La presse, 11 février 2014, Cahier A
[" Montréal mardi 11 février 2014 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 130e année No 92 38 pages, 4 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées SIGNALEMENTS D\u2019AGRESSIONS SEXUELLES «LEFFET NATHALIE SIMARD» S\u2019ESTOMPE Le nombre de dénonciations a bondi avec l\u2019affaire Guy Cloutier.Un effet éphémère, constate La Presse dix ans plus tard.PAGES A2 ET A3 Sotchi 2014 Les médaillés d\u2019argent et d\u2019or Mikaël Kingsbury et Alexandre Bilodeau r/ÀSf/À> Jour faste pour les Québécois hier: Alexandre Bilodeau et Mikaël Kingsbury ont signé un doublé historique.Et le patineur de vitesse courte piste Charles Hamelin a survolé le 1500 mètres.Il n\u2019entend pas en rester là.SPORTS\t; \\\tS\tI ¦\t.Mÿ'\t\"\tPHOTO BERNARD BRAULT, LAPRESSE PRESS PHILIPPE CANTIN EST-CE QUE JE RÊVE?SPORTS Charles Hamelin ERIC RADFORD PATINER SUR SA PROPRE MUSIQUE ARTS PIERRE FOGLIA LES JEUX DE LOIN PAGE A5 PHOTO LOIC VENANCE, AGENCE FRANCE-PRESSE MAROIS, COUILLARD, LEGAULT LES CHEFS JOUENT LEUR VA-TOUT Parmi les leaders des trois principaux partis, un seul pourrait survivre aux prochaines élections.Une analyse de Denis Lessard.PAGE A6 LAPRESSE EN UKRAINE LEXTRÊME DROITE PREND DU GALON Visite du QG de Praviy Sektor, bras radical du mouvement de protestation.PAGE A10 EXCLUSIF GRAINS LAC SUPÉRIEUR AU BORD DE LA FAILLITE DES «IRRÉGULARITÉS COMPTABLES» DÉCOUVE Les états financiers de l\u2019important négociant de grains n\u2019étaient pas conformes à la réalité, selon PwC.AFFAIRES Port de Valleyfield: un silo et de l\u2019équipement de l\u2019entreprise Grains Lac Supérieur.PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE La principale raison pour laquelle le Canada ne veut pas que le Québec se sépare: les Jeux d\u2019hiver.dB\"i Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924987651 BROSSARD HYumni formule pour une [GARANTIE] 8750, boul.Taschereau, Brassard 1 866 359 8325 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uei Lan 10 awcoouii co auLuiiiuunco.lcd uui ii icco oui i l pi coci i lcco auA une uc vuiupai aioui i uniquement.oeiuii ici appui tuee durée limitée et sous réserve de changement ou d\u2019annulation sans préavis.Détails chez votre concessionnaire.Le concessionnaire peutvendre à prix moindre.Les stocks sont limités.Le concessionnaire pouirait devoir commander le véhicule, ff La garantie globale limitée de Hyundai couvre la plupart des pièces du véhicule contre les défauts de fabrication sous réserve du respect des conditions normales d\u2019utilisation et d\u2019entretien.621924987651 http://www.brossardhyundai.com/index.htm?utm_source=Lapresse&utm_medium=Journal&utm_campaign=Code+QR A 2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 11 FÉVRIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn SIGNALEMENTS D\u2019AGRESSIONS SEXUELLES « L\u2019effet Nathalie Simard » aura été de courte durée PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Nathalie Simard a brisé le silence à propos de son ex-imprésario en 2004.Durant les deux années suivantes, le taux de dénonciations pour agression sexuelle a grimpé en flèche.fît- ** SONY Au Québec, près d\u2019une fille sur cinq et d\u2019un garçon sur dix a été victime d\u2019une agression sexuelle avant l\u2019âge de 18 ans.Il y a 10 ans, la chanteuse Nathalie Simard portait plainte contre son ex-imprésario Guy Cloutier.La Presse s\u2019est demandé quel en était l\u2019impact une décennie plus tard.Portrait d\u2019une situation troublante avec quelques notes d\u2019espoir.CAROLINE TOUZIN Février 2004.La chanteuse Nathalie Simard porte plainte à la Sûreté du Québec contre son ex-agent Guy Cloutier.Un mois plus tard, le populaire imprésario arrive, menotte aux poings, au palais de justice de Montréal.Son arrestation fait l'effet d'une bombe.Au départ: le doute.Pourquoi cet homme riche, père de famille de surcroît, s'en serait-il pris à des enfants?Puis, la vérité éclate.Cloutier reconnaît avoir agressé son ancienne protégée et un autre mineur.La première fois, l'enfant-vedette avait 11 ans.Au cours des deux années suivantes, des femmes qui ont longtemps gardé le silence s'inspirent de la chanteuse et portent plainte contre leur agresseur.Le taux de dénonciations grimpe en flèche.Dix ans plus tard, l'« effet Nathalie Simard » se fait-il encore sentir?Premier constat : la hausse des dénonciations a été éphémère.Les taux d'infractions sexuelles enregistrés ces dernières années par les corps policiers du Québec sont les plus bas depuis 10 ans.Les signalements d'agressions sexuels retenus par la Direction de la protection de la jeunesse affichent aussi une légère baisse.Y a-t-il moins de crimes sexuels commis au Québec pour autant?Y a-t-il moins de jeunes victimes?«Malheureusement non», répondent sans détour tous les intervenants interviewés par La Presse.« Les dénonciations, ce n'est que la pointe de l'iceberg», confirme la directrice du développement de l'expertise au Centre d'expertise Marie-Vincent, Mélanie M.Gagnon.Une agression sexuelle sur 10 est signalée aux services policiers, selon plusieurs études réalisées au Canada sur le sujet.« On ne peut pas dire que les abus sexuels sur des enfants sont moins fréquents qu'avant.C'est encore trop présent», lance Mme Gagnon, qui voit passer annuellement au centre quelque 250 enfants de moins de douze ans victimes d'agressions sexuelles.Ce centre montréalais, créé à l'époque de l'éclatement de l'affaire Cloutier, est unique au Canada.Il offre sous un même toit tous les services dont les jeunes victimes ont besoin.Il y a dix ans, les services n'étaient pas adaptés à cette clientèle, indique Mme Gagnon.Les petits devaient rencontrer les enquêteurs dans un poste de police, souvent dans les mêmes locaux que les agresseurs.Ils devaient se rendre à l'hôpital pour subir des examens.Aujourd'hui, un médecin du CHU Sainte-Justine se déplace au Centre Marie-Vincent.La police et la DPJ aussi.Les enfants suivent ensuite une thérapie surplace.« Ça sécurise l'enfant de savoir qu'il revient toujours au même endroit», explique Mme Gagnon.Autre changement majeur : il y a quelques années à peine, la DPJ n'avait pas le droit d'intervenir auprès d'une famille sur la seule base d'un « risque » d'agression, explique Marie-Jo L'Espérance, travailleuse sociale chargée de l'évaluation des signalements d'agressions sexuelles au Centre jeunesse de Montréal.Par exemple, lorsque la DPJ apprenait qu'une mère de famille avait un nouveau conjoint pédophile, elle n'avait pas les pouvoirs légaux d'agir.Il fallait attendre que le pire survienne.Le problème a été résolu en 2007 alors qu'un nouveau motif de signalement - le « On ne peut pas dire que les abus sexuels sur des enfants sont moins fréquents qu\u2019avant.C\u2019est encore trop présent.» \u2014 Mélanie M.Gagnon, directrice du développement de l\u2019expertise au Centre d\u2019expertise Marie-Vincent risque sérieux d'agressions sexuelles - a été créé grâce à un changement à la Loi sur la protection de la jeunesse.Voilà pour les notes d'espoir.Sur une note plus pessimiste, la majorité des petites victimes sont agressées par un proche.Plus troublant encore, selon Mme Gagnon, la moitié des mamans qui viennent consulter avec leur enfant ont elles-mêmes été agressées durant leur enfance.« Prétendue excuse» de l\u2019agresseur Michèle Roy, du Mouvement contre le viol et l'inceste, voit aussi beaucoup de jeunes femmes franchir les portes de son organisme.Elles sont dans la vingtaine.Elles ont été agressées dans leur enfance par un père, un beau-père ou un proche.« Faites le calcul.Ces filles-là ont été agressées alors que l'affaire Guy Cloutier battait son plein.Leur père ou leur beau-père ne pouvaient pas ignorer que c'était un crime.On en parlait partout», déplore l'intervenante d'expérience.«Dans les années 1950, la prétendue excuse du père abu-seur était que sa femme ne voulait plus faire l'amour et qu'elle était toujours enceinte, alors il se tournait vers sa propre fille, se rappelle Mme Roy.J'avais l'impression qu'on avait évolué sur cette question, qu'il y avait eu une prise de conscience.Il faut croire que non.» Les victimes attendent en moyenne 13 ans avant de demander de l'aide, selon les données du Regroupement québécois des centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS).« Ça signifie que c'est encore tabou, surtout lorsque ça se passe à l'intérieur de la famille », dit Chantal Robitaille, intervenante au CALACS de Châteauguay.Briser des tabous L'affaire Cloutier a permis de briser des tabous concernant les agresseurs.« Les gens ont tendance à penser que les viols surviennent juste le soir dans le fond d'une ruelle et qu'ils sont commis par des inconnus, alors que c'est vraiment dans l'entourage que ça arrive », souligne Maude Chalvin, du Regroupement québécois des CALACS.Autre point positif : le réseau d'aide aux victimes est mieux financé et plus connu, indique Arlène Gaudreault de l'Association québécoise Plaidoyer-Victimes.mm \t\t\t \t\t\t Amusez-vous !\tAFFAIRES 10\tHoraire télévision\tARTS 6 Astrologie du jour\tAFFAIRES 9\tLoteries\tA11 Bourses\tAFFAIRES 7\tMonde\tA10 et A11 Débats\tA13\tPetites annonces\tAFFAIRES 4 et 8 Décès\tAFFAIRES 9\tSudoku\tAFFAIRES 4 Météo Passages nuageux,\tmaximum -13, minimum\t-22.AFFAIRES 8\t CHATEAU D\u2019IVOIRE -m JOAILLIERS &«¦- MONTRÉAL \u2022 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 514 845 4651 SANS-FRAIS I 888 883 8283 WWW.CHATEAUDIVOIRE.COM Château d'Ivoire vous invite à une exposition exceptionnelle mettant en vedette les pièces exclusives de Pomellato, du 3 au 22 décembre seulement.«Je l\u2019aime encore, même s\u2019il n\u2019y a aucune raison de l\u2019aimer» Quand parler revient à dénoncer un proche Pour les victimes d\u2019agression sexuelle, le plus difficile, c\u2019est de briser le silence.Surtout quand l\u2019agresseur est le père ou le beau-père.Voici l\u2019histoire troublante d\u2019Isabelle*, une jeune femme à qui on a volé l\u2019enfance.CAROLINE TOUZIN Isabelle est trop jeune pour avoir écouté Le village de Nathalie.La chanteuse n'était pas son idole.Il y a 10 ans, quand la nouvelle de l'arrestation de l'imprésario Guy Cloutier faisait la une de tous les journaux, elle a regardé distraitement.Mais un an plus tard, lorsque Nathalie Simard a donné sa première entrevue où elle racontait avec courage les agressions que son ex-imprésario lui a fait subir, Isabelle a écouté.« J'avais 20 ans.En voyant ça, je me suis demandé pour la première fois, est-ce que je devrais dénoncer mon père à la police ?» En apparence, la famille d'Isabelle était parfaite.Son frère et elle étaient toujours bien habillés.Sa mère restait à la maison pour s'occuper d'eux.Son père avait un bon travail, des tonnes d'amis.Ils voyageaient tous ensemble à l'occasion.Mais d'aussi loin qu'elle se rappelle, il a abusé d'elle.« L'autre jour, j'ai changé la couche du fils d'une amie et j'ai eu des flashbacks.J'avais beau me raisonner, je n'arrivais pas à le toucher», dit la jeune femme qui a aujourd'hui 31 ans.Deux fois dans son enfance, son père l'a amenée à l'hôpital.« Mon père disait que je m'étais rentrée des jouets dans le vagin.Il m'a toujours fait sentir comme l'agresseur.» Son père n'épargnait ni sa mère ni son frère.Sa mère avait trop peur pour le dénoncer.« Elle me disait que si j'en parlais, la DPJ allait m'amener ou encore que j'allais être enfermée dans une cave.» Quand Isabelle protestait, son père lui répondait : « T'aimes ça.» Et si elle continuait, il disait: « Ça va être pire ailleurs.» De l\u2019aide d\u2019une enseignante Au secondaire, une enseignante l'a prise sous son aile.Jamais elle ne lui a posé de questions.Elle l'hébergeait parfois la fin de semaine.« Je ne sais pas pourquoi elle ne me l'a jamais demandé, elle devait bien le sentir», se questionne-t-elle aujourd'hui.L'été de ses 16 ans, Isabelle a claqué la porte.Débrouillarde, elle s'est trouvé un logement dans une autre ville.Elle a poursuivi ses études.Son frère est venu la rejoindre dès qu'il a eu 16 ans à son tour.Leur mère, qui était mariée depuis 25 ans, les a imités.Elle est partie un matin, à pied, sans bagage.Comme si ses enfants lui avaient donné le courage qui lui avait manqué pendant toutes ces années.Le passé d'Isabelle l'a vite rattrapée.Elle a développé des troubles alimentaires, de l'anxiété.Elle s'est mise à boire.Elle a souvent pensé au suicide pour que tout ça s'arrête.Au fil des ans, elle a cumulé les thérapies.Mais jamais elle n'arrivait à parler de ce que son père lui avait fait.En mai dernier, 15 ans après avoir fui l'horreur, elle a cogné à la porte d'un CALACS, un centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel.En contact malgré tout Aussi étonnant que ça puisse paraître, Isabelle a quand même longtemps gardé contact avec son père.En 2007, elle l'a confronté.Il lui a répondu: « Je ne me souviens de rien.Si jamais je t'ai fait mal, je m'excuse.» Même si elle y a songé pour la première fois il y a 10 ans, Isabelle ne l'a pas dénoncé à la police.«Je ne me sens pas assez forte », dit-elle, des sanglots dans la voix.« Je l'aime encore, même s'il n'y a aucune raison de l'aimer.» *Son nom a été changé pour préserver son anonymat.Pour obtenir de l\u2019aide : cette ligne sans frais est accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, partout au Québec: 1-888-933-9007 ou le 514-933-9007 pour la région de Montréal. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 11 FÉVRIER 2014 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ?D/DQ 'IMPORTE QUEL VOL.N'IMPORTE OÙ.N'IMPORTE QUAND.j 5554\t345b 76^0 SURCLASSEZ-VOUS MasterCard** BMO World Elite\u2019 bmo.com/surclassez-vous BMO ûû BMO Banque de Montréal MC/MDMarque de commerce/marque de commerce déposée de la Banque de Montréal.MasterCard est une marque de commerce/marque déposée de MasterCard International Incorporated.SIGNALEMENTS D\u2019AGRESSIONS SEXUELLES Une chercheuse explique comment notre société fait parfois «fausse route» Les victimes doivent « briser le silence » PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Selon Delphine Collin-Vézina, professeure associée au Centre de recherche sur l\u2019enfance et la famille de l\u2019Université McGill, les victimes d\u2019agression sexuelle vont attendre plusieurs années avant de trouver une personne en qui elles ont suffisamment confiance pour en parler.Delphine Collin-Vézina, professeure associée au Centre de recherche sur l\u2019enfance et la famille de l\u2019Université McGill, a récemment mené des entrevues auprès d\u2019adultes victimes d\u2019agressions sexuelles dans leur enfance ou leur adolescence.La chercheuse nous explique comment on fait parfois «fausse route» lorsqu\u2019on aborde ce crime aux conséquences terribles.CAROLINE TOUZIN Q Certains estiment que ces dénonciations tardives minent la crédibilité des victimes.Que disent vos recherches à ce sujet?R On fait fausse route en pensant que parce qu'une personne a mis du temps à dénoncer, ça rend l'histoire moins vraie.On a raison de chercher la vérité, mais les études s'entendent toutes pour dire que la majorité des victimes ne vont pas dévoiler l'agression au moment où elle est commise.Elles vont attendre plusieurs années, si ce n'est plusieurs décennies avant de trouver une personne en qui elles ont suffisamment confiance pour en parler.Dans l'étude que je viens de mener, la moitié des participants n'ont pas dévoilé l'agression sexuelle avant d'atteindre la majorité.Et là, on ne parle pas de dénoncer aux autorités, mais bien d'en parler à quelqu'un.Q Quelles sont les raisons qui font que c\u2019est si long avant que les victimes brisent le silence, ce que vous appelez les « barrières au dévoilement » ?R Les victimes ont le sentiment qu'elles sont à blâmer.Elles ont honte.C'est particulier aux victimes d'agressions sexuelles, cette impression d'avoir contribué à l'agression.On parle ici d'enfants qui n'ont pas encore toutes leurs capacités cognitives développées pour comprendre une situation aberrante et hors-norme.Les survivants d'agressions sexuelles nous ont dit à quel point ils auraient dû savoir que c'était malsain.Ils arrivent mal à se rappeler qu'ils étaient des enfants à l'époque et qu'ils n'avaient pas la maturité nécessaire pour décoder la situation.Et c'est sans oublier les dynamiques de pouvoir dont se servent les agresseurs pour faire taire leurs victimes.Que ce soit des menaces très claires comme «je vais te tuer si tu parles » ou plus souvent des menaces subtiles du genre : « Tes parents vont être très déçus de toi.» N'oublions pas que dans la majorité des cas, la victime connaît l'agresseur.Il est dans son cercle rapproché.QQue faire pour que les victimes dénoncent leur agresseur plus tôt?R On fait encore une fois fausse route lorsqu'on dit aux victimes qu'elles doivent absolument le faire.On devrait plutôt leur dire qu'il faut qu'elles brisent le silence; que c'est un lourd secret à porter seul.Il faut qu'elles parlent à quelqu'un en qui elles ont confiance.On a mis trop l'accent sur le fait qu'elles doivent se tourner vers les autorités.C'est une voie idéale, mais le chemin judiciaire est difficile et laborieux.Q C\u2019est donc une erreur d\u2019insister sur la dénonciation ?R Il ne suffit pas de leur dire de dénoncer.À ce propos, une récente campagne média diffusée au Québec a complètement raté sa cible.Elle a d'ailleurs été enlevée des ondes rapidement.On voyait une main d'adulte baisser la braguette du jean d'un jeune enfant avec force, alors que ce dernier tentait de l'en empêcher; puis, la publicité se terminait avec des images de gyrophares de voiture de police avec l'inscription « Dénonçons à la police».C'était insupportable à regarder et elle ne représentait pas bien la problématique de l'agression sexuelle.On sait que les agresseurs utilisent davantage la manipulation que la violence physique.On voyait un enfant essayer d'empêcher l'agression alors que la majorité des victimes vont plutôt figées, paralysées par la peur.De plus, les enfants qui dénoncent ne veulent pas penser que des policiers vont débarquer chez eux avec sirènes et gyrophares.Ils veulent que les abus cessent, mais ils ont souvent un sentiment ambivalent envers l'agresseur, qui peut être leur père ou leur beau-père.QAu Québec, les statistiques sur les agressions sexuelles n\u2019ont pas connu de baisse significative depuis 10 ans.Que doit-on faire comme société pour que ça change ?R On n'a effectivement pas de chiffres qui nous amènent à penser qu'il y a moins de victimes dans notre société.Peut-être qu'on ne travaille pas suffisamment sur les facteurs de risque qui mènent une personne à devenir un agresseur sexuel.On travaille avec ces personnes seulement après qu'elles sont passées à l'acte.C'est la plus grande critique des programmes de prévention, qui ont amené à ce qu'on parle des agressions sexuelles dans notre société.C'est moins tabou.Ce n'est pas rien.On a aussi amené des enfants à être mieux équipés pour reconnaître des comportements inappropriés chez des adultes.Cela dit, on n'a pas trouvé un programme de prévention efficace sur des agresseurs potentiels pour les empêcher de prendre le chemin de la déviance sexuelle.C'est notre prochain défi.C'est ça qui va faire baisser les chiffres.J ooc W OR1 BMO ?/DO J R ROY 5524 fl TL 2 345b 7ÛTD ___- SURCLASSEZ-VOUS \u2019asterCardMD*BMOWorld Elite\u2019 bmo.com/surclassez-vous BMO ûû BMO Banque de Montréal 'Les points de récompense BMO qui sont accordés à titre de prime de bienvenue sont offerts aux nouveaux titulaires pour la premiere fois de la carte MasterCard BMO World Elite.Ces points de récompense BMO ne sont pas offerts aux titulaires actuels de la carte MasterCard BMO World Elite/ MasterCard BMO Récompenses World Elite ni aux anciens titulaires de la carte MasterCard BMO World Elite/ MasterCard BMO Récompenses World Elite qui rétablissent un compte fermé ou ouvrent un nouveau compte.Si un titulaire annule sa carte MasterCard BMO World Elite dans les 30 jours suivant l'ouverture du compte et que les frais annuels lui sont remboursés, la prime de bienvenue sera également annulée.Les points de récompense BMO accordés à titre de prime de bienvenue figureront sur le premier relevé suivant le premier achat effectué par le client avec sa carte MasterCard BMO World Elite.30 000 points, c'est l'équivalent de 300 $ en crédit à utiliser pour un voyage.Si vous n'avez pas assez de points pour régler la totalité du coût de votre voyage, vous pouvez payer la différence avec votre carte MasterCard BMO -il n'y a pas de majoration, contrairement à ce qui se passe avec d'autres options permettant de combler la différence.MC/MD Marque de commerce/marque de commerce déposée de la Banque de Montréal.MC*/MD* MasterCard est une marque de commerce/marque déposée de MasterCard International Incorporated. A4 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 11 FÉVRIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Nouvelle Stratégie nationale de mobilité durable Transfert de 1 milliard vers les transports en commun PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Les sommes additionnelles devront être exclusivement utilisées pour des projets de « maintien des actifs», comme la réfection des infrastructures du métro, le remplacement des autobus ou la réfection des terminus et des abris.BRUNO BISSON Le gouvernement du Québec transférera 958 millions des budgets de réfection du réseau routier, d\u2019ici 2020, pour aider les sociétés de transport en commun à remettre en état leurs infrastructures existantes dans l\u2019ensemble du Québec.Ces sommes additionnelles devront être exclusivement utilisées pour des projets de « maintien des actifs », comme la réfection des infrastructures du métro, le remplacement des autobus ou la réfection de garages, de terminus ou d'abris.Le transfert des budgets entre le réseau routier et les réseaux de transports collectifs se fera à coût nul pour le gouvernement.Il permettra toutefois de hausser le montant des investissements gouvernementaux dans les transports collectifs de 3,7 à 4,6 milliards entre 2014 et 2020.Ce transfert de fonds du réseau routier vers les transports en commun est la mesure phare d'une nouvelle Stratégie nationale de mobilité durable (SNMD) présentée hier par le ministre des Transports du Québec, Sylvain Gaudreault, à l'occasion d'un déjeuner-causerie organisé par le groupe de promotion des transports collectifs, Transports 2000 Québec.L'annonce du ministre a provoqué des applaudissements dans l'assistance composée en grande partie d'élus municipaux et de gestionnaires de réseaux de transports publics, qui attendaient cette stratégie gouvernementale depuis maintenant deux ans.La stratégie gouvernementale reconduit également cinq programmes d'aide pour les améliorations de services, le transport actif, le transport adapté et les transports en commun en région, hors des grands centres urbains.Ces programmes, qui ont totalisé 237 millions l'an dernier, seront bonifiés de près de 25 millions pour totaliser 262,3 millions en 2014.Ces bonifications seront toutefois limitées à 7 millions par année entre 2015 et 2020 pour le transport adapté.«Tant pour les investissements que pour les programmes d'aide, les ressources financières ajoutées dans le cadre de la Stratégie nationale de mobilité durable proviennent de réaménagements ou de sommes déjà disponibles, de telle sorte que cela n'entraîne aucun coût supplémentaire pour le gouvernement.» La stratégie ne prévoit ainsi aucune augmentation des droits d'immatriculation et des taxes sur l'essence que réclamaient les municipalités et les sociétés de transport pour augmenter leurs revenus, mais qui auraient pu être mal reçues par la population à la veille de possibles élections générales, au printemps.Ambitions et consultation Par contre, cette stratégie gouvernementale ne prévoit pas, non plus, de nouvelles sources de revenus nécessaires pour financer les projets de développement des transports en commun, dont la liste dépasse les 23 milliards dans la seule région métropolitaine de Montréal.Cette absence de toute nouvelle proposition de financement pour les transports en commun est d'autant plus étonnante que Québec a formulé, dans sa stratégie, un « objectif ambitieux » d'accroître de 30 % l'offre de service aux usagers d'ici la fin de la décennie.En entrevue hier, le ministre Gaudreault a justifié l'absence de nouvelles sources de revenus dictées par Québec en insistant sur la nécessité de responsabiliser aussi le monde municipal par rapport au choix de projets de transport qu'il souhaite implanter sur son territoire.« Ce n'est pas à moi seul de déterminer d'où proviendront ces nouveaux revenus-là, a-t-il dit pour défendre sa décision de convoquer « un ambitieux chantier » de consultation sur le financement des projets, dont la forme et le mandat restent encore à déterminer.« Si on veut s'assurer de l'adhésion des élus municipaux, il faut faire ces choix-là en concertation avec eux, affirme M.Gaudreault.C'est ça, un partage de responsabilités.Si les villes réclament plus de responsabilités dans la planification du transport collectif, il faut aussi qu'elles soient prêtes à partager la responsabilité d'identifier ces nouvelles sources de revenus.» AMTOU CMM QUÉBEC NE TRANCHE PAS Le gouvernement du Québec n\u2019a pas donné suite aux revendications du maire de Montréal et président de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), Denis Coderre, qui réclame plus de pouvoirs aux municipalités en matière de planification des transports en commun.La Stratégie nationale de mobilité durable, rendue publique hier par le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, ne propose aucun changement à la gouvernance des transports collectifs, même si elle indique que la lourdeur des processus «nuit à la planification des réseaux de transports collectifs».Le ministre a affirmé que le gouvernement déposera un projet de loi au printemps qui fera l\u2019objet de consultations avec les « partenaires intéressés» par un nouveau partage des responsabilités dans les agglomérations de Montréal et de Québec.Il y aurait actuellement plus de 700 titres de transport différents en vigueur dans les réseaux de transport en commun de la région métropolitaine.\u2014 Bruno Brisson Lors des consultations ayant mené à l'élaboration de cette stratégie, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui regroupe les 82 municipalités de la région, incluant Montréal, Laval et Longueuil, a réclamé une hausse de taxe de 0,5 cent par année, durant 10 ans, pour augmenter les revenus consacrés aux transports collectifs.Le ministre Gaudreault s'est clairement distancié de cette option, hier, en entrevue.« La taxe sur l'essence, ce n'est pas le gouvernement du Québec qui la propose », a-t-il dit.M.Gaudreault a dit préférer un mécanisme comme la captation de la valeur foncière, qui consiste à récupérer, sous forme de taxe, une partie de la plus-value que des propriétés peuvent acquérir en raison de la présence, à proximité, d'une nouvelle station de métro ou d'une gare de train de banlieue.UPAC Nouvelle visite des enquêteurs chez Transports Québec L\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) a de nouveau visité les bureaux de Transports Québec, cette fois pour des contrats tout récents.La police regarde des propositions liées au projet de transport en commun associé au futur pont Champlain et s\u2019interroge sur un curieux appel d\u2019offres, attribué en six jours ouvrables à une firme britannique ayant pignon sur rue à Montréal: Hatch Mott MacDonald.L\u2019appel d\u2019offres a en effet été lancé le 18 avril 2013, et le contrat a été attribué vers le 29 avril.Genivar est la seule autre firme à avoir soumissionné.Généralement, un appel d\u2019offres de Transports Québec prévoit une période de deux ou trois semaines pour la préparation des soumissions.Le délai de six jours ouvrables pour l'attribution d'un contrat à une firme internationale soulève des questions à l\u2019UPAC.Au cabinet du ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, on confirme le passage des enquêteurs de l\u2019UPAC.L\u2019escouade a posé des questions au début du mois d\u2019octobre, et les enquêteurs sont venus chercher des documents numérisés le 5 octobre.Ils sont revenus à la charge le 23 pour obtenir des informations supplémentaires.A l\u2019UPAC, la porte-parole Anne-Frédérique Laurence se contentait de rappeler que l'escouade ne commente ou ne confirme jamais ses sujets d\u2019enquête.\u2014 Denis Lessard 0 000 BMWX1 28i 2014 illustré.ENTRETIEN RÉGULIER SANS FRAIS 4ANS 80 000 KM AVEC DETELLES OFFRES, IL N\u2019Y A PAS QUE NOS ATHLÈTES QUI PEUVENT RÉALISER LEUR RÊVE.VÉHICULE OFFICIEL CRÉDIT DE 500$* BMWX1 28i 2014 *** 399$ Mensualités à la location Montant dû à la livraison de 2 654 $ et dépôt de sécurité de 452 $ 0,9 % Taux à la location jusqu\u2019à 48 mois $** Prixdevente au comptant JUSQU\u2019AU 28 FÉVRIER BMW Canbec - Montréal 4090, rue Jean-Talon Ouest 514.731.7871 BMW Laval 2450, boul.Chomedey 450.682.1212 514.990.2269 Park Avenue BMW - Brossard 8400, boul.Taschereau Ouest 450.445.4555 514.875.4415 BMW Sainte-Julie 1633, boul.Armand-Frappier 450.922.1633 514.875.4400 Hamel BMW-Blainville 620, boul.de la Seigneurie Ouest 450.437.5050 BMWWest Island 2000, aut.Transcanadienne Sud 514.683.2000 Modèle européen illustré.Certaines options peuvent ne pasêtre offertes au Canada.^Applicable surune transaction à la location seulementavec les Services financiers BMW.Cette réduction est incluse dans le paiement de location indiqué.**Offre à l'achat : le prix devente au comptant est de 38 743 $, ce qui inclut le PDSF (36 990 $), le transport et l'inspection de prélivraison (2 095 $), la taxe sur la climatisation (100 $), la taxe de gestion des pneus (12 $), les frais d'administration du concessionnaire (jusqu'à 459 $) et le rabais BMW Canada.Taxes et immatriculation en sus.***Taux à la location offert par Services financiers BMW, sur approbation du crédit, uniquement pour les modèles de base BMWX1 28i 2014 en stock.Offre à la location : 36 990 $ sur 48 mois à un taux d'intérêt annuel de 0,9 %, avec un acompte de 0 $, pour des mensualités de 399 $.Un montant de 3 106 $ est exigé à la signature du contrat de location, qui inclut la première mensualité, un dépôt de garantie équivalant à une mensualité, le transport et l'inspection de prélivraison, la taxe sur la climatisation, les frais d'administration du concessionnaire, la taxe sur la gestion des pneus et les services PPSA.Taxes et immatriculation en sus et payables à la signature.La valeur résiduelle du véhicule à l'échéance du terme est de18 125 $.L'obligation locative totale est de 21 493,56 $.La mensualitévarie selon le montant de l'acompteversé et de la valeur résiduelle.Le kilométrage annuel alloué est de 16 000 km;0,15 $du kilomètre excédentaire.Le concessionnaire peutdéciderd'un prix au particulieret exigerdes frais d'administration qui peuvent modifier le prix du véhicule.Des frais peuvent être exigés pour usure excessive.Cette offre d'une durée limitée est sujette à la disponibilité et peut être modifiée ou annulée sans préavis.Le véhicule doit être livré au plus tard le 28février2014.tLes véhicules BMW 2014 achetés au Canada d'un concessionnaire autorisé sont couverts par un programme d'entretien aux périodes recommandéessans frais de 4 ans ou 80 000 km, selon la première éventualité.Certaines conditions s'appliquent.Consultez un concessionnaire BMW pour obtenir tous les détails.© 2014 BMW Canada inc.« BMW », le logo BMW, les désignations des modèles BMW et tous les autres symboles, marques et images afférents à BMW sont la propriété exclusive et/ou sont des marques déposées de BMW AG utilisées sous licence. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 11 FÉVRIER 2014 A 5 .ACTUALITÉS Les Jeux de loin PIERRE FOGLIA CHRONIQUE Est-ce que la Russie serait dans la liste de vos pays préférés?Moi, oui.Il y aurait la France, les États-Unis (surtout l'est et le sud), la Chine, la Russie, l'Irak d'avant, la Syrie d'avant, l'Inde, pas trop l'Italie.C'est le plus beau pays de tous, l'Italie, mais qu'est-ce qu'ils peuvent me tomber sur les nerfs souvent ! Dans la liste des pays que j'aime le moins, il y aurait la Finlande - j'en ai pourtant rêvé longtemps à cause du mot «Finlande» - et puis j'ai fini par y aller.Je m'en souviens, c'était un samedi soir, Helsinki était jonché de corps comme après un bombardement, sauf qu'ils n'étaient pas morts, juste saouls.De Helsinki j'ai pris le train pour Leningrad, qui venait de retrouver son vieux nom de Saint-Pétersbourg.J'ai adoré la Russie, qui pourtant est aussi un pays d'ivrognes.Ce n'est pas toujours clair pourquoi on aime des pays et d'autres pas.Moi, ça tient beaucoup aux livres.J'ai rien lu de finlandais, sauf tout récemment Purge de Sofi Oksanen.J'ai pas trop aimé.J'aimais la Russie d'avance parce que mon tout premier roman d'amour quand j'étais petit a été Anna Karénine.C'est idiot, je sais bien, c'est un peu comme si un Papou vous disait: j'aimais le Québec d'avance parce que j'ai lu Hubert Aquin.Qui?Évidemment, je n'ai pas trouvé les Russes aussi amoureux que dans Tolstoï, aussi tordus que dans Dostoïevski, aussi fuckés que dans Limonov qui, de toute façon, n'était pas connu à l'époque.Dans le train entre Saint-Pétersbourg et Moscou, je lisais Ossip Mandelstam, c'est un autre genre de Russe, le genre juif et poète, le genre que Staline envoyait dans les camps, le genre qui ne vivait pas vieux.À Moscou, j'étais attendu sur le quai par un merveilleux jeune homme qui allait me servir de guide.De la gare, on a pris le métro.J'ai sorti mon livre de ma poche: tu connais Mandelstam?Qui?C'est lors de ce premier voyage en Russie, au début des années 90, que j'étais allé à Sotchi, qui ne rêvait pas des Jeux olympiques à l'époque.Je garde le souvenir d'une plage abandonnée, de cabines qui auraient eu besoin d'un coup de pinceau, de joueurs d'échecs dans le jardin de l'hôtel qui jouaient sur des tables-échiquiers.Il y avait des mandarines dans les arbres, de la vigne sur les coteaux et des buissons de thé.Je m'étais arrêté à Sotchi après 30 heures de train en route pour Tbilissi, la capitale de la Géorgie.J'aimais les Russes d'avance à cause de la littérature, cela ne m'a pas empêché de les trouver ingénument racistes.Vous vous demandez peut-être comment on peut être ingénument raciste?C'est quand on ne se doute pas une seconde qu'on l'est.Quand on dit des monstruosités sans agressivité et sans le mépris qu'y ajoutent souvent les Chinois.Les Noirs, bien sûr, oh là là, les Noirs ! Mais surtout les métèques à leur porte, Azéris d'Azerbaïdjan qui vendent des fruits aux bouches du métro, Tchétchènes, Arméniens, Géorgiens.Les gais ?Il n'y avait pas de gais en Russie à l'époque.La Russie sortait de 80 ans de communisme et comme chacun sait, l'homosexualité est une perversion bourgeoise.J'aime bien que le drapeau gai flotte sur l'hôtel de ville de Montréal.M.Coderre n'est pas toujours aussi gros qu'il en a l'air.Cela dit, j'ai moins aimé les manifestations qui faisaient la leçon aux Russes.Un sondage publié aux États-Unis le printemps dernier (Pew Research Center) révélait que 45 % des Américains étaient plus ou moins homophobes.C'est le verre vide.Le verre plein, d'après Gallup : 53% des Américains (73 % chez les 18-30 ans) approuvent les mariages entre conjoints de même sexe.Bref, en Russie, l'homosexualité est une maladie.En Amérique, c'est l'homophobie, la maladie.Ça fait une différence, c'est vrai.Il reste qu'à cause du nombre de malades, l'ado gai nord-américain n'est jamais très loin de la Russie, même à Montréal, même dans la plus ouverte des écoles secondaires.Manifester contre Poutine ?Il faudrait aussi manifester contre Sarah Palin, et contre tous les papes avant celui-ci.Dans le sport?Ça dépend.Vous parlez de ces sports-là qu'on voit tous les quatre ans, le curling, le ski de fond, le patinage artistique ?Tout est possible.Mais dans le vrai sport, le hockey, le baseball, le football, le basketball, le soccer, le rugby?Aucun gai.Nommez-moi un joueur de hockey en activité dans la LNH gai.Un joueur de football de la NFL?Ah! Voyez bien, y en a pas.Ouais, je sais, Jason Collins, le centre des Wizards de Washington de la NBA qui a fait son coming out l'an dernier.Sauf qu'il ne jouait presque plus au moment de son coming out et qu'il n'avait pratiquement aucune chance de se faire offrir un nouveau contrat, gai ou pas.On l'a trouvé bien courageux sur le coup, mais on commence à se demander s'il ne s'est pas déclaré gai pour se rendre intéressant, ou pour qu'une équipe l'engage comme attraction spéciale.Puisque vous me le demandez, je ne regarde pratiquement pas les Jeux à la télé, ni ne les écoute à la radio.J'en saisis des bribes ici et là - Hamelin, Bilodeau, les sœurs Machin.Vous allez rire, je me contente de consulter le tableau des médailles à la fin de chaque journée avec la même appréhension que je consulte les prévisions météorologiques, redoutant le tsunami patriotique qui va nous submerger si jamais - Dieu nous en garde -le Canada devait remporter les Jeux de Sotchi.En même temps que je souhaite à tous les athlètes d'aller au bout de leur rêêêêêêêêêve, je souhaite aussi, contradictoirement, qu'à la fin cela fasse moins de médailles d'or pour le Canada que pour la Norvège et les États-Unis.Troisième, ce serait une belle petite victoire, je trouve.Si les petites victoires rendent l'homme modérément heureux, les grandes devraient le rendre follement heureux, n'est-ce pas?Eh bien non.Les grandes le rendent complètement con.C'est comme ça.BUDGET DE MONTRÉAL Pas de « rapport minoritaire» cette fois KARIM BENESSAIEH Pour la première fois depuis des lustres, l'opposition à l'hôtel de ville de Montréal ne déposera pas de rapport minoritaire sur le budget.Sur les 27 recommandations adoptées hier par l'instance chargée d'étudier le budget, 25 l'ont été à l'unanimité de ses 10 membres.Par contre, trois conseillers de l'opposition, deux de Projet Montréal et une du Groupe Mélanie Joly, ont refusé d'adopter les prévisions budgétaires de la ville centre et de la Société de transport de Montréal déposées par l'administration Coderre le 29 janvier.« [Ce budget] fait abstraction de ceux qui quittent Montréal et il n\u2019y a pas de stratégie de relance du transport collectif.» \u2014 Guillaume Lavoie, membre de Projet Montréal et vice-président de la commission des finances « Jamais je n'apposerais mon nom à ce budget-là.On fait abstraction de ceux qui quittent Montréal et il n'y a pas de stratégie de relance du transport collectif», a laissé entendre l'un des vice-présidents de la commission, Guillaume Lavoie, de Projet Montréal.Cette opposition n'est cependant pas suffisante pour que ces trois conseillers imitent leurs prédécesseurs des dernières années et rédigent leur propre rapport minoritaire.Depuis 2010, les deux partis d'opposition et l'Association des municipalités de banlieue avaient pris l'habitude de se dissocier du rapport de la commission.Pas cette fois.« Les rapports minoritaires étaient plus la norme que l'exception, note le président de cette instance, Alan DeSousa.On a eu une très bonne collaboration des membres de la commission, ils ont mis l'esprit partisan de côté.Tout le monde a travaillé avec une grande collégialité.Il y a une très bonne chimie entre les membres de la commission.» Il ya des machines qu\u2019on contrôle.relVl?: î ,1 sfagnges KT , - i - smm Et des machines qu\u2019on ne contrôle pas.Aux machines à sous et aux appareils de loterie vidéo, rien ne peut augmenter les chances de gagner.C\u2019est toujours le hasard qui décide.Parce que le jeu doit rester un jeu, visitez lejeudoitresterunjeu.com LOTO QUÉBEC I Jeu : aide et référence 1800461-0140 A 6 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 11 FÉVRIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn POLITIQUE LEGAULT, MAROIS ET COUILLARD Un seul chef survivra DENIS LESSARD ANALYSE QUÉBEC \u2014 Les chefs des trois principaux partis à Québec jouent leur va-tout.C'est donc dire qu'un seul pourrait survivre aux prochaines élections.La partie débute aujourd'hui, avec la reprise des travaux à l'Assemblée nationale.Du côté de François Legault, la cause est entendue.Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) se bat avec l'énergie du désespoir depuis plusieurs semaines, multipliant les interventions pour attaquer le gouvernement Marois.La campagne publicitaire de son parti, destinée à remettre l'économie au centre du débat, est un nouvel essai pour renverser la tendance.Mais en dépit de ces efforts, le score de la CAQ reste inexorablement au plus bas dans les sondages.La CAQ a obtenu 27 % des suffrages en septembre 2012, mais elle oscille désormais autour de 17 %, et ce, depuis plusieurs mois.À moins d'un renversement de tendance, imprévisible PHOTOS LA PRESSE CANADIENNE François Legault, (CAQ), Pauline Marois (PQ), et Philippe Couillard (PLQ) joueront leur avenir politique lors des prochaines élections.¦Ms actuellement, le parti récolterait le même niveau d'appui que la défunte Action démocratique du Québec en 2008, où seulement sept députés avaient été élus.Dans la circonscription de L'Assomption, passablement modifiée avec les dernières élections, le chef de la CAQ a récolté 42 % des voix, suivi de peu par le Parti québécois (PQ) avec 39 %.Cette avance d'un peu plus de 1000 voix sur une candidate méconnue, Lizabel Nitoi, risque de fondre rapidement si les résultats des sondages nationaux se confirment.D'autant plus que l'ex-bloquiste Pierre Paquette a décidé d'y tenter sa chance.Quelques interventions de Jacques Parizeau - L'Assomption est en partie son ancienne circonscription - sont à prévoir.Sans siège à l'Assemblée, avec un caucus décimé, on peut penser que M.Legault annoncerait rapidement qu'il passe la main.Étonnamment, le chef libéral Philippe Couillard est aussi condamné à l'emporter aux élections s'il veut poursuivre sa carrière politique.Son choix de se présenter dans Roberval, même si des conseillers ont tenté de l'en dissuader, a tout du quitte ou double.Bien sûr, son statut de chef de parti lui procure un avantage indéniable.Mais des organisateurs libéraux relèvent que l'histoire récente de cette circonscription est limpide; pour que Roberval passe au rouge, le Parti libéral doit l'emporter avec une Le chef libéral Philippe Couillard est condamné à l\u2019emporter aux élections s\u2019il veut poursuivre sa carrière politique.confortable avance au niveau national.Cela avait été le cas en 1989, quand Gaston Blackburn avait gagné dans ce bastion péquiste.Cela s'est reproduit en 2003, quand les libéraux de Jean Charest ont repris le pouvoir.Quand les libéraux ont piqué du nez et sont devenus minoritaires, en 2007, le péquiste Denis Trottier avait repris la circonscription, qu'il a conservée en 2008 avec une avance de près de 2000 voix.Son avance est passée à 6000 voix en 2012.Le retour de Jean Charest?Battu dans Roberval, Philippe Couillard aurait du mal à se maintenir en poste si son parti était condamné à l'opposition.Déjà, un chroniqueur de The Gazette évoquait la semaine dernière un retour de Jean Charest! Le Parti libéral n'a pas l'habitude de donner une seconde chance à un chef qui a perdu - les apparatchiks ont éjecté Claude Ryan après sa défaite en 1981 et Daniel Johnson en 1998, quatre ans après sa défaite de 1994.Seule exception, Jean Charest qui, nouveau chef, avait mordu la poussière en 1998 pour se faire élire au scrutin suivant.Pauline Marois joue également son avenir, tous les péquistes en sont bien conscients.La première ministre ne pourrait, et probablement ne voudrait pas, rester en poste si le PQ ne remportait pas les prochaines élections.Son leadership tient à sa performance aux élections ; un faux pas et la phalange des dissidents de 2011 remontera au créneau.Charte des valeurs Mutinerie à la Fédération autonome de l\u2019enseignement Quatre-vingt-trois membres de la Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE) ont fait parvenir une lettre au ministre Bernard Drainville afin de plomber la position qui sera exposée par leur syndicat lors de leur présentation devant la commission parlementaire chargée d\u2019étudier le projet de loi 60.« Nous ne pouvons garder le silence alors que notre syndicat prend une position qui n\u2019est peut-être pas celle qui reflète la base», ont-ils écrit.La lettre est une initiative de Tania Longpré, ex-candidate péquiste dans Viau, et d\u2019Yves Martineau, l\u2019un de ses collègues.La FAE, qui représente 32 000 enseignants, surtout concentrés dans la grande région de Montréal et en Outaouais, a pris position contre la Charte des valeurs après un vote serré tenu en juin dernier - 51 % des délégués au congrès souhaitaient voir le syndicat défendre le «droit acquis» des fonctionnaires à porter des symboles religieux, alors que 49 % s\u2019y opposaient.«C\u2019est avec ce faible résultat que la FAE se permet de se prononcer contre la Charte», dénoncent les signataires de la lettre.En entrevue téléphonique, Tania Longpré a assuré que la lettre ne faisait que critiquer la façon dont la position a été adoptée.Elle a ajouté que, pour sa part, elle appuyait la Charte des valeurs.\u2014 Philippe Teisceira-Lessard Réductions finales Harry Rosen (Le solde se termine dimanche.) 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34% - des personnes qui ont voté ont affirmé que l'annonce les a encouragées à le faire.« La campagne de pub a un impact, résume M.Dion.Quand 34% des gens qui ont voté disent que la publicité les a incités à voter, ça montre qu'on ne fait pas ça pour rien.» Le DGEQ entend continuer à utiliser des publicités pour encourager les Québécois à voter.M.Dion se dit d'ailleurs « étonné » que le gouvernement Harper songe à retirer le droit de mener ce type de campagne à Élections Canada.« S'il fallait qu'on nous enlève ce droit au Québec, on serait extrêmement déçus, dit M.Dion.On pense que c'est nécessaire et que ça fait partie de nos devoirs, pour que la démocratie soit vivante, de rappeler aux électeurs que c'est important d'aller voter.» Ottawa défend sa réforme À la Chambre des communes, le ministre d'État à la Réforme démocratique, Pierre Poilievre, a de nouveau défendu son projet de loi.Il a fait valoir que les publicités d'Élections Canada n'ont pas freiné l'érosion de la participation électorale au cours des dernières années.Selon le ministre, Élections Canada doit donc se limiter à diffuser des informations pratiques aux électeurs.« Le DGE va maintenant devoir réorienter ses efforts pour laisser savoir aux Canadiens où, quand et comment voter, ainsi que les différentes opportunités pour se présenter aux bureaux de scrutin», a indiqué le ministre dans une déclaration écrite.« On pense que c\u2019est nécessaire et que ça fait partie de nos devoirs, pour que la démocratie soit vivante, de rappeler aux électeurs que c\u2019est important d\u2019aller voter.» \u2014 Denis Dion, porte-parole du DGEQ CHSLD « Dumping » d\u2019aînés dénoncé Dépenses somptuaires à Tourisme Montréal Lapointe plaide «l\u2019inadvertance» PAUL JOURNET QUÉBEC \u2014 Charles Lapointe avait quelques explications à offrir hier aux élus pour ses doubles réclamations à Tourisme Montréal : l'ignorance, l'inadvertance ou une erreur de sa secrétaire.Mais pas de mea-culpa.Le vérificateur général a dénoncé cet automne ses dépenses injustifiées, tels une allocation voiture alors qu'il avait déjà une limousine de fonction payée ou encore des reçus pour déduction à l'impôt pour des dons de charité qu'il n'a pas payés.Mais M.Lapointe a assuré qu'il a dirigé Tourisme Montréal avec « passion, constance et, je pense, compétence».Il n'a pas voulu être assermenté pour son témoignage.Pourquoi?Il a haussé les épaules, puis a tourné le dos aux journalistes sans vouloir s'expliquer.L'ex-PDG de Tourisme Montréal était convoqué en commission parlementaire pour faire la lumière sur ses dépenses somptuaires.Péché par omission «Par omission», on a gardé l'allocation pour transport dans son contrat, même si on lui a offert une voiture de fonction.Une allocation qui a été renouvelée pendant six ans.«Si j'avais lu mon contrat plus attentivement, j'aurais pu éviter cette erreur», a dit M.Lapointe.Et les dons de charité, payés par Tourisme Montréal et pour lesquels il a réclamé et obtenu des reçus pour l'impôt?«J'aurais dû être plus attentif», a-t-il répondu.L'erreur a été faite « par inadvertance».Il a pris contact avec Revenu Québec pour «volontairement» les rembourser - seulement une fois que le vérificateur général l'eut mis sur la sellette.M.Lapointe peinait à expliquer qui devait vérifier ses dépenses.Il envoyait ses demandes au service des finances.Ensuite, il «présume» que le président du conseil d'administration, Jacques Parisien, devait les approuver.M.Parisien, qui n'était pas rémunéré pour son travail, a affirmé le contraire peu après en commission parlementaire.Le conseil vérifiait si la direction respectait ses cibles de dépenses et atteignait ses objectifs, mais n'examinait pas le contenu des dépenses.Dans un mémoire qu\u2019ils déposeront aujourd\u2019hui à Québec, le Conseil pour la protection des malades (CPM) et la Fédération des comités des usagers et de résidents du Québec (FCURQ) reprochent aux différents gouvernements de « ne pas avoir fait leurs devoirs» en termes de soins aux aînés, «depuis une dizaine d\u2019années maintenant».Le rapport, très critique, sera déposé aujourd\u2019hui à la commission parlementaire sur les conditions de vie des aînés en centre d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), qui reprend à Québec.Selon les deux regroupements, la commission propose «36 pistes de réflexion» sur des problématiques qui avaient déjà fait l\u2019objet de nombreux rapports au cours des dernières années.« L\u2019heure n\u2019est plus à la réflexion depuis longtemps déjà, écrivent le CPM et le FCURQ.De son côté, le Regroupement québécois des résidences privées pour aînés (RQRA) critique sévèrement les nombreux déplacements que doivent subir les aînés en fin de vie.« Il est troublant de constater que les déplacements incessants d\u2019aînés sont maintenant considérés comme «normaux» et s\u2019enchaînent à un rythme effarant entre leur domicile et leur admission en CHSL», écrit le RQRA.LAssociation déplore également que certains hôpitaux pratiquent le «dumping d\u2019aînés», c\u2019est-à-dire qu\u2019ils «retournent une personne à une résidence privée après un séjour en milieu hospitalier faute d\u2019endroit plus adéquat où la reloger, même si la résidence n\u2019offre pas les services dont cette personne a besoin parce que son état s\u2019est détérioré».\u2014 Ariane Lacoursière \u2014' S OT7575 Trois jours pour économiser Économisez gros sur nos démonstrateurs en stock les 10,11 et12 février.Faites vite! DÉMO B 250 2014.PRIX TOTAL1 : 32 915 $* KILOMÉTRAGE : 5 001 à 7 500 KM* DEMO C 300 4MATICMC EDITION AVANTGARDE 2014.PRIX TOTAL1: 44 665 $** KILOMÉTRAGE :5 001 à 7 500 KM* Taux à la location Paiements mensuels Versement initial Obtenez en plus : 2,9 %\u2022 378 $¦ 0 #\u2022 6 mensualités gratuites2 Bail de 45 mois\tComprend un rabais de 2 550 $* \t\t\t \t\t\t \t\t\t 2 501 à 5 000 km : Mensualités de 398 $* à la location sans versement initial (comprend un rabais de 1 695 $) 0 à 2 500 km : Mensualités de 418 $* à la location sans versement initial (comprend un rabais de 840 $) 2 501 à 5 000 km : Mensualités de 538 $* à la location sans versement initial (comprend un rabais de 3 465 $) 0 à 2 500 km : Mensualités de 568 $* à la location sans versement initial (comprend un rabais de 2 350 $) Mercedes-Benz \t\t\t\t\t \t\t\t\t\t \t\t\t\t\t \t\t\t\t\t \t\t\t\t\t © Mercedes-Benz Canada Inc., 2014.Véhicules illustrés : B 250 2014/berline C 300 4MATICMC Édition Avantgarde 2014.PDSF national : 30 500 $/42 250 $.** Le prix total de 32 915 S/44 665 S et le versement initial incluent les frais de transport et de préparation de 2 245 S, les frais du RDPRM allantjusqu\u2019à 55,49 S, la taxe de 100$ sur le climatiseur et les droits de 15 S sur les pneus.1 Taxes en sus.2 Les six premières mensualités sont supprimées pour les démonstrateurs B 250 2014 et les démonstrateurs berline C 300 4MATICMC Édition Avantgarde 2014 jusqu\u2019à concurrence de 2 400 S/2 700 S (taxes incluses) dans le cadre des programmes de location.* Offres de location basées sur un démonstrateur B 250 2014/démonstrateur berline C 300 4MATICMC Édition Avantgarde 2014 proposées uniquement par l\u2019intermédiaire des Services financiers Mercedes-Benz sur approbation du crédit, pendant une durée limitée.Exemples de location basés sur un démonstrateur B 250 2014 de0à 2 500 kmà418S par mois/de 2 5C^1 à 5 000 km à 398 S par mois/de 5 0C^1 à 7 500 kmà 378 S/mois, et sur un démonstrateur berline C 300 4MATICMC Édition Avantgarde 2014de0à 2 500 km à 568 S parmois/de 2 5C^1 à 5 000 km à 538 S par mois/de 5 0C^1 à 7 500 km à 498 S/mois.Versement initial ou reprise équivalente de 0 S plus dépôt de garantie de 450 S/400 S/400 S et de 600 S/550 S/500 S, plus taxes applicables payables à la date d\u2019entrée en vigueur du bail.PDSF à partir de 30 500 S/42 250 S.Taux annuel de location de 2,9 %.Obligation totale : 19 260 S/18 310 S/ 17 410 S, et 22 752 S/21 532 S/19 922 S.Kilométrage limité à 18 000 km par an (0,20 S/km supplémentaire).Frais d\u2019immatriculation, d\u2019enregistrement et d\u2019assurance en sus.Le concessionnaire peut louerou offrir du financement à prix moindre.Les offres peuvent changer sans préavis et ne peuvent être jumelées à d\u2019autres offres.Pour connaître les détails, voyez votre concessionnaire Mercedes-Benz autorisé de la région de Montréal.L\u2019offre est valide uniquement du 10 au 12 février 2014, jusqu\u2019à épuisement des stocks. A 8 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 11 FÉVRIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS CORRUPTION À LAGENCE DU REVENU DU CANADA Sept nouvelles arrestations VINCENT LAROUCHE La GRC a annoncé hier sept nouvelles arrestations dans le cadre de son enquête sur la corruption à l'Agence du revenu du Canada (ARC), en plus de dévoiler les noms d'importants entrepreneurs québécois qui auraient comploté avec les accusés, mais contre qui aucune accusation criminelle ne sera portée.Cinq personnes ont été épinglées pour avoir bénéficié de commissions sur des crédits d'impôt obtenus frauduleusement.Il s'agit de l'homme d'affaires Marcello Furgiuele, 38 ans, et de quatre suspects identifiés comme les actionnaires « fantômes » de la compagnie DELVEX, Francesco Bruno, 52 ans, Americo Comparelli, 44 ans, Menacé d\u2019expulsion Un criminel clame être canadien Richard Goodridge, menacé d\u2019expulsion vers le Guyana, a fourni au ministère de l\u2019Immigration des documents qui prouveraient qu\u2019il a été adopté en 1984 par une citoyenne canadienne, ce qui rendrait son renvoi inapplicable.«Quand sa mère et lui m\u2019ont contacté, j\u2019ai compris qu\u2019il pouvait être citoyen canadien [en raison de cette adoption].J ai appelé Immigration Canada, qui a décidé de retarder son départ jusqu\u2019à ce que son statut soit confirmé», a expliqué à La Presse son avocat, Me Viken Artinian.Goodridge a cofondé, dans les années 90, le gang de rue des 67 avec le caïd Ducarme Joseph.\u2014 Hugo Pilon-Larose, avec la collaboration de Daniel Renaud Adriano Furgiuele, 45 ans, et Antonio Girardi, 49 ans.Les trois derniers étaient des fonctionnaires de l'Agence du revenu du Canada au moment des faits reprochés.Les suspects auraient utilisé la compagnie DELVEX, spécialisée dans l'obtention de crédits d'impôt pour les entreprises, pour présenter de fausses réclamations de crédits dans le cadre du Programme de recherche scientifique et développement expérimental du Canada.Ils empochaient ensuite une commission sur les crédits obtenus frauduleusement.Francesco Bruno avait déjà été arrêté pour avoir aidé les entreprises de Tony Accurso à frauder l'impôt grâce à de fausses factures.Lui et ses entreprises avaient plaidé cou- pables et écopé d'une amende de 1,29 million de dollars.Dans l'acte d'accusation déposé à la cour, la GRC cible plusieurs entrepreneurs importants qui auraient participé au stratagème des crédits frauduleux avec les actionnaires de DELVEX, mais qui ne seront pas accusés.Il s'agit de Jeffrey Bercovitch, Claude Papion et Carlo Macaro (Groupe Conseil Delvex), Hugues Vallée et Yves Rousseau (Ventilex inc.), Cris Mastropasqua et Tony Spensieri (Carrelage Casco), Guy Gariépy, Guy Laflamme et Lisa Accurso (Hyprescon), Pierre Lemoyne, Adrien Vigneault et Marco Accurso (Construction Louisbourg) et Rocco D'Alessio (à l'époque partenaire dans Eurostone marbre et granite avec Giuseppe Borsellino, le dirigeant du Groupe Pétra).Pot-de-vin La police a aussi confirmé qu'elle avait procédé à des arrestations dans une affaire de pot-de-vin ayant permis d'échapper à une vérification «C\u2019était vraiment un travail de longue haleine [.], car c\u2019était un dossier où il y avait énormément de papier et de documentation.» \u2014 Luc Thibault, Gendarmerie royale du Canada MEURTRE D\u2019YVON LAFOND Une commande des Hells Angels en toile de fond ?DANIEL RENAUD Le meurtre d'Yvon Lafond, cet homme de 31 ans tué à L'Assomption le soir du 28 juin 2013, pourrait avoir été commandé par les Hells Angels, a appris La Presse de sources proches de l'enquête.Selon nos informations, Lafond aurait empiété sur un territoire sans permission, et un contrat aurait été mis sur sa tête dans tout ce qui a l'apparence d'un règlement de comptes ou d'une purge interne.D'après certaines sources, Lafond était très près d'une relation d'un membre en règle des Hells Angels de la section de Trois-Rivières.Il a été tué de plusieurs balles alors qu'il venait d'arriver chez lui, dans la rue Fontaine.Quatre individus, dont un mineur, ont été arrêtés dans un véhicule quelques minutes après le crime, dans une bretelle menant à l'autoroute 40.Richerson Paul, 20 ans, et Jetro Dejala, 21 ans, tous deux de Montréal-Nord, et Keith Henry Acelin, 21 ans, du quartier Saint-Michel, sont accusés de meurtre et de complicité après le fait devant la Cour supérieure, alors que le quatrième doit répondre de ses actes devant le Tribunal de la jeunesse.L'enquête préliminaire des suspects, qui auraient été des exécutants dans cette affaire, se tient à compter d'aujourd'hui au palais de justice de Joliette.Au moment où il a été tué, Lafond était devant la justice pour répondre à des fiscale dans le cadre de la même enquête.Selon l'enquête, Francesco Bertucci, 62 ans, aurait versé 150 000$ à Adriano Furgiuele en échange d'un coup de main dans le traitement de son dossier à l'Agence du revenu, qui était entre les mains de Nicola Iammarrone, 53 ans.Il aurait réussi à éluder le paiement de 2 millions de dollars en impôt.Les trois suspects impliqués dans ce volet ont également été arrêtés.La GRC a confirmé par voie de communiqué que ces arrestations mettent un terme au projet COCHE, amorcé en 2008 pour faire la lumière sur des soupçons de corruption à l'Agence du revenu du Canada.Au total, 15 personnes ont été accusées dans cette affaire, dont 8 anciens fonctionnaires du fisc.« C'était vraiment un travail de longue haleine, tant pour les enquêteurs que pour les procureurs par la suite, car c'était un dossier où il y avait énormément de papier et de documentation », a commenté le caporal Luc Thibault, porte-parole de la GRC.accusations de prêts usuraires, d'introduction par effraction et d'extorsion.Il avait également un passé judiciaire.En 2010, il avait plaidé coupable à une accusation de possession de cocaïne.Trois ans plus tôt, il avait dû faire face à six chefs d'accusation de voies de fait et de voies de fait graves, mais il avait été libéré.Au cours des dernières années, les policiers de l'escouade Éclipse ont enquêté sur lui à plusieurs reprises dans des bars de l'est et du centre-ville de Montréal.Lafond, un costaud, aurait également servi d'« homme de bras » au crime organisé local, en particulier à L'Assomption et à Repentigny, où il était connu des policiers municipaux.Il aurait déjà dirigé une entreprise d'aménagement paysager, selon son ancienne avocate.Mais dans l'acte de vente de sa maison - achetée 1 $ - , il est décrit comme exerçant le métier de « chauffeur».VÉLOS-VÊTEMENTS-ACCESSOIRES-ÉVÉNEMENTS-CYCLOTOURISME-VOYAGES-SANTÉ-NUTRITION ATTENTION! JE SUIS CONTAGIEUX.LE PLAISIR D'AIDER, ÇA S'ATTRAPE.FRANCISCO SANCHEZ Coopérant, Nicaragua et El Salvador OXFAM.QC.CA/ JESUISCONTAGIEUX FAITES PARTIE DU MOUVEMENT! Photo : Alexandre Bélair/Oxfam-Québec Notre programme d'engagement du public est financé par Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada.1*1 Sa on 1 de Montréal 14 AU 16 FEVRIER 2014 PLACE BONAVENTURE PLUS DE 200 EXPOSANTS VENTESURPLACEA DES PRIX INCROYABLES ! salonduvelo.com ENVEDETTE >\tEn première mondiale, présentation des vélos en fibredecarbonechromé parSquad Cycles, premier manufacturierdevélosàoffrirce type defini révolutionnaireavecsa collection BlackChrome_________________________ >\tL'arrivéeenforcedesvélos Ridleyau kiosqueMECet lachancedegagner levôtre ! >\tLesvélos 2014Argon 18, BMC, Cannondale, Cervélo, Cinelli, Colnago, Creme Cycles, Dedacciai Strada, Focus, Garneau, Ghost, Giant, Guru, Kona, Linus, Marin, Marinoni, Name, Opus, Santa Cruz, Scott, Time, Trek, Zycle Fix,.>\tLes collections devêtements 2014de Bécyk, Bicycle Line, Castelli, Garneau, KSL, Trees Mountain Apparel,.______________________________________ >\tLa plus importantesection cyclotourismejamais présentéeau Canada avec en vedette la région du Lac-Mégantic etses événementsàvélo___________ >Voyagesàvélosur les 5 continents et les forfaits pourtous les goûts et budgets >\tLa Zone Événementsàvélo pours'informerets'inscrireà plusd'unevingtaine desorties poursoutenir les causes qui vous tiennent à cœur___________ >\tLa zoneSanté & Nutrition etses nombreuxspécialistes pourvous conseiller ACTIVITÉSSPÉCIALES >\tLes Grandes conférences du Théâtredu vélo >\tDémonstration dusystèmede positionnement 3Dde Retül etde l'unitéde positionnement dynamique informatiséeGURU FIT SYSTEM____________ >AtelierdetravailsurlafibredecarboneapposéesuruncadredevéloGuru >\tLe Défi Triathlon pourtous en solo et en équipe au Villagedu triathlon Métro >\tLa piste d'essais intérieure pouressayerdifférents modèles devélo Vendredi 14février: 12hà21h Samedi15février: 10hà18h Dimanche16février: 10hà 17h Yvan Martineau, porte-parole du Salon, vous invite à venir parler « vélo et voyages » avec lui Prixd'entrée (taxes incluses) Adulte:\t12.00$ Étudiant:\t9.00$ 65 ans et plus:\t9.00$ 6 à 12 ans : (Gratuitledimanche) 5.00$ Moins de 6ans:\tGratuit Forfait familial :\t25.00$ Forfait 3jours :\t25.00$ Dimanche :Journéede la famille ! GRATUIT pour les enfants de 12 ans et moins accompagnés d'un parent.CONCOURS AUX ILES DE LA MADELEINE Le Salon du vélo de Montréal et les Croisières CTMA vous offrent la chance de gagner le grand prix suivant : Un forfaitcroisière Vélo & Plein air* d'une semaine de Montréal auxÎles de la Madeleine pour 2 personnes d'une valeur totalede3 000$offertpar les CroisièresCTMA.Pourêtrevalide, lecoupon doitêtredûment remplietdéposédans l'une des boites prévues à cet effet soit à l'entrée du Salon ou bien au stand de Croisières CTMA (# S-9) avant 15 heures le 16 février 2014.Les fac-similés nesont pas acceptés.Le concourss'adresse aux résidants du Québec âgés de 18ans et plus.Les règlementsdu concourssontdisponibles au Salon du vélo de Montréal.Bonne chanceàtous ! * Certaines conditions et restrictionss'appliquent.Consultez les règlements du concours pourles détails.0 OXFAM Québec in Affairs, Trade and opment Canada Prénom :\t\tNom :\t\tÂge: Adresse\t\t\tVille\t Code postal :\tTél.(M.) : (\t)\tTél.(T.) : (\t)\t Courriel :\t\t\t\t Question d'habilité : (26 X4) + 21 = ?\tJe suis intéressé(e) à recevoir de l'information du Salon du vélo de Montréal ?\tJe suis intéressé(e) à recevoir de l'information de Croisières CTMA , GRAND i PRIX T CYCLISTE [ DE MONTRÉAL CYCLOS Sfosc CROISIERES É K PRESSE+ LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 11 FÉVRIER 2014 A 9 .ACTUALITÉS PHOTO TIRÉE D'UNEVIDÉO DE LA PRESSE Michel Comeau ¦¦ Chantier Péribonka Des grutiers payés durant deux ans pour «jouer aux cartes» DAPHNÉ CAMERON Hydro-Québec semble avoir fermé les yeux sur des abus qui se sont produits sur les chantiers Péribonka et de la Romaine, et ce, parfois aux frais des contribuables.C'est ce qui s'est dégagé, hier, du premier jour du témoignage de l'enquêteur de la commission Charbonneau Michel Comeau.Dans le cadre de son enquête portant sur l'intimidation, l'extorsion et le placement syndical sur les chantiers de construction du Québec, Michel Comeau a rencontré près de 70 témoins, tant du côté syndical que patronal.La plupart d'entre eux ne viendront pas témoigner à la Commission, craignant des représailles.C'est donc l'enquêteur Comeau qui a commencé à rapporter les faits saillants de leurs témoignages hier.M.Comeau a commencé par le dossier du chantier hydroélectrique Péribonka, au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Il a relaté que 12 grutiers avaient été payés « à ne rien faire » durant près deux ans.L'entreprise allemande Bauer, l'une des seules spécialisées en construction de parois étanches, avait fait venir une centaine d'employés d'Allemagne pour réaliser des travaux.Cela avait déplu à la FTQ-Construction, qui a entrepris des moyens de pression pour ralentir le chantier.«Accompagnement» À la suite d'une négociation entre la FTQ-Construction, Bauer et Hydro-Québec, plusieurs travailleurs allemands sont rentrés chez eux et ont été remplacés par des Québécois.Mais les grutiers sont restés.Le syndicat a alors pu négocier le fait que des employés québécois «accompagnent» les Allemands.Mais Bauer voulait garder sa technologie secrète et de 2005 à 2007, les grutiers québécois ont été payés pour « jouer aux cartes» ou «dormir».Selon l'enquêteur Comeau, cette pratique était connue de tous.«Hydro-Québec appelait ça gérer le risque », a-t-il dit.La Commission s'est aussi penchée sur le chantier de la Romaine, sur la Côte-Nord, un projet qui comprend quatre centrales électriques, ainsi qu'une route de 150 kilomètres.Un entrepreneur a raconté avoir été passé à tabac devant 40 personnes après avoir congédié cinq employés de la FTQ-Construction.Un autre dit avoir fait l'objet de pressions de la part de délégués syndicaux pour embaucher plus de travailleurs que nécessaire.Résultat: les entreprises soumissionnaient de 20% à 30% plus cher pour les projets sur la Côte-Nord, a dit un entrepreneur.Laxisme Hydro-Québec se défend Hydro-Québec se défend d\u2019avoir fait montre de laissez-aller sur les chantiers hydroélectriques de la Côte-Nord décrits devant la commission Charbonneau comme des lieux où l\u2019intimidation et l\u2019extorsion avaient cours.Au moment des événements relatés, la sécurité de la société d\u2019Etat était entre les mains de Mario Laprise, nommé depuis directeur de la Sûreté du Québec.«Pour toutes les questions d\u2019intimidation sur nos chantiers, c\u2019est tolérance zéro», a indiqué hier une porte-parole de la société d\u2019Etat, Marie-Elaine Deveault.Cette dernière a toutefois refusé de dire si des enquêtes avaient été menées sur les agissements répréhensibles de certains dirigeants syndicaux.\u2014 Kathleen Lévesque Température rectale L\u2019hôpital condamné à payer 18 600 $ à un ex-détenu Parce qu\u2019on a pris la température rectale d\u2019un patient alors que celui-ci s\u2019y opposait, l\u2019hôpital du Sacré-Cœur doit payer un peu plus de 18 600$ à l\u2019individu en question.John Beshara, 56 ans, était détenu à la prison de Bordeaux au moment des faits, en septembre 2006.Il soutient avoir vécu cela comme un viol de sa personne, une agression sexuelle.M.Beshara, un héroïnomane qui était en manque de méthadone, a été amené de la prison à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, le 9 septembre 2006.Il était malade et disait avoir consommé cinq ou six comprimés qui lui avaient été refilés par un autre détenu.Il vomissait et son état passait de l\u2019agitation à la torpeur.A son arrivée aux urgences, sa température rectale a été prise sans problème.Le lendemain matin, quand l\u2019infirmier a voulu reprendre sa température de la même manière, M.Beshara a refusé.L\u2019infirmier a fait part de ce refus au médecin des urgences, qui a répondu qu\u2019il avait besoin de cette donnée.L\u2019infirmier est retourné auprès du patient pour prendre la température.M.Beshara s\u2019est débattu, a injurié les personnes présentes, a craché, a arraché son soluté.Les agents des services correctionnels l\u2019ont maîtrisé, et l\u2019infirmier a pris sa température rectale.\u2014 Christiane Desjardins i i 4 TRANQU Ln * i ; zs V.ESPRIT DE SÉRIE PROTECTION CHEVROLET1 Y COMPRIS: O VIDANGES D\u2019HUILE GRATUITES\t2 ANS/40 000KM GARANTIE LIMITÉE DU MANUFACTURIER\t3ANS/60 000KM O GARANTIE LIMITÉE DU GROUPE MOTOPROPULSEUR 5ANS/160 000 KM O ASSISTANCEROUTIÈRE\t5ANS/160 000KM O SERVICE ONSTAR DE SÉRIE\t6 MOIS CRUZE LT 2014 ÉQUIPÉE D\u2019UNE BOÎTE AUTOMATIQUE 6 VITESSES ET DE LA CLIMATISATION gg$\t20 845$ AUX 2 SEMAINES A 0 %\tb U UTw LOCATION 48 MOIS\tPRIX D\u2019ACHAT 995$ DE COMPTANT \u2022\tMOTEUR TURBO ECOTECMD 4-CYL.DE 1,4 L (5,2 L/100 KM SUR ROUTE3) \u2022\t10 SACS GONFLABLES - LA PLUS SÉCURITAIRE DE SA CATÉGORIE4 ¦ GROUPE CONNECTIVITÉ BLUET00THMD SANS FRAIS MODÈLE LTZ ILLUSTRÉ.COMPREND LETRANSPORT.PREMIER MOIS DE LOCATION A NOS FRAIS: SONIC LS 2014 berline 75\tIAINES À 0 %\t15545$ LOCATION 60 MOIS\tPRIX D\u2019ACHAT 0$ DE COMPTANT \u2022\t« MEILLEUR ACHAT » DE CONSUMERS DIGEST \u2022\tMOTEUR TURBO DE 1,4 L EN OPTION \u2022\tBLUETOOTHMD DE SÉRIE MODÈLE 5 PORTES LTZ ILLUSTRÉ.COMPREND LETRANSPORT.TRAX LS 2014 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iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE UKRAINE Le Praviy Sektor, la voix de l\u2019extrême droite DMYTRO YAROSH 1972 : Naissance dans une bourgade de la région de Dnepropetrovsk, dans l\u2019est de l\u2019Ukraine.1990 : Alors que l\u2019Union soviétique vit ses derniers moments, Dmytro Yarosh adhère au mouvement nationaliste ukrainien Roukh.AGNÈS GRUDA Des dizaines de boucliers métalliques alignés contre le mur.Des montagnes de casques, de gilets pare-balles et de matraques.Et au milieu de ce fatras, des gars en tenue de camouflage, le visage recouvert d'une cagoule, affalés sur des matelas de fortune.Bienvenue au quartier général du Praviy Sektor, le bras radical du mouvement de protestation ukrainien.Formé dès les premières manifestations, à la fin du mois de novembre, ce groupe d'extrême droite occupe tout un étage de l'immeuble des Syndicats qui surplombe le «maïdan», la place de l'Indépendance de Kiev, contrôlée par les protestataires depuis plus de deux mois.Les autres étages de l'édifice abritent le bureau de presse du « maïdan », une cuisine, une clinique médicale.Mais c'est le cinquième étage, celui du Praviy Sektor, qui est le mieux protégé contre les intrus.Dès notre sortie de l'ascenseur, plusieurs hommes cagoulés s'assurent que leur « commandant», Dmytro Yarosh, attend bel et bien notre visite.C'est en janvier, quand des affrontements d'une violence sans précédent ont embrasé Kiev, que le Praviy Sektor a commencé à faire parler de lui.Car ce sont ses hommes qui ont lancé les premiers cocktails Molotov contre la police antiémeute.Réponse spontanée à la brutalité policière, affirme Dmytro Yarosh, qui jure que ses troupes n'avaient pas planifié la bataille.«Nous avons fabriqué nos cocktails Molotov sur place.Une babouchka nous PHOTO TIRÉE DE TWITTER Dmytro Yarosh, leader du groupe Praviy Sektor, assure que son mouvement n\u2019est pas basé sur des idées nationalistes extrémistes et que l\u2019Ukraine pourra adhérer un jour à l\u2019Union européenne.a apporté de l'essence.Un vieil homme nous a aidés à casser des pavés.» N'empêche : ces trois journées d'affrontements, au cours desquelles le mouvement de protestation a compté ses premiers morts, ont stupéfait la population.« Beaucoup de gens ont été choqués, les Ukrainiens se perçoivent comme pacifiques, ils se sont demandé comment ces événements ont pu se produire», dit Sophie Lambroschini, historienne établie à Kiev.Ces jours sombres ont marqué un tournant.Il y a désormais un avant et un après 19 janvier.Et derrière ce tournant, il y a le Praviy Sektor.Une armée qui grossit Cheveux rasés, épaules carrées, Dmytro Yarosh ne se fait pas prier pour raconter le succès de ce qu'il décrit comme une armée, fondée en réponse aux premières violences policières, à la fin du mois de novembre.Deux mois plus tard, l'organisation compte 5000 hommes dans toute l'Ukraine, y compris dans l'est russophone, assure-t-il.Et les nouvelles recrues affluent toujours.« Dans une semaine, notre nombre aura doublé», prévoit Dmytro Yarosh.Pour l'instant, le Praviy Sektor n'a pas d'armes.Mais la situation pourrait changer.« Déjà, des gens nous appellent pour nous offrir des fusils », assure le commandant Yarosh.Mais au nom de quoi Dmytro Yarosh se bat-il?À 42 ans, c'est un nationaliste ukrainien aguerri.Il travaille depuis 20 ans pour l'organisation Trident, qui se réclame de Stepan Bandera - leader du mouvement d'insurrection qui s'est allié avec l'Allemagne nazie pendant une partie de la Deuxième Guerre mondiale, dans l'espoir de libérer l'Ukraine de l'Union soviétique.Même si ce mouvement a été impliqué dans des pogroms contre des Juifs et des Polonais, pour beaucoup d'Ukrainiens, Bandera est la figure héroïque de la résistance contre l'occupation soviétique.Sa photo est accrochée bien en évidence dans le quartier général du Praviy Sektor.Dmytro Yarosh assure que son mouvement n'est ni extrémiste ni chauvin.Et que s'il veut « redonner l'Ukraine aux Ukrainiens », ce pays libéré sera accueillant pour tous « Les gars du Praviy Sektor sont les plus radicaux, ils sont venus ici en laissant leur cerveau à la maison.» \u2014 Un membre d\u2019une organisation de protection de la place de l\u2019Indépendance 1994 : Il commence à gravir les échelons de l\u2019organisation Trident, dédiée au leader ukrainien controversé Stepan Bandera et qui organise, entre autres, des séances d\u2019entraînement révolutionnaire.2012 : Publication du livre Nation et révolution.« J\u2019y annonce les événements d\u2019aujourd\u2019hui », dit son auteur.Décembre 2013 : le groupe Praviy Sektor voit le jour.ceux qui le soutiendront, peu importe leurs origines.Le commandant Yarosh se sent-il vraiment à l'aise dans ce mouvement de protestation à saveur pro-européenne?«Je ne suis pas contre l'adhésion à l'Union européenne, mais l'Ukraine est un État trop jeune, elle n'est pas prête», nuance-t-il.Son discours nationaliste modéré ne convainc pas tout le monde.D'abord, parce que Dmytro Yarosh ne contrôle pas tout son monde.«Praviy Sektor est une organisation parapluie, elle compte plusieurs électrons libres», dit Sophie Lambroschini.La juriste et féministe Nina Potarska va plus loin.Sur le terrain, les choses ne sont pas toujours jolies et les « soldats» du Praviy Sektor « sont agressifs avec les homosexuels, les gens de couleur, les militants de gauche ».Oleksander, 29 ans, membre d'une autre organisation de protection de la place de l'Indépendance, ne mâche pas ses mots.« Les gars du Praviy Sektor sont les plus radicaux, ils sont venus ici en laissant leur cerveau à la maison.» Mais avec ou sans cerveau, l'armée de Dmytro Yarosh est devenue un joueur incontournable dans une confrontation au dénouement imprévisible.Hausse des tarifs du transport en autobus Les Brésiliens de retour dans la rue SERGE BOIRE COLLABORATION SPÉCIALE RIO DE JANEIRO \u2014 Des centaines de Brésiliens sont encore descendus dans les rues de Rio de Janeiro, hier, pour dénoncer une augmentation de 25 centimes du titre de transport en autobus.Ils estiment qu'ils n'obtiennent pas en retour un service de qualité.Sur l'Avenida Presidente Vargas, l'une des plus importantes artères de Rio, Régis Oliveira distribue des tracts aux passagers des autobus, prisonniers d'une autre manifestation.« Descendez et venez manifester avec nous ! », lance-t-il aux passagers.Sur le pare-brise des autobus qui surchauffent sous les 40 degrés de cet été austral, une affiche arbore le nouveau tarif: R$3,00 (1,40$CAN).La semaine dernière, c'était R$2,75 (1,25$CAN).En tête de la manifestation, des centaines de personnes tiennent une énorme banderole presque aussi large que trois voies de circulation décriant l'augmentation.En juin dernier, les villes de Rio et de Sâo Paulo ont tenté d'augmenter le titre de transport en autobus, proportionnellement à l'inflation et à l'augmentation du prix de l'essence.Mais les deux principales villes du pays ont dû reculer après que des millions de Brésiliens sont descendus dans la rue pendant des semaines pour clamer le ras-le-bol de leurs élus.Le soccer d\u2019abord « Ils ne manifestent pas pour une simple augmentation de 25 centimes, affirme l'expert en mobilité urbaine Alexandre Rojas.Ils manifestent contre un amalgame d'injustices qui leur empoisonnent la vie.» « Nous vivons dans un pays qui n'est pas en mesure de réaliser une Coupe du monde.Notre pays gaspille des milliards sur une compétition de soccer, alors que nos hôpitaux publics sont des porcheries où l'on meurt dans les salles d'attente.C'est pour ça que nous luttons pour un transport gratuit.», rage Oliveira, un pasteur baptiste.Le gouvernement de Lula et celui de Dilma Rousseff, du même Parti des travailleurs, ont dépensé jusqu'à présent pas moins de 15 milliards de dollars pour l'organisation du Mondial.Un milliard et demi de dollars vient aussi d'être débloqué pour déployer l'armée afin d'assurer la sécurité durant l'événement.« Ce sont les personnes qui gagnent le salaire minimum qui vont le plus souffrir de cette augmentation, soutient l'expert.Et ce sont elles qui en ont le plus marre.Non seulement leur salaire n'a-t-il pas augmenté, mais encore la plupart d'entre elles vivent en banlieue de Rio, là où le service de transport en commun est réellement déficient.Et c'est en grande partie à elles que l'on demande de payer plus.» Un cadeau pour vousl l OGILVY Du 5 au 23 février 2014 CLARINS À l'achat de deux produits Clarins, dont un de soin, recevez un sac fourre-tout signé Clarins incluant : Valeur totale du cadeau allant jusqu'à 175 $ + ._ + VOTRE CHOIX DE CREME DE JOUR Capital Lumière Jour, 15 ml Crème Haute Exigence Jour, 15 ml Multi-Régénérante Jour, 15 ml Multi-Active Jour, 15 ml Crème 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qu'on craint le dépôt de bilan.Selon l'actionnaire principal du journal, Bruno Ledoux, il faut trouver de nouvelles sources de financement, car Libé, comme l'appellent les Français, perdrait environ 1 million d'euros par an (son chiffre d'affaires est évalué à 55 millions d'euros).Pour réduire les dépenses, on avait déjà envisagé quelques mesures : baisse de salaires, départs volontaires à la retraite, travail à temps partiel, etc.Depuis l'automne, une dizaine d'employés travaillaient à un plan de redressement.Puis, la semaine dernière, sans crier gare, Bruno Ledoux a proposé un plan aux journalistes qui, le jugeant inacceptable, ont riposté par une journée de grève.Vendredi dernier, Libé n'a donc pas paru et son site web est resté figé toute la journée.Le soir même, l'actionnaire proposait une nouvelle stratégie avec l'ambition de transformer le quotidien en « réseau social, créateur de contenus, moné-tisable sur une large palette de supports multimédias », disait la lettre envoyée aux employés.On proposait aussi de transformer le siège social du journal en « espace culturel-restaurant-bar-studio-radio-incubateur de start-up » qui serait conçu par le designer Philippe Starck dans le but d'en faire, toujours selon M.Ledoux, un « Flore du XXIe siècle ».La salle de rédaction serait déplacée ailleurs.Lorsque les journalistes ont pris connaissance du plan, ils ont d'abord cru à une blague.« Pendant une heure, on était réellement convaincus que c'était un pastiche, raconte le journaliste Marc Semo, joint au téléphone par La Presse.On cherchait qui, dans la salle, était l'auteur de ce coup.» Ce n'était finalement pas une blague, et les journalistes ont répondu dans le numéro de samedi avec, à la une, un message percutant: «Nous sommes un journal, pas un restaurant, pas un réseau social, pas un espace culturel, pas un plateau télé, pas un bar, pas un incubateur de start-up.» Cinq pages étaient consacrées à la crise qui secoue le journal.Comment expliquer que la direction de Libération ait laissé passer un tel coup d'éclat?« Sérieusement, je ne me l'explique pas, répond Marc Semo.Au fond, ça montre à quel point nos patrons sont incompétents.» Depuis, Libé a reçu quelques appuis de la gauche - des politiciens, des médias amis, etc.- mais la rédaction a également été la cible de critiques virulentes qui ont traité ses journalistes de ringards et de réfractaires au changement.Hier, sur Twitter, le journaliste Jean-Christophe Féraud s'étonnait: «Que s'est-il passé moralement pour que l'éventuelle disparition de Libé ne crée pas le séisme politique qu'elle devrait susciter?», a-t-il demandé.Pour sa part, Marc Semo n'accepte pas les critiques et rappelle que Libé a été parmi les premiers médias à embrasser le changement.« On a eu une radio en 1983, une télé l'année suivante, des blogues de journalistes en 2001, on a organisé des conférences.Le problème n'est pas le refus d'évoluer, mais plutôt la mauvaise gestion d'un patron, Nicolas Demorand, qui ne sait ni animer une équipe ni gérer une entreprise.Quant à l'actionnaire, il n'est pas transparent.» Selon certains observateurs, il resterait peu de temps -certains parlent de semaines - pour régler la crise.Les délégués syndicaux du comité d'entreprise doivent s'asseoir avec la direction de Libération aujourd'hui.TROIS CHOSES QU\u2019IL FAUT SAVOIR SUR LIBÉRATION 1973 Fondation de Libération sous l\u2019égide de Jean-Paul Sartre 1982 Les premières publicités font leur apparition dans le journal 2006 Départ de Serge July, cofondateur et directeur de rédaction PRENEZ LESDEVANTS PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Cuba Vers une normalisation des relations avec l\u2019UE Les pays de l\u2019Union européenne (UE) ont approuvé hier le processus visant à normaliser les relations avec Cuba, suspendu depuis plus de 10 ans, afin d\u2019encourager La Havane à poursuivre les réformes dans le domaine des droits de l\u2019homme.Réunis à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères des 28 ont donné le feu vert au lancement des négociations devant aboutir à la conclusion d\u2019un «accord de dialogue politique et de coopération» avec l\u2019île dirigée par Raul Castro.\u2014 Agence France-Presse É.-U.Révélations du créateur d\u2019eBay sur la NSA Un nouveau site internet d\u2019informations financé par le fondateur d\u2019eBay, Pierre Omidyar, a fait ses débuts hier avec un article du journaliste Glenn Greenwald, porte-voix des révélations d\u2019Edward Snowden, sur le rôle de la NSA dans les frappes de drones.Dans cet article, Greenwald affirme que la NSA utilise la géolocalisation des téléphones portables grâce à leur carte SIM pour déterminer la position de personnes qui sont ensuite visées par une frappe de drones.\u2014 Agence France-Presse L: Aï* A®-''- \u2022.PHOTO REUTERS Syrie Des centaines de civils évacués Quelque 460 civils ont été évacués hier par l\u2019ONU des quartiers assiégés de la ville syrienne de Homs, portant à 1200 le nombre d\u2019habitants évacués en quatre jours, au moment où des négociations reprenaient à Genève entre régime et opposition, sans aucune avancée.L\u2019opération humanitaire a été rendue possible grâce à une trêve négociée par l\u2019ONU entre le régime de Bachar al-Assad et les rebelles.Plusieurs fois violée, la trêve en vigueur depuis vendredi a été prolongée jusqu\u2019à demain soir.\u2014 Agence France-Presse France «Amis des États-Unis pour toujours» François Hollande, aux premières heures de sa visite aux Etats-Unis, a célébré hier aux côtés de Barack Obama le lien d\u2019amitié qui unit Paris et Washington.«Alliés, nous l\u2019étions au temps de Jefferson et de La Fayette, alliés nous le sommes encore aujourd\u2019hui, amis nous l\u2019étions ou ils l\u2019étaient au temps de Jefferson et de La Fayette, amis nous le sommes pour toujours», a déclaré le chef de l\u2019Etat français alors qu\u2019il était à Monticello, le domaine érigé par Thomas Jefferson.\u2014 Agence France-Presse 0.9 TAUX DE LOCATION JUSQU'À36 MOIS + % L'EQUIVALENT DES JUSQU'À OU PREMIERES MENSUALITÉS EN PRIME- 2750$ ENCRÉDIT À LA LIVRAISON 1 500 $ sur tous les modèles ILX/2 000$ surTL-SH AWD 2 500$surTL SH-AWD Tech / 2 750$surTL Élite Résultats des tirages du : 2014-02-10 o 2) 11 3] 2] 3| 3| 11 3l 01071318202123242532 33 38 40 41 43 52 53 55 60 64 *S2i Jour - Mois - Annee - Signe 09 MARS 10 BALANCE w 755 8121 12 26 28 32 34 8108827 Courez la chance de jouer a la tele! 2e pretirage demain En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité 2014 - ^ rrfirTA ¦\t'\t; s * * f mm WËgjgm«s ® ACURA acuraquebec.ca ACURA DE LAVAL\tACURA GABRIEL\tACURA PLUS\tACURA BROSSARD\tLUCIANIACURA\tACURAMETROPOLITAIN\tACURA SAINTE-JULIE 2500, boul.Chomedey, Laval 4636, boul.Saint-Jean, Dollard-des-Ormeaux 255, boul.de la Seigneurie, Blainville 9100, boul.Taschereau, Brossard 4040,rueJean-Talon O.,Montréal 5625, boul.Métropolitain, Saint-Léonard 1933, boul.Armand-Frappier,Sainte-Julie 450 682-4050\t514 6 96-7777\t450 435-4455\t450 659-1616\t514 340-1344\t514 362-2872\t450 922-1222 contribution de 1000 $ du fabricant et de 500 $ du concessionnaire (avant les taxes) et pour tous les modèles Acura TL SH-AWD 2014 jusqu'à concurrence d'un maximum de 2000 $ (avant les taxes).Le concessionnaire émettra un chèque au client pour l'équivalent des trois premières mensualités de location (taxes en sus), jusqu'à concurrence d'un maximum de 1500$ sur tous les modèles ILX 2014 et jusqu'à concurrence d'un maximum de 2000$ sur tous les modèles TL SH-AWD 2014.Le client est responsable de tout montant supérieur au 1500 $/2000 $.Le client sera tenu d'effectuer tous les paiements de location réguliers.Taux de location de 0,9 % jusqu'à 36 mois pour tous les modèles ILX/TL SH-AWD.Les offres se terminent le 28 février 2014 et sont sujettes à changement ou annulation sans préavis.Le concessionnaire peut vendre ou louer à prix moindre.Le concessionnaire peut avoir à commander ou à échanger un véhicule.Certaines conditions s'appliquent.Jusqu'à épuisement des stocks.Offres valides pour les résidents du Québec seulement chez les concessionnaires participants Acura du Québec.Visitez acura.ca ou votre concessionnaire Acura pour tous les détails.©2014 Acura, une division de Honda Canada.ALe crédit à la livraison de 1500 $ est disponible aux clients au détail admissibles à la location ou à l'achat de tous les modèles Acura ILX 2014 / le crédit à la livraison de 2000 $ est disponible aux clients au détail admissibles à la location ou à l'achat d'un modèle TL SH-AWD 2014 (UA9F2EJ)/ le crédit à la livraison de 2500 $ est disponible aux clients au détail admissibles à la location ou à l'achat d'un modèle TL SH-AWD Tech 2014 (UA9F5EK) / le crédit à la livraison de 2750 $ est disponible aux clients au détail admissibles à la location ou à l'achat d'un modèle TL Élite 2014 (UA9F7EK) par le biais de Services Financiers Acura, sur approbation de crédit, et sera déduit du LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 11 FÉVRIER 2014 A12 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAUX Un demi-pas FRANÇOIS CARDINAL francois.cardinal@lapresse.ca La Stratégie nationale de mobilité durable dévoilée hier devait rompre avec les dernières décennies en accordant au transport en commun la marge de manœuvre financière et administrative qu'elle mérite.Or, le gouvernement Marois ne fait qu'un demi-pas en ce sens en s'occupant certes du plus urgent, mais en reléguant à plus tard les décisions difficiles.On nous avait promis une révolution, on se contente d'une inflexion des habitudes gouvernementales.On ne peut parler de «mobilité durable » quand on se limite à réparer le toit qui coule dans les stations de métro.Pour la première fois, Québec réoriente d'importantes sommes dédiées au routier vers le transport collectif afin de s'attaquer à l'abyssal déficit d'entretien des équipements existants.Le geste n'a rien de flamboyant, il en est d'autant plus courageux.Le gouvernement fait ainsi passer la part des investissements en transport dédiée uniquement au transport en commun de 21 à 27 %, ce qui fait bondir les sommes allouées chaque année au maintien des actifs d'environ 600 à 900 millions, pour la période 2015-2020.En plus d'être à coût nul pour l'État, ce geste répond à un besoin criant des sociétés de transport, la STM en premier lieu, dont le réseau craque de partout.On a beaucoup parlé du déficit d'entretien des ponts et chaussées jusqu'ici, mais celui-ci est minime en comparaison avec celui du transport collectif (33 % des besoins routiers ne sont pas couverts, contre 65 % pour le transport en commun).Le gouvernement pare ainsi au plus urgent afin de maintenir la fiabilité du service existant.Il ne sert en effet à rien de prolonger la ligne bleue si on n'a pas d'argent pour éviter les pannes et l'effondrement de la station Jean-Talon.Cela dit, il faut aussi le prolonger, ce métro, il faut ajouter des bus, des trains, de la fréquence.Il faut investir pour développer ce réseau qui déborde de partout à l'heure de pointe.On ne peut viser une « mobilité durable » en se contenant de réparer le toit qui coule dans les stations de métro.Cela est nécessaire, mais insuffisant.On est en ce sens très loin de ce que demandent les sociétés de transport depuis des années, tannées de budgéter à la petite semaine: une source de financement dédiée, indexée et récurrente (taxe sur l'essence, immatriculation, péage, captation foncière, etc.).Québec reconnaît ce besoin, il promet une hausse de 30 % du service d'ici 2020, mais il y répond avec un.«chantier» de réflexion.Il peut bien qualifier ce chantier d'« ambitieux» si cela lui chante, il s'agit quand même d'une autre consultation visant à pousser plus loin une réflexion qu'on pensait aboutie: la région métropolitaine, qui n'a pas l'habitude d'être au diapason, réclame d'une seule voix une hausse de la taxe sur l'essence de 5 cents sur dix ans.Qu'on remette le débat de structures à plus tard en lançant un énième chantier, passe encore.Il est plus important de répondre à une demande en forte croissance que de s'attaquer à l'administration.Mais encore faut-il répondre à cette demande en forte croissance pour prétendre avoir fait un pas dans la bonne direction.L\u2019écran qui ramollit ARIANE KROL akrol@lapresse.ca Après des décennies à craindre que le petit écran ne rende le téléspectateur violent, on se rend compte qu'il risque plutôt de le rendre apathique.C'est le constat qui se dégage d'une vaste étude internationale publiée hier dans le Journal de l'Association médicale canadienne.Les chercheurs ont comparé la présence de trois biens de consommation (téléviseur, ordinateur, voiture) dans les foyers de près de 155 000 répondants de 17 pays.«Nous avons découvert que la possession d'un de ces biens est associée à une probabilité accrue d'obésité et de diabète de type 2.Le risque le plus important est associé à la possession d'un téléviseur», soulignent les auteurs.Faut-il s'en étonner?Des études menées dans des pays riches ont déjà montré que la présence accrue de la télé, de l'auto et de l'ordi dans les ménages va de pair avec une augmentation de l'obésité, du diabète et du syndrome métabolique, ainsi qu'avec une diminution de l'activité physique et une augmentation des heures assises.La consommation télévisuelle s'accompagne aussi d'une alimentation moins saine et plus calorique.Les chercheurs ont voulu voir ce qui se passe dans des régions moins favorisées, où la pénétration de tels biens est en hausse.La différence est frappante.De façon générale, les indices préoccupants (passer plus de temps assis, consommer davantage de calories, avoir un indice de masse corporelle et un tour de taille plus élevés et faire moins d'activité physique) augmentent avec le nombre de biens de consommation possédés.Mais cette tendance est beaucoup plus marquée dans les pays à faible revenu comme le Bangladesh, l'Inde, le Pakistan ou le Zimbabwe, que dans ceux à revenu moyen comme la Colombie ou la Pologne.Et dans les pays à revenu élevé, comme le Canada ou la Suède, elle ne s'est pas manifestée du tout.Il faut dire que dans les pays à haut revenu, avoir à la fois une télé, un ordi et une voiture est une banalité.Plus de 80% des participants étaient dans cette situation, contre seulement 3 % dans les pays à faible revenu.Les effets négatifs de ces biens de consommation sont peut-être déjà bien enracinés dans les pays riches, ce qui expliquerait que le diabète et l'obésité y soient si présents, avancent les chercheurs.Nous ajouterons que dans les pays les moins riches, le mode de vie des gens qui n'ont aucun des biens étudiés est sans doute très différent de celui des personnes qui possèdent les trois, ce qui n'est pas forcément le cas ici.Il serait toutefois imprudent de penser que ces résultats ne nous concernent pas.Au contraire, ils s'ajoutent au nombre croissant d'études qui ont établi des parallèles entre le temps passé assis et divers phénomènes troublants, dont le risque de mortalité accru.Quand on songe à toutes les heures passées assis, non pas seulement devant un écran à la maison, mais au travail et en déplacement, on se dit que se lever fréquemment tient du réflexe de survie.C'est ce que nous vous invitons à faire sans attendre.N\u2014 III! Ml FRANÇOIS HOLLANDE: UN CELIBATAIRE EN VISITE AUX ETATS-UNIS AUjO OU AU/ VReMPRAvS Ê= FORPMT 6MP *P%' J DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tÉcrivez-nous à debats@lapresse.ca REDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.OPINION AUTORITÉ DES MARCHÉS FINANCIERS Une valeur ajoutée pour le Québec LAQUESTIONDU JOUR La Coalition avenir Québec de François Legault estime que les Québécois sont trop taxés.Etes-vous d'accord?Oui > 82% Non > 15% Je ne sais pas > 3% Résultats à 15 h40, hier > 12 408 répondants PHOTO PATRICE LAROCHE, ARCHIVES LE SOLEIL L'auteur estime que l'AMF remplit parfaitement bien son rôle auprès des entreprises québécoises.l'économie canadienne, rendu public le 29 janvier dernier, a de nouveau souligné la solidité du système actuel qui repose sur la compétence des provinces.L'industrie des services financiers est également bien servie par la structure actuelle, qui permet de conserver les leviers économiques afin d'assurer la prise en compte des intérêts régionaux.La transaction de juillet 2012 entre le Groupe Maple et le Groupe TMX a été une occasion pour l'Autorité d'obtenir des engagements concrets favorisant la pérennité et l'expansion des activités en dérivés de la Bourse de Montréal, un secteur où le Québec se démarque, tout en veillant à ce que la transaction ne nuise pas à l'intégrité des marchés.L'important travail d'adaptation par l'Autorité des règles de Bâle III - créées pour les banques à la suite de la crise financière - à une coopérative de services financiers comme le Mouvement Desjardins constitue une parfaite illustration de la capacité de l'organisme à relever les défis complexes posés par les réformes du système financier émanant du G20.Une commission des valeurs mobilières canadienne, coopérative ou pas, comptant ses décideurs au siège social de Toronto, n'aurait pu être aussi soucieuse envers ces entreprises du Québec.Le système d'encadrement actuel permet une flexibilité et l'autonomie de réflexion sur les grands enjeux de politiques publiques.Et il importe de préserver cette autonomie.Bref, créer une commission canadienne constituerait un net recul par rapport au système actuel.Pourquoi ?Parce qu'il créerait à terme de l'inefficacité, du dédoublement inutile, ainsi qu'une perte d'influence et d'expertise dans toutes les juridictions, autres que l'Ontario.LOUIS MORISSET Lauteur est président-directeur général de l\u2019Autorité des marchés financiers.Les gouvernements fédéral, de l'Ontario et de la Colombie-Britannique annonçaient récemment une entente de principe visant la mise sur pied prochaine d'un organisme coopératif de réglementation des valeurs mobilières.Cette nouvelle tentative du ministre fédéral des Finances vise littéralement à donner au gouvernement fédéral et à l'Ontario la mainmise sur l'encadrement des valeurs mobilières et des instruments dérivés au Canada, avec le siège social du nouvel organisme proposé bien campé à Toronto, au cœur de Bay Street.Il n'existe pas de réels avantages à créer un tel organisme tant du point de vue des épargnants que de l'industrie des services financiers du Québec.Les plus récents rapports d'organismes internationaux démontrent que la protection des épargnants est déjà en tête de peloton avec le système actuel de passeport.Le rapport Doing Business 2013 de la Banque mondiale, une référence dans le domaine, a récemment classé le Canada au 4e rang pour la protection des investisseurs, devançant les États-Unis au 6e rang et le Royaume-Uni au 10e rang.Le rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur l'état de CHARTE DES VALEURS >\tPourquoi le voile?>\tUn choix personnel L\u2019opinion de nos lecteurs, dans La Presse+ LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 11 FÉVRIER 2014 A13 ÀBIEN YPENSER Si l\u2019on se fie aux médias, tous les Gaspésiens se réjouissent de l\u2019annonce du financement accordé par l\u2019Etat au projet de cimenterie à Port-Daniel.Est-ce que quelqu\u2019un pourrait m\u2019expliquer comment un projet industriel basé sur le même modèle que les échecs économiques, sociaux et environnementaux que nous avons déjà vécus dans la région par le passé pourra, cette fois, donner de meilleurs résultats?\u2014 Philippe Garon, Bonaventure DEBATS DEBATS@ LAPRESSE.CA Les ressources sous le matelas Finalement, je comprends pourquoi notre gouvernement péquiste ne veut pas aller chercher notre pétrole et notre gaz de schiste, et ce n'est pas pour des raisons environnementales.Ce sont des richesses naturelles de notre province qui ne sont pas renouvelables.Donc, nous les laissons sous notre matelas de terre, pour le jour quand on en aura vraiment besoin.Entre-temps, nous recevons 9,3 milliards de péréquation des autres provinces canadiennes qui exploitent et développent leurs sources d'énergie, qui sont aussi non renouvelables.Lorsque nous aurons atteint le paradis de la souveraineté, nous allons aller sous le matelas de notre pays, pour sortir nos richesses d'énergie et les utiliser pour développer notre nouveau pays et vivre dans la joie pour toujours.Robert Marcogliese, Montréal Le Noël de madame Marois Qu'est-ce qui lui prend, à Madame Marois, de distribuer autant de cadeaux, ici et là?Parmi toutes ses largesses, il n'y a rien de ce que je considère comme l'essentiel: l'éducation et les hôpitaux.La population vieillit.Croyez-vous qu'elle va fréquenter davantage les musées que les hôpitaux?Les écoles sont dans un état lamentable à Montréal et on manque d'orthopédagogues et de psychologues.La Charte, c'est un sujet qu'il faudra probablement aborder un jour, mais pour le moment, les ponts et viaducs risquent de nous tomber dessus.Hélène Robillard, L\u2019Assomption L\u2019immigration qu\u2019on a voulue En novembre 1976, René Lévesque a nommé Jacques Couture, jésuite, ministre de l'Immigration.En février 1978, l'entente Couture-Cullen (Cullen était alors ministre de l'Immigration à Ottawa) permet au Québec de choisir ses immigrants.M.Couture privilégie les immigrants francophones, d'abord les Haïtiens, puis les Vietnamiens.L'héritage du ministre Couture est que Québec a poursuivi sa politique d'immigration auprès des populations de l'Afrique francophone (Algérie, Maroc, Sénégal, Cameroun, etc.), majoritairement musulmanes.Le Québec, à la suite de l'esprit d'ouverture de René Lévesque, a choisi une francophonie diversifiée, pour survivre en français.Ce serait mesquin maintenant, pour ne pas dire sadique, de la restreindre dans ses droits.Yvon Pageau Promesse non tenue
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