La presse, 28 octobre 2014, Cahier A
[" Montréal mardi 28 octobre 2014 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 130® année No 8 42 pages, 4 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA PRESSE DE MÉDICAMENT À DROGUE DE RUE MORPHINE Des patients se transforment en trafiquants, alimentés par les ordonnances de médecins peu scrupuleux ou simplement insouciants.PAGE A2 ARD «LOSCAR DE LA MAGIE À UN QUÉBÉCOIS e Vincent C.reçoit un Mandrake arts, Page A21 \\ PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE ^ AV W fvra ; DIXttW .En Guinée, le virus a déjà fait près de 1000 morts Sur la photo, la capitale Conakry.K-r^ LA VIE AUX TEMPS DE LEBOLA Pierre Foglia a recueilli le témoignage d\u2019une Québécoise qui vit depuis cinq ans en Guinée, l\u2019un des principaux foyers de l\u2019épidémie.Premier de trois épisodes.pages A4 et A5 QUARANTAINE ET MESURES RESTRICTIVES LE DUR RETOUR À LA MAISON DES TRAVAILLEURS DE L\u2019EBOLA pagea6 'bmttÊf Æ m « P ¦- V ¦ \"y , y, ¦ V V' ;.»V - Avec des partenaires chinois, la québécoise Enerkem implantera à Shanghai deux usines de transformation de déchets en biocarburants.ENERKEM ET LE GIGANTISME VERTIGINEUX DELA CHINE JEAN-PHILIPPE DÉCARIE AFFAIRES PHOTO REUTERS AGNÈSGRUDA L ÈRE DES LOUPS SOLITAIRES PAGE A16 Martin Couture-Rouleau PHOTO LAPRESSE MARC CASSIVI AFFAIRE GHOMESHI: ON NE CONNAÎT PAS LAVÉRITÉ ARTS PAGE A21 PHILIPPE CANTIN OSCAR TAVERAS ÉTAIT «L\u2019AVENIR DE LA CONCESSION» SPORTS JOHN TORY ÉLU MAIRE DE TORONTO LA VICTOIRE DE L'ÉTERNEL PERDANT FRANÇOIS CARDINAL page A8 PHOTO MICHELLE NICHOLS, REUTERS PHOTO CHRIS YOUNG,LAPRESSE CANADIENNE MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Jian Ghomeshi deviendrait professeur au collège Jean-de-Brébeuf.QBt Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924 98765 1 MALOCLINIC antonyCarbery DENTISTERIE IMPLANTOLOGIE 514 367-1204 ANTONYCARBERY.COM r Dr Antony Carbery DMD Chirurgien dentiste OPTEZ pour la technique d'implants dentaires AU- on-l\\ et ses nombreux avantages : \u2022\tNe nécessite aucune greffe osseuse* \u2022\tOffre un résultat à long terme \u2022\tTemps de récupération minime \u2022\tPermet d'obtenir une dentition fixe en une seule journée *Dans la plupart des cas Contactez-nous dès maintenant pour savoir comment la techniqued'implantsdentaires _on_ peutvous aider à retrouver votre sourire en une seule journée! 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MORPHINE À VOLONTÉ De patients à trafiquants Devenus accros, ils consomment et revendent les puissants narcotiques qu\u2019ils se font prescrire KATIA GAGNON Kevin vit dans une famille de trafiquants de drogue.Chez eux, pas d'héroïne, de crack ou de marijuana.Seulement des comprimés, récoltés en toute légalité à la pharmacie du coin.Sa mère, son beau-père et son oncle se font tous prescrire, chez le même médecin et depuis des années, de puissants narcotiques.Ils en consomment.et ils en vendent.Revenus de ce trafic illicite: plus de 4000$ par mois.L'oncle de Kevin s'est blessé à une épaule il y a des années.Son médecin lui a donné de la morphine pour apaiser la douleur.À force de consommer ces comprimés, il y est devenu dépendant.Même si son épaule ne lui fait plus mal, il continue à les prendre.Lors d'un changement de médecin, il en a profité pour pousser un plus loin la simulation de la douleur: son nouveau médecin a ajouté à la morphine des timbres de Fentanyl, un puissant narcotique.« Il a réussi à le faire monter à deux patches par jour alors qu'une seule patch est censée durer 72 heures», raconte Kevin, qui, vous vous en doutez, ne s'appelle pas réellement Kevin.L'oncle revend donc les timbres, qui se monnayent à fort prix dans la rue compte tenu de la concentration du produit.Par divers procédés, les toxicomanes extraient le produit actif du timbre et se l'injectent.Et l'oncle empoche plus de 3000$ par mois.Tous les moyens sont bons Le beau-père et la mère de Kevin bonifient eux aussi leur chèque d'aide sociale au moyen du même trafic.Tous les deux se font prescrire de l'hydro-morphone depuis des années PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE « Un jour, je me suis blessée au dos.J\u2019ai eu une prescription de Dilaudid.J\u2019ai fait augmenter les doses très rapidement.En deux semaines, j\u2019étais devenue accro », dit Chantal, qui a passé les 10 dernières années dans la rue.et en revendent une partie sur le marché noir.Se faire prescrire des narcotiques puissants pendant très longtemps, c'est d'une facilité déconcertante, témoigne Kevin.«Un de mes amis consomme 2 fois 12 milligrammes de morphine par jour.Il n'a pas de médecin de famille.Depuis des années, il a toujours trouvé un docteur pour lui en prescrire.Tous les trois mois, il fait le tour des docteurs jusqu'à ce qu'il en trouve un qui accepte de lui prescrire.» Kevin est lui-même devenu accro à la morphine.« À la fin, j'étais prêt à tout pour en obtenir.J'ai même pensé monter un faux accident, appeler le 911 et simuler une blessure au dos.Avec un rapport d'accident, les médecins n'auraient pas eu le choix de m'en prescrire.» Drogue de choix dans la rue Le pharmacien Vincent Roy a parfois été témoin de tractations qui semblaient louches au sortir de la pharmacie dont il était à l'époque le propriétaire, près du parc Émilie-Gamelin.«Sans dire qu'on voit directement tout ça, on voit des gens se parler.Il ne faut pas jouer à l'autruche.Ça peut être un très bon revenu d'appoint.» Chantal, 43 ans, a passé les 10 dernières années dans la rue.Elle a commencé à y consommer de la morphine avec son conjoint de l'époque.« Un jour, je me suis blessée au dos.J'ai eu une prescription de Dilaudid.J'ai fait augmenter les doses très rapidement.En deux semaines, j'étais devenue accro », dit-elle.Et la morphine a aussi un énorme avantage: elle coûte de deux à trois fois moins cher que l'héroïne, souligne Chantal.Son conjoint, accro lui aussi à la morphine, a fait passer sa prescription quotidienne de 3 à 30 milligrammes.« A-t-il ajouté un zéro sur la prescription?Je ne sais pas.En tout cas, du jour au lendemain, on a pu commencer à vendre.La morphine, c'est devenu une drogue de choix dans la rue.» Des pushers aux quatre heures Au parc Émilie-Gamelin, les tournées des revendeurs suivent désormais l'horaire de l'effet des comprimés, témoigne François, lui aussi un exsans-abri, qui nous a demandé de changer son nom.« Les pushers arrivent avec leur stock de comprimés à 8h pour la dose du matin.Ils reviennent à midi, puis à 16h», dit-il.Avant d'entrer en cure de désintoxication, François s'injectait quotidiennement 100 mg de morphine.Il était perpétuellement en quête de comprimés.Une hernie au dos lui a permis de s'assurer une « Un de mes amis consomme 2 fois 12 milligrammes de morphine par jour.Il n\u2019a pas de médecin de famille.Depuis des années, il a toujours trouvé un docteur pour lui en prescrire.» \u2014 Kevin, consommateur et vendeur de narcotiques EN CHIFFRES Ordonnances de Dilaudid remboursées par la RAMQ 2011\t347 862 2012\t388 378 2013\t427 371 Ordonnances de Fentanyl remboursées par la RAMQ 2011\t495 072 2012\t546 011 2013\t591 906 Source : Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (ces chiffres excluent les ordonnances remboursées par les assurances privées) base quotidienne avec une ordonnance.« Et après ça, je quêtais toute la journée pour acheter mes autres doses», explique-t-il.« C'est beaucoup plus addic-tif que l'héroïne.Quand tu prends ça, la vie est belle.Mais manques-en pas, par exemple.En manquer, c'est une affaire pour devenir fou.» « C'est la dernière dépendance que je souhaiterais à mon pire ennemi.Le sevrage est très difficile », confirme la Dre Marie-Ève Morin, spécialiste en dépendances.« Le sevrage, c'est une grippe et une gastro ensemble, puissance 10.On a mal à les voir avoir mal», résume Patricia Beaulac, infirmière clinicienne au centre Dollard-Cormier, qui reçoit annuellement 200 patients morphinomanes en sevrage.« Les gens ont l'impression que c'est moins dangereux qu'une drogue parce que c'est un médicament d'ordonnance, souligne le commandant Martin Renaud, du Service de police de la Ville de Montréal.Mais une fois injecté, ce produit est aussi dangereux que l'héroïne.» GAÉTAN BARRETTE RÉAGIT Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a réagi au dossier publié dans nos pages, hier.«Je pense que les deux ordres professionnels ont à resserrer leurs règles.L\u2019information et les mécaniques qui sont à la disposition des pharmaciens et des médecins devraient être suffisantes pour prévenir ce genre de choses là, qui semblent être un problème significatif.» Le ministre exhorte notamment les professionnels de la santé à se brancher au nouveau dossier patient informatisé.«Les médecins et les pharmaciens devraient s\u2019empresser de se brancher au Dossier santé Québec et le consulter», dit-il.\u2014 Tommy Chouinard CAR TIER SVrïÿs _,MAT)£._ CALIBRE DE CARTIER CHRONOGRAPHE I904-CH MC Cartier CHATEAU D\u2019IVOIRE MONTRÉAL \u2022 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 514 845 4651 SANS-FRAIS I 888 883 8283 WWW.CHATEAUDIVOIRE.COM « C\u2019est la faute des médecins ! » KATIA GAGNON La consommation d'opioïdes d'ordonnance a créé une véritable « crise» au Canada et aux États-Unis, jugent les experts.Pas moins de 30 millions de comprimés ou de timbres de narcotiques sont distribués annuellement au Canada: en quelques années, les Canadiens sont devenus les deuxièmes consommateurs mondiaux d'opioïdes d'ordonnance.Et cette crise a été créée de toutes pièces par les médecins, dénoncent des praticiens spécialistes en dépendance.« Tout ça, c'est la faute des médecins ! », s'exclame la Dre Marie-Ève Goyer, médecin spécialiste en toxicomanie.Certains médecins sont devenus de véritables pushers, dénonce la médecin, qui œuvre au Centre de recherche et d'aide pour narcomanes (CRAN).«Il y a des médecins connus.Après cinq minutes, ils te donnent ce que tu veux.Des médecins pushers, il y en a.Il y en a toujours eu.Ce n'est pas juste à cause d'eux que le problème existe, mais ils ont contribué au phénomène, dit-elle.À Montréal, des cliniques sans rendez-vous boboches, où ça y va par là avec les prescriptions, il y en a quand même beaucoup.» Certains médecins laxistes sont bien connus de la profession.« Un patient qui avait une prescription d'un tel docteur, c'était pratiquement un critère de dépendance.C'était le plus connu de Montréal: tous ceux qui en voulaient allaient le voir.» Dans de tels cas, et lorsqu'il y a plainte, Santé Canada peut suspendre le droit d'un médecin VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca de prescrire des opioïdes.Au Québec, 73 médecins ont ainsi perdu ce droit de prescription.La Dre Marie-Ève Morin, qui œuvre à la clinique OPUS, spécialisée dans le traitement des dépendances, donne depuis 2008 à ses collègues médecins une conférence au titre évocateur: «Quand docteur rime avec pusher».Son diagnostic est tranchant.« C'est sûr que tout cela est parti des docteurs ! On parle de médicaments prescrits par eux! » « Quand on a 20 minutes pour se faire une idée sur la bonne foi du patient, c\u2019est un défi.» \u2014 La Dre Aline Boulanger La plupart des médecins ne sont pas mal intentionnés lorsqu'ils prescrivent des opioïdes, dit-elle.« Est-ce qu'il y a de la négligence ?Pas nécessairement.Mais je pense qu'on sous-estime les risques de dépendance avec ces médicaments-là.On pense bien faire notre travail en remettant une prescription.» « Les outils à la disposition du médecin sont passablement limités, rétorque la directrice de la clinique de la douleur de l'hôpital du Sacré-Cœur, la Dre Aline Boulanger.Quand on a 20 minutes pour se faire une idée sur la bonne foi du patient, c'est un défi.Je trouve malheureux qu'on mette tout le poids sur le dos des médecins.» Mohammed Ben Amar est pharmacologue.Il mène actuellement une étude sur la surprescription d'opioïdes pour le compte du Centre québécois de lutte aux dépendances.« C'est un problème sérieux.Il faut éduquer les médecins à moins prescrire», dit-il.Pourtant, le Québec est relativement bon élève en ce qui a trait aux prescriptions d'opiacés : une étude sur le comportement des médecins canadiens a montré en 2011 que les médecins québécois étaient ceux qui prescrivaient le moins d'opioïdes au Canada.Malgré tout, la tendance est à la hausse : les ordonnances d'opiacés puissants ont augmenté de près de 45 % entre 2005 et 2011 au Québec.Au Service de police de la Ville de Montréal, on tape du pied devant la prolifération, dans la rue, de cette nouvelle drogue tout à fait légale.« Si nos cliniques et nos pharmacies avaient un système informatisé qui les reliait, on saurait que la personne magasine.On pourrait lever le drapeau rouge.On règlerait la problématique en bonne partie, puisque les ordonnances médicales constituent la principale façon pour les gens de se procurer ces produits », souligne le commandant Martin Renaud, qui dirige la division du crime organisé.Médecins et pharmaciens sont trop insouciants avec ces produits, croit-il.Bon an, mal an, on ne rapporte que 75 ordonnances contrefaites à la police.« Or, on sait que le nombre de fausses ordonnances est beaucoup plus important que ce qui nous est rapporté.Il faut rappeler aux gens que c'est important de porter des accusations.» SOMMAIRE________________ Amusez-vous!\tSPORTS 8\tHoraire télévision\tSPORTS 6 Arts\tA20 à A22\tLoteries\tA8 Astrologie du jour\tSPORTS 6\tMonde\tA16 Débats\tA18 et A19\tPetites annonces\tSPORTS 5 Décès\tSPORTS 5 et 6\tSudoku\tAFFAIRES 4 Météo Nuageux avec averses, maximum 15, minimum 12.SPORTS 5 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS MEURTRE D'UNE JEUNE FEMME À LONGUEUIL Un crime à caractère sexuel ?HUGO MEUNIER ET DANIEL RENAUD Une agression sexuelle expliquerait le meurtre de Jenique Dalcourt, cette jeune femme sauvagement assassinée mardi dernier sur une piste cyclable de Longueuil, a appris La Presse de sources sûres.Toujours selon nos informations, l'agresseur pourrait même avoir suivi sa victime durant un certain temps avant de passer à l'acte.Et tout porte à croire que la jeune femme ne connaissait pas son assassin.pénales, cependant, des résultats d'analyses d'expertises judiciaires sont toujours attendus », a fait savoir la police de Longueuil par communiqué.La police refuse de dire si elle détenait ou non le bon suspect, mais le fait de devoir attendre des résultats d'expertises dans une enquête est souvent compatible avec un crime de nature sexuelle.« Nous avons des communications étroites avec la Direction des poursuites criminelles et pénales et nous nous gardons des éléments pour notre enquête », a pré- Le jeune homme de 26 ans emprisonné depuis samedi en lien avec le meurtre a été relâché en fin de journée sans accusation, faute de preuves.Ces nouvelles révélations s'ajoutent au coup de théâtre aussi rare qu'inattendu survenu hier au palais de justice de Longueuil.Le jeune homme de 26 ans emprisonné depuis samedi en lien avec le meurtre a été relâché en fin de journée sans accusation, faute de preuves.La Couronne et le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) ont été peu loquaces concernant ce revirement inusité.« Plusieurs éléments de preuve ont été soumis au Directeur des poursuites criminelles et cisé en soirée le porte-parole du SPAL, Tommy Lacroix.La police de Longueuil affirmait samedi avoir appréhendé un suspect, qui aurait agi seul.Le mobile du crime n'avait pas été dévoilé.Les familles de la victime et du suspect libéré, présentes au palais de justice, n'ont pas voulu commenter ce rebondissement.Même chose pour les avocats qui représentaient les deux parties.Après sa libération, le prévenu a retrouvé sa famille, qui l'attendait dans le couloir du palais de justice.Un capuchon noir Rapport de l'Unicef sur la pauvreté Une bonne et une moins bonne nouvelle pour le Canada Un enfant canadien sur cinq vit aujourd\u2019hui dans la pauvreté, ce qui place le Canada au 20e rang parmi les 41 pays considérés comme les plus riches du monde, écrit l\u2019UNICEF dans un rapport intitulé «Les enfants de la récession» et qui fait le tour de la façon dont diverses nations se sont tirées des difficiles années 2008 à 2011.LOUISE LEDUC Fait surprenant, pendant la récession de 2008 à 2011, le taux de pauvreté des enfants au Canada a reculé de deux points de pourcentage, passant de 23% à 21%.Pendant la même période, ce taux de pauvreté a augmenté de 3 % en moyenne dans les 41 pays étudiés par l'UNICEF.La moins bonne nouvelle pour le Canada - outre le fait que son taux de pauvreté le place au 20e rang sur 41 pays étudiés par l'UNICEF -, c'est que « pour les plus démunis du pays, les conditions se sont dégradées et les ont fait sombrer plus profondément sous le seuil de la pauvreté», relève David Morley, président et chef de la direction d'UNICEF Canada.En fait, l'écart de pauvreté des enfants s'est creusé de deux points au Canada, les enfants autochtones et les enfants migrants s'en tirant encore plus mal qu'avant.Une génération mise de côté Le taux de chômage des jeunes Canadiens de 15 à 24 ans a augmenté pendant la récession, tout comme le nombre de jeunes aux études et en stage, « ce qui indique que les jeunes Canadiens font ce qu'ils peuvent pour avoir accès à l'emploi», peut-on lire dans le rapport.Au deuxième trimestre de 2014, comme le fait valoir l'OCDE dans le document Perspectives d'emploi, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans est plus de deux fois supérieur à celui des travailleurs de 25 ans et plus (13,4% comparativement à 5,9%).Il reste que la situation des jeunes d'ici est nettement meilleure que dans les pays les plus touchés par la crise.En Grèce et en Espagne, par exemple, le chômage des jeunes a dépassé 50% en 2013.Efforts particuliers L'UNICEF salue certaines initiatives toutes particulières, comme celles de la Bulgarie, de la Lettonie, de la Pologne, de Malte et même de la Grèce qui, en pleine tourmente économique, à la mesure de leurs moyens, ont quand même augmenté les prestations pour enfants ou les congés parentaux.Ce que la crise a signifié concrètement Quand l'économie ne va pas, par quoi cela se traduit-il concrètement pour les enfants?Pour l'illustrer, l'UNICEF a pris le cas extrême de la Grèce, en citant une étude réalisée plus tôt cette année par l'organisation Health Behaviour in School-Aged Children (HBSC).Pour près du tiers des enfants grecs, la crise a entraîné plus de tensions familiales et la fin des voyages en famille.Les recommandations UNICEF Canada demande au gouvernement Harper de mettre en place une stratégie explicite qui ferait en sorte que les enfants soient les premiers à bénéficier de la relance et les derniers à subir les compressions budgétaires.UNICEF Canada propose aussi la mise en place d'un fonds de réserve qui prévoirait entre autres des suppléments temporaires de la prestation pour enfants.De façon générale, l'UNICEF demande à l'ensemble des États d'« envisager de définir des lignes rouges » qui, « si elles étaient franchies, déclenchent automatiquement des interventions publiques».«La pauvreté et le dénuement atteignent des niveaux d'urgence dans une demi-douzaine de pays et sont terriblement élevés dans beaucoup d'autres.Les gouvernements doivent investir pour éliminer la pauvreté extrême», en garantissant notamment des revenus de base aux familles.nt&sss- ¦ mmrTnn -zSÿtemé -llUJm ËiawKf PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Le frère et le père de Jenique Dalcourt, qui sont venus de New York pour assister à la comparution, étaient consternés à la sortie de la salle d\u2019audience du palais de justice de Longueuil, hier.enfoncé sur sa tête, il dissimulait son visage à l'aide d'une feuille blanche.Lui et sa famille sont montés à bord d'une voiture avant de quitter les lieux.Journée cauchemardesque La famille de Jenique Dalcourt a en première ligne fait les frais de cet imbroglio judiciaire.Plusieurs membres de la famille étaient présents, dont son père et son frère, qui ont fait la route depuis New York, où ils habitent, pour ne pas rater la comparution.Ils se sont installés dans la première rangée de la salle d'audience dès l'ouverture des portes en matinée, dans l'espoir de regarder l'assassin présumé de Jenique dans les yeux.Ils ont dû prendre leur mal en patience tout au long de la journée pendant que des dizaines de prévenus défilaient devant la juge pour de petits larcins.Une situation qui courrouçait déjà le beau-père de la victime en début d'après-midi.«C'est ridicule! On est ici depuis 9h30 ce matin», a pesté Michel Lafrance.Lui et sa famille se braquaient chaque fois qu'un prévenu se présentait dans le box des accusés, croyant avoir affaire au suspect du meurtre de Jenique.Une torture insoutenable.« On est sur les nerfs, stressés, on agrippe la chaise à chaque fois », a illustré M.Lafrance, qui ne cachait pas souhaiter une peine exemplaire pour le responsable du meurtre.« Moi, je lui ferais au minimum ce qu'il a fait à la victime ! » Un secteur dangereux La suite des événements n'allait pas apaiser sa colère ni celle de sa famille, plongée dans le noir depuis le meurtre.Jenique Dalcourt aurait été battue à mort à l'aide d'une barre de métal en rentrant à pied chez elle après le travail.La victime empruntait un court tronçon de la piste cyclable, situé entre le chemin Chambly et la rue de Normandie.Plusieurs résidants du secteur ont décrit les lieux du meurtre comme un endroit dangereux, mal éclairé et fréquenté par des gens louches.Des émondeurs étaient d'ailleurs sur place vendredi pour couper des branches susceptibles de nuire à la visibilité.Le père de Jenique, John Gandolfo, était également consterné par les événements.« Elle avait hâte de revenir chez moi aux Fêtes pour fêter Noël », a confié l'homme, atterré.PERFlITUAL Dj GMT-NlASTtL7?H SUPERLATivI CHRONOMETER OFFICIj^BiCERTIFIî ' I Swiss ^ Made \\ OYSTER PERPETUAL GMT-MASTER i! PRÉSENTATION DES NOUVEAUTÉS ROLEX- BASELWORLD 2014 17 OCTOBRE-I NOVEMBRE / CHÂTEAU D\u2019IVOIRE A A ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ CHÂTEAU DT VOIRE -JOAILLIERS - 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 514 845 4651 # ROLEX A4 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS La vie aux temps de l\u2019Ebola PHOTO REUTERS Quand on a parlé du virus Ebola la première fois, ce n\u2019était pas si menaçant, c\u2019était loin dans la forêt.Sauf qu\u2019un jour, c\u2019était rendu en ville.Alors oui, les gants, le masque, la peur et même la panique.Ça a duré des semaines et puis.et puis la panique ne peut pas durer tout le temps, tu mourrais d\u2019ulcères ou d\u2019un de ces cancers que nourrit l\u2019anxiété bien avant de mourir de l\u2019Ebola.PIERRE FOGLIA Je m'appelle Valérie Landry, j'habite Conakry depuis cinq ans, je suis québécoise et, depuis peu, je suis aussi guinéenne, très officiellement (et très fièrement) guinéenne, avec un passeport et tout.L'autre semaine, j'ai envoyé un courriel à Pierre Foglia pour lui parler un peu de l'Ebola à la suite de ses deux articles sur le sujet, et il m'a proposé de tenir ce journal sur le modèle de L'amour aux temps du choléra, sauf que ce sera La vie aux temps de l'Ebola, en trois épisodes, celui-ci, jeudi et samedi.En passant, c'est amusant de le noter, il y a moins de cas de choléra ici depuis qu'il y a l'Ebola, grâce aux points d'eau un peu partout pour se laver les mains.Comme quoi tout n'est pas toujours tout noir, même en Afrique.J'ai 27 ans, j'ai rencontré mon mari guinéen à Montréal, il s'appelle Bocar, on n'a pas d'enfants, il n'est pas dit qu'on n'en aura pas, mais faudrait se dépêcher un peu, il a 16 ans de plus que moi.Il est comptable pour une société minière.Moi, je travaille comme responsable d'un programme d'alphabétisation dans une institution française.On habite une petite maison qui appartient à la famille de mon mari dans Ratoma, un quartier populaire de Conakry, populaire au sens de ni chic ni misérable.J'ai un chat qu'on appelle Plafond parce qu'on l'a trouvé entre le plafond et le toit, un chien aussi; dans ma cour, il y a un cocotier et un citronnier actuellement plein de citrons, mais je n'ai plus d'avocatier, il était malade -non, c'est pas l'Ebola - et il a fallu le couper.Je ne porte pas de gants, ni de masque.Peur?J'ai eu peur au début.Je me souviens quand on a parlé du virus Ebola la première fois, c'était un vendredi, en février, ce n'était pas si menaçant, c'était loin dans la forêt.Sauf que le lundi, il était déjà rendu à Conakry.Alors oui, les gants, le masque, la peur et même la panique.Ça a duré des semaines et puis.et puis la panique ne peut pas durer tout le temps, tu mourrais d'ulcères ou d'un de ces cancers que nourrit l'anxiété bien avant de mourir de l'Ebola.Petit à petit, j'ai recommencé à vivre comme d'habitude.C'est sûr, je prends des précautions, mais ai-je peur?Oui.Non.Ça dépend.Par exemple, la femme de ménage.À un moment donné, je me suis mise à freaker sur notre femme de ménage, et si l'Ebola rentrait avec elle ?On a convenu qu'elle prendrait sa douche en arrivant et.et je ne freake plus.Je n'y pense plus.Ce n'est pas très raisonnable, je sais, mais c'est comme ça.Ai-je peur?Si j'avais réellement peur, je serais partie.En En passant, c\u2019est amusant de le noter, il y a moins de cas de choléra ici depuis qu\u2019il y a l\u2019Ebola, grâce aux points d\u2019eau un peu partout pour se laver les mains.SAISISSEZ LE BON MOMENT NOUS PAYONS VOTRE PREMIÈRE MENSUALITÉ1.JUSQU'À 2 000 $ DE RABAIS D'OCTOBRE SUR UNE NOUVELLE CADILLAC AUX PROPRIÉTAIRES ADMISSIBLES2.¦ fi r t.\u2019 I \u2022 .j h \\ Boemrpl;cnti ATS2014 Traction intégrale en option Moteur turbo de 2,0 L et 272 ch en option Suspension magnétique en option BERLINE COMPACTE ATS LOUEZ À $3 020 /mois PENDANT 0 6 MOIS À 0,9% PRIX À L'ACHAT DE 00 645$ 2275$ DE COMPTANT MODÈLE ATS 2014 COLLECTION HAUT DE GAMME ILLUSTRÉ COMPREND LE TRANSPORT ET LA TAXE DE CLIMATISATION PROGRAMME D'ENTRETIEN DE 4 ANS/80 000 KM SANS FRAIS4 AVANTAGES DE LA PROTECTION CADILLAC VISITEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CADILLAC DÈS AUJOURD'HUI.\tcontactercadillac.ca BROSSARD CADILLAC\tCADILLAC\tCHALUT\tDESCHAMPS\tGRAVEL\tGRAVEL\tÎLE-PERROT\tLE RELAIS\tWEST ISLAND 2555,BOULEVARD MATTE\tDE LAVAL\tJOLIETTE\tSAINTE-JULIE\tDÉCARIE\tÎLE-DES-SŒURS\t2000, BOULEVARD\tMONTRÉAL\t3650, BOULEVARD SUITE 100\t2800, BOULEVARD\t250, BOULEVARD\t333, BOULEVARD\t6100, BOULEVARD\t1007, BOULEVARD\tDU TRAVERSIER\t9411, AVENUE\tDESSOURCES 450 619-6669\tCHOMEDEY\tANTONIO-BARRETTE\tARMAND-FRAPPIER\tDÉCARIE\tRENÉ-LÉVESQUE\t514 425-4567\tPAPINEAU\t514 683-6555 \t450 681-0028\t514 861-4859\t450 649-9333\t514 342-2222\t514 769-5353\t\t514 384-6380\t L'Association desconcessionnaires Cadillac du Québec suggèreauxconsommateurs delire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particulierset s'appliquant aux modèles 2014 neufs suivants : ATS 2,5 L à propulsion (6AB69/1SA).Les modèles illustrés peuvent comprendre certaines caractéristiques offertes en option àuncoût additionnel.Transport (1700 $) ettaxe declimatisation (100 lecaséchéant) inclus.Immatriculation, assurance, frais l iésà l'inscription au RDPRM ettaxes applicablesensus.1.Offreapplicable uniquementaux particuliers locatairesadmissiblesau Canada ayantobtenu une approbation decréditde la Financière G M, qui ont conclu une entente de location avec la Financière G M et qui ont accepté lalivraison, entre le 1er et le 31 octobre 2014, d'un véhicule Cadillac 2014 neuf admissible.La General Motors du Canada paiera le premier versement mensuel de la location, ou les deux premiers versements de location aux deux semaines (y compris lestaxes).Après le premier mois, lelocatairedevraeffectuertous les versements prévus jusqu'à l'échéancedu contratde location.Cette offre n'est pas monnayableetne peut êtrecombinée avec certaines autres offres incitatives portant sur lesvéhicules GM.Nul là où la loi l'interdit.D'autres conditions et restrictions s'appliquent.Détailschezvotreconcessionnaire.2.Offreenvigueur du 1erau 31 octobre 2014seulement (la «durée du programme»).Les particuliers qui résident au Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d'un véhicule 1999 ou plus récent ayant été immatriculé et assuré au Canada àleur nom au cours des six (6) derniers mois consécutifs obtiendront un rabais de 1 000 $ appl icable à la location, à l'achat ou au financement à l'achat de tout véhicule Cadillac 2013 ou 2014 neuf admissible! vré pendant la durée du programme.Les particuliers qui résident au Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d'un véhicule Cadillac 1999 ou plus récent ayant été i mmatriculé et assuré au Canada à leur nom au cours des six (6) derniers mois consécutifs obtiendront un rabais de 1 000 $ applicableà la location, à l'achat ou au financement à l'achat de tout véhicule Cadillac 2013 ou 2014 livré pendant la durée du programme.Les particuliers qui résident au Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d'un véhiculede marque BMW, Mercedes Benz, Audi, Lexus, Acura, Infiniti, Lincoln, Jaguar, Porsche, Land Rover ou Volvo 1999 ou plus récent ayant été immatriculé et assuré au Canada àleur nom au cours des six (6) derniers mois consécutifs obtiendront un rabais de 1 500 $ applicableà la location, à l'achat ou au financement à l'achat de tout véhicule Cadillac 2013 ou 2014 livré pendant la durée du programme.Les particuliers qui résident au Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d'un véhicule de marque Pontiac, Saturn, Saab, Hummer, Oldsmobile, Cobalt ou HHR 1999 ou plus récent ayant étéi mmatriculéetassuréau Canada àleur nom au cours des six (6) derniers mois consécutifs obtiendront un rabais de 2 000 $ applicable à la location, à l'achat ou au financement à l'achat detout véhicule Cadillac 2013 ou 2014 admissiblel i vré pendant la durée du programme.Limite d'un (1) seul rabais par véhiculeadmissiblevendu.Cetteoffreesttransférableàunmembredelafamilleimmédiatehabitantàlamêmeadresse(preuveexigée).Cetteoffren'estpasmonnayable.Lerabaisde1000$,1500$ou2000$comprendlestaxesapplicables,selonlaprovince.Danslecadredelatransaction,leconcessionnairedemanderadespreuvesd'immatriculationoud'assurance, lors des sixderniers mois consécutifs, des véhicules dont le client est propriétairedepuislessixderniers mois.Nul là où la loi l'interdit.D'autres conditions et restrictions s'appliquent.3.Location basée sur un prix à l'achat de 33 645$ (incluant un rabais àla livraison de 2 500 $etunrabais àla location de 750$).Paiements mensuels basés sur une location de 36 mois àuntauxde 0,90 %avec versement initial de 2 275$.Sur approbation decréditde la Fi nancièreG M.Limite annuellede20000km;0,20$parki lomètreexcédentaire.Certaines conditions s'appliquent.4.Garantiede 4ansou 80 000 km, selon la premièreéventualité.Consultez votreconcessionnaire pour plus de détails.Cesoffres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec (excluant la région de Gatineau-Hull) et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autreprogramme incitatif d'achat, àl'exception des programmes de La Carte G M, de prime pour étudiants etdeG M Mobilité.La GMCL se réserve le droit de modifier, de prolonger ou de supprimer ces offres et ces programmes pour quelque raison que ce soit, entout ou en partie, àtout moment etsans préavis.Le concessionnaire peut vendreouloueràunprixmoindre.Une commande ou un échange entreconcessionnaires peut être requis.Pour de plusamplesrenseignements,passezchezvotre concessionnaire, composez le 1888 446-2000 ou visitez cadillac.ca. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 A 5 .ACTUALITÉS PHOTO FOURNIE PAR VALÉRIE LANDRY Valérie Landry habite en Guinée depuis cinq ans, avec son mari Bocar.Ils demeurent dans Ratoma, un quartier populaire de Conakry.'WPJBm ¦r r fait, vous allez me trouver folle, une des choses dont j'aurais peur, là tout de suite, ce serait d'aller à Montréal.On devait y aller pour les Fêtes, je viens d'annuler.Imaginez, j'arrive à Dorval avec un peu de fièvre et hop, je me retrouve en isolement et peut-être même au téléjournal.Je comprends, mais je n'ai pas envie de vivre ça ni de le faire vivre à mes proches.J'ai une petite nièce de 2 ans à Montréal qui a été si malade le mois dernier qu'il a fallu appeler l'ambulance.Première question des ambulanciers à ma sœur: avez-vous voyagé récemment en Afrique de l'Ouest, avez-vous été en contact avec une personne qui a voyagé en Afrique de l'Ouest?Imaginez si j'avais été là, imaginez l'éléphant dans la pièce.Samedi soir, ce samedi, appel-surprise du gouvernement canadien, on me demandait mon adresse et si j'avais l'intention de rentrer au Canada.Jusqu'à tout récemment, je ne connaissais personne mort de la fièvre Ebola.Je connaissais juste des gens qui connaissaient des gens.C'est drôle à dire pour quelqu'un qui vit dans ce pays où le virus a déjà fait près de 1000 morts: j'avais oublié non pas l'Ebola, mais sa proximité, oublié qu'il était là, à deux pas.Je m'étais habituée au point de plus entendre ce qu'on en disait, et quand j'entendais, je me rebiffais : ce qu'ils sont fatigants avec ça.Et puis, il y a trois semaines, en revenant du travail, dans ma rue, devant la maison d'un voisin, la troisième en partant de la nôtre, il y avait ce gros camion blanc de Médecins sans frontières avec le numéro 115 écrit dessus; 115 est le numéro que l'on doit appeler pour signaler un cas d'Ebola.Ce ne sont pas des voisins que je fréquentais, on se saluait, c'est tout.La dame est morte rapidement, elle a été contaminée par une parente en visite qui, elle, a survécu.La peur est revenue d'un coup.Ce numéro 115 si essentiel pour isoler le virus, circonscrire la maladie, est en L\u2019ÉPIDÉMIE D'EBOLA EN CHIFFRES 10141 Nombre de cas déclarés depuis le début de l\u2019épidémie 4922 Nombre de morts depuis le début de l\u2019épidémie 1553 Nombre de cas en Guinée 926 Nombre de morts en Guinée Source: bilan de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) en date du 23 octobre.même temps une invitation à dénoncer, quelque chose qui ressemble à une chasse aux sorcières.L'autre jour, je ne me sentais pas très bien au travail et au lieu d'avoir peur d'avoir attrapé le virus, j'ai eu peur de me mettre à vomir, peur surtout que quelqu'un me voie vomir et appelle le 115.Peur de la dénonciation plus que de la maladie elle-même.Les voisins dont je vous parlais tantôt sont, depuis, tenus à l'écart par tout le quartier, une stigmatisation qui touche aussi les gens qui habitent leur cour.Vous me demandez ce que je ferais si je pensais être malade?Ou mon mari?Si j'appellerais le 115 ?C'est une très bonne question, mais je ne vous remercie pas de me l'avoir posée.Franchement, j'aurais peur d'aller à l'hôpital.J'aurais peur d'avoir à faire à un médecin qui vient de toucher quelqu'un qui est contaminé.Ebola ou pas, la règle ici est d'éviter les hôpitaux.Même s'il y en a deux ou trois qui sont pas mal, comme l'hôpital sino-guinéen près de chez moi, parrainé par des Chinois.Aussi l'hôpital Ambroise-Paré, mais oubliez ça si vous n'êtes pas très riche, il est très cher, et il faut payer cash.Vous me demandiez quel temps il fait à Conakry?Il fait super chaud et humide.On est à la fin de la saison des pluies, il pleut encore beaucoup, surtout la nuit.Vous me demandez comment ça va à part ça?Vous voulez dire à part l'Ebola, la malaria, la dengue, le choléra, la fièvre jaune, les rues sans trottoir transformées en coulées de boue par les pluies, les coupures d'eau, les coupures d'électricité?Le plus gros problème ici, après l'Ebola (bien des gens vous diraient avant), c'est l'électricité : la plupart du temps, il n'y en a pas.Deux semaines sans électricité, c'est rien d'inhabituel.Et quand il y en a, c'est pas longtemps.J'ai une génératrice qu'on fait fonctionner six heures tous les soirs, mais en ce moment, elle est en panne.L'eau aussi vient à manquer souvent.Vous me demandez comment ça va à part ma génératrice en panne?Ça va.Sauf que tout à l'heure, au supermarché où je suis allée en revenant du travail, quelqu'un m'a encore appelée « la Blanche », la « foté » en langue soussou - le français est la langue officielle que 60% des gens comprennent, le soussou est la langue majoritairement parlée à Conakry.Bref, il ne s'est pas passé une journée en cinq ans, pas une seule, sans que je me fasse traiter très ouvertement, dans la rue, dans les commerces de « foté », de Blanche.C'est dit sans réelle hostilité, c'est tannant pareil.Bon, faut que je vous laisse pour aller préparer le souper.Ce sera du riz ce soir, juste du riz, la Blanche a pas envie de se casser la tête.À jeudi.Propos recueillis par Pierre Foglia.Premier texte d\u2019une série de trois.La suite de « La vie aux temps de l\u2019Ebola» jeudi et samedi.LA TOUTE NOUVELLE GENESIS 2015 HYurmni nOUVELLES IDEES.nOUVELLES POSSIBILITÉS!10 AVEC LA TRACTION INTÉGRALE ACTIVE HTRAC DE SÉRIE fvv ,, m -.f\t\u2018f.mPm /\t\\ \\ mm ri .\u2014.24 MOIS D'ESSAI ROUTIER GENESIS 3.8L PREMIUM Location à 299$09 % \\ M aux deux semaines 0 $ COMPTANT POUR 24 MOIS?SERENGETT Faites l'essai d'une berline Genesis et recevez gratuitement une paire de lunettes de soleil Serengeti.Visitez EssaiRoutierGenesis.ca pour réserver votre essai routier dès aujourd'hui.Notre forfait d'entretien spécial comprend : y Entretien régulier sans frais y Plan de protection contre l'usure excessive sans frais y Jusqu'à 1 000 km de kilométrage excédentaire sans frais TOP I SAFETY PICK+ Premier Choix Sécurité+ LORSQUE DOTÉE DU SYSTÈME AUTONOME DE FREINAGE D'URGENCE LIVRABLE Consultezwww.ihs.org pouren savoir plus sur le prix Premier Choix Sécurité+ 2014 de l'IIHS.S\t5 ans/100 000 km Garantie globale limitée^ 5 ans/100 000 km Groupe motopropulseur 5 ans/100 000 km Garantie sur les émissions Pour en savoir plus, visitez HYUNDAICANADA.COM/GENESIS MCLes noms, logos, noms de produits, noms des caractéristiques, images et slogans Hyundai sont des marques de commerce appartenant à Hyundai Auto Canada Corp.Toutes les autres marques sont la propriétés de sont la propriété de leur propriétaire respectif.?Offre de location sur approbation du crédit des Services financiers Hyundai pour une berline Genesis 3.8L Premium 2015 neuve à un taux de location annuel de 0,9 %.Paiement de 299 $ aux deux semaines pour 24 mois sans obligation au terme du contrat de location.Comptant initial de 0 $; première mensualité exigée.Coût de location total de 15 548 $.Loffre de location comprend les frais de livraison et de destination de 1 995 $, les frais, les prélèvements et les charges applicables (excluant laTVH).Les frais d'administration du concessionnaire (jusqu'à 499 $), frais d'immatriculation, d'assurance, d'enregistrement, PPSA, droits et frais divers et toutes taxes applicables en sus.Dépôt de sécurité : 0 $ sur tous les modèles.Kilométrage annuel de 20 000 km, 25 0 par km additionnel.Les frais de livraison et de destination comprennent les frais de transport et de préparation et un plein de carburant.*Les lunettes de soleil sont disponibles en quantités limitées.Limite d'une paire de lunettes de soleil par personne ou ménage.Offre valide seulement chez les concessionnaires participants.Pour recevoir une paire de lunettes de soleil, le client doit effectuer l'essai d'une berline Genesis entre le 22 octobre et le 31 décembre 2014 (inclusivement), avoir l'âge de la majorité dans sa province de résidence et remplir correctement les formulaires requis en concession.Le client doit se conformer à la politique d'essai routier du concessionnaire.Loffre d'essai routier de 24 mois est disponible seulement pour la berline Genesis 3.8 Premium 2015.L'offre d'essai routier de 24 mois comprend un programme d'entretien prescrit par Hyundai d'une valeur approximative au détail de 700 $.Visitez www.hyundaicanada.com ou rendez-vous chez votre concessionnaire Hyundai pour les détails.Le plan d'entretien régulier de Hyundai pour la berline Genesis 3.8L Premium comprend des éléments tels que le remplacement de l'huile moteur et du filtre à huile, la permutation des pneus, l'inspection des plaquettes et des disques de frein, l'entretien des freins avant et arrière, le remplacement du filtre à air et l'ajout d'additif pour l'essence.Lentretien ou les réparations que le plan ne couvre pas sont la responsabilité du client, même si un entretien additionnel est recommandé par le concessionnaire ou que sa nécessité est révélée par l'inspection du véhicule comprise dans le plan d'entretien régulier de Hyundai.Veuillez consulter le calendrier d'entretien recommandé pour connaître les intervalles d'entretien suggérés par le fabricant.Loffre d'essai routier de 24 mois comprend aussi un plan de protection contre l'usure excessive sans frais d'une valeur approximative au détail de 500 $.Visitez www.hyundaicanada.com ou rendez-vous chez votre concessionnaire Hyundai pour les détails.Ce plan offre une protection allant jusqu'à 3 500 $ pour certaines réparations inattendues touchant l'usure de votre véhicule et le remplacement de certaines pièces.Les réclamations, s'il y a lieu, ne peuvent être soumises qu'à la fin de la période de location du véhicule.Pour toute réclamation, le client doit payer une franchise de 50 $ au moment où il ramène le véhicule au concessionnaire à la fin de la période de location.Ce plan n'abroge en rien les dispositions relatives au kilométrage excédentaire au-delà des 1 000 km de kilométrage excédentaire sans frais.Ce plan ne permet pas de réparer des véhicules et ne rembourse aucun client pour des réparations.Ce plan ne couvre pas les dommages résultant d'un bris mécanique ou électrique.Ce plan ne couvre pas les véhicules utilisés à des fins commerciales.Ce programme est assujetti à certaines modalités et conditions.Les frais non couverts par le plan de protection pour usure excessive seront facturés au client.ttLa garantie globale limitée de Hyundai couvre la plupart des pièces du véhicule contre les défauts de fabrication, sous réserve du respect des conditions normales d'utilisation et d'entretien. A 6 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn SANTÉ QUARANTAINE ET MESURES RESTRICTIVES Le dur retour à la maison des travailleurs de l\u2019Ebola Ils sont travailleurs humanitaires, infirmiers, médecins, journalistes, soldats.Ils ont pris des risques pour se rendre en Sierra Leone, au Liberia ou en Guinée pour freiner à leur manière l\u2019épidémie de fièvre Ebola.Le plus difficile?Le sort qui leur est réservé au retour, aux Etats-Unis comme ici.LAURA-JULIE PERREAULT Après avoir passé un mois à traiter des patients happés par le virus Ebola en Sierra Leone, l'infirmière américaine Kaci Hickox avait hâte de retrouver son conjoint et sa famille.Elle a plutôt eu droit à un weekend dans une tente d'isolement, toute seule avec des toilettes portables.Atteinte du virus?Pas du tout.Après avoir pris sa température (normale), les docteurs de l'hôpital de Newark - où la jeune femme de 33 ans a été mise en quarantaine vendredi - ont procédé à un test sanguin.Pas d'Ebola.Kaci Hickox n'a pas pu pour autant rentrer à la maison.Le jour de son retour d'Afrique, les gouverneurs du New Jersey, Chris Christie, et de l'État de New York, Andrew Cuomo, ont annoncé que tous les travailleurs de la santé qui ont travaillé auprès des patients atteints par le virus devront subir une quarantaine obligatoire de 21 jours, soit la période maximale d'incubation de la fièvre hémorragique.Leur annonce est survenue après que Craig Spencer, un médecin new-yorkais qui a travaillé pour Médecins sans frontières (MSF) en Guinée, eut contracté le virus.Les premiers symptômes de la maladie se sont manifestés après son retour aux États-Unis.PHOTOS REUTERS Depuis hier, la règle de la quarantaine a été revue : les spécialistes de la santé qui reviennent d\u2019Afrique de l\u2019Ouest pourront vivre leur quarantaine à la maison.Kaci Hickox a été placée dans une tente d\u2019isolement à son retour de Sierra Leone, avant d\u2019être libérée par le gouverneur Chris Christie.\u2022 V Criminelle?Première à être assujettie aux nouvelles règles, Kaci Hickox a dénoncé les «conditions inhumaines » de sa quarantaine, similaires à celles imposées aux malades présentant des symptômes avancés.«Assise seule dans la tente d'isolement, j'ai pensé à mes collègues qui vont revenir aux États-Unis et faire face à la même situation.Est-ce qu'on leur fera aussi sentir qu'ils sont des criminels et des prisonniers?», a-t-elle écrit dans une lettre publiée par le Dallas Morning News.Son sort a fait bondir le patron de la Maison-Blanche, qui estime qu'il est nécessaire de se baser sur la science avant de mettre de l'avant des mesures extrêmes.Hier matin, le gouverneur Christie a annoncé qu'il libérait l'infirmière.Cette dernière a été raccompagnée dans le Maine par deux véhicules gouvernementaux.La règle de la quarantaine a aussi été revue: les spécialistes de la santé qui reviennent d'Afrique de l'Ouest pourront vivre leur quarantaine à la maison.Les militaires américains qui participent à la lutte contre l'Ebola n'auront pas cette chance.Hier, le Pentagone a annoncé qu'ils subiront une quarantaine dans une aile réservée de la base militaire américaine de Vincenza en Italie.Isolement auto-imposé L'histoire de Kaci Hickox a mis en lumière une situation beaucoup plus vaste : le retour à la maison des travailleurs humanitaires, des spécialistes de la santé et des journalistes qui se sont rendus sur la ligne de front de l'Ebola, suscite de vives réactions.« Le retour est très difficile.Plusieurs reçoivent des menaces sur Facebook ou ailleurs », a dit à La Presse la présidente de Médecins sans frontières, Joanne Liu, lors d'une récente entrevue.Pour rassurer les proches, Médecins sans frontières international demande à ses employés qui ont séjourné dans la zone Ebola de travailler de la maison pendant 21 jours, de prendre leur température deux fois par jour et d'éviter les bains de foule.« Je n'ai pas annoncé mon retour à mes amis, je n'ai pas pris les transports en commun.En cas de symptômes, j'aurais contacté l'Agence de la santé publique », explique Nicolas Pérez, qui a travaillé pendant près de trois mois pour MSF en Sierra Leone.Il estime que ces mesures sont plus que suffisantes.« La maladie n'est pas contagieuse avant l'apparition de symptômes», rappelle le Montréalais.D'ailleurs, Santé Canada n'impose aucune quarantaine aux travailleurs humanitaires, mais leur recommande d'entrer en contact avec un spécialiste en cas de changements dans leur état de santé.Les médias canadiens imposent aussi des règles aux reporters qui sont allés sur le terrain.Journaliste à Radio-Canada fraîchement rentrée de Guinée, Sophie Langlois vit actuellement loin des siens.« Pour éviter de mettre des gens mal à l'aise en ma présence, car la peur de l'Ebola est bien réelle et compréhensible, nous serons encore plus rigoureux [que le minimum prescrit].Je vais respecter un certain isolement pendant la période d'incubation.Je pourrai sortir seulement dans des lieux où il est possible de respecter une distance de plus de un mètre entre moi et les autres.Je n'irai pas au bureau, pas de transport public, pas d'épicerie.Et pas de câlin à mon fils.Qui doit vivre encore deux semaines sans maman.C'est ça le plus dur», écrit la journaliste sur sa page Facebook.Ban Ki -moon inquiet Hier, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est inquiété de l'impact des mesures restrictives imposées aux soignants de l'Ebola à leur retour, craignant notamment que celles-ci dissuadent d'autres bonnes âmes d'aller porter secours aux malades en Afrique de l'Ouest.« Les personnels de santé de retour [d'Afrique de l'Ouest] sont des gens exceptionnels, qui donnent d'eux-mêmes pour venir en aide à l'humanité.Ils ne devraient pas être soumis à des restrictions qui n'ont pas de base scientifique», a dit M.Ban hier.Bnébeuf au 5625, rue Decelles à Montréal Programmes offerts \u2022\tBACCALAURÉAT INTERNATIONAL (Bl) \u2022\tDEC - ARTS, LETTRES ET COMMUNICATION \u2022\tDEC - SCIENCES HUMAINES ?\tDEC - SCIENCE DE LA NATURE ?\tDEC - SCIENCES, LETTRES ET ARTS ?\tDOUBLE DEC AVEC MUSIQUE www.brebeuf.qc.ca du Collégial COLLEGE JEAN-DE-BRÉBEUF Mercredi 5 novembre 2014 De 16h à 20h Rachat des contrats des CHU en PPP Des milliards d\u2019économies pour Québec, selon une étude f f f \u2022» i I L * p 3 \"=* s ns 't.cae R ?PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE Les calculs des chercheurs se basent sur des estimations, car Québec a refusé de révéler le montant du loyer annuel que le CHUM et le CUSM devront verser à leur partenaire privé pendant la durée du contrat.ARIANE LACOURSIÈRE Le gouvernement québécois pourrait économiser jusqu'à 4 milliards s'il rachetait les contrats des deux hôpitaux universitaires construits actuellement en partenariat public-privé (PPP) à Montréal, estime une nouvelle étude de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS).« Selon nos hypothèses très conservatrices, le rachat serait avantageux», explique l'un des auteurs de l'étude, Guillaume Hébert, qui estime que Québec ferait ainsi des économies allant de 123 millions à 4 milliards, selon le scénario.Les calculs des chercheurs se basent toutefois sur des estimations, car le gouvernement a refusé de révéler le montant du loyer annuel que le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) et le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) devront verser respectivement à leur partenaire privé pendant la durée du contrat de PPP de 30 ans.« Ce montant devait être divulgué à la signature des contrats, mais ne l'a jamais été», affirme l'autre auteur de l'étude, Minh Nguyen, qui ajoute que ses demandes d'accès à l'information à ce sujet sont restées sans réponse.Ni le ministère de la Santé ni le Conseil du trésor n'ont été en mesure de fournir ces données à La Presse, hier.Les deux ministères n'ont également pas pu indiquer quelles sont les clauses, comme de possibles pénalités, prévues aux contrats en cas de rachat des CHU en PPP.Des rachats au Royaume-Uni Au Royaume-Uni, de plus en plus de contrats en PPP sont rachetés par le gouvernement, remarquent les chercheurs de l'IRIS.Des 179 contrats en PPP en cours dans différents secteurs, une dizaine ont été rachetés ou sont en voie de l'être, soutient Minh Nguyen.L'hôpital psychiatrique West Park a notamment été racheté pour 44 millions de dollars en 2009.Au printemps 2014, la France a également racheté le PPP du Centre hospitalier Sud Francilien pour 112,2 millions, après avoir payé 67,3 millions sur sept ans au consortium.L'État français a estimé qu'il économisait de 842 à 982 millions en rachetant l'établissement.Pour les chercheurs de l'IRIS, plusieurs inconvénients liés au mode de construction en PPP ressortent à travers le temps.On note entre autres que les coûts d'entretien sont faramineux.Puisque le promoteur privé reste propriétaire de la bâtisse pour la durée du contrat, les prix de différents travaux d'entretien explosent.En Angleterre, l'État a déjà payé 500$ pour le remplacement d'une ampoule dans un hôpital et 91$ pour obtenir une nouvelle clé.Le président-directeur général de l'Institut pour le partenariat public-privé, Roger Légaré, a préféré prendre le temps de consulter l'étude de l'IRIS dans le détail avant de commenter.Le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jeff Begley, se réjouit pour sa part des conclusions de l'étude de l'IRIS, qui « fait enfin la lumière sur le sujet».« Mais reste qu'il y a encore beaucoup d'opacité autour de ces contrats.Le gouvernement doit mettre cartes sur table et dire combien ça coûte», estime-t-il. ' L mÊÆ msi mmz j® Sfe»i V- .mtàsm (((( h 'ÿ1.iMS sp* rjÿçSfei ÉHi ^g§Ü \u2022¦ a.: wsm IËIIiéé ttUm BÊmSÊm Mi Hn » SggÉJ /- Rilflllli V 'Vïi'v: :\u2019- ¦ SgKÆ IM S&tefe*à®ssïfes idsss&ww l|||l|||sÊ sjïff&TïiSiïWiSfeMill^SSSssH H VLL Aà.LP 5r3?S.=vÿ* ' ' ¦ - ; iffgp^g ; a PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Les quatre jeunes interprètes de Don Pasquale : le ténor Jonathan MacArthur, la soprano Roseline Lambert, le baryton Julien Horbatuk et le baryton-basse Simon Chalifoux.Ac/ CLAUDE GINGRAS EN CLASSIQUE Les musiciens de l'Orchestre Symphonique de Montréal sont rentrés d'Asie le week-end dernier, sur quatre vols différents, après 17 jours de tournée et neuf concerts au Japon et en Chine.Ils reprendront la saison mardi prochain, 4 novembre, avec un chef invité, le Tchèque Jurai Valcuha, et le violoniste Christian Tetzlaff dans le premier Concerto de Szymanowski.D'ici là, soit vendredi et samedi, 20 h, à la Maison symphonique, l'OSM présente un grand classique du cinéma muet, The Phantom of the Opera, de 1925, avec improvisations de William O'Meara à l'orgue.Opéra aux JMC Les Jeunesses Musicales du Canada ont réalisé une production de l'opéra bouffe Don Pasquale, de Donizetti, avec décors, costumes, mise en scène (d'Oriol Tomas), piano et surtitres bilingues, qu'elles présenteront dans 30 villes du Québec, de l'Ontario et des Maritimes cet automne et au printemps.La tournée du petit spectacle débute demain, 20h, à la Maison de la culture Frontenac (2550, Ontario Est).Entrée libre.À la salle Bourgie Cette semaine encore, trois concerts à la salle Bourgie.Demain, 19 h 30, le pianiste Maxim Bernard joue Rachmaninov, Fauré, Bartok, Medtner, Hindemith, Scriabine, Nielsen et Ravel.Jeudi, 11 h: Rameau par Geneviève Soly et ses Idées Heureuses.Vendredi, 18h30, Julie Boulianne et Josh Whelan chantent Berg, Schoenberg et Kurt Weill, avec Olivier Godin au piano.D\u2019autres concerts Trois membres des Musici jouent Mozart, Schubert, Beethoven et les Variations Goldberg de Bach en arrangement pour trio à cordes demain, 20 h, à la Chapelle historique du Bon-Pasteur.Des problèmes techniques nous empêchent de décrypter le message du BP concernant les prochains concerts.Samedi, 12h, au Conservatoire, Jean-Marie Zeitouni dirige l'orchestre des étudiants dans la Symphonie fantastique de Berlioz.Dimanche, 15h30, à l'orgue de l'Oratoire Saint-Joseph : Réjean Poirier dans Bach, Bohm, Buxtehude, Reincken et Pachelbel.Dimanche également, 16 h, Redpath Hall de McGill: concert de 50e anniversaire des Petits Violons.Brahms et Mozart, entrée libre.Nouvel orchestre Nous annoncions la semaine dernière la création d'un nouvel orchestre, l'Orchestre Lyrique de Montréal.En voici un autre: l'Orchestre Intemporel.Dirigé par Frédéric-Alexandre Michaud, il fait ses débuts demain, 20h, à la salle Oscar-Peterson (7141, Sherbrooke Ouest).Au programme : Shéhérazade de Rimsky-Korsakov et 4e Concerto pour piano de Beethoven avec Philip Chiu.Orchestre à McGill L'Orchestre symphonique de McGill, dir.Alexis Hauser, joue Roméo et Juliette de Tchaïkovsky et La Mer de Debussy et accompagne un élève dans le Concerto pour violoncelle de Barber vendredi et samedi, 19h30, Pollack Hall.OM : près de 3000 personnes Le programme Berg-Schubert donné cinq fois, en cinq jours, par l'Orchestre Métropolitain a attiré près de 3000 personnes, plus exactement 2896, soit 1800 à la Maison symphonique et 1096 dans quatre municipalités de la périphérie.FESTIVITÉS DU 375e ANNIVERSAIRE DE MONTRÉAL 15 millions pour les quartiers MARIO CLOUTIER Les trois ordres gouvernementaux se sont engagés conjointement hier à participer aux festivités du 375e anniversaire de Montréal.Même si les investissements de chacun restent à être déterminés, la Ville de Montréal a annoncé que 15 millions de dollars serviraient aux quartiers.Les arrondissements de Montréal pourront installer des œuvres d'art public, créer de nouveaux parcs ou des plages avec les 15 millions de dollars que Montréal leur réserve en vue du 375e anniversaire de la ville.« Ce ne sera pas juste une fête, a déclaré le maire Denis Coderre.C'est un nouveau chapitre.Montréal revient de loin.On est passé à autre chose et cela aura un impact direct sur la qualité de vie des gens.» La Ville lance donc 16 projets de legs en vue du 375e anniversaire, en 2017.Plusieurs projets culturels et artistiques sont du nombre, dont l'aménagement d'une patinoire à l'esplanade Clark dans le Quartier des spectacles et d'une promenade urbaine entre le fleuve et la montagne, le projet Cité Mémoire du duo Michel Lemieux-Victor Pilon, la phase deux de l'expansion de Pointe-à-Callière, l'aménagement du parc Jean-Drapeau et des réaménagements au Biodôme, à l'oratoire Saint-Joseph et à la maison Saint-Gabriel.Québec a confirmé que son aide financière au 375e de Montréal pourrait atteindre 60 millions de dollars en fonction de la participation d'Ottawa, qui n'a pas fait d'annonce particulière hier lors du coup d'envoi de l'organisation des festivités, mais le maire Denis Coderre dit ne pas être inquiet au sujet de la participation du gouvernement fédéral.« C'est une affaire du président du Conseil du trésor, dit-il.On n'a pas besoin de réinventer un programme.Venez investir, on mettra le chiffre que vous voulez, mais on met Montréal sur la carte.On peut fêter le 150e à l'intérieur du 375e.» Le maire faisait ainsi référence au fait que le gouvernement Harper semble plutôt considérer que le 375e anniversaire de Montréal fera partie des célébrations du 150e de la Confédération canadienne.« Notre gouvernement sera au rendez-vous», a toutefois promis le sénateur Jean-Guy Dagenais, en l'absence du ministre conservateur Denis Lebel, retenu à Ottawa en raison du projet de loi contre le terrorisme.La présidente du conseil d'administration de la Société des fêtes du 375e, France Chrétien Desmarais, a souligné que l'apport des trois gouvernements était un « investissement dans le futur de Montréal, ce qui ira au-delà de 2017 ».Le commissaire Gilbert Rozon a par ailleurs insisté sur la nécessité d'obtenir des retombées touristiques importantes lors du 375e anniversaire de la ville.« On fait ça pour que ça rapporte, pas juste pour se faire plaisir», a-t-il déclaré en invitant les créateurs à proposer, d'ici le 19 décembre prochain, des projets à grand déploiement pour les festivités de 2017.«C\u2019est un nouveau chapitre.Montréal revient de loin.On est passé à autre chose et cela aura un impact direct sur la qualité de vie des gens.» \u2014 Le maire Denis Coderre "]
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