La presse, 25 avril 2014, C. Arts
[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL VENDREDI 25 AVRIL 2014 ELSA PEPIN LE CŒUR EST UN OISEAU PAGES 2 ET 3 LA PRESSE HUGO DUMAS LA SOUTENABLE LÉGÈRETÉ DE DEUX ÊTRES PAGE 7 URE ELLES XXx QUAND LE ROSE ET LE NOIR FONT LA PAIRE PAGE 8 ARTSl V CINÉMA Découvrez les critiques des nouveaux films de la semaine et commentez-les à lapresse.ca/critiques Au piano un conte de fées » J m CAROLINE RODGERS Dans les jeux vidéo comme au cinéma, la trame musicale est presque un personnage en soi.Pour composer la bande originale de Child of Light, jeu d'Ubi-soft lancé hier, Cœur de pirate est entrée dans le monde féerique de ce jeu de rôles entièrement conçu à Montréal.Un univers artistique qui va comme un gant à la musique de Béatrice Martin.«Quand j'ai été approchée par Ubisoft, le jeu était au stade embryonnaire, dit la chanteuse.J'avais seulement des thèmes, des images de référence, des illustrations de livres de contes.Heureusement, j'ai joué à plusieurs jeux vidéo quand j'étais jeune, alors je connaissais bien cet univers-là.J'ai pu imaginer assez facilement ce dont ils avaient besoin pour accompagner les différents segments du jeu.» La musicienne a écrit différents thèmes mélodiques pour correspondre aux mondes du jeu, ainsi qu'une chanson pour le générique, Off to Sleep.Un orchestre en renfort «Dans les scènes de combat, ça devenait plus intense.Au début, les créateurs du jeu voulaient que tout soit fait au piano mais, à mesure que j'avançais, j'ai réalisé que l'on aurait besoin d'un orchestre pour accompagner les moments sombres ou intenses.» Voir PIRATE en page 6 ?NOTRE ENTREVUE P AVEC LE CRÉATEUR DU JEU EN PAGE 6 PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE maillon à maillon 20 DONNEZ LECHAINON.ORG LE CHAÎNON ARTS LECTURE LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 25 AVRIL 2014 ELSA PÉPIN / Quand j\u2019étais l\u2019Amérique Le cœur est un oiseau m\\ , DAVID BOILY.LAPRESSE Après la naissance de son bébé, Eisa Pépin vit maintenant celle de son recueil de nouvelles.«On dirait que d\u2019avoir un enfant m\u2019a amenée à faire un bilan, et j\u2019ai écrit des histoires qui sont en quelque sorte inspirées de mon cheminement », explique-t-elle.La liberté, la famille et l\u2019amour traversent les nouvelles du premier recueil d\u2019Elsa Pépin, où l\u2019on s\u2019interroge sur la vraie nature de la liberté, à la fois une aspiration nécessaire et un cadeau empoisonné.CHANTAL GUY Eisa Pépin est la nouvelle maman d'un bébé de 5 mois et l'auteure d'un recueil de 13 nouvelles, Quand j'étais l'Amérique.Voilà ce que l'on pourrait appeler une année fertile, et les deux événements ont des liens.«Je travaille depuis longtemps sur deux romans, et quand je suis tombée enceinte, j'étais dans une énergie nouvelle.J'ai eu envie d'écrire du neuf, de raconter des histoires autres que celles de mes romans.On dirait que d'avoir un enfant m'a amenée à faire un bilan, et j'ai écrit des histoires qui sont en quelque sorte inspirées de mon cheminement pour en arriver où je suis maintenant.» Si la question de la liberté est si présente dans Quand j'étais l'Amérique, c'est probablement parce qu'il s'agit d'un sujet qu'Elsa Pépin a exploré en profondeur.La notion de plaisir dans la littérature française du XVIIF siècle - ce siècle libertin et révolutionnaire - était au cœur de son mémoire de maîtrise, obtenu à l'Université McGill.Il y a quelques années, elle a codi-rigé avec Claudia Larochelle le collectif Amour et libertinage sur les relations amoureuses des trentenaires.Quand j'étais l'Amérique propose une galerie de personnages flamboyants qui se brûlent souvent les ailes comme Icare ou qui sont vus par des personnages plus discrets séduits par leur audace.« Les gens qui sont en apparence très libres ne sont pas ceux qui s'en sortent le mieux dans mes nouvelles, note-t-elle.Je m'intéresse plus à ceux pour qui la liberté semble plus difficile, qui sont prisonniers de leurs repères.» C'est pourquoi elle a choisi comme exergue cette phrase tirée du poème Pour faire le portrait d'un oiseau de Jacques Prévert : « Peindre d'abord une cage avec une porte ouverte.» « Dans le fond, explique-t-elle, nous sommes libres quand nous connaissons la cage qui nous enferme et que nous pouvons nous en libérer.J'ai vu beaucoup de gens qui se sentent très libres parce qu'ils font ce qu'ils veulent, mais qui ne mesurent pas vraiment ce qu'est la vraie liberté, qui est de se connaître soi-même et de faire des choix.» Ce sont surtout les femmes qui sont d'une grande indépendance dans les nouvelles d'Elsa Pépin.Elles sont celles par qui l'émerveillement et le drame arrivent.« Les femmes québécoises ont souvent une personnalité forte.Je ne sais pas d'où ça vient, mais je vois souvent des LOUISE DUPRÉ / L\u2019album multicolore Mystères de la mère Dans ce récit autobiographique, Louise Dupré tente de cerner, par petites touches, comme une aquarelle, celle qui fut sa mère.La mémoire n\u2019est pas en noir et blanc dans cet Album multicolore où l\u2019écriture se déploie dans la douleur du deuil et l\u2019infinie tendresse du souvenir.CHANTAL GUY Perdre sa mère.La catastrophe inévitable à laquelle aucun enfant ne veut croire, peu importe son âge.La mère de Louise Dupré est partie en 2010, à l'âge de 97 ans.Trois mois après son décès, l'écrivaine a commencé à écrire sur cette perte, sans pouvoir s'arrêter.L'album multicolore est à la fois un hommage, une façon de traverser le deuil, l'espoir fou de garder la mère en vie et un questionnement sur l'écriture.« Est-ce qu'un récit permet le deuil ou est-ce qu'il le refuse?, demande-t-elle.C'est une expérience d'écriture qui m'a fait me poser des questions.L'écriture est un échec de toute façon, et l'écriture autobiographique, c'est terrible.Depuis que j'ai écrit ce livre, j'admire énormément ceux qui ont une posture autobiographique, parce qu'on a quand même le désir de coller à des faits qui sont près de la réalité, c'est ça le pacte autobiographique, mais on se rend compte que ce n'est pas possible.Ce sentiment d'échec, je l'ai ressenti beaucoup plus dans ce livre que dans mes romans La memo-ria ou La voix lactée.» Louise Dupré savait qu'elle posait le pied sur un terrain miné en abordant de façon frontale le sujet de la mère, inépuisable en littérature.Le livre de ma mère d'Albert Cohen, Journal de deuil de Roland Barthes, Une mort très douce de Simone de Beauvoir ou Le deuil du soleil de Madeleine Gagnon, Dupré a sorti de sa bibliothèque tous ces livres qui, s'ils n'ont pas pu la consoler, l'ont accompagnée dans son voyage vers le mystère de sa mère.Qui était cette femme?Et que reste-t-il de cette femme chez sa fille ?« C'était une femme changeante comme tout le monde et c'est tellement difficile de faire le portrait d'une personne qu'on aime.Elle a de multiples visages selon les époques, selon ce qu'elle vit, et elle était différente avec chacun de ses trois enfants», explique Louise Dupré.Comment ne pas trahir sa mère aussi, alors que l'écriture, selon Louise Dupré, est toujours une trahison?Nous apprenons dans L'album multico- lore que la fille a toujours craint de blesser sa mère dans son œuvre, assez pour croire que sa mort serait peut-être une sorte de libération.En vain.« Dans mon recueil de poésie Tout près, il y a cette phrase, \" écrire commence par une trahison\".Évidemment, si on ne dit rien, on n'écrit pas, on fait autre chose.Il faut avoir une position éthique, surtout dans un texte autobiographique.Il faut écrire pour de vrai, il faut aller au fond de soi.Mais on continue à la protéger, la mère.Elle sera toujours là, elle va toujours nous accompagner.» Une lumière contre la noirceur C'est que la relation à la mère est viscérale, et très différente qu'on soit une fille ou un fils.Louise Dupré, qui a longtemps été enseignante, parle de ces mères qui refusent que leur fille leur échappe et qui les enferment dans un amour étouffant, voire paralysant.La sienne lui a fait le cadeau inestimable de lui laisser vivre sa vie, dans cette terrible ingratitude de la tâche maternelle qui consiste à savoir se retirer après avoir été d'une présence indéfectible.Mais cela ne lui a pas épargné la culpabilité.Comme beaucoup de gens de sa génération, Louise Dupré a vécu cette coupure avec ses parents à la Révolution tranquille.L'accès à l'éducation, la libéralisation des mœurs, l'élévation sociale ont créé un grand fossé entre les enfants et les parents de cette époque qu'elle a voulu rappeler dans son récit, consciente tout à coup d'être la nouvelle dépositaire de la mémoire familiale.« Je voulais savoir qui elle était, mais je me rends compte aussi que je dépeins un certain Québec qu'on ne voit pas d'habitude.Parce qu'on a l'impression que les personnes âgées sont toutes pieuses et repliées sur elles-mêmes.Ce n'était absolument pas son cas.C'était une femme qui avait des idées de gauche, comme son «Je voulais savoir qui [ma mère] était, mais je me rends compte aussi que je dépeins un certain Québec qu\u2019on ne voit pas d\u2019habitude.» \u2014 L\u2019auteure Louise Dupré Anna Gavalda Deux histoires de jeunes gens de notre temps, repus, mais affamés, polis, mais enragés, qui préfèrent encore prendre le risque de se tromper de vie plutôt que de n'en vivre aucune.Le dilettante - 29,95$ «On retrouve dans La vie en mieux la même verve, le sens du dialogue, l'humour et surtout l'empathie qui ont fait le succès de ses précédents romans» Josée Lapointe - La Presse arma gavalda \\avie en mieux lC(W«u\u201d\"£ LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 25 AVRIL 2014 ARTS 3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS LECTURE amies que je trouve dures avec les gars.J'ai eu envie de me mettre dans leur peau, je trouve qu'ils ne l'ont pas toujours facile.Enfin, je suis moi-même fascinée par les gens décomplexés, spontanés, flamboyants.J'ai souvent été attirée et déçue par des gens très séduisants qui sont finalement prisonniers de leurs patterns et de leur propre spectacle.» Modernité La famille est l'autre thème de ce recueil, souvent perçue comme un champ de bataille, mais une bataille obligée.« Je pense que nous avons Pour celle qui a choisi d'aller étudier la littérature française après la lecture d'À la Recherche du temps perdu de Proust, l'américanité semble en quelque sorte être la modernité.Elsa Pépin aurait pu se diriger vers l'enseignement, mais son parcours l'a menée vers le monde des médias, où elle a toujours travaillé comme recherchiste et journaliste dans le domaine littéraire.Elle anime présentement l'émission web de la Librairie Monet, Rature et lit.C'est ce qui lui a permis de lire ses contemporains et, à son avis, de désacraliser sa vision de la «J\u2019ai vu beaucoup de gens qui se sentent très libres parce qu\u2019ils font ce qu\u2019ils veulent, mais qui ne mesurent pas vraiment ce qu\u2019est la vraie liberté, qui est de se connaître soi-même et de faire des choix.» \u2014 L\u2019auteure Eisa Pépin tous le désir de savoir d'où nous venons, mais que nous sommes aussi beaucoup en perte de filiation.Nous vivons moins proches de nos familles, auxquelles nous avons besoin autant de nous identifier que de nous détacher.» La nouvelle qui donne son titre au recueil est, de son propre aveu, la plus autobiographique.La narratrice québécoise se découvre autre dans le regard de la famille française de sa mère, pour qui elle incarne un certain fantasme de l'Amérique, et une étrange curiosité langagière.« Je me sentais tellement appartenir à cette famille et, en même temps, ils me faisaient sentir comme une étrangère parfois, se souvient-elle.Mais cela t'oblige à te définir en même temps.» Elsa Pépin sent bien qu'elle appartient profondément aussi à ce « pays de la lente parole à naître » et trouve la langue québécoise, « ce blues grave », d'une grande beauté; elle est ravie par le roman de Geneviève Pettersen, La déesse des mouches à feu, qu'elle vient de terminer et est admiratrice de Sylvain Trudel, dont le recueil La mer de la tranquillité est pour elle un modèle.littérature comme beaucoup d'étudiants l'entretiennent.« Je trouve qu'on dit trop que la littérature contemporaine, ce n'est pas comme les classiques.Je pense qu'il faut en lire beaucoup pour trouver ce qu'on aime.J'ai un rêve, celui d'un show un peu comme celui de Pivot, qui mélange les deux.» Quand j\u2019étais l\u2019Amérique Eisa Pépin QUAI NO.5,164 PAGES .1 r .1 QUAI hi° s ELSA PÉPIN J\u2019ETAIS L\u2019AM É R I Q U E PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE L\u2019album multicolore, de Louise Dupré, est à la fois un hommage, une façon de traverser le deuil, l\u2019espoir fou de garder la mère en vie et un questionnement sur l\u2019écriture.père qui a eu des sympathies communistes.Elle défendait les démunis, le droit à l'instruction et à la santé.Elle avait des idées très avant-gardistes pour son époque.C'est une femme qui a révélé tout son potentiel à la Révolution tranquille.Mais c'était trop tard.D'ailleurs, elle le disait, \"vous êtes chanceuses, vous êtes privilégiées\".Elle aurait aimé ça faire des études, aller à l'université.Elle aurait sans doute été historienne, elle était folle de l'histoire et des sciences politiques.» Mais il n'y avait aucune amertume chez cette femme, lectrice de Proust et de Madame de Sévigné, qui a gardé sa part de secrets.« Elle n'était pas amère, elle acceptait d'avoir vécu la vie des femmes de cette génération.Elle a toujours trouvé le bonheur dans les petites choses de la vie, elle n'avait pas de ressentiment.Elle savait vraiment regarder le beau côté des choses, ce que j'ai longtemps pris pour du déni.Elle voulait être heureuse.» Et quel plus bel héritage que cette douce lumière pour lutter contre la noirceur?C'est la conclusion de Louise Dupré, qui a constaté que, si on ne fait jamais vraiment le deuil de sa mère, et qu'on en vient même à regretter l'intensité de la douleur des débuts, ce deuil est, comme le disait Kristeva, une mémoire tranquille.L\u2019album multicolore Louise Dupré HÉLIOTROPE, 269 PAGES EXTRAORDINAIRE DAVID GILMOUR VLB ÉDITEUR, 169 PAGES ?> TRA OR NAI RE DAVID GILMOUR Laissons la controverse de côté pour parler de David Gilmour et de son plus récent roman - traduit chez VLB -qui n\u2019a rien de misogyne ni même de sexiste.Extraordinaire, c\u2019est le titre et, au final, l\u2019impression que le livre laisse au lecteur happé par ces pages émouvantes.Une femme veut mourir.Elle fait venir son demi-frère auprès d\u2019elle pour l\u2019assister dans ce départ vers l\u2019au-delà.Ils se connaissent peu, mais, en une nuit fulgurante, apprendront à s\u2019amadouer, se respecter et s\u2019aimer profondément, comme frère et sœur.Leur rapprochement se fera à l\u2019évocation des enfants de Sally, de leur vie et de leurs amours, de la filiation, en fait.On retrouvera des thèmes de Lécole des films, excellente autre offrande de l\u2019auteur canadien: perpétuation, apprentissage, relation d\u2019aide.David Gilmour réussit encore ici à nous toucher au plus tendre par sa prose juste, ses ambiances créées avec deux fois rien et des messages pertinents glissés en douce.Unité de temps et de lieu, courbe dramatique parfaite.à quand une adaptation théâtrale de ce magnifique texte sur la force de l\u2019amitié, aussi fragile soit-elle?\u2014 Mario Cloutier OÙ VA LA LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE?L\u2019INCONVÉNIENT PRINTEMPS 2014, NO 56, 68 PAGES > L\u2019INCONVÉNIENT .Où va la littérature québécoise ?1/2 Après la revue Liberté, c\u2019est au tour de L\u2019Inconvénient de se tourner vers le format magazine, après 15 ans d\u2019existence.Et pour ce virage esthétique, plutôt agréable, le comité éditorial propose un état des lieux de la littérature québécoise, inspiré par la disparition brutale de Gaétan Soucy, l\u2019écrivain québécois le plus traduit dans le monde, qui fait ici l\u2019objet d\u2019un long portrait sous la plume de Mauricio Segura.On n\u2019apprend rien de bien nouveau dans le dossier abordant l\u2019exportation de notre littérature, toujours soumise aux mêmes défis (la langue, la concurrence états-unienne, l\u2019obsession de Paris, etc.), tandis que l\u2019excellent dossier sur la relève signé Mathieu Belisle présente une vision positive et vivante pour l\u2019avenir (avec les commentaires d\u2019Alain Farah, Perrine Leblanc, Dominique Fortier, Jean-Simon DesRochers et Raymond Bock, entre autres).Le cahier critique, les chroniques et les fictions sont de retour dans des espaces plus aérés, mais le plus important est que subsistent ces revues spécialisées qui offrent une tribune généreuse et intelligente à la littérature d\u2019ici.- Chantal Guy EUX CLAIRECASTILLON L\u2019OLIVIER, 160 PAGES ?1/2 > Eux Claire Castillon Elle se déroule bien, la grossesse de «petite poule» - ainsi se surnomme, avec autodérision, la narratrice d\u2019Eux.Pas de supervision médicale nécessaire.Mais la jeune femme est, contre son gré, sous supervision familiale.Le poids des ancêtres pèse sur son ventre/nid.Les « héréditaires », comme elle dit, «avec leurs petits conseils et leur dégueulis d\u2019astuces».Ce court roman mérite en fait d\u2019être lu lentement afin d\u2019en saisir la pleine saveur, parfois placée entre les lignes.Celles qui sont mères se souviendront alors.Les rapports avec la famille, soudain différents.Rien de draconien en apparence.Sauf qu\u2019entre ce qu\u2019ils disent et ce que les «petites poules» croient entendre et comprendre, il n\u2019y a qu\u2019un pas que Claire Castillon n\u2019hésite pas à franchir.Sa narratrice entend des voix, la voix de ceux qui attendent et ont des attentes.Et le «gars», le futur père - un alpiniste - étant déjà très absent, c\u2019est surtout sur la relation mère/fille-future mère qu\u2019Eux se fait les griffes.De façon très «castillonesque».Et si la nouvelle demeure la force de Claire Castillon, Eux mérite qu\u2019on ne s\u2019arrête pas après les premières pages.Cette grossesse nerveuse n\u2019est pas stérile.- Sonia Sarfati EXPO 58 JONATHAN COE GALLIMARD, 328 PAGES ?> jonathan Gallimard Avant Terre des Hommes, nom de l\u2019exposition universelle de Montréal en 1967, il y avait eu celle de Bruxelles, en 1958.Coe s\u2019en sert comme décor pour nous replonger dans cette époque d\u2019après-guerre où la foi dans la science n\u2019avait d\u2019égale que la course aux armements nourrie par la guerre froide.Thomas Foley est un jeune fonctionnaire britannique au service du Bureau central d\u2019information, à Londres.On le choisit pour veiller au bon fonctionnement du Britannia, un pub édifié à côté du pavillon de la Grande-Bretagne.Thomas choisit de laisser femme et enfant dans la grisaille londonienne durant six mois et de vivre la grande fête bruxelloise.Il ira de découverte en découverte.Il se trouvera au cœur d\u2019un nid d\u2019espions étonnants et sera amené à jouer, bien malgré lui, un rôle d\u2019agent de renseignements.On lui demande même d\u2019abandonner un flirt avec une jolie hôtesse au profit d\u2019un mannequin américain qui fait des démonstrations d\u2019aspirateurs au pavillon des États-Unis.Thomas sera vite dépassé par les événements durant les six mois de l\u2019Expo qui, s\u2019en rendra-t-il compte des décennies plus tard, auront marqué sa vie.La chute de cette comédie se termine sur un dénouement aigre-doux bien imprévisible et un brin grinçant.\u2014 Rudy Le Cours AMBLYSTOME M.V.FONTAINE QUÉBEC AMÉRIQUE, 350 PAGES ?1/2 > M.V.FONTAINE -LaTeire agonisante Hk ! La science-fiction québécoise n\u2019a pas toujours la main heureuse en postulant un rôle important pour notre coin de pays dans un monde futur.Cette dystopie échappe à cette trappe.L\u2019auteur, qui écrit sous un pseudonyme, présente un monde désindustrialisé à la suite d\u2019un mystérieux « événement» survenu au milieu du XXIe siècle, qui a altéré le climat, détruit les réseaux électriques et rendu l\u2019eau plus rare que le pétrole.Les croyances, les castes et les relations de pouvoir entre les différents tyrans sont crédibles, même si la description de l\u2019équipe envoyée avant l\u2019 «événement» pour découvrir l\u2019objet extraterrestre à l\u2019origine du cataclysme, enfoui sous les Rocheuses, est maladroite.Certains comptes à régler - on décrit les États-Unis comme un pays tapissé de drapeaux sudistes - sont également agaçants.L\u2019auteur propose en passant une réflexion intéressante sur la possibilité qu\u2019offre le papier d\u2019être lu plusieurs siècles plus tard, contrairement aux documents électroniques.La faune exotique engendrée par la catastrophe est intéressante; les héroïnes, la petite-fille altruiste du tyran et une pauvresse érudite et vengeresse, sont également attachantes.Vivement les autres tomes.- Mathieu Perreault 4 A RT S LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 25 AVRIL 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS LECTURE De l'ombre au soleil i MARC CASSIVI CHRONIQUE Léonora Miano est devenue, l'automne dernier, la première lauréate africaine du prix Femina, qui a récompensé au cours des dernières années des œuvres aussi variées que Baisers de cinéma d'Eric Fottorino, Une vie française de Jean-Paul Dubois, Lignes de faille de Nancy Huston ou encore Où on va, papa ?de Jean-Louis Fournier.Septième roman de cette écrivaine française d'origine camerounaise, La saison de l'ombre (Grasset) est une œuvre dense et exigeante, poétique et politique, campée dans une communauté africaine sur le point de découvrir l'esclavage.Léonora Miano pose un regard d'une grande acuité sur le déséquilibre, les tractations et les stratégies de survie des peuples africains, à un tournant tragique de leur histoire.Cette métaphore puissante sur le traumatisme de la traite négrière, et l'utopie d'une société égalitaire, s'intéresse à l'horreur du trafic humain pour ceux qui restent derrière, les mères des déportés, les familles éplorées.En filigrane de La saison de l'ombre, un constat: l'homme est un loup pour l'homme.L'homme blanc pour l'homme noir, comme l'homme noir pour l'homme noir.Dans ce roman mystérieux et prégnant, Léonora Miano rompt le silence autour d'un pan d'histoire honteux, en évitant l'écueil du manichéisme.Son récit, qui traite des débuts du colonialisme, prend le parti des oubliés de l'histoire.En la racontant du point de vue de ces femmes et de ces hommes qui ont subi indirectement les exactions des hommes « aux pieds de poule » (ces Européens, jamais nommés).Et qui ont découvert l'existence d'un commerce sordide : celui de l'Africain vendant son prochain, pour ne pas subir la vindicte de l'homme blanc.Léonora Miano, de passage au Québec cette semaine, est consciente de son inclination pour les sujets complexes et ardus.La traite négrière, qui l'inspire depuis qu'elle a vu la télésérie Roots à l'adolescence, a été le sujet de nombreux textes, dont un triptyque pour le théâtre.« Toni Morrison a dit un jour : \"Si un livre vous manque, écri-vez-le! \" C'est pour cette raison que j'ai écrit La saison de l'ombre, dit-elle.Quand on parle de la traite, on ne parle que du criminel africain, de son complice européen et du déporté.On ne parle pas de tous les autres.Les gens qui ont été endeuillés par la déportation de captifs vers les Amériques.» Des Africains lui ont reproché de tremper la plume dans la plaie de l'esclavagisme, en insistant sur le rôle des «collabos».Même dans son entourage immédiat, certains semblent rebutés par ses thèmes de prédilection.«Il y a des gens qui lisent pour se divertir, dit-elle.Il y a des gens qui ne veulent pas se faire mal.Il y a des auteurs pour eux.» « J'écris des romans qui me sont essentiels, ajoute Léonora Miano.Je ne produis pas des textes qui sont très grand public, très confortables.Mes thématiques de travail ne sont pas consensuelles.Je n'aurai jamais - malheureusement pour moi - le côté fédérateur d'un Dany Laferrière, par exemple.Il y a des choses très fortes dans son travail, mais nous n'avons pas le même tempérament.Je ne peux pas m'empêcher d'explorer des zones de grand inconfort.La notoriété ne m'amènera pas les mêmes résultats.On ne me fêtera pas de la même façon.» On la célèbre, pourtant.Sa vie d'auteure a basculé, forcément, le jour où son plus récent roman a été primé par le jury (exclusivement féminin) du Femina.Ce prestigieux prix, remarque-t-elle, a modifié le rapport qu'entretiennent avec elle les médias, les lecteurs, le milieu littéraire.On la sollicite davantage, on l'aborde dans la rue parce qu'on l'a aperçue à la télévision.Le jour de l'annonce du Femina, elle avait rendez-vous dans un Apple Store pour changer de téléphone, persuadée qu'elle n'aurait pas le prix.«Vous savez qu'il vous arrive quelque chose d'important quand les équipes du journal de France 2 vous cherchent partout et viennent à votre rencontre, bravant tous les embouteillages de Paris, dans un Apple Store!», raconte-t-elle en s'amusant de l'anecdote.Elle paraît trop brillante pour laisser le succès lui monter à la tête.« Je ne suis pas encore sortie de ce tourbillon, mais il le faudra bientôt pour me remettre au travail, dit-elle.Mon travail n'est pas d'être une chose médiatique, mais d'être écrivain.Tous mes livres n'auront pas des prix prestigieux, mais je dois les écrire, du moins ceux qui me restent en tête, avec cœur.» Elle pourfend le vedettariat dans le monde littéraire, particulièrement français - ainsi que cette manie qu'ont certains lecteurs de ne lire que les ouvrages primés -, tout en étant consciente du paradoxe d'être elle-même devenue une tête d'affiche rejoignant un plus vaste lectorat grâce à son prix.Un prix qui, admet-elle, a suscité des jalousies «féroces» dans le milieu littéraire.« Je ne nommerai pas de noms», dit-elle en esquissant un sourire.Léonora Miano veut se servir de cette notoriété nouvellement acquise pour faire connaître des auteurs de sa génération (elle a 41 ans), qui trouvent difficilement une place au soleil parmi les baby-boomers.C'est pour cette raison qu'elle a eu l'idée de Première nuit: une anthologie du désir, ouvrage publié cet hiver chez l'éditeur montréalais Mémoire d'encrier.Un recueil de textes de 10 auteurs ayant pour caractéristiques communes d'être des hommes noirs, francophones, nés dans les années 70 (à l'exception notable de Léonora Miano elle-même).Pourquoi un éditeur québécois?«Il n'y a pas que les éditeurs de Saint-Germain-des-Prés qui doivent gagner de l'argent! », dit-elle en souriant.Cette anthologie - qui aura une suite « féminine » - n'aurait pas pu être proposée à un éditeur français, croit-elle.« Si j'avais dit que je faisais un recueil avec Dany Laferrière et Alain Mabanckou, là, ç'aurait été possible.Ils sont commercialement intéressants.Mais j'avais envie de proposer des signatures d'auteurs de ma génération, qui sont peu connus parce que nos espaces francophones sont un peu paresseux.Dès qu'on a repéré deux ou trois vedettes, on ne regarde plus vraiment ce qui vient après.Ici au Québec, il y a un écrivain noir: c'est Dany Laferrière.J'imagine qu'être un écrivain noir de 40 ans n'est pas très facile ici, parce qu'il y a déjà cette figure qui prend beaucoup d'espace.C'est légitime, mais j'aimerais qu'on voie les autres.» Elle a elle-même connu un parcours assez fulgurant depuis la parution de son premier roman, L'intérieur de la nuit, en 2005.Elle a reçu l'année suivante le Goncourt des lycéens pour Contours du jour qui vient, son deuxième roman.En janvier, elle a été faite chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres par la France, où elle vit depuis 1991.« On appartient à des catégories minorées, dit-elle de sa volonté de faire connaître des auteurs caribéens et africains.On vient d'espaces qui ont été brutalisés par l'histoire.Pour moi, cette solidarité reste importante.Parce que nos voix restent marginales.Il faut favoriser l'émergence du plus grand nombre de voix possible, même lorsqu'elles disent des choses avec lesquelles nous ne sommes pas d'accord.» Q Le coin BD Une brave souris part en quête d\u2019une arme emblématique, un ogre se débat avec ses démons intérieurs et une adorable grande gueule tente de régler une sale affaire dans les bas-fonds de Londres.Ces albums étaient espérés, certains depuis longtemps, et le plaisir valait l\u2019attente.ANDRÉ LAROCHE BLAST: POURVU QUE LES BOUDDHISTES SE TROMPENT MANU LARCENET DARGAUD, 202 PAGES ?1/2 Le voyage dans le subconscient de Polza Mancini est terminé.Et non, on n\u2019arrive pas à bon port.On savait depuis le premier (Grasse carcasse, 2009) des quatre tomes de ce long interrogatoire de police que cette affaire finirait mal.Pour la finale, Larcenet nous entraîne dans un étouffant huis clos autant physique que mental: pourchassé par la police, l\u2019ogre vit reclus à la ferme avec Roland et Carole Oudinot, sans possibilité de fuir les fantômes de son cerveau malade.Ses pulsions sexuelles pour la jeune femme n\u2019arrangent rien.Un blast final le conduira au bout de sa fuite et de sa folie.Une œuvre bédéique aura rarement creusé avec tant d\u2019acuité, et autant de désespoir, la noirceur de l\u2019esprit humain.Au fil des 800 planches de cette série hors du commun, Larcenet n\u2019aura jamais fini d\u2019étonner par la maîtrise de sa narration et de son audacieux mélange des genres graphiques.Un chef-d\u2019œuvre.DE LA La Hache PJocre LES LÉGENDES DE LA GARDE: LA HACHE NOIRE DAVID PETERSEN GALLIMARD, 195 PAGES ?Quelle fabuleuse épopée! La paix est revenue au royaume des souris depuis que la rébellion a été matée (Automne 1152, 2008) et que la forteresse de Lockhaven a été sauvée de l\u2019insurrection (Hiver 1152, 2011).Mais la matriarche Gwendolyn sait que la menace ne sera jamais éteinte.C\u2019est pourquoi elle espère l\u2019avènement d\u2019un nouveau héros, digne de la hache noire.Comment cette arme emblématique a pu demeurer cachée si longtemps?Pour l\u2019apprendre, un bond de 37 ans en arrière, en 1115, est nécessaire pour suivre le jeune garde Celanawe dans une longue quête du saint Graal.Cette odyssée n\u2019a pas le lyrisme de la fresque guerrière d Hiver 1152, terriblement sombre et épique.Mais Petersen procure ainsi à sa saga médiévale, magnifiquement dessinée dans la tradition de Beatrix Potter, une nouvelle profondeur psychologique (et politique) digne des meilleures œuvres littéraires.Gallimard fait d\u2019ailleurs honneur à cette série américaine par un travail soigné d'édition.Stépüane airj 1.Pilj 01 SQURIKÜ, kiKY ¦: a yls % ut.i \u201d MAGGY GARRISSON: FAIS UN SOURIRE, MAGGY TRONDHEIM/OIRY DUPUIS, 48 PAGES ?1/2 «Premier jour de boulot et il pleut comme un éléphant qui a la chiasse.» Un polar avec une intro aussi accrocheuse suscite son lot de grandes promesses.Mais Trondheim répond aux attentes avec une chronique jubilatoire sur la débrouille, pimentée de réflexions caustiques et de dialogues à la Tarantino.Oiry est tout autant à la hauteur avec un dessin sobre, un recours brillant au gaufrier et des couleurs aux ambiances so british.Installée à Londres, la grassouillette Maggy Garrisson travaille pour un détective privé pas net, ni souvent sobre.Pilier de bar elle-même, douée pour régler les emmerdes, cette irrésistible grande gueule fait le boulot avec un minimum de morale, sans se sentir l\u2019âme d\u2019une justicière.Après que son patron s\u2019est fait tabasser, elle se trouve aux prises avec des petits caïds prêts à tout pour trois simples tickets d\u2019arcade.Aurait-elle tiré le billet chanceux?Délectable jusqu\u2019à la fin.Indeed.BERNARD ' PaPaZOCUCIS ¦ PAÛUET ALPINE C\u2019EST PAS FACILE D\u2019ÊTRE UNE FILLE .-J{\tH\tB- « i Jkâk\t\t-\t-J PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Toi&moi, que Radio-Canada lance le jeudi 8 mai, présente l\u2019histoire du couple atypique formé par Beth Olyphant (Anick Lemay), 42 ans, et Sébastien Forget (Jean-Philippe Perras), 25 ans.Pire encore : Rod prend une cuite et met la bague au doigt à une pure inconnue qui se révèle être une caporale de l'armée canadienne très autoritaire.Ça ne colle pas du tout au récit.Le deuxième épisode est moins bien réussi que le premier.Beth et Sébastien profitent de leur lune de miel à Montebello et se butent aux préjugés par rapport à leur différence d'âge.Insérez ici un gag: non, ce n'est pas mon fils, non, c'est mon neveu, non, c'est mon amoureux.Le troisième épisode replace les choses en introduisant le Dr Christian Lennox (Bruce Dinsmore), une ancienne fréquentation de Beth.Mention spéciale aux deux ados de Beth, joués par Marie-Ève Beauregard et Guillaume Saindon, qui sont très bons.Excellents, même.Par contre, le personnage de ministre anglophone qui parle français comme dans un sketch de RBO est ridicule.Radio-Canada insiste sur le caractère feel-good de Toi&moi, ce qui n'est pas faux.On y sourit à plusieurs reprises.Le truc qui accroche, c'est que pendant une minute, on se croirait dans Quatre mariages et un enterrement, alors que dans le plan suivant, pouf, on atterrit dans The Hangover.La comédie romantique est un genre difficile à maîtriser, surtout au Québec, où les films Nez rouge et French kiss n'ont pas été très marquants.Les 10 épisodes de Toi&moi ont été tournés à Ottawa, ce qui nous change des décors filmés de Montréal.Margaret McBrearty et son conjoint Matt Holland, dont il s'agit de la première œuvre télé majeure, signent les textes.a Pour joindre CPI\tniqueur: hdumas@lapresse.ca On frôle parfois le théâtre d\u2019été, mais enrobé dans une jolie facture à la «Bridget Jones», une des influences du réalisateur Martin Cadotte.233 événements.Des auteurs de 15 pays.s Metropolis bleu 2014 Richard Ford, Carolina De Robertis, Marie-Louise Gay, David Foenkinos, Luc Lang, Dany Lafemère, Chantal Thomas, René Homier-Roy et plus de 100 autres auteurs ! Découvrez également le programme du Festival des enfants TD-Metropolis bleu à l\u2019adresse metropolisbleu.org/Pestivaldesenfants 28 AVRIL au 4 MAI HÔTEL 10 BLUE MET METROPOLIS niair FESTIVAL BILLETTERIE: METROPOLISBLEU.LAVITRINE.COM OU 514 285-4545 METROPOLISBLEU.ORG\t#METBLEU2014 sssr S£n Canada\tfor the Arts du Canada Québec ?\"\"Québec E (USME\tU^S mtréal\tUJ ÜÊk\tGp\\ CONSEIL DES ARTS Montréal©\tmmoutréal Montréal Q ^2 CBC Radio-Canada\tamazon.ca ¦* K *£ ¦ ie> \\ '\\\\V r mfïà: htf* Mmmêï- ''J Isabelle Maréchal a confié quelle a un côté wild et «que la fille de La fin du monde est à 7 heures n\u2019est jamais très loin».Elle portait une tenue de Catherine Malandrino.V Alexandre Despatie faisait partie des 650 convives présents à cette soirée.O De nombreux perroquets ont accueilli les convives.Virginie Coossa a pris la pose avec l\u2019un d\u2019entre eux.L\u2019animatrice était habillée par Très chic Styling.fiais?WM P|p .- "]
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