pélé (le grand rendez-vous à Cologne n'est pourtant qu'en août) et les communautés qui nous accueillent reçoivent un joyeux vent de fraîcheur.et un signe d'espoir.Dieu saura faire germer ce que nous semons.Notre vocation de croyants n'est-elle pas un appel à servir?Par notre démarche, nous disons à chaque personne, à chaque communauté chrétienne: « Tu comptes pour moi, je me soucie de toi, tu es mon frère, ma soeur en Christ; c'est pourquoi tes demandes au Seigneur comptent pour moi; si tu me les confies, je les porterai avec toi en pèlerinage ».C'est hyper puissant! Et totalement chrétien.Mais mon frère, ma sœur.la mission, ça ne se finit pas là! Ce n'est pas bonjour et au revoir.C'est tout au long de la vie, chaque jour, avec chaque personne qu'on rencontre.Tous les baptisés sont invités à répondre aux appels de l'Esprit.chacun avec son originalité propre, son charisme particulier.La moisson est abondante et les ouvriers, peu nombreux.Nous avons des villes entières à allumer! Soyons lumière pour le monde nous\taut.es ^entdepde-P*\" \u2022 Fa'',e tes qualms des a\tde \u2022^Toa^'3^ ¦ P°u' P\tles adultes'- icute.emeutP°u'- daPs nos \\a pa'* entre \\es P \u2022 n^> 'eUr*ùe?ofey,aFoi-'aW, arru-es, Ca^éeadev?è missionnaue! _ .v,cutwe àl'évéchéd est avec joie que^a.[el ltWe à l'évêché.On expénence très ennch.s\t^\t'TSm^S Emilia Marcelo, m\u2018u 'Prépare ses dossier Trava lier ae H\u2019 ^ , rX9ce h- enrichissante.^ ^\t^ E\t^ |)'assure ausSg'^réenou^eu sp^h^^g^e^di^tple5 at ^p^î^où des Œcuménique de r is ll vise a^\"\"untJUté Bukas Loob ^\t^ ta er la ce groupe de gen >\toriginale des l'adoration-\tdifficultés nide cc0\u201eplis tout en Être missionnaire ldheVeauŒuse du tmm^^ime les M-l-C- Philippines, jo su.tes h.d,action de grace q partageant la sp\t.\t.Mise de Hong Kong, Pa(ta9eant',aSP'uservicede l'Oise ùoHonqKonq.Heureuse d être au :miUtu*Urc^, ^ JLe.'PrcciA.r&iiM- [21] Vers une vie nouvelle Vous qui avez tant donné au service de Dieu, allez rejoindre allègrement le Bien-Aimé.Il vous attend.»: 0 } Cécile Legault, m.i.c.Sœur Morie-CécUia (1916-2005) Ville St-Laurent, Québec Mission : Canada, Cuba Éveiller à la dimension missionnaire ici et ailleurs a été la priorité de Sr Cécile.Gemma Bédard, m.i.c.Sœur Marie-lmmaculata (1917-2005) St-Charles-Borromée, Québec Mission : Canada - \\˧ / W D'un accueil chaleureux et inconditionnel, *\tSr Gemma inspirait la paix, la joie et la sérénité.Cécile Savard-Lalancette, m.i.c.Sœur Étienne-de-Hongrie (1939-2005) Notre-Dame-de-la-Doré, Québec Mission : Canada, Zambie Parses qualités d'analyse, son réalisme teinté d'humour, Sr Cécile nous a laissé des pistes d'avenir fort intéressantes.Fleur-Ange L'Heureux, m.i.c.^ Sœur Marguerite-de-l'Enfant-Jésus (1919-2005) Montréal, Québec Mission : Canada, Cuba, Chili, Bolivie Collaboratrice fort appréciée à la Presse missionnaire, Sr Fleur-Ange savait admirer et goûter le beau.Bernadette Dumas, m.i.c.Sœur Bernadette-de-France (1911 -2005) St-Anselrme, Québec Mission : Canada, Malawi Soutenir une communauté africaine naissante, les Rosarian Sisters, telle fut la mission principale de Sr Bernadette et sa fierté.Ida Carrière, m.i.c.Sœur Gabriel-de-l'Annonciation (1907-2005) Hammond, Ontario Mission : Canada, Philippines, États-Unis y A l'exemple de Marie, Sr Ida s'est donnée généreusement et joyeusement dans différents pays en allant à la rencontre des autres.Diana Chaîné, m.i.c.Sœur Saint-Eugène (1908-2005) St-Paul-de-Chester, Québec Mission :Canada, Chine, Japon, Philippines Dynamique, entreprenante, apôtre, Sr Diana fut une missionnaire au rire communicatif et au grand cœur.J Clairette Ouellette, m.i.c.Sœur Claire-de-l'lmmaculée (1934-2005) Montréal, Canada Mission : Canada,Taïwan I 4% Économe et infirmière, Sr Clairette avait une vision juste de la gestion des biens et une approche aimante des personnes.Les,
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