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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Affaires
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-06-28, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/affaires MONTRÉAL SAMEDI 28 JUIN 2014 LA PRESSE GRANDE ENTREVUE RESTER NUMÉRO UN PAGE 7 FRANCIS VAILLES RADIO-CANADA ET LES POMPIERS PAGE 6 Emilio Imbriglio, PDG de Raymond Chabot Grant Thornton AFFAI RES WALMART DE JONQUIÈRE LA COUR SUPRÊME DONNE RAISON AUX EMPLOYÉS PAGE 5 WAL-MART S&PTSX 15 094,25 +63,51 (+0,42%) S&P500 1960,96 +3,74 (+0,19%) DOW JONES 16 851,84 +5,71 (+0,03%) PÉTROLE 105,74 $US -0,10$US (-0,09%) DOLLAR 93,80*US +0,28*US CE QUE LES FINANCIERS PENSENT DEVOUS Le monde boursier est complexe et évolue rapidement.Facile de s\u2019y perdre, de commettre des erreurs et, surtout, de céder à l\u2019émotivité, aux dépens de la raison! Des financiers ont identifié pour nous les mauvaises habitudes les plus courantes des petits investisseurs.Petit guide des choses à ne pas faire.À LIRE EN PAGES 2 ET 3 ET LA CHRONIQUE DE STÉPHANIE GRAMMOND, EN PAGE 4 ILLUSTRATION LAPRESSE w.illi.am/ implante Adobe* Experience Manager, une solution technologique puissante pour gérer et créer aisément des contenus numériques.w.illi.am/ Adobe _© Experience Manager Dernier site réalisé sous Experience Manager Bombardier.com intelligence, numérique http://w.illi.am/ Partenaire d\u2019affaires LA PRESSE AFFAIRES INVESTISSEURS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 JUIN 2014 vos emotions Pour mieux comprendre et expliquer pourquoi beaucoup d\u2019investisseurs commettent des étourderies, les professionnels des marchés se tournent vers ce qui est convenu d\u2019appeler la «finance comportementale».ILLUSTRATIONS LAPRESSE L\u2019investisseur individuel a tendance à conserver ses mauvais titres malgré l'arrivée de nouvelles informations pertinentes qui devraient l'inciter à les vendre.» - Denis Gauthier Mon travail c'est d\u2019éliminer l\u2019émotivité.- Eric Szoghy Plus on regarde notre portefeuille, plus on risque de prendre de mauvaises décisions, ce qui risque d'entraîner l'euphorie ou la capitulation.» - Denis Gauthier PHOTO EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, LAPRESSE Eric Szoghy, gestionnaire de portefeuille à la Financière Bangue Nationale V h PHOTO ALAIN ROBERGE, LAPRESSE Denis Gauthier, premier vice-président à la Financière Bangue Nationale RICHARD DUFOUR Dans son analyse 2014 du comportement des investisseurs, la firme américaine Dalbar souligne que les avantages dont profitent les investisseurs institutionnels (expérience, moyens, etc.) placent les petits investisseurs dans un scénario de David contre Goliath.Dalbar laisse entendre que l'investisseur moyen doit accepter avec humilité qu'il ne peut espérer un rendement au-dessus de la moyenne.« Les investisseurs devraient comprendre ce fait et ne pas juger la performance de leur portefeuille par rapport à celle du marché.» Un gestionnaire de portefeuille montréalais qui travaille pour une grande banque canadienne et qui requiert l'anonymat affirme que la seule explication au comportement des investisseurs est l'émotivité.«Les vendeurs de 2008-2009 [lors de la crise financière] sont les acheteurs de 2013-2014 [alors que le marché atteint de nouveaux sommets].Et ils sont probablement les mêmes qui vendaient en 2001-2002 lors de l'éclatement de la bulle techno avant d'acheter en 2007 juste avant la crise financière ! » Pourtant, un principe de base en Bourse est d'acheter quand les prix sont bas et de vendre quand ils sont hauts.Denis Gauthier, premier vice-président et directeur national, Gestion de patrimoine à la Financière Banque Nationale, ajoute de son côté que les investisseurs répéteront toujours les mêmes erreurs parce que la peur et l'appât du gain guident les décisions des gens.« Le sentiment qu'on peut avoir en prenant une perte versus le bonheur ressenti lors de la réalisation d'un gain est asymétrique», ajoute Denis Gauthier.Une perte fait deux fois plus mal à un investisseur que le bonheur d'un gain peut lui apporter, selon certaines études.« Ça fait en sorte qu'on peut retarder des décisions en raison de ses émotions.L'investisseur individuel a donc tendance à conserver ses mauvais titres malgré l'arrivée de nouvelles informations pertinentes qui devraient l'inciter à les vendre.» L'investisseur agirait ainsi parce qu'il sait que vendre lui fera mal.«Les gens retardent ce moment-là pour ne pas le vivre, mais les gains, ils les prennent facilement.Alors, que fait un investisseur quand il est laissé à lui-même?Il diminue sans s'en rendre compte la qualité de son portefeuille.» Les investisseurs auraient donc tendance à vendre leurs bons placements trop rapidement et à conserver leurs mauvais titres trop longtemps.Plus le temps passe, dit Denis Gauthier, plus nous nous trouvons à souhaiter que nos mauvais titres remontent.«Et là, c'est la paralysie, nous cessons de prendre des décisions.C'est terrible, car ce sont les émotions qui prennent le dessus.» Le financier est convaincu que cette situation continuera à se reproduire dans le futur.«Mon travail, dit son collègue Eric Szoghy, c'est d'éliminer l'émotivité.» Ce gestionnaire de portefeuille soutient qu'il vit régulièrement des situations où un client a payé 50 000$ un titre qui vaut 40 000$ deux ans plus tard.Le client souhaite conserver le titre pour le revendre lorsqu'il vaudra de nouveau 50 000$ au lieu de se demander s'il le rachèterait aujourd'hui s'il disposait de 40 000$.« Si la réponse à cette question est oui, il faut le conserver.Si la réponse est non, il faut investir ailleurs en se disant que les actions d'une autre société représentent une meilleure occasion de faire de l'argent.» LA PRESSE f AFFAIRES Aujourd\u2019hui dans La Presse+ TECHNO La Surface Pro 3 de Microsoft: ordinateur ou tablette?PHOTO ASSOCIATED PRESS Demain dans La Presse+ CONSOMMATION Se meubler sans dépenser SURLE RADAR Sylvain Ratelle, de Valeurs mobilières Banque Laurentienne donne son point de vue sur la Bourse et partage quelques conseils d'investissement LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 JUIN 2014 LA PRESSE AFFAIRES 3 Petit guide des choses à ne pas faire Les investisseurs ont tous tendance à répéter les mêmes erreurs.Voici la liste de leurs principaux faux pas tels que définis par le groupe de financiers que nous avons interrogés LA PRESSE AFFAIRES INVESTISSEURS VOULOIR TIMER (ANTICIPER) LE MARCHÉ Une étude d\u2019AGF montre que plus vous conservez vos placements longtemps, moins vous risquez de subir les effets de la volatilité et plus vous avez de chances d\u2019obtenir un rendement favorable.Selon AGF, 1000$ investi dans l\u2019indice composé S&P/TSX depuis 20 ans a rapporté 8,3% alors qu\u2019en manquant les 10 meilleures séances, le rendement recule à 5%.En ayant raté les 20 meilleures séances, ce rendement baisse à 2%.Ô CROIRE QUE LES BANQUES CANADIENNES NE SONT PAS RISQUÉES Un placement boursier sans risque n\u2019existe pas.Même les actions des grandes banques canadiennes comportent un haut niveau de risque.Les actions des grandes banques canadiennes ont perdu 50 % de leur valeur durant la crise financière de 2008-2009.NE PAS RÉÉQUILIBRER SON PORTEFEUILLE Vous avez une répartition 70-30 (actions vs obligations) et le marché la porte à 80-20.Il faut prendre 10% pour le mettre dans la catégorie d\u2019actifs qui a le moins rapporté.«C\u2019est l\u2019équivalent de vendre ce qui est cher pour acheter ce qui n\u2019est pas cher», dit Eric Szoghy (Financière Banque Nationale).Un autre gestionnaire ajoute que le rééquilibrage doit être fait le plus possible à date fixe.5 NÉGLIGER LE RISQUE À LA BAISSE Le processus de gestion de portefeuille débute avec l\u2019évaluation du risque de baisse, jamais avec le rendement visé, souligne un gestionnaire d\u2019une grande banque canadienne qui ne veut pas être nommé.«Quand on investit dans une société cotée en Bourse, on doit d\u2019abord évaluer le risque que le titre recule», conseille un gestionnaire.i5> » DIVERSIFIER DE LA MAUVAISE FAÇON Il n\u2019est pas rare de voir une personne entretenir des liens avec deux ou trois institutions financières pour gérer le portefeuille.Mais c\u2019est le portefeuille qui doit être diversifié.« Et en changeant de style de gestion comme on change de voie dans le trafic, la plupart du temps on se retrouve avec pire, constate un financier.En 2000, plusieurs investisseurs ont congédié leur gestionnaire pour se précipiter dans la bulle techno.On connaît la suite.» i! CONSULTER LES RAPPORTS D\u2019ANALYSTES Les rapports des analystes sont avant tout destinés aux gestionnaires de portefeuille et aux investisseurs institutionnels.Un analyste se concentre sur un seul secteur et ne connaît pas la tolérance au risque des gens.COMPARER SES RENDEMENTS AVEC LE VOISIN C\u2019est une erreur de faire des comparaisons sans connaître la répartition d\u2019actifs de chacun.Il est clair que le voisin aura un meilleur rendement quand le marché monte s\u2019il a un pourcentage en actions plus élevé que vous dans son portefeuille.» SURESTIMER SA TOLÉRANCE AU RISQUE Trop d\u2019investisseurs ont tendance à surestimer leur tolérance au risque quand le marché monte.Le risque ne se définit pas par l\u2019appellation de la catégorie d\u2019actifs (obligations, actions, etc.), mais par la différence entre le prix et la valeur intrinsèque d\u2019un investissement, explique un gestionnaire de portefeuille.LA SAVEUR DU MOIS ë Ce n\u2019est pas parce que c\u2019est médiatisé qu\u2019il faut en détenir.Il faut éviter de courir après les modes (exemple: Facebook).«Dans ces cas-là, les gens ne deviennent plus rationnels et quand on leur parle d\u2019évaluation, ils ne veulent rien entendre à propos des éléments fondamentaux», souligne Denis Gauthier (Financière Banque Nationale).hoj COMPARTIMENTER ÉVALUER SON RENDEMENT EN TERMES ABSOLUS Les attentes déraisonnables amènent les mauvaises décisions.Ce qui est important, c\u2019est d\u2019atteindre les objectifs fixés.Il faut éviter de voir le rendement en absolu et plutôt le prendre en relatif.Un rendement négatif de 5% est intéressant si le marché a reculé de 10%.Rll SOUS-ESTIMER L\u2019INFLATION Beaucoup d\u2019investisseurs sous-estiment l\u2019inflation et les dégâts qu elle peut causer à long terme.«L\u2019inflation gruge le pouvoir d\u2019achat et les actions sont un des meilleurs outils pour combattre l\u2019inflation, rappelle Eric Szoghy.On devrait toujours avoir un horizon de cinq ans et plus pour être certain de passer au moins un cycle d\u2019inflation.» L\u2019INTERNET Les financiers réalisent qu\u2019avec l'accès à l'internet et les relevés en ligne, les investisseurs consultent trop fréquemment leur portefeuille et se laissent guider par les fluctuations du marché.«Plus on regarde notre portefeuille, plus on risque de prendre de mauvaises décisions, ce qui pourrait entraîner l\u2019euphorie ou la capitulation», résume Denis Gauthier.LA PEUR D\u2019INVESTIR AU SOMMET Ce \u2018est pas pertinent si le portefeuille est bien construit et surtout si on acquiert des actions d'une entreprise bien gérée qui a de belles perspectives.Il est normal d'acheter un jour un bon titre à son sommet si on croit que ce titre a tout ce qu'il faut pour continuer à s\u2019apprécier.S Les gens accordent trop d'attention à un titre qui a donné moins de rendement à l'intérieur du portefeuille.L'investisseur accorde plus d\u2019importance qu\u2019il ne le devrait à un seul titre.Les gens «compartimentent» les gains et les pertes dans leur portefeuille au lieu de voir l\u2019ensemble du portefeuille.PENSER À COURT TERME Il ne faut pas sous-estimer ce que le temps fait à un portefeuille.Il faut garder en tête les objectifs à long terme et se demander si le portefeuille permettra d'atteindre ses objectifs sur 20 ans.Il faut cesser de remettre continuellement son portefeuille en question à court terme. LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 JUIN 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn LA PRESSE AFFAIRES La gaffe des détenteurs de fonds communs STÉPHANIE GRAMMOND CHRONIQUE Acheter bas.Vendre haut.Voilà la règle de base pour faire de l'argent à la Bourse.Archi simple, me dites-vous.Pourtant, les investisseurs font souvent le contraire, comme le raconte mon collègue Richard Dufour dans son dossier sur les erreurs les plus communes des investisseurs.Malheureusement, les gens qui achètent des fonds communs de placement commettent aussi cette gaffe classique.Ils ont le don d'investir ou de vendre au mauvais moment.Ce problème de timing leur coûte cher.Bien des études ont démontré que les épargnants obtiennent un rendement inférieur à celui affiché par les fonds communs qu'ils détiennent, à cause de cette manie de déplacer leurs billes d'un fonds à l'autre.Aux États-Unis, on observe un écart de 2,5 % entre le rendement des détenteurs de fonds et le rendement moyen des fonds, depuis 10 ans.Plus précisément, l'investisseur moyen a gagné 4,8 % par année, tandis que le fonds moyen a grimpé de 7,3%.Une énorme différence! Comment arrive-t-on à calculer le véritable rendement des investisseurs?On ajuste le rendement du fonds en fonction des entrées et des sorties de capitaux.Ainsi, on peut mesurer le rendement de l'argent réellement investi dans le fonds tout au long de l'année.Prenez un fonds qui aurait bondi de 20% au cours des six premiers mois de l'année, pour ensuite stagner durant le reste de l'année.Si la majorité des investisseurs ont acheté le fonds au milieu de l'année, le véritable rendement des investisseurs dans ce fonds sera plus près de zéro que de 20%.Au Canada, les données ne permettent pas de réaliser une étude aussi exhaustive.Mais la tendance est la même qu'aux États-Unis, comme j'ai pu le constater en analysant un échantillon des plus gros fonds de l'industrie avec l'aide de Christian Charest, de Morningstar Canada.Dans trois grandes catégories de fonds, nous avons sélectionné les cinq plus importants fonds pour lesquels le rendement des investisseurs était disponible.Dans la catégorie des fonds d'actions, l'écart est particulièrement frappant.Sur des périodes de 3, 5 et 10 ans, les investisseurs ont systématiquement obtenu un rendement inférieur à celui affiché par le fonds, à une exception près.Évitez les fonds à la mode et méfiez-vous des fonds spécialisés.Pour le fonds de dividendes canadiens RBC, par exemple, les investisseurs ont obtenu un rendement annuel de 7,5 % sur 10 ans, soit un point de pourcentage de moins que le rendement affiché par le fonds (8,5%).Autrement dit, si les investisseurs avaient conservé leurs fonds d'actions sans rien faire, pendant 10 ans, ils auraient obtenu de meilleurs résultats.Mais au plus sombre de la crise du crédit, les investisseurs apeurés ont pris leurs jambes à leur cou et sont sortis des fonds d'actions.Du coup, ils ont raté une partie du rebond.Et quel rebond! Depuis son creux de 2009, la Bourse canadienne a pratiquement doublé, et l'indice S&P/ TSX a atteint un sommet historique il y a quelques jours, dépassant le niveau atteint avant la crise.Du côté des fonds d'obligations, les investisseurs sont aussi à la traîne.Mais l'écart entre leur véritable rendement et celui affiché par leur fonds est moins prononcé.Quant aux fonds équilibrés, le portrait est plus nuancé.Dans certains cas, les investisseurs ont eu un bon timing, dans d'autres, un peu moins.Mais l'écart est faible.Cela porte à croire que les investisseurs conservent ces fonds bien diversifiés pour du long terme.Ils sont moins portés à chambarder leur portefeuille pour un oui ou un non.Est-ce à dire qu'il faut arrêter d'ouvrir ses relevés de compte, se boucher les yeux et ne plus rien faire dans son portefeuille?Bien sûr que non! Néanmoins, ces chiffres nous rappellent le mérite des bonnes vieilles règles de base.D'abord, évitez les fonds à la mode.Vous vous souvenez de la vague de fonds internet en 1999?C'était juste avant l'explosion de la bulle des technos.Depuis, la majorité a fermé.La Chine?L'or?Les investisseurs ont aussi déchanté.Méfiez-vous des fonds spécialisés.À la place, faites une répartition d'actifs en fonction de votre âge et de votre tolérance au risque.Puis, gardez le cap en rééquilibrant votre portefeuille périodiquement.Si les actions montent, vous en vendez un peu pour racheter des obligations.Ainsi, vous vendrez haut et rachèterez bas.Pour minimiser les coûts de transaction, vous pouvez simplement investir vos nouvelles cotisations dans la catégorie d'actifs qui a le moins bien fait.Et si vous n'avez pas envie de vous casser la tête, pourquoi ne pas mettre en place un mécanisme d'épargne automatique qui vous permettra d'investir régulièrement dans un fonds de revenus mensuels ou un fonds équilibré qui s'occupe de la répartition d'actifs et du rééquilibrage pour vous?Ou encore, un fonds cycle de vie qui ajuste le niveau de risque au fur et à mesure que vous approchez de l'âge de la retraite?Vous serez alors à l'abri de vos propres erreurs de comportement.LES INVESTISSEURS ONT SOUVENT UN RENDEMENT INFÉRIEURÀ CELUI DU FONDS QU\u2019ILS DÉTIENNENT FONDS D\u2019ACTIONS Fonds de dividendes canadiens RBC série A \t3 ans\t5 ans\t10 ans Rendements des investisseurs\t8,4%\t11,3%\t7,5% Rendements du fonds\t8,8%\t11,6%\t8,5% Écart\t-0,4%\t-0,3%\t-1,0% Fonds Fidelity Étoile du Nord série\tA\t\t \t3 ans\t5 ans\t10 ans Rendements des investisseurs\t4,6%\t8,9%\t12,0% Rendements du fonds\t7,6%\t9,5%\t8,2% Écart\t-3,0%\t-0,7%\t3,8% FONDS D\u2019OBLIGATIONS\t\t\t Fonds d\u2019obligations RBC série A\t\t\t \t3 ans\t5 ans\t10 ans Rendements des investisseurs\t4,0%\t5,2%\t4,0% Rendements du fonds\t4,4%\t5,7%\t4,8% Écart\t-0,4%\t-0,4%\t-0,8% Fonds d\u2019obligations canadiennes Fidelity série A\t\t\t \t3 ans\t5 ans\t10 ans Rendements des investisseurs\t3,3%\t4,4%\t4,3% Rendements du fonds\t3,6%\t4,5%\t4,3% Écart\t-0,3%\t-0,1%\t0 FONDS ÉQUILIBRÉS\t\t\t RBC Portefeuille Prudence Sélect\tsérie A\t\t \t3 ans\t5 ans\t10 ans Rendements des investisseurs\t6,3%\t6,7%\t5,0% Rendements du fonds\t5,8%\t6,6%\t4,7% Écart\t0,5%\t0,0%\t0,2% Fidelity Revenus mensuels série A\t\t\t \t3 ans\t5 ans\t10 ans Rendements des investisseurs\t8,4%\t10,4%\t7,9% Rendements du fonds\t7,4%\t11,5%\t8,4% Écart\t1,1%\t-1,0%\t-0,5% Note : Les rendements sont arrondis au d\tixième près,\tce qui peut entraîner\t distorsions dans le calcul des écarts.Source: Morningstar Canada Pharmaceutique Pershing et Allergan s\u2019entendent au sujet d\u2019une assemblée Pe rshing Sq uare Capital Management et Allergan ont conclu une entente afin de permettre au gestionnaire de fonds américain de tenter d\u2019obtenir la tenue d\u2019une n\t \t 710 OCCASIONS D'AFFAIRES INVESTISSEUR PROFESSIONNEL pour 400 000$ sur terrain d\u2019une valeur de 4 000 000$ et +.15% d\u2019intérêt.450 973-4926 RECHERCHE GENS DE RÉSEAUX POUR VENTE DE CONDOS À MTL - INVESTISSEURS Raymond Poirier 514 795-4897 715 FINANCEMENT 1ÈRE/2E HYPOTHÈQUE ET CONSTRUCTION Commercial \u2022 Industriel \u2022 Résidentiel DENCOL, 514-342-1356 (agent protégé) assemblée extraordinaire des actionnaires dans le but de renvoyer six membres du conseil du fabricant du Botox.Pershing, dirigée par l\u2019investisseur militant Bill Ackman, est partenaire de Valeant Pharmaceuticals (TSX: VRX) dans le cadre de l\u2019offre d\u2019achat hostile faite pour Allergan.L\u2019entente rendue publique hier fait en sorte qu\u2019Allergan n\u2019aura pas recours au mécanisme de défense de la dragée toxique pour contrer la manœuvre de Pershing.La société Allergan a plusieurs fois refusé de rencontrer Valeant afin de discuter de son offre de plus de 50 milliards US en actions et en espèces.\u2014 La Presse Canadienne PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE ' \u2022 :s ^\u2014\"C f ^ \u2022wfO* wmmm¦¦¦¦ Voyage Les touristes internationaux ont moins dépensé Les dépenses touristiques au Canada ont augmenté de 0,3 % au premier trimestre, selon Statistique Canada.Il s\u2019agit du taux de croissance le plus faible observé depuis le premier trimestre de 2013.Un recul de 2,4% des dépenses touristiques des visiteurs internationaux au Canada, le plus marqué depuis le premier trimestre de 2011, a contribué à ce ralentissement, a ajouté l\u2019agence fédérale.Les dépenses touristiques des Canadiens au pays ont augmenté de 0,9% au premier trimestre.Il s\u2019agit du taux de croissance le plus élevé enregistré depuis le quatrième trimestre de 2011.\u2014 La Presse Canadienne SUDOKU Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d'informations : www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com H PRÉVISIONS H RÉEL BPA: bénéfice par action K : milli LUNDI 30 JUIN Ventes de maisons existantes (É.-U.)\tmai: 1,2% avril: 0,4% Park electrochemical\tBPA1T: 34cUS Real Estate Trust\tBPA1T: 17eUS JEUDI 3JUILLET\t Ind.ISM non manufacturier\t (É.-U.)\tjuin : 56,0 mai : 56,3 Taux de chômage\tjuin: 6,3% (E.-U;)\t\tmai: 6,3 % Intl.Speedway\tBPA 2T: 48
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