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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-07-12, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 12 JUILLET 2014 LÀ PRESSE MUSIQUE LES CD «OUBLIÉS» DE 2014 PAGE 6 LALISTE DE NOTRE INVITÉ MARTIN MATTE PAGE 14 ARTS AGENDA Envie d'aller voir un spectacle?Faites votre choix grâce à notre calendrier à lapresse.ca/agenda MUSIQUE/KATY PERRY POUPÉE DE SON PAGE 11 1 L Dans quelques jours, la production Cyrano de Bergerac s\u2019installera sur la scène du TNM.Le comédien Patrice Robitaille, qui a passé l\u2019année à apprendre son texte pour le savoir sur le bout des doigts, s\u2019attaque à un rôle dont les exigences sont proportionnelles à l\u2019enthousiasme qui l\u2019habite.En attendant le grand soir, Nathalie Petrowski l\u2019a rencontré à Saint-Lambert, au bar d\u2019un petit resto italien.À LIRE EN PAGES 8 ET 9 PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE ?\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022?FABULEUX JOAILLIER DES TSARS M A \t\t\t \t\t\t \t\t\t \t\t\t Une exposition organisée par le Virginia Museum of Fine Arts, Richmond, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.Carl Fabergé, Œufde Pâques impérial dit du tsarévitch (détail), 1912.Richmond,Virginia Museum of Fine Arts, Bequest of Lillian Thomas Pratt.Photo Katherine Wetzel © Virginia Museum of Fine Arts M MUSÉE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JUILLET 2014 PANORAMA enda rA\": ./Lr.*\t«\t%\u2019î y' ;\u2022 ¦r.; ¦¦ ¦\t.¦;\t¦.¦ \" '\tvV ' Arts visuels LE MUSEE FAIT MOUCHE Le Musée d\u2019art contemporain des Laurentides, à Saint-Jérôme, présente jusqu\u2019au 14 septembre l\u2019exposition Le musée fait mouche autour du thème de la pêche.Avec notamment des œuvres de Jean Paul Riopelle, Laurent Lamarche, François Morelli et Louise Bérubé.\u2014 Eric Clément Au Musée d\u2019art contemporain des Laurentides (101, place du Curé-Labelle, Saint-Jérôme), jusqu\u2019au 14 septembre.PHOTO ANDRE PICHETTE, LA PRESSE Shawn Barker présente son hommage à Johnny Cash, The Man in Black, tout l\u2019été à Saint-Sauveur.Dans l\u2019train Juste pour rire LE CIRQUE ELOIZE Comme si les circassiens ne nous avaient pas assez gâtés en matière de spectacles gratuits ce mois-ci, le Cirque Eloize s\u2019apprête à en mettre plein la vue aux Montréalais sur la place des Festivals avec un spectacle consacré au défunt humoriste et acteur Olivier Guimond, qui aurait eu 100 ans cette année.Sur la place des Festivals du 17 au 19 juillet, dans le cadre de Juste pour rire.: *SWIK a vV i-WJ Cirque MONTREAL COMPLETEMENT On risque fort de tomber nez à nez avec un acrobate ce week-end.Montréal complètement cirque se termine en effet sur un salto arrière avec une foule d\u2019activités gratuites sur la rue Saint-Denis (dont un tronçon dans le Quartier latin est fermé à la circulation de 17h30 à 21h30 aujourd\u2019hui), dans le Village, sur l\u2019esplanade du Parc olympique et au parc Jean-Drapeau.Certaines activités sont annulées en cas de pluie.Aujourd\u2019hui et demain.Info : montrealcompletementcirque.com présente DEJAN LAZlC FORCE ET BEAUTE Quebec TIE FESTIVAL DE ./VA- lanaudïere Le plus grand festival de musique classique au Canada 8 juillet au 10 août 2014\ten collaboration avec HH|| Lanaudiere.org LUND114 JUILLET/20H Dejan LAZlC, piano Programme: C.PE.BACH, BRITTEN, SCARLATTI, BARTOK Église de Saint-Paul-de-Joliette CONCERT B Desjardins | Desjardins 0\t«YAMAHA Québec SS Canada pour Sainte-Adèle.DANIEL LEMAY GRAND ANGLE Le jazz passé, nos bras meurtris ont tendu le flambeau de béton aux collègues du cirque et de l'humour et nous avons pris la route du nord, question d'aller s'aérer les neurones musicaux dans l'air salvateur des plus vieilles montagnes de la planète.Premier arrêt : le Théâtre des Pays d'en haut qui, selon la carte, est dans la partie Piedmont du chemin Avila.On ne veut pas faire de chicane avec Saint-Sauveur mais.Mardi, c'était la première de The Man in Black (voir notre critique à lapresse.ca), un hommage à Johnny Cash sur lequel le producteur Pierre Legault a misé toutes ses billes estivales: 8 semaines, 40 représentations dans une salle de 700 places.Comme ils disent dans le showbiz, « c'est du ticket ! ».« L'été dernier, nous avons présenté The Man in Black pendant deux semaines.À guichets fermés», nous dira Pierre Legault, l'ancien propriétaire de ce théâtre qui s'appelait Chapiteau Saint-Sauveur et dont il n'est plus que le locataire-exploitant.« Deux autres raisons m'ont poussé à ramener cette production et à la mettre à l'affiche pour tout l'été.La première est que la musique coûte moins cher à présenter que l'humour: un humoriste de premier plan comme Mario Jean remplit ses salles, c'est certain, mais ça coûte de gros, gros sous.L'autre raison tient à la langue : avec un spectacle comme The Man in Black, on peut s'attendre à attirer une partie de la clientèle anglophone, de Montréal et des régions voisines.» Pierre Legault était aussi propriétaire du Chapiteau Bromont qu'il a vendu à Juste pour pire, avec le nom « Chapiteau ».que JPR n'utilise pas, peut-être parce qu'il prête à confusion : le Théâtre Juste pour rire Bromont est une structure permanente pouvant accueillir 900 spectateurs, rien à voir avec un quelconque chapiteau mobile de cirque.Jean-Marc Parent y raconte ses histoires « incroyables » ce week-end, mais JPR Bromont ne se limite pas à l'humour: Louis-Jean Cormier l'omniprésent y sera à l'affiche en août, tout comme Crocodile Rock, une revue musicale rétro.Beaucoup de mouvement dans l'industrie du spectacle.Jean Pilote, du Capitole de Québec où The Man in Black a passé cinq étés, vient présenter ce spectacle en coproduction dans les Laurentides.Juste pour rire exploite un théâtre en Estrie et l'achat d'un autre lieu semblable n'arriverait pas comme une grosse surprise.À Montréal ou ailleurs : le Théâtre St-Denis est-il à vendre?Au bistro Saint-Sau, par ailleurs, à la plus vieille intersection du village de Saint-Sauveur, on a appris que des hommes d'affaires de la région travaillaient au montage financier d'un projet de salle de spectacles de 900 places.Grosse affaire.Saint-Sauveur a toutes les enseignes de chaînes imaginables - sauf Canadian Tire à qui l'accès a été refusé - mais pas de salle multifonctionnelle moderne.Or, avec les rénovations des salles à Saint-Jérôme et à Sainte-Agathe (le Patriote), l'orgueilleuse «porte du Nord» se retrouve un peu en manque.Cet été, le Théâtre Saint-Sauveur présente la pièce Mission Séduction de Sophie Clément tandis que son «frère» de Sainte-Adèle, à 10 km au nord, propose l'Intrus, une comédie d'Yves Amyot.En musique, des Pays d'en haut jusqu'aux Hautes-Laurentides, la région est bien servie avec ici, des programmations hebdomadaires, là, des festivals avec spectacles en rafale.Sainte-Adèle a ramené ses Soirées Nostalgia et Renée Martel, « la fille de son père », chante ce soir au parc de la Famille.Le comédien Emmanuel Bilodeau donne son One Manu Show au Patriote de Sainte-Agathe où Rémi Jean s'installera pour plusieurs semaines à la fin du mois : gros sous, salle pleine.Sainte-Agathe aussi offre ses spectacles gratuits; ce soir, les Country Girls chantent aux Concerts sur le lac où les suivront, entre autres, Karim Ouellet (2 août) et Bobby Bazini (16).Le festival Lumières sur le lac se tiendra au même endroit du 23 au 27 juillet avec, sur la grosse affiche, All Star (Watters, Boisjoli, Déry, Cossette, Deslauriers), Marie-Mai, Zachary Richard, le Boogie Wonder Band et Roch Voisine.Presque en même temps (du 25 juillet au 2 août) se tiendra le Festival de la Rouge de Nominingue, avec une programmation de tout premier ordre où l'on retrouve, entre autres, André Sauvé, Daniel Bélanger, Stéphane Rousseau, Éric Lapointe et Patrick Norman.Red hot! comme dirait Rachid B.À Mont-Tremblant, d'où nous écrivons cette chronique, le Festival de blues de Tremblant présente ses derniers gros concerts aujourd'hui, dont celui du vibrant duo sitar-guitare Anwar Kurshid et Paul Deslauriers (16h30).Samedi prochain, le duo acadien Radio Radio relance les Rythmes Tremblant, le jour même où la soprano Marie-Josée Lord et Quartango ouvriront le Festival classique des Hautes-Laurentides au centre culturel de la Vallée-de-la-Rouge.Qui dit mieux?Dans l'train pour Sainte-Adèle, y'avait un homme qui voulait débarquer.à Piedmont pour voir The Man in Black, puis monter la 117 sur le pouce et se payer une belle semaine de spectacles de qualité.Loin du béton.Et avec une tuque, une petite laine et un poncho dans le sac à dos, au cas où.ARTISANS A L'ŒUVRE.MAISON SAINT-GABRIEL Musée et site historique LE DIMANCHE 13 JUILLET 2014 Ils sont bardeleur, tourneur, tisserand, forgeron, laceur de raquettes, cordier, creuseur d\u2019auges, sellier, sourcier, fondeur de cuillères, cordonnier et souffleur de verre.Ils seront là avec le chirurgien-barbier.Ne manquez pas le conteur Francis Désilets! Conférence horticole, causerie musicale et Théâtre Catherine-Crolo.2146, place Dublin, Montréal (Québec) 514 935-8136 Horaires à www.maisonsaint-gabriel.qc.ca EN PRIMEUR CE SOIR.ARTS Tous lesjours dans La Presse LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JUILLET 2014 ARTS 3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS Séparés à la naissance SPÉCIAL COUPE DU MONDE Ça finit ce week-end, mais voici les meilleurs joueurs de soccer au monde qui ont, selon vous, chers lecteurs, des sosies vivants sur la planète.Merci à tous! Guillaume Ochoa Bobby Bazini * ¦ Si Suggestion: France Tremblay Arjen Robben\tAlain Gravel Suggestion: Denis Livernoche Gianluigi Buffon Henri Lundqvist :r>: - ¦iSS Suggestion: Santino Giacobbe En hausse.en ba isse Bobby Bazini Le marché américain vient de s\u2019ouvrir au chanteur québécois Bobby Bazini, qui a signé la semaine dernière un contrat avec l\u2019étiquette de disques Capitol Records.Son plus récent album, Where I Belong, enregistré à Los Angeles, sortira donc aux États-Unis en version numérique à la mi-août.Une percée prometteuse pour le nouveau poulain de Rich Isaacson (qui travaille aussi avec Mika).PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE PHOTO PASCAL RATTHE, LE SOLEIL Les débats stériles auFEQ Parce que des spectateurs ont été refoulés du parc de la Francophonie, bondé pour le spectacle de Three Days Grace lundi, certains internautes ont remis en question le fait que Louis-Jean Cormier ait été programmé sur les plaines d\u2019Abraham le même soir.« C\u2019est qui, Louis-Jean Cormier ?» sont allés jusqu\u2019à écrire (encore !) des gens qui, de toute évidence, n\u2019ont pas de téléviseur à la maison.L\u2019horaire d\u2019été HUGO DUMAS CHRONIQUE Il fera beau et chaud jusqu'à la fête du Travail.Ouep.Il ne peut en être autrement.Avec l'hiver éternel et le printemps torrentiel qui nous ont assommés, nous méritons du soleil, pas trop de canicule et des soirées juste assez fraîches pour dormir les fenêtres ouvertes, sans climatiseur.Advenant quelques gouttes, de gros nuages ou un ouragan, voici quelques titres que je prévois regarder cet été.D'abord, oui, c'est une promesse, je m'attaquerai enfin à la série Suits (présentée sur addikTV en français).Vous m'en parlez depuis longtemps.Mes amis m'achalent aussi avec ces deux avocats new-yorkais de la chaîne USA.Avec trois saisons de retard, je devrais m'y mettre tout de suite.Allez.Ensuite, même si la sixième saison m'exaspère au plus haut point, j'essaierai de boucler le grand cycle de sept années de True Blood à HBO et Super Écran.Présentement, c'est du grand n'importe quoi.Le vampire Bill Compton (Stephen Moyer) se prend À Radio-Canada, Les chefs!: la revanche sera une des seules émissions que je suivrai en direct.Hakim, Isabelle et Ashley sont mes préférés.Aviez-vous remarqué que Daniel Vézina ne fait plus son grand mouvement de bras pour lancer les hostilités culinaires?J'aimerais tellement vous parler de la troisième saison de Homeland, que Télé-Québec diffusera à l'automne, mais j'ai peur de m'échapper et de brûler un gros punch.Ce troisième chapitre démarre lentement, soyez-en avertis.On ne sait pas où ça se dirige, ça tourne en rond et on finit par assembler toutes les pièces du puzzle.Wow.L'action redécolle de plus belle.Saul (Mandy Patinkin), patron de Carrie (Claire Danes), demeure un de mes personnages préférés.Finir enfin la série Breaking Bad (également sur addikTV) figure aussi dans mes plans des prochaines semaines.Au risque de perdre encore plus de crédibilité, j'ai souvent Même si la sixième saison m\u2019exaspère au plus haut point, j\u2019essaierai de boucler le grand cycle de sept années de « True Blood » à HBO et Super Écran.Présentement, c\u2019est du grand n\u2019importe quoi.pour un prophète depuis qu'il a bu toutes les réserves du sang de Lilith.Un « grand-papa fée » est débarqué dans la vie de Sookie et Jason Stackhouse, le gouverneur de l'État a déclaré la guerre aux vampires et le shérif Andy Bellefleur élève quatre jumelles - des fées elles aussi - qui grandissent à un rythme anormal.Bref, c'est imbuvable.Mais si près de la fin, je refuse de larguer les habitants de Bon Temps, en Louisiane.Que faire maintenant avec la série d'horreur Penny Dreadful de la chaîne Showtime ?Les huit épisodes d'une heure dorment dans mon enregistreur numérique (la version française n'est pas encore offerte).J'ai visionné le premier et n'ai pas trop embarqué.C'est un produit très étrange.On y croise des personnages comme Frankenstein, Dracula et même Dorian Gray.Ça se passe à Londres, au XIXe siècle.Il y a des meurtres, des monstres et de la magie noire.Pas certain de poursuivre.Autre truc sur le point d'être recalé: la télésérie Tyrant des créateurs de Homeland et 24 heures chrono.Le premier épisode était intrigant.Les deux suivants ont été carrément décevants.Ce soap de luxe campé dans un pays fictif du Moyen-Orient ne va nulle part.Les accents des acteurs sont risibles.Et plusieurs comédiens ne jouent pas très bien.Abandon très possible.exprimé ma difficulté à être complètement captivé par cette histoire de cancéreux qui fabrique et vend de la métamphétamine pour assurer un avenir à sa famille.D'ailleurs, j'ai failli lâcher Breaking Bad après le dixième épisode de la troisième année, où nos deux bozos (Walt et Jessie) chassent une mouche dans leur laboratoire pendant 48 pénibles minutes.C'était interminable.Je suis présentement rendu au début de la quatrième saison et donc pas très loin de la ligne d'arrivée, soit la cinquième et dernière année.Courage.Finalement, encore trois épisodes de True Detective (sur HBO et Super Écran) à voir pour clore cet univers policier qui nous happe dans les premières minutes.Les deux acteurs principaux, Woody Harrelson et Matthew McConaughey, sont géniaux.True Detective, c'est l'histoire de deux flics qui, en 1995, ont épinglé un meurtrier particulièrement dégueulasse.Dix-sept ans plus tard, un crime identique à celui commis en 1995 a été perpétré dans un petit bled de la Louisiane.Nos deux policiers, maintenant en chicane, auraient-ils coffré le mauvais suspect à l'époque ?Je vous laisse là-dessus.Il fait un temps superbe dehors.Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas s'enfiler un premier épisode de Suits.Juste un, OK?Avec Les beaux malaises en DVD Cette comédie intelligente de Martin Matte a été le gros succès de TVA l\u2019hiver dernier.Le coffret DVD, maintenant en vente partout, contient plusieurs suppléments qui nous font encore plus apprécier l\u2019humour caustique de l\u2019émission, dont des bloopers que l\u2019on peut se taper en rafale, un peu comme ceux du Cœur a ses raisons.Si vous n\u2019avez pas encore vu Les beaux malaises, c\u2019est le temps de vous rattraper.Go ! Mes vacances Personnellement, je lévite à l\u2019approche de mes vacances.Mais vous, chers lecteurs, je vous comprendrais de ressentir une forme d\u2019abandon temporaire.Comme dirait Arnold: «I\u2019ll be back!» 4 A RT S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JUILLET 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS MUSIQUE ALACLAIR ENSEMBLE L « ANTIMARKETING » SELON CHARLES-ÉRIC BLAIS-POULIN Un an à peine a passé depuis le marquant Maigre blanc d'Amérique du noir, et déjà, le collectif rap - ou post-rigodon -étend les tentacules de son imaginaire à la fois réfléchi et débridé, absurde et habité.Sans maison de disques ni imprésario, Alaclair Ensemble prouve une fois de plus que la musique est d'abord affaire d'occasions plutôt qu'occasion d'affaires.À Dare to Care, label auquel plusieurs bands rêvent de se joindre un jour, ils ont préféré Instagram, Facebook, Twitter et Gmail.Pour les mélomanes branchés, tous les chemins virtuels mènent tôt ou tard à un de leurs concerts, raison d'être et vache à lait du groupe.Sur Toute est impossible, les six membres d'Alaclair cuisinent une troisième galette pas plate du tout où l'afrobeat (Variette) se mêle à l'électro (Fastlane), à la ballade (Calinour) et au rap américain, un bagage éclectique qui témoigne d'influences diverses, fibre pop en filigrane.Peu enthousiasmés par la scène rap actuelle, ils succombent d'autant plus à l'appel de l'exploration.«Nous avons beaucoup d'outils dans notre coffre, mais le rap en est un qui revient souvent, dit le chanteur Maybe Watson, attablé au café Placard, avenue du Mont-Royal.C'est quoi le rap, sinon que de rimer sur du rythme ?» «Jean Leloup rappe, Dédé Fortin rappait, Red Hot Chili Peppers rappe aussi.Après, c'est une question d'enrobage et d'étiquette, continue son collègue Ogden Ridjanovic, gestionnaire web de l'univers Alaclair.Dire qu'on fait du post-rigodon, c'est aussi une manière de ne pas se limiter.» La nouvelle offrande a été composée et enregistrée en 10 jours l'hiver dernier à Stoneham, dans les Laurentides.«Dix jours de party», mais aussi d'intense création.Encore une fois, Alaclair charrie un jargon et défend une terre riche: sur la pochette de Toute est impossible, le premier ministre « Stivon Harpon » arbore fièrement les couleurs de la république libre du Bas-Canada, ce pays fantasmé qui a pourtant existé - très provisoirement - sous l'égide du patriote anglophone Robert Nelson.C'est d'ailleurs cet alias qui habille le personnage d'Ogden Ridjanovic, dont le nom trahit les origines polonaises.Post-rigodon, Bas-Canada, patriote: les références identitaires sont subtiles et secondaires, mais suffisantes pour susciter des raccourcis qui ont agacé les musiciens.«Oui, on a des positions politiques, mais on n'a pas de plan pour quoi que ce soit, dit Ogden.Par exemple, moi, je me considère comme souverainiste, mais on ne veut pas que notre groupe soit associé à une cause, parce qu'on parle autant d'animaux, de bouffe et de nos chums dans nos chansons, et on préfère qu'il n'y ait pas de hiérarchie dans nos thèmes ».« Quoique la bouffe est pas mal au top », confesse Maybe Watson en riant.Alaclair a donc préféré se jouer des associations et simplement.jouer.En créant un monde fictif, quoiqu'ancré dans le passé; en engloutissant ses positions dans l'absurde; et surtout, en misant sur cette complicité rare qu'ils entretiennent avec leurs fans de toutes allégeances.Une formule qui paie, à voir le public qui se déplace à chacun des concerts d'Alaclair.« Toute est impossible, mais on fonce pareil», lance Ogden.rRBL w HIP-HOP ALACLAIR ENSEMBLE TOUTE EST IMPOSSIBLE INDÉPENDANT IPiÉ V V \u2022 1 » j HSkQ\t \t \t Maybe Watson et Ogden Ridjanivoc, deux membres du collectif Alaclair Ensemble.oSm Présenté par ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL aH Hydro Québec \t CONCERTS GRATUITS .\"W /19h30 MERCREDI 30 JUILLET TERREBONNE JEUDI 31 JUILLET BEAUHARNOIS VENDREDI En collaboration avec BMO O\tARRONDISSEMENT DE MONTRÉAL-NORD Parc Charleroi CHARLES Présenté par: LAFOR lUNE\tLa Fondation Nussia et André Aisenstadt, Animateur\tI la Fondation Mirella et Lino Saputo et porte-parole\tI et BMO Groupe financier NATHAN BROCK Chef en résidence\ti\tApportez votrechaise! y Partenaire média Terrebonne Une histoire de vte Montra l-Nord Beauharnois\tMontréal G Calendrier des activités en collaboration avec Maison du Festival RioTintoAlcan STA7.7.II! MONTREAL À l\u2019affiche à fVlstrof Commandité par BdlMédia Billetterie: 1 855 790-1245 \u2022 admission.com \u2022 ticketmaster.ca Pour la programmation complète, consultez sallelastral.ca HAROLD LÔPEZ- NUSSA Jeudi 9 octobre \u2022 20h /r^ Vv* ' JOHN ABERCROMBIE ^ ^ waveCMàTCuobiaiitir Drew Gress^etJoeyBaron Vendredi 24 octobre \u2022 20h JACQUES »' KUBA SÉGUiN Soirée lancement Samedi 25 octobre \u2022 20h LprfJ Vmf* eLizABEtH-ShEpherd ¦:%|oirée lancement Samedi 1er novembre \u2022 20h « nJ9?7! M JORDAN OFFICER IMFREE Première montréalaise Vendredi 21 novembre \u2022 20h Le Bistro-bar, « UC U1DU1U LfCU ¦ Balmoral PLACE DES FESTIVALS De 11h30 à 23 h tous les jours Bienvenue à la Terrasse Elixirs ! 514 288-5992 » bistrobalmoral.ca BOUTIQUE ET BILLETTERIE: Lundi au mercredi : 11h 30 à 18h*\tSamedi : 11h 30 à 18h* Jeudi et vendredi : 11h 30 à 21h\tDimanche : 11h 30 à 17 h* Ouvert jusqu'à 21 h les soirs de spectacle à L'Astral Maison du Festival RioTintoAlcan La Médiathèque Jazz/La Presse+ \u2022 3e étage L'Expo Bell des Légendes du Festival \u2022 2e étage 305, rue Sainte-Catherine Ouest \u2022 maisondufestival.ca LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JUILLET 2014 ARTS 5 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS MUSIQUE ALACLAIR i?K.PHOTO MARTIN LEBLANC, LA PRESSE L , 3® va, Toute est impossible, les étapes du concept « antimarketing » 1-LE WEB ABYSSAL À la blague, Ogden écrit sur Twitter en avril que le nouvel album d'Alaclair Ensemble est désormais offert, mais seulement dans le «deep web», ces confins de l'internet qui ne sont pas accessibles à partir des moteurs de recherche traditionnels.La communauté part à la chasse.Devant l'engouement, le groupe met à profit ce buzz à naître.Au terme d'une chasse au trésor dans les abysses du web, ponctuée de pièges et de culs-de-sac, les internautes peuvent finalement entendre des chansons de Toute est impossible.Mais attention, le «deep web » est un territoire hostile, et les pièces ont été volontairement «sabotées».Quelques secondes d'espoir s'écoulent, puis un bruit strident vient gâcher l'écoute.Ce sera pour plus tard.http ://alaclair.com/deep-web 2-OPÉRATION IKEA En juin, Alaclair Ensemble annonce qu'il a été victime d'une fuite.Son nouvel album aurait été piraté par des Suédois sans scrupule.Maybe et Ogden bravent donc les ponts de la périphérie montréalaise pour frapper à la porte des véritables ambassades de la Scandinavie: les magasins IKEA.Les internautes peuvent suivre les péripéties des justiciers grâce à un photoroman.Ces derniers réussissent à récupérer l'album à Boucherville, mais - évidemment - en pièces détachées.Instructions en main, les fans doivent télécharger les versions a capella et instrumentales sur le site d'Alaclair et reconstituer eux-mêmes les chansons originales grâce à un logiciel libre.«Une invitation aux remixes », note Maybe.« Et une façon d'initier les gens à nos outils de montage, de les faire participer à la création», ajoute Ogden.http://alaclair.com/enter-the- 36-pictures 3-LES «IMMÉDIATS» SOCIAUX Peu de groupes peuvent se targuer de profiter des médias sociaux comme le fait Alaclair Ensemble.« On prend les outils que la vie nous donne et on les utilise de manière très personnelle », explique Maybe.Le lien que le groupe a établi avec une communauté d'internautes facilite la spontanéité.« Les maisons de disques sont dans une logistique qui ne colle pas à nous; nous avons une façon de penser et de faire qui trouve plus de réponses dans les médias sociaux», dit Ogden.Il faut être deux pour tanguer, et les fans n'hésitent pas à jouer le jeu : un d'entre eux a créé un compte Instagram pour montrer les aventures d'un nain de jardin qui se serait enfui du lancement d'Alaclair afin de tenter une carrière solo.http ://ink361 .com/app/ users/ig-1 414 886 333/ lenaindalaclairencavale/photos 4-ALBUM GRATUIT « Si je vis de ma musique, c'est parce qu'elle est gratis», dit Ogden, qui a entamé récemment une conférence sur le modèle d'affaires d'Alaclair par ce constat.Ne pas vendre ses albums est devenu « un dogme » pour le collectif qui, avant de connaître le succès, distribuait le remarqué 4,99 dans la rue.En revanche, le groupe accepte les dons en échange du téléchargement de Toute est impossible.« Mais surtout, avec nos projets, les minces (un sobriquet passe-partout dans le jargon d'Alaclair) nous donnent du temps, et le temps, c'est de l'argent», dit Maybe.Du temps à monter des pièces, à tenter de déjouer des énigmes et à échanger sur l'internet, une façon de solidifier la fidélité du public.http ://alaclairensemble.bandcamp.com/album/toute- est-impossible 5-FAIRE UNE SCÈNE Quiconque connaît Alaclair vous le dira: c'est en show que son univers prend tout son sens.Toute l'énergie mise dans cet «antimarketing » fait d'idées farfelues et d'impulsions culmine sur scène.« Si certains peuvent penser qu'on est dans un trip d'initiés, en show, ils constatent que notre musique n'est pas rebutante et que toutes les fioritures nous ramènent à elle», assure Maybe.Mais si la création atteint son paroxysme en concert, c'est aussi à cette étape que le plan d'affaires d'Alaclair Ensemble devient viable.Ainsi, avec un peu d'argent en poche, ses membres pourront perpétuer leur monde un peu braque sur un quatrième album et, pourquoi pas, un dixième ?http ://alaclair.com/calendrier NIGERIA \u2022 FRANCE GUINÉE-BISSAU CABARET DU MILE-END CLUB BALATTOU BRÉSIL CABARET DU MILE-END CISMÎ Lundi 14 juillet 21 H CASUARiNA Mardi 15 juillet 21 H PLUS DE\t28E 100 présente DU 8 AU 20 JUILLET 2014 MONTRÉAL FESTIVAL INTERNATIONAL NUITS D\u2019AFRIQUE www.festivalnuitsdafrique.com 0\t% You® EESSa Bsfeü CONCERTS ET ACTIVITES DA ÇÇCDnDTÇ 3 CONCERTS^ÊÊÊ5 CONCERTS ^\t.rAoocr'JMo\tCombinez NUITS\t/(JS 100 v les spectacles n\u2019AFPim |F\t~\t~ devotrechoix L' AAriXl'O^UL-\t\"Excluant Tiken Jah Fakoiy * QUANTITÉ LIMITÉE BILLETTERIE CENTRALE CLUB BALATTOU festivalnuitsdafrique.com 4372, boul.St-Laurent (coin Marie-Anne) Info: 514 499-FINA 514 845-5447 Admission 1 855 790 1245 www.admission.com ^NESTO D limanche 13 juillet 2 V Rendez-vous Mandingue avec ADoulaye Koné [ CÔTE D'IVOIRE \u2022 QUÉBEC Lundi 14juillet 20h30 _CLUB BALATTOU Avec Jaojoby, Razia Said, Saramba + Charles Kely MARTINIQUE \u2022 QUÉBEC CLUB BALATTOU avec Zal Sissokho+ Mamadou Diabaté ÉTHIOPIE Madagascar Wake-Up #2 INSULER Jeudi 17juillet 20h30 l La nuit de la Kora MEKLIT Vendredi 18 juillet 20H30 Samedi 19 juillet 20 H 30 v |: & ¦legesuB ' \tMADAGASCAR 1\tü L\t\t \tCABARET DU MiLE ENdH\t Le festival, c'est aussi 5 JOURS D'ACTIVITES ET DE CONCERTS GRATUITS du 16 au 20 juillet au QUARTIER DES SPECTACLES\t®SRaurent P B GueulE eSKS* ^tm\tici 4|S< musioue\tTV5 0OT7 \u2022ifî cecmustc.ca RoU0C .a gg.ny CISMI S' BÏÏÏÏÏm\tMontréal® Canada Québec S S ES 16 + 17 + 18 JUILLET CET ÉTÉ SUR LA SCÈNE DU THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE UN SPECTACLE GRANDiOSE OÙ LES MOTS ATTEiGNENT MiEUX LE CŒUR QUE L\u2019ÉPÉE CYRANO DE BERGERAC texte EDMOND ROSTAND presenl DES LE 16 JUILLET TNM.QC.CA 514.866.8668 HAHAHA.COM 514.845.2322 production CYRANO DE BERGERACiNC.en collaboration avec le TNM et JUSTE POUR RiRE Québec i en collaboration avec raa loto QUÉBEC avec PATRiCE ROBiTAiLLE MAGALiE LÉPiNE-BLONDEAU FRANÇOiS-XAViER DUFOUR JEAN-PHiLiPPE BARiL GUÉRARD FRÉDÉRiCK BOUFFARD LUC BOURGEOiS/SAMUËL CÔTÉ ANNETTE GARANT FRÉDÉRiC-ANTOiNE GUiMOND XAViER HUARD/AGATHE LANCTÔT BENOÎT LANDRY/ NORMAND LÉVESQUE JEAN MOÏSE MARTiN/ DANiEL PARENT MAXiME RENÉ DE COTRET ÉRiC ROBiDOUX/ GABRiEL SABOURiN LÉNiE SCOFFiÉ/PHiLiPPE THiBAULT-DENiS 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JUILLET 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS MUSIQUE STÉRÉO Sous le radar Depuis le début de l\u2019année, des dizaines et dizaines de disques ont été critiqués par l\u2019équipe de La Presse.Quelques sorties importantes n\u2019ont cependant pas trouvé place en nos pages.Nous vous proposons donc ici de tendre l\u2019oreille à 10 albums qui sont malheureusement passés sous notre radar lors de leur sortie.L\u2019OUBLIÉ DES OUBLIÉS Vive le passé FOLK, Sun Kil Moon, Benji, Caldo Verde, HHHH Pour son sixième album sous le pseudonyme de Sun Kil Moon, le chanteur folk américain Mark Kozelek propose un voyage dans ses souvenirs d\u2019enfance.Armé d\u2019une guitare sèche - quelquefois électrique, mais rarement - et de quelques éléments en appui - tambourin, batterie discrète, basse éloignée -, il aborde, de sa voix éraillée, rauque et lancinante, la vie de sa mère, les problèmes d\u2019une cousine éloignée, la mort d\u2019un proche; il parle avec amour de son père et de sa grand-mère, de ses influences musicales, de Paul McCartney à David Bowie, en passant par un hommage à Led Zeppelin.Il revient aussi sur quelques moments d\u2019effroi qui ont marqué la société américaine, abordant notamment la fusillade de Newtown et ses effets sur les familles endeuillées.Ce Benji est un album folk dans la plus pure tradition, où les relations humaines sont au cœur des histoires entendues.\u2014 Philippe Beauchemin À écouter : Pray for Newtown C I B O M A T T O POP Cibo Matto Hotel Valentine Chimera Music ?' t/ 'V' î POP MÉLANCOLIQUE Broken Twin May Anti Records ?FORTH I COUNTRY-FOLK Hurray for the Riff Raff Small Town Heroes Maple Music ?POP-ROCK GRUNGE EMA The Future\u2019s Void Matador ?Cibo Matto à l\u2019hôtel Shibuya-kei (synthpop japonaise), avant-pop, indie pop, hip-hop, électro, jazz lounge, easy listening, afro-funk, jazz et musica popular brasileira sont parmi les couleurs de ces musiques signées Cibo Matto.Installées à New York depuis les années 90, les Japonaises Yuka Honda et Miho Hatori n\u2019ont lancé que trois albums sous cette bannière.En 2014, elles logent à l\u2019Hotel Valentine, édifice imaginaire hanté par les innombrables entités musicales de leurs chansons pop.Car il s\u2019agit bien de chansons en bonne et due forme.Le caractère atypique de Cibo Matto tient plutôt à ses styles hybrides, propices à la recherche sonore.Participent à cet opus rigoureusement construit le percussionniste Mauro Refosco d\u2019Atoms for Peace, tout comme le batteur Glenn Kotche et le guitariste Nels Cline de Wilco.De ce travail futé et de cette expression sensuelle, on garde l\u2019expression d\u2019une pop exploratoire qui débordera peut-être son cadre.\u2014 Alain Brunet À écouter: 10th Floor Ghost Girl Mélancolie brisée Pour mettre en mots et en musique la douleur de vivre, les regrets et les rejets, la Danoise Majke Voss Romme a eu l\u2019idée de s\u2019inventer une jumelle.Cette fragile Broken Twin, de sa voix chevrotante, mais également chaude et précise, laisse toute la place à sa torture intérieure.Musicalement, elle s\u2019accompagne soit d\u2019une guitare sèche, soit de quelques notes de piano, d\u2019un violoncelle ou d\u2019une basse.En résulte un album mélancolique comme on en entend trop rarement.Ici, le soleil ne brille pas.Les beaux moments ne s\u2019invitent pas.Pas plus que les fins arrosées à l\u2019eau de rose.Tout est tristesse et déchirement.On souffre avec cette jumelle brisée par les mauvais coups de la vie.Et pourtant, à l\u2019écoute, on la trouve lumineuse, cette Broken Twin.Contraste saisissant.\u2014 Philippe Beauchemin À écouter: Glimpse of a Time Du grand folk Oubliez le rappeur Riff Raff.Hurray for the Riff Raff est plutôt le groupe louisianais d\u2019Alynda Lee Segarra.Inspirée par le country, le folk, le blues et la musique cajun, la jeune femme a grandi à New York, qu elle a quitté jeune pour parcourir les Etats-Unis comme une vagabonde.Après avoir fait partie du Dead Man Street Orchestra, Alynda Lee Segarra a commencé à écrire ses propres chansons au banjo.« Louisiana was always on my mind», chante-t-elle dans Crash on the Highway.La brunette rend hommage à cet Etat américain avec des chansons imprégnées de la quotidienneté et des cris du cœur propres à la musique folk.Sa voix touche de façon autant lyrique que sémantique, alors que sa musique flirte avec le folklorique.Voilà une grande auteure, une vibrante interprète et une lesbienne féministe qui n\u2019a pas peur des mots.\u2014 Emilie Côté À écouter : I Know It\u2019s Wrong Grunge féminin contemporain EMA, de son vrai nom Erika M.Anderson, carbure au rock industriel de Nine Inch Nails et au grunge avec des chansons chargées de claviers (Satellites), d\u2019autres qui bourdonnent avec des accords de guitare (So Blonde) et des pièces folk épurées (Cthulu).Cela explique l\u2019atmosphère glauque et sombre de son album.Sa voix: féminine, racée, désespérément inspirée.EMA a la force de caractère d\u2019une Kim Gordon et l\u2019esprit de possession rock de Courtney Love.La jeune femme du Dakota-du-Sud exprime une rage bien actuelle qui assure la cohésion de ses pièces éclectiques.A une époque de bonheur (parfois faux) exhibé sur les réseaux sociaux, elle incarne l\u2019outsider, comme dans le film Ghost World.« Making a living off of taking selfies/Is that the way that you want it to be», chante-t-elle.De l\u2019excellent grunge féminin contemporain.\u2014 Émilie Côté À écouter : Satellites J1/' BLUEGRASS Québec Redneck Bluegrass Project Scandales et bonne humeur Indépendant ?DREAM POP Wild Beasts Present Tense Domino Records ?TINARI EMMAAR MUSIQUE DU MONDE Tinariwen Emmaar Anti Records ?Je me souviens Pop de rêve De déserts et d\u2019espoir La boisson coule dru dans l\u2019antre de Québec Redneck Bluegrass Project, mais pas assez pour avoir le droit d\u2019oublier cette bande de joyeux lurons qui creusent leur sillon un peu plus profond sur leur troisième album, Scandales et bonne humeur (en vente chez quelques disquaires depuis le début de l\u2019année).Ces tripeux made in China - ils se sont soudés à Kunming - ont fignolé 13 chansonnettes qui méritent mieux que la marge.Les textes drôles et adroits ont peu à envier à un jeune Plume sous l\u2019impulsion du chanteur et maître d\u2019œuvre Jean-Philippe Tremblay, tandis que les harmonies folk trinquent aux côtés des envolées punk et des refrains country.Une fois l\u2019alcool cuvé et les filles rhabillées, tout n\u2019est pas perdu dans cette planque au plaisir: les mots restent avec nous, sans arrière-goût ni mal de tête.\u2014 Charles-Éric Blais-Poulin À écouter : Tsé quand ça va ben ^-r'rV| Hydro Québec présente | Desjardins B CHARTWell SAQ W «YAMAHA Québec I 150e Canada £Jolielte Lanaudiere.org 1 800-561-4343 KRISTIAN BEZUIDENHOUT -SONATES DE MOZART SUR PIANOFORTE MARDI 15JUILLET/20H Programme: MOZART Église de Saint-Alphonse-Rodriguez CONCERT B Desjardins JEUDI 17JUILLET/20H Programme: MOZART Église de Sainte-Mélanie CONCERT B Desjardins -LE FESTIVAL DE_£\\3 lanaudiere Le plus grand festival de musique classique au Canada 8 juillet au 10 août 2014\ten collaboration avec HHi Non sans rappeler l\u2019organe de Guy Garvey (Elbow), la voix très particulière de Hayden Thorpe (aussi guitariste, bassiste, claviériste) résonne surtout dans la zone délimitée entre les épaules et le sommet de la boîte crânienne.Les allégeances esthétiques sont variées et de très bon goût: post-punk anglais, indie pop, dream pop, synthpop.Les mélodies de ce Present Tense, quatrième album du quartette britannique Wild Beasts, sont tout simplement parfaites.Le dosage des guitares est circonspect, l\u2019usage des claviers analogiques et procédés numériques est idéal, gracieuseté de Hayden Thorpe, Ben Little et Tom Fleming.Le batteur Chris Talbot, lui, fait le travail que nécessitent ces charpentes délicates.Lorsque des esthètes de la pop arrivent à de tels résultats, c\u2019est-à-dire un ensemble de chansons à haute teneur mélodique avec une authentique signature malgré le conformisme apparent des architectures suggérées, on ne peut que s\u2019incliner.\u2014 Alain Brunet À écouter : Wanderlust Locomotive du blues touareg, Tinariwen a ajouté un sixième wagon à son aventure avec Emmaar, paru en février dernier.Ce collectif apatride a su une nouvelle fois incarner l\u2019espoir du Mali du Nord à reconquérir, à un moment où le peuple subissait exils et exactions sous l\u2019emprise des djihadistes d\u2019Ansar Dine et où même la musique a été mise à l\u2019index.Et c\u2019est bien de musique dont il est question ici.Chèche au visage et guitare aux poings, rock californien dans les amplis et folklore saharien dans la voix, Tinariwen promène un son entre tradition et modernité.Avec des contributions américaines du guitariste Josh Klinghoffer (Red Hot Chili Peppers), du slameur Saul Williams ou encore du musicien Matt Sweeney, les rockeurs organisent en 11 pièces une rencontre entre deux déserts - celui de Joshua Tree, lieu d\u2019enregistrement, et celui du Sahara -qui trouve peu d\u2019égal dans la discographie de Tinariwen.\u2014 Charles-Éric Blais-Poulin À écouter: Tahalamot ROCK BLUES Jolie Holland Wine Dark Sea Anti Records ?1/2 MUSIQUE CONTEMPORAINE Hauschka Abandoned City City Slang/ Temporary Residence JOUE HOLLAND ?Blues électrisant Pour reprendre une formule politique convenue, Jolie Holland aime le changement dans la continuité.Ainsi, celle qui a eu recours à des éléments folk, puis country et americana sur ses disques précédents extirpe cette fois-ci des tonalités rock de son environnement musical.Mais ici comme dans toutes les compositions antérieures de la chanteuse originaire du Texas, l\u2019amour pour le jazz et le blues n\u2019est jamais très loin.On perçoit cette envie de mixer les styles, de juxtaposer l\u2019électricité de sa six cordes à des envolées de saxophone mille fois entendues, mais toujours efficaces, ou encore à quelques notes toutes douces d\u2019un piano.La voix chaude de Holland change quant à elle d\u2019octave à souhait, trouvant le ton juste tant dans les ballades enfumées que dans les chansons plus musclées.\u2014 Philippe Beauchemin À écouter : Waiting for the Sun Le monde selon Hauschka Lan dernier, l\u2019Allemand Nils Frahm a émerveillé nombre d\u2019amateurs avides de musique nouvelle.Dans une veine comparable, son compatriote Volker Bertelmann, alias Hauschka, va plus loin.Il fait aussi dans le piano préparé, mais son univers compositionnel s\u2019avère plus riche, plus achevé, plus mûr, plus complet.Les musiques de ce 11e album sous sa signature combinent des acquis probants de la musique contemporaine instrumentale, des procédés de texture inspirés des meilleures musiques électroniques, un esprit intello-rock.En faisant ressortir la dimension percussive de ses œuvres, en saturant certains segments sonores, en balançant ses propositions à la figure de l\u2019auditeur, Hauschka est d\u2019attitude rock.Il ne néglige pas le lyrisme mélodique pour autant; la musique de l\u2019opus Abandoned City demeure accessible, précisément à cause de ces phrases courtes et contagieuses qui nous rentrent dedans.\u2014 Alain Brunet À écouter : Elizabeth Bay LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JUILLET 2014 ARTS 7 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS MUSIQUE SOUNDGARDEN malgré eux IAN BUSSIÈRES LE SOLEIL Grunge Le guitariste Kim Thayil.\tPHOTO ARCHIVESASSOCIATED PRESS QUÉBEC \u2014 Lorsque la scène rock alternative de Seattle a connu son heure de gloire au début des années 90, le terme grunge a été utilisé pour qualifier le son des groupes de la cité émeraude.Soundgarden, qui existait depuis quelques années déjà, n'a jamais vraiment adopté cette étiquette même si elle continue de lui coller à la peau.« Nous ne nous sommes jamais considérés comme un groupe grunge, même si nous comprenons qu'il s'agit d'un terme qui permet une référence facile à la scène musicale de Seattle, à des groupes comme Mudhoney et nous.Mais à Seattle, on trouvait aussi des groupes différents comme les Melvins ou Malfunkshun », a déclaré en entrevue au Soleil le guitariste Kim Thayil, l'un des membres fondateurs de Soundgarden.«En fait, il n'y a pas beaucoup de groupes qui acceptaient l'étiquette \"grunge\".Les gens ont souvent des références personnelles intéressantes même si elles ne sont pas exactes.Personnellement, les gens peuvent appeler notre style comme ils le veulent, c'est correct pour moi », reprend-il.Scène différente Pour le guitariste, la scène musicale de Seattle est très différente aujourd'hui de ce qu'elle était en 1984, quand il a lancé Soundgarden avec le chanteur Chris Cornell.« Tout d'abord, géographiquement, il est difficile de faire référence à une seule scène parce que la ville est beaucoup plus grande qu'il y a 30 ans », explique-t-il.« Ensuite, il y a plusieurs groupes très différents les uns des autres aujourd'hui à Seattle.Il y en a qui sonnent comme nous, mais il y a aussi des groupes punk, des groupes expérimentaux, des groupes pop, des groupes dance.Même Sub Pop [l'étiquette de disques indépendante qui a fait paraître le premier 45 tours de Soundgarden et de plusieurs autres groupes de la scène de Seattle] a un effectif beaucoup plus varié, avec par exemple un très beau groupe vocal un peu folk comme Fleet Foxes.» Thayil se réjouit aussi d'avoir vu ses compatriotes de Nirvana admis au Temple de la renommée du rock'n'roll cette année.« Ça rejaillit sur tous les groupes de Seattle et, bien honnêtement, je ne vois pas comment un autre groupe que Nirvana aurait pu être le premier admis.Peut-être qu'éventuellement Pearl Jam ou Alice in Chains seront aussi admis, et peut-être même nous ! Mais je ne retiens pas mon souffle avec ça, nous ne courons pas après les récompenses.» L\u2019industrie Kim Thayil se préoccupe d'ailleurs davantage de voir les artistes obtenir leur dû que des récompenses.« Pourquoi on ne paie pas ces groupes convenablement au lieu de les introniser dans un musée?Les artistes aujourd'hui ne peuvent presque plus faire un disque en raison de l'état de l'industrie.» Soundgarden étant le premier groupe de la scène de Seattle à signer un contrat avec une étiquette majeure, Thayil estime par ailleurs que celles-ci ne sont ni meilleures ni pires que les étiquettes indépendantes.« Il y a des artistes qui se sont fait avoir autant par les majors que par les indépendants ! La différence, c'est que dans le cas des étiquettes indépendantes, ce n'est généralement pas malicieux, mais plutôt en raison de l'incompétence et de la mauvaise gestion», explique-t-il.« Par contre, les indépendants sont excellents pour identifier des grappes de talent dans certains secteurs géographiques, comme Sub Pop l'a fait à Seattle et SST Records, à Long Beach.Les étiquettes majeures n'ont jamais eu cette possibilité», dit-il.Sur les plaines d\u2019Abraham, ce soir 21 h 30 ; au Centre Bell demain, 20h30.BAROLOSOLO * FRANCE * MAISON THEATRE JUSQU'AU 13 JUILLET « LESOIR DES MONSTRES ENCHANTE ET MYSTIFIE» -LAPRESSE « MAGIE NOUVELLE, POÉSIE RÉELLE » ! LEDEVOIR «BEL ASSORTIMENT D'ILLUSIONS» v ft v* 20 I TC 14 «IM AS LESoin rcsMDNSTRES MONSTRE(S) * FRANCE * THÉÂTRE OUTREMONT JUSQU'AU 13 JUILLET RR\u201d IMAS dernièe finite wrncuae,.! I i\u2014ii-r « LE PARTY FAMILIAL PAREXCELLENCE!» -HUFFINGTONPOST \"BEST ANNUAL FAMILY EVENT\" - TIMEOUT CHICAGOKIDS CiRQUE UN ÉVÉNEMENT safest V CHAPITEAU À LATOHU $¦ P CQNCiERGE ANTHONYVENISSE * CANADA THÉÂTRE DE QUAT'SOUS JUSQU'AU 13 JUILLET /G f ^ H® « ON EN RESSORT SOUFFLÉ PARTOUTES CESPROUESSES» -LAPRESSE GRAVITY&OTHER MYTHS * AUSTRALIE AGORADELADANSE * JUSQU'AU 12 JUILLET 4§t> RaDio-canaûa ~\tprésente PARLES 7DOIGTS DE LA MAIN CANADA * TOHU * JUSQU'AU 13 JUILLET .\tmi ENFANTS z 18$\u2019 25 ANS ET MOINS * 27$' \u2019CERTAINES CONDITIONS S'APPLIQUENT.TAXES ET FRAIS DE SERVICE INCLUS.?RUE SAINT-DENIS FERMEE A LA CIRCULATION STATiON COMPLÈTEMENT JUSQU'AU 13 JUILLET* 17 H30À21H 30 MStusSPECTMilES DISCIPLINES CIRQUE À L'ESSAI POUR TOUS! + CE SOIR : PRESTATIONS CIRQUE, MUSIQUE ETAUTRESSURPRISES! .COM DECOUVREZ LA PROGRAMMATION COMPLETE A : MONTREALCOMPLETEMENTCIRQUE.COM * BILLETTERIE CENTRALE : LA VITRINE.COM * INFO-CIRQUE : 514-285-9175 * 1 855-770-3434 Québec S S Montréal @ Canada ^ 3 LOTO\tTOURISME\ta ¦¦\tI\u2014n>'|R£ QUÉBEC\tMontréal\t\u201cbS\tIMAS Us 9es£ BSlil111* üNiBRsme ^tm 2 astral CS COGEC^) 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JUILLET 2014 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JUILLET 2014 ARTS 9 THEATRE THEATRE Y < m «Je n\u2019ai jamais oublié le conseil de Gilles Marsolais, un prof qui nous disait de trouver notre clé et de ne jamais la renier.Moi, ma clé, c\u2019est mes six pieds trois et le fait que je ressemble au Québécois moyen.C\u2019est ça, ma clé, et j\u2019en suis fier.» Patrice Robitaille V /// PATRICE ROBITAILLE LE DEFI SPORTIF DE NATHALIE PETROWSKI Est-ce que je vais avoir une prothèse?C'est la première question que Patrice Robitaille a posée à Serge Denoncourt lorsqu'il lui a proposé le rôle-titre de Cyrano de Bergerac.Mais cette question en sous-tendait une autre: «Est-ce à cause de mon nez que tu m'engages ?» C'était une boutade, bien entendu, qui faisait allusion au «bon pif» de Patrice Robitaille.L'acteur, qui fêtera ses 40 ans en août, se doutait bien qu'il avait été choisi pour ses capacités dramatiques plutôt que pour son appendice nasal, mais il n'a pu retenir sa langue fourchue.Il est comme ça, Patrice Robitaille : des fois, il blague et, des fois, il va droit au but comme Ron Fournier, qu'il écoute religieusement dès qu'il le peut.Une année complète s'est écoulée depuis la proposition du metteur en scène Denoncourt.Patrice Robitaille l'a passée à apprendre son texte pour le savoir sur le bout des doigts à la première répétition.Dans quelques jours, la production Cyrano de Bergerac s'installera sur la scène du Théâtre du Nouveau Monde, et Robitaille, dans un rôle dont l'exigence est proportionnelle à l'enthousiasme qui l'habite.La vie de banlieue En attendant le grand soir, je le retrouve dans ses terres, à Saint-Lambert, au bar d'un petit resto italien où deux dragons de l'émission du même nom sont en plein conciliabule.L'acteur, qui habite tout près, n'est pas arrivé à pied, mais au volant d'une Mustang noire décapotable, qu'il troque à l'occasion pour une Volvo familiale.Chez lui cohabitent le mononcle en CYRANO Mustang, l'acteur casse-cou et le nouveau papa d'une deuxième fille, Clémence, née le 3 mai dernier, dont la maman est une orthodontiste du nom d'Audrey Dubois.Avant de parler des exigences du théâtre, nous parlons des joies de la banlieue.Prenant plaisir à aller contre un certain snobisme inhérent au milieu du théâtre, il m'avoue qu'il adore vivre en banlieue, dans une vraie maison, plutôt que dans le tube des logements montréalais; qu'il aime tondre son gazon, passer l'aspirateur dans sa piscine et admirer son garage.Nous sommes loin de Cyrano et de la noblesse héroïque du monde d'Edmond Rostand.Mais Patrice Robitaille ne voit pas les choses de manière aussi tranchée.Pour lui, tout se mêle et s'amalgame de manière organique.Par exemple, pendant plusieurs années, il s'est interdit de participer aux jeux télévisés, au nom d'un certain purisme.Puis, un jour, ne sachant plus très bien à quoi rimait cet interdit, il a accepté l'invitation de L'union fait la force.«Le lendemain, raconte-t-il, le téléphone a sonné.Le lendemain! C'était Serge Denoncourt.Il m'avait vu la veille à la télé et, en me regardant déconner, il a eu envie de me confier un rôle dans Le prénom.Je n'en croyais pas mes oreilles! Si c'est ça, amenez-en, des quiz! » Si un quiz a amené Patrice Robitaille à la comédie Le prénom, cette comédie - qui fera une grande tournée au Québec le printemps prochain - lui a à son tour ouvert la porte de Cyrano.Pas de doute : les jeux télévisés mènent à tout, même au théâtre classique français.Le complexe de Cyrano Il reste que le drame de Cyrano et la source de tous ses complexes tiennent à un simple appendice.Je demande à Patrice s'il a déjà entretenu des complexes à l'égard de son nez et même s'il a songé à la rhinoplastie.«Jamais de la vie! s'écrie-t-il en riant.Je n'ai jamais considéré mon nez comme un handicap mais plutôt comme un outil de travail.À ce sujet, je suis vraiment content d'être un gars ordinaire.Comme consommateur de fiction, ce qui m'attire, chez les acteurs et leurs personnages, ce sont les imperfections.C'est tellement plus intéressant, humainement et dramatiquement.» Tout en sachant qu'un acteur n'a pas besoin d'être criblé de complexes pour jouer un complexé, je suis curieuse de savoir comment l'acteur s'y prendra pour jouer la souffrance de Cyrano : «Je ne suis pas un homme sans faille, répond-il.Il m'arrive de vouloir me rouler en boule et brailler.Je n'ai qu'à penser à mon adolescence.Disons que je n'étais pas très hot auprès des filles.Ç'a été long avant que ça marche, mon affaire.J'ai eu une puberté tardive.Je suis resté ti-cul trop longtemps et puis j'ai grandi d'un seul coup.J'ai dû prendre six pouces en un été.L'enfer.» Patrice Robtaille garde un meilleur souvenir de sa vingtaine, quand il a quitté Loretteville, en banlieue de Québec, et ses parents, tous deux dans le milieu de l'enseignement, pour étudier au Conservatoire d'art dramatique à Montréal.Il parle de cette époque d'exploration et de découverte avec un grand sourire et des étoiles dans les yeux.Cette clé, on l'a vue à l'œuvre à plusieurs reprises: dans les films Québec-Montréal, Horloge biologique et Cheech ; dans la série Les invincibles.Chaque fois, Robitaille s'est glissé avec autant de naturel que de facilité dans la peau de personnages en plein désarroi émotif et sexuel, des personnages tourmentés qui masquent leur souffrance sous des couches de cynisme.Ce fut encore le cas récemment avec le film La petite reine, où Robitaille joue l'entraîneur abusif d'une championne de vélo, une histoire inspirée de celle de Geneviève Jeanson.Depuis quelques années, on a l'impression que le jeu de Patrice Robitaille s'est élargi, notamment grâce à des pièces comme Huis clos, où il a joué le rôle de Jean-Paul Sartre, et La Vénus au vison, où il a incarné un metteur en scène de théâtre à des années-lumière du Ron dépressif de Cheech ou du Steve bisexuel des Invincibles.Au sujet du théâtre, Robitaille fait cette confession désarmante: «Le théâtre, je ne sais même pas si j'aime ça.Je veux dire: chaque fois que joue dans une pièce, je me fais du sang de cochon.Je suis émerveillé et ému de voir le public dans la salle, mais je suis stressé au boutte aussi.Pourtant, je reviens toujours au théâtre parce que ça me tire du jus, ça me sort de ma zone de confort et ça me permet de faire mes preuves.« Je trippe beaucoup à faire du cinéma ou des séries, mais j'ai souvent le sentiment que bien des acteurs pourraient jouer les rôles que j'ai la chance d'avoir.Ce que je vais faire cet été au TNM, je sais qu'il y a en a un paquet qui en seraient parfaitement incapables.C'est pour ce défi sportif et personnel que je fais du théâtre.» Pour être un défi, Cyrano en est tout un.Pendant pratiquement trois heures, Cyrano parle en alexandrins.Et quand il ne parle pas, il manie l'épée.« C'est grisant, vertigineux, débile.Je n'ai jamais travaillé autant de toute ma carrière.En même temps, quel immense privilège que de jouer ce rôle-là! Dans peu de temps, je sais que je vais rentrer au monastère pendant un mois et demi.Ne comptez pas sur moi pour aller prendre un verre après : je vais plutôt rentrer me coucher, reposer ma voix et prendre un suppositoire, s'il le faut, pour calmer mon insécurité vocale.Je vais être un pro jusqu'au bout.» Il fait maintenant complètement nuit à Saint-Lambert.Au volant de sa Mustang noire, Patrice m'escorte jusqu'à un viaduc pour m'aider à retrouver mon chemin vers la ville.Puis il repart en trombe vers sa vie de gars ordinaire qui tond son gazon, surveille le pH de sa piscine et dont Cyrano va bientôt troubler la douce quiétude.Au Théâtre du Nouveau Monde, du 16 juillet au 16 août PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE PATRICE ROBITAILLE EN CINQ ROLES MARQUANTS 1î Rob dans le film QUÉBEC-MONTRÉAL, qu\u2019il a scénarisé avec ses amis du cégep Jean-Philippe Pearson et Ricardo Trogi.C\u2019est le rôle qui l\u2019a révélé au grand public.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE 2 Ron, patron d\u2019une agence d\u2019escortes en dépression dans CHEECH, LES HOMMES DE CHRYSLER SONT EN VILLE, une pièce qui a connu un succès éclatant au théâtre, avant d\u2019être portée à l\u2019écran.3\tJP, entraîneur de Julie Arseneau dans LA PETITE REINE.Pour son rôle de bourreau et pour le tour de vélo qu\u2019il a fait avec Geneviève Jeanson à Liège, en Belgique.4\tSteve, le grand explorateur sexuel des\tLES, qui ne sait pas s\u2019il est gai, hétéro ou bi.On a rarement vu un personnage aussi fucké à une heure de grande écoute à la télé.Les Invincibles PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA 5 CYRANO au TNM.Le rôle le plus exigeant de sa carrière, qu\u2019il entreprend le 16 juillet avec un enthousiasme contagieux en compagnie d\u2019une vingtaine d\u2019acteurs, dans des costumes de François Barbeau, une scénographie de Guillaume Lord et des éclairages d\u2019Etienne Boucher.PHOTO ALAIN ROBERGE Ml T 10 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 12 JUILLET 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS MUSIQUE PIKNIC ÉLECTRONIK Kode9, électro-philo PHOTO FOURNIE PAR LE PIKNIC ELECTRONIK Steve Goodman, alias Kode9, aime lier l\u2019intellect à la création.j*- ¦\" ; ¦ .f i \u2022m- v v- .1 m&m, là -¦ i -.a ^ * .$ -, \u2022 ¦ ¦ -v- >-^A- ; %ÜÎS
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