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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-06-21, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 21 JUIN 2014 LÀ PRESSE TÉLÉVISION RDS N\u2019EST PAS MORT PAGE 18 ARTS VISUELS LES 50 ANS DU MAC \u201e .\u2022 PAGES16 ET 17 ill FRANCOFOLIES ENTREVUE EXCLUSIVE AVEC SERGE FIORI PAGES 4 ET 5 ARTS FESTIVALS Ne manquez aucun événement en visitant lapresse.ca/festivals TV A JAZZ Rufus Wainwright s\u2019amène au TNM avec sa demi-sœur Lucy Wainwright Roche, membre d\u2019une branche du clan familial que l\u2019on connaît moins ici.Trixie Whitley, elle est à définir sa place hors des sentiers battus par son père Chris.Ils ne sont pas les seuls invités du Festival de jazz à avoir reçu la musique en héritage.UN DOSSIER DE NATHALIE PETROWSKI ET D\u2019ALAIN DE REPENTIGNY À LIRE EN PAGES 8, 9 ET 12 'wsÊÊWÊm 111111® WÊÊÊÊ Tr-:> tl: W» \u2022 .- * ' iliii FESTIVAL DE JAZZ UN AIR DE F.iliii PHOTO RYAN ENN HUGHES, THE NEW YORK TIMES |UttM LES COUPS MCŒL* Guide de Voyage POUR VIVRE DES EXPÉRIENCES UNIQUES ! 200 ESCAPADES POUR UN WEEK-END OU DES VACANCES « Cette bible de bonnes idées vous mettra des fourmis dans les jambes, c\u2019est garanti ! » Magazine Coup de pouce Télécharger sur V iBooks Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 JUIN 2014 PANORAMA ART CONTEMPORAIN AUTOCHTONE Arts visuels Agenda Dernière chance de voir les œuvres d\u2019artistes des Premières Nations de partout en Amérique du Nord dans le cadre de la 2e Biennale d\u2019art contemporain autochtone chez Art mûr.Des œuvres fortes et engagées, parfois drôles, parfois portant à la réflexion, mais qui ont toutes une histoire à raconter.- Mario Cloutier À la galerie Art mûr (5826, rue Saint-Hubert) jusqu\u2019à demain.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Famille LENTS DE NATURE L\u2019art de prendre son temps, c\u2019est ce que propose le Biodôme cet été avec ses paresseux dans une scénographie de Marie-Claire Lagacé.Le parcours de la visite se fait dans un espace bigarré et accueillant avec des douches sonores et des notes flottantes.- Mario Cloutier Jusqu\u2019au 26 octobre au Biodôme.¦¦ .Cirque LES 10 ANS DE LA TOHU La TOHU a toujours été ouverte sur sa communauté.Il n\u2019est donc pas étonnant que, pour ses 10 ans, l\u2019institution circassienne ouvre ses portes et propose des activités alléchantes aux curieux: répétitions publiques du prochain spectacle des 7 doigts de la main, visites en coulisses (dont celles du studio de création du Cirque du Soleil), vernissage, danse et numéros de cirque.À la TOHU aujourd\u2019hui, de midi à \"17h.Navettes gratuites à partir des stations D\u2019Iberville et Jarry.La maudite machine NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Je suis arrivée en retard, convaincue que j'allais rater la répétition.Mais la répétition pour le grand spectacle de la Fête nationale au parc Maisonneuve venait de commencer.Juste comme je poussais la porte du studio, j'ai pris en pleine gueule le refrain de La maudite machine.Vous connaissez cette chanson?Paroles et musique de Pierre Flynn qui l'a composée en 1971 du temps qu'il était le leader du groupe Octobre.Au moment où j'ai poussé la porte du studio, les chanteurs et chanteuses réunis pour ce spectacle mis en scène par Pierre Boileau entonnaient « tous d'une même voix » le refrain lancinant de La maudite machine.« J'ai le goût de m'en aller ailleurs.J'ai envie de sacrer le camp.Plus ça va, plus ça devient mort.C'était plus beau avant ! » L'espace d'un instant, je me suis sentie catapultée en 1971, quand j'étudiais les lettres et le cinéma au cégep Saint-Laurent avec Flynn qui était mon chum.Cette chanson-là, c'était la chanson-thème de nos idéaux de jeunesse, de notre révolte romantique contre le patronat qui broyait le monde ouvrier, contre la misère des chômeurs hagards et des robineux endormis dans les fonds de ruelles.À l'époque, on disait robineux, pas sans-abri ou itinérant.À l'époque, des robineux, il y en avait pas mal moins que maintenant.Le 24 juin au soir, La maudite machine sera l'entrée en matière du spectacle Tous d\u2019une même voix.Avant même que l'animateur Louis-José Houde n'ouvre la bouche pour saluer la foule, La maudite machine aura parti le bal et donné le ton, avec son «all-star band» réunissant avant tout des auteurs: Flynn, Rivard, Daniel Boucher, Misteur Valaire, Mara Tremblay, Cœur de pirate, France D'Amour, Boogat, Lisa LeBlanc et Damien Robitaille.En route pour la répétition, je me disais que la Fête nationale s'inscrivait cette année dans une étrange séquence d'évènements.Avec la défaite brutale du PQ, la souveraineté en plein creux barométrique, le Bloc québécois réduit quasiment à néant et mené par un nouveau chef un brin inquiétant, les ardeurs nationalistes qui animent habituellement la fête sont cette année en pleine déroute.La Fête nationale cette année aura lieu dans un Québec post-Charte, plombé par des problèmes financiers, des bouchons, des travaux qui n'en finissent plus, un pont qui menace de s'écrouler et une commission Charbonneau dont certains commencent à douter de l'utilité et de la pertinence.Fêter?Quoi au juste?« J'ai le goût de m'en aller ailleurs.J'ai envie de sacrer le camp.Plus ça va, plus ça devient mort.C'était plus beau avant! » S'il n'en tenait qu'à Flynn, il réécrirait toutes les paroles de La maudite machine et tout particulièrement le refrain.C'est ce qu'il m'a dit.Je lui ai répondu que 43 ans plus tard, ce refrain était tout à fait synchrone avec notre époque.Ce qui est le plus frappant avec la dernière ligne du refrain - «c'était plus beau avant» -, c'est que déjà, en 1971, on vivait avec le sentiment d'un paradis perdu, d'un monde plus juste et équitable qui avait disparu au profit.du profit justement.Ce qui est encore plus frappant, c'est que la maudite machine de la chanson, cette machine du travail broyant et abrutissant, n'existe plus comme telle.Du moins pas dans nos riches contrées.Mais c'est une autre machine qui l'a remplacée.Plus grosse.Plus structurée.Une machine industrielle.Une machine mondialisée et déferlante qui agit comme un rouleau compresseur sur les langues, les cultures et les identités.Une fois qu'on a compris ça, on se dit que c'est une maudite bonne idée de commencer un spectacle du 24 juin avec La maudite machine et d'enchaîner avec un bouquet de chansons du répertoire québécois écrites par les auteurs et interprètes qui seront devant nous sur scène.Pour une rare fois au parc Maisonneuve, les chansons qui résonneront ne seront pas des reprises, des standards ou des tubes de l'année.Ce seront des chansons chantées par ceux qui les ont écrites, des chansons triées sur le volet pour ce qu'elles disent de nous et de nos semblables.Avec un peu de chance, il fera beau.Et avec un peu de chance et de bonne volonté, à la fin de la soirée, personne n'aura envie de sacrer le camp ni de dire que c'était plus beau avant.ON EN A BEAUCOUP PARLÉ : De la performance presque trop convaincante de Nathalie Normandeau à la commission Charbonneau.De deux choses l\u2019une: ou bien MmeNormandeau a dit la vérité et la Commission qui n\u2019a cessé de la traîner dans la boue lui doit ses plus plates excuses.Ou bien la commission harbonneau ne sert plus à rien sinon à permettre à des gens douteux de laver leur réputation et de redorer leur image en nous mentant effrontément.ON N\u2019EN PARLE PAS ASSEZ: Des ravages de la torture sur les individus.Amnistie internationale vient de lancer une campagne à ce sujet.Sur sa première affiche, on voit le chanteur Iggy Pop, un œil au beurre noir, le visage en sang et tuméfié, affirmer que Justin Bieber est l\u2019avenir du rock\u2019n\u2019roll.Sous son visage ravagé, on peut lire: «Torturez un homme et il vous racontera n\u2019importe quoi.En plus d\u2019être inhumaine, la torture est inefficace.Arrêtons ça.» Bravo pour le message et bravo pour cette ingénieuse campagne de pub qui ne manque pas de culot ni d\u2019humour! Illllllllll DANIEL LANOIS FESTIVAL DITEKNMINAL B hvM DE MONTREAL WA Ml et ses invitées EMMYLOU HARRIS et TRIXIE WHITLEY CE JEUDI! EVENEMENTS SPECIAUX la^imusigue #|cBcmusïc.ca\tf%>U0e\t^ SILLETS: ^ placedesarts.com 1 866 842-2112 \u2022 514 842-2112 MINTREALJAZZfEST.CIM 26 JUIN \u2022 19h30 SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA info 1ZZ 514 871-1881 1 85jazzfest AU-DELÀ DE LA SCÈNE TOUS LES SCENARIOS.CINE Tous les samedis dans La Presse C\u2019EST LE DÉBUT DENOTRE PROGRAMMATION D\u2019ÉTÉ! LE DIMANCHE 22 JUIN En se berçant sur le perron, avec le comédien René Caron et le conteur Joseph Sansfaçon.Conférence horticole, causerie musicale, Théâtre Catherine-Crolo et démonstrations par des artisans, tels le fondeur de cuillères Baptiste Durand et le souffleur de verre Gérald Collard.2146, place Dublin, Montréal (Québec) 514 935-8136 MAISON SAINT-GABRIEL Musée et site historique Horaires à www.maisonsaint-gabriel.qc.ca LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 JUIN 2014 ARTS 3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS Séparés à la naissance Sol Zanetti Louis-José Houde Ces deux hommes à l\u2019air gamin et originaires de la grande région de Québec célébreront activement la Fête nationale mardi prochain.L\u2019humoriste Louis-José Houde animera le grand spectacle au parc Maisonneuve, tandis que le chef souverainiste d\u2019Option nationale, Sol Zanetti, va suivre la parade le même jour.Euh, à moins que ce ne soit le titre d\u2019un spectacle de Louis-José Houde.Merci à notre lecteur Stéphane Hébert.La citation de la semaine «J\u2019aimerais mieux être morte.C\u2019est vrai ! Je ne veux pas continuer à faire tout ça, mais je le fais quand même.» \u2014 Lana Del Rey en entrevue dans le quotidien britannique The Guardian PHOTO ASSOCIATED PRESS En hausse.en ba isse Série noire L\u2019annonce des finalistes aux prix Gémeaux a agi comme un baume sur les cotes d\u2019écoute modestes de Série noire.Avec 16 nominations, la série de Radio-Canada part avec une longueur d\u2019avance sur ses rivales.Reste à voir si cela aidera à assurer une suite à la série.PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE La saine cohabitation des festivals Le fondateur du Mondial Loto-Québec de Laval, Gregory Charles, a consacré une bonne partie des entrevues de promotion du festival à se désoler de la surabondance de spectacles durant la même période.Les FrancoFolies ont en effet présenté gratuitement plusieurs artistes qui se produisent au Mondial à partir de ce week-end.PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE WlÏKth Touché, sauté, coulé ! n\t5?,\t < T\t lëi\t Qu'il s'agisse de Rumeurs, Providence ou Chambres en ville, plusieurs de nos séries québécoises chouchoutes, tout comme leurs consœurs américaines, ont joyeusement « sauté le requin» au fil des années.Cette pirouette scénaristique malhabile a, hélas! précipité leur déclin et les a fait couler à pic dans nos cœurs de fans, sans possibilité de sauvetage.L'expression «jumping the shark », qui fait référence à un très mauvais épisode nautique de Happy Days en 1977, s'emploie pour désigner le moment charnière dans une télésérie où l'intrigue devient à ce point absurde, ridicule ou invraisemblable qu'elle décourage le téléphage le plus mordu.Du genre, Bobby Ewing qui ressuscite dans Dallas.Sérieusement, vous nous faites le coup du rêve?C'est re-fu-sé ! Vous avez été nombreux à répondre à mon appel cette semaine concernant les meilleurs sauts de requin effectués dans des productions bien de chez nous.Vos suggestions ont été variées, savoureuses et bien croquantes.Un gros merci.En voici un échantillon juste assez salé.Le cas de Rumeurs, une brillante comédie signée Isabelle Langlois, est revenu plusieurs fois.À la fin de la cinquième saison, en 2007, les départs d'Esther (Lynda Johnson) et Benoît (James Hyndman) ont démoralisé de nombreux admirateurs, fortement attachés à ces deux personnages principaux.De plus, le changement de facture visuelle et le recentrage de l'histoire autour de la modeuse Hélène Charbonneau (Geneviève Brouillette) ont fait décrocher bien des accros, qui ne reconnaissaient plus du tout leur sitcom pétillante.Autre cas classique, qui date de 1993.La femme de ménage peroxydée Marilyn (Louisette Dussault), de la quotidienne de la SRC du même nom, se lance en politique municipale, après deux saisons à écornifler sans gêne dans les chambres à coucher de ses clients.Pas très plausible comme retournement.Encore moins probable : Marilyn gagnera même ses élections à la mairie de Montréal! Un saut de requin dont personne ne s'est jamais vraiment remis.Dans Radio Enfer, une comédie rigolote qui a démarré sur Canal Famille en 1995, le départ de Jean-Lou Duval (Michel Charette) à la fin de la quatrième saison a désappointé ses disciples.Sans les folies et les pitreries de Jean-Lou, ce n'était plus pareil au local de la radio étudiante.La sitcom ne survivra d'ailleurs que deux saisons sans le truculent Jean-Lou.Morte ou pas morte, Édith Beauchamp (Monique Mercure) dans Providence?La matriarche du téléroman de la SRC, présumée noyée dans un épisode diffusé en novembre 2009, avait finalement orchestré sa disparition avec le capitaine du bateau! Ah, le pouvoir magique d'une mauvaise perruque.C'en fut trop pour nombre d'entre vous, qui avez poussé un long soupir de découragement.L'accouchement quasi magique - et peu réaliste - de Mimi (Brigitte Lafleur) dans le dernier épisode de La galère 3, en novembre 2010, a sonné, Vous avez été nombreux à répondre à mon appel cette semaine concernant les meilleurs sauts de requin effectués dans des productions bien de chez nous.semble-t-il, le début de la fin de cette œuvre tricotée par Renée-Claude Brazeau.Une chanson de Daniel Bélanger, une sage-femme improvisée et des sourires partout, ne manquait qu'une ribambelle d'oisillons tirant avec leur bec la layette du nouveau-né.Trop Disney.En mars 2013, les deux épisodes du voyage de pêche catastrophique dans Trauma, avec empoisonnement au phoque et sciage de jambe à frette sur la table de cuisine, ont eu ce même effet dissuasif.Fabienne Larouche aurait-elle appuyé trop fort sur les touches de son clavier?Chez Chambres en ville, en 1991, le déménagement en appartement de Lola, Pete, Geneviève et Marc-André a ouvert la porte à de nouveaux personnages moins intéressants.Bien sûr, l'auteure Sylvie Payette ne pouvait pas garder Pete Béliveau (Francis Reddy) dans les jupes de Louise (Louise Deschâtelets) encore plus longtemps.Mais mettons que Corneille, Moon Shadow et Vidal étaient pas mal moins intéressants que leurs ancêtres à la pension.Plus récemment, des lecteurs ayant du flair ont posé la question qui tue : le hold-up commis par Élise et Shandy dans la finale de la deuxième saison d'Unité 9 provoquera-t-il un saut de requin pour le personnage de Micheline Lanctôt?Faudra surveiller.Car il ne pourrait s'agir que d'un minuscule « bond de méné », que l'on peut plus facilement pardonner.IMIÉMHE La finale de Game of Thrones Voilà une télésérie qui aurait pu sauter le requin à tellement de reprises, mais qui a su éviter les pièges jusqu\u2019à présent.La quatrième saison s\u2019est terminée dimanche soir sur HBO Canada avec une scène de revanche épique dans le camp des Lannister et une bataille encore plus épique mettant en scène l\u2019incroyable Brienne de Tarth.Quelle série fabuleuse.IMUÉSHE La 5e saison de Pretty Little Liars Assez, c\u2019est assez.En deux épisodes seulement, ce feuilleton pour ados, autrefois délicieusement prenant, a sauté le requin à peu près 15 fois.Il y a des limites à étirer les indices et à balader les téléspectateurs sur des fausses pistes.Comment les auteurs, qui ont signé jusqu\u2019à la saison sept, feront-ils pour meubler autant de temps d\u2019antenne avec aussi peu de bonne matière?C\u2019est re-ca-lé. 4 A RT S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 JUIN 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn FRANCOS ARTS SERGE FIORI AUX FIORITUDES, UNE Le nouvel album de Serge a reçu un accueil exceptionnel.Depuis son lancement, son créateur s\u2019était fait très discret, et pour cause.En début de semaine, il nous a reçus chez lui pour faire le bilan du tourbillon qui l\u2019a emporté depuis trois mois.ALAIN DE REPENTIGNY Tout de suite après le lancement de son premier album en 28 ans, le jour de son 62e anniversaire de naissance, Serge Fiori a craqué.«Tout a lâché, je n'étais plus capable de bouger, j'étais vraiment malade.J'ai eu très peur et je suis encore au repos.Ça m'a montré à quel point j'avais donné et à quel point je peux donner dans ma condition.Je suis allé vraiment loin: je n'ai pas fait une tournée de 300 shows, mais, pour moi, c'est énorme.» Le Fiori qui nous reçoit dans sa maison de Longueuil, trois jours après le spectacle Fioritudes qui a lancé les FrancoFolies, n'est pas déprimé.Au contraire, on sent chez cet homme fragile une sérénité, une énergie qu'il n'avait pas quand nous l'avons rencontré en février dernier.À ce moment-là, il savait qu'il tenait un album de qualité, mais il était impatient de connaître la réponse du public.«Tu as beau t'y attendre, tu as un doute, dit-il de la réaction à ce disque qui s'est écoulé à quelque 90 000 exemplaires en trois petits mois.Les commentaires que j'ai reçus ne disaient pas seulement: \"Bravo Serge!\" Les gens avaient vraiment écouté mon album et ils analysaient les chansons.» «J'ai tout fait pour ne pas y aller» Cet album-là, Fiori ne l'a pas fait uniquement pour les convertis.« Il est quand même différent des autres; il est en 2014.Tout ça me passait par la tête en regardant le show de vendredi [le 13 juin].Ça fait deux jours que je suis assis ici en petite boule et que j'essaie de récupérer.» Il a longuement hésité à assister à ces Fioritudes : «J'ai tout fait pour ne pas y aller.J'avais toutes les excuses : je n'avais pas dormi pendant quatre jours, j'étais sur les pilules.» Après la première partie consacrée à des chansons du passé, Fiori regagnait la loge où il était à l'abri des regards quand il a entendu les premiers accords de la chanson Le monde est virtuel.Le rideau n'était même pas levé que le public applaudissait déjà.Fiori raconte : « Je m'étais dit qu'ils allaient avoir un problème en arrivant avec le nouvel album après En pleine face et Depuis l'automne [d'Harmonium].Mais non : à chaque fucking toune, les gens réagissaient et chantaient déjà le texte.C'est du jamais vu, pas juste au Québec, mais n'importe où dans le monde : jouer l'intégrale d'un disque lancé il y a trois mois alors que le chanteur n'est même pas là! » Un cahier plein de notes Fiori a viré à l'envers.«C'est une grande souffrance de laisser aller mon album, de ne pas être sur scène, mais de le recevoir.Quelqu'un d'autre commence à le chanter, se l'approprie et je tire sur la couverte, j'ai l'impression que le petit part à l'adoption.» « Je n'ai jamais été dans un état aussi névrosé de déchirement, de joie et de peine.Ma blonde aussi : on braillait tous les deux, complètement débalancés, pas capables d'endurer ça.» Mais il s'est laissé prendre au jeu: « Je me voyais chanter sur scène.Il y a des bouts où j'y allais quasiment: attendez-moi, j'arrive ! Quelqu'un d'autre peut interpréter cet album parce qu'il est neuf, mais, égoïstement, ma voix me manquait.» Quand il a entendu sa propre voix, échantillonnée, dans la chanson Si bien, il aurait souhaité qu'on éteigne toutes les lumières pour que le public ne s'imagine pas qu'il chantait pour vrai depuis les coulisses et qu'il allait s'amener sur scène.« J'ai eu un flash: dans mon show, je vais m'asseoir sur scène, prendre une cigarette et un verre de vin.et on va écouter le disque ! » Fiori blague, mais il est sérieux quand il parle de la possibilité de pré- senter Fioritudes en tournée, auquel cas il voudrait intervenir dans sa préparation cette fois.« Ce n'était pas mon show, je ne m'en suis pas mêlé et je l'ai reçu vraiment comme un hommage.Je n'écoutais vraiment pas ce qui marchait ou ne marchait pas, mais, quand j'avais une minute pour me calmer le pompon, je me disais: \"Non, faut que tu doubles la voix là.\" J'ai un cahier plein de notes pour en améliorer la texture.Après le show, en coulisses, Marc Pérusse, avec qui j'ai coréalisé l'album, m'a dit: \"Fuck! Il manquait ton 50%.\"» Surtout, une porte s'est ouverte ce soir-là sur un éventuel retour sur scène.Fiori explique : « Ma condition n'a rien à voir avec la présence ou pas d'un public; c'est plutôt que je ne peux pas \u201c tÜÉï Marie-Pierre Arthur, Antoine Gratton, me concentrer plus qu'un certain laps de temps.Vendredi, ça m'a sauté dans la face : je ne suis pas obligé d'être deux heures et demie dans le tapis comme je l'étais à 22 ans.Depuis 30 ans, je n'acceptais pas ma condition et là, j'apprends à vivre avec.Je prends des médicaments et je me dis: «Écoute, «Je n\u2019ai jamais été dans un état aussi névrosé de déchirement, de joie et de peine.Ma blonde aussi : on braillait tous les deux, complètement débalancés, pas capables d\u2019endurer ça.» \u2014 Serge Fiori U 3 JUIN AU 6 JUILLET 2014 DE MCflMTElEAL RioTinto Alcan 2'PRIXCSïSaaamii MÂCBOOMtt \u201e UMMachinet 3160 S ^\t3100$ 0 m te V.facebook.com/montrealjazzfest LE TIRAGE AURA LIEU LE 8 JUILLET 2014 À MIDI.Le règlement est disponible sur le site extérieur du Festival, au www.montrealjazzfest.com ou à l\u2019adresse suivante : 400, boul.De Maisonneuve Ouest, 9e étage, Montréal H3A1L4.ni RloHntoAlcan N*.juAa.(); CJAD 98,5 ' CET ÉTÉ SUR LA SCÈNE DU THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE UN SPECTACLE GRANDiOSE OÙ LES MOTS ATTEiGNENT MiEUX LE CŒUR QUE L\u2019ÉPÉE CYRANO DE BERGERAC 4M» TEXTE EDMOND ROSTAND se»ee oeJJoNcoyE m VIDÉOTRON présente DES LE 16 JUILLET TNM.QC.CA 514.866.8668 HAHAHA.COM 514.845.2322 avec PATRiCE ROBiTAiLLE MAGALiE LÉPiNE-BLONDEAU FRANÇOiS-XAViER DUFOUR JEAN-PHiLiPPE BARiL GUéRARD FRÉDÉRiCK BOUFFARD LUC BOURGEOiS/SAMUËL CÔTÉ ANNETTE GARANT FRÉDÉRiC-ANTOiNE GUiMOND XAViER HUARD/AGATHE LANCTÔT BENOÎT LANDRY/ NORMAND LÉVESQUE JEAN MOÏSE MARTiN/ DANiEL PARENT MAXiME RENÉ DE COTRET ÉRiC ROBiDOUX/ GABRiEL SABOURiN LÉNiE SCOFFiÉ/PHiLiPPE THiBAULT-DENiS production CYRANO DE BERGERACiNC.en collaboration avec le TNM et JUSTE POUR RiRE Québec ¦ LOTO QUÉBEC en collaboration avec 975386 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 JUIN 2014 ARTS 5 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim FRANCOS ARTS PORTE S'EST OUVERTE f -jm PHOTOS JEAN-CHARLES LABARRE, FOURNIES PAR LE MANAGEMENT DE SERGE FIORI Catherine Major, Alexandre Désilets et Serge Fiori se retrouvent après le spectacle Fioritudes.Serge, laisse-toi vivre et si tu fais quatre minutes, ben les trois suivantes, ça sera Monique [Fauteux] qui fera un bout et après ça, tu reviendras.» » Qu'il donne suite ou pas à cette idée embryonnaire, Fiori n'oubliera pas de sitôt l'ovation de plusieurs minutes que lui ont réservée les spectateurs des Fioritudes, qui l'ont repéré dans sa loge une fois le rideau tombé : « J'étais bouleversé, je braillais, mais, pendant une minute, je me suis calmé, je leur ai jeté un regard serein et les cris ont doublé.J'ai trouvé hallucinant que les gens reconnaissent mon bien-être.J'étais tellement mal avant.» Dans les coulisses, Serge Fiori a retrouvé Monique Fauteux, ex-Harmonium et qui chantait également dans Fioritudes, de même que le metteur en scène du spectacle, Luc Picard.VALERIE JUNE Mardi 1er juillet \u2022 21h JEROME BEAULIEU TRIO Jeudi 3 juillet \u2022 18h x\\ r/ ^\t-«sa.YANNICK RIEU ALOVESUPREME L 50ANS! Lundi 30 juin Calendrier des activités en collaboration avec \t \t Maison du Festival RioTïntoAlcan «EAZZ DEIMTREAL A l\u2019affiche à f4stra( Commandité par BfiÜMédla Billetterie: 1 855 790-1245 \u2022 admission.com \u2022 ticketmaster.ca Pour la programmation complète, consultez sallelastral.ca rafaElzALDVar ^AFROC zaldivar AFfWÇWMRÊMAL Mercredi 2 juillet \u2022 18h MÉDIATHÈQUE Maison du Festival RioTinto Alcan La Médiathèque Jazz/La Presse+ \u2022 3e étage La Galerie Lounge TD \u2022 2e étage L'Expo Bell des Légendes du Festival \u2022 2e étage 305, rue Sainte-Catherine Ouest \u2022 maisondufestival.ca MÉDIATHÈQUE JAZZ/LA PRESSE+ : du 21 au 22 juin : 9h à 22 h du 23 au 25 juin : 11h 30 à 17h \u2022 du 26 juin au 6 juillet : 9 h à 22 h CONSULTEZ GRATUITEMENT NOTRE CENTRE DE DOCUMENTATION UNIQUE AU MONDE AU 3e ÉTAGE \u2022\t20 000 CD de jazz \u2022\t30 000 photographies \u2022\tPlus de 4000 magazines de jazz des années 40 à aujourd\u2019hui \u2022\tDes centaines de livres: biographies, histoire et esthétique du jazz, etc.\u2022\t400 enregistrements vidéo de concerts du Festival, dont plusieurs en version intégrale inédite \u2022\tDocuments d\u2019archives originaux sur le Festival ru» Mise en scene PETER MACLEOD & MARC GÉLINAS avec la collaboration de JEAN-MICHEL ANCTIL 100 QOO Gatineau Terrebonne Victoriaville lAUUrfl 22 novembre THEATRE JEAN-DUCEPPE 30 juillet au 2 août 819 243-2525 7-8 octobre 17-18 juillet (Festival Juste Pour Rire) 514 845-2322 - hahaha.com 28-29-30 décembre 450 492-4777 30 janvier 2015 819 752-9912 L\u2019Assomption unwin-NiiRa 12 septembre memes 10 janvier 2015 f A THEATRE ST-DENIS St-Hyacinthe frl.l.M 24\toctobre plWIJ.WMJiül 25\toctobre 15h Drummondvi e 10-11 octobre ËSMaùlHB 514 790-1111 - Ticketpro.ca 19-20 décembre 819 477-6415 5 mai 2015 450 589-9198 MAGOG Valleyfield 15-16 janvier 450 373-1739 35 octobre 20h 450 778-3388 SUPPLÉMENTAIRES 5 au 16 août l 819 847-0470 Lasalle Sherbrooke 19 septembre Kingsey Fall 1er novembre 877 563-2900 BROSSARD 19 février 2015 514 367-6373 29 janvier 2015 819 820-1000 4-5 septembre 6\tsentemhrehrnftiiUl 7\tseptembre nua-J^iiaMWWl 450 676-1030 Sainte-Therese St-Jerome f.ii.ll.UI 20 septembre La Prairie 18 avril 2015 514 790-1245 6 novembre 450 434-4006 14 février 450 432-0660 St-Jean-sur-Richelieu 16-17 septembre 450 667-2040 QUELQUES BILLETS 7 novembre 450 358-3949 Joliette rw.'.l.m 2 octobre TROIS-RIVIERES 15-16 octobre fflNULiM 819 380-9797 Granby 7 février 2015 450 759-6202 21 novembre 450 375-2262 EN TOURNÉE PARTOUT AU QUÉBEC: PAMETHOT.COM g^icsj PP5CANADA groupe-entourage.com Sorrr GÉRANCE.MANAGE MENT\t1\tw GROUPE entourage SPECTACLE \u2022 TÉLÉVISION \u2022 MUSIQUE 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 JUIN 2014 FRANCOS ARTS 12 13\t14\t15\t16\t17\t18\t19\t20\t21\t22\tJUIN AUJOURD\u2019HUI FRANCOS Étoile montante Ford Scène Ford, 20 h La finale du concours Etoile montante Ford a lieu avec un spectacle réunissant les quatre finalistes : Mathieu Bérubé, Joffré Lemieux, Sanya Michel-Elie et Marc-André Sauvageau.Luc De Larochellière accompagnera les quatre musiciens de la relève à titre de mentor.Les prix sont des plus enviables, dont une bourse de 5000 $ et trois autres de 1500$.- Emilie Côté Luc De Larochellière PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Les Hay Babies PHOTO EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, LA PRESSE Les Frères à ch\u2019val Scène Ford, 23 h Impossible d\u2019oublier leur tube Mon voisin, qui mélangeait de façon unique et débridée le country, le folklore et le reggae.Les Frères à ch\u2019val font un deuxième grand retour aux FrancoFolies pour leur 20e anniversaire.Précurseurs des groupes rock humoristiques du moment, Les Frères à ch\u2019val monteront sur scène dans leur composition d\u2019origine avec Paul Bellemare, Thibaud De Corta, François Lalonde, Gilles Brisebois et même Mara Tremblay.Ne buvez pas trop de rhum pour ne pas tomber dans les pommes.- Emilie Côté Les Hay Babies et Philippe Brach Club Soda, 19 h Les deux derniers lauréats des Francouvertes se produisent ce soir au Club Soda.Philippe Brach, avec son folk-rock bien à lui, réchauffera la salle pour Les Hay Babies, dont le franc-parler country rappelle Lisa LeBlanc tandis que leurs voix en symbiose évoquent Les sœurs Boulay.- Emilie Côté PHOTO FOURNIE PAR LES FRANCOFOLIES ¦v 5 Cy ^\t-¦\tI ii\t' AILLIER DES TSA \u2018'Applicable à l'achat d'un billet au prix courant de 20 $, de17 h à 21 h Une présentation de RICHTER Avocats Une exposition organisée par le Virginia Museum of Fine Arts, Richmond, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.Carl Fabergé, Œufde Pâques impérial dit du tsarévitch, 1912.Richmond, Virginia Museum ofFine Arts, Bequest of Lillian Thomas Pratt.Photo Katherine Wetzel © Virgi of Fine Arts E R G E BILLETS A1/2 PRIX* LES MERCREDIS SOIRS GRATUIT POUR LES ENFANTS DE 12 ANS ET MOINS Accompagnés d'un adulte.Non applicable aux groupes.ENRICHISSEZ VOTRE EXPERIENCE GRACE AUX VISITES GUIDÉES ET À L\u2019AUDIOGUIDE Détails sur mbam.qc.ca/faberge \u201e'f;24/«N ¦\t'°\"'' musioue #|cBcmusfc.ca\tfejjgg DANIEL lanoisMb'/ et ses invitées EMMYLOU HARRIS et TRIXIE WHITLEY i\tI JEUDI 26 JUIN S3 SAMEDI Issim PROCHAIN & CHARLIE MUSSELWHITE SAMEDI 28 JUIN \\ V TONY BENI MARDI 1er JUILLET LES GRANDS CONCERTS rcwnw SALLE wilfrid-pelletier, PdA \u2022 I9h30 ^ LE FESTIVAL A LA MAISON SYMPHONIQUE MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL \u2022 19h CONCERT D'OUVERTURE en collaboration avec CBC stm 3 astral ccoecT) »-ÿ,i-I b©s; voix de Trixie Whitley, fille du guitariste et chanteur de blues rock Chris Whitley, emporté par un cancer en 2005.Au moment de sa mort, Trixie n'avait que 17 ans, mais déjà un désir ardent de chanter, de composer et surtout de mener sa barque comme elle l'entendait.« Moi, je n'ai pas envie d'être un quelconque produit de consommation.Je veux innover.Aller là où on ne m'attend pas.Je veux être une artiste.Vous savez ce que c'est, une artiste?», m'a-t-elle répété avec une impatience grandissante dans la voix.L'entrevue en prévision de son concert au Club Soda, le 27 juin, à l'occasion du Festival international de jazz de Montréal avait pourtant bien commencé.Après deux annulations, un mauvais numéro et une mise en attente, sa voix fraîche avait résonné au bout du fil.Enfin ! Sachant qu'après la séparation de ses parents, elle avait grandi à Gand, en Belgique, avec sa mère belge et francophone, je lui ai adressé quelques mots en français.Elle m'a répondu dans un français impeccable et presque sans accent tout en affirmant qu'elle n'était pas bilingue, ce qui pourtant semblait être le cas.Puis, nous avons parlé de Montréal, une ville qui l'accueillera pour la cinquième fois en moins de trois ans et où elle compte un nombre grandissant de fans.Nous avons aussi parlé du fait qu'avant de chanter, Trixie dansait.Et pas avec n'importe qui.De l'âge de 12 à 15 ans, elle a dansé pour Les Ballets C de la B, une prestigieuse compagnie de danse contemporaine belge menée à l'époque par le grand chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui.«J'ai adoré danser et j'espère bien pouvoir retravailler un jour avec Cherkaoui, mais, tout le temps que je dansais, la musique me manquait beaucoup.Un jour, je me suis rendu compte que je ne pouvais tout simplement pas vivre sans faire de la musique et sans chanter.» La muse de Black Dub C'est à peu près à ce moment-là que Trixie a quitté la Belgique pour aller vivre à Brooklyn et être plus proche de son père mal en point.Gagnant sa vie comme serveuse le jour, la nuit venue, Trixie apprenait les rudiments de la guitare et du piano, elle qui était avant tout une batteuse accomplie.Trois ans après la mort de son père, elle a enregistré son premier album, Strong Blood, lequel, grâce à sa mère, s'est retrouvé entre les mains du réalisateur-producteur Daniel Lanois.Je pourrais écrire que le reste appartient à la légende dans la mesure où, 20 ans est venue chanter à Montréal, il y a trois ans, c'était avec Daniel Lanois et son groupe Black Dub.Or, elle retrouvera Lanois et Black Dub à la salle Wilfrid-Pelletier, le 26 juin, la veille de son concert au Club Soda.J'ai eu le malheur de lui demander si elle était heureuse de se retrouver sur scène avec son mentor.Elle a tiqué au mot « mentor».Et puis, si j'ai bien compris, depuis trois ans, Trixie et Daniel Lanois ne se parlent pas trop.«Nous avons certains problèmes de communication», a-t-elle dit laconiquement.Prochaine question.J'ai été prise de court.Je pensais que Trixie allait me chanter les louanges de Daniel Lanois.Elle m'a plutôt chanté les louanges d'Emmylou Harris qui fera partie du concert à la Place des Arts et qu'elle a retrouvée sur scène à Toronto avec Lanois pendant le festival Luminato.Pas la prochaine Amy Et puis, j'ai eu cette remarque fatale sur le fait que quatre ans et deux albums plus tard, Trixie fait encore de petites salles comme le Club Soda.Avec son talent et sa voix si envoûtante, je lui ai dit que je ne comprenais pas que ça lui prenne autant de temps à émerger.Elle s'est énervée, vexée que je passe sous silence la sortie de son nouvel album, Fourth Corner, au printemps dernier, et la tournée mondiale d'un an qu'elle vient de terminer.Puis, elle s'est mise à se plaindre de l'industrie.« Je ne suis pas assez soutenue par l'industrie, a-t-elle déploré.Ils veulent que je sois la prochaine Amy Winehouse, mais moi, ça ne me tente pas.Je n'ai pas envie d'être cataloguée comme une chanteuse de blues.Je veux innover.Si vous pensez que c'est facile pour une jeune femme dans la vingtaine de faire son chemin dans ce milieu-là, vous n'avez rien compris ! » Ces dernières paroles sont sorties précipitamment de sa bouche comme un reflux de bile et de frustration.Elle avait raison.Je n'avais rien compris à ce qui peut pousser une jeune femme talentueuse à prendre le mors aux dents et à ne pas voir que la journaliste, au bout du fil, est une admiratrice, pas une ennemie.J'ai mis fin à cette entrevue qui ne s'en allait nulle part en me disant que ça m'apprendrait.La prochaine fois, j'irai entendre Trixie chanter de sa belle voix rauque et mélancolique, mais je laisserai aux autres le soin de la confesser.Au Club Soda le 27 juin 19h; Trixie Whitley participera aussi au concert de Daniel Lanois à la salle Wilfrid-Pelletier le 26 juin 19 h30.155 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 JUIN 2014 ARTS 13 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim JAZZ ARTS SUGGESTIONS Cinq beaux risques à courir À l\u2019aube du 35e Festival international de jazz de Montréal, voici cinq suggestions de concerts qui, loin des grandes affiches, nous apparaissent comme de beaux risques à courir.À l\u2019exception d\u2019Alejandra Ribera, must absolu, que tout le monde devra avoir vue avant les Fêtes qui s\u2019en viennent à grands pas.DANIEL LEMAY KEVIN BREIT UPSTAIRS MERCREDI, 19 H ET 21 H 45 Guitare-tuba-batterie : voilà le type de trio, assez inusité, merci, que propose Kevin Breit pour son premier spectacle comme leader à Montréal, en ouverture de la série spéciale FIJM de l'Upstairs, où le suivront les Heath Brothers, Fred Hersch, Ben Sidran: petite virée rue Mackay?Breit, lui, est une perle à découvrir, comme l'a fait il y a longtemps Harry Manx, qui l'a invité vendredi soir au Gesù.Le trio de Kevin Breit porte le nom évocateur de Da Da-da Da-da.ALEJANDRA RIBERA CLUB SODA JEUDI, 19H Oublions toutes les comparaisons pour parler ici d'un talent hors de l'ordinaire.Lundi passé, en trois chansons livrées en trois langues au prix de la SOCAN, la dame a complètement subjugué le public de L'Astral.Par sa voix d'abord, par sa présence et cette dimension artistique difficile à définir qui font que tout le monde écoute, même les blasés du milieu.Si vous n'avez qu'une chanteuse à découvrir pendant ce festival, la voici.Jamais « la morna » ne vous aura paru si douce.FOR THE RECORD: TARANTINO IN CONCERT CINQUIÈME SALLE DE LA PLACE DES ARTS DU 25 AU 30 JUIN Titre trompeur, mais concept alléchant.Non, le réalisateur de Reservoir Dogs et de Django Unchained ne s'est pas transformé en band leader.Le musical nouveau genre tiré de chansons connues de films - ici ceux de Quentin Tarantino, après Scorsese, les frères Coen et d'autres - est une première canadienne et la connexion Broadway-Hollywood nous apparaît attirante même si on connaît toutes les tounes.Surtout si on les connaît.JIMI HENDRIX GUITAR EXTRAVAGANZA MÉTROPOLIS DIMANCHE, 22 H, GRATUIT Pour cet hommage à Jimi Hendrix, « the ultimate guitar hero », le festival fait appel à deux guitar heroes québécois de calibre mondial : Paul Deslauriers, « le gars qui joue de la guitare avec Dawn Tyler Watson » - et bien d'autres ! -, et Steve Hill, l'homme-orches-tre du blues rock à l'énergie sans bornes.Les hommages n'ont jamais tant de valeur que quand ceux qui les rendent sont à la hauteur du sujet.Are you experienced ?MELBOURNE SKA ORCHESTRA SCÈNE TD MERCREDI, 21 H ET 23 H Jamais vu, jamais entendu parler avant que Laurent Saulnier, programmateur en chef du Festival de jazz, n'en fasse l'éloge en conférence de presse.Quelque chose nous dit que cet orchestre de 30 musiciens de «Down Under» - qui seront heureux d'être au chaud : l'hiver commence, là-bas - pourrait donner LE grand spectacle de la super-série extérieure du 35e anniversaire, même s'il ne porte pas le sceau « spécial 35e» comme Woodkid, Diana Krall, Vintage Trouble et Deltron.Pas besoin.Çf* 1 SHALL TINT.BiG SHQULDERS üNieRpue ^ 1,1 CHAPITEAU À LA TOHU DE MIDNIGHT CIRCUS * ETATS-UNIS * -LAPRKSE.jproposot ¦ V \"BEST ANNUAL FAMILY EVENT\" -TIMEOUT CHIC AGOKIDS 0 \\ Qk w a ®\t'|R£ QUÉBEC\tMontréal\t\u201caS\tIMAS Us BSlü\"* üNiBRsme ^tm 2 astral KSCOeEcT) 14 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 JUIN 2014 uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuiuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ARTS MUSIQUE STEREO LE DISQUE DE LA SEMAINE I Fascinante Lana POP, Lana Del Rey, Ultraviolence, Universal, HHHH Après deux albums foncièrement pop, Lana Del Rey a enregistré Ultraviolence à Nashville avec Dan Auerbach des Black Keys.Minimaliste et très axé sur les guitares, le fruit exquis de leur collaboration nourrit à merveille le mystère trouble qui alimente le personnage pop de Lana.Le fuzz des cordes et la langueur des mélodies ne font qu\u2019un avec la voix suave de la chanteuse.On nage en pleine ivresse mélancolique dans l\u2019univers féminin de Nancy Sinatra et du spleen glamour hollywoodien.Des cordes de Shades of Cool aux accords coquins de Brooklyn Baby en passant par les guitares sexy de West Coast, une grande cohésion sonore enveloppe Ultraviolence.Un album qui se boit d\u2019un trait jusqu\u2019à la dernière goutte.\u2014 Emilie Côté À écouter : Shades of Cool POP François and the Atlas Mountains Piano Ombre Domino Records ?BIRDS OX A WIRE MUSIQUE DU MONDE Rosemary Standley et Dom La Nena Birds on a Wire Air Rytmo ?1/2 WÆl* 2?r r POP DE CRÉATION Meshell Ndegeocello Comet, Come to Me Naïve ?Vers le haut Surgi de nulle part, François Marry a lentement émergé sur les scènes européennes pour ainsi imposer le corpus bilingue de ses chansons.Il travaille avec des musiciens imaginatifs qui contribuent largement aux ambiances d\u2019une singulière proposition.Claviers analogiques, textures électroniques, anches fiévreuses, cordes soyeuses, riffs succincts de guitares électriques, rythmes fournis.La densité de la musique fait bellement contraste avec la ténuité de la voix soliste et des chœurs haut perchés.Ce contraste sied bien à la poésie vaporeuse, un tantinet hippie, de son auteur.On se trouve au cœur de conversations intimes, on trouve son chemin vers la forêt, on fantasme sur une rencontre nocturne avec cette fille aux cheveux de soie, on s\u2019interroge sur les voies d\u2019accès au confort matériel, on souhaite déguerpir lorsque l\u2019ombre l\u2019emporte sur la lumière.\u2014 Alain Brunet À écouter : The Way to the Forest La beauté toute nue Birds on a Wire n\u2019est pas à proprement parler un album world, même s\u2019il se situe au carrefour des musiques de tous les continents et de toutes les époques.Réunies au départ pour un concert unique, la chanteuse franco-américaine Rosemary Standley, qui s\u2019amène au Festival de jazz avec le groupe Moriarty, et Dom La Nena, chanteuse et violoncelliste d\u2019origine brésilienne, reprennent ici du Leonard Cohen, du Tom Waits et du John Lennon aussi bien qu\u2019une chanson de papa Standley et de la musique classique ou folklorique d\u2019un peu partout.Tout se tient grâce aux voix aériennes et à l\u2019accompagnement minimaliste (violoncelle, percussions.) qui donnent à cet album une beauté mélancolique et intemporelle.Le livret, avec ses magnifiques tableaux, est un objet d\u2019art en soi.Le disque idéal pour accompagner les belles soirées d\u2019automne.\u2014 Alain de Repentigny À écouter : Arriba quemando el sol Vérités fluides Onzième album de cette compositrice surdouée qui propose cette fois un album de chansons aux styles éclatés, profondément hybrides, à l\u2019image des innombrables identités sonores de Meshell Ndegeocello.Bluegrass mâtiné d\u2019électro, reggae et soul aérienne en fusion, cordes aux glissandos indiens, folk-rock enrobé de fréquences synthétiques, soul et southern rock en symbiose, dub et jazz-funk, hip-hop et techno assortie de guitare flamenca.Les voix sont belles, les idées sont riches, éclatées, foisonnantes.« I think I\u2019m always right, I don\u2019t need to know », susurre ironiquement la chanteuse dans Conviction.La fluidité de la vérité, en fait, est l\u2019idée maîtresse de Comet, Come to Me.À travers le prisme des relations humaines, Meshell suggère poétiquement d\u2019éviter toutes certitudes, d\u2019admettre la relativité des sentiments, intuitions, désirs.Bien noté ! \u2014 Alain Brunet À écouter : Modern Time ^ ¦ _____________________________________¦_.POPADULTE David Gray Mutineers Iht Records Ltd ?inneyl Wayne Kranti Adam Rogers John Escreet JAZZ David Binney Anacapa Criss Cross Jazz - V*- CHANSON FRANÇAISE Collectif La bande à Renaud ?1/2 Universal Music ?1/2 La recette Gray S\u2019il s\u2019agissait de sa première œuvre, on dirait de ce disque de David Gray qu\u2019il amalgame avec précision les éléments pop adulte et rock contemporain, y ajoutant une touche électro minimaliste intéressante.Mais Mutineers s\u2019avère être le 10e album de l\u2019auteur-compositeur anglais.On parle donc ici d\u2019un artiste passé maître dans ce genre musical, lui qui a connu ses heures de gloire au tournant des années 2000 avec White Ladder et Lost Songs.Sur ce nouvel enregistrement, on aurait aimé l\u2019entendre sortir de sa zone de confort, mais il reste fidèle à son style, balançant tantôt des ballades piano-guitare, tantôt des ritournelles pop convenues.L\u2019amour demeure le sujet central de ses compositions et se décline ici avec une plus grande prestance sur les pièces où l\u2019instrumentation est minimisée, laissant place à sa voix toujours aussi juste.\u2014 Philippe Beauchemin À écouter : Beautiful Agony Le jazz se trouve.ici Où se trouve donc cette musique qu\u2019on ose encore nommer jazz ?Encore une fois, il faut lorgner chez David Binney pour prendre le pouls de sa migration via les territoires de l\u2019indie rock, de l\u2019électroacoustique ou de la musique contemporaine écrite.Depuis un quart de siècle, l\u2019édifice du saxophoniste, compositeur et leader esthétique ne cesse d\u2019admettre de nouvelles rallonges.Cette fois, pas d\u2019innovation frappante au programme : on observe plutôt le peaufinement de propositions antérieures avec quelques ajouts discrets côté fréquences de synthèse.Cette musique doit aussi sa cohérence à un noyau de fidèles collaborateurs - John Escreet, Wayne Krantz, Adam Rogers, Matt Brewer, Dan Weiss, etc.Et, comme on l\u2019observe depuis le brillant opus Oceanos, Binney annexe la voix humaine (Luis Cole et Nina Geiger) à son riche discours contrapuntique.Nourrissant.\u2014 Alain Brunet À écouter : The Golden Zone « Désâmé » et désarmé De Gavroche amoureux de Paname, qui faisait trembler l\u2019Hexagone, à ermite éteint, étouffé par un Boucan d\u2019enfer, Renaud a posé et creusé des mines fort personnelles au fil de sa carrière.Territoire risqué, où 15 artistes ont mis les pieds.et se sont presque tous enfargés.Bénabar, Carla Bruni ou encore Raphaël récitent sans âme des textes sublimes, comme si les visages de la nouvelle chanson s\u2019étaient improvisé un karaoké autour du « mec au foulard ».Une impression qui culmine sur la collective Dès que le vent soufflera.L\u2019apport de quelques artistes plus éloquents - Aubert, Thiéfaine, Biolay et même Cœur de pirate - sauve en partie la mise.Si Renaud a dirigé cette flagornerie purement commerciale, le « chanteur énervé » aurait sans doute, à une certaine époque, écrit une chanson assassine pour la condamner.En ces temps de Coupe du monde, Renaud a peut-être raté Téléfoot, mais ses héritiers ont raté leur révérence.Carton jaune.\u2014 Charles-Éric Blais-Poulin À écouter : Je suis une bande de jeunes \u2014y=\".s.JOURNEES PORTES OUVERTES LES 21 ET 22 JUIN PROCHAINS \t\t\t Collection 351 MUSEE D\u2019ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL 50 ANS DE DONS ANS DU MAC MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL UNE EXPOSITION POUR CÉLÉBRER LE 50! ANNIVERSAIRE DU MUSÉE, RÉUNISSANT QUELQUE 200 OEUVRES MAjEURES OFFERTES EN DON AU MAC.UN VASTE HOMMAGE AUX GRANDS COLLECTIONNEURS ET ARTISTES QUI ONT FONDÉ ET CONSTRUIT LE MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN.185, RUE SAINTE-CATHERINE OUEST, MONTRÉAL B PLACE-DES-ARTS MACM.ORG 35S* Québec 55 MARINA ABRAMOVIC, SELF PORTRAIT WITH SKELETON, 2003 / ÉPREUVE CIBACHROME, 4/5, 125 X 200 CM (DIMENSIONS APPROXIMATIVES) ©COURTESY OF MARINA ABRAMOVIC AND SEAN KELLY GALLERY, NEW YORK / SODRAC / DON ANONYME.COLLECTION DU MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL.PHOTO : RICHARD-MAX TREMBLAY LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 JUIN 2014 ARTS 15 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn JAZZ ARTS PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Daniel Lanois lancera à l\u2019automne son premier album depuis celui de Black Dub, paru en 2010.Un disque dont il nous donnera un avant-goût à Wilfrid-Pelletier et qu\u2019il songe à intituler Forest City.* ; DANIEL LANOIS L\u2019artiste aux multiples personnalités ALAIN DE REPENTIGNY Daniel Lanois aura deux invitées à Wilfrid-Pelletier le 26 juin.Emmylou Harris et Trixie Whitley viendront chanter trois chansons chacune avec l'artiste qui a joué un rôle important dans leur carrière.Trixie Whitley était toute petite quand Lanois travaillait avec son musicien de père Chris Whitley, fauché par le cancer en 2005.Après avoir renoué avec la jeune femme au cours d'un festival en Belgique en 2009, il a construit autour d'elle le groupe Black Dub qu'on a vu au Festival de jazz deux ans plus tard.Quant à Emmylou Harris, Lanois a réalisé en 1995 son album Wrecking Ball, un disque si beau qu'il renaît périodiquement sur scène comme en 2006 au Festival de jazz et encore le mois dernier à l'occasion d'une tournée européenne.«Un disque est un polaroïd d'un moment précis; qu'il continue à vivre, c'est un peu ce dont on rêve quand on le fait, dit Lanois au téléphone.On a trouvé la manière de le faire sur scène sans les couches ajoutées en studio.Quand on n'est que trois, on ne peut se permettre d'être paresseux, chaque note compte.» Emmylou Harris et Trixie Whitley permettent à Daniel Lanois, le folkie et l'explorateur sonore, d'exploiter deux facettes différentes de sa personnalité musicale.« Avec Emmylou, ça tient beaucoup à de belles harmonies très précises à trois voix avec Jim Wilson, bassiste et très bon chanteur.Trixie improvise davantage ; elle donne plus dans le blues et le R&B.On essaie de lui donner tout l'espace voulu pour s'exprimer.» Autre bonne nouvelle : Lanois va renouer à Montréal avec le super batteur Brian Blade qui n'était pas de la tournée européenne de Wrecking Ball.« Brian n'est pas toujours disponible parce qu'il joue avec tellement de monde, dont Wayne Shorter, et qu'il a son propre groupe de jazz.C'est super qu'il soit là parce que ce sera essentiellement le groupe de tournée de Black Dub.» Un album instrumental Lanois lancera à l'automne son premier album depuis celui de Black Dub, paru en 2010.Un disque dont il nous donnera un avant-goût à Wilfrid-Pelletier et qu'il songe à intituler Forest City : «Parce que c'est très urbain, c'est mû par la technologie mais il y a comme un peu de toundra là-dedans.C'est un disque entièrement instrumental sauf pour une chanson qui s'intitule Go Now.» C'est d'ailleurs sur les musiques de ce nouvel album que le spectacle de jeudi va prendre son envol.Lanois veut montrer sur écran des films inspirés de ses musiques qu'il a faits avec le directeur photo Adam Vollick, un complice qui se réclame des « méthodes non orthodoxes » du musicien.« Au départ, vous allez entendre de la musique préenregistrée et puis, sans que ça paraisse, on va faire la transition vers le spectacle et les gens ne seront pas tout à fait conscients de ce qui se passe.La steel guitar va être l'élément qui relie les deux parties.Puis, avec sa caméra, Adam va permettre aux spectateurs à l'arrière de la salle de voir sur écran certains détails singuliers de ce qui se passe sur scène comme Brian jouant de la batterie ou moi, de la steel guitar.Ce que je fais est pas mal mystérieux pour beaucoup de monde : on dirait que je suis assis derrière une planche à repasser.» D'abord reconnu comme un réalisateur de disques original, Lanois a mis de côté cette facette de son métier depuis quelques années, préférant se consacrer à sa propre création.Il n'a donc pas collaboré au prochain album de U2.«Ce que j'ai entendu était pas mal bon et audacieux», dit-il toutefois.La moto et le billard Avec Black Dub, Lanois voulait surtout jouer de la guitare et renouer avec le plaisir de faire partie d'un groupe comme quand il était tout jeune.Il possède toujours des studios en Jamaïque, à Los Angeles et à Toronto, mais cet être fondamentalement musical a d'autres passions.S'il a failli perdre la vie dans un accident de moto en 2010, il n'y a pas renoncé pour autant.Au contraire, il parle avec enthousiasme du club de moto qu'il vient de fonder à Hamilton et qui compte une division à Los Angeles.Plus encore, ses amis motards sont tous des joueurs de billard semi-professionnels qui participent à des tournois organisés par Lanois à Toronto, à Los Angeles ou en Jamaïque.« Je sens comme une nouvelle révolution dans l'air, dit-il.Il se passe beaucoup de choses dans la rue en matière de design et de ce qui fait vibrer le cœur des gens.C'est comme une nouvelle vague rock and roll mais pas spécifiquement musicale.J'y perçois une volonté de se rassembler comme les gens le faisaient jadis à l'église.Le club de moto s'inscrit dans cette tendance.» Ses multiples activités n'empêcheront pas Lanois de faire une tournée québécoise en septembre avec le bassiste Jim Wilson et le batteur Steve Nistor: L'Assomption, Rimouski, Saint-Jean-surRichelieu, Sherbrooke.Mais avant ça, il y a ce rendez-vous au Festival de jazz dont il est un habitué.« Ça signifie beaucoup pour moi de revenir à Montréal, dit celui qui est né à Hull.Mon français s'améliore un peu quand j'ai l'occasion de le pratiquer.J'ai parlé français jusqu'à l'âge de 9 ans quand on a déménagé [à Hamilton].À Montréal, je renoue avec mes racines, avec qui je suis.Je rêve toujours d'y avoir un petit appartement.» À Wilfrid-Pelletier le 26 juin.Invitées: Emmylou Harris et Trixie Whitley.«Je sens comme une nouvelle révolution dans l\u2019air.Il se passe beaucoup de choses dans la rue en matière de design et de ce qui fait vibrer le cœur des gens.» \u2014 Daniel Lanois HI mrM risr itr
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