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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-01-17, Collections de BAnQ.

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[" Montréal vendredi 17 janvier 2014 Le plus grand quotidien français d'Amérique 130e année No71\t46 pages, 4 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées JEAN-PHILIPPE DÉCARIE LES MARCHÉS AIMENT LES PSYCHODRAMES ATTENDREUNAN Une commande de plus, un nouveau retard et la Bourse qui s\u2019énerve.Compte rendu d\u2019une journée mouvementée pour Bombardier.AFFAIRES LES CLIENTS DE LACSERIES DEVRONT PHOTO FOURNIE PAR BOMBARDIER LA PRESSE 30 MILLIONS D\u2019ESCLAVES Comment une pratique officiellement abolie peut-elle être toujours aussi répandue?La réponse n\u2019est pas simple.Nous l\u2019avons cherchée en Inde, en Mauritanie et au Népal, trois pays qui se classent aux premiers rangs des nations esclavagistes de la planète.PAGES A2 ET A3 OSCARS JEAN-MARC VALLÉE FAIT LHISTOIRE Dallas Buyers Club parmi les finalistes du meilleur film de l\u2019année ARTS MARC CASSIVI UN EXPLOIT ARTS PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE ii ni LOSM ACCEPTE LOPUS 3900 DE CASAVANT ARTS PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Dans cette briqueterie de Chennai, en Inde, hommes, femmes et enfants travaillent.PHOTO MARTIN LEBLANC, LA PRESSE EXCLUSIF CHARTE DES VALEURS UN PROJET «INQUIÉTANT», DIT LA COMMISSION DES DROITS PAGE A4 FUITE DE LA SECTE LEV TAHOR LA SQ CRAIGNAIT UN SUICIDE COLLECTIF PAGES A8 ET A9 OPEN D\u2019AUSTRALIE EUGENIE BOUCHARD DANS LA RONDE DES 16 sports Carey Price a été choisi première étoile du match CANADIEN 5 SÉNATEURS 4 P PRICE «PHÉNOMÉNAL SPORTS PHOTO PATRICK WOODBURY, LE DROIT MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE «Si j\u2019étais le Bon Dieu, y\u2019aurait pas de commission Charbonneau.» \u2014 Jean Lavallée Qdt Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924 98765 1 TROUVEZ TOUT POUR VOTRE DESTINATION SOLEIL ! DU JEANS.AU COMPLET 1 888 858-5258 MAGASINEZ EN LIGNE PARTOUT AU QUÉBEC f 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 17 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS ¦ Y'#: v ÿmm - r \u2019V 'T ' v \u2022 \"JÊ/i Selon les militants, il y aurait toujours entre 10 et 40 millions de personnes en servitude pour dettes en Inde.TRENTE MILLIONS D'ESCLAVES Ils ne sont plus entassés au fond d\u2019une cale pour être vendus sur autre continent.Mais ils n\u2019ont pas disparu.Au contraire, il y a aujourd\u2019hui 30 millions d\u2019esclaves dans le monde.Comment cette pratique officiellement abolie depuis des lustres peut-elle être toujours aussi répandue?La réponse n\u2019est pas simple.Nous l\u2019avons cherchée en Inde, en Mauritanie et au Népal, trois pays qui se classent aux premiers rangs des nations esclavagistes de la planète.Un grand dossier d\u2019Isabelle Hachey, d\u2019Audrey Ruel-Manseau, de Sira Chayer, d\u2019Edouard Plante-Fréchette et de Martin Leblanc, à lire et à voir jusqu\u2019à dimanche dans La Presse et La Presse+.DIX ANS DE SERVITUDE ISABELLE HACHEY ENVOYÉE SPÉCIALE CHENNAI, INDE Settu n\u2019avait rien.Ni terre ni argent.Pour survivre, il accomplissait de menus travaux pour les fermiers de son village.Mais ce n\u2019était pas suffisant.Pour marier sa fille, il devait trouver le moyen d\u2019offrir une dot à la future belle-famille.Alors, Settu a signé un pacte avec le diable.L'homme de 36 ans a emprunté 20 000 roupies (370$) au propriétaire d'une briqueterie de la banlieue de Chennai, dans le sud de l'Inde.En échange, il a dû quitter son village pour aller fabriquer des briques et rembourser sa dette.Un labeur éreintant, brisant, infernal.Settu se lève tous les matins à 5 h, quand le soleil n'est pas encore brûlant.Pieds nus, il se déplace avec précaution sur le toit d'un gigantesque four à briques.Un travailleur y est déjà tombé.Il est mort brûlé vif.Settu empile des briques sur sa tête et charge le camion qui les emportera à Chennai.Bientôt, la chaleur deviendra accablante.Pour ne pas mourir d'épuisement, Settu et les autres devront prendre une pause jusqu'à la fin de l'après-midi.Puis, le travail reprendra.Settu s'échine comme cela depuis 10 ans.Il ne gagne presque rien.« Le propriétaire nous donne juste assez d'argent pour nous permettre de payer nos repas.Le reste, il le garde pour se rembourser.» La servitude pour dettes Settu est en « servitude pour dettes», presque réduit à l'esclavage, incapable de rentrer chez lui ou même de changer d'emploi avant d'avoir remboursé le propriétaire de la briqueterie jusqu'au dernier sou.La pratique est illégale depuis 1976.Cela n'empêche pas les employeurs de faire des razzias dans les villages, en profitant de la pauvreté extrême des habitants pour les piéger.«Parfois, les propriétaires vont ramener une cinquantaine de familles par camion», dit Cyril Alexander, directeur d'une ONG locale.Les travailleurs et leurs familles dorment dans des cabanes, sur le terrain de la briqueterie.Les femmes travaillent aux côtés de leur mari.Les enfants ne vont pas à l'école.Ils travaillent, eux aussi.« Plus les familles sont nombreuses, plus le prêt accordé est important », dit M.Alexander.Les propriétaires s'assurent que les travailleurs ne parviennent jamais à s'acquitter de leur dette - même si, en réalité, leur dur labeur devrait les avoir remboursés depuis longtemps.Des amendes risibles « L'esclavage est interdit en Inde, mais cela se poursuit à cause de la connivence entre les organismes de surveillance, la police, les politiciens et les maîtres d'esclaves», se désole Kailash Satyarthi, défenseur des droits des enfants de New Delhi.Pratiquement aucun propriétaire n'a été poursuivi en vertu de la loi adoptée en 1976.Personne n'a été emprisonné.Et l'amende de 2000 roupies (37$) imposée aux employeurs fautifs est risible, estiment plusieurs ONG indiennes, qui réclament une mise en œuvre plus musclée de la loi.Selon les militants, il y aurait toujours entre 10 et 40 millions de personnes en servitude pour dettes au pays.Les autorités semblent avoir abdiqué.À Kanchipuram, ville connue pour ses fameux saris de soie, l'administration locale a mis sur pied des écoles de nuit afin de permettre aux enfants d'avoir accès à l'éducation tout en continuant à travailler pendant la journée.Le système des castes est « l'une des fondations » de la servitude pour dettes, selon Human Rights Watch.Traditionnellement, les gens s'attendent à ce que les dalits travaillent gratuitement et n'aient pas accès à la terre.Un préjugé qui contribue à maintenir ces soi-disant « intouchables » dans un état d'esclavage et de perpétuelle pauvreté.Settu reviendra après la mousson pour finir de rembourser sa dette.Et après?Rien ne l'attend à son village, dit-il.Il contractera un nouveau prêt.« L\u2019esclavage est interdit en Inde, mais cela se poursuit à cause de la connivence entre les organismes de surveillance, la police, les politiciens et les maîtres d\u2019esclaves.» \u2014 Kailash Satyarthi, défenseur des droits des enfants de New Delhi LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 17 JANVIER 2014 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS PHOTOS MARTIN LEBLANC, LA PRESSE - - *\"*\u2022», UN FLÉAU AUX MILLE VISAGES ISABELLE HACHEY Un homme réduit à l'esclavage pour rembourser ses dettes en Asie.Un enfant né pour servir son maître en Afrique.Une adolescente forcée de se prostituer dans un condo près de chez vous.L'esclavage moderne prend différentes formes selon les régions du monde.Découvrez ses principaux visages.La servitude pour dettes Un recruteur débarque en camion dans un village pauvre et offre une somme d'argent aux habitants.En échange, ces derniers devront travailler dans une mine, une usine, un atelier.Pour ces villageois pauvres, l'offre est difficile à refuser.Alors, ils Au Québec, on s\u2019imagine des migrants enchaînés au fond d\u2019une cale de navire.La réalité, c\u2019est que neuf victimes de traite de personnes sur dix sont québécoises.s'embarquent à l'arrière du camion, et partent pour une vie d'esclavage.Trompés, mal payés, ils n'arriveront pas à éponger leurs dettes, même en s'éreintant pendant des années.C'est la forme d'esclavage la plus commune, qui touche au moins 20 millions de personnes, surtout en Asie.L\u2019esclavage héréditaire Ils sont nés esclaves et mourront esclaves, comme leurs parents.L'esclavage héréditaire semble tout droit sorti d'un autre âge.Pourtant, il subsiste dans de rares pays : la Mauritanie, le Niger, le Soudan.Là-bas, les esclaves n'ont aucun droit: ni sur leurs propres enfants, ni sur la propriété, ni sur l'héritage.Au contraire, les esclaves font eux-mêmes partie de l'héritage de leur maître.À la mort de ce dernier, ils seront répartis entre les membres de sa famille, au même titre que ses têtes de bétail.La traite de personnes Des Roumaines forcées de se prostituer à Montréal.Des enfants enlevés ou achetés par des réseaux criminels en Asie du Sud-Est.La traite de personnes, c'est le lucratif commerce d'êtres humains, souvent à des fins d'exploitation sexuelle.Au Québec, on s'imagine des migrants enchaînés au fond d'une cale de navire.La réalité, c'est que neuf victimes de traite sur dix sont québécoises.C'est la fille d'à côté, piégée, puis asservie par un profiteur sans scrupules.Le travail forcé On les trouve partout, des champs de cacao d'Afrique jusqu'aux champs de courses de chameau des pays du Golfe.Recrutés illégalement, ils sont forcés à accomplir de pénibles corvées dans des conditions dangereuses.On les prive d'identité, on les enferme, on les menace et on les maltraite.Ils forment ainsi une main-d'œuvre docile, malléable à souhait.D'autant plus qu'ils sont, pour la plupart, des enfants.Le mariage forcé Partout dans le monde, des femmes et des jeunes filles se soumettent à leur mariage sans y consentir.Elles vivent ensuite dans un état de servitude permanente, forcées d'accomplir les travaux domestiques à la maison ou les corvées agricoles aux champs.La plupart des victimes habitent des pays conservateurs, comme le Pakistan ou l'Afghanistan.Mais le phénomène s'observe dans les communautés immigrantes au Canada.Dans un bungalow près de chez vous.Source : Anti-Slavery International DES MACHINES À TUER L\u2019ENFANCE ISABELLE HACHEY NEW DELHI, Inde \u2014 À 16 ans, Mujaffar a les traits délicats d'un enfant, le corps effilé d'un adolescent et les mains calleuses d'un vieillard.C'est à cause de la machine.La machine à fabriquer des bracelets à la chaîne.Pendant cinq mois, Mujaffar s'y est brisé les mains.Treize heures par jour, tous les jours.Un travail aliénant, épuisant.Cinq mois de repas avalés en vitesse devant la machine.Cinq mois de mauvais sommeil, recroquevillé au pied de la machine.C'était dans un atelier clandestin de New Delhi, où 14 enfants confectionnaient bijoux et sous-vêtements du matin au soir.« Le propriétaire de l'atelier nous criait des injures», raconte Mujaffar.Un jour, il a fait une fausse manœuvre.«J'ai détruit un bracelet par accident.Il m'a frappé.» « Le mois dernier, nous avons libéré un enfant couvert de cicatrices.Il était battu parce qu\u2019il s\u2019ennuyait de sa mère et qu\u2019il pleurait, la nuit, pour rentrer à la maison.» \u2014 Kailash Satyarthi, défenseur des droits des enfants de New Delhi Esclaves des temps modernes Comme Mujaffar, des millions d'enfants sont forcés de travailler en Inde pour rembourser les dettes contractées par leurs parents.Sous-payés, ils sont incapables de racheter leur liberté.Leurs patrons peuvent les vendre et les échanger comme une commodité.« C'est l'esclavage des temps modernes.L'individu perd sa liberté, sa dignité, ses droits et tout respect dans la société », dit Kailash Satyarthi.Il estime que sur les 60 millions d'enfants qui travaillent à temps plein en Inde, au moins 10 millions sont en « servitude pour dettes », parfois depuis la naissance.« Leurs parents et leurs grands-parents ont emprunté de l'argent, et cela se perpétue d'une génération à l'autre.Ils sont nés pour être esclaves.» Mujaffar, quant à lui, a été recruté dans son village de l'État de Bihar, à 1000 km de New Delhi.« On m'a dit que j'aurais du travail, de bons vêtements et que je gagnerais de l'argent, dit cet aîné de sept enfants.Je ne voulais pas y aller.Je voulais étudier, devenir quelqu'un.Mais je n'ai pas eu le choix d'y aller, parce que nous sommes pauvres.» Trop souvent, les parents sont trompés par les recruteurs, dit M.Satyarthi.« On leur vend un rêve.On leur offre une somme importante en leur disant que leur enfant gagnera bien davantage.Après un certain temps, les parents réalisent que les choses tournent mal.L'enfant ne revient pas, ils n'ont pas de nouvelles.Parfois, ils perdent complètement leur trace.» Piégés dans leurs villages par des rabatteurs, les enfants sont emmenés par camion dans des ateliers, des usines, des mines ou des briqueteries qui entourent les grandes villes.Les jeunes filles deviennent souvent des esclaves domestiques.Elles sont vendues à de riches familles et forcées de les servir pendant des années.Des opérations risquées Fervent militant, M.Satyarthi fait bien davantage que des campagnes de sensibilisation.Sa petite équipe et lui organisent de véritables opérations de sauvetage.Depuis 30 ans, ils ont réussi à libérer 81 000 enfants, souvent après avoir reçu une plainte de parents inquiets.Mais ces opérations ne sont pas sans risques.«J'ai perdu deux collègues.L'un a été tué par balle et l'autre a été battu à mort.Nous avons tous des cicatrices, raconte M.Satyarthi.Il faut garder l'opération secrète jusqu'à la dernière minute, sinon, les maîtres sont avisés par des taupes corrompues au sein des forces policières.» Souvent, les enfants sont trouvés dans des ateliers exigus, sombres et suffocants.« Ils travaillent dans des conditions inhumaines.Ils sont battus pour des erreurs stupides.Le mois dernier, nous avons libéré un enfant couvert de cicatrices.Il était battu parce qu'il s'ennuyait de sa mère et qu'il pleurait, la nuit, pour rentrer à la maison.» Les enfants libérés par l'équipe de M.Satyarthi sont amenés au Mukti Ashram, centre de réadaptation en périphérie de New Delhi.À l'ombre des arbres, dans la grande cour gazonnée, ils apprennent à redevenir des enfants.Cela ne se fait pas du jour au lendemain.« Quand ils arrivent ici, ils sont paniqués.Ils pensent qu'on va les vendre ailleurs», raconte Basu Rai, responsable du centre.« Les enfants sont traumatisés.Ils ne s'adaptent pas aisément à la liberté.Ils n'ont jamais été aidés de leur vie.Alors, ils ne savent pas ce qui leur arrive», explique M.Satyarthi.Son plus grand défi: s'assurer que les enfants, une fois de retour chez eux, s'inscrivent à l'école - et y restent.C'est loin d'être évident.Nous avons rencontré Mujaffar au Mukti Ashram deux jours après l'opération de sauvetage à l'atelier.Il ne savait pas encore ce qu'il ferait de sa liberté retrouvée.« J'aimerais devenir quelqu'un.Quel que soit mon destin, je prendrai ce que Dieu me donnera.» Chose certaine, il espère ne plus jamais retomber entre les pattes d'un esclavagiste.« Un enfant devrait étudier et jouer.Pas travailler.» LES 10 PAYS EN TÊTE DES NATIONS ESCLAVAGISTES Ces 10 pays se classent en tête des nations esclavagistes dans le monde.Basé sur la proportion estimée d\u2019esclaves dans chacun des pays, ce classement a été créé en 2013 par l\u2019organisme australien Walk Free.Il a été conçu par un comité d\u2019experts issus d\u2019établissements universitaires et d\u2019organisations internationales.1.\tMauritanie 2.\tHaïti 3.\tPakistan 4.\tInde 5.\tNépal 6.\tMoldavie 7.\tBénin 8.\tCôte d\u2019Ivoire 9.\tGambie 10.\tGabon Pour en savoir plus : www.globalslaveryindex.org Une femme et son enfant dans une briqueterie près de Chennai.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca \t\t\t \t\t\t Amusez-vous!\tARTS 10\tLoteries\tA20 Astrologie du jour\tAFFAIRES 10\tMonde\tA14, A15et A19 Bourses\tAFFAIRES 0\tPetites annonces\tAFFAIRES 4 et 9 Débats\tA16 à A18\tSudoku\tAFFAIRES 4 Décès\tAFFAIRES 10\t\t Horaire télévision\tARTS 7\t\t Météo Nuageux avec quelques\tflocons, maximum\t0, minimum -7.AFFAIRES 9\t O\tSérie\t\t \tTrente milli< Aujourd\u2019hui L\u2019Inde\t)ns d\u2019esclave: Demain La Mauritanie\tDimanche Le Népal, dans La Presse + Lisez le dossier complet sur l\u2019esclavage contemporain dans La Presse +.\t\t\t A4 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 17 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn PROJET DE CHARTE DES VALEURS Des « atteintes aux droits » et des « conflits » à prévoir Au tour de la Commission des droits de la personne d\u2019exprimer ses inquiétudes DENIS LESSARD EXCLUSIF QUÉBEC La Charte des valeurs proposée par le gouvernement Marois va causer plus de problèmes qu\u2019elle n\u2019en réglera, prédit la Commission des droits de la personne.Non seulement le projet de Bernard Drainville contrevient-il à l\u2019esprit et à la lettre des chartes des droits, mais il risque de plus de semer la confusion et de multiplier les recours devant les tribunaux, prévient l\u2019organisme chargé de veiller au respect des libertés fondamentales au Québec.«Le projet de loi 60 ne fait qu'offrir une fausse sécurité juridique.Dans les faits, il risque plutôt de multiplier les atteintes aux droits et libertés de la personne, puis les occasions de conflits et de litiges», affirme la Commission dans son mémoire destiné à la commission parlementaire qui étudie le projet de loi sur la Charte des valeurs québécoises.Organisme réputé impartial sur ces questions - le président de la Commission est nommé par l'Assemblée nationale et non par le gouvernement -, la Commission des droits conclut: «Le projet de loi 60 doit être largement modifié, afin de le rendre conforme à la Charte des droits et libertés de la personne.» Dans son mémoire, que La Presse a obtenu, la Commission observe que le gouvernement Marois promettait avec sa loi de « clarifier les questions liées aux accommodements raisonnables et de préciser les règles devant guider l'aménagement de la diversité religieuse ».Or c'est tout le contraire qui va arriver, selon la Commission, qui croit que les dispositions du projet de loi vont amener les gestionnaires à prendre des décisions contraires aux chartes des droits, puisqu'elles « sont plutôt de nature à accroître la confusion, notamment auprès des employeurs et des fournisseurs de services et, par voie de conséquence, les litiges».Le projet « risque de complexifier la mise en œuvre sociale, juridique et PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Selon la Commissions des droits de la personne, le projet de Bernard Drainville contrevient aux chartes des droits déjà existantes.judiciaire des droits en cause en plus d'entraîner d'importantes conséquences sociales».«Des acquis majeurs fondés sur l'égalité et dignité de toutes et tous risquent d'être fragilisés» dans ce projet de loi qui « contrevient non seulement à l'esprit, mais à la lettre » de la Charte des droits.Un pouvoir «inquiétant» «Donner le pouvoir à l'État de limiter l'exercice des libertés fondamentales en fonction de valeurs autres que les « valeurs démocratiques» serait non seulement contraire à la Charte des droits et libertés de la personne, mais également inquiétant pour l'ensemble de la société québécoise», affirme sans détour la Commission.Surtout, ses membres passent à la tronçonneuse le projet de loi de Bernard Drainville.Premières victimes, les articles 5 et 14 du projet de loi 60, ceux qui interdisent le port de signes religieux ostentatoires aux employés des secteurs public et parapublic.Ici, le verdict est sans appel: ces articles devraient être envoyés à la déchiqueteuse, la Commission demandant carrément « qu'ils ne soient pas édictés».Le même sort devrait d'ailleurs être réservé à cinq autres articles névralgiques du projet de loi, notamment l'article 41 visant à modifier la Charte québécoise des droits pour y inscrire tous les objectifs du gouvernement: égalité hommes-femmes, primauté du français, neutralité religieuse de l'État en tenant compte de son patrimoine culturel.Des effets «disproportionnés» Pour la Commission, l'apparence du personnel des organismes publics n'est pas « suffisante en soi pour affirmer que le service reçu a été affecté par les croyances » du fonctionnaire.« La neutralité ne saurait se résumer à un effacement des symboles d'appartenance religieuse à l'intérieur des organismes publics, tant pour le personnel que pour leurs clientèles».« L'entrave au libre exercice de la liberté de religion et du droit à l'égalité en emploi est plus qu'insignifiante ou négligeable », observe la Commission, en ajoutant qu'on compromet l'accès à l'emploi des personnes dont la religion comporte des exigences vestimentaires.L'interdiction du port de signes religieux « peut avoir des effets disproportionnés auprès de certaines catégories de la population, au premier chef les femmes, les minorités racisées, les membres des minorités religieuses ou les personnes immigrantes».Le projet de loi « aura vraisemblablement un impact négatif sur la mise en œuvre du droit à l'égalité en emploi des personnes visées».L'opposition générale de la Commission aux intentions du gouvernement était connue, son président Me Jacques Frémont s'en était expliqué publiquement, et l'organisme avait produit un long argumentaire cet automne.Légalité compromise Mais c'était avant le dépôt du projet de loi.Dans son mémoire, l'organisme affirme désormais sans appel que le projet de loi ne passerait pas le test des tribunaux puisqu'il contrevient aux chartes canadienne et québécoise des droits.Le projet de loi « traduit de manière erronée les conceptions de la laïcité de l'État et de sa neutralité religieuse définies dans le cadre du régime québécois de protection des droits [.] de nombreux éléments posent problème eu égard à leur conformité à la Charte des droits et libertés de la personne», observe la Commission.La Charte québécoise des droits assure déjà l'égalité entre les hommes et les femmes, affirme l'organisme qui s'interroge sur l'utilité d'une «deuxième référence» susceptible « de provoquer certaines contradictions pouvant, dans les faits, affaiblir la protection du droit à l'égalité réelle entre les femmes et les hommes».L'organisme relève même qu'une référence à la primauté du français dans une charte des droits modifiée n'est pas souhaitable.La langue, d'abord, n'est pas un droit fondamental comme ceux garantis par la Charte, un tel ajout « constitue un risque certain d'amoindrir la portée de ces droits déjà garantis par la Charte des droits et libertés de la personne».La Commission juge incongru qu'un projet de loi qui vise à « limiter l'exercice de la liberté de conscience et de religion et risque de porter atteinte au droit à l'égalité» vise en même temps à modifier la Charte des droits pour y garantir la séparation des religions et de l'État.«[Le projet de loi] aura vraisemblablement un impact négatif sur la mise en œuvre du droit à l\u2019égalité en emploi des personnes visées.» \u2014 La Commission des droits de la personne Échangeur Saint-Pierre ENTRAVE MAJEURE -?2 prochaines fins de semaine OUEST FERMETURE COMPLÈTE BRETELLE A-20 OUEST VERS RTE-138 OUEST RueNotre-P_am®5; Rue Saint-Patrick Des travaux de réparation de l'échangeur Saint-Pierre entraîneront la fermeture de la bretelle menant de l'autoroute 20 ouest à la route 138 ouest pour les deux prochaines fins de semaine.- FERMETURE COMPLÈTE DE JOUR ET DE NUIT - FINS DE SEMAINE DU 17 ET DU 24 JANVIER ^ Bretelle A-20 ouest vers Rte-138 ouest -DE22H VENDREDI À5H LUNDI Détour : emprunter la voie de desserte de l'autoroute 20 en direction ouest jusqu'à la 1re Avenue et y faire demi-tour pour revenir vers la route 138 via la voie de desserte de l'autoroute 20 en direction est.DÉTOUR r\tLe détour sera balisé à l'aide de panneaux de signalisation.¦9\tEn cas de conditions météorologiques défavorables, ces entraves pourront être reportées de quelques jours.MOBILITÉ MONTREAL CHACUN FAIT PARTIE DE LA SOLUTION quebec511 .info DES INFRASTRUCTURES POUR TOUS Québec S S LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 17 JANVIER 2014 A 5 .PROJET DE CHARTE DES VALEURS « Quelles sont les études à l\u2019appui ?» Québec n\u2019a pas démontré la nécessité de sa charte, souligne la bâtonnière du Québec DENIS LESSARD ET PAUL JOURNET QUÉBEC \u2014 Le Barreau du Québec persiste et signe: dans sa forme actuelle, le projet de charte des valeurs du gouvernement Marois ne passerait pas le test des tribunaux.« Sans données, sans études, nous, on dit que si le gouvernement n'apporte pas de modifications à son texte, on a de fortes craintes que certains articles ne passent pas le test», observe la bâtonnière du Québec, Johanne Brodeur.Dans une série d'entrevues hier, la bâtonnière du Québec, Johanne Brodeur, a voulu minimiser l'impact médiatique de la fuite du mémoire du Barreau, publiée par La Presse hier.Me Brodeur juge trop incisive l'assertion voulant que le Barreau «taille en pièces ou démolisse en règle» le projet du ministre Drainville.Mais elle reconnaît « que toutes les citations sont fidèles au mémoire », une analyse fort critique, de 35 pages, que son organisme avait transmise, en décembre, à l'Assemblée nationale.« On a même un problème avec le titre du projet de loi», dit-elle, ironique, en entrevue à La Presse.« Il y a déjà la Charte canadienne, la Charte québécoise.Ce projet de loi créerait une autre charte, ce qui fait croire aux citoyens qu'elle a préséance sur les autres lois.Or cela ne semble pas l'intention du gouvernement.Ne pourrait-on pas appeler ça plus simplement Loi sur les valeurs.?», laisse tomber la bâtonnière.Pour le Barreau, le gouvernement devra justifier l'urgence et l'importance du problème pour que les tribunaux cautionnent son projet de loi.« Des balises mur à mur sans données probantes, on peut se demander si cela passerait le test des Chartes.Quand on va devant le tribunal, on doit prouver qu'il y a une situation problématique réelle et urgente à corriger», résume la juriste.« Quelles sont les études à l'appui des travaux du gouvernement?Combien de fois un juge a-t-il porté un signe ostentatoire?Quels sont les effets sur le citoyen?On n'a rien là-dessus ! Peut-être qu'on conclurait qu'il n'y a pas de problème!», de soutenir la bâtonnière.Aussi, « il serait intéressant de savoir quels fonctionnaires aux yeux du public représentent l'État.Un fonctionnaire qui travaille en ligne depuis son ordinateur?Quand quelqu'un achète une bouteille de vin à la SAQ, est-ce que la personne à la caisse représente l'État?Si elle porte le voile, est-ce que cela affecte la neutralité de l'État?», résume-t-elle.«On note les faiblesses» Elle s'inscrit en faux contre les propos de Bernard Drainville, qui accuse le Barreau de «prôner le statu quo » avec ses critiques de son projet de loi.« Le Barreau ne fait pas de propositions, il commente juridiquement, ne pose pas de questions d'opportunité, de questions politiques.On a un texte de loi et on en note les faiblesses», résume la juriste.À cause de la fuite, Me Brodeur demande désormais « d'être entendue le plus vite possible » par la commission parlementaire afin d'éclaircir les observations du Barreau.« Un mémoire est confidentiel jusqu'au moment où on parle aux parlementaires.On peut alors donner le contexte [dans lequel s'inscrivent] nos propositions » explique-t-elle.La fuite du mémoire du Barreau était une douche froide pour le ministre Drainville.Dès son arrivée à la commission parlementaire, il a déploré que l'organisme aille moins loin que la commission Bouchard-Taylor.Le Barreau déconseille d'interdire le port de signes religieux, même pour les agents coercitifs de l'État comme les juges ou les policiers.Selon Bernard Drainville, le Barreau aurait plutôt dû appuyer le «consensus très, très fort» des autres aspects du projet de loi qui rallient libéraux, caquistes et solidaires: la neutralité de l'État, l'obligation de donner et recevoir des services à visage découvert et les balises pour que les accommodements religieux respectent l'égalité hommes-femmes.Pour le ministre, le Barreau ne tient pas compte du fait qu'on prévoit des modifications à la Charte québécoise des droits, laquelle affirmera la laïcité et la neutralité de l'État, des éléments dont les juges devront tenir compte à l'avenir.Tournés en ridicule mercredi à cause de leurs tergiversations sur le port du tchador, les libéraux pavoisaient hier.« Il est très clair que l'interdiction mur à mur ne tient pas la route » et est « déraisonnable », a réagi le libéral Marc Tanguay, porte-parole du PLQ à la commission parlementaire.Le Barreau « parle d'une voix extrêmement importante », dit-il.Cette attaque s'ajoute à celle de la Commission des droits de la personne, qui exprimait cet automne de « vives inquiétudes » face au projet péquiste, qui violerait les Chartes québécoise et canadienne des droits et libertés D'autres juristes, comme Claire L'Heureux-Dubé (ex-juge à la Cour suprême), Huguette Poulin (ex-juge en chef de la Cour du Québec) et Roger Tassé (ex-sous-ministre fédéral de la Justice et père de la Charte canadienne des droits) ont déjà affirmé que le projet péquiste pourrait passer le test de la Cour suprême.PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE Le mémoire du Barreau écorche vivement le projet de charte péquiste.Un ancien chef bloquiste appuie le projet de charte Contrairement à son successeur Gilles Duceppe, l\u2019ancien chef bloquiste Michel Gauthier a vivement appuyé le projet de charte de laïcité.Et l\u2019essentiel de son argumentaire a été repris plus tard en journée par Pour les droits des femmes du Québec, un nouveau groupe féministe.«Je ne suis pas en accord avec M.Duceppe, avec Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry», a lancé l\u2019ex-chef bloquiste et ancien député péquiste.Il appuie l\u2019interdiction du port de signes religieux pour tous les employés de l\u2019État.Mais se disant «sensible» au vif débat et aux craintes d\u2019employés qui pourraient perdre leur emploi, il propose un «compromis».On donnerait une «grande période de grâce» aux fonctionnaires actuels.L\u2019interdiction n\u2019entrerait en vigueur immédiatement que pour les nouveaux employés.\u2014Paul Journet Appel à la prière dans une garderie, dénonce une musulmane Radia Kichou a eu une mauvaise surprise lorsqu\u2019elle s\u2019est rendue récemment à la garderie de sa fillette de deux ans à Saint-Léonard.«Quand j\u2019ai discuté avec l\u2019éducatrice, j\u2019ai entendu un cri d\u2019enfant.C\u2019était vraiment intrigant.J\u2019ai dit: «Qu\u2019est-ce qui se passe?» Elle m\u2019a dit: «C\u2019est l\u2019application de l\u2019appel à la prière que je viens d\u2019installer sur mon ordinateur» », a raconté la résidente permanente musulmane en commission parlementaire.Les enfants regardaient des dessins animés quand ce bruit «leur a fait peur», a raconté Mme Kichou, immigrée au Québec depuis moins d\u2019un an.Selon son témoignage, il ne s\u2019agirait pas d\u2019un simple incident isolé, mais d\u2019une situation qui poserait problème.Il n\u2019a pas été possible de joindre l\u2019éducatrice pour obtenir sa version des faits.Mme Kichou témoignait avec Pour les droits des femmes du Québec (PDF-Québec), un groupe féministe qui appuie la Charte de la laïcité du gouvernement péquiste.Elle était accompagnée de Naomi Caron et Michèle Sirois, anthropologue spécialisée dans les religions et cofondatrice du nouveau groupe.«J\u2019ai trouvé ça épouvantable», lance-t-elle.«C\u2019est depuis ce jour-là que j\u2019ai décidé vraiment de me mêler aux discussions qui portent sur la laïcité.» Quand les parents viennent chercher leur enfant, l\u2019éducatrice demande: «Est-ce papa ou maman?» Si c\u2019est papa, elle met son voile, a ajouté PDF-Québec après son témoignage en commission.Le groupe féministe y voit la promotion d\u2019un symbole «sexiste» et une forme de prosélytisme.\u2014 Paul Journet Menaces de mort au Salon bleu : l\u2019accusé libéré sous caution Un Montréalais qui a, selon la police, publiquement émis le souhait de voir «une AK-47 entrer à l\u2019Assemblée nationale» pour régler le débat sur la Charte des valeurs est maintenant passible de 18 mois de prison.Daniel Seniw, 58 ans, a été formellement accusé hier d\u2019avoir proféré des menaces de mort.Mercredi, il aurait écrit sur une page Facebook que «si on voyait une AK-47 entrer à l\u2019Assemblée nationale à nouveau, on mettrait cet enjeu derrière nous», en référence à un texte sur le débat qui fait actuellement rage au Parlement.Les mots «à nouveau» apparaissent comme une allusion directe aux gestes du caporal Denis Lortie, qui a tué trois personnes et en a blessé plus d\u2019une dizaine d\u2019autres lors d\u2019une fusillade à la mitraillette à l\u2019hôtel du Parlement, en 1984.\u2014Philippe Teisceira-Lessard RÉALISATION : ALAIN CHICOINE \u2022 * .nouveauté Les filles Penelope McQuade Maripier Morin Julie Perreault Les gars Stéphane Bellavance Remi-Pierre Paquin Andre Robitaille ma toune ce soir 20 h Avec Jean-François Breau et Marie-Eve Janvier ici RaDio-canaDa 19$' ' i/36 mois J/36 mois ou.Buffet 19,42 $*/mois ou 699 $ mois \u2022 mois mois mois ,La 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» À bord, la panique initiale des petits aurait rapidement fait place à un « silence impossible ».Quatorze heures durant.Les chauffeurs ont conclu que les enfants avaient été médicamentés.La DPJ croit pour sa part qu'ils ont pu être bourrés de mélatonine, une substance naturelle qui favorise le sommeil, mais que des enfants de Lev Tahor ont dit prendre comme calmant, en plein jour.«Pendant le trajet, les enfants urinaient dans des sacs Ziploc.Il n'y a eu aucun changement de couche et les femmes et les enfants n'ont rien mangé d'autre que des croûtes de pain.D'autres ont été déposés dehors sans manteau», a aussi rapporté une intervenante.Une chauffeuse est certaine que des bébés ont été cachés sous les longues robes noires des mères, puisque, plus le voyage avançait, plus ils étaient nombreux.«Supprimer ses mauvais instincts» Vers la fin de son témoignage, Adam Brudzevski a admis avoir épousé une adolescente de 15 ans alors qu'il en avait 25 - ce qui est illégal au Canada.Le jeune homme dit avoir assisté à sept autres mariages entre jeunes de 13 ou 14 ans.Une adolescente a ainsi accouché pour la première fois à l'aube de ses 15 ans.Selon la DPJ, une autre fille a même admis avoir épousé un homme de 20 ans son aîné alors qu'elle n'avait que 14 ans - bien que cela soit un crime au Canada, où cela constitue une forme d'agression sexuelle.Aujourd'hui âgée de 17 ans, et mère d'un bébé de quatre mois, l'adolescente vient pourtant d'envoyer aux médias une lettre où elle nie tout.En 2012, la DPJ est aussi intervenue auprès d'une fille de 13 ans, hospitalisée en psychiatrie à Douglas parce qu'elle menaçait de se suicider si on la retournait dans sa communauté.On venait de la fiancer de force.D'après une travailleuse sociale, le rabbin aurait demandé au psychiatre de la médicamenter et d'écrire une lettre disant que le mariage envisagé était souhaitable.« Pour le rabbin, ces mariages étaient courants.Il disait que c'était basé sur un fait historique : en étant marié aussi jeune, on pouvait supprimer ses démons, ses mauvais instincts», a raconté Adam Brudzevski au juge.Entre autres pratiques inusitées, les femmes du groupe feraient chaque mois un test d'ovulation, pour tomber enceintes aussi souvent que possible.Lors de leurs menstruations, elles deviennent apparemment intouchables.Un homme posera un objet par terre pour que sa femme le ramasse, raconte M.Brudzevski.Ses ongles «couverts de champignons» « Dans chaque classe des plus jeunes, on gardait un bâton de bois pour frapper les élèves.» D'après Adam Brudzevski, qui a renié la secte après y avoir passé deux ans, les châtiments corporels et psychologiques sont quotidiens dans la communauté Lev Tahor.Lorsqu'il assistait les enseignants, dit-il, on lui demandait de frapper des garçons avec des cintres de métal ou de les gifler lorsqu'ils étaient turbulents.Les filles étaient également battues, a ajouté une travailleuse sociale de la DPJ.« On nous a dit que frapper les pieds est une forme de discipline », a-t-elle expliqué.Les pieds d'une adolescente étaient en tout cas couverts d'ecchymoses et enflés.« Ses ongles d'orteils étaient très épais et « Pendant le trajet, les enfants urinaient dans des sacs Ziploc.Il n\u2019y a eu aucun changement de couche et les femmes et les enfants n\u2019ont rien mangé d\u2019autre que des croûtes de pain.D\u2019autres ont été déposés dehors sans manteau .» \u2014 Une intervenante de la DPJ V En studio un cygne noir et des escargots géants Ce soir 19 h Avec Pierre Hébert Mettez vos connaissances du monde animal à l\u2019épreuve.Un jeu qui a du panache ! Nutrience Ü -,_ mondou Télé-Québec L\u2019AUTRE TÉLÉ Suivez-nous LE GRAND JEU DES ANIMAUX LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 17 JANVIER 2014 A 9 .ACTUALITÉS «On s\u2019est faufilés dans les bu issons » Adam a fui la secte Lev Tahor en pleine nuit MARIE-CLAUDE MALBOEUF Après avoir vécu deux ans au sein du groupe Lev Tahor, Adam Brudzevski a fui en pleine nuit.Appelé comme témoin en Cour du Québec, le 27 novembre, il a juré y avoir connu les pires tourments.L\u2019interdit de publication qui entourait son récit vient d\u2019être levé.Voici sa version des faits.C'était la nuit.Il faisait très noir sur la montagne de Sainte-Agathe-des-Monts.Les modestes maisons des gens de Lev Tahor étaient plongées dans le silence.Enfin, la route était libre pour Adam, un ancien membre de la secte.Le seul, apparemment, à avoir fui en emmenant sa femme.« On s'est faufilés dans les buissons et on est montés à bord d'une voiture, qui nous attendait pour nous conduire à l'aéroport.Puis, on s'est envolés pour le Danemark », a raconté l'homme de 28 ans lors de son passage à la Cour du Québec.Sa fuite, Adam l'avait planifiée pendant des mois, au cours d'incalculables nuits blanches, dit-il.Car il ne pouvait plus se tromper.Trois mois plus tôt, à l'été 2011, le simple fait de partager quelques doutes avec sa toute jeune femme a failli ruiner sa vie.L'adolescente avait vite trahi ses confidences.Et le rabbin Schlomo Helbrans, en furie, avait sévi.Sous prétexte qu'il avait visiblement «un cobra dans le crâne» et un «trouble de la personnalité limite », Adam a été forcé de suivre une pseudo-thérapie avec d'autres membres récalcitrants.Sa femme enceinte a dû se cloîtrer deux semaines chez ses parents.Si Adam n'avait pas prêté un serment solennel d'obéissance à la communauté, il aurait dû se résoudre au divorce.Puis, à l'automne 2011, tout bascule à nouveau.Deux adolescentes israéliennes sont alors renvoyées dans leur pays par Immigration Canada, par crainte qu'on les marie de force à des hommes de Sainte-Agathe-des-Monts.À l'époque, tous les médias comparent le groupe à une secte.Adam, qui parle anglais, est appelé à la rescousse par ses leaders qui veulent se défendre et lui demandent de se servir de l'internet.Enfin lucide « Après être allé sur internet, j'ai bien dû dire à Helbrans que, d'après mes lectures, on était bel et bien une secte, mais que je pouvais tenter de prouver - à tort - qu'on n'en était pas une », relate-t-il.Enfin lucide, Adam prétend être vidé par sa thérapie.Il dort toute la journée.La nuit, il enseigne frénétiquement à sa femme tout ce qu'il a découvert au sujet des sectes.Enfin convaincu qu'elle ne le dénoncera plus, il lui propose à nouveau de s'enfuir.Elle accepte.Peu après, le jeune homme frappe à la porte d'un autre rabbin de la région, qui lui propose de cacher ses effets personnels dans son école et de l'amener à l'aéroport au moment propice.Adam profite de chaque visite au village pour lui apporter un petit paquet.Il achète un ordinateur.Se branche sur internet en secret.Et achète des billets pour son pays natal, le Danemark.« C'est ma famille qui avait envoyé l'argent, mais c'est ma femme qui a cliqué sur le bouton, je voulais être certain qu'on était dans le même bateau », a-t-il raconté au juge.Aujourd'hui père de deux enfants, Adam est revenu vivre à Montréal.Il dit avoir échappé aux menaces parce que son groupe savait qu'il était parti avec un ordinateur plein de documents compromettants.« Aujourd'hui, je suis obligé d'aider, a-t-il dit au juge.J'ai vu que tous les gens qui ont quitté la communauté sont incapables de vivre une vie normale.» PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Adam Brudzevski, un ancien membre de la secte Lev Tahor QUI DIT VRAI?«J\u2019étais abasourdie», a confié une travailleuse sociale de la DPJ, en racontant sa réaction, le 18 novembre, lorsqu\u2019elle a soudainement découvert les maisons désertées de ses petits protégés.Leurs parents avaient promis de collaborer, mais il s\u2019agissait finalement d\u2019une simple stratégie, croit-elle.Une semaine plus tard, les services sociaux ontariens ont visité deux des familles en fuite dans un motel.Les enfants faisaient des personnages de pâte à modeler et jouaient avec une voiture téléguidée, a rapporté l\u2019intervenante, qui voit là une entreprise de relations publiques.«C\u2019est de la poudre aux yeux, une mise en scène, s\u2019est-elle indignée devant le tribunal.Ces jeux sont totalement proscrits, même le rabbin ladmet.» Chose certaine, les gens de Lev Tahor nient en bloc tout ce dont on les accuse - en préférant souvent parler aux médias plutôt qu\u2019aux juges, du moins au Québec.Ils disent que les témoins mentent, exagèrent et qu\u2019on les persécute parce qu\u2019ils sont contre l\u2019Etat d\u2019Israël.couverts de champignons, a précisé l'intervenante.L'infection était si prononcée qu'on a dû lui passer une radiographie.» Le problème était apparemment très répandu chez les femmes de Lev Tahor, parce que le rabbin les forçait à porter des collants et des chaussettes en tout temps, même la nuit.Le jour, il fallait absolument ajouter des chaussures.Pour avoir osé se déchausser dans son appartement, la femme d'Adam Brudzevski a été dénoncée par sa sœur et bannie de chez ses parents.« Tous les membres du groupe étaient encouragés à s'épier les uns les autres », a-t-il enchaîné.Même à l'hôpital de Sainte-Agathe-des-Monts, les jeunes femmes devaient rester entièrement couvertes.« Elles accouchaient dans leurs grandes robes, avec leurs bas.Ce n'est pas du tout hygiénique pour le bébé», a souligné une travailleuse sociale.« Des gens dormaient devant sa porte» Très souvent, le rabbin s'improvisait psychiatre, a aussi découvert la DPJ.Shlomo Helbrans aurait ainsi envoyé une adolescente anxieuse chez le médecin, lui disant de réclamer les mêmes antipsychotiques que ceux de son mari.Les critiques du leader étaient contraints, eux aussi, de prendre toutes sortes de médicaments psychiatriques, a assuré Adam Brudzevski.Lui-même s'est vu imposer un diagnostic de « trouble de la personnalité limite» par le rabbin, ce dernier lui reprochant d'« interpréter négativement des choses positives».Autre punition classique: arracher les enfants à leurs parents pour les confier à d'autres familles.Une mère a appelé des proches israéliens à l'aide, disant que ses petits lui étaient enlevés à répétition.Quand la femme d'Adam Brudzevski est tombée enceinte, on lui a rappelé de bien obéir, dit-il, pour ne pas voir son nouveau-né confié à une autre famille.La jeune femme avait elle-même hébergé les enfants des autres à plusieurs reprises.«Un garçon de 4 ans ne voulait pas.Il avait crié et pleuré tout le long du chemin», a raconté le Montréalais.Selon lui, le rabbin manipulait aussi les parents d'un bébé mort dans la nuit (ayant sans doute suffoqué en dormant dans le lit de sa sœur) en disant qu'il s'agissait sûrement d'une punition divine et que d'autres malheurs pourraient s'abattre sur eux au moindre faux pas.« Parfois, il cessait aussi de parler et s'embarrait dans son appartement en menaçant d'abandonner la communauté, rapporte enfin l'ancien membre.Des gens dormaient devant sa porte parce qu'ils craignaient de le perdre.» Incapables de faire des additions Le 6 août 2013, la DPJ des Laurentides a fait une intervention massive, frappant à toutes les portes de la communauté.On a alors constaté que les enfants étaient incapables de faire des additions simples et ne comprenaient même pas pourquoi les travailleuses sociales parlaient français.«Ils disaient que c'était inutile d'apprendre parce que le Messie allait venir», a répété l'une d'elles.« Les garçons recevaient une éducation exclusivement religieuse, dans le seul but de comprendre les enseignements du rabbin, a confirmé Adam Brudzevski.Et les filles apprenaient quelques rudiments de mathématiques et d'anglais pour pouvoir tenir un foyer.» UNE FUITE ET DES POURSUITES 2013 18\tNOVEMBRE La majorité des 200 juifs ultra-orthodoxes de la secte Lev Tahor déserte Sainte-Agathe-des-Monts en pleine nuit afin d\u2019échapper au directeur de la protection de la jeunesse des Laurentides.Deux familles devaient comparaître au tribunal, la sécurité de leurs 14 enfants étant jugée compromise.Un an plus tôt, les enfants d\u2019autres familles du groupe avaient été placés en famille d\u2019accueil.19\tNOVEMBRE Les fuyards débarquent dans des motels et des petites maisons de Chatam-Kent, au sud-ouest de l\u2019Ontario.Ils disent s\u2019y être installés parce que les lois ontariennes sur l\u2019éducation à la maison leur semblaient moins strictes.25 NOVEMBRE La Cour du Québec décrète qu\u2019elle n\u2019a pas perdu son autorité pour décider du sort des 14 enfants jugés en péril par le DPJ.Elle émet des «ordres de rechercher et de ramener» à leur égard.27 NOVEMBRE En l\u2019absence des familles - restées sourdes à la convocation du tribunal -, le juge Pierre Hamel ordonne le placement temporaire et immédiat des enfants en famille d\u2019accueil, parce qu\u2019ils risquaient de subir des torts sérieux en restant avec leurs parents (négligence, mauvais traitements, mariages forcés).11 OU 12 DÉCEMBRE Le Toronto Star révèle que Lev Tahor a reçu des millions de dollars en dons de charité ces dernières années, mais a néanmoins laissé derrière lui des chèques sans provision, des factures et des avis d\u2019imposition impayés.Le groupe fait l\u2019objet de sept poursuites judiciaires à Saint-Jérôme.17 DÉCEMBRE Après avoir remarqué une ecchymose sur le visage d\u2019un tout-petit, les services sociaux ontariens retirent deux enfants (frère et sœur) à leurs parents.Pour les récupérer, cinq jours plus tard, ces derniers doivent promettre de renoncer aux châtiments corporels, d\u2019être suivis en santé mentale et de ne pas déménager.23 DÉCEMBRE La Société de protection de l\u2019enfance de Chatam-Kent demande au tribunal ontarien de faire appliquer l\u2019ordonnance québécoise.Le tribunal veut attendre que l\u2019aînée des enfants, déjà mère d\u2019un bébé à 14 ans, soit représentée par son propre avocat.2014 10 JANVIER L\u2019affaire est entendue par le juge Stephen Fuerth qui remet sa décision au 3 février.Les services sociaux ontariens plaident qu\u2019on ne peut laisser les parents changer de province pour échapper à la loi.L\u2019avocat du groupe rétorque que leur liberté de religion serait brimée au Québec.16 JANVIER La Cour lève l'interdit de publication demandé deux mois plus tôt par le DPJ pour empêcher les médias de rapporter les témoignages explosifs livrés au Québec, sous prétexte que cela pourrait précipiter un suicide collectif.Nouveauté Duos spéciaux pour Patrick Lagacé et Jean-Philippe Wauthier LES GARS DES VUES Ce soir 19h30 Suivez-nous Télé-Québec L\u2019AUTRE TÉLÉ Avec Les Satiriques Chaque semaine, une personnalité réalise son rêve ultime grâce aux maîtres des effets spéciaux. A10 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 17 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn NOUVEAU PONT CHAMPLAIN Le chantier risque d\u2019être perturbé, écrit Marois à Harper C - -\tV/?% Vft -, :_A_.-rf T Ipsees® Y2003\t80\t612 >\t2004\t84\t411 >2005\t92175 >2006\t95140 >\t2007\t90 657 >\t2008\t97 609 >2009\t102 087 >2010\t107 673 >2011\t107135 Source : Statistique Canada quelque part entre ne rien faire et faire des défusions.Je n'écarte pas l'idée qu'un jour, on en vienne aux défusions», dit Bob Bratina.La conclusion de cette étude ne surprend pas Peter Trent, maire de Westmount.« Je suis très content qu'on en arrive en Ontario aux mêmes conclusions que moi au Québec.Cela dit, le but de ces études, ce n'est pas nécessairement de dire aux gens qui nous ont imposé les fusions que leur geste était inutile, mais maintenant qu'on sait que les fusions ne règlent pas les problèmes, qu'est-ce qu'on fait?» Dans son livre La folie des grandeurs, paru en 2012, Peter Trent estime que les fusions coûtent chaque année 400 millions, soit un peu moins de 10 % du budget de la métropole.« L'objectif principal des fusions était de réduire la taille de l'appareil municipal, mais ce n'est pas ce qui s'est passé.Les villes ont grossi et grossi à un rythme beaucoup plus rapide.» \u2014 Tim Cobban, professeur à la Western University Vers l'aide médicale à mourir en 2015 PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Les gens atteints d'une maladie incurable, en fin de vie ou souffrants pourront demander à leur médecin de mettre fin à leurs jours, si le projet de loi du gouvernement est accepté.« L'hospitalisation gratuite est là pour rester», assure Hébert PAUL JOURNET QUÉBEC \u2014 Les Québécois devraient pouvoir réclamer l'aide médicale à mourir l'année prochaine.L'étude détaillée du projet de loi péquiste sur les soins en fin de vie s'est terminée hier.Le vote devrait se faire peu après le retour en Chambre, le 11 février.«C'est un exemple de parlementarisme comme on le souhaite, à son meilleur, avec en tête l'intérêt supérieur des citoyens du Québec», s'est réjouie Véronique Hivon, ministre déléguée aux Services sociaux.Les libéraux offrent le vote libre à leurs députés, qui sont partagés sur la question délicate.Les caquistes offrent aussi le vote libre, mais on s'attend à ce que la grande majorité donne son appui.L'adoption semble donc acquise.Malgré les désaccords, le débat s'est fait sur un ton «très serein», se félicite la ministre.La loi entrera en vigueur au plus tard 18 mois après son adoption.Mme Hivon souhaite toutefois procéder plus rapidement, si possible.Tous les établissements de santé devront se doter d'un protocole pour offrir ces nouveaux soins.Une commission sur les soins de fin de vie sera aussi mise en place.La loi doit améliorer l'accès aux soins en fin de vie, dont le financement a récemment été augmenté de 15 millions de dollars par année.Et elle mettra en place un nouveau soin, l'aide médicale à mourir.En commission parlementaire, le projet de loi a été amendé pour préciser certains termes de ce nouveau soin, qui sera encadré de façon «très stricte».Les malades atteints d'une maladie incurable, en « fin de vie », qui souffrent de façon constante pourront demander qu'un médecin leur donne la mort.Cette demande devra avoir été faite «de manière répétée», et à l'écrit, dans le respect du protocole établi.Il s'agit d'une réponse «faite de compassion et d'une grande humanité », dit la ministre Hivon.Chaque établissement devra offrir ce service.Pour des raisons de conscience, les médecins pourront toutefois refuser de donner la mort.Ils confieront alors le patient à un collègue.Dans les limites constitutionnelles Le Barreau du Québec, le Collège des médecins et les deux fédérations de médecins avaient appuyé le projet de loi.Il ne modifie pas le Code criminel, de compétence fédérale, qui interdit l'euthanasie.Québec agit dans les limites de ses compétences constitutionnelles, en modifiant les soins de santé.Hier, la Cour suprême du Canada a accepté d'entendre une cause sur le suicide assisté interdit par le Code criminel, au sujet de deux femmes atteintes d'une maladie incurable.« Ce sont deux processus tout à fait parallèles et séparés.Donc il n'y aurait pas d'impact, dans un sens ou dans l'autre », a précisé la ministre Hivon.HUGO PILON-LAROSE Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, exclut que la tarification des chambres en hospitalisation soit fonction du revenu des patients.« Je tiens à rassurer la population: l'hospitalisation gratuite est là pour rester et la tarification des chambres en fonction des revenus n'est pas une option », a indiqué M.Hébert par voie de communiqué.Le Ministère a mis sur pied un comité pour se pencher sur la question de la facturation des chambres.Aujourd'hui, l'hospitalisation en « salles », qui peuvent accueillir jusqu'à quatre patients, est gratuite.Ceux qui veulent une chambre à un ou deux lits doivent payer des frais supplémentaires.Québec reçoit annuellement 60 millions de dollars grâce à cette tarification.Or, les chambres à un lit se multiplient dans les hôpitaux, et le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) ainsi que le Centre hospitalier universitaire de l'Université de Montréal (CHUM) - aujourd'hui en construction - n'abriteront aucune salle.Pour pallier cette situation, le Ministère a envisagé la tarification des chambres en fonction du revenu, selon un reportage diffusé plus tôt cette semaine à Radio-Canada.Or, le ministère Hébert met le holà à cette idée.« L\u2019accessibilité et l'universalité des soins de santé sont un principe fondamental de notre système de santé au Québec.» \u2014 Réjean Hébert, ministre de la Santé « L'accessibilité et l'universalité des soins de santé sont un principe fondamental de notre système de santé au Québec.De ce fait, il est essentiel qu'il y ait une offre de chambres gratuites dans les hôpitaux et cela continuera d'être le cas, y compris pour les nouveaux établissements actuellement en construction, comme le CHUM et le CUSM», a affirmé le ministre Hébert.Le comité mis sur pied par le Ministère doit remettre son rapport d'ici un an.Virée gourmande et petites bouchées dans le quartier Villeray # A LA DI STASIQ Ce soir 20 h Avec Josée di Stasio Au menu : tartinade de tomates italiennes, persillade herbes et ricotta, brocoli grillé.Télé-Québec L\u2019AUTRE TÉLÉ LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 17 JANVIER 2014 A13 .ACTUALITÉS MONT KAAIKOP Les coupes autorisées à la veille du procès CHARLES CÔTÉ Alors que le dossier est sous le coup d'une injonction et retourne devant le tribunal ce matin, le ministère des Ressources naturelles (MRN) a délivré hier le permis de coupe visant le mont Kaaikop, dans les Laurentides.Le geste ne laisse aucun doute sur les intentions du gouvernement dans ce dossier, estime Claude Samson, membre de la Coalition pour la préservation du mont Kaaikop.« Ça prouve qu'ils se moquent des citoyens et de tous les éléments qu'on a mis sur la table », affirmé M.Samson à La Presse.« Ils peuvent bien délivrer un permis de coupe, mais l'injonction tient toujours, a-t-il ajouté.On maintient que notre dossier est valable et valide.» Il ajoute que le gouvernement a attendu à la dernière minute, hier, pour transmettre aux opposants à la coupe forestière les témoignages et documents qui seront présentés ce matin à la Cour supérieure.La Cour doit décider si elle prolonge l'injonction provisoire qu'elle a accordée à la fin de décembre à la municipalité de Sainte-Lucie-des-Laurentides.Sainte-Lucie s'oppose aux coupes de bois publiées en 2012 par le MRN mais passées inaperçues.Une vive opposition Le printemps dernier, la municipalité a présenté un projet d'aire protégée pour le mont Kaaikop, deuxième massif des Laurentides après le mont Tremblant.Devant le tribunal, la municipalité demande le report d'un an des coupes forestières d'une superficie de 180 hectares qui sont prévues dans les hauteurs du massif, le temps de faire des inventaires écologiques.L'opposition aux coupes réunit une large coalition, dont de nombreuses municipalités des Laurentides ainsi que la communauté des Mohawks de Kahnawake, qui vit dans une BB M J-:j \tiwjtàjyjEv\t\t\tF s».\t \tm&Mi'êak\t\t\t\t PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE La Presse a pu parcourir récemment une partie des zones visées par les coupes et repérer plusieurs arbres de taille impressionnante, notamment des sapins baumiers de près de 60 cm de diamètre.réserve juste au sud du mont Kaaikop.Le MRN n'a pas voulu commenter le dossier hier.Il a renvoyé La Presse au ministère de la Justice, qui n'a pas rappelé.Dans les documents transmis hier aux opposants, les témoins du MRN affirment que le projet de coupes au mont Kaaikop a fait l'objet des consultations prévues dans le nouveau régime forestier, ce que les opposants contestent.Le MRN affirme par ailleurs que des analyses effectuées entre 2006 et 2008 n'ont pas révélé la présence d'écosystèmes dignes d'être protégés sur le mont Kaaikop.Cependant, a appris La Presse, ces analyses ont été faites uniquement par cartographie aérienne, et non par une inspection du terrain.Le permis délivré hier est au profit du Groupe Crête Division Riopel, à Saint-Faustin-Lac-Carré.L'entreprise n'a pas rappelé La Presse hier.La Presse a pu parcourir récemment une partie des zones visées par les coupes et repérer plusieurs arbres de taille impressionnante, notamment des sapins baumiers de près de 60 cm de diamètre.Selon les cartes que La Presse a pu consulter, la principale cible de la coupe est une vieille sapinière de 68 hectares abritant des spécimens dont l'âge moyen atteint 90 ans.Cependant, affirme le MRN dans ses documents, le vent a fait tomber plusieurs arbres dans ce massif ancien, ce qui le condamne à moyen terme.Des experts consultés hier ont néanmoins invité le gouvernement à se montrer prudent dans le dossier.« Pour une scierie, plus le diamètre est gros, plus c'est intéressant, dit Alison Munson, professeure à la faculté de foresterie et géomatique à l'Université Laval.Mais en même temps, les arbres de cette taille sont de plus en plus rares.C'est donc aussi un enjeu écologique pour la province, le manque de vieilles forêts.Un enjeu clairement identifié par le Ministère.» «Il faudrait que des forêts comme celle-ci fassent l\u2019objet d\u2019une bonne discussion avant qu\u2019il y ait une récolte.» \u2014 Alison Munson, professeure à la faculté de foresterie et géomatique à l\u2019Université Laval Programme pour éliminer les vieux poêles et foyers à bois Un départ timide, mais «satisfaisant» KARIM BENESSAIEH Dans sa lutte contre les vieux poêles et foyers à bois, qu'on veut interdire à partir de 2020, Montréal a franchi une première et modeste étape.Depuis novembre 2011, son programme Feu vert, géré par Équiterre et qui offrait jusqu'à 900$ par subvention, a réussi à convaincre 2000 propriétaires de laisser tomber leur appareil polluant pour un modèle électrique, à granules ou au gaz.A ce bilan pourraient s'ajouter 2200 autres appareils, pour lesquels leurs propriétaires avait déposé une demande de subvention avant la date limite, le 20 décembre dernier, indique-t-on chez Équiterre.Le programme sera officiellement fermé le 31 mars prochain.Feu vert aura donc réussi à convaincre à peine 5 % des 85 000 propriétaires de poêles et foyers polluants de l'île de Montréal.Selon Isabelle Saint-Germain, directrice adjointe d'Équiterre, il s'agit somme toute d'un bilan satisfaisant, pour un programme qui vient d'atteindre sa vitesse de croisière.« Le projet roule super bien.On n'avait pas de comparatif, c'est un programme unique en Amérique du Nord.Il y avait beaucoup de travail à faire et on partait de zéro.» Avec un budget de 6 millions de dollars attribué par Québec, le programme aurait pu profiter à un maximum d'environ 6000 propriétaires.Équiterre souhaite qu'il soit prolongé, mais aucune annonce en ce sens n'est prévue.Règlement à peaufiner Une motion demandant l'élimination des foyers et des poêles utilisant un combustible solide d'ici le 31 décembre 2020 a été votée à la quasi-unanimité au conseil municipal de Montréal en juin dernier, par 45 voix contre 1.Le comité exécutif a adopté au mois d'août suivant un règlement interdisant en outre les nouvelles installations ou les remplacements par ce type d'appareil.La version définitive du règlement, toujours en rédaction, doit encore être votée par le conseil municipal, après une consultation publique dont la date n'a pas été fixée.On reproche essentiellement au chauffage au bois d'être la plus importante source d'émission de particules fines dans la métropole.En 2012, sur 49 jours recensés de mauvaise qualité de l'air, 41 étaient associés à l'utilisation de ce type de chauffage.Il aurait des effets importants sur la santé des personnes les plus vulnérables, et provoquerait des décès prématurés chez les personnes âgées, des bronchites infantiles aiguës et l'aggravation de l'asthme.Le programme Feu vert aura réussi à convaincre à peine 5 % des 85 000 propriétaires de poêles et foyers polluants de l\u2019île de Montréal.SUR LE PLATEAU Dany Turcotte Kim Thüy Ken Pereira Nathalie Bondil Antoine Bessette M DEUX HOMMES EN OR Ce soir 21 h Avec Patrick Lagacé et Jean-Philippe Wauthier O I * Télé-Québec L\u2019AUTRE TÉLÉ Suivez-nous A14 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 17 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE LUTTE AUX CARTELS MEXICAINS Le gouvernement Quand les civils prennent les choses en main EMMANUELLE STEELS COLLABORATION SPÉCIALE MEXICO - Une quasi-guerre civile règne au Mexique, dans l\u2019État du Michoacan, mettant aux prises des habitants armés avec les narcotrafiquants qu\u2019ils tentent de chasser.Le gouvernement a envoyé l\u2019armée pour rétablir l\u2019ordre, mais les militaires ont tiré sur des civils, aggravant la confusion.Quels sont les enjeux de ce conflit inédit?Le conflit pourrait être le « Viêtnam du gouvernement mexicain» Dans l\u2019État du Michoacan, dans l\u2019ouest du Mexique, le gouvernement tolère depuis un an les groupes d\u2019autodéfense qui résistent aux agressions du cartel des Chevaliers templiers.Ces civils armés sont parvenus à chasser les narcotrafiquants et à prendre le contrôle de 25 municipalités.Mais en début de semaine, alors que les affrontements s\u2019intensifient aux portes d\u2019Apatzingan, l\u2019un des bastions du cartel, le gouvernement a décidé d\u2019intervenir en envoyant l\u2019armée.C\u2019est que la région, abritant de nombreuses milices populaires et des criminels sanguinaires, s\u2019est entre-temps transformée en poudrière.La confusion règne chez les autorités, qui refusent de laisser dégénérer ce conflit armé, mais ne peuvent combattre ces groupes civils soutenus par la population.Romain Le Cour Grandmaison, spécialiste de cette région au centre de recherche Noria, affirme: «Le Michoacan, ça risque d\u2019être le Viêtnam de ce gouvernement.» PHOTO HECTOR GUERRERO, AGENCE FRANCE-PRESSE Face à l\u2019impuissance de l\u2019armée, certaines communautés du Michoacan ont décidé de se défendre elles-mêmes contre les narcotrafiquants.¦.' \u2018 m&mmm t ïi.-\\ La population appuie les groupes d\u2019autodéfense Même s\u2019il tolère leur existence, le gouvernement n\u2019a cessé de souligner l\u2019illégalité des groupes d\u2019autodéfense.«Nous ne sommes pas des criminels, nous savons que nous sommes illégalement armés, mais avons-nous le choix?», se demandait il y a quelques mois José Manuel Mireles, le leader charismatique de la résistance populaire au Michoacan, lors d\u2019un entretien avec La Presse.«Nous voulons déposer les armes et vivre en paix, mais pour le moment, notre seule intention est de nous défendre», ajoutait ce médecin, qui est aujourd\u2019hui convalescent après avoir été grièvement blessé lors d\u2019un accident d\u2019avion.Au Michoacan, de plus en plus d\u2019habitants sont convaincus que, face à la corruption et l\u2019abandon des autorités, le peuple doit assurer sa propre défense.17 au 20 janvier ente démo Un concentré de tous les échecs C\u2019est ce qu\u2019affirment les éditorialistes mexicains, rappelant le chapelet de maux qui accablent cet État: corruption, extorsion, exécutions, «narcofosses» dans lesquelles les cartels se débarrassent des corps de leurs victimes.En mai déjà, le gouvernement avait envoyé des troupes militaires au Michoacan pour «reprendre le territoire».Sans succès.La violence et les morts n\u2019ont fait qu\u2019augmenter.Le président Enrique Pena Nieto s\u2019était engagé à mettre sur les rails une nouvelle stratégie contre le crime organisé, mais il privilégie, à l\u2019instar de son prédécesseur Felipe Calderon, la voie militaire.ne sait pas qui désarmer « Le gouvernement veut nous enlever nos armes, mais nous ne nous laisserons pas faire.Nous n\u2019allons pas nous retirer tant que les leaders du cartel ne seront pas capturés.» C\u2019est ce qu\u2019explique à La Presse Arturo Barragan, porte-parole des groupes d'autodéfense.Les militaires envoyés au Michoacan ont amorcé leur mission de désarmement des civils avec une bavure, lundi soir: ils ont tiré sur des villageois et tué deux personnes.Les autorités ont alors restitué leurs armes aux milices civiles, tout en leur demandant d\u2019interrompre leurs patrouilles armées.«Qu\u2019on désarme d\u2019abord les criminels qui nous attaquent!», réclament les milices d\u2019autodéfense.Mercredi, le gouvernement annonçait l\u2019arrestation de l\u2019un des leaders des Chevaliers templiers, un geste destiné à calmer la population.Des champions de la corruption Mi-secte, mi-cartel, les Caballeros Templarios, nom inspiré des corps armés assurant la protection des croisés, au Moyen Âge, contrôlent une part importante de la production et du trafic de drogues.Ils pratiquent l\u2019extorsion systématique à la population et exercent une emprise croissante sur le commerce dans la région.Tout cela grâce à leur capacité de corruption.«Le degré de collusion avec les autorités et l\u2019imbrication politique des Chevaliers templiers sont supérieurs à ceux d\u2019autres cartels au Mexique», explique Romain Le Cour Grandmaison.Après le siège d\u2019Apatzingan, les narcotrafiquants auraient fui dans la sierra.Mais ils conservent une base sociale et plusieurs fiefs importants au Michoacan.Nous sommes heureux de vous inviter à notre solde annuel de produits en montre, où vous pourrez profiter d\u2019offres spéciales sur 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