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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2015-04-25, Collections de BAnQ.

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[" ÉDITION WEEK-END / Montréal samedi 25 avril et dimanche 26 avril 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 131® année No154 140 pages, 9 cahiers 2,40$ taxes en sus - Édition provinciale 2,50$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées rtt'ùy.'; / >2 INALE À THE VOICE DAVID f ARTS '-\u2022/.\"\"Sr'/A > \u2022.\u2022 \u2022 \u2022- PHOTO OLIVIER LABAN-MATTÉI, MYOP, COLLABORATION SPÉCIALE DES COULEURS ET DES MODES Qu\u2019est-ce qui inspire les créateurs de tendances?MAISON PRESSE SÉNATEURS 5 CANADIEN 1 LE DOUTE S\u2019INSTALLE Les choses se compliquent pour le CH, qui vient de rater une deuxième occasion d\u2019éliminer les Sénateurs.SPORTS PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE LA VIE EN ROSE Serein, Yves Bolduc n\u2019écarte pas.un retour en politique.Premier de cinq entretiens de Michèle Ouimet avec d\u2019ex-politiciens.PAGE A3 PHOTO JEAN-MARIE VILLENEUVE, LE SOLEIL 250 PATIENTS, 29 AMBULANCES Le CUSM vivra demain le plus grand déménagement d\u2019hôpital de l\u2019histoire du Canada.PAGE A2 PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE LES JOURS DE L AMT SONT .COMPTÉS PAGE A6 LES 100 FILMS DE LÉTÉ CINÉMA YVES BOISVERT STÉPHANE LAPORTE POURQUOI DE NOUVEAUX POUVOIRS?PAGE A5 AVOIRPLUS D\u2019IMPACT PAGE A20 sJA .'EL «JE NE SUIS PAS PAULARCAND!» ARTS PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE Régis Lévesque offre d\u2019organiser un combat entre le ministre Barrette et Jacques Turgeon pour décider qui sera le chef de la chirurgie au CHUM.QBt Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte SAM 621 924456 782 MARIETTA lingerie 20 ANNIVERSAIRE PROMOTION D\u2019OUVERTURE DE 20À 70% DE RABAIS JUSQU\u2019AU 3 1 MAI 2015 Spécialisée dans l\u2019ajustement de soutien-gorges tailles de 30 à 52 bonnets de AàM NOUVILU ADRISSI 4500 aut.440 ouest (côté sud) H7T 2P7 (**à côté du Centre Vétérinaire de Laval 4530) tel : 450-664-1890 Aubade E! Empreinte Marie Jo MAWfAM HiUlHORN PT ¦ yy?: ¦ 621924456782 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS DÉMÉNAGEMENT DU CUSM 250 patients transférés demain M3* la PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE L\u2019hôpital Royal Victoria continuera d\u2019accueillir les archives, les services de santé mentale ambulatoire et l\u2019Institut de neurologie du CUSM.DIMANCHE SUR VOTRE TABLETTE Comment vieillir dans la dignité?LA PRESSE + ACTUALITÉS ACTUALITES La dernière chronique de Louis-José Houde cette saison LA PRESSE + ARTS ARTS La technologie au profit de la performance sportive \t\t¦\t\t\t \t\t1\t\t\t \t\tJ\t\t\t \t\t\t\t\tJJ \t\t\t\t\t Disponible dans l'App Store Google play déposée de Google Irc LA PRESSE ¥ ARIANE LACOURSIERE C'est demain que se déroulera à Montréal le plus grand déménagement d'hôpital de l'histoire du Canada.Après plus de 120 années d'existence, l'hôpital Royal Victoria fermera ses portes.Les quelque 250 patients de l'établissement seront transférés au nouvel hôpital du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) dans la cour Glen, dans une opération qui est réglée au quart de tour.Dès 5h, les urgences de l'hôpital Royal-Victoria fermeront.Au même moment, celles du site Glen entreront en fonction.Toute la journée, 2500 employés s'activeront sur les deux sites pour s'assurer que l'opération se déroule sans anicroche.Nombre dambulances qui effectueront les transferts: 29 Durée de chaque transfert: 30 minutes Un patient sera déplacé toutes les 3 minutes.Fin prévue de l\u2019opération: 15h La préparation du déménagement du CUSM, une opération gigantesque dont les coûts sont évalués à 10 millions de dollars, est commencée depuis des mois.Tour d'horizon des étapes passées et à venir.LIVRAISON DU BÂTIMENT Le nouvel hôpital, construit en partenariat public-privé au coût de 1,3 milliard, a été livré avec un mois de retard le 7 novembre 2014.Certains équipements, comme des ascenseurs, étaient non conformes et un litige opposait le CUSM au consortium chargé de construire l'édifice.L'administration a toujours assuré que ce retard n'aurait pas d'impact sur le déménagement.LA RONDE DES CAMIONS Depuis novembre, tous les équipements neufs qui seront utilisés dans le nouveau CUSM ont été livrés et installés dans le nouvel hôpital.Depuis deux semaines, des camions effectuent une centaine de transports par jour entre l'hôpital Royal Victoria et le nouveau CUSM pour la livraison des équipements usagés, du matériel et des effets du personnel.RALENTISSEMENT DES SOINS Depuis trois semaines, certaines cliniques de l'hôpital ne reçoivent plus de patients en prévision du déménagement.Cette semaine, les admissions aux urgences ont également été limitées et les ambulances ont été redirigées vers d'autres hôpitaux.Après le déménagement, le CUSM passera de 917 lits à 832 lits.UN HÔPITAL, CINQ ENDROITS DIFFÉRENTS Le projet initial prévoyait regrouper tous les services au même endroit, mais ce ne sera pas le cas.Le Royal Victoria, l'Institut thoracique de Montréal, le Centre du cancer, le Centre de recherche et l'Hôpital de Montréal pour enfants seront regroupés sur le site de la gare Glen, mais l'Hôpital général et l'Hôpital de Lachine demeureront ouverts.Le Royal Victoria continuera d'accueillir les archives, les services de santé mentale ambulatoire et l'Institut de neurologie.L'hémodialyse y sera aussi offerte temporairement avant d'être implantée à Lachine.Le centre de reproduction y restera également d'ici à ce que le gouvernement tranche sur l'avenir du programme de procréation assistée.L'ophtalmologie et le Centre de recherche évaluative en santé seront sis au 5252, boul.De Maisonneuve, et la dentisterie pédiatrique et la médecine adolescente, au Centre Gilman, au 1040, avenue Atwater.EN MOUVEMENT 26 avril: L\u2019hôpital Royal Victoria déménagera à la gare Glen.On estime que 250 patients devront être déplacés.24 mai : L\u2019Hôpital de Montréal pour enfants déménagera à la gare Glen.On estime que 120 patients seront déplacés.14 juin: L\u2019Institut thoracique déménagera à la gare Glen.Juin 2016 : Ce sera au tour du Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal (CHUM) de déménager.QUE FAIRE DES VIEUX HÔPITAUX?Avec sa superficie de 13 hectares, soit plus de 22 terrains de football, et situé à flanc de montagne sur le mont Royal, l'hôpital Royal Victoria est un emplacement de choix.Toutefois, le réaménagement de l'édifice plus que centenaire sera une opération très coûteuse.L'Université McGill, située juste à côté de l'établissement, aimerait y étendre son campus, un projet évalué à 850 millions de dollars.Québec a accepté de verser 4 millions pour l'étude de faisabilité.L'Université payera le même montant.L'Hôpital de Montréal pour enfants et l'Institut thoracique seront vendus.HISTOIRE D\u2019UN ACCOUCHEMENT DOULOUREUX 1997 : Création du CUSM avec la fusion de l\u2019hôpital Royal Victoria, l\u2019Hôpital général de Montréal, l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants, l\u2019Institut neurologique de Montréal et l\u2019Institut thoracique de Montréal.Juin2003: Québec annonce que l\u2019Université McGill et l\u2019Université de Montréal auront tous deux de nouveaux hôpitaux.Le projet de McGill sera séparé sur deux sites: l\u2019Hôpital général de Montréal et le site Glen.Janvier 2004: Arthur Porter devient directeur général du CUSM.Juillet 2010 : Le consortium Groupe immobilier santé McGill, dont fait partie SNC-Lavalin, remporte le contrat de construction du CUSM.Décembre 2011 : Arthur Porter démissionne.Octobre 2012 : On apprend que SNC-Lavalin aurait versé 22 millions en pot-de-vin pour obtenir le contrat de construction du CUSM.Février 2013: L\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) lance un mandat darrêt contre Arthur Porter.Mai 2013: Arthur Porte r est arrêté au Panama et est incarcéré depuis.Il fait face à des accusations de fraude, complot, abus de confiance, commissions secrètes et blanchiment d'argent.Novembre2014: La construction du CUSM est terminée.Avril 2015: Le CUSM déménage.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Le nouvel hôpital, construit en partenariat public-privé au coût de 1,3 milliard, a été livré le 7 novembre 2014.« BÏEüû \t\t RAPPORT MÉNARD Contrairement à ce que Michèle Ouimet écrivait hier dans sa chronique sur le droit de grève, ce n\u2019est pas le gouvernement Marois qui a tabletté le rapport Ménard, mais le gouvernement Couillard.Toutefois, le rapport a été déposé en mars 2014, alors que Pauline Marois était toujours au pouvoir.\tCHUM Dans un article publié jeudi sur le Rapport d\u2019enquête sur la gestion médicale du CHUM, nous avons faussement indiqué que Claude Desjardins est médecin.Nos excuses.\tPHARMAPRIX Dans notre numéro de mercredi, nous avons publié un article sur les rabais offerts aux aînés par les commerçants.Une erreur s\u2019est glissée dans l\u2019offre proposée par Pharmaprix; il aurait fallu lire que les plus de 60 ans ont droit à 10% de rabais en tout temps, et 20% certains jeudis.Nos excuses.\t\t\t \t\t\t Amusez-vous !\tVOYAGE 11\tPetites annonces\tAFFAIRES 6 Astrologie du jour\tP.ANNONCES 7\t\tCAHIER P.ANNONCES Débats\tA 30 et 31\tRestaurants\tGOURMAND 4 Décès\tP.ANNONCES 14 à 19\tSudoku\tAFFAIRES 6 Emplois\tP.ANNONCES 12\tSupergrille\tP.ANNONCES 20 Monde\tA 28 et 29\tVin\tGOURMAND 5 Météo Quelques flocons en matinée,\taverses en après-midi, maximum 11,\tminimum 4.PETITES ANNONCES 19\t LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 A3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn SÉRIE LA VIE APRÈS LA POLITIQUE YVES BOLDUC LAVIEENROSE Ils ont été premier ministre, chef de l'opposition officielle ou ministre.Ils ont connu le pouvoir.Certains l'ont quitté de leur propre gré, d\u2019autres ont été mis à la porte.Comment ces junkies de la politique ont-ils atterri dans la vraie vie, loin des coups de fil incessants et des horaires monstrueux?Notre journaliste Michèle Ouimet a rencontré cinq ex-politiciens.Confidences.Aujourd'hui : Yves Bolduc Lundi: Bernard Landry MICHÈLE OUIMET Mercredi matin, 2 5 février.Yves Bolduc lit La Presse chez lui.Il apprend qu'un remaniement ministériel est imminent.Le titre de la manchette lui laisse peu d'espoir: « Bolduc perdrait du galon ».Il comprend que ses heures à la tête du ministère de l'Éducation sont comptées et que son chef, Philippe Couillard, vient de le larguer.Il appelle le directeur de cabinet de Couillard qui lui confirme la nouvelle : exit l'Éducation.Bolduc se demande s'il veut continuer.La réponse ne tarde pas.«J'étais prêt à passer à autre chose.Ce que je voulais, c'était un gros ministère qui ait de l'impact.» Il veut la Santé ou l'Éducation, rien d'autre, sauf que la Santé est occupée par l'indélogeable Gaétan Barrette et qu'il vient de perdre l'Éducation en multipliant les déclarations maladroites.Pas question de se contenter du Tourisme, de l'Agriculture ou de la Culture, il préfère tout quitter.Le soir, Bolduc annonce sa décision au directeur de cabinet.Il démissionne.De tout.Il abandonne la politique.Il prend cette décision seul, sans en discuter avec sa femme.« J'étais très serein.Je suis un gars de décision.» Puis, tout s'enchaîne rapidement.« Le lendemain, j'ai rencontré le premier ministre à 7h30 et le caucus à 9h.» À la sortie du caucus, Bolduc fait face une dernière fois à la meute de journalistes.S'est-il senti humilié?Il répond plus vite que son ombre.« Pas du tout ! Ça fait partie de la game.Au point de presse, j'avais la tête haute.-\tC'était votre premier échec?-\tNon.Ce n'était pas un échec, mais une décision.J'ai démissionné.Une heure plus tard, j'étais dans une nouvelle vie.Je suis fait comme ça, je peux passer d'une affaire à l'autre.C'est un exemple de résilience.» Dans sa vie, Yves Bolduc a toujours été le meilleur: premier à l'école et au cégep, président de sa classe, étudiant brillant à l'université, bon en sports, bon en tout.Mais l'Éducation, un ministère casse-gueule, a eu raison de lui.Pour la première fois dans sa vie, il n'a pas eu le dernier mot.Il pique sa fourchette dans une crêpe aux fraises et au chocolat ornée d'une boule de crème glacée.Il arrose le tout d'un verre de vin blanc.Il mange et parle, parle, HH PHOTO JEAN-MARIE VILLENEUVE, LE SOLEIL Après avoir dirigé les deux superministères de la Santé et de l'Education, le Dr Yves Bolduc est retourné à la pratique de la médecine.PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE Une personne non identifiée, à droite, accompagne l'ex-ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, à la suite de sa démission comme ministre et comme député de la circonscription de Jean-Talon.parle : de son premier ministère, la Santé, qu'il a occupé pendant quatre ans, de ses années dans l'opposition, où il a partagé son temps entre les banquettes de l'Assemblée nationale et une clinique où il travaillait comme médecin, de ses 10 mois à l'Éducation parsemés de controverses, des réseaux sociaux qui amplifient et déforment tout, de sa vision positive du monde et de son regard optimiste sur la vie.« Chez nous, dit-il, on est très positifs.» Après sa démission, il est vite retombé sur ses pieds.Il a démissionné le 26 février.Le 23 mars, il réintégrait la clinique médicale de Sainte-Foy, située à cinq minutes de chez lui, en plein cœur de « Ça m'évite d'être déconcentré, précise-t-il.C'est très efficace.Je maximise mon temps.» Il voit entre 35 et 40 patients par jour.Il est obsédé par l'efficacité.Son bureau est divisé en deux: au fond, une table de consultation où s'étendent ses patients, en avant, un bureau vierge de tout papier.« Je suis très, très techno», dit-il.Tout est dans son ordinateur qu'il essaie d'ouvrir.Il doit s'y prendre à plusieurs reprises avant que l'écran s'allume.Il m'explique qu'il tape ses ordonnances dans son ordinateur avant de les imprimer, mais sa démonstration échoue, l'imprimante refuse obstinément de fonctionner.ministre de l'Éducation en a arraché.Une controverse n'attendait pas l'autre, de sa prime de 215 000$ qu'il a touchée parce qu'il pratiquait la médecine pendant son séjour dans l'opposition, aux enfants qui ne vont pas mourir si les commissions scolaires sabrent les budgets des bibliothèques, sans oublier les fameuses fouilles à nu qui sont acceptables si elles sont effectuées de façon respectueuse.À chaque gaffe, les journalistes ont passé Bolduc dans le tordeur.Il a été caricaturé, ridiculisé, malmené, critiqué.On l'a même qualifié de ministre radioactif.Il n'aime pas l'expression.« On est plus à risque à l'Éducation.» « Non.Ce n'était pas un échec, mais une décision.J'ai démissionné.Une heure plus tard, j\u2019étais dans une nouvelle vie.» \u2014 Yves Bolduc son ancienne circonscription, Jean-Talon.Les semaines de fou, où le téléphone sonne sans arrêt, cèdent la place à un horaire plus pépère.« Quand on est ministre, tout le monde nous appelle, mais [les gens] le font parce qu'on a du pouvoir.Du jour au lendemain, il n'y a plus rien.C'est pas grave, j'ai encore des amis.» Il me fait visiter la clinique dernier cri, où il travaille depuis trois semaines, et son bureau sans fenêtre éclairé par des néons.Un rideau sépare la table de consultation de son bureau.Il ouvre et ferme le rideau plusieurs fois en le faisant glisser sur des roulettes accrochées au plafond.« Vous voyez, j'ouvre le rideau, je ferme le rideau, j'ouvre, je ferme.» Oui, je vois.« En médecine, 90 % du monde t'aime; en politique, ça tombe à 10 %.Quand tu vas en politique, tu passes d'une cote de popularité de 90% à 10%.» Si le Yves Bolduc médecin est aimé, le Yves Bolduc « Quand je lisais les journaux, c'est comme si ce n'était pas moi qui étais dans l'article.J'ai jamais pris ça personnel.Je ne suis pas prétentieux, mais j'ai une certaine confiance en moi.Ma conjointe me disait: \"Si tu savais tout ce qu'ils disent sur vous autres à la radio !\" Je lui répondais: \"Écoute pas ça, ma chérie, n'importe qui dit n'importe quoi.\" » N'empêche, les controverses ont grugé ses réserves d'optimisme.Il a un petit sursaut d'indignation quand YVES BOLDUC >\t58 ans >\tNé à Alma en 1957 >\tEtudes en médecine et maîtrise en administration publique >\tNommé ministre de la Santé en 2007 >\tElu député libéral trois mois plus tard >\tSiège dans l\u2019opposition et pratique la médecine à temps partiel de 2012 à 2014 >\tNommé ministre de l\u2019Education en 2014 >\tDémissionne le 26 février 2015 je lui rappelle les fouilles à nu.« C'était quasiment moi qui avais fait la fouille.Les gens voyaient ça comme dans Unité 9 ! » L'affaire de la prime l'a piqué au vif.« On me regardait comme si j'avais fraudé, pourtant, j'ai suivi les règles.» Mais c'est la critique sur les livres qui lui a fait le plus mal.Bolduc est un grand lecteur.Au primaire, il lisait un livre par jour.Il me montre son iPad dans lequel il a téléchargé des livres de Platon, Plutarque, Nietzsche, Machiavel, Kant, Henry Kissinger, Kierkegaard.Quand il me voit noter les noms, il me prévient.« Je ne veux pas avoir l'air prétentieux.» Il ne veut pas prendre sa retraite.Il a 58 ans.Il veut travailler pendant encore 20-25 ans.« La retraite, c'est très, très loin.Je ne vais pas m'installer sur le bord d'une plage et lire.» La politique?Il y reviendra.«Je n'exclurai jamais qu'un jour je puisse revenir en politique au provincial ou au fédéral.Je n'exclus pas ça du tout.» On quitte la crêperie qui est située dans le même centre commercial que sa clinique.Il sort ses clés et actionne le déverrouillage automatique des portes de son auto, mais ça ne marche pas.Il recommence la manœuvre trois fois avant d'entendre le déclic des serrures récalcitrantes.Ce soir-là, la technologie l'a trahi.Comme la politique.a Pour joindre CPI notre chroniqueuse mouimet@lapresse.ca A chaque produit laitier sa version Organic Biologique % FROMAGE HUÉ\u201d ?\u201c=¦ lïAVi y.*0 - r ! mums \\r à IM > J' ETHAN ALLEN' - DEPUIS 1932 - MONTRÉAL 998 BOULEVARD DE MAISONNEUVE OUEST 51 4.842.4774 Cette offre exclue les items déjà réduits, les achats antérieurs, les livraisons en attente, les taxes de vente, les frais de livraison, les certificats cadeaux et le Plan de Protection Gold.Ne peut être jumelée avec une autre offre, vente, rabais, coupons ou promotion.La vente se termine le 30 avril 2015.©2015 Ethan Allen Global, Inc. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 A16 .MONTRÉAL PLUS ¦5.11 m te mn sa f ¦1 «MB m -.asr Holidayhri Express, ;rr .Mm i À.PHOTOS OLIVIER JEAN, LA PRESSE Selon le témoignage d\u2019un enquêteur du SPVM, Jean Philippe Célestin tenait des réunions avec ses complices dans un bar de la rue Prince-Arthur (1).Il avait d\u2019abord établi son quartier général dans une chambre du Holiday Inn (2) avant de déménager dans un appartement de la rue de la Gauchetière Ouest (3).La drogue était cachée dans un logement de la rue Clark (4) et était ensachée dans les toilettes du restaurant St-Hubert (5).RÉSEAU DE STUPÉFIANTS Célestin contrôlait le centre-ville DANIEL RENAUD Quartier général établi dans une chambre d'hôtel, bar du Plateau transformé en bureau, ensachage de drogue dans les toilettes d'un restaurant, commandes par téléphone, équipe de bras pour régler les problèmes: le réseau de vente de stupéfiants présumément dirigé par le chef de gang Jean Philippe Célestin était visiblement bien ancré dans le centre-ville de Montréal.C'est du moins ce qui ressort du témoignage cette semaine d'un enquêteur de la police de Montréal lors de l'enquête sur la mise en liberté conditionnelle de quatre coaccusés de Célestin.1,2 million par an Ces accusés ont été arrêtés avec Célestin lors d'une frappe baptisée Novas menée par les enquêteurs des stupéfiants de la région nord du SPVM en mars.Le groupe, identifié au gang des K-Crew, contrôlait la vente de drogue dans le quadrilatère Bleury-Sherbrooke-Amherst et de la Commune.Il vendait la cocaïne au quart de gramme, 20$ l'unité, et aurait eu un chiffre d'affaires de plus de 1,2 million par année, selon la police.« C'était la ligne principale de vente de cocaïne pour le centre-ville de Montréal », a dit l'agent enquêteur Sébastien Létourneau.L'organisation était sur le point d'ouvrir une autre route de drogue sur Saint-Denis lorsque la police a effectué les arrestations.«C\u2019était la ligne principale de vente de cocaïne pour le centre-ville de Montréal.» \u2014 Sébastien Létourneau, enquêteur du SPVM L'enquête Novas a débuté lorsque les policiers ont reçu une information voulant qu'il y ait vente d'héroïne dans un logement de la rue Saint-Dominique.En filature, ils ont vu Jean Philippe Célestin se rendre à cet endroit.Ils ont installé caméras et micro à l'intérieur et à l'extérieur du logement, ce qui leur a notamment permis de confirmer qu'on vendait de l'héroïne à cet endroit.Même le voisin de palier, également coaccusé dans cette affaire, aurait parfois donné un petit coup de main.Commandes téléphoniques Les clients qui voulaient se procurer une dose de cocaïne communiquaient avec le réseau à l'aide de deux numéros de téléphone.Ce qui peut paraître étonnant, c'est que l'un de ces deux numéros, qui servait à transférer les appels des clients, avait déjà été ciblé par les enquêteurs des stupéfiants de la région sud du SPVM dans le cadre d'une enquête baptisée Soirée qui s'est déroulée au début de 2014.«Le numéro de téléphone qui commençait par 501 était le numéro de l'organisation et tous les clients du centre-ville le connaissent très bien.Cela a une valeur monétaire quand tous les clients connaissent le numéro de téléphone et lui sont fidèles.Surtout que dans le quartier, ils n'avaient pas le choix d'aller chercher leur cocaïne via ce numéro-là», a témoigné le policier Sébastien Létourneau.Selon l'enquête, Jean Philippe Célestin et ses présumés complices se rencontraient toujours au bar Vol de nuit, situé rue Prince-Arthur, qu'ils surnommaient le «bureau».Ils s'y rendaient pour discuter des opérations de leur réseau baptisé «la compagnie».L'enquêteur Létourneau dit que les policiers auraient voulu savoir ce qui se passait à l'intérieur lors de ces réunions, mais que ce fût impossible.« Les policiers n'y sont pas entrés, car M.Célestin connaît pour la plupart tous les membres de mon escouade.J'ai eu l'information qu'ils utilisaient un local retiré et un peu caché de tous.La surveillance physique était impossible à faire à cet endroit.M.Célestin vient de ce quartier, c'est son secteur à lui, où il est très difficile à suivre », a-t-il témoigné.Le quartier général Les policiers ont découvert que l'organisation louait quotidiennement une chambre de l'hôtel Holiday Inn du boulevard René-Lévesque, devenue leur quartier général.Deux lieutenants du réseau y vivaient, y recevaient les commandes, entreposaient, coupaient et ensachaient la cocaïne.«Ils n'avaient pas d'autre domicile.Les gars se relayaient.La run roulait 24 heures, les gars dormaient un petit peu.Mais le 1er du mois, ils ne dormaient pas.Un moment donné, ils ont même manqué de cocaïne pour vendre sur la rue.Deux semaines avant le ratissage, ils ont déménagé dans un nouveau logement sur De la Gauchetière Ouest », a décrit le policier.Sur l'écoute, un des coaccusés a dit que l'hôtel coûtait 60 000$ par année à l'organisation.Les suspects se rendaient souvent au restaurant St-Hubert situé rue Sainte-Catherine.L'écoute électronique et la filature ont révélé qu'ils y ensachaient de la cocaïne dans les toilettes de l'établissement, a dit le témoin policier.En cours d'enquête, la police a identifié un logement de la rue Clark comme étant la cache de drogue de l'organisation, où les lieutenants se rendaient pour récupérer les stupéfiants et réapprovisionner les vendeurs une fois que ceux-ci étaient à sec.Le logement était occupé par un présumé complice déjà accusé dans un autre dossier et assigné à cette adresse 24 heures sur 24.Léquipe de sécurité L'organisation pouvait compter sur « une équipe de sécurité » pour régler les problèmes.En septembre 2013, des policiers ont intercepté un coaccusé après avoir reçu un appel pour une affaire de menace au couteau dans le parc Émilie-Gamelin.Le suspect n'a toutefois pas été accusé.« Plusieurs fois, un des coaccusés a expliqué à ses vendeurs sur les lignes qu'il n'est pas censé avoir d'autres personnes qui vendent sur son territoire, que ce sont ses clients, qu'ils lui sont fidèles, que ça fait plusieurs fois qu'il change de téléphone et que les clients les suivent.Il dit: \"Si jamais tu as des problèmes à vendre sur la rue, tu dis que tu travailles pour JP ou pour Mouton.\" Donc ils étaient bien implantés au centre-ville, ils avaient le contrôle de ce quartier-là », a dit Létourneau.ECONOMISEZ L\u2019EQUIVALENT DES DEUX TAXES m.ECONOMISEZ LEQUIVALENT DES DEUX TAXES SUR LES PRODUITS SUB-ZERO ET WOLF ÉLIGIBLES.Promotion en vigueur jusqu\u2019au 18 mai 2015.Consultez un détaillant pour les détails.SUB-ZERO UJOLF www.subzero-wolf.com GERMAIN\t,, .\t.larivière __\t¦! JCPerreault enc/\\Ar.f«y\t.Bachand LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 A17 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Qu'attendons-nous ?-** ms RIMA ELKOURI CHRONIQUE Cela fait 75 ans aujourd'hui que les Québécoises ont obtenu le droit de se porter candidates aux élections.Un droit obtenu en même temps que le droit de vote.Soixante-quinze ans, c'est une éternité.Et pourtant.Même si bien des progrès ont été réalisés afin de construire une société plus égalitaire, les femmes sont encore largement sous-représentées en politique.Le Conseil des ministres est un « boys club », blanc et homogène.Même si Philippe Couillard avait promis un cabinet comptant au moins 40 % de femmes, les femmes y occupent moins du tiers des places et ne gèrent que 9 % du budget, lui a rappelé le Conseil du statut de la femme.«Il y a longtemps que les femmes ont détenu si peu d'influence au sein d'un gouvernement québécois », écrit Julie Miville-Dechêne dans une lettre où elle presse le premier ministre de rétablir la situation.On pourrait se dire qu'il suffit de laisser le temps faire son œuvre.Dans le Québec des années 40 et 50, il n'y avait aucune femme élue.En 1961, pour la première fois de l'histoire, il y en a eu une (Marie-Claire Kirkland-Casgrain).En 1976, elles étaient cinq.En 1985, 18, soit 15 % des élus.Puis, au début des années 2000, on a atteint les 30%.Si le temps arrange les choses, où est le problème?C'est que depuis bientôt 15 ans, on fait du surplace.Le fameux plafond de verre semble toujours aussi difficile à défoncer.Si on espère que le temps fasse son œuvre, il faudra attendre au moins 25 ans avant d'obtenir la parité.Cela veut dire 25 ans encore de déficit démocratique.Car tant que l'on ne se donne pas les moyens de faire élire un gouvernement égalitaire et diversifié, à l'image de la population, c'est toute la société qui est perdante.Alors que faire?On pourrait commencer par discuter sérieusement de quotas au parlement.C'est ce que font de plus en plus de parlements dans le monde pour redresser la sous-représentation historique.Et on constate que le simple fait de discuter de ce sujet controversé peut contribuer en soi à augmenter la représentation des femmes dans les instances parlementaires.Sans être une solution magique, le recours à des quotas adaptés à notre système électoral peut être un moyen efficace de s'attaquer au problème de la sous-représentation, à condition que ce ne soit pas le seul moyen.La formule la plus adéquate, qui reste à définir au Québec, pourrait en être une temporaire.Il pourrait s'agir de quotas volontaires au sein même des partis politiques comme c'est le cas dans les pays nordiques ou de quotas imposés par une loi.On pourrait inscrire dans la Loi électorale le principe de « zone de mixité égalitaire 40-60», comme l'a déjà recommandé le Groupe Femmes, politique et démocratie.Chose certaine, rien ne sert bien sûr d'imposer des quotas à l'Assemblée '¦ ;z:îï^ \u2022ïviifcWh; r/v/itv*/1 PHOTO MATHIEU BÉLANGER, REUTERS Le Conseil des ministres de Philippe Couillard n\u2019est composé qu\u2019au tiers de femmes.nationale si, à la base, on ne favorise pas, dès la petite école, une pleine participation des femmes à la vie politique et si les partis ne se donnent pas la peine de présenter des listes électorales paritaires.L'argument le plus souvent brandi par ceux qui s'opposent aux quotas est qu'il s'agirait d'une forme de prime à la jupe ou, pire encore, à l'incompétence.Les candidates ne seraient pas choisies en vertu de leurs mérites, mais parce qu'elles sont femmes et qu'il faut bien remplir le quota.Or, des études sérieuses sur le sujet nous disent que c'est faux.En Italie, par exemple, où une loi sur les quotas a été adoptée puis abolie, on a démontré que les candidates choisies en vertu de cette loi n'étaient pas moins compétentes que leurs collègues masculins.Au contraire, la qualité des candidatures a été rehaussée grâce à la loi.Les candidates avaient en général plus d'expérience et s'absentaient moins souvent que leurs collègues masculins.Conclusion des chercheurs: c'est la discrimination et non les compétences qui tend à mettre des bâtons dans les roues des femmes.Même si les femmes sont tout aussi qualifiées que les hommes, leurs compétences ne sont pas toujours considérées comme elles mériteraient de l'être au sein du « boys club».Cette conclusion choque.Car on aimerait croire que, dans la vie, les gens, qu'ils soient hommes ou femmes, blancs ou noirs, ont tout simplement ce qu'ils méritent.Ceux qui travaillent fort et ont du talent réussissent.Et les autres, tant pis pour eux.Quant à la discrimination, il ne s'agirait que de quelques cas isolés.Le sexisme?Bof! Un problème de plus en plus marginal, tout au plus.J'aimerais bien le croire aussi et me convaincre que le recours aux quotas est parfaitement inutile.Le tableau d'ensemble est malheureusement un peu moins idyllique.Soixante-quinze ans après l'obtention du droit de vote des femmes, on voit bien que l'égalité des droits ne suffit pas à garantir une réelle égalité des chances.Cela ne suffit pas à éliminer tout ce qui freine une juste représentation des femmes en politique, que ce soit la discrimination directe ou des entraves plus latentes.Qu'attendons-nous pour aller plus loin et viser une égalité des résultats ?La fraîcheur avant tout La science de la fraîcheur rencontre l\u2019art de l\u2019intégration dans la toute nouvelle gamme de produits Sub-Zero intégrés.La réfrigération intégrée de Sub-Zero disparaît dans le décor de la pièce de votre choix.La technologie de préservation des aliments la plus évoluée est , maintenant offerte dans un plus _SUB ZERO vaste éventail de formats que jamais.subzero.com Sénat Pierre Claude Nolin s\u2019éteint Politiciens et dignitaires ont rendu hier de vibrants hommages au président du Sénat du Canada, Pierre Claude Nolin, mort la veille à l\u2019âge de 64 ans.Le parlementaire, dont les qualités de rassembleur étaient vantées de son vivant, semble avoir réussi à faire l\u2019unanimité dans son trépas également, s\u2019attirant des hommages transpartisans.Celui que certains surnommaient «PC» - pour Pierre Claude, mais également pour progressiste-conservateur - avait été nommé au Sénat en 1993 par le premier ministre Brian Mulroney, alors en fin de mandat.Avant de devenir l\u2019un des principaux organisateurs de Brian Mulroney lors des campagnes électorales victorieuses de 1984 et 1988, Pierre Claude Nolin avait été l\u2019un des maître d\u2019œuvre de son accession à la direction du Parti progressiste-conservateur, en 1983.Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, s\u2019est dit «profondément attristé» par le décès de M.Nolin, un homme plein de «courage» et de «patriotisme», « affable et cultivé ».Le chef de l\u2019opposition officielle, Thomas Mulcair, a quant à lui dit avoir eu « la gorge serrée » en apprenant la mort de ce «grand gentilhomme qui a voué sa carrière à la vie publique et qui a servi le Parlement et le public avec compétence et dévouement».La cause de la mort de PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Pierre Claude Nolin n\u2019a pas été précisée, mais on savait qu\u2019il luttait contre une forme rare de cancer depuis 2010.Sa dépouille sera exposée en chapelle ardente au Sénat mardi prochain, et ses funérailles auront lieu deux jours plus tard à la basilique Notre-Dame de Montréal.\u2014 La Presse Canadienne Libération d\u2019Omar Khadr Ottawa porte la décision en appel Près de 13 ans après que des soldats américains l\u2019eurent capturé en Afghanistan alors qu\u2019il n\u2019était âgé que de 15 ans, Omar Khadr pourrait être bien près de goûter à la liberté alors qu\u2019une juge a décidé de le libérer sous caution, hier.Bien que ceux qui l\u2019appuient se soient réjouis de cette décision sans précédent, le gouvernement fédéral, «déçu», a immédiatement déclaré qu\u2019il porterait la décision en appel.Le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a rappelé par communiqué que le gouvernement s\u2019était toujours «vigoureusement opposé à toute tentative de réduction de sa peine pour ses crimes».Plus tôt hier matin, une juge de l\u2019Alberta a décidé de libérer sous caution l\u2019ancien détenu de Guantanamo, estimant qu\u2019il ne serait pas dans l\u2019intérêt du public de le garder derrière les barreaux dans l\u2019attente de l\u2019appel de sa condamnation pour crimes de guerre, aux Etats-Unis.\u2014 La Presse Canadienne PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE A18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn PORTRAIT 1\t 1\t \t PHOTO CHRIS WATTIE , ARCHIVES REUTERS MICHEL COULOMBE GRAND PATRON DES SERVICES SECRETS CANADIENS LHOMME DE LOMBRE C\u2019est un personnage-clé pour la sécurité nationale du Canada.En matière de terrorisme, de contre-espionnage, de menaces pour les «intérêts canadiens» dans le monde, c\u2019est beaucoup à lui que le gouvernement s\u2019en remet.Son budget vient d\u2019augmenter substantiellement et le projet de loi C-51 va étendre considérablement ses pouvoirs, comme il le souhaitait.Certains l\u2019admirent, certains s\u2019en méfient.Mais dans l\u2019ensemble, le public connaît peu Michel Coulombe, directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).Portrait d\u2019un fidèle soldat.Un soldat de l\u2019ombre.VINCENT LAROUCHE « Il n'aime pas les projecteurs.D'ailleurs, il ne va pas aimer ça, votre article.» Le ton est donné.Michel Juneau-Katsuya, ancien cadre du SCRS qui connaît le directeur actuel depuis des lustres, résume bien l'aura de secret qui entoure Michel Coulombe.Le SCRS est un univers opaque.Ses agents sont tenus à la plus grande discrétion.Ils ne peuvent parler de leur travail en dehors du bureau, même avec leur famille.Le service fait tout pour éviter que leurs noms soient dévoilés.Les noms des hauts dirigeants sont publics, mais ils s'expriment rarement à voix haute.M.Coulombe a d'ailleurs refusé d'accorder une entrevue dans le cadre de ce reportage.« Il incarne ces valeurs qui font la renommée de nos services de renseignement : discrétion et efficacité», affirme le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney.Le ministre est en contact étroit avec son chef espion: celui-ci a un statut de sous-ministre et lui fait rapport directement sur les questions de sécurité nationale.Sans intermédiaire.La décision du gouvernement Harper de nommer Michel Coulombe à la tête de l'agence de plus de 3000 employés, en 2013, constituait un précédent à plusieurs égards.Il est le premier francophone à prendre les rênes de l'organisation depuis sa création, en 1984, mais aussi le premier directeur à avoir commencé au bas de l'échelle comme agent et à s'être hissé jusqu'au sommet.« Les autres directeurs avant lui étaient des sous-ministres parachutés de l'extérieur qui pouvaient arriver de n'importe quel ministère », souligne M.Juneau-Katsuya.« Quand il a été nommé, il nous a dit que c'était la preuve que nous faisons du meilleur travail qu'avant.Parce qu'autrefois, le gouvernement n'aurait jamais eu assez confiance pour nommer quelqu'un de l'interne.Il a abattu beaucoup de barrières, et nous, les francophones, on était contents de voir qu'il montait », raconte Dave Charland, un ancien agent qui a quitté le SCRS en juillet dernier.Il aura fallu plus de 27 ans à Michel Coulombe pour atteindre le sommet.Après avoir travaillé brièvement dans les Forces armées au début de la vingtaine, il a été embauché comme policier dans la GRC, où il a travaillé de 1982 à 1986.Lorsque le SCRS a été créé comme agence civile pour remplacer l'ancien « service de sécurité » de la GRC, plusieurs policiers ont pu profiter d'une offre spéciale de transfert : ceux qui se joignaient au nouveau service de renseignement pouvaient conserver les avantages sociaux de la police fédérale, beaucoup plus généreux que ceux du SCRS.Mais en 1986, il était trop tard pour Michel Coulombe.L'offre ne tenait plus.Attiré par le monde de l'espionnage, il a tout de même fait le saut et s'est joint à la nouvelle agence, où il a recommencé au bas de l'échelle, encaissant ainsi une baisse marquée de salaire et d'avantages sociaux.UNE PETITE RÉVOLUTION Depuis 2013, le fait d'avoir un ancien agent de la base comme grand patron a causé une petite révolution au SCRS.« On a déjà eu un autre directeur qui regardait par terre en serrant la main des employés et qui disait: \"Je n'ai pas de temps à perdre, posez vos questions et je m'en vais !\" » Coulombe, lui, est humain, chaleureux, proche des gens.Ce n'est pas parce qu'il est en haut qu'il va s'empêcher de parler à quelqu'un dans le corridor.Il a beaucoup d'entregent et il est très apprécié », explique Dave Charland.« Beaucoup de gens ont gouverné par la terreur au SCRS, alors que Coulombe a toujours eu le profil du gars à qui tu peux parler», ajoute Michel Juneau-Katsuya.« Il écoute les autres.Il n'entre pas dans une pièce en disant: \"Fermez-vous tous la gueule et écoutez-moi !\"; il invite plutôt à la discussion », raconte Ray Boisvert, un ancien directeur adjoint du SCRS qui l'a beaucoup côtoyé.Pour montrer l'importance qu'il accorde aux employés de la base, le directeur les invite à lui envoyer leurs questions sur l'intranet du service, auxquelles il répond personnellement.Récemment, il a aussi écrit personnellement à la direction du Cimetière national du Canada, à Ottawa, pour qu'un lot soit réservé à ses troupes, comme c'est déjà le cas pour la GRC et l'armée.L'entregent et la proximité avec les employés ne suffisent toutefois pas pour devenir directeur des services canadiens du renseignement.Deux des choses qui ont favorisé l'ascension de Michel Coulombe sont sans contredit sa fidélité et son respect des directives, même en cas de controverses, affirme Michel Juneau-Katsuya.« Il n'a jamais été le gars qui contestait ou qui se rebellait au sein du système.Il ne fait pas beaucoup de vagues.Il n'allait pas froisser les plumes de ses patrons, contrairement à moi.Il est toujours prudent, c'est un bon soldat.C'est normal.Tu ne deviens pas sous-ministre sans ces réflexes de survie», dit-il.Michel Coulombe est effectivement monté à la défense du gouvernement ou de son service à plusieurs reprises, notamment lorsqu'il a témoigné en comité parlementaire sur l'usage (interdit à l'époque, puis autorisé par le gouvernement conservateur) de renseignements qui auraient pu être obtenus par des alliés du Canada grâce à la torture.ARTISAN DES NOUVELLES LOIS Ce serait toutefois une erreur de considérer le chef du SCRS comme un simple exécutant des ordres du gouvernement.Ray Boisvert souligne que Michel Coulombe a fait campagne activement auprès des élus pour obtenir des changements législatifs qui faciliteraient le travail du service.« La loi avait été construite sur des principes vieux de presque un demi-siècle.La menace a tellement changé ! C'est devenu important de changer la loi et le rôle du SCRS.Michel a été un pionnier et un plaideur auprès du gouvernement pour obtenir des changements à la loi.Il leur a dit que si les attentes du gouvernement augmentent, il faut que ce soit associé à des changements législatifs», affirme M.Boisvert.Michel Juneau-Katsuya et Dave Charland abondent dans ce sens.« Tous les changements qui sont sur la table, on en avait déjà parlé à l'interne comme étant des revendications du service », dit M.Charland.Il y a donc un peu de Michel Coulombe dans les nouvelles dispositions antiterroristes dont le gouvernement Harper se fait le champion.Notamment, le projet de loi C-51, qui permettrait au ScRs de sortir de son simple rôle de collecteur d'information et d'intervenir directement afin de faire échouer des projets d'attentats, par exemple en bloquant une transaction ou en annulant un vol d'avion.Il s'agirait là d'un changement radical pour le SCRS, créé justement en réaction aux débordements de l'ancien « service de sécurité » de la GRC, qui avait multiplié les interventions controversées ou même illégales dans sa lutte contre les groupes jugés « subversifs » pendant les années 70 : entrées par effraction non autorisées, vol de la liste des membres du Parti québécois, incendie d'une grange, publication de faux communiqués.Certains croient que si Michel Coulombe est prêt à pousser son service vers une philosophie plus interventionniste, c'est justement parce qu'avec le temps, le traumatisme de ces dérives est tombé dans l'oubli.SA PLUS GRANDE PEUR « Après les années 70, les gens avaient peur de leur ombre au SCRS; on était toujours bloqués», dit M.Juneau-Katsuya.Il souligne le cas du responsable de la région du Québec pour le service dans les années 90 Normand Chamberland, un ancien de la GRC qui s'était fait prendre à voler de la dynamite dans le cadre du programme décrié de lutte contre les groupes subversifs.Éclaboussé publiquement, il s'en était sorti sans graves conséquences professionnelles.Mais son seul souhait par la suite était de ne plus avoir de problèmes.« Il ne voulait plus rien faire ! Il restait assis sur ses mains», affirme M.Juneau-Katsuya.Michel Coulombe l'a déjà dit, il connaît ces histoires.Il sait que ses agents pourraient être critiqués pour des interventions trop musclées.Mais cette crainte semble bien secondaire.Sa plus grande peur, c'est qu'un terroriste parvienne à ses fins parce que les autorités auraient échoué à le stopper.« Je fais de l'insomnie depuis 27 ans », a-t-il déclaré devant un comité sénatorial l'an dernier, au sujet de « la radicalisation des jeunes Canadiens, qui ensuite planifient de poser des actes ici».« Il s'agit là assurément de l'un des phénomènes qui me tracassent au point de troubler mon sommeil», a-t-il expliqué.Une autre phrase revient souvent dans ses exposés aux élus, tel un mantra: « La menace est réelle.» Le mandat du SCRS Selon la loi, le SCRS enquête sur l\u2019espionnage, le sabotage, l\u2019ingérence d\u2019États étrangers, le terrorisme et les activités illégales visant à saper le régime de gouvernement constitutionnellement établi au Canada.Sa tâche se limite au renseignement et ses agents n\u2019ont pas de pouvoir d\u2019arrestation. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 A19 PORTRAIT DE POLY À LA POLICE VINCENT LAROUCHE Printemps 1980.Une petite bande de jeunes à l'aube de la vingtaine organisent une fête pour célébrer l'obtention de leur diplôme en génie physique.Un programme un peu à part à l'École polytechnique, celui des vrais de vrais passionnés de science pure.À force de bûcher pour résoudre problèmes et équations, ils sont devenus inséparables.Ce sont plutôt des « nerds ».Personne dans le groupe n'a l'air d'un futur agent secret.Surtout pas Michel Coulombe, le garçon aux cheveux longs qui boit sa bière assis par terre, appuyé au mur.« C'est bizarre ! Avec ses cheveux longs, on avait presque l'impression que c'était un bohème.De le voir aller dans l'armée.ça m'a jeté à terre ! Et j'ai été surpris quand je l'ai vu aux nouvelles par la suite », s'exclame le professeur Jean-Jules Brault au bout du fil.M.Brault faisait partie du petit groupe très soudé des 11 camarades de classe à avoir obtenu leur diplôme en génie physique cette année-là, comme Michel Coulombe.« C'était probablement le programme le plus difficile.C'est plus théorique.Juste de s'y inscrire, c'est signe qu'on est un bon étudiant», explique le professeur.Si le programme de génie physique était alors le plus difficile, il n'était certes pas le plus populaire (la même année, une centaine d'étudiants obtenaient leur diplôme en génie électrique).Un plus petit programme voulait donc dire un groupe tissé plus serré.«Nous avions des devoirs de mécanique quantique, on se mettait tous en équipe pour les faire, car ce n'était pas faisable tout seul.On allait à McGill et ailleurs pour nos recherches, on devait se promener beaucoup, on faisait tout pour réussir.Ça nous a beaucoup unis », raconte M.Brault.Un leader tranquille Au sein du groupe, le futur directeur des services secrets canadiens faisait déjà figure de leader tranquille, presque effacé, se rappelle Jean Aubry-Morin, un autre camarade devenu aujourd'hui vice-président de la Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent.« Il était toujours participant, et d'une humilité remarquable, sans prétention.Mais c'était aussi un rassembleur.Il y avait eu une petite escarmouche, avec un gros travail qu'il fallait rendre en même temps qu'un examen de physique mathématique très complexe.La situation était un peu explosive.Au lieu de confronter, Michel a réussi, en leader, à trouver un terrain d'entente.Il a convaincu un professeur de déplacer l'examen », se rappelle M.Aubry-Morin avec une certaine admiration.Avec le recul, celui-ci n'est pas trop surpris de voir Michel Coulombe à la tête du SCRS.«Il ne fallait pas s'arrêter à l'image un peu débonnaire qu'il affichait.Derrière les grands cheveux noirs, il était très réfléchi.Il ne parlait pas souvent, mais quand il prenait position, c'était basé sur des valeurs profondes.Des positions bien assises », dit-il.Bande à part Parmi son groupe de diplômés, le jeune Coulombe a fait bande à part en se dirigeant d'abord vers l'armée, puis vers la police, et enfin vers les services de renseignement.« Ça nous faisait drôle, nous étions tous plutôt tournés vers les choses très matérielles », affirme M.Brault.La formation scientifique du directeur actuel du SCRS contraste aussi avec celle de ses prédécesseurs depuis 1984, qui avaient presque tous étudié en droit, en relations internationales, en économie et en sciences politiques.Mais il y avait d'ailleurs gagné des atouts, selon deux anciens proches collaborateurs.« Il apporte une attention particulière à la méthodologie; il a le souci d'être précis», remarque Ray Boisvert, un ancien directeur adjoint du SCRS.Il avait aussi une longueur d'avance pour maîtriser les gadgets technologiques et les outils de surveillance mis à la disposition des espions canadiens, souligne une ancienne directrice générale du SCRS pour la région du Québec, qui a accepté de parler à condition que son nom ne soit pas publié.« Il est très bon pour tous les trucs technologiques ; il comprend comment ça marche.C'est utile.» PHOTO TIRÉE DE SON ALBUM DE FINISSANTS WM1 wmm Y.-YY//YYt?s/t :4Émm mm ÉÜH Au centre, Michel Coulombe Comment gérer la controverse VINCENT LAROUCHE Comme dans pratiquement toutes les démocraties, les services de renseignement canadiens se sont attiré leur lot de critiques et de controverses, conséquences de la nature même de leurs activités et du secret qui les entoure.Voici comment le directeur navigue à travers certains des écueils qu\u2019il rencontre sur son chemin.ÉCUEIL: LE MANQUE DE CONTRÔLE Des gens d\u2019horizons aussi variés que le lanceur d\u2019alerte américain Edward Snowden, des avocats de la défense, d\u2019anciens juges de la Cour suprême et d\u2019anciens premiers ministres ont déploré le manque de contrôle et de surveillance des services de renseignement canadiens.«Il a été démontré que d\u2019importantes violations de droits de la personne peuvent être commises au nom de la sécurité nationale.Compte tenu du secret qui entoure les activités de sécurité nationale, des violations de droit peuvent ne pas être relevées et demeurer sans recours», déploraient récemment dans une lettre ouverte les anciens premiers ministres Chrétien, Martin, Clark et Turner.LA POSITION DU DIRECTEUR: « Il y a eu des critiques et des recommandations sur notre façon de faire, mais on ne nous a jamais reproché d\u2019avoir enfreint la loi », a assuré le directeur devant un comité des Communes le mois dernier.Même avec l\u2019élimination du poste d\u2019inspecteur général du SCRS, l\u2019un des chiens de garde internes de l\u2019organisme, il croit que le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité, le CSARS, fait un travail suffisant de critique et de contrôle au nom de la population.«A une certaine époque, c\u2019était l\u2019inspecteur général qui certifiait le rapport annuel du directeur présenté au ministre.Maintenant, c\u2019est le CSARS.Si ma mémoire est bonne, tous ces rapports annuels indiquaient que nos activités étaient conformes [.] et qu\u2019il n\u2019y avait aucun abus de pouvoir de notre part», a-t-il déclaré dans un comité sénatorial PHOTO TIRÉE DE WIKILEAKS Edward Snowden ÉCUEIL: DES ESPIONS SANS RECOURS Les agents du SCRS ne sont pas syndiqués, certains font un travail risqué et ils sont liés par un sceau du secret qui rend toute demande daide difficile en cas de problèmes.«A mon époque, il y avait eu une étude sur les griefs à l\u2019interne: 93% d\u2019entre eux étaient réglés en faveur du boss, et les 7% restant étaient des abandons.Les employés sont à la merci de l\u2019organisation », se rappelle Michel Juneau-Katsuya, ancien cadre dans ce service.La nature dangereuse du travail de certains agents et leur manque de protection physique (ils ne sont pas armés et n\u2019ont pas de pouvoir darrestation) est aussi un sujet constant d\u2019inquiétude parmi les troupes, ont confirmé plusieurs sources à La Presse.Il y a quelques années, un agent affecté à la filature dans une enquête antiterroriste a été battu à Montréal et s\u2019est retrouvé bien démuni.« Il faut aller cogner aux portes du monde, ce ne sont pas tous des anges et on n\u2019a pas beaucoup de protection.Un jour, il y en a un qui va se faire tirer», a déploré un ancien employé sous couvert de lanonymat.LA POSITION DU DIRECTEUR: De lavis de toutes les sources interrogées dans le cadre de ce reportage, Michel Coulombe s\u2019est distingué par son accessibilité et son écoute des employés, peu importe leur fonction.«Il a mis l\u2019accent sur la communication.On pouvait lui poser des questions directement sur l\u2019intranet et il répondait.Les gens lui posaient des questions franches à couteaux tirés», raconte Dave Charland, ex-agent du SCRS.ÉCUEIL: SURVEILLANCE ÉLECTRONIQUE ET PARTENAIRES ÉTRANGERS Le SCRS a été blâmé par un juge de la Cour fédérale en 2013 après avoir obtenu un mandat pour repérer deux Canadiens à l\u2019étranger à l\u2019aide d\u2019outils de surveillance électronique.Le magistrat estimait que le service avait manqué de franchise en ne dévoilant pas que ses partenaires du «Groupe des Cinq» (les États-Unis, le Royaume-Uni, l\u2019Australie et la Nouvelle-Zélande) pourraient être mis à contribution.Selon lui, il existait un risque que les cibles canadiennes soient « détenues ou blessées » en conséquence de l\u2019utilisation des informations interceptées par les agences étrangères.LA POSITION DU DIRECTEUR: Michel Coulombe a confirmé dans un témoignage au Parlement que le SCRS a mis fin à ces activités dès la réception des critiques du juge.L\u2019enjeu est maintenant devant la Cour suprême, mais le gouvernement conservateur veut aussi que la nouvelle législation clarifie les possibilités d\u2019échanges et de collaboration à l\u2019étranger par le SCRS.ÉCUEIL: SURVEILLANCE DESMANIFESTATIONS DÉMOCRATIQUES Plusieurs médias, dont l\u2019agence La Presse Canadienne, ont révélé que le SCRS avait aidé le gouvernement à se préparer à des manifestations citoyennes, notamment environnemen-talistes.Des défenseurs des libertés civiles en Colombie-Britannique ont officiellement porté plainte à ce sujet.LA POSITION DU DIRECTEUR: Après des réflexions auxquelles M.Coulombe a participé, le gouvernement Harper a décidé d\u2019amender son projet de loi antiterroriste pour clarifier le fait que les manifestants ne sont pas dans la ligne de mire.Mais le directeur a depuis longtemps fait son lit: les perturbations importantes et les mouvements qui peuvent engendrer de la violence doivent être surveillés par le SCRS.A lapproche du Sommet des Amériques de 2001, il avait signé une déclaration sous serment pour appuyer le gouvernement dans sa décision d\u2019imposer un large périmètre de sécurité au cœur de la ville de Québec.« Non seulement des manifestations auront lieu lors du troisième Sommet des Amériques, mais [.] il est vraisemblable qu elles seront ponctuées par des actes de violence graves», martelait-il.Le commentaire avait fait mouche.Un tribunal avait confirmé la légitimité du périmètre, malgré l\u2019irritation de certains résidants et groupes citoyens.A ' X:V V?XV p\\A h./N \\A/\\Â/\\A4v AWWNT x\\/\\.SAC v \u2022 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Manifestation lors du Sommet des Amériques à Québec, en 2001 A 20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Avoir plus d\u2019Impact STÉPHANE LAPORTE COLLABORATION SPÉCIALE CHRONIQUE PHOTO CHRISTIAN PALMA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Le foot a tout pour fédérer tous les Québécois, autant les familles qui sont là depuis Georges Vézina que celles qui sont là depuis Ignacio Piatti (10), écrit Stéphane Laporte.Mercredi dernier, vous avez regardé le match du Canadien contre les Sénateurs, avec une bande d'amis, jusqu'à la dernière seconde, espérant que Dale Weise marque le but qui enverrait les deux équipes en prolongation.Mais le but n'est pas venu.Et la sirène de la fin du match a envoyé vos amis chez eux.Pourtant, le plus grand événement sportif de la soirée était loin d'être terminé.Il n'avait même pas lieu à TVA Sports 1.Il avait lieu à TVA Sports 2.Un poste seulement plus loin.L'Impact de Montréal, notre équipe de soccer de notre ville à nous, affrontait le club América, à Mexico, lors du match aller de la finale de la CONCACAF.Jamais une équipe canadienne ne s'est rendue aussi haut dans la pyramide mondiale du foot.Jamais.Même pas proche.Mais la plupart des Québécois ont écouté Dave Morissette, l'Antichambre, Ron Fournier ou sont, tout simplement, allés se coucher.Et vous avez fait comme eux.Faut dire qu'une défaite du CH, ça vous casse un party.Le foot est le sport le plus populaire de la planète, pourquoi ici, il passe troisième?Bien sûr, mercredi le Stade olympique sera plein pour le match retour de la finale de la CONCACAF.Surtout que, contre toute attente, l'Impact a encore des chances de gagner.La fièvre a atteint les irréductibles du soccer.Mais nous ne sommes pas devant une épidémie.En ce moment, la ville est hockey.Même les gens qui n'en ont rien à foutre savent que le Canadien est en séries, que Price est notre Sauveur et que P.K.est le Saint-Esprit.Les gens qui n'en ont rien à foutre du foot continuent de s'en foutre.La ville n'est pas soccer.C'est facile de dire que c'est la faute des amateurs.Que c'est notre faute.Qu'on n'apprécie rien.Qu'on aime juste le Canadien.Qu'on est borné.Tant que les fans de soccer auront cette attitude avec ceux qui ne le sont pas, ils ne convaincront personne de se joindre à la fête.Au lieu de nous traiter d'ignares, enseignez-nous.Éduquez-nous.Aidez-nous.Comment voulez-vous qu'un néophyte s'excite en entendant que l'Impact participe à la finale de la CONCACAF?Y a-t-il une appellation moins sexy, moins attirante, moins vendeuse que CONCACAF?C'est quoi ça CONCACAF?On dirait l'abréviation d'une commission d'enquête sur l'industrie du café.La CONCACAF, c'est la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes.Elle regroupe 41 pays.En ce moment, il reste seulement deux clubs qui peuvent remporter les grands honneurs de cette confédération : un club mexicain et le nôtre.Le Mexique a gagné 29 fois ce championnat, le Canada, jamais.Ce que l'Impact est en train d'accomplir est historique, mais pour l'apprécier, il faut le comprendre.Je sais qu'il y a quelques experts, remplis de bonne volonté, qui tentent de nous donner un cours de CONCACAF 101.C'est gentil.Mais c'est pas assez.Il en faut plus.Et c'est à l'Impact, en premier, d'investir dans notre apprentissage.Faites des pubs et des vidéos virales qui expliquent ce que l'Impact est en train d'accomplir.Résumez-nous en cinq images-chocs, c'est quoi la Ligue des champions.Ne tenez pas pour acquis qu'on le sait.On ne le sait pas.Ne vous adressez pas seulement à vos fans.Aller chercher vos futurs fans.L'Impact est en voie d'être sacré le meilleur club de foot de l'Amérique situé au nord de l'équateur.C'est big ! Pas mal plus big qu'être en finale de la CONCACAF.Si l'Impact gagne mercredi, il va se mesurer aux meilleurs clubs de foot de la planète.Rien que ça.Avec les amateurs de foot du Québec, on peut remplir le Stade olympique.Mais mercredi, il ne faut pas juste remplir le Stade, il faut remplir les salons de toutes les maisons.Il faut que le Québec, au complet, vive son premier frisson de soccer, depuis.Depuis toujours.On en a eu des frissons pour la France en 1998.Mais c'était des frissons de cousins.Là, on ne serait pas fiers pour eux, on serait fiers pour nous.C'est notre équipe.C'est le nom de Montréal qui retentirait à côté de celui de Barcelone, de Milan, de Munich, de Liverpool, de Rio, de Tokyo.L'Impact a un travail pédagogique à faire.Notre arrière-grand-père savait c'était quoi les séries de la Coupe Stanley, mais pour la plupart des Québécois de souche, on ne sait pas c'est quoi, la Ligue des champions.On a de la misère à comprendre comment un club peut faire partie de deux ligues en même temps.Prenez le temps de nous l'apprendre.On ne peut capoter, si on ne saisit pas l'enjeu.Faut pas nous en vouloir.On ne connaissait pas ça les sushis, pis maintenant on en mange des sushis.Si vous voulez qu'on mange du soccer, faut nous y faire goûter.Bouchée par bouchée.Faut nous dire que mercredi, on a droit à un morceau de grande qualité.Du foot cinq étoiles, comme on n'en a jamais eu à Montréal.Que tous les fans de soccer du Québec, au lieu de dénoncer le fait que l'engouement des amateurs de sport pour l'Impact n'est pas à la hauteur de leur exploit, prennent le temps de partager leur passion avec les gens qui les entourent.Ce n'est pas en snobant qu'on rassemble.C'est en communiquant.Le foot a tout pour fédérer tous les Québécois, autant les familles qui sont là depuis Georges Vézina que celles qui sont là depuis Ignacio Piatti.Faut juste comprendre qu'une grande partie du public n'est pas née à Manchester.Une grande partie du public a encore besoin d'être initiée.Et le match de mercredi a tout pour devenir la plus belle des initiations.Go Impact go ! Avec les amateurs de foot du Québec, on peut remplir le Stade olympique.Mais mercredi, il ne faut pas juste remplir le Stade, il faut remplir les salons de toutes les maisons.PLAN D\u2019ACTION SUR LE LIVRE Québec investit 12,7 millions HUGO PILON-LAROSE Le gouvernement du Québec investit 12,7 millions sur deux ans dans un nouveau Plan d'action sur le livre afin de venir en aide aux bibliothèques publiques et aux librairies agréées, a annoncé hier matin la ministre de la Culture, Hélène David, lors d'un point de presse à Sherbrooke.Ces fonds, qui étaient prévus dans le budget 2015-2016, se répartissent en 12 mesures.Ils viennent s'ajouter à une aide fiscale d'environ 10 millions par année, attribuée en crédits d'impôt pour l'édition du livre.« J'avais annoncé dès mon entrée en fonction que je regarderais de façon rigoureuse toute la chaîne du livre, afin d'aider les librairies agréées indépendantes », a indiqué Hélène David en entrevue avec La Presse.Depuis juillet dernier, le Ministère a mené des consultations avec l'ensemble de l'industrie afin de trouver des solutions aux impasses actuelles.Dans le plan dévoilé aujourd'hui, on prévoit notamment investir 1,7 million pour permettre aux librairies agréées d'utiliser un système de gestion commun, ainsi que de développer - lorsque ce n'est toujours pas le cas - des sites internet où il est possible d'acheter des livres en ligne.« On ne veut pas obliger les entreprises à créer une bannière commerciale commune, ce n'est pas ça du tout.Mais nous devons travailler ensemble, région par région, afin de mettre en commun certaines idées, comme au niveau de la promotion, par exemple », a expliqué Mme David.Ainsi, une enveloppe de 2,8 millions sera consacrée à « la collaboration et mise en commun» des librairies agréées, ainsi qu'aux «campagnes promotionnelles collectives», explique-t-on dans le Plan d'action.«Les mesures annoncées sont structurantes et aideront les libraires à plusieurs niveaux, tant sur la promotion que dans les achats des institutions, mais aussi dans la révision qu'on doit faire de nos modèles d'affaires», a réagi Katherine Fafard, directrice générale de l'Association des libraires du Québec (ALQ).Bibliothèques publiques Les bibliothèques publiques ne sont pas en reste dans ce nouveau plan du gouvernement.Une campagne publicitaire nationale, visant notamment à promouvoir l'importance de la lecture, est prévue.Le gouvernement investit 1,2 million pour ce faire.De plus, une somme de 3,8 millions, étalée sur deux ans, s'ajoute à l'enveloppe déjà existante de 18 millions par an pour l'achat de nouveaux livres.gir\u2014-ii -BBS®* aiuriin\" !spiËü jj B- l -L L'HOPITAL ROYAL VICTORIA déméi 1001, B0UL.DECARIE, MONTRÉAL, QC H4C 3J1 S m [ü] VENDÔME cusm.ca Centre universitaire de santé McGill McGill University Health Centre ii envi ro ' ÉCONOMISEZ TEMPS, EAU & ÉNERGIE SAVE TIME, WATER AND El Sf )ts( I w üj l\tJ m.CANADA INC AVEC UNE THERMOPOMPE VOUS PROFITEREZ DE VOTRE PISCINE DU DEBUT MAI JUSQU'A LA FIN SEPTEMBRE THERMOPOMPE AQUASUN THERMOPOMPE EXCELLENCE 65000 BTU FILTRATION SUPERIEURE PERLESvERRE 20 kg 50000BTU » t 1399 99 2399 99 49 99 \u2022\tAussi disponible en 65000 et 80000 BTU \u2022\tGarantie 3 ans pièces et main-d'œuvre \u2022\tFacile d'installation, d'opération, d'entretien et d'hivernisation \u2022\tÉchangeur en Titane plus durable et efficace \u2022\tRéfrigérant respectueux de l'environnement \u2022\tContrôle digital qui permet un service rapide et efficace de l'appareil \u2022\tAussi disponible en 50000,80000,110000 et 130 000 BTU \u2022\tGarantie 5 ans pièces et main-d'œuvre \u2022\tFacile d'installation, d'opération, d'entretien et d'hivernisation \u2022\tÉchangeur en Titane à double longueur plus durable et efficace \u2022\tHélice profilée et compresseur du type \"Scroll\" assurent un rendement supérieur \u2022\tFiltration supérieure à 3 microns \u2022\tÉconomisez 20% d'eau lors des «backwash» \u2022\tGrande puretée \u2022\tÉconomisez du temps \u2022\tPerles de 0,6 mm à 0,8 mm de diamètre \u2022\tChimiquement inerte et exempte de contaminants tout en réduisant le bruit nCLUBc Piscine SUPER SPAS \u2022 MEUBLES DE JARDIN \u2022 GAZEBOS f CHOIX DU 1 CONSOMMATEUR 2015 MONTRÉAL CLUB PISCINE SUPER FITNESS EST FIER D'AVOIR OBTENU LA MENTION LE CHOIX DU CONSOMMATEUR POUR UNE DEUXIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE DANS LA CATÉGORIE PISCINES.Ces promotions ne peuvent être jumel ées à aucune autre promotion et sont val abl es jusqu'au 17 mai 2015 ou jusqu'à épuisement des\tstocks.Les produits et promotions peuvent varier d'un magasin à l 'autre et\tne sont pas appl icabl es\tdans l es Centres\tde l iquidation.\u2014 Photos à titre d'il l ustratîon\tseul ement.\t-Mal gré l e soin apporté l ors de l'impression de ce feuillet, certaines erreurs ont pu s'y glisser.Si tel est le cas, nous vous en ferons part dans nos magasins. A 22 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Toujours aucun lien entre vaccin et autisme MATHIEU PERREAULT Une nouvelle étude américaine montre que recevoir le vaccin rougeole-rubéole-oreillons n\u2019augmente pas le risque d\u2019autisme.Cette étude est importante parce qu\u2019elle répond à une objection fréquente à ce genre d\u2019études : le risque des vaccins touche surtout les enfants qui sont génétiquement plus susceptibles d\u2019être autistes.« Beaucoup d'études ont montré que dans la population en général, le risque d'autisme n'est pas plus grand chez les enfants qui reçoivent le vaccin RRO », explique l'auteure principale de l'étude du Journal de l'association médicale américaine (JAMA), Anjali Jain de l'institut de recherche privé Groupe Lewis en Virginie.«Mais il restait théoriquement possible que chez un sous-groupe d'enfants plus susceptibles, les vaccins aient un effet menant à l'autisme.» L'étude a été publiée en plein mois de l'autisme.Au Québec, des « Marches pour l'autisme » auront lieu dans diverses régions aujourd'hui pour souligner la fin du mois de l'autisme.Les chercheurs ont analysé les dossiers de 96 000 enfants ayant un grand frère ou une grande sœur.Un peu moins de 2000 de ces enfants avaient un diagnostic d'autisme dans la fratrie aînée.Le risque supplémentaire d'autisme lié au vaccin était nul, même chez les enfants dont le grand frère ou la grande sœur était autiste.Le Groupe Lewis est financé par une grande compagnie d'assurances médicales américaine, ce qui explique son accès à ce type de données.Les résultats semblent même pointer vers un risque plus faible d'autisme chez les enfants ayant été vaccinés et ayant un diagnostic d'autisme chez la fratrie aînée.«Nous pensons que, quand des parents découvrent que leur aîné est autiste, ils vont être plus sensibles à tout signe associé à l'autisme chez leurs enfants plus jeunes, par exemple des difficultés sociales, et avoir tendance à retarder la vaccination en présence de ces signes », dit le Dr Jain.Hélène Quigley, coordonnatrice à la Société de l'autisme et des troubles envahissants du développement de l'Estrie, vers qui la Fédération québécoise de l'autisme a orienté La Presse, estime que cette étude est bienvenue.«Malgré toutes les études ayant montré qu'il n'y a pas de lien entre vaccins et autisme, il y a encore des parents qui s'inquiètent, dit Mme Quigley.Ils veulent trouver une explication, ils se sentent coupables.Si on leur enlève une raison de se culpabiliser, c'est toujours ça de pris.» Dans l'étude du JAMA, le taux de vaccination à deux ans (une dose) était de 84 % chez les enfants n'ayant pas de diagnostic d'autisme dans la fratrie aînée et de 73 % quand il y avait un tel diagnostic.Parce que leurs petits sujets étudiés étaient d'un milieu légèrement plus privilégié que la moyenne, les chercheurs ont vérifié que les risques accrus d'autisme chez la fratrie cadette (6,9 %) étaient similaires à ceux d'autres études (entre 6,3 % et 24,7%).PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE Une nouvelle étude montre que le vaccin rougeole-rubéole-oreillons n\u2019augmente pas le risque d\u2019autisme, même chez les enfants à risque.VACCINS ET AIDE SOCIALE LAustralie a annoncé à la mi-avril une mesure peu orthodoxe pour lutter contre la non-vaccination des enfants: les parents bénéficiaires de l\u2019aide sociale qui ne font pas vacciner leurs enfants seront dorénavant privés de leurs prestations.Cette mesure ne fait pas l\u2019unanimité, les groupes de défense des bénéficiaires de l\u2019aide sociale faisant valoir que les autres parents devraient aussi être visés, par exemple en leur enlevant leurs prestations fiscales pour enfants.Même son de cloche au Front commun des personnes assistées sociales du Québec: «Les autres parents auront-ils eux aussi des sanctions s\u2019ils ne font pas vacciner leurs enfants?», demande Geneviève Guernier, du Front commun.EN CHIFFRES 6,9 fois plus Augmentation du risque d\u2019autisme chez les enfants ayant un frère ou une sœur plus âgé ayant eu un diagnostic dautisme 20% Pourcentage des parents d\u2019enfants autistes ont refusé ou retardé la vaccination chez des frères et sœurs plus jeunes Source : JAMA DE LAIDE POUR LES PARENTS Des cours parentaux visant à gérer les «comportements à problème» (disruptive behavior) de leurs enfants autistes permettent de réduire de moitié la sévérité de ces comportements, selon une nouvelle étude de l\u2019Université Emory à Atlanta.Une série de 11 cours était beaucoup plus efficace pour aider les parents qu\u2019une douzaine de séances d\u2019information sans formation pratique, ont relevé les chercheurs.De plus en plus d\u2019études portent sur les manières daider les parents d\u2019enfants autistes et de leur donner des outils, au lieu de cibler seulement les enfants.\u2014 Mathieu Perreault Conseil de l\u2019Arctique Les États-Unis mettent le cap sur les changements climatiques Les Etats-Unis ont officiellement pris les rênes du Conseil de l\u2019Arctique, hier, énonçant clairement leur intention de mettre de lavant l\u2019enjeu des changements climatiques plutôt que le développement économique - lapproche prônée par leur prédécesseur, le Canada.Le secrétaire d\u2019Etat John Kerry a promis aux membres de l\u2019organisation réunis à Iqaluit, au Nunavut, que son pays se concentrerait sur l\u2019étude des effets des changements climatiques dans les régions arctiques, qui auront des conséquences partout dans le monde, a-t-il souligné.Il s\u2019est aussi engagé à améliorer la protection de l\u2019environnement, notamment en établissant des zones marines protégées.Les Etats-Unis travailleront également sur l\u2019acidification des océans, autre conséquence des émissions de gaz à effet de serre.Les pays membres du Conseil de l\u2019Arctique - formé du Canada, des Etats-Unis, de la Russie, de la Finlande, du Danemark, de la Suède, de la Norvège et de l\u2019Islande - organisent des réunions périodiques pour discuter de leurs intérêts communs dans le Nord.\u2014 La Presse Canadienne PHOTO REUTERS DEJEUNERS-CAUSERIES DESJARDINS Desjardins CHAMBRE DE COMMERCE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN BOARD OF TRADE OF METROPOLITAN MONTREAL DES DIPLOMES POUR MONTREAL DR GUY BRETON Recteur Université de Montréal RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT : 514 871-4001 WWW.CCMM.QC.CA/GBRETON Wi I JEUDI 21 MAI 2015 de midi à 14 h CRÉATEURS D'AFFAIRES Présenté par Bell En collaboration avec : S ran nromoe CJM gowlings QtSbec ^ Srlü^EL.?)) SNOI.AVALIN Procès du sénateur Duffy La défense suggère que l\u2019enquête était biaisée OTTAWA \u2014 La défense au procès du sénateur suspendu Mike Duffy a commencé hier à interroger le témoin de la poursuite Nicole Proulx, qui était directrice des finances au Sénat à l\u2019époque où laccusé réclamait des remboursements pour ses dépenses de fonction.Me Donald Bayne semblait vouloir reprendre une thèse évoquée au début du procès: que l\u2019enquête même avait été biaisée.Il a demandé à plusieurs reprises à Mme Proulx pour quels motifs elle avait toujours refusé de le rencontrer, alors qu\u2019elle s\u2019était rendue disponible pour les policiers et les procureurs.Elle a répondu qu\u2019elle n\u2019avait guère le choix de rencontrer les autorités policières ou judiciaires, mais que son avocat lui avait déconseillé de rencontrer la défense.C\u2019est Mme Proulx qui a colligé tous les documents relatifs aux réclamations du sénateur Duffy, qui constituent aujourd\u2019hui une partie de la preuve matérielle.Mike Duffy est accusé de 31 chefs de fraude, de corruption et d\u2019abus de confiance relativement à des frais de déplacement et de logement qu\u2019il s\u2019est fait rembourser par le Sénat entre 2009 et 2012.\u2014 La Presse Canadienne Association Culturelle et Amicale 100e ANNIVERSAIRE DE COMMÉMORATION Aujourd\u2019hui est le 100e anniversaire du début de la campagne de Gallipoli dans le cadre des guerres de Çanakkale.Cet anniversaire est commémoré en Turquie et à travers le monde, incluant le Canada, sous le nom du jour d\u2019Anzac.Nous remercions l\u2019Assemblée législative de l\u2019Alberta pour la commémoration de la Journée des martyrs de Çanakkale, le 18 mars dernier, cette date étant celle où la campagne navale a commencé.Aujourd\u2019hui, à la date du jour du débarquement, nous commémorons la mémoire de ces chers soldats turcs, canadiens, australiens, néo-zélandais et aussi d\u2019autres pays qui ont laissé leur vie au combat en Gallipoli ainsi que de leurs familles.On se souvient aussi des leaders qui ont réussi à transformer les tragédies de la guerre en amitié entre ces nations qui n\u2019ont jamais oublié le passé, mais qui ont choisi de saisir la paix pour l\u2019avenir.Face aux conflits d\u2019aujourd\u2019hui, ce message de paix de Gallipoli est encore plus important.Nous, la communauté turque du Canada, croyons que les paroles exprimées en 1934 par le président Atatürk, qui avait commandé les forces turques à Gallipoli, sont encore valides jusqu\u2019à l\u2019éternité pour les jeunes Canadiens d\u2019aujourd\u2019hui et pour tous ceux qui ont participé à la bataille de Gallipoli.« Aux héros qui ont versé leur sang et perdu leur vie, vous êtes étendus maintenant dans le sol d\u2019un pays amical.Par conséquence, reposez en paix.Il n\u2019y a aucune différence entre les Johnnie et les Mehmet pour nous, où ils reposent côte à côte, ici, dans ce pays à nous.Vous, les mères, qui avez envoyé vos fils des pays lointains, essuyez vos larmes.Vos fils vivent maintenant au sein de nos terres et sont en paix.Après avoir perdu leur vie sur cette terre, ils sont devenus aussi nos fils.» 2 derniers jours Du 23 au 26 avril 2015 dans tous nos magasins Grattez et ?épargnez jusqu sur tout en magasin Gratteux offerts en magasin 3,u 26 avril20^^ ' m°9o sins G Cafte* sur foof n Magasin- **rlJ 26 magasins ® ® LENEN CHEST UN MONDE INTERIEUR linenchest.com lavieLC.ca L'offre prend fin le 26 avril 2015.\u2018Certaines conditions s'appliquent.Voir les détails en magasin. A 24 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE BOLIVIE Un Itinéraire vendu par des enfants À Montréal, c\u2019est L\u2019Itinéraire.À Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie, le magazine s\u2019appelle Inti.Dans le pays le plus pauvre d\u2019Amérique du Sud, la revue ne sert toutefois pas à la réinsertion sociale des sans-abri.Elle rapporte un peu d\u2019argent aux enfants qui travaillent dans la rue.en toute légalité.ANABEL COSSETTE CIVITELLA COLLABORATION SPÉCIALE SUCRE \u2014 Sur une terrasse achalandée de Sucre, en Bolivie, les touristes se prélassent au soleil.José Luis Gonzales Mamani, lui, ne chôme pas.Il passe de table en table, abordant les vacanciers dans un anglais cassé, leur demandant poliment de quel pays ils viennent.Sans hésitation, il cite la capitale de leur pays et le système politique en place.La technique est efficace.À force de persuasion, il réussit à vendre des exemplaires d'Inti, un magazine anglais-espagnol de 16 pages qui lui permet d'arrondir ses fins de mois.Il le vend trois pesos boliviens, c'est-à-dire moins de 0,50$.La moitié de la somme lui revient, le reste va à l'impression du magazine.À 13 ans, José a un horaire chargé.En matinée, il va à l'école.En après-midi, il travaille dans un garage automobile où il aide le mécanicien à de petites tâches.Le reste du temps, il vend la revue Inti.Pour lui, comme pour près de 1 million de jeunes Boliviens, travailler fait partie de l'ordre des choses.« La revue m'aide un peu, admet José.Mon père n'est PHOTO ANABEL COSSETTE CIVITELLA, COLLABORATION SPÉCIALE À force de persuasion, José Luis Gonzales Mamani réussit à vendre des exemplaires d\u2019Inti, un magazine anglais-espagnol qui lui permet d\u2019arrondir ses fins de mois.La moitié de la somme qu\u2019il amasse de cette façon lui revient.\u2022a r 4 \u2022 % Mmes! pas à la maison en ce moment, il travaille à Cochabamba [une ville située à 333 km de Sucre, soit 6 heures et demie de voiture].Et avec la hausse du prix des livres d'école, j'y arrive difficilement.» Travailler dès 10 ans Depuis juillet 2014, la Bolivie est le seul pays au monde où les enfants de 10 ans peuvent travailler en toute légalité, à certaines conditions: qu'ils travaillent à leur compte et que leur emploi ne nuise pas à leurs études.À l'origine de cette nouvelle législation, les jeunes eux-mêmes, membres de l'Union des enfants et des adolescents travailleurs de Bolivie, ont milité pour officialiser leur travail.Pour les pourfendeurs du travail des enfants, plutôt qu'instaurer une nouvelle loi, il faudrait s'attaquer aux causes de l'extrême pauvreté et augmenter le salaire minimum des adultes.Pour d'autres, comme le président bolivien Evo Morales, les enfants doivent travailler pour développer leur « conscience sociale ».« Les enfants veulent travailler pour aider leurs parents », dit Philomena Winstanley, créatrice de la revue Inti.Cette Anglaise d'origine a lancé le magazine bilingue il y a quatre ans, après son arrivée en Bolivie.Selon elle, les «enfants d'Inti » proviennent généralement de familles monoparentales dont le père a disparu et dont la mère mendie dans la rue.Grâce aux dons faits à Inti par des particuliers et des marchands, l'organisation réussit de plus à donner un coup de pouce et à divertir la vingtaine de jeunes qui vendent la revue.Elle paie aux enfants des visites chez le médecin ou elle engage un clown le temps d'un après-midi.Selon la créatrice du magazine, les «enfants d\u2019Inti » proviennent généralement de familles monoparentales dont le père a disparu et dont la mère mendie dans la rue.Entrepreneurs avant l\u2019âge Sur la place publique à Sucre, Abraham Mamani Canchari nettoie et fait briller les souliers de cuir.Autour de lui, la faune d'un samedi après-midi s'active.Des vendeurs de tout et de rien, des artisans et des amuseurs publics avancent à travers les nuées de pigeons pour courtiser de potentiels clients.Des gens se baladent et, parfois, font cirer leurs chaussures.À 11 ans, Abraham a la fibre entrepreneuriale.Ce matin-là, il a déjà écoulé son inventaire de revues Inti à vendre et se concentre sur son commerce de cirage de chaussure.« Les locaux paient trois pesos.Les gringos [étrangers] paient sur une base volontaire.La majorité des gens donnent 10, quelquefois 30 pesos.Ça, c'est quand je vais au café Berlin.Les Allemands, ils sont généreux», rigole-t-il avant de retourner au travail.Avec cet argent, il remplace son matériel de travail et s'achète des vêtements et de la nourriture.Le teint basané, l'œil vif, les mains tachées en permanence par la cire à chaussure, Abraham ne voit aucun problème à travailler dans la rue.«Je vais à l'école tout l'après-midi», affirme-t-il.Philomena Winstanley tempère un peu cet enthousiasme.Elle souhaiterait que les enfants n'aient pas à travailler et ne pense pas qu'emploi et école font bon ménage.« Un enfant qui travaille le matin et va à l'école l'après-midi va nécessairement être moins attentif en classe.» EN CHIFFRES >42% des habitants de la Bolivie sont des enfants.>26% des jeunes Boliviens entre 5 et 13 ans travaillent.>10% des enfants font partie de la main-d\u2019œuvre en Amérique latine.swcitchn ëHHVJ le Parchemin CRÉATEUR DE BONHEUR DEPUIS 1966 HI Place des Arts ® Ber ri-UQAM www.parchemin.ca mm r UNE TOUTE NOUVELLE PLANTE RÉVOLUTIONNAIRE POUR VOUS AIDER À COMBATTRE FATIGUE ET STRESS ! 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le centre de la capitale arménienne.Ses participants ont chanté des chansons patriotiques et brûlé un drapeau turc.« Les Arméniens n\u2019oublieront jamais ce qui s\u2019est passé il y a un siècle.Nous voulons que la Turquie reconnaisse sa culpabilité et présente des excuses », a déclaré Sevan Gedelekian, Arménien de la diaspora venu spécialement du Liban.« Certains de mes ancêtres ont disparu en 1915 et leur sort reste inconnu à ce jour », a ajouté Sousanna Tangian, une habitante d Erevan.\u2014 Agence France-Presse URNE DE GLACE.UN PRODUIT ÉCOLO t Nouveau rituel de dispersion des cendres sur les cours d\u2019eau.En toute harmonie avec la nature.Alfred Dallaire | MEM0RIA Chaque vie est une histoire.MD 514 277 7778 memoria.ca MONTRÉAL | LAVAL OUTREMONT | POINTE-AUX-TREMBLES | REPENTIGNY LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 A 25 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE Le gouvernement brésilien ébranlé Le scandale de Petrobras atteint le parti au pouvoir avec l\u2019inculpation de son ancien trésorier MARC THIBODEAU Le scandale de corruption lié au géant pétrolier brésilien Petrobras débouche sur une série d'arrestations susceptibles d'alimenter la grogne envers le gouvernement et la présidente du pays, Dilma Rousseff.La chef d'État doit notamment composer avec l'inculpation récente de l'ancien trésorier de sa formation politique, le Parti des travailleurs (PT), actuellement au pouvoir.Selon l'Agence France-Presse, le trésorier en question, Joâo Vaccari, qui nie toute malversation, se voit reprocher d'avoir enregistré comme des dons électoraux des fonds issus de contrats frauduleux de Petrobras.Les autorités judiciaires ont découvert au printemps dernier que les grandes firmes de génie du pays avaient constitué un cartel pour se répartir les contrats de Petrobras.Certains des hauts dirigeants de cette société d'État recevaient des pots-de-vin à cette fin.L'enquête a révélé qu'une quote-part oscillant entre 1 et 3 % de la valeur des contrats servait à verser des commissions occultes aux hommes et femmes politiques ainsi qu'à des intermédiaires.2 milliards de dollars Petrobras a donné une nouvelle mesure de l'importance de ces pratiques il y a quelques jours en relevant, dans ses résultats financiers pour 2014, que la corruption lui avait probablement coûté plus de deux milliards de dollars.En mars, la portée politique du scandale a été révélée dans toute son ampleur lorsque la Cour suprême a autorisé la divulgation d'une liste de 50 élus que le procureur de la République souhaite interroger.\u2022s s* \" ) PHOTO NACHO DOCE, ARCHIVES REUTERS Au cours du dernier mois, des centaines de milliers de Brésiliens ont manifesté pour réclamer la destitution de la présidente Dilma Rousseff, qui a été réélue à la fin de l\u2019année dernière lors d\u2019une élection très serrée.PHOTO GERALDO BUBNIAK, ARCHIVES AFP/BRAZIL PHOTO PRESS L\u2019ex-trésorier du Parti des travailleurs, Joao Vaccari, qui nie toute malversation, se voit reprocher d\u2019avoir enregistré comme des dons électoraux des fonds issus de contrats frauduleux de Petrobras.Jean Daudelin, spécialiste du Brésil à l'Université Carleton, note que l'arrestation de l'ancien trésorier du PT est source de préoccupation pour les hauts dirigeants de cette formation politique, y compris Mme Rousseff, dont le nom n'apparaît toutefois pas dans la liste des suspects.Joâo Vaccari, note l'expert, occupait une position centrale dans l'organisation du parti et est donc susceptible de faire des révélations importantes sur les rouages du système et l'identité de ses principaux acteurs.« Le PT l'a gardé en poste jusqu'au dernier moment, ce qui démontre que ses dirigeants sont nerveux », dit-il.L'ancien trésorier, qui doit être jugé en même temps que 26 autres personnes, pourrait être tenté, comme d'autres sus- pects dans l'enquête, de passer à table afin de réduire sa peine.Selon M.Daudelin, il apparaît «peu crédible» que les pratiques illicites reprochées à Joâo Vaccari soient survenues à l'insu des hauts dirigeants de la formation.Mme Rousseff, qui a été réélue à la fin de l'année dernière lors d'une élection très serrée, a été ministre du Pétrole et ministre titulaire de Petrobras avant d'accéder à la tête du pays.Contestation Au cours du dernier mois, des centaines de milliers de Brésiliens sont descendus dans la rue pour réclamer sa destitution.Les appels en ce sens semblent perdre de leur intensité, note Marie-Christine Doran, une spécialiste de l'Amérique latine rattachée à l'Université d'Ottawa.La procédure de destitution, dit-elle, doit être lancée par un élu.Or, aucun ne semble vouloir procéder en l'absence d'éléments incriminant directement la présidente.Quoi qu'il en soit, les pratiques mises en lumière par le scandale « choquent énormément» la population sur fond de crise économique, souligne Mme Doran, qui rappelle les manifestations ayant secoué le pays avant la tenue de la Coupe du monde de soccer en 2014.Jean Daudelin note que l'opposition apparaît de plus en plus divisée sur l'opportunité d'une procédure de destitution contre Dilma Rousseff, au plus bas dans les sondages.L'ex-président du pays, Fernando Henrique Cardoso, qui est lié au principal parti d'opposition au PT, a déclaré au début de la semaine qu'il était « précipité » d'envisager une telle démarche.Le politicien, cité par l'Agence France-Presse, a relevé qu'il n'y a pas pour l'heure « de raison objective » pouvant la justifier.Les pratiques mises en lumière par le scandale Petrobras «choquent énormément» la population sur fond de crise économique, souligne la spécialiste de l\u2019Amérique latine Marie-Christine Doran.1215, boul.Crémazie O 514 382-1443 FAUTEUIL CUBA JC-rL 'T*' Cuir antique tabac, rouge ou noir MAISON L MAISONCORBEIL.COM MONTREAL BROSSARD MAGASIN ENTREPOT 2750, av.Francis-Hughes, Laval 450 978-4847 LAVAL 8480, boul.Leduc\t2323, aut.des Laurentides Quartier DIX30MC, espace 10 sortie boul.Le Carrefour 450 443-4143\t450 682-3022 A 26 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE Lutte contre le terrorisme en France La surveillance, un mal «nécessaire» PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE La ministre française de la Justice, Christine Taubira, était de passage à Montréal, hier.Le terrorisme moderne rend inévitable la surveillance de masse.C\u2019est le constat dressé par la ministre française de la Justice, au cours d\u2019un entretien avec La Presse, à l\u2019heure où la France, comme le Canada, projette d\u2019élargir les pouvoirs de ses services de renseignement.JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ «Dangereux», « liberticide », «scélérat».Le projet de loi relatif au renseignement que veut faire adopter le gouvernement français s'attire des critiques de toutes parts, qui ne sont pas sans rappeler celles que suscite le projet de loi C-51 à Ottawa.Ce Patriot Act à la française, comme le surnomment certains détracteurs en référence à la loi antiterroriste américaine adoptée dans la foulée du 11-Septembre, prévoit élargir les pouvoirs des services de renseignement hexagonaux.« On est conscients que la surveillance est intrusive, on est conscients que la surveillance peut être massive, on est conscients qu'il peut y avoir des abus», reconnaît la ministre française de la Justice, Christiane Taubira, mais elle assure du même souffle que les mécanismes de contrôle prévus seront un efficace contrepoids.La garde de Sceaux, titre donné en France au ministre de la Justice, qui conserve encore aujourd'hui dans son bureau la presse servant à établir le sceau officiel de la République, s'est entretenue avec La Presse, hier, lors de son passage à Montréal.Autre époque, autre réalité Auparavant, les terroristes qui planifiaient un attentat « organisaient également leur évasion», rappelle-t-elle, alors qu'aujourd'hui «ils programment eux-mêmes de périr dans l'acte terroriste».« Lorsque la vie ne compte plus, non seulement lorsqu'on l'ôte à d'autres, mais lorsqu'on prévoit de la perdre soi-même, on est face à des logiques et à des modes de fonctionnement complètement différents.» Cette nouvelle forme de terrorisme répond à des « logiques différentes » qu'il faut chercher à comprendre pour mieux la contrer, avance Mme Taubira, qui estime que la surveillance est « nécessaire » pour y parvenir.Elle considère l'empiétement des mesures de sécurité sur la vie privée comme un « compromis » qu'il faut faire pour garantir la sécurité de la population, ce qui est la responsabilité de l'État.«On reste dans l\u2019État de droit, on ne sacrifie pas les libertés, on protège les citoyens.» \u2014 Christine Taubira, ministre française de la Justice La ministre trouve cependant « tout à fait légitime que les gens s'inquiètent», notamment à propos des technologies qui seront employées et de leur « caractère intrusif», puisque le risque de dérive « est réel, il est objectif», mais elle insiste: « On reste dans l'État de droit, on ne sacrifie pas les libertés, on protège les citoyens.» Déradicalisation De passage à Ottawa, jeudi, Christiane Taubira a signé une entente mettant sur pied un groupe de travail canado-français portant notamment sur la prévention de la radicalisation en détention, où la France a de l'avance sur le Canada.« Nous avons un nombre plus important de personnes concernées », explique la ministre, évoquant le chiffre de 300, en France, contre une douzaine, au Canada.Les autorités françaises ont ainsi déployé « toute une série de dispositifs » afin de « repérer des personnes qui sont susceptibles de basculer dans la radicalisation violente, ce que nous appelons la détection de signaux faibles».Des universitaires et des associations de victimes ont été mis à contribution pour mettre sur pied des formations destinées au personnel carcéral, aux aumôniers, mais aussi aux détenus eux-mêmes.CHRISTIANE TAUBIRA EN CINQ TEMPS 1952 Naissance à Cayenne, en Guyane française 1993 Elue députée de Guyane pour une première fois 2001 Fait adopter la loi reconnaissant l\u2019esclavagisme comme crime contre l\u2019humanité 2012 Nommée ministre de la Justice 2013 Victime d\u2019une vague d\u2019injures racistes dans la foulée de l\u2019adoption de la loi permettant le mariage entre conjoints de même sexe.Unité de psychopharmacologie clinique et de thérapeutique, Centre universitaire de santé McGill Département de psychiatrie, Université McGill Traitement pour les symptômes de dépression chez les sujets de 18 à 75 ans L\u2019Unité de psychopharmacologie clinique et de thérapeutique cherche actuellement des volontaires pour participer à une étude clinique.Si vous prenez un médicament contre la dépression mais ne le trouvez pas très efficace, vous pourriez être intéressé(e).Cette étude vise à déterminer, chez les personnes de 18 à 75 ans, si l\u2019ajout d\u2019un médicament de recherche à un antidépresseur approuvé pourrait aider à soulager les symptômes de dépression.Les personnes intéressées doivent remplir et nous retourner la liste des symptômes ci-dessous.Les volontaires éventuels seront invités à venir nous voir pour discuter de leur participation.Remplir le questionnaire ne vous engage nullement à participer à cette étude.Si vous décidez d\u2019y participer, vous pouvez décider de vous retirer en tout temps.Liste des symptômes Pour chacun des symptômes suivants, encerclez le chiffre approprié selon votre état actuel : Pas du tout Un peu Modérément Beaucoup Extrêmement 1.Des sentiments de tristesse ou de dépression\t0\t1\t2\t3\t4 2.Perte d\u2019intérêt\t0\t1\t2\t3\t4 3.Sentiments de\t\t\t\t\t dévalorisation\t0\t1\t2\t3\t4 4.Un manque\t\t\t\t\t d\u2019énergie\t0\t1\t2\t3\t4 Veuillez communiquer avec nous soit par la poste, téléphone, télécopie ou courriel : Directrice adjointe, Recherche clinique Unité de psychopharmacologie clinique et de thérapeutique Centre universitaire de santé McGill 1025, avenue des Pins ouest, Bureau P.3.039 Montréal, Québec H3A 1A1 Téléphone : 514.398.7305 ou 514.398.7307 / Télécopieur : 514.843.2898 Courriel : recherches.cliniques@mcgill.ca Nom__________________________________________________________________ Adresse______________________________________________________________ Ville_______________________________ Code postal_____________________ Téléphone (rés.)____________________ Téléphone (bur.)________________ Courriel:___________________________ aujourd\u2019hui DEPUIS 1895 Rp y 7903, rue Saint-Denis, Montréal (514) 381-2247 crichelieu@beNnet.ca Du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h Stationnement \u2022 Métro Jarry www.galerierichelieu.com UC e amomemx Artistes du Québec et d\u2019ailleurs C\u2019EST LE TEMPS DU REMODÉfcAGE C\u2019est maintenant le meilleur temps de donner une nouvelle vie à vos anciens manteaux de fourrure 9250, avenue du Parc, Local 200 (angle rue Chabanel) Lundi au vendredi de 9 h à 17 h Samedi de 9 h à 15 h Stationnement derrière l\u2019édifice, nos 11, 12 et 13 Rencontre avec l'artiste le 26 avril de 13 h à 16 h WL, vk.d'art mheUeu Designer sur place Voute sur place Exposition du 26 avril au 2 mai *:ï S.'fp PHOTO ARCHIVES AFP Italie Démantèlement d\u2019un réseau d\u2019islamistes La police italienne a démantelé hier un réseau d\u2019islamistes établi en Sardaigne, dont deux anciens gardes du corps de ben Laden, soupçonnés d\u2019avoir évoqué un projet d\u2019attentat contre le Vatican, mais aussi d\u2019avoir participé à l\u2019une des attaques les plus meurtrières au Pakistan, en 2009.« Il n\u2019y a aucune preuve, mais une forte présomption», a indiqué à la presse Mario Carta, responsable des services de renseignement à Cagliari, en Sardaigne.Ce dernier a précisé que des écoutes téléphoniques avaient conduit les enquêteurs à prendre au sérieux ce projet dattentat sur la base de conversations évoquant la «via della Conciliazione», la principale avenue qui conduit au Vatican, et en raison de propos «ironiques» tenus sur le pape.Ces 18 personnes, dont certaines pourraient avoir participé à des activités terroristes au Pakistan, et dont neuf ont été arrêtées dans toute l\u2019Italie, y compris trois en Sardaigne, sont accusées d\u2019appartenance à «une organisation vouée aux activités criminelles transnationales s\u2019inspirant d\u2019Al-Qaïda et à d\u2019autres organisations radicales prônant la lutte armée contre l\u2019Occident et l\u2019insurrection contre l\u2019actuel gouvernement du Pakistan», selon le mandat d\u2019arrêt lancé contre elles.\u2014 Agence France-Presse 1699$ Ensemble salon Madrid Ensemble 5 morceaux Achat minimum de 3000$ avant taxes.%À l'achat de ce spa.OBTENEZ UNE THERMOPOMPE 55 000 BTU OU SANS PAYER CÀ l'achat de cette piscine.5 par magasin 5999$ 8499$ PDSF 2 jours U PDSF 2 jours Basé sur 120 mois Taux renouvelable : 7,49% Acompte : 1187,81$ t Table à café EN PRIME Ensemble salon Moonriver PDSF: 999$ Ensemble 6 morceaux Nouveau modèle 2015 Piscine creusee Trevi Acero 16' 13 999$ \u2022T«T«T seulement 99$ *#^T/sema ou\t/semaine Équipée et installée Trottoir en béton : 999$ (PDSF: 1999$) 4000$ de rabais sur le PDSF NOS DÉTAILLANTS\tCHÂTEAUGUAY\tGRANBY\tVALLEYFIELD\tROUYN-NORANDA\tJOLIETTE\tSTE-AGATHE\tTROIS-RIVIÈRES \t450 698-2210\t450 777-3555\t450373-2210\t819 762-0788\t450 759-8110\t819 326-5154\t819 376-7711 \t115, boul.St-Jean Baptiste\t795, rue Denison Est\t565, boul.Mgr Langlois\t971,rueMantha\t303, boul.Antonio-Barrette\t70, boul.Morin\t2405, rue Bellefeuille Les offres sont valides jusqu\u2019au dimanche 26 avril 2015, seulement etne peuvent êtrejumelées ou appliquées à d\u2019autres offres précédentes ou en cours.Certaines offres peuvent prendre fin en tout temps.Lestaxessont payables au complet au moment de la signature du contrat, en plus de l\u2019acompte le cas échéant.* Le paiement hebdomadaire est baséeen fonction d\u2019un financement ouvert et payableentout temps.L\u2019obligationtotale est de 7 794,80$ incluant lesfrais de crédit de 2 258,06$.** Le paiement hebdomadaire est basée en fonction d\u2019un financement ouvert et payableentout tempsavecla Banque nationale du Canada.Le tauxest sujet à changement lors du renouvellement.En conséquence, il n\u2019est pas possible de déterminerl\u2019obligation totale.Toutefois, à titre indicatif, si letaux devait être maintenu pourtoute la durée du prêt l\u2019obligationtotale serait de 18194,80$ 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A 28 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE i i ¦ifSi.op.ilOEQi/i G-cund '3 Gria IT'S A cC ûfû/2 £ J_ CQN^ATâffMS PRiNCE» J, W/üMM gépMfWE (J-tf tff Ualtitxqf HHsH rÆîm a2 t - r mtr SVv ! X IS PHOTOS ALASTAIR GRANT, ASSOCIATED PRESS, ET CATHAL MCNAUGHTON, REUTERS Deux ans après la naissance du prince George, d\u2019irréductibles partisans de la monarchie sont venus accueillir son petit frère ou sa petite sœur.ATTENTE DU DEUXIEME BEBE ROYAL Des fans exaltés font le pied de grue devant l\u2019hôpital AGENCE FRANCE-PRESSE LONDRES \u2014 «Venez tous, l\u2019atmosphère est électrique, bientôt on sera des milliers.» Devant l\u2019hôpital St Mary de Londres, une poignée d\u2019irréductibles partisans de la monarchie, habillés de pied en cap aux couleurs de l\u2019Union Jack, attend fébrilement l\u2019arrivée imminente du nouveau bébé royal.Ils étaient déjà tous là en juillet 2013 lorsque le prince George, premier enfant du prince William et de sa femme Kate, avait vu le jour dans l'aile privée de l'établissement hospitalier.Deux ans plus tard, ils sont bien évidemment de retour pour accueillir le petit frère ou la petite sœur.Hier, une petite dizaine d'excentriques, fidèles parmi les fidèles, s'apprêtaient à passer leur cinquième nuit devant la maternité, dans deux petites tentes deux places et sur deux bancs publics.Parmi eux, Terry Hutt, le fameux «Union Jack Man», qui, à 79 ans passés, continue d'être de tous les événements royaux.« Je me dois d'être là », explique-t-il, accroché à son sac de couchage offert par une chaîne de télévision.« On m'a volé le mien il y a deux jours, j'étais frigorifié», dit-il d'un air navré, en réajustant son bob criblé d'épinglettes à la gloire de Kate, de Diana et de la reine Élisabeth II.À côté de lui, deux sosies de William et Kate posent pour une télévision japonaise en berçant une poupée en plastique.« J'espère que ce sera une fille et qu'elle viendra ce week-end, dimanche serait bien», souligne Kathy Martin, une autre inconditionnelle d'origine australienne.« Mais le monde entier veut que ce soit une fille ! Kate et William aussi », assure John Loughrey, autoproclamés « plus grand fan de Lady Diana de la planète».« Pour George, ce sera génial, il aura quelqu'un avec qui jouer, même si je le soupçonne de vouloir rester le boss», ajoute-t-il dans un grand éclat de rire.Avant de commencer à sauter dans tous les sens pour dévoiler son répertoire de chants qu'il sortira à l'occasion de la naissance du bébé : « J'apporte du soleil, j'apporte du bonheur, lalala, lalala : c'est une fille ! c'est une fille ! » Sur le trottoir, infirmières et patients de l'hôpital, qui continue à fonctionner normalement, esquissent un léger sourire.Contrairement à il y a deux ans, quand les médias du monde entier avaient campé pendant trois longues semaines devant la maternité, la situation est beaucoup plus calme cette année.Tenus à distance, les journalistes sont rares et même les partisans royaux admettent une frénésie moindre.« On rencontre des gens, disons intéressants ici », commente pour sa part Téba Diatta, 33 ans, venue elle aussi pour assister à l'heureux événement, mais dans un style plus sobre.« Certains disent que ce n'est qu'une bande de tarés qui n'ont rien de mieux à faire, mais on rigole bien.C'est une ambiance spéciale», ajoute Téba qui a confectionné un gâteau pour l'occasion sur lequel on peut lire: « S'il te plaît Kate, ne nous fais pas attendre trop longtemps».«J\u2019espère que ce sera une fille et qu\u2019elle viendra ce weekend, dimanche serait bien.» \u2014Une partisane de la famille royale Syrie Angelina Jolie critique l\u2019impuissance de l\u2019ONU L\u2019actrice Angelina Jolie a fustigé hier le Conseil de sécurité de l\u2019ONU pour son impuissance à mettre fin à la guerre en Syrie et a lancé un vibrant appel à aider les réfugiés syriens.La star de Hollywood intervenait devant le Conseil en sa qualité d\u2019envoyée spéciale du Haut commissariat de l\u2019ONU aux réfugiés (HCR), ce qui l\u2019a amenée, a-t-elle rappelé, à visiter à 11 reprises des camps de réfugiés syriens.«La mission de l\u2019ONU est de prévenir et de mettre fin aux conflits, or nous avons échoué à le faire en Syrie», a-t-elle déploré.Elle a invité les représentants des 15 pays du Conseil à se rendre dans les camps de réfugiés syriens « afin de voir de leurs yeux leurs souffrances et l\u2019impact que [ce conflit] a sur la région ».\u2014 Agence France-Presse PHOTO AFP/NATIONS UNIES Arabie saoudite Le blogueur Raïf Badawi évite encore la flagellation Raïf Badawi évite une nouvelle fois la flagellation en Arabie saoudite.Le bureau français d\u2019Amnistie internationale, établi à Paris, a annoncé ce 15e report de suite, hier.Raïf Badawi est emprisonné depuis 2012 pour avoir critiqué le régime saoudien et s\u2019être exprimé sur l\u2019islam dans son blogue qui fait la promotion des droits de l\u2019homme et de la démocratie dans son pays.M.Badawi a été condamné à 10 ans de prison, à 300 000$ d\u2019amende et à 1000 coups de fouet.Il a reçu une première série de 50 coups il y a quelques mois, mais la séance de flagellation a été reportée chaque vendredi, depuis.\u2014 La Presse Canadienne A GAGNER 5000* /SEMAINE GRAND PRIX: UNE CROISIÈRE ENADRIATIQUE Au départ de Venise, cap vers l\u2019Italie et ses merveilles.Vous pourrez découvrir les perles de l\u2019Adriatique à la beauté sauvage : vestiges millénaires, richesses artistiques, vieilles cités encore secrètes.Évadez-vous une semaine en croisière dans un yacht de luxe en plein cœur de la mer Adriatique.CONCOURS TESTEZ m I CONNAISSANCES \u2022 DES LUNDI Un séjour pour deux personnes à faire rêver d\u2019une valeur de plus de 12 000*.YACHTING DE CROISIERE RÉPONDEZÀ LA QUESTION DUJOUR LA PRESSE+ Augmentez vos chances de gagner en participant tous les jours jusqu\u2019au dimanche 24 mai ! Tous les détails dans La Presse+ dès lundi.UNIQUEMENT DANS LAPRESSE+ LA PRESSE f LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 A 29 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn NAUFRAGES EN MÉDITERRANÉE H&dm- A SK.1 i FRAGMENTS D\u2019HUMANITÉ Un chalutier chavire.Des centaines de migrants disparaissent.Combien, au juste?Sept cents, un millier?On ne le saura jamais.En sombrant, ils ont perdu jusqu\u2019à leur identité.Le photographe italien Mario Badagliacca s\u2019est intéressé aux objets rejetés par la mer Méditerranée après des naufrages de bateaux surchargés de migrants en route vers l\u2019Europe.Parce que derrière les chiffres, dit-il, il y a des vies.- Isabelle hachey \\ » tes fs§! JSÏ 'W.o.i Nwlî rass^li Bs.hj ç PHOTOS MARIO BADAGLIACCA, COLLABORATION SPÉCIALE O LODYSSÉE MODERNE Mario Badagliacca s\u2019est rendu dans l\u2019île italienne de Lampedusa pour photographier des centaines d\u2019objets ayant appartenu à des migrants fuyant la guerre en Syrie, la répression en Érythrée, la pauvreté en Afrique de l\u2019Ouest, etc.«Cette photo est la plus forte, selon moi, parce quelle symbolise le long et dangereux périple des migrants à travers le désert et la mer.La chaussure et la sandale recouverte de sable représentent cette odyssée moderne.» © LES TRACES DE L'ERRANCE A partir d\u2019un simple objet, on peut parfois identifier son propriétaire, ou du moins retracer une partie de son parcours à partir de son point d\u2019origine.Des passeports bangladais, une lettre écrite en amharique, des dollars américains, de la monnaie libyenne; ces objets parlent d\u2019exode, d\u2019espoir et d\u2019errance.Sur la photo, cette image de la Vierge Marie a probablement appartenu à un migrant de la Corne de l\u2019Afrique, alors que le coran provient sans doute d\u2019un pays musulman.© UNE EXISTENCE RETROUVÉE «Depuis 14 ans, au moins 23 000 migrants se sont noyés dans la mer Méditerranée.Il est impossible de connaître le nombre exact de morts, parce que nous ne savons pas combien de bateaux ont sombré», explique M.Badagliacca.Photographier les possessions de ces migrants a permis de leur redonner un passé, une histoire.Une existence.Ici, des écouteurs, des adaptateurs et des cassettes de chansons arabes.© LAMÉMOIRE DES NAUFRAGÉS Ce sont les membres d\u2019Askavusa, un groupe de militants de Lampedusa, qui ont récupéré ces objets échoués sur la plage ou saisis aux migrants rescapés par les garde-côtes.Par devoir de mémoire.Fin 2013, M.Badagliacca s\u2019est ainsi retrouvé dans un sombre grenier, devant des douzaines de boîtes remplies d\u2019objets, dont ce biberon et cette tétine.«On les avait jetés au dépotoir.» Récemment, les objets ont quitté le grenier-entrepôt: Askavusa a ouvert une salle d\u2019exposition, Porto M, dans la petite île.© UNE VIE ORDINAIRE Du khôl, des ciseaux, un blaireau: fragments de la vie quotidienne rejetés par les flots.M.Badagliacca a photographié des lunettes, des casseroles, des paquets de cigarettes, des pyjamas.C\u2019est peut-être le fait qu\u2019ils soient si ordinaires qui rend ces objets si émouvants.Il y a aussi des boussoles, des cartes de l\u2019Italie et des journaux de bord.«Tous ces objets en disent beaucoup sur leurs propriétaires: leurs attentes, leurs désirs, la nostalgie, la façon dont ils perçoivent l\u2019Europe.» © RIEN N'A CHANGÉ Le naufrage du 19 avril au large des côtes libyennes, considéré comme la pire tragédie en Méditerranée depuis la Seconde Guerre mondiale, a bouleversé Mario Badagliacca.«Rien n\u2019a changé.La situation a même empiré depuis l\u2019époque où j\u2019ai pris ces photos, il y a deux ans.On évoque maintenant des solutions militaires aux migrations.La mer peut connecter les peuples, les cultures et les sociétés, mais elle peut aussi les diviser.Elle est la dernière barrière entre \u201ceux et nous\u201d.» \u2022 .\u2022\u2022 .\u2014 L-C\u2014 \" :^SM.WPPP-M maisonethier.com Modèles sélectionnés.Détails en magasin.MAISON THIE Nous payons l\u2019équivalent des 2 taxes sur les matelas iSéries collection hôtel* 50% de rabais sur les matelas à ressorts ensachés avec plateau coussin Serta.* TAXES INCLUSES SC\u2014 SAINT-BASILE-LE-GRAND 267, boul.Sir-Wilfrid-Laurier (Rte 116) 1 800 363-9408 SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU 126, rue Jacques-Cartier Nord 1 800 363-1090 Mobiliers | Électros | Matelas | Déco VISITEZ-NOUS! jAccordî) FINANCEMENT ©Desjardins J DISPONIBLE SUR PLACE A 30 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 DEBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information André Pratte > Vice-président, Éditorial ÉDITORIAUX La cohérence électrique ANDRÉPRATTE apratte@lapresse.ca Québec a donné le feu vert hier à la construction d'une ligne électrique à haute tension nord-sud, la première depuis plus de 20 ans.Cette ligne reliera le poste stratégique de Chamouchouane, au Lac-Saint-Jean, à la région métropolitaine.Coût des travaux: 1,4 milliard.Le ligne 735 kV renforcera la fiabilité et la flexibilité du réseau de transport d'Hydro-Québec, celui-ci étant sollicité au maximum par les 4300 mégawatts de puissance qui s'est ajoutée depuis 1994.En préparation depuis cinq ans, le projet Chamouchouane-Bout-de-l'Île a suscité une vive Puisque nous consommons de plus en plus d\u2019électricité, la construction de nouvelles lignes de transport est inévitable.opposition dans Lanaudière.Le groupe Citoyens Sous Haute-Tension a mené la lutte, affirmant que les paysages de la région seront «balafrés à tout jamais », que des animaux d'élevage mourront, que la santé des habitants sera affectée, etc.Même le Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE), pourtant sympathique aux opposants, a jugé infondées certaines de leurs craintes.Si la Régie de l'énergie et la Commission de protection du territoire agricole ont approuvé le projet, le BAPE a suggéré «une pause» afin qu'Hydro-Québec évalue des solutions de Le burrito rechange mises de l'avant par des citoyens.Or, la société d'État a déjà montré que ces scénarios étaient beaucoup plus coûteux et soulevaient d'importantes difficultés techniques.Les inquiétudes des gens de Lanaudière au sujet de l'impact visuel de la ligne de transmission sont excessives.En effet, dans cette région, la ligne longera une ligne existante.Le BAPE déplore que, malgré cela, « la ligne demeurerait visible de plusieurs endroits».C'est vrai, les pylônes invisibles n'ont pas encore été inventés.À moins d'enfouir la nouvelle ligne, comme le suggèrent certains, que le coût prohibitif d'une telle mesure ne semble pas préoccuper.Selon la Fondation Rivières, «pour une portion très importante de la population, la recherche d'une qualité de vie débute avec l'évasion dans les milieux naturels.Les gens recherchent les lieux à l'état naturel».Sans doute.Mais ces mêmes gens veulent aussi avoir accès à une électricité abondante, fiable et peu coûteuse.Le député péquiste Bernard Drainville accuse le gouvernement de « foncer tête baissée » dans un « projet de luxe ».Pourtant, il y a un mois, M.Drainville proposait l'électrification massive du parc automobile et des transports collectifs.S'imaginait-il que cela pourrait se faire sans l'ajout de quelques pylônes au réseau d'Hydro-Québec?De grâce, faisons preuve d'un peu de cohérence.Puisque nous consommons de plus en plus d'électricité, la construction d'infrastructures de transport supplémentaires est inévitable.La fiabilité de l'approvisionnement en énergie de la région de Montréal dépend de la réalisation du projet Chamouchouane-Bout-de-l'Île.Hydro-Québec a apporté plusieurs changements au tracé original afin de minimiser les effets sur l'environnement et le paysage.Il est temps d'aller de l'avant.et les milliards PAULJOURNET paul.journet@lapresse.ca I , \u2019.yl Ce sera une longue, longue campagne.La semaine dernière, Hillary Clinton a confirmé qu'elle briguerait l'investiture démocrate.Elle a aussi eu l'idée de manger.Ce fut un burrito, commandé par elle-même.Un papotage national s'en est suivi pour disséquer le lien entre le burrito prolétaire et sa promesse de défendre la classe moyenne.Pour se rapprocher du peuple, un autre geste serait plus efficace: réformer le financement politique.Même si on en a moins parlé, ce sera un de ses grands «combats», promet-elle.Le scepticisme demeure, toutefois, à cause de son passé et de l'imprécision de son engagement.Selon le New York Times, Mme Clinton et ses sympathisants amasseront plus de 2 milliards, notamment grâce à Wall Street.C'est, pour rester poli, un paradoxe.Mais à sa décharge, il est inévitable.Pour réformer le système, il faut être élu.Et pour être élu, il faut de l'argent.La démocrate avait essayé de purger la politique de l'argent en 2001, en votant pour une loi qui limitait les dons aux candidats.Mais, en 2007, elle a au contraire aggravé le problème en devenant la première aspirante candidate présidentielle à refuser le financement public, et le plafond de dépenses qui l'accompagne.Elle a préféré solliciter des dons privés pour pouvoir dépenser sans limites.Tous ses successeurs démocrates et républicains l'ont imité depuis.Peut-être que la prochaine campagne servira d'électrochoc.Elle s'annonce la plus coûteuse de l'histoire, car la Cour suprême a déréglementé le financement électoral avec de récents jugements controversés, rendus avec une faible majorité de cinq contre quatre.Depuis 2010, un «comité d'action politique» (super PAC) peut appuyer sans limites une campagne, même avec l'argent de syndicats et d'entreprises.Et des organismes caritatifs peuvent désormais, sous certaines conditions, amasser de petites fortunes en dons anonymes.Selon la jurisprudence américaine tordue, limiter les dons équivaudrait à limiter la liberté d'expression.Cette vision est idéalisée et naïve.En campagne électorale, les adversaires se battent pour l'attention limitée du public.Plus un groupe parle fort, moins les autres seront entendus.C'est comme si la Cour suprême permettait l'achat d'un mégaphone de 140 décibels, en prétendant que cela n'enterrera pas les autres voix.Certes, l'argent ne garantit pas la victoire ni la corruption.Son effet est plus subtil.Il achète un certain accès.Mais cela vient avec deux effets secondaires: la cacophonie des innombrables publicités qui souvent désinforment, et l'impression pour plusieurs que le système dérive vers la ploutocratie.Dans un pays où la Constitution est un texte patriotique presque sacré, il faudrait, comme le suggère le juriste Lawrence Lessig, se souvenir de cet extrait des Federalist Papers.Qui devrait élire les représentants, y demandait Madison?«Pas plus les riches que les pauvres.» AT.SEMBLE QU% Y EN A BEAUCOUP CETTE ANNÉE cite cite.DROITS RÉSERVÉS/apcote@lesoleil.com OPINION Déséquilibrer pour mieux équilibrer BOUCAR DIOUF Humoriste, conteur, biologiste et animateur, il collabore régulièrement à La Presse Débats.Un autre budget équilibré vient d'être déposé à Ottawa par un ministre en chaussures de sport et affichant un sourire qui n'était pas sans rappeler celui de monsieur Leitao exhibant ses lacets il y a un mois.Le même sourire qu'on voulait nous voir arborer quand le ministre Joe Oliver est venu, avant les Fêtes, nous faire miroiter une péréquation record comme cadeau de Noël de monsieur Harper au Québec.Chaque fois, le décorum finit par faire oublier que la cagnotte présentée comme une nouvelle richesse a été récupérée à coups de machettes sur les institutions.Et au diable les victimes et les conséquences de l'impitoyable collecte ! Tout ce pognon que les conservateurs lancent en l'air n'est-il pas en grande partie généré par la fameuse réforme de l'assurance-emploi et les coupes dans la recherche scientifique, dans la protection de l'environnement, dans la culture, dans les parcs, dans les services douaniers, dans l'inspection des aliments, à Service Canada, à Postes Canada, à CBC/Radio-Canada, dans les services aux anciens combattants, au ministère de l'Immigration, et j'en passe?Cet argent ne provient-il pas, surtout, de décisions qui ont miné la qualité des services et détruit des carrières?La mémoire politique est courte et ça, les stratèges en communication l'ont bien compris.Tu peux les affamer maintenant comme faisait Pavlov avec son chien.Si, quelques mois avant l'élection, tu leur offres un steak, ils vont avoir déjà oublié que tu leur as scié une jambe pour leur donner cette viande.Au Québec aussi, la méthode Harper semble être le modèle à copier et on nous martèle que le massacre à la tronçonneuse est une façon d'offrir à la jeunesse un avenir meilleur.Comme quoi, tous ces enfants en difficultés d'apprentissage dans des classes qu'on veut surpeupler, qui ont perdu des services d'aide aux devoirs, qui ne font plus de sorties et dont les parents payent davantage de frais affé- rents, devraient demander la permission aux enseignants surchargés et sous-payés pour sortir massivement de bien des écoles publiques qui tombent en ruine et célébrer l'atteinte de l'équilibre budgétaire.Entre une jeunesse analphabète qui finit par décrocher dans un Québec équilibré et une jeunesse avec une éducation de qualité dans un Québec endetté, le gouvernement a déjà fait son choix.Il ne reste plus qu'à espérer que les surplus à venir seront réinvestis dans les écoles plutôt que dans des baisses d'impôts pour les grandes entreprises.Les paramètres économiques comme l'équilibre budgétaire, le produit intérieur brut et la croissance économique ont beau paraître savants, ils ne mesurent pas tout.Pour ceux qui ont encore des doutes, je recommande cet extrait d'un discours de Robert Kennedy qui est encore actuel, même s'il a été prononcé le 18 mars 1968: «Notre PIB inclut aussi la pollution de l'air, la publicité pour le tabac, les systèmes de sécurité qu'on installe pour protéger les habitations, le coût des prisons où on enferme ceux qui réussissent à les forcer, la destruction des forêts, la production du napalm, des armes nucléaires et des voitures de police blindées destinées à réprimer des émeutes dans nos villes, ainsi que les émissions de télévision qui glorifient la violence dans le but de vendre les jouets correspondants à nos enfants.Mais dans ce savant calcul du PIB, on ne tient jamais compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur instruction, ni de la gaieté de leurs jeux.Le PIB ne mesure pas la beauté de notre poésie, la solidité de nos mariages, la qualité de nos débats politiques, l'intégrité de nos représentants, notre sens de la compassion et du dévouement envers notre pays.Le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue.» Si, quelques mois avant l\u2019élection, tu leur offres un steak, ils vont avoir déjà oublié que tu leur as scié une jambe pour leur donner cette viande.UNIQUEMENT DANS LA PRESSE+ -VAsAr VIDEO Expo 67 : rétablir les faits PRESSE AUJOURD\u2019HUI DEMAIN ¦ \" SsHi EN VIDEO ¦¦ POURNOUSJOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMERVOTRE OPINION?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tÉcrivez-nous à debats@lapresse.ca RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, Itée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental GT.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.\t\t\t LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 AVRIL 2015 A 31 ÀBIEN YPENSER Au moins si vous êtes contre le pétrole, utilisez votre vélo pour vous déplacer.\u2014 Raymond Bélanger DEBATS Un triplex dans le Mile End.* \\ LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Un triplex dans le Mile End, propriété d'une artiste sans le sou incapable de faire face à ses locataires: un juif hassidique, un Français libertin, un homme à tout faire immigré d'Europe de l'Est (celui-là nous réserve une drôle de surprise), une jeune héritière de Westmount attirée par l'exotisme du Plateau (ou du Mile End, qui s'en rapproche), un père inconsolable qui squatte l'appartement de son fils musicien mort d'une overdose, un avocat verbomoteur de Chicago, une policière hilarante, une agente immobilière surexcitée (ces deux derniers rôles interprétés par l'excellente Catherine Lemieux).C'est toute une galerie de personnages savoureux qui défilent dans Triplex Nervosa, une pièce jouissive et astucieuse de Marianne Ackerman mise en scène par Roy Surette au Théâtre Centaur.« Si vous aimez Montréal, vous aimerez cette pièce!», dit Surette.Son avis va bien au-delà du clip publicitaire.C'est la pure vérité : cette pièce ne pourrait exister en dehors de Montréal.Le microcosme qui s'agite sur la scène est un condensé de cette ville multidimensionnelle unique au monde : le Montréal francophone, anglophone, cosmopolite, multiculturel, hipster et bobo (bourgeois-bohème) qui bouillonne dans les vieux quartiers « gentrifiés » de la métropole.Avec une grande finesse d'observation et beaucoup d'humour, Marianne Ackerman, journaliste, romancière et dramaturge, décrit son propre quartier (et une petite partie de ses angoisses personnelles de propriétaire).Cette pièce de théâtre ne pourrait exister qu\u2019à Montréal.Marianne a fait en 1980 le parcours inverse de tant d'Anglos, quittant sa campagne natale du sud de l'Ontario pour Montréal.Ici, elle a tout fait, de critique d'art à la Gazette à chargée de cours en théâtre à McGill, en passant par l'animation d'un site web artistique, plusieurs pièces de théâtre et trois romans.C'est une figure incontournable de la scène culturelle anglophone, malheureusement peu connue en milieu francophone, tant les barrières restent étanches entre les deux solitudes officielles.Combien de Montréalais bilingues, qui vont au théâtre à New York, Londres ou Toronto et qui n'éprouvent aucun problème à voir des films en version originale anglaise partout au monde, sont-ils allés au Centaur, ce théâtre dynamique du Vieux-Montréal logé dans l'édifice historique de la première Bourse de Montréal?Depuis son ouverture en 1969, on y monte sans interruption du théâtre de qualité.(Un détail que j'aime bien, sa salle principale est bâtie en pente aigüe et assure une bonne vue de la scène à partir de tous les fauteuils.pas de problème si un géant vient s'assoir devant vous!).Triplex Nervosa, donc, est une affliction nerveuse bien connue de tous les petits propriétaires débordés devant des locataires inamovibles, des hypothèques accablantes et au coût exorbitant des rénovations.Tass elle-même, une violoncelliste qui croyait se refaire financièrement en achetant ce triplex, n'a pas les moyens d'habiter chez elle (elle loue un sous-sol près du Stade) ! L'histoire connaîtra plusieurs rebondissements dont certains sont tordants.Mais on n'est pas dans le gros comique ou le burlesque, ici.Les dialogues sont très fins, et ses personnages, dont elle se moque gentiment, auront tous au final un côté sympathique.Marianne Ackerman n'a pas son pareil pour détecter les tendances sociales et pour dresser des petits tableaux de mœurs très pertinents, auxquels se mêlent des réflexions sur des sujets aussi variés que l'immobilier et l'art, le tout ponctué de la musique de Patrick Watson, cet autre pur produit made in Montreal.La distribution est à l'image de la métropole.Dans cette pièce en anglais où abondent des répliques en français (et en joual), acteurs francos et anglos se côtoient, tous maîtrisant parfaitement la langue de l'autre, et certains, comme Daniel Brochu dans le rôle du juif hassidique, réalisant des rôles de composition ébouriffants.Triplex Nervosa sera à l\u2019affiche jusqu\u2019au 17 mai.mW?, PHOTO GRAHAM HUGHES, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE « C\u2019est après sa victoire que M.Péladeau rencontrera ses véritables défis », écrit notre chroniqueur.Le candidat du « last call » P T 7-~\t \t \t ¦lÜk.\t Au moment même où Bernard Drainville déclarait forfait et ralliait le camp de Pierre Karl Péladeau tant l'avance du candidat favori à la course à la direction du Parti québécois lui paraissait insurmontable, un sondage CROP de La Presse révélait que ce même Pierre Karl Péladeau était nettement en baisse dans les intentions de vote des Québécois.En février dernier, le PQ, avec M.Péladeau à sa tête, devançait clairement le PLQ, 37% contre 33%.En avril, le PLQ n'a pas bougé, toujours à 33 %, mais les appuis à un PQ dirigé par M.Péladeau ont fondu à 30 %.Le paradoxe n'est qu'apparent.Il illustre bien le fait que la course à la direction d'une formation politique se déroule en vase clos, entre militants de ce parti.Les parois de la bulle sont toutefois plus épaisses dans le cas du Parti québécois.Tant et si bien que ce qui fait le succès de M.Péladeau dans le débat au sein de son propre parti est justement ce qui lui nuit auprès de l'ensemble de la population.Les péquistes, après leurs difficultés des dernières années, se cherchent un sauveur.Bien des militants ont décelé ces attributs chez M.Péladeau dès son arrivée intempestive dans la campagne électorale de Pauline Marois, en raison de sa feuille de route impressionnante, de son appartenance au milieu des affaires, perçue comme un atout, de sa notoriété à travers les médias qu'il possède et à travers sa conjointe Julie Snyder, ce qui en fait le seul politicien vraiment « people» que le Québec ait connu.Dans la recherche un peu désespérée d'un candidat du « last call », capable de mener le Québec à l'indépendance avant qu'il ne soit trop tard, Pierre Karl Péladeau s'est rapidement imposé.Ce potentiel salvateur a coloré la course à la direction, qui s'est transformée en couronnement, avec des débats assez timides, parce que les militants n'aimaient pas que l'on égratigne trop celui qui pourrait être le porteur victorieux du projet.Et c'est ainsi que dans cette formation qui se décrit comme un parti d'idées, on ne connaît pas trop celles de celui qui le dirigera.Sauf pour une chose.Selon CROP, les Québécois, qu'ils soient sou- verainistes ou non, croient qu'il est plus ferme que ses adversaires sur l'indépendance, et la moitié d'entre eux s'attendent à ce qu'il déclenche un référendum dans un premier mandat.C'est ce qui plait aux péquistes à la recherche d'un sauveur, mais aussi ce qui repousse les autres Québécois, bien plus nombreux.Et voilà pourquoi c'est après sa victoire que M.Péladeau rencontrera ses véritables défis.Son premier, auquel la course l'a mal préparé, ce sera, comme chef de l'opposition, d'affronter de véritables adversaires qui ne l'épargneront pas.Son second défi, ce sera de rallier au projet souverainiste une majorité de Québécois, ce qu'aucun de ses prédécesseurs n'a réussi.L'appui à la souveraineté, curieusement à 41% dans ce dernier sondage, se situe en général autour de 35 %.La tâche sera d'autant plus difficile que ce futur chef du PQ n'a pas de talents d'orateur, que sa vision très classique de l'option n'annonce pas un renouvellement du discours, et qu'il lui sera très difficile de réunir la diaspora souverainiste, souvent plus à gauche, qui a déserté le PQ.Son troisième défi sera de gérer la transformation idéologique qu'il imposera à son parti.On connaît encore mal les idées de M.Péladeau, mais on en sait assez, à travers ses propres interventions, notamment contre les syndicats, à travers les campagnes du quotidien auquel il a imprimé sa vision, par exemple sur les assistés sociaux ou les accommodements raisonnables, à travers la bataille de sa conjointe, à l'origine des Jeannettes, pour voir en M.Péladeau un homme de droite.Il lui faudra de spectaculaires contorsions pour concilier ses idées et celles du parti qu'il dirigera dans quelques semaines.Ce qui fait le succès de Pierre Karl Péladeau dans le débat au sein de son parti est justement ce qui lui nuit auprès de l\u2019ensemble de la population.ÎLE D\u2019ANTICOSTI L\u2019exploitation pétrolière, une option viable ROBERT JOYAL Biologiste, professeur à la retraite, Sainte-Anne-des-Lacs Au printemps 1984 débutait une fascinante aventure pour trois biologistes et un pourvoyeur d'expérience.L'année précédente, à la suite d'un concours, ces quatre associés et deux autres groupes s'étaient vu attribuer l'exaltante tâche de développer chacun une partie de l'est de l'île d'Anti-costi, à quelque quatre heures de route de Port-Menier.Notre tâche consistait à aménager des chemins de pénétration et à construire des lieux d'hébergement pour accueillir les pêcheurs de saumon, chasseurs de cerfs et touristes d'aventure.La pourvoi-rie du Cerf-Sau amorçait ses activités.À cette époque, l'île comptait un peu moins de 400 habitants et le ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche cherchait par tous les moyens à donner du travail à ces résidants en faisant la promotion de ces activités sur l'île.Quand les pêcheurs ou les chasseurs avaient atteint leur limite de prises, on leur offrait de visiter l'île, soit les chutes Vauréal, le Wilcox, un vieux bateau échoué, ou encore un tour de rivage dans l'espoir d'y rencontrer un rassemblement de phoques.La caverne la Patate était trop loin.La seconde année, les clients qui revenaient ne souhaitaient pas revoir ces mêmes sites.Il faut bien reconnaître que dans les publicités et les reportages sur l'île, que voit-on?La chute Vauréal, le Wilcox et des cerfs près de Port-Menier.Plusieurs nous disaient qu'au fond, « Anticosti, c'est les forêts de l'Abitibi entourées d'eau».Après quatre heures de paysages de conifères, on peut les comprendre.C'est peut-être pour cette raison d'ailleurs que, malgré les immenses efforts faits pour attirer des touristes d'aventure, nous n'en avons jamais reçu un seul.Il semblerait que les chutes Montmorency sont aussi attrayantes et accessibles à moindre coût, de même que les paysages sauvages de la Côte-Nord.Malgré les immenses efforts faits pour attirer des touristes d\u2019aventure, nous n\u2019en avons jamais reçu un seul.Aujourd'hui, il reste environ 275 personnes qui tentent encore de vivre sur l'île où seule la chasse permet des revenus trois mois par année.Et pour combien de temps?Les saumons ont pratiquement disparu.Peut-être que les descendants des Lelièvre, Boudoul, McCormick, Poulin et autres considèrent les promoteurs de l'exploitation pétrolière non pas comme des «gens sans scrupule», mais comme ceux qui leur permettront de poursuivre une vie intéressante sur l'île qui les a vus naître.PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES PC Pierre Claude Nolin Merci Cher Pierre Claude, Je te salue une dernière fois, mais je ne t'oublierai pas ! Bien que de formations politiques différentes, nous sommes devenus amis il y a plusieurs années.alors que tu es venu planter des vignes chez moi avec ta conjointe Camille et tes enfants! Dernièrement, tu m'as fait l'honneur de m'inviter à ton entrée en fonction de président du Sénat canadien.C'était émouvant.tu es devenu, en préséance, la quatrième personne la plus importante du Canada! J'ai aussi participé, en compagnie de nos amis, au fil des ans, à ces déjeuners au parlement, co-présidé par toi et le sénateur Dennis Dawson.je me rappelle ces discussions sur la réforme du Sénat, de l'importance que cette réforme provienne de l'interne.Pierre-Claude, un grand merci aussi pour avoir redonné un nouveau souffle au Cercle des honoraires du Régiment de Maisonneuve, dont tu es le lieutenant-colonel honoraire.Ton esprit indépendant, ton grand cœur, ta générosité resteront à jamais gravés dans nos mémoires! Je lève mon verre à ta famille qui t'a accompagné dans cette bataille contre ce maudit cancer.Salut Pierre Claude ! \u2014 Denis Paradis, député fédéral de Brome-Missisquoi (1997-2006) mm A PARTIR DE 36 MOIS mm\"! Prix de départ du modèle Ram 1500 Laramie Quad Cab 4X4 2015 montré, incluant les rabais totaux de 10 000 $° (qui consistent en une remise au comptant de 8 500 $* et un boni de fidélisation et de conquête de 1 500 $) : 44 750 $: DIESEL LE PLUS DURABLE AU PAYS MEILLEURE CAPACITE DE REMORQUAGE DE SA CATÉGORIE » Prix de départ du modèle Ram 3500 Laramie 4X4 2015 à cabine d\u2019équipe etroues arrière jumelées montré : 62 250 $: camionram.ca/offres À PÂrtÎFdT ouve _ FINANCEMENT rabaistotau* in non Ç ALLANT JUSQU'À ||# UUU V -INCLUANT 1500 S EN BONI DE FIDÉLISATION ET DE CONQUÊTE'\u2014 l i.«i -l FINANCEMENT A L\u2019ACHAT À PARTIR DE : ET AUCUN ACOMPTE SUR MODÈLES RAM 1500 2015 SÉLECTIONNÉS RAM 1500 SXT HEMI\u201c V8 QUAD CAB 4X4 2015 FINANCEMENT A L\u2019ACHAT À PARTIR DE : 155* @3,49 27 995$ LE PRIX D\u2019ACHAT INCLUT LES RABAIS TOTAUX DE 10 000 $° (QUI CONSISTENT EN 8 500 $* DE REMISE AU COMPTANT ET UN BONI DE FIDÉLISATION ET DE CONQUÊTE DE 1 500 $), LES FRAIS DE TRANSPORT ET LES FRAIS SUR LE CLIMATISEUR.AUX DEUX SEMAINES 0/+ POUR ,0 96 MOIS FRAIS DE TRANSPORT ET FRAIS SUR LE CLIMATISEUR INCLUS.INCLUANT 1500$ EN BON! ¦ VW 7 DE FIDÉLISATION ET DE CONQUÊTE SI VOUS POSSÉDEZ ACTUELLEMENT UN RAM OU TOUT AUTRE CAMION DE MARQUE CONCURRENTE OU SI VOUS ÊTES UN TRAVAILLEUR SPÉCIALISÉ DÉTENANT UNE CARTE DE COMPÉTENCE OU D'APPRENTI\".* l\u2019exclusion des modèles Ram 1500 2015 à cabine simple.Vv boniau 1000$ COMPTANT + RÉDUCTION %n A LA LOYAUTE + DE TAUX DE | 0 SUR MODÈLES SÉLECTIONNÉS//\tJ J J EXCLUSIF A NOS CLIENTS ACTUELS AU FINANCEMENT.Modèles Ram 1500 à cabine simple 4X2 et4X4 2015exclus.AUSSI DISPONIBLE LE RAM 1500 2015 EFFICACITÉ ALLANT JUSQU\u2019A L/100km SURROUTE _____________________________________ (35MI/GAL) LA MEILLEURE ÉCONOMIE D\u2019ESSENCE JAMAIS OBTENUE PAR UN CAMION1 Avec le Ram 1500 Quad Cab 4X2 2015 HFE avec moteur V6 EcoDiesel de 3,0 L et transmission automatique à 8 vitesses.-OU PROFITEZ- DE PUISSANTES OFFRES SUR LE RAM HEAVY DUTY 2U15 - ¦ - LE CAMION LOURD i f\tJUSQU\u2019À 1,5 TONNE DE PLUS QUE LA CONCURRENCE\" * ^ Le consommateur avisé lit les petits caractères : °, t, *, ±, **, *, fi, a.Les offres de cette annonce s'appliquent à la livraison au détail des modèles neufs sélectionnés achetés auprès des concessionnaires participants à compter du 22 avril 2015 et pendant le mois en cours seulement, et peuvent être modifiées ou prolongées sans préavis.Lesfraisde transport (1 695 $) et les fraissurle climatiseur (le cas échéant) sont compris dans le prix d'achat.Aucuns frais supplémentaires ne seront ajoutés auxprix tout inclus des véhicules annoncés.L'immatriculation, l'assurance, les droits surlespneusneufs (15 $) et les taxes applicables sont en sus et seront exigés à l'achat.Un acompte peut être demandé.Le concessionnaire peut devoir échanger ou commander un véhicule (lorsque applicable).Le concessionnaire peut vendre ou financer à prix moindre.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et conditions.° Les rabais totaux de 10 000 $ sont disponibles sur les nouveaux modèles Ram 1500 2015 sélectionnés (à l'exclusion des modèles à cabine simple) et consistent en une combinaison de 8 500 $ en remises au comptant déduites du prix négocié avant l'application des taxes et de 1 500 $ en boni au comptant de fidélisation et de conquête.Certaines conditions s'appliquent.Dans la limite des stocks.t Le prix d'achat annoncé s'applique au modèle Ram 1500 SXT HEMIMD V8 Quad Cab 4X4 2015 (DS6L41 + 25A + AGR) : 27 995 $.Le prix d'achat comprend les frais de transport de 1 695 $, les rabais totaux allant jusqu'à 10 000 $, qui consistent en une combinaison de 8 500 $ en remises au comptant (déduites du prix négocié avant les taxes) et de 1 500 $ en boni de fidélisation et de conquête.* Les remises au comptant sont offertes sur certainsmodèles neufs 2015 sélectionnés et sont déduites du prix négocié avant l'application des taxes.Une remise au comptant de8 500 $ est applicable surles modèles Ram 1500 2015 sélectionnés (à l'exclusion desmodèlesRam 1500 à cabine simple 4X2 et 4X4 2015, qui se qualifient pour une remise de 6 500 $).Voyezvotreconcessionnaire participant pourtousles détails.± Les taux de financement à l'achat à partir de 0 %jusqu'à 36 mois (modèles Ram 1500 2015, à l'exclusion des modèles à cabine simple) et à partirde 3,49 %jusqu'à 96 mois (modèles Ram 2015) sont offertsaux clients admissibles sous réserve de l'approbation de créditpar la RBC Banque Royale, la Banque Scotia ou Financement auto TD et sont applicables sur certains modèles 2015 sélectionnés.Exemples : Ram 1500 SXTHEMIMDV8 Quad Cab4X4 2015 (DS6L41 + 25A+AGR) avec un prix d'achatde 27 995$ (incluantles rabais totaux allant jusqu'à 10 000 $ qui consistent en une combinaison de 8 500 $enremisesaucomptant, déduites du prix négocié avant les taxes, et de 1500$enboniau comptant de fidélisation et de conquête), financé àun tauxde0%/3,49 %pour 36/96 mois sans aucun acompte (0 $), équivaut à 78/208 paiements aux deux semaines de 358,91 $/154,33 $, des frais de crédit de 0 $/4 105,64 $ et une obligation totale de 27 995 $/32 100,64 $.** Prix de départ du modèle Ram 1500 Laramie Quad Cab 4X4 2015 (DS6P41 + 26H) montré, incluant les rabais totaux allant jusqu'à 10 000 $, qui consistent en une combinaison de 8 500 $ en remises au comptant (déduites du prix négocié avantles taxes) et de 1 500 $ en boni de fidélisation et de conquête : 44 750 $.Prix de départ du modèle Ram 3500 Laramie 4X4 2015 à cabine d'équipe et rouesarrièrejumelées (D28P92 + 26H + WLA)montré, incluant une remise au comptant de 4 000 $ : 62 250$.Les prix de départdes véhicules montrés incluentles remises/bonisau comptant et n'incluentpas les options(par exemple, certaines teintes de peinture).Lesoptions sont disponibles moyennantdes coûts additionnels.Lesmodèles montrés peuvent différer légèrementdesmodèlesqui sont commercialisés au Canada.\u2022 Leboni au comptant additionnelde500$ s'appliquesur certains modèles Chrysler, Dodge,Jeep, Ram 2014et2015neufs sélectionnés achetés entre le 22 et le 27 avril 2015 seulement auprèsdes concessionnaires participants.Les modèles DodgeCharger Hellcat 2015,Dodge Challenger Hellcat 2015, Dodge Viper 2014/2015, Jeep Wrangler 2014,Jeep Wrangler Unlimited 2014, Dodge Dart2014, Ram ProMaster 2014 et FIAT 500L 2014 sont exclus.Ceboni au comptant additionnel de 500 $ sera déduitdu prix négocié avantl'application des taxes.Voyez votre concessionnaireparticipant pourtousles détails.fi Leboni au comptant àla loyauté et la réduction supplémentairedu tauxdefinancementde 1 %sontofferts aux clients admissibles à l'achat/au financement au détail des modèles Chrysler, Jeep, Dodge, Ram (à l'exclusion desmodèlesRam 1500 à cabine simple 4X2 et 4X4 2015) ou FIAT 2015 sélectionnés chez les concessionnaires participants.OFFRE D'UNE DURÉE LIMITÉE.Le boni au comptant à la loyauté sera déduitdu prix négocié après l'application des taxes.La réduction supplémentaire du taux de financement de 1 % s'applique, sous réserve d'uneapprobation de crédit, à la plupart des transactions de financement à taux subventionnés admissibles parla RBC Banque Royale, la Banque Scotia et Financement auto TD.La réduction de taux de 1 % ne peut réduire le taux de financement à moins de 0,0 %.Les clients admissibles incluent tous les propriétaires d'origine et actuels de modèles Chrysler, Jeep, Dodge, Ram ou FIAT ayant un contrat de financement à taux standard/subventionné éligible venant à échéance entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2018.Aucun échange requis.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et exclusions.a Leboni au comptant de fidélisation etdeconquêtede 1 500 $ sur les camions Ram est offertaux clients admissibles à l'achatau détail d'un modèle Ram 1500 2014/2015 sélectionné (à l'exclusion des modèlesà cabine simple), Ram 2500/3500 2014, Ram Châssis-Cabine 2014 ou d'un fourgon utilitaire Ram 2014 et est déduit du prix négocié après l'application des taxes.Les clients admissibles sont les propriétaires actuels d'un camion Dodge ou Ram ou les propriétaires ou locataires actuels d'un camion d'un autre manufacturier.Le véhicule doit avoir été acheté ou loué par le client admissible et enregistré à son nom au plus tard le 1er avril 2015.Une preuve de propriété ou d'entente de location sera exigée.Les travailleurs spécialisés agréés ou ceux qui suivent une formation de travailleurs spécialisés sont également admissibles.Ceci inclut les travailleurs agréés, les travailleurs certifiés et les clients qui terminent un certificat d'apprentissage.Une preuve de licence ou un certificat de travailleur spécialisé sera exigé.Certaines conditions s'appliquent.L'offre est valide pour le mois en cours seulement.¥ Longévité basée sur les données de IHS Automotive: Polk sur les véhicules canadiens en service au 1er juillet 2014 pour les camions diesel pleine grandeur 2500/250 et 3500/350 des années modèles 1994 à 2014.s Affirmation basée sur les catégories de camions 2500/250 et 3500/350.Avec l'équipement approprié.Une tonne métrique = 2 200 livres.A Selon le segment des gros camions d'Automotive News.Données basées sur les estimations de consommation de carburant sur autoroute du programme ÉnerGuide 2015.Les méthodes d'essai utilisées sont celles du gouvernement du Canada.La consommationd'essencedevotrevéhiculevarie selon voshabitudesdeconduite et d'autres facteurs.Utiliser à des fins de comparaison seulement.Efficacité allant jusqu'à 11,3 L/100 km (25 mi/gal) en ville et 8,0 L/100 km (35 mi/gal) surroutepour le modèle Ram 1500 Quad Cab 4X2 2015 HFE avecmoteurV6 EcoDiesel de 3,0 L et transmission automatique à 8 vitesses.Voyez votre concessionnaire pour des précisions supplémentaires sur le programme ÉnerGuide.MC Le logo SiriusXM est une marque de commerce enregistrée de SiriusXM Satellite Radio inc.Coop publicitaire des concessionnaires Chrysler \u2022 Dodge \u2022 Jeep® \u2022 RAM (((SiriusXHV))) LfiSRecRueS "]
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