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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-01-04, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 4 JANVIER 2014 SURLEDIVAN BENOÎT BRIÈRE PAGE 14 NATHALIE PETROWSKI JENNIFER GROUT, STAR DU MONDE ARABE PAGES 4 ET 5 TELEVISION LES 25 ANS DE TV5 PAGE 2 L\u2019Orchestre Métropolitain offre des moments musicaux de très haut niveau.Mais l\u2019exercice du métier n\u2019est pas simple pour ses musiciens qui doivent multiplier les engagements à gauche à droite pour gagner leur pain.Alain de Repentigny a recueilli les témoignages de cinq musiciens passionnés de l\u2019OM et de leur chef Yannick Nézet-Séguin, qui ne l\u2019est pas moins.À LIRE EN PAGES 6À8 PHOTOMONTAGE JEAN-MARC CHARRON-AUBIN, LAPRESSE BEF' 1 - ¦ ^ 4 1 ^ À LA VIE DANS L\u2019ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN h 1 111 k un MAINTENANT! SHEN YUN 2014 coum&wer fi}cuu c&MMeucer u>a/ute& DU 6 AU 9 JANVIER 2014 © KESÏTEî ï.com LA 842 2112 PRESSEt PLACE DES ARTS I SALLE WILFRID-PELLETIER Présenté par l\u2019Association du Falun Data de Montréal Organisateur / Billets : 514 800 2928 LA PREMIÈRE A LIEU DANS DEUX JOURS ACHETEZ muum ShenYun.com ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 JANVIER 2014 PANORAMA Télévision les 25 ans de tv5 Visions de la francophonie Arts visuels FRANÇOIS MATHIEU BOUCHARD La Galerie d\u2019art d\u2019Outremont présente, jusqu\u2019à demain, les œuvres sur la vie et le temps de l\u2019artiste François Mathieu Bouchard.Il sera sur place cet après-midi pour rencontrer les visiteurs.À la Galerie d\u2019art d\u2019Outremont jusqu\u2019à demain, 17 h.L K « *W.PHOTO FOURNIE PAR LAPRODUCTION Opéra rock MERICANIDIO En 2004, l\u2019album concept American Idiot a relancé la carrière de Green Day.Cinq ans plus tard, cet opéra rock à connotation sociale, qui puise également dans l\u2019album 21st Century Breakdown, a été créé sur scène avec le succès que l\u2019on sait.Au tour de Montréal de l\u2019accueillir.Aujourd\u2019hui, à 16 h et 20 h, et demain, à 16 h, à la salle Wilfrid-Pelletier.PHOTO NICK BRIGGS, ASSOCIATED PRESS Télévision PHOTO FOURNIE PAR TV5 m&ÿf mm -mi- J®»/* Depuis 25 ans, TV5 est une fenêtre ouverte sur les télévisions de toute la francophonie dans le monde.Retour vers le passé et le futur.LUC BOULANGER Pour souligner son 25e anniversaire, TV5 nous a agréablement surpris en produisant une (excellente) parodie de l'émission Secrets d'histoire.On y voit le comédien Olivier Morin faire une imitation hilarante de l'animateur Stéphane Bern! De l'irrévérence, de l'humour, de l'audace.Disons que ça augure bien pour le prochain quart de siècle.« Le marché est de plus en plus concurrentiel.Nous devons nous distinguer », remarque Robert Duhamel, directeur ventes et marketing chez TV5 Québec Canada.Bien que l'offre de la programmation sur le câble soit vaste et très spécialisée, M.Duhamel souligne que la chaîne jouit d'un signal fort puissant, ce qui lui permet de rayonner dans le monde.De plus, au Québec, TV5 fait partie du service de base offert aux abonnés des câblodistributeurs.Le rayonnement de la francophonie En 1986, lors du premier Sommet de la francophonie, le président de France, François Mitterrand, avait lancé l'idée de la création d'un espace audiovisuel pour faire rayonner la francophonie à travers le globe.Deux ans plus tard, avec la mise en ondes de TV5 Monde, dont le siège social est à Paris, le souhait de Mitterrand se réalisait.Ce réseau aurait le mandat de diffuser des émissions francophones produites en France, en Belgique, en Suisse, en Afrique et au Québec.Vingt-cinq ans plus tard, TV5 fait partie du paysage médiatique.On doit à la chaîne des émissions culturelles comme Apostrophes ou Bouillon de culture ; des talk-shows ou des émissions de variétés comme Tout le monde en parle, Le plus grand cabaret du monde, Vivement dimanche, sans oublier les jeux à succès, comme Des chiffres et des lettres et Questions pour un champion.Ce dernier jeu-questionnaire, animé chaque jour par le charismatique Julien Lepers, rejoint 1,5 million de téléspectateurs dans le monde ! Vingt pour cent de contenu canadien Aujourd'hui, TV5 peut compter sur plus de 6 900 000 abonnés au Canada.«Au cours, des cinq dernières années, l'auditoire moyen en heure de grande écoute a augmenté de 58%», se réjouit Robert Duhamel.La programmation de 20122013 comptait 20% de contenu canadien.Mentionnons la fiction En thérapie avec François Papineau, les magazines On passe à l'histoire avec Chantal Lamarre et Club social avec Julie Arsenault.Toutefois, les lundis et vendredis soir sont les meilleures soirées en termes de cotes d'écoute, avec des émissions d'Europe comme Secrets d'histoire, Des racines et des ailes et Thalassa, qui vont chercher quelque 100 000 téléspectateurs.En septembre 2014, TV5 va lancer une nouvelle chaîne francophone pancanadienne qui s'appellera UNIS.Le directeur de la programmation, Pierre Gang, prépare actuellement avec des producteurs hors Québec le menu télévisuel de cette future chaîne.DOWNTONABBE Quelques mois après les Britanniques, c\u2019est demain que le public nord-américain pourra renouer pour une quatrième saison avec les Crawley et leurs domestiques.Comment cette remarquable saga familiale sur fond de bouleversements sociaux se remettra-t-elle de la disparition de deux de ses personnages principaux ?Demain, de 21 h à 23 h, sur PBS.Aussi présenté à St-Hyacinthe 6 janv., et à Pierre-Mercure 28 janv.au 2 fév.PARFUMS DE CINE-CONFERENCE AVEC JEAN-LOUIS MATHON ; (¦ cy RESERVEZ VOS SIEGES! 514 521.1002 /1 800 558.1002 Bande-annonce sur LESGRANDS EXPLORATEURS .COM Groupe Investors ST-JEAN Théâtre des Deux Rives 4 janvier LONGUEUIL Théâtre de la Ville 7 au 12 janvier LES GRANDS EXPLORATEURS _2013 2014_ LAVAL Salle André-Mathieu 14 au 23 janvier ,,j*c ffm- PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION B® PHOTO, EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Cinq émissions qui sont passées à l\u2019histoire Vivement dimanche En 2014, l\u2019animateur people par excellence, Michel Drucker, va célébrer ses 50 ans de métier.En plus de Vivement dimanche, toujours en ondes, Drucker a aussi animé Champs-Elysées et Studio Gabriel.Il demeure l\u2019animateur de variétés le plus populaire de la francophonie.Drucker vient aussi de publier un nouveau livre intitulé De la lumière à l\u2019oubli.Tout le monde en parle Lémission culte conçue et animée durant des années par Thierry Ardisson a fait des petits au Québec et ailleurs.Le passage de Marc Labrèche sur le plateau d\u2019Ardisson demeure l\u2019un des moments les plus comiques de lémission! Et celui de Nelly Arcan est aussi mémorable.pour d\u2019autres raisons, beaucoup moins drôles.Taratata Cette émission de variétés animée par l\u2019énergique Nagui demeure l\u2019une des plus spectaculaires de l\u2019histoire de TV5 ! Des moyens de production comme ceux de Taratata doivent faire l\u2019envie de bien des gens dans le milieu télévisuel au Québec.On n est pas couché Laurent Ruquier a pris la relève de Thierry Ardisson pour animer un grand plateau de fin de soirée.Avec plus de gentillesse et moins de mordant que ce dernier.Ruquier reçoit ses invités de la semaine, issus de divers domaines, qui croisent parfois le fer avec les panélistes et critiques.Apostrophes Lémission culte de Bernard Pivot.L\u2019érudit animateur a reçu sur son plateau des sommités littéraires telles que Nabokov, Bukowski (éméché et incohérent), Duras, Yourcenar et Arthur Miller.Assurément l\u2019émission littéraire la plus populaire, toutes chaînes et toutes époques confondues.Cinq émissions populaires (Québec) Visions d\u2019Amérique Avec Michel Désautels.L\u2019animateur de la radio d\u2019ICI Radio-Canada Première a marqué les débuts de TV5 avec cette émission.Le sexe autour du monde Le toujours pertinent Philippe Desrosiers a animé trois saisons de cette émission qui nous montre le sexe dans ses états et ses coutumes.Ports d\u2019attache Une émission animée par la photographe et globe-trotter Heidi Hollinger depuis trois saisons.Ma caravane au Canada, Ma caravane au Québec, Avec le comédien Vincent Graton.Partir autrement Avec le comédien et grand explorateur Yves Pelletier. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 JANVIER 2014 ARTS 3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS Séparés à la naissance Alain Vigneault Dmitri Medvedev \u2022\" ?U ' ') x JH Ah, le hockey et l\u2019hiver! Deux joies partagées par les peuples russe et canadien.C\u2019est ainsi qu\u2019on peut retrouver des jumeaux cosmiques comme l\u2019entraîneur des Rangers de New York, Alain Vigneault, et le premier ministre russe, Dmitri Medvedev.Tovaritch ! Merci à notre recruteur Gilles Frigon.PHOTO VICTORIAWILL, ARCHIVES INVISION/ ASSOCIATED PRESS La citation de la semaine « Ma mère dit : \u201c L\u2019alcool est ton ennemi.\u201d Jésus dit : \u201c Aime ton ennemi.\u201d L\u2019affaire est close.» \u2014 Will Ferrell sur son compte twitter & Justin Bieber 2013 aura été l\u2019annus horribilis de Justin Bieber.Confus, colérique, le jeune chanteur canadien a commis vulgarités pardessus faux pas, en scène et en coulisses.Si bien qu\u2019il a annoncé sa retraite sur Twitter, tout en nuançant son message par la suite.On lui souhaite sincèrement une belle pause en 2014.PHOTO MARIO ANZUONI, REUTERS bai en sse Normal de se rappeler, à ce temps-ci de l\u2019année, les bonnes blagues de RBO, du type : « Céline, you english l\u2019ADISQ, do you french René Angélil ?» Rendons plutôt à Céline ce qui appartient à Céline.Son CD Loved Me Back to Life a terminé l\u2019année en tête du palmarès féminin anglophone en France ! PHOTO PIERRE ANDRIEU, AFP Céline Dion PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Télé-millionnaires Télé-Québec part à la rencontre des millionnaires LA PRESSE CANADIENNE L'argent, le blé, le fric, le pognon: n'est-ce pas ce qui, en fin de compte, nous fait tous courir?Qui, le temps d'une pause-café, ne s'est pas imaginé « riche à craquer », pouvant s'offrir tout ce qu'il désire?La vie est-elle si palpitante pour les gens riches ?C'est ce que Bernard Derome a voulu savoir.Il a donc rencontré de vrais millionnaires : Normand Brathwaite, Martin Matte, Jean Coutu, Louis Vachon, Andrew Molson et d'autres, pour connaître leur secret.On ne sera pas surpris de constater que l'essentiel de ces captivantes conversations revient souvent à notre éducation judéo-chrétienne, qui nous a enseigné et convaincus que l'argent est sale, et que ceux qui en possèdent sont forcément malhonnêtes.Or, les gens fortunés ont cessé de croire « être nés pour un p'tit pain », pour croire en leurs rêves et saisir la chance quand elle s'est présentée.Mais quand est-on assez riche?Se sent-on alors plus libre ?Le fondateur des pharmacies Jean Coutu répondra: « Il n'y a pas de bonheur à posséder, il y a du bonheur à espérer.» En trois étapes, Questions de société portera sur Les grands moyens, cours 101 sur l'apprivoisement à l'argent, les lundis 6, 13 et 20 janvier, 21 h, à Télé-Québec.PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Passer l\u2019hiver en chantant Tous, nous avons une liste de chansons qui ont marqué des époques, des événements heureux ou malheureux de notre vie.Pourquoi ne pas en faire un jeu?En plus d'être diffusé le vendredi 10 janvier, 20h, à Radio-Canada, pour se détendre de la semaine, C'est ma toune nous accompagnera tout l'hiver, histoire d'arriver plus vite au printemps.Le couple Marie-Ève Janvier et François Breau animent cette nouvelle émission.Chaque semaine, on invite six artistes -\ttrois hommes, trois femmes -\tqui, sous un thème différent d'une émission à l'autre - par exemple chansons d'amour, chansons à boire ou de vacances -, devront défendre leurs chansons préférées dans le cadre de jeux variés.Ces joutes se tiendront en direct du studio 42, devant public.Des deux équipes, la gagnante sera celle qui aura réussi à sauver un maximum de titres de sa liste.Produite par Louis Morissette, C'est ma toune, à laquelle ont participé Ève Déziel et l'équipe de KOTV, pourrait être qualifiée de dérivé de La fureur.On ne cache pas qu'on est demeuré nostalgique de l'émission qui a allumé et fait bouger les téléspectateurs de tous âges durant presque une décennie.Que la fête continue Après nous avoir fait danser (Voulez-vous danser?), Geneviève Guérard nous invite à fêter, cette fois.À peine sortis de nos festivités traditionnelles, l'animatrice nous propose de poursuivre le plaisir de cette fête célébrée dans une dizaine de communautés différentes.Le lundi 6 janvier, 20h, à ARTV, nous célébrerons Le Noël russe, qui a lieu le 7\tjanvier, selon le calendrier grégorien.Chaque semaine, l'animatrice se rendra dans une famille grecque, juive, portugaise, maghrébine ou autre pour en connaître davantage sur leurs traditions.À compter du mercredi 8\tjanvier, des couples s'en remettront à leurs enfants pour organiser leur mariage.En famille reconstituée ou simplement parce qu'ils n'ont jamais pris le temps de publier les bans, certains parents vivront donc ce grand jour selon les décisions de leurs rejetons, tant pour la robe de mariée que pour le lieu et la décoration de la salle, la musique, les invitations, les fleurs: tout.Souhaitons à ces futurs mariés la chance d'avoir des enfants qui ont des goûts qui correspondent aux leurs.Au Canal Vie, 20h.Julie Laferrière parcourt le monde pour visiter Des écoles pas comme les autres, et, le mercredi 8 janvier, 19 h, à TV5, on suit le cours de sumo de neuf Japonais qui doivent se soumettre à une discipline quotidienne sévère pour pratiquer ce sport de lutte aux exigences particulières.Puis, on s'envole vers l'Espagne, à la rencontre de jeunes hommes passionnés par la tauromachie qui, après leur journée scolaire, pratiquent ces gestes qui feront d'eux des matadors de haut niveau. ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 JANVIER 2014 JENNIFER GROUT MONTRÉAL ET LIMPROBABLE STAR DU MONDE ARABE NATHALIE PETROWSKI Le monde arabe a une nouvelle et improbable star: une Américaine qui chante en arabe, mais ne le parle pas.Ainsi commençait un article du New York Times de décembre dernier.Jennifer Grout, 23 ans, l'Américaine en question, venait, à la surprise générale et universelle, de se classer troisième à la finale d'Arabs Got Talent, une émission enregistrée à Beyrouth et suivie, dit-on, par 100 millions de téléspectateurs du monde arabe.Trois ans plus tôt, pourtant, à Montréal, ils étaient à peine une poignée à l'écouter chanter au Kaza Maza.Installée dans la baie vitrée du resto syrien, dos à l'avenue du Parc et à la devanture criarde du magasin Corbeil électroménagers, Jennifer s'accompagnait de son oud, un luth arabe, et offrait de sa voix pure des chants classiques du Moyen-Orient.«Des fois, les gens m'écoutaient, des fois, pas, m'écrit Jennifer de Marrakech, où elle s'est établie il y a deux ans.Le Kaza Maza est un restaurant.Les gens y vont pour manger, boire et s'amuser.Ça aurait été bien si j'avais réussi à captiver leur attention chaque fois que j'y ai chanté, mais ce ne fut pas le cas et c'est très bien comme ça.Des fois, je me sentais plus libre et moins stressée de n'être qu'une musique de fond.En même temps, et j'insiste là-dessus, si on fait ce métier-là, c'est d'abord pour l'interaction avec le public et pour l'émotion et l'énergie qui circule entre nous.» Thérèse Boudreault-Sevadjian a enseigné le chant classique à Jennifer pendant trois ans à McGill.« Elle s'est présentée à l'université à 17 ans.C'était une jeune fille mature, née dans une famille de musiciens de Boston.Elle était d'une intelligence supérieure, très douée pour les langues, et avait une très jolie voix.Je ne sais pas si elle avait l'oreille absolue, mais sa phonétique était impeccable autant en français, en anglais et en italien qu'en allemand.Je ne l'ai pas entendue une fois fausser.Chanter, pour elle, c'était organique.» Appel puissant La professeure de McGill espérait qu'à la fin d'un bac terminé avec honneur, Jennifer entreprenne une maîtrise.Mais l'appel de la musique arabe, qu'elle avait d'abord découverte sur YouTube avec les vidéos de la star libanaise Fairouz, était déjà devenu trop puissant.« Pendant le Printemps arabe, Jennifer voulait partir pour l'Égypte, raconte la prof.Je le lui ai déconseillé.C'était trop dangereux.Elle est finalement partie au Maroc.» Le proprio du Kaza Maza se souvient de la première fois qu'il a vu Jennifer à l'été 2010.«Des amis musiciens s'étaient installés sur la terrasse dehors pour jouer.Jenni passait par là.Elle s'est arrêtée pour écouter la musique.Je l'ai invitée à s'asseoir.Elle était très timide.Elle ne voulait pas déranger.Elle est quand même revenue à plusieurs reprises.Je lui ai présenté un musicien qui lui a appris à jouer du oud, et un jour, je lui ai proposé de chanter au resto.» Avouant qu'elle ne connaît le nom d'aucune chanteuse québécoise sauf Céline Dion, Jennifer est convaincue que peu importe où elle serait allée étudier, elle aurait eu le même coup de foudre pour la musique arabe.« Mais Montréal a quand même été déterminant, écrit-elle.C'est une ville cool, artistique et accueillante qui m'a beaucoup nourrie.C'est à Montréal que j'ai rencontré mon premier prof de oud, Aziz Daouni, un Marocain.C'était un fin pédagogue qui m'a aidée à comprendre et à saisir toutes les subtilités de cette musique si belle et si touchante.» La première fois que Jennifer s'est présentée devant les juges d'Arabs Got Talent, elle a déclenché l'hilarité collective Après sa dernière prestation à Arabs Got Talent, vêtue d\u2019une flamboyante robe bleu eau de mer, Jennifer est devenue non seulement une star, mais un symbole: celui d\u2019un rapprochement possible entre l\u2019Occident et le Moyen-Orient.F?\\ en avouant qu'elle ne parlait pas arabe.« Tu ne parles pas arabe, mais tu vas chanter du Oum Kalthoum [l'Édith Piaf du monde arabe]!», s'est écrié l'animateur, l'air de dire : « Tu es folle ou quoi?» Les rires et les ricanements ont fusé, mais quand la voix pure et pétrie d'émotion de Jennifer s'est élevée, c'est dans un silence ébahi qu'on l'a écoutée.« Aujourd'hui, je parle un peu le marocain, m'écrit '\tNouveau chef' Ghislain Létourneau, _____nouveau menu ! Délicieuse cuisine gourmande et inspirée MONTREAL H LUMIERE MG3 - MONTREAL GUITARE TRIO MONTREAL EN LUMIERE Jeudi 20 février \u2022 20h Samedi 22 février \u2022 20h Chef de COMPLET en cuisine Chef de Lafayette | souper 18h, spectacle 20h30 Calendrier des activités en collaboration avec \t¦\t1 \t\t Maison du Festival RioTintoAlcan LE GRAND REPAS ET SPECTACLE LOUISIANAIS Dimanche 23 février \u2022 LE BISTRO-BAR BALMORAL Lundi ¦1 \"I h 30 à 14h\tLa MÉDIATHÈQUE LA PRESSE+, la GALERIE LOUNGE TD Mardi au vendredi :11 h 30 à 14h et 17 h à 21 h 30 et LE BISTRO-BAR BALMORAL seront fermés Samedi : 16h 30 à 21h 30\tdu 24 décembre au 5 janvier.Dimanche: fermé f Ph g fi\tCQ c3g PQS 514 288-5992 \u2022 bistrobalmoral.ca Maison du Festival RioTintoAlcan La Médiathèque Jazz/La Presse+ \u2022 3e étage La Galerie Lounge TD \u2022 2e étage L'Expo Bell des Légendes du Festival \u2022 2e étage 305, rue Sainte-Catherine Ouest \u2022 maisondufestival.ca «EAZZ DE MONTREAL i MONTRÉAL EN LUMIERE (\t!\t\u2018\t\"N Coup de chapeau À HAITI avec PATRICK MOULD Billetterie: 1 855 790-1245 \u2022 admission.com \u2022 ticketmaster.ca Pour la programmation complète, consultez sallelastral.ca BIENVENUE AU CHEF JOUVENS JEAN JEUDI 27 FÉVRIER, à partir de 18h MONTRÉ».EN LUMIÈRE 65 $, avant vins (taxes et service en sus) 95 $, incluant les vins (taxes et service en sus) j PHOTO FOURNIE PAR REMSTAR 'jtm s Cinéma Dallas Buyers Club parmi les favoris des producteurs américains Le film de Jean-Marc Vallée Dallas Buyers Club fait partie des finalistes pour le prix du meilleur long métrage décerné par la Guilde des producteurs américains.La guilde a annoncé ses dix finalistes jeudi.On y retrouve également American Hustle de David O.Russell, Her de Spike Jonze, 12 Years a Slave de Steve McQueen et Blue Jasmine de Woody Allen.Captain Phillips de Paul Greengrass, Gravity d\u2019Alfonso Cuaron, Nebraska d\u2019Alexander Payne, Saving Mr.Banks de John Lee Hancock et The Wolf of Wall Street de Martin Scorsese sont aussi sur la liste.La guilde, qui regroupe des producteurs hollywoodiens, remettra ses 25es prix annuels le 19 janvier.Le gagnant du prix du meilleur film est souvent une bonne indication de celui qui l\u2019emportera par la suite dans la même catégorie aux Oscars.\u2014 Associated Press Musique Le nouvel album de Bruce Springsteen en streaming aux États-Unis Les 12 morceaux du nouvel album du rocker américain Bruce Springsteen High Hopes seront offerts sur l\u2019internet en lecture sans téléchargement (streaming) dès demain, mais uniquement aux internautes des États-Unis.C\u2019est par l\u2019entremise du site internet de la chaîne de télévision CBS (www.cbs.com/springsteen) que les fans de Bruce Springsteen pourront écouter l\u2019opus.Les fans étrangers devront attendre le 14 janvier et la sortie officielle de High Hopes avant de pouvoir se faire une idée.Certains adeptes du «Boss» possèdent déjà leur exemplaire de l\u2019album après que Amazon.com la brièvement proposé au téléchargement en format MP3 la semaine dernière.High Hopes allie des reprises de chansons, des «chutes» de studio et de nouvelles versions d\u2019anciennes chansons de Bruce Springsteen qui signe là son 18e album studio.\u2014 Agence France-Presse Cinéma L\u2019actrice Juanita Moore s\u2019est éteinte Juanita Moore, l\u2019actrice qui a abattu les barrières et qui a récolté une nomination aux Oscar, pour son rôle de lamie noire de Lana Turner dans le film Imitation of Life, n\u2019est plus.Son petit-fils, l\u2019acteur Kirk Kelleykhan, a indiqué que Mme Moore était morte mercredi dans son domicile de Los Angeles.Elle était âgée de 99 ans, a-t-il précisé.Les informations sur son âge ont différé au fil des années.Mme Moore a été la cinquième actrice noire à être mise en nomination aux Oscars, recevant cet honneur en lien avec le film de Douglas Sirk qui est devenu un grand succès.L\u2019œuvre de 1959, basée sur un roman de Fannie Hurst et reprenant un film de 1934, raconte l\u2019histoire de la carrière difficile d\u2019une actrice blanche, son amitié avec une femme noire, et la façon dont elles ont fait équipe pour élever leurs filles en tant que mères seules.\u2014 Associated Press LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 JANVIER 2014 ARTS 5 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS -v'V La première fois que Jennifer s\u2019est présentée devant les juges d\u2019Arabs Got Talent, elle a déclenché l\u2019hilarité collective en avouant qu\u2019elle ne parlait pas arabe.PHOTO MOHAMMED AZAKIR, REUTERS Jenni, et je lis l'arabe, mais le parler, c'est une autre histoire.Je ne parle toujours pas les dialectes que je chante, surtout libanais et égyptiens, mais j'espère y parvenir.Parce que même si les gens me mettent sur un piédestal du fait que je chante en arabe, mais ne le parle pas, ça rendrait justice à la musique et, ça serait pas mal plus impressionnant, si je le parlais.» Après sa dernière prestation à Arabs Got Talent, vêtue d'une flamboyante robe bleu eau de mer, Jennifer est devenue non seulement une star, mais un symbole: celui d'un rapprochement possible entre l'Occident et le Moyen-Orient.En plus, en chantant à la perfection un répertoire difficile, issu d'une culture refermée sur elle-même, Jennifer a en quelque sorte fait accéder la culture arabe à l'universalité.Mais ces considérations la font un peu rigoler.« Honnêtement, m'écrit-elle, il y a six ans, quand je vivais aux États-Unis, je ne connaissais rien de cette culture ni des Arabes vivant en Amérique.Je n'avais pas de préjugés, mais je n'avais pas d'intérêt non plus.Aujourd'hui, tout ce que je souhaite, c'est qu'en révélant un pan de cette culture inconnue, j'ai fait voir à plein de gens sa beauté.» Bohème et aventurière Jennifer ne prévoit pas revenir à Montréal de sitôt.Ni s'installer à Beyrouth, la ville qui l'a consacrée et où toutes les portes doivent lui être ouvertes.Fiancée à un musicien berbère, elle vit à Marrakech et fait de la musique avec lui dans les mariages, au riad de luxe Kniza et parfois aussi à la place Jemma el-Fna, entre les charmeurs de serpents et les vendeurs de camelote contrefaite.Les deux ont enregistré un disque qui devrait sortir sous peu.Les parents de Jennifer avaient probablement rêvé d'un autre destin pour leur fille chérie qui chante depuis l'âge de 5 ans.Mais ils savent aussi que Jennifer est depuis toujours une bohème et une grande aventurière, qui préfère les chemins de traverse aux voies tracées d'avance.Aujourd'hui, ils doivent être rassurés de constater que de Montréal à Marrakech en passant par Beyrouth, la bonne étoile de Jenni ne l'a jamais abandonnée.CONCOURS GC Hydro Québec CELEBRE L'ESPRIT DE FAMILLE GAGNEZ UNE SOIREE TOUTE SPECIALE POUR 4 MEMBRES DE VOTRE FAMILLE Prolongez le temps des Fêtes en nous racontant par courriel à info@duceppe.com une histoire mémorable tirée de vos réunions de famille et courez la chance de gagner un de nos 10 prix! Chaque gagnant remportera: -\t4 billets pour la représentation du 24 janvier à 20 h -\tun cocktail dînatoire avant le spectacle -\tune photo de son groupe dans le décor de la pièce d\u2019Eric Assous mise en scène de Monique Duceppe adaptation de Michel Tremblay présentée en collaboration avec Jean-Bernard Hébert Inc.Yves Bélanger Anne Casabonne Antoine Durand Catherine Florent Roger La Rue Linda Sorgini Catherine-Anne Toupin décor et accessoires Normand Blais costumes Pierre-Guy Lapointe éclairages Kareen Houde DUCEPPE DES ÉMOTIONS EN TEMPS RÉEL DU 18 DÉCEMBRE AU 8 FÉVRiER HR\tCCOGEClO\t98,ç\tfS laplacedesarts.com Uftromidlo/\t £\t>£/ 514 842 2112/1866 842 2112 Télé-Québec\t' Connu de* arts et des lettres Qj ICARE CRÉATION ET MISE EN SCÈNE MICHEL LEMIEUX ET VICTOR PILON TEXTE OLIVIER KEMEID À LA RENCONTRE DU RÉEL ET DU ViRTUEL.avec NOËLLA HUET / RENAUD LACELLE-BOURDON / ROBERT LALONDE PERSONNAGES virtuels PASCALE BUSSIÈRES / MAXIME DENOMMÉE LOIK MARTINEAU COPRODUCTION LEMiEUX PiLON 4D ART THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE/ESPACE JEAN LEGENDRE THÉÂTRE DE COMPÏÈGNE (SCÈNE NATIONALE DE L\u2019OISE EN PRÉFIGURATION) Théâtre du Nouveau Monde ArcelorMittal UNE PRÉSENTATION DE UNE COLLABORATION DE lemieux/\"81 pilon Conseil des Arts Canada Coundl du Canada\tfor the Arts l+l Patrimoine Canadian DÈS LE 14 JANVIER TNM.QC.CA 514.866.8668 ARTS MUSIQUE LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 JANVIER 2014 LA VIE DANS L\u2019ORCHESTRE MÉTROPOLIT YANNICK NÉZET-SÉGUIN PHOTO PHILIPPE JASMIN, FOURNIE PAR L'ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN PHOTO EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, LA PRESSE En haut : (G) Louis-Philippe Marsolais et (D) Patrice Richer.En bas : (G) Julie Dupras, (C) Caroline Séguin, (D) Elvira Masbakhova.ALAIN DE REPENTIGNY Après le concert avec la contralto Marie-Nicole Lemieux, le 29 novembre dernier à la Maison symphonique, Yannick Nézet-Séguin a fait savoir aux musiciens qu'il s'agissait, à son avis, du plus beau concert de l'Orchestre Métropolitain auquel il a participé.« Certains concerts sont des grands moments pour quelqu'un assis au milieu de l'orchestre, nous disait quelques jours plus tard Julie Dupras, alto.Il se passe quelque chose d'indéfinissable et on se dit: « Ok, c'est un grand soir.» Avec Yannick, ça arrive souvent.» Après cette semaine particulièrement intense, Caroline Séguin, piccolo et représentante des musiciens de l'OM, a envoyé au maestro un message personnel pour le remercier.« Il habite tellement la musique, il la vit jusqu'au bout des doigts, explique-t-elle.C'est tellement intègre que nous, les musiciens, on fait juste se laisser porter.» Ces moments de grâce bien tangibles sont pour les musiciens de l'Orchestre Métropolitain la plus belle des récompenses dans l'exercice d'un métier qui est loin d'être simple.Contrairement à leurs confrères de l'OSM, les membres de l'OM n'ont d'autres choix que de multiplier les engagements à gauche et à droite pour survivre.À titre d'exemple, à l'OM, le salaire de base est inférieur à 20 000$ pour environ 130 services, concerts et répétitions confondus.À l'OSM, un nouveau venu touchera 80 000$ pour près de 300 services répartis sur 46 semaines.« Il y a une appartenance et une fierté de jouer avec cet orchestre-là, oui, c'est vrai», convient le tromboniste Patrice Richer, en couple avec Julie Dupras, et parents de trois enfants.Puis, il ajoute : « Malheureusement, il faut aussi que je gagne ma vie.Je ne peux pas vivre de l'OM, comme je ne peux pas vivre de l'orchestre des Grands Ballets canadiens ou de l'Orchestre de la Montérégie.En plus, j'enseigne au Conservatoire, à McGill et à l'UQAM.Je me sens comme une pieuvre qui a des tentacules partout.» L'esprit OM « On ne se lance pas dans la musique pour devenir riche, répond Yannick Nézet-Séguin dans un sourire entendu.C'est facile pour moi de parler: chacun sait que les chefs d'orchestre et les chanteurs d'opéra bien connus sont dans le haut de la pyramide et j'accueille ça avec énormément de gratitude et d'humilité.Mais parfois, ça me fait beaucoup de peine de voir combien ces gens-là sont obligés de s'écarteler, de jouer à Trois-Rivières le matin, de prendre la voiture pour aller à Sherbrooke, de revenir enseigner.» Ce quasi-bénévolat a également pour effet de resserrer les liens et de tisser une solidarité entre les membres de l'Orchestre Métropolitain, nous disait l'un des cinq musiciens que nous avons rencontrés aux fins de ce reportage.« La seule raison pour laquelle les gens jouent au Métropolitain, c'est parce qu'ils aiment la musique, renchérit Nézet-Séguin.Ça nous ramène aussi à des valeurs très humaines.On recherche l'excellence, mais tout est à propos du projet commun.Ce qui nous tient et qui fait en sorte que je suis encore amoureux de l'Orchestre Métropolitain c'est vraiment cet esprit-là à cause duquel, justement, la musique peut devenir meilleure.» N'empêche, n'est-il pas plus difficile pour le maestro d'obtenir une cohésion de l'OM qui joue beaucoup moins souvent que ses autres orchestres de Philadelphie et de Rotterdam?Nézet-Séguin ne se défile pas.L'objectif principal de l'Orchestre Métropolitain, dit-il, est d'augmenter la fréquence de ses présences : « Pour bien huiler la machine, c'est clair qu'il faut jouer plus souvent ensemble.» Par contre, souligne-t-il, ce que les musiciens rapportent de leurs autres expériences enrichit l'OM, qu'il s'agisse de musique contemporaine, de musique baroque ou d'enseignement.Le chef affirme également que les musiciens de l'OM sont libérés du carcan des grands orchestres imposé par le fait d'être chaque semaine dans le même groupe, d'occuper la même chaise.« Ça devient trop proche d'un job, estime-t-il.La curiosité et l'ouverture s'éteignent graduellement dans un orchestre symphonique établi.Ça ne serait pas une bonne chose de se rendre jusqu'à 48 semaines par année ensemble.Il faudrait toujours laisser de la place pour ces autres projets-là, qui permettent aux musiciens d'être indépendants et d'assouvir leur curiosité.» Du même souffle, il ajoute : « Si ce n'était pas accompagné d'un résultat musical qui me satisfait et qui évolue, c'est sûr que malgré mon attachement envers l'OM, je n'y passerais peut-être qu'une semaine par année.Mais l'orchestre m'a vu grandir, je vois grandir l'orchestre et on grandit ensemble notamment grâce à cette diversité.» -\tCette année, vous allez fêter vos 15 ans à la tête de l'Orchestre Métropolitain.Vous êtes là pour rester?-\tAh oui ! LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 JANVIER 2014 ARTS 7 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS MUSIQUE A » - *- m MISBAKHOVA ALAIN DE REPENTIGNY Contrairement à ses collègues de l'Orchestre Métropolitain, Elvira Misbakhova n'est pas née ici.Elle a quitté sa Russie natale en 1999 pour faire sa maîtrise et son doctorat à l'Université de Montréal à l'invitation d'Eleonora Turovsky, dont elle avait fait la connaissance au Centre d'Arts d'Orford l'année précédente.Son mari, le clarinettiste et chef d'orchestre Airat Ichmatourov, l'avait précédée d'un an à Orford et à l'Université de Montréal.« Mon mari voulait absolument quitter la Russie où la vie de musicien était très difficile.Il est venu ici en me disant: «Si ça marche, tu viendras me rejoindre dans un an.» Il n'avait pas d'argent, ni de travail et il ne connaissait personne.La famille Turovsky l'a aidé : il a vécu un mois ou deux chez eux.Au printemps, il a commencé à croire que c'était possible et il m'a dit: «Tu viens».À deux, c'était déjà un peu plus facile.» À son arrivée à Montréal, Elvira ne parlait ni français ni anglais.« Mon mari parlait un petit peu l'anglais, moi j'étais vraiment pas bonne, se souvient-elle en riant.Mais on n'avait pas le choix.Ce fut pas mal intensif.» Depuis 15 ans, le couple a hébergé une quinzaine de Russes: «Ce sont tous des musiciens, mais ce n'est pas tout le monde qui réussit à gagner sa vie comme musicien.L'un est chauffeur de camion, un autre travaille dans la construction, mais ils sont heureux et ils sont tous restés ici.» Avant d'obtenir le statut de résidents permanents, Elvira et Eirat ont joué pendant cinq ans dans le métro et dans la rue tout en poursuivant leurs études.Puis, elle a obtenu son premier poste avec l'Orchestre de Laval, dont elle est toujours membre, en plus de jouer avec l'Orchestre de Trois-Rivières, l'Orchestre de la Montérégie et l'Orchestre Métropolitain.« Quatre orchestres, c'est vraiment le maximum, dit-elle.L'année dernière, j'ai pris une année sabbatique à Trois-Rivières et à Laval parce que j'étais incapable de tout faire.» Elle aimerait bien enseigner, mais avec ses deux filles de 5 et 10 ans, c'est impossible.Elvira et son mari font également partie depuis 12 ans du groupe Kleztory qui va lancer en janvier son quatrième album.En Russie, elle n'était pas très familière avec cette musique de tradition juive - « Je suis musulmane », dit-elle en riant - mais elle s'est vite aperçu en jouant dans la rue et dans le métro que cette musique entraînante était très populaire auprès des passants.LOUIS-PHILIPPE MARSOLAIS 38 ans > ALTO SOLO ASSOCIÉ 36 ans > CORSOLO Membre de l\u2019OM depuis cinq ans, se joindra à l\u2019OSM en février.Joue également avec les Violons du Roy et le quintette Pentaèdre dont il est le directeur artistique; enseigne à l\u2019Université de ontréal et au Conservatoire.Membre l\u2019OM depuis deux ans Joue avec l\u2019Orchestre de Trois-Rivières, l\u2019Orchestre de la Montérégie et l\u2019Orchestre de Laval ainsi qu\u2019avec le groupe Kleztory ALAIN DE REPENTIGNY Louis-Philippe Marsolais a gagné un poste avec l'OSM à sa sixième audition, en septembre dernier.Il amorcera sa période d'essai d'un an le mois prochain.« La première audition que j'ai passée à l'OSM, c'était en 1998.J'étais encore à l'école», se souvient-il.Quatre des cinq musiciens de l'Orchestre Métropolitain que nous avons interviewés ont passé plus d'une audition à l'OSM.La seule exception, Caroline Séguin, a une explication toute simple : « J'étais enfant la dernière fois qu'il s'est ouvert un poste dans la section de flûtes de l'OSM.» Quand on se présente à une audition pour la sixième fois, est-ce qu'on n'est pas un peu découragé ?« Non, répond Louis-Philippe.On essaie de ne pas compter là-dessus pour vivre, donc j'avais bâti plein de choses autour pour ne pas avoir besoin de ça.Mais quand ça arrive, on est bien content et on saute sur l'occasion.» Il était déjà surnuméraire à l'OSM quand il a obtenu son poste.L'une des différences importantes entre les deux orchestres, c'est la charge de travail, constate-t-il: « À l'OSM c'est souvent deux ou trois programmes différents chaque semaine.À l'automne, j'avais une brique de partitions à apprendre, à pratiquer.» À 36 ans, Louis-Philippe a envie d'être plus présent auprès de ses trois enfants.L'OSM lui permettra de moins s'éparpiller à gauche et à droite.La régularité du travail permet également une plus grande cohésion dans l'orchestre : « En jouant dans une section qui ne bouge pas, les mêmes quatre cornistes qui sont là tout le temps, semaine après semaine, jour après jour, on peut développer un son commun, ce qui est beaucoup plus difficile dans un orchestre qui fait 10 programmes par année.Il y a des choses que j'ai faites à l'OSM qui m'ont bouleversé parce que je ne pouvais pas m'imaginer que la musique éclate de cette façon-là.» Le prestige de l'OSM est une motivation supplémentaire.« C'est un des meilleurs orchestres au monde et d'avoir le plaisir d'y jouer, semaine après semaine, c'est un grand privilège.Surtout pour un Montréalais, dans sa ville d'origine.» Toutefois, chaque orchestre a ses forces, rappelle Louis-Philippe.« Certains des musiciens de l'OM auraient leur place dans les plus grands orchestres.Et ça peut paraître bizarre, mais même si le niveau des musiciens peut parfois être inégal, l'ardeur qu'ils y mettent, leur énergie et l'ascendant de Yannick donnent vie à des moments musicaux magiques.» ELVIRA PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS MUSIQUE PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE rÆ î ; ¦ ;¦ Nil üi & \u2014 ¦\t- t / - \u2022 JULIE DUPRAS 42 ans >\tALTO Membre de l\u2019OM depuis neuf ans Membre de l\u2019Orchestre de Laval, surnuméraire à l\u2019Orchestre de la Montérégie.PATRICE RICHER 46 ans >\tTROMBONE SOLO Membre de l\u2019OM depuis 12 ans Joue avec l\u2019Orchestre de la Montérégie et les Grands Ballets canadiens; enseigne à l\u2019Université du Québec à Montréal, à McGill et au Conservatoire.ALAIN DE REPENTIGNY «À l'Orchestre Métropolitain, il y a trois, quatre ou cinq couples, on n'est pas les seuls », précise Julie Dupras.« C'est sûr que c'est plus simple quand on s'en va au même endroit, à la même heure, avec la même auto », laisse tomber Patrice Richer.Mais leur vie, concède-t-il, «c'est du cou-raillage », à se partager entre les orchestres qui leur donnent du travail et les musiciens auxquels Patrice enseigne.Julie et Patrice se sont connus au Conservatoire.Aujourd'hui, ils ont trois beaux enfants: Éloi, 3 ans et demi, Alice, 11 ans, et la grande Mathilde, 13 ans, inscrite à l'École nationale de cirque.Leurs parents pourraient sans doute y donner des cours, eux qui sont passés maîtres dans l'art de jongler avec les horaires.Quand Mathilde était petite, Patrice se souvient qu'il la passait par-dessus la clôture de la cour arrière à ses beaux-parents.« On allait jouer notre concert, on revenait et ils nous la repassaient par-dessus la clôture.Aujourd'hui encore, il faut s'organiser pour le gardiennage et pour qu'il y ait quelqu'un à l'heure du souper.» Ce n'est pas plus simple l'été.« Les vacances, juste nous autres ensemble, c'est très rare.On aurait les deux premières d'août, mais l'orchestre déborde parfois dans ces semaines-là.Et depuis que Mathilde va à l'École de cirque, elle a un camp d'entraînement en août.» « C'est peut-être comme ça pour tout le monde, mais moi, je me remets en question constamment, avoue Julie, pendant que Patrice est allé mener Éloi à la garderie.J'apprécie les moments où c'est plus calme et que je peux être chez nous et faire un peu autre chose, mais j'apprécie également les répétitions où, dès que la musique part, on s'en va tous dans la même direction.Un coup que t'es là-dedans, faut que tu donnes un sacré coup de barre pour décider d'arrêter ça et de faire autre chose.» Julie ne se verrait pas enseigner la musique, notamment parce qu'elle trouve que c'est une grande responsabilité d'envoyer quelqu'un dans un marché où il n'y a pas beaucoup d'ouvertures.Mais Patrice et elle partagent leur passion pour la musique avec leurs enfants.«C'est normal, la musique est un langage, dit-elle.Si on parlait l'allemand, ils apprendraient l'allemand, mais s'ils décident de le parLe plus difficile dans la selon elle, c'est que le système n'est pas fait pour ceux qui n'ont pas d'horaire de travail standard.« La garderie, l'école, tout ça est encore très carré, explique-t-elle.C'est super, les garderies à 7 $, mais si tu veux passer du temps avec ton enfant et l'envoyer à la garderie à temps partiel, t'as pas le droit.J'ai la garderie que je voulais, qui n'est pas loin de chez nous et que j'adore, mais c'est une garderie non subventionnée qui me coûte cher en bibitte.C'est le prix que j'ai décidé de payer pour faire ce que je veux avec mon enfant.Mais ce que je trouve difficile, c'est de me frayer un chemin un peu tout croche au travers de cette ligne droite.» NE SEGUIN 32 ans > PICCOLO SOLO Membre de l\u2019OM depuis 10 ans .Egalement membre de l\u2019Orchestre de Trois-Rivières ' \\ y\\ \\\\V\\i i WM wwwww ALAIN DE REPENTIGNY À 20 ans, Caroline Séguin est evenue membre de l'Orchestre de Trois-Rivières, et elle en avait à peine 22 quand l'Orchestre Métropolitain (OM) l'a accueillie dans ses rangs.Aujourd'hui, des musiciens qu'elle a côtoyés à l'école commencent à peine à décrocher des postes dans des orchestres.« L'OM s'est formé il y a une trentaine d'années, il a à peu près le même âge que moi, dit-elle.À ce moment-là, il y avait plein de travail à la radio et la musique de pub était faite par de vrais musiciens.Aussi, les facultés universitaires étaient moins grandes, donc c'était un petit groupe de musiciens pour plus de travail.Les musiciens sont assez créatifs pour trouver de nouvelles façons de vivre de ce qu'ils font, mais pas nécessairement en étant juste des musiciens d'orchestre.Ça devient un but, mais ce n'est plus la finalité.» Le milieu de la musique classique, hyper compétitif, est axé sur la performance dès l'école.Caroline entend des histoires de dépression, de suicide même.Elle en prend et elle en laisse, mais elle sait que le stress pèse très lourd sur les musiciens qui sont souvent laissés à eux-mêmes.Son intérêt relativement récent pour le coaching n'est pas étranger à cette situation même si elle en parle comme d'un « premier élan un peu irrationnel».Depuis deux ans, cette mère de deux jeunes enfants étudie au Centre québécois de programmation neuro linguistique (PNL) dans le but de devenir coach de vie en même temps qu'elle se partage entre l'OM et l'Orchestre de Trois-Rivières.« Le coaching, en général, c'est basé sur un projet, un objectif précis, précise-t-elle.Et ça se termine quand l'objectif est atteint, ça ne dure pas deux ans.Plusieurs musiciens sont allés voir des coachs PNL, parfois même des coachs sportifs, pour se préparer à des auditions.Une audition, c'est de la performance et de la pression en continu: on se met dans une bulle et on ne fait que ça pendant un certain laps de temps.C'est des Jeux olympiques, on pousse la performance au maximum.On nous dit quoi jouer et parfois ça dure à peine 30 secondes, et il faut qu'on soit parfait à ce moment précis, pas dans son local, pas cinq minutes après.» Cet « intérêt pour l'autre » lui serait sans doute venu même si elle n'avait pas 12 ans d'expérience dans des orchestres, croit-elle.Il se manifeste également dans son travail de représentante des musiciens à l'OM.« C'est là que j'utilise ma créativité, dit-elle.Être musicien dans un orchestre, je ne trouve pas que ça demande de la créativité.Pour un soliste peut-être, mais un musicien d'orchestre utilise davantage sa sensibilité que sa créativité.» PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 JANVIER 2014 ARTS 9 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS MUSIQUE LOUIS LAVIGUEUR L\u2019homme aux 48 heures PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Louis Lavigueur dirige à Montréal quatre orchestres et quatre chœurs.CLAUDE GINGRAS Il porte bien son nom: Lavigueur, prénom Louis.Il dirige à Montréal huit formations différentes: quatre orchestres et quatre chœurs.Ce qui l'amène à travailler sept jours par semaine et souvent jusqu'à 14 heures par jour.L'été lui donne un peu de répit, mais la saison musicale, qui s'étend de septembre à mai, lui commande un horaire quotidien tellement chargé qu'on a envie de l'appeler « L'homme aux 48 heures ».On s'étonne même qu'il trouve le temps d'accorder des interviews.Loin de diminuer, son emploi du temps s'augmentait en septembre d'une charge additionnelle : devenu titulaire de l'Orchestre symphonique du Conservatoire à la suite du départ à la retraite de Raffi Armenian, dont il était l'adjoint, il passe désormais de 4 à 12 concerts par saison.«Avant, j'étais le \"numéro 2\".Plus maintenant », dit-il.Au Conservatoire, il est aussi le chef du Chœur depuis 1981 et de l'Orchestre à cordes depuis 2011.À ces trois formations établies dans la même maison s'ajoutent, à l'extérieur, l'Orchestre symphonique des Jeunes de Montréal, qu'il dirige depuis 1986 à la salle Claude-Champagne et qu'il a conduit jusqu'en Europe, aux États-Unis et en Chine, puis un autre orchestre, cette fois d'adultes, qui a nom Sinfonia de Montréal, enfin trois formations chorales: le Chœur Classique de Montréal, le Chœur Polyphonique, attaché à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, et l'Ensemble vocal Polymnie, de Longueuil.Au total, Louis Lavigueur a 463 personnes sous ses ordres, soit 224 instrumentistes et 239 choristes.Ces huit formations sont pleinement autonomes : quelques personnes seulement se retrouvent dans plus d'une.Homme extrêmement méthodique, Louis Lavigueur a monté un fichier de plusieurs pages où sont réunis tous les détails relatifs à ses activités, y compris le nombre d'œuvres qu'il a dirigées et dirige encore, soit plus de 700.La liste des compositeurs représentés englobe l'alphabet complet, à l'exception des lettres U, X et Y (qui y figureront certainement un jour!).Louis Lavigueur est très fier de ses réalisations et tout autant du titre qu'elles lui ont valu en 2011: Chevalier de l'Ordre national du Québec.D'ailleurs, il signe toujours « Louis Lavigueur, C.Q.».Un choix difficile Marié, père de deux enfants et habitant Notre-Dame-de-Grâce, le chef de 64 ans est né à Québec d'une famille bilingue : père francophone, mère irlandaise.Enfant, il fut choriste d'église; à 16 ans, il dirigeait la chorale du collège et bientôt un autre chœur auquel il adjoignit un petit ensemble instrumental.Depuis, il n'a jamais cessé de partager sa carrière entre chœur et orchestre.On vient d'ailleurs de le voir: quatre chœurs, quatre orchestres.Et si les circonstances le forçaient à choisir?.« Ce sont deux mondes.Il serait très difficile de faire un choix.Mais s'il le fallait, ce serait l'orchestre.À cause de l'étendue et de la diversité du répertoire, à cause aussi de l'expérience que j'ai acquise à l'orchestre et du fait que la tradition orchestrale, ici, est plus forte que la tradition chorale.Pourtant, il y a des œuvres chorales que je ne saurais quitter: les cantates de Bach, les œuvres a cappella.» A-t-il observé au cours des ans, chez les jeunes qu'il dirige, instrumentistes ou choristes, une hausse ou une baisse d'intérêt face à leur travail ?« Je me suis toujours attendu à ce qu'il y ait effectivement une baisse d'intérêt parce que le discours ambiant - le pop et le reste - ne met pas du tout en valeur ce répertoire-là et, surtout, ce métier-là.Or, de voir, année après année, autant à l'Orchestre des Jeunes qu'au Conservatoire, des musiciens qui se lèvent à 9 h pour venir répéter, qui travaillent d'arrache-pied et qui aiment ça, cela démontre chez cette jeunesse une incontestable hausse d'intérêt.» On note qu'il dirige toujours avec la partition devant lui.« Oui, mais je la connais par cœur.Je tourne les pages machinalement.La partition m'est nécessaire parce que je dirige des orchestres de jeunes, donc qui n'ont pas encore de réelle expérience du concert.Mais je pourrais faire Le Sacre du printemps par cœur avec l'OSM.» Qu'y a-t-il de plus difficile à accompagner : les chanteurs ou les instrumentistes ?« Les chanteurs.Ils sont très souvent mauvais musiciens.Ils n'ont pas le sens du rythme, ils sautent des temps.Les instrumentistes n'ont pas ce problème.Peut-être parce qu'ils ont quelque chose de matériel, de concret entre les mains.» Les chanteurs et les instrumentistes qu'il préfère?Chez les chanteurs: Léopold Simoneau pour Mozart, Hermann Prey, Lucia Popp, Renata Scotto.Chez les instrumentistes: le pianiste Emil Gilels pour Beethoven, le violoniste David Oïstrakh.On remarquera que tous sont décédés, sauf Scotto, qui ne chante plus.L'homme au visage anguleux parsème sa conversation de grands éclats de rire.Il semble très heureux de son sort.Nous bavardons de mille choses.Aime-t-il le jazz?« Il y a sûrement quelque chose à comprendre là-dedans, mais j'ai abandonné l'idée il y a longtemps.C'est répétitif et d'une telle banalité au plan rythmique.» LES 10 ŒUVRES QUE LOUIS LAVIGUEUR PLACE, EX ÆQUO, AU SOMMET DU RÉPERTOIRE SYMPHONIE NO 2, RÉSURRECTION, DE MAHLER «Lune des premières œuvres que jai découvertes.Une incroyable progression vers la lumière.» DEUXIÈMESUITE DE DAPHNIS ET CHLOÉ DE RAVEL «Pour le détail de l\u2019orchestration, pour la virtuosité des traits autant que de l\u2019écriture.» SYMPHONIE FANTASTIQUE DE BERLIOZ______________________ « Imaginez, en 1830, une symphonie en cinq mouvements et une orchestration aussi révolutionnaire!» CONCERTO POUR PIANO NO 22, EN MI BÉMOL, K.482, DE MOZART «Au point de vue de l\u2019invention et de la couleur orchestrale, c\u2019est le plus grand des concertos de Mozart.Il pourrait n\u2019avoir écrit que celui-là!» CONCERTO POUR PIANO NO 4, EN SOL MAJEUR, OP.58, DE BEETHOVEN____________ «Même chose ici: le plus grand des concertos de Beethoven, avec (si vous permettez!) son Concerto pour violon.Impossible de choisir entre les deux.» LE SACRE DU PRINTEMPS DE STRAVINSKY_____________________ « Un monument.À cause de la nouvelle technique orchestrale, qui se combine ici avec un nouvel apprentissage du rythme.» MESSE EN SI MINEURDE BACH « Une construction faramineuse.À la fois, le fait d\u2019un musicien absolument accompli et la vision d\u2019un être intimement croyant.» LA CRÉATION DE HAYDN______________ «Pour la richesse de l\u2019exploration instrumentale.Ne serait-ce que pour la première page: la description du chaos.Tout est fait avec une grande simplicité, jamais avec grandiloquence.» LA FLÛTE ENCHANTÉE DE MOZART « Deux mondes qui se rencontrent: la recherche de la vérité selon certains canons maçonniques et le côté amuseur public/spectacle populaire.» BORIS GODOUNOV DE MOUSSORGSKY____________________ «L\u2019expression de l\u2019âme russe, avec toutes les duretés qu\u2019on a appelées des erreurs d\u2019harmonie, mais qui, en fait, sont beaucoup plus à l\u2019image d\u2019un peuple que, par exemple, Tchaïkovsky, qui est un germaniste.» LAVIGUEUR ET LES AUTRES Y a-t-il des chefs qui l\u2019ont marqué ou influencé par leur style, leur personnalité, leur envergure?«Tout d\u2019abord, ceux avec qui j\u2019ai étudié: Pierre Dervaux, Franz-Paul Decker et James DePreist.Ensuite: Bernstein, Karajan (le Karajan des débuts.certainement pas celui de la fin!), Kleiber (Erich, le père) et Klemperer.Chez ceux d\u2019aujourd\u2019hui: Philippe Jordan et Fabio Lisi.» Avons-nous oublié les chefs de l\u2019OSM et de l\u2019OM?«Je ne vais pas souvent au concert.Je n\u2019en ai pas le temps.La seule fois où j\u2019ai entendu l\u2019OSM dirigé par Nagano, je me suis ennuyé.C\u2019était la huitième Symphonie de Bruckner.J\u2019ai trouvé cela assommant.Il n\u2019y avait même pas de cohésion au sein de l\u2019orchestre! Nézet-Séguin, je l\u2019ai dirigé, dans le temps, comme pianiste et comme choriste.Lan dernier, je l\u2019ai vu diriger l\u2019OM dans un autre Bruckner, la sixième Symphonie.C\u2019est quelqu\u2019un qui connaît intimement la partition, qui sait très bien faire travailler un orchestre, qui est très précis dans ses demandes et qui en fait trop.Je veux dire trop de gestes, bien qu\u2019il en fasse moins maintenant.(Rires.) On apprend ! C'est un chef sérieux.» \u2014 Claude Gingras Art et musique de la Renaissance au Baroque à Venise ¦MWiiBi|TOpliipMP.ppmNP.ppppBPP'.p.i\"ppiwpiœlHNP» ' - ^ ' ' *- ' - ' \u2014¦~\u201c*****J \u2014 ¦ ¦*- ¦ \" ¦\u201d ¦
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