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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2015-02-28, Collections de BAnQ.

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[" ÉDITION WEEK-END / Montréal samedi 28 février et dimanche 1er mars 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 131e année No108\t120 pages, 9 cahiers 2,40$ taxes en sus - Édition provinciale 2,50$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées photofc '\t«\t' v- r ¦i -ri MIAMI - l >\u2022: m-fjk ¦ ?Miami se transforme, côté vi Visite hors des li VOYAGE ;4K r- co co iS CO CD 'CD Si2 S o S iâ 8®'aS CO O CD s».m!«= Ô3 ai cb-£ = o E «S Ë g SSgE^ ai = s a> -o g c isi 0 p co 0 >< E\u20180-S |§g üig 3.121 SH = « CO g® S 'CK 10 S'g .E °?¦§ 'co O « ._ C/D C§ O os -C O -K 3 O-LU o o ® CO E B v a> p o h2, ^ Q.CO 0)0 rA « ¦ o E E o c PCDO iis ^ o Sc1 «?E Ë a-M Iff Ig 05 * .ill to « E T- 'CTS _ ° g s EST Eê \u201c ¦E.s \u201c zr = aï^S |gl g >t Q-\u2019cO CD CO Brault & Martineau Pour le meilleur et pour le prix L\u2019événement BAS PRIX EXTREMES dans tous nos départements! 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hérité de nouvelles responsabilités.PHOTOS JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE FRANÇOIS BLAIS, NOUVEAU MINISTRE DE L\u2019ÉDUCATION UN OVNI DANS LE CIEL LIBÉRAL TOMMY CHOUINARD C\u2019était jour de remaniement ministériel, hier à Québec.Philippe Couillard a confié le ministère de l\u2019Éducation à François Blais, qui succède à Yves Bolduc.Lex-ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale a été doyen de la faculté de sciences sociales de l\u2019Université Laval.Portrait en sept volets.L\u2019ÉRUDIT LE GAUCHISTE François Blais n\u2019aura aucun mal à maîtriser le jargon et les concepts du ministère de l\u2019Éducation.Il en connaît tout un rayon.Lascriptivisme et la philosophie de l\u2019action chez Herbert Lionel Adolphus Hart.C\u2019est le titre de la thèse que ce docteur en philo a publiée en 1992.«Hart, c\u2019est le plus grand philosophe du droit du XXe siècle», explique son directeur de thèse, Georges Leroux.Et lascriptivisme ?«C\u2019est une forme sophistiquée d\u2019attribution de la responsabilité, répond le professeur à l\u2019UQAM.Quand on ascrit une action à une volonté juridique, c\u2019est qu\u2019on implique la responsabilité dans la volonté juridique.» Mais encore ?« C\u2019est une doctrine raffinée, et je ne pense pas que ça vaut la peine d\u2019aller beaucoup plus loin pour l\u2019instant.» Attention aux apparences: «François Blais est rigoureux, mais c\u2019est un humaniste, et pas un technocrate », insiste-t-il.«Ça fait longtemps qu\u2019on a eu un ministre de l\u2019Éducation dont on peut attendre quelque chose, qui a une vision.J\u2019espère qu\u2019il va y arriver.parce qu\u2019il y a aussi les conditions que l\u2019on connaît.» À savoir l\u2019austérité budgétaire.La politique?Le Parti libéral?François Blais en a surpris plusieurs en se portant candidat dans Charlesbourg lan dernier.«Il a des positions de gauche qui se rapprochent plus de Québec solidaire!», lance une source du milieu universitaire qui le connaît bien.Il a écrit un livre vantant les mérites du revenu minimum garanti, une «allocation universelle» pour chaque citoyen.C\u2019est son cheval de bataille.Mais il a dû freiner ses ardeurs: le gouvernement Couillard est prêt à faire bien des réformes, mais pas celle-là! Ajoutez à cela que François Blais s\u2019est déjà prononcé contre une hausse des droits de scolarité, et vous avez la preuve qu\u2019il est un ovni dans le ciel libéral.Il a déjà écrit que « des pays très honorables [.] ont fait le choix de la gratuité scolaire jusqu\u2019à l\u2019université» et que «le Québec n\u2019a pas à avoir honte» de ses bas tarifs.«Quand je lai félicité de son élection, raconte Georges Leroux, je lui ai passé la remarque: \u201cEspères-tu quelque chose du Parti libéral?\u201d Il m\u2019a donné le sentiment qu\u2019il fallait aller là où l\u2019action est possible, qu\u2019il pensait que, oui, le Parti libéral pouvait retrouver les véritables fondements de l\u2019option libérale.» «François Blais se situe au centre gauche», soutient le politologue Guy Laforest, qui le connaît depuis longtemps.Comme le philosophe belge Philippe Van Parijs, dont il est proche, il appartient au courant de l\u2019«égalitarisme de gauche».«On y valorise l\u2019égalité des chances, la redistribution de la richesse, sans renier la priorité des libertés fondamentales.» L\u2019UTOPISTE L\u2019idée d\u2019abaisser l\u2019âge du droit de vote à 16 ans suscite la controverse.Qu est-ce que ce serait si l\u2019on proposait d\u2019accorder le droit de vote.aux enfants! Or François Blais défend cette idée.Le vote serait exercé par les parents: le père remplirait un bulletin pour chaque fils, la mère pour chaque fille, jusqu \u2019à 18 ans.L\u2019objectif serait d\u2019 inciter les politiciens à prendre des décisions pour les jeunes générations.Un tel processus ferait diminuer le poids électoral des baby-boomers et augmenterait celui de la jeunesse.On dit que François Blais est conscient que cette idée ne se concrétisera pas de sitôt.Est-il un partisan de cette mesure parce qu \u2019 il est le père de cinq enfants?LE NÉOPHYTE L\u2019ADVERSAIRE LA COLOMBE « Dans le gouvernement, François Blais, c\u2019est une colombe.Ce n \u2019est pas un faucon.» C est lavis d au moins deux députés libéraux.Mais qui est le faucon, alors?Martin Coiteux, président du Conseil du trésor, admettent-ils.François Blais a montré sa personnalité lorsqu\u2019 il a dû imposer des compressions à laide sociale.Au caucus, les députés étaient d abord craintifs, conscients que le dossier est explosif.Tous avaient en mémoire les déboires d \u2019Agnès Maltais, sous le gouvernement Marois.« Il est arrivé avec des choix précis et les a expliqués.Je ne suis pas certain qu \u2019il aurait fait ça [les compressions] si on était dans un autre contexte, mais c\u2019était quelque chose d\u2019équilibré.Il inspire confiance.» Ses mesures n\u2019ont finalement pas fait scandale.Philippe Couillard a aussi remarqué sa gestion des coupes dans les Carrefours jeunesse-emploi, avec lesquels il a conclu une entente.La «colombe» s\u2019était aussi illustrée en 2003, alors que c\u2019était la pagaille au département de science politique de l \u2019Université Laval (UL).«Il y avait beaucoup de dissensions.Il a été directeur et, franchement, il a été très bon.Il a solidarisé les collègues autour de projets communs», soutient Guy Laforest.Comme doyen, «il était perçu comme équitable entre les différents départements dans un milieu très frileux face aux privilèges donnés aux uns et pas aux autres».« Ne faites pas comme Martine Desjardins.Finissez vos études ! » François Blais a lâché cette remarque assassine au sujet de l\u2019exleader étudiante lors de la campagne électorale.Martine Desjardins avait mis ses études entre parenthèses pour porter les couleurs du Parti québécois.La sortie de François Blais s\u2019est faite devant des étudiants, lors d\u2019un débat sur l\u2019enseignement supérieur.«C\u2019était vraiment une gaffe.Et ça ne lui ressemble pas», soutient un membre de son entourage.Ce fut difficile d\u2019enfiler l\u2019habit de politicien.«François Blais, ce n\u2019est pas la parole politique habituelle.Il a un autre ton.Et il est d\u2019un calme», ajoute Gilles Breton, qui l\u2019avait embauché comme professeur à l\u2019UL en 1992.Ce professeur à l\u2019Université d\u2019Ottawa le côtoie toujours aujourd\u2019hui.« Il a une profondeur danalyse.Ça n\u2019a rien à voir [avec Yves Bolduc].C\u2019est un saut quantique qu\u2019on vient de faire!» On ne lui connaît pas beaucoup d\u2019ennemis.Mais il en a un notoire.« Il haït Denis Brière!», confie une source du monde universitaire.Denis Brière, c\u2019est le recteur de l\u2019UL.En 2012, François Blais, doyen de la Faculté des sciences sociales depuis 2006, avait tenté de le déloger de son poste.«Ç\u2019a été une course au rectorat dans la boue ! » Brière a obtenu 80 voix contre 59 pour Blais.à l\u2019issue d\u2019un quatrième tour de scrutin.Pour le recteur, cet épisode est chose du passé.«Je n\u2019ai aucun problème à travailler avec François Blais, loin de là.» Il parle de « François » comme d\u2019un « homme très compétent».« Le sous-financement des universités, il le connaît: il l\u2019a vécu!», ajoute-t-il.Or M.Blais marchait sur des œufs lorsqu\u2019on l\u2019a questionné sur cet enjeu hier.Il a toujours un lien d\u2019emploi avec l\u2019UL à titre de professeur.Il demandera un avis au commissaire à l\u2019éthique pour déterminer s\u2019il se trouve en conflit d\u2019intérêts.L\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale n\u2019a pas beaucoup de récriminations contre François Blais.Elle relève toutefois qu\u2019entre la pensée de l\u2019universitaire et la philosophie du gouvernement, « il y a un monde ».LE CÔTÉ GIVRÉ Derrière l\u2019intellectuel « réfléchi » se cache.un amateur de chant.Cet homme «sobre» et «effacé» a lâché son fou au sein d\u2019une chorale de Charlesbourg pendant des années.C\u2019est un fan de Jacques Brel.«Il a une mémoire phénoménale pour la musique.Il peut vous chanter à peu près n\u2019importe quoi.Et il joue très bien du piano [.].Il n\u2019a pas un talent aussi poussé que Gregory Charles, mais il a du talent», lance à la blague l\u2019économiste Jean-Yves Duclos, qui s\u2019inspire un peu de son ami en voulant être candidat pour le Parti libéral du Canada aux élections fédérales.François Blais est également un adepte de canot et de plein air.Les deux hommes se sont d\u2019ailleurs rencontrés sur la rivière Petawawa, en Ontario, en 1994. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 A11 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii POLITIQUE Nomination douteuse, fiasco complet VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Yves Bolduc par-ci, Yves Bolduc par-là, l'ex-ministre de l'Éducation aura occupé beaucoup de place sur la scène politique québécoise au cours des 10 derniers mois, mais avant de tourner la page pour de bon sur ce fiasco, un petit rappel: qui l'avait nommé à ce poste crucial?Philippe Couillard, évidemment.Et pourtant, l'avez-vous entendu exprimer le moindre regret, à part, peut-être, celui de voir son « ami » quitter la politique?Ne serait-ce que le regret d'avoir attendu vraiment trop longtemps pour mettre un terme à cette triste comédie ?Non, bien sûr, un premier ministre ne peut reconnaître publiquement qu'il s'est trompé à ce point.Le chef libéral ne pouvait savoir, direz-vous.Les premiers ministres ne sont pas infaillibles et ils peuvent se tromper.À l'inverse, si M.Bolduc était devenu un ministre de l'Éducation génial, nous aurions reconnu le pif de son chef.Tout cela est vrai, mais dès le départ, les raisons qui ont poussé M.Couillard à nommer Yves Bolduc à l'Éducation étaient douteuses, pour ne pas dire plus.M.Bolduc voulait la Santé, on ne lui a offert qu'un poste junior, sous le nouveau ministre en titre, Gaétan Barrette.M.Bolduc a tenu son bout et, craignant sans doute une démission fracassante dans les premiers jours de son gouvernement, M.Couillard lui a donné l'Éducation.Le ministère de l'Éducation comme prix de consolation.Consternant.Qu'on ne vienne pas nous dire, après, que l'éducation est une priorité au Québec.Remarquez, à la fin, Philippe Couillard a tout de même obtenu une démission fracassante avec, en prime, 10 mois de mouise.Le passage d'Yves Bolduc me rappelle un peu celui du divertissant Maxime Bernier aux Affaires étrangères dans le gouvernement Harper.À la fin de cette farce, ce n'était pas tant la performance de M.Bernier qui était en cause que la décision de son chef de le nommer à ce poste névralgique.Compétence et conviction De Jean Rochon à Philippe Couillard, Yves Bolduc et Gaétan Barrette, il est devenu courant au Québec depuis 20 ans de nommer des médecins à la Santé.Ces ministres n'ont pas toujours eu la main heureuse, mais au moins, on ne pouvait pas dire qu'ils atterrissaient à la Santé comme un corps étranger sur la cornée.Ne serait-il pas judicieux de nommer à est un produit de la filière éducation et on peut croire qu'il sera moins perdu que son prédécesseur.Soit, mais faudra-t-il qu'il ait, ce dont je doute, les coudées franches pour imposer sa vision de l'éducation.À cet égard, l'épisode Bolduc, ses gaffes, sa sortie, occultent un problème plus profond : qu'a fait Yves Bolduc en 10 mois à l'Éducation, qu'a-t-il défendu?Quelles étaient ses priorités ?En avait-il seulement, à part, bien sûr, celle de réduire les budgets de son ministère ?En ce sens, Yves Bolduc n'était pas seul.À part Pierre Paradis, qui a défendu publiquement les programmes financiers du gouvernement pour les agriculteurs, la plupart des autres ministres se comportent en bons petits soldats de la lutte contre le déficit marchant tous au pas imposé par l'austère tambour du président du Conseil du trésor.Bien sûr, solidarité ministérielle oblige, les ministres ne peuvent crier sur la place publique leur opposition aux coupes imposées par leur propre gouvernement, mais rien ne les oblige, Le passage d\u2019Yves Bolduc me rappelle un peu celui du divertissant Maxime Bernier aux Affaires étrangères dans le gouvernement Harper.l'Éducation, deuxième ministère en importance pour le budget et, quant à moi, premier pour sa mission, quelqu'un qui s'y connaît au moins un peu, qui a des bases et une réputation valables dans le milieu?En ce sens, l'arrivée de François Blais, un universitaire de carrière, est la première nouvelle encourageante en éducation au Québec depuis 10 mois.On jugera l'arbre à ses fruits, mais il constamment, à écraser leurs convictions sous leur servilité.Un ministre doit parfois se battre pour sa «clientèle », comme on dit dans le milieu.François Legault, au grand dam de ses anciens collègues du gouvernement Bouchard, l'a fait lorsqu'il était à l'Éducation; Denis Coderre l'a fait aussi aux Sports dans le gouvernement Chrétien (vexant aussi ses collègues au passage) et Stéphane Dion a tenu à bout de bras la conférence de Montréal sur le climat et arraché, in extremis, une entente dont ne voulait même pas vraiment son ancien chef, Paul Martin.On retient d'eux, et de quelques autres, d'avoir su se tenir debout.D'Yves Bolduc, on retiendra tout autre chose.(Re) passer à la caisse Et rebelote, une autre prime controversée.Et vous pouvez parier que celle-là, il la gardera toute pour lui.Qu'Yves Bolduc décide de toucher son allocation de «transition» (transition pour retourner pratiquer la médecine!), c'est navrant mais encore là, le chef libéral porte une partie du blâme.Le gouvernement Marois avait déposé un projet de loi visant à mettre fin à ces allocations pour les députés quittant pendant leur mandat, mais les libéraux s'y étaient opposés.En octobre 2013, ils avaient aussi refusé d'appuyer une motion en ce sens: «Que les députés de la 40e législature s'engagent à renoncer à leur allocation de transition s'ils quittent durant le présent mandat à moins d'une raison médicale ou familiale.» Depuis que Philippe Couillard est chef, ses anciens députés Emmanuel Dubourg, Raymond Bachand et Yves Bolduc sont partis avec la cagnotte après un départ volontaire.Hier, M.Couillard a déclaré qu'il n'aimait pas cette pratique et qu'« elle doit cesser».Vraiment?Qu'attend-il alors pour déposer un projet de loi?Il pourrait même reprendre celui qu'avait laissé Bernard Drainville.a Pour joindre notre chroniqueur: vincent.marissal@lapresse.ca Un malaise de 155 0 00$ Philippe Couillard demande à Yves Bolduc de faire preuve de sensibilité avant de toucher son indemnité de départ m PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE Le ministre démissionnaire Yves Bolduc en compagnie du premier ministre Philippe Couillard.MARTIN CROTEAU QUÉBEC \u2014 Philippe Couillard s'est dit mal à l'aise avec l'indemnité de 155 000$ que touchera son ancien ministre Yves Bolduc, hier.Il a invité le médecin à y réfléchir à deux fois avant d'empocher cette somme.« Je lui lance un appel à être sensible - plus que sensible -aux inquiétudes et à la préoccupation des citoyens sur cette question », a indiqué le premier ministre après la prestation de serment du successeur de M.Bolduc à l'Éducation, François Blais.En démissionnant du Conseil des ministres et en renonçant à son siège à l'Assemblée nationale, Yves Bolduc a droit à une « allocation de transition».Cette indemnité est calculée en fonction de l'ancienneté du député.Le montant s'établira à environ 155 000$ pour le Dr Bolduc, qui retourne pratiquer la médecine.M.Bolduc va empocher cette prime.La députée péquiste Élaine Zakaïb et le caquiste Christian Dubé y avaient tous deux renoncé en quittant l'Assemblée nationale.«Je n\u2019aime pas cette pratique» M.Couillard rappelle qu'il a lui aussi touché une allocation de transition lorsqu'il a quitté le gouvernement Charest en 2008, comme les règles de l'Assemblée nationale le lui permettaient.Il souhaite toutefois que les parlementaires remettent en cause cette indemnité.« Je n'aime pas cette pratique, a-t-il dit, elle doit cesser.» Dans un rapport remis à l'Assemblée nationale à la fin 2013, l'ex-juge Claire L'Heureux-Dubé a suggéré d'augmenter substantiellement le salaire des députés.Cette hausse serait compensée par l'abolition des diverses primes et indemnités auxquelles les députés ont actuellement droit.M.Couillard y voit une bonne base pour discuter des conditions de rémunération des députés.« La façon de faire cesser [cette pratique], ce n'est pas à la pièce parce que chaque fois qu'on va avoir un départ du gouvernement, on va se poser les mêmes questions, a dit M.Couillard.Il faut la régler de façon structurée, il faut la régler ensemble, on a un outil indépendant pour le faire, mettons-nous au travail.» Fusions M.Couillard a procédé hier à un ajustement de son cabinet.François Blais a succédé à Yves Bolduc comme titulaire de l'Éducation.Sam Hamad a hérité du portefeuille de M.Blais, l'Emploi et la Solidarité sociale, en plus de conserver la responsabilité du Travail.Dans ce petit jeu de chaises musicales, Pierre Arcand, ministre des Ressources naturelles, est devenu ministre responsable de la Côte-Nord.Le premier ministre estime que M.Arcand est la personne toute désignée pour ce poste, puisqu'il a déjà la responsabilité de mettre en œuvre le Plan Nord.En fusionnant les portefeuilles de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, ainsi que ceux du Travail et de l'Emploi, le premier ministre souhaite simplifier le fonctionnement de l'État.« Il n'y a pas de rupture, a dit M.Couillard.C'est le même mandat qui se poursuit, de centrer les actions du ministre et de son équipe sur la réussite de nos élèves, sur la persévérance scolaire.» Voyage à Paris Des critiques «déplorables» Philippe Couillard juge «déplorable» d\u2019être critiqué en France parce qu\u2019il voyagera à Paris aux frais des contribuables français avec une importante délégation ministérielle.«On a pris de tout ce que j\u2019ai dit sur cette importante visite à peu près 2 % ou 3% du contenu pour en faire le sujet principal de discussion», s\u2019est désolé M.Couillard.Le premier ministre maintient que la présence de six ministres à Paris est nécessaire pour élargir la relation entre le Québec et la France.Il souhaite resserrer la collaboration en matière de lutte contre les changements climatiques et de stratégie maritime, en plus de faire la promotion du Plan Nord.Dans un texte paru jeudi, Le Figaro s\u2019est insurgé contre la décision du chef libéral de voyager en compagnie de six ministres.Le quotidien a noté que le premier ministre a justifié cette suite importante en déclarant que c\u2019est la France, et non le Québec, qui paie pour le cortège.Tout cela alors que son gouvernement vient d\u2019« humilier» Paris en triplant les droits de scolarité des étudiants français.\u2014 Martin Croteau Hijab au tribunal Couillard « perturbé » Le premier ministre s\u2019est dit troublé qu\u2019une juge de la Cour du Québec ait exigé qu\u2019une femme musulmane retire son hijab.Philippe Couillard s\u2019est montré réticent à commenter le cas de Rania El-Alloul, puisqu\u2019il ne veut pas s\u2019immiscer dans les affaires d\u2019un tribunal.Mais il a clairement laissé entrevoir son désaccord face à laction de la juge Eliana Marengo en prenant soin de rappeler la position du Parti libéral sur la question des signes religieux.À ses yeux, seules des questions d\u2019identification, de communication et de sécurité peuvent justifier qu\u2019on retire ces signes.«Je n\u2019irai pas plus loin que de dire que cette décision me perturbe un peu», a dit M.Couillard.\u2014 Martin Croteau «Si le premier ministre avait eu un leadership fort vis-à-vis de M.Bolduc, il lui aurait dit: \"Yves, ça se termine mal, je ne veux pas que tu prennes ta prime.\" Il a déjà collecté 215 000$ et l\u2019élection partielle va coûter aux Québécois 600 000$.» \u2014\tFrançois Bonnardel, député de la Coalition avenir Québec, au sujet de la prime d\u2019Yves Bolduc.«Quand on utilise les mêmes ingrédients, on arrive à la même recette.En remplaçant Yves Bolduc par François Blais, et en empêchant de remanier en profondeur son gouvernement, le premier ministre rate une occasion de changer de cap, lui qui s\u2019est engagé dans la mauvaise direction depuis son élection.» \u2014\tStéphane Bédard, chef par intérim du Parti québécois. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 A12 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS La faute de l'internet STÉPHANE LAPORTE COLLABORATION SPÉCIALE CHRONIQUE Tout est de la faute de l'internet.L'intimidation?La faute de l'internet.Le terrorisme ?La faute de l'internet.Le racisme?La faute de l'internet.Le sexisme?La faute de l'internet.Tant qu'à faire, le mauvais temps ?La faute de l'internet, aussi.Non, mais comme ça devrait bien aller sur la Terre avant l'internet ! Au XXe siècle, ça devait être le paradis ! Justement, non.Il y a eu deux guerres mondiales, une bombe atomique et un holocauste, sans que ce soit la faute de Facebook, Twitter ou des sites haineux.L'homme a cette fâcheuse habitude de toujours blâmer ce qui est à l'extérieur de lui, plutôt que ce qui est en lui.En ce moment, l'internet a le dos large.On en parle avec mépris.Comme si c'était l'incarnation du mal.On le désigne comme une arme terroriste, parce que les radicaux recrutent des membres en se servant du web.L'auteur de l'attentat contre Charlie Hebdo a communiqué des tas de fois par téléphone avec celui de la prise d'otages au supermarché casher pour synchroniser leurs attaques.Est-ce la faute de Graham Bell, s'il y a eu 17 innocentes victimes en France, début 2015?Est-ce la faute des frères Wright si les tours du World Trade Center se sont effondrées, le 11 septembre 2001?Le téléphone et l'avion sont deux formidables inventions qui permettent aux hommes de se rapprocher, de communi- quer entre eux, de se connaître.Ce sont aussi deux inventions qui peuvent permettre de commettre les pires horreurs.Le problème, ce n'est pas la technologie, le problème, c'est celui qui l'a entre les mains.L'internet est l'une des grandes réalisations de l'être humain.Relier sur un même réseau le savoir planétaire, fallait le faire.Tout y est ou presque.Le meilleur et le pire.Au bout du doigt.Bien sûr, il se dit des conneries sur les réseaux sociaux.Mais il se dit aussi des choses intéressantes.Dans quelle proportion ?Dur à dire.Sûrement dans la même proportion que les gens se disent des conneries et des choses intéressantes dans la vie de tous les jours.Au bureau, au restaurant, dans la cuisine, dans le lit.L'humain ne devient pas un Prix Nobel parce qu'il a, devant lui, un clavier.S'il est brillant, il est brillant, s'il est con, il est con.Quand il est con dans sa maison, il y a juste sa famille qui le sait.Quand il est con sur l'internet, on peut être une maudite gang à le savoir.C'est la seule différence.Arrêtons de diaboliser l'internet.Et désignons les véritables coupables, ceux qui s'en servent.Les connaissances et les opinions n'ont jamais voyagé aussi rapidement.On aurait pu espérer que cela allait ouvrir les esprits.Sûrement que des gens voient le monde différemment parce qu'ils sont en contact avec l'ailleurs.Ça peut libérer.Ça peut aussi embrigader, cloisonner, comme on le constate avec tous ces jeunes qui deviennent radicaux.Peu importe l'invention ou la découverte, les gens bien s'en serviront pour faire le bien, et les gens mauvais s'en serviront pour faire le mal.La roue a permis à des millions d'humains d'aller plus loin, elle en a aussi écrasé des millions d'autres.Il ne faut surtout pas délaisser l'internet parce que c'est un lieu où se propagent des tonnes d'idioties.Au contraire.Il faut que les gens aux idées rassembleuses, aux esprits ouverts, y propagent leurs pensées.C'est la seule façon de contrer la connerie.Grâce à l'internet, des millions de gens seuls peuvent soudainement entrer en contact avec d'autres millions de gens seuls.Ces solitudes additionnées peuvent s'apaiser entre elles, comme elles peuvent multiplier leur haine du monde.Venger leur sentiment de rejet.Elles pourraient aussi apprendre à aimer, aimer ce que le monde est, aimer qui ils sont.Mais pour ça, il faut que l'internet soit investi de ressources positives.Plus les gens, en ouvrant leurs ordinateurs, se sentiront admis, acceptés, compris par la société, moins ils comploteront pour la détruire.On peut chasser les organisations terroristes du web, mais on ne peut pas y chasser le désespoir.Et il y aura toujours une association qui, pour son profit, proposera des solutions désespérées aux désespérés.Bref, c'est toujours l'histoire du monde qui se répète, une minorité d'insensés qui tyrannise une majorité de gens sensés mais passifs.Que ça se passe dans un champ ou sur l'internet, la solution est dans l'action.Tant que nous serons en réaction aux agissements des violents, nous serons toujours un coup derrière eux.À la merci de se faire mettre échec et mat.On peut bien dire qu'un fou, c'est un fou, qu'on ne peut rien y faire.Mais le jour où le fou s'en prendra à nous ou à nos enfants, on aurait bien aimé que quelqu'un fasse quelque chose.C'est la faute à l'internet, c'est facile à dire.Mais, c'est faux.C'est la faute aux cons.Et c'est la faute à ceux qui laissent les cons avoir une emprise sur les futurs cons.Qui auraient peut-être pu devenir des futurs pas cons.Arrêtons de souligner toutes les idioties écrites sur les murs du Net, et allons donc y écrire des propos inspirants qui feront tomber les murs.Faut pas lâcher, même durant la relâche ! Le problème, ce n\u2019est pas la technologie, le problème, c\u2019est celui qui l\u2019a entre les mains.« Je voulais faire éclater la vérité » Le procureur Louis Bouthillier devant le Conseil de discipline du Barreau pour un ajournement dans le procès du meurtre gratuit de Raymond Ellis PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE Le procureur de la Couronne Me Louis Bouthillier compte 27 ans de carrière.Il a notamment représenté le ministère public lors du procès de Luka Rocco Magnotta.CHRISTIANE DESJARDINS Des causes de meurtre, le procureur de la Couronne Louis Bouthillier en a fait beaucoup en 27 ans de carrière.La dernière en date est celle de Luka Rocco Magnotta.Mais la pire, par son degré de complication, c\u2019est celle qui lui vaut aujourd\u2019hui d\u2019être jugé par ses pairs.Celle impliquant des membres d\u2019un gang de rue accusés du meurtre gratuit de Raymond Ellis.« C'est la cause la plus compliquée de ma carrière, mais celle où j'avais le plus d'aide.Il a fallu improviser dans une situation inédite », a fait valoir Me Bouthillier, hier, alors qu'il se défendait devant le Conseil de discipline du Barreau.Le syndic reproche à Me Bouthillier d'avoir induit le tribunal en erreur en demandant un ajournement sous un faux prétexte, en novembre 2008, dans ce procès qui impliquait cinq accusés.Le procès se déroulait depuis un certain temps devant jury et était présidé par la juge Sophie Bourque.Au moment qui nous occupe, Wilkerno Dragon, l'un des principaux témoins de la Couronne, était à la barre.Il ne voulait plus témoigner et disait maintenant le contraire de ce qu'il avait dit précédemment.Il était devenu un témoin hostile.À peu près au même moment, la Couronne a appris que Dragon aurait confié à un compagnon de détention qu'il était payé pour se dédire.Opération d\u2019infiltration L'informateur est un criminel de carrière.Il faut corroborer ses dires, mais comment?Dragon est en plein témoignage.Il faut faire vite, car après, il sera trop tard.La poursuite et les enquêteurs cogitent et conviennent d'envoyer deux agents doubles en prison, pour tenter de recueillir les propos de Dragon.Pour permettre cette opération d'infiltration, Me Bouthillier demande à la juge une journée de suspension, soit le jeudi.Cela donnera quatre jours, puisqu'il n'y a pas d'audience le vendredi et la fin de semaine.Il dit qu'il veut se préparer pour être « efficace.» « Ce n'était pas inexact, je me limitais à des généralités », a dit Me Bouthillier, hier.Il a expliqué qu'il ne pouvait dire devant les accusés qu'il y aurait opération d'infiltration.Le procureur a raconté que la situation était délicate.Dragon était en prison, comme les accusés.Mais même s'il était gardé en protection, ils communiquaient entre eux.Cela se passait même à la Cour.Ils se parlaient discrètement par signes, convenaient du moment où ils s'appelleraient, avaient remarqué les agents des services correctionnels.Des téléphones cellulaires circulaient illégalement en prison.C'était la première fois au Québec que des agents doubles seraient incarcérés pour recueillir de l'information.« On n'avait pas de balises », a précisé Me Bouthillier, qui dit avoir obtenu l'aval de ses supérieurs dans cette affaire.Des procureurs ferrés en droit pur avaient étudié les options.« Mon rôle, c'est que la vérité éclate au grand jour.Que justice soit rendue.On était devant un individu qui était en train de détourner le cours de la justice», a-t-il dit hier.L'opération a eu lieu et a donné quelques résultats.Le tout a ensuite été transmis à la défense, comme il se doit.«Mon rôle, c\u2019est que la vérité éclate au grand jour.Que justice soit rendue.On était devant un individu qui était en train de détourner le cours de la justice.» \u2014 Me Louis Bouthillier Beaucoup de discussions ont eu lieu par la suite.Le ton a monté.La défense a demandé un arrêt définitif des procédures, que la juge a accordé, en janvier 2009.Les cinq accusés sont sortis libres et triomphants.Mais la justice les rattraperait plus tard.En ce qui concerne l'audition au Barreau, les parties, le syndic Patrick Richard et l'avocat Jean-Claude Hébert, qui représente Me Bouthillier, plaideront par écrit.Le Conseil rendra sa décision plus tard.VENEZ MAGASINER VOTRE VR \u2019 ___________________________________________________ 10000$ A GAGNER \"Crédita l\u2019achat d\u2019un VR durant le salon INFORMEZ-VOUS AUPRÈS DES COMMERÇANTS PRÉSENTS AU SALON \u2014 SALON DU CONCOURS salonvr.com raïSËKi Du 5 au 8 mars au Stade olympique Toutes les catégories de véhicules pour tous les budgets Des destinations de rêve et des conférences inspirantes En collaboration avec ^\tlor'lorp ^ACVRO\tieclerc ^\tassurances et services financiers Distributeur AVIVA \u2018Aucun achat requis.18 ans et plus.Détails et règlements à la rubrique concours au salonvr.com P ¦ \"\t.f ¦ \t FRANCHISÉS RECHERCHÉS ^ ' ¦¦¦ ¦ * ' -r i|i|i|i|i|i|i|i|i,i|i|i,i,i| |i|i|i|||i'i i|i|i|i|i|i|i|j|i|i|i|i|i'i 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iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE LE TOUR DU GLOBE PHOTO AP 5 HPBIisry ?Bangladesh Meurtre d\u2019un blogueur en faveur de l\u2019athéisme Les Etats-Unis ont condamné hier «dans les termes les plus forts» le meurtre «atroce» et «lâche» au Bangladesh d\u2019un blogueur américain d\u2019origine bangladaise qui avait reçu selon sa famille de multiples menaces d\u2019islamistes de ce pays musulman d\u2019Asie du Sud.Ce blogueur américain de premier plan a été tué à coups de machette à Dacca jeudi, selon la police.Le corps d\u2019Avijit Roy, athée fondateur du blogue Mukto-Mona et fervent promoteur de la laïcité dans ce pays où 90 % des 160 millions d\u2019habitants sont musulmans, a été retrouvé couvert de sang.-AFP PHOTO AFP Chine L\u2019importation de l\u2019ivoire ouvragé interdit pour un an Des organisations de protection des animaux en Afrique ont salué hier l\u2019interdiction de l\u2019importation d\u2019ivoire ouvragé décrétée pour une année par la Chine.L\u2019interdiction est «un pas important dans la bonne direction, témoigne d\u2019une prise de conscience croissante en Chine du rôle que [le pays] joue dans la demande d\u2019ivoire», a estimé Ian Douglas-Hamilton, fondateur de l\u2019ONG kényane Save the Elephants, appelant cependant à une interdiction totale.« Un an, ce n\u2019est pas assez», a renchéri Paula Kahumbu, à la tête de l\u2019ONG de protection des animaux WildlifeDirect, basée à Nairobi.-AFP PHOTO AP Afghanistan Plus de 250 personnes tuées par des avalanches Plus de 250 personnes ont été tuées ces derniers jours en Afghanistan dans les avalanches provoquées par de fortes chutes de neige, selon un dernier bilan fourni hier par les autorités locales.La grande majorité des victimes est recensée dans le Panshir, vallée montagneuse dont l\u2019entrée est située à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale Kaboul, avec 186 morts.Dans cette province, les avalanches se sont déversées sur au moins une centaine d\u2019habitations après plusieurs jours de fortes chutes de neige qui ont également bloqué les routes principales, rendant l\u2019accès aux zones sinistrées difficile pour les secours.\u2014 AFP PHOTO REUTERS Irak La destruction de sculptures par l\u2019EI provoque un tollé Une vidéo montrant des djihadistes jubilants en train de réduire en miettes des sculptures préislamiques en Irak a provoqué un tollé général et suscité hier les craintes que d\u2019autres trésors de l\u2019un des plus anciens patrimoines du monde ne soient détruits.A coup de marteaux-piqueurs, les extrémistes du groupe Etat islamique (EI) ont détruit à Mossoul des splendeurs archéologiques, y compris un immense taureau ailé assyrien de la porte de Nergal, dont un jumeau est exposé à Londres.Les comparaisons avec la destruction en 2001 par les talibans des bouddhas de Bamiyan en Afghanistan se sont multipliées, comme les appels à tout faire pour protéger le patrimoine.\u2014 AFP RUSSIE Un leader de l\u2019opposition assassiné PHOTO PASCAL DUMONT, COLLABORATION SPÉCIALE Boris Nemtsov avait été photographié dans le cadre d\u2019un reportage de La Presse à Moscou, le 22 janvier dernier.mm I I 1 / LAURA-JULIE PERREAULT Figure de proue de l'opposition au président russe, Boris Nemtsov a été assassiné à quelques mètres du Kremlin, hier.Il y a un mois à peine, l'ancien vice-premier ministre russe accordait une longue entrevue à notre journaliste dans ses bureaux de Moscou.Il se savait surveillé de près.Demain, Boris Nemtsov devait être à la tête de ce qu'il espérait être « la plus grande manifestation anti-Poutine depuis 2011 ».Un peu avant minuit, alors qu'il traversait le pont qui relie le Kremlin à son bureau moscovite, l'homme politique russe a été abattu.Un individu dans un véhicule en mouvement lui a tiré quatre balles dans le dos, a confirmé le ministère de l'Intérieur.Boris Nemtsov était accompagné par une femme.Son assassin n'a pas été identifié.Des messages de condoléances ont fusé des quatre coins du monde.Sur son compte Twitter, le président ukrainien Petro Poroshenko se disait estomaqué.« Quel choc! Ils ont tué Boris», écrit-il.La Maison-Blanche a aussi dénoncé le « meurtre brutal» du politicien de 55 ans.Selon un communiqué du Kremlin, Vladimir Poutine a condamné le meurtre.L'assassinat survient alors que M.Nemtsov et d'autres ténors de l'opposition, dont le blogueur Alexeï Navalny et le député Dmitri Goudkov, AUJOURD\u2019HUI DANS LA SECTION PAUSE WEEK-END MARIE-CLAUDE LORTIE LA PRESSE+ PAUSE VII SEXUELLE FACEBOOK NON MERCI! PAUSE WEEKEND SEXE, GROSSESSE ET ACCOUCHEMENT Comment se conjugue la sexualité du couple qui attend un enfant.Un projet encore en construction t ^ f\tDORMIR ¦ -LU \u2022 ' A 4.\t' OU PAS! Disponible dans l'App Store La section Pause présente des thèmes différents tous les jours, uniquement dans La Presse+.Google play LaPressePlus.ca préparaient un grand rallye politique.Ils invitaient les Russes à manifester demain, 1er mars, contre la chute du rouble et la crise économique qui frappe la Russie.« Nous croyons que nos problèmes économiques viennent de nos problèmes politiques.Nous devons changer le système», a dit à La Presse M.Nemtsov lors d'une entrevue qu'il nous a accordée le 22 janvier.Au cours de cette même entrevue, Boris Nemtsov a affirmé que Vladimir Poutine avait aujourd'hui plus de pouvoir que n'en avaient jamais eu les tsars russes et les anciens leaders de l'Union soviétique.« Même Staline devait consulter son Politburo », notait-il.Rare colombe Au cours des derniers mois, Boris Nemtsov avait émergé comme l'un des principaux dénonciateurs du soutien russe aux rebelles de l'est de l'Ukraine.« Poutine déteste les Ukrainiens parce qu'ils ont été capables de mener une révolution et se sont débarrassés d'un gouvernement corrompu.Ils nous ont montré l'exemple», a-t-il déclaré en entrevue.Organisateur en chef de deux manifestations pacifistes, Boris Nemtsov était conscient qu'il était dans la ligne de mire de beaucoup de nationalistes et se savait surveillé par le Kremlin.« Je ne change pas de numéro de téléphone.Je veux faire économiser de l'argent au KGB », blaguait-il.Lorsque La Presse lui a demandé s'il avait peur d'être la cible de représailles, il s'était renfrogné, rappelant qu'il avait déjà été arrêté 12 fois au cours des dernières années.«Vous savez, tout peut arriver dans ce pays, mais je me trouve un peu vieux pour faire de la prison », a-t-il dit.Dauphin de Boris Eltsine Même s'il n'était âgé que de 55 ans, Boris Nemtsov avait à son actif 25 ans de vie politique.À 32 ans, il a été élu gouverneur de Nijni Novgorod, troisième plus grande ville de Russie.À 38 ans, sous le règne de Boris Eltsine, il devenait vice-premier ministre du pays.La photographe montréalaise Heidi Hollinger, qui a travaillé à Moscou pendant plus de 10 ans, a connu Boris Nemtsov à la fin des années 90.« Il est vite devenu célèbre.Il était vu comme un grand réformateur.Il était jeune, plein d'espoir», se rappelle la photographe, jointe hier soir.À une époque, beaucoup en Russie voyaient en lui le successeur de Boris Eltsine.C'était avant l'ascension fulgurante d'un ancien espion en 1999.Après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, Boris Nemtsov a été écarté des cercles d'influence du Kremlin.Le jeune politicien a tenté de faire un retour en fondant un parti progressiste, mais a eu peu de succès aux urnes.Au cours des dernières années, il était devenu l'un des plus grands critiques de Vladimir Poutine et enquêtait sur la corruption du gouvernement en place.La voix étouffée La nouvelle de l'assassinat de Boris Nemtsov a laissé Heidi Hollinger sans voix.« C'est un jour très triste pour la Russie.Boris Nemtsov représentait l'ouverture, les idées nouvelles, la collaboration avec l'Occident, la démocratie.Nous ne savons pas qui l'a tué, mais c'est triste de voir que les voix contraires au parti au pouvoir sont réduites au silence.» Résultats des tirages du : 2015-02-27 7 lots additionnels de 1 000 000 $ (partageable) 07\t12\t13\t21\t29\t42\t49\t19212934354149 05\t06\t15\t17\t25\t31\t39 01\t0Z\t24\t28\t36\t3Z\t48 02\t05\t09\t22\t33\t36\t4Z otto 03 1Z 19 21 32 3Z 41 01 04 1Z 22 42 43 4Z (sélections non décomposables) COMPL.(C) (32) JRIEM Gros lot 1 MILLION $.Faites vite! 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LAPRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015\tAID llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll MONDE Mystérieuse tuerie au Missouri Neuf personnes sont retrouvées mortes à six endroits différents dans une petite municipalité PHOTO KATE MUNSCH, REUTERS Joseph Jesse Aldridge aurait tué jeudi soir sept personnes, notamment quatre de ses cousins qui vivaient à quelques kilomètres les uns des autres, dans la municipalité rurale de Tyrone.RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 La petite municipalité de Tyrone, située à 217 km au sud-ouest de St.Louis, dans l'État du Missouri, ne possède pas un seul panneau d'arrêt et encore moins un feu de circulation.Elle s'est néanmoins retrouvée hier au centre de l'attention médiatique des États-Unis à la suite d'une série de meutres par armes à feu encore inexpliquée.Neuf personnes ont été retrouvées mortes à six endroits différents jeudi soir après qu'une jeune fille eut rapporté à la police avoir entendu des coups de feu dans une maison où elle se trouvait.Sept d'entre elles auraient été abattues par un homme de 36 ans, Joseph Jesse Aldridge, qui s'est suicidé dans sa camionnette en dehors des limites de Tyrone.Aldridge a mis fin à ses jours avec une arme de poing dont il se serait servi pour exécuter ses victimes, selon la police.La mère d'Aldridge, âgée de 74 ans, a été retrouvée sans vie sur un divan dans le domicile qu'elle partageait avec son fils.Atteinte d'une maladie pour laquelle elle était traitée, elle serait morte de cause naturelle au moins 24 heures avant le début des événements.Une autopsie sera pratiquée aujourd'hui.La police n'a pas voulu confirmer la thèse selon laquelle la découverte du cadavre de sa mère aurait été l'élément déclencheur des tirs commis par Aldridge.Elle a cependant reconnu que quatre des victimes - deux couples - avaient des liens de parenté avec l'homme qui s'est enlevé la vie.Ils étaient âgés de 47 à 52 ans.La police n'a pas identifié les trois autres victimes, n'ayant pas encore informé leurs parents de leur mort.Une personne a également été blessée dans une des tueries.«Nous nous interrogeons sur la possibilité qu'il [le tireur] ait découvert le décès de sa mère et que, pour une raison quelconque, il se soit déchaîné en tuant des gens », a déclaré Tom Whittaker, coroner du comté de Texas, où la moyenne annuelle d'homicides est «peut-être un».« C'est tellement étrange, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.Le tireur étant mort, nous ne savons pas pour l'instant ce qui a déclenché les fusillades.Nous en sommes au stade de la cueillette d'informations.» Il était 22h15, heure locale, lorsque la jeune fille, âgée de 15 ans, a appelé le 911, jeudi.Elle se trouvait alors dans la maison d'un voisin.«Elle était pieds nus, revêtue d'une chemise de nuit sans manches, les jambes éraflées par des ronces», a confié ce voisin au Springfield News-Leader.«Elle a déclaré avoir vu un homme dans la chambre de son père, lui parlant d'une voix normale.Puis elle a dit avoir entendu des coups de feu et des cris.» L'adolescente aurait perdu son père et sa mère dans cette attaque.Le moteur de la camionnette d'Aldridge tournait encore lorsque la police a découvert le véhicule, immobilisé sur le terre-plein d'une autoroute, vers 5 h 30 hier matin.Au moment d'écrire ces lignes, aucune lettre ou note n'avait été retrouvée près du corps du probable tireur ou ailleurs.Budget de la Sécurité intérieure Sursis d\u2019une semaine Le Congrès des Etats-Unis a approuvé, tard hier soir, un projet de loi visant à financer le département de la Sécurité intérieure pendant une semaine.Le Sénat avait dabord donné son assentiment à ce projet de loi en début de soirée.La Chambre des représentants lui a emboîté le pas, dans une proportion de 357-60 environ deux heures avant l\u2019échéancier, fixé à minuit, qui aurait provoqué l\u2019interruption partielle de ses services.Le projet de loi sera ensuite acheminé au bureau du président Barack Obama, qui n\u2019aura qu\u2019à apposer sa signature pour en confirmer la mise en œuvre.Ces développements sont survenus quelques heures après que la Chambre, dans un geste surprise, eut rejeté un projet de loi qui aurait prolongé de trois semaines les opérations du département de la Sécurité intérieure.Les républicains s\u2019y étaient opposés parce que les changements qu\u2019ils demandaient aux réformes du président Barack Obama sur l\u2019immigration avaient été retirés.Les élus démocrates ont quant à eux rejeté la loi budgétaire parce quelle n\u2019assurait pas le financement pour le département de la Sécurité intérieure jusqu\u2019à la fin de l\u2019exercice.\u2014 AP PHOTO REUTERS _Ssriï » fi a VACHEMENT DESIGN L\u2019ÉVÉNEMENT CUIR EN FÉVRIER Présage printemps dans l\u2019air! Pour vous qui avez envie de faire peau neuve, notre événement cuir de février ne pourrait mieux tomber! Salon, salle à manger, chambre à coucher.vous trouverez tous les éléments essentiels pour habiller la maison avec chic et charme.MAISON CORBEIL MAISONCORBEIL.COM MONTRÉAL\tLAVAL\tBROSSARD 1215, boul.Crémazie O.514 382-1443 2323, aut.des Laurentides sortie boul.Le Carrefour 450 682-3022 8480, boul.Leduc Quartier DIX30MC, espace 10 450 443-4143 Fauteuil Artemis Prix promo 599$. A16 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn LE PRIX DE L\u2019OR ESCLAVES DE LA Prostitution, drogue et travail forcé sont le lot de milliers de smm 4/ V:*k ?» V ^¦soe; PT * i .PHOTO STRINGER/BLOOMBERi En 2014, près de 800 000 personnes étaient réduites en esclavage en République démocratique du Congo, selon l'organisation Walk Free.La majorité - surtout des femmes et des enfants -«travaillent» dans les mines artisanales situées dans l'est du pays.Voyage au cœur d'un univers de misère.FÉLIX CORRIVEAU COLLABORATION SPÉCIALE RDC KAMITUGA \u2014 À certains égards, Julia est comme beaucoup de jeunes filles de 15 ans.Elle colle avec coquetterie des autocollants d'animaux sur ses ongles d'orteils et aime porter des robes colorées.Toutefois, son regard n'a pas l'étincelle de ceux qui ont la vie devant eux.« J'avais 13 ans quand on m'a recrutée.Une fois ici, on m'a dit que j'étais trop jeune pour travailler à la mine, mais qu'on allait me trouver un « autre travail» », relate-t-elle.L'autre travail consiste à assouvir les désirs sexuels des mineurs.Aux abords des carrières, il suffit de faire quelques pas dans la forêt pour tomber sur d'autres fillettes qui s'offrent, comme elle, à ceux qu'on appelle ici des « creuseurs ».Il s'agit généralement de très jeunes hommes qui cherchent un peu de poudre d'or au fond de tunnels ou dans la boue d'un cours d'eau.Dès qu'ils trouvent une infime quantité du précieux métal, la plupart se précipitent chez un négociant.Ce «changeur» leur remet une maigre poignée de dollars, dont une importante partie finira dans les poches de ceux qui ponctionnent le travail des employés de la mine : policiers, militaires, propriétaires du puits, etc.Quand Julia donne son corps aux hommes de la mine, c'est souvent à même le sol.Ici, on ignore ce qu'est un condom.On s'en remet à Dieu pour éviter de tomber malade ou enceinte.La relation sexuelle coûte environ l'équivalent de 1$ américain.C'est le salaire quotidien du Congolais moyen.À la fin de chaque mois, Julia ne voit qu'une infime partie de l'argent qu'elle devrait recevoir.L'essentiel reste dans les poches de celui qu'on appelle le «PDG» de la mine, un terme inventé pour désigner le propriétaire du puits.Il a pour ainsi dire droit de vie ou de mort sur la jeune fille.Le PDG détermine le salaire des prostituées sur les sites miniers.Il décide aussi si elles peuvent continuer de « travailler» à la mine.Il les force à avoir des rapports sexuels avec lui et les militaires qui, souvent, contrôlent les exploitations, sans quoi elles se feront couper les vivres, seront battues, violées ou tuées.Julia pourrait tenter de s'enfuir, mais elle devrait le faire sans ses papiers d'identité, qui sont entre les mains du PDG.Dans un pays ravagé par une interminable succession de conflits, beaucoup de jeunes filles comme elle sont orphelines et n'ont pas d'endroit où trouver refuge.Un nom prédestiné Le site où « travaille » Julia porte bien son nom.Il s'appelle Calvaire.C'est l'un des innombrables puits artisanaux qu'on retrouve surtout dans l'est de la RDC et où environ 2 millions de Congolais cherchent ce qu'on appelle les minerais du conflit : la cas-sitérite, le coltan, la wolframite et l'or.De ce nombre, près de la moitié sont des enfants.On les croise partout sur ces exploitations, souvent le dos voûté sous des dizaines de kilos de pierres.On ne sait pas combien il existe de mines artisanales, qui n'ont rien à voir avec les sites industriels exploités par de grandes entreprises.Ici, les machines qui servent à l'extraction du minerai sont rarissimes et datent d'une autre époque.On y cherche à mains nues, à l'aide de larges écuelles ou à coups de pioche et de marteau.Le développement de ces mines est anarchique.Le risque de mourir dans l'effondrement d'une excavation ou de contracter une infection à force de passer des journées entières enfoncé dans une eau ferreuse et contaminée au mercure est accepté avec fatalité.Dans les villes et villages construits autour des sites miniers, la promiscuité, la pauvreté, le manque d'infrastructures de santé, l'accès limité à des moyens de contraception, la promesse d'argent rapidement gagné et la consommation de drogue et d'alcool sont autant de facteurs qui favorisent la propagation de maladies transmises sexuellement, notamment le VIH/sida.Taxe du sexe prostituée contre un autre tout aussi misérable.Une vie comme celle de Céleste.Tous les matins, la jeune femme de 23 ans se met à la recherche d'un travail pour la journée dans l'un des gisements artisanaux de Kamituga.Pour avoir le droit de concasser des pierres pendant parfois plus de 16 heures sous un petit toit de tôle où l'air est irrespirable à cause de la chaleur et de la poussière, elle doit s'acquitter d'une « taxe ».Il lui faut avoir des relations sexuelles avec le ou les PDG de la Julia voudrait cesser de se donner aux mineurs.Elle rêve d'aller à l'école et de devenir professeure.Malheureusement, dans des endroits comme Kamituga, Lugushwa ou Nyamurhale, les puits artisanaux emploient environ 85 % de la population.Si la jeune femme arrive un jour à s'extraire de sa situation, elle travaillera fort probablement à la mine.Elle troquera alors son quotidien de 120 000$ [en devises américaines].On m'a déjà enlevé pour forcer ma famille à rembourser ma dette», raconte-t-il.Les paradis artificiels mine.« Je dois parfois coucher avec cinq hommes avant qu'on me donne du travail», dit la jeune femme.Enfoncé jusqu'à la mi-mollet dans une eau boueuse, Thierry cherche de l'or avec l'énergie du désespoir.Les 500 $ américains nécessaires pour acheter des bottes de caoutchouc, une bêche ou encore une écuelle lui ont été prêtés par le négociant d'or qui finance les activités de la mine.Si l'homme de 30 ans n'arrive pas à rembourser sa dette qui, à coups de taux d'intérêt de prêts usuraires, a rapidement atteint 5000$, il pourrait bien être obligé de donner sa fille aînée, âgée de 14 ans, en mariage en guise de remboursement.«Au moins 70% des gens qui travaillent à la mine doivent de l'argent.Le calcul des taux d'intérêt est obscur et on a vu des creuseurs devoir jusqu'à À la fin de la journée, la misère de ces Congolais se transporte dans les dizaines de bars miteux qui ceinturent les puits.Dans la lumière blafarde, des serveuses aguichent les clients sur de la musique nigériane crachée à tue-tête.La maigre pitance gagnée par les mineurs est rapidement dépensée dans d'énormes bières locales servies chaudes.Dans un coin de l'établissement, un employé de la mine négocie avec le propriétaire le prix d'une relation sexuelle avec Maria.« Je couche avec une vingtaine de clients par jour et je dois aussi avoir des relations sexuelles avec le patron.Ça me rapporte environ 10$ par mois», souligne-t-elle.Si Maria voulait quitter cet enfer, elle devrait le faire avec ses six enfants de six hommes différents.Il faudrait aussi qu'elle fasse le deuil de ses papiers d'identité, qui sont entre les mains du propriétaire du bar, lui-même père de l'un des enfants.Autant dire que c'est impossible.Julia non plus ne croit pas que sa vie changera de sitôt.Pour elle, comme pour la majeure partie des Congolais qui dépendent des mines artisanales, le destin semble bloqué.% fj Wm LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 A17 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii LE PRIX DE L\u2019OR MINE EN RDC femmes et d\u2019enfants « prisonniers » des mines artisanales D Dans ia region du Kivu, ies puits artisanaux sont très nombreux et empioient parfois jusqu\u2019a queiques.miiiiers de personnes attirées par i\u2019attrait de i\u2019argent rapidement gagné.^^UnConiMo^s sassed^Ta terre et des pierres dans i\u2019espoir d\u2019y trouver des pépites ou de ia poussière d\u2019or, près d\u2019une mine à Kamituga.Un mineur passe-une peiie à un camarade au fond de ia mine Kamatanda dans ia provine de Katanga.Q Des enfants rincent du minerai d< cuivre dans une mine à ciei ouvert de Kamatanda.Q Un jeune mineur iave ses mains c un ruisseau d\u2019eau saie et nausébonde.FÉLIX CORRIVEAU, COLLABORATION SPÉCIALE -%* st \u2014**¦ , \u2022* .- \"v 'ïP PHOTO \t¦tira* i -yr \"ir ~ V\t \t\t Miiices armées et corruption La Répubiique démocratique du Congo (RDC) est aux prises avec de nombreuses miiices armées qui financent ieurs activités en contrôiant directement ou indirectement ies mines de i\u2019est du pays.Les prix mondiaux des minerais du confiit sont, de manière généraie, en hausse constante, ce qui a pour effet d\u2019inciter ces groupes à assurer ieur mainmise sur ies expioitations.Le coordonnateur de i\u2019organisme Justice pour tous, Raoui Kitungano, parcourt réguiièrement i\u2019est de ia RDC pour y mener diverses activités de sensibiiisation.Seion iui, ia présence de forces miiitaires sur ies sites miniers est ie principai probième dans ie dossier de i\u2019expioitation des minerais.«Les miiitaires ravissent parfois toute ia production d\u2019or d\u2019un gisement.Des hommes des forces armées de ia Répubiique ont tué des négociants à bout portant dans ia région du Masisi.Certains officiers obiigent ieurs subordonnés à ieur ramener 500$ par mois des mines.Tout ça se passe dans ia pius totaie impunité», s\u2019insurge-t-ii.Après ia deuxième guerre du Congo, ia RDC a vouiu démiiitariser ies sites de i\u2019est du pays.Certains miiitaires qui contrôiaient des territoires où se trouvaient des mines ont rendu ieur uniforme, mais pas ieurs armes.Iis conservent toujours ie contrôie des expioitations.Seion ia ioi, ies miiitaires ne peuvent pas être associés de près ou de ioin à i\u2019expioitation des ressources minières, rappeiie M.Kitangano.«Maigré tout, iis possèdent souvent ies machines qui servent à extraire ie minerai ou aiors iis chargent un membre de ieur famiiie du contrôie de ia mine», expiique-t-ii.sum UR1HOU ¦wm v.\u2018 ITO G ARCHIVESAFP ¦ -.-V\tOE\"\t\tP j \tY i\t v \"*\u2022, ¦ »y\t7-à .\t «Des hommes des forces armées de la République ont tué des négociants à bout portant dans la région du Masisi.Certains officiers obligent leurs subordonnés à leur ramener 500$ par mois des mines.Tout ça se passe dans la plus totale impunité.» \u2014 Raoui Kitungano, coordonnateur de i\u2019organisme Justice pour tous APPELÀLACOMMUNAUTE INTERNATIONALE Wï'Vf/V ' .' \u2022 : -¦\t-, i' iK- Y- .\t-¦\t¦\t' .P.hO'tOjoHA-NSPANNE'R,-ARCUIVESTHÉNeWyoRkTIMES Lorsqu'on demande au coordonnateur de l'organisme Justice pour tous, Raoul Kitungano, quelles sont les pistes de solution pour venir en aide aux personnes qui dépendent des mines artisanales en République démocratique du Congo (RDC), il en appelle d'abord à la communauté internationale plutôt qu'aux autorités congolaises.«Nous demandons qu'il y ait des organisations non gouvernementales qui nous viennent en aide pour développer des programmes de réinsertion sociale pour les survivantes des formes contemporaines d'esclavage », dit-il.De telles initiatives ne suffiraient pas, reconnaît toutefois M.Kitungano.«L'implication des militaires, la corruption, c'est un système.L'impulsion doit venir du sommet.C'est l'impunité actuellement.Il faut du tonus de la part du sommet», affirme l'activiste.À des milliers de kilomètres de là, à Kinshasa, le coordonnateur adjoint du ministère des Mines, Dieudonné-Louis Tambwe, estime que depuis 2002, la RDC a lutté efficacement contre l'esclavage sexuel et la présence de groupes armés sur les sites miniers.Le pays sortait alors de la deuxième guerre du Congo et était en proie au chaos, rappelle-t-il.Le haut fonctionnaire reprend du même souffle la rengaine du chef de l'État, Laurent Désiré Kabila, voulant que la quasi-totalité des problèmes que connaît la RDC prenne racine chez ses voisins, à commencer par le Rwanda.« Il y a un mécanisme de concertation régional [Conférence internationale de la région des Grands Lacs, ou CIRGL] qui est en train de prendre en charge ces questions, car ce sont des forces négatives qui viennent de certains pays étrangers.La prise en charge de ce type de phénomène ne saurait se faire en solo », dit-il.La zone géographique au sein de laquelle se trouvent les membres de la CIRGL et qui regroupe notamment la RDC et le Rwanda demeure explosive.Les récents heurts à la frontière rwando-congolaise démontrent bien le faible niveau de collaboration entre les deux frères ennemis et suggèrent que des solutions efficaces à la problématique des mines risquent de se faire attendre longtemps. A18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information André Pratte > Vice-président, Éditorial ÉDITORIAUX Prime à l\u2019incompétence PAULJOURNET paul.joumet@lapresse.ca Il aura été gourmand jusqu'à la fin.Yves Bolduc quitte l'Assemblée nationale avec l'intention de réclamer son indemnité de départ d'environ 155 000$.C'est son droit.Tout comme c'était son droit de ne rembourser que le strict minimum de sa prime controversée de 215 000$, une prime empochée pour avoir pris en charge des patients dont il ne pouvait pourtant pas assurer le suivi comme médecin.Le manque de jugement n'est pas illégal.Yves Bolduc a été congédié, et avec raison.Il a ensuite choisi de démissionner de son poste de député.Le premier ministre Couillard a exhorté hier M.Bolduc à être «plus que sensible» à l'humeur massacrante du peuple.Les élus gagnent un salaire plutôt modeste pour leur charge de travail, et, après leur départ, ils peinent parfois à se trouver un emploi.L'indemnité de transition avait donc été conçue pour attirer les meilleurs talents en politique québécoise.Mais M.Bolduc devrait y renoncer pour trois raisons.D'abord, l'ex-ministre de l'Éducation n'aura aucune difficulté à trouver du travail.Il retourne à la médecine de famille, un métier bien payé où la clientèle ne manque pas.Ensuite, l'ex-ministre n'est pas victime de son départ.Il a été congédié, et avec raison.Il a ensuite choisi de démissionner de son poste de député.Après avoir demandé sa tête, il est difficile de lui reprocher son départ.Mais il est responsable, et non victime, de son sort.Ce qu'il réclame, c'est une prime à l'incompétence.Enfin, l'indemnité de départ pour les démissionnaires est devenue illégitime.En novembre 2013, un rapport indépendant commandé par Québec proposait de revoir la rémunération des députés.Ses trois recommandations : abolir les indemnités pour démissionnaires, à moins qu'elles ne soient justifiées pour des raisons médicales; hausser de 17 000$ le salaire des députés, afin d'attirer les meilleurs talents et compenser la charge de travail qui augmente; et amaigrir en contrepartie le régime de retraite, pour que les élus y cotisent à raison de 43 %, et non de 21 %.Le coût total de cette réforme était nul.Tous les partis veulent maintenant abolir l'indemnité controversée.Le caquiste Christian Dubé et la péquiste Élaine Zakaïb y ont donc renoncé l'année dernière après leur départ, et ce, même si la loi n'a pas encore été changée.Alors qu'on annonce la dernière tournée, M.Bolduc a voulu se servir une dernière fois à la santé des contribuables.M.Couillard a affirmé, hier, que cette pratique «doit cesser», mais c'est à lui d'appliquer le rapport.Il pourrait le faire en envoyant un message fort à la population : s'attaquer maintenant aux indemnités et au régime de retraite, et ne pas hausser le salaire des députés avant le retour à l'équilibre budgétaire ou les prochaines élections.Les élus méritent d'être payés davantage, mais, en cette période de frugalité budgétaire, il est temps de prêcher par l'exemple.Le stigmate d\u2019Ebola ARIANE KROL akrol@lapresse.ca LJ épidémie d'Ebola qui a ravagé l'Afrique de l'Ouest et gratté à nos portes nous a beaucoup appris sur la manière de répondre à une telle crise.Reste à nous guérir de notre peur irrationnelle du virus.« Au lieu d'être accueillis comme des travailleurs humanitaires respectables, mes collègues américains qui sont rentrés à la maison après avoir combattu l'Ebola ont été traités en parias », déplorait un médecin new-yorkais dans le New England Journal of Medicine (NEJM) cette semaine.Transférer la peur qu\u2019inspire la maladie sur ceux qui se dévouent pour la combattre est la pire chose à faire.Le Dr Craig Spencer parle d'expérience.Après être allé soigner des malades en Guinée, il est devenu l'une des rares personnes à développer le virus aux États-Unis.Luttant pour sa survie, trop faible pour suivre l'actualité, il a réalisé l'ampleur de la controverse seulement à sa sortie de l'hôpital.« Au lieu d'en profiter pour éduquer le public, médias et politiciens ont passé des heures à reconstituer mes déplacements dans New York et à débattre de la transmissibilité de l'Ebola par une boule de quilles», dénonce-t-il dans une lettre ouverte.Dire que les pays riches ont eu plus de peur que de mal est un euphémisme.Un an après le début de la pire flambée d'Ebola jamais recensée, les États-Unis ont vu quatre cas éclore sur leur territoire; l'Espagne et le Royaume-Uni, un chacun.Comparé aux quelque 24 000 malades avec lesquels la Sierra Leone, la Guinée et le Liberia ont dû composer, c'est presque anecdotique.Ces épisodes ont néanmoins été riches d'enseignement pour les systèmes de santé des nations industrialisées - y compris pour ceux qui n'ont pas été directement confrontés à la maladie, comme le nôtre.L'histoire d'Eric Thomas Duncan, ce Libérien en visite au Texas, a eu l'effet d'un électrochoc.Hospitalisé trop tard, le malade aura néanmoins eu le temps de contaminer deux infirmières avant de mourir, dont l'une, on s'en souvient, avait été autorisée à prendre un vol commercial malgré un début de fièvre.Le cafouillage aurait pu avoir des conséquences dramatiques.Heureusement, il aura surtout servi d'exercice de feu, montrant à chacun ce qui pouvait déraper et quels boulons resserrer.Un élément, toutefois, a échappé aux remises en question.Il pourrait nous jouer de mauvais tours en cas de crise : notre attitude collective vis-à-vis des soignants.Transférer la peur qu'inspire le virus d'Ebola sur ceux qui se dévouent pour le combattre, comme cela s'est vu aux États-Unis, est la pire chose à faire.La maladie, ne l'oublions pas, n'est pas contagieuse avant l'apparition des symptômes.Au Québec, les mesures prévues pour les travailleurs humanitaires et ceux qui auraient à traiter des cas ici imposent un suivi rigoureux et une réponse musclée dès les premiers signes.Si l'épidémie se propage jusqu'ici, nous serons bien chanceux de pouvoir compter sur ces professionnels de la santé.La moindre des choses serait de ne pas les traiter comme des pestiférés.POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMERVOTRE OPINION?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tÉcrivez-nous à debats@lapresse.ca REDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, Itée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental GT.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.FRANÇOIS BLAIS PREND CONNAISSANCE DES DOSSIERS LAISSÉS PAR YVES BOLDUC DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca OPINION Ne saignez pas le corps enseignant! PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE musclant son cerveau plus que ses jambes.» Aujourd'hui, mon paternel a 90 ans, et sa plus grande fierté, quand je retourne au Sénégal, c'est de dire à tout le monde que je suis enseignant au Canada.C'est pour ça que j'hésite encore à lui annoncer officiellement que j'ai échangé les salles de cours pour des salles de spectacles.Ça lui fendrait le cœur, lui qui nous répétait souvent que notre avenir dépendait plus de nos enseignants que de nos deux parents analphabètes.Dans chaque grand homme, disait-il, il y a l'empreinte d'un enseignant qui a su catalyser une passion dans le cœur d'un enfant ou d'un adolescent.Château Vaudreuil, qui décrivait assez bien le fouillis dans lequel bon nombre d'enseignants étaient plongés au début de son application.« La réforme, leur avais-je dit, c'est une improvisation nationale dans laquelle une hiérarchie verticale réclame des compétences transversales à des enseignants qui tournent en rond pendant que les concepts prennent la tangente.» On n'a pas besoin d'être un spécialiste de l'éducation pour savoir que ce n'est pas en augmentant le nombre d'élèves par classe et en majorant de 10 % leur temps de travail, sans aucune compensation financière, qu'on revalorisera Aujourd\u2019hui, mon paternel a 90 ans, et sa plus grande fierté, quand je retourne au Sénégal, c\u2019est de dire à tout le monde que je suis enseignant au Canada.Une juste vision qu'on semble oublier dans nos sociétés dites modernes, où pourtant les enseignants passent plus de temps avec les enfants que leurs propres parents.Renforcer les fondations Pour redonner de la fierté aux enseignants, il faut d'abord commencer par entendre leurs préoccupations.Si on avait écouté leurs inquiétudes pendant la mise en place de la dernière réforme scolaire, on n'en serait pas à ce constat d'échec rapporté dans une étude de l'Université Laval.Je me souviens avoir avancé une définition de la réforme devant les directions des commissions scolaires réunies au cette profession déjà maigrement payée.La sauvegarde de l'éducation à chances égales qui nous tient à cœur, mais qui semble loin d'être la priorité du gouvernement, passera par une solidarité des parents avec les enseignants.C'est la seule façon d'éviter que l'avenir du Québec qu'ils portent lourdement sur leurs épaules ne s'écroule.L'éducation est le fondement de notre édifice social et on ne pourra s'élever très haut qu'en renforçant, et non en fragilisant, les fondations.Autrement dit, si on veut espérer une belle récolte à la fin de l'été, il est illogique de s'acharner sur le jardinier qui arrose les jeunes pousses et s'en occupe.BOUCAR DIOUF Humoriste, conteur, biologiste et animateur, il collabore régulièrement à La Presse Débats.Mon père, qui avait un grand amour pour l'éducation, nous disait souvent que les enseignants étaient les gens les plus importants dans notre société.À chaque début d'année scolaire, il prenait le temps de rencontrer nos enseignants pour ce qu'il appelait un transfert des compétences et des responsabilités parentales.«Vous n'avez pas besoin de mon autorisation, leur disait-il, pour les amener sur le droit chemin de l'éducation.» C'était à l'époque où les parents apprenaient aux enfants à marcher et à parler et où les enseignants leur apprenaient à s'asseoir et à fermer leur gueule, comme le dit si bien mon ami François Léveillée.Quand on travaillait dans les champs d'arachides et que mon père voyait l'enseignant du village passer avec sa bicyclette, il arrêtait la besogne et allait le saluer avec des honneurs dignes d'un cortège présidentiel.Jusqu'à aujourd'hui, papa me parle des enseignants qui avaient su catalyser ma passion pour l'école.Il se rappelle mon maître d'école à la fin du primaire qui, un jour, l'avait fait venir pour lui dire: «Avec ses problèmes de motricité, je voudrais, monsieur Diouf, qu'on travaille ensemble à faire comprendre à Boucar qu'on peut sauter plus haut et courir aussi vite que les autres en LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 A19 À BIEN Y PENSER Je n\u2019ai malheureusement pas accès à un médecin de famille, de sorte que je dois me rabattre sur le privé depuis plus de 15 ans.Je suis entièrement satisfait des soins que je reçois, mais un peu choqué de devoir payer par mes impôts pour un service auquel je n\u2019ai pas accès.Comme près de la moitié des impôts que je paie sont pour ces services, je crois que l\u2019État devrait m\u2019en rembourser une partie.À quand un recours collectif ?\u2014 Luc Granger, Montréal DEBATS Y a-t-i des ghettos à Montréal ?MURIELLE CHATELIER Rédactrice web Dans une récente chronique où elle s'exprimait sur le « rêve brisé des immigrants », l'animatrice Isabelle Maréchal a écrit : « La ministre Weil a beau vouloir dépoussiérer la politique d'immigration du Québec, il faudra que chacun fasse son bout de chemin.Les immigrants devront sortir de leur ghetto; les Québécois devront tendre la main avec sincérité.» Une question: y a-t-il véritablement des ghettos à Montréal?J'ai grandi dans un quartier multiethnique de la ville, Saint-Michel.Mes parents, originaires d'Haïti, s'y sont installés en 1987 pour offrir à leurs enfants une meilleure qualité de vie, mais aussi pour se rapprocher des gens de leur communauté.Nos voisins immédiats étaient des Haïtiens, les écoles primaire et secondaire que j'ai fréquentées étaient composées majoritairement d'élèves d'origine haïtienne, les magasins où mes parents faisaient leurs emplettes étaient tenus par des Haïtiens, la radio qu'on écoutait était animée par des Haïtiens, les amis qu'on recevait à la maison étaient essentiellement des Haïtiens.À mon arrivée au cégep, j'ai vécu un choc culturel.Jamais je n'avais vu une telle foule de « Blancs » réunis dans un même endroit.Pourtant, je n'étais qu'à quelques arrêts d'autobus de mon domicile : 3,3 kilomètres me séparaient du Collège de Rosemont.Sur le coup, j'ai senti que je perdais mes repères.Je ne savais plus où j'étais, je ne savais pas à qui parler.Désemparée, je cherchais dans cette foule des peaux noires qui me ressemblaient et avec lesquelles je me sentirais en terrain connu.Malheureusement, pour la première fois de ma vie, j'étais devenue une minorité et les «Noirs», Quand j\u2019entends mes jeunes cousines me raconter comment elles évoluent dans le même genre d\u2019enclos culturel que celui où j\u2019ai grandi, je me dis qu\u2019il y a un véritable problème au niveau de l\u2019intégration des immigrants.dans cet immense établissement scolaire, se comptaient sur les doigts d'une main.Incapable de m'adapter à un tel revirement de situation, j'ai abandonné le cégep au bout de deux mois, laissant tous mes livres neufs dans mon casier.Je n'avais qu'un désir: fuir ce milieu hostile.Enclos culturel Je ne suis pas immigrante.Je suis née à Montréal, mais j'ai grandi dans une sorte d'enclos culturel.Certes, mon quartier n'avait rien à voir avec les ghettos qu'on imagine aux États-Unis et avec celui à la sauce française que j'ai visité lors d'un récent voyage à Paris, dans la commune Villers-le-Bel.Il n'en demeure pas moins que j'ai éprouvé le même sentiment d'exclusion que ces personnes et le même sentiment d'appartenance à la communauté de mes parents plutôt qu'à celle de leur terre d'accueil.Comme à beaucoup de ces enfants d'immigrants, on m'a dit que j'aurais à travailler plus fort que les autres pour réussir, que j'aurais plus d'entraves sur mon chemin.On m'a aussi fait comprendre que mes rêves ne valaient pas grand-chose, que l'important était plutôt de trouver une profession qui m'assurerait d'être toujours bien nourrie.Maintenant, quand j'entends mes jeunes cousines de 15 ans de moins que moi - nées ici - tenir ces mêmes discours et me raconter comment elles évoluent dans le même genre d'enclos culturel que celui où j'ai grandi, je me dis qu'il y a un véritable problème au niveau de l'intégration des immigrants.Au Québec, le mot ghetto n'est qu'un murmure.Mais pour moi et pour beaucoup d'autres, c'est une réalité quotidienne.Aujourd'hui, j'ai une fille de 12 ans à qui je dois apprendre à se tenir loin du communautarisme.Parce que je refuse qu'elle grandisse avec l'idée qu'elle a moins de chances que les autres.Je veux aussi lui apprendre à ne jamais cocher cette foutue case «minorité visible » qui la catégoriserait dans la banque de candidats utiles pour remplir les quotas des employeurs chez qui elle postulera.Parce que ça, ça me renvoie à mon sentiment d'exclusion de l'époque.Y a-t-il des ghettos à Montréal?En tout cas, c'est comme ça que mes anciens voisins et moi appelons le quartier Saint-Michel.PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE Le Québec est le quatrième principal producteur d\u2019hydroélectricité au monde après les trois géants que sont la Chine, le Brésil et les Etats-Unis.Sur cette photo, le barrage Manic-5.¦ «liil# ¦_____________< w/J&t A-'-'*'' $855© C'As ¦, .' \u2019T m, ¦ - Æ® v a&tsfia A** '¦ ^
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