La presse, 11 juillet 2015, Arts
[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 11 JUILLET 2015 ARTS LA LISTE DE NOTRE INVITE RACHID BADOURI PAGE 14 MUSIQUE RICKIE LEE JONES ET SON BAND MONTRÉALAIS PAGES 4 ET 5 ^ \t \t \t LES TROIS MOUSQUETAIRES DArtagnanerrestrois mousquetaires Athos, Porthqs et Aramis sortent de leurs pages pour fouler les planches du TNM.Un feuilleton politique mis en scène par Serge Denoncourt, qui a réuni une vingtaine de comédiens-étoiles menés par le jeune acteur Philippe \u201e Thibault-Denis.La Presse vous | incarnées par les mousquetaires UN REPORTAGE DE JEAN SIAG EN PAGES 8 ET 9 iscussion sur les valeurs PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LAPRESSE > RODIN ACHETEZ VOS BILLETS SUR PLACE ou réservez en ligne sur mbam.qc.ca Une présentation de ?FIERACAPITAL AIR CANADA I MABI Une exposition organisée par le Musée des beaux-artsde Montréal et le musée Rodin, Paris.| William Elborne, Auguste Rodin dans son atelier (détail).Londres, The Courtauld Institute of Art, Conway Library Collection.© The Courtauld Institute of Art MUSEE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 11 JUILLET 2015 PANORAMA Littérature DANY LAFERRIERE A LA TOHU Non, le nouvel académicien n\u2019ira pas faire d\u2019acrobaties à la TOHU aujourd\u2019hui, sinon avec les mots.Pendant une heure et demie, Dany Laferrière parlera de sa carrière et de son inspiration, répondra aux questions du public et se prêtera à une séance de dédicaces.Un bien beau rendez-vous, en plein cœur de l\u2019été.- Josée Lapointe À la TOHU, 2345, rue Jarry Est (angle d\u2019Iberville), aujourd\u2019hui à 11h.PHOTO YAN DOUBLET, LE SOLEIL La chanteuse Klô Pelgag Musique FESTIVAL DIAPASON Laval, ville cool ?De plus en plus ! Citons en exemple le festival Diapason, qui se déroule jusqu\u2019à demain sur la berge des Baigneurs, à Sainte-Rose, et qui verra notamment défiler sur sa scène extérieure les Philippe Brach, Bernard Adamus et Galaxie (aujourd\u2019hui) et les Foreign Diplomats, Elliot Maginot et Klô Pelgag (demain).Avec des camions de cuisine de rue et une foule d\u2019activités à faire sur les lieux (trapèze, location d\u2019embarcations, salon du vinyle), les festivaliers ne devraient pas s\u2019ennuyer.- Frédéric Murphy Sur la berge des Baigneurs à Sainte-Rose (Laval), aujourd\u2019hui de 11 h à 23 h et demain de 11 h à 17 h.Info : www.festivaldiapason.com PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVALOPÉRA DE SAINT-EUSTACHE Etienne Cousineau Musique FESTIVALOPÉRA DE SAINT-EUSTACHEI Le FestivalOpéra de Saint-Eustache se déroule tout le week-end.En vedette : le sopraniste Étienne Cousineau, ancien candidat de l\u2019émission La voix, en compagnie de la soprano Karine Boucher, au Centre d\u2019art La petite église, ce soir à 20 h.Dimanche après-midi, le baryton Hugo Laporte et les lauréats 2015 des Jeunes ambassadeurs lyriques offrent un concert gratuit en plein air derrière la grande église de Saint-Eustache.- Caroline Rodgers, collaboration spéciale En divers lieux de Saint-Eustache jusqu\u2019à demain.Info : www.festivaloperasteustache.com Sauver l« Agora » ONIQ NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Tous les jours depuis plusieurs mois, Éric Daudelin, l'aîné des cinq enfants du sculpteur Charles Daudelin, se pose la même question: que ferait Charles?La question porte sur un sujet précis: l'Agora, la place publique conçue par Charles Daudelin (avec l'architecte Gordon Edwards) et faisant partie des trois îlots qui recouvrent l'autoroute Ville-Marie et constituent le square Viger.Inaugurée en 1984, l'Agora est aujourd'hui menacée de destruction pure et simple par l'administration Coderre.«Menacée» est un euphémisme.A la mi-juin, Richard Bergeron a présidé une assemblée houleuse où il a présenté son projet de destruction.Pour la modique somme de 28,3 millions, Bergeron veut faire table rase de l'Agora et remplacer cette œuvre patrimoniale par un aménagement de type banlieue aussi invitant qu'un stationnement de Walmart.Malgré les vives protestations des architectes, urbanistes et designers de renom présents ce soir-là, Bergeron a répété que sa décision était prise.Lundi dernier, en annonçant la rénovation de l'auditorium de Verdun au coût de 26 millions, le maire Coderre a cloué le cercueil de l'Agora, confirmant son intention de la « scrapper », un mot que je n'utilise pas innocemment.Malgré ces menaces, la campagne pour sauver l'Agora, lancée par le clan Daudelin sur la page Facebook « Square Viger Montréal», continue.Récemment, la famille a reçu un sérieux coup de pouce de quatre musées montréalais.De concert avec Notre Dame du Patrimoine, Phyllis Lambert soi-même, Nathalie Bondil du MBAM, Suzanne Sauvage du musée McCord, John Zeppetelli du MAC et Pierre Wilson du Musée des maîtres et artisans du Québec ont uni leurs voix pour la sauvegarde de ce qu'ils décrivent comme une « réalisation majeure de l'un des pionniers modernes de l'intégration de l'art à l'architecture».En prenant connaissance de leur lettre, j'ai pensé au maire Coderre, grand habitué des bals de ces différents musées où il ne manque pas de se vanter de son amour inconditionnel de l'art.Autant dire que s'il veut continuer à briller à la table d'honneur de ces bals, il aurait intérêt à prendre au sérieux les protestations de leurs directeurs.Et puis, j'ai pensé à Charles Daudelin lui-même, mort en 2001 et n'ayant jamais vu de son vivant la Ville tenir ses promesses d'entretenir la place, préférant l'abandonner aux seringues, aux papiers gras et aux chiens sans médaille.En 1994, 10 ans après l'inauguration de l'Agora, j'en avais fait le tour avec Daudelin lui-même.J'avais été à même de constater à quel point la désolation de ces lieux, qu'il avait imaginés verts, vivants et animés, le blessait en plein cœur.À cette époque-là, Daudelin allait encore régulièrement faire un tour à l'Agora dans l'espoir d'y voir des changements.En vain.Vingt ans plus tard, son fils Éric, peintre et sculpteur lui aussi, a pris le relais.Deux ou trois fois par semaine, il va prendre des photos, jaser avec les itinérants et étudier la configuration de la place pour imaginer d'autres options que sa destruction.Et Dieu sait s'il s'y connaît.C'est Éric lui-même qui a dessiné les plans de l'Agora pour son père et qui allait les porter chez SNC-Lavalin.Il me rappelle que bien avant l'avènement des toits verts, son père avait, en véritable précurseur, imaginé des jardins suspendus.Au total, 5000 pieds carrés de végétation luxuriante devaient cascader ou orner les toits des 22 pergolas.« Ainsi végétalisées, les structures surélevées de béton prenaient tout leur sens.Elles compensaient le manque de verdure au sol et permettaient d'obtenir de vastes zones ombragées à l'abri du soleil », note-t-il, ajoutant que « 65 % de la surface d'Agora se trouve collée à la dalle de l'autoroute, éliminant dès le départ la possibilité d'y planter des arbres, étant donné l'absence de terre dont ils auraient besoin».En 1987, seulement trois ans après l'inauguration de l'Agora, Charles Daudelin a cédé les droits de son œuvre à la Ville contre la promesse qu'elle en préviendrait la détérioration.Le maire Bourque s'est même engagé à arroser et à refleurir l'Agora.Au lieu de quoi il a envoyé une armée de peintres pour repeindre un mur turquoise, puis plus rien.La fontaine, le Mastodo, conçue comme une horloge marine, s'est détraquée et n'a jamais été réparée.La végétation des pergolas, faute de soins, s'est desséchée et les itinérants attirés dans le coin à cause des services fournis par l'hôpital Saint-Luc, l'Accueil Bonneau ou Cactus, y ont pris racine.Et ce qui devait être un haut lieu de la vie urbaine est devenu un dépotoir de misère humaine.En 1994, j\u2019en avais fait le tour avec Daudelin lui-même.J\u2019avais été à même de constater à quel point la désolation de ces lieux, qu\u2019il avait imaginés verts, vivants et animés, le blessait en plein cœur.Mais tout n'est pas perdu, surtout avec l'ouverture du CHUM.Éric Daudelin est convaincu qu'il y a moyen de faire revivre l'Agora et de la rendre sécuritaire et conviviale.Il suffirait d'abattre les murs qui la cernent, d'aplanir le dénivellement entre la place et la rue, d'ouvrir ou d'ajourer les toits des pergolas pour que l'Agora n'ait plus cet aspect sinistre de bunker, qu'elle revienne à la vie et attire des commerçants qui y feraient pousser cafés et bistrots, comme l'avait imaginé Charles Daudelin.Un tel réaménagement ferait économiser des millions à la Ville.Mais surtout, il éviterait à l'administration Coderre de se bâtir une réputation d'administration barbare et lui permettrait de s'élever au-dessus de la barbarie du maire Labeaume qui a récemment ordonné que la sculpture du plasticien français Jean-Pierre Raynaud, offerte par la Ville de Paris en 1987 à Québec, soit violemment pulvérisée par les pics des démolisseurs.Lundi, en annonçant la cure de rajeunissement de l'auditorium de Verdun, le maire Coderre a déclaré, et je cite : « Scrapper tout ça aurait été une erreur monumentale.» Sachez, Monsieur le Maire, que scrapper l'Agora de Charles Daudelin le sera encore davantage.Sur ce, chers lecteurs, je prends le large pour quelques semaines.Je ne suis pas une adepte de la pensée magique, mais, à mon retour à la mi-août, j'espère de tout cœur que l'Agora aura été sauvée.I UNE COPRODUCTION JUSTE POUR RIRE ET THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE VIDÉOTRON MISE EN SCÈNE CYR ¦ BENOIT McGINNIS ÉRIC BRUNEAU PHILIPPE THIBAULT-DENIS ¦ OLIVIER FRÉDÉRIC BLANCHETTE ¦ LUC BOURGEOIS ¦ BÉNÉDICTE DÉCARY KIM DESPATIS ¦ FRANÇOIS-XAVIER DUFOUR ¦ XAVIER HUARD MARIE-PIER LABRECQUE ¦ BENOÎT LANDRY ¦ JULIE LE BRETON RODRIGUE LÉVESQUE ¦ JEAN-MOÏSE MARTIN MANI SOLEYMANLOU ALEXANDRE PIERRE YVES LEMIEUX MQLCA\tHAHAHA.COM D\u2019APRÈS L'OEUVRE D Québec 6716 5 6716 18 5 93 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 11 JUILLET 2015 ARTS 3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS Séparés à la naissance Alexandre Landry Allen Leech îs:ib ms-ms ,1 AWARDS Vous qui suivez avidement cette rubrique savez qu\u2019il n\u2019existe pas de hasard dans la cosmogonie universelle.Notre série Downton Abbey se poursuit cette semaine avec deux beaux bonhommes, néanmoins acteurs, qui partagent les mêmes initiales.Rien de moins.Tout réside dans le regard du Québécois Alexandre Landry (Gabrielle) et de l\u2019Irlandais Allen Leech (Tom Branson dans Downton Abbey).Merci à Eric Langevin.ft'l \\U y** «Mgk.^\"¦1® PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Citation de la semaine « Oui, on est responsable de ce que l\u2019on dit.Par contre, je ne peux pas être responsable de ce que tu comprends.(.) Alors, je vais continuer de faire des blagues et d\u2019aimer, mais je vais me tenir loin de Facebook pour un temps.» \u2014 L\u2019humoriste Jean-François Mercier, réagissant sur Facebook aux commentaires virulents qu\u2019a suscités l\u2019une de ses blagues sur les filles qui s\u2019habillent sexy dans les bars, diffusée sur le même réseau social.àJæ*?- \u2018~-r En hausse.en ba isse O Les postérieurs masculins À l\u2019ère de Magic Mike, les vedettes masculines sont de moins en moins « frileuses » à dévoiler un peu de peau.Cette semaine, les réseaux sociaux n\u2019en avaient que pour le postérieur de Justin Bieber, que le chanteur de 21 ans a exposé sur Instagram, occasionnant une déferlante d\u2019imitations.Même l\u2019interprète du hit All of Me, John Legend, a cru bon de montrer le sien sur une photo publiée par sa femme, Chrissy Teigen.O Bill Cosby Le gardien des « valeurs familiales » a pris toute une « débarque » cette semaine alors qu\u2019une déposition vieille de 10 ans, dans laquelle Bill Cosby avouait avoir administré un puissant sédatif à au moins une femme avant d\u2019avoir une relation sexuelle avec elle, a été rendue publique.Largué par son agence d\u2019artistes et par la plupart de ses alliés restants, il a même perdu sa statue au parc d\u2019attractions Hollywood Studios de Disney.PHOTO REUTERS PHOTO ANDREW HARRER, BLOOMBERG À l\u2019abonnement de Netflix, le consommateur de séries télévisées doit ajouter celle de Vidéotron - ou Bell - et, dans certains cas, d\u2019iTunes et de Tou.tv.NETFLIX S\u2019abonner, payer, s\u2019abonner, payer rn\t *\t V Zi\t Abonnement mensuel à Netflix: 10$.Coût mensuel pour adhérer au Club illico de Vidéotron: 10$.Forfait mensuel pour accéder à l'Extra de Tou.tv: 7$.Facture mensuelle pour la télévision numérique dite classique: plus de 70$ dans mon cas, notamment pour obtenir des chaînes de luxe comme HBO, The Movie Network et AMC.Excédent facturable d'internet pour avoir trop consommé de Netflix le mois dernier: 43,83$.Relevé des épisodes des séries Suits, Broad City et Pretty Little Liars achetés à la pièce sur iTunes dans les dernières semaines: 30$.Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que ça commence à faire pas mal cher pour regarder « légalement » de la télévision.Ici, je pourrais rajouter la liste de tout ce que les deux ordres de gouvernement retirent sur nos chèques de paie pour financer Radio-Canada, Télé-Québec et une kyrielle d'émissions pour les futurs chapitres de la très bonne série policière Mensonges : ils se déballent d'abord sur le Club illico.Sortez votre carte de crédit.Autre exemple?La SRC, qui ne crachera pas sur des sources de revenus supplémentaires, produira cet automne Le nouveau show, qui met en vedette la troupe de feu SNL Québec, pour l'Extra de Tou.tv.Le nouveau show traversera ensuite sur ARTV (chaîne payante) à l'hiver pour terminer sa vie médiatique à la bonne vieille antenne traditionnelle de Radio-Canada.Un petit 10 $ par-ci, un autre 8 $ par-là, désolé, ça finit par être trop cher pour de la télé.Beaucoup trop.Éparpiller les contenus prometteurs sur autant de plateformes différentes encouragera encore plus le piratage, c'est évident.Pourquoi des clients cotiseraient-ils à CraveTV ou Club illico pour une seule émission qui les intéresse?La tendance qui se dessine, c\u2019est la multiplication encore plus rapide des moyens (payants, il va sans dire) de visionner nos émissions préférées en ligne.bénéficiant des célèbres crédits d'impôt, qui garnissent autant les grilles horaires des grands réseaux privés que celles des chaînes spécialisées.Le total de ce que nous coûte véritablement la télévision grimpe comme le joueur de tennis Vasek Pospisil au classement de l'ATP.Le CRTC a décrété ce printemps que les téléphages canadiens devraient payer moins cher leurs services de télévision à partir de mars 2016, en permettant notamment un choix plus libre des chaînes à la carte.Belle initiative, qui ne débouchera pas sur de super économies pour nous, hélas ! Pensez-vous sincèrement que les gros conglomérats médiatiques se disent : bien oui, toi, c'est vrai qu'il faudrait réduire le fardeau de nos fidèles clients qui paient déjà assez cher de même pour leur télé ! Allô l'utopie.La tendance qui se dessine, c'est la multiplication encore plus rapide des moyens (payants, il va sans dire) de visionner nos émissions préférées en ligne.Vous voulez engouffrer l'excellente série Transparent, à propos de la transition d'un prof d'université retraité en femme ?Aucun problème.Il faut cependant souscrire un abonnement au service Shomi de Rogers et Shaw, qui l'offre en exclusivité canadienne à ses abonnés.Montant exigé: 9$ tous les mois.Vous ne trouvez pas les titres prestigieux de HBO -comme The Sopranos ou Sex and the City - sur Netflix?C'est parce qu'ils crèchent sur CraveTV du géant Bell Média.Et c'est 4$ par mois.Chez nous, les consommateurs impatients qui souhaitent voir la comédie dramatique Karl&Max avant sa diffusion (éventuelle) sur les ondes de TVA doivent magasiner au Club illico.Même chose Tout se déniche illégalement en un clic sur le web.Conséquence ?Les consommateurs qui respectent les règles, comme vous et moi, casqueront pour tous ceux qui sortent du système.Et les prix des services en ligne monteront.Et les téléchargements hors la loi aussi.Et les prix exploseront un peu plus.Et les sites comme Free Project TV aussi.Et on ne s'en sortira pas.Nous approchons dangereusement du point d'écœurement.Nous ne sommes pas des banques à pitons (de télécommande, bien sûr).Ça finit mal à V Sans aucune surprise, V a finalement débranché son émission matinale Ça commence bien.C'était aussi prévisible qu'un gag à Atomes crochus.V\ta d'abord laissé filer son capitaine Jean-François Baril, qui a même évoqué l'incertitude flottant autour de Ça commence bien en ondes lorsque son départ vers Rythme FM a été éventé dans les journaux.Pendant les semaines qui ont suivi, V a laissé planer le doute sur la survie de son émission réveille-matin, pour finalement la torpiller mardi, à moins de deux mois de la rentrée.Ce qui est un peu ridicule, avouons-le.V\ta la patience d'un enfant de 2 ans envers ses productions qui décollent lentement.La télé matinale, c'est une télé d'habitudes, de routine, qui se construit en plusieurs saisons.Exactement comme la radio du matin, qui nous guide à la sortie du lit.C'est la météo?Il faut que je saute sous la douche.Nous sommes rendus à la chronique économique ?Je dois foncer au boulot.En changeant constamment de formule, V ne bâtira rien de solide.Voilà pourquoi Salut, bonjour à TVA restera indétrônable. 4 A RT S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 11 JUILLET 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS MUSIQUE RICKIE LEE JONES INSPIRATION RETROUVÉE ALAIN DE REPENTIGNY Rickie Lee Jones n'avait pas lancé d'album de chansons bien à elle depuis 10 ans.Comme elle le dit joliment, il lui fallait trouver quelque chose à peindre.À La Nouvelle-Orléans, elle a retrouvé l'inspiration, comme en témoigne son excellent nouvel album The Other Side of Desire.Ce disque n'est offert que depuis deux semaines, mais il est si bien accueilli que l'artiste américaine voit déjà des producteurs de spectacles lui faire des courbettes.C'est au Lion d'or qu'elle lancera demain sa nouvelle tournée, qui lui fera parcourir les États-Unis et le Canada en compagnie de cinq musiciens de Montréal, au cours des six prochaines semaines.La rencontre avec son nouveau groupe a eu lieu l'an dernier au Festival de jazz de Montréal, où le claviériste et directeur musical Vincent Réhel s'était vu confier le mandat de réunir des musiciens pour l'accompagner le temps d'un spectacle.Le déclic s'est fait et la chanteuse les a invités à poursuivre sur cette lancée cet été.« Je les aime, ils sont bons », nous disait-elle avec le sourire dans le hall d'un hôtel du centre-ville avant d'aller répéter avec ses nouveaux amis, mercredi.Outre le bassiste François Plante, qui remplace Martin Roy, la multiinstrumentiste et chanteuse Catherine Ledoux s'est ajoutée à la bande au grand plaisir de l'artiste américaine.«Elle est super talentueuse et je suis tellement contente de l'avoir embauchée.On va être deux filles dans le car de tournée.En 1985, j'avais donné son premier boulot à une autre fille, Vonda Shepard, qui n'avait que 20 ans à l'époque.» Vincent Réhel et ses amis ont sauté sur cette occasion unique d'accompagner une chanteuse américaine de cette trempe dans sa virée aux États-Unis.Réhel se réjouit de travailler avec cette artiste qui touche aussi bien au folk qu'au jazz et à la chanson et qui peut reprendre des standards, comme elle l'a si bien fait dans son album Pop Pop, en 1991: «Ça prenait des musiciens capables de jouer tous ces styles-là tout en étant au service de la chanteuse et des chansons.Son répertoire est tellement vaste.» La Nouvelle-Orléans Grande voyageuse devant l'Éternel, Rickie Lee Jones s'est toujours imprégnée des endroits où elle a vécu.Ainsi, £v\\ mm?PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Rickie Lee Jones raconte que depuis 12 ans, elle ne faisait pas un traître sou avec ses disques, son label payant la production d\u2019un album et se remboursant tout de suite après à même les ventes.rappelle-t-elle, son séjour à Paris au début des années 80 avait nourri les influences classiques qui s'entendent sur son album The Magazine.The Other Side of Desire est ancré à La Nouvelle-Orléans, où elle vit depuis quelques années.Jones raconte que le déclic musical s'est fait quand elle a vu jouer les Lost Bayou Ramblers et Louis Michot, qui ne chante toutefois que sur une chanson de son album, Valtz de mon père (Lover's Oath).inspirée qu'elle a refusé d'aller enregistrer son nouvel album à Los Angeles, comme le lui suggéraient bon nombre de réalisateurs.«C'est l'âme de cette ville qui n'abandonne jamais, explique la chanteuse.La Nouvelle-Orléans me fait penser à San Francisco en 1968.Plein de jeunes viennent y vivre, ils font les choses à leur façon et ils réinventent l'Amérique malgré la pauvreté ambiante et les séquelles encore tangibles de You Know, paru en 2012, l'a aidée, dit-elle : « Il y avait quelques bonnes chansons sur ce disque, mais, en l'enregistrant, j'ai vraiment senti que je m'étais égarée.J'étais perdue.» Rickie Lee Jones n'a surtout rien contre le fait de reprendre les chansons des autres, ce qu'elle a fait avec une maestria certaine tout au long de plus de ses 35 ans de carrière.Au contraire, elle raconte qu'à ses débuts, elle vénérait des interprètes comme Frank Sinatra et elle n'aurait été qu'une autre artiste qui gère son patrimoine et vit dans le passé.Son nouvel album, enregistré sur son propre label, elle a finalement pu le faire grâce à une campagne de financement participatif qui lui a permis de récolter la somme de 110 000$.« Je voulais déjà faire ça il y a sept ou huit ans, mais mon agent me le déconseillait sous prétexte que ce n'était pas bon pour mon image, explique-t-elle.Le financement participatif m'a permis de vivre sans devoir être continuellement en tournée et j'ai eu le temps d'écrire de nouvelles chansons.» Au Lion d\u2019or demain, 20 h.« La Nouvelle-Orléans me fait penser à San Francisco en 1968.Plein de jeunes viennent y vivre, ils font les choses à leur façon et ils réinventent l\u2019Amérique malgré la pauvreté ambiante et les séquelles encore tangibles de l\u2019ouragan Katrina.» \u2014 Rickie Lee Jones Mais malgré l'utilisation du banjo et du violon, quelques emprunts au langage cajun et la chanson J'ai connais pas, qui se veut un hommage à Blueberry Hill de Fats Domino, The Other Side of Desire est un album éminemment personnel, le genre de disque qui nous immerge complètement dans l'univers d'un artiste.À vrai dire, c'est pour y retrouver une connaissance que Rickie Lee Jones s'est installée à La Nouvelle-Orléans.Et plus encore que la musique, c'est l'énergie et la résilience de cette ville qui l'a tellement l'ouragan Katrina.Le dixieland ne m'attire pas et je me fous du swamp pop, mais je me suis reconnue dans cette ville.» Le financement participatif L'inspiration, c'est bien joli, mais encore faut-il avoir les moyens de faire un album.Rickie Lee Jones raconte que depuis 12 ans, elle ne faisait pas un traître sou avec ses disques, son label payant la production d'un album et se remboursant tout de suite après à même les ventes.Comme elle était fauchée, son album de reprises The Devil Linda Ronstadt à une époque où il fallait écrire ses propres chansons pour être bien vu.C'est par défi, dit-elle, qu'elle glissait une reprise dans ses concerts et ses disques : « Les gens me trouvaient cool alors je les dirigeais vers tous ces grands interprètes.C'était ma mission.» Mais pour se sentir pertinente au moment où, comme beaucoup de femmes d'âge mûr, la dame de 60 ans se sentait mise de côté et en voie de devenir « invisible », il lui fallait créer de nouvelles chansons.Sinon, estime-t-elle, RICKIE LEE JONES, \u201el.J.»/ DF.SÎR.E l'' CHANSON RICKIE LEE JONES THE OTHER SIDE OF DESIRE TOSOD/SONY BILLETS A PARTIR DE Taxes et frais de service en sus 11 ij.Amphitheatre (CÎCOGECO amphitheatrecogeco.com 1866 416-9797 \u2022 O ?Eü LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 11 JUILLET 2015 ARTS 5 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS MUSIQUE À LA NOUVELLE-ORLÉANS SES MUSICIENS MONTRÉALAIS Vincent Réhel directeur musical et claviériste iISi Il a joué avec Robert Charlebois, Diane Tell, Stefie Shock et le No Name Jazz Sextet.Massimo Sansalone batteur Hors du jazz, il a joué avec Kid Koala et Damien Robitaille.François Plante bassiste Membre de Plaster, il a accompagné Mara Tremblay, Dumas et Alexandre Désilets.Catherine Ledoux Chanteuse/multiinstrumentiste Elle a été des spectacles du Cirque du Soleil, de Robert Charlebois, de Kevin Parent et d\u2019Isabelle Boulay.Jocelyn Tellier Guitariste On l\u2019a vu avec Dumas, Catherine Durand, Fred Fortin et des musiciens de jazz.i QUÉBEC PRÉSENTE DE LA VILA DE GRÀOSA LA TOUR HUMAINE VENUE DE BARCELONE EN COLLABORATION AVEC MtjnÜal#' i1 A NE PAS MANQUER CE SOIR 19 H 40 LAPRESSE QUIEN METRO MONTREAL IMPRESSIONNANT MÉTRO FOIRE ÊLECTRO TRAD « UNE TRES BELLE ET INTELLIGENTE PIECE DE CIRQUE « ILS SONT ÉPATANTS DE COMPLICITE » -LEDEVOIR «FAIT INÉVITABLEMENT CRAQUER» SOY?EL NUCLEO * FRANCE THÉÂTRE OUTREMONT JUSQU'À DEMAIN RaDio-canaDa ^\tprésente MACHINE 51 CIRQUE CANADA TOHU - JUSQU'À DEMAIN HILARANT!» -98,5 FM .: UNE MACHINE réglée au QUART DE TOUR» -mEtro EXCELLENTE^ PREMIÈRE ŒUVRE » -voir UNE BELLE FOLIE!» -lesoleil -LEJOURNALDEMONTRÉAL\tJlWi Mm « COUREZ-Y! » bai CIRQUE ALFONSE * CANADA L'OLYMPIA * JUSQU'À DEMAIN ~ une collaboration de «Si» RaDio-canara MWMfflERESPœtWîLES JUSQU\u2019A DEMAIN! ACTIVITES PARTSOSPATSVES 17 H A 21 H 30 ?LA STATION COMPLETEMENT OSRQUE ?LE HULA HUB SAINT-DENIS complètement cirque »PISTE DE CIRQUE À CIEL OUVERT! CE SOIR DE 17 H A 22 H ET PLUS ENCORE.BILLETS ET PROGRAMMATION COMPLÈTE MONTReALCOMPLeTEMENTCIRQUEXOM '//////////////.VITRINE vo^T .UUM CULTUREL INFO-CIRQUE 514-285-9175 1 855-770-3434 Québec! Montréal £ Canada >stm UNÎBR£)Ue AIHFRANCEX 1 APPLICATION COMPLÈTEMENT CfS* .GRATUITE E LES MINUTES complètement cirque 18H30 ET 21 H30 DUELS NOUVEAU SPECTACLE »PLACE ÉMILIE-GAMELIN 19 H ET 22 H 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 11 JUILLET 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS NUITS D\u2019AFRIQUE wmë, - fiC___JC- Pt1 \u2022 ï- 4 -fe /Mrs \u2019-ma*- H ' SSÊ Trois des musiciens du groupe martiniquais Kassav: Georges Décimus, Jocelyne Béroard et Jacob Desvarieux.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Une faim de zouk ! ALAIN BRUNET En2015, Kassav demeure « ze » supergroupe zouk, fameux rythme de Guadeloupe et de Martinique qui enchaîne les tours de Terre depuis sa lancée internationale dans les années 80.Soucieuse de répandre la bonne nouvelle, la formation antillaise accompagne parfois des artistes marquants du style, réunis sous la bannière Le Grand Méchant Zouk, qui fera escale pour la première fois à Montréal.Jean-Marc Ferdinand, Frédérick Caracas, Luc Léandry et Shoubou seront ainsi accompagnés par Kassav.L'initiative est de Jacob Desvarieux, multi-instrumentiste, arrangeur, réalisateur (Wyclef Jean, Passi) et membre-clé de Kassav.Joint en tournée avant l'escale montréalaise, il rappelle le concept.« Ces artistes ont du succès chez nous et plus encore : leurs chansons ont marqué une époque.Si certains artistes zouk ont été la saveur du moment, ceux qu'on invite ont créé un répertoire qui reste.C'est le premier critère de leur invitation.Frédérick Caracas a été bassiste avec Kassav, mais il avait accompagné d'autres chanteurs auparavant et composé lui-même des chansons importantes.Luc Léandry, c'est pareil, il s'est fait connaître à la fin des années 80 et joue de plusieurs instruments.Jean-Marc Ferdinand, lui, était dans le style gwoka avant de faire dans le zouk.» Coup de chapeau à Tabou Combo En plus de ces chanteurs de Martinique et de Guadeloupe recrutés par le Grand Méchant Zouk, une figure de proue du konpa haïtien sera de la FESTIVAL INTERNATIONAL Nuits DAFRIQUE DU 7 AU 19 JUILLET 2015 MONTRÉAL LOTO QUÉBEC présente MARTINIQUE \u2022 GUADELOUPE 111 JUILLET LE NATIONAI METROPOLIS HÉÂTRE FAIRMOUN HÉÂTRE FAIRMOUN ET MAHER C SUEDE \u2022 SENEGAL HAITI \u2022 QUEBEC PLUS DE PASSEPORTS\tCI11B bai:entrale NUITS D'AFRIQUE 514 845-5447 3 CONCERTS 70$ 5 CONCERTS 1AA\tNée à Montréal en 1975 >\tMère de famille monoparentale établie à Laval >\tInspirée par Dominique Michel, RBO, Weird Al Yankovic, André Sauvé et Yvon Deschamps >\tImite des dizaines d\u2019artistes, mais aussi les animaux et les instruments de musique, notamment l\u2019harmonica, le violon et la guitare électrique.Calendrier des activités en collaboration avec Maison du Festival RioTintoAlcan STA7.7 DE MONTREAL iiteinfflSWB Le Bistro-bar, ¦Jjomouxvruax « Balmoral PLACE DES FESTIVALS Profitez de la terrasse Vins du Sud-Ouest! i r u HEURES D'OUVERTURE \\^Tous les jours: 11 h30 à 23h 514 288-5992 bistrobalmoral.ca Bel w ?% Z.-, :tM Petit musee GRATUIT! L'EXPO BELL DES LÉGENDES DU FESTIVAL Revivez l'histoire du jazz et de la musique avec cette exposition permanente et interactive présentée gratuitement au public, toute l'année.Venez voir les instruments, les vêtements de scène, les trophées et les objets personnels des grands artistes qui ont marqué l'histoire du Festival : Miles Davis, Ella Fitzgerald, Pat Metheny, Diana Krall, Oscar Peterson, Ben Harper, Ray Charles, Jeff Beck, Leonard Cohen, Oliver Jones.HEURES D'OUVERTURE Lundi : fermée Mardi et mercredi : 11 h 30 à 18h Jeudi et vendredi : 11 h30 à 21 h Samedi: 11 h30 à 18h Dimanche: 11 h30 à 17h Maison du Festival RioTintoAlcan La Médiathèque Jazz/La Presse+ \u2022 3e étage L'Expo Bell des Légendes du Festival \u2022 2e étage Galerie Lounge TD \u2022 2e étage 305, rue Sainte-Catherine Ouest \u2022 maisondufestival.ca oÇm Présenté par ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Q,\" Hydro Québec wwwmmiiiinin CONCERTS GRATUITS /19H30 tn collaboration avec BMO DINA GILBERT chef assistante de l\u2019OSM YOLANDABRUNO violon Apportez votre chaise ! À VENDREDI 17 JUILLET ARRONDISSEMENT DE MONTRÉAL-NORD MERCREDI 22JUILLET BLAINVILLE JEUDI 23JUILLET PINCOURT Partenaire média Montreal-Nord Montréal© %rst BlamviUe inspirante 12 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 11 JUILLET 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS DRAGAO À LA CITÉ DE L'ÉNERGIE Comme le feu et l\u2019eau PHOTO STÉPHANE LESSARD, LE NOUVELLISTE Dragao met en vedette Amos Daragon (à gauche) et son compagnon de route, Béorf, mi-homme, mi-animal.4! \u2022 ¦ ¦ r - -w DANIEL LEMAY CRITIQUE Il est rare qu'une histoire porte comme titre le nom du méchant.Comme dans Dragao, le nouveau spectacle estival de la Cité de l'Énergie de Shawinigan, où un dragon à l'esprit mauvais menace d'étendre sa loi de feu à l'ensemble des territoires connus.C'est sans compter sur Amos Daragon, le personnage créé par Bryan Perro, qui, pour la deuxième fois, met lui-même en scène son jeune héros dans un spectacle multimédia où se mélangent théâtre et arts du cirque, musique et technologie.Mardi, 900 personnes emplissaient l'amphithéâtre tournant, couvert et chauffé, au pied de la tour de la Cité de l'Énergie qui, depuis Éclyps, sa première production, est toujours restée fidèle au conte fantastique.et à Bryan Perro, l'homme de lettres le plus célèbre de Shawinigan.Nombre de ses concitoyens avaient profité de l'offre deux pour un de la première, sexagénaires sortis en quête de spectaculaire et de surprises ou partis en éclaireurs pour leurs petits-enfants, lecteurs d'Amos Daragon.Dragao est un spectacle intergénérationnel.«Je n'ai jamais lu ça, mais je vais essayer de comprendre quand même », a lancé une dame à son groupe.Comprendre, suivre, placer l'action.Pas facile, dans ce spectacle, malgré l'aide contextuelle de Mastagane le Boueux, un druide qui fait « de l'humour de druide » avec la voix de Marcel Sabourin - comme dans le spectacle précédent, toutes les interventions sont préenregistrées.Amos Daragon, explique en gros le boueux à la sacoche de hippie, n'est pas grand, mais il en a dedans : il est le maître des masques, en plus d'avoir été désigné par le grand livre des prophéties gardien de la paix universelle.Mais voilà justement que s'avance vers le port le bateau pirate des vilains Bonnets Rouges, suppôts sautillants des forces du Mal.Après avoir lancé ses dizaines d'engins pyrotechniques - premier clou de la soirée -, l'ingénieux bâtiment accoste et Amos et ses amis masqués se voient engagés dans un long combat corps à corps contre les «Rouges» peut-être supérieurs en nombre.La suite n'est qu'un prélude au retour du balancier: Amos avec son ami Béorf l'« homani-mal » dont le ton nous ramène à La boîte à surprise, au début de la télévision canadienne; le duo en voyage dans un engin volant, ingénieux, certes, mais le spectateur aussi a hâte à l'atterrissage parce que l'effet s'émousse vite.Même chose pour le forgeron à tête de cheval qui aurait plus de punch dans un numéro musical avec le feu, le marteau et l'enclume.Magicien des éléments, Amos Daragon prend par contre une sérieuse coche comme « maître des eaux» quand le destin le met en contact avec le water jet, système de propulsion aquatique au fort potentiel spectaculaire.L'acrobate plonge dans le Saint-Maurice tel un fou de Bassan pour en émerger 10 mètres plus loin en missile mer-air: très applaudi.Ce numéro, qui prendra de la force avec le temps, est le seul valable dans les séquences acrobatiques, où ni le cerceau ni le tissu n'ont de véritable effet sur les spectateurs.De la concurrence Parlant de cerceau, Dragao et Le monde est fou, avec la musique de Beau Dommage qui débutera le 15 à Trois-Rivières, sont offerts ensemble dans un forfait « Mauricie ».On ignore si Ginette va danser dans son cerceau à l'amphithéâtre Cogeco, mais une chose est certaine : face au spectacle du Cirque du Les petits vont aimer.Dragao crache la boucane et pète le feu.Et il parle français, en plus! Soleil, Shawinigan doit être content de pouvoir compter sur son dragon qui, tout méchant qu'il soit, s'avère une formidable présence scénique.Les petits vont aimer.Dragao crache la boucane et pète le feu.Et il parle français, en plus ! C'est tout juste s'il ne se met pas à danser sur la musique de Jeannot Painchaud, dans le mille dans le numéro du squelette géant (beau travail dansant des marionnettistes) et dans la chorégraphie finale où spectateurs et artistes - une trentaine - célèbrent ensemble cette autre victoire de la Lumière sur les Ténèbres.Dans la ville de l'électricité, personne ne s'attend à autre chose.À la Cité de l\u2019Energie de Shawinigan, du mardi au dimanche, jusqu\u2019au 22 août.LA CHAPELLE SIXTINE DE MICHEL-ANGE Hollywood au Vatican PHOTO FOURNIE PAR SPECIAL ENTERTAINMENT EVENTS Les photos de La chapelle Sixtine de Michel-Ange : l\u2019exposition ne rendent pas la lumière, les couleurs, l\u2019éclat et surtout l\u2019émotion que l\u2019on ressent lors d\u2019une visite de la chapelle Sixtine.% MOTS CROISES DES ARTS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com I HORIZONTALEMENT 1\tAuteur de Linstant présent - Chanteur et auteur-compositeur français né en 1952.2\tRive gauche est le titre de son plus récent album.3\tEnvoyer en toute hâte - Album de Tintin (L.noire).4\tPrénom masculin - Série télévisée créée par JJ.Abrams.5\tExposés dans le détail - Abattues.6\tCelle du chaudron est mobile - André Robitaille en est l\u2019animateur (Les enfants de la .).7\tComme certains écrans -\tDéploiement de luxe -\tIl excelle dans une activité.8\tChanteur français prénommé Serge -\tRemorquer un bateau.9\tKevin .- Réalisateur de 1987.10\tMarque la réticence -\tPrénom de la chanteuse Turner - Couchette.11\tission de Canal Vie (Des.de grandeur) -\tPersonne qui apporte son soutien.12\tL\u2019aéronaute le jette pour ralentir sa descente -\tMonuments funéraires.Verticalement 1\tSon dernier album s\u2019intitule Rebel Heart -.Collins.2\tJuriste musulman -\tPrénom du chanteur Barzotti.3\tDétruire quelque chose à la base - Pleurs.4\tMontagne, dans les pays de langue espagnole -\tInitiales de l\u2019interprète SOLUTION de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 de Passe-Partout -\tIndique la simultanéité.5\tJamais - Film de Paul Tana (Les grands.).6\tCapitale du Tibet -\tTitane.7\tVéritable - Point cardinal -\t.King Cole.8\tGénie malfaisant -\tAbsolue.9\tQui a vu le jour -\tStéphane Bourguignon, par exemple - Initiales de la comédienne Latraverse.10\tHabile - Ancienne contrée d\u2019Asie Mineure.11\tElle précise la localisation d\u2019une ressource Internet -\tDéveloppées.12\tDivinités - Suffixe.Une entreprise hollywoodienne présente, jusqu\u2019au 12 octobre au Palais des congrès de Montréal, La chapelle Sixtine de Michel-Ange : l\u2019exposition, une série de 33 photos grandeur nature des œuvres que le grand maître italien de la Renaissance a réalisées dans la chapelle vaticane de 1508 à 1512.ÉRIC CLÉMENT Créée en Californie en 1996, Special Entertainment Events (SEE) est une société spécialisée dans l'organisation d'attractions touristiques.SEE crée des jeux sur internet comme Astérix et ses amis ou Planet Michael sur Michael Jackson, qui sera bientôt lancé.L'entreprise organise aussi des expos interactives sur des thèmes tels que Star Trek, Titanic ou la civilisation égyptienne.Ayant acquis les droits de photographies prises dans la chapelle Sixtine il y a une vingtaine d'années, juste après sa restauration, par le photographe autrichien Erich Lessing, SEE a produit une exposition itinérante de ces photos d'œuvres du maître italien Michel-Ange.Présent au lancement de cette expo « en première mondiale » à Montréal, mardi dernier, le chef de la direction de SEE, Martin Biallas, a fait valoir qu'une visite au Vatican pouvait être bien frustrante pour les amateurs d'art quand ils arrivent à la chapelle Sixtine.«Il faut attendre longtemps en file avant d'entrer dans la chapelle, puis on se tord le cou pour voir les œuvres du plafond et on doit rapidement quitter les lieux, car on ne peut y rester longtemps, a-t-il dit.Ici, les visiteurs pourront prendre le temps de regarder chaque photographie.» Également présent lors de la conférence de presse, le consul général d'Italie à Montréal, Enrico Padula, a diplomatiquement fait remarquer qu'il recommandait tout de même d'aller voir les œuvres de Michel-Ange dans la chapelle Sixtine.« Pour comprendre la réalité qu'a été la Renaissance en Italie, il vaut mieux aller voir the real thing», a-t-il glissé.Pour qui a déjà eu le bonheur d'admirer les splendeurs de la chapelle Sixtine, il n'y a, en effet, pas de comparaison possible.Pâle imitation Si les 33 photos d'environ 3 mètres sur 6 mètres présentées à Montréal ont un intérêt historique et biblique indéniable, il demeure que leur présentation laisse pantois.Les photos des œuvres de Michel-Ange ont été placées sur de vulgaires échafaudages en acier, tout autour et au plafond de l'Espace 1001 du Palais des congrès, dans le but d'imiter la création des œuvres au sein de la chapelle Sixtine par Michel-Ange.Une pâle imitation.En effet, les œuvres de Michel-Ange ne sont pas des tableaux séparés dans la chapelle vaticane, mais d'immenses fresques peintes en continu.Par ailleurs, même si cette expo permettra à tout le moins de contempler des images d'œuvres de Michel-Ange de plus près que ne le sont les originaux à Rome, ces photos ne rendent pas la lumière, les couleurs, l'éclat et surtout l'émotion que l'on ressent lors d'une visite de la chapelle Sixtine.Un moment bouleversant que l'on n'oublie jamais.De plus, les immenses photos de cette exposition ne sont malheureusement pas accompagnées de cartels explicatifs.Mardi dernier, les organisateurs ont assuré aux médias que pour comprendre chacune des œuvres, les visiteurs auraient accès à un audioguide ainsi qu'à un guide explicatif.Après Montréal, l'exposition pourrait se rendre à Toronto ou Vancouver avant d'être présentée à Londres et à Séoul.Au Palais des congrès, Espace 1001 (301, rue Saint-Antoine Est), du l0 juillet au 12 octobre.Info : www.congresmtl.com/espace1001 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 11 JUILLET 2015 ARTS 13 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS VISUELS EXPOSITION Alice, 150 ans d\u2019émerveillement Cent cinquante ans après sa publication, le livre Les aventures d\u2019Alice au pays des merveilles fascine plus que jamais et fait l\u2019objet de nombreux hommages.La bibliothèque-musée The Morgan lui consacre une expo très instructive à New York.Bienvenue de l\u2019autre côté du miroir.YVES SCHAËFFNER COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Incontournable à l'entrée de l'expo, le manuscrit original des Aventures d'Alice au pays des merveilles n'a rien d'un brouillon rédigé à la va-vite.Entièrement écrit à la main avec un soin quasi monastique, dépourvu de ratures, il est soigneusement illustré.Charles Lutwidge Dodgson, plus connu sous son nom de plume Lewis Carroll, l'a offert en 1864 à la toute jeune Alice Liddell comme cadeau de Noël.Pour l'auteur, c'était une manière de remercier la « vraie » Alice de l'avoir inspiré et, surtout, de l'avoir encouragé à coucher son récit sur papier.La petite histoire veut en effet que le célèbre récit soit né le 4 juillet 1862.À l'insistance d'Alice Liddell et de ses sœurs Lorina et Edith, Charles Dodgson s'était mis à conter une histoire pour divertir les jeunes filles lors d'une balade en barque sur la Tamise, à Oxford.Fascinée, Alice Liddell avait réclamé à Dodgson une version écrite.« La petite Alice s'est montrée très persistante dans son désir d'obtenir une version sur papier», précise la curatrice Carolyn Vega, qui a planché sur l'exposition durant cinq ans.Impressionnant, le manuscrit servira de base au livre qui, lui, sera publié pour la première fois en juillet 1865, trois ans après la fameuse balade sur la Tamise.S'il s'est écoulé trois ans entre l'idée du livre et sa publication, c'est entre autres parce que Charles Dodgson était un perfectionniste quasi obsessif.En 1865, il a même fait retirer du marché la toute première édition à la demande de l'illustrateur John Tenniel qui la jugeait mal imprimée.Le coût de ce souci du détail pour Charles Dodgson?Plus de 240 livres, soit la moitié du salaire annuel de ce prof de mathématiques qui publiait à compte d'auteur.Contenant de nombreux artefacts, allant des montres de poche de Dodgson à certaines de ses lettres, l'expo permet par ailleurs de découvrir des photographies de la « vraie Alice » et de l'auteur.Ces clichés sont d'autant plus exceptionnels qu'ils ont été pris par Charles Dodgson lui-même.« Il était un des photographes amateurs les plus importants de son époque », précise la conservatrice.Prof de mathématiques, fasciné par la logique, auteur, photographe, inventeur de jeux, le Charles Dodgson que l'on découvre dans l'institution de l'avenue Madison est un fascinant touche-à-tout.Méthodique, il notait une foule d'informations dans des journaux intimes qui ont A TF., .\ts«(| Al!\u201e \u2022 \u2022« rr\ttnan- at \" '\u201cW ,ii » , \"WJ 11 L r\"«al \"î: \u201c wasn \u2019t Vm.wîüioul Wi,,, : ¦ '\t01 1 ^ t km i» Alice ; -it's i,-, , 1 \"** .ltslaid^»gta L.A A': ride 11,1 .(1 Ida eyes Ifuitc-r op»'1 yew talfc- like a writîl': fun now s],all îiavo «orne sj*60clu\th* fini *\u201cH >« » *, 1, \u201e Alla aiJ\t^ *a ti»j^ il,*.* that,\u201d she V' 1 \u201c 8,,i\u201c (liât you ¦Do jeu K1®0 said the March Hara tbe ïiswcf *\"*\u2022*: \u201cit's said Alice.¦Esarily so,\" should say what yc Thai you permis aux chercheurs de retracer précisément la genèse des Aventures d'Alice au pays des merveilles.Il recensait même les critiques de ses livres.À ce sujet, Alice In Wonderland a reçu des critiques essentiellement élogieuses.Le quotidien The Guardian s'était d'ailleurs montré particulièrement dithyrambique à l'égard des illustrations de John Tenniel.Devenues indissociables du livre, ces fameuses illustrations occupent une place de choix dans l'exposition.Des premiers croquis aux versions définitives, c'est tout le processus créatif qui se dévoile sous nos yeux.Du Dodo à la Duchesse en passant par le fameux chat du Cheshire, les illustrations originales de Tenniel permettent de redécouvrir certains personnages cultes et de replonger immédiatement en enfance.Plus adulte, mais non moins pertinente, la dernière partie de l'exposition montre que l'histoire d'Alice a rapidement été déclinée sous forme de produits dérivés, allant d'étuis à timbres jusqu'à un premier film en 1903.Ce dernier était à l'époque le plus long film anglais jamais réalisé.Sa durée: une dizaine de minutes.À la bibliothèque-musée The Morgan de New York jusqu\u2019au 11 octobre.Info : themorgan.org r ¦- \u2018tfàÊfsn cfltità cLu.lL 0-n.tL stu.f3t.cL J or thè-ngS tb an ort.Liz the Co rn.-m.orL.-way.\u201cSo sAe set te work,, cured Very Soon, j-tîush-ttL °ff the, cake,, * * * 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