Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

La presse, 2014-10-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Montréal jeudi 2 octobre 2014 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 130® année No275\t46 pages, 3 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA PRESSE expo EBOLA CAFOUILLAGE AU TEXAS Ce premier cas aux Etats-Unis a donné lieu à des erreurs médicales qui ont exp inutilement cinq écoliers de Dallas.SPORTS P ¦if\u2019i-./ï ARCUVs 248 MARCHES BOURSIERS ENCORE UN AUTOMNE DIFFICILE Le premier jour d\u2019octobre n\u2019a pas été plus tendre sur les parquets que le mois de septembre.La Presse fait le point sur des marchés tourmentés et des experts tentent de faire fructifier notre portefeuille fictif.STÉPHANIE GRAMMOND COUP DE FREIN SUR LES FONDS COMMUNS AFFAIRES PHOTO BRENDAN MCDERMID, REUTERS ORDRE DES ESSÉNIENS SURVEILLÉ EN FRANCE, LE GOUROU PRÊCHE ICI Un groupe aux «thèses apocalyptiques» que l\u2019Etat français recommande d\u2019avoir à l\u2019œil prend de l\u2019expansion au Québec, tout en bénéficiant d\u2019exemptions fiscales.Portrait de l\u2019Ordre des Esséniens, qui compte des dizaines de membres à Cookshire-Eaton, en Estrie.PAGES A2 ET A3 COUP DE CŒUR FRANCOPHONE D\u2019UN OCÉAN À LAUTRE, EN FRANÇAIS ARTS Daniel Boucher lancera Toutte est temporaire, son premier CD en six ans.PHOTO MIKE STONE, REUTERS PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE >\tBASEBALL/ i*\tSÉRIES DE DIVISIONS L\u2019AMÉRICAINE ENDEUXTEMPS Regard sur les forces en présence, prédictions incluses._\tSPORTS PAGE A23 Mike Trout des Angels devrait remporter le titre de joueur par excellence en 2014.PHOTO JAE C.HONG, ASSOCIATED PRESS EXCLUSIF LUTTE CONTRE L\u2019INTIMIDATION TOUJOURS PAS DE PLAN D\u2019INTERVENTION PAGE A7 RIMA ELKOURI LE FOURRE-TOUT DE L\u2019INTIMIDATION PAGE A6 MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Gouverner, c\u2019est reculer.OcH Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 62192498765 1 ERNEST S'OCCUPE MANTEAUX «LOOK» DUVET 99,98$ BLOUSONS 79,98$ DU JEANS^ AU COMPLET 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn LORDRE DES ESSÉNIENS Ciblé en France, un gourou prospère au Québec L\u2019Ordre des Esséniens n\u2019a pas fait de vagues depuis l\u2019exil de son leader de la France au Québec, il y a 10 ans.Mais selon l\u2019Etat français, la dévotion des membres pour les archanges et la « Lumière éternelle» cache des idées inquiétantes sur l\u2019imminence de la fin du monde._____^ ^ >________ PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD Un groupe aux «thèses apocalyptiques » dont le gourou a été condamné au criminel et que l'État français recommande d'avoir à l'œil prend de l'expansion au Québec depuis 10 ans, tout en bénéficiant d'exemptions fiscales et en distribuant des reçus aux fins d'impôt.L'Ordre des Esséniens, un groupe dont le principal centre d'activités se trouve à deux heures de Montréal, n'a jamais été inquiété par les autorités depuis qu'il s'est établi au Québec.Des dizaines de personnes (de 60 à 100, selon les versions) résidant sur un domaine de 103 acres à Cookshire-Eaton, en Estrie, y vénèrent des «archanges » ainsi que des divinités égyptiennes et des figures du christianisme.Ils reçoivent chaque dimanche des dizaines de personnes vêtues de blanc pour entendre parler Olivier Martin dit Manitara - un «fils du Soleil» autoproclamé - , qui dirige le mouvement et qui dit se faire transmettre par des forces surnaturelles le texte des « Évangiles esséniens », signé de sa main.Le groupe est qualifié de « secte» par la principale organisation française de soutien aux victimes de dérives religieuses, l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (UNADFI).Un «sinistre individu» L'Ordre des Esséniens se défend d'être un groupe guidé par des thèses apocalyptiques et explique promouvoir plutôt « le respect et l'harmonie avec la nature» (voir autre texte).Mais, selon l'administration française chargée de surveiller les sectes et de lutter contre leurs dérives, les Esséniens ne sont pas inoffensifs.« La vigilance à l'égard de ce groupe est motivée par l'utilisation de thématiques New Age multiples, empreintes de références à des théories de fin du monde et de thèmes ufologi-ques [liés aux extraterrestres] », écrit dans un rapport publié en 2011 la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES), l'administration chargée de conseiller le premier ministre français sur ce sujet.En entrevue à La Presse, le président de laMIVILUDES, Serge Blisko, qualifie Olivier Manitara de « sinistre individu».« [Olivier] Manitara dirige un groupe de plusieurs centaines de personnes entre la France et le Québec.C'est un ordre un peu mystique, un peu franc-maçon, mais en dehors de tous les circuits officiels.» M.Blisko ajoute que ce groupe « ressemble beaucoup» à l'Ordre du temple solaire (OTS).Au milieu des années 90, des dizaines de membres de cette secte franco-québécoise ont préféré partir pour la planète Sirius (à travers des suicides collectifs et des massacres) plutôt que vivre la déchéance de l'humanité.Au total, 5 tueries ont fait 74 morts.En 2000, la police française a fait une descente dans la « communauté alternative » de Terranova, dans l'Aveyron, alors dirigée par Olivier Manitara.Huit membres du groupe ont notamment été accusés devant le tribunal correctionnel.Manitara et sa conjointe ont été condamnés à huit et dix mois de prison avec sursis pour abus de biens sociaux, soit l'utilisation à des fins personnelles d'argent appartenant à une société par un dirigeant de celle-ci.La décision a été confirmée en appel.Son avocat de l'époque, Jean-Pierre Joseph, parle d'un simple chèque d'entreprise fait au nom du leader spirituel, avec l'accord des membres du groupe.« C'était un groupe qui vivait autrement.Et quand on vit autrement, ça dérange tout le monde», plaide-t-il.« L\u2019heure du choix approche » Frédérique Bonenfant est chercheuse universitaire au Centre de ressources et d'observation de l'innovation religieuse (CROIR) de l'Université Laval.Elle étudie depuis quelques années l'activité d'Olivier Manitara et de ses disciples.Selon elle, les adeptes de l'Ordre attendent bel et bien une fin du monde, mais cela ne fait pas d'eux un groupe dangereux.L'attente de cet « arma-geddon» - une «guerre entre les anges et les démons » - , Olivier Manitara n'en parle pas dans ses livres.Mme Bonenfant en a plutôt entendu parler dans les conférences du leader.« Ce n'est pas le genre de choses qu'il écrit, a-t-elle ajouté.Parce que ça fait peur aux gens.» « C'est un nouveau mouvement religieux qui n'a aucune dérive sectaire», assure-t-elle.La MIVILUDES en est beaucoup moins certaine.Selon son avant-dernier rapport, le groupe attendait la fin du monde pour 2012, clamant que « l'heure du choix approch[ait] » et qu'une « nouvelle humanité se lèverait».« L'humanité [est] aujourd'hui en train de revivre ce que vécurent nos ancêtres atlantes », ces habitants d'une île mythique engloutie par les mers.Hitler a «fécondé l'humanité» La journaliste française Marina Ladous a infiltré l'Ordre des Esséniens pendant plusieurs mois, en 2011 et 2012.« C'était une longue enquête, on a mis très longtemps à entrer chez eux, a-t-elle affirmé en entrevue avec La Presse.On cherchait un groupe qui travaillait sur l'internet et s'intéressait à l'apocalypse.C'est là où ils se rapprochent de l'OTS.Ils attendent quelque chose.[.] C'est ce qu'on avait vu avec l'OTS.C'est d'ailleurs deux anciens de l'OTS qui nous ont dit d'aller les voir.» Dans le reportage Les gourous de l'apocalypse, diffusé à Canal+ il y a deux ans, la journaliste et un collègue tissent des liens entre l'Ordre des Esséniens et l'OTS, notamment quant au langage utilisé.Les deux organisations ont aussi en commun d'avoir un enfant sacré - les Esséniens s'en défendent - et de faire des cérémonies initiatiques en cercle avec de grands vêtements blancs, soutiennent les auteurs du reportage.Selon le documentaire, Olivier Manitara serait par ailleurs obsédé par Hitler et le placerait avec Jésus et Bouddha parmi les hommes qui ont « fécondé l'humanité».Les Esséniens poursuivent Canal+ et les deux journalistes pour le contenu du reportage.Après deux revers, la Cour de cassation a accepté en mai dernier d'examiner la plainte.Dans ce dossier, l'Ordre des Esséniens est défendu par Jean-Marc Florand, qui compte Raël parmi ses clients.Les représentants de l'ordre au Québec assurent condamner toute attitude antisémite.Ils allèguent que les journalistes ont été malhonnêtes dans le montage vidéo des extraits relatifs au fascisme et que les propos d'Olivier Manitara sont sortis de leur contexte.L\u2019Ordre des Esséniens se défend d\u2019être un groupe guidé par des thèses apocalyptiques et explique promouvoir plutôt «le respect et l\u2019harmonie avec la nature».«CL ¦ ^ > f \u2022 * \" PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK Chaque dimanche, des dizaines de personnes vêtues de blanc se réunissent sur un domaine de 103 acres à Cookshire-Eaton, en Estrie, pour entendre parler pendant des heures Olivier Manitara - un «fils du Soleil » autoproclamé.Certains experts voient beaucoup de similitudes entre ce groupe et l\u2019Ordre du temple solaire.I PERPETUAL MASTER II \u2018fi ifl CHATEAU D\u2019IVOIRE JOAILLIERS 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 5 14 845 4651 \u2022§ ROLEX OYSTER YACHT- LE GOUROU OLIVIER MANITARA PHOTOS TIRÉESDEFACEBOOK Olivier Manitara est le fondateur et le leader spirituel de l\u2019Ordre des Esséniens.-T-'t * » -A .\t- 'W' T\u2014> r-.v ¦ \u2019S ¦\u2014; \u2018 - > \u201c S r 1964: Naissance en Normandie, «de parents modestes», sous le nom d\u2019Olivier Martin.1983-1984: «Première expérience mystique» de Manitara.Il voit apparaître un mystique bulgare mort en 1944.(Tiré de son site personnel.) 1992: Établissement de la première communauté menée par Manitara: Terrenova, dans l\u2019Aveyron.2000 : Arrestation après une descente de police à Terranova.Avec neuf disciples, il fera face à plusieurs chefs daccusation.2003 : Olivier Manitara est acquitté de la plupart des chefs d\u2019accusation, mais condamné à huit mois de prison avec sursis pour abus de biens sociaux.2008: Dans l année suivant l\u2019achat du domaine de Cookshire, Manitara s\u2019installe au Québec.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca \t \t Amusez-vous!\tAFFAIRES 10\tLoteries\tA11 Astrologie du jour\tARTS 11\tMonde\tA15 à 17 Débats\tA18-19\tPetites annonces\tARTS 8 Décès\tARTS 9 à 11\tAFFAIRES 4 Horaire télévision\tARTS 6\tSudoku\tAFFAIRES 4 Météo Passages nuageux, vents légers, maximum !\t20, minimum 11.ARTS 8 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 A3 LORDRE DES ESSENIENS Un groupe millionnaire qui ne paie pas d\u2019impôt foncier PHOTOS ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Pier-Antoine Marier, président du conseil d\u2019administration de l\u2019Ordre des esséniens, pose devant l\u2019ancienne église protestante que son groupe a achetée, il y a trois ans, tout près du domaine de Cookshire.Sur le domaine, le groupe dispose d\u2019une petite librairie.La boutique en ligne est toutefois mieux fournie.On peut y acheter des livres, des bracelets magiques et des cours par correspondance.item PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD L'Ordre des Esséniens a déclaré des revenus de 5 millions de dollars en quatre ans, mais n'a pas payé de taxes foncières depuis qu'il est installé à Cookshire-Eaton.L'organisation revendique une quarantaine de « loges » au Canada et en Europe, dont une dans la région de Montréal et une autre dans la région de Québec.Il s'agit de groupes locaux sans installations permanentes.En 2013, la branche canadienne de l'Ordre a enregistré des revenus de 1,3 million, surtout grâce à la vente de biens et services, selon l'Agence du revenu du Canada.En 2013, elle a distribué des reçus aux fins d'impôt pour 250 000$ en dons encaissés.Selon la même déclaration financière - fournie par le groupe -, les Esséniens sont assis sur des actifs d'une valeur de 3,5 millions, dont 500 000$ en argent liquide.La majorité de leurs actifs se trouve toutefois dans le domaine qu'ils possèdent à Cookshire-Eaton, d'une valeur de 2,9 millions au rôle d'évaluation, mais payé 1,1 million en 2007.«J\u2019y ai trouvé du soutien mutuel, du réconfort, je reconnais que cela m\u2019a aidé.Mais j\u2019ai ensuite été séduit, endoctriné et au final dépouillé financièrement, car trompé.» \u2014 Gérard, ex-membre des Esséniens Depuis cet achat, les Esséniens n'ont pas payé un sou de taxes municipales, ont-ils confirmé.C'est que la loi québécoise prévoit une exemption pour tout immeuble utilisé à des fins religieuses.L'Ordre invoque cette disposition pour économiser des dizaines de milliers de dollars.Pour la première fois cette année, l'hôtel de ville n'accepte plus cet argument.La Ville a envoyé une facture de 33 000$ en taxes et autres frais municipaux aux Esséniens.Un recours devant le Tribunal administratif du Québec (TAQ) se prépare si le paiement n'est pas fait, ont indiqué le directeur général de Cookshire-Eaton et son inspectrice municipale.Dans une décision de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) de mars 2013, on relate d'ailleurs que les Esséniens ont déclaré ne plus vouloir faire de cérémonies religieuses sur leur terrain, puisqu'ils « ont acheté une ancienne église pour y pratiquer leur culte.Il n'y a donc plus de lieu de culte sur la propriété ici concernée ».Toujours sur le plan de la fiscalité, le trésorier de l'Ordre - qui ne veut pas être identifié autrement que par le prénom Simon - a confirmé à La Presse qu'Olivier Manitara profitait personnellement d'une déduction fiscale réservée aux membres du clergé dans sa déclaration de revenus annuelle.Cérémonies à domicile et commissions Une partie des revenus du groupe provient de la Boutique essénienne, un site internet où l'on peut acheter le dessin d'un « mandala des anges» (25$), se procurer du «baume des archanges» (22$) ou encore s'abonner aux cours par correspondance d'Olivier Manitara (80$ par mois).Un document obtenu par La Presse prévoit d'ailleurs la mise en place d'un réseau de « distributeurs indépendants » des cours par correspondance - les « angélisateurs » -, qui touchent de 15 à 30% sur leurs ventes, de 5 à 10% sur les ventes des « angélisateurs » qu'ils recrutent et 3 % sur les ventes des « angélisateurs » de leur « 2e génération » de recrutement.Toutefois, l'angélisa-teur « doit réaliser un chiffre d'affaires mensuel de 80$ minimum pour recevoir les commissions sur ses ventes», ajoute le document.L'Ordre des Esséniens assure que ce système n'a jamais été adopté dans la réalité et qu'il a été rapidement mis sur la voie de garage.Le groupe a toutefois confirmé qu'il invitait les Esséniens qui ne peuvent pas assister à une formation ou à une célébration à faire « La Ronde des archanges à domicile ».Le membre recevra des documents par courriel et pourra assister aux conférences sur l'internet.Coût: 200$ pour quatre jours.Un autre document - datant celui-là de 2009 - prévient les Esséniens que celui qui suit les formations du groupe jusqu'au niveau 3 (sur un total de 7) « s'engage également» à poursuivre jusqu'au sixième niveau de formation.Le document ne cite toutefois pas les prix de chaque formation.Activités multiples au domaine Sur l'internet, l'Ordre des Esséniens présente plusieurs activités se déroulant sur son domaine de Cookshire-Eaton.Le « Cercle d'entraide des anges » est destiné à « ceux qui souffrent sur terre », alors que l'« Ordre des hiérogram-mates » permet, après « une initiation magique », de mettre ses talents de traducteur ou de réviseur au profit des Esséniens.Depuis peu, l'Ordre offre au grand public, à Sherbrooke, des cours d'« Arcanas », une discipline qui se rapproche du yoga.Les Esséniens ont leur maison d'édition, leurs magazines et leurs associations de thérapeutes.Les professionnels de la santé sont d'ailleurs invités à suivre des formations en « soins esséniens » afin de pouvoir appliquer ces principes et «exercer de manière légale».« Dépouillé» Selon un rapport du Centre intercantonal d'information sur les croyances (CIC), un organisme public suisse, il en coûtait environ 8200 euros en 2011 pour suivre les six formations qui constituent «l'initiation essénienne».Un document non daté issu de la branche française de l'Ordre indique que le coût des séminaires peut atteindre 2000 euros annuellement pour quatre événements (déplacements non compris), en plus des autres formations.Gérard, un Français, a fait partie des Esséniens pendant sept ans.Aujourd'hui, en entrevue à La Presse, il se dit financièrement ruiné et moralement détruit par son engagement dans le groupe.Au fil des ans, il assure avoir injecté au moins 20 000 euros dans le mouvement, notamment pour une formation au village de Cookshire-Eaton.«À mes débuts avant d'entrer dans la secte, j'étais faible, j'étais en souffrance psychologique », a-t-il écrit dans une plainte déposée auprès d'une association française de défense de victimes des sectes, l'UNADFI.« J'y ai trouvé du soutien mutuel, du réconfort, je reconnais que cela m'a aidé, lance Gérard.Mais j'ai ensuite été séduit, endoctriné et au final dépouillé financièrement, car trompé.» Les Esséniens défendent leurs préceptes PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD Les Esséniens sont persécutés par l'État et les médias français parce qu'ils prônent un mode de vie alternatif, basé sur le respect de la nature et des autres ainsi que sur l'alimentation bio, selon le président du conseil d'administration de l'organisation.Pier-Antoine Marier et deux de ses confrères (Guilhem et Simon, qui refusent d'être identifiés par leurs noms de famille) ont défendu l'Ordre au cours d'une entrevue à Cookshire-Eaton.Une caméra vidéo était braquée sur le représentant de La Presse pendant toute la durée de l'échange.Parler à Olivier Manitara au téléphone, puisqu'il est en déplacement en Europe?Impossible.«T'appelles pas Obama par téléphone pour demander à être contacté ! Faut être réaliste un peu», répond M.Marier, un homme d'affaires québécois propriétaire d'une firme de communications, acquis aux thèses d'Olivier Manitara depuis une décennie.En entrevue, M.Marier défend son groupe avec vigueur.Selon lui, les Esséniens sont entièrement libres de leurs décisions et de leur participation aux différentes activités religieuses.Olivier Manitara est un simple « archevêque » qui peut former des prêtres de l'Ordre, rien de plus.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE \t\t \t[\t\u2018p \tk\t \t1 À\t.4/ SUR LE RAPPORT DE LA MIVILUDES ET LES «THÈSES APOCALYPTIQUES» «C\u2019est de la pure, pure invention.Ils nous ont même pas parlé ou interviewé.Ils se fient sur du ouï-dire.» [.] La France veut «vraiment contrôler les gens et que les gens soient restreints dans un cadre comme le gouvernement le veut.Liberté, fraternité, égalité?C\u2019est pas ça du tout.» \u2014\tPier-Antoine Marier SUR LE RÔLE D\u2019OLIVIER MANITARA «C\u2019est vraiment l\u2019archevêque.C\u2019est quelqu\u2019un qui donne un enseignement de base et qui peut même enseigner aux prêtres esséniens.C\u2019est comme un évêque qui est capable de former des prêtres catholiques.C\u2019est quelqu\u2019un qui a un haut niveau de maîtrise de son enseignement.Qu\u2019il y ait des gens qui ont besoin d\u2019un maître spirituel, ça, il y en a toujours et il y en aura toujours.Qu\u2019il y ait des gens pour qui c\u2019est l\u2019équivalent du Christ, peut-être, mais moi, je le connais depuis 20 ans, et il boit du coca comme tout le monde.» \u2014\tGuilhem SUR LES REVENUS DE L\u2019ORDRE DES ESSÉNIENS «Pour faire un éco-village, ça prend quand même des moyens au départ.C\u2019est 1,3 million de dollars [de revenus en 2013], vraiment?En tous cas, on ne les voit pas passer.On voit surtout passer les factures.» \u2014\tGuilhem SUR LES TECHNIQUES DE VENTE «On n\u2019a même pas un bon service commercial.Si on était une compagnie, on serait nuls en marketing, honnêtement.On a beau avoir plein de documents sur internet.» \u2014\tGuilhem SUR L\u2019INTÉGRATION À COOKSHIRE-EATON « On est un gros apport économique pour la ville, 200 000 à 300 000$.Quand on parle du IGA, les coiffeurs, l\u2019essence.C\u2019est intéressant.On a au moins 25 lettres de commerçants qui nous accueillent, qui veulent qu\u2019on soit là et qu\u2019on reste là.C\u2019était une ville quasiment morte ici» \u2014\tPier-Antoine Marier SUR LA DÉFINITION DU MOT «SECTE» «Une secte, c\u2019est des gens qui ont des objectifs communs, des buts communs, une éthique commune, une philosophie commune et qui veulent s\u2019associer pour faire de leur association une œuvre qui va être bien définie.Les maîtres électriciens du Québec, c\u2019est une secte, l\u2019association des plombiers, c\u2019est une secte parce qu\u2019ils sont unis ensemble dans un but commun et dans un idéal commun.[.] Si on regarde les avocats, c\u2019est une secte.Le Barreau, c\u2019est une secte.» \u2014\tPier-Antoine Marier SUR LES EX-ESSÉNIENS DÉÇUS PARLEUREXPÉRIENCE « Il y a un moment donné où il faut une responsabilité individuelle aussi.Ça devient dangereux quand la société prétend protéger les individus d\u2019eux-mêmes, surtout dans le domaine de la psychologie, de la spiritualité et de la croissance personnelle.C\u2019est très vicieux comme processus.» \u2014\tGuilhem A4 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE La construction de la Place Bell ne devrait pas coûter plus de 200 millions.P|Q^àun,je Assembleur les Lavallois LAVAL Pomerleau construira la Place Bell DIFFUSION] jtectvoï^ 3e COUCHE: PROTECTION 2e COUCHE ISOLATION NOTRE PHILOSOPHIE MULTI COUCHE 1RE COUCHE: DIFFUSION n V T 15 LA CORDEE Obtenez une carte-cadeau à l\u2019achat des trois couches d\u2019un ensemble de vêtements multicouche à prix régulier* 50$ m 100$ à l\u2019achat de 250$\tà l\u2019achat de 500$ et plus de vêtements.et plus de vêtements.PARTICIPEZ À NOTRE CONCOURS SUR FACEBOOK ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER 1000$ EN VETEMENTS! LA CORDEE Généreux de nature LAVAL MONTREAL SAINT-HUBERT LACORDEE.COM *Offre en vigueur jusqu'au dimanche 19 octobre 2014.La carte-cadeau offerte en prime sera échangeable lors d'un prochain achat seulement.Valide à l'achat de vêtements à prix régulier.Aucune commande spéciale.EXCLUSIF KATHLEEN LÉVESQUE Six ans après avoir été lancé par le maire déchu Gilles Vaillancourt, le projet de complexe culturel et sportif de Laval prend forme.L'entrepreneur Pomerleau vient de décrocher le contrat de construction.L'annonce officielle est prévue lundi prochain, a appris La Presse.Le projet avait d'abord été annoncé à 120 millions.Mais il a connu deux hausses importantes jusqu'à la révision de l'estimation à 200 millions, le printemps dernier.La proposition retenue ne dépasserait pas ce plafond.Malgré les augmentations de coûts, le soutien financier du gouvernement du Québec est demeuré inchangé, soit 46,3 millions.De son côté, evenko - une propriété de la famille Molson, qui détient également le Canadien de Montréal -, en serait le gestionnaire et maintiendrait sa participation à quelque 32 millions.Pomerleau a été choisi au terme d'un processus de propositions auquel ont participé trois autres soumissionnaires (Astaldi, Verreault et Magil/ QMD).Comme entrepreneur général, Pomerleau est associé aux entreprises sous-traitantes Cannon Design, Martin Marcotte Beinhaker, Beaudoin Hurens ainsi que Pasquin St-Jean.L'attribution du contrat qui relève de l'organisme municipal La Cité de la culture et du sport de Laval a été supervisée par la Société québécoise des infrastructures.Clés en main Pomerleau hérite d'un contrat clés en main.Cela signifie qu'il doit produire les plans et devis de l'amphithéâtre - que l'on identifie comme étant la Place Bell - , le construire et financer le chantier jusqu'à la remise des clés.Une équipe est déjà au travail; un appel chez Pomerleau a permis d'identifier la responsable du dossier.Le projet a connu de multiples turbulences.Outre l'explosion des coûts, notamment à cause d'investissements nécessaires qui n'avaient pas été rendus publics (20 millions de stationnement et 8 millions d'équipement, par exemple), il y a eu le changement de site et une démarche judiciaire de Québecor.À son arrivée à l'hôtel de ville, le maire Demers avait demandé une analyse du dossier, indiquant qu'il ne voulait pas donner son accord «à l'aveuglette».De plus, le maire Demers avait demandé une aide supplémentaire du gouvernement du Québec, arguant que les amphithéâtres de Québec et Trois-Rivières bénéficiaient d'un soutien représentant 50% de la facture finale.Dans le contexte d'austérité budgétaire, la revendication de M.Demers est restée lettre morte.Malgré tout, le chantier fera l'objet d'une annonce officielle à laquelle doit participer le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau.Réforme en santé Guerre de mots entre Barrette et son prédécesseur Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a vertement critiqué son prédécesseur, hier à Québec.Lactuel ministre a traité Réjean Hébert, et lui a reproché de ne rien avoir laissé en héritage.Dans une lettre ouverte publiée mardi, Réjean Hébert critique sévèrement la réforme de Gaétan Barrette, qu\u2019il accuse d\u2019utiliser une «approche rétrograde» qui n\u2019est appuyée par «aucune donnée scientifique».Le ministre Barrette a répliqué sèchement.«C\u2019est de la fumisterie totale.C\u2019est honteux qu\u2019un individu qui a déjà été en poste [comme ministre de la Santé], dise des choses comme ça et qu\u2019on en parle.» \u2014 Ariane Lacoursière, avec La Presse Canadienne https://www.facebook.com/lacordee?fref=ts LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 A 5 .ACTUALITÉS Les fausses rousses PIERRE FOGLIA CHRONIQUE Vous savez Kim, l'amie qui n'existait pas de mon collègue Patrick Lagacé?Eh bien, je n'ai rien compris.Ça m'arrive de plus en plus souvent: tout le monde comprend quelque chose, sauf les vieux des CHSLD, et moi qui vais bientôt les rejoindre.Donc, c'était une fille qui ne s'appelait pas Kim et qui, peut-être même, n'était pas une fille.Sa photo n'était pas la sienne, sa famille et son environnement n'étaient pas les siens non plus, elle est devenue l'amie virtuelle de Patrick (et de quelques autres), cela a duré des années, et un jour, Patrick s'est aperçu que Kim n'existait pas.Comment ça, elle n'existait pas ?Vous vous êtes écrit des dizaines de fois.Elle ne s'appelait pas Kim, mais elle existe.Elle n'est pas celle qu'elle disait, mais elle existe.Qu'y a-t-il de si incroyable à ne pas être celui qu'on dit?Est-ce si rarissime?N'est-ce pas le lot de tout le monde d'être un peu en représentation?Il y a une très belle toune de Philippe Léotard qui parle de ça, cela s'appelle Cinéma, cela dit quelque chose comme : « Si c'était pour moi seul je n'y aurais peut-être pas pensé/Je ne me serais pas souhaité autre si j'avais été le seul.» Cela ne vous est jamais arrivé de vous souhaiter autre pour être moins seul?Une fois, j'ai eu une fiancée qui s'appelait Berthe.C'était avant l'internet.Je veux dire qu'à cette époque, on se rencontrait pour vrai, c'était son vrai nom, j'ai vu son passeport et tout: Berthe Larocque.J'ai été reçu chez ses parents qui élevaient des alpagas dans le bout de Berthierville, tout était vrai chez cette fille-là, sauf son nez: elle s'était fait refaire un petit nez qui retroussait joliment, avant il était long et croche.Anyway, elle m'a quitté deux ans plus tard pour un joueur de tuba de l'Orchestre Métropolitain, un Luxembourgeois, un certain Conrad que j'ai croisé l'autre jour au marché Jean-Talon : Conrad! Vous êtes le Conrad de Berthe Larocque?Il n'était plus avec elle depuis longtemps, nous sommes allés manger une crème glacée à la confiture de mirabelles au Havre-aux-glaces en évoquant notre chère Berthe avec cet attendrissement particulier aux hommes qui aiment la crème glacée aux mirabelles.Vous vous souvenez comme elle aimait Proust?me dit-il.Ah non, je ne me souviens pas du tout.Avec moi, elle ne lisait que des livres de jardinage.Mais enfin, sa fameuse thèse sur Proust «the cookie crumbles» ?J'ai appris ainsi que, outre Proust, elle s'était découvert une passion pour le baseball (avec moi, elle détestait les sports), qu'elle avait adopté deux petits Tibétains (avec moi, elle haïssait les enfants) et, de loin le plus troublant, qu'elle s'était fait teindre en rousse.Ciel ! Avec moi, elle était naturellement rousse.Parlait-on bien de la même Berthe Larocque ?Berthe, si tu lis ces lignes, réponds-moi: qui es-tu?C'est une blague.Je veux juste savoir si tu te teignais.Allez-vous hurler si je pose qu'ayant menti une fois pour toutes, Kim s'est élevée au rang d'un personnage de roman, exactement comme une Emma Bovary ou une Anna Karénine ?Une fois qu'on a convenu qu'elles n'existent pas, elles deviennent plus vraies que toutes les fausses rousses, tous les joueurs de tuba, tous les Luxembourgeois, tous les éleveurs d'alpagas de Berthierville que l'on connaît.Je reviens à la chanson de Léotard (en l'arrangeant un peu).«Je ne parviens pas bien à éclairer mon ombre, à en souligner les contours, je voulais l'ourler, je n'ai fait que l'ourdir, me comprenez-vous?» C'est pas une question que je vous pose.Elle est dans la chanson.PÉPÈRE-LA-VIRGULE \u2014Courriel de M.Gaëtan Clément, peut-être correcteur, plus sûrement prof de grammaire, si cela existe encore.Dans votre chronique intitulée «Et la charte?», vous écrivez « je les eusse mangées » assumant que vous venez d'employer l'imparfait du subjonctif.Or cette forme verbale est un conditionnel passé, tout comme la forme « aurais mangées», d'ailleurs.« Aurais mangées » est au conditionnel passé première forme (la plus simple et la plus courante) ; « eusse mangées » est au conditionnel passé deuxième forme, plutôt inusitée (niveau littéraire).Il faut savoir que cette deuxième forme est la même que celle du subjonctif plus-que-parfait, employé pour marquer l'antériorité après un verbe qui requiert le subjonctif: « Il craignait que je les eusse mangées trop cuites.» À la réflexion, monsieur Gaëtan, je vous crois plutôt prof de poétique.LA LISTE \u2014 J'en ai reçu aussi trois par la poste, dans une enveloppe, avec un timbre dessus.Merci, mesdames Bolduc et Catafard, bonjour, M.André George, moi aussi, lalalèreu, j'ai lu Teilhard de Chardin, mais contrairement à vous, je me suis fait chier rare.Je le lisais juste parce que Rome exhortait les chrétiens à ne pas le lire.Anyway, je continue à dérouler vos listes, je m'installe sur la table de la cuisine comme pour dénoyauter des cerises, j'en prends une, puis une autre, puis une autre, ah, tiens, celle-là est pourrie (trois Coelho dans la même) ; ah, tiens, celle-ci vient de Giovanni, mon éditeur préféré (Liber), mais ce n'est pas une liste, c'est pour m'engueuler gentiment.Ben non, Giovanni, pas de Faulkner dans la mienne.Absalon, Absalon!, dites-vous?Promis.Et la toute dernière entrée, y a pas deux minutes, de mon ami Pierre de l'imprimerie Nap-art, j'étais sûr d'y trouver À propos de courage de Tim O'Brien.À relire absolument, je sais, mais là tout de suite, Pierre, je suis en train de lire Confiteor (Jaume Cabré), tu connais?Énorme.Pas seulement par le nombre de pages.Énorme et pas évident.Tu regardes pas le hockey en même temps, mettons.T'as fini le vélo ?Pas moi.J'y vais à l'instant.Outremont Le conseil refuse de refiler la «taxe Coderre» aux citoyens Les conseillères d\u2019Outremont ont fait front commun contre leur mairesse, hier soir, et voté pour un budget qui prévoit d\u2019aller puiser des fonds dans les surplus de l\u2019arrondissement afin de compenser pour la «taxe Coderre», qui les frappe de plein fouet.Des trois arrondissements montréalais le plus touchés par la réforme du financement décrétée par l\u2019administration du maire Denis Coderre, Outremont était le premier à se prononcer sur l\u2019adoption de son budget pour lannée 2015.Les arrondissements du Sud-Ouest et du Plateau-Mont-Royal doivent adopter le leur les 2 et 6 octobre, respectivement.Le budget adopté à Outremont prévoit l\u2019imposition de 48 000$ de taxes supplémentaires, un montant qui ne dépasse pas 2% de la valeur de l\u2019indexation.Le scénario ne plaît pas à la mairesse, Marie Cinq-Mars, qui avait plutôt proposé que les taxes soient augmentées afin que l\u2019arrondissement empoche 400 000$ supplémentaires.Mais puisque la majorité (trois conseillères sur un total de cinq élues) a voté contre cette proposition, Outremont devra se résoudre à prélever 398 051 $ dans ses surplus de gestion, qui totalisent 1 537 286$.La révision du financement des arrondissements impose à Outremont des compressions de 4 millions de dollars sur 10 ans.\u2014 Marie-Michèle Sioui SAISISSEZ LE BON MOMENT NOUS PAYONS VOTRE PREMIÈRE MENSUALITÉ1.JUSQU'À 3 000 $ DE RABAIS D'OCTOBRE SUR UNE NOUVELLE CADILLAC AUX PROPRIÉTAIRES ADMISSIBLES2.LA VOITURE DE L'ANNÉE 2014 SELON MOTOR TREND BERLINE COMPACTE ATS 2014 B.EE.1L.!.N.E CTS 2014 Traction intégrale en option Moteur turbo de 2,0 L et 272 ch en option Suspension magnétique en option Traction intégrale Moteur biturbo de 3,6 L et 420 ch en option Suspension magnétique en option BERL ! NE ATS 2014 LOUEZ À $3 /MOIS 2275$ DE COMPTANT PENDANT 3 6 MOIS À 0,9% PRIX À L'ACHAT DE 33645$ MODÈLE ATS 2014 COLLECTION HAUT DE GAMME ILLUSTRÉ BERL ! NE! NTERMÉD ! A ! RE CTS 2014 LOUEZ À 548 $3 /MOIS PENDANT 48 MOIS À 1,5% PRIX À L'ACHAT DE 49820$ 4995$ DE COMPTANT MODÈLE CTS 2014 COLLECTION DE BASE ILLUSTRÉ COMPREND LE TRANSPORT ET LA TAXE DE CLIMATISATION WM PR0GRAMME D\u2019ENTRETIEN DE 4 ANS/80 000 KM SANS FRAIS4 a \u2019-^-3 AVANTAGES DE LA PROTECTION CADILLAC V!S! TEZ VOTRE CONCESS ! ONNA ! RE CAD ! LLAC DÈSAUJOURD'HU!.\tcontactercadillac.ca BROSSARD CADILLAC\tCADILLAC\tCHALUT\tDESCHAMPS\tGRAVEL\tGRAVEL\tÎLE-PERROT\tLE RELAIS\tWEST ISLAND 2555,BOULEVARD MATTE\tDE LAVAL\tJOLIETTE\tSAINTE-JULIE\tDÉCARIE\tÎLE-DES-SŒURS\t2000,BOULEVARD\tMONTRÉAL\t3650, BOULEVARD SUITE 100\t2800, BOULEVARD\t250, BOULEVARD\t333, BOULEVARD\t6100, BOULEVARD\t1007, BOULEVARD\tDU TRAVERSIER\t9411, AVENUE\tDESSOURCES 450 619-6669\tCHOMEDEY\tANTONIO-BARRETTE\tARMAND-FRAPPIER\tDÉCARIE\tRENÉ-LÉVESQUE\t514 425-4567\tPAPINEAU\t514 683-6555 \t450 681-0028\t514 861-4859\t450 649-9333\t514 342-2222\t514 769-5353\t\t514 384-6380\t L'Association des concessionnaires Cadillac du Québec suggèreaux consommateursdelire ce quisuit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers et s'appliquant aux modèles 2014 neufs suivants: ATS 2,5 L à propulsion (6AB69/1SA) etCTS 2,0 LTI (6AF69/1SD).Lesmodèles illustrés peuvent comprendrecertaines caractéristiques offertes en optionàun coût additionnel.Transport (1700$) et taxe de climatisation (100 $, le cas échéant) inclus.Immatriculation, assurance, frais liés à l'inscription au RDPRM et taxes applicables en sus.1.Offreapplicableuniquement aux particuliers locataires admissibles au Canada ayant obtenu une approbation de créditdela FinancièreGM, qui ont conclu une entente de location avec la Financière GM etqui ont accepté la livraison, entre le 1er et le 31 octobre 2014, d'un véhicule Cadillac 2014 neuf admissible.La General Motors du Canada paiera lepremierversement mensuel de la location, ou les deux premiers versements de location aux deux semaines (y compris les taxes).Après le premier mois, le locataire devraeffectuertous lesversements prévus jusqu'à l'échéance du contrat de location.Cette offre n'est pas monnayable etne peut être combinée avec certaines autres offres incitatives portant sur lesvéhicules GM.Nul là où la loi l'interdit D'autres conditions et restrictions s'appliquent.Détails chezvotre concessionnaire.2.Offreen vigueur du 1er au 31 octobre 2014 seulement (la «durée du programme»).Les particuliers qui résident au Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d'un véhicule 1999 ou plus récent ayant été immatriculéetassuré au Canada àleur nom au cours des six (6) derniers mois consécutifs obtiendront un rabais de 1000$ applicable à la location, à l'achat ou au financement à l'achat de tout véhicule Cadillac 2013 ou 2014 neuf admissible livré pendant la durée du programme.Les particuliers qui résident au Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d'un véhicule Cadillac 1999 ou plus récent ayant été immatriculé et assuré au Canada à leur nom au cours des six (6) derniers mois consécutifs obtiendront un rabais de 1 000$ applicable à la location, à l'achat ou au financement à l'achat de tout véhicule Cadillac 2013 ou 2014 ou 2000 $ applicable à la location, à l'achat ou au financement à l'achat de tout véhicule Cadillac berline CTS 2014 livré pendant la durée du programme.Les particuliers qui résident au Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d'un véhicule de marque BMW, Mercedes Benz, Audi, Lexus, Acura, Infiniti, Lincoln, Jaguar, Porsche, Land Roverou Volvo 1999 ou plus récentayantété immatriculéetassuréau Canadaàleurnom au cours dessix (6) derniers mois consécutifs obtiendrontun rabais de 1500$ applicableà la location, à l'achatou au financement àl'achat de toutvéhicule Cadillac 2013 ou 2014 ou 3 000$ applicableà la location, à l'achatou au financementà l'achatdetoutvéhicule Cadillac berline CTS 2014 livrépendantla durée du programme.Lesp articuliers qui résident au Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d'un véhicule demarque Pontiac, Saturn, Saab, Hummer, Oldsmobile, Cobalt ou HHR 1999 ou plus récentayantété immatriculéetassuréau Canada àleur nom au cours des six (6) derniers mois consécutifs obtiendront un rabais de 2000$ applicableà la location, à l'achatou au financement àl'achat de toutvéhicule Cadillac 2013 ou 2014 admissible livré pendant la durée du programme.Limite d'un (1) seul rabais par véhicule admissible vendu.Cette offre est transférable àun membre de la famille immédiate habitant à la même adresse (preuve exigée).Cette offre n'est pas monnayable.Le rabais de 1 000 $, 1 500 $, 2 000 $ou 3 000$ comprend les taxes applicables, selon la province.Dans le cadredela transaction, leconcessionnairedemanderades preuves d'immatriculation ou d'assurance, lorsdessixderniersmois consécutifs, desvéhiculesdont le clientestpropriétaire depuis lessix derniers mois.Nul làoù la loi l'interdit D'autres conditionsetrestrictionss'appliquent.3.Location baséesurun prixà l'achatde33645 $ pourATS (incluantun rabaisàla livraison de 2500$etun rabaisàla location de 750$) etde49820$pourCTS (incluant un rabaisàlalivraison de 4000$etun rabaisàla location de1500$).Paiementsmensuels basés surune location de36moisàun tauxde0,90 % avecversementinitial de 2 275 $ pourATS ; basés surune location de48 moisàun taux de 1,50% avecversement initial de 4995$pour CTS.Surapprobation decréditde la Financière GM.Limite annuellede 20000 km; 0,20$parkilomètreexcédentaire.Certaines conditions s'appliquent.4.Garantie de 4 ans ou 80 000 km, selon la premièreéventualité.Consultez votreconcessionnaire pour plus de détails.Ces offres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec (excluant la région de Gatineau-Hull) etne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autreprogramme incitatif d'achat, à l'exception des programmes de La CarteGM, de prime pour étudiants etdeGM Mobilité.La GMCL se réserve le droitde modifier, deprolongerou de supprimer ces offres et ces programmes pour quelque raison que ce soit, en toutou en partie, àtout moment et sans préavis.Le concessionnairepeutvendre ou louer àun prix moindre.Une commande ou un échange entreconcessionnaires peut être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire,composez le 1 888446-2000 ou visitez cadillac.ca. A 6 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Le fourre-tout de l\u2019intimidation RIMA ELKOURI CHRONIQUE Alors que s'ouvre ce matin à Québec le forum sur la lutte contre l'intimidation, il semble que le mot n'ait jamais été autant galvaudé, qu'il soit de plus en plus utilisé pour désigner tout et n'importe quoi.La ministre responsable de la lutte contre l'intimidation, Francine Charbonneau, en parle elle-même comme d'un problème aux contours bien flous dont elle ne connaît pas la solution.« Je ne suis pas certaine que ça passera par une loi, a-t-elle déclaré au Journal de Montréal.J'aimerais par contre qu'on arrive à prendre conscience que de klaxonner une dame dans la rue parce qu'elle traverse trop lentement, ça ne se fait pas.» Ça ne se fait pas, on est bien d'accord.Mais on a l'impression, en écoutant la ministre, que l'on ne sait plus très bien de quoi on parle quand vient le temps de causer d'intimidation.Mettre dans le même fourre-tout appelé « intimidation » un klaxon impoli et les agressions que subissent certains enfants à l'école ne revient-il pas à banaliser ce qu'ils vivent?On peut trouver paradoxal que Gaétan Barrette se pose en porte-étendard de la lutte contre l'intimidation.À sa place, j'hésiterais à lancer la fondation Gaétan Barrette contre l'intimidation.Les commentaires disgracieux et agressifs dont le ministre de la Santé a fait l'objet doivent être condamnés, certes.On devrait s'attaquer aux idées des gens, jamais à leur apparence physique ou à leur différence.Ça vaut pour les ministres comme pour les citoyens, pour les hommes comme pour les femmes.Mais toute insulte n'est pas forcément de l'intimidation.L'intimidation consiste à faire peur à quelqu'un en imposant sa force ou son autorité, souvent par du harcèlement et des menaces.Est-ce bien de cela qu'il s'agit ici?Ou d'une tentative de récupération d'un combat à la mode?Le forum d'aujourd'hui sur la lutte contre l'intimidation avait été promis par le Parti libéral en campagne électorale.Chose promise, chose due, donc.Personne n'est contre la vertu.Le sujet est sérieux si on veut bien l'aborder sérieusement.Mais est-ce le cas ?On sait aujourd'hui que ce que l'on considérait autrefois comme de simples «chicanes» de cour d'école peut avoir des effets dévastateurs.On sait que les enfants et les adolescents victimes d'un harcèlement constant risquent plus que les autres de souffrir de dépression, de perte d'estime de soi et de stress post-traumatique.L'ennui, c'est que même si on sait tout cela, il semble que l'on reste trop souvent en surface du problème, en misant sur la sensibilisation plutôt que sur la prévention.Adoptée en juin 2012, la loi 56, qui vise à prévenir et combattre l'intimidation et la violence à l'école, proposait de dépasser le stade de la sensibilisation pour enfin agir.Mais là encore, il semble que l'on ait oublié qu'il faut plus que de beaux discours pour réellement faire de la prévention.Il faut des ressources.La prévention de la violence est un travail à long terme.Il n'y a pas de solutions magiques.Il faut travailler sur les habiletés sociales.Repérer les comportements antisociaux, les comprendre, les désamorcer.Cela prend du temps.Cela prend des moyens.De façon bien ironique, ceux qui sont le mieux placés dans les écoles pour intervenir en prévention de la violence (travailleurs sociaux, éducateurs spécialisés, psychoéducateurs.) ont les statuts les plus précaires du système d'enseignement.Et ceux qui ont les assises les plus solides sont les autorités policières, qui misent sur la dénonciation, la surveillance et la punition.Comme si on croyait pouvoir ainsi guérir ce que l'on a omis de prévenir.Ainsi est-on passé d'un extrême à l'autre.Autrefois, l'intimidation était vue comme le résultat de simples disputes de cour d'école qui provoquaient un haussement d'épaules.Aujourd'hui, c'est criminel.Mais se pourrait-il qu'il y ait quelque chose entre les deux?Se pourrait-il qu'en cours de route, on ait manqué quelques occasions de comprendre et de désamorcer des comportements inadéquats?Se pourrait-il que l'on ait négligé aussi le rôle fondamental des parents dans ce travail à long terme?Au-delà des exercices de consultation qui donnent bonne conscience, un travail de fond s'impose.Malheureusement, dans un contexte d'austérité imposée, on voit mal comment un plan contre l'intimidation qui ne prévoit aucune ressource sur le terrain pourrait tenir ses promesses.De façon bien ironique, ceux qui sont le mieux placés dans les écoles pour intervenir en prévention de la violence (travailleurs sociaux, éducateurs spécialisés, psychoéducateurs.) ont les statuts les plus précaires du système d\u2019enseignement.La lutte contre l\u2019intimidation victime des compressions DAPHNÉE DION-VIENS LE SOLEIL QUÉBEC \u2014 La lutte contre l'intimidation et la violence à l'école est elle aussi victime des compressions dans le réseau de l'éducation.Des commissions scolaires ont réduit le budget qui y était consacré, alors que s'ouvre ce matin un grand forum sur ce sujet présidé par le premier ministre Couillard.À la commission scolaire des Découvreurs, à Québec, la totalité du budget consacré à la prévention et à la lutte contre l'intimidation et la violence à l'école a été abolie cette année.Or, en 2013-2014, 47 000$ y étaient consacrés.Les sommes consacrées à la prévention de l'intimidation ont aussi été réduites dans d'autres commissions scolaires, selon une recension effectuée par Le Soleil.Dans la région de Montréal, les commissions scolaires Marguerite-Bourgeoys et des Affluents ont réduit respectivement ce budget de 25 et de 20%.« Ça fait partie des choix déchirants qu'on a dû faire à cause des compressions», affirme Lorraine Normand-Charbonneau, présidente de la Fédération des directions d'établissement d'enseignement, qui estime que le discours gouvernemental est pour le moins « paradoxal».« On fait un grand forum à Québec où on parle de l'importance de lutter contre l'intimidation et la violence, mais d'un autre côté, on fait des compressions.Ça n'a pas d'allure d'être obligé de faire des coupes comme celles-là», dit-elle.Même son de cloche de la part de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).« C'est tout à fait déplorable, surtout à la veille d'un grand forum annoncé en grande pompe par le gouvernement », affirme sa présidente, Louise Chabot.Ce matin, à Québec, environ 200 personnes seront réunies à l'occasion du Forum sur la lutte contre l'intimidation, qui découle d'un engagement pris en campagne électorale par le Parti libéral.in\u2014 s ;ii Ajoutez du lustre à votre cuisine Bosch.BOSCH Des technologies pour la vie sur un lave-vaisselle Bosch admissible.Remise instantanée pouvant atteindre 400 $* 38 dBA * Nos lave-vaisselle puissants et efficaces sont les plus silencieux de leur catégorie et ils sont reconnus pour leur ingénierie allemande audacieuse ainsi que pour leur design européen.Grâce à la cuisine 2014 de Bosch, vous pouvez désormais profiter de la même perfection et de la même innovation dans l\u2019ensemble de votre cuisine.Bien sûr, votre cuisine serait incomplète sans un lave-vaisselle légendaire de Bosch.Produits admissibles et montant de remise maximal POIGNÉE EN RETRAIT/AFFLEURANTE\t\tPOIGNÉE SAILLANTE/PANNEAU PERSONNALISÉ\t Série 300\t200$\tSérie 300\t250 $ Série 500\t150$\tSérie 500\t200 $ Série 800\t300$\tSérie 800\t350 $ Série 800 Plus\t350$\tSérie 800 Plus\t400 $ Série Benchmark™\t350$\tSérie Benchmark™\t400 $ Lave-vaisselle de 18 po\t200 $\tLave-vaisselle de 18 po\t200 $ *Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre offre Bosch.Offre en vigueur seulement chez les détaillants autorisés participants.Veuillez vous adresser au détaillant pour en savoir plus.Offre uniquement valable au moment de l\u2019achat.Les prix montrés comprennent les remises applicables.Les modèles ne sont pas tous offerts chez tous les détaillants.Offre en vigueur seulement au Canada.Offre valide du 11 septembre au 26 novembre 2014.14BCAN019-24-113249-13 Green I Technology insltlo O CO T O CM \t \t Pour obtenir plus de détails et la liste complète des détaillants, adressez-vous à un représentant Bosch ou visitez le www.bosch-home.ca.Corbeil Électroménagers Germain Larivière 30 succursales\tBrossard ¦ Laval ¦ Saint-Hyacinthe JC Perreault\tMaison Éthier Meubles Denis Riel Les Spécialistes Joliette ¦ Kirkland ¦ Saint-Hubert Saint-Basile-le-Grand\tFarnham\t7 succursales Saint-Roch-de-l\u2019Achigan ¦ Laval Saint-Jean-sur-Richelieu Saint-Jean-sur-Richelieu http://tago.ca/6EN LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 A 7 .ACTUALITÉS LUTTE CONTRE L'INTIMIDATION Toujours pas d\u2019entente sur un plan d\u2019intervention EXCLUSIF HUGO PILON-LAROSE Plus de deux ans après l'adoption par Québec d'une loi visant à combattre l'intimidation dans les écoles, les commissions scolaires de Montréal et le corps policier n'ont toujours pas conclu d'entente établissant un plan d'intervention, et ce, même si la loi l'exige.Le projet de loi 56 adopté par l'Assemblée nationale en juin 2012 prévoit pourtant « qu'une commission scolaire et l'autorité de qui relève chacun des corps de police desservant son territoire doivent conclure une entente concernant les modalités d'intervention des [policiers] en cas d'urgence, ainsi que lorsqu'un acte d'intimidation ou de violence leur est signalé ».Selon nos informations, les négociations seraient interrompues depuis janvier dernier, après que l'ancienne ministre péquiste de l'Éducation, Marie Malavoy, eut signifié qu'elle établirait par règlement les éléments essentiels de ces ententes.Ce règlement devrait être adopté cet automne, dit-on au Ministère, puis les commissions scolaires auraient 12 mois pour parvenir à une entente.« Terminons ce que la loi 56 nous demande de faire.Si on dit aux jeunes de dénoncer, soyons des modèles positifs et agissons en conséquence.» \u2014 Jasmin Roy, président de la fondation Jasmin Roy, qui lutte contre l\u2019intimidation À la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), on explique qu'un protocole d'intervention sur l'intimidation a été conclu au tournant des années 2000 avec le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Toutefois, la mise à jour qu'exige la loi 56 n'a toujours pas été signée.Selon le responsable des communications Jean-Michel Nahas, une nouvelle rencontre à ce sujet est prévue en octobre.Du côté de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), le responsable des relations de presse nous a invités à interroger le service de police.«Puisque c'est le SPVM qui prépare ce dossier, nous préférons vous recommander à eux», a indiqué Alain Perron.«Il faut prendre nos responsabilités» Cette situation déçoit l'acteur et animateur Jasmin Roy, qui préside la fondation du même nom visant à lutter contre la discrimination, l'intimidation et la violence dans les écoles du Québec.« Nous sommes tous responsables.Si, en tant qu'adultes, nous ne prenons pas nos obligations au sérieux, nous sommes aussi responsables qu'une personne qui voit un enfant se faire intimider et qui ne fait rien, a-t-il affirmé en entrevue avec La Presse.Terminons ce que la loi 56 nous demande de faire.Si on dit aux jeunes de dénoncer, soyons des modèles positifs et agissons en conséquence.» Des centaines d'intervenants et d'organismes impliqués dans la lutte contre la violence à l'école sont réunis aujourd'hui à Québec dans le cadre d'un Forum sur l'intimidation présidé par la ministre de la Famille Francine Charbonneau.Selon M.Roy, plusieurs progrès ont été effectués depuis l'adoption en 2012 de la loi 56 contre l'intimidation à l'école.Or la formation sur ce sujet qui est destinée aux enseignants est toujours insuffisante, a-t-il affirmé.«Plus de 80 % des enseignants n'ont pas reçu de formation adéquate pour traiter de l'enjeu de l'intimidation, et très peu ont suivi des cours en formation continue.Quand c'est le cas, on parle d'une séance d'environ trois heures.Dans le plan d'action qui sera élaboré après le Forum, le gouvernement doit s'attaquer en priorité à cette question», a-t-il expliqué.Lors du Forum, la ministre Francine Charbonneau a promis de faire table rase du passé et d'écouter l'ensemble des partenaires.Même la définition de l'intimidation, pourtant inscrite dans la loi 56 adoptée il y a deux ans sous un autre gouvernement libéral, pourrait être revue.À son cabinet politique, on explique que toutes les options sont sur la table et que l'action gouvernementale sera guidée par les réflexions du milieu.Pour finir, la loi 56 pourrait-elle être revue de fond en comble ?« Je ne confirme pas et je n'infirme pas.Nous serons attentifs aux commentaires et aux échanges, et à partir de là, nous déciderons d'un plan d'action», a brièvement répondu Lindsay Jacques-Dubé, attachée de presse de la ministre de la Famille.JUSQU\u2019A 1500 $AUX PROPRIETAIRES ADMISSIBLES SONIC LS BERLINE AUX DEUX semainesÀ LOUEZÀ PENDANT VERSEMENT INITIAL DE 0 $.COMPREND 750 $ DE RABAIS D\u2019OCTOBRE2.13348 PRIX A L\u2019ACHAT DE « MEILLEUR ACHAT » DE CONSUMERS DIGEST MOTEURTURBO DE 1,4LEN OPTION BOÎTE MANUELLE 5 VITESSES DE SÉRIE FREINS ABS, SYSTÈME STABILITRAKMD ET ANTIPATINAGE 6SACSGONFLABLES VERROUILLAGEDES PORTIÈRES ÀRÉGLAGE ÉLECTRIQUE COMMANDES DU SYSTÈME SONORE ET DU TÉLÉPHONE AU VOLANT BLUETOOTH™ DE SÉRIE WWSWÉB I- - jaWS CRUZELS AUXDEUX semainesA LOUEZA PENDANT VERSEMENT INITIAL DE 0$ COMPREND 750 $ DE RABAIS D\u2019OCTOBRE2.15443 PRIXALACHATDE MOTEUR ECOTECMD 4-CYL.DE 1,8 L DÉVELOPPANT 138 CH BOÎTE MANUELLE 6VITESSES FREINS ABS, SYSTÈME STABILITRAK™ ETANTIPATINAGE ROUES DE 16 PO 10 SACS GONFLABLES - LA PLUS SÉCURITAIRE DE SA CATÉGORIE4 GLACES ETVERROUILLAGE DES PORTIÈRES À RÉGLAGE ÉLECTRIQUE ; TÉLÉDÉVERROUILLAGE RADIO SATELLITE SIRIUSXMMC ONSTARMD AVEC SERVICE D\u2019ORIENTATION PAS À PAS ET APPLICATION TÉLÉ-ACCÈSMC TOUS LES MODELES 2014 SONT COUVERTS PAR LA PROTECTION CHEVROLET5: i ANS OU 40 000 KM VIDANGES D\u2019HUILE GRATUITES / \u2019 ANS OU 160 000 KM-GARANTIE LIMITEE DU GROUPE MOTOPROPULSEUR ' ANS OU 60 000 KM ASSISTANCE ROUTIÈRE L\u2019Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère auxconsommateursde lire ce qui suit.Offres d\u2019une durée limitée, réservées aux particuliers ets\u2019appliquantaux modèles 2014 neufs suivants:Sonic(1JU69/1SA)et Cruze (1PJ69/1SA).Les modèles illustrés peuvent comprendre certaines caractéristiques offertes en option àun coût additionnel.Transport (1 550$ pourSonic et 1 600$ pourCruze) ettaxe de climatisation (100$, le cas échéant) inclus.1.Offre applicable aux particuliers locataires admissibles au Canada qui ont obtenu une approbation de crédit de la Financière GM, qui ont conclu une entente de location avec la Financière GM et qui ont accepté la livraison, entre le 1er octobre 2014 et le 2 janvier 2015, d\u2019un modèle Chevrolet Sonic ou Cruze 2014 neuf admissible.La General Motors du Canada paiera un versement de location mensuel ou deux versements de location aux deux semaines comme le prévoit le contrat de location (y compris les taxes et toute somme applicable, ajustée au prorata, normalement payableàla livraison du véhiculede location, comme le prévoit le contrat de location).Après le premiermois, le locataire devraeffectuertous lesversements prévusjusqu\u2019à l\u2019échéancedu contratde location.Frais d\u2019inscription au RDPRM non exigés.Assurance, immatriculation ettaxesapplicables non comprises.D\u2019autresconditions et restrictions s\u2019appliquent.GMse réserve le droitde modifiercette offre ou d\u2019y mettrefinàtout moment etsans préavis.Détails chez votreconcessionnaire.2.Offre envigueurdu 1er au 31 octobre 2014 seulement(la «duréedu programme»).Les particuliers qui résident au Canadaetquisont propriétaires ou actuellement locatairesd\u2019unvéhicule1999 ou plus récent ayantété immatriculé et assuré au Canada à leurnom au cours des six (6) derniers mois consécutifs obtiendrontun rabais de 750 $ applicable à la location, à l\u2019achat ou aufinancement à l\u2019achat d\u2019unvéhicule neufChevrolet, Buick ou GMC 2013ou 2014 admissible livré pendant la durée du programme.Les particuliers qui résident au Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d\u2019un véhicule Pontiac, Saturn, Saab, Hummer, Oldsmobile, Cobalt ou HHR1999 ou plus récent ayant été immatriculé et assuréau Canada àleur nom au cours des six (6) derniers mois consécutifs obtiendront un rabais de 1 500$ applicable à la location, à l\u2019achat ou au financement à l\u2019achat d\u2019un véhicule neuf Chevrolet, Buick ou GMC 2013 ou 2014 admissible livré pendant la durée du programme.Limite d\u2019un (1) seul rabais par véhicule admissible vendu.Cette offre est transférable à un membre de la famille immédiate habitant à la même adresse (preuve exigée).Cette offre n\u2019est pas monnayable.Le rabais de 750$ ou 1 500$ comprend les taxes applicables (TPS, TVH, TVQ ou TVP), selon la province.Dans le cadre de la transaction, le concessionnaire demandera des preuves d\u2019immatriculation ou d\u2019assurance, lors des six derniers mois consécutifs, des véhicules dont le client est propriétaire depuis les six derniers mois.Nul là où la loi l\u2019interdit.D\u2019autres conditions et restrictions s\u2019appliquent.3.Location selon un prixà l\u2019achat de 13 348 $pourSonic (incluant 750 $de rabais d\u2019octobre pour les propriétaires admissibles, 750 $de rabais à la livraison et 750$ de rabais à la location) et de 15 443$ pour Cruze (incluant 750$ de rabais d\u2019octobre pour les propriétaires admissibles et 1 500$ de rabais à la livraison).Paiements aux deux semaines pendant 48 mois à un taux de 0% avec un versement initial de 0$.Sur approbation de crédit de la Financière GM.Limite annuelle de 20 000 km; 0,16$ par kilomètre excédentaire.Certaines conditions s\u2019appliquent.4.Selon les données 2013 de WardsAuto.com pour la catégorie des compactes (à l\u2019exception des modèles hybrides et diesels) et les renseignements les plus récents sur la concurrence disponibles au momentde la publication.5.Selon la premièreéventualité.Limitedequatre(4) services de vidange d\u2019huile, de lubrification et dechangementdefiltreACDelco au total.Le plein de fluides, les inspections, la rotation des pneus, le réglage de la géométrie et l\u2019équilibrage de roue, entre autres, ne sont pas couverts par la garantie.D\u2019autres conditions et restrictions s\u2019appliquent.Détails chez votre concessionnaire.Ces offres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec (excluant la région de Gatineau-Hull) et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d\u2019achat, à l\u2019exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants et de GM Mobilité.La GMCLse réserve le droitde modifier, de prolonger ou de supprimer ces offres et ces programmes pour quelque raison que ce soit, en tout ou en partie, àtout moment etsans préavis.Le concessionnaire peut vendreou louer àun prix moindre.Une commande ou un échange entreconcessionnaires peut être requis.Pourde plusamplesrenseignements, passezchezvotre concessionnaire, composezle 1800 463-7483 ouvisitez gm.ca.PAIEMENT LE PREMIER MOIS L\u2019EVENEMENT DE LOCATION VERSEMENTINITIAL PARTEZ SANS PAYER DU A LA LIVRAISON RABAIS D\u2019OCTOBRE DEPOT DE GARANTIE WA ¦ lv7- Jè .Modèle ^portes' LTZ illustré.Comprend le transport.Modèle LTZ illustré.Comprend le transport.JUSQU\u2019À ÉPUISEMENTDES STOCKS, CHEVROLET contacterchevrolet.ca \ti\t«\ts\tPI\tf\tRM\tÆ \t¦\tMB\t=\t\u2014 ,\tÉ.'l\t\t \t\tUinr\tJfu _ \t\tiilttj\t \tl ii- i fi\tnias\t A 8 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS LE GRAND DÉBRANCHEMENT JOUR 9 Les frontières de mes vies PATRICK LAGACÉ CHRONIQUE Lundi, j'ai écrit une note dans l'agenda scolaire de mon fils: « Zak n'a pas pu faire sa recherche sur les bélugas: pour une expérience au travail, je n'ai pas internet à la maison.» Père débranché, père indigne?Ça va, ne répondez pas.Mes aventures loin du téléphone intelligent et des merveilles d'internet se poursuivent.J'ai cessé de tâter machinalement ma poche arrière à la recherche de mon iPhone.Mes mains ont compris que l'iPhone est indisponible.Mais j'ouvre encore machinalement le fureteur de mon MacBook en tapant la lettre « t », pour ouvrir Twitter: « Impossible de se connecter à internet », m'avertit alors Google Chrome, sous un dinosaure mal pixélisé semblant sortir d'un jeu Atari de 1985.J'en suis donc au 9e jour de ce débranchement.Je me fais souvent accoster en public par des lecteurs amusés par ce débranchement.Parfois, des comiques essaient de relativiser le calvaire de mon sevrage numérique.Une dame: «Ah, ah, ça fait juste une semaine, y a rien là.- \"Juste\" une semaine, Madame?Donnez-moi donc votre téléphone, tout de suite, je vous le remets dans une semaine.» Elle pogna son air, écrirait Alexandre Jardin.Un Monsieur, dans l'ascenseur: « Avant, on s'arrangeait sans ces affaires-là.- Mauvais argument, Monsieur.\"Avant\", tout le monde s'arrangeait sans ces \"affaires-là\".Là, le monde tourne pas mal autour de ça.» Désolé si, des fois, mon ras-le-bol occasionnel per-cole à la surface de mon humeur.Tenez, mardi, j'ai failli céder et me rebrancher, excédé d'être sans ressources modernes dans une matinée où je devais embrayer au plus vite pour un tas de raisons.Tanné de ne pas avoir mes contacts dans un téléphone vétuste, d'être pris dans le trafic sans pouvoir répondre à un seul appel (je n'ai pas trouvé de casque d'écoute adapté à mon Tyrannophone, qui n'est pas reconnu par mon Bluetooth).Phoque that, ai-je pensé, où est la boutique Telus.J'ai résisté.Au bureau, je me fais niai-ser sans vergogne par les travailleurs de l'information de mon îlot.J'ai demandé lundi à Boisvert de me faire une petite recherche sur Google, un détail pour une chronique, mais il m'a répondu que j'étais comme un juif orthodoxe qui demande à son voisin de venir lever le chauffage à sa place, le jour du Sabbat.Et il a refusé.Le sale.OK, Yves, si ce détail capital - non vérifié - vaut à La Presse une poursuite-monstre, poursuite qui nous ruine et force la mise à pied de centaines de personnes, tu repenseras à ton juif orthodoxe quand tu écriras des portraits inspirants de juges pour le Journal du Barreau.«Suis-je cyberdépendant?- Je ne peux pas répondre à ça, je ne vous connais pas, nous ne sommes pas dans un contexte de thérapie.» Marie-Anne Sergerie est psychologue, spécialisée en cyberdépendance.Mardi, elle n'a voulu ni me rassurer ni m'inquiéter quand je lui parlais de ma relation avec cet iPhone castré et mon exil des interwebs.Justement parce qu'une psychologue n'analyse pas quelqu'un sur le coin de la table.Mais en journaliste rusé, j'ai quand même réussi à lui faire dire que la cyberdépendance - quoique le terme et ses manifestations soient encore l'objet de débats dans la communauté scientifique -s'accompagne généralement de problèmes connexes, comme un malaise avec l'ennui, le vide, la solitude.Ce n'est pas mon cas.Et sauf d'innombrables vexations ponctuelles, par exemple quand je veux appeler quelqu'un du restaurant mais que mes contacts sont dans mon MacBook qui, lui, est à La Presse, je n'ai pas de symptômes de manque.« Pourquoi tu gardes le téléphone cellulaire ?», m'a demandé Marie-Anne Sergerie.J'ai fait des gros yeux.Larguer le cell?Ça va pas, non ?« Mais en le gardant, tu n'explores pas certaines zones intéressantes, m'a-t-elle répliqué.La technologie mobile a créé des attentes de réponses immédiates.Tu vas devoir explorer la question des frontières à établir.» Mon cell a sonné.J'ai répondu.Là, c'est la psy qui a fait les gros yeux.Elle ne comprenait pas que je réponde, alors que nous étions en entrevue.Je lui ai dit que ma boîte vocale était pleine.Que je ne reconnaissais pas le numéro entrant.Que j'aurais simplement remis à plus tard le trouble de répondre, aussi bien le faire tout de suite.« Oui, oui, je te rappelle», ai-je dit à ma correspondante.Plus tard, j'ai oublié de la rappeler, évidemment.Des frontières.Belle idée, Marie-Anne.Car si cette expérience de débranchement m'enseigne quelque chose, c'est que les frontières de nos vies s'estompent, grâce - ou à cause -de nos outils numériques, à cause du tout-au-mobile.La frontière entre le boulot et la maison.Celle entre le personnel et le professionnel.Entre moi et le journaliste.Entre la pudeur et l'impudeur.Entre le voyeurisme et la documentation.Entre le temps de loisir et la perte de temps.On peut être « ici » et «là», simultanément.Être quelqu'un, et personne, dans la même séquence de mouvements du pouce.Tout cela est pêle-mêle, peut-être inextricable.Peut-être sommes-nous passés dans une ère où nos multiples vies s'entrecroisent dans notre téléphone intelligent, seul « être » à savoir qui nous sommes vraiment, et quand, et où.Marie-Anne Sergerie m'a parlé de la Fear of Missing Out - la Peur de manquer quelque chose -, syndrome répandu de la vie moderne, où nos écrans sont autant de fenêtres sur ce qui se passe ailleurs.« La FOMO, ce doit être plus important, chez toi.C'est un défi, il va falloir voir à mettre des frontières.Ça appelle des questions.» + 1, ai-je failli répondre.Mais je me suis rappelé que nous n'étions pas sur Twitter.J'ai néanmoins quelques idées de postes-frontières à établir, aux frontières de mes vies.Je pourrais modifier ceci; abolir cela.On verra si ça survit au réel, au retour au réel postdébranchement.Je commence à avoir hâte, quand même.Entre-temps, si quelqu'un a une vieille Encyclopedia Britannica, j'emprunterais bien la section « b», pour me renseigner sur un certain cétacé du Saint-Laurent menacé par la pollution.«Avant, on s\u2019arrangeait sans ces affaires-là.- Mauvais argument, Monsieur.«Avant», tout le monde s\u2019arrangeait sans ces \u201daffaires-là\u201d.Là, le monde tourne pas mal autour de ça.» Dites à l\u2019intimi Pour que tous les jeunes aient le droit de vivre, d\u2019étudier et de jouer dans un milieu sain et sécuritaire libre de toute violence, d\u2019intimidation, de harcèlement ou de discrimination.Jasmin Roy et Émilie Bierre participent aujourd\u2019hui au forum sur la lutte à l\u2019intimidation.Aidez la Fondation Jasmin Roy à outiller, former et supporter les écoles.Pour faire un don : fondationjasminroy.com FONDATION Jasmin Roy L\u2019intimidation, ça s\u2019arrête d\u2019abord à l\u2019école. V OASIS MARATHON & l/2 o 28 SEPT.2014 ca .competitor.com * OASIS *BROOKS: sports experts?Montréal _\t\u201e\tTOURISME Québec h h\tMontréal Atransamerica* tel-jewæs TOS ¦ CAMIONS artisan de nature LA PRESSE GARMIN.LEUKEMIA& TEAM IN I LYMPHOMA 1 1 Vl IIX SOCIETY* TRAINING* #RnRMTL H #00 A10 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 MAISON CORBEIL mmmmmmmmmmmmmmmmmmmiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimmmmmmimmmmmmmmmmmmmmmmmmi ACTUALITÉS f I | i .\\ III n ( t / /1 /ni/ 11111 _ ilu_ AV \\n iitiii, \\ /1 M I 1 .UNE CARTE-CADEAU DE A GAGNER : U UNE TABLETTE ANDROID OU iPAD* \\ \\ \\j / V EN COLLABORATION AVEC PRESSE f VENEZ PARTICIPER AU CONCOURS CE WEEK-END! LES 4 ET 5 OCTOBRE, RENDEZ-VOUS À L\u2019ESPACE LAPRESSE+, DE 10H À 17h DANS L\u2019UN DES TROIS MAGASINS SUIVANTS : MONTRÉAL 1215, boul.Crémazie O.514 382-1443 \\ j / LAVAL 2323, aut.des Laurentides sortie boul.Le Carrefour 450 682-3022 BROSSARD 8480, boul.Leduc Quartier DIX30MC, espace 10 450 443-4143 ¦ RÈGLEMENT DISPONIBLE À LA PRESSE.LA VALEUR TOTALE APPROXIMATIVE DES PRIX EST DE 15 520 $.IL Y AURA UN TIRAGE AU SORT LE LUNDI 6 OCTOBRE À 10 H AUX BUREAUX DE LA PRESSE.LA PARTICIPATION AU CONCOURS EST POSSIBLE LORSQUE L\u2019ÉQUIPE DE LA PRESSE+ EST SUR PLACE AUX HEURES INDIQUÉES CI-DESSUS.ANDROID EST UNE MARQUE DÉPOSÉE DE GOOGLE INC.IPAD EST UNE MARQUE DE COMMERCE D\u2019APPLE INC., DÉPOSÉE AUX ÉTATS-UNIS ET DANS D\u2019AUTRES PAYS.8< MAISON CORBEIli\\ 7»h» 11 mi mn NOUS PAYONS L\u2019EQUIVALENT DE LA TPS! PRESENTEZ CE COUPON* ET MAISON CORBEIL PAIERA L\u2019ÉQUIVALENT DE LA TPS SUR VOS ACHATS EFFECTUÉS SAMEDI 4 OCTOBRE ET DIMANCHE 5 OCTOBRE, DE 10 H À 17 H.Ill Il 111 , //.m pi mu m mi!'i '!!!'.M'.! \\t 1111 \\UH .M Mit! II\tI i III I I tin I ! I m ni ii i m m 111 ii/ * À L\u2019UN DES TROIS MAGASINS MAISON CORBEIL PARTICIPANTS (MONTRÉAL, LAVAL, DIX30).PROMOTION NON-CUMULABLE, SUR PRIX AFFICHÉS SEULEMENT LE COUPON N\u2019EST PAS VALIDE AU MAGASIN ENTREPÔT DE LAVAL (2750 AVENUE FANCIS-HUGHES).Jugement d\u2019un tribunai suisse Ben Aïssa devra rembourser des millions à SNC-Lavalin VINCENT LAROUCHE Dans la foulée des scandales de malversations qui l'ont éclaboussée ces dernières années, SNC-Lavalin aura été plus prompte à chercher à se faire rembourser qu'à rembourser les contribuables québécois.Un tribunal suisse a accordé à la firme de génie-conseil le statut de victime, hier, lors de la condamnation pour corruption de l'un de ses anciens dirigeants, Riadh Ben Aïssa.La cour accorde ainsi à l'entreprise le versement de plusieurs millions de dollars saisis à M.Ben Aïssa.L'ex-vice-président de SNC-Lavalin avait déjà annoncé qu'il plaidait coupable à une série d'accusations liées à des activités de corruption sous l'ancien régime libyen de Mouammar Kadhafi, mais ce n'est qu'hier que le tribunal pénal fédéral suisse a ratifié son plaidoyer.Le jugement a été lu par le magistrat et aucune copie écrite n'était disponible, hier.Mais selon Radio-Canada, qui avait un représentant sur place, l'accusé a écopé de trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis.Comme M.Ben Aïssa a déjà passé plus de deux ans en détention préventive, il aurait pu être libéré dès maintenant.Il reste toutefois derrière les barreaux, puisque le Canada a demandé son extradition vers Montréal, où il fait face à des accusations criminelles dans l'affaire du truquage de l'appel d'offres du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).16 millions en dédommagement Toujours selon Radio-Canada, la justice suisse a saisi les comptes bancaires helvétiques de M.Ben Aïssa ainsi que son appartement à Paris.Le magistrat a ordonné que SNC-Lavalin, à titre de victime des activités de M.Ben Aïssa, reçoive 14 millions de dollars provenant de la confiscation de ces biens, ainsi que 2 millions tirés du compte en banque de son épouse.Rappelons que la firme avait dénoncé son ancien haut dirigeant aux autorités lorsqu'elle avait constaté qu'il aurait participé à l'utilisation de plus de 50 millions pour des versements non conformes à des « agents » chargés de l'aider à gagner des contrats publics en différents endroits du monde.« SNC-Lavalin est satisfaite d'avoir été reconnue partie lésée dans le cadre de la procédure suisse et d'avoir, en conséquence, récupéré certaines sommes d'argent », s'est réjouie la firme dans un communiqué publié hier.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Riadh Ben Aïssa, ancien dirigeant de SNC-Lavalin Pas de date pour le projet de loi Au Québec, la firme a été montrée du doigt non seulement dans le scandale du CUSM, mais aussi dans le stratagème de collusion exposé à la commission Charbonneau, qui aurait permis aux firmes de génie de gonfler les prix des contrats publics.La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, travaille toujours à l'élaboration d'un projet de loi qui forcerait les sociétés impliquées à rembourser les montants versés en trop par les organismes publics.Elle n'a pas donné de date précise pour son dépôt.« L'objectif est de le déposer cet automne », a confirmé son attachée de presse, Jolyane Pronovost.Chez SNC-Lavalin, la direction assure ne pas avoir l'intention de se défiler, lorsque le gouvernement aura finalement arrêté les modalités du remboursement.« Nous avons déjà déclaré notre engagement à faire notre part pour conclure avec le gouvernement du Québec un règlement global, final et équitable qui nous permettrait d'aller de l'avant avec le Québec et de mettre ces allégations derrière nous », a déclaré à La Presse Michael Kuhn, directeur des communications mondiales de l'entreprise.Procès Tartamella L accusé était « paniqué » à l\u2019idée de perdre ses enfants PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Vita Fontana, la mère de François Tartamella (au centre), est venue témoigner pour la défense.I Cj François Tartameiia était « paniqué » à i\u2019idée de perdre ia garde de ses enfants, seion sa mère, Vita Fontana.« Ii avait peur de perdre ses enfants.C\u2019est ie même propos qui revenait tout ie temps », a dit sa mère, qui a témoigné pour ia défense de François Tartameiia, accusé des meurtres non prémédités de son ex-conjointe Emmanueiie Phaneuf et de ia fiiie de cette dernière, Laurie, 13 ans, ie 4 novembre 2011.Environ une semaine avant ie drame, François Tartameiia est arrivé chez sa mère « en panique » en iui disant qu\u2019Emmanueiie vouiait ia garde de ieurs deux fiis, respectivement âgés de 1 et 3 ans.Emmanueiie aurait dit à François Tartameiia qu\u2019ii ne vaiait « pas mieux que son père », qui s\u2019est suicidé en 1998.Le jury a aussi entendu ie témoignage de Michei Parisien, un psychoiogue qui a rencontré François Tartameiia à quatre reprises de 2012 à 2014 et qui iui a fait passer des tests psychométriques pour évaiuer sa personnaiité.Seion ses conciusions, François Tartameiia est une personne « très anxieuse » et on peut présumer que cette anxiété était présente avant ie drame.Ii aurait aussi des « haiiucinations imprévues et de courte durée » (ies voix qu\u2019ii dit entendre), une « psychose réactionneiie brève, mais récurrente » en pius d\u2019une forte propension au suicide, un trait probiématique de personnaiité et des éiéments paranoïdes.\u2014 Catheri ne Handfield Écoute électronique Nouvelle contestation en cour du Fonds FTQ et d\u2019Arsenault Le Fonds de soiidarité FTQ a contesté hier devant ia Cour dappei du Québec i\u2019utiiisation de (écoute électronique impliquant l\u2019ancien président de la FTQ Michel Arsenault lors de son témoignage devant la commission Charbonneau l\u2019hiver dernier.L\u2019ancien dirigeant syndical avait été placé sous écoute dans le cadre de l\u2019enquête Diligence de la Sûreté du Québec, qui s\u2019est déroulée entre septembre 2008 et 2009 et qui n\u2019a jamais donné lieu à des accusations criminelles.Lan dernier, Michel Arsenault et le Fonds de solidarité FTQ ont tenté, sans succès, d\u2019empêcher la diffusion des conversations devant la commission en invoquant son droit à la vie privée devant la Cour supérieure.Après ce revers, Arsenault a été assigné à témoigner et les écoutes électroniques ont été diffusées.Si les trois juges de la Cour d\u2019appel infirment le jugement de ia Cour supérieure, ia Commission pourrait être contrainte d\u2019exciure certains pans de son témoignage dans ia rédaction de son rapport finai.«Lenquêteur-chef de ia commission Charbonneau a témoigné que ies écoutes éiectroniques étaient ieur point de départ, aiors que nous, on dit qu\u2019eiie devrait d\u2019abord faire sa PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO, LA PRESSE L\u2019ancient président de la FTQ, Michel Arsenault, était sous écoute lors de l\u2019enquête Diligence de la SQ.preuve autrement, utiiiser toutes ies autres méthodes d\u2019enquête », a déciaré (avocat qui représente ie Fonds FTQ et M.Arsenauit, Me André Ryan.\u2014 Daphné Cameron LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 A11 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS PROCÈS MAGNOTTA La défense étale la vie sexuelle de Lin Jun PHOTO PATRICK SANFAÇON, LAPRESSE Lin Feng, un homme de 35 ans à la taille élancée et au crâne rasé, est venu de Chine pour témoigner au procès de celui qui est accusé d\u2019avoir tué et dépecé son ex-ami de cœur, le 25 mai 2012.ïfïlîli isi ïfltSSf - mm V .: CHRISTIANE DESJARDINS Lin Jun surfait sur les sites de rencontres gais, consommait de la pornographie hard et était attiré par le sadomasochisme.C'est ce que l'avocat de la défense Luc Leclair a tenté de faire ressortir en questionnant l'ex-petit ami de la victime, Lin Feng, hier, au procès de Luka Rocco Magnotta.L'avocat a commencé son contre-interrogatoire en offrant ses condoléances au témoin, et en expliquant qu'il ne s'agissait pas du procès de Lin Jun, mais qu'il devait lui poser des questions pour aider à établir l'état d'esprit de son client.Lin Feng, un homme de 35 ans à la taille élancée et au crâne rasé, est venu de Chine pour témoigner au procès de celui qui est accusé d'avoir tué et dépecé son ex-ami de cœur, le 25 mai 2012.Selon son récit, Lin Jun et lui se sont connus en Chine en 2009.Ils ont formé un couple à la fin de 2010, juste avant que Lin Jun ne vienne à Montréal pour étudier.Lin Feng est venu le rejoindre.Ils sont restés ensemble jusqu'en mai 2012.Le 13 mai, Lin Feng est allé en Chine pour y passer l'été.Ils ne formaient plus un couple à ce moment, dit-il.Lin Jun avait rompu.« Il subissait de la pression de ses parents, qui voulaient le voir épouser une femme», a-t-il dit.Lin Jun ne leur avait pas dit qu'il était homosexuel.Lin Jun a été tué deux semaines après le départ de Lin Feng.Fidélité Quand il a été questionné par le procureur de la Couronne, Lin Feng a soutenu que Lin Jun et lui avaient été fidèles l'un à l'autre pendant leur relation, qu'ils pratiquaient une sexualité normale et qu'il n'avait jamais été question de sadomasochisme.En défense, Me Leclair a exhibé des documents qui démontrent que Lin Jun avait cherché à rencontrer des hommes pour des aventures sexuelles et qu'il téléchargeait des films gais de pornographie hard.Me Leclair a même montré des photos de ces films au témoin.«Est-ce que je suis obligé de regarder ces images ?», s'est impatienté le témoin.Pas Lin Jun Lors de son témoignage, Lin Feng a raconté qu'après son départ pour la Chine, en mai 2012, Lin Jun et lui étaient restés en contact et qu'ils s'envoyaient de 40 à 50 textos par jour.Lin Jun lui a envoyé un dernier texto le 24 mai.Lin Feng a répondu.Son texto a été ouvert, mais il n'y a pas eu de réponse, a-t-il affirmé.Et ses textos suivants sont restés lettre morte.Inquiet, Lin Feng a demandé à des amis d'aller voir ce qui se passait, mais Lin Jun était introuvable.Lin Feng a pris l'avion le 30 mai pour revenir au Canada.Lors d'une escale, il a entendu qu'un corps avait été trouvé dans une valise à Montréal, mais il n'a jamais pensé qu'il s'agissait de Lin Jun.Il l'a appris peu après.[L\u2019ex-copain de Lin Jun] a soutenu que Lin Jun et lui avaient été fidèles l\u2019un à l\u2019autre pendant leur relation, qu\u2019ils pratiquaient une sexualité normale et qu\u2019il n\u2019avait jamais été question de sadomasochisme.Lin Feng affirme avoir regardé, à l'époque, quelques minutes de la vidéo One Lunatic One Ice-Pik, mise en ligne par Magnotta.Il s'est rendu compte tout de suite que l'homme qui apparaissait attaché sur le lit, au début du film, n'était pas Lin Jun.Il en a informé la police.Le procès se poursuit aujourd'hui, avec un autre témoin.Un ex-mafieux se dissocie du crime organisé DANIEL RENAUD Déjà décrit par un procureur comme un « intermédiaire de la mafia de haut niveau», Nicola Di Marco dit avoir complètement coupé ses liens avec le crime organisé italien.L'homme de 45 ans a fait cette déclaration au commissaire aux libérations conditionnelles Jacques Bouchard, devant qui il a comparu hier, en raison de la suspension de sa libération d'office survenue en juin dernier.En mai 2011, Di Marco a été condamné à quatre ans de prison pour possession d'un 9 mm et pour avoir tenu une maison de jeu contrôlée par la mafia.Il a été libéré aux deux tiers de sa peine en janvier dernier, mais a été arrêté de nouveau au début de l'été, lors de la vaste rafle antimafia Clemenza menée par la GRC.À la demande de son ancien patron, Giuseppe De Vito, assassiné au cyanure au pénitencier de Donnacona à l'été 2013, Di Marco avait tenté d'introduire de la drogue en prison le jour de sa condamnation.Mais les enquêteurs fédéraux, qui interceptaient les messages NIP à NIP, avaient éventé le complot et avisé les agents en services correctionnels.Di Marco a écopé de 12 mois supplémentaires pour ce délit, ce qui a provoqué son renvoi automatique au pénitencier et un report de sa date de libération d'office maintenant fixée à février 2015.Libre dans quatre mois Le commissaire Bouchard accepte déjà de libérer Di Marco en février prochain, mais lui impose des conditions spéciales, notamment de ne pas fréquenter des individus liés à la mafia et les cafés européens et de dévoiler ses états financiers.Le commissaire a tenu compte des progrès réalisés par Di Marco et le fait que pour la première fois, il admet avoir joué un rôle important au sein de la mafia.« Je sais que j'avais un rôle, je ne dis pas non.Peut-être que j'étais une personne importante, mais mes trois années de prison m'ont réveillé.J'ai appris qu'il y a de bonnes choses dans la vie, j'ai côtoyé des gens qui purgent 25 ans et je ne veux pas passer ma vie en prison», a dit Di Marco, qui a travaillé dans un restaurant et s'est inscrit aux études pour terminer son DEC durant sa courte liberté.Résultats des tirages du : 2014-10-01 17 21 27 37 48 49 _\t05 07 13 14 23 44 compl compl LOT GARANTI DE 1 000 000 (Numéro complet non décomposable) 55883403-02 1303495 25 000 $ 50 000 $ 31100 000$ 454198 740635 décomposables 641358 195054 676074 non décomposables 797200 Numéro boni ' ' Numéros «Télé Numéro « Votre participant» ?jjms W^\télevé et jusqu'à 1 000 000 $ à gagner à l'Extra.\t En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Universitéd'Ottawa 1 UniversityofOttawa ANALYSER UN DiSCOURS POLITIQUE PAR LE RYTHME CARDIAQUE Au laboratoire INSPIRE de la Faculté des sciences sociales, les chercheurs font de nouvelles connexions.En mesurant le rythme cardiaque, les mouvements des yeux et la transpiration, on peut savoir si quelqu'un est impressionné par un discours politique ou encore si une publicité atteint sa cible.defierlesconventions.ca\tuOttclWci AU PROFIT DE LA SOCIÉTÉ POUR LES ENFANTS HANDICAPÉS DU QUÉBEC CABARET UR MONT-ROYAL 575 200 fois merci Le 18 septembre, le Cabaret sur le Mont-Royal, avec le support de nos généreux commanditaires, partenaires et donateurs, a permis de recueillir la somme de 575 200$ pour la Société pour les enfants handicapés du Québec.Nos convives ont dégusté un menu à saveur italienne de sept services préparé gracieusement par les cuisiniers du Canard Sauté, de St-Hubert, des restaurants Bis, Il Cortile, Le Muscadin et La Gascogne, accompagné d'excellents vins offerts par la SAQ et Vins Philippe Dandurand.Nos artistes invités étaient accompagnés de 14 musiciens et choristes sous la direction musicale de Philippe Turcotte.Les grands succès des Bécaud, Beatles, CCR, Elvis, Eagles et Vonda Shepard ont créé une ambiance de cabaret et entraîné tout le monde sur la piste de danse du chalet du Mont-Royal.Une soirée de rock'n'roll et de pur plaisir, au profit des enfants.Merci au comité organisateur ainsi qu'aux commanditaires, partenaires, donateurs et participants.CABARET\u201d MONT-ROYAL 18 septembre 2014 enfants handicapes du Québec Société pour les 575 200 $ @ Desjardins BANQUE NATIONALE I II I N I I I I I « I Dans l'ordre: Jean Fabi, coprésident du Cabaret, Denis Berthiaume, premier vice-président et directeur général Desjardins et coprésentateur, Jean Duchesneau, président Société pour les enfants handicapés du Québec, Louis Vachon, président et chef de la direction Banque Nationale et coprésentateur, Alain Picard, vice-président Société pour les enfants handicapés du Québec et Pierre Boivin, coprésident du Cabaret.nua r>'==*-& À gauche, la chorale Serge Gouin sous la direction de Paul Baillargeon.À droite, nos invités rockers: au piano, Mario Charpentier (associé directeur BCF Avocats), Tom Quinn (président QSM), Barry Kohler (président Bell Helicopter, Textron Canada), Jean Fabi (président du conseil FlexGroup), Barry Lorenzetti (président BFL Canada).À gauche, Marie Fabi, pianiste de concert, s'est jointe à son frère Jean Fabi pour jouer Bécaud.À droite, la découverte de la soirée, Dre Marie-Danielle Gendron, M.D., a invité Jean Fabi à chanter en duo.Présentateurs et grands partenaires financiers Commanditaires BANQUE NATIONALE Desjardins fI3B^ INDUSTRIELLE ALLIANCE y QUÉBÉCOR Développement et organisation FLEXGROUP Partenaires fournisseurs Agropur Division Natrel Boulangerie Boulart Cafe II Cortile Hector Larlvée inc.La Gascogne Le Canard Sauté Metro Restaurant Le Muscadin Ristorante Bis Rôtisseries St-Hubert SAQ Vins Philippe Dandurand Archambault DentsuBos Garda World Graphiques M&H Groupe Tiru Hill & Knowlton Imprimerie Performance Pépinière Abbotsford Restauration du Centre Bell Solotech Transport Jean Légaré Croix Bleue Medavie LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 A13 .ÉDUCATION La fin d\u2019un tabou MICHÈLE OUIMET CHRONIQUE C) est fou, je ne pensais pas entendre une chose pareille de mon vivant.Je n'aurais jamais cru qu'un gouvernement s'attaquerait à la vache sacrée des vaches sacrées : les subventions à l'école privée.Quand j'osais, je dis bien osais, demander à Lucien Bouchard, Bernard Landry ou Jean Charest s'ils remettaient en question les subventions à l'école privée, ils me regardaient du haut de leur poste de premier ministre comme si je débarquais de la planète Mars, puis ils laissaient tomber un non ferme, les lèvres pincées.Pas question de toucher à ce dossier.Tabou.Depuis quelques années, ce refus obstiné a connu des ratés.La première brèche est apparue en 2010 quand la ministre libérale de l'Éducation, Line Beauchamp, a dit qu'elle était prête à «bousculer» les écoles privées en les obligeant à intégrer davantage d'élèves en difficulté.Deux ans plus tard, la ministre Marie Malavoy a affirmé que les écoles privées perdraient leurs subventions si elles continuaient d'imposer des examens d'admission.Elle voulait mettre fin à la sélection des élèves si chère à plusieurs écoles privées.Mais Pauline Marois a tué l'initiative dans l'œuf en s'empressant de dire que c'était une « hypothèse » à ce « moment-ci ».Le projet est mort-né.Deux avertissements en deux ans de deux gouvernements différents, un libéral et un péquiste.Les écoles privées étaient en train de perdre leur statut d'intouchable.Aujourd'hui, Québec envisage sérieusement de baisser les subventions aux écoles privées d'au moins 50%.On ne parle plus de brèche, mais de trou béant.Enfin.Le but de l'opération: économiser de l'argent.Le gouvernement racle les fonds de tiroir et tire sur tout ce qui bouge et coûte cher: les services de garde, la santé, l'éducation.Le gouvernement espère économiser 1 milliard, soit 10 % du budget de l'éducation, en précipitant le système dans un grand branle-bas de combat (encore !) qui va de l'abolition ou de la fusion de commissions scolaires à la diminution des subventions aux écoles privées, sans oublier la réduction du nombre d'épreuves ministérielles.Le débat est comptable : va-t-on vraiment économiser de l'argent en attaquant l'école privée ?Le public devra accueillir les élèves qui vont quitter le privé parce que leurs parents n'auront pas les moyens d'absorber une hausse de 2000$ par année.La facture du public va donc gonfler.mais celle du privé va diminuer, etc.Pendant qu'on additionne ou soustrait les millions, on oublie un point fondamental : la santé mentale du système d'éducation, qui souffre de schizophrénie galopante depuis trop d'années.Je l'ai écrit et réécrit: le privé vampirise le public.Le privé attire les élèves doués et ceux qui n'ont pas de problème d'apprentissage.Ils vident les écoles publiques de leurs meilleurs éléments.Le privé a un effet débilitant sur le public, qui se ramasse avec les cas lourds.L'effet pervers est exponentiel.Plus le privé gonfle ses rangs, plus le public s'étiole.Et plus le public s'affaiblit, plus les parents se jettent dans les bras du privé parce qu'ils n'ont plus confiance dans le public.Et l'exemple vient de haut.La plupart des politiciens, ministres de l'Éducation en tête, choisissent le privé pour leurs enfants.Ils envoient un drôle de message à la population.« Le public est bon pour vous, mais pas pour nous.» Merci pour la confiance.L'effet boule de neige se fait sentir surtout au secondaire.En 1973, 8 % des élèves fréquentaient une école privée au Québec.En 1998, ce chiffre grimpait à 16%.Le double.Le problème est particulièrement aigu à Montréal: au tournant des années 2000, 30% des élèves du secondaire allaient au privé.Un élève sur trois.Aujourd'hui, de 35 à 40% des élèves du primaire de la Commission scolaire de Montréal choisissent le privé, selon le syndicat, l'Alliance des professeurs.Le gouvernement doit stopper l'hémorragie.Et la meilleure façon d'y arriver, c'est en supprimant les subventions au privé.Le privé se défend en affirmant qu'il accepte des élèves en difficulté d'apprentissage.C'est vrai, mais il en accueille très peu, moins de 3 %, alors que le public, lui, croule sous les élèves en difficulté, qui constituent 20% de sa clientèle.Autre point : le privé jure qu'il n'est subventionné qu'à 50%.En mai, un comité d'experts* a mis les points sur les i en comparant des pommes avec des pommes.Sa conclusion: le privé est subventionné à 75 %.Les experts ont calculé le coût moyen d'un élève ordinaire au public.Ils ont exclu les particularités qui gonflent la facture du public, comme le transport scolaire, les élèves en difficulté, etc.Un élève ordinaire au public coûte 5471$.Le privé, lui, reçoit 4090$ par élève, soit 74,8%.C'est énorme et injustifiable.Pourquoi les contribuables doivent-ils verser 4090$ par élève au privé ?Pourquoi ce traitement de faveur qui crée des aberrations dans le système et « nuit à la réussite de l'ensemble des élèves», selon le comité d'experts ?C'est ironique de voir les libéraux s'attaquer aux privilèges immuables des écoles privées, et non les péquistes.Ils le font pour de mauvaises raisons, économiser, mais peu importe, l'important c'est qu'un gouvernement ose enfin s'attaquer à cette vache sacrée.* Rapport sur le financement, l\u2019administration, la gestion et la gouvernance des commissions scolaires.Pour le consulter: http ://www.mels.gouv.qc.ca/ references/publications/ resultats-de-la-recherche/detail/ article/rapport-du-comite- dexperts-sur-le-financement- ladministration-la-gestion-et-la- gouvernance-de/ a Pour joindre notre chroniqueuse : mouimet@lapresse.ca CSDM Le déficit moindre que prévu Élections scolaires Couillard émet un doute Alors que le gouvernement Couillard a annoncé l\u2019envoi de vérificateurs à la Commission scolaire de Montréal (CSDM), sa présidente Catherine Harel-Bourdon se réjouit des résultats de la dernière vérification entérinée par la firme Deloitte, qui conclut à un déficit réel de 12 millions pour 2013-2014 -ce qui est moindre que prévu.«Cela démontre bien que l\u2019on fait de la très bonne gestion, a déclaré Mme Harel-Bourdon en entrevue à La Presse, hier.On est clairement en mode de réduction de dépenses, et le problème vient vraiment des coupes supplémentaires qu\u2019on nous a imposées.» Encore l\u2019hiver dernier, la CSDM prévoyait que son déficit serait d\u2019au moins 15 millions, sur un budget de 1,9 milliard.\u2014 Louise Leduc QUEBEC \u2014 Le premier ministre Philippe Couillard a formulé un doute, hier, sur la pertinence de tenir des élections scolaires à l\u2019avenir.Le chef caquiste François Legault a indiqué qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019un candidat - voire aucun - à quelque 44% des postes en jeu dans les commissions scolaires au scrutin du 2 novembre.«Je partage la préoccupation de notre collègue quant à la signification réelle de cet exercice démocratique», a affirmé M.Couillard.Selon lui, «il fallait mener à bien» les élections scolaires cette année puisque « le processus était déjà engagé » au moment où son gouvernement est arrivé au pouvoir.Lors des dernières élections scolaires, en 2007, le taux de participation a atteint à peine 7,9%.Le scrutin de cette année coûte 20 millions.\u2014 Tommy Chouinard w w Joanie Gutterman Conseillère en développement, Marketing direct Société de recherche sur le cancer POUR LA SOCIETE DE RECHERCHE SUR LE CANCER, L'APPRENTISSAGE ÉTAIT DANS LES CARTES.« Tester les variables de nos envois MédiaposteMC avec adresse nous aide à déterminer quel type d'offre cadeau contribue à améliorer le taux de réponse des donateurs et nos revenus.» Augmentation de33% du REVENU NET par donateur LA SITUATION : En tant qu'organisme sans but lucratif, la Société de recherche sur le cancer se doit de générer le maximum de dons de la façon la plus rentable possible.LA SOLUTION : La Société de recherche sur le cancer a préparé des offres cadeaux contenant des quantités différentes de cartes de Noël et a expédié ces envois par l'entremise du service de publipostage de Postes Canada à divers groupes et a fait l'évaluation des taux de réponse.LES RÉSULTATS : Le test de ces diverses variables a permis à la Société de recherche sur le cancer de cibler ses envois en fonction des différentes réactions liées à la langue de préférence.METTEZ À PROFIT L'EFFET DU PUBLIPOSTAGE POUR ACCROÎTRE VOS AFFAIRES.Pour découvrir comment le publipostage a pu contribuer à l'expansion d'autres entreprises, allez à postescanada.ca/croissance.Médiaposte avec adresse est une marque de commerce de la Société canadienne des Postes.\tH\t \t¦\t A14 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Le PQ avait autorisé le transit de pétrole albertain MARTIN CROTEAU PHOTO ARCHIVES LA PRESSE En vertu d\u2019une entente avec Suncor, le gouvernement Marois avait autorisé la construction d\u2019un terminal à Tracy afin d\u2019y recevoir du pétrole bitumineux et de l\u2019exporter par bateau.QUÉBEC \u2014 Bien qu\u2019il accuse aujourd\u2019hui le gouvernement Couillard de transformer le Québec en «camion-citerne de l\u2019Alberta», le Parti québécois a lui-même avalisé un projet d\u2019exportation du pétrole bitumineux alors qu\u2019il formait le gouvernement, révèle le rapport annuel d\u2019une société pétrolière.À l'Assemblée nationale, hier, le chef par intérim du PQ, Stéphane Bédard, a reproché au gouvernement libéral d'avoir autorisé le transport par bateau de brut bitumineux sur le fleuve Saint-Laurent.« La semaine dernière, le premier ministre a donné son accord, au nom des Québécois, à l'exportation des sables bitumineux de l'Alberta par le Québec, sur le fleuve, qui devient ainsi le camion-citerne de l'Alberta», a-t-il dénoncé.Le premier ministre Philippe Couillard a rétorqué que le gouvernement Marois a délivré un certificat d'autorisation à la société Kildair pour qu'elle bâtisse un terminal à Tracy afin d'y recevoir du pétrole bitumineux.Le projet découlait d'une entente avec la société pétrolière Suncor.« En aucun temps le gouvernement du Parti québécois n'a autorisé l'exportation de pétrole », a affirmé M.Bédard.Or, le rapport annuel de Suncor, publié alors que son parti était toujours au gouvernement, indique le contraire.On peut y lire noir sur blanc que cette installation permettra à la société albertaine d'exporter du brut dérivé des sables bitumineux.«Une deuxième installation de déchargement pétrolière est prévue pour Tracy, au Québec, peut-on lire dans le document.Il est prévu que cela donnera aux produits du secteur Sables pétrolifères l'accès aux eaux de marée de l'Est et que cela pourrait commencer dès le deuxième trimestre de 2014.» Dans les rangs péquistes, on explique que la délivrance du certificat d'autorisation à Kildair était un processus administratif du ministère de l'Environnement et que le ministre de l'époque, Yves-François Blanchet, n'était pas impliqué dans le dossier.En outre, le projet n'impliquait pas la construction de nouvelles infrastructures, mais bien la mise à niveau d'installations existantes.Le feu vert donné à Kildair n'enlève rien à la validité des critiques du PQ à l'égard de la volonté affichée par les libéraux d'exporter du pétrole alber-tain, estime le député Sylvain Gaudreault.« Comment voulez-vous que le gouvernement continue d'aller de l'avant avec le projet de Cacouna, le projet de TransCanada et même le projet de Kildair alors qu'il nous a promis une étude environnementale stratégique sur l'ensemble de la filière des hydrocarbures?», a-t-il indiqué.Au bureau du premier ministre Couillard, le directeur des relations médias, Charles Robert, estime que le PQ dit une chose et son contraire.« C'est surréaliste mais surtout hypocrite de la part du PQ de dénoncer une situation dont ils sont les instigateurs, a-t-il dit.Le transport pétrolier sur le Saint-Laurent qu'ils s'évertuent à décrier s'est fait sous leur impulsion.» « Préoccupant », juge Greenpeace Le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin, juge « préoccupant » que le parti au pouvoir et l'opposition officielle aient tous deux approuvé l'exportation de pétrole bitumineux à partir du Québec.Il y voit une preuve que les dizaines de lobbyis-tes embauchés par l'industrie pétrolière influencent le gouvernement provincial, peu importe sa couleur.« C'est inquiétant.On parle du pétrole le plus sale au monde et on favorise l'exportation de ce pétrole aux dépens de nos communautés et de notre environnement immédiat.Est-ce qu'il y a une différence entre les gouvernements ?Malheureusement, les deux sont loin de la note de passage.» Étude de l\u2019Institut de la statistique du Québec Vers une pénurie de main-d\u2019œuvre PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN La majorité des régions du Québec connaîtra d'ici 2036 une baisse de population en âge de travailler, selon les plus récentes projections de population de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ).Dans un rapport rendu public hier, l'organisation indique que la population du Québec continuera à croître pour atteindre 9,4 millions en 2036, soit en hausse de 17,3%.La situation est toutefois différente lorsqu'on s'intéresse spécifiquement à la situation des 20-64 ans, soit les gens en âge d'occuper un emploi.Leurs rangs devraient stagner au cours des deux prochaines décennies, progressant d'à peine 0,3 %.En fait, seulement le quart des 104 municipalités régionales de comté (MRC) du Québec connaîtra une croissance dans cette catégorie d'âge.Ces municipalités se concentrent dans la région de Montréal, celle de Gatineau et la banlieue de Québec.Les autres régions verront une diminution de leur population en âge de travailler.La situation s'annonce particulièrement difficile dans une dizaine de MRC qui perdront pas moins du tiers de leurs 20-64 ans.Ce sont principalement la Gaspésie-Île-de-la-Madeleine, le Bas-Saint-Laurent et le Saguenay-Lac-Saint-Jean qui seront touchés.Autre signe du vieillissement de la population, l'ISQ souligne que seulement deux MRC comptent aujourd'hui plus de 25% de leur population âgée de 65 ans ou plus.En 2036, pas moins de 83 auront franchi ce cap.L\u2019exode vers la banlieue Dans la région de Montréal, les données de l'ISQ démontrent que l'exode vers la banlieue devrait se poursuivre au cours des deux prochaines décennies.D'ici 2036, l'île comptera 325 000 habitants de plus tandis que les villes dans sa périphérie accueilleront pour leur part 535 000 personnes de plus.L'agglomération de Montréal devrait ainsi compter 2,2 millions d'habitants contre 2,5 millions pour sa banlieue immédiate.La plus forte croissance se produira à Laval, dont la population passera de 406 000 à 531 000 personnes en âge de travailler, en hausse de 30%.Elle devrait ainsi distancer l'agglomération de Longueuil qui connaîtra une croissance plus modeste de 19,7 %, pour atteindre les 483 000 habitants.MISSION CANADIENNE EN IRAK Harper annoncerait demain l\u2019envoi de CF-18 JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Stephen Harper écarte l'idée de déployer des troupes canadiennes au sol dans le cadre de la prochaine mission en Irak.Mais les signes se multiplient quant à l'envoi imminent d'une demi-douzaine d'avions de chasse CF-18 et d'autres appareils des Forces canadiennes afin de participer aux frappes de la coalition internationale contre le groupe État islamique (EI).Deux avions ravitailleurs CC-150 ont été envoyés aux services d'entretien en prévision d'un déploiement qui serait annoncé par le premier ministre demain, a rapporté hier soir Radio-Canada.Ces appareils servent à approvisionner en carburant les CF-18 en plein vol.« Le gouvernement va dépenser ce qui est nécessaire pour assurer la sécurité des Canadiens.» \u2014 Stephen Harper Des avions de renseignement, surveillance et reconnaissance pourraient aussi être déployés dans cette région.M.Harper entend soumettre une motion à la Chambre des communes pour autoriser un tel déploiement.Les députés seront appelés à en débattre.Un vote aura ensuite lieu.Après avoir expliqué à son caucus hier matin les grandes lignes de la mission qu'il envisage, M.Harper a déclaré aux Communes hier que le déploiement de troupes au sol n'est pas une option envisagée.« Tous nos alliés ont écarté un déploiement à grande échelle en Irak et en Syrie.Alors, évidemment, ce n'est pas quelque chose que nous sommes en train d'envisager», a-t-il affirmé.Soumis à un nouveau barrage de questions du chef du NPD Thomas Mulcair, M.Harper a indiqué que les coûts de la nouvelle mission seront absorbés par le ministère de la Défense.Il n'a toutefois pas été en mesure de dire précisément combien cet effort supplémentaire coûterait au gouvernement.« Jusqu'à maintenant, les décisions prises sont [financées à même] le budget actuel de la Défense nationale.Le gouvernement va dépenser ce qui est nécessaire pour assurer [la sécurité des Canadiens] », a-t-il affirmé.Le premier ministre s'est aussi dit convaincu que la majorité des Canadiens sont d'accord avec son gouvernement.Avare de détails Selon des informations obtenues par La Presse, M.Harper s'est gardé hier de dévoiler au caucus conservateur tous les détails des options qui s'offrent au Canada.Il a essentiellement réitéré les propos qu'il avait tenus aux Communes, à savoir que le Canada avait l'obligation de faire sa part dans la campagne pour annihiler l'EI, qu'il fallait s'assurer que la contribution canadienne soit à la mesure de ses capacités militaires et qu'il fallait aussi que cette participation soit pour une période déterminée.Même si les députés conservateurs n'ont pas eu droit à des détails précis, ils ont tour à tour affirmé devant les journalistes qu'ils appuient une mission de combat.« Ils ont [décapité] des journalistes, ils ont violé des femmes, alors c'est certain que moi, je suis complètement d'accord qu'il faut les arrêter et on va faire notre possible», a déclaré la ministre du Patrimoine, Shelly Glover.Par ailleurs, le Canada a finalement déployé moins de soldats que prévu dans le cadre de la mission actuelle en Irak qui doit prendre fin dimanche.Ce n'est pas 69 soldats, comme l'avait indiqué Stephen Harper la semaine dernière, mais bien 26 soldats canadiens qui ont été déployés dans le nord de l'Irak, a précisé hier midi le ministre des Affaires étrangères.Les informations contradictoires sur le nombre de soldats déployés ont soulevé la colère des partis d'opposition.Le chef du Parti libéral Justin Trudeau a accusé le premier ministre de manquer de franchise.« Si le premier ministre veut engager le Canada dans une guerre en Irak, [.] il pourrait commencer par être ouvert et transparent sur la mission de 30 jours qui est sur le point de se terminer», a-t-il dit.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Une demi-douzaine de CF-18, en plus d\u2019autres appareils des Forces canadiennes, sont en voie d\u2019être déployés en Irak.'A ____________________\u2018 VENEZ RENCONTRER L\u2019EQUIPE DE LA PRESSE+ PRES DE CHEZ VOUS COUREZ LA CHANCE DE GAGNER LUNE DES 10 TABLETTES*.Ce samedi et dimanche de 10 hà 16 h, l\u2019équipe vous attend aux succursales suivantes : Best Buy Centre Laval 1560, boul.Le Corbusier Laval Best Buy Près des Galeries dAnjou 7200, boul.des Roseraies Anjou Best Buy Place Rosemère 401, boul.Labelle Rosemère Pour connaître le calendrier complet de nos sorties, visitez LaPressePlus.ca/calendrier.*Règlement disponible à La Presse.La valeur totale des prix est de 5 200 $.Il y aura un tirage tous les lundis jusqu\u2019au 20 octobre aux bureaux de La Presse.y» Google play | iS?lipPS:s^f?,0Ji .Buy LA PRESSE f LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 A15 MONDE HONGKONG Les étudiants lancent un ultimatum au pouvoir PHOTO CARLOS BARRIA, REUTERS Les protestataires exigent que le chef de l\u2019exécutif soit désigné au suffrage universel à partir de 2017.MARC THIBODEAU Les manifestants prodémocratie de Hong Kong, qui se sont fortement mobilisés hier pour montrer leur détermination à l'occasion du jour de la fête nationale chinoise, durcissent le ton.Les dirigeants de deux organisations étudiantes qui jouent un rôle-clé dans le mouvement de protestation ont menacé d'occuper des bâtiments gouvernementaux si le chef de l'exécutif, Leung Chun-Ying, refuse de démissionner avant vendredi.Un face à face tendu a d'ailleurs eu lieu au milieu de la nuit à proximité du siège du gouvernement, où des centaines de policiers équipés de boucliers se sont déployés devant une foule de manifestants.Un porte-parole d'Occupy Central, qui joue aussi un rôle majeur dans les manifestations, a souligné plus tôt dans la journée que le départ du dirigeant de Hong Kong était la seule manière de relancer les discussions sur les réformes constitutionnelles au cœur du litige.Les protestataires exigent que le chef de l'exécutif soit désigné au suffrage universel à partir de 2017.Pékin a mis le feu aux poudres en annonçant en août son intention de garder un contrôle étroit sur le processus de sélection des candidats.Samuel Chu, un militant de Los Angeles qui est à Hong Kong depuis une semaine, a expliqué hier à La Presse que l'usage de méthodes musclées, dimanche, par les forces de l'ordre avait fini de discréditer le politicien hongkongais.« Personne ne s'attendait à ce que la police se comporte de cette manière.Ce n'était pas une façon humaine d'agir et c'était très mal avisé politiquement, puisque l'appui du public a largement basculé en faveur des manifestants», a expliqué l'homme de 36 ans.Un mouvement «annoncé» M.Chu, qui est le fils de l'un des fondateurs d'Occupy Central, a déclaré que le mouvement de rue était annoncé depuis un moment.«Personne ne s'attendait à ce qu'il évolue aussi rapidement », a-t-il expliqué.« Beaucoup de gens pensaient que les résidants de Hong Kong étaient trop complaisants avec le régime, trop centrés sur l'économie pour aller de l'avant», souligne l'activiste, qui doute de voir les autorités recourir de nouveau à la violence.«S'ils refusent tout compromis et recourent encore à la manière forte, la réponse populaire va être 10 fois plus grande que celle que l'on a vue dimanche dernier», prévient-il.Citant une source anonyme, le Wall Street Journal a rapporté hier que Pékin a avisé le chef de l'exécutif hongkongais qu'il devait venir à bout du mouvement « pacifiquement », sans « ouvrir le feu ».La stratégie de Pékin, selon le quotidien, est de laisser le mouvement se poursuivre dans l'espoir que les manifestants se fatiguent et voient leurs appuis dans le public s'étioler à mesure que l'impact économique de leur action s'accentue.Lors des célébrations de la fête nationale chinoise, Leung Chun-Ying a souligné hier que le développement de Hong Kong et celui de la Chine continentale étaient étroitement liés.«Nous devons travailler main dans la main pour que le rêve chinois devienne réalité», a-t-il souligné en reprenant une expression chère au président chinois Xi Jinping.Selon l'Agence France-Presse, ce dernier s'est dit déterminé, mardi, à éradiquer « toutes les tumeurs qui se développeraient sur le corps sain » du Parti communiste chinois (PCC).Pékin, qui craint de voir le mouvement de protestation se MANIFESTATIONS DESOLIDARITÉ Des manifestations en appui aux protestataires qui occupent le cœur de Hong Kong ont eu lieu dans plus d\u2019une vingtaine de grandes villes, hier.Et Montréal n\u2019était pas en reste.Une centaine de personnes ont convergé en après-midi vers le campus de l\u2019Université McGill pour signer une pétition et souligner leur soutien au mouvement prodémocratie.Wing Yu, une femme de 31 ans originaire de Hong Kong, était du nombre.Elle a déclaré quelle était «touchée au cœur» par les messages et les images émanant de l\u2019ex-colonie anglaise, où vivent plusieurs membres de sa famille.Mme Yu, qui est arrivée au Canada il y a une vingtaine d\u2019années, a déclaré qu elle se serait elle-même rendue sur place pour soutenir directement le mouvement n\u2019eût été son enfant de 2 ans.Elle dit s\u2019inquiéter pour la sécurité des manifestants.D\u2019autant plus qu\u2019il lui semble improbable que les autorités chinoises en viennent à assouplir leur position.«Permettre aux gens d\u2019être libres, c\u2019est impossible à envisager pour eux», a conclu Mme Yu.\u2014 Marc Thibodeau propager hors de l'ex-colonie, n'a montré jusqu'à maintenant aucune volonté de compromis.Et le discours des médias officiels est à l'avenant.Hier le People's Daily, principal porte-voix du régime, a indiqué que l'action des manifestants constituait « une menace » pour la population de Hong Kong.Et qu'il n'était pas question de revenir sur le processus annoncé de nomination du chef de l'exécutif.« Si cette minorité infime d'individus persiste à vouloir violer la loi et à susciter des problèmes, elle finira par souffrir les conséquences de ses actions », a souligné le journal sans apporter plus de précision.Ce qui autrefois s'avérait si simple et pur se révèle aujourd'hui d'une grande complexité.Nourishing Superfood Superaliment nourrissant Powder / Poodre NPNBQ0O9I57 , ACAUSEDE L\u2019EPUiSEMENT DU SOL, LES FRUiTS ET LEGUMES QUE VOUS VOUS PROCUREZ MAINTENANT SONT BiEN MOINS , NOURRISSANTS QU\u2019IL YA25 ANS.les RAYONNEMENTS Electroniques peuvent SOUMETTREVOTRE CORPS à un STRESS OXYDATIF L\u2019EXPOSITION POUVEZ-VOUS FAIRE POUR OPTIMISER VOTRE NUTRITION ET PROTEGER VOTRE SANTE?DE L\u2019AIR ET DES EAUX AFFAIBLIT VOTRE SYSTÈME IMMUNITAIRE ET PEUT PROVOQUER DES MALADIES., greens+ est un choix facile pour soutenir votre santé.Pris quotidiennement, greens+ offre un mélange symbiotique d'ingrédients dont les vertus protectrices contre les effets nocifs du monde d'aujourd'hui sont reconnues.Défendez votre santé avec des antioxydants, des probiotiques et des extraits végétaux, tous contenus dans un seul superaliment pur et nourrissant.greens JOIGNEZ LA CAMPAGNE greens+POUR UNE GAGNEZ ORIGINAL NUTRITI8N PURE UN ENSEMBLE CADEAU DE 850$ Pour en savoir plus, visitez genuinehealth.com/cleannutrition w n b p Trouvez greens+ à prix réduit en visitant votre marché d'aliments naturels, votre pharmacie et votre épicerie locaux.GENUINE HEALTH C\u2019EST POSSIBLE FIEREMENT CANADIENNE 756043 A16 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE LE TOUR DU GLOBE Catalogne Un pas de plus vers le référendum États-Unis Démission de la chef du Secret Service Proche-Orient Ombre sur l\u2019entretien Obama-Nétanyahou La directrice du Secret Service, le service d\u2019élite de protection du président américain, a démissionné hier après de multiples scandales liés à la sécurité de la Maison-Blanche et une récente intrusion, a annoncé son ministre de tutelle Jeh Johnson.La directrice Julia Pierson avait reconnu mardi des failles «inacceptables» dans son service.M.Johnson a nommé un directeur par intérim, Joseph Clancy, retraité du Secret Service en La condamnation par Washington d\u2019un projet de construction de logements à Jérusalem-Est a assombri la rencontre hier entre le président américain Barack Obama et le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.Une telle décision pourrait «empoisonner l\u2019atmosphère» avec les Palestiniens et aussi avec les gouvernements arabes, avec lesquels M.Nétanyahou a indiqué hier vouloir bâtir de nouvelles relations.\u2014 AFP Le Parlement de la Catalogne a fait un nouveau pas, hier, vers la tenue d\u2019un référendum sur l\u2019indépendance - jugé anticonstitutionnel par Madrid - en validant la composition d\u2019une commission électorale.Les députés ont ainsi passé outre la décision du plus haut tribunal du pays de suspendre le plébiscite pendant cinq mois, tout au plus, le temps de se prononcer sur la nature du processus.Le parti du président catalan a assuré qu\u2019il ne se commettrait «aucune irrégularité», tout en se prononçant contre la «désobéissance civile» prônée par certains indépendantistes.\u2014 AFP 'HOTO REUTERS CHIRURGIE ESTHÉTIQUE AU BRÉSIL Quand le bistouri n\u2019est plus un luxe PHOTO PAULO FRIDMAN, ARCHIVES BLOOMBERG Le Dr Ivo Pitanguy pratiquant un lifting du visage.Sa clinique de Rio de Janeiro se spécialise dans la chirurgie plastique pour les personnes à faible revenu.,y .RENCONTRES LA PRESSE JEUDI 16 OCTOBRE COUVRIR LES GRANDS PROCÈS Cinq journalistes de La Presse nous parlent des dessous de leur métier.Soirée animée par Tristan Péloquin Vr YVES BOISVERT CHRISTIANE DESJARDINS DANIEL RENAUD DAVID SANTERRE CAROLINE TOUZIN DATE HEURE ENDROIT 20$ plus frais LE JEUD116 OCTOBRE 2014 19 H 30 OUVERTURE DES PORTES À18H30 L'ASTRAL 305, RUE SAINTE-CATHERINE O., MONTRÉAL, MÉTRO PLACE-DES-ARTS BILLETS DISPONIBLES À: Billetterie de L'Astral \u2022 Comptoirs Ticketmaster Par téléphone au 1 855 790-1245 En ligne au www.ticketmaster.ca Admission générale Nouvelle Mecque de la chirurgie esthétique, le Brésil a dépassé les États-Unis pour le nombre d\u2019opérations pratiquées en 2013.Autrefois réservée à l\u2019élite, la chirurgie plastique est maintenant accessible à des personnes qui n\u2019en avaient pas les moyens.Au pays du bikini, l\u2019image corporelle est de plus en plus valorisée.et modifiable.JEAN-PIERRE BASTIEN COLLABORATION SPÉCIALE RIO DE JANEIRO \u2014 C'est après avoir subi plusieurs opérations pour soigner des brûlures que Nadia Martins Abib, mère célibataire de 47 ans, a songé à la chirurgie plastique.« J'étais dépressive, je restais enfermée chez moi et je ne faisais que manger, dit-elle.J'ai finalement réussi à perdre 18 kg et j'ai alors décidé de faire une opération de l'abdomen.Bientôt, je vais faire les seins et les fesses.» L'Institut Ivo Pitanguy de Rio de Janeiro, où Nadia est passée sous le bistouri, se spécialise dans la chirurgie plastique pour les personnes à faible revenu.Les interventions réparatrices sont gratuites, et les opérations esthétiques comme les augmentations mammaires ou l'abdominoplastie sont facturées selon les moyens du patient.Nadia a déboursé un peu moins de 1000 $, payés en cinq versements, pour aplatir son abdomen.Cette opération coûte normalement deux ou trois fois plus cher.« Auparavant, la chirurgie esthétique, c'était seulement pour les gens qui ont de l'argent, affirme Nadia.Maintenant, tout le monde y a accès », estime-t-elle.Si la réduction de la pauvreté a donné des milliers de nouveaux clients potentiels à l'industrie de la chirurgie esthétique au Brésil, la concurrence entre médecins a aussi contribué à rendre la liposuccion et le silicone plus accessibles.« Les prix ont baissé, car l'offre de chirurgiens plastiques a augmenté de façon disproportionnée à la demande des patients », explique le président de la Société brésilienne de chirurgie plastique, le Dr Joao de Moraes Prado Neto.Comme pour l'achat d'une voiture ou d'une maison, les institutions bancaires brésiliennes offrent du crédit pour le paiement d'une intervention de chirurgie plastique.L'une des principales banques brésiliennes compte un programme de crédit pour financer jusqu'à 70 % du prix d'une intervenrtion.Le prêt est remboursable sur quatre ans.Gabriela a plutôt choisi de demander une rhinoplastie et une augmentation mammaire en cadeau à son père.« Les actrices de la télévision brésilienne sont toutes refaites, affirme l'avocate de 25 ans.On se crée un stéréotype de beauté, et c'est difficile d'être différente, car le modèle idéal, c'est d'avoir un beau corps pour aller à la plage et un nez fin.» Ce corps idéal a coûté à Gabriela plus de 10 000 $.Selon Francisco Romao Ferreira, sociologue de l'Université de l'État de Rio de Janeiro, la chirurgie plastique est de plus en plus banalisée au Brésil.« Plusieurs femmes rêvent de faire une chirurgie plastique, mais elles ne réalisent pas qu'il s'agit d'une intervention chirurgicale complexe comportant des risques pour la santé », explique-t-il.« Pour l\u2019opération à l\u2019abdomen, j\u2019ai économisé en cessant d\u2019acheter de nouveaux vêtements chaque mois.J\u2019ai aussi dû retirer ma fille de son cours d\u2019anglais.» \u2014 Une patiente Le professeur Romao affirme par ailleurs que le corps s'est transformé en objet de consommation au Brésil.« D'un côté, il y a des consommatrices avides de produits nouveaux, et qui perçoivent le corps comme un objet qui peut être modifié.De l'autre côté, il y a l'industrie qui promet une métamorphose corporelle rapide, sans douleur, avec un paiement facile.» Dans la salle d'attente où elle patiente avant de passer des examens, Nadia explique qu'elle demandera un prêt à sa banque pour payer son opération aux seins.« Pour l'opération à l'abdomen, j'ai économisé en cessant d'acheter de nouveaux vêtements chaque mois, affirme la mère de famille.J'ai aussi dû retirer ma fille de son cours d'anglais.» Les mains déformées par les brûlures qu'elle a subies lors de l'incendie de sa maison, Nadia pense déjà à la prochaine étape.« Je vais peut-être effectuer une opération au visage.C'est pour améliorer mon estime personnelle », conclut-elle.Un cahier spécial sur les vacances au soleil ce samedi dans VACANCES DANS UN TOUT-INCLUS.ET SI VOUS SORTIEZ DE VOTRE HÔTEL LE TEMPS D\u2019UNE PETITE ESCAPADE?PRESSE LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 A17 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn FIÈVRE EBOLA J.Conrad HIGH SCHOOL PHOTO MIKE STONE, REUTERS L\u2019école secondaire Emmet J.Conrad, à Dallas, où un élève est entré en contact avec Thomas Eric Duncan, à qui on a diagnostiqué l\u2019Ebola.Prise en charge du cas au Texas « Ils ont cafouillé » La confirmation d\u2019un diagnostic d\u2019Ebola aux Etats-Unis était inévitable, selon les experts.Mais ce premier cas a néanmoins donné lieu à des erreurs médicales qui ont exposé inutilement plusieurs personnes, dont cinq écoliers de Dallas, au virus porté par Thomas Eric Duncan, un ressortissant du Liberia.RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Lors de sa visite initiale dans un hôpital de Dallas, Thomas Eric Duncan, le premier malade de la fièvre Ebola diagnostiqué aux États-Unis, avait informé le personnel du service d'urgence qu'il était arrivé quatre jours plus tôt du Liberia, le pays d'Afrique de l'Ouest le plus touché par le virus.Il a quand même été renvoyé chez lui avec des antibiotiques.Deux jours plus tard, Duncan a été transporté par ambulance au même hôpital, montrant les symptômes de la maladie qui a tué plus de 3000 personnes sur le continent africain.Il se trouve depuis en quarantaine, reposant dans un état jugé « grave ».« Malheureusement, cette information n'a pas été pleinement communiquée à l'ensemble de l'équipe », a déclaré hier le Dr Mark Lester, vice-président du réseau hospitalier Texas Health Ressources, en faisant référence à la provenance du patient.En le renvoyant chez lui, l'équipe médicale du Texas Health Presbyterian Hospital croyait qu'il souffrait d'une « maladie virale commune de faible malignité », a précisé le Dr Lester.Or, après ce diagnostic erroné, entre 12 et 18 personnes auraient été en contact avec Thomas Eric Duncan, dont l'identité a été confirmée hier par les autorités du Liberia, son pays d'origine.Se trouvent parmi celles-ci cinq enfants qui fréquentent quatre écoles de Dallas.Ils ne montrent pas de symptômes du virus et sont en observation à leur domicile.Des amis et des membres de la famille de Duncan sont également en observation, de même que les ambulanciers et le personnel de l'hôpital de Dallas qui se sont occupés du patient.« Une erreur » « C'est une erreur.Ils ont cafouillé.Ce n'est pas la peine d'en rajouter, mais il faut espérer que cela ne se reproduira plus jamais », a déclaré sur CNN le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institution nationale des allergies et des maladies infectieuses.Cette erreur a été révélée au cours d'une journée où les autorités fédérales et locales ont tenté de rassurer la population texane et américaine sur leur capacité à empêcher la propagation du virus.« C'est un cas sérieux.Soyez assurés que notre système fonctionne comme il se doit», a déclaré le gouverneur du Texas Rick Perry lors d'une conférence de presse au Texas Health Presbyterian Hospital.« Nous ne sommes pas en Afrique de l'Ouest », a pour sa part déclaré David Lakey, commissaire du département de la Santé du Texas, lors du même point de presse.« Nous sommes dans une ville très sophistiquée, un hôpital très sophistiqué et [.] les chances que ça se propage sont très, très, très petites.» Un autre cas ?Malgré ces paroles rassurantes, un autre responsable texan a admis qu'il ne serait pas surpris si un autre cas d'Ebola était diagnostiqué parmi les personnes qui ont été en contact avec Thomas Eric Duncan.Cet homme dans la quarantaine a quitté le Liberia le 19 septembre et a atterri à Dallas le lendemain.Il s'est écoulé quatre jours avant que les premiers symptômes de la fièvre Ebola se manifestent.Son infection a été confirmée mardi.Quatre jours avant son départ de Monrovia, capitale du Liberia, Duncan a aidé un homme à transporter à l'hôpital une femme atteinte du virus Ebola, a rapporté hier le New York Times sur son site.L'homme et la femme sont morts depuis.MIDIS CHAUDS CHAMBRE DE COMMERCE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN BOARD OF TRADE OF METROPOLITAN MONTREAL CBC/RADIO-CANADA : UNE VALEUR À DÉFENDRE HUBERT T.LACROIX Président-directeur général CBC/Radio-Canada M^ÉAL ©ÇNWTelhOC EY, Présenté pai En collaboration avec RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT AU : 514 871-4001 | WWW.CCMM.QC.CA/HUBERTLACROIX JEUDI 16 OCTOBRE de midi à 14 h Une idée qui n\u2019est pas partagée reste une idée.Osez voir Montréal d\u2019un nouvel œil.Proposez des actions.Engagez-vous : jevoismtl.com je mtl en collaboration avec Médecins sans frontières réclame de l\u2019aide en Afrique de l\u2019Ouest ARIANE LACOURSIÈRE Au lendemain de la confirmation d'un premier cas de fièvre Ebola diagnostiqué aux États-Unis, la présidente de Médecins sans frontières, Dre Joanne Liu, a dit comprendre l'inquiétude des populations occidentales face à la maladie.«Mais sur le terrain (en Afrique de l'Ouest), il manque de personnel soignant.Il manque même de gens pour trier le matériel qui arrive.Il y a des hangars pleins de matériel, mais personne pour le trier et personne pour l'acheminer vers les centres de soins», déplore-t-elle.La Dre Liu dit comprendre la crainte suscitée par le premier cas d'Ebola détecté en sol américain.« C'est normal que les gens aient peur.Il n'y a pas beaucoup de maladies avec un taux de mortalité de 50% [.] Mais au Texas présentement, il doit y avoir environ 500 personnes pour s'occuper d'un seul cas.En Afrique de l'Ouest, il y a beaucoup plus de victimes, mais on n'a pas ce soutien», note-t-elle.Mme Liu estime que les risques que le virus Ebola se propage au Canada sont « minimes».«Notre système de santé est si développé que les risques sont très faibles», assure-t-elle.Le Canada veut rassurer Plus tôt hier matin, la ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose, a tenu à rassurer la population canadienne en martelant que les risques de propagation au Canada du virus sont « très faibles».« L'Ebola ne se répand pas par voie aérienne, comme la grippe.Et le Canada est bien préparé.Nous avons notamment des points de contrôle aux frontières.Nous n'avons aucun vol direct vers les pays africains fortement touchés par la maladie.Et nous avons parmi les meilleurs hôpitaux au monde», a déclaré la ministre Ambrose.« L\u2019Ebola ne se répand pas par voie aérienne, comme la grippe.Et le Canada est bien préparé.» \u2014 La ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose Le chef de la santé publique du Canada, Dr Gregory Taylor, a mentionné que le Canada travaille actuellement à fournir près de 300 000 masques aux pays africains touchés.« Mais nous avons de la difficulté à trouver une compagnie aérienne voulant faire le transport», note le Dr Taylor.Près de 1000 doses de vaccin expérimental seront également fournies à l'Organisation mondiale de la santé.Au Québec, le ministère de la Santé assure que rien n'a changé dans le réseau.Les mesures de prévention et les protocoles de soins mis en place pour accueillir d'éventuels patients atteints d'Ebola tiennent toujours.Aucun cas n'a été déclaré au Québec depuis le 10 septembre.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE/MÉDECINS SANS FRONTIÈRES La présidente de Médecins sans frontières, Dre Joanne Liu, dans un centre de traitement de l\u2019Ebola à Kailahun, en Sierra Leone.[TJ COLLÈGE \\Æ FRANÇAIS UN GRAND COLLÈGE, DE GRANDES RÉUSSITES ! TESTS DE CLASSEMENT PAVILLON LONGUEUIL 4 OCTOBRE 9HÀ12H OU13HÀ16H 1340, boul.Nobert, Longueuil 450 679-0770 PAVILLON MONTRÉAL 18 OCTOBRE 15 NOVEMBRE 9H À 12H 185 Av.Fairmount Ouest, Montréal 514 495-2581 www.collegefr ancais.ca A18 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAUX Laissez voter les Catalans ANDRÉPRATTE apratte@lapresse.ca Le bras de fer entre le gouvernement espagnol et la Catalogne s'intensifie.Samedi dernier, le président catalan, Artur Mas, a signé un décret convoquant la population de la région à un référendum sur l'indépendance, le 9 novembre.Lundi, Madrid a demandé au Tribunal constitutionnel de déclarer ce référendum illégal.La cour a ordonné la suspension du processus référendaire d'ici à ce qu'elle rende son verdict.Vu du Canada, il est difficile de concevoir que Madrid cherche à empêcher les Catalans de s\u2019exprimer sur leur avenir politique.Il est évidemment légitime pour la majorité des Espagnols hors Catalogne de s'opposer à la sécession de cette région, la plus riche du pays.Vu du Canada toutefois, il est difficile de concevoir que Madrid cherche à empêcher les Catalans de s'exprimer sur la question.Le premier ministre, Mariano Rajoy, invoque la Constitution du pays.Celle-ci affirme en effet «l'unité indissoluble de la Nation espagnole, patrie commune et indivisible de tous les Espagnols».Toute démarche sécessionniste serait donc inconstitutionnelle.Cependant, en démocratie, il n'y a pas que la règle de droit.«Un système de gouvernement ne peut survivre par le seul respect du droit.Un système politique doit aussi avoir une légitimité, ce qui exige [.] une interaction de la primauté du droit et du principe démocratique», a rappelé notre Cour suprême dans son avis sur la sécession du Québec.Il est probable que le Tribunal constitutionnel se rende aux arguments du gouvernement Rajoy.Déjà, en 2010, le Tribunal avait invalidé plusieurs articles du Statut d'autonomie pour la Catalogne négocié quatre ans plus tôt.Les juges avaient notamment rappelé qu'en vertu de la Constitution, une communauté autonome ne peut tenir de consultation populaire qu'avec la bénédiction du gouvernement central.Madrid compte donc sur les tribunaux pour freiner les aspirations autonomistes des Catalans.La stratégie aura probablement l'effet contraire; le jugement de 2010 a d'ailleurs alimenté la flamme indépendantiste.Tel que l'a fait remarquer un militant nationaliste, « il ne s'agit pas d'un problème juridique, mais d'un problème politique».Il a fallu quatre décennies aux Espagnols pour s'extirper de la dictature franquiste et faire de leur pays «un État de droit social et démocratique» (article 1 de la Constitution).Comment peuvent-ils aujourd'hui, en toute conscience, interdire à l'une des nationalités constituantes de cet État de s'exprimer sur son statut politique?En s'en remettant aux cours plutôt qu'aux négociations, le Parti populaire de Mariano Rajoy fait aveu de faiblesse.Madrid sait bien que si, un jour, la population catalane s'exprime clairement en faveur de l'indépendance, le reste de l'Espagne ne pourra l'ignorer.Or, quoi qu'en dise le Tribunal constitutionnel, tôt ou tard, ce jour viendra.Le droit à l\u2019indifférence PAULJOURNET paul.journet@lapresse.ca Rendre le vote obligatoire, comme songe à le faire le Parti libéral du Canada, est un remède imparfait pour une maladie mal diagnostiquée.Le débat est moins récent qu'on ne le croit.Dans la Grèce antique, une corde teinte en rouge encerclait l'assemblée pour s'assurer que personne n'échappe à son devoir civique.Une trentaine de pays font encore aujourd'hui du vote non seulement un droit et un devoir, mais aussi une obligation.Leur taux de participation y dépasse habituellement les 90%.Au Canada comme dans la plupart des autres démocraties occidentales, il a beaucoup diminué depuis 20 ans.Certes, le vote obligatoire augmenterait la participation.Mais ce serait une façon réductrice de poser le débat.Il est vrai que la faible participation des électeurs pose problème, pour trois raisons.D'abord, elle nuit à la légitimité de nos élus.Ensuite, elle biaise le vote.Ceux qui ne votent pas ont tendance à être plus pauvres et moins éduqués.Et enfin, elle biaise les stratégies politiques.Un parti peut gagner les élections en s'adressant à sa base et en faisant « sortir le vote ».Mais le taux de participation n'est pas un baromètre parfait de la santé démocratique.Un taux de participation élevé est même parfois mauvais signe.Il peut résulter de débats toxiques qui polarisent la population.Et à l'inverse, l'abstention n'est pas un message facile à décoder.Certes, elle peut s'expliquer par le manque de choix ou le désabusement.Il y a toutefois d'autres hypothèses.Peut-être que des abstentionnistes se méfient peu des autres citoyens, assez pour les laisser choisir.Deux autres arguments pour le vote obligatoire sont fragiles: l'argument progressiste et l'argument éducatif.Selon les progressistes, la contrainte augmenterait le poids électoral des pauvres.Les gouvernements les défendraient donc davantage.Or, c'est présumer que les gens votent en fonction de leurs intérêts.Ce n'est pas si clair.On vote avant tout par devoir civique.Et ce choix reflète plus une identité et des valeurs politiques qu'un calcul pour servir nos intérêts.Autre postulat incertain: que le vote obligatoire inciterait les électeurs à mieux s'informer.Cela a été peu testé empiriquement.Une étude québécoise réalisée en 2007 n'a d'ailleurs pas prouvé ce lien.La baisse du taux de participation provient surtout des jeunes.Depuis une dizaine d'années, les jeunes adultes votent moins et ils gardent cette habitude en vieillissant.Les causes sont complexes.Elles ne sont probablement pas étrangères à l'individualisation de notre société séculière.Si ce désengagement constitue le problème, au lieu de forcer un geste tous les quatre ans, il serait peut-être préférable de s'attaquer aux causes, par exemple en adoptant un cours d'éducation civique.Et si notre démocratie canadienne souffre d'une maladie particulière, la solution se trouve peut-être ailleurs: dans notre Parlement dysfonctionnel.4A F&T ** UBJRES QUE- 4/a î>ure_ C&>T 'itJSdOTEjJI&LE.PROCÈS MAGNOTTA Un macabre périple en POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZUNE NOUVELLE A NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUSVOULEZ EXPRIMERVOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca REDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services c ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, Itée dont le siège social est si: il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-a DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca \u2022 la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des infoi au7, rue Saint-Jacques, Montréal(Québec) H2Y 1K9 et x-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.particulières à La Presse sont également réservés.L\u2019accessibilité pour les handicapés, c\u2019est essentiel «Le code de construction proposé par le gouvernement met en péril le développement de l\u2019accessibilité pour les personnes handicapées et âgées au Québec.» \u2014 Richard Lavigne, Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca DEBATS@LAPRESSE.CA Les vélos aussi sont des véhicules La sécurité du cycliste passe d'abord par sa visibilité et le dépassement sécuritaire de ce dernier ne peut se faire qu'en changeant de voie.Le cycliste, pour être vu et non camouflé dans les automobiles stationnées ou dans le décor, doit pouvoir utiliser la voie de droite, point.Si l'on demande 1,5 mètre à droite pour éviter l'empor-tiérage et que l'on demande 1 mètre à gauche pour le dépassement par un véhicule routier, il reste 50 cm sur la voie pour un dépassement.Donc, nécessairement, en auto, il n'y a pas d'autre choix que de procéder de la même façon que pour dépasser n'importe quel véhicule, c'est-à-dire en changeant de voie : clignotant, rétroviseurs et angle mort, utilisation d'environ la moitié de la voie de gauche, retour dans celle de droite après le dépassement.Alors pourquoi ne pas être franc et reconnaître que le changement de voie obligatoire pour dépasser et l'utilisation de la voie de droite par le cycliste sont des mesures qui assurent réellement la sécurité du cycliste et, surtout, reconnaissent son droit à l'utilisation de l'espace public à titre de conducteur de « véhicule » ?L'histoire des mètres nous place encore dans le paradigme qui veut que le cycliste soit une exception et qu'on va lui « accorder» aimablement un espace.C'est une conception rétrograde qui construit encore l'utilisation de l'espace public autour de l'automobile.Pierre Rogué, juriste, fondateur du regroupement cycliste Une porte une vie Faire des coupes dans tout ce qui bouge Je me demande si c'est parce qu'il s'ennuie de la chirurgie que le docteur Couillard fait des coupes dans tout ce qui bouge.J'ose espérer que lorsqu'il ouvrait le crâne d'un patient, il y allait un peu plus délicatement.De plus en plus d'observateurs prétendent que ce sabrage systématique est plus idéologique que purement économique.Je n'arrive pas à comprendre que notre gouvernement, pourtant composé de gens réputés intelligents, fasse la sourde oreille aux autorités mondiales qui affirment que l'austérité n'est pas la route à suivre et qu'il est faux de croire que des baisses d'impôt pour les entreprises favorisent les investissements.Si c'était vrai, plus personne n'investirait dans les pays scandinaves et dans certains pays d'Europe continentale.On peut sans doute voir dans la composition du gouvernement un élément de réponse : aux postes clés, des banquiers et des médecins.Pour les premiers, la vie se résume à une feuille Excel.Les seconds ne connaissent souvent des êtres humains que le morceau qu'ils soignent.Les seconds ont toutefois sur les premiers un avantage : ils peuvent enterrer leurs erreurs.François Jobin, écrivain, Brownsburg-Chatham De la Charte au projet de loi 3.Le ministre Moreau ne semble pas réaliser qu'en ne voulant pas voir le problème en analysant les chiffres et, de cette façon, rendre son projet de loi plus équitable, il fait exactement ce que M.Drainville a voulu faire avec sa charte, c'est-à-dire diviser les Québécois.Son nouveau terme de conflit générationnel fait en sorte que ceux qui n'ont pas de régime cassent du sucre sur le dos de ceux qui ont payé leur part.Richard Côté Le monstre tricéphale Commentant le problème de structures du monstre tricéphale, Alain Dubuc, dans La Presse du 18 octobre 2010, écrivait: «Derrière les structures, il y a la culture.Une culture du repli sur soi, de respect soviétique des normes, où bien des administrateurs se méfient des soignants, perçus comme des générateurs de coûts.Une culture où les bureaucrates, prisonniers de leur logique, auront tendance à préserver leurs privilèges et à trouver qu'il est plus logique de réduire les services que l'administration.» Ne comprenant rien au mandat donné par le ministre, les récentes décisions de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal en sont une parfaite illustration.Et c'est ainsi depuis trop d'années.Alain Doucine La bureaucratie et l\u2019autocritique J'ai été fonctionnaire.Je sais qu'aucun service gouvernemental ni aucun ministère ne veut être coupé.Et la bureaucratie a des façons subtiles de se défendre contre les coupes.Les élus - et les journalistes -doivent les comprendre et les combattre.Quoi de plus simple pour la bureaucratie que de proposer des réductions dans des services sensibles, comme les services aux personnes âgées, aux démunis, etc.Ça sort dans les médias, l'opinion publique se scandalise, le ministre est attaqué de tous côtés et est souvent forcé de reculer.Plutôt que de jouer des games, la bureaucratie devrait faire une vraie autocritique et rechercher sincèrement à éliminer ce qui est vraiment superflu, à faire autant ou même plus avec moins, même si ça dérange.François Côté, Montréal LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 A19 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll\t À BIEN Y PENSER Pour avoir travaillé dans l\u2019entreprise privée tout au long de notre carrière, mon conjoint et moi avons enrichi les propriétaires de ces entreprises et nos cotisations REER ont enrichi les institutions financières.Maintenant, nous enrichissons nos médecins.\u2014 Sylvie Émond\t Ebola, la peste moderne «a V ^ L LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca OPINIONS La télédiffusion des procès est incontournable Laffaire Magnotta et les autres causes qui soulèvent les passions représentent des occasions uniques pour le système de justice de démontrer sa transparence PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS La question de la télédiffusion potentielle des procès fait présentement surface avec la cause de Luka Rocco Magnotta (notre photo), accusé du meurtre de Lin Jun.Les premières images de la crise d'Ebola étaient d'une tristesse insoutenable.Des gens cordés le long d'un mur, qui recevaient les écuelles de nourriture que leur tendaient, par-dessus deux rangées de cordons sanitaires, des soignants gantés jusqu'aux coudes, vêtus comme des cosmonautes, les yeux cachés par des lunettes de scaphandre.Les malades avaient cet air accablé, mais résigné de ceux qui voient venir la mort tout en sachant qu'ils ne pourront trouver de réconfort dans les baisers et les caresses de leurs proches.Isolés, condamnés, exclus prématurément du monde des vivants.On atteignait en quelque sorte l'extrême pointe du malheur humain.On prévoit que 1,4 million de personnes pourraient être affectées d\u2019ici le mois de janvier.Depuis, la tragédie n'a fait que s'amplifier, jusqu'à plonger des pays comme le Liberia et la Sierra Leone dans un cauchemar sans nom.Plus de 6500 malades ont été recensés en Afrique de l'Ouest, mais on sait que le nombre réel des victimes est bien plus élevé, car les familles cachent leurs malades - à supposer qu'ils soient conscients de leur état - pour éviter qu'ils leur soient enlevés et envoyés dans ces antichambres de la mort que sont devenues les cliniques d'urgence où peu de gens sont sauvés.L'Organisation mondiale de la santé prévoit l'apparition de 20 000 cas dès novembre à défaut de « changements draconiens».lesquels sont fort peu probables, compte tenu de la situation sur le terrain.Les agences américaines, elles, prévoient que 1,4 million de personnes pourraient être affectées d'ici le mois de janvier.Selon l'UNICEF, pas moins de 3700 enfants rendus orphelins par le virus ont besoin d'une aide immédiate.Le virus se propage vite, car il peut être transmis non seulement par contact avec des liquides organiques (sperme, sang, excréments), mais aussi par la sueur (un phénomène très courant dans les pays chauds: serrer la main d'une personne infectée qui transpire vous met déjà à risque), de même que par le contact avec des surfaces contaminées (draps, vêtements, etc.).Cela a provoqué un mouvement de panique chez le personnel des lignes aériennes, mouvement qui a mené au quasi-enfermement des pays les plus touchés, désormais à peu près privés de contact avec le reste du monde.Même ces saints des temps modernes que sont les soignants engagés dans des associations humanitaires hésitent à servir là où l'on aurait tant besoin d'eux, et qui peut les blâmer?Des dizaines de professionnels de la santé et de missionnaires ont été contaminés, et la plupart des rescapés sont ceux qui ont pu bénéficier des traitements agressifs déployés dans les pays développés.Le Dr Marc Forget, un Québécois habitué aux missions difficiles (en dehors des crises, il pratique dans le Grand Nord), est l'un de ces héros.Il était en Guinée quand l'épidémie a débuté cet été, il retourne cette semaine en Sierra Leone avec Médecins sans frontières et il trouve le moyen d'être serein et de sous-estimer l'ampleur de son dévouement : « Si on est bien informé et qu'on suit les procédures, le risque est limité », disait-il à notre collègue Laura-Julie Perreault.Il constate les effroyables dommages collatéraux de l'épidémie : la révolte des populations locales, l'incompréhension populaire, les tensions dues au bouclage des zones les plus touchées, l'effondrement du commerce et de l'économie déjà fragile.à quoi l'on pourrait ajouter ces autres plaies sociales qui se manifesteront pour peu que l'épidémie atteigne un certain niveau en Occident, dont le profilage racial des voyageurs venant des régions affectées, l'isolement des zones les plus misérables de l'Afrique subsaharienne.Mais il y a une leçon à tirer de cette immonde tragédie, et c'est l'impérieuse nécessité de former davantage de professionnels de la santé en Afrique même, chez eux.Nous y reviendrons ces prochains jours.MÉLANIE DUGRÉ Avocate, l\u2019auteure collabore régulièrement à La Presse Débats On les surnomme parfois la « ligue du vieux poêle ».La plupart sont des retraités qui traînent dans les couloirs du palais de justice de Montréal et qui se promènent d'une salle d'audience à l'autre, assistant aux divers procès et débats judiciaires qui s'y déroulent.En fin d'après-midi, ils se donnent rendez-vous pour un café et se racontent les faits saillants de «leurs» procès respectifs, commentant au passage le travail des avocats et des juges.Si cet étonnant club social a un petit quelque chose de cocasse, il symbolise néanmoins un principe fondamental de notre justice, soit la publicité des débats, précieux atout de notre démocratie.Ceci dit, il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus dans la ligue du vieux poêle ! La question de la télédiffusion potentielle des procès fait présentement surface avec la cause de Luka Rocco Magnotta, que les autorités judiciaires ont refusé, en mars dernier, de télédiffuser, et qui se tient pour les deux prochains mois dans une salle d'audience qui ne peut accueillir que cinq membres du public.Le juge André Vincent, dans son jugement ordonnant la remise en liberté de Guy Turcotte d'ici la tenue de son nouveau procès, a lui aussi, sans doute malgré lui, inscrit le sujet à l'ordre du jour en soulignant « qu'un public bien informé comprendrait sa décision».La question se pose donc dans toute sa légitimité: doit-on permettre la télédiffusion de certains procès ?J'estime que oui, tout comme je crois que les opposants au projet, emmurés dans un conservatisme certain, entretiennent des craintes injustifiées.Ils évoquent notamment le risque de discréditer notre justice en la transformant en spectacle et la nécessité de protéger les victimes, leur famille et les témoins qui pourraient se sentir intimidés par l'appareil médiatique et remettre en question leur participation au processus judiciaire.Or, notre justice prévoit justement des mécanismes pour maintenir le contrôle et prévenir les abus, NORMAND BEAULIEU Retraité, Saint-Adolphe-d\u2019Howard Depuis la création de la nouvelle Ville de Montréal, en 2002, avons-nous constaté de telles améliorations dans la prestation des services de proximité qui rendent indispensables ces 19 structures politiques et administratives que sont les arrondissements ?Qu'en est-il des économies extraordinaires prévues par l'administration Tremblay?Est-ce que le remplacement des traditionnels quartiers de Montréal par des arrondissements s'est réalisé au bénéfice des contribuables ?L'identité locale est-elle mieux préservée qu'autrefois ?Depuis 2002, toutes les recettes des technocrates ont été essayées pour réduire les coûts et améliorer la qualité des services à la population : centralisation, décentralisation, déconcentration, restructuration, création, optimisation, concertation, planification, abolition et, bien sûr, révision des services.Sans résultats convaincants.En fait, les principaux impacts de l'implantation des arrondissements notamment les ordonnances de huis clos et de non-publication.La loi confirme également que le juge est maître de sa salle d'audience et qu'il possède le pouvoir d'intervenir en tout temps pour maintenir l'ordre et le bon déroulement des débats.Non seulement des balises sont à portée de main, mais l'idée n'est pas d'étendre la télédiffusion des procès à l'ensemble des débats judiciaires, dont certains sont, au demeurant, fort ennuyants.En revanche, les procès qui soulèvent les passions dans la population représentent des occasions uniques pour le système de justice de démontrer sa transparence, d'éduquer les citoyens et de nourrir leur confiance envers lui.J'ai mal à notre Justice devant l'ampleur de l'indignation collective suscitée par l'affaire Turcotte et je reste convaincue que le public gagnerait à voir les avocats et les juges travailler et à constater comment les lois sont appliquées.D'ailleurs, les projets pilotes me semblent davantage liés à une augmentation insensée du nombre d'élus, à l'explosion de la bureaucratie et des chicanes de clochers entre ville centre et élus locaux, et, bien sûr, à la croissance incontrôlable des coûts.Par exemple, avons-nous vraiment besoin des actuels 20 bureaux d'arrondissement ?Pourquoi pas seulement quatre ou cinq, situés dans des lieux stratégiques et ouverts aux mêmes heures que n'importe quel commerce ?Et il ne s'agit que d'un exemple parmi d'autres illustrant le ridicule de la situation actuelle.En fait, on pourrait fort bien imaginer Montréal divisé en quatre régions, nord, sud, est et ouest, sans autonomie administrative ni parti politique, et auxquelles on grefferait des services centraux assumant des responsabilités horizontales comme, par exemple, la négociation des conventions collectives et la planification budgétaire.Dans un tel modèle, on minimiserait la bureaucratie, on responsabiliserait gestionnaires et employés en lien direct avec la clientèle, et on donnerait place à l'initiative en limitant l'emprise ailleurs au Canada semblent pour le moment concluants, sans compter que les audiences des commissions Gomery, Bastarache et Charbonneau ont confirmé l'intérêt de la population à l'égard de l'exercice judiciaire, sans que ne soit compromise la saine administration de la justice.Le caractère public des débats judiciaires n'est heureusement pas en péril, grâce au travail de journalistes compétents qui rapportent le déroule- ment des procès sur les diverses plateformes médiatiques.Néanmoins, à une époque où chacun se réclame du droit de voir, d'entendre et de se forger sa propre opinion, ce n'est plus suffisant.Puisqu'il ne faut toutefois pas rêver d'une initiative des autorités judiciaires, il appartiendra à la société civile d'exercer des pressions afin que cet incontournable virage soit entrepris.Que la ligue du vieux poêle et tous ses aspirants membres, de Chicoutimi à Rimouski, se le tiennent pour dit.des services dits « de contrôle », omniprésents dans l'actuelle Ville de Montréal: le maximum de ressources « sur le terrain » ! Sans difficulté, on réduirait aussi le nombre de cadres, lequel se situe autour de 1200 à l'heure actuelle, et on abolirait nombre de petites unités administratives dont le principal rôle semble être de résister au changement, de ralentir, voire d'étouffer la réalisation de projets intéressants pour justifier la survie administrative de quelques petits boss.La Ville de Montréal regorge d'employés et de gestionnaires talentueux, compétents et dévoués qui ne demandent pas mieux que de se mettre entièrement au service de la population.Donnons-leur-en la chance! Libérons-les de la structurite aiguë dont souffre Montréal! Sept élus par région, un maire élu au suffrage universel, et nous voilà revenus dans la zone du bon sens.Un conseil municipal composé de 29 élus résolus à faire de la Ville un exemple de saine gestion pourra certainement faire mieux que les quelque cent cinquante élus actuels qui garnissent le conseil de ville et les conseils d'arrondissement.Cessez de chercher les économies à gauche et à droite : abolissez les arrondissements, réduisez le nombre de gestionnaires, implantez des technologies de pointe et, de grâce, larguez 80% des élus.sans indemnité de départ, évidemment! Libérons-nous de la structurite! La Ville de Montréal regorge d\u2019employés talentueux qui ne demandent pas mieux que de se mettre au service de la population On pourrait fort bien imaginer Montréal divisé en quatre régions, nord, sud, est et ouest, sans autonomie administrative ni parti politique, et auxquelles on grefferait des services centraux comme la négociation des conventions collectives et la planification budgétaire.Je reste convaincue que le public gagnerait à voir les avocats et les juges travailler et à constater comment les lois sont appliquées. Besoin d'aide pour trouver votre voie?Magasinez-vous un emploi dans le commerce de détail.C'est la haute saison de l'embauche dans le commerce de détail.Avec près de 500 emplois disponibles dans notre Carrefour de l'emploi dans la vente au détail, jamais il n'aura été aussi facile de vous magasiner un nouvel emploi.workopolis.com #workopolis WORKOPOLIS CENTRE COMMERCIAL VOUS ÊTES ICI POSTEÇ nr«iij \u2019OSlBPP^l \u201dr NOUS H S» MUTONS jobs Is ' A l/W^l M/1a p* ' P lA'K.,k -CD mm. LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 LA PRESSE A 21 iiiiiiiiiiiiiiiiii SPORTS ©2\t# 1\t (En 3e période)\t\t SOIR D\u2019AUDITION À CHICAGO RICHARD LABBÉ CHICAGO Pour plusieurs membres de l'organisation du Canadien, c'était un peu le soir de la dernière chance, hier à Chicago.Pour plusieurs, c'était une dernière occasion d'épater les patrons et de compliquer les décisions avant les coupes et les billets d'autocar en direction de Hamilton.Malheureusement pour eux, les jeunes joueurs du Canadien n'ont pas touché à la rondelle de la soirée.Ou presque.Après deux périodes devant des Blackhawks en mode saison, c'était 0-0, mais le tableau des lancers ne pouvait mentir: 22-9 en faveur des locaux, qui faisaient à peu près tout ce qu'ils voulaient sur la glace.Les choses ont changé en troisième, toutefois.Surprise, Rene Bourque a fait 1-0 CH avec un but au commencement de la troisième période, puis Nathan Beaulieu a saisi une bien jolie passe de Drayson Bowman pour faire 2-0.La vraie bonne nouvelle pour le Canadien, c'est que Carey Price est en forme.Hier soir, du moins, il a eu amplement le temps de se préparer à la vraie saison, recevant des tirs de tous les angles et de tous les côtés, pendant que ses jeunes collègues avaient l'air franchement débordés lors des deux premières périodes.Price voulait un match de préparation, il l'a eu ! À l'autre bout, les Hawks avaient choisi Antti Raanta, qui aurait pu passer de longues minutes à lire sur une chaise longue, et personne n'aurait vu la différence.Sauf en troisième.Du reste, on ne sait trop ce que la direction montréalaise peut retenir de ce qu'elle a vu hier soir, parce qu'il est plutôt difficile d'évaluer des joueurs qui ne touchent pas à la rondelle.À l'attaque, Sven Andrighetto a provoqué quelques étincelles, surtout en créant un revirement au début de la troisième, qui a mené à une belle occasion pour Jacob de la Rose.Mais c'était avant tout à la défense qu'il fallait s'attarder, puisque Jarred Tinordi, Nathan Beaulieu et Greg Pateryn étaient tous en uniforme.et tous en audition.Que retenir de tout ça?Que Beaulieu est probablement encore et toujours en avance dans cette course au poste de dernier défenseur régulier.Son but ne va certes pas lui nuire.Tinordi, lui, connaît des hauts et des bas, mais nous voici à l'étape du camp d'entraînement où les bas devraient être moins nombreux que les hauts.Tinordi a écopé d'une autre punition en début de match.Pateryn, lui, a été correct, sans plus.Est-ce que tout cela est bien suffisant pour décider d'un alignement en prévision du premier match de la saison, le 8 octobre?On le saura bien assez vite.En attendant, le Canadien n'a plus que deux matchs préparatoires à disputer, demain soir à Ottawa, et samedi soir au Centre Bell, contre ces mêmes Sénateurs.UN NOUVEAU DÉPART POUR BRAD RICHARDS Ejksrra** ' PHOTO PAUL BEATY, ASSOCIATED PRESS RICHARD LABBÉ CHICAGO Amer?Non, Brad Richards n'est pas amer.Déçu?Peut-être un peu.Déçu de n'avoir pu répondre aux attentes à New York, déçu de n'avoir jamais pu toucher à la Coupe Stanley, lui qui avait pourtant dit oui à un immense contrat de 60 millions pour 9 ans avec les Rangers.Ces jours-là, on le sait, sont bel et bien terminés pour lui.En juin, les Rangers, insatisfaits et préoccupés par leur plafond salarial, ont choisi de racheter les 6 dernières années de son contrat.« J'étais sûr à 90 % que ça allait arriver.» L'attaquant de 34 ans racontait tout ça hier à Chicago, avant le match contre le Canadien, avec l'air encore un peu sonné du gars qui doit recommencer à zéro.Ici à Chicago, Richards sera un peu moins riche (un an pour 2 millions de dollars), mais il aura la chance de se battre pour une Coupe Stanley, ce qu'il recherchait plus que tout.«J\u2019avais de la pression» Mais l'ancien de l'Océanic de Rimouski n'a pas oublié New York, et quand on lui en parle, une vague de sentiments ambivalents semble déferler.« C'est dur de jouer en finale de la Coupe Stanley et de savoir que tu ne seras plus avec l'équipe dans 5 jours.Ce n'est pas si grave, j'ai pu choisir une équipe qui a une chance de tout gagner.Mais j'avais de la pression, à New York, et c'est normal, avec le contrat de 9 ans.» «C\u2019est une situation différente parce que je n\u2019ai plus la même pression sur les épaules.» \u2014 Brad Richards Cette pression purement new-yorkaise, Richards affirme ne plus la ressentir à Chicago, là où il n'est pas celui qui attire les projecteurs.« C'est une situation différente parce que je n'ai plus la même pression sur les épaules.Ce qui est bien.Encore une fois, à New York, à cause du gros contrat, la pression était bien réelle.Ici, l'équipe est déjà bien établie.À New York, à écouter ce que les gens disaient parfois, j'avais l'impression qu'on n'avait même pas participé aux séries.Pourtant, la saison dernière, on s'est retrouvés en grande finale ! J'aurais probablement eu besoin de plus de 3 saisons pour m'habituer à ça.Mais New York est une ville fabuleuse quand on gagne.Ce furent trois des meilleures années de ma vie.» À Chicago, le rôle de Richards sera tout de même un peu similaire : produire.Marquer des buts.Afin d'y arriver plus souvent, l'entraîneur Joel Quenneville lui a d'ailleurs demandé d'aller s'installer à la pointe lors des avantages numériques.« Ce n'est pas la première fois qu'on me demande ça, j'ai déjà joué à la pointe dans les rangs juniors et aussi dans la Ligue nationale.Il faut seulement jouer de manière intelligente dans ce genre de situation.» En attendant d'amorcer la saison, les Blackhawks se croisent les doigts et souhaitent retrouver en Richards le joueur de naguère, celui qui, par exemple, avait réussi 66 points à sa première année dans le maillot des Rangers, en 2011-2012.Le vétéran sait très bien ce qu'on attend de lui à Chicago cette saison.« Quand tu joues avec un gars comme Patrick Kane, tu sais que tu dois produire ! » Gregory Yarsulepok Ligue de garage DEBUT DE SAISON EN DENTS DE SCIE?RETROUVEZ VOTRE MORDANT! Nous pouvons vous aider en remplaçant une ou plusieurs dents manquantes par des implants dentaires.MALOCLINIC antonyCar bery I DENTISTERIE IMPLANTOLOGIE 514 367-1204 ANT0NYCARBERY.COM A 22 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn SPORTS Arrogance olympique PHILIPPE CANTIN CHRONIQUE Dans l'univers olympique, la nouvelle est énorme.Hier, le gouvernement norvégien a refusé d'endosser financièrement la tenue des Jeux d'hiver de 2022 à Oslo.Du coup, cette candidature a été retirée.Le Comité international olympique (CIO) devra donc attribuer ces Jeux à Pékin, en Chine, ou à Almaty, au Kazakhstan.Pour le président du CIO Thomas Bach, le scénario est cauchemardesque.Contrairement à Oslo, royaume des sports d'hiver, aucune de ces deux villes ne suscite un enthousiasme spontané.Le choix de Pékin ferait en sorte que les Jeux - hiver et été confondus -, seraient présentés une troisième fois consécutive en Asie, à l'encontre du principe d'alternance géographique.La capitale chinoise, selon plusieurs analystes, s'est lancée dans cette course afin de préparer une candidature mieux étoffée en vue de 2026.Son projet comporte des lacunes.Et le régime politique du pays placerait le CIO sur la sellette, comme le rappellent les manifestations des derniers jours à Hong Kong.Par ailleurs, il n'est pas évident que le Kazakhstan soit prêt à accueillir un événement de cette dimension.Et là aussi, la question politique posera problème.Le refus norvégien illustre à quel point le CIO a perdu son pouvoir de persuasion en Europe.Car cette décision s'inscrit dans une tendance lourde.Parmi toutes les régions intéressées aux Jeux de 2022, celle de Davos/Saint-Moritz a été la première à dire non lors d'un référendum.Ce fut ensuite au tour des Munichois de refuser l'aventure, un dur coup pour Thomas Bach, lui-même Allemand.Il n'empêche qu'au lancement officiel des candidatures en novembre dernier, six villes étaient sur la ligne de départ.En plus de Pékin, Almaty et Oslo, on retrouvait Stockholm, Cracovie et Lviv, en Ukraine.Le CIO s'en est félicité dans un communiqué enthousiaste.Le navire a cependant vite tangué.La Suède s'est retirée devant le manque d'enthousiasme du gouvernement ; l'Ukraine, pour des raisons évidentes, a compris que 2022 n'était pas une échéance réaliste ; et la Pologne a aussi fermé la porte, après le référendum tenu à Cracovie.Conscient que le sol se dérobait sous ses pieds, Thomas Bach a lancé une opération de séduction en Norvège.Il a visité Oslo, se déplaçant en minibus plutôt qu'en limousine afin de ménager les susceptibilités des Norvégiens.Quelques semaines plus tôt, ceux-ci avaient été outrés en prenant connaissance de certaines exigences du CIO envers les villes candidates : durant les Jeux, ses membres devraient loger dans des hôtels cinq étoiles, profiter de services médicaux spéciaux, être conduits par des chauffeurs.Le tout, bien sûr, aux frais du comité organisateur! L'affaire a créé un désastre de relations publiques.En désespoir de cause, les promoteurs d'Oslo 2022 ont modifié leurs plans afin de rendre le projet moins coûteux.Malgré tout, les sondages étaient intraitables : la population était opposée à la tenue des Jeux.La décision du gouvernement n'est donc pas étonnante.Les excès des Jeux de Sotchi expliquent à juste titre la méfiance des Européens envers le CIO.La manière dont l'organisme a justifié les hallucinantes dépenses du gouvernement russe pour créer une ville olympique, parfois au mépris de l'environnement, a créé un malaise.Les référendums tenus en Suisse, en Allemagne et en Pologne ont démontré que les gens ne croient plus à la notion de «jeux modestes».Des membres du CIO ont travaillé fort pour convaincre l'opinion publique que l'organisation des Jeux d'hiver était une affaire d'environ 2 milliards, remboursée par divers revenus, comme les droits de télé, les commandites d'entreprises et la billetterie.Et que si la Russie avait dépensé plus de 50 milliards, c'est parce qu'elle a voulu s'offrir en un temps record des installations ayant nécessité des dizaines d'années de développement ailleurs dans le monde.Mais cet argument n'a pas fonctionné.Parce qu'il camouflait mal le goût du CIO pour des installations luxueuses et les dépenses extravagantes.Après tout, c'est en pleine connaissance de cause que les Jeux de 2014 ont été accordés à la Russie.Devant l'échec que constitue l'attribution des Jeux de 2022, le CIO reverra-t-il ses méthodes?Si sa réaction à la décision d'hier en est une indication, non.Dans un communiqué officiel, le directeur Christophe Dubi a sévèrement blâmé la Norvège ! «Il est dommage qu'un pays avec de si vastes moyens, comptant de si merveilleux athlètes et des amateurs passionnés, rate une si belle occasion d'investir dans son avenir et de montrer au monde ce qu'il a à offrir.» Avouons qu'il faut du culot.Le CIO n'évoque même pas l'idée d'examiner ses propres actions pour expliquer la décision.Il laisse plutôt entendre que les Norvégiens, comme les Suisses, les Allemands, les Polonais et les Suédois avant eux, n'ont rien compris.L'arrogance du CIO est stupéfiante.Mais elle illustre aussi à quel point la décision du gouvernement norvégien lui fait mal.Bizarre tout de même de penser qu'après le retrait d'Oslo, Québec serait aujourd'hui favori pour obtenir les Jeux de 2022 s'il s'était porté candidat.Mais on ne saura évidemment jamais si la population aurait appuyé l'initiative.Le refus du maire Labeaume de tenter l'aventure laisse cependant croire qu'il se doutait de la réponse.« Un grand projet à la fois, c'est assez!», m'avait-il dit, à l'époque.Et ce projet, bien sûr, était la construction du nouvel amphithéâtre.Il faudra maintenant surveiller si le CIO aura plus de succès avec la course aux Jeux d'été de 2024.Plusieurs pays se disent intéressés.Mais c'était aussi le cas pour ceux de 2022 avant ce grand - et mérité - dérapage.Source : insidethegames.biz Le refus de la Norvège d\u2019accueillir les JO d\u2019hiver 2022 illustre à quel point le CIO a perdu son pouvoir de persuasion en Europe.sen va-t-en guerre K PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE GABRIEL BÉLAND L\u2019édifice est le même, tout blanc strié de fenêtres noires et sis à un jet de pierre du pont Jacques-Cartier.Les trois mêmes lettres frappent sa devanture : « RDS ».Le bureau de son président est toujours niché au fond d\u2019un couloir sombre, doté de grandes fenêtres et tapissé de photos et de souvenirs sportifs.Mais Gerry Frappier est le premier à convenir que malgré les apparences, beaucoup de choses ont changé au Réseau des sports.Après 11 ans de quasi-monopole sur le hockey et le Canadien, le réseau entame cet automne une nouvelle ère : une ère où les profits ne se feront plus comme de l'eau, une ère avec un réseau concurrent qui a le vent dans les voiles, une ère où, en deux mots, il va falloir se battre pour survivre.« Des fois, je vais allumer des lampions à l'oratoire pour prier d'avoir encore ma job dans trois, quatre ans, lance le président de RDS.Parce que c'est dans trois, quatre ans, si tout le monde joue cartes sur table, qu'on va savoir qui a gagné et qui a perdu.» Frappier, un gaillard de 6'3 arrivé à la barre du réseau il y a 15 ans, n'a pas la langue de bois.Pendant 35 minutes, il parlera à La Presse de la nouvelle dynamique de la télé sportive au Québec et de l'arrivée de TVA Sports.Le leitmotiv est clair: rien n'est encore joué et une bataille importante s'annonce.«Aujourd'hui, ils ont gagné la bataille de l'image.Ils ont arraché un gros morceau à RDS.Les matchs du samedi, les séries [éliminatoires] seront à TVA Sports.Mais ils n'ont pas gagné la bataille de la business, croit-il.Ce n'est pas la même affaire.» Le 25 novembre 2013, la Ligue nationale de hockey a annoncé que TVA Sports obtenait ses droits nationaux en français.Le réseau, fondé par Québecor en 2011, présentera pour la première fois cette saison les matchs du CH les plus écoutés : le match d'ouverture, 21 matchs du samedi en plus de ceux des séries.RDS, qui diffusait depuis 2002 tous les matchs du Canadien, a tout fait pour obtenir les 60 parties restantes.Le réseau aurait déboursé 816 millions pour diffuser les matchs dits « régionaux» pendant les 12 prochaines années, selon Radio-Canada.Le président refuse de confirmer la somme.« Mais il y a eu surenchère», admet Gerry Frappier.« C'était important pour RDS de ne pas se faire sortir du hockey.Au Québec, pour être un grand acteur du paysage sportif, il faut du hockey», tranche-t-il.TVA a-t-il trop payé?Pendant les dernières années, RDS était la chaîne spécialisée francophone la plus rentable au pays.Ses profits annuels ont même dépassé les 25 millions en 2012.Mais la nouvelle réalité va tout changer.RDS a perdu 22 matchs importants, sans compter ceux des séries éliminatoires, qui sont les plus lucratifs.Le réseau paye aussi beaucoup plus qu'avant pour présenter chaque match du Canadien.Si la somme de 816 millions pour les droits régionaux est la bonne, alors le réseau allonge le double pour chaque match par rapport à la saison dernière.« Dans la prochaine année, nos parts de marché, nos revenus publicitaires, tout va être en baisse, concède M.Frappier.Donc, on va avoir l'air d'être en perte de vitesse et le concurrent va avoir l'air d'avoir le vent dans les voiles.C'est mathématique.» Gerry Frappier se questionne ouvertement sur le modèle d'affaires de son concurrent.TVA Sports paiera encore plus que RDS par match du CH au terme de l'opération, de laquelle la LNH et le Canadien sortent grands gagnants.Le président de RDS raconte qu'il aurait pu égaler l'offre pour obtenir les droits nationaux.« Ce deal-là, on aurait pu l'avoir.On aurait pu avoir le statu quo.Je l'avais sur la table, avance-t-il.Je savais ce que je devais payer.On a choisi de ne pas aller à ce niveau-là, parce que ç'aurait été une destruction de la rentabilité de RDS.Une destruction totale.Un suicide financier.» « Honnêtement, en tout respect de la puissance de l'empire Québecor, je me creuse les méninges pour essayer de voir comment ils vont rentabiliser cette entente », poursuit Gerry Frappier.Les abonnés, le nerf de la guerre RDS a fait des projections.Le réseau pense que malgré ces changements dans le paysage sportif québécois, il restera « deux fois plus gros» que TVA Sports en termes de parts de marché.Le samedi soir et durant les séries éliminatoires, RDS tentera de rester « la référence », afin de minimiser les pertes.«ESPN a 16 parties de football seulement.Mais aux États-Unis, qui est la référence dans la NFL?C'est ESPN, note Gerry Frappier.Toutes leurs émissions en studio font mieux que celles des chaînes qui diffusent les matchs.» La surenchère à laquelle se sont livrés les deux réseaux arrive à un bien mauvais moment.Depuis 2011, la télé câblée est en perte de vitesse partout au Canada.Le nombre d'abonnés baisse.RDS n'est pas épargné.Le réseau en compte aujourd'hui 3,3 millions.« Le taux de pénétration de RDS a baissé au Québec.On a moins d'abonnés aujourd'hui qu'il y a quatre ans », admet M.Frappier.TVA Sports est quant à elle en croissance.Une porte-parole de la station indique qu'elle compte maintenant 1,8 million d'abonnés.Or, plus que la publicité, les abonnés remplissent les coffres de RDS.«Le phénomène que l'on constate depuis 2011 m'inquiète énormément.Ça ne prend pas une perte importante d'abonnements pour faire basculer la rentabilité, croit Gerry Frappier.Pour chaque dollar que l'on récolte, il y a à peu près 70 cents qui viennent des abonnements et 30 cents de la publicité.» Pour conserver ses téléspectateurs, RDS compte continuer de se présenter comme « la référence » en sports.Son président rappelle que le réseau détient des droits pour la NFL, le football canadien, la F1, le golf, le tennis.En entrevue, Gerry Frappier ne semble ni optimiste ni défaitiste.Il parle en gestionnaire, évoque des défis à relever.Mais le président de RDS sait que les prochaines années seront cruciales pour son réseau.« J'ai fait une promesse quand je suis entré en poste à RDS - et je ne sais pas si je pourrai la tenir toute ma vie -, j'ai dit: ''Il n'y a personne qui va perdre son emploi ici'' », raconte le gestionnaire.D'ici trois ou quatre ans, Gerry Frappier pense savoir s'il pourra tenir sa promesse.«Honnêtement, en tout respect de la puissance de l\u2019empire Québecor, je me creuse les méninges pour essayer de voir comment ils vont rentabiliser cette entente.» \u2014 Gerry Frappier, président de RDS LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 A 23 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim SPORTS BASEBALL/SÉRIES DE DIVISIONS LE PORTRAIT DANS LAMÉRICAINE (J -ï* ^ A DAVID COURCHESNE C\u2019est aujourd\u2019hui que s\u2019amorcent les séries de divisions dans le baseball majeur.Au menu : deux rencontres de la Ligue américaine.La Presse jette un regard sur les forces en présence, prédictions incluses.m m PHOTO DARREN CALABRESE, LA PRESSE Chris Tillman, qui entreprendra les séries de divisions cet après-midi, fait partie du groupe de lanceurs partants des Orioles qui a présenté une moyenne de points mérités de 3,61 cette saison.t Wm PHOTO BEN MARGOT, ASSOCIATED PRESS Les Angels ont dominé la division Ouest de la Ligue américaine - et le baseball majeur - à coups de circuits.Mike Trout en a frappé 36 et Albert Pujols, 28.Le titre de joueur par excellence de l\u2019Américaine en 2014 devrait revenir à Trout.Le personnel de lanceurs des Angels se révèle au-dessus de la moyenne.Tigers de Detroit c.Orioles de Baltimore Royals de Kansas City c.Angels de Los Angeles On savait les Orioles de Baltimore capables de gagner des matchs avec la longue balle, mais pouvaient-ils empêcher l\u2019adversaire de marquer davantage de points qu\u2019eux?La réponse est affirmative.Les lanceurs partants des Orioles ont maintenu une moyenne de points mérités collective de 3,61 cette saison, une nette amélioration par rapport aux résultats plutôt médiocres de 2013 (4,57).Mieux encore, les rele-veurs de l\u2019équipe ont affiché le troisième rendement dans la Ligue américaine (3,10).Bref, les Oiseaux frappent autant que l\u2019année dernière - sans Manny Machado et Matt Wieters, il faut le dire -, mais ils lancent beaucoup mieux.Assez pour bâillonner la dangereuse attaque des Tigers de Detroit?Miguel Cabrera aura certes connu une saison offensive moins épique que les deux précédentes, mais il représente évidemment une menace constante, tout comme Victor Martinez, qui frappe comme jamais du haut de ses 35 ans, presque 36.Qui a dit qu\u2019on avait absolument besoin de Prince Fielder?Les lanceurs partants des Tigers sont toutefois moins solides que leur réputation, outre peut-être le droitier Max Scherzer.Et ne parlons même pas de l\u2019enclos de relève, capable du pire beaucoup plus souvent que du meilleur.Prédiction : Orioles en cinq Sous les projecteurs Adam Jones, voltigeur Pour que les Orioles puissent faire un bon bout de chemin dans les séries éliminatoires, une contribution significative du meilleur joueur de l\u2019équipe sera primordiale.On attendait de (très) grandes choses des Angels de Los Angeles.la saison dernière.Après tout, l\u2019équipe venait d\u2019embaucher Josh Hamilton pour renforcer une unité offensive qui comprenait déjà Albert Pujols et Mike Trout.C\u2019est plutôt en 2014, alors qu\u2019on braquait les projecteurs sur les Athletics d\u2019Oakland dans la division Ouest de la Ligue américaine, que les choses ont tourné rondement pour les Angels, tellement que ceux-ci ont présentré le meilleur dossier du baseball majeur (98-64).À grands coups de bâton et appuyés par un personnel de lanceurs plus efficace que la moyenne, les hommes de Mike Scioscia ont complètement éclipsé les Athletics, en route vers le neuvième championnat de leur histoire.Les Angels devront maintenant en découdre avec les fougueux Royals de Kansas City, vainqueurs d\u2019un spectaculaire match éliminatoire mardi.contre les A\u2019s! Les partisans des Royals attendent ce moment depuis presque trois décennies, et les joueurs attaqueront leur prochain défi sans la pression d\u2019une équipe favorite.Les gars de Kansas City miseront sur deux principaux atouts: la vitesse - ils ont volé 153 buts cette saison - ainsi que des rele-veurs dominants comme Greg Holland et Wade Davis.Mais est-ce que ce sera suffisant?Prédiction : Angels en quatre Sous les projecteurs Mike Trout, voltigeur Tout indique que le jeune surdoué aura finalement son nom gravé sur le trophée du joueur par excellence dans la Ligue américaine.Une bague de la Série mondiale, avec ça?SOCCER/Impact Un nouveau Mallace PASCAL MILANO Aucun doute, les astres se sont alignés pour Calum Mallace en deuxième moitié de saison.Utilisé sporadiquement jusqu\u2019au mois d\u2019août, le milieu de terrain a disputé les six derniers matchs de l\u2019Impact en alliant confiance et constance.Mais où serait-il si l\u2019Impact avait fait le nécessaire pour conserver Hernan Bernardello?Quel aurait été son rôle sans les blessures de Patrice Bernier et Gorka Larrea ou le départ de Collen Warner?Mallace a profité au maximum de cette situation et de la première réelle occasion qui lui a été donnée depuis son repêchage, en 2012.S'il avait revendiqué une utilisation plus importante dès le camp d'entraînement, il n'est désormais plus enclin à redescendre dans la hiérarchie des milieux.« Ces dernières semaines, je pense avoir montré que j'étais un joueur qui peut évoluer dans cette ligue chaque week-end.Je peux garder la possession, tacler, distribuer le ballon et me projeter vers l'avant pour potentiellement délivrer des passes décisives ou marquer», énumère-t-il.En septembre, l'Écossais d'origine a non seulement participé à tous les matchs de l'équipe, mais aussi inscrit son premier but dans la MLS.Le Mallace de septembre 2014, plus confiant, plus précieux à la récupération et plus efficace dans ses relais, a bien évolué par rapport aux saisons précédentes.« Quand on ne joue pas, il y a bien les matchs de la ligue réserve, mais ils sont trop espacés pour qu'on puisse avoir le temps de jeu nécessaire afin d'être tranchant.Il l'a été de plus en plus au fil des matchs et sa confiance a grandi, a expliqué Frank Klopas.Calum est un compétiteur dont l'excellente forme physique lui permet de couvrir beaucoup de terrain.Et comme c'est déjà sa troisième année, il a aussi de l'expérience.Il peut autant tacler que faire des courses en avant pour se retrouver à d'excellents endroits.» Un prêt bénéfique Reculer pour mieux sauter: c'est un peu en suivant cette expression que Mallace avait pris le chemin de la NASL, l'an dernier, sous forme de prêt.Au Minnesota, il s'est retrouvé dans un contexte idéal, proche de sa famille et sous les ordres d'un entraîneur qui ne lui était pas étranger.« J'ai pris la décision d'aller en prêt, l'an dernier, et cela m'a aidé autant sur le terrain qu'en dehors, croit-il.Je pouvais rester [à Montréal] à m'entraîner et à peut-être obtenir quelques minutes ici et là, mais je connaissais [l'entraîneur] Manny Lagos au Minnesota.Il m'avait assuré que j'allais être dans l'alignement match après match.C'est ce dont j'avais besoin pour progresser.» Justement, dans quels domaines espère-t-il progresser afin d'accéder, peut-être, à un statut d'incontournable?«Je me concentre sur ma capacité à être plus intelligent dans mon jeu et ne pas courir dans tous les sens comme une poule sans tête.J'essaie de faire ce qui est le mieux pour l'équipe dans ce rôle de milieu défensif.» Bernier aimerait gâcher la fête à Toronto Éloigné des terrains en raison d\u2019une fasciite plantaire, Patrice Bernier a franchi une nouvelle étape dans sa convalescence, hier, en effectuant quelques exercices en marge du groupe.«A la fin, je courais sur les orteils.C\u2019est quelque chose que j ai depuis le début du mois de juin et qui est arrivé graduellement.[Hier], cela s\u2019est bien passé et je n\u2019ai pas eu de douleur.Après un repos forcé de deux semaines, il faut tester pour voir où cela en est et faire en sorte que l\u2019inflammation [du ligament] ne revienne pas.» Même s\u2019il ne reste que cinq matchs à l\u2019Impact, Bernier espère bien effectuer un retour au jeu.Il pense surtout au match qui aura lieu le 18 octobre, à Toronto.«Le Canadien en moi veut qu\u2019une équipe canadienne participe aux séries.Mais cela ne dérangerait pas le gars de Montréal et le Québécois en moi de les empêcher de se rendre en séries.» Par ailleurs, Frank Klopas a annoncé que l\u2019examen d\u2019imagerie par résonance magnétique subi par Nacho Piatti n\u2019a rien montré de particulier.Le joueur désigné est ennuyé par une tendinite à un genou.- Pascal Milano xlx.xl xl /*.r.xl fCHONI)*»1*6 ((rUOtllB*1* « J\u2019AI LA BIBLE ENTRE LES MAINS! PAULARCAND, 98,5 FM L\u2019EQUIPE DE RÊVE DE L\u2019ANNUEL x*x~x'x*x'x~x*x*x\u2019 x*x'x'x'x'x*x'x*x* f s y x* x* s f xlx* x'N'x*.Wmk H /* xl xl xl /* xl xl xl /C xl /L /l xi xl X* III CHAUD IHWWEJUUBEHI («CLffHMO'U ItHOlKHMETtt * L'ANNUELDE L'AUTOMOBILE 260 ESSAIS ROUTIERS Notre pa 25 nouveaux modèles \u2022 2000 photos Notre palmarès Clefs d'or dans 25 catégories ERIC LEFRANÇOIS BENOIT CHARETTE PIERRE MICHAUD ANTOINE JOUBERT Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub A 24 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 2 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn SPORTS Auclair n\u2019a eu aucune chance.SIMON DROUIN Le skieur Jean-Philippe Auclair n'a eu aucune chance de survivre à l'avalanche qui l'a balayé lundi en Patagonie, à la frontière du Chili et de l'Argentine.Après avoir entretenu un mince espoir la veille, le photographe Félix Rioux, un proche de la famille, s'est résigné à confirmer l'inévitable en fin d'après-midi hier.Auclair, 37 ans, et son collègue et ami skieur Carl Andreas Fransson, un Suédois de 31 ans, ont bel et bien péri dans l'avalanche.« C'est pas mal un fait accompli.C'est final», a indiqué Rioux, cofondateur du Festival international du film Le quatuor était en expédition au mont San Lorenzo (3706 mètres), dans la région d'Aysen, dans le sud du Chili, pour tourner un film quand l'avalanche est survenue.La coulée de 700 m aurait emporté Auclair et Fransson du côté de la frontière argentine, selon des médias chiliens.La tâche de récupérer les corps a donc été confiée aux autorités argentines, en coordination avec le bureau national des urgences du ministère de l'Intérieur du Chili.L'expédition de récupération des corps devait se dérouler hier, dans cette région difficilement accessible.Une autopsie doit ensuite être pratiquée à Rio Gallegos, en Argentine, avant que les dépouilles ne soient remises aux familles.Le ministère des Affaires étrangères du Canada nJa pu confirmer la mort d'Auclair, indiquant avoir «pris connais- « Le ski extrême est peut-être un sport dangereux, mais il était méticuleux dans chacun des aspects de sa préparation.Tout! J\u2019ai donc toujours pensé qu\u2019il était intouchable.» \u2014 Jean-François Cusson, entraîneur en slopestyle de freeski (IF3), dont Auclair était un fidèle participant depuis les débuts en 2007.Rioux venait de s'entretenir avec le frère de la conjointe d'Auclair qui, le printemps dernier, a donné naissance au premier enfant du couple.La famille a reçu hier un appel des deux survivants de l'avalanche, le caméraman Bjarne Sahlen et le photographe Daniel Ronnback, deux Suédois qui participaient à l'expédition.« Ils leur ont expliqué ce qui était arrivé, la façon dont l'incident s'est produit, les conditions, a expliqué Rioux.C'était une avalanche de roches et de glace.Ils leur ont dit qu'ils n'avaient vraiment aucune chance de survivre.» sance de rapports indiquant qu'un citoyen canadien aurait été pris dans une avalanche à la frontière du Chili et de l'Argentine ».« Les agents consulaires canadiens sont en contact avec les autorités locales pour obtenir davantage de renseignements et sont prêts à offrir l'aide consulaire nécessaire », a précisé un porte-parole par courriel.Reportages aux quatre coins dela planète Lyz Daley, une surfeuse des neiges et alpiniste américaine de 29 ans, est morte elle aussi lundi dans une avalanche en Argentine, un peu plus au nord.La mort de Jean-Philippe Auclair, que tout le monde appelait « JP», W \u2022 K ' ^ .Vr*c Jean-Philippe Auclair PHOTO ARCHIVES LA PRESSE a fait l'objet de reportages aux quatre coins de la planète.Originaire de Cap-Rouge, il était une légende dans le monde du ski en général, et dans celui du « freeski » en particulier.Véritable pionnier de la discipline, son apport a été souligné tant comme compétiteur, vedette de films, réalisateur, concepteur, innovateur et homme d'affaires.« Je n'exagère même pas en disant que c'est lui qui a été le plus grand innovateur de notre sport en général, après celui qui a inventé les planches», l'a salué l'ex-skieur et entraîneur de ski acrobatique Dominick Gauthier.Ce dernier a connu JP Auclair à l'époque où il faisait du ski alpin et du vélo de montagne à Stoneham, au milieu des années 90, avant qu'il intègre l'équipe canadienne de ski acrobatique.« Déjà, à l'époque, il faisait des 720, a rappelé Gauthier.C'était vraiment un athlète exceptionnel.» Sa progression rapide et son sens de l'innovation l'ont poussé hors des sentiers battus.Avec ses acolytes Jean-François Cusson et Vincent Dorion, Auclair a participé à la conception et à la popularisation des skis à double spatule, qui ont littéralement relancé l'industrie du ski à la fin des années 90.Leurs manœuvres audacieuses dans les modules, les parcs à neige et même dans les milieux urbains ont mené à la création du slopestyle, une discipline qui a fait ses débuts olympiques aux Jeux de Sotchi.« C'est un sport qu'il a inventé, a affirmé Gauthier.JP n'était pas celui qui faisait les plus grandes manœuvres ou les plus grandes folies, mais tout ce qu'il faisait était le plus beau, le plus stylisé.» « Un être humain incroyable» Aujourd'hui entraîneur avec l'équipe canadienne de slopestyle, Cusson est attristé par la perte de son ami Auclair, un « être humain incroyable ».« JP était de loin le perfectionniste le plus créatif et le plus rigoureux que j'ai connu, a exprimé Cusson dans un communiqué.Le ski extrême est peut-être un sport dangereux, mais il était méticuleux dans chacun des aspects de sa préparation.Tout ! J'ai donc toujours pensé qu'il était intouchable.« Personne n'est venu près d'atteindre son talent et sa capacité à repousser les frontières de la créativité, a ajouté Cusson.Le sport a perdu un innovateur pionnier et sentira sa perte, mais je chérirai à jamais les merveilleux souvenirs que j'ai avec JP.» En vedette dans d'innombrables films de freeski, Auclair a consacré les dernières années de sa carrière au ski de poudreuse dans l'arrière-pays.Fransson, son compagnon d'infortune, était reconnu pour ses exploits sur les terrains les plus pen-tus.Dans une vidéo tournée à Chamonix où ils racontent leur rencontre, les deux skieurs mentionnent à quel point la sécurité est plus importante que le plus attirant des virages.Félix Rioux a déjà prévu rendre hommage à son ami disparu à l'occasion du IF3 l'an prochain.« J'ai encore de la misère à avaler les pilules.C'est irréel.» EN RAFALE FOOTBALL/LCF_________________________________________ Un bon mois pour Bear Woods et les Alouettes Le secondeur Bear Woods, des Alouettes de Montréal, a été nommé joueur défensif du mois de septembre dans la Ligue canadienne.Jon Cornish, porteur de ballon des Stampeders de Calgary, a hérité des titres de joueur offensif et canadien alors que Weston Dressler, des Roughriders de la Saskatchewan, a été récompensé au sein des unités spéciales.Woods s\u2019est imposé comme le meneur de l\u2019unité défensive, permettant aux Alouettes de remporter 3 de leurs 4 sorties et de rester au plus fort de la lutte pour la première place dans la section Est.Les Alouettes occupent actuellement le 2e rang, avec une fiche de 5-8.Les Tiger-Cats de Hamilton (5-7) sont premiers.En septembre, Woods a récolté 2 fois le titre de joueur défensif de la semaine, lors des semaines 11 et 14.Cornish, lui, a maintenu une moyenne de 9,15 verges en 48 courses et il a amassé 62 verges en 9 attrapés.Il a aussi marqué 3 touchés.Ses 439 verges récoltées par la course ont été un sommet, en septembre, dans la LCF - 135 verges de plus que celui qui occupe le deuxième rang.Finalement, Dressler, le spécialiste des retours de bottés des Roughriders, a été honoré sur les unités spéciales.Au cours des 4 duels des Roughriders, Dressler a retourné 2 dégagements pour des touchés et il a maintenu une moyenne de 14,7 verges par retour.-\tLa Presse Canadienne Drew Tate sera le quart partant Drew Tate sera le quart partant des Stampeders de Calgary contre les Roughriders de la Saskatchewan, demain, même si Bo Levi Mitchell est remis de sa blessure.L\u2019entraîneur-chef et directeur général des Stampeders, John Hufnagel, a déclaré mardi que Mitchell semblait prêt à effectuer un retour après avoir raté 2 matchs.Mais Hufnagel a plutôt décidé de donner un 3e départ consécutif à Tate.Mitchell s\u2019est infligé une entorse à la cheville gauche en plus de s\u2019étirer un ligament dans un match plus tôt cette saison contre les Argonauts de Toronto.Tate a remplacé Mitchell et a permis aux siens de venir de l\u2019arrière dans un gain de 40-33.Les Stamps ont conservé un dossier de 1-1 en l\u2019absence de Mitchell.-\tLa Presse Canadienne Vasek Pospisil PHOTO VINCENT THIAN, ASSOCIATED PRESS TENNIS/OMNIUM DE CHINE Djokovic sort Pospisil Novak Djokovic a porté à 21 sa série de victoires à l\u2019Omnium de Chine, hier, lorsqu\u2019il a défait le Vancouvérois Vasek Pospisil 6-3 et 7-5 sur le court central.Djokovic, le favori du tournoi, a effacé un bris au 2e set et a préservé une balle de manche alors qu\u2019il tirait de l\u2019arrière 4-5 pour conclure la rencontre en sets consécutifs.Il a perdu seulement 3 sets au cours des 4 dernières années à l\u2019Omnium de Chine, en route vers autant de titres.Pospisil a décoché 14 as, mais il a commis six doubles fautes.Le Serbe a mis 1 h45 min pour sceller l\u2019issue de la rencontre contre le 41e joueur mondial.Chez les dames, Petra Kvitova a battu la Chinoise Peng Shuai 6-4 et 6-2, mettant la table pour un duel de 3e tour contre l\u2019Américaine Venus Williams - dans une reprise de leur match de 3 sets à Wimbledon.- Associated Press GOLF_______________________ Lannée de Rory McIlroy Rory McIlroy a été nommé le joueur par excellence du circuit de la PGA pour la 2e fois en 3 ans.Cette annonce a été faite hier et elle n\u2019a surpris personne.McIllroy rejoint ainsi Tiger Woods, Greg Norman et Nick Price au sein du groupe exclusif des golfeurs qui ont décroché le trophée Jack Nicklaus à plus d\u2019une reprise depuis son instauration en 1990.«J\u2019aimerais le gagner encore plusieurs fois pendant ma carrière et j\u2019ai l\u2019impression que je peux le faire», a dit McIlroy de St.Andrews, où il participe au Championnat Dunhill Links.McIlroy et Jimmy Walker ont gagné trois tournois chacun cette saison sur le circuit de la PGA, même si l\u2019octroi du trophée penche en faveur du golfeur âgé de 25 ans.L\u2019Irlandais du Nord a dominé l\u2019Omnium britannique d\u2019un bout à l\u2019autre, a effacé un déficit de 3 coups à l\u2019aube de la ronde finale pour s\u2019adjuger un premier titre du Championnat du circuit mondial de golf à Firestone et a triomphé par 9 coups au Championnat de la PGA à Valhalla.Il est devenu seulement le 7e golfeur à gagner 2 tournois majeurs au cours de la même année, et le premier depuis Padraig Harrington en 2008.- Associated Press HOCKEY/LNH BOXE Jenner absent jusqu\u2019à 5 semaines Les Blue Jackets de Columbus devront se passer des services du jeune attaquant Boone Jenner jusqu\u2019à 5 semaines en raison d\u2019une fracture de la main gauche.Le directeur général des Jackets, Jarmo Kekalainen, a indiqué que Jenner a subi avec succès une intervention chirurgicale hier.Jenner, qui a inscrit 16 buts et ajouté 13 aides à sa première campagne l\u2019an dernier, a été atteint par une rondelle lors de l\u2019entraînement de dimanche.C\u2019est le troisième attaquant des Jackets à s\u2019absenter du camp.Meilleur marqueur l\u2019an dernier, Ryan Johansen est au cœur d\u2019une dispute contractuelle, tandis que Nathan Horton a des problèmes de dos.- Associated Press Rapprochements entre Stiverne et Wilder L\u2019appel d\u2019offres qui devait avoir lieu hier midi pour la tenue du combat de championnat du monde des lourds de la WBC entre le Montréalais d\u2019origine haïtienne Bermane Stiverne et l\u2019Américain Deontay Wilder a été repoussé à lundi par le World Boxing Council.Eye of the Tiger Management (EOTTM), qui gère la carrière de Stiverne (24-1-1, 21 K.-O.), et Don King Promotions se sont en effet rapprochés au cours des derniers jours.«On a pu régler quelques clauses difficiles et c\u2019est pourquoi on a conjointement décidé de demander au WBC de repousser la date pour l\u2019appel d\u2019offres.On nous a donné quelques jours de plus, a expliqué Camille Estephan, président d\u2019EOTTM.On espère s\u2019entendre d\u2019ici là.» King, qui était à Montréal le week-end dernier pour assister à la raclée qu\u2019a subie son protégé Tavoris Cloud aux mains d\u2019Artur Beterbiev, et Estephan ont pu profiter de ce face-à-face pour mettre certaines choses au clair.Estephan précise toutefois que les rapprochements avaient commencé quelques semaines auparavant.- La Presse Canadienne "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.