La presse, 21 avril 2014, Cahier A
[" Montréal lundi 21 avril 2014 Le plus grand quotidien français d'Amérique 130e année No 150 54 pages, 5 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées ILLUSTRATION LA PRESSE GARDERIE EN MILIEU FAMILIAL UNE FORMATION AU RABAIS On peut ouvrir un service de garde à 7 $ simplement en suivant une formation de 45 heures dont la qualité et le contenu ne sont aucunement réglementés.PAGES A2 ET A3 LA PRESSE PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE VALÉRIE BLAIS EN DEVENIR Une entrevue de Nathalie Petrowski.ARTS ^ ^ , AFFAIRES _ _ MALGRÉ UN ACCORD JUSQU\u2019EN 2036 LA PERTE DE LOACI PLANE TOUJOURS WmÊÊm £à-'-iÀ£n PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE HYUNDAI ACCENT LA «GRANDE» PETITE AUTO PHOTO ÉMILE LEFRANÇOIS, COLLABORATION SPÉCIALE rgÆ/ ' m PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE LIGHTNING 2 CANADIEN 3 MAÎTRE DU JEU Le Tricolore à un match d\u2019un balayage.sports Brendan Gallagher célèbr le but gagnant marqué par Tomas Plekanec en troisième période.YVES BOISVERT MERCI BOSTON PAGE A4 MICHÈLE OUIMET LIBRES, MAIS À QUEL PRIX?PAGE A14 a m ivier, PDG de Transcontinental, Paul Desmarais III, l\u2019explorateur Bernard Voyer, Paul Desmarais, jr, t co-chef de la direction de Power Corporation, Daniel Labrecque, PDG'de.DNA Capital, et Eric Bo de Stingray Digital participent à une expédition vers le pôle Nord magnétique au profit de la fondation True Pa rançois J PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE EXPÉDITION AU PÔLE NORD MAGNÉTIQUE POUR LA SANTÉ DE NOS SOLDATS AFFAIRES VICTIME D\u2019UNE CÉLÈBRE ERREUR JUDICIAIRE RUBIN CARTER S\u2019ÉTEINT À 76 ANS PAGE A12 MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Nouveau jeu vidéo : Legault The Hobbit.Aider le héros à sortir de la 2e opposition.QBt Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 62192498765 1 LA PRESSE+ SUR TABLETTES ANDROID DES MERCREDI CONSULTEZ LA LISTE DES TABLETTES COMPATIBLES À LaPressePlus.ca/android LA PRESSE f 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 21 AVRIL 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn GARDERIES EN MILIEU FAMILIAL Garderie UNE FORMATION «NETTEMENT INSUFFISANTE» Presque n\u2019importe qui peut diriger un service de garde en milieu familial à 7$ au Québec.Les exigences de formation sont minimales.Et le contenu des rares cours exigés est souvent de piètre qualité.La preuve: sans compétences particulières en la matière, notre journaliste a obtenu un permis du gouvernement pour offrir des formations aux responsables de service de garde de la province.\t \t Amusez-vous !\tAFFAIRES 8 Astrologie du jour\tAFFAIRES 7 Débats\tA16 et A17 Décès\tAFFAIRES 7 Horaire télévision\tARTS 6 Loteries\tA10 Monde\tA12àA15 Petites annonces\tAFFAIRES 4 et 6 Sudoku\tAFFAIRES 4 Météo\t Ciel variable, plus de\tnuages en après-midi, maximum 16,\t minimum 9.AFFAIRES 6\t VOUSAVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE ?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca ARIANE LACOURSIÈRE Il est possible d'ouvrir un service de garde en milieu familial à 7$ au Québec simplement en suivant une formation de 45 heures dont la qualité et le contenu ne sont aucunement réglementés.Une situation qui inquiète plusieurs acteurs du milieu, a constaté La Presse.«Même pas besoin d'avoir un diplôme de 5e secondaire.Quand on y pense, c'est très peu», estime Christa Japel, professeure au département d'éducation et de formation spécialisée de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).Les bureaux coordonnateurs, liés aux centres de la petite enfance, ont le mandat de délivrer les permis aux responsables d'un service de garde (RSG) en milieu familial, qui accueillent 92 000 enfants à l'échelle de la province.Depuis le 1er avril, quiconque veut obtenir un permis de RSG doit suivre une formation de 45 heures sur le développement de l'enfant, le programme éducatif et la sécurité, la santé et l'alimentation dans les trois années précédant sa demande de permis.Mais cette formation est nettement insuffisante, selon des directeurs de bureaux coordonnateurs interrogés par La Presse.« Pour tenir une garderie en milieu familial, il faut plus que juste être bon avec les enfants.Il faut tout faire en même temps.Le ménage, la désinfection, l'alimentation, la gestion du matériel, le magasinage.C'est difficile ! C'est complètement ridicule de ne pas demander plus de formation», estime la directrice d'un bureau coordonnateur de Montréal.« Je demeure persuadée que cette formation de 45 heures est nettement insuffisante », renchérit Daphné Desrochers-Longchamps, directrice générale du Bureau coordonnateur des Hautes-Marées, mandatée par l'Association québécoise des centres de la petite enfance pour répondre à nos questions.La qualité des ressources variable Une responsable en service de garde peut accueillir jusqu'à six enfants si elle est seule et neuf si elle a une accompagnatrice.Conséquence des faibles exigences envers les RSG: la qualité des services offerts dans les différentes ressources est très variable, estime un directeur de bureau coordonnateur de la grande région de Montréal.«Il y en a de très bonnes et de très mauvaises », dit-il.Dans l'une des rares études publiées sur le sujet, en 2005, Mme Japel a conclu que la majorité des services de garde en milieu familial de la province étaient de qualité « minimale » et « ne favorisaient pas le développement de l'enfant».Depuis, les RSG se sont syndiqués en 2008.Du soutien pédagogique leur est maintenant offert, mais sur une base volontaire.« La qualité des milieux repose souvent sur la qualité éducative des interventions.Et souvent, ce sont les meilleurs milieux qui vont demander, sur une base volontaire, du soutien pédagogique », dit Mme Japel.Des formations ridicules Outre le cours de 45 heures sur le développement de l'enfant, les RSG doivent également suivre 6 heures de formation continue chaque année et 6 heures de formation en premiers soins tous les trois ans.Mais dans tous les cas, « rien ne vient standardiser le contenu des formations », dénonce Mme Desrochers-Longchamps.La coordonnatrice sénior au service Secourisme, natation et sécurité nautique de la Croix-Rouge, Sylvie Santerre, indique que « le gouvernement n'a pas décidé ce que doit contenir le cours [de premiers soins] ni qui peut le donner».«C'est un peu n'importe quoi.Beaucoup de personnes donnent des cours au contenu incomplet», dit-elle.Les cours de développement de l'enfance de 45 heures sont tout aussi problématiques, notent des directeurs de bureau coordonnateur.La Presse a mis la main sur le document d'une formation offerte par un homme se disant «accrédité par Emploi-Québec ».Ce formateur est également recommandé par l'Alliance des intervenantes en milieu familial (ADIM), soit le syndicat qui représente les RSG.Dans le document de formation, il est écrit que les RSG doivent apprendre l'alphabet aux enfants, ce qui fait sursauter certains responsables de bureau coordonnateur qui estiment que cette tâche appartient à l'école.« Vous allez voir que les enfants vont apprendre plus vite, et même ils vont être capable [sic] de lire et d'écrire sans faute», peut-on lire dans le document.Vers une formation uniforme La vice-présidente de l'ADIM de Montréal, Nadia Lemsouri, assure que le syndicat « engage des formateurs compétents » pour offrir des formations aux responsables de garde.«Ce sont des professeurs de cégep ou des formateurs accrédités.La qualité de la formation est bonne », dit-elle.« Au contraire.Il y a un manque de contrôle de la qualité des formations, et le réseau le sait», soutient Mme Japel.Le regroupement des CPE de Montréal est d'ailleurs en train de créer une formation uniforme pour tous les RSG de la métropole.« Les parents laissent la santé et la sécurité de leurs enfants à ces milieux.Il faudrait au moins s'assurer que les formations offertes soient de qualité», dit Mme Santerre.Au ministère de la Famille, un comité de gestion de la formation continue des RSG a été créé en 2011.Mais aucune recommandation n'a encore été émise.Le comité a notamment demandé à la professeure Nathalie Bigras, du département d'éducation et de pédagogie de l'UQAM, d'évaluer la qualité des quelque 200 formations offertes aux RSG de la province.« On a vu des cours très variés.Certains plus sérieux.Mais aussi des cours de croissance personnelle et de décoration de gâteaux.», énumère Mme Bigras, qui doit présenter les résultats de son analyse au cours des prochains mois.«Même pas besoin d\u2019avoir un diplôme de 5e secondaire.Quand on y pense, c\u2019est très peu.» \u2014 Christa Japel, professeure au département d\u2019éducation et de formation spécialisée de l\u2019UQAM LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 21 AVRIL 2014 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim GARDERIES EN MILIEU FAMILIAL ILLUSTRATIONS LAPRESSE PEU QUALIFIÉE, MAIS DIPLÔMÉE Preuve des règles minimalistes exigées pour obtenir une accréditation du gouvernement afin de devenir formateur en petite enfance, une journaliste de La Presse a obtenu un certificat de reconnaissance pour offrir des cours en «techniques d\u2019éducation à l\u2019enfance».Nous avons formulé une demande en septembre dernier à la Commission des partenaires du marché du travail, affiliée à Emploi-Québec, pour obtenir un permis de formateur en petite enfance.Plus de six mois après avoir fait notre demande à la Commission, au coût de 300$, nous avons obtenu l\u2019Agrément.Très peu de vérifications ont été faites sur notre dossier.Sans avoir de compétences particulières en la matière, nous pourrions donc officiellement offrir des formations aux responsables de services de garde en milieu familial.Coordonnatrice senior au département Secourisme, natation et sécurité nautique de la Croix-Rouge, Sylvie Santerre n\u2019a pas été surprise par cette situation.Selon elle, Emploi-Québec «accrédite à peu près n\u2019importe quoi ».Au ministère de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale (MESS), on explique que selon les informations fournies dans le curriculum vitae de notre journaliste, nous répondions aux exigences pour être formatrice.« Il faut avoir trois ans d\u2019expérience dans le milieu professionnel visé.Et il faut avoir 150 heures de formation en méthode de transmission des connaissances ou 250 heures d\u2019expérience à titre de formateur», dit François Lefebvre, directeur des communications au MESS.La Commission des partenaires du marché du travail a vérifié que nous avions reçu une formation courte en pédagogie à l\u2019université et que nous avions bel et bien travaillé cinq ans dans un camp de jour.Cette expérience comme monitrice dans un camp de jour, qui remonte à plusieurs années, était suffisante comme expérience de travail.« Il faut retenir qu\u2019on n\u2019accrédite pas la qualité de la formation que les formateurs donnent.On accrédite les formateurs.On évalue la capacité d\u2019une personne à donner une formation», explique M.Lefebvre, qui ajoute que «le règlement qui chapeaute l\u2019agrément des formateurs est en révision».«Certaines étapes de la validation des compétences des formateurs pourraient être revues», dit-il.\u2014 Ariane Lacoursière au Québec lia CERTIFICAT D'AGRÉMENT Loi favorisant le dtyeJoppement el Ta reconnais des compétences de la maîn-d'oeuvre Titulaire: ARIANE LACOURSIÈRE Numéro d'agrément 0056917 Date de délivrance Date d'échéance : Catégorie d'agrément : Formateur 28 février 2014 27 février 2016 CHAMPS PROFESSIONNELS 21 Services sociaux, éducatifs et juridique Le 3 mars 2014 Committiwi des partenairH du marciiS du travail UNE JOURNÉE DE COURS Quelques conseils, plusieurs approximations ARIANE LACOURSIÈRE La Presse a suivi une formation de secourisme, en novembre à Montréal.Le cours RCR Enfants et bébés/DEA, SA, devait durer sept heures, mais a plutôt duré quatre heures et demi.Le formateur avait été recommandé par l\u2019Alliance des intervenantes en milieu familial (ADIM) et était reconnu par la Commission des partenaires du marché du travail.Voici un résumé de la journée*.En gris, les commentaires de Sylvie Santerre, coordonnatrice senior au département Secourisme, natation et sécurité nautique de la Croix- Rouge.9h Une trentaine de personnes attendent dans le local d\u2019un centre communautaire du nord de Montréal.Toutes des femmes, sauf trois.Le formateur prend les présences et remplit plein de formulaires.Les gens s\u2019impatientent.Une dizaine de mannequins sont étendus sur le plancher de la classe.Un cours de 30 personnes! C\u2019est beaucoup! Nous acceptons des groupes de maximum 18 personnes, et ce, seulement si nous avons un mannequin par personne.Sinon, on doit réduire le groupe.9h30 Le cours commence enfin.Le formateur commence par nous parler des brûlures.Il explique comment reconnaître les brûlures au premier, deuxième et troisième degré et quoi faire dans chaque cas.Un participant à l\u2019arrière de la classe sursaute après ces brèves explications.Il se tourne vers sa femme: «Me semble que quand on voit une brûlure au troisième degré sur un enfant, on devrait appeler l\u2019ambulance?» Le monsieur a raison.En fait, sur des enfants, des brûlures au deuxième ou même au premier degré peuvent nécessiter une visite aux urgences ! 9h45 Le formateur parle d\u2019empoisonnement, du diabète, d\u2019épilepsie, de convulsions dues à la fièvre et des saignements de nez.Il nous dit ensuite quoi faire si un enfant se fait une bosse au front.Le formateur explique qu\u2019il faut mettre de la glace dans un tissu et l\u2019appliquer sur la blessure 15 minutes.Il mentionne ensuite que mettre de la vanille, du beurre ou de l\u2019huile peut aussi aider à prévenir le bleu, car les gras dilatent les capillaires et empêchent la formation d\u2019ecchymose.(Rires) Vous savez, ici à la Croix-Rouge, on n\u2019embarque pas dans la cuisine.Parce qu\u2019accepter une chose comme ça, ça ouvre la porte à d\u2019autres «essais».Ça ne veut pas dire qu\u2019il n\u2019y a pas de remèdes de grands-mères qui marchent.Mais avant de le mentionner en formation, une technique doit être approuvée par des comités médicaux sérieux.10h10 On apprend à soulager un enfant qui a quelque chose dans l\u2019œil.Après une longue pause, on parle d\u2019asthme, puis d\u2019allergies.On fait circuler un faux EpiPen dans la salle et le formateur nous demande de nous entraîner sur nous pendant qu\u2019il continue le cours.Quand il y a de la pratique, elle doit être supervisée.11 h 15 On apprend à faire un pansement pour un déboîtement de l\u2019épaule, un pansement de compression, à soigner un crayon dans l\u2019œil, un crayon dans le bras, une coupure au pouce, une dent tombée.Avez-vous reçu un manuel pour vous aider à récapituler toutes ces notions?(Nous répondons que oui.Le document fait 12 pages).Ah! Vous savez, notre livre fait 170 pages.Ça dit tout.11 h35 On poursuit en parlant d\u2019hémorragie, d\u2019entorse à la cheville et d\u2019étouffement.Une participante affirme qu\u2019appliquer du café sur une plaie, ça fonctionne.Le formateur finit par dire qu\u2019il faut que le café soit «frais», c\u2019est-à-dire que le sac vient d\u2019être ouvert.Inutile de commenter le café.Mais il faut savoir comment soigner les petites plaies des enfants.C\u2019est ce qui arrive le plus souvent en garderie! Il faut nettoyer avec du savon et de l\u2019eau quand c\u2019est une petite plaie.Et il faut apprendre à savoir quand demander des points de suture ou non.Pause de 12 h à 13 h On reprend en apprenant comment réanimer un bébé (RCR).On s\u2019entraîne un peu sur des mannequins.Mais le formateur a la tête ailleurs: il est en train de plastifier nos cartes d\u2019attestation de formation.Vous a-t-il montré à vérifier les signes de respiration et voir s\u2019il y a hémorragie?À d\u2019abord vérifier si l\u2019environnement est sûr?À appeler de l\u2019aide?C\u2019est très important d\u2019être très rigoureux quand on enseigne la RCR.Parce que dans le stress, ce sont les notions très pratiquées qui sont efficaces.14h30 Notre formateur nous explique le fonctionnement d\u2019un défibrillateur et le cours prend fin à 15 h.(Soupir) Le cours est déjà fini ?Avez-vous parlé des engelures, des coups de chaleur, des commotions cérébrales, de la gestion de la fièvre, des échardes, de la gastro?C\u2019est sûr qu\u2019en huit heures, et même moins ici, on n\u2019a pas le temps de faire le tour.Certaines provinces exigent des cours de 16 heures.Il y a place à amélioration, disons.On voit que le cours que vous avez suivi ne répond pas à la législation.Mais il n\u2019y a aucun contrôle de ça, donc.Le résumé de la journée présenté ici n\u2019est pas exhaustif.Certains passages ont été omis pour alléger la lecture. A4 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 21 AVRIL 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn BOSTON UN AN APRÈS LATTENTAT Merci Boston mm YVES BOISVERT CHRONIQUE PHOTO ROBERT F.BUKATY, ASSOCIATED PRESS Des coureurs et des amateurs de marathon massés sur Boylston Steet, hier.BOSTON Tous ces gens d'une minceur suspecte dans des vêtements fluorescents: pas de doute, c'est bien la file d'attente du « pasta dinner».La tradition veut que les coureurs fassent le plein de glucides la veille d'un marathon.Pour ça, quoi de mieux que des pâtes cuites bien au-delà du temps recommandé par le manufacturier?Plein d'autres choses, j'en conviens.On est invité par le maire de Boston à envahir l'hôtel de ville, alors on y va.Il y a là plein de bénévoles qui tapent des mains pour l'ambiance.On vous offre une Samuel Adams spécialement brassée pour l'occasion si le cœur vous en dit.Mais soyons sérieux, l'heure n'est pas à la fête.L'heure est plutôt à la concentration.L'heure est aux derniers calculs sur la stratégie de course.Le dernier conseil d'un inconnu.L'heure est au doute, même si on ne fait semblant de rien.L'heure est à regarder une 17e fois la météo.Dix degrés à 10h30, heure du départ.Vent d'ouest.Un peu de côté.Soleil.16 degrés à 14 h.Presque chaud.L'heure est à sacrer son camp de ce repas pour aller placer soigneusement les chaussures, les vêtements, le dossard, la montre, la casquette.Non, pas de casquette, ah pis oui, ah pis non.L'heure est à relire une 47e fois les instructions pour se rendre.Il y a ceci de très particulier au marathon de Boston: il n'a de Boston que sa toute dernière portion.On nous prendra donc ce matin aux abords d'un parc du centre-ville de Boston, dans des autobus scolaires, pour nous emmener 42,2 km et sept villes plus loin, dans le bled de Hopkinton.Là-bas, la plupart des 35 748 inscrits tueront deux, trois heures à boire des trucs sucrés et à manger des barres tendres.En plus des places réservées à ceux qui avaient obtenu un temps de qualification, la Boston Athletic Association a offert une inscription aux 5600 personnes qui n'ont pas pu finir l'an dernier.Puis à tous les employés des hôpitaux, des services ambulanciers, de police, de pompiers et autres premiers répondants.Et finalement, on a offert des places à quiconque aurait « un lien spécial avec l'événement ».«On a reçu 1199 demandes, et un comité en a gardé 600, me dit Jack Flemming, de la BAA.On a accepté celle d'un employé de magasin qui travaillait près des explosions et qui est allé secourir des gens.Mais on a refusé quelqu'un disant: j'habite en Californie et j'ai été bouleversé par les événements.» On retournera probablement à un maximum de 27 000 places l'an prochain : les sept petites villes impliquées en plus de Boston trouvent déjà assez lourde l'opération, en particulier Hopkinton, dont la population triple momentanément chaque troisième lundi d'avril.« Il y en a eu 38 000 au 100e anniversaire, en 1996, mais le monde était bien différent à l'époque, et tout était moins compliqué », me dit Mark Davis, aussi de la BAA.Le monde en effet a changé.Pas de sac, svp : c'est la consigne pour les coureurs comme pour les spectateurs.Le maire Marty Walsh a dit cette semaine que Boston serait « l'endroit le plus sécuritaire au monde ».La veille, sous la pluie, tout juste après les cérémonies de commémoration des attentats, on a dû évacuer Boylston Street, lieu d'arrivée, quand un homme nu-pieds a crié comme en dérision « Boston Strong ».Il a été arrêté avec un sac à dos contenant une cui-seuse à riz pleine de confettis, et le juge l'a envoyé voir le psychiatre.L'événement est sans gravité mais souligne l'évidence : on imagine la complexité du contrôle de cette foule de 1 million de personnes massées sur 42 km.Ce matin, en grelottant, on regardera partir les athlètes en fauteuil roulant, puis les femmes de l'élite, puis les hommes, tous parmi les plus superbes athlètes de cette planète.Ensuite, on nous installera selon la hiérarchie du chronomètre, et vers 10 h 25, 35 000 personnes iront ajouter leurs pas dans ce parcours plein d'histoire, de légendes et de drames.Et puisque « les temps ont changé », ce marathon, rendezvous avec ses limites, n'aura plus tout à fait la même saveur.Ça se voudra une célébration de la «force».Ce sera inévitablement un rappel de la fragilité.Le champion de 1968, l'Américain Amby Burfoot, s'est fait faire plein de cartes qu'il distribuera en courant aux gens dans la foule pour leur dire : merci Boston.C'est aussi une manière de dire, mais il n'y avait pas assez de place sur la carte : merci la vie.a Pour joindre CPI\tniqueur: yboisvert@lapresse.ca Ce marathon, rendez-vous avec ses limites, n\u2019aura plus tout à fait la même saveur.Ça se voudra une célébration de la « force ».Ce sera inévitablement un rappel de la fragilité.C 63 AMG L\u2019Événement de vente de Pâques de Mercedes-Benz Ouvert le vendredi 18 avril et le lundi 21 avril\tR .Renseignez-vous sur notre service d'entretien prépayé Profitez de prix exclusifs sur tous ¦ Prix incroyablement compétitifs dévoilés en concession seulement.les véhicules neufs, démonstrateurs, ¦ Taux de financement alléchants sur notre gamme complète de véhicules.d\u2019occasion, Sprinter et smart.\t¦ Réductions additionnelles sur les démonstrateurs.Pour plus de détails, visitez votre concessionnaire Mercedes-Benz de la région de Montréal ou mbmontreal.ca.LAVAL\tRIVE-SUD\tWEST ISLAND\tBOUCHERVILLE Mercedes-Benz Laval\tMercedes-Benz Rive-Sud\tMercedes-Benz West Island\tDuval Mercedes-Benz 3131, Autoroute 440 Ouest, Laval 4844, boul.Taschereau, Greenfield Park 4525, boul.St-Jean, Dollard-des-Ormeaux 1530, rue Ampère, Boucherville 450 681-2500\t450 672-2720\t514 620-5900\t450 449-0222 ©Mercedes-Benz 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