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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-09-13, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 PRESSE ARTS DISQUES Consultez toutes nos critiques de disques à lapresse.ca/cd Boogat THEATRE DUO POUR VOIX OBSTINÉES PAGES 4 ET 5 MUSIQUE DANS LA MAISON DE LEONARD COHEN PAGES 12 ET 13 MUSIQUE LA FAMILLE POP-MONTRÉALAISE PAGES 16 ET 17 iiéÊ ,vT ' SOIR DE GALA La 29e fête de la télévision québécoise battra son plein demain, dès 19 h 30, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts et en direct à Radio-Canada.Comme toutes les années, les finalistes seront «sur leur 31 », dans l\u2019espoir de monter sur scène pour livrer leur discours de remerciement.La Presse a réuni sept d\u2019entre eux pour une photo de famille au style glamour.NOTRE DOSSIER EN PAGES 8 ET 9 PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE j CCT*\u2019 JacQ&v FABULEUX A ** >v Une présentation de AIR CANADA % Avocats a aitfi JOAILLIER DES TSARS Achetez vos billets MBAM.QC.CA/FABERGE vmfa Osler Bdi /Mü Une exposition organisée par le Virginia Museum ofFine Arts, Richmond, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.Carl Fabergé, Œufde Pâques impérial dit du tsarévitch (détail), 1912.Richmond,Virginia Museum of Fine Arts, Bequest of Lillian Thomas Pratt.Photo Katherine Wetzel © Virginia Museum of Fine Arts MUSEE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 PANORAMA - t Arts visuels CENTRE CLARK Le Centre d\u2019art et de diffusion CLARK organise la 4e édition de ses Ateliers portes ouvertes, ce week-end, de 13 h à 18h.Une centaine d\u2019artistes y accueillent le public dans leurs ateliers.Au Centre Clark (5445-5455 rue de Gaspé), aujourd\u2019hui et demain Événement POESIE, SANDWICHS ET AUTRES SOIRS QUI PENCHEN Spectacle-phare du Festival international de la littérature, ce cabaret déjanté créé en 2006 est de retour avec 23 passeurs de poésie.Seront réunis sur scène, entre autres, Pascale Montpetit, Francis Ducharme, Maxime Denommée, Léane Labrèche-Dor, Geneviève Letarte et Jean-Paul Daoût, pour une soirée libre et folle.Cinquième Salle de la PDA, ce soir et demain Quartiers danses LES BALLETS JAZZl DE MONTREAL Les Ballets jazz de Montréal s\u2019invitent au Musée des beaux-arts de Montréal poury présenter une soirée de duos de différents chorégraphes, de Cayetano Soto à Annabelle Lopez Ochoa en passant par Benjamin Millepied et Wei Wei Wang, tous accompagnés de la pianiste Brigitte Poulin.De courtes créations fusionnant le classique et le contemporain.À la salle Bourgie du MBAM les 17 et 18 septembre, dans le cadre de Quartiers danses.Les intouchables NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Prends-moi, c'est le titre d'un court métrage d'Anaïs Barbeau-Lavalette et d'André Turpin qui est en compétition au TIFF et qui sera présenté à Vladivostok cette semaine et au Festival du nouveau cinéma à l'automne.Mais c'est surtout un sujet tabou, gênant, dont on ne parle pas, auquel on ne veut pas penser: la vie sexuelle des handicapés physiques.Peut-être serait-il plus juste d'écrire la misère sexuelle de gens enfermés dans leur corps, paralysés et impuissants au point de ne pas pouvoir enfiler un condom ni même se masturber.Des intouchables, en somme, qui ont pourtant un besoin criant d'être touchés comme des êtres sexués et pas seulement comme des êtres à laver.Quelques films comme les Intouchables, De rouille et d'os et même Gabrielle ont abordé la question, mais en l'évoquant discrètement.Prends-moi prend le relais en y allant de manière directe et frontale et, surtout, en mettant en scène des corps brisés.Le film est une fiction mais tournée dans un vrai centre d'hébergement pour handicapés - le Centre Paul-Émile-Léger - avec deux jeunes handicapés qui, pour l'occasion, se font acteurs.Maxime D.Pomerleau et Alexandre Vallerand (qui a déjà été de l'aventure de 30 vies), ne se connaissaient pas, mais avaient le même désir de voir le tabou de la sexualité des handicapés physiques révélé au grand jour.Pour cela, ils étaient prêts à offrir leurs corps disloqués et nus à la caméra.Ils voulaient aussi que les gens sachent que, depuis 2004, le Centre Paul-Émile-Léger a mis en place une chambre d'intimité deux mercredis par mois pour les couples handicapés qui en font la demande.Mais Anaïs Barbeau-Lavalette et André Turpin n'ont pas tourné la scène d'amour entre Alexandre et Maxime dans cette chambre-là.Ils ont préféré inventer une chambre d'intimité plus lumineuse que la vraie.Dans cette chambre inondée d'une lumière laiteuse, on voit un couple silencieux qui se prépare à faire l'amour avec l'aide d'un infirmier joué par le comédien Mani Soleymanlou.Celui-ci incarne un préposé que la chambre d'intimité rend mal à l'aise et qui ne considère pas qu'enfiler un condom, imbriquer deux corps inertes ou essuyer une tache de sperme fait partie de sa définition de tâches.Il paraît que plusieurs préposés pensent comme lui.Laver des corps ou changer des couches souillées ne les dérange pas le moindrement du monde, mais pratiquer une forme d'amour assisté, non merci.Anaïs Barbeau-Lavalette a pour ainsi dire trébuché sur ce sujet en faisant la recherche pour son prochain long métrage qui porte sur un champion du skate devenu paraplégique après un accident.Elle venait de rencontrer une prostituée qui se spécialisait dans les services sexuels aux personnes handicapées.«À travers ce qu'elle me racontait, j'ai découvert un monde et surtout une réalité complètement occultée.Des fois, ce sont les parents qui engagent les prostituées pour les gars.Des fois, les gars vont sur des sites de rencontre gais même s'ils ne sont pas gais.Ils veulent juste être touchés et caressés.Les filles vont aussi sur les sites et il arrive à certaines d'entre elles de succomber à une sorte de frénésie et d'avoir plusieurs partenaires dans une même journée.C'est fou, mais plus tu es privé de quelque chose d'aussi fondamental que la sexualité, plus ça t'obsède.» Anaïs a vite compris qu'elle marchait sur un terrain miné et qu'elle allait peut-être choquer bien des gens avec son court métrage tout simple et, en même temps, cru et dérangeant.Les deux jeunes héros de son film apparaissent en effet flambant nus pendant de longues minutes et, bien qu'ils ne fassent pas l'amour réellement, l'illusion est parfaite, nous renvoyant par moments à un statut de voyeurs.« Personnellement, dit Anaïs, ça m'a permis de surmonter le problème que j'avais avec les scènes sexuelles dans mes films.Je ne savais jamais comment faire; maintenant, je le sais.Ce film-là, c'est un peu une exploration et une esquisse avant de commencer à peindre mon grand tableau.» L'an dernier, à la défunte émission d'Anne-Marie Dussault, Après tout, c'est vendredi!, Janette Bertrand a causé toute une commotion.Invitée pour discuter de la sexualité des handicapés, un sujet que le film Gabrielle avait remis dans l'actualité, Janette a déclaré que les handicapés physiques devraient en quelque sorte faire le deuil de leurs désirs sexuels et prendre une pilule pour baisser ou éteindre leur libido.Autant dire qu'elle ne s'est pas fait d'amis chez les défenseurs des droits des handicapés qui ont vertement dénoncé ses propos.Ce n'était pas très habile de la part de Janette.Mais ne se faisait-elle pas tout simplement l'écho des préjugés ordinaires de la société?Dans Gabrielle, la scène d'amour entre les deux jeunes est attendrissante notamment parce que les corps des deux amoureux sont intacts.Dans Prends-moi, ce sont deux corps brisés qui s'offrent à nous.Et si, pour une fois, on ne détournait pas le regard ?Le court métrage Prends-moi IMAGE FOURNIE PAR LAPRODUCTION ON N\u2019A PAS FINI D\u2019EN PARLER De Valérie Trierweiler, ex-première concubine de l\u2019Elysée et de son livre matraque, Merci pour ce moment.En France, où plusieurs libraires ont boudé l\u2019ouvrage, 145 000 exemplaires se sont néanmoins écoulés en quatre jours.Un démarrage record ! Ce livre qui semble parfois avoir été écrit par une midinette de 22 ans (et non pas une journaliste quinqua), qui se désole que François Hollande ne la regarde plus depuis qu\u2019il est président, sera en vente au Québec en version papier et électronique autour du 20 septembre.BMO Partenaire de saison BILLETS à partir de 41$ Taxes ensus ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Présente par Hydro ut.Québec ¦¦ UNE NOUVELLE SAISON v A DÉCOUVRIR * Venez vivre l\u2019expérience d\u2019un concert à la Maison symphonique sous la direction de Kent Nagano : AIR CANADA ® Transporteur officiel Montréal 8 MERCREDI 17 SEPTEMBRE\tBORIS BEREZOVSKY JOUE PROKOFIEV SAMEDI\tUNE GRANDE FÊTE 20 SEPTEMBRE\tRUSSE DIMANCHE 21 MARDI 23 SEPTEMBRE\tHOMMAGE À STRAUSS SAMEDI\tLA TRAVERSÉE 27 SEPTEMBRE\tSYMPHONIQUE TOUS LES DETAILS A OSM.CA 514 842-9951 | Billets également disponibles à la Place des Arts LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 ARTS 3 ART Séparés à la naissance « Série noire » et moins de nuages noirs TonyAccurso Dustin Hoffman .JÈ* ttffllpf si*\t\u2014¦ Unanimité chez nos lecteurs qui ont trouvé lacteur parfait pour interpréter l\u2019homme d\u2019affaires TonyAccurso à l\u2019écran: Dustin Hoffman! Les cheveux, le nez et le menton ne mentent pas.De plus, la dernière fois que lacteur américain est venu à Montréal, il a, de toute évidence, magasiné au même endroit que le témoin-vedette de la commission Charbonneau.Merci à Thérèse Demers, Pierre Galarneau et Fannie St-Cyr.V\u2014> : - 'T .- '¦ ¦¦ -irjffjA La citation de la semaine « J\u2019ai appris à modérer mes attentes envers le public québécois, car j\u2019ai été déçu parfois.» \u2014 Xavier Dolan sur le tapis rouge montréalais de son film Mommy, dont il espère le succès au box-office québécois à sa sortie, le 19 septembre.PHOTO OLIVIER PONTBRIAND LA PRESSE En hausse.en b O Les Québécois auTIFF Présentation de gala pour Wild de Jean-Marc Vallée, présentations spéciales pour les derniers films de Philippe Falardeau, Charles Binamé, Denys Arcand, Xavier Dolan et Jacob Tierney: les réalisateurs québécois ont brillé dans les sections les plus prestigieuses du Festival de Toronto cette année.Une autre belle semaine pour notre cinématographie.Jean-Marc Vallée PHOTO AP O La valeur de la musique enregistrée Coup de force d\u2019Apple et de U2: depuis mardi, le groupe irlandais offre gratuitement son nouvel album aux utilisateurs de l\u2019iTunes Store.Cela a amené plusieurs observateurs à se demander si la musique enregistrée avait perdu toute valeur, sauf pour promouvoir la vente de billets de spectacles.Gageons que U2 se rattrapera à ce chapitre, lui qui a réalisé des recettes records de 736 millions de dollars avec sa dernière tournée, 360°.PHOTO REUTERS \t «r\t **¦ A A Tf 1\t Richard Speer, président d'Attraction Images (Les Parent, Au secours de Béatrice), partait de très loin quand il a pris les rênes de l'Académie du cinéma et de la télévision, qui coiffe, entre autres, le gala des prix Gémeaux.Maudit bordel, pour citer Marie-Chantal Toupin, est une expression qui décrivait parfaitement l'état des lieux.Des dissidents influents, dont Fabienne Larouche, le réseau TVA et Julie Snyder, grognaient contre les mécanismes d'attribution des statuettes dorées.La cérémonie des Gémeaux, reléguée à une diffusion sur Canal D et ARTV, avait perdu plusieurs couches de lustre.Et la paix à l'Académie semblait aussi probable que celle entre Israël et la Palestine.Aujourd'hui, à la veille de la 29e fête de la télévision québécoise, Richard Speer respire aisément, comme dans une pub de Claritin.Fabienne Larouche, les Productions J de Julie Snyder et même une patronne de TVA ont activement participé cet été aux discussions sur une possible réforme de l'Académie.Qui l'eût cru ?«Je ne veux pas crier victoire tout de suite.Je veux que tout le monde reste à l'aise.On a besoin de ce gala-là, surtout en cette période plus difficile pour notre industrie.C'est important que l'industrie se tienne », m'explique Richard Speer en entrevue.Avec ses 16 nominations, soit le plus grand nombre, «Série noire» de la SRC récoltera assurément une ribambelle de trophées.Idéalement, le gala du 30e anniversaire des Gémeaux, prévu en septembre 2015, scellerait la grande réconciliation avec le retour des Unité 9, Le banquier et 30 vies dans la liste des candidats potentiels.En attendant que ce traité de paix historique soit ratifié, passons maintenant aux affaires courantes: qui triomphera demain soir en direct du Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts ?Avec ses 16 nominations, soit le plus grand nombre, Série noire de la SRC récoltera assurément une ribambelle de trophées dont celui, hyper prestigieux, de la meilleure série dramatique, écartant du podium La marraine, Le gentleman, Mensonges et Toute la vérité.Les acteurs de Série noire se relaieront également au micro, dont François Létourneau (le scénariste cocu), Anne Élisabeth Bossé (la prostituée), Guy Nadon (le juge Boivin) ou Marc Beaupré (le détraqué Marc Arcand).Faudra voir, par contre, si Série noire effectuera une razzia complète.Cette œuvre originale et flyée de François Létourneau et Jean-François Rivard a divisé le milieu de la télévision.Certains ont crié au génie.D'autres ont estimé que le buzz a été surfait.Comment les membres de l'Académie ont-ils reçu cet ovni télévisuel ?Verdict demain soir.Parmi les téléromans, O' de TVA devrait logiquement poursuivre son règne.La compétition viendra principalement de Mémoires vives à Radio-Canada, un grand soap de qualité qui a enchaîné les rebondissements et les retournements à un rythme soutenu.C'est mon téléroman coup de cœur (même si je ne lâche pas les O'Hara, loin de là).En comédie, mettez tous vos points du Club Z - s'il vous en reste - sur Les beaux malaises de Martin Matte.Les pêcheurs, Un sur deux, La galère et Les Parent passeront leur tour cette année.Comme interprète, Martin Matte battra-t-il des comiques tels Marc Labrèche, Daniel Brière et Martin Petit?L'Académie a tendance à récompenser des acteurs de métier, et non des humoristes.C'est ce qui me fait pencher du côté de Claude Legault, gagnant l'an passé pour son rôle dans Un sur deux.Je croise les doigts pour Julie Le Breton dans Les beaux malaises, dont le jeu, tout en finesse, tranche avec celui très explosif de la favorite Anne Casabonne dans La galère.Où se situent Mensonges (15 nominations) et La marraine (12 nominations) dans le portrait ?Bonne question.Éric Bruneau et Fanny Mallette ont été excellents dans Mensonges, une très bonne série policière de la chaîne AddikTV, qui a obtenu beaucoup moins de visibilité médiatique que Série noire, par exemple.Ils pourraient surprendre demain.La marraine, diffusée à Séries + ce printemps, a plusieurs atouts dans son jeu, dont l'actrice Claudia Ferri qui a été épatante dans son interprétation de Paloma Hermosa, la tête dirigeante à Montréal d'un lucratif réseau d'importation de cocaïne.À surveiller.Si vous participez à un «pool» des Gémeaux, voici quelques tuyaux en vrac.Guy Nadon (O') et Marie-Thérèse Fortin (Mémoires vives) vous garantiront des points, tout comme le Bye Bye 2013, Infoman, Les grandes entrevues de Stéphan Bureau, Les chefs !, le tandem Véronique Cloutier et Antoine Bertrand ainsi que le magazine Voir.Vous me remercierez plus tard.Avec Patrice Robitaille dans Toute la vérité Dans la peau du copain largué par la procureure Brigitte (Hélène Florent) lundi soir, Patrice Robitaille a été spectaculaire dans la télésérie de TVA.Son personnage, l\u2019avocat Samuel Sabatier, a pris des couleurs flamboyantes, ce qui a permis à cet excellent acteur de jouer des scènes d\u2019ivresse et de colère très convaincantes.Verdict?On en veut plus, votre honneur! iiananna L\u2019oubli des auteurs de Toute la vérité Il n\u2019y aura que quatre finalistes dans la catégorie du meilleur auteur de série dramatique au gala des Gémeaux (La marraine, Le gentleman, Mensonges et Série noire).Il y en a toujours cinq.Pourquoi ne pas avoir sélectionné Bernard Dansereau et Annie Piérard, dont la série Toute la vérité est toujours intéressante au fil des saisons?Ils auraient amplement mérité la cinquième mise en nomination.Leur cause mérite d\u2019être portée en appel, votre honneur. arts théâtre la presse Montréal samedi 13 septembre 2014 HppHH fL-jJ ~ jSÿ-SKS \u2022î\u2014 vÿUir!.' PHOTO OLIVIER PONTBRIAND LA PRESSE Dans Being at Home with Claude, Benoit McGinnis incarne Yves, un prostitué homosexuel en déroute qui vient de tuer son amant, Marc Béland joue le rôle de l\u2019inspecteur qui interrogera Yves.BEING AT HOME WITH CLAUDE DUO POUR VOIX OBSTINÉES Dès mardi au TNM, le classique de René-Daniel Dubois aura droit à sa cinquième production québécoise en 30 ans, cette fois sous la direction de Frédéric Blanchette.Rencontre avec Benoit McGinnis et Marc Béland, acteurs principaux de ce huis clos policier dans lequel deux hommes aux antipodes finissent par apprivoiser l\u2019inconnu.Je suis Alice Je suis Peter \"^(Sans fée Clochette) (Sans les merveilles) de John Logan mise en scène de Hugo Bélanger traduction de Maryse Warda Peter J t Alice DU 10 SEPTEMBRE AU 18 OCTOBRE Béatrice Picard Cari Poliquin Félix Beaulieu-Duchesneau Marie-Ève Milot Éric Paulhus Sébastien René Jean-Guy Viau DUCEPPE DES ÉMOTIONS EN TEMPS RÉEL 514 842-2112 placedesarts.com ¦5C0GEC0 ) Métrom èàiÿ 9&5 Québec * 1*1 LUC BOULANGER L\u2019 un des morceaux les plus éclatants de la dramaturgie québécoise, ¦ Being at Home with Claude est né à une époque où notre théâtre se renouvelait avec fougue et talent.Tant sur le fond que sur la forme.Au lendemain du (premier) référendum, le «je» marginal succède au « nous » national.De nouvelles voix (Chaurette, Bouchard, Lepage) s'ajoutent aux anciennes (Tremblay, Gauvreau, Dubé).En voyage à New York, à l'automne 1984, René-Daniel Dubois - l'un des porte-étendard de la nouvelle dramaturgie québécoise -a l'idée d'une pièce policière avec une intrigue homosexuelle, sur fond de violence et de passion.« La pièce est sortie à toute vitesse.Je l'ai écrite en cinq soirs », confie l'auteur dans le programme du Théâtre du Nouveau Monde.Being at Home with Claude sera créé l'année suivante au Quat'Sous dans une mise en scène de Daniel Roussel.Beau succès critique et public qui fera bien des petits.À l'initiative de Marc Béland qui a dirigé le comédien dans Hamlet au TNM, Benoit McGinnis reprend le rôle d'Yves (que Béland a défendu au Rideau Vert, en 1988).Ce prostitué homosexuel en déroute « qui fait le carré Dominion» et qui vient de tuer son amant.d'un coup de couteau à la gorge, après une relation sexuelle torride.Aux yeux de McGinnis, Yves a toujours manqué d'amour.« Lors de son interrogatoire par l'inspecteur [interprété par Marc Béland], Yves dit à propos de Claude : \"Personne ne m'a jamais touché ni parlé comme ça.En le tuant, je me tuais moi aussi !\" », explique le comédien.Dubois s'est toujours défendu d'avoir écrit une pièce gaie.« Je voulais écrire une pièce sur la passion, pas sur l'homosexualité, dit-il.Mais si le couple formé par Yves et Claude avait été un couple homme-femme, le sujet de la pièce serait tout de suite devenu la violence conjugale.» L'action se déroule en 1967, le jour de la fête du Canada, alors que les feux d'artifice illuminent le ciel du centre-ville.Yves n'a pas dormi depuis trois jours.Il s'est réfugié dans le bureau d'un client qui est.un juge de la Cour supérieure.La pièce commence à la 36e heure de l'interrogatoire ! « On démarre en force, lance McGinnis.Marc et moi devons nous réchauffer dans les loges avant d'entrer en scène.» La première partie se concentre sur l'interrogatoire avec l'inspecteur.Ce dernier pose et repose ses questions.TOUS LES SCÉNARIOS.CINÉMA Tous les samedis dans La Presse ET CE N'ETAIT PAS QU'ON ALLAIT QUELQUE PART Impromptu théâtral d'après DreamHaïti/RêvHaïtide Kamau Brathwaite Traduction du texte de Kamau Brathwaite Christiane Pagnoulle Conception et mise en scène Frédérique Liebaut Interprétation Mylène Wagram et Katia Scarton Kim MERCREDI 17 SEPTEMBRE, 19 h CINQUIÈME SALLE DE LA PLACE DES ARTS placedesarts.com FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA LITTÉRATURE {FIL} Programmation complète festival-fil.qc.ca Billetterie centrale lavitrine.com Québec CanadS £ Montréal# «i 0 artv \u201c\u201cSS*!1! LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 ARTS 5 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS THÉÂTRE RENÉ-DANIEL DUBOIS La mort du théâtre PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Dans le programme du Théâtre du Nouveau Monde, René-Daniel Dubois écrit : «Quand je considère l\u2019activité théâtrale au Québec en ce moment, j\u2019ai l\u2019impression de visiter le village fantôme de Val-Jalbert.» Il tente de comprendre les raisons du meurtre: vol, drogue, chantage?Car Claude, étudiant à l'Université de Montréal, a aussi une blonde et vit son homosexualité en secret.«Mon personnage est dépassé par la situation.C'est le choc entre deux visions du monde : l'une logique, représentant le pouvoir et l'autorité; l'autre émotive, plus du domaine de la passion, de la quête d'absolu », raconte Marc Béland.La deuxième partie est constituée du long monologue (de 25 pages) dit par Yves, en guise de défense ou d'explication de son geste.« Il y a un énorme défi à jouer ça, dit McGinnis.D'abord, celui de mémoriser le texte, mais aussi pour l'état physique, l'abandon sans perte de contrôle.«Mon personnage est dépassé par la situation.C\u2019est le choc entre deux visions du monde : l\u2019une logique, représentant le pouvoir et l\u2019autorité; l\u2019autre émotive, plus du domaine de la passion, de la quête d\u2019absolu.» \u2014 Marc Béland « J'ai eu peur quand Marc m'a proposé le projet, poursuit-il.Mais j'ai décidé de plonger et de faire comme si je jouais dans une création, sans penser aux prestations de Roy Dupuis ou de Lothaire Bluteau.J'ai d'abord regardé le documentaire de Rodrigue Jean, Hommes à louer, qui dépeint l'univers des prostitués mâles, quoique leur réalité soit différente du vécu d'Yves.» Pour Marc Béland, le problème est inverse.Lui qui a l'habitude des personnages sombres, tourmentés, écorchés vifs, doit ici se mettre dans la peau d'un père de famille rangé, d'un policier rationnel et autoritaire.«J'adore jouer ça, dit-il.Après 30 ans de métier, le doute est encore là, certes, mais je peux compter sur mon expérience.Et avoir du plaisir en travaillant.Car aujourd'hui, je sais que l'acteur ne laissera jamais tomber le gars.» Au Théâtre du Nouveau Monde, du 16 septembre au 11 octobre JEAN SIAG Si René-Daniel Dubois (RDD) loue le travail du metteur en scène Frédéric Blanchette, qui pilote la reprise de sa pièce Being at home with Claude au TNM, il en est autrement du théâtre québécois d'aujourd'hui.Un théâtre « qui n'a plus aucun écho dans la société », selon lui.Dans le programme du TNM, le dramaturge va jusqu'à dire que son rapport au théâtre est mort.« Quand je considère l'activité théâtrale au Québec en ce moment, j'ai l'impression de visiter le village fantôme de Val-Jalbert, dit-il.Il ne reste que des ruines du dynamisme théâtral et de son impact social d'il y a 30 ans.» «Avant, tu pouvais rentrer dans un café et tu étais sûr d\u2019attraper au moins une ou peut-être trois conversations sur le théâtre.Du monde ordinaire.Ça n\u2019existe plus.» \u2014 René-Daniel Dubois « Je ne parle pas du talent des gens qui font du théâtre, a tenu à préciser RDD au cours d'un entretien avec La Presse.Je ne parle pas non plus de leurs motivations.Ce dont je parle, c'est de la place du théâtre dans notre société.Aujourd'hui, le théâtre est une affaire de sous-sol.« Avant, tu pouvais rentrer dans un café et tu étais sûr d'attraper au moins une ou peut-être trois conversations sur le théâtre.Du monde ordinaire.Ça n'existe plus.» Un des coups de grâce que le théâtre a reçus, selon RDD, c'est « la politique de 1990 des libéraux fondée sur l'idéologie qu'il fallait que ça rapporte », dit-il.«Le naufrage de Radio-Canada, la disparition de la Chaîne culturelle, le fait qu'il n'y a plus d'émission culturelle et que les médias accordent une place mineure au théâtre en sont la preuve.» La perte du sacré Dans le programme du TNM, RDD en rajoute: «Cette indifférence de la société a affecté les artistes qui n'ont plus de considération pour ce qu'ils font.Ils ont perdu le sacré.» «Je pense qu'il y a des choses que les gens attendent des artistes et qui ne reçoivent pas de réponses, explique le dramaturge.Dites-nous ce qui vous motive.Qu'est-ce que vous avez dans les tripes ?» En même temps, RDD avoue qu'il ne fréquente plus les théâtres depuis une dizaine d'années, même s'il dit voir des pièces « à l'occasion».« La chose la plus terrible, c'est le silence, conclut-il.Et je pense que ça va en s'aggravant.Dans 35, 40 ans, les gens ne se souviendront plus qu'il y a déjà eu du théâtre de création à Montréal! Dans 35 ans, il y aura des comédies musicales, de la danse à claquettes, du cirque en masse, mais du théâtre de création, non.» Valide iusau'au 21 septembre 2014.MATIERE A Choisissez vos cours : y-A mjHQr NfcSSMftf\tûV)>fNANT{* / FORT/a.vranço/s v\t*\t^ssicorjÿ \t1/ \t \t \t/j ¦ \tLï ¦ O O O \u2022 rO O -O O P-A MËTHOT Montréal 10-11 octobre 23-24 janvier 2015 Brossard 4-5 novembre Laval 16-17 septembre 20-21 février 2015 Trois-Rivières 15-16 octobre 7-8 mai 2015 MESSMER\tDOMINIC\tGUY\tMAZZA /\tMA PREMIÈRE \tPAQUET\tNANTEL\tFORTIN\tFOIS Montréal\tMontréal\tMontréal\tMontréal\tMontréal 10-11 octobre\t29-30 avril 2015\t21 22 novembre\t28 novembre\t12 13 19 20 septembre Brossard\t1-2 mai 2015\tBrossard\tBrossard - Le Club\tBrossard 21-22 octobre\tBrossard\t8-9 octobre\t31 octobre\t16-17 décembre Laval\t10-11 mai 2015\tLaval\t1 novembre\tLaval 13 septembre\t1718 juin 2015\t29-30 octobre\tLaval\t19 décembre 24-25 septembre\tLaval ri in ,,,,11 ai c\tTrois-Rivières\t24 octobre\tTrois-Rivières Trois-Rivières\t9-10 avril 2015\t23 octobre\tTrois-Rivières\t14 février 2015 2-3 octobre\tTrois-Rivières\t\t27 février 2015\t DANIELE HENKEL Laval 23 octobre 29-30 mai 2015 Trois-Rivières 22 novembre EN TOURNEE PARTOUT AU QUEBEC : GROUPE-ENTOURAGE.COM MONTREAL Théâtre St-Denis 514 790-1111 ou 1 866 908-9090 BROSSARD L\u2019Étoile Banque Nationale Le Club Quartier DIX30\tQuartier DIX30 450676-1030\t450904-2580 LAVAL Salle André-Mathieu Théâtre Marcellin Champagnat 450 667-2040 TROIS-RIVIERES Salle J.-Antonio-Thompson 819 380-9797 potties Éducation physique Langues avancées i Sciences i physiques LA COMEDIE INTELLIGENTE, PROVOCANTE ET STIMULANTE MA PREMIÈRE FOIS FRANÇOIS MASSICOTTE Brossard 17 octobre Québec SS GROUPE entourage SPECTACLE \u2022 TÉLÉVISION \u2022 MUSIQUE ARTS THÉÂTRE LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 Trip de gang sur scène ! PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, FOURNIE PAR LE THÉÂTRE DE L'OPSIS Pour souligner en grand les 30 ans du Théâtre de l\u2019Opsis, la directrice artistique Luce Pelletier a choisi de monter une pièce avec 30 comédiens.Son choix s\u2019est arrêté sur Le vertige.: La réalité économique étant ce quelle est, le nombre d\u2019acteurs sur scène dépasse rarement le cap de la dizaine.Et encore, on ne compte plus les spectacles solos de comédiens qui s\u2019autoproduisent.Pourtant, cette saison, on verra au moins 5 productions réunissant chacune plus de 20 acteurs.La Presse fait le point sur ces pièces d\u2019exception.JEAN SIAG La directrice artistique du Théâtre de l'Opsis, Luce Pelletier, voulait souligner en grand les 30 ans de sa compagnie.Pour marquer le coup, elle a choisi de monter une pièce avec 30 comédiens.«Je voulais que ce soit une fête sur scène ! », précise-t-elle.Son choix s'est arrêté sur une pièce de théâtre qu'elle a vue à Moscou en 1999, Le vertige, qui fait le récit d'une résistante russe du nom d'Evguénia Guinzbourg, interprétée par Louise Cardinal, emprisonnée en 1937 sous le régime répressif de Joseph Staline.«La pièce compte 40 personnages, nous dit Luce Pelletier, mais on a décidé de la faire à 30.C'est sûr que l'image est plus forte lorsqu'on parvient à montrer 15 personnes dans une cellule de quatre lits (ce qui était le cas).» «J'avais aussi besoin de travailler avec un groupe, poursuit Luce Pelletier.Avec les baisses de subventions, on dirait qu'on n'a plus d'objectifs.C'est morose.À un moment donné, tu n'as plus envie d'être raisonnable, tu as envie de faire des folies.» Évidemment, cette superproduction a un coût.Au lieu des deux pièces qu'elle crée chaque saison, Luce Pelletier n'en fera qu'une seule.« C'est plus rare pour une compagnie qui n'est pas un lieu institutionnel de vieillir comme l'Opsis, ajoute-t-elle.Normalement, on n'a pas les moyens de faire des pièces comme ça.Mais parfois, on est tanné de ne pas avoir les moyens et on le fait!» Quarante-trois pour Trois Autre exemple: celui de la trilogie de Mani Soleymanlou (Un, Deux, Trois), qui réunit 43 acteurs dans le troisième volet.Des comédiens qui ont tous été payés, note au passage l'auteur et comédien d'origine iranienne, qui dirige la compagnie Orange noyée.Encore une fois, le nombre avait une justification artistique.Mani Soleymanlou souhaitant montrer qu'il n'était pas seul à vivre une quête identitaire.Son but était justement de « s'effacer dans la masse».Le rapport de l'individu avec la collectivité était donc capital.L'effet n'aurait évidemment pas été le même avec huit acteurs, par exemple.Richard III Coproduite par le CNA et le TNM, la pièce de Shakespeare comptera 20 comédiens le printemps prochain.Le projet a été lancé par la compagnie Sibyllines de Brigitte Haentjens, qui signe la mise en scène.« Dans ce cas, le nombre d'acteurs est imposé par la pièce de Shakespeare, nous dit Brigitte Haentjens.Mais il y a aussi la notion de la foule sur scène, celle du citoyen sur scène ou du chœur; l'idée de représenter l'humanité.Dans Richard III, le rapport entre l'individu et le peuple est vraiment intéressant.» La directrice artistique du théâtre français du CNA n'en est pas à sa première superpro- duction.En 2006, elle a créé le spectacle Tout comme elle, de Louise Dupré, qui explorait la relation mère-fille.La pièce comptait 50 comédiennes.Il y a deux ans, elle a aussi créé L'Opéra de Quat'Sous de Brecht avec 20 comédiens.Financièrement, ce n'est évidemment pas rentable.« Dans Tout comme elle, j'ai dû offrir le tarif minimal de l'UDA aux artistes, se souvient Brigitte Haentjens.On ne peut pas faire ça dans un théâtre institutionnel.En plus, j'avais des comédiennes d'expérience comme Michelle Rossignol, Andrée Lachapelle.Elles ont quand même accepté.» Sortir du cadre Comme le fait remarquer le conseiller dramaturgique du Centre des auteurs dramatiques (CEAD), Paul Lefebvre, ce sont rarement les grandes institutions qui entreprennent ces projets à grand déploiement.On n'a qu'à penser à la pièce Chante avec moi, d'Olivier Choinière, qui a réuni 50 acteurs sur scène il y a quatre ans, ou à Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent, de Loui Mauffette, qui regroupe chaque année 24 interprètes.Le dramaturge travaille d'ailleurs à un autre happening théâtral avec ses 26 lettres: l'abécédaire des mots en perte de sens, qui sera créé en décembre avec 26 auteurs-interprètes.« Il faut être très riche ou très pauvre pour créer des spectacles à grand déploiement, lance-t-il.Dans les années 60, le nombre d'acteurs sous contrat était élevé dans les théâtres institutionnels.Ce n'est plus le cas.Pourtant, le nombre d'acteurs sur scène est porteur de sens.Aujourd'hui, je pense que les auteurs et les metteurs en scène en ont marre de créer des pièces pour quatre personnages.» De temps à autre, les théâtres institutionnels y vont d'une superproduction, comme Cyrano de Bergerac et ses 20 comédiens menés par Patrice Robitaille au TNM cet été.Un spectacle coproduit par le festival Juste pour rire, sans qui le projet n'aurait pas vu le jour.En dépit du coût élevé d'une production à 20 acteurs et plus, la directrice artistique du TNM, Lorraine Pintal, insiste pour programmer au moins une pièce «de 15 à 22 acteurs» par saison.Ce fut le cas notamment du Bourgeois gentilhomme ou de L'Opéra de Quat'Sous - la version de Robert Bellefeuille.« C'est une façon de signaler que malgré notre sous-financement, on ne va pas se priver de monter un Brecht ou une tragédie grecque, dit-elle.On veut préserver cette force d'emploi.C'est un rôle que le TNM veut jouer dans la société», affirme Lorraine Pintal, qui met sous contrat une soixantaine d'artistes chaque année.«Vous savez, dans Cyrano, il y avait au moins une dizaine d'acteurs de la relève qui côtoyaient des acteurs d'expérience.C'est important d'avoir des distributions intergénérationnelles pour préserver la tradition de la transmission.C'est comme ça que j'ai appris mon métier.» «À un moment donné, tu n\u2019as plus envie d\u2019être raisonnable, tu as envie de faire des folies.» \u2014 Luce Pelletier, directrice artistique du Théâtre de l\u2019Opsis The Stories Behind The Songs En trio, avec musique, paroles et conversations Jeudi 16 octobre - 20 h Théâtre Maisonneuve - Place des Arts Billets: Place des Arts | 514.842.2112 | placedesarts.com Pour une description détaillée de cet événement www.LORg E NA McRENN ITT.com AUSSI : 15 OCTOBRE À OTTAWA | 18 QUÉBEC | 19 SAGUENAY 21 TROIS-RIVIÈRES | 22 DROMMONDVILLE LA CHAPELLE DE QUEBEC SAISON 2014-2015 LES VIOLONS DU ROY À l'aube d'une nouvelle tournée européenne, AlexandreTharaud retrouve ses complices pour interpréter Beethoven et Mozart.et moins MAiSON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL THARAUD, BEETHOVEN ET MOZART VENDREDI 19 SEPTEMBRE 19H30 THOMAS ROSNER, CHEF ALEXANDRE THARAUD, PiANO ?» Présenté par SNOLAMUJN ABONNEZ-VOUS 20% SUR LE TARIF RÉGULIER H laplacedesarts.com\td* * 514 842 2112/1 866 842 2112\tLaCapital\u201c Groupe financier LA PRESSE+ DE GRANDES DISTRIBUTIONS 30 acteurs Le vertige, d\u2019Evguénia Guinzbourg Jusqu\u2019au 4 octobre à l\u2019Espace Go 24 acteurs Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent, dirigé par Loui Mauffette Du 12 au 14 septembre à la Cinquième Salle de la PdA 43 acteurs Trois, précédée d\u2019Un et de Deux, de Mani Soleymanlou Du 30 septembre au 17 octobre au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui 26 auteurs-acteurs 26 lettres: l\u2019abécédaire des mots en perte de sens, d\u2019Olivier Choinière Les 10 et 11 décembre au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui 20 acteurs Richard III de Shakespeare Du 10 mars au 4 avril 2015 au TNM LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 ARTS 7 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS THÉÂTRE PETER ET ALICE M iroir, miroir.s * PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION On ne peut que s\u2019agenouiller devant l\u2019énergie, la justesse et la grâce de Béatrice Picard en Alice.La comédienne brille ici de tous ses feux.'jrWs&S&i Très beau début de saison chez Duceppe avec cette présentation de Peter et Alice de John Logan.De tous les côtés du miroir de l\u2019enfance, Béatrice Picard nous y subjugue.MARIO CLOUTIER CRITIQUE John Logan possède une écriture dramatique de la meilleure eau destinée au grand public.On l'a vu avec Rouge l'an dernier au Rideau vert.Confirmation chez Duceppe avec cette pièce sur le pouvoir et les bienfaits de l'imaginaire.Le dramaturge invente une longue rencontre entre les enfants qui ont inspiré Lewis Carroll et James Barrie pour créer respectivement les personnages d'Alice, du réputé pays des merveilles, et de Peter Pan, l'enfant qui ne veut pas grandir.Son texte nage entre réalité et fiction, entre le désespoir de Peter et le jovialisme d'Alice.L'équilibre entre le désenchantement de l'un et la résilience de l'autre permet à l'auteur de traiter en filigrane de sujets graves comme la pédophilie et la guerre sans sombrer dans le pathos.L'enfance malgré tout, nous dit Logan.Celle qui voit toujours le soleil après la pluie, l'espoir malgré la cruauté des espoirs déçus et les vies parfois cruelles, piétinées, abusées, abandonnées.Des trésors d\u2019inventivité La scénographie de cette production est éblouissante: entamée en plane bibliothèque et conclue par un ciel étoilé et tenant lieu, au passage, de forêt luxuriante.On utilise aussi à bon escient les effets d'éclairage et de miroir dans cette histoire de doubles (réalité-fiction, personnages réels et imaginés, relations trouble adulte-enfants).La mise en scène d'Hugo Bélanger est efficace, bien rythmée et espiègle.Le metteur en scène use habilement de la présence des auteurs Carroll et Barrie, ainsi que des doubles d'Alice et de Peter, personnages imaginaires venant égayer la vie souvent triste d'Alice Liddell Hargreaves et de Peter Llewelyn Davies.La direction d'acteurs est minée, toutefois, par un choix douteux: celui de faire de Peter un personnage univoque, monocorde, sans relief.Probablement voulu ainsi, le Peter de Carl Poliquin reste passablement terne.Mais triste et amer ne signifie pas sans émotion, nous semble-t-il.En cela, le comédien ne se montre pas au diapason du reste de la distribution.On ne peut qu'applaudir à tout rompre, cependant, les interprètes de soutien qui ajoutent beaucoup de couleur au tableau d'ensemble et s'agenouiller devant l'énergie, la justesse et la grâce de Béatrice Picard en Alice.La comédienne brille ici de tous ses feux.Cette femme, qui a perdu deux enfants lors de la guerre de 14-18, souffre aussi.Elle vivra tout de même jusqu'à 80 ans alors que Peter Davies connaîtra une fin tragique.« Ils nous ont volé une partie de nous », disent en chœur Peter et Alice.L'un choisit de s'y morfondre, l'autre préfère traverser le miroir pour transcender la douleur.Grandir ou pas, telle est la question qui tue Peter.Pourtant, réplique Alice, le pays des merveilles est là, accessible, à portée d'imaginaire.Chez Duceppe jusqu\u2019au 18 octobre.mise en scène BELAND McGiNNiS UN EXCEPTiONNEL DUEL D\u2019ACTEURS ! UNE PRESENTATION DE ArcelorMittal BEING HOME wm RENE-DANIEL DUBOIS fredericblanchette avec MARC BELAND + MATHIEU HANDFIELD + JEAN-SEBASTIEN LAVOIE + BENOÎT McGINNIS conception OLIVIER LANDREVILLE + ELEN EWING + ANDRÉ RIOUX YVES MORIN + ANGELO BARSETTI + JEANNE MÉNARD-LEBLANC assistance à la mise en scène MARIE-HÉLÈNE DU FORT DES MARDI ! Théâtre du Nouveau Monde TNM.QC.CA 514.866.8668 ici 4S» RSDio-canaDa ici mSm artv BMO Groupe financier présente Nabucco OPERA MONTRÉAL ?0*d>tÜM Ç./4.VtSÈ 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 ARTS 9 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS GÉMEAUX iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ARTS GÉMEAUX A TETE A LA FETE \u2022Sri.À défaut de rassembler tous les artisans de la télé derrière lui, le gala des Gémeaux (demain, 19h30, à Radio-Canada) déborde aujourd\u2019hui largement du petit écran.Les comédiens que nous avons réunis pour notre séance photo témoignent bien de cette réalité, étant en nomination pour des rôles dans des séries dramatiques, téléromans ou comédies, mais aussi pour des émissions produites pour les médias numériques Nous avons profité de cette séance pour leur poser quelques questions sur la télé qu\u2019ils aiment.Avez-vous eu un coup de cœur pour une émission québécoise (toutes catégories confondues)?Meilleure interprétation masculine pour une émission ou série originale produite pour les médias numériques: fiction (Amour Amour) « Depuis le décès de Philip Seymour Hoffman, je ne peux arrêter de penser à ses grandes performances.La dernière qui m\u2019a marqué est le personnage de Lancaster Dodd qu\u2019il joue dans The Master.Sa performance est enlevante, captivante.» PHOTOS MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE EMMANUEL SCHWARTZ uel rôle ou acteur vous a marqué?FRANÇOIS LÉTOURNEAU Meilleur premier rôle masculin: dramatique, Meilleure série dramatique, Meilleur texte: série dramatique (Série noire) «J\u2019aime beaucoup Larry David, qui a créé Seinfeld avec Jerry Seinfeld.Cette série-là, cet humour-là et la façon de construire les épisodes m\u2019ont beaucoup inspiré.Je réalise avec le recul que Seinfeld a comme été une école de scénarisation pour moi.» Q HÉLÈNE FLORENT Meilleur premier rôle féminin : comédie (La galère) « Série noire.Un coup de cœur total.C\u2019est rare que je regarde une série chaque semaine ; souvent, je les loue par la suite.Mais là, je me suis fait avoir: j\u2019attendais chaque semaine et, la journée de la diffusion, il ne fallait rien prévoir, car je voulais la regarder.» ANNECASABONNE Meilleur premier rôle féminin : comédie (La galère) «L\u2019émission Génial!animée par Stéphane Bellavance.C\u2019est une émission pour enfants où on initie les jeunes à la science; on la vulgarise et on met de l'avant des choses qu\u2019on ne voit nulle part ailleurs dans l\u2019univers télévisuel au Québec.» SOPHIE PRÉGENT Meilleur rôle de soutien féminin : comédie (Un sur 2) «Je ne suis pas objective du tout [ndlr: étant la conjointe de Charles Lafortune], mais je vais vous parler de La voix pour une seule et unique raison: ç'a probablement été l'élément le plus rassembleur à la télévision dans les dernières années.J'ai même des amis très intellectuels qui sont venus me dire qu\u2019ils avaient un fun noir à regarder ça.» ANNE-ÉLISABETH BOSSÉ Meilleur premier rôle féminin : dramatique (Série noire) «Je dirais le nouveau SNL Québec.Je trouve qu'ils ont réussi le pari qu'ils se sont donné.C\u2019est impressionnant qu\u2019on fasse du bon direct comme ça.Je lève d\u2019ailleurs mon chapeau à Katherine Levac pour son rôle d\u2019Ontarienne.» ÉMILE PROULX-CLOUTIER Meilleur premier rôle masculin : dramatique (Toute la vérité) et Meilleure interprétation masculine pour une émission ou série originale produite pour les médias numériques: fiction (Agentsecret) «Je vais y aller avec deux classiques.D\u2019abord, Mr.Bean, puisqu\u2019il faut du génie pour réussir à en faire beaucoup tout en restant hyper nuancé.Et tout ça, sans même user de la parole.Et d\u2019ici, pour lui faire un coup de chapeau, je dirais Sol.» NOS CHOIX ET PRÉDICTIONS CHOIX ¥ PRÉDICTIONS ?\t* ?\tI**-' -\tfe?\tjt\t\u20142.C À rw\t- L.\t HUGO\tMARC\tRICHARD DUMAS\tCASSIVI\tTHERRIEN Hpï-'È.'Of, MEILLEURE SÉRIE DRAMATIQUE L\u2019auberge du chien noir Mémoires vives Destinées 7 ¥?La marraine Le gentleman 3 Mensonges Série noire Toute la vérité O\u2019 ?Yamaska MEILLEUR PREMIER ROLE MASCULIN : DRAMATIQUE MEILLEURE COMÉDIE David Boutin (Le gentleman 3) Éric Bruneau (Toute la vérité) Sylvain Marcel (Mensonges) François Létourneau (Série noire) ¥?¥?Émile Proulx-Cloutier (Toute la vérité) Claudia Ferri (La marraine) Marie-Hélène Thibault (Le gentleman 3) Fanny Malette (Mensonges) Anne-Élisabeth Bossé (Série noire) ¥?¥?Julie Le Breton (Toute la vérité) ¥?La galère Les beaux malaises Les Parent Les pêcheurs Un sur ¥?MEILLEUR PREMIER RÔLE FÉMININ : DRAMATIQUE \t\t\t Frédérick De Grandpré (Mémoires vives)\t\t\t Guy Nadon (O )\t?\t¥?\t?Stéphane Dermers (O')\t¥\t\t¥ Normand D'Amour (Yamaska)\t\t\t Denis Bernard (Yamaska)\t\t\t MEILLEUR PREMIER RÔLE FÉMININ : TÉLÉROMAN Marie-Chantal Perron (Destinées 7) Marie-Thérèse Fortin (Mémoires vives) Élise Guilbault (Yamaska) Chantal Fontaine (Yamaska) ¥?¥?¥?Maxim Roy (O\u2019) MEILLEURE PREMIER RÔLE MASCULIN : COMÉDIE MEILLEUR PREMIER RÔLE FÉMININ : COMÉDIE Martin Matte (Les beaux malaises)\t¥\t?\t?Marc Labrèche (Les bobos)\t\t\t Daniel Brière (Les Parent)\t\t¥\t Martin Petit (Les pêcheurs)\t\t\t¥ Claude Legault (Un sur 2-iï)\t?\t\t Hélène Florent (La galère) Anne Casabonne (La galère) ¥?Julie Le Breton (Les beaux malaises) Anne Dorval (Les bobos) Anne Dorval (Les a Notre vidéo___________ Le «making of» de notre séance photos Notre journaliste Véronique Lauzon vous amène dans les coulisses de notre séance photos et pose quelques questions aux comédiens participants.Une vidéo à voir en exclusivité dans La Presse+. 10 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimmiimMmmmiimMmmmiimMmmmiimMmmiimMmmmiimMmmmiimMmmmiimMmmm ARTS THÉÂTRE CITY Les lumières de la vi lle LUC BOULANGER CRITIQUE\t-:' v ;\t:\tVu.;\tQ'-\t:i'T.: PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Métaphore de l\u2019aliénation de la vie urbaine et moderne, le propos de City dénonce la normalisation et le conformisme de la société actuelle.L\u2019œuvre interroge notre rapport à la folie et à la marginalité.¦¦ Il n'est pas aisé de transposer un roman au théâtre.L'univers romanesque et allégorique touche au monde de l'imaginaire là où le théâtre a besoin de vie et d'émotions.Bien sûr, le roman peut inspirer les créateurs scéniques comme il le fait pour plusieurs cinéastes.Seulement, le coefficient de difficulté est élevé.Des pistes scéniques intéressantes Pour ouvrir la saison de la grande salle du Prospero, le Théâtre des obnubilés de Nicole propose une adaptation du roman City, d'Alessandro Baricco.La pièce est mise en scène par Christel Marchand qui a aussi signé l'adaptation avec Magalie Morin.Sa proposition flirte avec l'art multidisciplinaire et explore des pistes scéniques intéressantes.Métaphore de l'aliénation de la vie urbaine et moderne, le propos de City dénonce la normalisation et le conformisme de la société actuelle.L'œuvre interroge notre rapport à la folie et à la marginalité.On y voit Gould, enfant savant souffrant du syndrome d'Asperger, qui rencontre Shatzy, jeune femme qui le prendra sous son aile et remplacera ses parents absents.Dans la jungle bruyante de nos villes, ces deux « esseulés » feront malgré tout un bout de chemin ensemble.« La vie ne semble qu'un enchaînement de normes apprises, colossales et souvent absurdes », écrit Marchand dans le programme de City.Un beau jeu d\u2019ensemble Si l'effort est louable, le résultat demeure peu convaincant.L'histoire alambiquée s'éparpille trop pour soutenir le rythme et notre attention.Au final, cette rencontre qui a tout pour émouvoir nous laisse indifférents.La distribution se débrouille néanmoins fort bien.Dans le rôle de Gould, cet enfant « pas normal » mais très intelligent, devenu trop vite adulte, Paul Ahmarani est fort inspiré.La jeune et charismatique Geneviève Beaudet incarne avec justesse la beauté sauvage et la révolte intérieure de Shatzy.Jean Belzil-Gascon, Gabriel Doré et Paul-Patrick Hébert jouent habilement plusieurs personnages secondaires, dont certains très comiques.La musique du groupe folk alternatif montréalais Les Revenants et les projections des illustrations de Pierre-Yves Girard apportent une belle ambiance à la production.Christel Marchand signe également la scénographie très dépouillée.Malheureusement, c'est beaucoup de talent et de travail pour une production qui n'a pas trouvé son rythme et sa voie.Au Théâtre Prospero jusqu\u2019au 27 septembre.^ N Et Q-U ISABELLE BOULAY BRIGITTE BOISJOLI CŒUR DE PIRATE LISA LEBLANC MARIE-MAI i INTERPRETE MASCULIN SERGE FIORI ALEX NEVSKY DANIEL BELANGER ERIC LAPOINTE VINCENT VALLIERES GROUPE MXiOCWS ACCOims MARIE-EVE JANVIER ET JEAN-FRANÇOIS BREAU LES SŒURS BOULAY LES TROIS ACCORDS RADIO RADIO « .T, « MCA VOTEZ POUR LES .GALAADISQ ARTISTES DE L'ANNEE 26 OCTOBRE 2014 INTERPRÈTE féminine Vote présenté par (((Siriusxnf))) VOTEZ GROUPE JUSQU'AU 7 OCTOBRE Cochez un seul choix dans chacune des trois catégories de Félix et faites parvenir votre bulletin de participation, avant le 7 octobre 17h00 à l\u2019ADISQ, 6420, rue Saint-Denis, Montréal, QC, H2S 2R7.INTERPRETE FÉMININE O Brigitte Boisjoli O Isabelle Boulay O Cœur de pirate O Lisa LeBlanc ¦ O Marie-Mai INTERPRETE MASCULIN O Daniel Bélanger O Serge Fiori O Éric Lapointe O Alex Nevsky ¦ O Vincent Vallières O Kaïn O Les sœurs Boulay j O Les Trois Accords £.O Marie-Eve Janvier et Jean-François Breau -feS?O Radio Radio _ Code postal _ _ Téléphone _ _ Âge _ Un concours de Radio-Canada * Aucun achat requis.Concours ouvert aux résidents canadiens majeurs.Règlement du concours disponible au ICI.Radio-Canada.ca/adisq.Le concours prend fin le 7 octobre 2014 à 23h59.Le tirage aura lieu le 10 octobre 2014.VOTEZ LA CHANCE DE GAGNER \u2022 un week-end au Gala de l\u2019ADISQ \u2022 et 1000 $ en argent Votez aussi sur ICI.Radio-Canada.ca/adisq Réseau principal de vote I | (((SiriusxnV)))\tici musioue\t\t\tRouge iUflhi\tCKOI\tA\tRaymond Chabot GrantThomton\tHilton\traRæssaeEEQs W UK 1 «ww.jKMipmteu\tSODEC Québec H H\tCanada \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 ARTS 11 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS ARTS VISUELS ALEX MCLEOD ET VICKY SABOURIN Antipodes de la féerie V Tip A V'-'îC w/ .fÇ;r; 3* .V .Mi.1\\H N' PHOTO FOURNIE PAR L'ARTISTE Avec l\u2019œuvre Campin Shop d\u2019Alex McLeod, on a l\u2019impression de se retrouver dans une salle d\u2019exposition où l\u2019on présenterait des objets rappelant la forme d\u2019une grosse ampoule, d\u2019un nuage ou d\u2019une création en verre soufflé, le tout dans un environnement «boisé» orange! La galerie Trois Points propose en cette rentrée culturelle deux expositions qui se rejoignent par une même allusion à l\u2019univers du conte: Myth présente les constructions virtuelles du Torontois Alex McLeod tandis que l\u2019installation Warmblood de Vicky Sabourin évoque la relation entre l\u2019homme et le cheval.ÉRIC CLÉMENT CRITIQUE Âgé d'une trentaine d'années, l'artiste torontois Alex McLeod est fasciné par la notion de paysage, mais sa nouvelle exposition solo porte sur une approche plus architecturale dans un contexte foncièrement fantastique.Pour ce faire, il utilise l'ordinateur, sculptant des formes, jouant avec la lumière et l'intensité des couleurs et créant des textures qui donneront à ses objets virtuels l'apparence du bois, du papier cadeau, de la céramique, de l'aluminium ou du verre.Un gros travail de minutie, donc, qui donne des impressions numériques de grands formats aux résultats très intéressants.Par exemple avec son œuvre Campin Shop.On a l'impression de se retrouver dans une salle d'exposition où l'on présenterait des objets rappelant la forme d'une grosse ampoule, d'un nuage ou d'une création en verre soufflé, le tout dans un environnement « boisé » orange ! Avec Grid, Alex McLeod démultiplie ce foisonnement de couleurs en le déclinant dans un cadre comprenant 36 vues de ce même type de structures qui semblent gonflées à l'hélium et qu'il a dispersées dans différents environnements.Un mélange de couleurs et de formes très jovial.Avec Starsky, Roundroom et Gran Hallway, on est beaucoup plus dans la scénarisation d'installations virtuelles, comme si l'on assistait au déploiement dans un grand espace d'une œuvre installative formée de sortes de papiers d'emballage brillants que l'artiste exploite comme des cristaux dorés et orangés éparpillés sur le sol et suspendus dans les airs.Un univers féerique et fantastique mais ordonné et extrêmement esthétique.Alex McLeod ne réinvente pas la roue, mais il apporte, avec une belle inspiration et beaucoup de talent, un brin de rêve et de conte dans une époque qui en a bien besoin.Sang chaud On retrouve cet univers du conte avec un autre des tableaux vivants de Vicky Sabourin, invitée pour la première fois à exposer dans la galerie dirigée par Émilie Grandmont-Bérubé.Vicky Sabourin s'était intéressée, au printemps dernier, aux lièvres qui avaient proliféré dans les années 30 dans le Midwest américain, avec son exposition Does It Hurt You to Hunt It?, présentée à la Maison des arts de Laval.Cette fois-ci, elle explore la relation qui unit l'homme au cheval au moyen d'une installation plus sobre avec la représentation au sol d'un cheval en feutre, un tas de terre et une immense photo d'un trou d'où provient, semble-t-il, cette terre.On retrouve son intérêt pour une réflexion sur l'âme humaine et son penchant animal, avec cette fois une étude comparative sur la noblesse du cheval et le pragmatisme du cavalier.L'installation s'accompagne d'une performance que Vicky Sabourin présente durant environ deux heures et demie dans la galerie, tous les samedis à 14h, jusqu'au 4 octobre.Une performance pendant laquelle, vêtue d'une chemise blanche, elle témoigne de la tendresse envers ce cheval de feutre rempli de cailloux qu'elle manipule avec lenteur et intériorité.Portant le nom des chevaux demi-sang, l'installation Warmblood est en effet - à l'opposé de Myth et de son univers créatif explosif - l'occasion d'une réflexion sur le penchant destructeur et contrôlant de l'homme.Aux antipodes de la féerie.À la galerie Trois Points (372, rue Sainte-Catherine Ouest, #520), jusqu\u2019au 4 octobre.,v- i i\u2018'N V,\" l classe En premiere Dès 11 h 30 12 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS MUSIQUE LEONARD COHEN 80 ANS ET TOUJOURS LA FORME Le 21 septembre, Leonard Cohen célébrera son 80e anniversaire de naissance.Le surlendemain, il lancera son 13e album studio, Popular Problems.Premières impressions de ce disque qui fait encore la preuve de la créativité du grand artiste et visite guidée de sa maison montréalaise en compagnie de son fils Adam Cohen.ALAIN DE REPENTIGNY Leonard Cohen avait dit, lors du lancement de son album Old Ideas en janvier 2012, qu'il travaillait déjà à de nouvelles chansons qui pourraient sortir d'ici un an.Il a finalement décidé de repartir en tournée et il aura fallu attendre deux ans et demi avant d'entendre ce Popular Problems dont le titre est tout aussi révélateur de l'humour du poète montréalais devenu star de la chanson.avant-veille de la sortie de ce nouvel album en Amérique du Nord.Ne vous laissez pas tromper par la canne que tient le monsieur impeccablement vêtu et coiffé de son inséparable chapeau sur la pochette de Popular Problems : Leonard Cohen garde la forme.Cohen n'a jamais été aussi populaire que depuis son retour sur scène en 2008 provoqué par son ex-agente qui avait dilapidé ses économies.En 2 tournées et 470 concerts, il s'est produit devant plus de 4 millions de spectateurs dans 31 pays de par le monde.Partout, ses concerts-marathons de trois heures ont suscité un enthousiasme que Cohen n'avait jamais goûté auparavant.Et pour cause: ses chansons de Cohen n\u2019a jamais été aussi populaire que depuis son retour sur scène en 2008 provoqué par son ex-agente qui avait dilapidé ses économies.En 2 tournées et 470 concerts, il s\u2019est produit devant plus de 4 millions de spectateurs dans 31 pays de par le monde.Popular Problems propose neuf chansons inédites, dont certaines ont déjà été jouées sur scène et une autre, publiée sous forme de poème; neuf témoignages parfois très différents de la vitalité et de la créativité de l'artiste qui célébrera son 80e anniversaire le 21 septembre, toutes les époques n'ont jamais été aussi bien servies sur scène que par la bande d'excellents musiciens qui l'ont accompagné au fil de ces deux tournées.L'album Old Ideas a prouvé hors de tout doute que Leonard Cohen était toujours capable d'écrire des chansons à classer parmi ses immortelles.Pourtant, l'accouchement de Popular Problems fut plus problématique que prévu.Au départ, Cohen voulait enregistrer son nouveau disque avec son groupe de tournée bien soudé et enrichi depuis 2012 par la présence du Moldave Alexandru Bublitchi, dont le violon a ajouté un supplément d'âme et de chaleur à sa musique sur scène.Mais tout ce beau monde s'étant dispersé après la tournée Old Ideas, ne reste plus que Bublitchi sur le nouvel album.En fait, outre l'apport essentiel des choristes, la musique de Popular Problems est presque toute jouée par Patrick Leonard, le réalisateur qui a fait ses armes avec Madonna et Bryan Ferry dans les années 80 et qu'Adam Cohen a présenté à son père avant l'enregistrement d'Old Ideas.« J'ai échangé des idées avec Patrick Leonard et il n'y a pas eu de conflit d'ego.Patrick est un musicien majeur», nous avait dit Leonard Cohen à Los Angeles en décembre 2011.Son fils Adam lui a donc suggéré de retravailler avec l'autre Leonard, Patrick de son prénom, sur Popular Problems.Pour la première fois, Adam a même prodigué quelques conseils à son paternel quand celui-ci semblait en panne.BIENVENUE CHEZ ES COHEN Notre journaliste Alain de Repentigny s\u2019est rendu chez Leonard Cohen en compagnie de son fils Adam.Voici quelques objets qui caractérisent sa demeure.O Le chapeau de Leonard Cohen qui accueille le visiteur dans sa maison de la rue Vallières.© La guitare espagnole de Leonard Cohen, qui sonne bien même s\u2019il lui manque quelques cordes, nous assure son fils Adam.Elle trône dans sa chambre à coucher.© Toujours dans la chambre, un tableau montrant une sainte orthodoxe grecque dans lequel est insérée une photo du fils d\u2019Adam Cohen, Cassius, avec sa mère, Suzanne Elrod.Devant, une autre photo d\u2019Adam avec sa sœur Lorca et leur mère.© Dans la cuisine, une figurine de Kateri Tekakwitha, la sainte amérindienne qui était l\u2019héroïne du deuxième roman de Leonard Cohen, Beautiful Losers.Elle a sa place dans toutes les maisons du poète, à Montréal, Hydra et Los Angeles.© Le prix Spirit que le Festival international de jazz de Montréal a décerné à Leonard Cohen en 2008.André Ménard l\u2019a remis à Adam Cohen au lendemain du concert d\u2019ouverture en hommage à son père sur la grande scène de la rue Sainte-Catherine.© Dans la bibliothèque, une photo de Leonard Cohen et de sa sœur Esther ainsi qu\u2019une aquarelle que lui a donnée une connaissance.© Dans le vestibule, une photo de Leonard Cohen lisant l\u2019histoire de Peter Pan à ses enfants Lorca et Adam.© Dans le salon, le trophée du Songwriters Hall of Fame, reçu à New York en 2010, et une lampe qui était dans la maison de la mère de Leonard Cohen à Westmount quand il était enfant.PHOTOS OLIVIER JEAN, LA PRESSE rtJXî mm :'1 un tflUIIHI IJ»®!® LA PRESSE ¥ Adam Cohen nous fait visiter la maison montréalaise que son père Leonard a achetée au début des années 70 en face du parc du Portugal.Suivez le guide, en exclusivité sur La Presse+ LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 ARTS 13 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS MUSIQUE DANS LE RÉTROVISEUR À 30 ANS En 1964, Leonard Cohen est déjà connu comme poète et romancier, et il publie le recueil intitulé Flowers For Hitler.Même s\u2019il a fait partie du groupe country The Buckskin Boys quand il étudiait à McGill, 10 ans plus tôt, son premier album, Songs of Leonard Cohen, ne paraîtra qu\u2019en 1967, un an après que Judy Collins eut enregistré ses chansons Suzanne et Dress Rehearsal Rag.Le 13e album studio de Leonard Cohen, Popular Problems, est le disque d\u2019un homme qui a vécu et qui a toujours su comment l\u2019exprimer en puisant dans sa vaste culture et en insufflant à ses textes poésie, émotion, images fulgurantes, humour et autodérision.PHOTO FOURNIE PAR INTERNATIONAL FAMOUS AGENCY À 40 ANS Leonard Cohen est un artiste établi dans le monde entier.Il donne une série de concerts, puis il lance son cinquième album, New Skin For the Old Ceremony.Il devient père pour la deuxième fois, d\u2019une fille qu\u2019il prénommera Lorca en hommage au poète espagnol qu\u2019il admire tant.PHOTO JESSICA RINALDI, ARCHIVESREUTERS « Je me souviens d'un dîner au cours duquel il m'a dit que ça ne l'intéressait plus de sortir l'album, que ça ne lui parlait plus, raconte Adam Cohen.\" Je n'aime pas ma voix, je n'y crois pas\", m'a-t-il dit alors.Je suis allé chez lui, il m'a fait écouter ses chansons et c'était ses meilleures prises de voix depuis près de 20 ans ! Il y avait dans sa voix une présence, une autorité qu'on n'avait pas entendues depuis longtemps, mais les arrangements ne marchaient pas.Il m'a dit : \"Pourquoi ne t'ai-je pas fait écouter ça avant?C'est exactement ça que j'avais besoin d'entendre.\" » Et la tournée?Popular Problems est le disque d'un homme qui a vécu et qui a toujours su comment l'exprimer en puisant dans sa vaste culture et en insufflant à ses textes poésie, émotion, images fulgurantes, humour et autodérision.Ce nouveau disque est plus qu'une œuvre bien de son temps, car elle transcende son époque et devient intemporelle.Ses chansons parlent d'amour et de spiritualité, mais touchent également au social et au politique.Et ses musiques, composées pour la plupart avec Patrick Leonard, sont à la hauteur de la réputation de Leonard Cohen: des mélodies fortes et quelques audaces qui ne distraient pas de l'essentiel, la chanson.Encore une fois, les fans toujours plus nombreux de Leonard Cohen voudront savoir s'ils pourront l'applaudir en concert.À cela, Cohen répond par un « peut-être affirmatif » (definite maybe).La dernière fois, il voulait voir comment Old Ideas serait accueilli avant de prendre sa décision.«Mais nous n'avons rien de planifié pour l'instant.Évidemment, je reçois des demandes de partout dans le monde», nous dit son agent Robert Kory.Ne reste plus qu'à croiser les doigts.POPULAR PROBLEMS, CHANSON PAR CHANSON SLOW Éloge de la lenteur à la façon Cohen avec juste ce qu\u2019il faut d\u2019humour et d\u2019autodérision.Joli contraste entre la voix de la choriste Charlean Carmon et celle, rocailleuse à souhait, du poète devenu bluesman qui chante : « I always liked it slow, thats what my mama said.» SAMSON IN NEW ORLEANS Une de ces chansons aux accents bibliques dont Cohen a le secret, transposée dans une métropole louisianaise laissée à elle-même.Le violon d\u2019Alexandru Bublitchi ajoute à cette ballade poignante une note de mélancolie qui amplifie son drame.DID I EVER LOVE YOU Cohen-le-chanteur se donne tout entier dans cette chanson d\u2019amour poignante qui se métamorphose sans avertissement en un refrain country enjoué.A 80 ans, Leonard Cohen nous réserve encore des surprises.NEVERMIND La chanson la plus intrigante de Popular Problems fut dabord un poème sur la trahison - et la guerre - publié dans le recueil Book of Longing en 2006.Ce texte enrichi, plus fielleux, plus menaçant malgré son rythme dansant, prend une autre dimension avec lajout d\u2019une voix féminine qui chante en arabe.Troublante.ALMOST LIKE THE BLUES Une chanson irrésistible dont la jolie intro au piano sur fond de percussions tranche avec le propos sombre qui suit.Cohen l\u2019entrevoyait il y a plus de 20 ans dans The Future, nous y voilà: la famine, le viol, la guerre.Le chanteur-diseur mord dans ce texte qui ne peut être que de lui : « There\u2019s torture and there\u2019s killing and there\u2019s all my bad reviews.» A STREET Une chanson sur le thème de la rupture - et de la guerre - écrite sur fond de blues avec Anjani Thomas il y a sans doute quelques années déjà.Cohen dit plus qu\u2019il ne chante l\u2019amoureux éconduit qui retombe sur ses pattes dans un refrain qui nous reste en tête.MYOHMY La plus étonnamment pop des chansons du disque, que Cohen répétait déjà avec son groupe de tournée il y a quelques années.Mélodique et accrocheuse.BORN IN CHAINS Un hymne magnifique comme un croisement du blues et du spiritual inspiré de l\u2019exode d\u2019Égypte.Cette Born in Chains, que Cohen a déjà présentée sur scène comme «une nouvelle chanson sur notre appétit de prière», touchera ceux qui ont été émus par la chanson Anthem en concert.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE À 50 ANS En 1984, Cohen publie son dixième livre, Book of Mercy, un recueil de 50 courtes proses, une pour chaque année de sa vie.Il achète un synthétiseur Casio bas de gamme et enregistre l\u2019album Various Positions et la chanson Hallelujah, qu\u2019il aura mis des années à écrire.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE À 60 ANS Après avoir bouclé la tournée The Future, qu\u2019il a trouvée très difficile, Cohen se retire au monastère du mont Baldy de son ami et maître Roshi, en Californie, où il passera plus de cinq années.À 70 ANS Cohen lance l\u2019album Dear Heather, trois ans après Ten New Songs.En octobre 2004, Lorca Cohen apprend à son père que son agente, Kelley Lynch, a dilapidé ses avoirs, et il découvre qu\u2019il lui reste à peine 150 000$ sur les millions qu\u2019il avait accumulés dans son bas de laine.Ce revers provoquera son retour sur scène en 2008.YOU GOT ME SINGING L\u2019album se termine sur l\u2019une des chansons les plus apaisantes qu\u2019ait écrites Leonard Cohen.« You got me singing even though the news is bad », chante-t-il sur une musique aux accents country.Et la boucle est bouclée.\u2014 Alain de Repentigny À 80 ANS Le 21 septembre, Leonard Cohen fêtera son 80e anniversaire.Deux jours plus tard paraîtra son 13e album studio, Popular Problems.\u2014 Alain de Repentigny W gà CHANSON LEONARD COHEN Popular Problems ?Columbia/Sony Music En magasin le 23 septembre LEONARD COHEN POPULAR PROBLEMS 14 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 ARTS MUSIQUE BRUNO PELLETIER ET GUY ST-ONGE Se faire son cinéma CAROLINE RODGERS C'est une histoire de musique et une histoire de films, mais c'est surtout une histoire d'amitié.Bruno Pelletier et Guy St-Onge se sont croisés dans un cadre professionnel pendant des années avant de devenir amis, il y a cinq ans, pendant une tournée de Notre-Dame de Paris en Europe.Ils s'étaient promis de faire un disque ensemble et c'est enfin chose faite avec Musique&cinéma.«Toutes les chansons ont en commun d'avoir fait partie de la bande originale d'un film, dit Bruno Pelletier.Ce ne sont pas des chansons titres de films, comme Titanic.On a plutôt choisi des pièces et des artistes associés à des films qu'on aime et interprété ces chansons en leur donnant un nouveau souffle.» C'est ainsi que l'on retrouve sur l'album des pièces aussi variées que Le cœur est un oiseau, du film québécois Le party, et Calling You, de Bagdad Café.Grâce au récent film Gabrielle, ils ont pu inclure Ordinaire, de Robert Charlebois.« C'est de la musique qui a joué dans des films, mais l'aspect cinématographique des arrangements de Guy devient un peu comme notre petit film à nous, selon l'intention UN LIVRE TOUCHANT I \"\t-\t, .1 Dr SERGE DANEAULT UN MÉDECIN SE CONFIE Vour ^ Jus Dr SERGE DANEAULT Le docteur Serge Daneault nous amène au cœur de la médecine: l\u2019humain qui souffre et ceux qui le soignent.Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub que l'on a donnée à la chanson quand on l'a interprétée.Une pièce comme Schefferville, le dernier train, qui vient du film Le dernier glacier, est très différente de la version originale de Michel Rivard, qui est plus country.On est allés dans une autre direction et, quand on écoute le texte de Michel avec notre version, c'est une tout autre manière de raconter cette histoire-là.» Pour les deux musiciens, le plus beau des cadeaux est de recevoir des commentaires de certains créateurs de ces chansons, à qui ils ont fait connaître leur version.« C'est vraiment une récompense quand on nous dit: j'ai été ému, vous avez amené ça ailleurs, ça fait redécouvrir la chanson aux gens.Ça m'était arrivé il y a des années pour La Manic, de Georges Dor.Ce sont de grandes chansons que l'on continue à faire vivre», confie Bruno Pelletier.Faire résonner les mots La grande qualité de Guy St-Onge est de porter une très grande attention aux textes pour créer ses orchestrations, selon Bruno Pelletier.« Il part du texte pour reconstruire les choses musicalement, dit le chanteur.C'est comme un tailleur qui fait tout sur mesure.» « Dans la chanson Schefferville, par exemple, il y a une phrase qui dit: \"J'ai vu mon père pleurer sur la table de la cuisine\", dit Guy St-Onge.Cette phrase, pour moi, porte le poids du monde.C'est ce que j'aime de mon métier; je suis un amateur de PHOTO PATRICK SANFAÇON, LAPRESSE Pour l\u2019album Musique & cinéma, Bruno Pelletier et Guy St-Onge ont repris des chansons qui ont toutes fait partie de la bande originale d\u2019un film.mots.Quand les gens me disent qu'ils ont redécouvert le texte, je sais que j'ai réussi.J'aime mieux que l'on me dise ça plutôt que de me parler des arrangements.» La chanson préférée du chanteur?«J'ai un gros coup de cœur pour La complainte à mon frère, qui est peut-être la moins connue de l'album.Elle a une histoire: elle a été créée par Jean Lapointe et fait partie du film Les ordres, de Michel Brault, un film marquant pour tout le monde.Sur la pochette du disque, on a des photos d'objets ayant appartenu à Michel Brault qui nous ont été prêtés par son fils.J'aime beaucoup ce qu'on en a fait.» Les deux musiciens entreprennent bientôt une tournée de spectacles à travers le Québec avec Musique&cinéma.«Pour les spectacles, c'est piano et voix dans une formule intime.Mais notre but ultime, c'est d'en faire une version symphonique en spectacle, comme ce que l'on entend sur l'album.Je ne sais pas quand, mais on va le faire.» SU* - 0 N G E CHANSON BRUNO PELLETIER ET GUY ST-ONGE MUSIQUE & CINÉMA MUSICOR SORTIE MARDI PROCHAIN MOTS CROISES DES ARTS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Eï!ï www.nicolehannequart.com HORIZONTALEMENT 1\tRéalisateur de Big Eyes - Initiales de l\u2019interprète de Michael Corleone dans Le parrain.2\tOn peut en faire des corbeilles - Fait avec audace - Venu au monde.3\tPrénom de l\u2019interprète de % Réjean dans La petite vie -\tRemarquable.4\tCompositeur allemand, auteur d\u2019un Requiem allemand - Mathématicien suisse né en 1707.5\tInitiales du peintre Degas -\tMuse de la Musique.6\tVagabondas - Problème.7\tTerme de belote - (S\u2019) illuminer.8\tSans aspérités - Les éléments favorables à une solution - Roman de Kim Thüy.9\tIsabelle, dans le film Casse-tête chinois (.de France) - Venus de.10\tConjugaison - Rôle de Josée Deschênes dans La petite vie - Petite baguette de bois placée dans un violon.11\tDans la cuisine -\tRigoureuse.12\tBords d\u2019 une plaie linéaire -\tEquilibrés.VERTICALEMENT 1\tRoman de Cecelia Ahern.2\tChamois des Pyrénées -\tImpatienté.3\tRefléta - .Lapointe -\tChiffres romains.4\tRetourner la terre -\tProduire un son aigu.5\tCité biblique-Fruitdela ronce - Dévorer.6\tImages imprimées, le plus souvent sur papier, SOLUTION de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 après avoir été gravées sur métal, bois, etc.7\tFilm de Xavier Dolan (.à la ferme) - Ville de Finlande - Il contient du phosphore.8\tSaule à rameaux jaunes -\tSabordés.9\tPlantes aquatiques -\tInitiales du réalisateur de Prêt-à-porter.10\tSon fruit fournit l\u2019huile de palme - En Inde, costume féminin.11\tPrénom de l\u2019interprète de Natalie dans Les Parent - Il peut former un bouchon.12\tPressé de nombreuses fois -\tFinaudes.CÉLÉBRITÉS.Vous avez un événement à célébrer?Soulignez-le! tous les samedis dans PRESSE Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca 40e anniversaire Michelle et André 14 septembre 1974 Bon 60 ans mon Michon !!! De celles qui te chantent affectueusement en choeur sur un air des Beatles : \"Michel, mon bel, vient donc faire la petite vaisselle, awouèye Michel !\" xoxo 50e anniversaire de mariage ! Jocelyne (Frisko) et Michel Dallaire (12 septembre 1964) Merci d'être inspirants et surtout très présents pour nous.De la part de Magali, Sarah et des petits-enfants Béatrice, Charles, Noah, Romane et Emma.C'est tout un honneur de faire partie de la famille Dallaire! 50e anniversaire de mariage Le 12 septembre 1964 Huguette Desroches et Paul-Eloi Coutu unissaient leurs destinées.Tous nos voeux de bonheur vous accompagnent.Des familles Desroches et Coutu LA PRESSE SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 ARTS STEREO LE DISQUE DE LA SEMAINE ______________________ La quête ROCK, FOLK, WORLD Robert Plant and the Sensational Space Shifters Lullaby and.The Ceaseless Roar Nonesuch/Warner ?THE CEASELESS QOAQ ROBERT PLANT lullaby Après avoir achevé un cycle americana hautement créatif aux côtés dAlison Krauss (Raising Sand), Buddy Miller et Patty Griffin (Band of Joy), Robert Plant sest retrouvé au Royaume (encore) Uni avec les Sensational Space Shifters.Pour le meilleur! Musiques maghrébines, sahariennes, orientales, médiévales sont tissées dans des étoffes de blues, bluegrass, country folk, rock, électro.Voilà autant d\u2019ingrédients constitutifs de cet album excellent, prolongement naturel de l\u2019œuvre.Car toutes ces couleurs éclataient déjà dans la constellation Robert Plant; l\u2019intérêt du chanteur pour les musiques non occidentales remonte à Led Zep, et l\u2019on se souviendra des superbes angles arabisants de ses collaborations avec Jimmy Page dans les années 90.Le vétéran poursuit cette quête si fructueuse et arrive encore à soulever l\u2019intérêt des mélomanes les plus exigeants.- Alain Brunet À écouter : Rainbow ÉLECTRO-POP Banks Goddess Harvest ?ROCK Hotel Morphée Rêve américain Audiogram ?«US Brumeuse et enivrante C\u2019est sur SoundCloud que Banks s\u2019est d\u2019abord fait connaître, il y a un peu plus d\u2019un an.Si bien que les critiques et les fans attendaient avec impatience son premier opus.Après deux EP remarqués, elle nous offre Goddess, album inondé d\u2019une musique aux reflets sombres et aux beats très synthétiques.LAméricaine rappelle des artistes comme Lorde, Lana Del Rey et The Weeknd, mais elle se distingue d\u2019eux par sa capacité à présenter ses côtés sombres non pas comme des excuses, mais comme des vérités nues.Elle nous envoûte avec des chansons comme Waiting Game, You Should Know Where I\u2019m Coming From et Beggin For Thread, où sa sensibilité mêlée à un univers dur et froid devient pour lauditeur un plaisir coupable.Par contre, ses ballades semblent destinées avant tout à montrer ses capacités artistiques.\u2014 Erika Peter À écouter: Beggin for Thread Songe d\u2019une nuit américaine La pop de qualité traverse une période faste: après le duo Alfa Rococo, voilà que le quatuor Hôtel Morphée joue aussi aux alchimistes, transformant des formules simples et écu-lées en méticuleuses mixtures électro-rock.Charnelles, érotiques, funèbres: les compositions tissent un univers envoûtant et onirique, où les guitares érudites tressaillent à juste dose.«Je ne veux pas être ami, je veux te coucher sur le dos», chante sans détour Laurence Nerbonne d\u2019une voix libidinale.Ni circonvolutions inutiles ni paresse dans l\u2019exploration: seulement le plaisir de raconter une Amérique viciée - et d\u2019en faire partie.Le recours à la distorsion, à Auto-Tune et aux improvisations stylistiques est pesé, maîtrisé.Philippe Brault (Random Recipe, Philémon Cimon), à la réalisation, berce ce Rêve américain de textures pop-rock et en fait un des albums québécois les plus emballants à déballer cette année.\u2014 Charles-Eric Blais-Poulin À écouter : Soigne-moi \tROCK\t\tROCK °2 ©\tU2\t\tInterpol \tSongs of Innocence\t\tEl Pintor fee\tIsland ?\t\tMatador ?Chansons.d\u2019innocence Les textes de Songs of Innocence, 13e album de U2 dont le titre s\u2019inspire de l\u2019auteur William Blake, évoquent (surtout) les liens qui unissent les membres du supergroupe et leurs proches.Du Bono on ne peut plus autobiographique, pour ne pas dire autocontemplatif! Enregistré à New York, Los Angeles et Dublin, l\u2019opus a été réalisé par Danger Mouse de concert avec Paul Epworth, Ryan Tedder, Declan Gaffney et Flood.On y perçoit de nouvelles couleurs côté guitares, côté claviers, surtout côté voix.La réalisation mise effectivement sur le raffinement des chants derrière le soliste, dont une participation de Lykke Li (The Troubles); voilà la principale avancée.Réformettes d\u2019ordre cosmétique?Dans l\u2019ensemble, on ne peut conclure qu\u2019à un autre album de U2, efficace et sans intérêt majeur, sauf bien sûr ce qui entoure sa sortie.\u2014 Alain Brunet À écouter: The Miracle (of Joey Ramone) Oxydable.Interpol existe depuis la fin des années 90; son premier album (Turn on the Bright Lights) fut lancé en 2002.Cinq albums et douze ans plus tard, des évocations coldwave/post-punk aussi directes en valent-elles encore la peine?Quelques écoutes de cet El Pintor laissent perplexe.D\u2019une part, on ne peut nier la qualité du travail dans cette esthétique rigoureusement observée.Chacune des 10 chansons comporte les accroches, les mélodies, les riffs de guit\u2019, les fonds de synthés, l\u2019intensité rock, bref les ingrédients nécessaires aux très bons albums de ce type.De l\u2019autre, ces exhalaisons des années 80 sont tellement fortes, les variables de ces chansons sont tellement connotées que l\u2019idée de sur-place peut l\u2019emporter sur le simple plaisir à écouter Interpol.Et faire douter de son caractère inoxydable.\u2014 Alain Brunet À écouter : My Desire Le cœur plus léger Dany Placard a toujours fait de lauthen-ticité sa marque de commerce et il nous a habitués à des chansons qui gardent un petit côté rugueux: des airs folk ancrés dans la simplicité, une poésie du quotidien livrée avec mordant, le joual et laccent du Saguenay bien assumés.Sur le fond, Santa Maria ne fait pas exception.Mais après le personnel - et pas toujours très joyeux - Démon vert, Placard a repris la plume dans un état d\u2019esprit visiblement plus léger.Les mélodies parées de rock (voire d\u2019accents bluesés) se font plus entraînantes, les refrains sont faits sur mesure pour être repris en chœur pendant les spectacles (Shop, sorte de chant d\u2019esclave moderne, en offre un bel exemple).Bref, c\u2019est un Placard aussi vrai, mais plus accessible qui nous revient avec ce nouvel album.\u2014 Geneviève Bouchard, Le Soleil À écouter : Confucius mmâ FOLK-ROCK Dany Placard Santa Maria Simone Records ?1/2 Calendrier des activités en collaboration avec Maison du Festival RioTintoAlcan DE MONTREAL À l\u2019affiche à fVlstrof Commandité par BdlMédia JACQUES KUBA SÉGUIN Soirée lancement Samedi 25 octobre \u2022 20h Un des batteurs les plus en vue de la scène jazz JIM DOXAS TRIO SoiréeTancêmenr vT Jeudi 20 novembre \u2022 20h JORDAN OFFICER IMFREE Première montréalaise Vendredi 21 novembre \u2022 20h [présente son nouvel album 1\tfm Free Billetterie:\t 1 855 790-1245 \u2022 admission.com \u2022 ticketmaster.ca\t ^ Pour la programmation complète, consultez sallelastral.ca\t\tJ \t GALERiE LOUNGE JIMMY BEAULIEU ZÏLON ÉRIC GODIN FRED JOURDAIN VINCE JULIE ROCHELEAU PHILIPPE GIRARD BOUM DJIEF JULIEN PARÉ-SOREL GAUTIER LANGEVIN JEIKDION YARAL YVON ROY Une exposition vibrante, ludique et populaire regroupant des bédéistes d'ici, de styles et de tendances variés.Vous pourrez yfaire l'acquisition d'oeuvres inspirées du Festival International de Jazz de Montréal, sur le thème de la musique, de Montréal et de l'ambiance festive qui a fait sa renommée.r\\«m JUSQU'AU 23 NOVEMBRE HORAiRE Lundi : fermé Mardi et mercredi : 11 h30 à 18h Jeudi et vendredi: 11 h30à21 h Samedi : 11 h30à18h Dimanche: 11 h30à17h .Le Bistro-bar, m JJv JD1DU1U U Cal m Balmoral PLACE DES FESTIVALS Délicieuse cuisine gourmande et inspirée =\t' ~ ^\t\ty 514 288-5\"2\tDimanche: fermé \u2022 Lundi: 11h30 à 14h Mardi au vendredi: 11h30à23h\t ^ bistrobalmoral.c^^^^^™\"11®*\"®\tSamedi: 15h à 23h\tJ \t\"N\t Bell L\u2019EXPO DES LÉGENDES DU FESTIVAL HoRAiRE Lundi : fermé \u2022 Mardi et mercredi : 11 h 30 à 18h Jeudi et vendredi : 11h 30 à 21 h Samedi: 11 h30à 18h \u2022 Dimanche: 11 h30à 17h L'EXPO BELL DES LÉGENDES DU FESTIVAL Revivez l'histoire du jazz et de la musique avec des dizaines de traces laissées par ces légendes qui ont coloré plus de 30 ans d'histoire du Festival.Une exposition permanente et interactive présentée gratuitement au public, toute l'année.Venez voir les instruments, les vêtements de scène, les trophées et les objets personnels des grands artistes qui ont marqué l'histoire du Festival : Miles Davis, Ella Fitzgerald, Pat Metheny, Diana Krall, Oscar Peterson, Ben Harper, Ray Charles, Jeff Beck, Leonard Cohen, Oliver Jones.Petit musee GRATUIT' g \t \t \t \t \t \t Maison du Festival RioTintoAlcan La Médiathèque Jazz/La Presse+ \u2022 3e étage La Galerie Lounge TD \u2022 2e étage L'Expo Bell des Légendes du Festival \u2022 2e étage 305, rue Sainte-Catherine Ouest \u2022 maisondufestival.ca ARTS POP MONTRÉAL LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 wm mm wgm- >T
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