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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2015-05-23, Collections de BAnQ.

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[" ÉDITION WEEK-END / Montréal samedi 23 mai et dimanche 24 mai 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 131e année No 177 120 pages, 9 cahiers 2,40$ taxes en sus - Édition provinciale 2,50$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA PRESSE RIMAELKOURI V.ï \u2022 .Si ?¦>.y ' r '.\u2022\u2018¦t: 'l, v.* -j' NE LES OUBLIONS PAS Six ans après l\u2019affaire Shafia, les signalements pour violence basée sur l\u2019honneur sont en hausse à Montréal.PAGE A5 PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE MICHAEL SAM AVEC LES ALOUETTES LINGRÉDIENT MANQUANT DE LA DÉFENSE?PHOTO DARRON CUMMINGS, AGENCE FRANCE-PRESSE SPORTS PATRICK LAGACÉ SI L\u2019ÉCOLE ÉTAIT IMPORTANTE (2) PAGES A6 ET A7 LABC DU VICE CACHÉ Guide pratique pour défendre sa cause sans perdre son temps ni son argent.MAISON ILLUSTRATION FRANCIS LEVEILLEE.LA PRESSE LES MIRAGES BUGINGO Le journaliste a inventé de toutes pièces de nombreux reportages internationaux.Lesquels sont vrais, lesquels sont faux?Notre enquête.PAGES A2 ET A3\t| PHOTO ROBERT SKINNER.ARCHIVES LA PRESSE LES 50 ANS D\u2019UN JOYAU laisse de dépôt et placement racontée par ses présidents.MÊmV AFFAIRES: PHOTO MARTIN CHAMBERLAND.LA PRESSE PHOTO OLIVIER PONTBRIAND.LA PRESSE LAUDITION D\u2019UNE VIE Les écoles de théâtre forment-elles trop dacteurs?Le parcours de trois candidats.ARTS Vincent Michaud, Charles Voyer et Lydia Sherkn MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Ce ne sont pas les courriels d\u2019Hillary que l\u2019on veut lire, ce sont ceux de Bill !\t\t\t\t\t\t\t Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte\t\t\t\t\t\t\t SAM 621 924 456 782 r* PIERRE MAYER JULIE HEREISH Charles Chaplin ~ S Hubbles Incorporated SA SUR SCÈNE À MONTRÉAL POUR 3 SOIRS SEULEMENT^ LE CÉLÈBRE VAGABOND CRÉÉ PAR CHARLIE CHAPLIN C G, i harlot ft) 1 Mademoiselle V^ello ÜNCÔNCERT PANTOMIME BURLESQUE DE PIERRE MAYER 11, 12 ET 13 JUIN 2015, 2OH csallelârenët AUXËËCURIES 7285, rue Chabot, Montréal ©Fabre\tACH.A.1 DÈS MAIN 1 ENi\\N I n_^5i4 328-7437 auxecuries.com\tau théâtre ou en ljgne\tjj 621924456782 9 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MAI 2015 AFFAIRES LAPBESSE+ PAU5E POUR LUI PAUSE POUR LUI LA PRESSE + ACTUALITÉS ACTUALITES OYSTER PERPETUAL GMT-MASTER II DIMANCHE SUR VOTRE PABLEPPE LA PRESSE ¥ p» Google play CHATEAU D\u2019IVOIRE JOAILLIERS 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 5 14 845 4651 \u2022§ ROLEX Tourisme en baisse, pourquoi?Adolescents au boulot: comment les guider?Chums de gars à la pêche MÉDIAS FRANÇOIS BUGINGO DES REPORTAGES INVENTÉS DE TOUTES PIÈCES it «** r* i ISABELLE HACHEY C'est « l'un des moments les plus douloureux » que François Bugingo ait «jamais vécu dans [sa] carrière de journaliste et de témoin de toutes les guerres qui ont endeuillé le monde dans les 20 dernières années».À Misrata, en Libye, « l'un des tortionnaires les plus zélés du régime du dictateur Kadhafi » est sur le point d'être exécuté par des miliciens triomphants.L'homme, menotté, dégage une odeur fétide: sans doute s'est-il fait dessus.Son visage est boursouflé des coups qu'il a reçus.Alors que des combattants surexcités l'entraînent vers son lieu d'exécution, il se tourne vers François Bugingo et lui crie : « I hate the bad man the Guide made of me.» Cette histoire a été relatée par François Bugingo lui-même dans son blogue, hébergé sur le site internet du Journal de Montréal, le 11 février 2014.Une scène d'une grande violence, sûrement douloureuse pour tout journaliste qui aurait eu le malheur d'y être confronté.Le problème, c'est que François Bugingo n'a jamais mis les pieds à Misrata.Il n'a jamais vu un tortionnaire du régime Kadhafi sur le point de se faire exécuter par des milices rebelles en Libye.Il n'a pas davantage trinqué avec les tireurs d'élite serbes de Sarajevo en 1993 .Il n'a pas négocié la libération d'un journaliste otage avec des terroristes d'Al-Qaïda en Mauritanie en septembre 2011.Il n'était pas à Mogadiscio, en Somalie, le 4 août 2011.François Bugingo a pourtant publiquement prétendu tout cela, au cours des dernières années, dans différents médias - y compris La Presse, Radio-Canada, TVA, Télé-Québec, Le Devoir, 98,5 FM et Le Journal de Montréal.Le reporter dispose d'une large tribune au Québec.Notre enquête démontre toutefois que ses faits d'armes journalistiques sont parfois très romancés, quand ils ne sont pas carrément faux.Dans le cas de Misrata, François Bugingo a lui-même nié s'y être rendu, au cours d'une longue entrevue avec La Presse, le 15 mai dernier: « Non, je ne suis pas allé à Misrata», a-t-il dit.Lorsque nous avons évoqué la « douloureuse » scène du tortionnaire bientôt mis à mort par les milices de la ville, le journaliste a continué à nier: «Non, non, non.J'ai dû le lire quelque part.» La fable de Sarajevo De passage à l'émission Deux filles le matin à TVA, le 14 octobre dernier, François Bugingo a évoqué le siège de Sarajevo lorsque l'animatrice lui a demandé de parler d'un « moment marquant, une rencontre qui a changé [sa] vision de la vie ».« Je dirais, en 93, dans la guerre de Bosnie, a-t-il répondu.Je me rappellerai toujours, à Sarajevo, cet homme-là qui, tout l'après-midi, avait passé le temps à tirer, à tirer, à tirer.Et puis le soir, il a sorti une bouteille de slivovitz [alcool slave] et il s'est mis à jouer de la guitare, et je me suis rendu compte que c'était un artiste exceptionnel.» PHOTO SVEN TORFINN, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES Dans une série d\u2019entrevues, François Bugingo raconte que les miliciens shebab auraient attaqué le convoi dans lequel il se trouvait «une quinzaine de fois» entre l\u2019aéroport et le palais présidentiel à Mogadiscio, en Somalie.Une telle attaque n\u2019a jamais existé, assure un journaliste somalien.VOUSAVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMA RE Amusez-vous!\tVOYAGES 11 Astrologi\te du jour \tPETITES ANNONCES 7 Avis et encans\tAFFAIRES 4\t CV\tAFFAIRES 7 Débats\tA30 et A31 Décès\tPETITES ANNONCES 7 à 11 Météo Emplois\tPETITES ANNONCES 7 Grille blanche\tAFFAIRES 8 Monde\tA28 et A29 Petites annonces\tPETITES ANNONCES Restaurants\tGOURMAND 5 Sudoku\tAFFAIRES 4 Vin\tGOURMAND 8 Journée ensoleillée avec passages nuageux en soirée, maximum 17, minimum 12.PETITES ANNONCES 7 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MAI 2015 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim MÉDIAS PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE Dans ses reportages diffusés dans plusieurs médias québécois au fil des années, le journaliste François Bugingo a romancé la réalité ou carrément raconté des faussetés.Interrogé à ce sujet, François Bugingo a précisé qu'il s'était plutôt rendu à Sarajevo en 1995 avec les journalistes français Thierry Cruvellier et Patrick Muller, afin d'y mettre en place une publication, l'International Justice Tribune (IJT).«Je suis allé là pour eux, avec eux.» Contactés par La Presse, Patrick Muller et Thierry Cruvellier ont tous deux déclaré qu'ils ne s'étaient jamais rendus à Sarajevo avec François Bugingo.En fait, M.Cruvellier a fondé l'IJT en 2004 et s'est rendu pour la première fois en Bosnie en 2005.M.Muller est bien allé à Sarajevo dans le cadre d'un projet média en 1995, mais pas avec François Bugingo.Des reportages inexistants François Bugingo, 41 ans, prétend avoir visité 152 pays et couvert la majorité des grands conflits qui ont ravagé la planète depuis 20 ans, notamment en Irak, en Afghanistan, au Liberia, en Algérie, en Colombie, au Liban, au Sri Lanka.Mais les reportages émanant de cette impressionnante couverture sont rares, et souvent même inexistants.C'est le cas de la guerre en Irak, en 2003.En entrevue, François Bugingo a juré qu'il y était bel et bien, mais que le magazine L'actualité n'était pas intéressé par l'achat de son reportage.À L'actualité, on n'a pas pu confirmer, puisqu'on n'a pas souvenir de cette proposition de pige.Dans le numéro juillet-août 2008 du magazine Réussir ici, François Bugingo raconte qu'avant son arrivée au Québec, en 1997, il était pigiste à RFI, à l'Agence France-Presse (AFP) et à l'Agence panafricaine de presse (PANAPRESS).Aujourd'hui, il nie avoir été pigiste pour ces trois agences.François Bugingo a souvent répété être « devenu un homme » lorsqu'il s'est rendu au Rwanda, à 20 ans, pour couvrir le génocide du printemps 1994.Ses reportages sont introuvables.Il dit en avoir écrit - sans les signer -pour un défunt hebdomadaire burundais, en plus d'alimenter le journaliste français Jean Hélène, de Radio France Internationale (RFI).Jean Hélène est mort en 2003.François Bugingo soutient avoir écrit des « résumés » que Jean Hélène intégrait à ses reportages sur le génocide.« Jean ne nous a jamais demandé de rémunérer l'un de ses informateurs », s'étonne Christophe Boisbouvier, reporter vétéran de l'Afrique à RFI.« Le nom de M.Bugingo ne dit rien aux anciens comme moi, qui travaillais déjà à RFI en 1994.Ce nom n'apparaît à aucun endroit dans nos archives écrites et sonores.Nous avons même fait la recherche dans les deux volumes de retranscription des archives rwandaises de RFI.Il n'y a aucune trace de M.Bugingo.» Une large tribune François Bugingo est une figure médiatique très présente au Québec.Il collabore au bulletin télévisé du TVA 22 heures, tient une chronique quotidienne sur les affaires internationales au 98,5 FM, en plus d'alimenter un blogue et une chronique au Journal de Montréal.Ces médias ont refusé de commenter notre enquête, hier.« François Bugingo est un de nos collaborateurs depuis 2013.Il n'est donc pas un employé du Groupe Média », a tenu à préciser Véronique Mercier, vice-présidente, communications, Groupe Média et Groupe TVA.Contactés par La Presse, les journalistes Patrick Muller et Thierry Cruvellier ont tous deux déclaré qu\u2019ils ne s\u2019étaient jamais rendus à Sarajevo avec François Bugingo.PHOTO ARCHIVES REUTERS François Bugingo a affirmé à l\u2019émission Deux filles le matin à TVA avoir discuté avec un tireur embusqué lors de la guerre de Bosnie en 1993.Il affirme aujourd\u2019hui s\u2019être rendu à Sarajevo deux ans plus tard.PHOTO ZOHRA BENSEMRA, ARCHIVES REUTERS François Bugingo a décrit une exécution dont il aurait été témoin après la prise de Misrata par les rebelles libyens.Mais en vérité, il n\u2019a jamais mis les pieds dans cette ville.Lotage qui n\u2019existe pas ISABELLE HACHEY 27 septembre 2010.François Bugingo est en Mauritanie pour négocier la libération d'un journaliste, pris en otage par le groupe Al-Qaïda.La rencontre est tendue.À un certain moment, des avions survolent le lieu de rendezvous.« Si les avions tirent, nous vous tuons tous », lance alors le terroriste.Ce jour-là, François Bugingo dit avoir eu la peur de sa vie.« J'ai un gamin de 6 ans, je me suis dit qu'il était temps que j'arrête », a-t-il raconté à La Presse, le 10 mars 2011.C'est ainsi qu'il a expliqué sa décision de quitter la vice-présidence de Reporters sans frontières (RSF), ainsi que la présidence de la section canadienne de l'organisme, qu'il avait lui-même fondée.Vérifications faites, RSF n'a jamais donné à François Bugingo le mandat de négocier la libération d'un otage en Mauritanie; en fait, RSF n'a jamais négocié avec des ravisseurs, et surtout pas avec des terroristes ; de toute façon, il n'y avait aucun journaliste détenu par Al-Qaïda en Mauritanie en septembre 2010.François Bugingo a plutôt démissionné de RSF le 24 septembre 2010.À l'époque, la section canadienne était en sérieuses difficultés financières.Selon une source, Paris avait refusé d'avancer les 30 000$ demandés par François Bugingo pour relancer cette section, au bord du gouffre.Depuis, cette entité - qui était entièrement indépendante de Paris - a disparu.François Bugingo affirme aujourd'hui qu'il n'a pas négocié la libération d'un journaliste otage en Mauritanie.Mais il soutient toujours s'être rendu dans ce pays pour y rencontrer « des gens d'Al-Qaïda».Dans quel but?Le journaliste refuse d'en dire plus, sous prétexte qu'il est en train d'écrire un livre sur sa vie.« Ça, tu le comprendras dans le bouquin.Ce que je faisais en Mauritanie, et comment je me suis retrouvé autour de cette table.» Il dit maintenant ne pas avoir été mandaté.« Je suis allé en Mauritanie pour une autre boîte.J'étais invité par une chancellerie occidentale.» Il dit avoir quitté RSF simplement parce qu'il avait « fait le tour du jardin».En tant que vice-président international de RSF, François Bugingo a souvent affirmé avoir mené des missions secrètes ou des opérations sensibles pour négocier la libération de journalistes otages à travers le monde - ce que nient catégoriquement quatre dirigeants de RSF, anciens et actuels, que nous avons contactés en France.« Il n'a jamais eu de mandat pour négocier avec des preneurs d'otages, des terroristes, tranche Hervé Deguine, ancien secrétaire général adjoint de RSF.Tout cela, c'est du matériau pour un bon roman de kiosque de gare.» Vérification des faits L\u2019affirmation Début août 2011, François Bugingo dit avoir accompagné un convoi des forces africaines en Somalie (AMISOM) à Mogadiscio.Une partie de la capitale était alors occupée par les milices islamistes shebab.François Bugingo a écrit un texte d'opinion, publié dans Le Devoir, le 3 août 2011, et intitulé « La nuit est triste à Mogadiscio».Après la parution de ce texte, le journaliste a accordé plusieurs interviews - trois à la radio de Radio-Canada, deux à RDI et une au 98,5 FM - dans lesquelles il a témoigné de sa dure expérience.Entre l'aéroport et le palais présidentiel, le convoi dans lequel il se trouvait a été attaqué « une quinzaine de fois » par les shebab ; le président était « terré, assiégé » dans son palais; l'AMISOM ne sécurisait plus qu'une « infime partie » de la capitale.Vérification faite Débarqué le 1er août 2011 à Mogadiscio, François Bugingo y serait resté deux jours : dans des entrevues accordées à Radio-Canada, le 3 août 2011, il affirme avoir déjà quitté la Somalie et être à Bujumbura, au Burundi.Or, dans une interview accordée le 4 août au 98,5 FM, François Bugingo prétend être toujours à Mogadiscio.Au cours de l'entrevue, il affirme clairement être sur place.Quand l'animateur Benoît Dutrizac lui demande comment il assure sa sécurité, il répond: « Je suis avec ces militaires des forces africaines.[.] Le tout est d'être extrêmement prudent et de réduire le plus possible nos mouvements.» Cette interview n'a pas été préenregistrée, puisque Benoît Dutrizac évoque le texte du Devoir.« Ça se peut que j'aie fait de l'esbroufe avec Benoît.Que je dise que je suis encore là, mais non», admet François Bugingo.Pourquoi cette visite éclair en Somalie?Les motifs du reporter varient d'une interview à l'autre.À Radio-Canada, le 3 août, François Bugingo dit être allé à Mogadiscio « comme journaliste», pour témoigner de la tragédie somalienne au «Il n\u2019est jamais arrivé qu'un convoi soit attaqué à 15 reprises à Mogadiscio.» \u2014 Le journaliste somalien Mustafa Haji Abdjinur moment où les shebab bloquaient le pays aux reporters occidentaux.«Il est extrêmement difficile de s'y rendre mais c'est essentiel, c'est crucial.» Une semaine plus tard, toujours à Radio-Canada, il affirme au contraire qu'il était en « mission d'observation», qu'on ne l'« autorisait pas à parler publiquement aux médias».Aujourd'hui, François Bugingo parle d'une « opportunité exceptionnelle » offerte par un militaire qui l'aurait invité à voyager, tous frais payés, avec l'AMISOM.Il refuse de révéler l'identité de ce militaire.Par ailleurs, les multiples attaques décrites par François Bugingo ne semblent pas refléter la réalité, à l'époque, sur le terrain.Correspondant de l'AFP, le journaliste somalien Mustafa Haji Abdjinur est catégorique: « Il n'est jamais arrivé qu'un convoi soit attaqué à 15 reprises à Mogadiscio.Ni sur la route Maka Al-Mukarama, qui relie l'aéroport au palais présidentiel, ni sur n'importe quelle autre route», tranche-t-il.À l'été 2011, la route Maka Al-Mukarama était sécurisée par l'AMISOM et les soldats somaliens.En outre, elle ne se trouvait pas en zone contrôlée par les shebab.LA PRESSEf La version longue de ce reportage dans La Presse+ \u2022tti \u2019H wêêêê AJfcIS VOTRE 'v m n n Bajs DU R AS® N N W'jè?- PRIXSUGG.wmmm \\~ INFORMEZ-VOUS SURNOTREPLAN 2 Etes SANS PAYER î/nl ilfes ü Fabriqué au Québec ¦W-4-É Ensemble en aluminium et bandoulière avec coussins Durasonn PRIXSUGG.PRIXSUGG.2 CHAISES, CAUSEUSE ET TABLE A CAFE VITREE 24\" X 44' MOIS.*/60 MOIS MOIS.*/ 60MOIS **r * ¦ i 3&Ê maZJrî\u2019*, .v HAMPTON «DEEP SEATING» SAN ANDRES \t65995 Ensemble en aluminium\tPRIXSUGG.1 09995 et rotin synthétique avec coussins\t 4 FAUTEUILS ET 1 TABLE 40\" X 40'' VITRÉE\t1367 OU\tMOIS.*/60MOIS DURAS0NN VENUS «DEEP SEATING» BAROLO DURAS0NN SONOMA SECTIONNEL Ensemble en aluminium et rotin synthétique avec coussins Durasonn 2 CAUSEUSES, 1 CENTRE, 1 FAUTEUIL, 1 TABLE À CAFÉ VITRÉE 39\"X20\" 19999 2 4 9999 42 MOIS.*/60 MOIS MANHATTAN II SECTIONNEL Ensemble en aluminium et rotin synthétique avec coussins et 4 oreillers 1 FAUTEUIL, 2 COINS, 1 CENTRE, 1 APPUI-PIEDS, 1 TABLE À CAFÉ VITRÉE 27,6\" X 29,5\" 13999 P.SU.174999 2899 ^rn % MOIS.*/60MOIS BONO DEEP SEATING Ensemble en aluminium brossé avec coussins 2 FAUTEUILS, 1 CAUSEUSE, 1 TABLE À CAFÉ 39\"X24\" 1439 P.SU.1 79999 2982 à MOIS.*/6 S.*/60 MOIS Plongez ^ $ dans Tété INFORMEZ-VOUS SURNOTREPLAN 2 Etes SANS PAYER JACUZZI J-135 6 adultes - 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matière.Cela fait 30 signalements sur 3900 à la DPJ francophone.Et 8 dossiers présentement ouverts sur plus 1000 du côté anglophone.Certains diront que c'est relativement peu.Ils diront que l'on fait beaucoup de bruit autour de ces cas marginaux et extrêmes.Je suis plutôt d'avis que l'on aurait intérêt à faire plus de bruit encore.Dans l'espoir qu'une tragédie aussi horrible que celle des Shafia ne se reproduise plus.« Quatre femmes sont mortes parce que le système n'était pas du tout prêt à faire face à cette problématique», rappelle Maud Pontel, coordonnatrice du Bouclier d'Athéna, qui présentait cette semaine un colloque fort éclairant sur ce sujet encore tabou et méconnu.L'occasion de faire le point sur les leçons tirées de l'affaire Shafia et sur tout ce qui reste encore à faire.Rien ne peut ramener à la vie Zainab, Sahar, Geeti et leur tante Rona.Le 30 juin 2009, ces Montréalaises d'origine afghane ont été assassinées.Sacrifiées au nom de l'honneur.Le quadruple meurtre a agi comme un électrochoc pour les services sociaux du Québec.« Personne ne pouvait imaginer qu'un tel drame puisse se produire chez nous.Il y avait un manque de connaissance », reconnaît Suzanne Dessureault, directrice adjointe de la DPJ francophone.Les deux DPJ de Montréal, qui, malgré des appels à l'aide, ont été incapables d'agir à temps, étaient atterrées.Le crime odieux mettait en lumière un échec tragique.« On s'est dit : il faut faire quelque chose, il faut ajuster nos pratiques.Il faut mieux comprendre pour pouvoir mieux dépister.Pour pouvoir protéger et pour pouvoir aider», dit Suzanne Dessureault.En 2013, l'avis du Conseil du statut de la femme enfonçait le clou en identifiant d'importantes lacunes dans le filet de protection de la DPJ.Si on parle souvent des rapports abandonnés sur une tablette, ce ne fut pas le cas ici.Les centres jeunesse anglophone et francophone ont poursuivi avec sérieux la réflexion amorcée à la suite de l'affaire Shafia.Des outils de détection et d'intervention ont été développés en collaboration avec le Bouclier d'Athéna, qui fait un travail précieux en 17 langues auprès de femmes victimes de violence.Une grille d'indicateurs de risque de VBH a été établie.Un guide d'évaluation et d'intervention, élaboré par les centres jeunesse Batshaw (DPJ anglophone), a été traduit et adapté pour les intervenants du centre jeunesse de Montréal.Bref, des pas de géant ont été faits.Depuis juin 2014, tous les intervenants de la DPJ ont reçu une formation au sujet de la VBH.Et pour la première fois, la DPJ s'est mise à recenser de façon systématique les cas de violence basée sur l'honneur.« Je le vois comme un exercice de feu.On espère toujours qu'il n'y aura jamais de feu.Dans les faits, c'est rare qu'il y en ait.Mais si ça arrive, on veut être prêt», me dit Malak Kamel, agente de planification et de recherche aux centres jeunesse Batshaw.Je reviens aux 30 signalements dont je parlais au début de cette chronique.Ces chiffres ne disent pas tout.Comme la notion de « violence basée sur l'honneur» n'existe pas dans la Loi sur la protection de la jeunesse, il est difficile d'obtenir un portrait juste de la situation.Entre 2010 et 2012, huit cas ont pu être recensés par la DPJ (secteur francophone).En 2013, on en comptait sept.Mais ces données fragmentaires sont forcément incomplètes.L'augmentation perçue du nombre de signalements ne veut pas nécessairement dire qu'il y a plus de cas.C'est peut-être simplement qu'on les détecte mieux.Chose certaine, il ne s'agit ici que la pointe de l'iceberg.Car on sait que, comme pour les cas d'agressions sexuelles, le silence est lourd et difficile à briser.De quoi parle-t-on exactement?On parle de situations en apparence parfois anodine qui peuvent, dans de rares cas, se révéler très graves.Une adolescente issue d'une famille où le schéma patriarcal (homme dominant/femme soumise) est très fort.Elle a un amoureux.Ses parents sont furieux.Ils tentent d'exercer un contrôle sur la sexualité de leur fille.Ils la surveillent.L'adolescente se sent menacée.Elle en glisse un mot à l'école.La DPJ est alertée.Évidemment, tous les cas de filles d'immigrants éprises de liberté au grand dam de leurs parents ne sont pas des cas de VBH.Quand une adolescente dit que son père va la « tuer», c'est le plus souvent juste une façon de parler.Il faut faire du cas par cas, rappelle Suzanne Dessureault.« On sait qu'on peut faire parfois plus de tort que de bien quand on intervient dans une situation où il n'y a pas lieu de le faire.On est très aux aguets pour éviter la stigmatisation et ne pas appliquer de recettes.» Ne pas échapper des cas.Ne pas en voir là où il n'y en a pas.On comprend que l'intervention est ici tout aussi complexe que délicate.Je disais d'emblée que l'on a intérêt à parler encore davantage de VBH.Car ce qui n'est pas nommé ne peut être changé.J'ajouterais ici une nuance importante.Plus de bruit, oui.Mais moins de tapage.Il va de soi que les clichés dépeignant des communautés entières comme des « barbares » ne nous avancent en rien.La violence basée sur l'honneur n'est pas l'apanage d'une seule culture ni d'une seule religion.Et au sein même des minorités culturelles touchées par ces types de violence, nombreux sont ceux qui travaillent fort pour faire changer les mentalités.Se dire en haussant les épaules que c'est « leur» culture ou les sommer de retourner dans leur pays ne leur rend pas justice.Ces filles qui voient leur vie brisée sont aussi nos filles.Elles ont le droit au même respect et à la même dignité que tous les autres citoyens.Elles ont le droit à la même protection.Une protection que Zainab, Sahar, Geeti et Rona, noyées un jour d'été pour avoir simplement voulu être libres, n'ont pas pu avoir.Ne les oublions pas.Déposez des chèques dès que vous les recevez Un chèque en main, c'est de l'argent en banque grâce au Dépôt électronique CIBCMC.Littéralement.Il vous suffit de prendre votre chèque en photo avec votre téléphone pour le déposer aussitôt dans votre compte.N'est-ce pas simple et merveilleux?4 Commencez à effectueras opérations bancaires à la Banque CIBC, et obtenez jusqu'à 300 $*¦ Communiquez avec un conseiller dès aujourd'hui.En centre bancaire \u2022 cibc.com/votrevie \u2022 1 800 784-3175 Une expérience bancaire adaptée à votre vie.CIBC * Pour être admissible, vous devez ouvrir un Compte-chèques MaxiOpérations ClBCM0 ou un Compte Service Première Classe ClBCM0 et effectuer certaines opérations.L\u2019offre prend fin le 17 juillet 2015.D\u2019autres conditions s'appliquent.Apprenez-en plus à cibc.com/offreargentcomptant300.M0 Marque déposée de la Banque CIBC.Dépôt électronique CIBCMC est une marque de commerce de la Banque CIBC.La conception graphique du cube CIBC et « Une expérience bancaire adaptée à votre vie.» sont des marques de commerce de la Banque CIBC. A 6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MAI 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ÉDUCATION Si l\u2019école était importante (2) PATRICK LAGACÉ CHRONIQUE Les 60 000 enseignants du Québec sont en renégociation de convention collective.Les offres de Québec sont faméliques sur le plan des augmentations de salaire - gel les deux premières années, 1 % de hausse annuelle les trois années suivantes -, mais le fric n'est pas au centre de leur irritation.Depuis quelques semaines, des dizaines de profs m'ont écrit.Au final, ça fait une mosaïque de témoignages dans lesquels on ne m'a parlé d'argent que par la bande, et pas pour dénoncer ces offres faméliques.On me dit trois choses, au fond, que je vous résume ainsi.Un, je suis fatigué: c'est crevant ce métier, et ce l'est de plus en plus.Deux, je dois composer avec de plus en plus d'élèves en difficulté, sans toute l'aide qui devait venir avec ces élèves intégrés dans les classes ordinaires.Trois, je peux vivre avec le fait que la semaine de travail de 32 heures est un mensonge.Je fais plus que 32 heures, avec la préparation des cours, les corrections et l'implication dans les comités et dans la vie de l'école.Mais faire passer ma prestation de travail à 35 heures sans augmentation de salaire, alors que je fais déjà du bénévolat, ça me fait suer, Monsieur le journaliste.Un de ces enseignants excédés s'appelle Patrice Bégin.Prof depuis 22 ans, il enseigne le français et la littérature à l'école secondaire Henri-Bourassa, dans le nord de Montréal.À la mi-avril, il a écrit une lettre froide de colère sur la page Facebook des «Profs contre l'austérité », lettre qui a été partagée 4500 fois.En entrevue, ma première question a porté sur ce qui avait changé dans son quoti- dien, depuis 1993, depuis ses débuts comme prof.Réponse spontanée, qui rejoint celles de plusieurs de ces profs qui m'ont écrit : « Le nombre d'élèves en difficulté.» Et les réunions, et les comités, et les tâches connexes qui se multiplient.Mais tout de suite, il est revenu à sa première réponse.« Surtout, surtout: la gestion des élèves en difficulté.C'est parfois 10, 12 élèves sur 30, 32.Quand ils ont été intégrés, on nous disait que les services allaient venir avec.» À la faveur de la réforme, Québec a poussé pour l'intégration des élèves en difficulté en classes ordinaires.Les « services » - orthopédagogues, orthophonistes, techniciens en éducation spécialisée, tout cet archipel de professionnels de soutien essentiels au développement de ces élèves qui ont des troubles d'apprentissage - n'ont suivi qu'en théorie : quand les commissions scolaires coupent, elles coupent d'abord des orthos, des TES.Et quand le budget Leitao a coupé 350 millions en éducation, les « services » ont (encore) été réduits par les commissions scolaires.Ajoutez à ça que le gouvernement annonce en négo qu'il veut plus d'élèves par classe, et Patrice Bégin y voit tous les ingrédients pour foutre encore plus le bordel dans la sienne.« On va se ramasser à 37 élèves, et de moins en moins d'appuis pour de plus en plus d'élèves en difficulté dans nos classes?Ça va être l'enfer.» Je lui dis que je ne m'explique pas le peu de grogne dans la population devant ces faits, connus, et ce genre de témoignage, également publicisé.« Je sais, rétorque-t-il.On dit que l'éducation, c'est «On dit que l\u2019éducation, c\u2019est important.Mais où sont les gens ?Quand on manifeste, on se fait dire qu\u2019on est bien payés.» \u2014 Patrice Bégin, enseignant moins cher que vous pensez Toyota, c'est $ d'acompte sur tous ces véhicules I Mît Modèle 4RM Limited illustré Modèle HB SEillustré Jusqu'au 1er juin seulement, chez vos concessionnaires Toyota du Québec TOYOTA Q tif) TOYOTA Cgg) TOYOTA LOCATION AVANTAGE protection extra-attentive Programmedelocationaudétailetdefinancementàl'achat offert parToyotaCanadainc.etconditionnelà l'approbationducrédit parToyotaServices Financiers.L'immatriculation, lesassurances, lestaxeset lesdroitssurles pneus sontensus.Sousréservedesconditionsapplicables,les offress'adressentauxparticuliersquilouentouachètentunvéhiculeentre le1ermai et le1erjuin2015chezunconcessionnaireparticipantduQuébec,oùtouslesdétails peuvent êtreobtenus.Leconcessionnaire peut louerouvendreàprixmoindre.Lesoffres peuvent changersans préavis.* OffresapplicablesauxmodèlesCorollaCE2015(BURCEMAA]/ RAV42RM LE2015 (ZFREVT AA]/YarisHBCE2015 (JTUD3MA] debaseneufsenstock.PDSFde 17 720$/26360$/16 295 $ avanttaxes, fraisdeconcessionnairede 165 $ avanttaxes (applicableschezcertains concessionnaires],fraisdetransport et préparationet fraisdeclimatisation (siapplicables]inclus.Lemontanttotalpayablemensuellement estsoumisàuntauxdelocationannuelde0,99 % /1,99 % / 0,99% ettientcomptedes fraisdeconcessionnaire, de lacontributionduconcessionnairede 165 $/210 $/ 750$, des fraisdetransport etpréparation, des fraisdeclimatisation (si applicables] etdel'assistanceàla locationde500$/ 250 $/ 750$(incluant lestaxesapplicablessurl'assistanceàla location, le paiement desquellessera requisà la livraison].Franchiseannuellede20000km.Fraisde0,07 $/0,15 $ / 0,07 $du kilomètreexcédentaire.Àla livraison, le paiement d'un montant de 176,85 $ / 279,44$/164,87 $avanttaxes (équivalant au premier versement mensuel] ainsiquedesdroitssurlespneusetdestaxesapplicablesserarequis.LePDSFdes modèlesillustrésCorollaS2015 (BURSEMAA]/RAV44RM Limited2015(DFREVTAA]/YarisHBSE2015 (KTUS3PA]est de21425$/35 705 $/19515 $.(^TOYOTA ÉTIQUETTES rouges Modèle S illustré Corolla RAV4 2RMLE2015 CE 2015 HBCE 2015 mois mois mois en location 60 mois en location 60 mois en location 60 mois 26 360$ 17720$ 16295 ® TOYOTA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MAI 2015 A 7 .ÉDUCATION important.Mais où sont les gens?Quand on manifeste, on se fait dire qu'on est bien payés.» Non, quand les profs se rebiffent, quand ils commencent à pester - pas pour le fric, je le répète, mais pour les conditions d'enseignement -, ces profs se font dire préventivement que leurs moyens de pression ne devraient surtout pas « nuire aux élèves ».Et quand j'entends cela, je capote.Une autre preuve qu'on se fiche de l'école : nous sommes plus durs avec ceux qui protestent contre l'effet des compressions que contre ceux qui les imposent, ces compressions.Dans sa lettre, Patrice Bégin a ironisé sur les moyens de pression à venir: « Que voulez-vous que je fasse?Que je continue à coller des Post-it dans les toilettes de mon école?Que je m'habille en noir?Que j'aille manifester, seul, au milieu d'un lac, un mardi du mois du juillet, dans le parc La Vérendrye afin de ne pas trop déranger?» Patrice Bégin fait le calcul : à son âge, avec ses années de service, il lui reste deux conventions collectives avant la retraite.Il regarde ses classes grossir, il voit de moins en moins de ressources pour aider les enfants en difficulté : ça va forcément affecter l'enseignement qu'il donne à l'ensemble de la classe.Il fait une analogie avec les infrastructures.Prends une ville qui néglige ses ponts, ses viaducs, dit-il.C'est dans 10, c'est dans 20 ans que ça va péter.« Or, dans 10, dans 20 ans, c'est un autre maire qui sera là.» La leçon du prof Bégin est limpide : ce qui porte ses fruits dans 10, dans 20 ans, ça n'a pas de valeur électorale.Le déficit zéro, par contre, si.Je relis mes notes et, Patrice, je dois te dire que ton analogie des infrastructures est jolie, mais elle a ses limites.Car quand un morceau de béton se décroche, ça fait quoi ?Ça fracasse le pare-brise d'une auto.Ça fait des manchettes.Ça fait un ministre à interpeller.Mais un enfant qui décroche, on s'en fout.Même mille enfants qui décrochent, on s'en fout.Et on s'en foutra encore dans 20 ans.PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE « On va se ramasser à 37 élèves, et de moins en moins d\u2019appuis pour de plus en plus d\u2019élèves en difficulté dans nos classes ?Ça va être l\u2019enfer », soutient Patrice Bégin, enseignant depuis 22 ans au secondaire.THE K E G Sous le PRESSE G l* Dernier passage avant la fin de la tournée nord-américaine! \"/ / \u2014 rCENTRES VALEUR I COMMODITÉ $3* ¦WiDES LE 17 JUIN! 11 i.id Chapiteau Blanc \u2022Angle Métropolitain et Décarie \u2022 1.866.999.8111 \u2022 cavalia.net Fièrement présenté par A 8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MAI 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ÉDUCATION Des professionnels en moins dans les écoles TOMMY CHOUINARD PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Les coupes de 250 postes de professionnels de l\u2019éducation découlent des règles budgétaires 2015-2016 préparées par le ministère de l\u2019Education.QUÉBEC \u2014 Ce qui était une possibilité devient maintenant une certitude : environ 250 postes de professionnels de l'éducation seront supprimés dans les écoles en raison des compressions du gouvernement.C'est ce qu'a confirmé la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) à La Presse hier.Ces coupes de postes découlent des règles budgétaires 2015-2016 préparées par le ministère de l'Éducation et présentées aux commissions scolaires mardi.On parle par exemple de conseillers pédagogiques, de psychologues, de psychoéducateurs et d'orthophonistes.Plus tôt cette semaine, la CSQ disait craindre la suppression de 250 postes de professionnels, dont 68 à la CSDM.La centrale syndicale se basait sur les plans d'effectif élaborés par 69 commissions scolaires en vue de la rentrée de l'automne.Davantage de postes abolis?Deux commissions scolaires, qui n'ont pas voulu être identifiées, ont affirmé à La Presse hier que les règles budgétaires pourraient entraîner l'abolition de davantage de postes.Mais la FCSQ estime qu'en général, les commissions scolaires ont bien anticipé les coupes contenues dans les règles budgétaires lors de la préparation de leur plan d'effectif.« Des contrats de professionnels ne sont pas renouvelés.Et ça, ce sont des services directs aux élèves qui sont touchés», a affirmé la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard.Elle a confirmé que le gouvernement réduit de moitié, À LA LOCATION DE TOUTES LES CIVIC FAITES UN ESSAI ROUTIER DÈSAUJOURD\u2019HUI CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE HONDA I HONDAQUEBEC.CA * Offre de location à la semaine pour une période de 60 mois pour un total de 260 paiements par l\u2019entremise de Services Financiers Honda inc.(SFHI), sur approbation de crédit.Cette offre porte sur la Civic berline DX manuelle 2015 neuve (modèle FB2E2FEX) / CR-V LX 2 roues motrices 2015neuf(modèle RM3H3FES) / Accord LXmanuelle 2015 neuve (modèle CR2E3FE).Franchise de kilométrage total de 120 000 km; frais de 0,12$le kilomètre excédentaire.Transport et préparation de 1 495$/1 695 $/1 695$ inclus etlasurcharge sur le climatiseur de 100 $ incluse (lorsque applicable).Les frais d\u2019enregistrement auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription (jusqu\u2019à 48 $ au total) ne sont pas inclus.Comme le premier paiement périodique, ils sont dus à la livraison du véhicule.Les taxes, droits spécifiques sur les pneus neufs (15$),assurancesetimmatriculationsontensus.tPrimeincitativeauconsommateursousforme de« carte d\u2019essence » de 300 $ offerte à la location seulement de toutvéhicule neuf Honda Civic 2015 livré d\u2019ici le 31 mai2015.Leconsommateuralechoixentrelaprime« carted\u2019essence» ou une réduction de 300 $ sur le prix négocié après les taxes.L\u2019offre peut être combiné aux taux de location annoncés par SFHI.** Offre de financement à l\u2019achat disponible par l\u2019entremise de Services Financiers Honda inc.(SFHI), sur approbation de crédit.Exemple de financement pour la Civic berline DXmanuelle 2015neuve (modèle FB2E2FEX)/CR-V LX2rouesmotrices 2015neuf(modèle RM3H3FES) / Accord LXmanuelle 2015neuve (modèle CR2E3FE) : Prix de vente de 17 245$/27 785$/25 845 $ (lesfrais de transport etde préparation inclus),financé à un taux annuel de 0,99% /1,99% / 0,99%, équivaut à 294,71 $ / 486,69 $ / 441,68 $ par moispendant60/60/60 mois, avec un acompte de0$ou échange équivalent.Le coût de l\u2019emprunt estde 437,60$/1 428,40 $ / 655,80 $, pour une obligation totale de 17 682,60$/ 29213,40$/26500,80$.Taxes,droitsspécifiquessurlespneusneufs(15$),permis,assurances,immatriculationetoptionsensus.Offresd\u2019uneduréelimitéeetsujettesàchangementsouannulationsanspréavis.Leconcessionnairepeutlouer/vendreàunprixmoindre.Offresvalides seulementpour les résidentsdu Québec chez les concessionnaires Hondadu Québecparticipants.Le concessionnairepeut devoir commanderou échanger unvéhicule.Jusqu\u2019àépuisement des stocks.Photos à titre indicatif.Voyez votre concessionnaire Hondapour plusdedétails.ÉVÉNEMENT FORMULE [ GAGNANTE Honda CIVIC DX2015 LOCATION 60 MOIS 39$ Par semaine 120 000 km inclus Transport et préparation inclus 0$ Acompte sur 60 mois OU Financement à l\u2019achat 0,99% ACCORD LX2015 fiO$* EN LOCATION I\t¦\t¦ Par semaine pendant 60 mois 120 000 km inclus Transport, préparation et surcharge A/C inclus Acompte -ou- Financement à l\u2019achat 0,99%** sur 60 mois 70$ CR-V LX2RM 2015 EN LOCATION Par semaine pendant 60 mois 120 000 km inclus Transport, préparation et surcharge A/C inclus -OU- S O Acompte Financement à l\u2019achat 1,99%** sur 60 mois LES COUPES PRÉVUES 206 millions, dont.>\t62,7 millions de réduction dans la masse salariale, conséquence de la loi sur le contrôle des effectifs >\t62,4 millions de coupes paramétriques dans l\u2019administration >\t27 millions dans les services de garde >\t54 millions dans d\u2019autres enveloppes.Mais Québec interdit les compressions dans laide aux devoirs, laide alimentaire et l\u2019achat de livres pour les bibliothèques.Il ne veut pas revivre les controverses de l\u2019an dernier.Source : FCSQ Québec refuse pour le moment de rendre publiques les règles budgétaires, plaidant que des discussions se poursuivent avec les commissions scolaires.\u2014 Tommy Chouinard de 10 millions de dollars, la subvention versée pour les 20 journées pédagogiques du calendrier scolaire.La facture des parents grimpera pour les activités spéciales organisées durant ces journées.«Je ne sais pas comment on va faire pour ne pas l'augmenter», a dit Josée Bouchard.Elle a même ajouté qu'en vertu des nouvelles règles budgétaires, le gouvernement donne le feu vert pour facturer plus de 8$ par jour aux parents qui laissent leur enfant à l'école plutôt que l'envoyer à la sortie de groupe.C'était interdit auparavant.« Des contrats de professionnels ne sont pas renouvelés.Et ça, ce sont des services directs aux élèves qui sont touchés.» \u2014 Josée Bouchard, présidente de la FCSQ Compressions dans les services de garde Pourtant, François Blais a soutenu hier qu'« on ne demanderait pas plus d'argent aux parents » en raison des compressions dans les services de garde des écoles.Ce sont selon lui des « ponctions chirurgicales » qui font toujours l'objet de discussions avec les commissions scolaires.Comme des services de garde en milieu de scolaire dégagent des surplus, « on a convenu que ça pouvait être intéressant d'aller de ce côté-là», a-t-il expliqué lors d'une mêlée de presse.Mais pour Josée Bouchard, si certains services de garde réalisent des surplus, les écoles utilisent ces sommes pour donner de l'oxygène à d'autres secteurs en mal de financement.La FCSQ est toutefois formelle : les autres coupes dans les services de garde - environ 17 millions selon elle - pourront être compensées par la hausse du tarif exigé des parents.Le tarif passe de 7,30$ à 8$ par jour, comme l'a déjà annoncé le gouvernement.La CSDM affirmait pourtant à La Presse que le gouvernement baisse sa subvention d'une somme supérieure à la hausse du tarif.La FCSQ soutient que ce n'est pas le cas.Elle explique l'erreur de la CSDM en disant que le gouvernement a modifié la méthode de calcul de sa subvention.Universités Le ministre Blais serrera la vis aux dirigeants Le ministre de l\u2019Éducation François Blais entend resserrer le contrôle du gouvernement sur la rémunération des hauts dirigeants des universités.Les controverses entourant les conditions daprès-mandat des patrons de l\u2019Université Laval et l\u2019indemnité de départ du recteur de l\u2019Université Bishop\u2019s l\u2019ont convaincu d\u2019agir.« On est rendu là.On va donner une prise plus concrète au Ministère dans ces situations-là », a-t-il dit en marge d\u2019une conférence de presse dans une école de Québec, hier.Le gouvernement Marois avait adopté une nouvelle politique en la matière, mais il est nécessaire d\u2019aller encore plus loin, selon lui.\u2014 Tommy Chouinard O.\u2014 < O O i5gE| f £ js c: £5 c§ = «a fié* |iS| III E ^ q3^ .o>-a> .E 5T co \"o \u2014 i_ co o ?£° iS = c ij co o .S \\Z c \u2014 O CD CT) o £5 > E 1 877 266.4387 Ahuntsic 1448, Fleury E.Montréal, QC 514.388.9077 Brossard 8050, boul Taschereau O Brossard, QC 450.923 5571 Brossard DIX30MC 8440, boni.Leduc Suite.25 Brossard, QC 450.443.6000 LaSalle 8610, boul.Newman LaSalle, QC 514 595.5356 Laval\tMontréal I860, boul.le Corbusier 5164, Av.du Parc Laval, QC\tMontréal, QC 450.687.7880\t514.278.4527 Ouest de l\u2019île\tRepentigny 15634, boul.Gouin O.\t85, boul.Brien Ste-Geneviève, QC\tRepentigny, QC 514.620.7155\t450.654.5337 Montréal 5800 rue St-Hubert Montréal, QC 514.277-6229 N.D.G 5201, rue Sherbrooke O.Montréal, QC 514.369.1860 Rosemère 384, boul.Labelle Rosemère, QC 450.437.7366 St-Eustache 117, boul.Arthur-Sauvé St-Eustache, QC 450.623.5146 St-Jérôme 30, rué Bélanger St-Jérôme, QC 450.431.7366 St-Léonard 6839, Jean Talon E.Montréal, QC 514.251.5300 Terrebonne 1313, Montée Masson Terrebonne, QC 450.471.5400 Vaudreuil 980, Av.Saint-Charles Vaudreuil Dorion, QC 450.510.1008 ns m -rD CT) 'CD E E d ZJ CD-1 \u2014 ^ SB .* -i &-Èèd ims EM! « PHOTO ARCHIVES LE DROIT La salle du Canada du Musée canadien de l\u2019histoire proposait un voyage dans le temps par l\u2019entremise de plusieurs reconstitutions historiques, des Vikings au développement de l\u2019Ouest.La salle syndicale présentait entre autres une reconstitution du Winnipeg Labor Temple, lieu mythique de la grande grève qui s\u2019y est déroulée en 1919.HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 La décision du Musée canadien de l\u2019histoire de ne pas rouvrir l\u2019ancienne salle syndicale dans sa nouvelle «salle de l\u2019histoire canadienne» soulève des préoccupations.Les autorités du musée affirment toutefois qu\u2019elles ne comptent pas pour autant escamoter l\u2019histoire ouvrière dans cette exposition permanente qui sera présentée à compter de 2017.Une évaluation interne obtenue par le Toronto Star et La Presse confirme en effet que l'ancien Musée canadien de la civilisation du Canada, renommé Musée canadien de l'histoire par le gouvernement Harper en 2012, n'inclura pas cette salle syndicale dans l'exposition en développement.Elle faisait partie de la salle du Canada qui a été fermée pour rénovations en 2013 pour céder la place à l'éventuelle salle de l'histoire canadienne.La salle du Canada proposait un voyage dans le temps par l'entremise de plusieurs reconstitutions historiques, des Vikings au développement de l'Ouest.La salle syndicale présentait entre autres une reconstitution du Winnipeg Labor Temple, lieu mythique de la grande grève qui s'y est déroulée en 1919.Daté du 22 août 2014, le document interne du musée, une ébauche rédigée en anglais et intitulée « Évaluation des risques de la rénovation », conclut que ces « changements peuvent être apportés au module avec peu de risques politiques et institutionnels».On précise néanmoins que les modifications pourraient entraîner « des défis de communications avec la communauté académique », où certains ont déjà « décrit la fermeture comme une preuve du manque d'intérêt du musée à l'égard de l'histoire de la classe ouvrière ».Le député du NPD de Winnipeg-Centre, Pat Martin fait partie de ceux qui sont préoccupés par ces changements.«Je trouve difficile à croire que c'est une pure coïncidence que le ministre du Patrimoine change le nom et le mandat du musée, et ensuite l'exposition principale qui porte sur les syndicats est démantelée.Il ne faut pas être un chirurgien de haut calibre pour comprendre cela.Je soupçonne même fortement qu'il y a eu de l'ingérence politique.» Une place à l\u2019histoire syndicale La vice-présidente aux affaires du musée, Chantal Schryer, affirme qu'au contraire, il n'est pas question d'expurger la dimension ouvrière de la nouvelle salle de l'histoire canadienne, et que cet espace de plus de 40 000 pieds carrés contiendra certainement des mentions de l'histoire syndicale canadienne, incluant la grève de 1919.Mme Schryer ignore pour l'instant la forme que prendra cette représentation, mais elle admet que la reproduction du temple des ouvriers de Winnipeg n'en fera sans doute pas partie, puisque l'approche de la nouvelle exposition sera très différente de l'ancienne salle du Canada, en misant moins sur les reconstitutions historiques.Quant aux craintes d'ingérence politique, « il n'y a pas de politicien ici, a tranché la dirigeante.Il n'y en a aucun caché sous mon bureau et il n'y en a pas qui travaillent avec nos chercheurs et nos historiens non plus.[.] Ce n'est pas les politiciens qui décident ce qui va dans nos galeries.Jamais.» Le Congrès du travail du Canada affirme qu'il n'a pas été consulté dans le cadre de ces changements, mais qu'il suivra la situation de près.« Il est critique de trouver des moyens d'exposer les contributions des travailleurs dans ce pays», a déclaré le président Hassan Yussuff.Mission officielle de Philippe Couillard à Rome et à Paris Une occasion d\u2019inviter le pape au Québec DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 À compter de mardi, le premier ministre Couillard entreprendra une mission officielle de quatre jours, qui le mènera à Rome et à Paris.Il aura l'occasion d'inviter le pape François au Québec en 2017, une visite qui soulignerait trois événements.Ce sera le 375e anniversaire de la ville de Montréal, le 150e anniversaire de la Confédération canadienne et le 200e anniversaire de la Chapelle des jésuites dans la Vieille Capitale.Il pourra échanger directement pendant un moment avec le Saint-Père en marge d'une audience générale au Vatican.On ne parle pas d'audience privée, la conversation se tiendra à l'extérieur.Le Québec reste le berceau du catholicisme en Amérique, et le Vatican a désigné Québec pour sa première « porte sainte» à l'extérieur de l'Europe.Mardi, M.Couillard doit rencontrer le président du Comfindustria, un regroupement d'industriels de 150 000 entreprises.Devant un groupe d'investisseurs, réuni par un bureau d'avocats international, NCTM, il abordera par la suite le Plan Nord et la politique maritime du Québec qui sera rendue publique sous peu.Les relations entre le Québec et l'Italie sont inscrites dans le temps.Le Québec est représenté officiellement à Rome depuis 50 ans, un anniversaire que voudra souligner le passage du premier ministre Couillard.Cette présence sera soulignée mercredi par une allocution devant un parterre d'une centaine de gens d'affaires et de représentants des institutions à l'édifice du parlement italien.Le lendemain, jeudi, M.Couillard fera un saut à Paris pour assister à la cérémonie d'intronisation de Dany Laferrière à l'Académie française, qui y recevra son épée d'académicien.Le nouveau chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, y sera aussi, à l'invitation de l'Académie.PHOTO KENZO TRIBOUILLARD, ARCHIVES AFP Le premier ministre Philippe Couillard se rendra à Rome et à Paris.L'écrivain sera reçu en séance solennelle sous la Coupole, par l'auteur Amin Maalouf, pour occuper le fauteuil d'Hector Bianciotti.Par la suite M.Couillard rencontrera Manuel Valls, premier ministre français, et des stagiaires québécois du Comité d'action politique franco-québécois.En soirée il rencontrera l'ambassadrice Laurence Tubiana, représentante du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en prévision du sommet de décembre prochain à Paris, sur l'environnement.Vendredi, retour à Rome pour une rencontre avec le sous-secrétaire des Affaires étrangères d'Italie, Mario Giro.Suivra un entretien avec des dirigeants de la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture, MM.José Graziano Da Silva et Daniel J.Guftafson.L'HÔPITAL DE MONTRÉAL v \u2022 H«naBn ¦ n» k - ¦ » M2 il mëm rrTOÜE.POU ENFANTS IRENF aéméï AU SITE GL 1001, BOUL.DÉCARIE, MONTRÉAL, QC H4C3J1 www.hopitalpourenfants.com VENDÔME Hôpital de Montréal pour enfants Centre universitaire de santé McGill Montreal Children's Hospital McGill University Health Centre LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MAI 2015 A 25 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ENVIRONNEMENT leH Prient cl^iqco2 hanged\t,eC02.Un groupe climato-sceptique blâmé pour publicité trompeuse IMAGE TIRÉE DE TWITTER Un panneau publicitaire installé en novembre le long de l\u2019autoroute 40, ÉRIC-PIERRE CHAMPAGNE Un groupe climato-sceptique peut-il affirmer dans une publicité que le soleil est le principal facteur des changements climatiques?Non, ont tranché les Normes canadiennes de la publicité, dans une décision rendue publique jeudi.Un verdict qui réjouit l'Association des communicateurs scientifiques du Québec (ACS).Rappelons d'abord les faits.En novembre dernier, l'organisme Friends of Science fait afficher deux messages controversés sur un panneau publicitaire installé le long de l'autoroute 40, à Montréal.Le premier affirme : « Le soleil est le principal facteur du changement climatique.Pas vous.Pas le CO2.» Le deuxième message prétend que «le réchauffement climatique a cessé depuis plus de 16 ans.» «Cette décision n\u2019amène pas de sanctions, mais c\u2019est une victoire de la raison.» \u2014 Michel Groulx, v.-p.de l\u2019Association des communicateurs scientifiques du Québec Dans les jours suivants, l'Association des communicateurs scientifiques du Québec réplique en lançant elle aussi une campagne sur des panneaux publicitaires de la région de Montréal.En parallèle, 96 plaintes pour publicités trompeuses sont déposées contre Friends of Science par l'ACS et des dizaines de citoyens.Le Conseil des normes canadiennes de la publicité a finalement conclu que les publicités de Friends of Science ont contrevenu aux articles 1 (véracité, clarté et exactitude) et 8 (déclarations de professionnels ou de scientifiques) du Code canadien de la publicité.Dans sa décision, le Conseil mentionne que « les allégations catégoriques et sans équivoque faites dans les deux publicités ne pouvaient être soutenues par une prépondérance de preuve actuelle sur le sujet en cause.» « Cette décision n'amène pas de sanctions, mais c'est une victoire de la raison », affirme Michel Groulx, vice-président de l'ACS.Décision «juste dans le contexte» Pour sa part, Friends of Science s'est défendu en disant qu'ils ne pouvaient donner autant d'informations sur un panneau d'affichage.« Nous sommes en désaccord avec la décision des Normes canadiennes de la publicité, mais nous trouvons qu'elle est juste dans le contexte.Ce n'est pas un organisme scientifique, mais ils ont des normes à faire respecter», signale Michelle Stirling, responsable des communications chez Friends of Science.L'organisme dit vouloir accroître se présence au Québec en ajoutant un volet français à son site web.Il pourrait à nouveau faire de la publicité, mais en apportant certaines nuances à son message.«Nous pourrions écrire par exemple que le soleil est l'un des facteurs du réchauffement climatique plutôt que d'affirmer que c'est le principal facteur », avance Mme Stirling.« Si le soleil contribue au changement climatique, sa contribution est minime, précise Michel Groulx.Il y a une accélération des changements climatiques et c'est l'activité humaine qui est en cause nous dit le GIEC.Il n'existe pas de corrélation que le soleil ait pu agir sur le climat sur une période aussi courte.» FRIENDS OF SCIENCE Lorganisme sans but lucratif basé à Calgary a été fondé en 2002.Ses dirigeants affirment que le soleil est la principale cause des changements climatiques et non l\u2019activité humaine.Friends of Science a reçu des contributions financières de l\u2019industrie pétrolière.; y* Montréal V:ÎVvStïüJ: Wk ' ¦ Si \u2022m* J ¦ ¦\t* ** m \u2014\t»\tw_jîmJf\t^ «3/ - .- SS Voyez les points d\u2019ancrage près de vos restos préférés.l\u2019app BIXI Télécharger dans K l'App Store Débarquée à Montréal pour ses études il y a quelques années, c\u2019est à dos de BIXI que Frédérique apprivoise la ville.Cette épicurienne-née aime bien partir à la découverte de nouveaux restos à vélo.présenté par ^GTELUS Montréal é A 26 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MAI 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Victoire d\u2019Abdelrazik en Cour fédérale Ottawa devra lui remettre toute information sur des fuites de documents secrets dans les médias LA PRESSE CANADIENNE Abousfian Abdelrazik, un Canadien d'origine soudanaise que le gouvernement a déjà considéré comme un terroriste, a remporté une petite bataille dans sa longue lutte afin d'obtenir des dédommagements pour des fuites de documents secrets dans les médias.La Cour fédérale vient d'ordonner à Ottawa de remettre à M.Abdelrazik toute information sur des fuites similaires dont a été victime le Montréalais Adil Charkaoui, un autre Canadien déjà soupçonné par le gouvernement d'entretenir des liens avec les terroristes.Ces documents secrets, «coulés» en 2007 et en août 2011 et évoqués dans La Presse, dévoilaient notamment une discussion qu'aurait eue M.Abdelrazik avec Adil Charkaoui, et dans laquelle il était question de détourner et de faire sauter un appareil d'Air France assurant la liaison Montréal-Paris.M.Abdelrazik, âgé de 53 ans, avait été emprisonné au Soudan - et même torturé, selon lui -sans qu'Ottawa n'intervienne.En 2009, la Cour fédérale a conclu que des agents canadiens de la lutte antiterrorisme avaient joué un rôle dans sa détention, et le tribunal avait critiqué l'attitude du gouvernement canadien dans ce dossier.Le citoyen canadien poursuit maintenant Ottawa en dommages et intérêts à la suite de la fuite de 2011, estimant que sa réputation a été entachée par des allégations non corroborées et préjudiciables, qui ont laissé croire à la population qu'il était effectivement un terroriste.Il soutient aussi que cette tentative de le discréditer fait partie d'une plus vaste entreprise du gouvernement canadien pour diffamer de présumés terroristes.M.Abdelrazik demandait aussi au gouvernement de lui remettre tout document lié à des enquêtes sur d'autres fuites survenues entre 2003 et 2005 dans l'affaire Maher Arar - torturé en Syrie - et dans l'affaire Charkaoui en juin 2007.Le juge Simon Noël, de la Cour fédérale, a accepté la requête concernant la fuite de B Meilleure qualité, meilleurs prix l'irâlflll 3 MEMBRES CLUB eLITE JOURS SEULEMENT LUN \u2022 MAR \u2022 MER MAI 25#26#27 % de 75 40%% rabais ENORME SELECTION rabais tissus* MODE et DRAPERIE TOUS ARTICLES DE COUTURE RIDEAUX prêts-à-poser* « Les tissus* de 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JeanCoutu VENEZ FAIRE VOTRE TOUR! TOUR DE LUE DE MTL Dimanche 31 mai TOUR LA NUIT Vendredi 29 mai DEFI METROPOLITAIN Dimanche 24 mai INFO Aire bleue f^GazMétro ETES-VOUS INSCRIT?velo.qc.ca | Desjardins VProvigo TourisMe/ MomreaL ^Ttelus Montréal stm Québec rara PHOTOPC Abousfian Abdelrazik 2007 de documents liés à Adil Charkaoui, mais a rejeté les autres requêtes.Le Canada avait arrêté Adil Charkaoui en 2003, pour des motifs de sécurité nationale, mais n'a jamais précisé ses craintes, et le Canadien d'origine marocaine n'a jamais été accusé.Toutes les restrictions qui lui avaient alors été imposées ont été supprimées en 2009.Il a fait les manchettes récemment lorsqu'on a appris que de jeunes élèves de ses cours d'arabe voulaient rejoindre des groupes djihadistes au Moyen-Orient.Le collège de Maisonneuve et le cégep de Rosemont, qui lui louaient des locaux pour ses cours, ont rompu leur contrat.M.Charkaoui se défend de participer à la radicalisation de jeunes Montréalais.CONDUCTRICE ACQUITTÉE Zèle et curiosité mal placée des policiers, conclut le juge CHRISTIANE DESJARDINS Stacey Snider, cette conductrice impliquée dans une collision avec un autobus qui a fait deux morts, en août 2012, est sortie libre du palais de justice de Montréal, hier après-midi.Mme Snider était accusée d'avoir conduit avec un taux d'alcoolémie qui dépassait la limite permise.Son taux dépassait bel et bien la limite au moment des faits, mais cette preuve a été écartée par le juge parce qu'elle a été obtenue en violation des droits de Mme Snider.L'article 8 de la Charte des droits et libertés énonce que chacun a droit à la protection contre les fouilles, les perquisitions ou les saisies abusives, a rappelé le juge, qui a acquitté Mme Snider.Deux morts La collision est survenue vers 18h, le 14 août 2012, à l'angle de la rue Lindsay et de la 55e Avenue, à Dorval.Deux personnes sont mortes sur place: le chauffeur d'autobus, Sylvain Ferland, 49 ans, et Janet Stoddard Snider, 61 ans, passagère de la BMW conduite par sa fille Stacey.Cette dernière a été gravement blessée et a été emmenée, inconsciente, à l'Hôpital général de Montréal.Des policiers l'ont accompagnée pour voir l'évolution de son état de santé.Ils la considéraient comme une victime, et ne soupçonnaient rien d'autre.Or, dans la soirée, alors qu'ils se trouvaient dans une salle des urgences, ils ont entendu une employée de l'hôpital faire un commentaire sur le fait que la patiente avait de l'alcool dans le sang.Cela les a incités à demander un mandat de perquisition pour obtenir la preuve du taux d'alcoolémie trop élevé.Ils ont effectivement obtenu le mandat, et dans la foulée, Mme Snider a été accusée.PHOTO LAPRESSE Stacey Snider ' oW mm L'ennui, c'est que les dossiers médicaux relèvent du droit à la vie privée et sont donc confidentiels.L'employée de l'hôpital a d'ailleurs été suspendue pendant deux mois pour sa bévue.Dépasser les bornes Dans la décision exhaustive qu'il a rendue hier, le juge Thierry Nadon concède que les policiers ont voulu faire leur travail.Mais il estime qu'ils ont dépassé les limites en agissant avec «zèle et une curiosité mal placée ».Ils ont empiété sur la vie privée de Mme Snider.Il a conclu que la preuve avait été obtenue illégalement, et l'a rejetée.Sans cette preuve, la Couronne, représentée par Me Lucie Martineau, a déclaré forfait.Mme Snider, représentée par Me Pierre Joyal, a accueilli la décision avec soulagement, en pleurant.La famille du chauffeur d'autobus est sortie de la salle d'audience manifestement déçue, sans faire de commentaires.Le taux d'alcoolémie contrôlé deux heures et demie après la collision était de 0,93 g par litre de sang, alors que la limite permise est de 0,8 g.Agression sexuelle Nouvelle accusation contre Bertrand Charest Une autre présumée victime sort de l\u2019ombre et la Couronne dépose une accusation de plus contre Bertrand Charest, un ancien entraîneur de l\u2019équipe canadienne junior de ski alpin féminine, déjà accusé d\u2019avoir commis plusieurs agressions sexuelles dans les années 90.La plus récente victime aurait été agressée sexuellement à Whistler, une populaire station de ski en Colombie-Britannique, à la fin des années 90.La Couronne a ainsi déposé un autre chef d\u2019accusation hier, portant à 12 le nombre de présumées victimes et à 57 le total des accusations portées contre l\u2019ex-entraîneur, notamment pour agression sexuelle et abus de confiance des jeunes athlètes.Celles-ci étaient alors âgées entre 12 et 18 ans, et M.Charest se trouvait en position d\u2019autorité envers elles.Les événements allégués seraient survenus dans les années 90 à Mont-Tremblant et lors de voyages à l\u2019étranger.Arrêté le 10 mars dernier, M.Charest est détenu depuis.Il avait déjà demandé à être libéré en attendant son procès, une requête qui lui a été refusée par le juge Michel Bellehumeur de la Cour du Québec.Celui-ci avait invoqué le risque de récidive, la sécurité des victimes et le fait que le public pourrait perdre confiance envers le système de justice s\u2019il était libéré.M.Charest prévoyait contester cette décision.\u2014 La Presse Canadienne LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MAI 2015 A 27 ACTUALITES PROCÈS DE LISE THIBAULT La Couronne réclame 4 ans de prison LA PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 La Couronne réclame une peine d'emprisonnement ferme de quatre ans pour l'ex-lieutenant-gouverneur du Québec Lise Thibault, coupable de fraude et d'abus de confiance.Au terme de la dernière journée d'audience au palais de justice de Québec, hier, l'ancienne représentante de la reine de 1997 à 2007 s'est effondrée en larmes quand le juge Carol St-Cyr, de la Cour du Québec, lui a demandé si elle avait quelque chose à ajouter.« Jamais une seconde je n'ai pensé me retrouver devant vous, a-t-elle dit péniblement en sanglotant.Depuis mon enfance, j'ai toujours aidé tout le monde [.].Je ne peux pas m'imaginer que mes petits-enfants vont avoir le souvenir d'une grand-mère qui a été traitée de voleuse.» Le magistrat a mis la cause en délibéré et rendra sa décision sur la peine le 30 septembre, ce qui pourrait marquer la fin de cette longue saga judiciaire, du moins pour les poursuites criminelles.Le conjoint de Lise Thibault, Réal Cloutier, qui est aussi un de ses anciens aides de camp, s'est emporté en point de presse contre le réquisitoire de la Couronne et l'ensemble des procédures.Il y voit un règlement de comptes sexiste et un abus de procédures «épouvantable» qui vise à décapiter sa conjointe.« J'espère qu'il y aura des mouvements de femmes et des féministes, c'est terrible.Madame Thibault est à genoux, la tête baissée, elle pleure, elle est dans tous ses états et elle ne peut avoir plus de remords que ça, et ce qu'on essaie de faire, c'est de lui couper la tête avec un sabre.[.] Moi j'espère que quelqu'un va se réveiller quelque part.Si c'était un homme qui avait fait ça, il serait traité très différemment.» Outre la peine de prison, le procureur de la Couronne, Marcel Guimont, a demandé I PHOTO J.BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE Lex-lieutenant-gouverneur du Québec, Lise Thibault que l'accusée soit contrainte à rembourser une somme totale de 430 000$, soit 92 000$ au Québec et 338000$au fédéral.La veille, l'avocat de Lise Thibault, Marc Labelle, a fait valoir que la peine de l'ex-lieutenant-gouverneur devait être allégée, car elle a déjà permis la distribution de 1,5 million aux personnes handicapées grâce à sa fondation.Il a aussi suggéré de récupérer 272 000$ des fonds restants recueillis par la fondation pour rembourser l'État et a proposé une peine de 12 mois à purger dans la communauté.Or la Couronne a répondu coup pour coup hier aux arguments de la défense.Citant une longue jurisprudence, Me Guimont a plutôt soutenu que l'emprisonnement est « la règle » dans le cas des personnes en position d'autorité et de confiance qui commettent une fraude.« Si vous êtes clément en accordant 12 mois avec sursis, a dit le procureur en s'adressant au juge, quel sera l'effet dissuasif pour le petit fonctionnaire (tenté par la fraude) qui pourra affirmer: Lise Thibault a eu une peine de 12 mois dans la communauté ?» Me Guimont a plaidé que cette cause contenait plusieurs facteurs aggravants, dont le montant élevé de la fraude, sa durée, la préméditation, l'absence de remords, et le fait que Lise Thibault a abusé de son statut de lieutenant-gouverneur.Une grande économie d'essence pour ta grande ou ta petite famille, FINANCEMENT\t0% àlachatàU POUR LES MODÈLES SÉLECTIONNÉS OBTENEZ JUSQU'À 1000s' DE RABAIS SUR LES MODÈLES SÉLECTIONNÉS Modèle Mazda CX-5 GT illustré Modèle Mazda3 GT illustré t'es rendu là.Mazoa cx-5 SKYACT/V GX2RM2016 LOUEZ-LE À PARTIR DE 135s* 0$ AUX 2 SEMAINES LOCATION 60 MOIS COMPTANT NOUVEAU MODÈLE 2016 leGUIDE205 deL'AUTO- I MEILLEUR ACHAT I VUS COMPACT I DE MOINS DE 40000$ I L'ANNUEL DE 9f|1C ^AUTOMOBILE £Ulj I COMPACTS I Mazoa3 SKYACTfV GX 2015 LOUEZ-LAÀ PARTIR DE 79$'\t0$ AUX 2 SEMAINES LOCATION 36 MOIS COMPTANT 72015 leGUIDE2 deL'AUTO I MEILLEUR ACHAT I I VOITURE COMPACTE I Mazoa \tEST\tEl\t\tD\tS GARANTIE KILOMETRAGE ILLIMITE DE MAZDA OFFERTE DE SÉRIE POUR TOUS LES MODÈLES 2015 ET ULTÉRIEURS**.vroum- vRoum **MAZDA ILLIMITÉE réfère uniquement au programme de garantie de kilométrage illimité en vertu duquel il n'y a aucune limite de kilométrage sur les garanties Mazda suivantes: (i) 3 ans véhicule neuf; (ii) 3 ans assistance routière; (iii) 5 ans groupe motopropulseur; et (iv) 7 ans antiperforation.La garantie illimitée s'applique aux modèles 2015 et ultérieurs.Toutes les garanties Mazda sont assujetties aux modalités, limitations et restrictions se trouvant sur mazdaillimitee.ca.*0ffres valables pour la location aux deux semaines d'une Mazda3 GX 2015 (D4XK65AA00) et d'un Mazda CX-5 GX 2RM 2016 (NVXK66AA00) de base neufs en stock, ce qui équivaut à 78/130 versements aux deux semaines de 79 $/135 $ pour 36/60 mois, avec un acompte de 0$/0$.Offres valables pour la location aux deux semaines d'une Mazda3 GT 2015 (D4TL85AA00) et d'un Mazda CX-5 GT 4RM 2016 (NXTL86AA00) illustrés neufs en stock, ce qui équivaut à 78/130 versements aux deux semaines de 179$/207$ pour 36/60 mois, avec un acompte de 0$/0$.Les versements de location incluent les frais de transport et de préparation de 1695$ (Mazda3)/1895$ (Mazda CX-5) ainsi que la surcharge de 100$ pour le climatiseur (le cas échéant).L'immatriculation, les assurances, les taxes et les frais au RDPRM de 66,55$ (Mazda3)/88,12$ (Mazda CX-5) sont en sus.La première mensualité est payable à la livraison.Limite de 20 000 km par an.Frais de 8 C par kilomètre excédentaire.Offres de location réservées aux clients au détail admissibles.Les offres de location peuvent varier selon la région et le modèle.Rabais conquête de 500$ offert à l'achat comptant au détail, au financement et à la location d'un véhicule Mazda neuf en stock parmi les modèles 2014 et 2015, du 1er mai au 30 juin 2015.Valeur du rabais en fonction du modèle.Rabais conquête d'une valeur maximale de 1000$ applicable seulement au modèle CX-9 2015.Exclusions: modèles MX-5, Mazda3 et Mazda3 Sport 2014, modèles MX-5 25e anniversaire, Mazda3 et Mazda3 Sport 2015 et tous les modèles 2016.Rabais conquête déduit du prix négocié après taxes.Réservé aux clients qui achètent avec reprise ou qui possèdent un véhicule d'une autre marque.Rabais non transférable réservé aux conducteurs possédant ou louant un véhicule d'une marque concurrente.Ne peut être combiné à l'offre de fidélisation.Pour tous les détails, communiquez avec votre concessionnaire.fLe taux annuel de financement à l'achat de 0% jusqu'à 36 mois est offert pour le modèle Mazda3 Sport GX 2015 (D5XK65AA00) neuf en stock.Le taux annuel de financement à l'achat de 0% jusqu'à 60 mois est offert pour le modèle Mazda CX-9 GS 2015 (QVSB85AA00) neuf en stock.Les modalités peuvent varier selon le modèle.Selon une entente type pour le financement d'un montant de 18 000$, avec un acompte de 0$, les mensualités sont de 500$, les frais de crédit sur une période de 36 mois, de 0$ et l'obligation totale de financement, de 18 000$.Selon une entente type pour le financement d'un montant de 35 000$, avec un acompte de 0$, les mensualités sont de 583,33$, les frais de crédit sur une période de 60 mois, de 0$ et l'obligation totale de financement, de 35 000$.L'immatriculation, les assurances et les taxes sont en sus.Le concessionnaire peut devoir passer une commande ou effectuer un échange pour certains véhicules.Ces offres sont valables du 1er mai au 1er juin 2015 ou jusqu'à épuisement des stocks.Achat ou location sur approbation du crédit pour les clients admissibles seulement.Les prix peuvent être modifiés sans préavis.Le concessionnaire peut louer ou vendre à prix moindre.Visitez mazda.ca ou passez chez votre concessionnaire pour connaître tous les détails. A 28 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MAI 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE Une grande séduction à la française En panne de médecin, un village a décidé d\u2019offrir des postes salariés pour attirer des candidats ANABELLE NICOUD DOMATS, France \u2014 C'est une petite ville à une centaine de kilomètres de Paris.Pour y arriver, il faut enfiler quelques kilomètres sur un plateau, à travers les champs.Neuf cents personnes vivent à Domats, un petit village qui a son charme, mais semble l'ignorer.Domats, avec son église, sa mairie, son petit marché, son bar-marchand-de-journaux-restaurant est un village qui, comme de nombreux villages français, a perdu son médecin en 2011, mort sans que l'on puisse lui trouver un remplaçant.«Trouver un médecin, c'était mission impossible », résume Dominique Bretteville, élu municipal.Désert En France, la médecine est une profession libérale.Les diplômés des universités de médecine - strictement contingentées - peuvent s'installer en cabinet ou travailler comme salariés, en hôpital notamment.Pendant longtemps, les médecins se disputaient la clientèle.Ainsi, les petites communes de France, même les moins attrayantes, trouvaient toujours un généraliste pour s'installer sur leur territoire.Mais ce type de médecine de campagne, auquel les Français ont été habitués pendant plusieurs générations, est aujourd'hui en voie d'extinction.Les nouveaux médecins sont de moins en moins enclins à s'installer en zone rurale et leur préfèrent des grandes villes ou le sud de la France, selon les chiffres cités par la ville de Domats.« Les jeunes médecins, la culture du sacerdoce, tout ça, c'est fini», croit Dominique Bretteville.En 2011, à Domats, perdre son médecin revenait un peu à sonner l'arrêt de mort de la petite communauté.Impossible, sans médecin, d'attirer des \t\t\t\t1 \tH?1 -\u2022\t\t- \tv\tHÉü PHOTO ARCHIVESAFP Le type de médecine de campagne auquel les Français ont été habitués pendant plusieurs générations est aujourd\u2019hui en voie d\u2019extinction.Les nouveaux médecins sont de moins en moins enclins à s\u2019installer en zone rurale.CE QU\u2019EN DIT UN DOCTEUR CHARMÉ PAR DOMATS Le Dr Philippe Gibert a travaillé au début de sa carrière en cabinet.Il a commencé sur les chapeaux de roues puisque l\u2019un de ses confrères s\u2019est pendu peu avant son arrivée.«Le taux de suicide chez les médecins est trois fois plus élevé.Beaucoup de «burnouts «sont liés à l\u2019implication des toubibs.On n\u2019arrive plus à fournir la charge de travail», explique-t-il.Les charges financières qu\u2019il devait payer chaque mois pour son cabinet représentaient également un grand fardeau.Aujourd\u2019hui, il ne regrette pas une seule seconde de s\u2019être joint au centre de santé de Domats.«Depuis 20 ans, il n\u2019y a plus de relève [dans les zones rurales].Honnêtement, je ne vois que cette solution pour ramener les médecins généralistes plus près des patients», croit-il.jeunes familles ou de garder des personnes vieillissantes.En 2013, la petite municipalité s'est donc lancée dans une mission tout à fait nouvelle : créer son propre centre de santé, pour attirer des médecins en leur proposant des postes salariés.Le tout, en promettant aux contribuables que l'aventure, qu'elle marche ou échoue, ne leur coûterait pas un centime.Ainsi sont arrivés le Dr Philippe Gibert, la Dre Françoise Ottenwaelter, sui- vis d'un troisième médecin à temps partiel.«Dès que j'ai entendu parler d'un emploi salarié, j'ai sauté sur l'occasion», dit Françoise Ottenwaelter, médecin qui avait son propre cabinet à Sens, tout près de Domats, mais qui n'a jamais pu trouver de remplaçant à son associée une fois celle-ci partie à la retraite.En fin de carrière, elle goûte pour la première fois au plaisir, dit-elle, des congés payés.Séduction L'appui au projet, dans cette communauté tissée serré - au restaurant du village la patronne peut appeler affectueusement le Dr Gibert « le moineau », en raison tant de son physique d'adolescent que de son appétit jugé trop petit - a été certain : la mairie a récolté près de 80 000 euros de dons des résidants.Sans aucune expertise, les élus municipaux se sont donc lancés dans l'élaboration d'un plan d'affaires, misant sur deux médecins à temps plein, rémunérés 6000 euros par mois chacun, pour un nombre de patients compris entre 800 ou 1200 par médecin.« C'est sûr qu'on devait leur proposer un bon salaire, ils ne viendront pas pour les beaux yeux de la commune», explique Jean Héduit, maire adjoint de Domats et directeur du centre de santé.Centre de la santé Le centre de santé a été installé tout près de la mairie, dans un bâtiment préfabriqué qui fut un temps utilisé pour l'école primaire.Quelques personnes patientent dans la salle.Le fonctionnement a de quoi faire rêver les Montréalais orphelins de médecins de famille habitués à patienter de longues heures aux urgences.Ici, des rendez-vous d'une vingtaine de minutes en moyenne sont donnés tous les jours entre 9 h et 18 h, et les médecins font même de la visite à domicile dans un périmètre de 25 km à la ronde.Malgré tout, certains patients râlent s'ils ne trouvent pas de rendez-vous le jour même, explique une secrétaire chargée de l'accueil.Mais la formule connaît son succès: 1836 personnes ont choisi leur médecin au centre de santé.« Bon, il y a des patients qui font la tournée des médecins et qui repartent, mais nous avons une bonne base», estime M.Bretteville.L'État verse en effet une subvention annuelle au médecin de famille pour chaque patient qui s'attache à lui.Pour le centre de santé, c'est une rentrée financière essentielle.Près de deux ans après l'ouverture de son centre de santé, Domats a presque atteint son objectif: l'équilibre budgétaire.« La structure est rentable.On peut même avoir un pédopsychiatre vacataire [non permanent.C'était inespéré», assure M.Bretteville.«C\u2019est sûr qu\u2019on devait leur proposer un bon salaire, ils ne viendront pas pour les beaux yeux de la commune.» \u2014 Jean Héduit, maire adjoint de Domats et directeur du centre de santé Mexique Près de 40 morts lors d\u2019affrontements Près de 40 personnes, dont deux policiers fédéraux, ont été tuées hier dans des affrontements dans l\u2019ouest du Mexique, a annoncé à l\u2019AFP un porte-parole du gouvernement fédéral.« Le bilan provisoire est de 37 civils armés et deux policiers fédéraux morts» dans ces affrontements, survenus dans la ville de Tanhuato à près de 500 km de Mexico, a indiqué cette source, sous couvert d\u2019anonymat, précisant juste que le bilan était provisoire.La ville de Tanhuato est voisine de Yurécuaro, où un candidat de gauche aux élections municipales a été assassiné la semaine dernière.\u2014 AFP AUJOURD\u2019HUI DANS LA SECTION PAUSE WEEK-END Conseils de gars mÊr/M \\ .LA PRESSE+PAUSE SPORT PAUSE WEEK-END SOCCER J AU A FEMININ^- SSf >» De plus en plus de Québécoises lie jurent que par le ballon rond Et l\u2019engouement ne peut qu'-augme avec la Coupe du monde féminine de la FIFA qui s\u2019amène chez nous ! QUELLE » p MONTRÉAL \\ yu PAR SES H NOUVEAUX ^ARRIVANTS ^TTOjjP^ -COMMENT VAS 2ê' m Disponible dans l'App Store La section Pause présente des thèmes différents tous les jours, uniquement dans La Presse+.Google play LaPressePlus.ca wsm.\t\t PHOTO ASSOCIATED PRESS Birmanie Un bateau de migrants sauvé La Birmanie a mené hier son premier sauvetage d\u2019un bateau de migrants, un revirement de politique très attendu, alors que selon l\u2019ONU des milliers de personnes sont toujours en perdition dans le golfe du Bengale et que la mousson approche.D\u2019après les autorités birmanes, plus de 200 personnes se trouvaient à bord de ce bateau qui naviguait sous pavillon thaïlandais.Il a été remorqué avant l\u2019aube près de la ville de Maungdaw, point de départ pour de nombreux bateaux bondés de migrants fuyant la Birmanie.«Un navire de la marine a trouvé deux bateaux le 21 mai pendant une patrouille», a expliqué Tin Maung Swe, responsable local birman, précisant que l\u2019un d\u2019eux était vide.D\u2019après des photographies publiées sur la page Facebook du ministère de l\u2019Information birman, des dizaines d\u2019hommes torses nus étaient entassés sur ce bateau en bois.«Les premiers soins et de la nourriture ont été fournis dans un camp temporaire de Maungdaw» à ces 208 migrants, a ajouté Tin Maung Swe.Une information confirmée par le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies.\u2014 AFP Colombie Les FARC suspendent leur trêve La guérilla des FARC a suspendu hier sa trêve instaurée il y a six mois en Colombie, au lendemain d\u2019un raid militaire qualifié de «légitime» par le président Juan Manuel Santos, ouvrant une nouvelle brèche dans le processus de paix.Les bombardements ont visé un campement des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), tuant au moins 26 guérilleros, l\u2019un des pires revers essuyés par la rébellion marxiste depuis le lancement de pourparlers, ouverts à Cuba en novembre 2012.«La suspension du cessez-le-feu unilatéral et indéfini n\u2019était pas dans nos intentions», a annoncé sa délégation depuis La Havane, «mais l\u2019incohérence du gouvernement Santos l\u2019a provoquée après cinq mois d\u2019offensives terrestres et aériennes».La principale rébellion colombienne, qui compte encore près de 8000 combattants repliés dans les zones rurales, a toutefois appelé à « la poursuite du dialogue», insistant sur la «nécessité» d\u2019un «cessez-le-feu bilatéral».«La paix est l\u2019unique chemin contre la barbarie.Plus de morts sans raison», a tempêté Pastor Alape, l\u2019un des dirigeants des FARC, affirmant que les guérilleros avaient été abattus «sans pouvoir combattre, démembrés par des bombes de 250 kilos».\u2014 AFP LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MAI 2015 A 29 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE L\u2019EI frappe en Arabie Saoudite Un attentat dans une mosquée fait une vingtaine de morts et des dizaines de blessés PHOTO REUTERS Par cet attentat, l\u2019EI, sunnite, place le gouvernement saoudien dans une «position inconfortable où il doit défendre ses chiites», analyse le professeur Thomas Juneau de l\u2019Université d\u2019Ottawa.JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ Au moins 21 personnes ont été tuées et 81 autres blessées dans une attaque terroriste perpétrée hier dans une mosquée chiite de l\u2019est de l\u2019Arabie saoudite.L\u2019attentat kamikaze, revendiqué par le groupe armé État islamique, attise les tensions religieuses au royaume saoudien.Quatre mots pour comprendre.MINORITÉ L'attentat est survenu près de la ville de Qatif, dans l'est du pays, une région pétrolière où se concentre la minorité chiite, qui représente 10 à 15 % de la population.Les chiites se disent victimes de discrimination au sein du royaume majoritairement sunnite, qui applique un islam rigoriste.Par cet attentat, le groupe armé État islamique, également sunnite, place le gouvernement saoudien dans une « position inconfortable où il doit défendre ses chiites », analyse le professeur Thomas Juneau de l'Université d'Ottawa.Le groupe terroriste attise ainsi les tensions confessionnelles dans le royaume.En novembre, une attaque armée survenue aussi dans l'est du pays s'était soldée par la mort de sept chiites, dont des enfants.IMPURS Il faut cependant relativiser les tensions entre sunnites et chiites, prévient le professeur Thomas Juneau, qui souligne qu'il y a d'importantes dissensions à l'intérieur même du courant sunnite.« Dans l'idéologie de l'État islamique, et à un moindre degré d'Al-Qaïda, il y a une haine particulièrement féroce pour les sunnites qui ne sont pas aussi extrémistes qu'eux », affirme-t-il.Les sunnites plus modérés sont ainsi considérés comme « tout aussi impurs » que des chiites ou des chrétiens.À cela s'ajoute le fait que « tous les djihadistes s'entendent pour détester» les membres de la famille royale saoudienne, perçus comme des « usurpateurs », des « corrompus » et « des vendus à la solde des États-Unis et d'Israël», ajoute Thomas Juneau.L'Arabie saoudite fait partie de la coalition internationale qui bombarde les positions de l'EI en Irak et en Syrie.TERRORISME Après avoir soutenu certains mouvements terroristes dans les années 80 et 90, l'Arabie saoudite a pris conscience, dans les années 2000, que le terrorisme représentait « un gros problème » pour elle-même quand Al-Qaïda s'est mise à commettre des attentats dans le royaume, soutient le professeur Thomas Juneau.S'en est suivi « un resserrement majeur des opérations antiterroristes » qui a eu pour effet de chasser les terroristes dans les pays voisins.Aujourd'hui, quelque 2000 combattants saoudiens seraient dans les rangs du groupe armé État islamique.Il ne faut donc pas s'étonner de l'attentat d'hier, estime Thomas Juneau, « et il faut probablement s'attendre à ce qu'il y ait d'autres tentatives».RÉPRESSION Le retour de la menace terroriste en Arabie saoudite pourrait se traduire par une augmentation de RAIF BADAWI ÉVITE LA FLAGELLATION Le blogueur Raif Badawi a évité la flagellation pour la 19e semaine consécutive, hier, en Arabie saoudite, a rapporté Amnistie internationale.Les autorités saoudiennes n\u2019ont pas expliqué les raisons qui ont motivé ce nouveau report.Condamné à 10 ans d\u2019emprisonnement, plus de 300 000$ d\u2019amende et 1000 coups de fouet pour insulte à l\u2019islam, Raif Badawi a subi une première séance de 50 coups le 9 janvier, mais n\u2019a pas été fouetté à nouveau depuis.Sa femme, qui a trouvé refuge au Québec avec leurs trois enfants, a entrepris lundi une tournée de sensibilisation de deux semaines en Europe au cours de laquelle plusieurs rencontres politiques sont prévues.Elle sera notamment reçue au Parlement européen mardi.la répression, déjà sévère au pays, au moment où Riyad brigue la présidence du Conseil des droits de l'homme des Nations unies.« Au minimum, la situation des droits de la personne ne va pas s'améliorer», prévoit le professeur Thomas Juneau, qui croit que le régime saoudien alimente ainsi un cercle vicieux.« Les prisons saoudiennes sont des foyers de radicalisation puissants » où se côtoient extrémistes religieux et petits criminels, innocents et opposants politiques, dit-il.« Les gens qui finissent par en sortir sont pires.» SYRIE La frontière avec l\u2019Irak sous contrôle djihadiste AGENCE FRANCE-PRESSE Les djihadistes du groupe État islamique (EI) ont pris au régime syrien le dernier poste-frontière avec l'Irak, consolidant leur emprise sur une vaste zone transfrontalière après la conquête de Palmyre, dont les trésors archéologiques sont menacés.Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), l'EI contrôle désormais la moitié de la Syrie, ravagée depuis plus de quatre ans par une guerre civile.Cette organisation extrémiste sunnite a réussi à prendre dimanche Ramadi, chef-lieu de la province irakienne d'Al-Anbar, puis jeudi Palmyre, dans le désert syrien frontalier de l'Irak, avant de progresser vers le sud syrien pour s'emparer du poste-frontière d'Al-Tanaf.Désormais, les trois points de passage avec l'Irak échappent au régime de Bachar al-Assad: comme Al-Tanaf, celui de Boukamal est aux mains de l'EI, tandis que le poste de Yaaroubié, plus au nord, est contrôlé par les forces kurdes.L'EI renforce ainsi son emprise sur une large bande territoriale transfrontalière qui lui permet d'étendre son «califat» proclamé en juin 2014, malgré les frappes menées depuis plus de neuf mois par une coalition internationale dirigée par les États-Unis.Fort de dizaines de milliers d'hommes, ce groupe a profité de la guerre civile en Syrie pour y prendre des territoires dès 2013 et de l'instabilité en Irak pour étendre sa base.La percée de l'EI en Irak et Syrie depuis une semaine a provoqué l'exode de plusieurs dizaines de milliers de civils.Pour la seule ville de Ramadi, l'ONU a fait état vendredi d'au moins 55 000 personnes ayant fui depuis la mi-mai.«Menacer la Syrie profonde» « Le fait que l'EI contrôle la moitié du territoire syrien (plus de 95 000 km2) signifie que le régime n'en détient plus que 22% », le reste étant aux mains d'autres groupes rebelles, a déclaré à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.«Même si l'EI s'est emparé de régions peu peuplées, cela signifie qu'il contrôle désormais une étendue géographique très importante qui lui permettra de menacer la Syrie profonde comme Homs et Damas », deux bastions du régime, selon lui.Véritable carrefour routier, Palmyre est située dans la province de Homs frontalière de celle d'Al-Anbar en Irak.Alors que l'EI a détruit plusieurs trésors archéologiques en Irak, la communauté internationale craint qu'il ne fasse de même à Palmyre, cité vieille de plus de 2000 ans, réputée pour ses colonnades torsadées romaines, ses temples et tours funéraires.L'UNESCO a lancé un appel à l'aide à l'ONU, avertissant que « toute destruction» à Palmyre, inscrite au patrimoine mondial de l'humanité, « serait une énorme perte».La bataille déclenchée le 13 mai a fait près de 500 morts.Des dizaines de victimes dont des civils ont été décapitées ou fusillées par l'EI, a indiqué l'OSDH.« Le fait que l\u2019EI contrôle la moitié du territoire syrien (plus de 95 000 km2) signifie que le régime n\u2019en détient plus que 22 % », le reste étant aux mains d\u2019autres groupes rebelles.» \u2014 Rami Abdel Rahmane, directeur de l\u2019OSDH r=^ « _ PHASE 1 50% VENDU RESERVEZ MAINTENANT CONDOS AU BORD DE L'EAU EAU HABITAT RIVERAIN PROMOTION LIMITÉE EN COURS EN CONSTRUCTION MAISONS URBAINES CONDOMINIUMS PENTHOUSES RIVE-NORD VUE PANORAMIQUE BELVÉDÈRE AVEC FOYER BASSIN D'EAU & PISCINE STATIONNEMENT INTÉRIEUR La Vie d\u2019Hôtel signée Groupe Cholette ESPACE VENTES 124 Ch.De la Grande-Côte 514 755.1520 eau@groupecholette.com groupecholette.com A GROUPE CHOLETTK A 30 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MAI 2015 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information André Pratte > Vice-président, Éditorial EDITORIAUX Le mirage de la simplicité PASCALE BRETON pascale.breton@lapresse.ca Cessons de croire qu'il existe une solution simple et uniforme à l'endoctrinement des jeunes Québécois qui partent faire le djihad.Bien que nécessaire, ce n'est pas une politique gouvernementale contre la radicalisation, comme celle que présentera sous peu le gouvernement Couillard, ou la nomination d'un observateur de l'intégrisme, comme le propose le Parti québécois, qui permettra de rejoindre les jeunes aussi efficacement que des gestes concrets sur le terrain.Chercher une réponse unique pour lutter contre la radicalisation n\u2019est pas la solution.Qu'une vingtaine de jeunes Québécois aient récemment quitté le pays ou aient été interceptés in extremis à l'aéroport -comme ce fut le cas cette semaine - est évidemment préoccupant.Chercher un responsable, en pointant Adil Charkaoui, qui dirige le Centre communautaire islamique de l'Est de Montréal, ou le Collège de Maisonneuve, où étudiaient 11 de ces jeunes, n'estompera pas pour autant l'attrait qu'exerce la Syrie ou l'Irak.Il importe de comprendre les motivations de ces jeunes, pour la plupart nés ici de parents immigrants, ayant grandi avec un pied dans la culture québécoise et l'autre dans celle de leurs origines, qui ont atteint l'âge où l'on est en quête de son identité.Se sont-ils sentis abandonnés par la société?Est-ce le reflet d'un mal-être qui, dans leur cas, se reflète par la radicalisation?Le phénomène d'endoctrinement auquel on assiste incite tous les établissements d'enseignement à la vigilance.Il les force à réfléchir sur le rôle qu'ils ont à jouer pour développer le sens critique des élèves et contribuer à diffuser une information réaliste sur le djihad, bien différente de l'image romantique et idéaliste propagée par les réseaux sociaux.Le principal défi consiste à détecter des signes de radicalisation sans tomber dans le profilage et l'exclusion.Les parents et les amis sont les plus habilités à percevoir des changements de comportement inquiétants, mais même eux se retrouvent désemparés quand le jeune disparaît sans qu'ils n'aient rien vu venir.Et s'ils sont inquiets, la seule avenue qui s'offre à eux est d'alerter les policiers.Quand ils se résignent à le faire, c'est en désespoir de cause.et il est souvent trop tard.Le travail de renseignement et la collaboration des corps policiers sont primordiaux - on l'a vu avec les dix jeunes arrêtés à l'aéroport -, mais ce n'est pas suffisant.Il est indispensable de tisser des liens entre les autorités et les communautés, par le biais de leaders ou d'imams, et de mettre à leur disposition des ressources en qui elles auront confiance.On le voit, chercher une réponse unique pour lutter contre la radicalisation n'est pas la solution, pas plus d'ailleurs que de balayer le problème en affirmant qu'il n'existe « aucune excuse ou aucune raison pour un Canadien de devenir djihadiste», comme l'a fait le premier ministre Stephen Harper.La réalité est drôlement plus complexe.Le scandale gonflable ANDRÉPRATTE apratte@lapresse.ca BP, Toyota, GM: autant de multinationales qui n'ont pas su réagir correctement lorsqu'une crise les a frappées.On penserait que la totalité des grandes entreprises ont appris de ces controverses.Apparemment non.Le groupe japonais Takata a commis toutes les erreurs possibles et imaginables depuis qu'un premier accident causé par ses coussins gonflables a été rapporté, il y a 11 ans.Dans sa gestion des accidents causés par ses coussins de sécurité, la multinationale Takata a commis toutes les erreurs imaginables.L'entreprise, qui fabrique 20 % des coussins installés dans les automobiles de la planète, a longtemps minimisé et camouflé le problème.Elle s'est fait tirer l'oreille pour fournir l'information pertinente aux gouvernements.Jusqu'à cette semaine, elle refusait de lancer un rappel de toutes les voitures - au nombre de 34 millions - équipées du produit défectueux aux États-Unis.Le PDG, Shigehisa Takada, est resté caché dans son bureau.Sous la pression de Washington, des fabricants et de ses créanciers, Takata a finalement conclu mardi une entente avec la National Highway Traffic Safety Administration.L'entreprise admet du bout des lèvres que certains des millions de coussins qu'elle a fabriqués souffrent d'un défaut pouvant entraîner l'explosion de la canette de gaz et la propulsion de fragments métalliques vers les occupants du véhicule.Ces coussins auraient provoqué la mort d'au moins six personnes.À l'échelle mondiale, 53 millions d'automobiles de diverses marques devront être réparées.Au Canada, 1,9 million de véhicules ont été rappelés.Seulement pour ces rappels, Takata devra dépenser plus de 5 milliards.Les recours collectifs intentés contre elle pourraient lui coûter beaucoup plus cher.Les leçons des crises passées sont pourtant claires.«Dès que nous en entendons parler, c'est notre problème », résume Ben Heineman Jr., un avocat qui a longtemps travaillé chez General Electric.Autrement dit, aussitôt que la direction d'une entreprise a vent d'un accident lié à ses activités, elle doit prendre le problème à bras le corps.Il ne faut surtout pas qu'elle minimise l'ampleur de l'événement ou fasse porter la responsabilité à d'autres.Tout doit être mis en œuvre pour trouver la cause du problème et réparer l'ensemble des dommages causés.L'entreprise canadienne Maple Leaf a été exemplaire à cet égard lorsque, en août 2008, une de ses usines a été contaminée par une bactérie.Vingt-trois personnes sont mortes après avoir mangé ses charcuteries.Le grand patron, Michael McCain, a ignoré les conseils de ses avocats et rapidement déclaré que l'entreprise prenait l'entière responsabilité du problème.Maple Leaf a fait preuve d'une grande transparence.Elle a revu de fond en comble ses façons de faire et investi d'importantes sommes pour améliorer la salubrité de ses usines.Une gestion de crise efficace repose sur deux piliers : la responsabilité et la franchise.Ces qualités ne s'achètent pas.L'exemple peut seulement venir du sommet de la hiérarchie.QUI ACHETERA LA BIBLIOTHEQUE SAINT-SULPICE?SUGGESTION POUR SAUVEGARDER LE PATRIMOINE CULTUREL uiiiüw, rirr-nr-inr, I 111 (H UrEi WM*«i DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca OPINION La saison des piqûres et des «épicuriens» En Occident, la mythologie et la philosophie grecques sont sacrées.S'il y a une explication qui trouve son origine dans la Grèce antique, même l'idée la plus banale se transforme en théorème mathématique incontestable.Encore aujourd'hui, bien des gens s'identifient à des savants ou les appellent en renfort, même si la plupart n'ont raconté que des conneries de leur vivant.Mais de tous les philosophes grecs, celui qui compte encore le plus de disciples est certainement Épicure.On est « épicurien » quand on boit du vin à 100$ la bouteille ou lorsqu'on accepte de perdre la peau des fesses pour déguster un caviar d'exception.Bref, quand mordre dans la vie - mais surtout dans la bonne chère - à grandes dents devient une façon de vivre, le nom d'Épicure n'est pas très loin.Si j'ai inséré le mot épicurien entre guillemets, c'est parce qu'Épicure n'a jamais été cet hédoniste qu'on raconte dans les milieux branchés.Pour amoindrir la souffrance humaine, Épicure enseignait plutôt de miser sur l'amitié et les plaisirs gratuits, mais surtout de se méfier des grandes passions, des excès et des ambitions démesurées.Il recommandait aussi vivement de chasser nos craintes, et plus spécifiquement nos peurs des divinités de toutes sortes qui sont censées intervenir et contrôler nos vies.Épicure est donc probablement le philosophe grec qui se retourne le plus souvent dans sa tombe à force d'être mal cité ! Être bon mangeur, bon buveur, fumeur de cigares et collectionneur de voitures de sport, rappelle Michel Onfray, est une définition triviale de l'épicurisme.Pourtant, le véritable enseignement d'Épicure s'inspire davantage de l'amour Épicure est probablement le philosophe grec qui se retourne le plus souvent dans sa tombe à force d\u2019être mal cité ! de l'ordinaire que du goût pour le luxe.Le philosophe Jean-François Kahn de rajouter qu'Épicure, ce n'est pas la dégustation des meilleurs vins, mais le plaisir infini que procure un verre d'eau fraîche ingurgité quand on a vraiment soif.Loin d'être cet hédoniste et penseur du ventre, c'était plutôt un sage qui enseignait que le chemin du bonheur passe avant tout par la capacité de bien faire la différence entre les désirs de l'esprit et les besoins du corps.Alors, à tous les amateurs de bonne chère qui se décrivent souvent comme épicuriens dans les émissions et sur les terrasses à la mode, il faudrait demander de laisser l'âme du sage grec reposer en paix.Si vous cherchez un qualificatif branché et qui s'inspire de la même tradition, mon ami Rachida Azdouz pense que vous êtes plus proches du libertinage de Diogène que de la sagesse et de la retenue d'Épi-cure.Vous êtes plus des « diogè-niens» que des épicuriens.Monsieur Hà avait la sagesse d\u2019Épicure Cette chronique était un prétexte pour saluer aussi la mémoire d'un grand chef, et figure incontournable de la cuisine vietnamienne, qui vient de nous quitter subitement, le mardi 12 mai.Son nom était Hong Hà Nguyen, mais on l'appelait « Monsieur Hà».Né au Viêtnam, Monsieur Hà est arrivé au Québec dans les années 80.Il était non seulement une référence de la cuisine vietnamienne, mais aussi l'un de ses plus grands ambassadeurs.Seul Monsieur Hà pouvait émouvoir quelqu'un en parlant des herbes utilisées dans la cuisine de son enfance.Le Québec a perdu un homme qui l'aimait profondément et chantait sa joie de vivre ici.Quant à moi, ses messages qui parlaient toujours d'ouverture, de tolérance et de bonté du cœur vont me manquer.Merci d'avoir un jour croisé mon chemin! Il » 4 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE L\u2019auteur rappelle qu\u2019Épicure, dans la Grèce antique, privilégiait les plaisirs gratuits plutôt que la surabondance de bonne chère, comme le vin de luxe.Bref, tout le contraire de ce qu\u2019on lui attribue avec l\u2019adjectif «épicurien ».\t\t\t\t POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québe VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\t\t\tc) H2Y1K9 VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca\t RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\t\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.\t\t\t\t LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MAI 2015 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn\t À BIEN Y PENSER Je n\u2019ai jamais compris pourquoi on nous répète ad nauseam que l\u2019accès aux services de santé est gratuit quand 50% de mes impôts servent à financer ce même système.\u2014 Jean-Claude Lespérance\t Dure époque pour les partis LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca La course à la direction du Parti québécois a duré tellement longtemps et occupé tellement d'espace dans les médias qu'elle a pu faire illusion sur l'état véritable du parti.Il serait bien exagéré de parler, comme l'a fait Jacques Parizeau lui-même l'hiver dernier, de « champ de ruines », mais le fait demeure que ce parti n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut naguère.Il compte actuellement quelque 71 000 adhérents, ce qui inclut les nouveaux membres recrutés par les candidats à la direction, alors qu'il en comptait deux fois plus il y a 10 ans.Mais l'époque est dure pour tous les partis politiques, et la désaffection populaire affecte les libéraux encore davantage (le PLQ n'a que 41 000 membres en règle, un score minable pour un parti au pouvoir).La commission Charbonneau est passée par là, aggravant par ses témoignages le discrédit dont souffrait déjà la classe politique, et les libéraux en particulier.Les gens ne veulent plus contribuer au financement des partis de peur de se trouver ensuite épinglés dans l'opinion publique ou associés à Dieu sait quel scandale.Et rares sont ceux qui ont le goût de s'engager en adhérant à un parti.De toute façon, c'est maintenant l'État qui finance presque entièrement les partis politiques.Le lien organique entre les partis et leurs militants a été brisé, et cela n'est pas à l'avantage de la démocratie.La course à la direction du parti a suscité peu de débats dignes de ce nom, une nouveauté dans un parti qui, dans ses vies antérieures, n'avait pas peur du choc des idées.Les candidats qui se présentaient « contre » PKP, le meneur qui bénéficiait de l'appui des autorités du parti, ont tous retenu leurs coups.Le lien organique entre les partis et leurs militants a été brisé, et cela n\u2019est pas à l\u2019avantage de la démocratie.Jean-François Lisée a renoncé d'emblée à se présenter et Bernard Drainville, qui avait démontré plus de bellicosité, s'est désisté en fin de course par peur de finir troisième.Une performance piteuse pour l'ancien ministre, en même temps qu'une curieuse conception de la politique: si tous les politiciens dont les sondages annoncent la défaite se retiraient avant le scrutin, dans quelle sorte d'univers politique vivrions-nous?PKP l'a échappé belle, car si Bernard Drainville était resté dans la course, peut-être y aurait-il eu un deuxième tour de scrutin.Avec 57,6 % des voix, Péladeau a eu un résultat plus qu'honorable, qui se compare aux majorités obtenues par ses prédécesseurs, mais ses deux adversaires ont tout de même obtenu 42,4% du vote.Il s'en serait fallu de peu pour que les voix de Drainville forcent la tenue d'un deuxième tour.L'absence de Lisée et de Drainville, deux anciens ministres, deux bons orateurs dotés d'une solide expérience politique, a en quelque sorte dévitalisé la course, et les autres candidats restés en lice ne pouvaient faire le poids, malgré leurs qualités.Martine Ouellet s'est battue jusqu'au bout avec l'entrain et la vigueur d'une militante authentique.Pierre Céré a incarné vaillamment et avec beaucoup d'intelligence la gauche du parti.Sa prestation, lors du débat sur la langue et la laïcité, était impressionnante.Alexandre Cloutier a été, selon certains, la découverte de la campagne, mais ses propositions étaient souvent marquées par des généralités (encourager l'éducation et la culture ?Créer un ministère de l'Informatique?Cela sentait bon la tarte aux pommes!).Sa contribution la plus originale était d'une naïveté désolante.M.Cloutier souhaite qu'une pétition d'un million de citoyens puisse enclencher un référendum ! Où est la responsabilité gouvernementale, dans une formule aussi populiste?Sans compter que le camp fédéraliste ou n'importe quel groupe bien organisé aurait tôt fait de présenter, le lendemain, un million et demi de signatures pour s'opposer à la tenue d'un référendum ! Malgré sa longueur démesurée et le manque de débats intéressants, cette campagne aura quand même bien servi le PQ, qui en émerge, selon les sondages, passablement ragaillardi.f , v %, lu\" V » L* \t- \u2018G\t\u2022\t \t\tÉyVo\tstg v \t\t§§£¦-*\u2014\u2014\t.31* \t\t \t \t \t \tPr\\ ¦ \t \t\u2014\u2014T \\ \t A\u2014¦¦\t ILLUSTRATION FOURNIE PAR ROYALMOUNT La réaction négative concernant le projet Royalmount reflète l\u2019existence d\u2019une culture du non bien enracinée, écrit notre chroniqueur.PROJET ROYALMOUNT La culture du non Sf\t \t aC ' fiük.\t Des investisseurs proposent un projet de centre commercial de 1,7 milliard.C'est le seul projet de plus de 1 milliard au Québec qui serait purement privé, c'est-à-dire ni financé par l'État, ni lourdement subventionné.Mais si on se fie aux commentaires négatifs qui se sont multipliés depuis le dévoilement des détails du projet Royalmount, la réponse des Québécois serait non.C'est quand même fantastique.Une ville qui stagne économiquement dirait non à un investissement massif, aux emplois et aux taxes qui viennent avec?Cette réaction négative reflète l'existence d'une culture du non bien enracinée.Il ne faut évidemment pas accepter n'importe quoi en se bouchant le nez seulement parce qu'on fait miroiter des milliards.On ne lance pas un projet d'une telle ampleur sans consultation et sans débat.Ce débat doit toutefois porter sur les véritables enjeux publics, surtout son impact sur la vie commerciale du centre-ville.Mais, dans le méli-mélo de réactions, on trouvait bien d'autres choses.D'abord, un cri du cœur culturel.Le projet, avec ses restaurants, ses places de stationnement, son aquaparc, ses cinémas, correspond à une conception de l'activité commerciale et du loisir qui n'est pas celle de la plupart des commentateurs qui dominent le débat public.Mais nous ne sommes pas dans une dictature du bon goût où une caste définirait la façon dont les citoyens doivent consommer ou se divertir.Beaucoup de réactions reposent aussi sur une conception idyllique de ce qu'est Montréal, avec son centre, ses quartiers urbains, ses rues commerciales, soit le modèle de développement des plus vieux quartiers - Outremont, Villeray, NDG ou Hochelaga-Maisonneuve.Mais une énorme partie de l'île est une banlieue, avec ses autoroutes et ses centres commerciaux.Le projet de Royalmount, qui bouche un trou là où le tissu urbain cède la place à la banlieue, à proximité d'une station de métro, constitue, en termes urbanistiques, un progrès.Enfin, on a eu tendance à discuter de ce projet comme si c'était un investissement public où chacun peut se transformer en gérant d'estrade: «ce modèle dépassé ne fonctionnera pas», «pas de place pour une autre salle de spectacle», «il y a déjà assez de cinémas», etc.On oublie que c'est un projet privé, dont les partenaires sont mieux placés pour mesurer la demande potentielle que les fonctionnaires d'un ministère.Si les promoteurs se trompent, ils perdront leur argent.Ils ont donc tout intérêt à ne pas se tromper.Ce qui est du domaine du débat public, ce sont les menaces possibles au centre-ville fort dont une ville a besoin.Mais il faut s'affranchir de la vision statique voulant qu'il y ait une quantité de dollars fixes et que l'arrivée d'un nouveau joueur mène à un déplacement de la consommation qu'il faut empêcher à tout prix.D'abord, il y a une croissance des revenus et de la population.Ensuite, c'est la nature du commerce de s'ajuster aux besoins.Reste à savoir qui se déplacera vers quoi.L'idée qu'un tel centre puisse menacer les petites rues commerciales, comme l'affirme le maire du Plateau Luc Ferrandez, ne tient pas la route, parce que Royalmount incarne ce que ce genre de clientèle a en horreur.Ce sont plutôt les centres qui proposent une offre commerciale similaire qui seront affectés, Rockland et plus encore le Carrefour Laval ou le DIX30.Et si ce projet réussit à convaincre des Montréalais de ne pas traverser les ponts pour magasiner, ce sera un gain net pour Montréal.Est-ce que cela affectera aussi la rue Sainte-Catherine ?Sans doute.Mais cette rue peut compter sur une clientèle stable, le tourisme et les employés du centre-ville, et que sa rénovation la rendra encore plus attrayante.Assez pour croire que l'effet sera beaucoup plus limité qu'on le dit.Il faudrait des études beaucoup plus fines pour vraiment pouvoir mesurer cet impact.Du moins, si on veut discuter à partir de faits plutôt que d'impressions.Une ville qui stagne économiquement dirait non à un investissement massif, aux emplois et aux taxes qui viennent avec ?DEBATS@LAPRESSE.CA Réaction à la chronique «La fourchette court plus vite que nous», de Patrick Lagacé, publiée le 20 mai.La fourchette et l\u2019espadrille! Patrick Lagacé rapporte les propos d'un médecin canadien, Yoni Freedhoff, qui affirme, méta-analyses à l'appui, que « l'activité physique ne fait pas perdre de poids».C'est vrai que sur ce point, il ne faut pas voir l'exercice comme une panacée à moins d'en faire des montagnes.Mais les mêmes méta-analyses montrent clairement que l'activité physique, à long terme, ralentit la prise de poids, ce qui est déjà une bonne nouvelle.Le médecin d'Ottawa aurait pu apporter cette précision, bien que moins spectaculaire.Il aurait pu dire aussi, sans tromper la science, que la meilleure approche pour perdre des kilos de gras en trop sans nuire à sa santé est l'exercice associé à une restriction calorique, et celle-ci n'a pas toujours besoin d'être sévère.Cette approche, bien sensée en fait, non seulement vous fait perdre du gras, mais encore modifie votre composition corporelle de la manière suivante: l'exercice préserve ou augmente votre masse maigre (muscles principalement) et protège vos os pendant que la (petite) restriction calorique additionnée à la dépense énergétique supplémentaire diminue, à coup sûr, votre masse grasse et en particulier la graisse intra-abdominale.Il y a mieux encore.La pratique régulière de l'activité physique est un moyen efficace pour maintenir, à long terme, un poids santé parce qu'elle aide à régulariser l'appétit et l'équilibre entre l'apport et la dépense caloriques.Pour le reste, le Dr Yoni Freedhoff a tout à fait raison; l'exercice est, de loin, le meilleur des médicaments.Richard Chevalier, éducateur physique et ex-collaborateur de La Presse Réaction à l'éditorial «L'appât du gain», de Pascale Breton, publié le 20 mai.D\u2019abord s\u2019attaquer à ce qui ne fonctionne pas J'ai quitté Montréal il y a quelques années pour m'installer dans un petit village à 150 km de la métropole.Je devais donc me taper 300 kilomètres pour consulter mon médecin de famille, mais voilà que celui-ci prend sa retraite.Étant donc orpheline de médecin, je devais me rendre dans une clinique sans rendez-vous dans la prochaine ville (30 km) pour consulter un médecin (jamais le même) et attendre parfois plus de cinq heures avant d'en voir un.Depuis l'an dernier, un groupe de gens du village s'est organisé pour monter une coopérative médicale.Plus de 1000 membres sont inscrits à ce jour.Ce qui permet à tous ces gens de mon village et des environs (pour une participation d'environ 30 cents par jour pour les frais administratifs) de voir un médecin (une journée par semaine).Disons que celui-ci voit 35 patients dans la journée.Ce sont donc 35 personnes qui n'ont pas eu à faire 30 kilomètres pour voir un médecin dans un bureau de médecin, une clinique sans rendez-vous ou les urgences d'un hôpital.C'est donc un médecin qui s'est déplacé vers les patients plutôt que 30 personnes vers le médecin.Pouvez-vous m'expliquer en quoi cela peut nuire, et à qui?Comme le dit l'annonce qu'on voit à la télé, il faudrait peut-être s'attaquer à ce qui ne fonctionne pas plutôt que de nuire à ce qui fonctionne.Lorsque ce sera facile pour tout le monde de voir un médecin au besoin, il sera toujours temps de discuter des coopératives s'il y a lieu.Marie Lampron Pourquoi pas ?Je demeure à Montréal et j'aime que la ville soit en mouvement.Plutôt que de voir un démon, espérons un développement facile à rejoindre en transports en commun (pourquoi le promoteur n'offrirait pas une liaison en autobus à partir de diverses stations de métro?).Je continuerai à magasiner dans mes boutiques préférées, mais comme elles ne m'offrent pas toutes les activités de loisirs promises, je fréquenterais également, à l'occasion, cet endroit.Louise Hébert Derby de démolition Étonnant que nos gouvernants pensent encore nous faire saliver en faisant miroiter la possibilité d'hypothétiques baisses d'impôts quand on sait très bien que pareilles baisses signifient moins de revenus pour l'État.Une porte ouverte pour annoncer éventuellement qu'il n'a plus les moyens de nos ambitions, qu'il instaure des mesures de compressions, qu'il installe un climat d'austérité, qu'il se démantèle lui-même en ayant recours au privé pour fournir les mêmes services qu'il était en mesure de rendre en des temps meilleurs.Pierre Deschênes A 32 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 MAI 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS PORT PÉTROLIER SUR LE SAINT-LAURENT TransCanada est loin d\u2019avoir renoncé MARTIN CROTEAU QUÉBEC \u2014 TransCanada souhaite toujours bâtir un port pétrolier le long du fleuve Saint-Laurent dans le cadre du projet Énergie Est, a confirmé la société albertaine à l'Office national de l'énergie cette semaine.Dans des documents remis à l'organisme fédéral mercredi, TransCanada confirme être à la recherche d'un nouveau site pour le terminal maritime.« Énergie Est continue d'évaluer la viabilité d'autres options pour l'établissement d'un terminal maritime de transport et de stockage du pétrole », peut-on y lire.L'entreprise a renoncé au début d'avril à établir cette infrastructure à Cacouna.Le site, qui devait accueillir 175 pétroliers par année, se trouvait dans une zone photo Edouard plante-Fréchette, archives la presse de reproduction des bélu-TransCanada, qui a renoncé à construire un terminal pétrolier à Cacouna (photo), est à la recherche d\u2019un nouveau site, dans le cadre du projet Energie Est.gas du Saint-Laurent.Un comité fédéral venait de désigner ce mammifère marin comme espèce « en voie de disparition ».Pas à l\u2019ouest de Lévis?Les documents présentés cette semaine précisent que la portion de l'oléoduc entre Lévis et la frontière du Nouveau-Brunswick sera appelée à changer en raison de l'abandon du site de Cacouna.« Énergie Est anticipe que les portions de l'application qui concernent l'oléoduc et les installations entre Hardisty en Alberta et Lévis au Québec, ne seront pas affectées par l'amendement», peut-on lire.«Tout est encore sur la table.On n\u2019a pas écarté une option ou une autre, on est en train de tout regarder.» \u2014 Tim Duboyce, porte-parole de TransCanada Ce passage semble indiquer que TransCanada aurait renoncé au site de Bécancour, qui a déjà été évoqué comme site possible pour le port.Mais le porte-parole de l'entreprise, Tim Duboyce, affirme qu'aucun site n'a été écarté, y compris à l'ouest de Lévis.« Tout est encore sur la table, a-t-il affirmé.On n'a pas écarté une option ou une autre, on est en train de tout regarder.» Ces commentaires ont fait bondir le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin.Il accuse l'entreprise d'entretenir le flou quant à ses intentions.« TransCanada est tellement désorganisée que ce qu'ils disent va à l'encontre des documents qu'ils envoient à l'ONÉ », a-t-il dénoncé.TransCanada en est présentement à consulter ses clients -\tles expéditeurs de pétrole -\tet continue à chercher des sites pour bâtir ses installations portuaires au Québec, a indiqué M.Duboyce.L'entreprise doit soumettre la conclusion de ses recherches à l'ONÉ au dernier trimestre de 2015, mais elle pourrait faire une annonce publique plus tôt.TransCanada a envisagé plusieurs sites avant de choisir Cacouna, notamment Lévis et Baie-des-Sables, près de Matane.La société a écarté les sites de Belledune, au Nouveau-Brunswick, et de Québec.Dans le cas du port de la capitale, il ne dispose pas d'un espace suffisant pour accueillir les terminaux de stockage nécessaires au projet Énergie Est.À Lévis, l'entreprise s'est heurtée à un refus du maire Gilles Lehouiller de modifier le règlement de zonage pour permettre la construction d'un nouveau port.Des observateurs estiment que Bécancour pourrait être une solution attrayante pour l'entreprise.Ce port est administré par une société d'État, il est sous-utilisé et il se trouve dans un secteur où des centaines de personnes ont perdu leur emploi après la fermeture de la centrale de Gentilly.COMMENT NAISSENT LES BONNES IDEES?EN EXCLUSIVITE DIMANCHE DANS LA PRESSE+ LA PR ESS E+ ACTUALITÉS DOSSIER SPÉCIAL LES SECRETS DE LA CRÉATIVITÉ + Comment trouver l\u2019inspiration ?Stratégies et conseils pour contrer les blocages.+ La réputation créative des Québécois serait-elle surfaite?Une chronique de Marc Cassivi.+ En quoi le cerveau des gens reconnus comme créatifs diffère-t-il des autres?+ En vidéo : les enfants sont-ils naturellement créatifs?i LA PRESSE Disponible dans\tdisponible sur m l'App Store I Google play LaPressePlus.ca ¦\u2022c.p i ijjëwg \u2014T [îsfe !***# \"¦ I i'u ~\tT*-1 ¦ ms ît- C .Ct \".¦ I >-\u2022\u2022\u2022 i -C'O.j.é-'CT ô- ÿÂte;, Ù i j.¦ - ¦- - * .¦ *¦.t, ' ¦¦ VJ \u2022 \u2022\u2019 O- * \u2019 ÆaSaSfea T>v- "]
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