La presse, 18 septembre 2014, C. Arts
[" MARC CASSIVI UN COMBAT À REFAIRE PAGE 7 mill LA PRESSE POÉSIE LA PASSION DE CHARLOTTE RAMPLING PAGE 2 THÉÂTRE ÉRIC ROBIDOUX, LE GRAND EXPLORATEUR PAGE 6 V BLOGUE Que voir au festival Pop Montréal?Alain Brunet présente ses suggestions à lapresse.ca/brunet www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL JEUDI 18 SEPTEMBRE 2014 ARTS Y A-T-ILBB DOUCHEBA HUGO DUMAS CHRONIQUE msm alheureusement pour notre bêtisier collectif, la réponse est non.L'alerte au douchebag de calibre international est levée.Vous pouvez allumer la télé sans risquer d'être attaqué par une paire de seins en silicone ou un tatouage tribal serrant un biceps soufflé.Les nouveaux célibataires du Vol 920 de TVA s'expriment avec beaucoup de clarté, savent situer le Botswana sur une carte du monde et comprennent presque tous que « si j'aurais ou ça l'a été », ça ne sonne pas bien à l'oreille.Zut.Il y a même un participant, Mathieu, disquaire barbu de Montréal, qui cite du Paul Éluard dans le premier épisode, que TVA enverra en l'air dimanche à 20h30.Ce même Mathieu, un vrai hipster de 30 ans qui ressort énormément dans l'émission de départ, risque de vous tomber royalement sur le système.À Anne-Julie, étudiante en arts et lettres « grano-vintage » de Montréal, il susurrera: «J'aime l'idée de toi comme étant le prolongement de moi.» Non mais, il la veut où, sa claque ?L'âge des 20 voyageurs de Vol 920 (10 gars, 10 filles) oscille entre 21 et 34 ans.Il y a beaucoup de profs parmi les globe-trotters (mathématiques, comptabilité, éducation physique), mais aussi un pilote d'avion, une traductrice, un instructeur de surf, un entrepreneur et un éducateur spécialisé.Une des candidates, Virginie, 21 ans, souffre de surdité.Comme elle lit sur les lèvres, Virginie peut aisément épier les conversations de ses camarades et décoder qui en pince pour qui.La grande aventure des concurrents, qui les transportera dans 9 pays (9 destinations, 20 célibataires, d'où le titre de l'émission), démarre en pleine savane aride du Botswana.Contrairement?^ Occupation double, Vol 920 n'étire pas les présentations.Très rapidement, les 20 participants, qui ne disposent que d'un sac à dos pour transporter tous leurs effets personnels, se répartissent dans des tentes mixtes.Ils vivront ensemble 24 heures sur 24.Voir DUMAS en page 7 Yan England, animateur de Vol 920 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Billets sur espacepourlavie.ca biodôme insectarium jardin botanique planétarium rio tinto alcan Lents de nature NEZ A NEZ AVEC LES PARESSEUX AU BIODÔME Vf 7 JUIN AU 26 OCTOBRE JÜI espace pour la vie montréal & Montréal\t®VIAU ^ ARTS LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 18 SEPTEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS Charlotte Rampling présente à Montréal son spectacle de poésie Danses nocturnes avec la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton.PHOTO CHRIS YOUNG,LAPRESSE CANADIENNE CHARLOTTE RAMPLING ET SONIA WIEDER-ATHERTON DUO DE FORCE Superbe visite à l\u2019occasion du 20e FIL: la comédienne Charlotte Rampling et la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton unissent leurs talents pour célébrer la poésie de Sylvia Plath, sur une partition de Benjamin Britten, dans le spectacle intitulé Danses nocturnes.L\u2019intensité et l\u2019émotion seront au rendez-vous.CHANTAL GUY On ne crée pas un spectacle sans une passion pour son sujet.Pour Charlotte Rampling comme pour Sonia Wieder-Atherton, l'entrée dans l'œuvre de Sylvia Plath a été une fulgurance.«Je l'ai découverte dans les années 70 et je n'avais jamais rien lu d'aussi fort, dit la comédienne.C'est un cri.Je pense qu'elle parle \" vrai \" et que quelqu'un qui s'exprime de manière aussi forte et frontale est assez rare.C'est pour moi d'un courage extraordinaire.» De son côté, c'est par sa correspondance que la violoncelliste a découvert l'écrivaine.« Je pense que si son œuvre a toujours une si grande résonance aujourd'hui, c'est parce qu'elle était dans un processus de libération, dit-elle.C'est quelqu'un qui dépassait ce que l'on considérait comme convenable ou possible à dire.Se libérer de la famille, de l'histoire, des angoisses personnelles, elle va très loin là-dedans, et je pense que c'est quelque chose que tous les êtres humains partagent.» Univers extrême Le spectacle Danses nocturnes, d'une durée d'une heure, propose la lecture de 11 poèmes de Sylvia Plath - notamment les célèbres Lady Lazarus et Ariel -, qui seront accompagnés des Suites du compositeur Benjamin Britten.Une idée, bien sûr, de Sonia Wieder-Atherton.«Il y a tellement de variété dans la musique de Britten, des mouvements rythmiques obsédants, des chants absolument magnifiques, comme des échos à ce qui est dit dans la poésie, explique-t-elle.C'est comme une seule partition, en fait.Le passage de la musique aux mots est imperceptible.Ce sont deux langues qui se complètent, qui se répondent.Même si ce sont deux êtres tellement différents, tous ces questionnements, cette force bouillonnante, pouvaient être pris dans la musique de Britten.Et Charlotte et moi, chacune de notre côté, nous sommes presque dans un com- bat, je dirais, avec cet univers extrême.» Traduction Le résultat est concluant auprès du public, selon Charlotte Rampling.«Il y a une écoute extrêmement forte.Je les attrape dès le début avec Lady Lazarus, qui est d'une violence inouïe.Je marche sur la scène d'un pas très rapide, comme si je les invite à un défi.Ils voient tout de suite le genre de moment qu'on va passer ensemble.Il faut avoir autant de force dans l'écoute qu'en moi, qui transmets la voix de Sylvia.Il ne faut pas être inattentif, c'est pourquoi le spectacle n'est pas long.Mais c'est beaucoup.» Sur scène, une traduction en français des poèmes accompagne le duo, car il était impensable pour Charlotte Rampling de lire la poésie de Plath dans une autre langue que l'anglais.« Parce que la poésie, ça vient du ventre, c'est un cri primal.La poésie est la chose la plus intime, la plus proche de notre vérité.C'est par hasard que je parle français, et je peux dire des textes fabuleux en français.Mais quand on a la chance d'être bilingue, on a aussi la chance de comprendre la première prise.» Course de vie Pour Sonia Wieder-Atherton, qui aime mêler la littérature à la musique, l'expérience de ce duo est bouleversante.« C'est sûr que les Suites de Britten, je ne les jouerai plus de la même façon après ce spectacle.La poésie, plus que la fiction, laisse place à l'imaginaire, ça donne la main à la musique parce que, justement, ça n'explique pas.» Bien sûr, la fin tragique de Sylvia Plath, qui s'est suicidée à 31 ans, hante les admirateurs de son œuvre.Comment une voix aussi puissante a-t-elle pu s'éteindre aussi brusquement?Charlotte Rampling a sa propre interprétation.« Parce que c'est impossible d'être et de vivre comme ça.C'est trop fort, il y a trop de hauts et trop de bas, c'est comme un déséquilibre, QUI EST SYLVIA PLATH?Née en 1932 près de Boston, Sylvia Plath est une poète et écrivaine qui a considérablement marqué les lettres américaines ainsi que le mouvement féministe, qui a vu en elle un symbole de la femme entravée par les conventions.Son œuvre a surtout été connue après sa mort - elle a dailleurs été le premier poète à recevoir le prix Pulitzer à titre posthume.Son écriture, intime et crue, a séduit les lectrices et les lecteurs du monde entier, et l\u2019on compte dans ses titres les plus marquants le roman autobiographique La cloche de détresse, les recueils de poésie Trois femmes, Ariel, Arbres d'hiver, ainsi que ses journaux et sa correspondance.Séparée du poète Ted Hughes, avec qui elle a eu deux enfants, souffrant de dépression, elle mit fin à ses jours le 11 février 1963.c'est quelque chose qui ne peut pas durer très longtemps.Dans la course de vie de Sylvia, il y avait une sorte de miracle en échange.On voit ça avec certains créateurs qui sont capables de faire des choses inouïes, peut-être poussés par un élan que nous, nous ne pouvons pas connaître.» Danses nocturnes, avec Charlotte Rampling et Sonia Wieder-Atherton, les 19, 20 et 21 septembre à la Cinquième Salle de la Place des Arts «Je pense qu\u2019elle [Sylvia Plath] parle \u201cvrai\u201d et que quelqu\u2019un qui s\u2019exprime de manière aussi forte et frontale est assez rare.» \u2014 Charlotte Rampling THÉÂTRE/Nombreux seront nos ennemis Fiers de poésie PHOTO YAN TURCOTTE, FOURNIE PAR LA CHAPELLE Les sept jeunes comédiens, sous la direction créative d\u2019Hanna Abd El Nour, jouent, récitent, miment, dansent et effectuent un théâtre physique.MARIO CLOUTIER CRITIQUE Le Théâtre La Chapelle ouvre sa saison de façon originale avec Nombreux seront nos ennemis, d'après les poèmes de Geneviève Desrosiers.La production n'est pas sans défauts, mais ses propres débordements comblent amplement l'appétit pour un théâtre exigeant et différent.Voir Nombreux seront nos ennemis, c'est assister au déploiement des forces vives du jeune théâtre québécois en marche vers une création libre et totale.Cette proposition théâtrale un peu trop longue donne, cependant, beaucoup à voir et à entendre.Il s'agit en quelque sorte d'un festin pour l'intelligence.Les sept jeunes comédiens, sous la direction créative d'Hanna Abd El Nour, jouent, récitent, miment, dansent et effectuent un théâtre physique presque circassien.Tout ça au service de la parole de la poète et artiste visuelle Geneviève Desrosiers, disparue en 1996.La densité de cette présentation - incluant le jeu des comédiens, les sculptures servant de décor, les projections et la musique -, découle en effet directement de la poésie de Desrosiers.Aussi bien dans son esprit que dans sa lettre, aussi bien dans ses non-dits que ses redondances, défaut quand même important dans cette présentation des plus inventives.Donner corps aux mots L'écriture de Geneviève Desrosiers n'a presque pas pris une ride en 20 ans.Chaque strophe contient, en son cœur, et la vie et la mort.Cette poésie est celle de la jeunesse d'alors, mais colle aussi à celle d'aujourd'hui et, probablement, de tout temps : frénésie, urgence, espoir, désillusion, angoisse, cynisme, joies foudroyantes et plongées subites vers l'absurde.Les corps des comédiens semblent traversés par les mots et les intentions de la poète.Ils récitent sur le bout des pieds, des fesses et des mains, tête en bas.Ils agissent en somnambules, soldats de son, athlètes ou pantomimes.La fébrilité et la détresse de cette « génération sans faute » explosent sur scène.Leur agitation effraie un peu, mais pas plus que les mots de la poète qui parlaient d'aujourd'hui, déjà il y a 20 ans: «Nous serons détachés de tout y compris de nous-mêmes.» Ces personnages sont désespérément seuls.Quand ils finissent par se rapprocher et se toucher, ils restent gauches, malhabiles.Ils ressemblent à ceux et celles que l'on voit dans les sublimes vidéos de l'artiste visuelle Jacynthe Carrier (Les eux).La poésie de Geneviève Desrosiers n'est pas que noire.Elle avouera qu'elle ne peut s'empêcher de croire tout à fait dans les splendeurs humaines.Après tout, la « lumière est indélébile ».Qu'un jeune groupe d'artisans du théâtre comprenne et assimile parfaitement sa voix, malgré les nombreuses répétitions du texte, répéterons-nous, est le plus bel hommage qu'on pouvait lui rendre.Ainsi, il apparaîtra pertinent de lancer une invitation à René-Daniel Dubois.Il pourrait constater à La Chapelle où sont passés les Bédouins du théâtre de demain au Québec.Nomades de cœur et fiers de poésie.Au Théâtre La Chapelle jusqu\u2019au 20 septembre.^ Ni LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 18 SEPTEMBRE 2014 ARTS 3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllm ARTS MUSIQUE MUSIQUE / Alexandre Tharaud L\u2019attente et le désir PHOTO PATRICK SANFACON, LAPRESSE Le pianiste Alexandre Tharaud, associé aux Violons du Roy depuis des années, est l\u2019objet du documentaire Le temps dérobé, qui sera présenté ce soir au Cinéma du Parc.mm mm wm : \u2022 ' \u2022\u2022 ; \u2022 CAROLINE RODGERS Si la vie de pianiste de concert fait rêver à plusieurs égards, elle est aussi faite d'attente en coulisses, dans les chambres d'hôtel et les aéroports.D'attente et du désir des grands moments que réserve la musique.C'est ce côté méconnu de la vie d'Alexandre Tharaud que l'on découvrira dans un documentaire présenté ce soir au Cinéma du Parc en présence de l'artiste, à la veille d'un concert avec Les Violons du Roy à la Maison symphonique.En octobre, les Violons du Roy et Alexandre Tharaud, qui vivent une histoire d'amour depuis des années, partiront ensemble pour une tournée européenne, où ils interpréteront le programme de leur nouveau disque consacré à Mozart et à Haydn.La tournée se fera sous la direction du chef Jonathan Cohen, en raison de la maladie de Bernard Labadie.« Ce sera autre chose, tout simplement, dit Alexandre Tharaud.Mais c'est certain que ce sera un peu triste sans Bernard, parce que les Violons du Roy, ce sont ses enfants.Toute cette tournée sans lui ne sera pas comme on l'avait imaginée.» La tournée visitera l'Espagne, la France, l'Allemagne et la Slovénie, pour une dizaine de concerts en tout.Le temps dérobé La visite de Tharaud au Québec est aussi l'occasion de présenter un documentaire sur ce musicien.Le temps dérobé, de la réalisatrice Raphaëlle Aellig Régnier, est un film en demi-teintes qui introduit le spectateur dans les coulisses de la vie de pianiste de concert.« La cinéaste m'a suivi pendant deux ans.À travers moi, le film montre ce que vivent tous les solistes, derrière la scène.C'est une vie qui peut être très difficile, mais pourquoi se plaindre?On a la liberté de faire autre chose.Il y a tellement de métiers plus difficiles.Les gens qui vont à l'usine et qui doivent se lever tous les matins à 4 h, eux ils ont le droit de se plaindre.Nous, on fait un métier certes difficile physiquement et mentalement, mais dans cette vie, il y a des moments extra- ordinaires dont je ne pourrais me passer.» Pour lui, le plus beau moment d'un concert est celui du lâcher-prise.« Ces quelques secondes où l'artiste est sur scène et où il a soudain l'impression de ne plus être qu'un maillon de la chaîne, que le concert se fait à plusieurs.S'il y a 2000 personnes dans la salle, avec moi, ça fait 2001, et l'énergie cir- cule.On n'a plus besoin de contrôler.» Ainsi est faite la vie d'un interprète : de grands moments et d'attente qui dure parfois des années.« L'une des difficultés de cette vie de soliste, c'est l'anticipation.On doit savoir ce que l'on voudra jouer dans trois ans.Mais comment anticiper le désir?Pour ne pas tourner en rond, je dois programmer du nouveau répertoire pour l'avenir.Mais comment savoir si ce que j'ai envie de faire aujourd'hui, j'aurai encore envie de le faire dans trois ans?C'est un aspect délicat et difficile à gérer du métier.» Sept ans, un disque Avec les disques, cette relation avec le désir est différente.« Je prépare mes disques pendant des années.Je sais déjà que ce que je vais enregistrer dans trois ans, je veux le faire depuis dix ans.Par exemple, mon premier concert du Jeunehomme [du nom de famille de la pianiste à qui Mozart a dédié son neuvième concerto], c'était il y a sept ans, avec les Violons du Roy et Bernard Labadie.À l'époque, j'avais déjà envie de l'enregistrer.Il sort ce mois-ci.Sept ans pour arriver à un disque, c'est pas mal ! » Mais pour le concert de demain, ce n'est pas Mozart mais bien Beethoven dont il interprétera un concerto pour piano, le deuxième.Une œuvre faisant partie d'un corpus qu'il n'a pas encore eu l'occasion d'enregistrer.« C'est certain qu'un jour, j'enregistrerai les cinq concertos de Beethoven.Mais il faut voir avec quel orchestre et avec quel chef pour avoir la combinaison idéale.Les cinq concertos de Beethoven, c'est un sacré projet!» À la Maison symphonique, demain à 19 h 30; projection du Temps dérobé en présence du pianiste, ce soir à 19 h, au Cinéma du Parc.« Ces quelques secondes où l\u2019artiste est sur scène et où il a soudain l\u2019impression de ne plus être qu\u2019un maillon de la chaîne, que le concert se fait à plusieurs.S\u2019il y a 2000 personnes dans la salle, avec moi, ça fait 2001, et l\u2019énergie circule.» \u2014 Alexandre Tharaud §t\\e«teS Éducation physique Langues avancées Sciences physiques Le succès du festival JPR2014 AIMER, SAVOIR, ENTREPRENDRE LE SPECTACLE CONFÉRENCE MATIÈRE À FAIRE RIRE ! Choisissez vos cours : ?.MVIÉTHor lAESSMEff\tPAQ0fy NANTty yfcANÇO/S ^[VSSICO TTg -O MONTRÉAL\tBROSSARD\tLAVAL TROIS-RIVIÈRES Théâtre St-Denis L\u2019Étoile Banque Nationale Le Club\tSalle André-Mathieu\tSalle J.-Antonio-Thompson 514790-1111 Quartier DIX30\tQuartier DIX30 Théâtre Marcellin Champagnat 819 380-9797 ou 1 866 908-9090\t450 676-1030\t450 904-2580\t450 667-2040 Québec 55 GROUPE entourage SPECTACLE * TÉLÉVISION * MUSIQUE P-A MÉTH0T Montréal 10-11 octobre 23-24 janvier 2015 Brossard 4-5 novembre Laval 20-21 février 2015 Trois-Rivières 15-16 octobre 7-8 mai 2015 LA COMEDIE INTELLIGENTE, PROVOCANTE ET STIMULANTE MA PREMIÈRE FOIS 'Hçphdttit 303 FRANÇOIS MASSICOTTE Brossard 17 octobre DANIELE HENKEL Laval 23 octobre MESSMER Montréal 10-11 octobre Brossard 21-22 octobre Laval 24-25 septembre Trois-Rivières 2-3 octobre DOMINIC\tGUY\tMAZZA/\tMA PREMIERE PAQUET\tNANTEL\tFORTIN\tFOIS Montréal\tMontréal\tMontréal\tMontréal 29-30 avril 2015\t21-22 novembre\t28 novembre\t19-20 septembre 1-2 mai 2015\tBrossard\tBrossard - Le Club\tBrossard Brossard\t8-9 octobre\t31 octobre\t16 17 décembre 10-11 mai 2015\tLaval\tIer novembre\tLaval 17-18 juin 2015\t29-30 octobre\tLaval\t19 décembre Laval 9-10 avril 2015\tTrois-Rivières\t24 octobre\tTrois-Rivières \t23 octobre\tTrois-Rivières\t14 février 2015 Trois-Rivières 29-30 mai 2015\t\t27 février 2015\t Trois-Rivières 22 novembre EN TOURNEE PARTOUT AU QUEBEC : GROUPE-ENTOURAGE.COM 4 A RT S LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 18 SEPTEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS MUSIQUE POP MONTRÉAL / Ronnie Spector Aux anges À 71 ans, Ronnie Spector conserve toujours un charme fou.À droite, la chanteuse photographiée à une autre époque ALAIN BRUNET Métisse de sang africain, irlandais et cherokee.Fleur odoriférante de Spanish Harlem, leader des célébris-simes Ronettes.Voix sulfureuse, « original bad girl of rock'n'roll », conquérante.Épouse maltraitée par un mari réputé psychotique, le producteur Phil Spector.Fugitive de l'oppression, victorieuse sur l'adversité.Trajectoire mirobolante ?Nenni.Trajectoire réelle ! Au festival Pop Montréal, Ronnie Spector incarne la tradition et plus encore.La chanteuse vient présenter ici son spectacle Beyond the Beehive, qui résume en chansons (surtout en tubes, Be My Baby et tout et tout) l'érection de son propre mythe.À 71 ans, elle est aux anges.Mord dans chaque instant que la vie lui offre.« Voir à quel point l'auditoire réagit, les ovations, les rires, les pleurs, c'est un parcours riche en émotions.Je suis si heureuse de présenter ce spectacle ! J'adore mon public, car mon public, c'est moi », s'exclame la chanteuse, jointe aux États-Unis.Ainsi, Ronnie Spector est un miroir pour ses fans et vice versa; les identités se confondent dans le récit d'une existence à tout le moins extraordinaire.Conquérante « Toutes ces étapes m'ont menée à une vie meilleure.Que puis-je demander de mieux ?J'étais récemment à Santa Ana, en Californie, je me suis mise à chanter, et le public s'est vraiment lâché ! Je n'étais ni Beyoncé ni Gaga, mais.presque.J'adore! », lance-t-elle Bien sûr, ses heures de gloire remontent à un demi-siècle.Has been ?Pièce de musée?Peut-être.mais la septuagénaire a encore du chien, l'esprit conquérant d'une diva pop.Qui plus est, elle exerce un charme fou sur ses interlocuteurs.Générosité et enthousiasme ont tôt fait d'éclipser tout diagnostic de flétrissement, du moins pendant les jours qui précèdent son spectacle où plein de jeunes gens l'entendront pour la première fois.Jusqu'à demain, tenons-nous-en à la notion de pérennité.Comme le dirait Panoramix, plus de 50 ans de musique pop nous contemplent ! « J'ai connu Frankie Lymon, George Harrison, The Rolling Stones, Jimi Hendrix, Bruce Springsteen, Billie Joel, Steven Van Zandt.Mon spectacle parle de toutes ces rencontres.Lorsque je suis rentrée de Californie, dans les années 70, je n'avais pas chanté depuis longtemps.J'ai eu la surprise de rencontrer tous ces jeunes artistes qui me reconnaissaient.J'ai retrouvé la scène et je ne l'ai jamais quittée.Je n'ai pris de pauses que lorsque j'ai eu mes enfants.» Emmurée par Phil Spector Le journaliste était averti de ne pas la questionner sur Phil Spector, producteur et réalisateur visionnaire qui est devenu un tyran auprès de ses proches, à commencer par son ex-femme.C'était bien avant qu'il soit condamné, le 29 mai 2009, à 15 années de prison pour le meurtre de Lana Clarkson, et à 4 années supplémentaires pour possession d'arme.Rappelons que Veronica Yvette Bennett, figure de proue des Ronettes, et devenue Ronnie Spector lorsqu'elle a épousé l'instigateur du wall of sound ».Elle a été emmurée jusqu'à son évasion.Sans qu'on le lui demande, elle relate cette période sombre : «Mariée à Phil, je n'ai pas eu le choix: j'ai dû arrêter de chanter.Il n'y avait aucune discussion possible.Je ne pouvais vivre cette vie ! Avec l'aide de ma mère et de ma famille, je me suis sauvée.» « Lorsque j'évoque ce souvenir dans mon spectacle, l'auditoire et moi devenons très émotifs.Je vois des mouchoirs s'agiter.», raconte-elle.D'aucuns comparent la trajectoire de Ronnie Spector à celle de Tina Turner.Notre interviewée tient à nuancer: « Tina pouvait se produire avec Ike Turner, qui la battait physiquement.Moi, j'étais mariée à un homme qui me battait psychologiquement.Ma carrière a été handicapée pendant 7 ans, mon combat pour récupérer mes droits en a duré 15.J'ai vécu des moments de profond découragement; il m'a fallu puiser dans toutes mes réserves de force et de courage afin d'atteindre les objectifs les plus importants de ma vie : famille et carrière.» Pour en savoir davantage, il faut lire son autobiographie : «J\u2019ai connu Frankie Lymon, George Harrison, The Rolling Stones, Jimi Hendrix, Bruce Springsteen, Billie Joel, Steven Van Zandt.Mon spectacle parle de toutes ces rencontres.» \u2014 La chanteuse Ronnie Spector PHOTOS TIRÉESDEFACEBOOK Be My Baby: How I Survived Mascara, Miniskirts and Madness (Onyx Books).Sinon, inutile d'ajouter que Ronnie Spector a refait sa vie.S'est remariée à Jonathan Greenfield, de qui elle a eu deux fils dans les années 80.Encore aujourd'hui, la famille coule des jours heureux.«Je suis installée au Connecticut, à trois minutes de chez Keith Richards, à 20 minutes de chez Diana Ross.J'aime être à la maison, voir mes proches, n'avoir à penser qu'à mon spectacle, à la scène sur laquelle je vais bientôt monter.Une fois sur place, mon assistante quitte la loge.Je me maquille, je relaxe, j'écoute les gens entrer dans la salle.Je profite du moment, mon cœur se met à battre de plus en plus rapidement.Je me recueille alors, je prends une grande respiration et me voilà.Aimez-moi ou détestez-moi.Merci, mon Dieu, ils m'aiment ! » Au Rialto demain, 20h45, dans le cadre de Pop Montréal.BILLETS/ ET DE DE QuébecÏS Mnntréal® Mont/éal |*| 2\"3** CLÔTURE DE L'AMOUR [Théâtre]\t Théâtre de la Ville \\ Ce soir, 20 h\t\t29,95 $ î Rég.: 36,95 $\t[ LE RÉVÉLATEUR + KYLE BOBBY DUNN + FOREST MANAGEMENT\t POP Montréal | Fédération Ukrainienne | Ce soir, 20 h\t\t5,00$ Rég.: 9,00 $ MOTOWN & DISCO INFERNO [Musique]\t Le Balcon | Ce soir, 20 h\t\t25,20$\t| Rég.: 30,20 $\tj DANS LES FORÊTS DE SIBÉRIE [Danse]\t Usine C | Demain et 20 septembre, 20 h\t\t\t13,50$\t! Rég.: 26,40 $ DOT WIGGIN BAND + INVITÉS [Musique]\t POP Montréal | Sala Rossa | 20 septembre, 20 h 30\t\t7,50$\t| Rég.: 14,00 $\tj HOMMAGE AUX FEMMES DU ROCK [Musique]\t Le VieuxSte-Martine | 20 septembre, 21 h\t\t\t11,00$\t: Rég.: 21,95 $ KATIE MOORE + HISS GOLDEN MESSENGER + DIANE CLUCK [Musique] POP Montréal | Fédération Ukrainienne | 20 septembre, 20 h\t\t8,50 $\t; Rég.: 16,00 $\tj LES SAMEDIS SONT À30$ POUR LES 18-30 ANS [Théâtre]\t Peter &Alice | Théâtre Jean-Duceppe - Place des Arts | 20 septembre, 20 h 30 .i\t30,00 $ Rég.: 44,00 $ LUC LANGEVIN [Magie]\t Théâtre de la Ville | 20 septembre, 20 h\t\t41,15$ j Rég.: 50,95 $\tj FRANCIS DÉSILETS EN SOLO [Littérature et Poésie]\t Le Gainzbar \\ 21 septembre, 19 h 30\t\t\t6,00$\t Rég.: 11,00 $ POIRIER + FWONTE + P.K WENDERS + CALYPSO ROSE & KOBO TOWN.POP Montréal \\ Église POP Little Burgundy \\ 21 septembre, 23 h\tî\t8,50 $\tj Rég.: 16,00 $\tj THE GRADUATE [Théâtre]\t Centre Segal \\ 21 septembre, 14 h et 19 h\t\t49,15$ Rég.: 62,00 $\t: PENTAÉDRE PRÉSENTE « AUTOUR DE SCHUBERT » [Musique].Conservatoire de Musique de Montréal \\ 24 septembre, 19 h 30\t\t19,20 $ j Rég.: 33,70 $\tj RÉAL BÉLAND | UNE AUTRE PLANÈTE [Humour]\t Théâtre Paradoxe | Prévente - 4 octobre\t;\t38,00 $ j Rég.: 48,00 $\tj WORLD PRESS PHOTO Brent Stirton, Afrique du Sud, Getty Images 14 27 août au 28 septembre Marché Bonsecours Vieux-Montréal Tous les jours de 10 h - 22 h Nocturnes: jeudi, vendredi et samedi jusqu\u2019à minuit wppmtl.com n * #WPPMTL Plus que 10 jours ICI
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