La presse, 30 janvier 2014, C. Arts
[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL JEUDI 30 JANVIER 2014 MUSIQUE LE DERNIER ALBUM DE MARIO PELCHAT?PAGE 3 LA PRESSE NATHALIE PETROWSKI LE CINÉMA QUÉBÉCOIS EN QUÊTE DE PUBLIC PAGE 2 HUGO DUMAS UN FORT PARFUM DE SCANDAL À SÉRIES+ PAGE 3 ARTS V VIDÉO Mario Saint-Amand parle de la genèse de son nouvel album 22 Câline de blues à lapresse.ca/mario v'iï'-:.SUPER BOWL XLVIII DEUXIÈME TOUCHÉ POUR - ; ' \u2014 niii SBffS SJ ACTORY iLiiLüJ Jkiëêjœ 'tSî& ^ > wtmm MARIO CLOUTIER un tronçon de 14 intersections sur Broadway.Le spectacle a lieu toutes les 30 minutes chaque soir.Il comprend des séquences d'animation 2D et 3D ainsi que des images d'archives de la National Football League (NFL).«C'est un événement majeur au cœur de New York, souligne Éric Fournier, partenaire et producteur exécutif de l'événement.Les rues sont fermées pour accueillir les activités entourant le match.Depuis le début, la NFL et le magasin Macy's sont impliqués, et l'hôtel Marriott également, puisque nos équipes y sont installées pour faire les projections.C'est une très belle collaboration.» Moment Factory a participé au spectacle de la mi-temps du 46e Super Bowl il y a deux ans avec Madonna.Nelson de Robles, réalisateur, et Stéphane Raymond, producteur, étaient également de la partie.La firme montréalaise Moment Factory marque de nouveau des points au Super Bowl.Dans le cadre des activités entourant le match de dimanche, Moment Factory diffuse en plein cœur de New York - sur la façade du célèbre magasin Macy's - une création multimédia de huit minutes tous les soirs jusqu'à samedi.Cette présentation est l'une des principales attractions se déroulant dans UB'SÆi JLI F fiaiWii\tiFi»n ¦ 1\t\tiSsJll [P\u2014\t\t PHOTO FOURNIE PAR MOMENT FACTORY \t\t\t\tII ¦\t\tI\tII ¦ m\t\t\t\t\t¦\t\t ¦\t¦ D\t\tE\t¦\t\t\t £\t1\tA\ti\t\ti\t°\t¦ ¦\t\t\t\t¦\t\t\t \t\t¦\t\t\t\t\t \\CoI IGldC°0»Ed DAI b I A dd=m= .Facile, simple et amusant ! Complétez votre grille de mots croisés tous les jours dans La Presse+ à la fin de la section Pause*.À vous de jouer ! LA PRESSE f Découvrez-en plus à LaPressePlus.ca *Le dimanche à la fin de la section Arts. ARTS LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 30 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS Public, où es-tu ?NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Monique Simard est une irréductible optimiste.J'en ai pour preuve ses déclarations dans La Presse de samedi.Interrogée sur la crise du cinéma québécois, l'exsyndicaliste et nouvelle PDG de la SODEC croit fermement qu'il y a moyen d'augmenter le nombre de spectateurs dans les salles.Son objectif?Faire passer la part de marché des films québécois de 5,6% à 11%.Si j'avais participé à cette rencontre de presse avec la nouvelle PDG, je n'aurais eu qu'une seule question pour elle: comment?Comment ramener le public devant des films qu'il boude de plus en plus?Comment l'arracher à son écran de télé où il regarde La voix en boucle?Comment l'extirper du cocon de son cinéma maison?Comment le convaincre que les réalités décrites dans les films québécois le concernent personnellement?Comment lui faire comprendre qu'on ne peut pas passer sa vie à vivre par procuration à travers les histoires des autres?Comment le persuader de la nécessité d'adhérer à ses propres histoires, qu'elles soient drôles, belles, misérables ou tristes ?Le déclin du cinéma québécois en salle n'est pas nouveau et il n'est pas propre au Québec.Le phénomène est mondial.Partout sur la planète, les cinémas maison, doublés d'un accès immédiat à une banque de films fournis par Netflix, illico ou Hulu, s'attirent les faveurs des cinéphiles.Malgré tout, les gens continuent d'aller au cinéma.Le confort domestique n'a pas tué l'expérience cinématographique.Mais cette expérience est de plus en plus fragilisée.PHOTO FOURNIE PAR FUN FILM Pierrette Robitaille et Romane Bohringer dans le long métrage Vic + Flo ont vu un ours, de Denis Côté.Au Québec, par contre, je ne suis pas convaincue que l'invasion numérique est la seule raison qui tient le public loin des salles où sont diffusés les films qu'il a pourtant payés avec ses impôts.Il y a en partant un gros problème de perception.Trop de spectateurs potentiels sont persuadés que les films québécois sont plates et déprimants.Et je ne parle pas de parfaits abrutis.Je parle de gens éduqués, cultivés, informés qui n'hésitent pas à affirmer, entre deux bières ou autour d'une bonne bouteille de vin, que les films québécois sont plates même s'ils n'en ont pas vu un depuis 20 ans.Et ils ne sont pas les seuls ! Mais sous ce problème de perception qui relève à la fois de l'autodénigrement ou du complexe, se cache en fin de compte un problème d'éducation.Pour apprécier un film exigeant, qui n'est pas divertissant mais qui n'en demeure pas moins pertinent, il faut savoir lire les codes, saisir les nuances du langage cinématographique et cultiver une certaine distance qui permet de réfléchir au lieu de juger.Cela ne se fait pas du jour au lendemain.Cela prend de l'ouverture d'esprit, de la curiosité et un certain apprentissage.Or, qui s'est occupé de faciliter l'apprentissage du public en matière de cinéma?Personne.Il n'y a plus d'émissions de cinéma à la télé.Peu à la radio.On fait la promotion des films mais jamais celle du cinéma comme forme d'art, comme forme d'expression collective et comme source d'identité nationale.Le paradoxe, c'est qu'au cours des 20 dernières années, le cinéma québécois a fait des progrès spectaculaires tant sur le plan technique, visuel, scé-naristique que sur le plan de son rayonnement.Alors que les cinéastes de la génération des années 60 et 70 ont appris sur le tas, les cinéastes d'aujourd'hui ont étudié le cinéma à l'université ou dans les écoles de cinéma et sont arrivés sur le plateau de leur premier long métrage mieux armés.Les cinéastes ont évolué mais le public lui, pourquoi n'a-t-il pas évolué au même rythme ?Après avoir ri aux Boys, pleuré à Séraphin, pourquoi le public québécois n'a-t-il pas eu envie de goûter aux films déroutants de Denis Côté ?Pourquoi le goût d'un cinéma plus poussé ne s'est-il pas acquis de la même manière que le goût pour la gastronomie ?Chez nous, l'évolution des goûts en matière culinaire des consommateurs est allée de pair avec celle des chefs et des producteurs.Il n'y a pas eu de rupture entre les deux, mais un travail en amont, réciproque et partagé.Il faudrait qu'il en soit de même pour le cinéma québécois.Il faudrait aussi que, dans un effort concerté, le gouvernement, les télédiffuseurs et des organismes comme la SODEC lancent une grande offensive de sensibilisation et de promotion de notre cinéma.Pas seulement pour le cinéma grand public, nécessaire et vital.Pour tous les types de cinéma qui racontent nos grandes et nos petites histoires.Les scénaristes auront leur part à faire en écrivant des histoires qui touchent les gens.Les réalisateurs et les producteurs aussi, afin que les films soient mieux construits, mieux ficelés, meilleurs en somme.Mais tout ce travail sera vain et inutile si on ne se préoccupe pas du public et de son éducation.On ne demande pas grand-chose au public.Seulement d'être présent dans la salle, d'ouvrir son esprit et de donner une chance à son propre cinéma.a Pour joindre notre chroniqueur: nathalie.petrowski@lapresse.ca Je ne parle pas de parfaits abrutis.Je parle de gens éduqués, cultivés, informés qui n hésitent pas à affirmer que les films québécois sont « plates » même s\u2019ils n\u2019en ont pas vu un depuis 20 ans.CONSEIL DES ARTS ET DES LETTRES DU QUEBEC Nouvelle vision et Un vent de changement souffle sur le CALQ.Son nouveau président, Stéphan La Roche, veut adapter l\u2019organisme aux dernières mutations du monde artistique.plus d\u2019argent va?PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Le nouveau président du Conseil des arts et des lettres du Québec, Stéphan La Roche, a revu l\u2019organisation de son organisme depuis son arrivée.QUÉBEC À VENISE LAN PROCHAIN MARIO CLOUTIER M.La Roche se dit optimiste par rapport à l'augmentation du budget du Conseil des arts et lettres du Québec (CALQ) dans les prochaines semaines.Il n'a pas voulu dire que les souhaits du Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) - une augmentation de 13 millions du budget du CALQ - seront complètement exaucés, mais il croit que son organisme trouvera de bonnes nouvelles dans le prochain budget du ministre des Finances, Nicolas Marceau.«Je suis optimiste, déclare-t-il, souriant.Si j'étais pessimiste, je ne serais pas avec vous aujourd'hui.» En poste depuis neuf mois et pour cinq ans, Stéphan La Roche parle avec assurance de la nouvelle vision qu'il est en train de mettre en place au CALQ et pour laquelle de nouveaux deniers seraient d'un grand secours, avoue-t-il.Les demandes de bourses et de subventions des artistes et des organismes culturels sont en hausse, et le CALQ peine à répondre à la demande.« C'est un signe de vitalité de la culture québécoise.Ça crée une pression à l'interne.Alors toute aide financière supplémentaire serait la bienvenue », dit-il.Réalités d\u2019aujourd\u2019hui Le PDG du CALQ a déjà revu l'organisation de son organisme pour qu'il réponde davantage aux nouvelles réalités, comme le fait que les frontières entre les disciplines artistiques s'estompent de plus en plus.« Il y a des danseurs qui font de la vidéo, souligne-t-il, des artistes visuels qui réalisent des scénographies.Il fallait que le CALQ prenne cette option rapidement.Il faut adapter les programmes, les critères, les jurys.» Le président a également lancé quatre chantiers - le numérique, la diversité culturelle, le rayonnement et les changements démographiques - qui aideront l'organisme à mieux orienter son aide financière d'ici 18 mois.La priorité reste le soutien à la création, mais Stéphan La Roche est conscient des baisses d'assistances, donc de l'importance du public et de son renouvellement, notamment auprès des communautés culturelles.« Il faut miser sur nos succès, comme on le fait présentement au théâtre, croit-il.Le lien avec le milieu de l'éducation, il faut le maintenir.Et aussi, il faut améliorer la sensibilisation et la promotion.Il y a du travail pour faire croître le public.D'autant plus que nos créateurs sont parmi les meilleurs au monde.» Numérique Stéphan La Roche croit également que des collaborations avec la SODEC - qui aident davantage les entreprises culturelles - sont souhaitables, notamment d'éventuels programmes conjoints pour le secteur numérique, en littérature notamment.Autre problématique québécoise francophone : le mécénat culturel.Questionné à ce sujet, M.La Roche avoue que le retard est là.Du même souffle, il ajoute que des progrès ont déjà été réalisés.« Notre programme Placement culture a donné des résultats étonnants, parce ce sont les petites organisations en région qui en ont le plus profité.Dorénavant, nous allons aussi aider les organisations plus jeunes qui ont besoin de fonds immédiatement et celles qui font des tournées à l'étranger.» Le président du CALQ, Stéphan La Roche, promet que le Québec sera de nouveau présent à la Biennale dart contemporain de Venise en 2015.«Sans être un pavillon du Québec à Venise, il y a aura une action posée à la Biennale avec, peut-être, plus qu\u2019un artiste.D\u2019autant plus que la délégation générale du Québec à Rome fêtera son 50e anniversaire», précise-t-il.Lan dernier, lartiste québécoise Raphaëlle de Groot avait impressionné les visiteurs de Venise avec une performance haute en couleur où elle déambulait pratiquement à laveugle parmi la foule et sur une gondole.Il y a fort à parier qu\u2019une autre performance aurait aussi lieu lan prochain.Stéphan La Roche se dit d\u2019ailleurs « ravi » de l\u2019effervescence des arts visuels québécois depuis cinq ans.«Le principal défi est le rayonnement à l\u2019étranger, dit-il.Il y a un retard à ce sujet.On va mettre laccent là-dessus en participant davantage aux Biennales.» \u2014 Mario Cloutier LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 30 JANVIER 2014 ARTS 3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS Enfin, un nouveau « Scandal » HUGO DUMAS CHRONIQUE Cela fera bientôt deux interminables mois que nous, les fans finis du feuilleton Scandal du réseau ABC, n'avons pas eu de nouvelles de notre papesse de la gestion de crise, Olivia Pope, et de ses valeureux gladiateurs.La troisième saison ne reprendra que le 27 février et, bien franchement, c'est long longtemps.Si vous ne connaissez pas encore Scandal, voici votre chance d'embarquer dans ce train télévisuel qui vous transportera dans les recoins les plus sombres et les plus palpitants de Washington.La chaîne spécialisée Séries+ entame ce soir à 20h la diffusion de Scandale à partir du tout premier épisode.C'est le genre d'émission dont les détails vous obséderont: les chics manteaux couleur crème de l'héroïne, la consommation excessive de vin rouge et de café des protagonistes, les habits impeccables de Harrison, les clics d'appareils photo, tout ça est hypnotisant.Scandale incorpore habilement des intrigues politiques extra salées à la Maison-Blanche, des histoires d'espionnage abracadabrantes au sein de la CIA et de croustillants jeux de coulisses médiatiques.Plus les saisons avancent, plus cette télésérie prend des allures de Homeland en nous abandonnant tous les jeudis soirs sur un punch incroyable.Mais ne brûlons pas d'intrigues pour les non-initiés.Véritable phénomène de culture populaire aux États-Unis, Scandal tourne autour d'Olivia Pope (Kerry Washington), qui dirige une firme très particulière dont la mission est de sortir du pétrin des clients vraiment mal pris.Une sorte de Mirador, mais en version extrême.Car, dans le cabinet d'Olivia Pope, il y a des avocats, un ancien agent du renseignement et une détective qui transgressent allègrement les lois pour obtenir leurs précieux renseignements.Les associés mercenaires d'Olivia Pope, qu'elle surnomme ses gladiateurs, lui vouent une fidélité indéfectible.Ils forment une sorte de famille dysfonctionnelle assoiffée de justice.Ces gladiateurs des temps modernes travaillent tellement qu'ils ont à peine le temps d'avoir une vie personnelle, à part la tranchante Olivia, qui a été l'amante du président des États-Unis.Mais ça, ce n'est qu'un des 175 détails juteux de l'histoire.Intrigants indices Quelques hypothèses sur Mémoires vives, voulez-vous ?Dans l'épisode diffusé mardi soir, Francine (Véronique Le Flaguais) a commis un lapsus très révélateur en parlant de « ses enfants » et non de «son enfant» Nicolas (Patrick Drolet).Ce n'est pas un détail anodin, car l'auteure Chantal Cadieux sème toujours ses indices avec précaution.Devrait-on comprendre que Francine pourrait être la mère d'un autre personnage dans le téléroman?Sinon, comment peut-elle être certaine que Laurie, qu'elle jure avoir vue au Pérou, est toujours vivante ?Mystère.Autre information croustillante qui a filtré mardi : Antoine (Albert Millaire) a parlé à Christian (Frédérick De Grandpré) d'un bar de danseuses à Saint-Hilaire.Un instant, ici.Serait-ce dans cet établissement que Samantha (Maude Guérin) aurait dévoilé ses charmes dans le passé?Et j If i «C\t» Pli\ti1 1 X-i\t \t- EM \tnon*\t«» f\tY \u2014 THÉ\t \t\tL\ty ¦ jf _\tjm\t PHOTO FOURNIE PAR ABC La série Scandal, créée par ABC, met en vedette Kerry Washington (au premier plan) qui incarne Olivia Pope, une spécialiste des relations publiques extrêmes à Washington.c'est sûrement dans ce cabaret que Samantha et la très perdue Johanne (Sophie Bourgeois) se sont croisées.Le personnage amnésique de Johanne, qui flotte présentement dans l'intrigue, ne s'accroche pas chez Samantha pour rien.Cette Johanne jouera un rôle-clé dans le rapiéçage de ce passé tordu, je le sens.C'est louche, également, que Christian soit aussi dévoué, disponible, affable, calme et parfait.Lui aussi cache un secret très noir, ça se sent de Havre-Saint-Pierre jusqu'à Montréal.Le dernier épisode de Mémoires vives a attiré 860 000 curieux à Radio-Canada, en légère avance par rapport au téléroman rival O' de TVA (816 000).Unité 9 a fait le bonheur de 1 645 000 téléspectateurs, contre 827 000 qui ont préféré Destinées.Party chez Stéphane ! Aimeriez-vous aller dans un party privé donné par Stéphane Rousseau?C'est ce que proposera Sur invitation seulement, une série de 10 émissions d'une heure que le populaire humoriste présentera cet automne sur les ondes de TVA.Concept?Toutes les semaines, Stéphane Rousseau accueillera dans une vraie maison deux duos d'amis du showbiz qui se connaissent bien, question d'installer une ambiance décontractée.Ces amis viendront faire la fête avec leur entourage et il y aura un band dans la résidence cossue, de même que de l'alcool.Pendant l'émission, les invités s'affronteront dans divers jeux, subiront des conséquences, décrocheront des privilèges, répondront à des questions irrévérencieuses, bref TVA souhaite que la fête lève chez l'hôte.Les invités s'y rendront toujours en taxi et les tournages ne démarreront jamais avant 21 h afin de recréer le vrai feeling d'une soirée festive.V a aussi annoncé l'ajout d'une nouvelle émission à sa grille d'hiver: Les champions du web, qui réunira les meilleures vidéos virales de la semaine.Un peu dans l'esprit de ce qui se fabrique déjà à Vlog chez TVA ou à Buzz à MusiquePlus.C'est l'humoriste Billy Tellier qui pilotera et commentera Les champions du web, une (autre) adaptation d'un concept étranger, Heroes of the Internet, provenant de la même usine que Les détestables.La première des Champions du web est prévue le lundi 24 février à 19h30.MUSIQUE Mario Pelchat veut cesser d\u2019enregistrer des albums CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE Mario Pelchat a semé l'émoi sur Facebook, hier matin, en déclarant que l'album sur lequel il travaille présentement serait son dernier.Après avoir partagé sur le média social un texte de La Presse annonçant que la chaîne Renaud-Bray abolissait le poste de disquaire, il a écrit: « Renaud Bray annonce ce matin l'abolition de vente de disques (sic), je regarde aller notre métier et je suis vraiment découragé.Je vais donc continuer d'enregistrer mon album en cours parce qu'il est déjà amorcé mais ce sera hélas mon dernier.Autrement je vais me ruiner si je continue de faire des disques que personne ne veut acheter.« Ça m'attriste, mais c'est ainsi.Si j'avais tout l'argent du monde, je continuerais car j'aime créer.Mais créer pour perdre des 100 000$ à chaque nouveau projet, de un je ne peux pas faire ça très longtemps, et de deux, ça n'a rien de stimulant.» Commentaires d'admirateurs Son message a suscité de nombreux commentaires d'admirateurs déçus d'apprendre la nouvelle.En 2011, le dernier album de Mario Pelchat, Toujours de nous, lui a valu un disque d'or, ce qui, au Québec, représente 40 000 exemplaires vendus.Le chanteur, qui est aussi producteur, a produit l'album du chanteur country Paul Daraîche Mes amours, mes amis, qui s'est vendu à plus de 100 000 exemplaires.Il est également l'agent de la chanteuse Nadja.Contacté par La Presse, Mario Pelchat a fait savoir par l'intermédiaire de son attachée de presse, Narimane Doumandji, qu'il ne commenterait pas davantage le sujet soulevé dans son statut Facebook.« Créer pour perdre des 100 000$ à chaque nouveau projet, de un je ne peux pas faire ça très longtemps, et de deux, ça n\u2019a rien de stimulant.» \u2014 Mario Pelchat «Mario fête ses 50 ans ce week-end et il a dit ce qu'il avait à dire pour l'instant.Nous allons réserver les entrevues pour la sortie du prochain extrait de son album, qui aura lieu prochainement », a expliqué Mme Doumandji.Elle a également annoncé que la sortie du prochain album du chanteur, qui devait avoir lieu en avril, était reportée en août.LliJj INFORMATION CULTURELLE BILLETS AU TARIF RÉGULIER ET DE DERNIÈRE MINUTE \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t C\u2019EST ÇA! COMÉDIE [Humour]\t Théâtre Sainte-Catherine\\ Ce soir, 20 h 30\t\t11,00$ Rég.:16,00 $ ^ LECARROUSEL [Théâtre]\t ^ Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui \\ Ce soir, demain et 1er février, 20 h\t\t\t26,95$\t Rég.: 37,60 $ LE SOUFLEUR DE VERRE [Théâtre]\t Espace Libre \\ Ce soir et demain, 20 h et le 1er février, 16 h\t\t25,95$ Rég.: 34,00 $ ^ LES AVENTURIERS VOYAGEURS: LA CALIFORNIE [Cinéma] \t ^ Cinéma Beaubien \\ Ce soir, 19 h\t\t12,00 $ Rég.: 14,75 $ MOI, FEUERBACH [Théâtre]\t Théâtre Prospero \\ Ce soir, 20 h\t\t30,35$ Rég.: 38,35 $ ^ OBE [Arts Visuels et Médiatiques]\t ~\tSociété des arts technologiques fSAT] \\ Ce soir et demain, 19 h\t\t11,00$ Rég.: 18,95 $ OFFRE SPÉCIALE 4 BILLETS | IGLOOFEST [Musique]\t Quai Jacques-Cartier \\ Ce soir, 19 h\t\t50,00 $ Rég.: 80,00 $ ^ SOIRÉE FLAMENCA! [Variétés] \t w Le Balcon \\ Ce soir, 20 h\t\t22,60$ Rég.: 28,35 $ THE NUTCRACKER [Danse] (photo)\t Tangente au Monument-National \\ Demain et 1er février, 19 h 30 | 2 février, 16 h .\t24,80 $ Rég.: 28,90 $ ^ LES SAMEDIS SONT À30$ POUR LES 18-30 ANS [Théâtre]\t ^ Esprit de famille \\ Théâtre Jean-Duceppe - Place des Arts \\ 1er février, 20 h 30\t\t30,00 $ Rég.: 44,00 $ ME SO YOU SO ME [Danse] \t Théâtre de la ville \\ 1er février, 20 h\t\t24,35$ Rég.: 29,95 $ ^ ROCK\u2019N\u2019CONTE [Musique]\t ^ Cabaret Lion d\u2019Or \\ 1er février, 20 h\t\t16,25$ Rég.: 22,50$ CONTEUR TOUT TERRAIN, PREMIÈRE ESCALE [Littérature et poésie].Le Gainzbar \\ 2 février, 19 h 30\t\t6,75$ Rég.: 12,50$ ^ Centre Segal \\ 3 février, 20 h\t\t33,15$ Rég.: 40,95 $ Montréal© Montreal |*| LA SAINT VALENTIN AVEC MICHGL LOUVAIN FEVRIER SPECTACLE 20H 30 gPisil OUVERTURE 14 FÉVRIER 15 FÉVRIER 5723 AVENUE DU PARC POUR LA LOCATION DU THÉÂTRE: (514) 268-7069 ça ¦ >lÿ22/23/£0 FiWrif.i .i JyyLu.RIALTO PRGLIRRD EN CONCERT LS nARS ED14 21-23,28 FEVRIER 15 MARS lARCHEf - ~ 16 MAI 2014 16 MAI MARS 2014 23 MAI.2014 SPECTACLE 20H30 SYLVAIN GOSSETTS LA TOURNÉE RÉTROSPECTIVE INCLUANT TOUS LES SUCCÈS 22 MARS MAI THEATRERIALTO.CA billetterie; (514) 770-7773 4 A RTS LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 30 JANVIER 2014 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN ARTS Un théâtre de quartier Danse Les Ballets Jazz en Israël VÉRONIQUE LAUZON Contrairement à d'autres églises de Montréal, celle de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours n'a pas été convertie en condos.Groupe Paradoxe, qui offre une formation en arts de la scène à de jeunes adultes en difficulté, a acheté l'église du sud-ouest de la ville pour y installer son école vouée à la réinsertion scolaire et y construire une salle de spectacle professionnelle.Les 12 et 14 février, la comédie musicale Paris-New York! de Juste pour rire inaugurera cette salle de spectacle toute particulière.Tout au long de l'année, les Isabelle Boulay et Michel Rivard seront invités à faire vibrer les vitraux de l'église.Mais aussi, des fêtes de voisins et des spectacles d'enfants du quartier feront le bonheur des familles de Ville-Émard.«Vous savez, à l'époque, dans un quartier, l'église était un rassemblement social.Ça se passait le dimanche et il y avait ce que nous appelions les discussions de perron.C'était là, le rassemblement.Le théâtre de quartier, c'est un peu la même chose», explique le directeur du Théâtre Paradoxe, Luc Laperrière.Dimension sociale Le directeur du Théâtre Paradoxe est l'ancien propriétaire du Théâtre Corona.En 2010, après la vente de cette salle, il se disait qu'il était peut-être temps de s'éloigner PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Gérald St-Georges et Luc Laperrière ont converti à Ville-Émard une église en salle de spectacle pour créer une école artistique destinée aux enfants.du milieu du spectacle : « J'avais fait le tour du jardin, comme on dit.» Mais son ami, Gérald St-Georges, ne voyait pas les choses du même œil.En tant que directeur général de Groupe Paradoxe, qui permet à de jeunes adultes de vivre une réinsertion, il rêvait d'acheter une église et de la transformer en salle de spectacle.Et, surtout, d'utiliser le sous-sol de cet édifice religieux pour donner une école à ses élèves.Devant l'aspect social du projet, Luc Laperrière n'a pas pu résister: «À mon âge, c'est de travailler avec les jeunes qui m'a motivé.Je trouve ça très dynamique d'être près d'eux et de travailler avec des jeunes qui ont connu des difficultés et qui ont décidé de se prendre en main.» En plus de la dizaine de jeunes adultes qui apprennent les rudiments de la vidéo et des techniques de scène dans les nouveaux locaux situés au sous-sol, quatorze personnes seront bientôt logées dans l'ancien presbytère : « Groupe Paradoxe va donc offrir de l'habitation sociale de courte durée», ajoute Luc Laperrière.Les soirs de spectacle, les visiteurs pourront aussi garer leur voiture à l'école, située tout près du théâtre: «Ce sera bien sûr un stationnement payant et une partie de l'argent ira aux enfants de l'école », dit avec fierté le directeur du Théâtre Paradoxe, qui sait très bien qu'il a emménagé dans un quartier modeste.Après un investissement de 2,7 millions de dollars dans ce projet, Luc Laperrière et Gérald St-Georges espèrent de tout cœur que les résidants se réapproprieront leur ancienne église.Les Ballets Jazz de Montréal (BJM) entameront dimanche une tournée d\u2019une semaine en Israël, qui fera escale à l\u2019Opera House de Tel-Aviv, au Jerusalem Theatre et à l\u2019Haifa Auditorium.Parmi les pièces présentées, notons Harry, une création offerte en 2012 aux danseurs des BJM par le chorégraphe israélo-américain Barak Marshall.Après Israël, la compagnie s\u2019envolera vers l\u2019Europe, où elle se produira en Slovénie, en Italie, en Allemagne et en France.\u2014 La Presse Musique Arcade Fire en Haïti Tout juste avant le lancement de la tournée Reflektor, le 6 mars, à Louisville (Kentucky), le groupe montréalais Arcade Fire participera à un spectacle en plein air, le 21 février à Jacmel, dans le cadre des festivités carnavalesques de la ville.La rumeur a été confirmée hier sur Twitter.Arcade Fire, qui soutient la fondation KANPE en Haïti, n\u2019a jamais caché l\u2019influence de ce pays lors de la création de Reflektor.Les Montréalais pourront voir le groupe le 30 août au parc Jean-Drapeau.\u2014 Chantal Guy LA PRESSE QUEBEC ITEITI r7j CINEMA\tJ GAGNEZ L\u2019UN DES 25 LAISSEZ-PASSER DOUBLES POUR ASSISTER À LA PREMIÈRE EN PRÉSENCE DES ARTISTES ET ARTISANS DU FILM UN FILM DE PODZ MIRACULUM ÉCRIT PAR GABRIEL SABOURIN LES RENDEZ-VOUS DU CINEMA QUEBECOIS 20» FILM D\u2019OUVERTURE ROBIN AUBERT\tANNE DORVAL\tGILBERT SICOTTE MARILYN CASTONGUAY\tJULIEN POULIN\tLOUISE TURCOT XAVIER DOLAN\tGABRIEL SABOURIN JEAN NICOLAS VERREAULT JEUDI LE 20 FÉVRIER À19H AU CINÉMA IMPÉRIAL CENTRE SANDRA & LEO KOLBER, SALLE LUCIE ET ANDRÉ CHAGNON (1430, rue Bleury) Pour participer, visitez concoursLesFilmsSevNle.com L'annonce promotionnelle est publiée dans La Presse le 30 et le 31 janvier ainsi que le 1er février 2014.Le concours débute sur le site web le jeudi 30 janvier 2014 et se termine le mercredi 5 février 2014.Le tirage au hasard aura lieu le jeudi 6 février 2014.Les 25 gagnants recevront leur prix par la poste.Valeur totale des prix: 500$.Règlements du concours disponibles chez Les Films Séville et sur www.concoursLesFilmsSeville.com.AU CINÉMA DÈS LE 28 FÉVRIER Miraculum-LeFilm.com j^YouB LesFîlmsSeville SUPER BOWL Un deuxième touché pour Moment Factory SUPER BOWL suite de la page 1 «C'est comme les équipes de football, on veut se rendre au Super Bowl tous les ans, rigole M.Fournier, mais cette deuxième expérience est parfaite pour nous.» Depuis leur dernier Super Bowl, les créateurs montréalais ont aussi montré leur savoir-faire sur la façade de la Sagrada Familia, à Barcelone, lors de spectacles d'Arcade Fire et au gala des prix Grammy de 2013.« On peut dire que nous sommes dans notre élément, dit Éric Fournier.On maîtrise bien le multimédia, mais on veut toujours aller plus loin aussi.Cette fois, on améliore la résolution des images et on a ajouté des effets 3D.» Faits saillants La création multimédia dans le cadre du Super Bowl de cette année comprend les faits saillants de la saison 2013 de la NFL, dont une tempête de neige qui a frappé un match à Philadelphie.Ce spectacle narratif s'articule autour du thème de la fusion, notamment celle de deux États américains cette année, puisque le match a lieu au New Jersey, tandis que les activités entourant le match ont lieu à New York.« Pour nous aussi, c'est un mariage entre le lieu, l'histoire de la ville et le football, ajoute M.Fournier, dans le but de créer un climat festif entourant la présentation du football à New York.» Tout ça en huit minutes ! EN CHIFFRES >150 joueurs figurent dans la création de Moment Factory, dont Barry Sanders, Jerry Rice, Brett Favre, Johnny Unitas et Jim Brown.>15 personnes ont travaillé à la création et à la production du spectacle.>\t6 mois de travail ont été nécessaires.>\t40 heures d\u2019archives vidéo ont été regardées.>\t3390 pi2: l\u2019étendue de la surface du magasin Macy\u2019s.PHOTO LAPRESSE Jacques Languirand Radio Jacques Languirand annonce sa retraite L\u2019animateur de radio Jacques Languirand a annoncé hier qu\u2019il se retirait de la vie publique après 45 ans de carrière.Âgé de 82 ans, il animait l\u2019émission Par 4 chemins, à Radio-Canada, depuis 1971.La dernière émission aura lieu le 1er février à 20 h et sera rediffusée le samedi suivant à 4 h.M.Languirand a indiqué qu\u2019il n\u2019accorderait aucune entrevue aux médias, à l'exception d'un entretien accordé à Joël Le Bigot dans son émission Samedi et rien d'autre du 1er février.Il en profitera pour expliquer les raisons de son départ et revenir sur l\u2019ensemble de sa carrière.\u2014 Caroline Rodgers, collaboration spéciale Spectacles gratuits ALEX NEVSKY 19 h & THE MASSIVE ATTRACTION 19 h 30 DJ YO-C 16 hà19h Match de hockey bottine WIXX en présence d\u2019Étienne Boulay 13 hà17h EN COLLABORATION AVEC vaic GROUPE FINANCIER MONDIAL DU CANADA INC.4^ £ =É Parc Jean-Drapeau Montréal@ PARCJEANDRAPEAU.COM #FDN2014 rythme\tHfeat#15 KSCOGEcO The beat of Montreal\ty LS Coup pquce SKI SAiNT , BRUNO ?X NTV JNOV LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 30 JANVIER 2014 ARTS 5 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS ., PHOTO THINKSTOCK fk A du caractère Ces polices qui ont Des protagonistes colorés, une histoire trépidante, un style élégant: tous ces éléments confèrent à chaque livre sa personnalité - sans oublier le tangible, comme le grain du papier ou le design de la couverture.Mais peu de lecteurs ont conscience d\u2019un autre élément, omniprésent: la typographie.Pourtant, c\u2019est aussi à travers celle-ci qu\u2019un ouvrage va se forger.un caractère.SYLVAIN SARRAZIN Au moment de lire ces lignes, votre attention se concentre sur le sens de la phrase.Mais pas seulement.Observez donc la forme des lettres : les « e », les « a », ou encore la ponctuation.Anodin?Pas pour vos yeux ni pour votre cerveau : les polices de caractère s'avèrent primordiales dans le processus de lecture, et les choix typographiques des maisons d'édition, cruciaux.En la matière, le Québec a mis au point ses façons de faire, même si l'influence française se fait encore profondément sentir.« Beaucoup d'éditeurs québécois vont calquer leur esthétique sur le marché français», note Pascal Genêt, chargé de cours sur l'histoire du livre à McGill et au département d'édition de l'Université de Sherbrooke.Il évoque notamment le recours à l'archiclassique Garamond, mis au point en France au XVIe siècle, et à ses dérivés, devenus une souche incontournable de la littérature francophone.Ainsi, le Minion, cousin du Garamond, a été élu par bien des éditeurs québécois, et parfois retravaillé à l'interne.Un exemple ?Il s'est invité très tôt dans les pages de Boréal, après avoir été légèrement engraissé.« Il a une belle lisibilité, un beau dessin qui est agréable à lire.Il marque bien le papier, sans fioriture », plaide Agnès Peyrefort, maquettiste-conceptrice de la maison d'édition fondée en 1963.Il s'est également imposé chez Québec Amérique.«Nous avons choisi le Minion à cause de sa rondeur, de la forme très lisible des lettres, quelle que soit la grosseur des caractères», souligne la directrice artistique Nathalie Caron, bien que des inflexions soient faites selon les collections.«Pour Littérature d'Amérique, nous utilisons plutôt Century School Book, qui est plus écrasée, plus moderne.» Mais au-delà de la lisibilité, les polices de caractère jouent une autre fonction, plus symbolique, d'association à un domaine particulier.« La typographie participe à la reconnaissance », avance M.Genêt.« Certaines polices, comme le Garamond et ses dérivés, le Times ou le Jenson, sont plus associées à la littérature, avec une connotation européenne.Elles répondent à des fonctions de lisibilité, mais aussi de visibilité.Une police plus flyée ou créative sera plus associée au commercial ou à la communication.» L'universitaire interprète aussi le recours à ces polices classiques comme un moyen de « créer une image plus solide, plus professionnelle» au-delà des frontières du Québec, afin de faciliter l'exportation de la littérature d'ici.Toute la sphère littéraire québécoise serait donc occupée par le Garamond ou le Minion.Toute?Non, car quelques îlots éditoriaux québécois, comme Fides ou Le Quartanier, refusent encore et toujours de s'y plier.Typos atypiques C'est justement aux portes du Quartanier que nous sommes allés toquer.Pour y découvrir toute une philosophie des lettres.Garamond Minion Baskerville Freight Warnock Pro Bembo Janson Text Sentinel La révolution numérique vient, encore une fois, brouiller les cartes.et les caractères.Car si l\u2019éditeur reste maître du style qu\u2019il imprime sur papier, il en va tout autrement pour ses publications sur support numérique.Selon le modèle de tablette ou de liseuse, la police intégrée dans un fichier epub ressortira.ou pas.De plus, les polices utilisées doivent être libres de droit, selon « Pour moi, le livre est un objet à la fois culturel, matériel et technique.Puisque nous sommes une maison littéraire contemporaine, nous voulons que la typo soit signée de la main d'un créateur contemporain, que l'œuvre parle de son époque et y soit ancrée », insiste l'éditeur Éric de Larochellière, « amoureux des typographies».Dans cette optique, les polices classiques telles que le Garamond ont été écartées.« Tout le monde l'a sous les yeux, depuis toujours.Moi, je ne veux pas aller dans ce sens-là», se dresse-t-il.Il est donc parti magasiner directement auprès des fonderies et des artisans de la lettre.Ayant d'abord recours à la famille de caractères Fedra, il s'est tourné en 2010 notamment vers Freight, plus complète, avec des graisses mieux calibrées.Un choix de modernité symbolique, mais aussi technique.«Des polices comme le Garamond sont magnifiques quand elles sont imprimées au plomb.Mais sur les presses actuelles, offset ou numériques, elles manquent de corps.» Malgré tout, ces caractères demeurent « des réinventions de polices plus anciennes», précise M.de Larochellière.« C'est quelque chose qui Jimmy Gagné, directeur de Studio CIC4, spécialisé dans la production de livres numériques (et imprimés) et comptant plus d\u2019une centaine de clients québécois.« On tente de trouver une typo équivalente à celle utilisée pour l\u2019impression papier, de créer un style.mais il se peut qu\u2019il ne soit pas interprété par l\u2019appareil », explique-t-il.Ainsi, on cherche à ce que la mise en forme a un pied dans la tradition et un pied dans le monde d'aujourd'hui.» Chez Marchand de feuilles, c'est la publication de La fiancée américaine d'Éric Dupont qui a sonné le divorce avec le Garamond, préalablement utilisé pendant une décennie.La raison ?La nécessité d'éditer un pavé de plus de 1000 pages, avec une police à la fois petite et lisible.« Depuis cette publication, tous nos livres sont composés avec l'excentrique Sentinel, qui est faite sur mesure pour imprimer en petits caractères comme le font les éditeurs de La Pléiade », explique l'éditrice Mélanie Vincelette, qui s'autodéfinit comme une « junkie de la typographie ».D'autres maisons se démarquent également, comme Leméac, qui recourt principalement au Baskerville (d'origine anglaise), ou encore Fides, fidèle au Warnock Pro.Ne pas respecter les traditions typographiques au pied de la lettre peut néanmoins présenter des risques, selon Pascal Genêt.« Le problème du livre, c'est qu'il faut qu'il se vende.Il y a une tension entre le côté esthétique et la nécessité de vendre.Avec des typos plus originales, on prend un risque, alors que le classique est reconnu par tout le monde, l'œil y est habitué.» originale soit reconnue par le plus grand nombre de machines.« C\u2019est un des prochains grands défis à relever pour les maisons d\u2019édition », souligne Nathalie Caron, directrice artistique chez Québec Amérique.Sans compter que le lecteur peut désormais opter, à tout instant, pour une autre police.Et avoir, pour une rare fois, le dernier mot.\u2014 Sylvain Sarrazin LES LETTRES À LA MOULINETTE NUMÉRIQUE TELLEMENT GLAMOUR DISTRICTV CE SOIR19H SUR LES ONDES DE V TELE ARTS LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 30 JANVIER 2014 HUMOUR/Dorothy Rhau Chocolat à toutes les sauces Dorothy Rhau présentera samedi prochain Vivre icitte version 100% pur cacao pour la deuxième année consécutive dans le cadre du Mois de l\u2019histoire des Noirs.PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Dorothy Rhau affirme avoir le public « le plus multiculturel » en ville.-, .r.*\t\u2022 : ¦ MARIO CLOUTIER Pas question d'offrir une vieille tablette de chocolat cette année; c'est du nouveau matériel que Dorothy Rhau présentera à ses fans à î'Astral.Vivre icitte version 100% pur cacao mettra aussi en vedette d'autres saveurs : François Massicotte, Gardy Fury et Les deux gars du 16 h (Télé-Québec web).La dynamique jeune chef mijote en ce moment de nouveaux personnages et des textes qui devraient se retrouver dans son prochain «Je suis désolée, mais, quand je donne un spectacle au Sénégal ou en Haïti, on me dit Québécoise à 100%.Mais quand je suis ici, je deviens haïtienne.Come on !» \u2014 Dorothy Rhau spectacle, Viser Rhau.Le thème, Vivre icitte, est ni plus ni moins que l'incarnation de sa double culture haïtienne et québécoise.« C'est ma vie que je raconte.Dans la famille, à l'école.Avec de nouveaux personnages, comme Lady Dada.Dans la culture haïtienne, dada, c'est les fesses.Alors on va tout de suite la reconnaître.C'est une nouvelle arrivante et une « aidante naturelle » d'un peu tout le monde qui lui demande des cadeaux.» Ses invités sur scène devront aussi s'en tenir au thème Vivre icitte dans une ambiance franchement bigarrée.De toute façon, Dorothy Rhau affirme avoir le public « le plus multiculturel » en ville.« Les Haïtiens connaissent François Massicotte, dit-elle, mais ils vont rarement voir ses spectacles.Là, ils le verront autrement qu'à la télévision.Tout comme mon public blanc découvrira Gardy Fury [Hairspray].» Malgré le chocolat blanc présent sur scène, 100% pur cacao se brassera dans une ambiance black, ajoute sa créatrice.Un DJ réchauffera la salle une heure avant que les rigolos prennent d'assaut la scène.Rire des différences Le spectacle est aussi une occasion de parler des différences culturelles et d'en rire.Un clin d'œil à la Charte des valeurs avec ça?«Bien sûr, répond-elle.La Charte, malheureusement, divise, tandis que mon show unit.C'est l'affirmation qu'on fait partie du \"Nous\".Si on a la peau foncée, c'est pour foncer et défoncer les portes.Il y a aura peut-être des femmes voilées dans la salle.Mais peut-être pas avec la burqa, parce que ça empêche de voir le spectacle», dit-elle en s'esclaffant.Un autre de ses personnages risque de casser la baraque : le Pasteur Dieu-seul-me-voit.« C'est un gros crosseur, lance l'humoriste.Heille, y sont-tu riches, ces pasteurs-là.Le pauvre public doit prendre l'autobus pour arriver à temps à l'église, mais lui, Monsieur, arrive dans sa belle Range Rover.Un vrai crosseur.» Déranger La diablesse sait qu'elle risque d'en déranger quelques-uns avec sa dégaine.Et elle l'avoue, c'est ce qu'elle cherche.Mais elle promet aussi de parler de ses 40 ans et de ses envies de femme cougar, des nouveaux arrivants, des préjugés, des superstitions.Encore la Charte, non?Là, Dorothy Rhau devient encore plus volubile.Elle se plaît à dénoncer l'absurdité de certaines situations au sujet des valeurs et de l'identité québécoise.« Je suis désolée, mais, quand je donne un spectacle au Sénégal ou en Haïti, on me dit Québécoise à 100%.Mais quand je suis ici, je deviens haïtienne.Come on ! On a tous des préjugés, même entre Noirs.Tout le monde dit des niaiseries dans ce débat.Gardez-les pour vous, s'il vous plaît! » conclut-elle en riant.Vivre icitte version 100% pur cacao, samedi 20 h, à l\u2019Astral.imi LA PRESSE* PAUSE RÉPAS ENFANTS ET ALIMENTATION PAUSE REPAS lATTTIE# r»PJ>F« Cinéma Claude Robinson sur le jury du festival Regard sur le court métrage Claude Robinson fera partie du jury professionnel du prochain festival Regard sur le court métrage au Saguenay.M.Robinson a bien sûr fait parler de lui au cours des 20 dernières années en raison du feuilleton judiciaire qui la conduit jusqu\u2019en Cour suprême pour faire reconnaître la paternité d\u2019une de ses œuvres.Le jury de la compétition comptera dans ses rangs le designer graphique Frédéric Metz, le réalisateur et producteur Frank Dion, la programmatrice du Festival de Toronto (TIFF) Magali Simard et le directeur de la photographie Michel La Veaux.L\u2019événement en sera à sa 18e présentation et aura lieu du 12 au 16 mars.\u2014 La Presse PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Claude Robinson AUJOURD\u2019HUI DANS PAUSE REPAS NACHOS, SALSA ET SUPER BOWL m - UTCULTURE ALIMENTAIRE, ÇA SE TRAVAILLE! Les enfants conriaiisent-ils forigine desatmenisqgis mangent au quotidien ?Un dernier A déguster en trois vidéos.DES PATES JCORTOUT \u201de monde iPad est une marque de commerce d\u2019Apple Inc., déposée aux États-Unis et dans d\u2019autres pays.App Store est une marque de service d\u2019Apple Inc.LA PRESSE I LaPressePlus.ca Cinq livres qui.CHANTAL GUY La série de Réjean Tremblay sur la nouvelle génération du journalisme, Les jeunes loups, fracasse les cotes d\u2019écoute.Voici cinq livres qui séduisent à coup sûr les journalistes.NOIRE Emmanuel Carrêr ST1EG LAR5S0N Les hommes qui n\u2019aimaient pas les femmes Alain Linkielkraut La défaite de la pensée LES AVENTURES DE TINTIN DEHERGÉ Ils sont rares, les journalistes qui n\u2019ont jamais lu les bédés de Tintin.C\u2019est leur premier contact avec la vie palpitante du métier, car Tintin est un célèbre reporter qui mène de nombreuses enquêtes aux multiples rebondissements.Il s\u2019agit pourtant d\u2019une fausse piste, car, si on y pense bien, on voit très rarement Tintin prendre des notes, écrire des articles, subir les heures de tombée, s\u2019engueuler avec son patron et prendre une cuite, désillusionné, avec le capitaine Haddock.Alors voilà, beaucoup de journalistes ont choisi cette profession à cause de Tintin, en ne pensant qu\u2019aux voyages et à l\u2019aventure, très peu aux réalités terre à terre de la fonction.L\u2019ADVERSAIRE D\u2019EMMANUEL CARRÈRE Emmanuel Carrère est l\u2019un des écrivains préférés des journalistes, notamment pour son récit L\u2019adversaire, qui est la version romanesque de sa couverture du procès de Jean-Claude Romand.Cette histoire d\u2019un homme qui a menti pendant des années à sa famille avant de l\u2019assassiner quand elle a découvert le pot aux roses a fait grand bruit, et Carrère en a fait un brillant best-seller, qui n\u2019est pas sans rappeler le pari réussi de Truman Capote avec De sang-froid.En réalité, Carrère a réalisé le fantasme par excellence du journaliste, c\u2019est-à-dire avoir des centaines de pages pour exposer son style en décrivant toutes les nuances d\u2019une affaire passionnante, sans restrictions.MILLÉNIUM DESTIEG LARSSON A part les critiques littéraires exigeants et rabat-joie, aucun journaliste ne peut détester l\u2019idée qu\u2019une série aussi populaire fasse du journaliste un héros.Mikael Blomkvist en est un, lui qui a cofondé le magazine Millénium pour être libre de publier ses grandes enquêtes.Défenseur de la veuve et de l\u2019orphelin, pourfendeur darnaqueurs, terreur des puissants, traqueur de magouilles et séducteur respectueux des femmes, Blomkvist est un pur, un dur, un vrai.Qui n\u2019aurait pas réussi ses plus grands coups sans Lisbeth Salander, crack informatique à laquelle ressemble beaucoup la chef de pupitre des Jeunes loups.HOLLYWOOD BABYLONE DE KENNETH ANGER Rien ne fait plus plaisir à un journaliste qu\u2019un auteur traître qui dévoile les coulisses du showbiz, du sport, de la politique.de n\u2019importe quel milieu, en fait.Et plus il est traître, plus il règle ses comptes, mieux c\u2019est.En cette matière, Kenneth Anger a fait mouche avec Hollywood Babylone, publié en 1975, qui raconte les histoires les plus étranges et les plus trash des vedettes de cinéma.Un journaliste n\u2019aime pas quand le monde, il-est-beau-il-est-gentil, et croit que la célébrité doit bien avoir un prix.Alors, l\u2019auteur qui voudra lui plaire devra faire sien ce slogan de revue à potins: «We name names!» LA DÉFAITE DE LA PENSÉE DALAINFINKIELKRAUT Ce n\u2019est qu\u2019un exemple, mais tout essai qui contient dans son titre les mots «mort», «échec», «dérives», «trahison», «désastre», accolés à n\u2019importe quel sujet, est susceptible d\u2019attirer l\u2019attention des chroniqueurs et des journalistes sérieux.Beaucoup d\u2019intellectuels ont compris ça, avec pour résultat que les titres en librairie sont presque devenus aussi déprimants que les manchettes de journaux.Puisque « les gens heureux n\u2019ont pas d\u2019histoire», on pourrait dire de la même manière que «les pensées optimistes n\u2019ont pas de tribune».Les journalistes ne sont pas là pour réconforter les gens, mais pour dire tout ce qui va mal dans le monde, et tant que le monde va mal, leur avenir est assuré."]
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