La presse, 28 février 2015, Affaires
[" www.lapresse.ca/affaires MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 LÀ PRESSE FRANCIS VAILLES LA VENTE DE SNC DEVRA ÊTRE ENVISAGÉE PAGE 5 S&PTSX 15 234,34 -6,82 (-0,04%) S&P500 2104,50 -6,24 (-0,30%) DOW JONES 18132,70 -81,72 (-0,45%) AFFAIRES TOMATES DE SERRE SAVOURA EST À VENDRE AU PLUS OFFRANT PAGE 4 DOLLAR 79,98 tUS +0,15*US BILLET BOURSIER JUNEX ET PÉTROLIA JAILLISSENT PAGE 7 PETROLE 49,76 $US +1,59$US (+3,30%) BOMBARDIER C\u2019EST PARTI POUR LE CS300 Le plus gros membre de la famille CSeries, le CS300, a effectué un vol inaugural de cinq heures hier à Mirabel.Le nouveau président de Bombardier Aéronautique, Alain Bellemare, entend consacrer toutes ses énergies à faire de cette entreprise un succès, a-t-il dit en entrevue avec La Presse Affaires.À LIRE EN PAGES 2 ET 3 Le premier vol du CS300 de Bombardier\tPHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE w! PORTRAIT DE FAMILLE 14 VRAIS OU FAUX MYTHES QUEBECOI5 Wl LES QUEBECOIS SONT-ILS RICHES ?VRAI OU FAUX?14 MYTHES QUEBECOIS SOUS LA LOUPE les edffî Télécharger sur B iBooks Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub LA PRESSE AFFAIRES BOMBARDIER LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 CSERIES Lentrée en service pourrait glisser en 2016 PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE On a procédé au premier décollage du CS300 hier devant quelques dizaines de journalistes, d\u2019invités et d\u2019employés.Comme il faisait -18 degrés sur le bord de la piste, Bombardier avait pris soin de distribuer des tuques aux invités.7'' ^ MARIE TISON Bombardier prévoit toujours faire certifier la CSeries avant la fin de l\u2019année, mais l\u2019entrée en service pourrait glisser au début de 2016.«L'objectif est une certification du CS100 à la fin de 2015, a déclaré le nouveau président de Bombardier, Alain Bellemare, à l'occasion du vol inaugural du CS300.Après, il faut travailler avec les clients pour voir quand ils peuvent prendre livraison de l'avion.Ça peut être fin 2015, ça peut être début 2016.Nous ne parlons pas [d'un délai] d'une année, nous parlons de quelques semaines.» Le CS100, qui a effectué son premier vol en septembre 2013, peut transporter de 108 à 110 passagers.Le CS300 peut transporter de 130 à 135 passagers, et jusqu'à 160 passagers en configuration haute densité.Le CS300 est l'appareil le plus populaire de la famille, avec 74 % des commandes fermes.Etapes préliminaires Avant de prendre livraison d'un nouvel appareil, les sociétés aériennes doivent notamment procéder à la formation des pilotes, sélectionner les liaisons et, dans certains cas, mettre au point des campagnes de publicité.«Il y a des clients qui peuvent accomplir ça en un mois après la certification, a déclaré Robert Dewar, vice-président de Bombardier Aéronautique pour la CSeries.Pour d'autres, c'est plus long.» M.Dewar a affirmé que Bombardier pouvait gérer davantage l'échéancier menant à la certification, notamment parce l'avionneur a maintenant terminé 80% des essais.Il a notamment terminé la plupart des essais qui risquaient de retarder sérieusement le programme en cas de résultats négatifs, comme les essais à vitesse et altitude maximums, les essais au froid et les essais d'évacuation.M.Bellemare a toutefois rappelé qu'il pouvait encore y avoir des imprévus.«Lorsqu'on est dans un processus de certification, ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini», a-t-il lancé.Décollage du CS300 On a procédé au premier décollage du CS300 hier matin devant quelques dizaines de journalistes, d'invités et d'employés.Comme il faisait -18 degrés sur le bord de la piste, Bombardier avait pris soin de distribuer des tuques aux invités.Battant de la semelle, le président du conseil d'administration de Bombardier, Pierre Beaudoin, s'est rappelé les matins glaciaux où il accompagnait les intrépides clients de Bombardier Produits récréatifs lors de randonnées en motoneige.« Nous sommes toujours fiers de pouvoir partager ça avec nos employés, a-t-il lancé.C'est plus froid [que lors du premier vol du CS100], mais c'est ben l'fun.» Pour sa part, le nouveau président, Alain Bellemare, a affirmé que cet événement allait donner un nouvel essor au programme de la CSeries.« Chaque fois qu'il y a des jalons comme ça, ça donne confiance aux clients et aux investisseurs, a-t-il déclaré aux journalistes.Ils réalisent que le programme continue à progresser dans la bonne direction.» Il a noté que les négociations avec les clients s'étendaient sur une longue période de temps.« Les gens n'attendent pas nécessairement le vol de l'appareil en soi pour signer un contrat, mais c'est clair qu'avec le vol du CS300 aujourd'hui, ça va nous permettre d'accélérer des discussions avec des clients potentiels», a déclaré M.Bellemare.Le nouveau président a reconnu que le programme de CSeries avait connu sa part de défis.Il y a eu des délais importants et des dépassements de coûts.« C'est un programme complexe avec beaucoup de technologie, a-t-il déclaré.Des dépassements de coûts, ça arrive avec des programmes de cette envergure.Nous avons fait beaucoup de progrès, nous sommes dans la phase de certification.En ce qui a trait aux risques, il y a une réduction significative.Bientôt les clients verront les bénéfices.» Plus de commandes souhaitées Bombardier a enregistré 243 commandes fermes pour la FICHE TECHNIQUE DU CS300 >\tLongueur: 38,7 mètres >\tEnvergure: 35,1 mètres >\tHauteur: 11,5 mètres >\tCapacité: 130 à 135 passagers; 160 passagers en version haute densité >\tAutonomie de base : 2778 kilomètres >\tAutonomie maximale: 5463 kilomètres >\tVitesse de croisière normale: 829 km/h >\tPrix courant: 79 millions US >\tMoteurs: Pratt&Whitney PurePower PW1500G CSeries, en plus d'engagements et d'options pour 320 autres appareils.La direction avait pour objectif 300 commandes fermes avant l'entrée en service.« C'est un bon carnet de commandes, mais nous aimerions gagner un peu de momentum, a déclaré M.Bellemare.[Le président de Bombardier Aéronautique] Mike Arcamone a commencé à réénergiser les équipes de vente.» Bombardier fait valoir que les coûts d'exploitation de la CSeries sont inférieurs de 15% à ceux des appareils concurrents et que sa consommation de carburant est inférieure de 20%.M.Arcamone a minimisé un éventuel impact négatif de la chute des prix du carburant.Selon lui, cette baisse est temporaire, ce qui permettra à la CSeries de conserver son attrait.Et pendant cette courte période de temps, les sociétés aériennes auront amélioré leur situation financière, ce qui leur permettra de renouveler leur flotte.LE CS100 DÉVOILE SON AMÉNAGEMENT INTÉRIEUR L 1 ïùJinLÿ.sjTnT A \u2022 [S- ¦ 4sa| \u2018TJM* \u2014 \\ ~ \\%^7 l PHOTOS DAVID BOILY, LAPRESSE Bombardier a profité du vol inaugural du CS300 pour présenter l\u2019aménagement intérieur du plus petit membre de la famille CSeries, le CS100.L\u2019avion a notamment servi à un exercice d\u2019évacuation, nécessaire au processus de certification.Pour les besoins de ce test, l\u2019avionneur a placé dans l\u2019appareil plus de fauteuils que l\u2019exige la norme.\u2014 Marie Tison LA PRESSE + Demain dans La Presse+ FINANCES PERSONNELLES Comment se porte la classe moyenne?TECHNO On est encore loin, très loin, d\u2019un robot intelligent.STEPHANIE GRAMMOND Des réponses pour vos questions d\u2019impôt PHOTO BY EVAN AGOSTINI, ASSOCIATED PRESS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 LA PRESSE AFFAIRES 3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LA PRESSE AFFAIRES BOMBARDIER ALAIN BELLEMARE, NOUVEAU PDG DE BOMBARDIER Ranimer l\u2019esprit de conquête JEAN-PHILIPPE DÉCARIE GRANDE ENTREVUE Il y a quatre mois à peine, Alain Bellemare n'aurait jamais pu seulement imaginer qu'il allait se retrouver à la tête de la plus importante multinationale québécoise.Citoyen américain depuis deux ans, l'ex-PDG de la plus importante division du géant américain United Technologies était convaincu qu'il allait passer le reste de sa vie active dans un poste de commande aux États-Unis.Alain Bellemare a été nommé président et chef de la direction de Bombardier le 12 février dernier lorsqu'il a succédé à Pierre Beaudoin, qui a lui-même remplacé son père, Laurent Beaudoin, au poste de président exécutif du conseil de l'entreprise.Le nouveau PDG de Bombardier venait tout juste de quitter la présidence de UTC Propulsion & Aerospace Systems, la division qui chapeaute toutes les activités de l'aéronautique de United Technolgies (UTC) et qui génère près de la moitié de son chiffre d'affaires annuel de 65 milliards US.Une histoire d\u2019amour avec l\u2019aéronautique Alain Bellemare a fait carrière dans le secteur de l'aéronautique, où il a été notamment, de 2002 à 2008, président de Pratt & Whitney Canada, une division de UTC, avant d'être promu à la tête de Hamilton Sundstrand, autre division de la multinationale, spécialisée dans la fabrication de systèmes de propulsion pour l'aviation civile et militaire.En 2012, UTC fait l'acquisition du fabricant de trains d'atterrissage Goodrich et le PDG de UTC, le québécois Louis Chênevert, délègue Alain Bellemare comme PDG de la nouvelle entité UTC Propulsion & Aerospace Systems.Coup de théâtre, en novembre dernier, Louis Chênevert quitte abruptement la direction de UTC et le conseil d'administration nomme aussitôt Gregory Hayes, chef de la direction financière de l'entreprise, pour le remplacer.«J'ai 53 ans, je suis en pleine forme et j'aime travailler.Je A PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Le principal objectif d\u2019Alain Bellemare sera de s\u2019attaquer à la réduction des coûts de lancement du programme de la CSeries en raccourcissant les délais d\u2019amortissement prévus, et de relancer, en parallèle, l\u2019effort de commercialisation.ne voyais pas de possibilités d'avancement chez UTC avant plusieurs années, j'ai donc décidé de quitter pour évaluer les nouvelles opportunités qui allaient se présenter.«J'étais convaincu de poursuivre ma carrière aux États-Unis.Mais Pierre Beaudoin a été le premier à m'appeler pour me proposer de le rencontrer afin de discuter de l'avenir de Bombardier.J'ai été approché par des entreprises d'autres secteurs, mais l'aéronautique occupe une place centrale dans mon cœur », m'a expliqué Alain Bellemare, hier, en marge du vol inaugural du CS300 à Mirabel.Coïncidence ou prémonition, sa femme et lui avaient décidé l'été dernier d'acheter un condo à Montréal pour y avoir un pied-à-terre lorsqu'ils viennent y rencontrer leur famille et leurs amis.Ils vont plutôt s'acheter une maison, où la famille sera réunie au terme de l'année scolaire.« Ça fait huit ans qu'on vit aux États-Unis.On a obtenu la citoyenneté américaine il y a deux ans et je pensais vraiment poursuivre ma carrière là-bas.On est très content parce que notre vie, nos familles et nos amis sont au Québec », souligne-t-il.La CSeries, la grande priorité Alain Bellemare était très au fait des difficultés que traverse Bombardier et des pressions tant financières qu'opérationnelles auxquelles il aura à faire face.Selon lui, Bombardier doit composer avec des problèmes conjoncturels.Le développement simultané de trois nouveaux programmes (la CSeries, le Learjet 85 et les Global 7000 et 8000) a drainé beaucoup d'argent et de ressources, mais la situation est maintenant en voie de rétablissement.« Ça fait 20 ans que Pierre et moi, on se connaît.Bombardier est une grande entreprise, c'est le joyau industriel du Québec et du Canada.Quand il m'a proposé de contribuer à la relance du groupe, j'étais très conscient des défis, mais si j'ai accepté, c'est que j'ai la conviction que l'on va gagner.Je ne serais pas venu sinon», insiste le PDG.À cet égard, Alain Bellemare souhaite d'ailleurs ranimer cet esprit de conquête auprès des employés « très qualifiés et très dédiés» du constructeur d'avions.Mais sa priorité immédiate sera évidemment de mettre au point le lancement de la CSeries et d'obtenir sa certification dans les délais.« Pour les prochains mois, Pierre et moi avons convenu que j'allais consacrer mes énergies à la CSeries.C'est la priorité parce c'est l'avenir du groupe Bombardier Aéronautique pour les 25 prochaines années.» Son principal objectif sera de s'attaquer à la réduction des coûts de lancement du programme en raccourcissant les délais d'amortissement prévus, et de relancer, en parallèle, l'effort de commercialisation.« Là, nos clients potentiels ont accès à des données de vol et ils sont mieux en mesure d'évaluer que les appareils livrent leurs promesses.Ils peuvent voir leurs performances et bientôt, ils pourront même les constater en vol», précise-t-il.Plusieurs atouts ont joué en faveur de la nomination d'Alain Bellemare comme PDG de Bombardier.Il a dirigé quantité de nouveaux programmes de développement complexes chez Pratt&Whitney et chez UTC, et il a tissé au cours des huit dernières années un impressionnant réseau de contacts.« Je connais tous les clients, les fournisseurs ainsi que les dirigeants de compagnies aériennes.Même chez Bombardier, UTC est le plus important fournisseur de moteurs et de systèmes de vols, de nacelles, de groupes électroniques.« Et vous me connaissez.Je suis un passionné et je compte bien rendre cette passion contagieuse», explique-t-il.Il aura l'occasion de le faire parce qu'Alain Bellemare entend faire le tour des usines de Bombardier Aéronautique pour y rencontrer les équipes d'employés.Une fois la CSeries bien en selle, il prévoit réaliser la même démarche au sein des unités de Bombardier Transport.«J\u2019étais convaincu de poursuivre ma carrière aux États-Unis.Mais Pierre Beaudoin a été le premier à m\u2019appeler pour me proposer de le rencontrer afin de discuter de l\u2019avenir de Bombardier.J\u2019ai été approché par des entreprises d\u2019autres secteurs, mais l\u2019aéronautique occupe une place centrale dans mon cœur.» \u2014 Alain Bellemare, PDG de Bombardier 1 MILLIARD DE PLUS POUR BOMBARDIER '/-/¦ L.Ÿ \u2014 ¦ ,\tI i : r wzm SIS® k I 1 1 m PHOTO MATHIEU WADDELL, ARCHIVES LA PRESSE Bombardier a amassé 1,1 milliard de dollars dans sa plus récente émission d\u2019actions et a augmenté à 2,25 milliards sa vente d\u2019obligations, a-t-elle annoncé hier.L\u2019entreprise cherche à renflouer ses coffres alors que les coûts de mise au point de la CSeries ont augmenté significativement.L\u2019émission d\u2019actions de Bombardier est donc à peu près 45 % plus importante que l\u2019objectif original de 750 millions, tel qu\u2019énoncé plus tôt ce mois-ci.Bombardier souhaitait récolter environ 2,1 milliards, mais elle ira finalement chercher 3,35 milliards.\u2014 Bloomberg RBC Dominion valeurs mobilières Inc.RBC Dominion valeurs mobilières Inc.souhaite la bienvenue à Hugo Barrette et son équipe Vous pouvez joindre Hugo et son équipe au: Hugo Barrette, cfa Vice-président et gestionnaire de portefeuille 514-878-8158 hugo.barrette@rbc.com Yanik Giroux, mba 514-878-8172 yanik.giroux@rbc.com Lilian Ishak, ba Associée 514-878-8165 lilian.ishak@rbc.com RBC Dominion valeurs mobilières Inc.offre une gamme complète de services financiers, notamment des conseils de gestion de portefeuille professionnels, des services de planification de retraite, de planification d\u2019entreprise et de planification successorale, ainsi que des stratégies de protection du patrimoine.1 Place Ville Marie, bureau 300, Montréal, QC H3B4R8 David Agnew, chef de la direction et directeur national de RBC Dominion valeurs mobilières Inc., est heureux et fier d'annoncer l'arrivée d'Hugo Barrette et son équipe à la succursale de la Place Ville Marie à titre de Vice-président et gestionnaire de portefeuille.Monsieur Barrette sera appuyé par une équipe expérimentée dans le secteur des services financiers, tant du côté de la gestion de portefeuille et de patrimoine ainsi qu'au niveau de services conseils et d'analyses financières corporatives auprès de professionnels et d'entrepreneurs.RBC Gestion de patrimoine Dominion valeurs mobilières Tout un patrimoine à partager.RBC Dominion valeurs mobilières Inc.* et la Banque Royale du Canada sont des entités juridiques distinctes et affiliées.*Membre-Fonds canadien de protection des épargnants.RBC Dominion valeurs mobilières Inc.est une société membre de RBC Gestion de patrimoine, unité d'exploitation de la Banque Royale du Canada.®Marques déposées de la Banque Royale du Canada, utilisées sous licence.©RBC Dominion valeurs mobilières Inc., 2015.Tous droits réservés.90301_B8S_001\t(02/15) LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 Les tomates Savoura sont à vendre Insolvable, le producteur a perdu plus de 6 millions depuis deux ans SAVÔURA Le goût prend le dessus PHOTO JEAN-MARIE VILLENEUVE, ARCHIVES LE SOLEIL Le plus grand producteur de tomates de serre au Québec, frappé par la concurrence du Mexique et de l\u2019Ontario, se voit forcé de vendre ses installations et sa marque de commerce.ANDRÉ DUBUC La tomate Savoura est une belle histoire qui tourne mal.Le plus important producteur de tomates de serre du Québec est insolvable et se voit forcé de vendre ses serres et sa marque de commerce.Ses principaux créanciers ont demandé à la Cour de nommer un séquestre en vertu de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité jeudi.C'est Raymond Chabot qui a été nommé pour enclencher un processus de vente ordonnée des actifs pour permettre aux créanciers garantis, la Banque Nationale et la Banque Royale, de réaliser leurs garanties.« Les principaux actifs sont les trois serres, la marque de commerce Savoura et l'ensemble des stocks », explique, dans un entretien, Jocelyn Renaud, associé chez Raymond Chabot et séquestre nommé au dossier.« On s'assure en même temps que les activités de production et de distribution continuent », poursuit M.Renaud.Il a commencé à rencontrer les employés de la société hier pour les informer de la situation.Ils sont près de 200 en tout.Beau produit, belle marque « Il faut continuer à livrer et produire un produit de qualité pour que les gens qui consomment la tomate Savoura aient encore un produit de qualité.Savoura, c'est une belle marque.C'est un beau produit.Ç'a été une belle réussite, il faut s'assurer de la prolonger.» L'intention du séquestre est de trouver un acheteur qui va poursuivre les activités.«L'optique de départ, c'est de conserver les emplois et la production de tomates au Québec», insiste M.Renaud.En janvier dernier, la rumeur courait que l'ontarienne Mastronardi Produce était sur le point de racheter le groupe québécois, qui produit environ 40 % des tomates de serre du Québec.« C'est sûr qu'ils vont faire partie des gens qu'on va solliciter dans le cadre de notre processus, reconnaît M.Renaud.Les concurrents de Savoura au Québec vont probablement en faire partie aussi, mais on ne se limitera pas à la province de Québec pour trouver des investisseurs.» Les productions horticoles Demers ont confirmé leur intérêt pour les actifs de Savoura à la publication spécialisée La terre de chez nous.Les offres seront soumises aux créanciers garantis et à la Cour.En fin de compte, c'est le tribunal qui tranche.« Ça serait vraiment dommage que Savoura passe à des intérêts ontariens, croit André Michaud, accompagnateur d'entreprises agroalimentaires en développement d'affaires.La production maraîchère sous serre, avec environ 100 hectares, est déjà marginale en comparaison de l'Ontario, avec ses 1500 hectares, fait-il remarquer.Savoura, c'est 11 hectares d'un coup qui sont à risque.» La concurrence mexicaine fait mal Fondée il y a 25 ans, Savoura a perdu 6 millions au cours de ses deux derniers exercices financiers.Elle doit 20 millions en tout à ses créanciers: 10 millions à la Banque Nationale et 6 millions à la Banque Royale.Investissement Québec (IQ) lui a prêté 1,4 million et a investi 1 million en capital-actions dans la société.« On savait qu'il était en défaut de paiement, mais c'est tout», dit Chantal Corbeil, porte-parole d'IQ.Les producteurs d'ici ont maille à partir avec la concurrence des tomates en provenance du Mexique et de l'Ontario, selon André Mousseau, président du syndicat des producteurs en serre du Québec.« Le Mexique nous envoie des tomates à bas prix tous les hivers et nos grands marchés n'achètent pas ce qui est le meilleur, mais ce qui est moins cher», dit-il.Pour André Michaud, l'expérience malheureuse au Mexique a fragilisé l'entreprise.En 2010, Savoura avait investi 2 millions pour produire au Mexique.Elle a fermé boutique moins de 2 ans plus tard.« Avec les surplus d'électricité que l'on a au Québec, je ne comprends pas que le gouvernement ne propose pas un tarif plus bas aux producteurs serricoles pour permettre de combler le retard sur l'Ontario », dit M.Michaud.SERRES DU SAINT-LAURENT >\tFondée en 1988 >\tPropriétaire de la marque Savoura >\tPrès de 200 employés >\tTrois serres (Danville, Saint-Etienne-des-Grès, Portneuf) >\tPertes financières depuis deux ans : 6 millions >\tSuperficie des installations : environ 11 hectares >\tParts de marché : environ 40% de la production de tomates de serre du Québec «Savoura, c\u2019est une belle marque.C\u2019est un beau produit.Ç\u2019a été une belle réussite, il faut s\u2019assurer de la prolonger.» \u2014 Jocelyn Renaud, associé chez Raymond Chabot et séquestre nommé au dossier OTTAWA Un surplus de 2,4 milliards en décembre LA PRESSE CANADIENNE ET LA PRESSE L'excédent du gouvernement fédéral a grimpé en décembre par rapport au même mois un an plus tôt, les revenus ayant progressé pendant que les dépenses diminuaient.Ottawa a ainsi affiché un excédent de près de 2,43 milliards de dollars pour le dernier mois de 2014, comparativement à un surplus de 1,2 milliard au même mois de l'année précédente, d'après la Revue financière du ministère des Finances.Les revenus de décembre ont totalisé 24,8 milliards, en hausse de 1 milliard par rapport à l'année précédente, aidés par une augmentation des rentrées d'impôts sur le revenu des entreprises et par un gain de 900 millions lié au transfert des actions ordinaires du constructeur automobile General Motors à l'Ontario.Entre-temps, les dépenses du gouvernement fédéral en décembre se sont chiffrées à 20,2 milliards, en baisse d'environ 200 millions par rapport au même mois un an plus tôt.Pour les neuf premiers mois de l'exercice financier, Ottawa cumule un déficit de 902 millions, comparativement à un déficit de 12,18 milliards pour la même période un an plus tôt.Des déficits inférieurs aux prévisions au Québec À Québec, le gouvernement du Québec continue d'enregistrer des déficits mensuels à un rythme inférieur à ses prévisions.Après huit mois d'exercice, le défi- cit atteint 596 millions, alors que la cible annuelle est de 2,35 milliards.L'information est tirée du dernier rapport mensuel du ministère des Finances.Le mois de novembre s'est soldé par un déficit de 158 millions.Cette somme est plus élevée que le déficit de 93 millions du même mois de l'année précédente, mais demeure plus faible que le rythme mensuel prévu d'en- viron 200 millions.Pour atteindre le déficit annuel prévu de 2,35 milliards, le gouvernement devrait enregistrer des déficits totalisant 1,75 milliard au cours des quatre prochains mois, ce qui serait un net renversement de tendance sur les 596 millions des huit premiers mois.Entre avril et novembre, les dépenses de programme ont crû de 1,1 % par rapport à la période correspondante de l'année précédente, sous la cible annuelle de 2,1 %.En incluant le service de la dette (-3,1%), les dépenses totales ont augmenté de 0,6 %, trois fois moins que la cible de 1,9 %.Du côté des revenus, l'impôt des particuliers et les taxes à la consommation sont demeurés relativement faibles en novembre, avec des reculs respectifs de 11,5% et 7,8% sur le même mois de l'année précédente.Après huit mois d\u2019exercice, le déficit atteint 596 millions au Québec, alors que la cible annuelle est de 2,35 milliards.n\t \t 715 FINANCEMENT 1ÈRE/2E HYPOTHÈQUE ET CONSTRUCTION Commercial \u2022 Industriel \u2022 Résidentiel DENCOL, 514-342-1356 (agent protégé) Tous les jours dans La Presse SUDOKU Ce jeu est une r www.les-mord \t\t4\t\t1\t\t\t\t \t2\t\t\t\t\t\t7\t 3\t\t\t8\t\t\t9\t\t 2\t\t\t\t\t\t\t6\t \t\t8\t\t4\t\t\t\t1 9\t\t\t6\t\t5\t\t3\t \t\t7\t\t5\t3\t\t2\t6 \t\t\t2\t7\t\t\t\t \t\t\t\t\t8\t\t1\t Placez un chiffre de \"I à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et uhaque boîte 3x3 CélimitCe par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre appuraît doec une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku \t5\t3\t8\t2\t9\t4\t6\t7 2\t6\t4\t3\t7\t1\t5\t9\t8 7\t9\t8\t5\t4\t6\t2\t\t3 8\t\t6\t7\t5\t4\t3\t2\t9 3\t2\t5\t9\t\t8\t6\t7\t4 9\t4\t7\t6\t3\t2\t\t8\t5 4\t8\t9\t2\t6\t3\t7\t5\t1 5\t3\t2\t\t8\t7\t9\t4\t6 6\t7\t1\t4\t9\t5\t8\t3\t2 Niveac de difficcltm : TRES DIFFICILE 3133 Par Fabien Savary Fidélisation Aimia retrouve la rentabilité Le gestionnaire de programme de fidélisation Aimia (TSX: AIM) affiche un bénéfice de 21,5 millions et un bénéfice ajusté de 60 millions pour son quatrième trimestre, alors qu\u2019il avait fait état, lan dernier, de pertes à ces deux rubriques en raison d\u2019un changement de partenaires bancaires canadiens dans le programme Aéroplan.Le bénéfice net par action a atteint 9 cents pour le trimestre clos le 31 décembre, tandis que le profit ajusté s\u2019est chiffré à 20 cents par action.Les analystes s\u2019attendaient à un bénéfice ajusté de 24 cents par action, mais Aimia a tout de même indiqué avoir atteint ousurpassé tous ses grands objectifs financiers pour 2014.Les revenus du quatrième trimestre ont progressé de 10,7% par rapport à un an plus tôt, atteignant 761,1 millions - un chiffre d\u2019affaires supérieur aux prévisions d\u2019analystes recueillies par Thomson Reuters.Aimia exploite les programmes de fidélisation pour Air Canada, les cartes de crédit des banques TD et CIBC, ainsi que d\u2019autres partenaires d\u2019affaires.La société établie à Montréal avait réalisé une perte nette de 125,7 millions, ou 74 cents par action, au quatrième trimestre de 2013, ainsi qu\u2019une perte ajustée de 111,1 millions, ou 50 cents par action, en raison de coûts liés à la sélection de la Banque TD (TSX: TD) comme émetteur principal de cartes de crédit Aéroplan.L\u2019action d\u2019Aimia a cédé 1,50$, soit 10,5%, pour clôturer à 12,85 $ à la Bourse de Toronto, après avoir reculé plus tôt dans la séance jusqu\u2019à 12,50$, son plus bas niveau en 52 semaines.\u2014 La Presse Canadienne OMERS Le fonds de pension des employés municipaux de l\u2019Ontario (OMERS) a fait moins bien que la Caisse de dépôt et placement du Québec en 2014.OMERS a dégagé un rendement de 10%, contre 12% pour la Caisse.Le fonds ontarien gère un actif d'environ 92 milliards, par rapport aux 225 milliards de l'institution québécoise.\u2014 La Presse LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 LA PRESSE AFFAIRES 5 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LA PRESSE AFFAIRES La vente de SNC devra être envisagée FRANCIS VAILLES CHRONIQUE A\u2014 \t SUhAi mm PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Si SNC-Lavalin est reconnue coupable, elle sera automatiquement privée de contrats fédéraux pour 10 ans, à moins qu elle ne démontre que cette radiation irait à l\u2019encontre de l\u2019intérêt public.Dans le contexte des accusations criminelles, la vente de SNC-Lavalin fait partie des trois options que les dirigeants devront envisager pour assurer la survie de l'organisation.Voici pourquoi.D'abord, soyons lucides.Si la GRC a déposé ces rares accusations contre une entreprise, c'est qu'elle estime avoir une preuve solide.Oubliez la possibilité que les procureurs fédéraux retirent, dans quelques mois, les deux chefs de fraude et de corruption pour l'affaire en Libye.Or, en vertu des lois canadiennes, il n'est pas possible pour une entreprise de reconnaître les faits et de payer une amende sans admettre sa culpabilité, comme c'est le cas aux États-Unis.Au terme du processus judiciaire, SNC sera donc coupable ou non coupable.En temps normal, SNC-Lavalin aurait pu être tentée de plaider coupable rapidement après avoir pris connaissance de la preuve de la Couronne.De toute façon, elle est bien disposée à payer une amende, même salée, pour enfin tourner la page sur ce cauchemar.Le problème, c'est qu'un verdict de culpabilité entraînerait de lourdes conséquences.Au fédéral, le «cadre d'intégrité » de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada est clair: les entreprises déclarées coupables sont automatiquement privées de contrats fédéraux pour 10 ans.Fini la possibilité de construire le pont Champlain, fini l'entretien des immeubles fédéraux, fini les contrats avec l'armée, etc.L'approche du Québec est plus pragmatique que celle du fédéral.Actuellement, la Loi sur l'intégrité du Québec retire automatiquement aux entreprises reconnues coupables le droit de soumissionner sur des contrats du gouvernement, des municipalités et d'Hydro-Québec.Toutefois, cette interdiction de soumissionner ne sera plus automatique après l'adoption de la loi 26 (actuellement à l'étude) visant la récupération des sommes fraudées.L'autorisation de soumission- ner sera plutôt laissée à la discrétion de l'Autorité des marchés financiers (AMF), qui jugera de la situation en fonction des changements éthiques de l'entreprise et du règlement financier.Sachant que l'AMF juge appropriées les mesures déjà mises en place par SNC - un certificat d'intégrité lui a été octroyé en février 2014 - il y a tout lieu de croire qu'un éventuel verdict de culpabilité n'entraînerait pas le retrait du certificat.Par contre, en raison du cadre d'intégrité fédéral, SNC n'a pas le choix de défendre vigoureusement son innocence et de se battre pendant des années devant les tribunaux.Elle devra le faire même si le dévoilement embarrassant de la preuve de la Couronne nuira à sa réputation, chose qu'elle éviterait en plaidant coupable.Les procureurs de SNC-Lavalin auront fort à faire pour se défendre.La Couronne tentera de prouver que SNC, par le truchement d'un cadre supérieur (Riadh Ben Aïssa), a commis un crime en Libye.Elle devra démontrer l'intention criminelle de l'organisation, soit l'approbation directe ou tacite des agissements frauduleux de son cadre et de ses proches.De leur côté, les avocats de SNC devront convaincre le tribunal que les employés visés ont agi à l'insu de l'entreprise et dans leurs seuls intérêts.Or, SNC-Lavalin a bel et bien bénéficié des contrats obtenus grâce aux présumés pots-de-vin de 48 millions.De plus, il sera difficile de plaider l'ignorance du modus operandi de Riadh Ben Aïssa, sachant les tractations pour aider l'un des fils Kadhafi à fuir illégalement la Libye lors de l'insurrection, de même que les liens douteux allégués de l'ex-PDG Pierre Duhaime avec Riadh Ben Aïssa dans un autre dossier.Trois options Pour sortir de cette impasse, trois options s'offrent aux dirigeants.D'abord, le «cadre d'intégrité » du fédéral prévoit une exception à la radiation de 10 ans, appliquée si l'intérêt public le justifie.Parmi les cinq exemples de circonstances justifiant l'intérêt public, il y a la sécurité nationale et l'urgence, mais aussi le préjudice économique.La firme d'ingénierie pourrait donc faire valoir l'impact d'une radiation sur ses affaires et sur l'économie canadienne.L'entreprise a un chiffre d'affaires de quelque 8 milliards, dont les deux tiers sont au Canada.Une bonne part de ses contrats vient des gouvernements, notamment le fédéral.Le siège social montréalais compte 5000 des 40 000 employés mondiaux de SNC.La brèche est mince et incertaine, mais elle s'y trouve.Avant de plaider coupable, SNC devrait avoir l'assurance de pouvoir en tirer parti.La deuxième option est la restructuration complète de l'organisation, c'est-à-dire le transfert de tous les actifs et employés dans une nouvelle coquille.Cette nouvelle entité, qui ne serait plus sous le coup d'un dossier criminel, pourrait alors soumissionner sur les contrats publics.Cette restructuration serait toutefois fort complexe, puisque les actionnaires en Bourse et les prêteurs devraient aussi être transférés.De plus, il n'est pas dit que le fédéral acceptera ce qui pourrait être perçu comme un subterfuge.Enfin, la troisième option est la vente pure et simple de SNC-Lavalin à un concurrent qui montre patte blanche, comme ce fut le cas de Dessau.L'organisation survivrait et pourrait alors soumissionner aux contrats fédéraux.Mais vous connaissez la conséquence : Montréal perdrait probablement l'un de ses plus importants sièges sociaux.La pression sera énorme pour faire passer SNC dans la petite brèche du cadre d'intégrité.En raison du cadre d\u2019intégrité fédéral, SNC n\u2019a pas le choix de défendre vigoureusement son innocence et de se battre pendant des années devant les tribunaux.Elle devra le faire même si le dévoilement de la preuve de la Couronne nuira à sa réputation.PROPOSITIONS C\u2019EST LE MOMENT DE PRENDRE LES BONNES DÉCISIONS POUR L\u2019AVENIR DU QUÉBEC.Dans le cadre des consultations prébudgétaires du gouvernement du Québec, l\u2019Ordre des comptables professionnels agréés du Québec a déposé un mémoire dans lequel il propose un virage important en faveur de la transparence, de l\u2019efficacité et de l\u2019accessibilité de la fiscalité québécoise.Pour faire de notre régime fiscal un levier de développement, l\u2019Ordre y va de 11 recommandations et propose notamment la fusion des taxes de vente et des déclarations de revenus fédérale et provinciale, la ventilation de la dette publique par secteur et l\u2019évaluation systématique de l\u2019efficacité des programmes gouvernementaux.\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022 ORDRE DES COMPTABLES PROFESSIONNELS AGRÉÉS DU QUÉBEC cpaquebec.ca/memoire-budget 6 LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LA PRESSE AFFAIRES Le règne de Martin Tremblay chez Warner Bros.est terminé EXCLUSIF JEAN-FRANÇOIS CODÈRE L'industrie québécoise du jeu vidéo a perdu un précieux allié à Hollywood, du moins temporairement.Martin Tremblay, qui occupait depuis 2008 le poste de président de Warner Bros.Interactive Entertainment, a quitté l'entreprise hier, au terme de son contrat.Joint hier à Los Angeles par La Presse, M.Tremblay a affirmé que son départ était le résultat d'une décision prise conjointement par les deux parties au mois de décembre.« Les contrats américains sont un peu comme ceux d'un joueur de hockey, il y a une date de fin, a-t-il expliqué.À la fin, il y a un choix à faire des deux côtés.J'ai été là sept ans et j'ai eu deux contrats.J'ai pris la décision de partir et ils ont travaillé sur une restructuration de l'équipe en place.C'est un choix de non-renouvellement et on a travaillé à une transition ensemble.» Warner a nommé David Haddad, jusque-là vice-président exécutif à l'édition, au poste de vice-président exécutif et directeur général.Contrairement à M.Tremblay, il ne portera donc pas le titre de «président».De zéro à 1 milliard M.Tremblay déclare quitter l'entreprise la tête haute.« On est partis d'une entreprise qui n'était rien dans le domaine du jeu vidéo, sinon un concédant de licence, pour être aujourd'hui dans le top 5 mondial des éditeurs de jeux vidéo, très forts autant sur console que sur mobile.On est passés d'un chiffre d'affaires de presque zéro à presque 1 milliard maintenant.WARNER BROS.CAMES MONTRÉAL INAUGURATION DU STUDIO STUDIO INAUGURATION WWW.WBGMONTREAL.COM PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Martin Tremblay occupait depuis 2008 le poste de président de Warner Bros.Interactive Entertainment.On le voit ici à Montréal en octobre 2011 au moment de l\u2019inauguration des nouveaux locaux du studio de Warner Brothers Studios.«Je suis très fier et je suis content de partir pendant que l'entreprise est à son sommet.L'année 2015 va probablement être la plus lucrative.De gros titres arrivent, dont Batman Arkham Knight et Mortal Kombat, il y a toute l'explosion de nos investissements en mobile qui arrive.» Son long séjour à la haute direction de Warner lui aura aussi permis d'en apprendre beaucoup sur les industries de la télévision et du cinéma, se réjouit-il.Warner Montréal en bonne position M.Tremblay assure par ailleurs que son départ devrait être sans conséquence pour le studio montréalais de l'entreprise, qu'il avait lui-même décidé de mettre en place.«C'est sûr que j'ai été un défenseur du projet, mais aujourd'hui, ils se défendent très bien eux-mêmes, dit-il.Le talent y est, la qualité des jeux y est et ils ont des mandats importants dans l'entreprise.En plus, l'entreprise est solide.» Quand on lui demande si le studio montréalais n'en devient pas tout de même plus vulnérable à des décisions qui lui nuiraient, M.Tremblay se fait rassurant.« En date d'aujourd'hui, il n'y a aucun plan en ce sens, c'est même le contraire.Est-ce que les choses vont changer le 1ermars?Je n'en ai aucune idée.Mais je pense que «On est partis d\u2019une entreprise qui n\u2019était rien dans le domaine du jeu vidéo, sinon un concédant de licence, pour être aujourd\u2019hui dans le top 5 mondial des éditeurs de jeux vidéo, très forts autant sur console que sur mobile.» \u2014 Martin Tremblay, ex-président de Warner Bros.Interactive Entertainment LE PARCOURS DE MARTIN TREMBLAY 1999 Il arrive dans le domaine du jeu vidéo en devenant vice-président, finance et administration, puis vice-président directeur d\u2019Ubisoft à Montréal.Il avait auparavant occupé des rôles similaires dans le domaine manufacturier, plus précisément chez le fabricant de murs-rideaux LBL SkySystems.5 septembre 2000 Il est nommé président et chef de la direction d\u2019Ubisoft à Montréal.3 avril 2006 En brouille avec la haute direction de l\u2019entreprise et avec celui qui allait devenir son successeur, Yannis Mallat, il annonce sa démission d\u2019Ubisoft Montréal.20 avril 2006 Il prend la tête, à Los Angeles, de l\u2019ensemble des studios de jeux vidéo d\u2019une autre entreprise française, Vivendi.Juin 2008 Il prend la tête de Warner Bros.Interactive Entertainment (WBIE), nouvelle division du géant du divertissement consacrée aux jeux vidéo.27 février 2015 Il quitte la direction de WBIE au terme de son contrat.l'avenir est très positif pour eux.» Se disant toujours lié par contrat avec Warner, M.Tremblay a refusé de lever le voile sur ses prochains plans, sinon pour dire qu'il entendait demeurer aux États-Unis, mais n'excluait pas un retour en sol québécois.Perte pour TVA au quatrième trimestre PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Le bénéfice d\u2019exploitation ajusté du Groupe TVA a reculé de 66,5 % pour s\u2019établir à 6,8 millions au plus récent trimestre.- - : \u2022 \" .- ' ' NOUVELLES L - - J ï .O .> i P£üT.LA PRESSE CANADIENNE Le Groupe TVA a terminé son quatrième trimestre dans le rouge, ce que le groupe de médias a notamment attribué à la baisse des revenus publicitaires du réseau de télévision TVA et aux investissements liés au lancement de la chaîne spécialisée TVA Sports 2.La filiale de Québecor a affiché hier une perte nette attribuable aux actionnaires de 4,4 millions de dollars pour son trimestre clos le 31 décembre, soit 19 cents par action, ce qui se compare à un bénéfice net de 8,3 millions, ou 35 cents par action, pour la même période un an plus tôt.Les analystes misaient sur un bénéfice par action de 20 cents, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters.Les revenus totaux de la société qui crée, produit, diffuse et distribue des produits audiovisuels et des magazines ont avancé de 8,1 % pour atteindre 129,8 millions, comparativement à 120 millions un an plus tôt.Le bénéfice d'exploitation ajusté du Groupe TVA a reculé de 66,5 % pour s'établir à 6,8 millions au plus récent trimestre.Cette chute a été encore plus prononcée dans le secteur de la télédiffusion et de la production, où le bénéfice d'exploitation ajusté a plongé de 72,4%, à 5,1 millions.Dans le secteur des magazines, le bénéfice d'exploitation ajusté a cédé 10,6%, à 1,7 million, surtout à cause d'une baisse des revenus publicitaires.Le Groupe TVA a annoncé en novembre s'être entendu avec l'éditeur Transcontinental pour lui racheter 15 magazines, en échange d'une somme de 55,5 millions.Cette transaction n'a pas encore obtenu le feu vert du Bureau de la concurrence.La société a en outre clôturé à la fin de décembre son acquisition de la quasi-totalité des actifs de Vision Globale pour 116,1 millions en espèces.Les biens acquis comprennent les Studios Mel's Cité du cinéma à Montréal et les Studios Melrose à Longueuil, deux installations utilisées pour des productions cinématographiques et télévisuelles locales et étrangères, y compris pour le tournage de films à succès américains.Conrad Black ne pourra plus être administrateur LA PRESSE CANADIENNE Conrad Black ne pourra plus jamais occuper les fonctions d'administrateur, de dirigeant ou d'inscrivant pour un émetteur assujetti à la juridiction de la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO).La CVMO, qui supervise le plus important marché boursier du pays - et, conséquemment, les activités de plusieurs sociétés canadiennes inscrites à la Bourse -, a rendu sa décision hier contre M.Black mais aussi contre John Boultbee, ancien directeur financier de Hollinger.Les deux hommes ont été condamnés aux États-Unis.M.Black avait été reconnu coupable de fraude et d'entrave à la justice.La décision de la CVMO fait suite à des années de litiges entourant les activités du magnat de la presse lorsqu'il dirigeait le groupe Hollinger, qui publiait de grands journaux dans plusieurs pays du monde.M.Black a toujours plaidé qu'il n'avait pas enfreint la loi, mais il a purgé en Floride 37 mois, d'une peine de 42 mois de prison, après avoir été reconnu coupable de fraude et d'entrave à la justice.Il avait aussi été condamné à payer une amende de 125 000$US.Boultbee, lui, avait été reconnu coupable de fraude aux États-Unis.Lors de son témoignage devant la CVMO, en octobre dernier, Conrad Black a soutenu qu'il « n'avait d'autre choix» que de contester les tentatives de le radier, et qu'il se devait de blanchir sa réputation face à des allégations et des condamnations qu'il juge non fondées.Il avait toutefois soumis qu'il ne souhaitait pas du tout occuper des fonctions d'administrateur ou de dirigeant de sociétés qui sont sous la juridiction de la CVMO.M.Black a déjà été administrateur de plusieurs grandes sociétés, dont la Banque CIBC, et a été dirigeant et administrateur de plusieurs entreprises du groupe de presse Hollinger, qu'il contrôlait à titre d'important actionnaire.TT >«+**» ttîiîî** ¦jj***j PHOTO DARREN CALABRESE, ARCHIVES LAPRESSE CANADIENNE Conrad Black, qui dirigeait le groupe de presse Hollinger, a toujours plaidé qu\u2019il n\u2019avait pas enfreint la loi, mais il a purgé en Floride 37 mois, d\u2019une peine de 42 mois de prison, après avoir été reconnu coupable de fraude et d\u2019entrave à la justice. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 LA PRESSE AFFAIRES 7 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LA PRESSE AFFAIRES Junex et Pétrolia jaillissent en Bourse j PAUL DURIVAGE BILLET BOURSIER Tandis que les petites pétrolières de l'Ouest s'engouffraient, deux pétrolières québécoises en devenir, Junex et Pétrolia, ont jailli en Bourse, cette semaine, dans la foulée de premiers tests de production favorables.Les deux entreprises d'exploration juniors, actives notamment dans l'île d'Anti-costi et en Gaspésie, ont gagné respectivement 67,5 et 18,9 % ces cinq derniers jours à la Bourse de croissance TSX.Les volumes de transactions étaient nettement supérieurs à l'habitude, surtout pour Junex.2,55$ en juillet 2011 après avoir été coté à moins de 50 cents pendant des années.Pétrolia a une capitalisation boursière de près de 50 millions, soit 2,5 fois sa valeur comptable.Le fonds spéculatif canadien MM Asset Management est le premier intéressé, avec 8 % des actions.Les puits giclent Junex a réussi à extraire quotidiennement plus de 300 barils de pétrole dans le cadre de nouveaux tests de production réalisés au puits Galt no 4, situé à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Gaspé.Un signal très encourageant pour l'entreprise, qui envisage d'y réaliser pas moins d'une trentaine de forages.« Il s'agit d'un débit de production de pétrole commercial même aux prix actuels du pétrole », affirme le président et chef de la direction de Junex, Peter Dorrins.Cela représente de fait un flux de plus de 5 millions US par Junex pèse maintenant près de 90 millions de dollars en Bourse, ce qui est presque deux fois plus que la valeur que lui trouvent ses comptables.Junex, qui a touché jusqu'à 2,02 $ jeudi avant de se replier à 1,34$ hier, demeure encore bien loin de son sommet historique de 6,91 $ inscrit très momentanément en mai 2008.L'entreprise pèse maintenant près de 90 millions de dollars en Bourse, ce qui est presque deux fois plus que la valeur que lui trouvent ses comptables.Le principal actionnaire est Ressources Québec, dont la mise de 5 millions vaut presque le double aujourd'hui.Pour sa part, le titre de Pétrolia, aussi très volatil, termine la semaine à 63 cents, après avoir touché 89 cents jeudi matin.Il avait déjà valu année, suivant le cours actuel du brut.C'est grâce au forage horizontal, une première au Québec, qu'il a été possible d'extraire plus de 2700 barils en quelques semaines seulement.Pour M.Dorrins, les résultats obtenus jusqu'ici démontrent qu'il est possible de produire du pétrole conventionnel, donc sans fracturation, dans la Belle Province.En plus de ses activités d'exploration, Junex possède Foragaz, la seule société québécoise spécialisée dans le forage pétrolier et gazier.Pétrolia a quant à elle confirmé qu'il y a bel et PHOTO FOURNIE PAR PÉTROLIA La société Pétrolia a confirmé qu\u2019il y a bel et bien du pétrole sous le puits Haldimand no 4, situé à Gaspé.Environ 340 barils de pétrole en ont été extraits pendant les tests d\u2019évaluation de courte durée.bien du pétrole sous le puits Haldimand no 4, également situé à Gaspé.Environ 340 barils de pétrole en ont été extraits pendant les tests d'évaluation de courte durée.« On se dirige maintenant vers la prochaine étape, qui est le test de production.Nous pourrons alors confirmer si le pétrole coule de façon suffisante pour aller en production commerciale », commente le président-directeur général de l'entreprise, Alexandre Gagnon.Les choses devraient aller rapidement à partir de maintenant.Des jauges de pression sont déjà en place et une lecture sera faite d'ici trois ou quatre semaines.Une pompe de production sera ensuite installée durant environ 60 jours.L'entreprise de Rimouski possède des intérêts sur un territoire de 4 millions d'acres, soit environ 71 % du territoire sous permis où il existe un potentiel pétrolier terrestre au Québec.Pétro Québec Le développement de la ressource pétrolière au Québec a reçu l'appui de personnalités influentes avec la publication du manifeste « Pour tirer profit collectivement de notre pétrole», cosigné par 11 expoliticiens et décideurs économiques, dont l'ancien premier ministre Bernard Landry.Près d'une vingtaine de sociétés pétrolières sont actives dans la Belle Province, mais les permis de recherche sont principalement concentrés entre trois d'entre elles: les québécoises Junex et Pétrolia et l'australienne Molopo.Les actions de cette dernière ne connaissent pas la même fortune et traînent dans les bas-fonds sur le marché au comptoir américain.LA RECOMMANDATION Aucun analyste financier ne s\u2019intéresse actuellement au sort de Junex et Pétrolia.De même, ces titres ne figurent dans aucun fonds négocié en Bourse (FMB) qui en diluerait le risque.Les amateurs de petites pétrolières nord-américaines trouveront cependant leur compte d\u2019émotions fortes avec le fonds ZJO de la Banque de Montréal.Pour jouer la carte Québec à fond, il y a toujours le fonds QXM de FirstAsset, avec ses 76 titres vedettes.Un repli boursier conclut le mois LA PRESSE CANADIENNE ET AGENCE FRANCE-PRESSE REVUE BOURSIÈRE TORONTO ET NEW YORK \u2014 Wall Street a achevé la semaine et le mois sur un repli et la Bourse de Toronto a clôturé en baisse, hier, après la publication de données économiques jugées décevantes aux États-Unis.L'indice composé S & P/ TSX a retraité de 6,82 points pour terminer la séance à 15 234,34 points, tandis que le dollar canadien s'est apprécié de 0,15 cent US à 79,98 cents US.«C\u2019est la conclusion tranquille d\u2019une semaine tranquille.» \u2014 Jack Ablin, de BMO Private Bank Les principaux indices boursiers américains ont reculé de façon significative après la publication d'un rapport faisant état d'une croissance annualisée de 2,2% du produit intérieur brut américain au quatrième trimestre, ce qui s'est avéré plus faible que le taux de 2,6% précédemment estimé le mois dernier.Mais les opérateurs ont été encore plus étonnés d'apprendre qu'un important indice sur le secteur manufacturier du Midwest américain avait retraité en février à son plus faible niveau en cinq ans et demi.L'indice des gestionnaires en approvisionnement de Chicago a retraité à 45,8 points, comparativement à 59,4 points en décembre, ce qui témoigne maintenant d'une contraction de l'activité.Sur Wall Street, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a perdu 81,72 points à 18 132,70 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 a retraité de 6,24 points à 2104,50 points et que l'indice composé du NASDAQ a rendu 24,36 points à 4963,53 points.À Toronto, le secteur des métaux et minerais diversifiés a affiché la meilleure croissance, soit 1,70 %, pendant que le cours du cuivre restait inchangé à 2,69$US la livre à la Bourse des matières premières de New York.Le prix du lingot d'or a pour sa part avancé de 3 $US à 1213,10$US l'once à New York, tandis que le secteur aurifère torontois a gagné 1,1 %.Le secteur de l'énergie a pour sa part reculé de 0,59%, même si le cours du pétrole brut a gagné 1,59$US à 49,76$US le baril à New York, après avoir plongé la veille de près de 3 $US.Signe que la mauvaise humeur restait limitée à Wall Street, l'indice élargi S&P 500, jugé plus représentatif par de nombreux investisseurs, a limité ses pertes, cédant 0,30%, soit 6,24 points, à 2104,50 points.« C'est la conclusion tranquille d'une semaine tranquille», a résumé Jack Ablin, de BMO Private Bank.Les indices, stables pendant la majeure partie de la séance, semblent finalement avoir « réagi à quelques contrariétés sur l'économie américaine», a-t-il ajouté.Dans l'ensemble, la Bourse a cependant enregistré un très bon mois de février, au cours duquel le Dow Jones a gagné 5,64 %, soit sa plus forte hausse mensuelle depuis janvier 2013, et a enregistré un record de clôture mercredi à 18 224,57 points.AVIS LÉGAUX APPELS D\u2019OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS AEROPORTS DE MONTREAL APPEL D'OFFRES 4D-8019-15-014 Système de guidage des stationnements à l'Aéroport intematbnalPierre-Ellbtt-Trudeau de Montréal Les soumissionnaires peuvent obtenir plus d'informations sur cet appel d'offres en visitant le site Internet d'ADM à www.admtl.com.AVIS LÉGAUX - APPELS D\u2019OFFRES - SOUMISSIONS - ENCANS REVENU SUCCESSIONS NON RÉCLAMÉES Q PROPRIÉTAIRES OU HÉRITIERS RECHERCHÉS AVIS Avis de fin de liquidation Conformément à l'article 700 du Code civil du Québec, le ministre du Revenu du Québec donne avis qu'il a terminé la liquidation des successions mentionnées ci-dessous.Tout héritier ou ayant droit peut faire valoir ses droits auprès du ministre dans les dix ans suivant la date à laquelle son droit s'est ouvert.Nom\tDomicile\tDate du décès\tReliquat GINGRAS, Gérald\t7095, boulevard Gouin Est, appartement 1432, Montréal\t2007-02-23\t11 460,41 $ GODBOUT, Laurent\t158, rue Nadeau, Saint-Gervais\t2008-12-25\t24 703,72$ GRENIER, Jacques\t11470, route Pauzé, Entrelacs\t2008-08-14\t3 505,60$ GROULX,Jean-Jacques\t3547, rue Napoléon-Parent, Vaudreuil-Dorion\t2010-04-20\t8 762,54$ GUILLOT, Roger\t2025, boulevard Henri-Bourassa Est, appartement 609, Montréal\t2008-04-18\t206 310,87$ HUNT, Howard Robert\t6212, 24e Avenue, Montréal\t2008-07-11\t1 939,78$ JACQUES, Ange-Aimé\t1194, route 122, RR 1, Notre-Dame-du-Bon-Conseil\t2006-11-23\t13 532,04$ JOYER, Jean-Pierre\t2290, boulevard Henri-Bourassa Est, appartement 33, Montréal\t2011-03-27\t33 572,68$ LABARCA, Ernestina\t5796, boulevard Saint-Michel, Montréal\t2010-11-21\t600,96$ LAFONTAINE, Madeleine\t7445, rue Hochelaga, Montréal\t2009-06-19\t12 893,40$ LAPORTE, Paul-Raoul\t4121, rue Saint-Antoine Ouest, Montréal\t2010-08-07\t19 748,30$ LAPRISE, Noella\t263, rue Notre-Dame Ouest, Victoriaville\t2010-04-25\t141 700,43$ LAREAU, Pierre\t2425, rue Cantin, Longueuil\t2009-03-13\t7 935,97$ LARIVIÈRE, Alain\t727, rue Saint-Isidore, Saint-Lin\u2014Laurentides\t2012-01-13\t11 139,63$ LAUZON, Ghislaine\t665, rue Hypolite-Bernier, appartement 124, Lévis\t2009-11-17\t26 370,63$ LEDUC, Réjean\t993, rue Noël-Carter,appartement 213, Québec\t2008-07-21\t58 438,25$ LEROUX, David Thomas\t6445, boulevard Henri-Bourassa Est, appartement 309, Montréal\t2007-04-19\t1 749,50$ LÉVESQUE, Diane\t845, rue Giasson, appartement 4, Sept-Îles\t2009-09-26\t4 735,15$ LUPO, Emmanuel Jean-Paul\t5790, rue de Bordeaux, appartement 2, Montréal\t2008-07-06\t5 549,62$ MACKENZIE, Iona\t6585, rue Sherbrooke Ouest, Montréal\t2011-02-23\t3 959,87$ MALKA, Roger\t5350, avenue Macdonald, appartement 107, Montréal\t2008-11-06\t70 844,51 $ MARCOUX, Henri\t81, rue Bonin, Coaticook\t2009-08-13\t11 221,10 $ MARTEL, Claude\t6060, 29e Avenue, appartement 107, Montréal\t2010-01-22\t10 446,55$ MCGEE, John-Frederick\t586, rue Sainte-Madeleine, Montréal\t2007-01-22\t5 050,86$ MCMASTER, Norman\t3823, Grand Boulevard, Longueuil\t2008-11-26\t22 976,90$ NAVARRE, Casimir\t196, rue Richelieu, Belœil\t2011-01-19\t2 259,76$ PAQUET, Guy\t198, rue Arago Est, Québec\t2012-09-04\t4 104,39$ PARADIS, François\t5050, place Nogent, Brossard\t2010-12-24\t2 485,49$ PAUL, Marcel\t214, rue Moreau, Saint-Joseph-de-Sorel\t2008-01-19\t5 632,57$ PESANT, Maurice\t12235, rue Grenet, Montréal\t2010-01-21\t50 487,31 $ PICARD, Jeannine\t3295, boulevard Gouin Est, appartement 1005, Montréal\t2010-09-22\t21 685,76$ POIRIER,Théodore\t5155, rue Sainte-Catherine Est, Montréal\t2009-08-02\t18 161,60$ POULIN, Gaétan\t381, rue Kennedy Sud, Sherbrooke\t2008-04-27\t10 102,32$ RAITES, Hélène\t1525, rue Principale Nord, L'Annonciation\t2007-01-24\t10 016,07$ RIVARD, Robert\t2, avenue Saint-Gérard, Saint-Sauveur\t1989-10-09\t15 650,89$ ROBINEAU (HOUDE),Yvette\t121, rue Principale Est, Rouyn-Noranda\t2010-02-24\t11 012,54$ RUSSELL, David\t1050, rue Gordon, Montréal\t2007-03-03\t5 130,64$ SALOIS, Claudette\t7445, rue Hochelaga, Montréal\t2008-07-20\t607,35 $ SAVOIE, Jean-Guy\t7835, boulevard Saint-Laurent, appartement 17, Montréal\t2010-08-29\t3 377,44$ SAINT-GERMAIN, Gisèle\t4255, avenue Papineau, Montréal\t2010-06-09\t2 455,95$ SAINT-LAURENT, Louise\t7400, boulevard Saint-Michel, appartement 324, Montréal\t2010-09-20\t13 191,66$ THÉROUX, Robert\t231, chemin des Bois-Francs Est, Thetford Mines\t2008-01-09\t7 142,53$ THIFFAULT, Marie\t5000, avenue Albert-Tessier, Shawinigan\t2009-11-02\t29 205,74$ VIGER, Philippe\t104, rang Saint-Claude, Saint-Bernard-de-Lacolle\t2005-02-03\t12 041,32$ WAJCIESZYN FILION, Rose\t3130, rue Jarry Est, Montréal\t2010-03-05\t57 859,26$ WALTON, Barbara\t377, rue Principale, Lachute\t2009-04-09\t3 097,10$ Direction principale des biens non réclamés\t\t\t 500, boulevard René-Lévesque Ouest, bureau 10.00\t\t\t Montréal (Québec) H2Z 1W7 Téléphone: 1 866 840-6939 www.revenuquebec.ca Consultez le registre des biens non réclamés à l'adresse www.revenuquebec.ca/fr/bnr. 8 LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 LÀ PRESSE LE RENDEZ-VOUS DE L'EMPLOI\tL ET DE LA FORMATION AU QUÉBEC\tWORKOPOLIS TÉLÉPHONE 514.285.7320 I TÉLÉCOPIEUR 514.499.2053 I cv@lapresse.ca QUESTIONS POUR UN PATRON / Mélanie Dunn Nos employés sont notre force La Presse donne la parole aux grands dirigeants du Québec.Chaque samedi, un patron répond à cinq questions posées par le chef d\u2019entreprise interviewé la semaine précédente.Et ainsi de suite.La présidente de l\u2019agence Cossette, Mélanie Dunn, répond aujourd\u2019hui aux questions d\u2019Albert Falardeau, président et président du conseil d\u2019administration de Familiprix.PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE « Ma vie personnelle et ma vie professionnelle sont interreliées.Mes différents rôles me rendent meilleure dans ce que je fais.Je suis en forme, je m\u2019entraîne, mais surtout, j\u2019ai appris à lâcher prise», explique Mélanie Dunn.EMILIE LAPERRIÈRE COLLABORATION SPÉCIALE QÀ la suite de l\u2019achat majoritaire de l\u2019entreprise par des investisseurs chinois, quelle est votre vision stratégique par rapport à la croissance de celle-ci depuis ce changement de mains?Comment arrivez-vous à mobiliser et à motiver vos employés devant cette situation ?R Il faut comprendre qu'on a fait cette transaction pour optimiser notre croissance.Nous misons sur trois éléments-clés pour grandir: investir dans nos nouvelles plateformes, continuer notre percée aux États-Unis, où nous avons ouvert un bureau l'an passé, et ouvrir le marché asiatique à Citoyen Optimum [une agence de relations publiques qui appartient au groupe Vision7, dont fait partie Cossette], qui a déjà un bureau à Hong Kong.Nos employés sont notre force, ils font notre succès.Il faut donc beaucoup de transparence.Nous avons discuté avec eux avant que l'achat soit complété et ils comprenaient les bénéfices de la transaction.Q Parlez-nous de l\u2019Observatoire santé.Quel est l\u2019apport de l\u2019Observatoire santé pour les entreprises dans le domaine de la santé au Québec?R C'est une des initiatives du Cossette Lab qui me tient à cœur.L'Observatoire santé est en fait une vigie sur le rôle de la technologie en santé et sur le comportement des patients.Nous produisons et nous partageons des observations sur les plus récents travaux de recherche.Le domaine des technologies liées à la santé est un secteur en croissance pour plusieurs de nos clients.Nous avons aussi engagé le journaliste David Desjardins, qui tient maintenant un blogue sur la question.Nous hébergeons également deux entreprises en démarrage dans nos bureaux, qui travaillent sur des applications de la technologie en santé.QLe numérique fait maintenant partie de notre quotidien, les clients doivent suivre la parade.De quelle manière formez-vous vos employés afin qu\u2019ils soient sans cesse à la fine pointe?Comment assurez-vous une optimisation stratégique et différenciatrice sur le plan des stratégies pour vos clients?R On ne parle plus de formation, mais bien de recherche et de développement en technologie parce que les connaissances de nos employés sont très avancées.Toutes nos plateformes sont désormais agiles.Pour nos clients, on doit être créatifs, oui, mais on doit l'être dans l'utilisation de nos technologies.On doit proposer des usages inédits pour leur permettre de se différencier.QVous parlez souvent de conciliation travail-famille, vous êtes une femme active et engagée dans de nombreux projets et vous démontrez une constante énergie positive.Quel est votre secret?R Ma vie personnelle et ma vie professionnelle sont interreliées.Mes différents rôles me rendent meilleure dans ce que je fais.Je suis en forme, je m'entraîne, mais surtout, j'ai appris à lâcher prise.Une fois à la maison, je me consacre à mes enfants, quitte à laisser tomber certaines tâches.J'ai aussi une bonne équipe autour de moi, alors je peux me permettre de déléguer.Q Votre siège social est, tout comme nous, basé à Québec.Comment réussissez-vous à faire rayonner votre entreprise malgré la compétition féroce des grands centres névralgiques des agences publicitaires de Toronto ou Vancouver?R C'est une bonne question.Notre siège social est à Québec et il le restera malgré la transaction.Cossette compte plus de 400 employés dans la province.C'est une force importante, mais pour s'attaquer à la compétition des agences de Toronto ou de Vancouver, nous devons aller sur leur terrain.Nous sommes d'ailleurs devenus un acteur important au Canada.De gros clients, comme Aéroplan ou VIA Rail, nous font confiance.À lire vendredi prochain : Guy LeBlanc, associé directeur de PricewaterhouseCoopers Montréal, répond aux cinq questions posées par Mélanie Dunn.LE PARCOURS DE MÉLANIE DUNN EN BREF >\tÂge: 43 ans >\tÉtudes: Mélanie Dunn possède un baccalauréat en économie et un certificat en marketing de l\u2019Université du Québec à Montréal.>\tPrésidente depuis: avril 2013 >\tNombre d\u2019employés: 472 >\tAvant d\u2019être présidente: elle travaille pour Cossette depuis 12 ans; elle a également été directrice générale de Blitz et directrice de comptes pour Sprint Communication et Palm Arnold.ConseTîtri de la santé et desservices sociaux de la Baie James b1?' 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