La presse, 13 septembre 2014, K. Cinéma
[" www.lapresse.ca/cinema MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 OOD CINÉMA THIS IS WHERE ILEAVEYOU IMPÉRIALE ET MATRIARCALE JANE FONDA PAGE 12 MOMMY Visionnez la bande-annonce, les photos et des extraits du film Mommy à lapresse.ca/mommy DR.CABBIE BOLLYWOOD RENCONTRE LE CANADA ANGLAIS PAGE 5 A WALKAMONG THETOMBSTONES LIAM NEESON, HÉROS SOLITAIRE PAGE 8 PRESSE .y.\u2014-.;;' MOMMY C\u2019est l\u2019événement cinéma de l\u2019automne.Prix du jury au Festival de Cannes, Mommy bouleverse les cinéphiles partout où il est présenté.Après Telluride et Toronto, juste avant la sortie en France, le cinquième film de Xavier Dolan arrive enfin sur nos écrans vendredi prochain.Le réalisateur souhaite maintenant une chose: toucher le cœur du public québécois.UN REPORTAGE DE LUC BOULANGER À LIRE EN PAGES 6 ET 7 UN FILM D\u2019AMOUR ET D\u2019ANARCHIE Antoine Olivier Pilon dans Mommy.PHOTO SHAYNE LAVERDIÈRE Nos vedettes sont de vraies stars! PLANÉTARIUM RIO TINTO ALCAN * Billets sur espacepourlavie.ca * M espace pour la vie montréal biodôme insectarium jardin botanique planétarium rio tinto alcan Montréal# ütfl ©viau KÜQ CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn CINÉMA CINÉMA MAISON TOUS LES FILMS CRITIQUÉS SORTENT EN DVD MARDI.SCIENCE-FICTION GODZILLA (V.F.: GODZILLA) ?1/2 De Gareth Edwards.Avec Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen, Bryan Cranston.Pourquoi veut-on voir un film de Godzilla ?Pour le monstre gigantesque et pour les combats entre monstres monumentaux.Sur cet aspect-là, en particulier dans son formidable dernier acte, Godzilla de Gareth Edwards est monstrueusement réussi.Mais le film est aussi frustrant parce qu\u2019on en aurait pris plus, des monstres.Et moins, des humains.Car malgré une distribution de très bon calibre, cet aspect-là du récit ne lève pas: les personnages sont mal «dessinés», ternes, et ceux qui les portent, voulant les secouer un peu, en font trop.Ou s\u2019endorment et n\u2019en font plus assez.Mais, bon, il y a la beauté de la mise en scène et le combat final.Épique.\u2014 Sonia Sarfati DRAME ROMANTIQUE THE FAULT IN OUR STARS (V.F.: NOS ÉTOILES CONTRAIRES) ?De Josh Boone.Avec Shailene Woodley, Ansel Elgort, Nat Wolff.Cette adaptation du roman de John Green contourne les écueils de la bluette sentimentale.Malgré les nombreux pièges qui se posaient devant lui, Josh Boone propose un film pour adolescents qui ne verse pas dans les clichés.Le pari était pourtant loin d\u2019être gagné.The Fault in Our Stars raconte l\u2019histoire d\u2019une adolescente atteinte d\u2019un cancer qui se lie à un ancien sportif ayant dû se faire amputer une jambe à cause de la maladie.Si on peut louer ici le fait que ce Love Story du XXIe siècle ne verse pas trop dans le sentimentalisme surfait, il est indéniable que le scénario aurait gagné à être resserré.\u2014 Marc-André Lussier COMÉDIE THE GRAND SEDUCTION WELCOME\t(V.F.: LA GRANDE SÉDUCTION t ! J A LANGLAISE) ?1/2 De Don McKellar.Avec Brendan Gleeson, Taylor Kitsch, Gordon Pinsent.Le remake cinématographique est un exercice fragile puisqu\u2019il attire la comparaison.C\u2019est le cas ici avec The Grand Seduction, version ROC («rest of Canada») de La grande séduction, inoubliable comédie québécoise du tandem Jean-François Pouliot (réalisation) et Ken Scott (scénario).Notre verdict: ce grand recyclage est moins bon.Un peu plus dramatique, un peu plus attendrissant même que l\u2019œuvre initiale, The Grand Seduction ne possède toutefois pas cette chaleur si particulière qu\u2019avaient les personnages de la version québécoise.Ceux-ci étaient indéniablement plus colorés tout en se gardant de franchir cette fine ligne où ils auraient sombré dans la caricature.\u2014 André Duchesne REVENGE THE COMPLETE THIRD SEASON ?Créée par Mike Kelley.Avec Madeleine Stowe, Emily VanCamp, Gabriel Mann, Karine Vanasse.(22 épisodes en anglais avec sous-titres anglais ou français).Il ne faut surtout pas oublier, en regardant Revenge, que nous sommes dans un soap opera.C\u2019est le moyen d\u2019accepter - avec le sourire, bien sûr -les intrigues abracadabrantes et le jeu appuyé d\u2019une distribution qui, en cette troisième saison, s\u2019enrichit de la présence de Karine Vanasse, qui incarne une jeune éditrice de magazines française nouvellement installée parmi nos riches et célèbres névrosés, bourrés de secrets, carburant à la vengeance.Il y aura un mariage et quelques enterrements.Des revirements de situation tellement tirés par les cheveux qu\u2019on risque d\u2019en sortir chauves.Bref, répétons: soap opera.Les acteurs en présence semblent en tout cas le savoir.\u2014 Sonia Sarfati SÉRIE TÉLÉVISÉE MS fl MLS mtims \t\t\t AUTRES SORTIES THE NORMAL HEART Drame de Ryan Murphy basé sur la pièce de Larry Kramer.Avec Mark Ruffalo et Matt Bomer.Une incursion percutante dans le début des années 80 alors que New York était secoué par la crise du sida.Vient de remporter l\u2019Emmy du meilleur téléfilm.C\u2019est mérité.(S.S.) ?BOARDWALK EMPIRE - THE COMPLETEFOURTHSEASON Créé par Terence Winter, avec un Steve Buscemi hallucinant dans son incarnation de Nucky Thompson, roi et maître d\u2019Atlantic City dans les années 20.Une série exigeante, mais formidablement intelligente où la qualité se décline sur tous les fronts.(S.S.) ?THINK LIKE A MAN TOO Comédie de Tim Story, avec Kevin Hart et Adam Brody.Les couples présentés dans Think Like a Man se donnent rendez-vous à Las Vegas.Des histoires croisées et inachevées.Si seulement ce qui se passe à Las Vegas avait pu y rester ! (S.V.) ?LE BLOGUE DE MARC-ANDRÉ LUSSIER Les grands studios débordent parfois d\u2019imagination pour éviter toute mauvaise presse.Cette semaine, les avant-premières de The Good Deed, prévues à la grandeur de l\u2019Amérique du Nord, ont été annulées à 12 heures d\u2019avis afin «qu\u2019un élément clé du scénario ne soit pas dévoilé».Vraiment?À lire sur Lapresse.ca/lussier AVANT-PREMIÈRE mr\\ CASTING PAROLES DE RÉALISATEUR MATT DAMON IRA À MANCHESTER AVANT D\u2019ATTERRIR SUR MARS En raison d\u2019un léger retard de production du film de science-fiction The Martian de Ridley Scott, dont le tournage s\u2019amorcera en décembre, Matt Damon a trouvé le temps de s\u2019atteler à un autre projet, bien plus modeste, celui-là.Dans Manchester-by-the-Sea, la star de 43 ans incarnera un plombier bon à rien de Boston qui se rend dans la ville éponyme, sur la côte du Massachusetts, après la mort de son frère.Une fois sur place, il prendra en charge son neveu de 16 ans, avant de s\u2019effondrer en raison d\u2019une tragédie secrète de son passé.Damon renoue avec Kenneth Lonergan, qui l\u2019avait dirigé dans Margaret (2011).Le cinéaste s\u2019est fait connaître grâce à son drame de mœurs You Can Count On Me (2000), cité à l\u2019Oscar du meilleur scénario.Son nouveau film devrait en reprendre le ton.\u2014 Jozef Siroka Source : The Hollywood Reporter Matt Damon PHOTOAP JASON REITMAN FAIT SON MEA-CULPA POUR LABOR DAY SCÉNARIO Lejeune cinéaste canadien Jason Reitman a connu une série de succès critiques et publics dès ses débuts avec des comédies dramatiques telles Thank You For Smoking, Juno ou Up in the Air.Mais il a heurté un mur avec son dernier film sorti en salle, Labor Day, l\u2019histoire d\u2019une femme qui se fait séquestrer chez elle par un mystérieux détenu évadé qui lui apprend notamment à faire une tarte aux pêches.En entrevue dimanche dernier, Reitman a admis que son adaptation du roman prisé de Joyce Maynard était «un effort erroné».Il regrette de ne pas avoir davantage mis laccent sur le fils de la protagoniste qui, selon lui, est le véritable héros du film.« La romance était en fait l\u2019intrigue secondaire» du récit, analyse-t-il rétrospectivement.\u2014 Jozef Siroka Source: Screen Crush Jason Reitman PHOTO DARREN CALABRESE, LAPRESSE CANADIENNE PALMARÈS DES FILMS QUÉBÉCOIS TOP GU N 2 EST DÉSORMAIS BIEN EN PISTE Après des années d\u2019atermoiements, la suite du classique d\u2019action Top Gun (1986) se prépare officiellement à prendre son envol.Le producteur spécialisé en superproductions Jerry Bruckheimer s\u2019est récemment offert les services d\u2019un scénariste en vue, Justin Marks, qui est en train d\u2019adapter The Jungle Book pour Jon Favreau (Iron Man).L'idée est de réviser un scénario datant de deux ans, signé Peter Craig (The Town).Le projet à l\u2019époque devait être mené par Tony Scott, le réalisateur du film initial mais il a été suspendu à la suite de son suicide, en août 2012.Dans ce nouveau chapitre, Tom Cruise va reprendre son rôle de Maverick, qui tentera de démontrer la pertinence des bons vieux pilotes dans un environnement dominé par la haute technologie et centré sur les drones téléguidés.- Jozef Siroka Source : The Hollywood Reporter\tTom Cruise PHOTO PARAMOUNT RECETTES RANG\tTITRE\tWEEK-END ($)\tCUMULATIF ($) 1\t1987\t109 668\t2 097 616 2\tTu dors Nicole\t18 061\t100 271 3\tBidonville: Architectures de la ville future\t4528\t27 259 4\tLa Gang des hors-la-loi\t573\t126 405 5\tLa Petite reine\t278\t884 311 Recettes brutes (avec taxes), compilées en dollars canadiens ($CAD) Toute reproduction partielle ou totale est interdite à moins d\u2019une autorisation spéciale.© 2014 Cineac inc.FLASH-BACK 1975 DOG DAY AFTERNOON SIDNEY LUMET En enchaînant Serpico, Dog Day Afternoon et Network, Sidney Lumet a contribué à définir le cinéma américain des années 70.Al Pacino livre une performance saisissante dans le rôle d\u2019un petit braqueur de banque amateur qui voit son méfait virer au cauchemar.Faisant écho au ras-le-bol généralisé d\u2019une population qui se sent laissée pour compte, ce film remarquable est aussi une critique acerbe d\u2019une société en déséquilibre.A l\u2019occasion de la présentation de The Dog, un documentaire sur le personnage ayant inspiré le film de Lumet, le Cinéma du Parc met aussi à l\u2019affiche une version entièrement restaurée de ce classique contemporain, vieux de près de 40 ans! \u2014 Marc-André Lussier Jusqu\u2019au 18 septembre au Cinéma du Parc CRÉDIT PHOTO XXX XXXXX LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 CINÉMA iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn CINÉMA Beau trio pour film noir classique PHOTO BARRY WETCHER, FOURNIE PAR TWENTIETH CENTURY FOX ET FOX SEARCHLIGHT Un employé d\u2019un bar new-yorkais utilisé par la pègre tchétchène provoque une série de drames le jour où il recueille un jeune chien.THE DROP ?Suspense de Michaël R.Roskam.Avec Tom Hardy, Noomi Rapace, Matthias Schoenaerts, James Gandolfini.1 h46.MARC-ANDRÉ LUSSIER Il y a trois ans, le cinéaste belge Michaël R.Roskam s'est imposé sur la scène internationale grâce à Bullhead, un film noir remarquable, finaliste aux Oscars dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.Que le cinéaste ait été choisi pour réaliser cette adaptation d'une nouvelle de Dennis Cette histoire un peu emberlificotée est interprétée par une distribution de haut vol, dominée par Tom Hardy.Lehane - qui signe lui-même le scénario - tombe sous le sens.D'évidence, Roskam et l'auteur américain partagent une communauté d'esprit.Même si, à l'arrivée, il n'a peut-être pas la puissance d'autres adaptations de romans de Lehane (on pense à Mystic River ou à Gone Baby Gone), The Drop séduit grâce à ses sombres atmosphères.De surcroît, cette histoire un peu emberlificotée est interprétée par une distribution de haut vol, dominée par Tom Hardy.Ce dernier livre une performance magnifique dans le rôle d'un employé de bar, entraîné malgré lui dans une série d'événements qui feront des victimes.Campée à Brooklyn, l'intrigue tourne ainsi autour des activités d'un club dont se sert la pègre tchétchène pour entreposer son argent sale.Bob (Harding) préfère toutefois regarder ailleurs quand les criminels débarquent pour leurs dépôts, faits en toute discrétion grâce à un système de coffres installés sous le bar.La situation s'envenime le jour où Bob recueille un chien blessé.De ce geste anodin découleront des drames dans lesquels plusieurs personnes seront impliquées, notamment le cousin propriétaire Marv (James Gandolfini), une jeune femme (Noomi Rapace) avec qui Bob a fait connaissance en recueillant le cabot, et celui qui garde son emprise sur cette dernière (remarquable présence de Matthias Schoenaerts, vedette de Bullhead et de De rouille et d'os).Film de genre Bien sûr, il est difficile de réinventer le genre.L'une des grandes forces de Bullhead, le premier long métrage de Roskam, était d'entraîner le spectateur dans un univers criminel inédit (le trafic d'hormones bovines) et de dessiner des personnages originaux.À cet égard, The Drop s'inscrit de façon plus traditionnelle dans un genre déjà très fréquenté.On notera également quelques moments de flottement et des problèmes de rythme.L'action avance parfois à pas plus hésitants.Le personnage féminin aurait aussi gagné à être mieux développé.D'autant que ce personnage pivot force le protagoniste, de nature plus solitaire, à sortir de sa zone.Cela dit, les amateurs d'histoires criminelles devraient y trouver leur compte.Et le trio formé de Hardy, Gandolfini et Schoenaerts vaut assurément le détour.The Drop prend l'affiche en version originale anglaise uniquement.PHOTO FOURNIE PAR FUN FILM Après une entrevue d\u2019embauche difficile, la mère de trois enfants (Karin Viard) refuse de rentrer à la maison.Prendre LULU FEMME NUE ?Comédie dramatique de Solveig Ans-pach.Avec Karin Viard, Bouli Lanners et Claude Gensac.1 h30.MAUDE L\u2019ARCHEVÊQUE La nouvelle de la libération de la femme a été grandement exagérée, semblent dire les premières minutes de Lulu femme nue.Lulu (Karin Viard) est successivement chassée de toilettes publiques («Vous êtes chez les hommes ! »), humiliée lors d'un entretien d'embau-che (« La prochaine fois, faites un effort.La présentation, ça compte aussi ») et moquée par son mari («Tu as voulu faire ton intéressante.»).Puis, juste au moment où on croyait avoir affaire à un brûlot féministe, le film détourne son regard de la condition de la femme pour le large se concentrer sur la condition d'une femme.Cette femme, c'est Lulu, que Karin Viard incarne avec toute la fragilité d'un animal blessé.À la suite de l'entrevue d'embauche catastrophique, la mère de trois enfants refuse de rentrer à la maison.Elle prend d'abord une chambre dans un hôtel, mais c'est lorsque son mari (qu'on soupçonne violent) déclare ses cartes bancaires volées que sa fuite commence réellement.Sans argent, sans autre bien matériel que les vêtements qu'elle porte, Lulu est totalement vulnérable, mise à nu.Chez un autre cinéaste, les vautours l'auraient immédiatement cernée, mais la réalisatrice Solveig Anspach a fait le pari de l'optimisme.Ici, la vulnérabilité de Lulu est presque une bénédiction: c'est ce qui la force à aller à la rencontre de l'autre - et, par le fait même, à redécouvrir la bonté de l'être humain.Ce genre de parti pris vient souvent avec un lot de clichés et de bons sentiments dont Lulu femme nue est généralement exempt.Cela tient DOLPHIN TALE2 (V.F.: HISTOIRE DE DAUPHIN 2) ?Film familial de Charles Martin Smith.Avec Harry Connick Jr., Nathan Gamble et Morgan Freeman.1 h47.CATHERINE SCHLAGER Quels sont les films préférés des enfants?Très souvent ceux mettant en vedette des animaux, qu'ils soient animés ou vivants.Beethoven, Babe, Free Willy, Ice Age, La grenouille et la baleine et Belle et Sébastien n'en sont que quelques exemples probants.Et bien sûr, Dolphin Tale, immense succès au box-office, dont la suite n'était pas du tout envisageable, histoire vraie surtout au travail d'actrice remarquable de Karin Viard, mais aussi à l'économie d'effets qui traverse tout le film.Le résultat est un film oblige.Mais le destin en a décidé autrement lorsqu'un bébé dauphin en danger fut amené au Clearwater Marine Aquarium (CMA) de Floride pour y être soigné.Dès lors, un nouvel épisode devenait possible.Ce petit dauphin, que les membres du personnel du CMA réussissent à sauver in extremis, se nomme Hope.Et il pourrait devenir le compagnon de Winter (héros du premier volet) qui sombre dans la dépression - les dauphins sont très sensibles -depuis que Panama, sa mère substitut, est morte.Le deuxième volet du réalisateur Charles Martin Smith va dans la continuité: tous les acteurs sont de retour et reprennent leurs personnages qui ont bien évolué.Sawyer (Nathan Gamble) fait face à un dilemme: étonnamment sincère, par lequel on se laisse prendre comme Lulu évolue : tout doucement, presque sans s'en rendre compte.on lui offre d'aller étudier dans un institut de recherche sur les dauphins.S'il accepte, il devra rompre avec Winter, avec qui il a tissé des liens solides.Quant à Hazel (Cozi Zuehlsdorff), fille du directeur du CMA (Harry Connick Jr., surprenant), elle cherche de plus en plus à s'affranchir de son père et à prouver de quoi elle est capable.L'aspect le plus intéressant de Dolphin Tale 2, c'est que ce récit s'inspire de faits vécus.Et cela se sent dans les très jolies images sous-marines filmées en 2D à la manière d'un documentaire animalier.Cela se sent aussi dans le jeu des comédiens qui interagissent comme de vrais spécialistes avec les bêtes.La complicité des jeunes Sawyer et Hazel avec Winter est d'ailleurs fort belle à voir.Petit bémol : on aurait aimé voir davantage Morgan Freeman, qui n'a qu'un rôle épisodique.Tantôt comique (Rufus le coquin pélican qui pourchasse la pauvre tortue Mavis), tantôt tendre, Dolphin Tale 2 n'est jamais ennuyeux même s'il se révèle truffé de bons sentiments et martèle son message sans grande subtilité.Les enfants vont quand même adorer.PHOTO FOURNIE PAR WARNER BROS Les vedettes de Dolphin Tale, Nathan Gamble et Cozi Zuehlsdorff, sont de retour dans le second chapitre.Dauphins pour petits et grands 4 CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN CINÉMA « Encore ! Encore ! » PHOTO FOURNIE PAR ICARUS FILMS La Casa di riposo per musicisti est une maison de retraite pour chanteurs lyriques et musiciens ouvert depuis plus d\u2019un siècle à Milan.Elle a été construite à l\u2019initiative du compositeur et mécène Giuseppe Verdi.LE BAISER DE TOSCA HHHH________________________ Documentaire de Daniel Schmid.Avec Sara Scuderi et Giulietta Simionato.1h27.ANDRÉ DUCHESNE Ils se déplacent plus lentement, parfois appuyés sur une canne ou le bras d'un employé de la maison.Mais leur joie de vivre, leur aura, leur ego (quel ego!) et leur voix demeurent intacts.Enfin presque.Car certains reconnaissent qu'ils ont plus de difficulté à pousser la note.Bienvenue à la Casa di riposo per musicisti, maison de retraite pour chanteurs lyriques et musiciens, sujet du lumineux documentaire Le baiser de Tosca du cinéaste suisse Daniel Schmid.Ouvert depuis plus d'un siècle à Milan, ce « Chez-nous des artistes » italien a été construit à l'initiative du compositeur et mécène Giuseppe Verdi.Ce dernier voulait donner une résidence de retraite à des artistes sans grands moyens financiers.Sortie en 1984 et récemment restaurée, l'œuvre de Daniel Schmid est non seulement une ode à la musique, mais aussi au bonheur.Bonheur de vieillir, de vivre ensemble unis par un but commun et de tirer de chaque seconde la substantifique moelle de l'existence.Entre les génériques d'ouverture et de fermeture, tout se passe entre les murs de cette maison surannée où les planchers craquent, les téléphones sont encore raccordés aux murs et les sœurs servent la soupe en costume avec voile assorti.Et il y a ces résidants, si beaux, que l'on suit partout, dans les corridors, les chambres, la salle à manger et jusqu'au sous-sol.Là, Schmid a tourné une scène prenante, dans laquelle un résidant sort de sa vieille malle un costume de Rigoletto.Une fois enfilé, notre homme, les yeux brillants, redevient le temps de quelques minutes ce bouffon de cour qu'il aura joué quelques décennies plus tôt sur les scènes d'Europe.On aura compris que la musique traverse tout ce documentaire.Mais Schmid a aussi l'intelligence de laisser passer des silences, donnant au film un équilibre parfait entre images, musique, mots et non-dits.Le tout lié par des plans et cadrages magnifiques.On se doute que le docu-mentariste a occulté les parties moins réjouissantes (il doit y en avoir !) de cette vie en maison de retraite.Mais qu'importe ! Si ce film ne réussit pas à vous convaincre de vivre votre vie à fond la caisse, à plonger tête baissée dans ce qui vous passionne, à saisir le jour comme le disait ce bon professeur John Keating (salut, Robin Williams !), aucun autre ne réussira à le faire.Comme on dit à la fin d'un excellent spectacle : « Encore ! Encore ! » Le baiser de Tosca (Toscas Kiss), version originale italienne avec sous-titres français ou anglais Laprès-Dog Day Afternoon THE DOG ?Documentaire d\u2019Allison Berg et Frank Keraudren.Avec John Wojtowicz.1 h40 ANDRÉ DUCHESNE Le 22 août 1972, alors que la crise du Watergate en est à ses débuts et que la contestation de la guerre au Viêtnam fait rage, John Wojtowicz et un complice, Sal Naturale, braquent une banque de Brooklyn.Le but de Wojtowicz est singulier : avoir assez d'argent pour payer le changement de sexe de son amant Ernest Aron.Cette histoire a alimenté le célèbre film Dog Day Afternoon de Sidney Lumet.Mais qui était le réel John Wojtowicz et que s'est-il passé dans sa vie (il est mort le 2 janvier 2006) après cette affaire?C'est ce que nous raconte le documentaire The Dog.Les notes de presse nous promettent de découvrir un homme au «caractère démesuré ».C'est un peu gros.Disons plutôt que le vrai John Wojtowicz est moins sympathique et pas mal plus vulgaire que le personnage qu'en avait fait Al Pacino dans le film de Lumet.Tourné sur une période de 10 ans, le film nous présente un individu plutôt entier et aux répliques parfois mordantes.Mais de le voir autogra-phier des billets de banque ou portant un chandail «I robbed this bank» devant l'édifice devenu une clinique d'imagerie médicale n'a rien d'édifiant.On voit bien aussi en écoutant des gens de son entourage qu'il ne l'a pas eu facile.Sa femme est filmée dans un environnement des plus kitsch et sa mère conserve l'urne de ses cendres dans sa chambre transformée en sanctuaire.Le documentaire réussit également à bien mettre en contexte ce New York des années 70, pauvre, sale, violent, et dans lequel la communauté homosexuelle commence à s'affirmer.On voit de rares documents iconographiques du mariage de Wojtowicz et d'Aron (en robe de mariée et flanqué de « dames » d'honneur) béni par un pasteur gai.On déplore toutefois que les deux réalisateurs aient tout misé sur Wojtowicz en laissant des miettes, à une ou deux exceptions, aux acteurs de l'époque qui étaient à l'intérieur ou autour de la banque.Les caissières flirtaient-elles avec le syndrome de Stockholm comme dans le film de Lumet?Qu'en est-il des policiers négociateurs ?Et le livreur de pizza ?Et le conducteur de la camionnette qui a abattu Naturale ?De cela, on ne saura rien.De plus, le film, qui s'annonçait prometteur et iconoclaste dans ses premières minutes, s'essouffle pour devenir trop sage et linéaire par la suite.En somme, il y a un os, peut-être deux, dans The Dog.\tphoto fournie par le cinéma du parc Ce qui n'empêche pas l'œuvre Le 22 août 1972, John Wojtowicz a braqué une banque pour pouvoir d'être instructive.\tpayer le changement de sexe de son amant.«RÉVOLUTIONNAIRE, UNE EXPÉRIENCE UNIQUE!» TANYA LAPOINTE, LE TÉLÉJOURNAL Tranches (saumonées) de vie THESTURGEON QUEENS HHH_________________ Documentaire de Julie Cohen.Avec Maggie Gyllenhaal, Mario Batali et les membres de la famille Russ.52 minutes.ANDRÉ DUCHESNE Voici une histoire comme les Américains les aiment.Une histoire étalée sur quatre générations avec une famille, une petite entreprise et un fondateur immigrant qui a tout bâti à partir de rien.Que l'histoire porte sur un bistro/épicerie spécialisé dans le saumon et le hareng fumé donne encore plus d'odeur et de saveur au sujet.Bien mené, ça peut donner un bon documentaire.Et c'est ce qu'a réussi à faire la cinéaste Julie Cohen.Donc, un bistro/épicerie de nourriture juive.Ça s'appelle Russ&Daughters et c'est campé dans le Lower East Side de Manhattan.La clientèle est fidèle, le personnel aux petits soins, les tranches de saumon impeccablement découpées.« Couper le saumon est un art au même titre qu'un élan de golf», assure une employée.Bien dit! Entremêlant documents d'époque, entrevues et séquences du quotidien, le documentaire traite autant de l'histoire de la famille Russ que de ce quartier ouvrier qui ne l'a pas toujours eu facile.Mais l'endroit a bonne presse et bonne réputation.Le jour de Yom Kippour, c'est la folie! Qu'est-ce qui a permis à l'institution, ouverte il y a 100 ans cette année, de se maintenir à flot?L'innovation et un certain goût de renverser les traditions y sont pour quelque chose.À titre d'exemple, le fondateur Joel Russ n'a pas hésité à ajouter le « and Daughters » au nom de son commerce en pensant à ses filles, qui ont effectivement pris le relais.Les deux dames, 92 et 100 ans au moment du tournage, sont hilarantes.Ce goût d'être à l'avant-garde est encore là aujourd'hui, que ce soit dans la création de nouveaux mets ou dans le fait de tenir un blogue sur le site web de l'institution.On aime beaucoup les clins d'œil du scénario, comme celui de demander à de fidèles clients d'assurer la narration.Mais que certaines personnalités (l'écrivain Calvin Trillin, la comédienne Maggie Gyllenhaal ou le chef Mario Batali) viennent témoigner à la caméra confère un côté publicitaire inutile à l'ensemble.N'empêche.Ce documentaire a de quoi nous mettre en appétit.ARQUETTE COLTRANE LINKLATER HAWKE J EtW£5£e ^oÿiy>o& Écrit et réalisé par RICHARD LINKLATER 8E SEMAINE à L'AFFICHE ! |\t>!\u2018 iFCProdjcfons BOYHOODMOVIE.COM ITlétrOpo|e e trop olef ilms.com ?TIME OUT NEW YORK ?LE MONDE ?NEW YORK DAILY ?PARIS MATCH ?METRO NEW YORK ?THE GUARDIAN «Un film qui rend heureux» Le Nouvel observateur «Karin Viard exceptionnelle!» Première ?Le Figaroscope ?Marianne Karin Viard Bouli Lanners Claude Gensac .Lulu femme nue Un film de Solveig Anspach rrwwmïer.ï* Etier a bande dessinée de Étienne Davodeau CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINEMAS www.funfilm.ca H facebook.com/funfilmdistribution 0 twitter.com/FunFilmDist Pull CREEK OL VES GENUINE LAKE SlUftOEOI .SCOT IA GENUINE, ¦ WED Âe.13138 ¦HBtthÉMu * PHOTO FOURNIE LE CINÉMA DU PARC Depuis un siècle dans le Lower East Side de Manhattan, le bistro/épicerie centenaire Russ&Daughters sert une clientèle fidèle. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 CINÉMA iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn CINÉMA Dr.CABBIE TAXI AJ}' jif&*nJ***i PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE Fraîchement débarqué à Toronto, un jeune médecin de New Delhi (Vinay Virmani) doit se résoudre à prendre un emploi de chauffeur de taxi.Il deviendra célèbre lorsqu\u2019il accouchera une cliente (Adrianne Palicki) dans sa voiture.JEAN-FRANÇOIS POULIOT Bollywood rencontre le Canada anglais Tourné à New Delhi et à Toronto, Dr.Cabbie, nouveau film de Jean-François Pouliot, emprunte tant à la culture indienne qu\u2019au multiculturalisme du Canada anglais.Tout en essayant de se tenir à l\u2019écart des influences hollywoodiennes.ANDRÉ DUCHESNE Pierre Elliott Trudeau serait fier de voir que le multiculturalisme, principe cher à son gouvernement, est en train de sauver le 7e art canadien.Enfin, c'est une façon de parler.C'est surtout un des principaux éléments qui font du film Dr.Cabbie une œuvre qui prend ses distances de la recette hollywoodienne, assure le réalisateur Jean-François Pouliot.« Je trouve que les films canadiens-anglais manquent souvent d'identité, dit Pouliot (La grande séduction) en entrevue.Ils veulent trop ressembler aux films américains.Alors qu'ici, les trois scénaristes du film ont une façon unique de travailler.Ils vivent au Canada anglais, où il y a une grande diversité culturelle, ce qui se reflète dans leur travail.Le même film tourné aux États-Unis n'aurait pas eu la même texture.» Mettant en vedette Vinay Virmani, l'un des trois scénaristes, Dr.Cabbie nous met en présence de Deepak, un jeune Indien qui, sitôt armé de son diplôme de médecine à New Delhi, saute dans le premier avion et débarque à Toronto dans l'espoir de faire carrière et fortune.Or, la réalité étant ce qu'elle est, il se retrouve chauffeur de taxi.La vie de ce dernier va toutefois prendre un virage important le jour où il aide Natalie, une cliente, à accoucher dans son taxi.Le tout filmé par son ami Tony (Kunal Nayyar) qui mettra la vidéo en ligne.Du coup, Deepak deviendra célèbre et fera des consultations dans sa voiture.Une affaire illégale qui finira par lui éclater au visage.Il pourra heureusement compter sur l'aide de Natalie, qui est avocate et dont le méecin-chauffeur deviendra follement amoureux.Une comédie, donc?Oui, et souvent très premier degré.Mais avec aussi son lot d'accents dramatiques et ses échos aux réalités canadiennes.Au multiculturalisme déjà évoqué, ajoutons des clins d'œil aux splendeurs de Toronto et.à l'arythmie du système de santé ontarien.Ah bon ! L'herbe n'est pas plus verte chez le voisin?Non, répond Jean-François Pouliot.« La lenteur du système de santé est aussi une réalité ici, assure-t-il.Je n'ai pas eu à en faire l'expérience parce que je n'ai pas été malade.Mais les gens se reconnaissent là-dedans.De plus, et ça me semble encore plus vrai qu'au Québec, il y a énormément de chauffeurs de taxi diplômés de médecine, génie, droit, etc., dans leur pays.D'ailleurs, j'adore cette réplique du film lorsque le patron de la société de taxi dit qu'il y a plus de doctorats dans son garage qu'à Harvard.» La touche Bollywood Prononcez les mots comédie et Inde dans la même phrase, et le nom Bollywood surgit aussitôt.C'est bien sûr le cas de Dr.Cabbie, avec sa dose de fêtes, de couleurs, de danses, de musiques émaillées au son du sitar.Pouliot s'est visiblement bien amusé avec ce style, qui, dit-il, allège la pression exercée sur le travail de réalisation.« Si on me demandait de tourner un film purement Bollywood, je dirais oui, lance Pouliot.C'est vraiment du bonbon.Le plus grand stress du réalisateur est de faire passer son histoire.Alors que dans des scènes de Bollywood, c'est l'inverse.L'histoire peut s'arrêter carrément et faire place à 15 ou 20 minutes de fête.Si tu es libéré de la tension dramatique, tu fais le party.» Le réalisateur n'a pas voulu aller aussi loin, sachant qu'il s'adressait à un public nord-américain.Mais il a pris plaisir à capter des numéros de danse et de fête sous tous les angles.Comme dans une scène particulièrement endiablée où l'on célèbre l'anniversaire de Deepak.jusqu'au moment où des policiers tout ce qu'il y a de plus nord-américain débarquent.Comme on dit: chassez le multiculturalisme canadien, et il revient au galop! Dr.Cabbie prend l\u2019affiche, en anglais seulement, le 19 septembre.FILMOGRAPHIE DU RÉALISATEUR >\tLa grande séduction, comédie (2003) >\tLe guide de la petite vengeance, comédie dramatique (2006) >\tChamplain retracé, documentaire (2008) >\tDr.Cabbie, comédie dramatique (2014) >\tLa guerre des tuques, animation 3D (2015) Dans des scènes de Bollywood, l\u2019histoire peut s\u2019arrêter carrément et faire place à 15 ou 20 minutes de fête.Si tu es libéré de la tension dramatique, tu fais le party.» \u2014 Le réalisateur Jean-François Pouliot Isabelle Hontebeyrie Le Journal de Montréal ALLEZ-Y, vous allez passer Tatiana Polevoy, Sa/ut, Bonjour! « TOUCHANT e, SYMPATHIQUE! Le MEILLEUR FILM de Ricardo Trog.- CHARMANT et plein de bonne humeur.» Helen Faradji, ICI Radio-Canada Première\t__ 1987-LEFILM.COM SS» DU RÉALISATEUR DE HORLOGE BIOLOGIQUE ET QUÉBEC-MONTRÉAL UN FILM DE RICARDO TROGI PRODUCTION DE NICOLE ROBERT AVEC JEAN-CARL BOUCHER uEfilm m PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE PROGRAMME DOUBLE AU CINÉ-PARC: [féëustacïïëI ?- MARIE CLAIRE\t- GLAMOUR «UNEXCELLENT FILM.UNEVIBRANTE HISTOIRE D'AMOUR, MAGNIFIÉE PAR LES PERFORMANCES DE PIERRE NINEY ET GUILLAUME GALLIENNE, DEUXACTEURS D'EXCEPTION.» - MARC-ANDRÉ LUSSIER, LA PRESSE « UN FILM À l'IMAGE DES CRÉATIONS DE SAINT LAURENT; MAGNIFIQUE.» - GLAMOUR CHARLOTTE LE BON LAURA SMET MARIE DEVILLEPIN w o Ç [¦'-'¦'-KJ YSL-LEFILM.CA PIERRE NINEY GUILLAUME GALLIENNE URENT .deJALIL LESPERT IHDFF II H S HiH P»oFt«EP I M PRESENTEMENTÜ L\u2019AFFICHE G & 0 YouüS LesFilmsSeville Brendan Kelly, The Gazette «MAGNIFIQUE.DES RÉPLIQUES SAVOUREUSES, DRÔLES, BRILLANTES.J\u2019AI ADORÉ! » Stéphane Leclair, ICI Radio-Canada Première ?«REMARQUABLE.» Marc-André Lussier, La Presse 1 JÙ .¦ - ssm mmm :¦¦¦ SUR LA _ .¦ ' : XAVIER DOLAN DOLAN EN SIX DATES Naissance le 20 mars, à Montréal (25 ans) Premier film : J\u2019ai tué ma mère (Quinzaine des réalisateurs, à Cannes).Les Amours imaginaires (Un certain regard, à Cannes).Laurence Anyways (Un certain regard, à Cannes).Tom à la ferme (en compétition à la Mostra de Venise).Mommy (Prix du jury à Cannes).Mère courage Mommy raconte l'histoire de Diane (Anne Dorval), une mère veuve, au chômage et chef de famille monoparentale, qui fait tout pour ne pas se retrouver sur le «B.S.».Elle doit s'occuper de son fils Steve (Antoine Olivier Pilon), atteint de trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH).Steve a un comportement violent et vient d'être expulsé d'un centre de jeunesse.après avoir mis le feu à la cafétéria.Mommy prend l\u2019affiche le 19 septembre.Avec Mommy, le cinquième film du talentueux réalisateur de 25 ans, Xavier Dolan a voulu peindre «un portrait juste, lumineux et humain» de la classe populaire au Québec.Sans misérabilisme.Le résultat nous touche droit au cœur.LUC BOULANGER Un véritable cyclone émotionnel », a écrit le magazine français Les Inrockuptibles, qui a consacré sa une du 20 août au réalisateur de Mommy.Tout comme Télérama, la semaine dernière, qui «n'a pas hésité longtemps» à mettre Xavier Dolan en couverture.« Le cinéaste signe l'un des plus beaux films de l'automne, il ouvre dans la rage et l'amour fou notre sélection culturelle de la rentrée », écrit Fabienne Pascaud, la rédactrice en chef de l'influent hebdo parisien.Pas de doute.Mommy a séduit la presse européenne et risque de faire connaître son réalisateur aux États-Unis, car le film y sera distribué avant la course aux Oscars.Or, le jeune prodige du cinéma québécois a un rêve.Pas celui de conquérir la planète ou d'avoir son étoile sur le trottoir à Hollywood.Son rêve est plus modeste: il souhaite que les Québécois voient son dernier film en grand nombre.« Je voyage beaucoup, mais je rêve en québécois», a-t-il dit, lors de la première montréalaise de son film, lundi dernier.Cet automne, Xavier Dolan devait faire sa rentrée universitaire et amorcer un baccalauréat en histoire de l'art.Il va plutôt faire un cours de promotion intensif pour vendre Mommy, aux États-Unis, au Canada et en Europe.«J'ai dû mettre de côté les études, ce qui me peine.L'intention des Films Séville, c'est d'en faire un succès populaire.» Toutefois, jusqu'ici, Xavier Dolan n'a pas connu de véritable succès populaire avec ses films.Se sent-il boudé en son propre pays ?« Je respecte les divergences de goûts et d'opinions.On a le droit de ne pas aimer mes films.Mais il faut d'abord les avoir vus, dit Dolan.Au Québec, les gens connaissent mon visage ou mon nom, mais ils n'ont pas vu mes films ou s'en foutent un peu.Je regarde les chiffres et je constate.Tom à la ferme a été vu par 30 000 personnes environ.Et on est sept millions au Québec.» Récemment, la présidente de la SODEC, Monique Simard, a affirmé en entrevue le désir que les Québécois soient aussi fiers de leur cinéma qu'ils le sont du succès de Céline Dion, du Cirque du Soleil ou de Michel Tremblay.«En effet, je pense qu'il y a un travail à faire, au Québec en général, pour raviver le désir du public envers TOUS les films québécois, acquiesce Xavier Dolan.Souhaitons qu'avec la magie autour de Mommy depuis l'aventure cannoise, la curiosité du public québécois soit piquée.Je crois avoir réalisé un film généreux et accessible, au niveau du style, de la mise en scène, du thème (une relation mère-fils).Écoute, même Vincent Guzzo l'a dit! » Diane (surnommée D.I.E.) est une sorte de Mère courage des temps modernes transportée dans un quartier populaire de Longueuil.Malgré la pauvreté et les embûches, elle ne baisse jamais les bras.Comme le personnage de la pièce de Brecht (Mère courage et ses enfants), Diane reprend la route «avec cette obstination de ceux qui, au bout du malheur, choisissent toujours le parti de la vie».Diane et Steve vont se lier avec leur nouvelle voisine, Kyla (Suzanne Clément), une enseignante en congé sabbatique.Elle a subi un choc traumatique pour une raison qui demeure obscure.Kyla leur apportera une forme de paix, de sécurité, d'espoir.Et beaucoup d'amour.Mommy est un grand film d'amour et d'anarchie.L'œuvre de Dolan rappelle Love Streams du réalisateur américain John Cassavetes.Ces trois personnages principaux sont meurtris par la vie.Mais ils recherchent sans cesse l'équilibre et l'harmonie.Ils ont une tonne d'amour à donner.Mais cela ne leur suffit pas.Au contraire, cet amour peut être destructeur.« Ce sont des personnages défavorisés parce qu'ils ont des tempéraments incompatibles avec ce que la société qualifie de « normal », explique le cinéaste.Par leur passé, leur classe sociale, leur comportement.Diane aimerait s'approprier le rêve américain.Or, le système l'empêche d'y accéder.Pire, le système la rejette.« C'est triste, mais dans la vie, ça ne prend pas juste du courage pour se sortir de la misère, poursuit Dolan, ça prend un minimum de chance.C'est bien d'avoir de l'ambition et du guts, comme Diane.Mais si le système s'acharne sur toi, tu finis par craquer, un jour ou l'autre.» Xavier Dolan voit Steve, interprété avec brio par le jeune Pilon, comme Non au ghetto ! Xavier Dolan non plus ne change pas du tout.Avec son franc-parler, le cinéaste a le tour de faire des déclarations-chocs, de lancer des polémiques.La dernière en date l'oppose aux militants gais en France.Ces derniers jugent « consternants » les propos du réalisateur dans Télérama sur les prix donnés aux films gais, comme la Queer Palm que Dolan a obtenue à Cannes, il y a deux ans, pour Laurence Anyways.À la question du journaliste qui lui demande s'il porte l'étiquette de cinéaste gai, Dolan a répondu: «Que de tels prix existent me dégoûte.Quel progrès y a-t-il à décerner des récompenses aussi ghettoïsantes ?[.] On divise avec ces catégories.On fragmente le monde en petites communautés étanches.La Queer Palm, je ne suis pas allé la chercher.Ils veulent toujours me la remettre.Jamais ! » « J'ai uniquement dit que je suis contre les récompenses gaies, précise-t-il à La Presse.Est-ce qu'il y a des récompenses hétérosexuelles, juives ?Je ne parle pas des festivals de films 2014 k un électron libre.Lui-même reconnaît avoir flirté avec la délinquance durant une partie de son adolescence.Ce personnage a quelque chose d'autobiographique ?« J'ai en moi la violence de Steve.J'étais paresseux à l'école et j'ai abandonné les études à 17 ans.Heureusement, j'ai réussi à exprimer et canaliser ma révolte et ma colère à travers le cinéma.» À ses yeux, Mommy est « un portrait juste, lumineux et humain » de la classe populaire au Québec.Tout sauf misérabiliste.Dans une magnifique scène, il rend d'ailleurs un bel hommage à « notre idole nationale » Céline Dion, avec sa chanson On ne change pas.PHOTO SHAYNE LAVERDIÈRE.LGBT, comme Images et nation; ce festival est très louable.« Ce que je dis, c'est que dans un festival international qui invite une communauté de cinéastes du monde entier à présenter leurs œuvres, je trouve à la limite diffamatoire qu'on donne des prix pour les homosexuels.Comme si les autres prix ne s'adressaient pas à eux ! Pour moi, il y a un anti-progrès dans le fait de nommer et de distinguer les films gais des autres longs métrages.« Je sais que dans le passé, ily a des gens qui ont travaillé très fort pour me donner la liberté d'être ce que je suis aujourd'hui.Mais la Queer Palm ne s'inscrit pas dans le progrès.Ce prix renforce plutôt l'idée dans l'imaginaire collectif, qu'un cinéaste gai fait des films gais et gagne des prix gais.On se coupe d'une partie du monde en se collant des étiquettes.» Après l'intense tournée de promotion au Québec, en Europe et aux États-Unis, Xavier Dolan va s'attaquer à son sixième long métrage qu'il veut tourner en anglais pour percer le marché américain.The Death and Life of John F.Donovan, qu'il a coécrit avec le Montréalais Jacob Tierney.Ce film racontera l'histoire d'une superstar américaine de cinéma, sur la sellette après la divulgation de sa correspondance avec un adolescent britannique qui veut devenir aussi acteur.Dolan veut ainsi exposer le revers de la gloire et du vedettariat.Lui qui fait la une des magazines et vit sous les feux de la rampe depuis qu'il est allé, la première fois, à Cannes, à 20 ans, s'y connaît en la matière.La notoriété a un prix.Pas seulement celui de sacrifier ses études à cause du travail.M MÉNAGE À TROIS r.ii XI ANNE DORVAL Avec Diane, Anne Dorval joue pour la troisième fois en six ans pour le réalisateur qui est aussi son ami.« Nous avons développé une chimie profonde, dit-elle.Je n\u2019ai jamais travaillé avec un réalisateur comme lui.Sur un plateau, Xavier est excité, nerveux, expressif et profondément heureux.Il danse, rit et saute dans les bras des membres de l\u2019équipe de tournage! Il nous met dans un état de détente et permet aux acteurs d\u2019être toujours dans la vérité et nous laisse improviser.» Le cinéaste a écrit le rôle pour Anne Dorval.Un beau cadeau.« L\u2019écriture et les notes de Xavier sont précises.Je n\u2019ai jamais eu l\u2019impression de m\u2019égarer en cours de route.Diane est très colorée.C\u2019est une force de vie.Elle n\u2019a aucun vernis.Elle est intelligente, mais n\u2019a pas d\u2019éducation ni de culture.Diane est streetwise», conclut la comédienne.ANTOINE OLIVIER PILON Le comédien qui vient d\u2019avoir 17 ans est la révélation de Mommy.Après un petit rôle dans Laurence Anyways et le clip d\u2019Indochine College Boy, Pilon collabore à nouveau avec Dolan pour ce rôle qui va lui ouvrir bien des portes dans le milieu du cinéma.« C\u2019est un peu dur à gérer, explique l\u2019acteur qui joue aussi dans le téléroman Mémoires vives, à Radio-Canada.Je viens de terminer mon secondaire.Et je dois décider si je poursuis ma carrière ou si je prends une pause de la télévision et du cinéma pour faire des études supérieures.C\u2019est un beau problème (rires).A-t-il aimé être dirigé par Dolan?«Sur le plateau, Xavier joue avec les acteurs quand il nous dirige.Il y a des acteurs qui sont dans leur bulle, le moindre bruit les déconcentre.Avec Xavier, il faut être capable de communiquer avec lui en jouant la scène.Il intervient et nous dit quoi faire.Il est dans l\u2019action avec les comédiens.» Pilon admet avoir un côté hyperactif comme son personnage.«Tant mieux, parce que je ne pouvais pas être fatigué en arrivant sur le plateau.J\u2019étais au maximum de mon énergie à chaque instant.J\u2019ai beaucoup de scènes très physiques où je dois courir, crier, donner des coups de poing et dire mes répliques en même temps.» Comment qualifierait-il Steve en une phrase?« Instable.Électrique.Le genre de gars que tu as toutes les raisons de détester.et que tu finis par aimer malgré toi.» PHOTOS OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE t'*0LAI' SUZANNE CLEMENT L'actrice qui a gagné un prix d'interprétation à Cannes pour sa prestation dans Laurence Anyways est aussi une des muses de Xavier Dolan.Cette fois, elle avoue avoir hésité avant de dire oui au cinéaste.« Kyla est le troisième larron du groupe.Au début, elle m'a fait peur, parce que les deux autres personnages sont si forts.J'ai cherché comment elle pouvait enrichir l'histoire et s'immiscer dans la vie des deux autres personnages.«Avec Xavier et Nancy Grant [la productrice], on a développé le personnage.Il fallait mieux la définir, mais pas trop, afin qu\u2019elle garde son mystère.Xavier a eu l\u2019idée du bégaiement.Il l\u2019imitait pour me montrer ce qu\u2019il avait en tête, tout en me prévenant de ne pas faire comme lui.« Kyla est apparue peu à peu.Il y a une partie de moi enfouie qui s\u2019est exprimée à travers le personnage.C\u2019est difficile à intellectualiser.Xavier nous incite à improviser.C\u2019est comme si on créait ensemble.Il n\u2019a pas peur des interprètes qui sont libres.Il veut que nous nous dépassions.Mais toujours dans le bonheur.» PHOTOS SHAYNE LAVERDIÈRE Xavier Dolan Antoine Olivier Pilon Anne Dorval Suzanne Clément CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn CINÉMA A WALK AMONG THE TOMBSTONES PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL ET LES FILMS SÉVILLE : ¦'* *- lin \t LIAM NEESON Comme une force tranquille Liam Neeson se glisse cette fois dans la peau de Matt Scudder, le héros solitaire de la série de romans de Lawrence Block.Une occasion pour l\u2019acteur d\u2019origine irlandaise d\u2019explorer les failles - mais aussi les forces -d\u2019un homme brisé.PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL ET LES FILMS SÉVILLE Liam Neeson incarne le détective Matt Scudder, héros sombre de la série de romans policiers de Lawrence Block.MARC-ANDRÉ LUSSIER LOS ANGELES Quand il arrive dans une pièce, Liam Neeson impose le respect.Quand il s'exprime, toujours à voix très basse, ses interlocuteurs sont obligés de lui prêter une oreille attentive.Le parcours de cet être discret et humble n'est pas habituel.Beaucoup de jeunes acteurs devenus vedettes de films d'action tentent de faire ensuite leurs preuves dans rôles plus dramatiques dès qu'ils atteignent un âge plus mûr.Liam Neeson, lui, fait exactement le contraire.Révélé au cinéma dans les années 80 grâce à de beaux rôles secondaires (The Bounty, The Mission), l'acteur a atteint le sommet de la profession en 1993 grâce à sa performance dans Schindler's List (Steven Spielberg), digne d'une nomination aux Oscars.Même s'il a depuis joué dans quelques films où il y avait du suspense et de l'action, Liam Neeson a vu son statut changer il y a exactement six ans.À cette époque, il est allé en France afin de tourner, par curiosité, dit-il, Taken.Dans son esprit, le film ne dépasserait jamais le stade de la confidentialité.« On ne peut rien prévoir ni rien calculer, faisait remarquer l'acteur au cours d'une rencontre de presse tenue à Los Angeles récemment.Et c'est bien tant mieux.On m'a demandé d'aller passer trois mois à Paris et de faire dans ce film ce que je n'aurais jamais pu croire faire.Je me sentais en confiance d'essayer quelque chose de nouveau pour moi, car j'étais certain que cette production s'en allait directement sur les tablettes des vidéoclubs.Je m'étais dit que j'allais m'éclater, profiter de la belle vie pendant trois mois à Paris, et passer ensuite à autre chose.« Puis, les gens du studio Fox s'en sont mêlés.Grâce à un travail de promotion extraordinaire, ils ont fait de Taken un succès planétaire ! » Une autre perception À 62 ans, Liam Neeson est aujourd'hui un véritable héros de films d'action.Il vient d'ailleurs tout juste d'achever le tournage de Taken 3.« Grâce à Taken, on a commencé à me percevoir d'une autre façon à Hollywood, explique-t-il.À mon sens, je n'aurais jamais pu camper ce genre de personnage à l'âge de 35 ans.Le fait que je sois plus mûr ajoute sans doute une dimension supplémentaire sur le plan psychologique.Mais j'avoue que même si je me tiens en forme, j'aurais aimé l'être encore davantage pour Taken 3.Ce fut sans doute le tournage le plus dur sur le plan physique ! » Dans A Walk Among the Tombstones, Liam Neeson est encore au cœur de l'action, cette fois à la faveur d'un personnage d'ancien policier recyclé en détective privé.Qui travaille en marge de la loi.L'acteur prête ainsi ses traits à Matt Scudder, héros sombre de la série de bouquins à succès de Lawrence Block.Même s'il existe aujourd'hui 17 romans et un recueil de nouvelles mettant Scudder en vedette, le personnage n'a eu droit qu'à un seul passage au grand écran jusqu'à maintenant.Jeff Bridges a interprété le personnage il y a 28 ans dans 8 Million Ways to Die, un film réalisé par Hal Ashby.De son côté, l'éminent scénariste Scott Frank (Get Shorty, Minority Report) a choisi d'adapter le 10e tome de la série et d'en assumer aussi la réalisation.« Ce projet m'attirait beaucoup, indique Liam Neeson.Le personnage est sombre, il est troublé, mais il est fort sur le plan moral.J'aime ces héros solitaires qui puisent en eux les ressources néces- saires à leur survie.Ils sont mystérieux.Il émane d'eux beaucoup de vécu.Scudder est un homme brisé de bien des façons, mais il reste toujours digne.Je crois que cela provient de ces années passées dans les forces policières.On ne peut imaginer la souffrance humaine à laquelle ces gens font face tous les jours.» Comme un film de Lumet Résidant à New York, l'acteur était ravi de tourner un film chez lui, dans les vrais endroits où l'action du film se situe.« En un sens, je voyais là un peu un hommage aux grands films qu'a réalisés Sidney Lumet au cours des années 70.Serpico et Dog Day Afternoon notamment.Je pense qu'il y a de cet esprit dans ce film.D'autant que nous avons tourné dans des endroits plus inhabituels de New York, moins souvent montrés à l'écran, me semble-t-il.Et puis, quel plaisir de pouvoir rentrer chez soi après une journée de tournage ! » A Walk Among the Tombstones (Entre les tombes en version française) prend l\u2019affiche le 19 septembre Les frais de voyage ont été payés par Films Séville « Le personnage est sombre, il est troublé, mais il est fort sur le plan moral.J\u2019aime ces héros solitaires qui puisent en eux les ressources nécessaires à leur survie.Ils sont mystérieux.Il émane d\u2019eux beaucoup de vécu.» \u2014 Liam Neeson SCOTT FRANK De devant le clavier à derrière la caméra SONIA SARFATI ¦ ; , V «W-V NEW YORK Le scénariste Scott Frank a fait sa marque en adaptant des livres pour l'écran - que l'on songe à Minority Report, Marley & Me ou encore Get Shorty.Et c'est un roman, A Walk Among the Tombstones de Lawrence Block, qui lui a donné envie de se placer derrière la caméra.« En fait, c'est une scène en particulier, alors que Matt Scudder parle au téléphone à un des ravisseurs de la petite fille.Il essaie de savoir si la fillette est encore vivante en demandant si elle leur a dit le nom de son chien.Ce n'est qu'une conversation, mais la tension était telle que j'en étais presque malade.C'est ce qui m'a amené à vouloir faire un film de cette histoire», racontait Scott Frank lorsque La Presse a visité « son » plateau de tournage, au printemps 2013.C'était dans le Lower East Side de New York, un secteur de la Grosse Pomme que les caméras fréquentent moins que d'autres.« Je voulais New York parce que New York est la star de ces romans, mais un New York différent de celui de Law and Order, par exemple.Une ville moins animée, moins peuplée, qui reflète la solitude de Matt Scudder», poursuit celui qui, avant que ne se concrétise ce long métrage - en partie grâce à Danny DeVito qui, après Get Shorty, a adopté ce projet dont il est l'un des producteurs -a eu l'occasion, en 2007, de s'initier à la réalisation avec The Lookout, dont il a aussi signé le scénario original.Une expérience qu'il a adorée.« Mais c'était terminé avant que je réalise ce qui se passait.Ce coup-ci, je veux profiter de chaque seconde.même si, je l'avoue, j'étais plus heureux la première fois alors que je ne savais pas ce que je faisais.» Et d'éclater d'un grand rire.Avant, plus sérieusement, d'expliquer pourquoi Liam Neeson était l'acteur parfait, à son sens, pour incarner le mythique Matt Scudder - ancien policier qui, tenté par les démons de son passé, est devenu détective privé - créé par Lawrence Block et mis en vedette, jusqu'ici, dans une quinzaine de romans.« A Walk Among the Tombstones est le 10e livre de la série, ce qui est, je trouve, un '' emplacement\" stratégique sur la ligne de vie de Matt : Larry l'a fermement installé, le personnage se tient bien, on n'a pas besoin de le présenter.Dans ce récit en particulier, il n'est pas en crise, il ne traverse pas un moment critique.On le prend là où il est et on l'observe vivre, prendre des décisions et faire des gestes qui sont, bien sûr, teintés par son passé.Et ces choix qu'il a faits autrefois forment son bagage, se lisent sur son visage.Et c'est cela que l'on a avec Liam.» Un visage qui parle.Un acteur qui n'a pas besoin de mots pour jouer.Un homme qui parvient « à rester une star même dans la peur, la blessure, la tristesse».Or il y a de cela, de tout cela, dans la vie de Matt Scudder.Les frais de voyage ont été payés par Les Films Séville « Ce n\u2019est qu\u2019une conversation, mais la tension était telle que j\u2019en étais presque malade.C\u2019est ce qui m\u2019a amené à vouloir faire un film de cette histoire.» \u2014 Scott Frank LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 CINÉMA 9 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim CINÉMA IMAGE FOURNIE PAR KAIBOU PRODUCTION 'S'îi'ï\u2019CT A JM?\u2014\t.s».rA,v a®*; ü In iD-în là ¦ V:;V ¦ mm \u2022SP -I P: : I I FIN 1 j * V/ ' Un monde truqué prend forme à Montréal ANDREDUCHESNE Depuis plusieurs mois, un nouveau monde prend forme et vie dans un studio d'animation de Montréal.Un monde extraordinaire et suranné, campé dans un Paris fictif où d'étranges véhicules - aéroptères, vélos-dirigeables, vapomo-biles et autres métamaisons - circulent entre des tours Eiffel jumelles.Peuplé de personnages singuliers, ce monde est aussi en train de naître à Paris, en Belgique et à Shanghai.Et atteindra sa maturité fin 2015, lorsqu'il arrivera sur nos écrans de cinéma.Bienvenue dans Un monde truqué, film d'animation sorti de l'imagination débordante du dessinateur Tardi (Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec), réalisé par Frank Ekinci et Christian Desmares et coproduit par la France, la Belgique et le Québec.Et dans lequel les voix de Marion Cotillard, Jean Rochefort, Bouli Lanners et Olivier Gourmet vont croiser celles de Marc-André Grondin, Macha Grenon et Benoît Brière.L'histoire du film s'amorce dans le Paris du XXe siècle où certains édifices bien connus, comme le Grand Palais et l'Opéra Garnier, sont reconnaissables, mais où la machine à vapeur règne comme au XIXe siècle.On y rencontre Avril (Cotillard), jeune fille éplorée partie à la recherche de ses parents, des scientifiques mystérieusement disparus comme plusieurs de leurs collègues.On le devine, la quête d'Avril sera semée d'embûches.IMAGE FOURNIE PAR KAIBOU PRODUCTION Les amateurs du bédéiste Tardi reconnaîtront sans peine son coup de crayon.INTENSE ET EXCITANT.-GERRAD HALL, THE SEVEN SEES «LIAM NEESON A SON MEILLEUR.» -JAMES OSTER, JOBLO 13 A L\u2019AFFICHE DES LE 19 SEPTEMBRE Rencontré au studio d'animation 2D TouTenKartoon Canada où une vingtaine de personnes travaillent sur le film, le producteur Brice Garnier (Kaibou Production) est fier du boulot accompli par la section «canadienne» de la production.Pour lui, ce film d'aventure promet un joyeux mélange d'humour et de suspense.«Nous allons créer 35 des 90 minutes du film à Montréal, en plus d'incorporer tous les éléments en 3D de celui-ci, dit-il.Nous y aurons travaillé durant un an.Et je suis bien fier de voir que trois comédiens québécois tiendront des rôles majeurs.» Marc-André Grondin sera Julius, l'amoureux d'Avril, et Macha Grenon, Annette, la mère de la jeune femme.Benoît Brière hérite du rôle de Pizoni, le leader des méchants ! Chirurgical Outre la présence des trois comédiens, la touche québécoise sera des plus importantes pour le volet technique du film.Les techniciens québécois, d'une patience et d'une minutie chirurgicales, travaillent avec des logiciels d'animation qui donnent le vertige.Superviseur de l'équipe canadienne de l'animation, Nicolas Lemay nous explique par exemple qu'on travaille ici avec des « tablettes-écrans » qui éliminent toute intervention sur papier.« On a une vraie sensation de dessiner avec un crayon-feutre, dit-il en manipulant son crayon numérique sur sa tablette, faisant instantanément apparaître des lignes sur son écran d'ordinateur.Mon coup de crayon suit pratiquement la vitesse de la main humaine.» Le logiciel est aussi en mesure de filmer chaque dessin pendant leur création et de les classer en séquences, comme au début de l'animation alors qu'on photographiait les dessins un à un.Plus loin dans la salle, deux employées sont affectées à l'assistanat où chaque plan créé sur la tablette-écran est révisé et retouché avec des lignes plus définies.Plus tard, chaque dessin sera envoyé à Shanghai pour les retouches finales.L\u2019histoire du film s\u2019amorce dans le Paris du XXe siècle où certains édifices bien connus, comme le Grand Palais, sont reconnaissables, mais où la machine à vapeur règne comme au XIXe siècle.Ailleurs, dans le studio montréalais, deux autres spécialistes créent des séquences en 3D des véhicules (aéroptè-res, etc.) pour les introduire dans le film qui sera présenté en 2D.De la 3D plaquée incognito dans la 2D?Oui, oui! Partout où il y aura des changements de perspectives dans le film (par exemple: lorsqu'un véhicule prend une courbe), il est plus facile de créer des images de synthèse, nous dit Bernie Denk, superviseur de la 3D.«Il y a tellement de détails que faire ces plans en 2D demanderait un temps fou», dit-il.Le film sera prêt en mai 2015.On attend une sortie québécoise fin 2015 de la part du distributeur Métropole.FILM FRANÇAIS #1 AU QUÉBEC CETTE ANNÉE! 7E SEMAINE! - PLUS DE 1M$ FILM #1 EN FRANCE - PLUS DE 12 MILLIONS D'ENTRÉES! ?« L'une des meilleures comédies depuis Intouchables1.» JDD ?« Le \"Rabbi Jacob\" des années 2000.» aVoir-aLire.com « La comédie A&L* ***** *t£** ***,t « Christian Clavier de I été.»\t4 mariages, 2 têtes d'enterrement f* Chantal QU\u2019EST-CE QU\u2019ON A FAIT AU excelfentT» Élie Castiel, FM 103,3 « Une charte de l'humour! » Sophie Durocher, Le Journal de Montréal BON DIEU?un film de PHILIPPE DE CHAUVERON Leurs filles\tLeurs gendres Laure, Ségolène, Odile, Isabelle Rachid, David, Chao, Charles Luc Boulanger, La Presse « La comédie française de l'heure.» Odile Tremblay, Le Devoir PRESENTEMENT A L\u2019AFFICHE! PLACE ULSJUXe] 1966, IIS CHERCHAIENT JOHN LENNON MAIS ILS SE SONT TROUVÉS.?« Un des plus beaux films de l'année! » Elie Castiel, Séquences kkkki ?'J kkkki Hudtrli on Hollywood\tMiami Herald\tRogers Afovio Nation VIVRE EST FACILE f GAGNANTS 6 GOYA INCLUANT MEILLEUR FILM AVEC LES YEUX FERMÉS CON IDS I DAVID m.(VIVIR ES FACIL CON LOS OJOS CERRADOS)\tf Un film de DAVID TRUEBA | www.qzfilros.çq G ?ïou EU B^-BYiiujiS LesFilmsSeville PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE! VERStQM ORIGINALE ESPAGNOLE AVEC ï=É\u2014I f CINÉMA \" JAVIER CAMARA NATALIA DE MOLINA FRANCESC COLOMER ?« Javier Camara : géniale.» Caroline Rodgers, La Presse « Un film très émouvant.Vous ne voudrez pas manquer de le voir.» Toronto Film Scene http://www.azfilms.ca/accueil_fr.html CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014 CINÉMA HORAIRES SAMEDI 1 6 7 8 9 10 11 JEUDI , V M
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