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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-10-24, Collections de BAnQ.

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[" Montréal vendredi 24 octobre 2014 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 131e année No 5\t48 pages, 4 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA PRESS Michael Zehaf Bibeau PHOTO TIREE DE TWITTER ATTENTAT À OTTAWA LES DERNIERES HEURES D\u2019UN TUEUR La veille de l\u2019attentat, Michael Zehaf Bibeau, isolé de sa famille depuis de nombreuses années, a visité à l\u2019improviste une de ses tantes à Mont-Tremblant et a passé la nuit chez elle.Celle-ci a raconté à La Presse les dernières heures de son neveu.page A3 ISLAM DE PAIX, ZEHAF BIBEAU ISLAM DE GUERRE VOULAIT ALLER YVES BOISVERT PAGE A5\tEN SYRIE PAGE A2 «NATHAN NE PARLAIT JAMAIS DU DANGER LIÉ À SON MÉTIER PHOTO LAPRESSE Martin Couture-Rouleau à l\u2019aéroport Montréal-Trudeau en janvier ou février dernier, alors qu\u2019il espérait s\u2019envoler pour le Pakistan.ATTENTAT À SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU «IL AVAIT LE CŒUR NOBLE ET LE CERVEAU DÉPRIME La Presse s\u2019est entretenue avec « le meilleur ami Facebook» de Martin Couture-Rouleau, un jeune Pakistanais de Karachi.PAGE A14 » PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Joey Saputo «L\u2019IMPACT, C\u2019EST MON BÉBÉ!» Le nouvel actionnaire du FC Bologne promet de rester fidèle au club montréalais.SPORTS ^\t, EXCLUSIF HÔTELLERIE MARRIOTT RENAISSANCE S\u2019AMÈNE À MONTREAL %&eSl PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT,LA PRE! AFFAIRES AVEC UN\tJANETTE BERTRAND Lit double 3 GRANDJ\t/Av Lit double 5 ou les relations de couple vues par Janette Bertrand.\t(Pi ARTS LECTURE PAGE A21\t/ < n MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE Si ça allait aussi bien pour les Canadiens que pour le Canadien.CEBt Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924 98765 1 L RBC Banque Royale < IfM ¦41.JÜWr \" LE VOYAGEUR\" ALEXIS A LE DROIT DE VOYAGER À BOSTON POUR VISITER LE PARC FENWAY AVEC SON FILS ZACHARY rk i§ Voyages a» 1311 1231 SblS .1231 Mr.™».'\"!'»\t00/00\t_ S RAYMOND\tVfSA RBC.COM/VOYAGES ®/MC Marque(s) déposée(s) de la Banque Royale du Canada.RBC et Banque Royale sont des marques déposées de la Banque Royale du Canada.t Toutes les autres marques de commerce sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 24 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Zehaf Bibeau voulait aller en Syrie Le tireur s\u2019était rendu à Ottawa dans le but d\u2019obtenir son passeport PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN OTTAWA \u2014 Michael Zehaf Bibeau s'était rendu à Ottawa pour obtenir un passeport afin de s'envoler vers la Syrie, selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC).Le corps policier a admis qu'il ne connaissait pas au jeune homme de 32 ans de liens avec des gens mêlés à des activités terroristes, mais en avoir découvert depuis l'attentat.La GRC a présenté hier le premier bilan sur son enquête menée à la suite de la fusillade survenue mercredi sur la colline du Parlement dans laquelle un militaire est mort.Après avoir soupçonné que jusqu'à cinq tireurs pouvaient avoir pris d'assaut le secteur, le corps policier se dit maintenant convaincu que Zehaf Bibeau a agi seul.«Au départ, nous craignions qu'il puisse y avoir plus d'un tireur.Nous croyons maintenant qu'il a agi seul », a dit Bob Paulson, commissaire de la GRC.Cette méprise serait due aux nombreux appels reçus au 911 dans la foulée de la fusillade.Certaines informations contradictoires laissant penser que les coups de feu au Monument commémoratif de guerre, le vol de la limousine d'un ministre et l'attaque du parlement, tous survenus à quelques minutes d'intervalle à peine, pouvaient avoir été perpétrés par des individus différents.Même si ce n'était pas le cas, les policiers ont redoublé de prudence et appelé en renfort pas moins de 400 membres des forces de l'ordre pour imposer un confinement sur la colline du Parlement jusqu'en soirée.Les motifs du geste du tireur, aux prises avec des problèmes de santé mentale, restent nébuleux.Selon des témoins du meurtre du caporal Nathan Cirillo, tué de deux coups de feu dans le dos alors qu'il montait la garde au cénotaphe, le meurtrier aurait crié quelque chose en anglais au moment de décharger son arme.PHOTO LA PRESSE CANADIENNE/HO - GRC Sur cette image tirée d\u2019une vidéo de surveillance, on peut voir Michael Zehaf Bibeau courir vers le parlement une arme à la main.La Presse a appris que Zehaf Bibeau a pris cette carabine chez quelqu\u2019un qu\u2019il connaissait, bien qu\u2019il lui ait été interdit de posséder une arme à feu en raison de ses antécédents judiciaires.« Ses motifs pour l'attaque ne sont pas clairs, mais son passeport semble être au cœur de ses motifs, a indiqué le commissaire de la GRC, Bob Paulson.On ne lui a pas refusé un passeport, on ne lui a pas retiré: il l'attendait.Il y avait enquête pour déterminer s'il devait avoir un passeport», a précisé le commissaire Paulson.Selon les enquêteurs, M.Zehaf Bibeau est d'ailleurs arrivé à Ottawa le 2 octobre « pour régler un problème de passeport».Il logeait dans un centre d'hébergement pour sans-abri à proximité de l'édifice du parlement.Ce Montréalais d'origine vivait à Calgary depuis quelque temps après un séjour de quelques années à Vancouver.Dans sa demande de passeport, Zehaf Bibeau aurait laissé entendre qu'il voulait se rendre en Libye, d'où son père est originaire.Mais interrogée mercredi par les policiers, sa mère a toutefois révélé que sa véritable destination était la Syrie.Lien avec le terrorisme?« Selon certains, c'était quelqu'un de désillusionné qui entretenait probablement des croyances extrémistes», a indiqué le commissaire Bob Paulson.Mais au-delà de ses condamnations pour violences et possession de drogue, la GRC a reconnu qu'elle n'avait pas d'information liant Zehaf Bibeau à un groupe extrémiste au moment où il a fait sa demande de passeport.Le corps policier dit maintenant avoir des « informations non corroborées » tendant à montrer qu'il avait bien des liens avec un individu suspect.En fait, la GRC précise avoir trouvé l'adresse courriel du jeune homme sur le disque dur d'une personne accusée d'un acte de terrorisme, sans divulguer son identité.Les enquêteurs tentent maintenant de comprendre la nature de ces liens.La GRC a profité de son bilan pour rectifier certaines informations diffusées par des médias américains.M.Paulson a ainsi nié que le tireur se trouvait sur la liste des 93 voyageurs canadiens jugés à risque actuellement sous surveillance.Le corps policier dit aussi ne pouvoir établir aucun lien entre Michael Zehaf Bibeau et Martin Couture-Rouleau, qui a assassiné un soldat à Saint-Jean-sur-Richelieu, deux jours plus tôt.Interdit d\u2019armes à feu Le corps policier tente maintenant de déterminer comment le jeune homme a réussi à obtenir une arme à feu, alors qu'il faisait l'objet d'une interdiction d'en acquérir en raison de ses UN AIMANT POUR LES DJIHADISTES SUNNITES Depuis le début de la guerre civile, en 2011, la Syrie est progressivement devenue la principale destination des djihadistes sunnites.On estime qu\u2019environ 15 000 djihadistes gravitent autour de la Syrie.De ce nombre, 3000 proviennent des pays occidentaux.«La plupart d\u2019entre eux ne pensent pas qu\u2019ils sont des terroristes.Ils se voient comme des combattants qui s\u2019opposent à Bachar al-Assad, un tyran alaouite [une secte chiite] », note Sami Aoun, expert du Moyen-Orient et professeur à l\u2019Université de Sherbrooke.Il rappelle que les sunnites, majoritaires au Moyen-Orient, ont vu leur pouvoir régional s\u2019amenuiser depuis la chute de Saddam Hussein au profit de l\u2019Iran chiite.«En 10 ans, les sunnites ont aussi perdu 600 000 des leurs.» Une dizaine de groupes djihadistes combattent en Syrie, dont le groupe Etat islamique et Al-Nousra, un cousin d\u2019Al-Qaïda.- Laura-Julie Perreault antécédents judiciaires.Bob Paulson a précisé que ce point était un élément important à élucider de l'enquête en cours.De sources policières, La Presse a appris que l'arme utilisée par Michael Zehaf Bibeau, un .30-30 Winchester à levier de sous-garde, ne lui appartenait pas.Il ne l'a pas volée non plus : il l'a prise chez quelqu'un qu'il connaissait, a-t-on appris.On ne sait pas pourquoi on lui aurait prêté une arme alors que le tribunal lui avait interdit d'en détenir une.- Avec Denis Lessard SOMMA RE Amusez-vous !\tAFFAIRES 8\tLoteries\tA12 Astroloqie du jour\tSPORTS 7\tMonde\tA16-17 Débats\tA18-19\tPetites annonces\tSPORTS 5 Décès\tSPORTS 6 à 8\tSudoku\tAFFAIRES 4 Horaire télévision\tSPORTS 8\t\t Météo Nuageux, maximum 11.\tSPORTS 5\t\t VOUSAVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca i i ¦ ¦ ¦ ¦¦ ¦ ¦¦ CHÂTEAU D\u2019IVOIRE -*=»« JOAILLIERS *«=\u2014- MONTRÉAL * 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 514 845 465 1 SANS-FRAIS I 888 883 8283 WWW.CHATEAUDIVOIRE.COM * sa GLAS HUTTE VSA Le tireur a habité dans un refuge pour sans-abri d\u2019Ottawa PHOTO PATRICK WOODBURY, LE DROIT Michael Zehaf Bibeau a résidé dans les dortoirs de la Mission d\u2019Ottawa pendant plus d\u2019une semaine avant l\u2019attaque du parlement.¦ _ .MISSION rofi WÊN Ht» .a\u2014i ,r: HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 Des pensionnaires d'un refuge pour sans-abri à Ottawa ont eu un choc hier matin en ouvrant le journal et en reconnaissant le suspect de la fusillade du parlement comme l'un de leurs cochambreurs.De nombreuses personnes rencontrées devant la Mission d'Ottawa ont confirmé que Michael Zehaf Bibeau avait résidé dans les dortoirs du centre-ville pendant environ une ou deux semaines avant la tragédie.Selon deux résidants, il s'est plaint au cours des derniers jours de difficultés avec les autorités canadiennes au sujet de son passeport.« Il disait: \"Je dois partir d'ici ! Je dois partir d'ici! Cet endroit me rend fou\" », a raconté Lloyd Maxwell.«Il haïssait le Canada» « Il nous a dit combien il haïssait le Canada parce qu'on a retenu son passeport.Il ne pouvait pas sortir du pays, ça le frustrait », a confirmé David Duchesne.Il aurait aussi débattu lundi avec des résidants du refuge de l'utilité des manifestations publiques comme moyen de faire valoir son point de vue dans une société démocratique comme le Canada ou la Nouvelle-Zélande.Plusieurs des personnes interviewées par La Presse ont décrit M.Zehaf Bibeau comme un homme réservé et dont ils se méfiaient.« J'évite les gens comme ça.Je garde mes distances », a dit Dave, qui n'a pas voulu dévoiler son nom de famille.« Quelques nuits pendant qu'il était ici, j'ai dû le contourner dans la cage d'escalier parce qu'il était agenouillé sur une serviette et qu'il priait», a ajouté l'homme dans la cinquantaine coiffé d'une casquette.Mais David Duchesne a indiqué qu'il lui avait parlé à quelques reprises et qu'il le voyait comme « un gars normal qui se tenait dans le coin et qui observait».« Maintenant qu'on sait tout ça, c'est vrai qu'il avait un regard un peu diabolique.Des yeux froids», a-t-il cependant ajouté.Selon M.Duchesne, M.Zehaf Bibeau pouvait communiquer en plusieurs langues, dont l'arabe, l'anglais, le français et le créole.Comme plusieurs pensionnaires, il a relaté que mardi après-midi, peu avant 16 h, l'homme tué dans la fusillade a utilisé le téléphone public du refuge à deux ou trois reprises pour tenter de louer une voiture.« J'étais assis à côté du téléphone et il l'a utilisé mardi.On l'a entendu dire: \"Est-ce que je peux payer cela par carte de crédit par téléphone?\" » « Il s'est retiré ensuite vers 16 h, lorsque les gens ont le droit de monter aux dortoirs.On ne l'a pas vu beaucoup après », a ajouté M.Duchesne.Un pensionnaire qui n'a pas voulu être nommé a dit avoir commencé à entretenir des doutes lorsque des agents de police se sont présentés au refuge mercredi soir et sont ressortis avec deux sacs contenant les effets personnels de leur cochambreur.C'est hier que David Duchesne a pleinement réalisé la proximité du drame.« C'est un choc.On savait tous à quoi il ressemblait.Quand on a vu la photo de lui ce matin, on s'est dit: \"Oh! mon Dieu! C'est lui! C'est lui! C'est le gars qui était assis dans le coin pendant environ une semaine et qui observait autour de lui.\" » «Il disait: \"Je dois partir d\u2019ici ! Je dois partir d\u2019ici ! Cet endroit me rend fou.\" » \u2014 Lloyd Maxwell, résidant de la Mission d\u2019Ottawa LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 24 OCTOBRE 2014 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS Une dernière nuit auprès des siens La veille de l\u2019attaque, Michael Zehaf Bibeau a rendu visite à sa tante qu\u2019il n\u2019avait pas vue depuis 10 ans GABRIELLE DUCHAINE ET CATHERINE HANDFIELD La veille de son attaque funeste dans la capitale canadienne, Michael Zehaf Bibeau s\u2019est offert un ultime retour aux sources.Après 10 ans sans contacts, l\u2019homme a passé la nuit chez sa tante à Mont-Tremblant, un endroit où il allait souvent, enfant.À l\u2019aube, il a repris la route vers la mort.Mardi soir, le tireur d'Ottawa a frappé à la porte de Monique Bibeau sans s'être annoncé.« Il est arrivé comme ça.Il a dit qu'il voulait nous rendre visite.Que ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vus », raconte la femme, que La Presse a rencontrée à sa maison du bord du lac où la famille Zehaf Bibeau avait l'habitude de passer du temps.Cela faisait une décennie qu'elle n'avait pas vu son neveu.« Je ne l'aurais même pas reconnu.Il avait changé.Il avait les cheveux longs, une barbe.Ce n'était plus mon petit neveu, dit-elle.En même temps, en dix ans, on change.» Ils ont soupé ensemble et parlé « de tout et de rien », raconte Monique Bibeau.L'homme de 32 ans, qui était de confession catholique lorsqu'il était plus jeune, a aussi annoncé à sa tante s'être converti à l'islam.« On n'en a pas parlé plus que ça.On a changé de sujet.» Zehaf Bibeau lui a raconté avoir passé les dernières années dans l'Ouest canadien, où il travaillait dans le pétrole, a-t-il dit.On sait qu'il a vécu à Vancouver, puis à Calgary.« Il m'a vaguement dit qu'il avait des projets d'y retourner», confie la femme.Elle ne se souvient pas qu'il ait partagé ses plans de partir à l'étranger.Elle ne l'a pas trouvé étrange ou différent.Après le repas, elle lui a proposé de passer la nuit chez elle.Il a accepté.Le lendemain, à 7 h, il est monté à bord d'une Toyota Corolla et a conduit jusque devant le cénotaphe à Ottawa, où il a abattu un jeune soldat de sang-froid.Elle a appris la nouvelle au téléphone.Puis, selon nos informations, Monique Bibeau a elle-même contacté les policiers pour leur dire que le tueur avait passé la nuit dans sa maison.Hier, lors de notre passage, deux agents de la GRC venaient de discuter avec elle durant plus d'une heure.« Je ne suis pas d'accord avec ce qu'il a fait, mais c'est mon neveu et ça va rester mon neveu», dit Monique Bibeau, qui se souvient d'un enfant « comme tous les autres » qui aimait les jeux vidéo et qui a été particulièrement généreux PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Michael Zehaf Bibeau s\u2019est présenté sans s\u2019annoncer au chalet de sa tante à Mont-Tremblant, mardi soir.Il y a soupé et a passé la nuit.Le lendemain à l\u2019aube, il a quitté les lieux vers Ottawa pour y lancer son attaque.: ,V, «Æï WË ri' \" Ç fc' À' - mmm mm ïUr V'-\u2019- .IJ.-'- \u2022 >~ \u2022' ipsk ism S :¦ .~y - hm ; 'j - '4L, avec ses cousines, à qui il offrait de nombreux cadeaux.Derniers adieux?La semaine dernière, Michael Zehaf Bibeau, qui vivait depuis peu dans un refuge d'Ottawa, a dîné avec sa mère.Ils ne s'étaient pas vus depuis cinq ans.Dans un courriel qu'elle a transmis à l'Associated Press, Susan Bibeau, qui occupe un poste de haute fonctionnaire au gouvernement fédéral, a déclaré avoir « peu à offrir» pour faire la lumière sur le geste de son fils.«Moi, sa mère, je lui ai parlé la semaine dernière lors d'un dîner.Je ne l'avais pas vu les cinq années précédentes.» Elle écrit que son garçon « était perdu et ne rentrait pas dans le moule ».Elle dit en avoir honte.Ahmed Chouaya l'a bien connu.Lui aussi cherche une explication à sa transformation.Comme leurs parents sont amis, ils se sont fréquentés depuis l'enfance jusqu'à l'adolescence.Il le décrit comme un garçon tranquille, discret, entouré de bons parents.« Il était gâté pourri », ajoute la tante de l'assaillant.Ahmed Chouaya, qui travaille dans une boutique du centre-ville, se souvient de plusieurs bons moments.« On jouait au hockey ensemble, on prenait des verres, on sortait dans les clubs.On faisait la belle vie quand on était jeunes.» M.Chouaya est parti en voyage en 2007 pour revenir cinq ans plus tard.À son retour, en 2012, il a donné rendez-vous à Michael Zehaf Bibeau dans un café de la rue Jean-Talon.Il a eu un choc en revoyant son ami d'enfance.« Je l'ai retrouvé avec une barbe, se souvient-il.On n'était plus sur la même longueur d'onde, dans la même dimension.Mes origines sont arabes, je suis musulman.Mais comme son père, je ne suis pas un gars de l'islam.» Les deux hommes ont cessé de se voir.M.Chouaya ignore comment son ami a sombré dans son délire religieux, si ce n'est de la maladie mentale.« Quelle sorte de drogue prenait-il?Quel diable lui a couru après ?Il a reviré d'un coup.Et il dit faire cela au nom d'Allah.Allah n'appelle pas pour ça.» Une jeunesse normale Zehaf Bibeau est né Michael Joseph Paul Bibeau en 1982 à Laval.Sur son acte de naissance, on lit « père non déclaré ».Son père, Bulgasem Zehaf, était en brouille avec sa mère lors de sa naissance.Rapidement, les parents se sont réconciliés et M.Zehaf, un Libyen d'origine qui avait un café sur la rue Crescent à Montréal, est revenu dans la vie de son fils, selon des documents de cour consultés par La Presse.Le couple s'est marié en 1989 et il a déposé une demande de changement de nom en 1995.Le garçon est alors devenu Michael Joseph Paul Abdallah Bulgasem Zehaf Bibeau.Mais dans la vie courante, il se faisait appeler Michael Bibeau, parfois Michael Zehaf Bibeau, comme le montrent ses photos de classe.Il a fait une partie de son primaire au Collège Stanislas de Montréal.En première secondaire, il a été accepté au Collège Laval, où il est resté jusqu'en troisième secondaire.« Il fumait déjà du pot à l'époque et prenait même de l'acide», raconte un ancien élève de la même école.Il a terminé son secondaire à l'école Saint-Maxime, toujours à Laval.Comme La Presse le révélait hier, M.Zehaf Bibeau a eu de nombreux démêlés avec la justice pour des affaires de possession de drogue, de conduite avec les facultés affaiblies, de possession de carte de crédit falsifiée ou clonée, de voies de fait et de vol qualifié.Il a d'ailleurs écopé de quelques peines de prison au début des années 2000.À cette époque, il vivait à Montréal, où ses parents possèdent toujours une maison.D'ailleurs, dès la levée du jour, hier, une vingtaine de journalistes se sont massés devant la résidence des parents du suspect, à Ahuntsic.L'histoire a vraisemblablement capté l'attention des Américains puisque des représentants du New York Times, du Wall Street Journal et d'ABC News ont été dépêchés sur les lieux.En début de soirée, un homme a quitté la résidence, se refusant à tout commentaire.\u2014 Avec David Santerre et Daphné Cameron «Je ne l\u2019aurais même pas reconnu.Il avait changé.Il avait les cheveux longs, une barbe.Ce n\u2019était plus mon petit neveu.En même temps, en 10 ans, on change.» \u2014 Monique Bibeau, tante de Michael Zehaf Bibeau Le père du tueur était résolument laïque, selon un ami de la famille PHOTO LAPRESSE CANADIENNE Michael Zehaf Bibeau, sur une photo tirée d\u2019un compte relié au groupe armé Etat islamique.CATHERINE HANDFIELD ET LAURA-JULIE PERREAULT Le père de Michael Zehaf Bibeau, Belgasem Zehaf, a pris les armes en Libye pour combattre le régime de Mouammar Kadhafi.Mais selon un proche, il était loin d'appartenir à la mouvance islamiste.« Son père, c'est un gars de club.Il n'a rien à voir avec les islamistes.Il avait un bar et un café.Il faisait des after-hours.Il conduisait une Porsche, il est marié à une Québécoise.Tu comprends ?» Ahmed Chouaya connaît bien la famille Zehaf Bibeau.Son père, dit-il, est l'un des meilleurs amis de Belgasem Zehaf, que tout le monde surnomme Belo.Selon lui, Belo est un commerçant bien connu au centre-ville.Il était propriétaire du café Bistro Tripoli et du bar My Apartment, deux établissements de la rue Crescent aujourd'hui fermés.Après le début de la rébellion, en 2011, Belgasem Zehaf s'est rendu en Libye pour se battre aux côtés des révolutionnaires.Laïque, il rêvait de retrouver son pays libre du joug de Kadhafi et d'y investir son argent, selon M.Chouaya.« Le père a de l'argent, il veut investir chez lui, il veut avoir une belle vie.Il pensait qu'il pouvait avoir une situation en Libye, quelque chose », a raconté Ahmed Chouaya lors d'une entrevue téléphonique dans la boutique du centre-ville où il travaille.Malheureusement, souligne M.Chouaya, les islamistes ont pris le contrôle.«Ça s'appelait le Printemps arabe, ça s'appelle maintenant l'hiver arabe.» Basé dans la capitale américaine, le journaliste Ashish Kumar Sen a interviewé Bulgasem Zehaf en août 2011 pour le Washington Times.Le père de Michael Zehaf Bibeau était à Montréal et rentrait tout juste de Libye.« Il s'était rendu à Zawiya, dont il est originaire.Il y avait des groupes de rebelles, dont les brigades de Zawiya, qui combattaient dans l'ouest du pays », a dit hier Ashish Kumar Sen, après avoir retrouvé son carnet de notes de l'entrevue de 2011.«Il ne m'a pas parlé de son fils à l'époque.Il m'a surtout parlé de ce qu'il a vécu en prison», ajoute le reporter et consultant en communications pour la Banque mondiale.Selon M.Kumar Sen, Bulgasem Zehaf aurait été détenu pendant un mois par les fidèles de Kadhafi dans une prison bondée.L'ex-détenu a qualifié les conditions de détention d'« inhumaines» et affirmé que les prisonniers avaient été soumis à la torture.BIBEAU INCONNU DANS LES CERCLES MUSULMANS Michael Zehaf Bibeau était un total inconnu dans les cercles d\u2019internautes montréalais qui s\u2019intéressent à l\u2019islam.En revanche, sous le couvert de lanonymat, l\u2019un des intervenants connus dans ces milieux a révélé avoir échangé longuement avec Martin Couture-Rouleau, responsable du décès d\u2019un militaire à Saint-Jean-sur-Richelieu, mardi.Trois jours avant son attentat, Couture-Rouleau discutait ouvertement sur Facebook avec cet homme, considéré comme un islamiste radical.Il avait été suggéré comme «ami» par le réseau social ; Akmed le converti venait de se faire expulser dun groupe d\u2019islamistes montréalais modérés.Les affirmations de Couture-Rouleau étaient si exagérées et caricaturales qu\u2019on aurait pu croire que c\u2019était «un faux musulman» désireux d\u2019entrer en contact avec des cellules radicales au Québec.«C\u2019était des choses comme: « Il faut tuer les mécréants», avec des photos de Ben Laden.» Quelques questions plus précises sur la religion musulmane sont restées sans réponse.« Ce gars-là n\u2019est pas un vrai musulman.Il ne connaissait rien de l\u2019islam.» \u2014 Denis Lessard ÉCHAN©eZ VÉHICULE < 24 AU 31 OCTOBRE OBTENEZ UNE PRIME ADDITIONNELLE DE A L\u2019ACHAT OU A LA LOCATION D\u2019UN VEHICULE FORD NEUF SELECTIONNE* RECEVEZ AUS£I B % DE FINANCEMENT** SUR CERTAINS VÉHICULES 2014 NEUFS B OU JUSQU'À 9000 EN RABAIS DU CONSTRUCTEUR SUR D\u2019AUTRES POUR UN TEMPS LIMITÉ, OBTENEZ SANS FRAIS SUPPLÉMENTAIRE UN ENSEMBLE SÉCURITÉ D\u2019HIVER' PNEUS| JANTES|CAPTEURS VALEUR ALLANT JUSQU\u2019À JUSQU\u2019À 1800 S (à l'achat ou à la location des modèles 2014 et 2015 neufs sélectionnés) LES MEMBRES DE COSTCO ADMISSIBLES OBTIENNENT UN RABAIS ADDITIONNEL DE 1000$ ' SUR LES VÉHICULES NEUFS SÉLECTIONNÉS.(à l'exception de la Focus et de la Fiesta) OFFRE EN VIGUEUR JUSQU\u2019AU 31 OCTOBRE ¦;.m piSM mm \\y C\u2019EST VOTRE CHANCE!\tAllons plus loin VISITEZ VOTRE DÉTAILLANT FORD ET ÉCHANGEZ VOTRE VÉHICULE DÈS AUJOURD\u2019HUI!\tI \u2014 \u2022 | min 3 fîliül ISIS 11 III 1 llllll Üsl J SinusXIIf De série pour la plupart des véhicules Ford avec abonnement de 6 mois-prépayés. LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 24 OCTOBRE 2014 A 5 .ACTUALITÉS Islam de paix, Islam de guerre mm f .!\t ^ -I' Ï\t \t PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE «Je suis ici parce que des gens font le lien entre ce qui s\u2019est passé ici et ma religion, et parce que des gens prétendent agir au nom de l\u2019Islam en faisant ça », dit Sikander Hashmi, imam dans une banlieue d\u2019Ottawa.« ; OTTAWA Le monument est encore encerclé de rubans jaunes.On a tout de même ouvert une allée pour que les gens viennent déposer des fleurs.Après les politiciens, au petit matin, des inconnus s'avancent maintenant un à un.Même ceux qui voulaient fleurir discrètement sont bien obligés de constater la solennité du moment.Ils marchent devant des policiers et des militaires, le parlement en toile de fond.Il y a eu un ancien combattant en kilt, médailles sur la veste.Un homme qui boitait, bouquet de fleurs dans son bras handicapé, coquelicot sur la poitrine.Et il y a cet homme en djellaba, barbu, kufi sur la tête.Sikander Hashmi est l'imam d'une mosquée de Kanata, dans la banlieue d'Ottawa.« Je suis ici parce que des gens font le lien entre ce qui s'est passé ici et ma religion, et parce que des gens prétendent agir au nom de l'Islam en faisant ça.Je suis né ici, je ne connais pas d'autre pays ni d'autre capitale, et je suis fâché qu'on ait pu faire ça.» Il ne s'indigne pas quand je lui demande si les représentants de l'Islam n'ont pas une responsabilité particulière pour débusquer et dénoncer la radicalisation et le terrorisme islamiste.« On fait tout ce qu'on peut; en 2005, 120 imams canadiens ont signé une déclaration commune pour dénoncer le terrorisme, j'en parle dans mes sermons.Je vous rappelle que c'est un imam qui a donné l'information permettant de déjouer le complot contre un train de VIA Rail (deux hommes de Toronto et Montréal sont accusés d'avoir comploté pour faire dérailler un train en 2013).Ceux qui ont ce genre d'intentions ne viennent pas me voir, parce que je m'en occuperais! Mais peut-être faudra-t-il accentuer nos efforts.» Après les assassinats des derniers mois commis par l'organisation État islamique ou d'autres groupes de la même mouvance, les médias se sont tournés vers la communauté musulmane dans plusieurs pays occidentaux.En France, notamment, certains se sont élevés contre cette culpabilisation par association: chaque fois qu'un chrétien commet un crime de masse, est-ce qu'on demande aux prêtres de le dénoncer?C'est un peu présumer de la culpabilité de tous les musulmans.Le hic, c'est que la mouvance terroriste dominante n'est pas seulement liée vaguement à des musulmans.Elle prétend agir au nom d'un Islam « combattant».Les groupes les plus barbares fondent leur propagande sur une supposée justification religieuse.Qui peut y répondre, sinon les représentants légitimes de la foi musulmane ?Hier, Syed Soharwardy, un imam de Calgary qui a fondé «Musulmans contre le terrorisme », disait qu'il fallait mobiliser les leaders musulmans au Canada pour avoir à l'œil en particulier les nouveaux convertis.Les musulmans n'ont pas à porter la culpabilité des dérives terroristes ou psychiatriques commises au nom d'Allah.Mais dans l'état actuel des choses, ils ont en effet une responsabilité supplémentaire pour les contrer.On peut se poser de sérieuses questions sur la mosquée de Saint-Jean-surRichelieu que fréquentait Martin Couture-Rouleau, auteur de l'attentat de lundi.L'endroit est fréquenté régulièrement par un prédicateur appelé Hamza Chaoui qui, apparemment, estime la démocratie occidentale absolument incompatible avec sa religion.L'homme, qui en a notamment contre la tenue vestimentaire des joueurs de soccer et la danse, estime que « la législation islamique et la démocratie sont sur deux lignes en parallèle qui ne seront jamais en intersection», rapportait mon collègue Philippe Teisceira-Lessard.On est loin d'un appel à la violence, mais ça ressemble drôlement à une haine de la démocratie constitutionnelle telle qu'on la conçoit généralement en Occident.Les « loups solitaires » se nourrissent essentiellement de propagande haineuse sur l'internet, et se radicalisent «tout seuls» dans leur sous-sol, nous dit-on.Est-ce aussi simple?Le discours anti-occidental, haineux même parfois, qui se fait sous couvert de religion, n'est-il pas une sorte de relais psychologique ou idéologique, même s'il n'est pas un appel aux armes ?Une sorte de consolation pour celui qui a choisi les armes ?L'immense majorité pacifique des musulmans porte injustement le poids de l'Islam violent.Et de celui qui justifie la violence.Ou l'encourage.Ou l'excuse.Mais cet autre Islam a ses représentants ou ses sympathisants en chair et en os, ici même au Canada.Et les mieux placés pour les débusquer et les contrecarrer sont précisément les leaders musulmans.Ceux de l'Islam de paix.Les musulmans n\u2019ont pas à porter la culpabilité des dérives terroristes ou psychiatriques commises au nom d\u2019Allah.Mais dans l\u2019état actuel des choses, ils ont en effet une responsabilité supplémentaire pour les contrer.S EN MATIÈRE RENDEZ-VOUS DANS LES SUCCURSALES SAQ SÉLECTION ET SAQ EXPRESS les 24 et 25 octobre prochains POUR DÉGUSTER DIFFÉRENTS SPIRITUEUX FINS SUR PLACE.LÉGER ET FLORAL Obtenez tous les détails dans SAQ.COm.Découvrez UNE FOULE DE à prix réduits en succursale MI-CORSÉ ET BOISÉ CORSÉ ET COMPLEXE CORSÉ ET FUMÉ MODÉRÉ - + PUISSANT La modération i bien meilleur goût.KEfl LES - SPIRITUEUX FINS ?Société des alcools du Québec, Montréal, 2014 SAQ 5972 A 6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 24 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS DÉPÔT IMMINENT D'UN PROJET DE LOI Bientôt plus de pouvoirs au SCRS?PHOTO JUSTIN TANG, LA PRESSE CANADIENNE Le gouvernement Harper serait sur le point de déposer un projet de loi qui protégerait les sources d\u2019agents du SCRS.i L HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 Le Canada continue de faire face à des menaces sérieuses et les pouvoirs des forces de l'ordre doivent être augmentés de manière expéditive, a plaidé Stephen Harper hier lors de son retour au Parlement au lendemain de la tragédie.« Il y a des menaces sérieuses à la sécurité dans ce pays et plusieurs de ces menaces à la sécurité continuent d'être en liberté et ne font l'objet d'aucune mesure de détention ou d'arrestation », a déclaré M.Harper lors de la période de questions.Il s'agit de l'une des mises en garde les plus fermes du premier ministre à ce jour, malgré les nombreuses sorties, au cours des dernières semaines, des chefs policiers ou des services de renseignement.Cette mise en garde survient au moment où le commissaire de la GRC, Bob Paulson, a annoncé que Michael Zehaf Bibeau ne faisait pas partie de la liste de 90 personnes faisant l'objet d'enquêtes par son service parce que considérés comme des voyageurs à haut risque liés au terrorisme.« Cela préoccupe le gouvernement, a ajouté M.Harper.Nous travaillons avec nos agences de sécurité pour examiner la manière dont nous pouvons gérer la situation.» Le premier ministre et son ministre de la Sécurité publique annoncent depuis quelques semaines le dépôt imminent d'un projet de loi qui accorderait plus de pouvoir d'enquête au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).On ignore quel en est le contenu exact, mais au départ, ce projet devait viser la protection des sources des agents du SCRS et clarifier leurs pouvoirs d'enquête à l'étranger.Hier, M.Harper a signalé un possible élargissement de cette mesure législative pour accorder plus de pouvoirs à d'autres agences de sécurité, et il a exprimé son intention de la voir adoptée le plus rapidement possible.«J'ai déjà évoqué le besoin de renforcer nos lois et les pouvoirs policiers en matière de surveillance, de détention et d'arrestation.Elles doivent être renforcées considérablement », a-t-il dit lors du discours qu'il a prononcé à la Chambre des communes à la reprise des travaux vers 10 heures.« Je peux assurer les députés que ce travail est déjà en marche et qu'il sera expédié.» Selon nos informations, un projet de loi pourrait être déposé dès la semaine prochaine.Éviter la panique De nombreux députés ont plaidé hier pour une réaction équilibrée et mesurée face aux incidents de la dernière semaine.« Nous qui croyons en la démocratie, demeurons vigilants.Agissons de façon responsable et évitons de laisser la panique prendre le pas sur notre bon jugement», a exhorté le doyen de la Chambre des communes, le député du Bloc québécois Louis Plamondon, après le discours de M.Harper.Le premier ministre a lui-même promis de respecter ces valeurs canadiennes dans le cadre de l'exercice.« Nous sommes déterminés à assurer non seulement la sécurité des Canadiens, mais aussi celle de la société libre et démocratique qui nous est si chère», a-t-il dit.Les récents événements illustrent toutefois l'urgence d'agir, a-t-il fait valoir.« Nos agences de police et de sécurité nationale sont au fait de tels individus qui cherchent à devenir des combattants étrangers, a déclaré M.Harper.Il y a déjà des Canadiens semblables ailleurs au pays.Ces agences font tout ce que la loi leur permet de faire pour résister et gérer ce genre de menaces.Nous jugeons qu'il est peut-être temps de leur donner des outils supplémentaires.» Laccès du public, un impératif Le sergent d\u2019armes de l'Assemblée nationale réagit aux attaques à Ottawa MARTIN CROTEAU QUÉBEC \u2014 L'accès du public à l'Assemblée nationale doit demeurer « la priorité numéro un», selon le sergent d'armes Jean-François Provençal.L'homme chargé de protéger les parlementaires là où se déroulent les débats s'est par ailleurs dit ébranlé par l'attentat d'Ottawa, où son confrère Kevin Vickers a dû tirer sur le tireur Michael Zehaf Bibeau.Au terme de la période de questions quotidienne de l'Assemblée nationale, hier, M.Provençal a déclaré qu'il était troublé par les événements qui ont secoué la capitale fédérale.Il connaît bien le sergent d'armes Vickers, qu'il a rencontré à plusieurs reprises.« Je n'en ai pratiquement pas dormi de la nuit », a confié M.Provençal dans les couloirs de l'Assemblée nationale.Plusieurs observateurs estiment que le drame d'Ottawa marque la « fin d'une époque » et prédisent un vaste resserrement des mesures de sécurité autour du parlement fédéral.Dans la capitale québécoise, les contrecoups de la fusillade sont visibles aussi.Les visites à l'hôtel du Parlement et à la bibliothèque de l'Assemblée nationale sont suspendues.La circulation dans les bâtiments et sur le campus parlementaire est restreinte.Des policiers de la Sûreté du Québec ont été appelés en renfort pour monter la garde aux côtés des constables spéciaux.Toutes ces mesures restent en place jusqu'à nouvel ordre, a confirmé l'administration de l'Assemblée nationale hier.« Priorité numéro un » Pour M.Provençal, un ancien officier de l'armée de réserve, les mesures de sécurité ne doivent pas dresser un mur entre la population et ses élus.« La priorité numéro un, c'est de garder cela accessible au public, a-t-il indiqué.D'ailleurs, c'est ce que les députés souhaitent en grande partie.Ça va donc faire partie de la réflexion.» Comme à Ottawa, le sergent d'armes de l'Assemblée nationale a pour mission de protéger les élus dans la salle des séances.Il est également le gardien de la masse qu'il porte à l'ouverture et à la fin des séances comme symbole de l'autorité royale.Contrairement à son confrère de la capitale fédérale, M.Provençal n'est pas chargé de la sécurité dans l'ensemble de l'enceinte parlementaire.Ce rôle incombe au directeur de la sécurité de l'Assemblée nationale, Yves Bouchard, qui est un officier de la Sûreté du Québec (SQ).Malgré tout, M.Provençal n'a jamais perdu de vue qu'il pourrait lui aussi être appelé à intervenir de la même manière que son confrère Kevin Vickers.« On y pense, mais on ne veut pas y penser, a-t-il dit.Mais ça nous trotte toujours un peu dans la tête.» Le 8 mai 1984, lorsque Denis Lortie a fait irruption dans le Salon bleu et ouvert le feu, c'est le sergent d'armes qui l'a convaincu de se rendre.René Jalbert a négocié avec le forcené et l'a persuadé de rendre son arme.L'attentat a fait trois morts, une ombre qui plane toujours sur l'hôtel du Parlement.En entrevue à Radio-Canada quelques heures avant l'attentat d'Ottawa, le président de l'Assemblée, le député Jacques Chagnon, a plaidé pour un renforcement des mesures de sécurité à l'Assemblée nationale.Il a cité un rapport de la SQ selon lequel il existe plusieurs lacunes dans le dispositif de protection de la colline parlementaire.Canadiens à risque de devenir terroristes Nouvelles précautions pour le SPVM En raison de la crainte de voir d\u2019autres Montréalais tenter de rejoindre des groupes terroristes à l\u2019étranger ou planifier un attentat au Canada, les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont reçu de nouvelles directives sur la façon de traiter les cas de fugue ou de disparition, a appris La Presse.Le service des communications du corps policier refuse de discuter de cette affaire, mais des sources ont confirmé que les patrouilleurs des différents postes de quartier ont été avisés de porter une attention particulière lorsqu\u2019on signale la disparition d\u2019une personne.Le groupe d\u2019âge jugé plus à risque est celui des 16-35 ans.Lorsque les proches ou la famille signalent qu\u2019une personne a fugué ou quelle ne donne plus signe de vie, les policiers doivent maintenant vérifier si elle est partie avec son passeport.Toujours selon nos informations, c\u2019est à la demande de la GRC que la police de Montréal a introduit cette nouvelle façon de faire.Les cas jugés préoccupants doivent être signalés aux équipes antiterroristes du corps policier fédéral.Les deux responsables des attaques de cette semaine, Martin Couture-Rondeau et Michael Zehaf Bibeau, avaient démontré des changements de comportement et des signes de radicalisation avant leur passage à lacte.Tous deux avaient aussi des projets de voyage à l\u2019étranger pour participer au djihad.Le gouvernement canadien a déjà déclaré que les autorités surveillent un groupe de 90 Canadiens ciblés comme des sympathisants de groupes terroristes étrangers.Environ 80 personnes seraient revenues au pays après avoir côtoyé des groupes combattant ailleurs dans le monde.\u2014 Vincent Larouche et Jean-François Villeneuve L\u2019AUTRE TÉLÉ Véronique Cloutier passe à table ! * Aussi, la gagnante du concours Blogueur recherché Au menu : quiche brie et canneberges, « hot-boulettes » CURIEUX BEGIN Ce soir 20 h Tele-Quebec ©telequebec telequebec.tv facebook.com/TeleQc Brault & Martineau Pour le meilleur et pour le prix O > Cl CD REDUCTIONS DE PRIX! 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fait des questions de sécurité entourant ce genre d\u2019édifices.Il croit que la sécurité de la Colline souffre de quatre failles principales dont a pu profiter Michael Zehaf Bibeau.\u2014 Katia Gagnon 1 L\u2019absence de barrière physique dans les entrées Personne ne peut arriver en voiture sur la Colline du Parlement sans passer par un point de fouille, unique, situé près de l\u2019édifice de la Cour suprême.Tous les véhicules qui y passent sont inspectés de fond en comble.Toutes les autres entrées pour les voitures sont fermées par des barrières capables de résister à l\u2019impact d\u2019une voiture.C\u2019est ce qui explique que Michael Zehaf Bibeau ait dû voler une voiture qui se trouvait déjà dans ce périmètre pour se rendre jusqu\u2019au parlement.Cependant, les entrées qui donnent sur l\u2019intérieur du parlement, elles, ne sont fermées par aucune barrière physique.« Il faudrait absolument assurer un empêchement physique à l\u2019accès intérieur.Actuellement, on peut courir de l\u2019extérieur, ignorer le point de fouille et se rendre dans le grand hall, note notre expert.C\u2019est un système de sécurité qui est basé sur des humains.Si on met une barrière physique, ça ne sera peut-être pas joli, mais le contrôle de laccès sera très rigide.» 2\tTrop de services policiers ou de sécurité à l\u2019œuvre dans le périmètre de la colline du Parlement La Gendarmerie royale du Canada est responsable de la sécurité sur la colline du Parlement à l\u2019extérieur des bâtiments.Les autres édifices relèvent, eux, de la police d\u2019Ottawa.La sécurité à l\u2019intérieur du parlement est assurée par deux services de sécurité: celui de la Chambre des communes et un autre, distinct, pour le Sénat.Ça fait beaucoup de monde, croit notre spécialiste.«Généralement, il y a une bonne collaboration.Mais est-ce que c\u2019est fait à la perfection?La réponse est non, dit-il.On avait cerné ce problème il y a quelque temps.On avait regardé la possibilité d\u2019avoir une seule agence responsable de la sécurité pour le site.Mais il y avait eu plusieurs obstacles.» Lun deux est historique: en raison de la séparation des pouvoirs, les parlementaires n\u2019ont jamais voulu que des policiers soient postés à l\u2019intérieur des édifices du parlement.3\tLa formation des agents qui assurent la sécurité dans le Parlement Les agents des services de sécurité de la Chambre des communes et du Sénat ne sont pas nécessairement des policiers.«Le profil n\u2019est pas le même que celui d\u2019un enquêteur ou d\u2019un policier.C\u2019est sûr que quand on cherche quelqu\u2019un pour rester debout pendant huit heures près d\u2019un point de garde, on ne va pas nécessairement chercher ce profil-là.Est-ce que les compétences sont là?Ils font des exercices régulièrement, les gens semblent bien formés.Au quotidien, avant ce qui s\u2019est passé hier, c\u2019était suffisant.Est-ce que ça l\u2019est maintenant?» 4\tLes agents non armés « La grande faiblesse en matière de sécurité, c\u2019est l\u2019esprit de liberté qu\u2019on a voulu adopter touchant l\u2019accès au parlement.Mais si on coupe ça, on se compare à des pays où on ne veut pas nécessairement habiter», dit notre source.S\u2019il estime qu\u2019il faut garder l\u2019édifice accessible, un rehaussement des mesures de sécurité s\u2019impose tout de même, selon lui.Faudra-t-il, par exemple, armer davantage le personnel de sécurité?« Il y avait d\u2019autres mesures de sécurité en place, on ne voyait pas la nécessité d\u2019avoir des gardes armés.C\u2019était une volonté du gouvernement, on voulait garder ça», note-t-il.A l\u2019heure actuelle, peu d\u2019agents sont armés au parlement.Les agents de la GRC qui patrouillent à l\u2019extérieur sont armés.Les policiers de la garde rapprochée, qui protègent le premier ministre et les autres chefs de partis, sont eux aussi armés.SALON INTERNATIONAL TOURISME VOYAGES 24-25 et 26 octobre PLACE BONAVENTURE 3 fcatuvf» ûUttJtÉccotu^ \u2022 È&WUMdk- Laissez-vous emporter par un univers de découvertes! Plus de 100 pays, au-delà de 250 destinations et de 300 conférences DECOUVREZ LA DESTINATION CULINAIRE SANTÉ! ESCAPADE de SAVEURS en csMsra1 \u2022' PHOTO PETER POWER, LAPRESSE CANADIENNE Les photos des chiens de Nathan Cirillo aux côtés des bouquets de fleurs déposés contre la clôture du terrain ont ému les réseaux sociaux.-Tjëi! MEMBRE DU AIR CANADA @ J&wfc**7 rfi&noée i/ ^ V mmtf- \\ «*> ' PHOTO SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Stephen Harper a fait l\u2019accolade au chef du Parti libéral Justin Trudeau, hier à la Chambre des communes, à Ottawa.Les divisions entre les partis ont été mises de côté pour la journée, les députés souhaitant aller de l\u2019avant pour surmonter les émotions vécues mercredi.JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Encore ébranlés par les coups de feu qui ont retenti dans les couloirs du parlement mercredi, les députés de toutes les formations politiques ont, pour une rare fois, parlé d'une seule voix hier en rentrant au travail à la Chambre des communes: les balles du tireur fou ne les réduiront pas au silence.Même si les traces des projectiles étaient bien visibles sur les murs du couloir emprunté par Michael Zehaf Bibeau, arrêté dans sa course par les balles du sergent d'armes Kevin Vickers, près de la bibliothèque du Parlement, alors qu'il était pourchassé par des agents de la GRC, plusieurs députés ont tenu à remettre les pieds sur la scène du crime tôt hier matin pour mieux surmonter les heures d'angoisse vécues la veille.Identifié comme un véritable héros des événements tragiques de mercredi, Kevin Vickers a donné le ton à cette journée chargée d'émotion en portant la masse, symbole de l'autorité du président, sur son épaule droite durant le défilé quotidien qu'il mène dans les couloirs du parlement jusqu'à la Chambre des communes.Vickers applaudi Dès son entrée à la Chambre des communes, il a été longuement applaudi par les quelque 300 députés présents, visiblement déterminés à reprendre rapidement les travaux parlementaires pour signifier à quiconque voulait l'entendre qu'ils ne se laisseraient pas intimider par de telles attaques.Et l'animosité qui domine souvent les débats depuis des années a cédé toute la place à l'amitié sincère, à la solidarité inébranlable et à la détermination de surmonter ensemble le drame de mercredi.Avant de prendre la parole, le premier ministre Stephen Harper a d'ailleurs refoulé quelques larmes, conscient de la gravité du moment et du poids qui repose désormais sur ses épaules, maintenant qu'un acte terroriste a été perpétré contre le symbole de la démocratie canadienne.« Dans notre pays, nous sommes des opposants, mais nous ne sommes jamais des ennemis.Nous sommes tous et toutes des Canadiens.Nous siégeons peut-être l'un en face de l'autre, mais quand nous sommes confrontés à des attaques contre notre pays que nous aimons tous, je sais que nous serons toujours unis », a affirmé d'emblée le premier ministre.« Aujourd'hui, plus que jamais, je suis bien heureux de voir que tous mes collègues de tous les partis sont en bonne santé et en bonne forme», a-t-il ajouté du même coup.Hommage à Nathan Cirillo Rendant un vibrant hommage au soldat Nathan Cirillo, abattu de sang-froid par Michael Zehaf Bibeau alors qu'il se trouvait devant le Monument commémoratif de guerre, et remerciant les leaders étrangers qui lui ont témoigné leur affection et leur solidarité, M.Harper a soutenu que la meilleure réplique à ces actes ignobles est de démontrer que le cœur de la démocratie canadienne bat plus fort que jamais.« Nous sommes tous ici à occuper nos sièges, dans notre Chambre, le cœur même de notre démocratie, et nous poursuivons notre travail.Cette Chambre, dans toute sa diversité de peuples et d'opinions, incarne l'esprit du Canada.Le Canada ne cédera jamais devant le terrorisme et cette Chambre ne le fera pas non plus.Nous continuons.Nous allons vaquer aux affaires du pays et nous demeurerons fidèles à la confiance que le peuple canadien a investie en nous», a affirmé M.Harper, applaudi à plusieurs reprises par tous les élus.Après son discours, M.Harper a traversé le parquet de la Chambre pour serrer la main du sergent d'armes et donner l'accolade au chef du Parti libéral Justin Trudeau et au chef du NPD, Thomas Mulcair.Reprenant à son compte le thème de l'unité, Thomas Mulcair a soutenu que le pays doit demeurer fidèle à ses principes et à ses valeurs.« Hier, un tireur fou s'est rendu ici pour tenter de nous réduire au silence, pour tenter de réduire au silence les valeurs que notre pays représente : la paix, la tolérance et la diversité.Mais il a échoué », a dit Mulcair, avant d'aller saluer à son tour M.Vickers et d'étreindre M.Trudeau et le premier ministre.De son côté, Justin Trudeau a déclaré que les «criminels» qui ont tué deux militaires cette semaine « ne dicteront pas notre façon d'agir en tant que nation, notre façon de gouverner ou encore notre façon de nous traiter mutuellement.Ils ne dicteront pas nos valeurs », a-t-il dit.Il a aussi donné l'accolade au premier ministre et au chef du NPD après son discours.CACHÉE AVEC SON POUPON Mère d\u2019un poupon de 2 mois, ia députée du NPD Lysane Bianchette-Lamothe venait de quitter ia réunion du caucus de son parti afin daiiaiter son enfant quand ia fusiiiade a éciaté mercredi.Eiie se trouvait aiors dans ia pièce attenante à ia Chambre des communes, communément appeiée iantichambre.«Je suis aiiée dans une petite cabine de téiéphone.Je me suis assise par terre et j\u2019ai continué à aiiaiter pour que ie bébé reste caime», a-t-eiie reiaté hier.«Je suis restée ià environ cinq minutes avant que ies gardes de sécurité ne rentrent [.].Iis m\u2019ont reconduite dans un endroit pius sécuritaire.» JUSQU\u2019À DIMANCHE ! PUBLIREPORTAGE AU STADE OLYMPIQUE \u2022 DU 23 AU 26 OCTOBRE \u2022 WWW.EXPOHABITATION.CA __________________________________________; duProprio LHabitatio lu d\u2019Automne r CONSTRUCTION RENOVATION DECO LE RETOUR DE L\u2019HABITATION SUR L\u2019AIRE DE JEU APRES 16 ANS D\u2019ABSENCE ! L\u2019ExpoHabitation d\u2019Automne est lancée au Stade olympique du 23 au 26 octobre prochains.C\u2019est sous la toile que les exposants proposeront aux quelque 50000 visiteurs attendus les meilleurs produits et services en habitation.L\u2019événement est présenté par DuProprio, en collaboration avec les Industries Bonneville, Banque Manuvle, JC Perreault et la Ville de Chambly.POURQUOI UN SALON D\u2019HABITATION EN AUTOMNE ?Parce que Montréal était probablement la seule grande ville au Canada à ne pas posséder un événement d\u2019habitation en automne.Parce que l\u2019industrie réclamait cette plateforme depuis longtemps.Parce que les consommateurs planifient l\u2019achat d\u2019une maison ou leurs travaux de rénovation autant en automne qu\u2019au printemps.L\u2019événement a suscité un tel engouement auprès de l\u2019industrie depuis son lancement, qu\u2019il affiche complet 2 mois avant son ouverture.En effet, l\u2019ExpoHabitation d\u2019Automne compte plus de 300 fournisseurs de grande qualité avec une gamme complète de produits et services disponibles sur le marché pour construire, rénover ou décorer une habitation.PLUSIEURS ATTRACTIONS INÉDITES ET SPECTACULAIRES À NE PAS MANQUER! \u2022\tStudio Cabo présente la solution la plus souple pour ajouter de l'espace à votre maison; \u2022\tGO-VR présente un modèle des maisons de parc récréatives Woodland Park; \u2022\tL'espace JC Perreault de 6000 pi2, en collaboration avec Ateliers Jacob, est l'endroit rêvé pour découvrir les toutes dernières tendances en matière de déco et d'électroménagers; \u2022Et bien plus! CHAMBLY, VILLEÀL\u2019HONNEUR AUSALON D\u2019AUTOMNE 2014! C'est au Pavillon de la Ville de Chambly que les visiteurs découvriront les actions que la Ville a posées pour occuper le deuxième rang du Palmarès de l\u2019Indice relatif du bonheuren 2014.Des représentants des différents services municipaux seront sur place pour répondre aux questions et présenter les réalisations qui font de Chambly, un incontournable ! DESATTRACTIONSSPÉCIALES EN MATIÈRE DE RÉNO/DÉCO Les visiteurs pourront faire le plein d'idées, et s'inspirer des dernières tendances en matière de décoration en visitant les 12 vitrines cuisines et salles de bain et en déambulant dans l'avenue Décors et Styles où le design, l'ameublement et la décoration sont à l'honneur ! Maison intergénérationnelle évolutive Garage «pimpé» DES CONFÉRENCES ET DES CONSEILS L'équipe de DuProprio sera présente une fois de plus cette année pour répondre aux questions des visiteurs sur la vente d\u2019une propriété.Des conférences sur la vente immobilière sans commission sont prévues durant les quatrejours du Salon.\u2022\tIndustries Bonneville présentent EVO3, la première maison intergénérationnelle évolutive; \u2022\tLe garage Bâtiment Pré-fab entièrement aménagé et décoré par Emilie Cerretti, designer vedette et porte-parole du Salon; Aussi, une série de conférences gratuites sur les maisons saines et écologiques seront prononcées par des professionnels du milieu.Les conférences sont organisées par La Maison du 21e siècle et présentées par Desjardins, qui a choisi comme priorité environnementale de mettre l'accent sur la lutte aux changements climatiques.\u2022\tLe chalet POD, un concept simple de cabane qui se niche au cœur de la nature pour offrir un hébergement original et de qualité; \u2022\tLa «chambre du fan de hockey», créée par Jackie Morra, designer, touchera en particulier les amateurs de hockey; Bonne visite au Salon ExpoHabitation dAutomne ! en collaboration avec DD Banque Manuvie * www.expohabitation.ca Le sergent d\u2019armes Kevin Vickers salué comme un héros JOËL-DENIS BELLAVANCE ET PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN OTTAWA \u2014 Salué par tous les députés comme un héros qui a évité un carnage au parlement, mercredi, le sergent d'armes Kevin Vickers se dit « très touché» par tous ces hommages.Mais il tient à partager les honneurs avec tous les membres de l'équipe de sécurité de la colline du Parlement.« Je suis très touché par l'attention que l'on m'accorde à la suite des événements survenus hier.Cependant, je bénéficie du soutien d'une équipe de sécurité remarquable qui est déterminée à assurer la sécurité des députés, des employés et des visiteurs sur la Colline.[.] Le personnel de sécurité a fait preuve de professionnalisme et de courage.Je suis reconnaissant et fier de faire partie de cette équipe», a affirmé M.Vickers dans une déclaration remise aux médias hier.Se fiant à ses instincts de policier, M.Vickers est intervenu rapidement pour neutraliser le tireur qui a fait irruption au parlement, Michael Zehaf Bibeau, dans le couloir qui mène à la bibliothèque du Parlement.En tout, une trentaine de coups de feu ont éclaté durant la fusillade.Il a précisé qu'un constable, Samearn Son, a été blessé à la jambe durant la fusillade après avoir tenté de maîtriser le tireur.M.Son est dans un état stable et devrait se rétablir complètement.Un deuxième « héros» Kevin Vickers ne serait pas le seul à avoir fait feu sur le tireur.Selon le député néo-démocrate Paul Dewar, un autre garde, Craig Brett, a fait feu sur l'homme.«Kevin Vickers et Craig Brett ont sauvé nos vies hier.S'ils n'avaient pas été là, s'ils n'avaient pas agi, ça se serait passé très différemment.» M.Dewar a salué le sang-froid de l'agent Brett.«Non seulement ce gars-là a neutralisé le tireur, mais il a ensuite pris le temps de s'assurer de notre sécurité.» C'est lui qui a notamment escorté une poignée d'élus néo-démocrates, y compris leur chef Thomas Mulcair, dans un tunnel, pour les mettre à l'abri.« Je ne pourrai jamais assez le remercier.C'est un héros, tout comme M.Vickers », a tenu à dire M.Dewar.M.Dewar a aussi révélé que le garde blessé mercredi venait tout juste de fermer la porte où se réunissaient les députés quand le tireur a fait irruption dans l'édifice de la pièce.« Il n'était pas armé, mais n'a pas hésité à se mettre en danger pour s'assurer que nous étions en sécurité.» Résultats des tirages du : 2014-10-23 a a pd pd [g a g g Jour - Mois - Année - Signe 17 AVRIL 20 SAGITTAIRE fftflncn 0305101116 1824282932 34 36 41 43 44 51 53 55 66 69 © 784 © 6549\t08 13 23 32 34\tEgtra 8240800 1\tCe soir, 15 MILLIONS $ (approximatif)\t En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité. 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Présenté par collège ED Gosselin PARTENAIRE MÉDIA LA PRESSE -F foto source\" 514 99657488 A14 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 24 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS « Il avait le cœur noble et le cerveau déprimé» Un ami pakistanais de Martin Couture-Rouleau s\u2019est confié à La Presse PHOTO LAPRESSE Martin Ahmad Couture-Rouleau, l\u2019auteur de l\u2019attentat de Saint-Jean-surRichelieu, voulait se rendre au Pakistan pour rencontrer son «meilleur ami Facebook», un jeune résistant de Karachi rencontré en juillet 2013 dans un forum de discussion sur l\u2019islam.MARIE-MICHÈLE SIOUI Sur la photo, Ahmad Rouleau s'apprête à quitter l'aéroport Montréal-Trudeau pour s'envoler vers le Pakistan.Dans les faits, Martin Couture-Rouleau est sur le point de vivre un échec qui marquera le début de son cheminement vers l'islam radical.C'était en janvier ou en février.Le jeune converti s'apprêtait à s'envoler pour le Pakistan.Là-bas, il allait enfin vivre l'expérience de la khatna (circoncision) et rencontrer son «meilleur ami Facebook », un jeune résidant de Karachi que La Presse a retracé.Le jeune homme, qui a requis l'anonymat, a beaucoup hésité avant de transmettre cette photo à l'auteure de ces lignes.«Mon cœur me dit de ne pas vous envoyer de photos.Parce que l'un de mes aînés me dit de ne jamais faire confiance aux femmes», a-t-il écrit, dans un long échange de messages sur Facebook.En racontant les aventures de son ami Ahmad, le jeune homme a confirmé que le Québécois n'en était pas à son premier projet de voyage lorsqu'il a été intercepté par la police, en juillet.«Mais les autorités l'ont empêché de venir me visiter à Karachi», déplorait le jeune Pakistanais.Des sources bien au fait du dossier ont aussi indiqué que Martin Couture-Rouleau a été incapable de prendre son vol à cette occasion.Elles ont cependant déclaré que ce n'était pas en raison d'une intervention de la police.«Pouvez-vous croire qu'il a été arrêté ?», a demandé son ami.«Il était tellement brave! Ça ne le dérangeait pas d'aller dans un pays où tous les jours, des gens se font tuer, des bombes explosent.» Selon lui, Ahmad Rouleau n'avait aucune intention de mener le djihad à ce moment-là.«Il venait simplement visiter le Pakistan et en apprendre davantage sur l'Islam.L'EI [groupe armé État islamique] n'était rien à ce moment-là», a-t-il dit.La radicalisation Les mois ont passé.Martin Couture-Rouleau s'est confié à son ami, qu'il avait rencontré en juillet 2013 dans un forum de discussion sur l'islam et les autres religions.Il a parlé de sa bataille contre son ancien partenaire d'affaires, avec qui il possédait J.M.T.R Lavage à pression.Il a critiqué son père, qui a détourné sa sœur « de la bonne voie », après qu'elle s'est montrée intéressée par sa dawah (sa transmission de la parole d'Allah).Il a tenté de collecter des fonds pour aider le peuple syrien.Puis, il a entamé un grand combat pour obtenir la garde de son fils.«Toutes ces choses-là l'ont déprimé.Surtout la tension entourant son fils, Jayden.Une fois, il a dit qu'il aimait son fils après Allah.Que le prophète s.a.w.s.[Mahomet] valait plus que tout au monde», a souligné son ami.À mesure qu'Ahmad Rouleau menait ses batailles, le groupe État islamique popularisait la sienne.Le jeune converti s'est senti interpellé.« L'EI est devenu connu en août.Ahmad les soutenait parce qu'il était un vrai musulman, et que les musulmans veulent la Sharia et veulent se battre contre toutes les organisations anti-islamiques », a résumé son copain pakistanais.Au départ, Martin Couture-Rouleau disait à son ami qu'il était contre le régime de Bachar al-Assad, mis en cause dans la mort de milliers de musulmans.« Il était contre les États-Unis et leur alliance.Ensuite, quand l'EI est arrivé, il s'en est inspiré», a relaté son ami.Voyage avorté En « vrai musulman », selon notre correspondant, il a voulu se joindre aux forces de l'EI en Irak.C'était en juillet dernier.Les autorités canadiennes ont saisi son passeport alors qu'il s'apprêtait à prendre un avion pour la Turquie.C'était la goutte qui allait faire déborder le vase.« Il était stressé, tendu après avoir attendu un an [pour concrétiser ses projets de voyage].Il s'est fâché», a affirmé son ami.Il a perdu la trace d'Ahmad trois semaines avant qu'il ne fonce sur deux militaires canadiens à Saint-Jean-sur-Richelieu, lundi.Il a pleuré quand il a appris sa mort.Mais il arrive à comprendre le raisonnement de son ami, qu'il n'aura finalement jamais rencontré.«C'est simple: si on empêche toujours quelqu'un de faire ce qu'il veut, il se fâche, il explose.Il voulait venir au Pakistan, puis aller en Irak», a-t-il expliqué.« Il avait le cœur noble et le cerveau déprimé, en raison de toutes ces choses qui lui arrivaient.J'étais triste, vraiment triste quand j'ai appris ce qu'il a fait, a ajouté le jeune homme.Mais ensuite, j'ai pensé : au moins il n'est pas mort dans son sommeil.C'est mieux de mourir en montrant au monde que plus on souffle de l'air dans un ballon, plus il risque d'exploser.» Ahmad Rouleau rêvait d'une nouvelle vie à l'étranger.Il s'était montré enthousiaste quand son ami lui avait suggéré d'épouser une musulmane.Mais sans passeport, il était coincé.Le jour où le Canada s'apprêtait à envoyer des avions de chasse pour combattre l'EI, Martin Couture-Rouleau a explosé.« Les gens qui habitent dans des pays qui combattent l'EI peuvent aussi combattre leur propre pays, a rappelé son ami.Rendez-moi service et trouvez une photo de lui après sa mort.Dites-moi où il a été enterré», a-t-il demandé avant de mettre fin à la conversation.« Allah Hafiz.» (Au revoir.Et que Dieu veille sur vous.) «Il était contre les États-Unis et leur alliance.Ensuite, quand l\u2019EI est arrivé, il s\u2019en est inspiré.» \u2014 Un jeune résidant de Karachi, au Pakistan, qui est devenu le confident de Martin Couture-Rouleau Des huissiers chez Groupe Hexagone EXCLUSIF KATHLEEN LÉVESQUE L'entreprise de construction Excavations Payette a obtenu hier de la Cour supérieure un bref de saisie visant le Groupe Hexagone dont les chantiers ont aussitôt été visités par des huissiers, a appris La Presse.Excavations Payette, filiale de la société française Fayolle, veut ainsi forcer Hexagone à lui vendre le secteur des travaux municipaux.La transaction n'a jamais été conclue.Cette action pourrait être également une façon pour l'entreprise de toucher une compensation financière si jamais la transaction ne se réalise pas.LA SUPERGRILLEE DU MOIS 'isam mwA i a 1\t^ Al bin Michel LA PRESS EN OCTOBRE Vingt personnes gagneront ce coffret de Katherine Pancol et un sac réutilisable.À NE PAS MANQUER SAMEDI Chose certaine, les huissiers envoyés sur les différents chantiers menés par Hexagone ont répertorié entre autres les équipements qui pourraient servir à payer les dommages qu'Excavations Payette prétend avoir subis.Le tribunal se prononcera sur le fond du dossier dans les prochaines semaines.Il pourrait être question de millions de dollars.Le 26 septembre dernier, Hexagone a accepté l'offre d'achat du Groupe Transelec-Common (TCI) pour les «actifs stratégiques », laissant sur le carreau Excavations Payette.La transaction, qui doit recevoir l'aval des autorités réglementaires, concerne les grands travaux et le secteur des travaux municipaux, mais exclut la filiale Gastier.Quelques jours plus tard, Excavations Payette a répliqué devant les tribunaux afin de forcer Hexagone à respecter l'entente de 17,3 millions qui serait intervenue entre les parties, à la mi-juillet.Se jugeant flouée, Excavations Payette estime avoir engagé des frais importants dans la perspective d'un trans- Excavations Payette, filiale de la société française Fayolle, veut forcer Hexagone à lui vendre le secteur des travaux municipaux.fert de propriété.L'entreprise a notamment signé un bail de cinq ans pour de nouveaux locaux et l'aménagement de ceux-ci.Elle a même embauché du personnel et fait des offres à certains employés d'Hexagone.Excavations Payette n'était pas seule sur les rangs pour mettre la main sur Hexagone, qui connaît des difficultés financières importantes, mais dont la compétence est reconnue dans l'industrie de la construction.La société espagnole Dragados et la française Vinci se sont également montrées intéressées.Hexagone est constitué des anciennes entreprises appartenant à l'homme d'affaires controversé Tony Accurso.Au moment où Hexagone et le Groupe Transelec-Common (TCI) annonçaient être parvenus à une entente, M.Accurso acceptait de vendre à TCI sa carrière du rang Saint-Elzéar, à Laval.Il a été impossible hier soir d'obtenir les commentaires d'Excavations Payette ou d'Hexagone.Rappelons toutefois que le conseil d'administration d'Hexagone a toujours déclaré vouloir privilégier un ou des acheteurs québécois.Prix de la presse québécoise La Presse décroche de nombreuses nominations La Presse s\u2019illustre une fois de plus pour son travail journalistique: le quotidien est nommé 11 fois pour le prix Antoine-Désilets et 4 fois pour le prix Judith-Jasmin, qui récompense les meilleurs reportages de la presse québécoise.Pas moins de neuf photographes et vidéastes sont en lice pour un prix Antoine-Désilets, qui honore les photographes ayant produit les meilleures photos de presse de l\u2019année au Québec dans six catégories.Olivier Pontbriand, Marco Campanozzi, Hugo-Sébastien Aubert, David Boily, Ivanoh Demers, Edouard Plante-Fréchette, Olivier Jean, Martin Leblanc et Ninon Pednault sont pressentis pour recevoir les grands honneurs.Au moins un artisan de La Presse a été retenu dans chacune des catégories de prix.Du côté de la presse écrite, Gabrielle Duchaine et Vincent Larouche se disputent le prix de la catégorie «nouvelles» dans les médias nationaux.Vincent Larouche est aussi nommé pour son article sur les croisières «gratuites» dans la catégorie «journalisme de service».Quant au travail de la chroniqueuse Michèle Ouimet, il est reconnu dans la catégorie «opinion» grâce à sa chronique « La Charte des valeurs ».\u2014 La Presse Crime organisé Le chef des Rock Machine condamné à 15 mois de prison Le chef du groupe de motards Rock Machine, Jean-François Emard, a plaidé coupable aux accusations portées contre lui et a été condamné à 15 mois de prison, aujourd\u2019hui, au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield.Emard, 36 ans, et sa complice, Danielle Earle, 30 ans, ont été arrêtés le 5 octobre alors qu\u2019ils étaient en possession de 500 comprimés de méthamphétamine.Jean-François Emard a plaidé coupable à des accusations de possession de méthamphétamine dans un but de trafic, possession d\u2019une arme blanche, possession d\u2019argent obtenu au moyen d\u2019infractions criminelles et possession de cannabis.Sa complice a été condamnée à cinq mois de prison avec sursis.La comparution de M.Emard s\u2019est déroulée sous forte surveillance.\u2014 Daniel Renaud LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 24 OCTOBRE 2014 A15 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Couverture médiatique de l\u2019attentat d\u2019Ottawa Le style de Peter Mansbridge impressionne les Américains NMYORKfPOSn Just a BUCK! ËûEmmnÆD ffîfotjfîTîfftrTFa iWK'jvmvN ii mu h \" jf DEBATE CUOMO, ASTORINO TRADE BARBS.ATTACK IN CANADA ¦\tShootings in capital leave soldier, gunman dead ¦\tPrime minister blames terrorism *3-3 | VIDEO AT NEWS04Y.COM Get business done 3X faster\tPHon«Internet with Optimum Online Ultra 50\t$£LQ 85 and Optimum Voice.\tJr optlnwmbininflSS.com * 600.624.S35l\tNftfwlr«T.rrMiift»li optimum.ARCHIVESLAPRESSE Le New York Post et le Newsday ont consacré leur une d\u2019hier à l\u2019attentat d\u2019Ottawa.Influence Communication évalue à plus de 1300 le nombre de reportages sur les événements survenus dans la capitale fédérale publiés à l\u2019extérieur du pays.NATHALIE COLLARD La fusillade de Saint-Jean-sur-Richelieu a fait la une de plusieurs médias en début de semaine.Celle d'Ottawa, parce qu'elle a touché le Parlement canadien, a fait le tour du monde.Mercredi, la plupart des réseaux de nouvelles américains, de CBS à CNN en passant par Fox News, couvraient l'événement.Hier matin, c'était au tour des journaux de raconter l'attentat.Du Koweït à la France en passant par l'Allemagne, la presse écrite internationale rapportait l'assassinat du jeune soldat canadien Nathan Cirillo.Aux États-Unis, plusieurs journaux en faisaient état à la une, en particulier dans l'État de New York, voisin du Canada.D'ailleurs, plusieurs médias américains, pour situer le lieu de la fusillade, précisaient qu'il avait eu lieu «à quelques milles de la frontière américaine».La firme Influence Communication, qui suit de près la couverture médiatique un peu partout sur la planète, notait que l'attentat d'Ottawa occupait la tête des nouvelles internationales dans les médias traditionnels, mercredi après-midi.Influence Communication évaluait à plus de 1300 le nombre de reportages publiés à l'extérieur du pays, soit deux fois plus que lors de l'attentat de Saint-Jean-sur-Richelieu.Rappelons que c'est CBS News, aux États-Unis, qui a le premier diffusé l'identité du tireur.Un modèle pour les étudiants Au-delà des détails entourant la tragédie, c'est la couverture journalistique canadienne qui a impressionné plusieurs journalistes américains.Sur le site de Mother Jones, on peut lire un article dithyrambique sur le calme et la rigueur de l'animateur du National, Peter Mansbridge, le Bernard Derome des Canadiens anglais, qui était aux commandes de l'émission spéciale sur les ondes de CBC.«Aujourd'hui, peut-on lire sur Mother Jones, la CBC a donné une classe de maître avec une couverture en direct calme et crédible.» Le journaliste de Mother Jones, James West, note que la CBC a couvert la fusillade comme on couvre ces événements aux États-Unis.« Ce qui était moins habituel, ajoute-t-il, c'est la manière dont Peter Mansbridge et son équipe ont géré la confusion, avec concision et en vérifiant chaque fait à mesure que la situation évoluait.» Selon West, l'émission spéciale devrait être montrée à tous les étudiants en journalisme des États-Unis.Même son de cloche sur le site TV Newser, où on note que ni musique dramatique ni éléments graphiques ne venaient perturber la couverture de la cBc.Quant à Andy Carvin, celui qui a pratiquement twitté le Printemps arabe lorsqu'il travaillait pour NPR, la radio publique américaine, il estime que les médias américains auraient beaucoup à apprendre de la manière dont Mansbridge a couvert la fusillade.Enfin, nouvelle preuve que l'attentat a ébranlé les États-Unis, le réseau CNN a dépêché son animateur-vedette Anderson Cooper sur les lieux.Malheureusement, son passage aura moins été marqué par sa couverture de la fusillade que par une «Aujourd\u2019hui, la CBC a donné une classe de maître avec une couverture en direct calme et crédible.» \u2014 Extrait du site du Mother Jones altercation avec un jeune journaliste de la chaîne Sun News Network, Vandon Gene.Ce dernier s'est fait rabrouer publiquement après avoir demandé à la star de CNN de poser avec lui pour une photo.Cooper lui a répondu que le moment était mal choisi puisqu'un homme venait de perdre la vie.Vandon Gene s'est plaint de la réponse de Cooper sur Twitter, ce qui lui a valu cette réponse cinglante de la part de l'animateur: «Je ne peux pas croire qu'une station vous emploie.Si vous voulez être journaliste, apprenez à vous comporter correctement lorsque vous couvrez une histoire.» En matinée hier, Sun News Network déclarait sur Twitter que Vandon Gene ne travaillait plus pour la chaîne.Les autorités américaines en état dalerte depuis Saint-Jean-sur-Richelieu DAPHNÉ CAMERON Les autorités américaines sont sur en état d'alerte depuis l'attaque qui a fauché la vie d'un soldat à Saint-Jean-surRichelieu, lundi.La Presse a mis la main sur un mémo confidentiel d'une agence liée au Department of Homeland Security, dans lequel elle donne la consigne aux policiers et aux militaires d'être « vigilants » et « toujours conscients de leur environnement».On y souligne qu'il y a eu une augmentation de la propagande encourageant les attaques à petite échelle contre les policiers et militaires des pays occidentaux, spécialement ceux qui soutiennent les bombardements en Syrie et en Irak.En plus de donner des détails sur le délit de fuite de Saint-Jean-sur-Richelieu, la missive rapporte un autre événement, survenu il y a quelques semaines en Australie, où un jeune homme a été abattu après avoir attaqué des policiers avec un couteau.Le suspect était connu des autorités pour avoir voulu rejoindre le groupe État islamique en Syrie.Comportements à surveiller L'alerte cite quelques comportements qui, sans être nécessairement illégaux, devraient retenir l'attention des forces de l'ordre, surtout lorsqu'ils s'additionnent: -\tDonner son appui aux actes de violence du groupe État islamique sur les médias sociaux.-\tNouvel intérêt ou intérêt accru envers les sites internet djihadistes qui encouragent la violence.-\tPrendre part à des activités qui simulent l'entraînement militaire.-\tAvoir des blessures inexpliquées.-\tAffirmer être allé en Syrie depuis 2011, mais sans posséder de tampons dans son passeport.-\tAchat d'un billet pour un aller simple vers la Turquie, le Liban ou l'Irak, des points de transit pour les combattants étrangers qui veulent se rendre en Syrie.-\tDémontrer un intérêt pour voyager en Syrie ou en Irak dans le cadre d'une mission humanitaire, sans toutefois posséder d'affiliation ou même d'intérêt envers la coopération internationale.-\tDevenir soudainement reclus, s'éloigner de sa famille et de ses amis, changer de style de vie.-\tExprimer qu'on voudrait qu'on se souvienne de nous pour quelque chose de « grand».- mËÈÊm ~4 :_______________ PHOTO MANUEL BALCE CENETA, ASSOCIATED PRESS Les autorités américaines ont donné aux forces de l\u2019ordre la consigne d\u2019être «vigilantes» à la suite de l\u2019attaque qui a fauché la vie d\u2019un militaire à Saint-Jean-sur-Richelieu.À Arlington, en Virginie, la sécurité a été accrue autour de la tombe du Soldat inconnu.Canapé d'angle composable Elixir en cuir, design Roberto Tapinassi & Maurizio Manzoni 18 | 26 OCTOBRE DES PRIX EXCEPTIONNELS, UNE SEULE FOIS PAR AN DANS TOUTES LES COLLECTIONS MONTRÉAL 505Av.du Président Kennedy Tel.514-350-9070 montreal@roche-bobois.com BROSSARD Quartier DIX30MC OUVERTURE DÉCEMBRE 2014 brossard@roche-bobois.com LAVAL - Quartier Laval 660 Bld.Le Corbusier Tel.450-688-6000 laval@roche-bobois.com TORONTO 101 Parliament Street Tel.416-366-3273 toronto@roche-bobois.com Stationnement gratuit et service de design d\u2019intérieur.ANS DE L'ART DE VIVRE AU CANADA rochebobois A16 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 24 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE Urgence mondiale, selon l\u2019OMS Bientôt 10 000 cas d\u2019Ebola *' i Président du conseil d administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAL Pas la faute de Harper Ljr r a DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca DEBATS@LAPRESSE.CA Et maintenant?.ANDRÉPRATTE apratte@lapresse.ca Dans les nombreux commentaires suscités par les attentats de cette semaine, une opinion est revenue fréquemment : « Le Canada récolte ce que Harper a semé.» Si le groupe État islamique a invité ses sympathisants à s'en prendre au Canada, si deux citoyens radicalisés sont passés aux actes, ce serait en réaction à la politique étrangère des conservateurs, farouchement pro-Israël et militariste.Si M.Trudeau ou M.Mulcair dirigeait le Canada, les esprits perturbés de Couture-Rouleau et de Zehaf Bibeau auraient tout de même été séduits par l\u2019idéologie djihadiste.Nous avons souvent critiqué la politique extérieure du gouvernement Harper (voir par exemple nos textes des 21 janvier, 12 septembre et 30 septembre de cette année).Cependant, les faits démontrent que même si les conservateurs avaient mis de l'avant une diplomatie plus prudente et équilibrée, conforme à la tradition de notre pays, les islamistes, leurs apôtres et divers électrons libres s'en seraient pris à nous.Le Canada a été menacé par Oussama ben Laden dès 2002, quatre ans avant que les troupes de Stephen Harper remplacent les libéraux à la tête du pays.Le complot déjoué en juin 2006 par les forces de l'ordre, comprenant des projets d'attaquer des édifices publics et de décapiter des politiciens, avait pris naissance en 2005, alors que Paul Martin était premier ministre.ROBERT ASSELIN W , ¦ Professeur S\tI invité au v>\tWoodrow Wilson .\tj International 1 Scholars à I Washington et directeur associé de l\u2019École d\u2019affaires publiques et internationales de l\u2019Université d\u2019Ottawa.Pour quiconque y a travaillé, l'endroit est impressionnant.Quand on marche dans le grand hall qui mène à la bibliothèque, là même où les coups de feu de mercredi ont été tirés, on comprend que le parlement est un lieu qui symbolise ce que nous sommes et ce que nous devons toujours aspirer à être : un peuple libre, fondamentalement démocratique, qui chérit les libertés individuelles.Dès maintenant, le Parlement canadien et ceux que nous avons élus pour nous représenter auront un rôle déterminant dans la suite des choses.Ils doivent montrer l'exemple.D'abord, en ne succombant pas à la peur.À la peur du terrorisme, bien entendu, mais surtout à la peur de l'autre et à la méfiance que cela engendre.Ensuite, en élevant le débat pour faire du Ceux qui propagent l'idéologie djihadiste, par la force, par l'entraînement ou par l'endoctrinement web, n'ont que faire des nuances politiques.À leurs yeux, tous ceux qui ne partagent pas leurs convictions intégristes, y compris un très grand nombre de musulmans, sont des cibles légitimes.Pour eux, l'Islam livre une guerre sans merci à l'Occident, coupable de matérialisme, de féminisme, de tolérance sexuelle et d'arts délinquants.En Irak et en Syrie, le groupe État islamique se livre à « un nettoyage ethnique d'envergure historique ».Des centaines de personnes ont été tuées, de nombreuses femmes ont été agressées, prises comme esclaves ou mariées de force, des dizaines de milliers de personnes ont dû quitter leur demeure et vivent dans des conditions indignes d'êtres humains.Ces faits ne sont pas inventés par Stephen Harper, mais rapportés par des organisations telles Human Rights Watch et Amnistie internationale.Si Justin Trudeau ou Thomas Mulcair dirigeait aujourd'hui le Canada, les esprits perturbés de Martin Couture-Rouleau et de Michael Zehaf Bibeau auraient tout de même été séduits par la caricature dji-hadiste.Celle-ci leur a dévoilé les responsables de leurs malheurs, leur a donné une raison de vivre.et surtout de mourir.Face à ce terrorisme déstructuré et fuyant, le défi du gouvernement fédéral resterait le même s'il était libéral ou néo-démocrate : comment mieux protéger les Canadiens sans sacrifier les droits et libertés qui sont au cœur de notre mode de vie et qu'exècrent les terroristes ?Dans les prochaines semaines, le premier ministre Harper devra trouver l'étroite voie de passage entre ces deux exigences.Il y aura inévitablement des désaccords entre le gouvernement et les partis d'opposition à ce sujet.Souhaitons tout de même que, tout au long des débats, il restera quelque chose de la solidarité et de la chaleur humaine qui ont marqué hier la reprise des travaux à la Chambre des communes.parlement un endroit sérieux où la démocratie et la diversité d'opinions puissent s'exprimer dans le respect et la civilité.Enfin, les parlementaires, comme tous les Canadiens, devront faire preuve de résilience.Malgré le drame et le choc ressentis par cet attentat empreint de lâcheté, notre vie démocratique doit reprendre son cours.La Chambre des communes ne peut pas - ne doit pas - interrompre ses travaux.L'erreur que nous ne devons pas commettre est de changer nos façons de faire et de vivre ensemble.S'il ne faut pas faire preuve de complaisance à l'égard de gestes aussi barbares, il faut s'abstenir de réagir sous le coup de l'émotion et faiser des gestes que nous regretterons plus tard.L'attaque de mercredi a été l'œuvre d'un lâche qui s'en est pris à des gens innocents.Aujourd'hui, la vie doit suivre son cours.Le rôle qu'occupe le Parlement canadien dans notre démocratie n'a jamais été aussi important.Le symbole que représente le Monument commémoratif de la guerre n'a jamais été aussi précieux.Et la mémoire du soldat Nathan Cirillo doit nous rappeler que notre liberté et la règle de droit sont les fondements de notre démocratie.Les réactions continuent de pleuvoir au lendemain de l\u2019attaque qui a fait un mort à Ottawa, sur ses causes et les suites à y donner.Voici quelques-unes des lettres que vous nous avez envoyées.Calmer le jeu De grâce, médias, arrêtez votre cirque! Parmi une vaste population, il y a, en tout temps, quelques milliers d'individus profondément perturbés.Parmi eux, certains risquent, à un moment ou à un autre, de faire des gestes violents.C'est triste, mais inévitable.En discourant pendant des jours sur ces personnages pathétiques, on en fait des célébrités.Ce qui risque de donner l'idée, à d'autres, aussi mal lotis, de finir dans le meurtre, mais en pleine gloire.On fait aussi le jeu des terroristes.Des vrais.Qui doivent être ravis de découvrir qu'en Occident, il suffit qu'un Joe Bleau sorti de nulle part fasse un geste tragique en invoquant Allah pour que leur cause fasse la une de tous les journaux pendant des jours.Cessons de courir comme des poules apeurées.Faisons baisser la température émotive en mettant le sensationnalisme de côté.Discutons des faits, prenons les mesures qui s'imposent, et surtout, reprenons le contrôle de l'ordre du jour.Pour le terrorisme, ce serait là le plus grand des échecs.Charl es Lafleur, enseignant retraité du Collège de Maisonneuve Prévenir au lieu de réagir Ne serait-il pas important que des représentants de la communauté musulmane prennent publiquement la parole pour dénoncer ces actes de psychopathes au nom de leur communauté ?Ne serait-il pas urgent que d'éventuelles personnes perturbées qui voudraient peut-être canaliser leur mal de vivre dans ces actes prétendus terroristes entendent clairement des personnalités reconnues et influentes de cette communauté - notamment les imams prêchant dans les mosquées - que cette violence ne représente nullement leur religion?Ne peut-on pas aider ces personnes qui sont sur une liste de suspects potentiellement dangereux en leur fournissant une aide psychologique ?La déprogrammation, ça existe.Pourquoi pas la prévention plutôt que la réaction?Marie Lampron Pour un islam du XXIe siècle Dénoncer les actes terroristes à la pièce c'est bien, mais à quand un islam démocrate du XXIe siècle, qui promouvrait la tolérance des options spirituelles autres que celle de l'islam et qui inciterait ses fidèles à reléguer leurs pratiques religieuses dans la sphère privée?Il me semble que ce serait un pas vers une pacification sociale dont le monde a grand besoin.Ne serait-ce pas là un message des plus efficaces pour l'islam, de se dissocier de tous ces radicaux qui s'en réclament pour perpétrer des attentats terroristes ?Gisèle Filion, Montréal Travailler avec les musulmans Les Canadiens réagissent de différentes manières.Il y a ceux qui comprennent bien la différence entre l'islam et ces quelques personnes qui sont influencées par les radicaux et les extrémistes au nom de la religion.Mais malheureusement, certains lient la population musulmane et leur religion à de tels incidents.À mon avis, la solution réside dans la dénonciation des terroristes et l'autonomisation des voix saines au sein de la communauté islamique.Par\texemple,\tla Communauté musulmane Ahmadiyya est présente dans toutes les grandes villes du Canada avec plus de 80 centres communautaires, notamment à Montréal et à Québec.Tout au long de notre histoire, nous avons rejeté toutes sortes de terrorisme au nom de l'islam.J'encourage les concitoyens musulmans à faire un pas en avant et à dénoncer ces actes publiquement.Mon message à nos autorités canadiennes et aux médias est de travailler avec les modérés au sein de la communauté musulmane pour vaincre ceux qui encouragent le meurtre au nom de Dieu.Vous ne devez pas aliéner la communauté musulmane, plutôt travailler avec elle pour vaincre cette idéologie haineuse et de garder la jeunesse musulmane canadienne sur le droit chemin.Luqman Ahmed, Québec La peur et la haine Dans les semaines qui viennent, nous devrons tous être vigilants pour sauvegarder nos libertés individuelles et collectives.Il faudra éviter de tomber dans le piège et l'étau de la peur et du repli.Mercredi, le premier ministre n'a pas hésité à parler du « terroriste » et de ses « possibles complices».Puisque le tueur a agi seul, M.Harper doit répondre de ses propos incendiaires.Empêcher les militaires de porter leur uniforme envoie un autre message que le public est en danger et cultive le climat de méfiance.En septembre 2001, j'étais à Toulouse.Vers 9h, on entend une immense explosion, les vitres qui éclatent et c'est la panique totale, policiers inclus.Pendant une heure, j'ai vu la haine dans les yeux des citoyens lorsqu'ils croisaient un Arabe et la peur dans les yeux de ceux-ci.J'en reste marqué 13 ans plus tard.Finalement, l'explosion n'avait rien à voir avec une attaque terroriste.C'était un accident dans une usine de produits chimiques.Depuis hier, j'entends des propos qui n'annoncent rien de bon.Et si la tuerie n'était pas un complot, mais un acte solitaire d'un détraqué?On ne sera jamais à l'abri de cela et ça ne vaudra jamais qu'on y sacrifie notre liberté.Mario Labelle Fondement idéologique Moi qui suis venu d'un pays musulman, je précise que ceux qui prétendent que cette religion en est une de paix et de tolérance font abstraction de tous les appels aux meurtres des mécréants, à la haine et à la violence qui figurent dans les textes.Il y a donc un fondement idéologique qui justifierait leurs actes.Chabane Slimani POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québe VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\t\t\tc) H2Y1K9 VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca\t RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\t\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, Itée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental GT.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.\t\t\t\t OPINION Que l\u2019on continue ! L\u2019erreur que nous ne devons pas commettre est de changer nos façons de faire LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 24 OCTOBRE 2014 A19 À BIEN Y PENSER Cette présumée attaque contre la démocratie est plutôt une mise en scène par un détraqué qui a compris qu\u2019en utilisant le parlement comme lieu, il ferait parler de lui davantage.\u2014 Jean Legault DEBATS Vous OPINIONS sentez-vous menacés ?Le terreau de la fragilité ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE adubuc@lapresse.ca Le Canada a été secoué cette semaine par deux événements tragiques.Le meurtre d'un militaire à Saint-Jean, lundi, et le meurtre d'un autre militaire sur la colline parlementaire, mercredi.Ce sont des moments d'une grande tristesse, qui ont fait deux victimes innocentes, des soldats non armés, membres d'une institution qui, pour nous, incarne la liberté et non la violence.Ces événements sont-ils pour autant signifiants?Marqueront-ils à jamais la psyché canadienne?Nous avons eu tendance à les magnifier.On a parlé de perte de l'innocence pour le Canada, on a dit qu'il y aurait un Canada d'avant le 22 octobre et un Canada d'après le 22 octobre, on a lancé que les terroristes étaient parmi nous, on a multiplié les références au 11 septembre 2001.Les meurtres de cette semaine marquent davantage la fin de l\u2019ignorance que la perte de l\u2019innocence.Ce que ces incidents nous disent, c'est que le Canada, comme n'importe quel autre pays occidental, n'est pas à l'abri de l'islamisme radical.Pas seulement parce qu'il participe aux opérations contre les forces du groupe État islamique.Notre statut de nation occidentale, notre appui à Israël, notre proximité des États-Unis, notre rôle en Afghanistan suffisaient.S'il a fallu les meurtres de cette semaine pour que certaines personnes le réalisent, cela marque davantage la fin de l'ignorance que la perte de l'innocence.Mais ce qu'on doit aussi constater, c'est que ce qui s'est passé mercredi à Ottawa n'a absolument rien à voir avec le 11 septembre 2001.Le Canada, un petit pays, relativement marginal sur l'échiquier mondial, a été victime d'une forme de terrorisme bien mineure.Le premier ministre Stephen Harper, dont la réaction a été digne et sobre, a quand même dit: «Nous ne nous laisserons pas intimider.» Mais par qui ?Mais par quoi ?D'après les informations encore incomplètes dont nous disposons, un loup solitaire, à Saint-Jean, en situation de déséquilibre psychologique, a trouvé une réponse dans l'islamisme radical et a décidé de passer à l'acte en attaquant un militaire.Un autre homme fragile, vraisemblablement inspiré par le premier, a frappé deux jours plus tard.Des initiatives improvisées, empreintes d'amateurisme et qui, techniquement, peuvent répondre à la définition du terrorisme, mais qui n'ont rien à voir avec un complot international.Rien n'indique que les auteurs de ces meurtres aient eu des liens avec des organisations terroristes ou que, à l'autre bout du monde, des barbus avaient choisi de s'attaquer au Canada.Les deux présumés meurtriers n'étaient pas non plus des musulmans qui avaient souffert dans leur pays d'origine.Ce sont des petits gars de chez nous, produits de notre système scolaire francophone, qui se sont convertis à l'islam et qui ont découvert dans sa version radicale un véhicule pour exprimer leurs démons.Leurs gestes nous confrontent toutefois à un phénomène nouveau, celui de la radicalisation de jeunes musulmans vivant dans les pays industrialisés et, dans ces cas récents, la conversion de jeunes non-musulmans attirés par un discours simpliste et sanguinaire qui donne un sens à leur quête.C'est un défi pour les agences de sécurité et de renseignement, confrontées à un problème qui relève du travail policier, mais aussi de l'intervention sociale et de la psychiatrie.Il faut prévenir cette radicalisation, pouvoir identifier ceux qui ont basculé - ce que l'on semble faire correctement, puisque les deux présumés assassins étaient dans le radar des forces policières.Mais notre grand défi, difficile dans une société de droit, et où nous avons manifestement failli, c'est de gérer et freiner ceux qui ont été identifiés comme étant à risque avant qu'ils ne frappent.Ces événements nous rappellent que n'importe quel illuminé peut faire du mal.Nous ne sommes donc pas à l'abri des attaques d'un autre fou d'Allah.Mais cela ne justifie pas que nous cédions à la panique, parce que le degré de menace pour chacun de nous reste très limité.S\u2019ils ne sont pas « fous » au sens clinique, les individus radicalisés s\u2019avèrent psychologiquement vulnérables BENJAMIN DUCOL Candidat au doctorat en science politique, l\u2019auteur termine une thèse portant sur le rôle de l\u2019internet en matière de radicalisation djihadiste au Canada, en France et en Belgique.Au lendemain des événements de Saint-Jean-sur-Richelieu et d'Ottawa, les questions se bousculent pour tenter de comprendre comment deux jeunes Canadiens « ordinaires » ont pu commettre de tels actes.La réponse se situe comme toujours au croisement de plusieurs pistes d'explication.S'il demeure difficile de tracer un profil type, les parcours de Martin Couture-Rouleau et Michael Zehaf-Bibeau ne sont pas sans rappeler ceux de nombreux autres jeunes d'ici ou d'outre-Atlantique.Il y a chez eux un peu de Mohammed Merah, auteur des tueries de Toulouse et Montauban en 2012, un peu de Mehdi Nemmouche, auteur de la tuerie du Musée juif de Bruxelles en mai dernier, un peu de Michael Adebolajo et Michael Adebowale, auteurs de l'attaque de Woolwich en 2013.Tous ces parcours individuels s'avèrent marqués par des composantes communes.Derrière ces individus, il existe des chemins de vie « chaotiques ».Chaotiques sur le plan social comme en témoigne les antécédents criminels de Zehaf-Bibeau, ou sur le plan professionnel comme l'illustre l'échec entrepreneurial de Couture-Rouleau.Chaotiques sur le plan intime enfin, comme le démontrent parfois les divorces, les séparations ou les abandons familiaux.Tous ces éléments contribuent à rendre les individus fragiles socialement, disponibles à toutes sortes d'influences extérieures.Toutefois, tout individu socialement fragile ne deviendra pas nécessairement un terroriste en puissance.S'ajoute le plus souvent une certaine fragilité psychologique.S'ils ne sont pas « fous » au sens clinique, les individus concernés s'avèrent psychologiquement vulnérables.Parfois mal dans leur peau, parfois naïfs, souvent immatures, ces individus seront d'autant plus ouverts, plus influençables dans leurs croyances.C'est sur ce terreau de la fragilité que pourra prendre racine la « graine djihadiste ».Face à ce mal-être, la découverte d'un « islam bricolé » intervient souvent comme un remède spirituel.Découvrant l'islam par morceaux, de manière autodidacte par le biais de lectures sur le web, sous l'influence de para»-.PHOTO KIRSTY WIGGLESWORTH, ACHIVES ASSOCIATED PRESS Si l\u2019internet joue aujourd\u2019hui un rôle dans les trajectoires des individus radicalisés, c\u2019est avant tout parce qu\u2019il contribue à nourrir cet imaginaire.Personne ne devient djihadiste par le seul effet du web et des réseaux sociaux, écrit Benjamin Ducol.connaissances amicales ou de figures charismatiques rencontrées par hasard, ces individus en quête de sens y trouvent un nouveau souffle, qui semble fournir les réponses nécessaires à leur mal-être et à leurs questionnements existentiels.Perçu comme un remède, cet islam bricolé auquel ils adhèrent désormais devient dès lors leur oxygène, une grille de lecture totalisante du monde par laquelle ils s'orientent.puisées sur le web, l'individu finit par se convaincre de la justesse de la cause, au point de vouloir parfois passer à l'action violente.La graine djihadiste aura germé en lui.Si l'internet joue aujourd'hui un rôle dans les trajectoires de ces individus, c'est avant tout parce qu'il contribue à nourrir cet imaginaire.Personne ne devient djihadiste par le seul effet du web et des réseaux sociaux.Ce que le web Perçu comme un remède, cet islam bricolé auquel ils adhèrent désormais devient dès lors leur oxygène, une grille de lecture totalisante du monde par laquelle ils s\u2019orientent.Dans la majorité des cas, l'influence envahissante que prend cet islam fantasmé aux accents extrémistes conduit l'individu à rompre progressivement avec son entourage, à commencer par sa famille ou ses amis, qui voient d'un œil tantôt inquiet, tantôt hostile cette dérive.C'est au cours de cette phase que l'individu développe une lecture encore plus fantasmée, encore plus radicale de l'islam.Il n'adhère pas à une religion, qu'il connaît souvent mal, mais bien au fantasme idéologique djihadiste.Parfois entouré d'individus qui lui ressemblent ou se nourrissant abondamment de lectures produit, c'est cet amalgame monstrueux entre conspirationnisme, croyance religieuse bricolée et idéologie contestataire vis-à-vis d'individus déjà prédisposés à croire le message auquel ils s'exposent.Malheureusement, il y aura encore à l'avenir des Martin Couture-Rouleau et des Michael Zehaf Bibeau.Si la prise en charge sécuritaire de ce phénomène a toute sa place dans une démocratie comme le Canada, elle ne peut pas tout faire.Parallèlement, il convient de mettre en place les outils de prévention visant à empêcher que la terreur ne puisse, un jour, prendre forme derrière un visage ordinaire.Je suis un être pacifique Si un criminel tue des gens, pourquoi devrais-je tomber dans le piège de l\u2019autoflagellation?MOHAMMED ZAARI JABIRI Médecin résident en psychiatrie Mercredi, un acte criminel lâche et ignoble s'est produit au parlement d'Ottawa.Un individu a ouvert le feu, tuant un pauvre soldat (paix à son âme).Plié sur ma note médicale lors de ma garde de jour, englouti dans mes idées, j'entends quelqu'un me lancer à la blague : « Alors c'est vous, les musulmans, qui nous attaquez ! » Je reste scotché sur ce moment, car je ne sais pas de quoi il parle.Je tapote sur mon smartphone et je comprends ce qui s'est passé.Je vois aussi une vague de commentaires: «C'est l'islam, les musulmans sont partout, ils veulent nous envahir, ils veulent nous imposer la charia, la prochaine étape c'est les bombes.» Avant même qu'on identifie le tueur et les raisons de cet acte criminel, les conclusions fusent de partout.Une vague de racisme caché émerge, alimentée par des sous-entendus médiatiques jetant l'huile sur le feu: le tireur avait une barbe et de longs cheveux noirs.Va comprendre.Un délire quoi.Le pire dans tout ça, c'est que moi aussi au fond, je jouais le jeu inconsciemment.Tout ce que j'espérais, c'est qu'il ne soit pas musulman.J'étais en train de réfléchir à me justifier et me distancer de cet acte criminel, je me préparais à faire au premier qui me poserait la question une conférence sur l'histoire de l'islam, de l'extrémisme religieux présent dans toutes les doctrines, l'histoire du conflit au Proche-Orient, le rôle de l'Occident dans la création de crise et de groupuscules terroristes, de la situation géopolitique dans la région.Une vraie contre-attaque avec des faits logiques et mesurés, je jubilais juste à m'imaginer faire tomber des préjugés par des arguments de béton.À ce moment-là, je me suis posé cette question : pourquoi je devrais faire ça, je n'ai rien à voir avec cette histoire ?Je suis un être innocent et pacifique.Si un criminel tue des gens, que ça soit un musulman ou un autre, pourquoi tomber dans le piège de l'autoflagellation?C\u2019est aux autres de faire l\u2019effort de réflexion et de pouvoir faire la différence.Hélas, le cerveau humain adore les associations simples et faciles.C'est aux autres de faire l'effort de réflexion et de pouvoir faire la différence.Hélas, le cerveau humain adore les associations simples et faciles.Pour ma part, je me sens chanceux, car j'ai une situation professionnelle qui me permet d'expliquer, de me faire entendre, de donner mon avis de manière à ce qu'il soit respecté.Je possède heureusement le vocabulaire et les capacités nécessaires pour adapter mon discours en fonction des connaissances de mon interlocuteur.Mais qu'en est-il de ce pauvre chauffeur de taxi, du fonctionnaire ou de l'ouvrier immigrant dont le seul souci est de garder son emploi et nourrir sa petite famille ?Il devra subir l'ignorance des autres, les regards de travers, les sous-entendus, tout en s'écrasant.Que fera ce chercheur d'emploi, de stage ou encore de logement qui se fera refuser sa demande parce qu'il s'appelle Ahmed ou Mohammed?Que fera ce Mohammed qui se fera passer pour un Pierre, s'obligera à cacher son identité au point d'adopter des habitudes qui ne sont pas les siennes ?Je vais vous dire ce qu'il adviendra d'eux: ils vont finir soit par me rendre visite en psychiatrie, soit par se renfermer sur eux-même avec de la haine pour leur société d'accueil, se plaisant dans leur rôle d'étranger éternel.Leur rôle ne se limitera plus à construire, seulement à profiter du système.Certains deviendront des proies faciles pour l'extrémisme religieux, d'autres finiront par aller se trouver d'autres cieux où ils pourront vivre leur identité sans se faire montrer du doigt.Tant que les médias et la société civile ne prendront pas leurs responsabilités au sérieux, 99,99% des musulmans dans ce pays vont souffrir des actes d'une infime minorité d'abrutis à des milliers de kilomètres d'eux.En écrivant cet article, je me sens sur la défensive, ce qui est triste et ne devrait pas avoir lieu dans une société, suivez mon regard, qui se veut inclusive. £L__~ ON ECLAiRE VOTRE AVANT LE SOLEIL.Ayez accès à La Presse+ avant 5 h 30, tous les jours, du lundi au dimanche.LA P R ESSE + ACTUALITES ACTUALITES CHANGEMENTS CUMATIQUES LA PRESSE +¦ L AVENIR DU GOLFE DU SAINT-LAURENT tJtor* GOURMAND TOMATES OU QUÉBEC ROUGIR DE PLAISIR PAUSE POUR LUI LE BARBU DÉMODÉ VOUS COUTE RIEN DE L\u2019ESSAYE NI DE L\u2019ADOPTE Disponible dans m l'App Store DISPONIBLE SUR pv Google play LaPressePlus.ca La Presse+ est gratuite tous les jours et pour toujours.LA PRESSE I- LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 24 OCTOBRE 2014 LA PRESSE ARTS LECTURE A 21 JANETTE BERTRAND AVEC UN Ce n\u2019est plus Parler pour parler, c\u2019est «écrire pour dire» qui mène Janette Bertrand.Dire les relations de couple, oui, mais dire aussi la vie sexuelle après le cancer du sein, l\u2019impuissance chez l\u2019homme, les Y, les conséquences inattendues d\u2019une thérapie ou d\u2019une adoption, les enfants rois.Autant de sujets qu\u2019elle aborde de front dans son roman Lit double 3, troisième et dernier tome de sa série, lancé par Dame Janette à 89 ans et 7 mois.Avant d\u2019entreprendre l\u2019écriture de son prochain livre.GRAND PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE MARIE-CHRISTINE BLAIS « J'ai eu beaucoup de difficulté à quitter mes personnages, lance Janette Bertrand.Je les connaissais tellement bien que je pensais qu'ils existaient, j'ai trouvé ça difficile de me dire: c'est la dernière fois que je leur parle, je ne les verrai plus ! » Effectivement, après ce troisième tome de Lit double, Janette ne se penchera plus sur «ses» couples: Clara et Étienne (les 70 ans), Robert et Mireille (la cinquantaine), Nancy et Nicolas (la quarantaine), Magali et Samuel (la jeune trentaine), auxquels s'ajoute cette fois le couple gai Claude et Francis.Mais pourquoi arrêter, alors ?« Parce que c'est assez, tu comprends?répond Janette.Je veux écrire autre chose.Le quatrième tome de mon autobiographie, c'est ça mon projet.J'avais fini d'écrire le troisième de Ma vie en trois actes alors que j'avais 80 ans.Là, je vais en avoir 90, et je veux parler de la vieillesse.Je veux dire la vérité sur la vieillesse.Parce que ça me choque d'entendre toujours parler des 5 % de la population vieille du Québec qui va mal dans les maisons de retraite, etc., etc.Le reste, on n'en entend jamais parler! Or, c'est plein de centenaires qui font des affaires!» Le bon plan Janette est loin d'être centenaire, mais elle fait plein d'affaires, notamment écrire : « Je suis très disciplinée, je me donne des heures de bureau à la maison; sinon, tout est bon pour pas écrire ! Je me dis, par exemple: j'écris de 9h à 11h30.Et j'arrête à 11h30 pile, je laisse tout, même au milieu d'une phrase.Je reprendrai à 13 h 30.Et à 13h30 pile, je suis assise à mon bureau quand je suis à Montréal, sur la galerie quand je suis à la campagne.» Toujours avec un plan bien précis, Janette ?« Ben évidemment : je fais exactement ce que j'enseigne dans mes cours! répond-elle en riant aux éclats.Ça fait, quoi, 15 ans ?Non, 18 ans que j'enseigne l'écriture dramatique à l'INIS (le centre de formation de Institut national de l'image et du son).Je fais mon plan, je définis mes personnages, je dresse la psychologie des personnages, leur courbe dramatique.Quand je rencontre des gens qui me disent que ça fait six ans qu'ils sont sur un roman, j'ai envie de leur dire : je vais passer une petite heure avec toi, m'as te dire comment faire ça! [rires] Parce qu'il y a des règles à suivre, qui viennent d'Aristote, ce n'est pas n'importe quoi! Ça t'empêche pas d'être créatif, un plan, ça t'empêche de tourner en rond.» Et ça ressemble à quoi, une journée type dans la vie de Janette Bertrand ?« septembre et octobre, j'enseigne à l'INIS, matin et après-midi.En novembre, ça va être plus lousse et je vais commencer à écrire : mes recherches sont toutes faites.En janvier et février, je m'en vais en Martinique, où j'écris tous les jours.J'aime écrire, réécrire, corriger.J'écris partout, dans le bruit ou pas.Je ne suis pas facilement dérangée.J'ai été habituée par la vie d'auteure mère de famille et par la télévision et ses deadlines effrayants.» Lire et écrire « Tu ne peux pas attendre d'être inspirée! lance-t-elle.Chaque année, j'achète des biographies sur l'écrivain Colette, qui avait besoin d'argent tout le temps.Alors, elle écrivait des articles, des nouvelles, des romans, elle écrivait tout le temps, elle avait toujours des deadlines! Même chose pour Balzac ou Hugo, qui étaient publiés en feuilleton.On a une vision romantique de la chose.Mais quand mes élèves me parlent de l'inspiration.je n'y crois pas, moi, à l'inspiration.Je crois au travail et au plan.» Et le soir, Janette se repose-t-elle?«Je suis plus tranquille: je vais au théâtre, au cinéma, je regarde la télévision parce que je l'enseigne et parce que j'aime ça.Et je lis.Je lis tellement! Je suis abonnée à une bibliothèque, et cet été, j'ai emprunté 19 livres que j'ai lus en deux mois.J'en ai besoin, de lire.» Quand on regarde les dédicaces des trois Lit double, le premier (publié en 2012, 60 000 exemplaires vendus) était dédié à son amoureux, Donald.Le deuxième (2013, 80 000 exemplaires), à ses enfants et petits-enfants, « tous en couple ».Le dernier est dédié, lui « à tous les amoureux qui veulent avoir une relation durable».Pourquoi ce cercle qui va en s'élargissant?« Je pense que j'ai vieilli entre le premier et le troisième, lance Janette.Je me suis dit: arrêtons.Arrêtons de faire semblant que je n'apporte pas quelque chose à certaines personnes.J'ai été au moins 64 ans en couple, je sais certaines choses, pourquoi je ne les transmettrais pas ?Pourquoi j'en aurais honte ?Je ne veux pas être nécessaire ou indispensable, je veux juste être utile ! » JANETTE\tLit double 3 BERTRAND\tJanette Bertrand Lit double 3\tLibre Expression tl\t328 pages Mdisette Dufour l^tîit m I?6o fl ; N Laissez-vous transporter au coeur de la Conquête C'était en 1760 et la lune voyait rouge © Égalementdisponible en version numérique ?4~hjrtubise www.editionshurtubise.com _f b MOÏSETTE DUFOUR A 22 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 24 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS LECTURE MADAME DIOGÈNE AURÉLIEN DELSAUX ALBIN MICHEL 138 PAGES ?> Aurélien Delsaux Madame Diogène Alliin MIi-IipI Terrée au creux d\u2019un appartement réduit à l\u2019état d\u2019infect taudis, une vieille dame sénile résiste contrevents et marées à ceux qui tentent de la déloger.Pataugeant entre les rives de la misère et de la folie, l\u2019édentée mâche du carton, joue avec la vermine grouillante, s\u2019extasie devant des dépliants publicitaires, ne sortant que la nuit afin d\u2019écumer les poubelles.Redoutant la visite des pompiers, qui menacent d\u2019enfoncer la porte de son château de détritus et d\u2019excréments, elle persiste à tenir tête aux locataires alentour, dont elle est devenue l\u2019ennemie jurée.Ce premier roman fascine par le paradoxe qu\u2019il expose: au moyen d\u2019une narration imagée et subjective, Aurélien Delsaux parvient à commuer crasse, pestilence et folie en une véritable esthétique du taudis.Profondément sombre mais relaté dans une écriture des plus lumineuses, le récit nous suggère de poser, sans jugement, un regard transfiguré sur une réalité sordide.De portée universelle, Madame Diogène (en référence au syndrome du même nom et à la figure de proue de l\u2019école philosophique des cyniques) reste plus que jamais ancré dans notre ère infestée par deux fléaux: lalzheimer et le délaissement des aînés.\u2014 Sylvain Sarrazin BUNYIP LOUIS CARMAIN L\u2019HEXAGONE 272 PAGES ?11/2 > BUNYIP © En 2013, le Québécois Louis Carmain nous avait jeté à terre par la qualité de son écriture dans son premier roman, Guano, ouvrage picaresque et rabelaisien campé dans les années 1860, à bord d\u2019un bateau espagnol en route pour le Pérou! Dans ce second roman, l\u2019écrivain démontre que son écriture peut être aussi flamboyante, étourdissante, souple, sensuelle et ludique lorsqu\u2019il s\u2019agit de relater des périples et amours plus contemporains.Bunyip se déroule en 1980 quelque, avec pour héros un photographe-reporter de Tasmanie, une militante de Taïwan, des guérilleros de l\u2019île d\u2019Arawa, etc., dont les gestes et les émotions sont par ailleurs commentés par un narrateur mordu dautodérision.Si l\u2019imagination ne fait pas défaut, ce n\u2019est pas par l\u2019histoire que Carmain se démarque, mais bien par son style baroque, où toutes les ressources du français semblent mises à contribution.Or, cette écriture foisonnante perd hélas un peu de sa force, tant l\u2019histoire, alambiquée, est cette fois plombée par les nombreux revirements et errements de toutes sortes.N\u2019empêche, Carmain est un cas à part, un souffle étonnant, un virtuose qui pratique l\u2019écriture comme s\u2019il s\u2019agissait du sixième de nos sens.\u2014 Marie-Christine Blais HIGHLAND FLING NANCYMITFORD CHRISTIAN BOURGOIS 240 PAGES ?1/2 > ai ata SSSSS\" »! ¦Il ¦¦¦ lia IM ¦¦¦¦il ma ¦¦¦ ¦¦¦ ni ¦ Il À In lira 'ni; II: Hit! II.ni il III Bl I un En matière d\u2019humour grinçant, de comédie mordante, de tyrannie littéraire des classes aisées ou privilégiées, la perfide Albion ne manque jamais d\u2019auteurs capables de tremper leur plume dans l\u2019acide corrosif.Pensons aux David Lodge et Julian Barnes de ce monde.C\u2019est aussi le cas d\u2019auteurs en vogue il y a plusieurs décennies tels Nancy Mitford, dont le premier roman, Highland Fling, paru en 1931, vient d\u2019être réédité.Quel bel ouvrage tonique, drôle, plein d\u2019esprit dont le regard se porte sur un groupe de gens de la haute migrant de Londres vers l\u2019Ecosse pour quelques semaines de vacances! Les efforts de certains personnages à vouloir bien paraître n\u2019ont d\u2019égal que les entourloupettes de certains autres pour scandaliser.Enfermez tout ce beau monde dans le même manoir et vous voilà au cœur d\u2019une histoire d\u2019entre-deux-guerres mâtinée d\u2019art surréaliste, d\u2019amours précaires, de repas somptueux, de parties de chasse, où l\u2019insouciance feinte par certains individus cache le fait qu\u2019ils vivent dangereusement au-dessus de leurs moyens.On ne s\u2019étonnera pas de cette réédition tellement l\u2019ensemble nous paraît d\u2019actualité.\u2014 André Duchesne LE PUITS DANIEL LESSARD ÉDITIONS PIERRE TISSEYRE 401 PAGES ?1/2 > - '¦¦¦\t-a* u n.ro ita a;n Daniel Lessard sait raconter.Celle-ci, une histoire damour doublée d\u2019une intrigue policière, se déroule en Beauce pendant et après la Seconde Guerre mondiale.Deux Québécois de souche irlandaise, la farouche Rachel et le vaillant Ryan, sont heureux de leur nouvel amour.Contre toute attente, cependant, Ryan décide de s\u2019enrôler et de partir au combat.Rachel sera retrouvée morte, assassinée.Le petit village, le curé en tête, tente de camoufler l\u2019affaire.La police finira par enquêter avec laide de Ryan, de retour d\u2019Europe, et de la sœur de Rachel.Daniel Lessard sait maintenir l\u2019intérêt et le rythme, mais cette histoire, disons-le, n\u2019a rien de particulièrement original.La fin ouverte décevra, entre autres, les amateurs de suspense policier.Le style de lauteur, truffé de clichés, de métaphores maladroites et d\u2019un sentimentalisme facile, nuit également au récit.Il y a aussi, heureusement, une piste qui aurait sans doute mérité plus dattention de la part du romancier, celle d\u2019un Québec encore loin de la Révolution tranquille.Le portrait d\u2019un village de bigots, de racistes et de petits malfrats corrompus, ça sonne des cloches, non?\u2014 Mario Cloutier PHOTO FOURNIE PAR ACTES SUD ¦ À travers le personnage de Harriet, la romancière ||neW.-yOrkajse Siri Hustvedt voulait «briser iüi»arChéty||S-de l\u2019idéal ' corporel féminin et de la C,.mere nJtjUre'ynormalemi associés à la femme, dans , la culture occidentale».y C, SIRI HUSTVEDT/Un monde flamboyant Une femme et ses miroirs SYLVIE ST-JACQUES «Toutes les entreprises intellectuelles et artistiques, plaisanteries, ironies et parodies comprises, reçoivent un meilleur accueil dans l'esprit de la foule lorsque la foule sait qu'elle peut, derrière l'œuvre ou le canular grandioses, distinguer quelque part une queue et une paire de couilles.» Un monde flamboyant, nouveau roman de l'essayiste et romancière new-yorkaise Siri Hustvedt, s'amorce sur cette éloquente citation qui révèle la perception qu'entretient son héroïne, Harriet Burden («Harry» pour ses intimes) à l'endroit de son giron: le circuit new-yorkais de l'art contemporain.Un univers aux codes subtils qui, malgré ses contours avant-gardistes, demeure une chasse gardée masculine qui se nourrit de l'attrait des dernières modes et de l'obsession pour tout ce qui fait bling-bling.«Je voulais composer un personnage à la personnalité différente de la mienne, tout en incluant dans la construction du récit les différentes disciplines qui m'intéressent», partage Siri Hustvedt, jointe par téléphone, à son domicile de Brooklyn.Dans les dernières années, Siri Hustvedt, l'auteure et poète, a étendu son champ d'intérêt analytique pour s'intéresser aux neurosciences - thème que l'on retrouve dans son passionnant essai Histoire de mes nerfs -, la philosophie et la critique d'art.Lors d'un précédent entretien avec elle, à la parution en février 2013 de la traduction française de son recueil Vivre.Penser.Regarder., la discussion avait tourné autour de son intention de « créer des ponts » entre les disciplines intellectuelles qui attisent sa vaste curiosité résolument teintée par une pensée féministe.« Je suis très immergée dans les théories féministes et cette posture se sent dès les premières lignes du roman.Cela dit, il y a une grande part de parodie et de blague dans le roman, et cela inclut le sous-texte féministe du discours de Harriet», affirme Siri Hustvedt, qui se reconnaît comme une héritière de Simone de Beauvoir.Complexe composite imaginé comme un collage d'articles, interviews, essais et lettres posthumes laissés par Harriet Burden, à sa mort en 2004, Un monde flamboyant jouxte dans le fil conducteur de la fiction les concepts théoriques qui animent la curiosité intellectuelle de son auteur.« J'ai eu l'idée de tracer mon récit autour d'un personnage plus grand que nature, qui serait déjà décédé.Au-dessus du récit plane la présence académique de l'éditeur, qui agit comme un fantôme avec ses notes de bas de page et qui explore diverses disciplines.Celles-ci agissent comme des avenues, des perspectives diverses pour envisager les mêmes problèmes.» La mère et l\u2019artiste Avec le personnage de Harriet, une artiste visuelle dans la cinquantaine dont les années les plus prolifiques sont derrière elle, Siri Husvedt dit avoir voulu « exposer le binaire de la mère et de l'artiste ».« Harry est une femme à l'intellect très puissant, dotée d'une grande passion.À travers elle, je voulais briser les archétypes de l'idéal corporel féminin et de la \"mère nature\", normalement associés à la femme, dans la culture occidentale», exprime Hustvedt.Harriet l'artiste, mère de deux enfants et épouse d'un marchand d'arts à succès, agit comme illusionniste.Réduite à l'anonymat dans les dernières années de sa vie, elle décide de diffuser son travail par l'entremise de trois prête-noms masculins.Le premier, Anton Tish, est un bellâtre photogénique et bête, le second, Phineas Eldridge, un Noir gai extravagant et le troisième, Rune, la quintessence du macho.Or, le plan de Harriet ne connaît pas le succès escompté.«La plupart du temps, c'est un homme qui habite le rôle de l'illusionniste.Harriet espère s'approprier du pouvoir en jouant ce rôle, mais les choses ne vont pas comme elle le souhaiterait.Elle finit par se saboter.Mais le plaisir, avec un tel personnage, c'est qu'elle est une de ces figures plus grandes que nature, pleine d'énergie, qui jamais ne s'arrête, ou s'enrage ou sombre dans la dépression.Elle est pleine d'une vie flamboyante et cela est très vivifiant.» Intégrant des jeux de masques et de miroirs, Hustvedt s'inspire également du théâtre grec, introduisant la notion de perceptions et aussi le concept de la « foule qui regarde », dans l'esprit de Kierkegaard, qui selon Hustvedt était aussi « une figure qui renvoie à une ironie complexe.» Mondes flamboyants Pour Siri Hustvedt, la multidisciplinaire, la seule portion du roman ayant exigé une recherche aura été le développement de Sweet Autumn, un personnage qui épouse la pensée new-age.« Quand j'ai commencé à écrire le roman, la voix de ce personnage s'est imposée.Elle apparaît comme une hur-luberlue, mais est en fait dotée d'une très grande sensibilité pour comprendre le climat émotionnel d'une pièce.En neurologie, on qualifie de \"synesthésie\" la condition de telles personnes qui prétendent lire les auras.» Siri Hustvedt, qui voyage tout l'automne pour faire la promo de son roman ou pour livrer des conférences, a plusieurs autres projets en chantier.D'abord, un recueil d'essais sur divers sujets (dont la philosophie et la psychiatrie) et un autre roman qui mijote dans son esprit.« Je veux explorer la notion du temps et de la mémoire.» Ses lecteurs se montrent fidèles à son esprit aiguisé, qui sollicite la rigueur tout en gratifiant l'intelligence.Siri Hustvedt n'a pas fini de briser les frontières entre les domaines de la connaissance et de la création.En ce sens, ses écrits sont, en soi, des mondes flamboyants.Un monde flamboyant Siri Hustvedt Actes Sud 400 pages Un mi JEAN AIROLDI LEÇON DE STYLE COMMENT AVANTAGER SA SILHOUETTE Flammarion l ^TEXTRAIT POUR CHAQUE SILHOUETTE des principes simples afin de miser sur vos atouts.Et une foule d\u2019idées de tenues classiques, élégantes ou décontractées.192 pages - 250 photos - 39,95$ CO' 5 http://goo.gl/jw5wcb LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 24 OCTOBRE 2014 A 23 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN ARTS Légendes d\u2019un peuple oublieux DANIEL LEMAY GRAND ANGLE Un jour qu'il lisait Jardins d'éclats, de Thérèse Renaud, Alexandre Belliard s'est rendu compte qu'il n'avait jamais entendu parler d'aucune des trois pionnières de la Nouvelle-France qu'évoquait la poétesse de Refus global : Marie Rollet, la femme de Louis Hébert; Hélène Boullé, mariée à Samuel de Champlain alors qu'elle avait 12 ans; tout comme Marie Archambault, femme de Gilles Lauzon, un des premiers habitants de Ville-Marie, qui donna 13 enfants à la colonie naissante.Ce constat d'ignorance - « J'étais en état de choc! Je ne connaissais pas mon histoire.» - est à l'origine du vaste projet, historique et chansonnier, Légendes d'un peuple, dans lequel Alexandre Belliard a investi tous ses intérêts et toutes ses énergies depuis 2011 : trois CD où le Québécois d'ascendance bretonne traite, en chansons, de personnages, d'événements et de lieux importants dans l'histoire de la francophonie nord-américaine.Cette semaine sort le Collectif de Légendes d'un peuple, un CD de 13 pièces «historiques» interprétées par autant d'artistes qui ont accepté de porter dans l'histoire les histoires de Belliard, un grand conteur.Des naturels, des surprises et des découvertes.Que Richard Séguin chante Félix - Pieds nus dans l'aube, le premier extrait - coule de source : Quand le roi heureux se repose/Le P'tit bonheur est orphelin.Personne ne tombera sur le dos non plus en apprenant que Paul Piché, lui-même une légende du pays à faire, est du nombre (Papineau) ou que Chloé Ste-Marie se joint à la poétesse innue Joséphine Bacon pour une chanson sur les non-relations entre les Premières Nations et les « conquérants ».« Ce collectif, c'était mon projet original d'une grande fresque historique », nous disait hier Alexandre Belliard de sa résidence d'Ulverton, dans les Cantons de l'Est -« un pays loyaliste » - qui se trouve, précise-t-il, sur le chemin Gore, du nom du général qui commandait les troupes anglaises à Saint-Denis le 23 novembre 1837, seule victoire des Patriotes.Des gros noms La «fresque» est peut-être dans les cartons de Spectra Musique (Identitaire), coproducteur du Collectif sur lequel on retrouve (trois générations) des gros noms de la maison : le vieux Séguin, le jeune Patrice Michaud qui chante Maisonneuve, et Vincent Vallières, un ami à qui Belliard a refilé peut-être la meilleure chanson du disque : La star du rodéo, du nom d'un recueil de Denis Vanier (1949-2000).Le Collectif de Légendes d'un peuple ramène à la mémoire deux autres noms de la poésie d'ici : Eudore Evanturel, premier «poète maudit» du Québec, qui revit avec Jorane, et Gaston Miron, « poète national» bien dur à oublier quand il est question des Légendes d'un peuple, à qui le duo Marie-Hélène Fortin et Stéphane Archambault, de Mes Aïeux, rend hommage dans En un seul peuple rapaillé.De Miron à Vanier.« J'ai découvert l'œuvre de Denis Vanier au cégep [Édouard-Montpetit] quand un professeur m'a parlé du recueil Le clitoris de la fée des étoiles, raconte Alexandre Belliard, qui a déjà fait dans la punk poésie dans le temps de Los Guidounos.Je suis devenu un fan et j'ai payé jusqu'à 150$ pour certains de ses recueils.» Le lien historique direct entre Miron et Vanier reste cette fameuse Nuit de la poésie du 27 novembre 1970 à laquelle ils ont tous deux participé.Un mois après que les « bulldozers d'Octobre » eurent demandé à la Liberté/De montrer ses papiers/À cinq heures du matin, comme le chante si justement Éric Goulet dans Libertés surveillées.Dans les pionnières, Mara Tremblay évoque cette Marie Rollet, « à l'origine de neuves espérances », et Alexandre Désilets s'est glissé dans la peau de.Marie-Anne Gaboury.Belliard continue son devoir de mémoire dans Émilie et Norasque où Salomé Leclerc fait revivre la ruée des Canadiens français vers l'or du Klondike, tandis que Yann Perreau rappelle que Riel « dérange encore ».Dans ce Collectif pour la mémoire collective, Alexandre Belliard s'est réservé un personnage historique contemporain: Yvon Dechamps, PRESSE+ VOUS OFFRENT LA CHANCE D\u2019ASSISTER À LA PREMIÈRE DU FILM EDDIE FELICITY REDMAYNE JONES THEORIE Version française québécoise de The TheoryofEverything L\u2019UNIVERS L incroyable histoire de Jane et Stephen Hawking £ A _ Son intelligence révolutionna le monde.L\u2019amour révolutionna le sien.LE MERCREDI 12 NOVEMBRE A 19H AU CINEPLEX QUARTIER LATIN Pour participer, visitez concoursLesFilmsSeviMe.com Indice : Univers Le concours se termine le 29 octobre et le tirage au hasard aura lieu le 30 octobre 2014.Les 75 gagnants recevront leur prix par la poste.Valeur totale des prix : 1 500 $.Règlements du concours disponibles sur concoursLesFilmsSeville.com.AU CINÉMA DÈS LE 14 NOVEMBRE latheoriedelunivers-lefilm.com E^ISyouGB LesFilmsSeville i PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Pour le Collectif de Légendes d\u2019un peuple, Alexandre Belliard a notamment fait appel à Richard Séguin, Vincent Vallières et Patrice Michaud.dont il évoque « les contes à s'coucher moins niaiseux ».En attendant de lancer les tomes 4 et 5 de ses Légendes d'un peuple qui, prises pour ce qu'elles sont, peuvent aussi permettre à pas mal de Québécois ignorants de leur histoire de se coucher moins niaiseux eux itou.Competition Internationale ¦ESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA MAXIME DUMONTIER SOPHIE DESMARAIS 19 UN PARAT- > I X # I % I\u2014 U I\u2014 'U.P.LUS WSiRE) un film de SEBASTIEN LANDRY AVEC LA MUSIQUE EXCEPTIONNELLE DE PETER PETER - PATRICK WATSON -DAVID GIGUÈRE JIMMY HUNT et WILL DRIVING WEST E AXIAFILMS.COM fi* MAINTENANT A L'AFFICHE À L\u2019AFFICHE DÈS AUJOURD\u2019HUI CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS UN FILM DE CAROLE LAURE ü s^YouB LesFilmsChristal ici > RaDio-canaDa «BILL MURRAY EST TOUT SIMPLEMENT FANTASTIQUE UN FILM QUI VA DROIT AU CŒUR.PETER HOWELL billMURRAY MELISSA McCarthy naomiWATTS VINCENT Version française québécoise STVINCENT-LEFILM.CA EN SORT A LA FOIS EMU ET HEUREUX.UN CLASSIQUE INSTANTANÉ.Li: dkvoiiî AMUSANT COMMETOUT.BILL MURRAY COMPOSE UN DUO D'ENFER AVECJAEDEN LIEBERHER.» ODILETREMBLAY TORONTO STAR HH «DRÔLE, INSPIRANT ETTORDU A L\u2019AFFICHE DES AUJOURD\u2019HUI & (S YouQD LesFilmsSeville A 24 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 24 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS HUMOUR/Philippe Bond2 Vie d\u2019humoriste Philippe Bond a une aisance sur scène qui lui permet presque tout, même de faire des blagues scatologiques en présence de très jeunes spectateurs accompagnés de leurs parents.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE CHANTAL GUY CRITIQUE Les fans de Philippe Bond étaient manifestement heureux de retrouver l'humoriste sur scène hier, pour la première de son deuxième spectacle solo au St-Denis, et ce bonheur était partagé.On a surtout vu Bond à la télé, ces dernières années, où son talent comique le sert, bien sûr, mais dans un cadre plus strict.Il était évident que l'animateur avait rangé son costume et qu'il remettait avec plaisir son habit d'humoriste, renouant avec un univers plus décontracté et plus près de sa vraie nature.Philippe Bond appartient à cette catégorie d'humoristes qui sont plus près du « chum de brosse » que de l'éveilleur de conscience ou de l'excentrique de l'absurde.Son immaturité assumée (ainsi que celle de ses propres amis) est une source inépuisable d'anecdotes.C'est précisément ce qui rend son show très sympathique, mais aussi sans grandes surprises.Disons que l'humoriste n'est pas allé chercher très loin dans son imagination pour meubler son spectacle.Comme beaucoup de ses collègues, il puise dans sa propre vie et dans son entourage la matière première de ses textes, sans trop exagérer, le côté comique étant justement le fait que tout ce qu'il raconte, dit-il, est passablement vrai.Mais serait-ce justement cette crise de la trentaine chez Bond qui le rend aussi attaché à ses bourdes d'une jeunesse qu'il étire?Il ne se gêne pas pour souligner son célibat, son irresponsabilité et son absence de paternité.Cela ressemble souvent à ces soirées entre trentenaires où on se raconte pour la centième fois ses conneries de la vingtaine, parce que même si on radote, on aime ces histoires drôles qui tissent nos mythologies personnelles.Et, au fond, c'est le spectacle d'un gars qui a beaucoup travaillé depuis son premier spectacle solo.D'ailleurs, il commence celui-ci avec ce que l'expérience lui a appris comme humoriste, établissant une liste de règles pour les spectateurs qui lui en ont fait voir de toutes les couleurs par le passé.Le téléphone cellulaire dans les salles, les selfies douteux, les commentaires à voix haute, les groupies.À peu près tous les humoristes peuvent se reconnaître dans ces aléas inévitables du métier.Philippe Bond repasse aussi par les petits boulots d'avant la vraie carrière d'humoriste, par ses vieux amis avec qui il persiste à faire les quatre cents coups (ce qui irrite leurs copines, pour qui Bond est surtout une mauvaise influence), jusqu'à rendre hommage à Jean-Luc, improbable gaillard irrésistible, sorte d'ami indispensable qui mériterait une part des droits d'auteur.Bref, un retour agréable, perfectionné par l'expérience - Bond a une aisance sur scène qui lui permet presque tout, même de faire des blagues scatologiques en présence de très jeunes spectateurs et leurs parents -, mais on dirait qu'il lui manque ce petit soupçon de vécu qui lui offrirait l'occasion d'approfondir ses thèmes.Ce qui nous rend curieux de voir son troisième spectacle, quand il traversera la crise de la quarantaine.Jusqu\u2019au 25 octobre au Théâtre St-Denis.Supplémentaires les 5 et 6 décembre et les 24 et 25 avril.L\u2019humoriste n\u2019est pas allé chercher très loin dans son imagination pour meubler son spectacle.Comme beaucoup de ses collègues, il puise dans sa propre vie et dans son entourage la matière première de ses textes.LYSIANE GAGNON 23 RECITS INTIMES Réfléxions sur l\u2019univers de la table Repas mémorables Voyages gourmands Télécharger sur m iBooks Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub UN LIVRE À DEGUSTER Récits de table D\u2019ICI ET D'AILLEURS Angèle Dubeau et la Pietà à la Maison symphonique Blancs sentiments CAROLINE RODGERS CRITIQUE Angèle Dubeau et la Pietà sont à la musique soi-disant « classique » ce que les tout-inclus dans le Sud sont aux voyages: quelque chose de joli, gentil, confortable et sécurisant qui permet de se reposer la tête sans être bousculé dans ses habitudes.On a pu le constater encore avec Blanc, nouveau spectacle inspiré de leur dernier disque, et qui lançait leur tournée, à la Maison symphonique, hier soir.L'album Blanc, remarquable succès sur le plan des ventes, présente des œuvres de douze compositeurs.Le spectacle reprend plusieurs de ces pièces, mais on en a retiré certaines pour les remplacer par d'autres, en accordant notamment une place importante au compositeur italien Ludovico Einaudi, qui se produira bientôt à Montréal.Entre les pièces, Angèle Dubeau parle du cancer, de son expérience de la maladie et des failles du système de santé.Elle a toute notre admiration pour ses qualités humaines, son courage et son attitude exemplaire devant l'adversité.Mais parlons plutôt de musique.Les œuvres, choisies pour leur esthétique qui ne heurte jamais l'auditeur et ne lui demande aucun effort, sont faites pour flatter le goût d'un auditoire qui, en musique, recherche avant tout détente et apaisement.Il n'y a rien de mal à cela.Si cette île reposante vous fait du bien, courez vite les entendre.Leur jeu est d'une propreté impeccable et leur répertoire ne tend jamais vers les extrêmes.Mais si vous cherchez l'art qui bouleverse, l'art qui secoue l'immobilisme et vous transporte dans des chemins moins fréquentés, passez votre tour.Plusieurs pièces sont d'ailleurs très belles, comme Close Your Eyes, d'Osvaldo Golijov, déchirante mélodie d'inspiration yiddish.L'intéressant El Dorado, du Canadien Marjan Mozetich, l'un des trois compositeurs présents dans la salle, a aussi fait forte impression.Le second compositeur présent était le jeune Maxime Goulet, qui a écrit Présentation concertante, une œuvre amusante destinée à servir d'ambiance sonore pour présenter les musiciennes.Le troisième était François Dompierre, dont on a entendu Mario, pièce écrite pour un film de Jean Beaudin.Puisque l'on parle de cinéma, qu'il nous soit permis d'ouvrir une parenthèse.Considérant que sur les douze compositeurs de l'album Blanc, cinq écrivent principalement de la musique de film ou de jeu vidéo, que deux sont des chanteurs populaires et qu'un autre est la légende du jazz Dave Brubeck, il y a lieu de se demander pourquoi l'album Blanc a remporté le Félix dans la catégorie « classique » à L'Autre Gala de l'ADISQ, cette semaine, plutôt que dans la catégorie « instrumental».Les dangers du crossover Quelques pièces de chanteurs populaires faisaient partie du programme, dont Morning Has Broken, de Cat Stevens.On ne sait pas si ces pièces ont été incluses sur l'album pour qu'il y ait des noms plus connus du grand public que ceux d'un Golijov ou d'un Sakamoto, mais paradoxalement, les versions que l'on en a tirées sont les moins intéressantes.Si vous cherchez l\u2019art qui bouleverse, l\u2019art qui secoue l\u2019immobilisme et vous transporte sur des chemins moins fréquentés, passez votre tour.Cela peut sembler un jeu d'enfant de prendre des pièces populaires pour les revêtir d'habits « classiques» (procédé que l'on appelle en anglais crossover), mais en fait, il est fort difficile de gagner à ce jeu.Pour viser juste, il faut que la nouvelle version enrichisse l'originale, et non qu'elle l'appauvrisse, la dénude de sa force poétique ou lui colle un air artificiel.D'où le risque élevé qu'il y a à se mesurer à des chansons que l'on peut qualifier d'intouchables, ce qui est le cas de celles qui nous occupent ici.Ce qui fait la force de Morning Has Broken, c'est le mariage parfait de trois éléments : ses paroles magnifiques, sa mélodie et la voix unique de Cat Stevens (bien que de nombreuses reprises chantées existent, dont certaines abominables, c'est sa version que l'on continue d'entendre partout depuis quarante ans).Si vous enlevez deux de ces trois éléments, bonne chance pour éviter l'effet musique d'ascenseur entendu hier soir.La remarque vaut aussi pour What a Wonderful World, de Louis Armstrong, et Woman, de Shawn Phillips, données en rappel."]
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