Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

La presse, 2014-10-31, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Montréal vendredi 31 octobre 2014 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 130® année No 11\t34 pages, 3 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées DES BAISSES D\u2019IMPÔT DE 4,6 MILLIARDS Les allègements fiscaux annoncés par le gouvernement Harper, dont le fractionnement des revenus, visent quelque 4 millions de familles canadiennes.STÉPHANIE GRAMMOND UN BEAU DÉGUISEMENT AFFAIRES PHOTO MARK BLINCH, REUTERS LA PRESSE CINÉMA D\u2019HALLOWEEN QUATRE ^HORRIBLES .ENTREVUES! Normand Brathwaite, Patrick Senécal, Izabel Grondin et Gabriel Pelletier sont des adeptes de films d\u2019horreur qui s\u2019assument.PARTS PAGE A17 Üt&j PHOTO OLIVIERJEAN, LA PRESSE CES CLOWNS QUI TERRORISENT LA FRANCE ÉMILIE CÔTÉ À PARIS PAGE A13 PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE AFFAIRE JIANGHOMESHI DE NOUVELLES ALLÉGATIONS PAGE A6 ENQUÊTE LA CRIMINALITÉ AU QUÉBEC LA VIOLENCE PLUS PRÉSENTE EN RÉGION C\u2019est dans certains secteurs de l\u2019Outaouais, du Nord-du-Québec, des Laurentides et de Lanaudière que les risques d\u2019être victime d\u2019un crime grave sont les plus élevés, révèle un palmarès inédit de la criminalité au Québec réalisé pour le compte de La Presse.VNMLVCS Premier volet.PAGES A2 ET A3 ¦ r \"%.EXCLUSIF HOCKEY JUNIOR POURSUITE DE 50 MILLIONS CONTRE LA LHJMQ SPORTS PHOTO MARTIN ROY, ARCHIVES LE DROIT PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE HOMOSEXUALITÉ LA SORTIE INSPIRANTE DU ^ GRAND PATRON Tim Cook a fait une sortie du placard remarquée hier.PHOTO ROBERT GALBRAITH, ARCHIVES REUTERS D\u2019APPLE AFFAIRES W \u2019 4 TERMINAL POUR L\u2019OLÉODUC ÉNERGIE EST 175 PÉTROLIERS PAR ANNÉE À CACOUNA page a9 MARC CASSIVI BEYONCÉ ET LE FÉMINISME SEXY ARTS PAGE A20 MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Bientôt, il n\u2019y aura plus personne à Radio-Canada pour annoncer qu\u2019il y a des postes supprimés.CUSi Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924 98765 1 AVEZ-VOUS BESOIN DE LUNETTES POUR LIRE CETTE ANNONCE ?Le Laser Blended Vision de Zeiss est la solution à vos problèmes de vision de près et de loin ! Un traitement tout en douceur grâce au lasik sans lame Visumax (unique au Québec).Dr.Michel Podtetenev 20 ans d\u2019expérience 514 750-2001\tfocusvision.ca Es> FocusVision Clinique de chirurgie visuelle 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 31 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn PALMARÈS DE LA CRIMINALITÉ AU QUÉBEC 310-4141 URGENCE\tcell/4141 it dans certains secteurs de de-la-Gat ineau ÜÜ1É1 ï®8 mm PHOTOS OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Plus dangereux, vivre à Montréal ?Non, c\u2019est en région, comme en Outaouais ou dans les Laurentides, conclut une étude GABRIELLE DUCHAINE ET CAROLINE TOUZIN Gangrené par les gangs.Théâtre de manifestations qui dégénèrent.Montréal a mauvaise réputation.Et pourtant, la métropole n\u2019arrive pas en tête du palmarès de la criminalité des villes et des municipalités du Québec réalisé pour le compte de La Presse.En fait, c'est en région que la situation est la plus inquiétante, révèle notre classement inédit.La Presse a fait appel à Rémi Boivin, professeur adjoint de l'École de criminologie de l'Université de Montréal, afin de déterminer où, au Québec, la population court le plus de risques d'être victime d'un crime grave.Il a analysé pour nous les statistiques de criminalité de 29 des 30 corps de police municipaux de la province ainsi que des 86 postes de la Sûreté du Québec (SQ).Ses résultats, basés sur une combinaison du taux de criminalité et de la gravité moyenne des crimes commis, défient les préjugés.«J'ai voulu vérifier le mythe disant que les grandes villes étaient plus dangereuses que les régions.Avec la mesure de gravité que j'ai développée, on découvre avec surprise que des secteurs ruraux trônent au sommet du palmarès», explique le chercheur (voir méthodologie en A3).Ainsi, au Québec, c'est dans certains secteurs de l'Outaouais, du Nord-du-Québec, des Laurentides et de Lanaudière que les risques d'être victime d'un crime grave sont les plus élevés.Rappelons toutefois que le taux de crimes déclaré par la police est en chute constante au Canada depuis 1991 et que le Québec présente un taux de criminalité plus bas que la moyenne nationale.Montréal cinquième Alors qu'on associe généralement la criminalité aux zones urbaines, Montréal est la seule grande ville à faire partie de notre top 10.La métro- pole arrive cinquième sur 115, derrière les municipalités régionales de comté (MRC) de la Vallée-de-la-Gatineau, de Matagami, d'Antoine-Labelle et d'Argenteuil.La deuxième ville de plus de 50 000 habitants au classement est Longueuil, avec une 17e place, suivi de Saint-Jérôme, quatre rangs plus bas.Autre fait marquant : trois des dix pires villes et MRC au classement se situent dans la région des Laurentides.« Contrairement à la croyance populaire, la grosseur d'une ville ou d'un territoire n'est pas en soi un facteur qui joue sur le taux de criminalité ou sur le taux de violence.On observe généralement des problèmes plus importants de violence dans de petites villes que dans les métropoles canadiennes », explique le criminologue Marc Ouimet, lui aussi de l'Université de Montréal.À preuve, c'est un secteur rural qui trône en tête de notre classement.La MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, qui s'étend du nord de Gatineau jusqu'au parc de La Vérendrye, regroupe 17 municipalités et 2 réserves autochtones.Sa population ne dépasse pas les 20 000 habitants.La pire au Québec?Maniwaki, principale ville de la MRC, a été le théâtre de deux meurtres en moins d'un an.Un fils a tué son père.Puis, quelques mois plus tard, en janvier 2013, un homme a assassiné sa conjointe.«Tu as autant de chances de te faire tuer à Saint-Eustache ou Rawdon qu'à Montréal, illustre M.Ouimet.Il ne faut pas oublier qu'essentiellement, les victimes de crimes violents connaissent leur agresseur.C'est un proche dans la famille, au travail, etc.» « Un meurtre, c'est souvent un crime ciblé.Ça va augmenter la gravité des crimes dans un secteur, mais ce n'est pas un événement qui amène un risque pour toute la population», ajoute le sergent Benoît Richard, de la Sûreté du Québec.Ces meurtres ne sont toutefois pas les seuls responsables de la mauvaise performance de la Vallée-de-la-Gatineau.En deux ans, le nombre d'agressions sexuelles a plus que doublé, passant de 22 l'an dernier à 46 cette année.« C'est une augmentation substantielle », concède le sergent Richard.Le nombre de voies de fait a aussi augmenté.C'est sans compter un nombre élevé d'entrées par effraction (234).Alors que dans la province, les cambriolages constituent environ 11% des infractions, ils comptent pour 23 % dans la Vallée-de-la-Gatineau.L'ajout d'une dizaine de policiers l'an dernier pour couvrir la réserve du Lac-Rapide pourrait expliquer la hausse du nombre de crimes recensés.«On y assure maintenant une présence quotidienne.Ça peut générer des statistiques», avance le sergent Marc Tessier, de la SQ.Plusieurs membres de cette communauté algonquine vivent dans des conditions d'extrême pauvreté.La consommation d'alcool et de drogues y est un fléau.L'alcool fait aussi des ravages ailleurs dans cette MRC.Au Lac-Cayamant, un village situé à 50 km au sud-ouest de Maniwaki, l'histoire d'une grand-maman heurtée à mort en plein jour par un chauffard possiblement soûl a ébranlé cette communauté tissée serré.Le procès de l'accusé, qui vit à un jet de pierre de la famille de la victime, pour conduite avec facultés affaiblies causant la mort et délit de fuite s'est tenu récemment (voir autre texte).« On fait beaucoup de prévention, en plus des barrages routiers tout au long de l'année.Et pas juste sur la 117 et la «J\u2019ai voulu vérifier le mythe disant que les grandes villes étaient plus dangereuses que les régions.[.] On découvre avec surprise que des secteurs ruraux trônent au sommet du palmarès.» \u2014Rémi Boivin, professeur adjoint de l\u2019École de criminologie de l\u2019Université de Montréal Depuis 1775 WB&BÈ CHATEAU D\u2019IVOIRE wmm -JOAILLIERS - MONTRÉAL \u2022 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 514 845 4651 SANS-FRAIS I 888 883 8283 Femme tuée par un chauffard à Lac-Cayamant Douloureuse proximité CAROLINE TOUZIN Éric Legault s'est assuré que l'homme accusé d'avoir tué sa mère n'oublie jamais la douleur causée à sa famille.Le quadragénaire a installé une grande pancarte portant une photo de sa mère à l'entrée du village de Lac-Cayamant, à 50 km au sud-ouest de Maniwaki.Il l'a plantée bien en évidence en bordure du fossé où le corps a été retrouvé.Le drame est survenu dans la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, la région du Québec où les gens risquent le plus d'être victimes d'un crime grave, selon notre classement inédit de la criminalité.Ici, la Sûreté du Québec multiplie les contrôles routiers pour limiter les ravages de l'alcool au volant.La police a épinglé 279 conducteurs qui ont échoué à l'alcootest au cours des trois dernières années.Sur la photo, on voit Gisèle Cousineau, une grand-maman radieuse.Le mot «décédée» y est inscrit en grosses lettres.«L'accusé: Henri Jetté.La cause: l'alcool au volant», peut-on aussi y lire.Le 9 septembre 2010, en fin d'après-midi, la sexagénaire fait sa promenade quotidienne lorsqu'elle est happée par une voiture.Le conducteur abandonne son véhicule sur place.La police arrête Henri Jetté chez lui environ une heure plus tard.Lorsqu'il ouvre la porte, l'homme a les yeux injectés de sang.Sa démarche est lente.Il a une voix pâteuse.Il dégage une « forte odeur d'alcool», selon un policier qui a témoigné au procès.En route vers le poste, le quinquagénaire n'a pas un mot pour la victime.Il se plaint qu'il a « scrappé son char» et qu'il n'a ni argent ni assurance pour le remplacer.« Tu as frappé quelqu'un», lui souligne un policier.«Ah non, ah non, ce n'est pas sérieux.[.] J'ai juste bu deux bières aujourd'hui», répond-il, toujours selon la poursuite.Au poste, Jetté échoue à l'alcootest.Il plaide non coupable à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort et de délit de fuite.Le juge le remet en liberté sous condition.Douleur vive La victime et l'accusé vivaient à Lac-Cayamant.Jetté y réside toujours.Leurs familles se connaissent depuis longtemps et se croisent souvent dans cette communauté de 900 âmes.Aujourd'hui, la douleur des proches de Gisèle Cousineau est toujours aussi vive.« Ma vie est sur pause.Je n'ai plus le goût de faire les choses comme avant», laisse tomber son fils, rencontré chez lui, tout près de l'endroit où le drame s'est joué.Il a même songé à déménager avec sa famille loin de Lac-Cayamant, tellement sa souffrance est grande.Envahi par un sentiment d'impuissance, M.Legault a décidé d'agir.Sa pancarte ne passe pas inaperçue.«Je voulais qu'il la voie tous les matins quand il part travailler.Lui, il continue sa vie comme si de rien n'était », raconte le quadragénaire, qui grille une cigarette après l'autre durant l'entrevue.Sa mère était une femme active qui aurait vécu jusqu'à 100 ans, dit-il avec des sanglots dans la voix.Elle travaillait comme massothé-rapeute, en plus de garder les deux filles de M.Legault tous les matins avant l'école.« Ce matin-là, Gisèle avait fait des nattes aux fillettes.Après sa mort, les petites ne voulaient plus les défaire.Leur grand-mère leur manque.Elle nous manque tous tellement», ajoute la conjointe de M.Legault, Josée Cousineau.Le procès avance à pas de tortue.M.Legault et sa conjointe assistent à toutes les audiences.Lors d'un énième report, le fils de la victime a coupé la parole au juge. LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 31 OCTOBRE 2014 A3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn PALMARÈS DE LA CRIMINALITÉ AU QUÉBEC -A-: \u2022V.V .ïr-îSE 'J- .-T- aÜt-T ¦^ï,* , Lepatrouill eur Frédérick Fortier et le sergent Marc Tessier inspectent du matériel utilisé dans des serres hydroponiques abandonné sur un terrain dans le , nord de l\u2019Outaouais.La culture du cannabis est C^^^particulièrement répandue en région et contribue à hausser le niveau de criminalité.r.'aV* A:'\u2019\u2022 V mm UMÆ 105, mais aussi sur les routes secondaires pour coincer les gens soûls qui évitent les routes principales», fait valoir le sergent Tessier.Signe que ces opérations portent leurs fruits?Les dossiers de conduite avec les facultés affaiblies, assez stables dans la MRC - 86 en 2010, 72 en 2011 et 75 en 2012 -, ont connu une forte baisse l'an dernier (46 cas).La saison de la chasse entraîne aussi son lot de crimes dans la réserve faunique de La Vérendrye.Plus tôt cet automne, un chasseur a été accusé de tentative de meurtre, de menaces de mort et de voies de fait après avoir ouvert le feu sur deux autres adeptes de ce sport.Un conflit concernant un territoire de chasse pourrait être à l'origine de l'incident.«Ici, le territoire de chasse, c'est sacré.Ça se transmet de père en fils, souligne le sergent Tessier.Prends une simple chicane entre chums ou à l'intérieur d'une famille, tu y ajoutes des armes à feu et de la boisson, les ingrédients sont réunis pour que ça tourne au vinaigre.» Le mystère des Laurentides Comme nous l'avons évoqué plus haut, trois des dix pires villes et MRC au classement se situent dans la région des Laurentides, soit Antoine-Labelle (Mont-Laurier), Argenteuil (Lachute) et Laurentides (Sainte-Agathe-des-Monts).Pourquoi cette surreprésentation?« Il y a des secteurs qui sont quand même assez pauvres.On ne se le cachera pas», note le sergent Benoît Richard.Pour comprendre, dit-il, « il faut faire un portrait de l'ensemble de ces municipalités.Par exemple, il y a eu une fermeture d'usine dans les dernières années à Lachute.Oui, ç'a un impact.Un impact sur les salaires, un impact sur le stress.Nous, on répond à ces besoins-là.Il faut en tenir compte.Ce sont des choses qui amènent les gens à être un peu plus insécures, et on peut se retrouver dans des situations où il y a plus de crimes qui surviennent».Selon un portrait régional dressé en 2011 par le ministère de la Sécurité publique, la région a connu une hausse du nombre de crimes contre la personne de 32 % en 10 ans, ce qui est contraire à la tendance québécoise.Les Laurentides sont au troisième rang en ce qui concerne le taux de tentatives de meurtre et en quatrième position pour le taux de voies de fait.Sur le terrain, les policiers montrent aussi du doigt la culture de cannabis, particulièrement répandue dans la région.«C'est vraiment typique au secteur.Il nous arrive très souvent d'en démanteler, raconte un agent spécialisé dans ce type d'enquêtes.Par contre, c'est très difficile de déposer des accusations.Il faut vraiment prendre le gars la main dans le sac en train de s'occuper des plants pour prouver qu'il est coupable.» Le chiffre noir de la criminalité Tout de même, diront certains, il est étrange de voir autant de régions rurales dépasser les grandes villes au classement.L'une des hypothèses avancées par le chercheur Rémi Boivin est que les résidants des milieux ruraux font appel à la police dans les cas plus graves et essaient de gérer les moins graves dans la communauté - la police étant le dernier recours.Il est aussi possible que la police fasse plus d'interventions informelles, entre autres parce qu'elle est plus près des membres de sa communauté et les connaît davantage.« On appelle ça le chiffre noir de la criminalité, explique le sergent Richard.C'est évident que tous les crimes ne sont pas rapportés.Sans pouvoir quantifier le phénomène, on s'en rend compte grâce à notre présence régulière sur le terrain et en travaillant avec nos partenaires locaux.» Sans compter, ajoute le policier de la SQ, «qu'il y a encore beaucoup de mauvaise conception où les gens se disent: je ne veux pas déranger les policiers juste pour ça.On travaille fort pour que gens dénoncent quand il y a un crime».Selon le sergent Richard, le tourisme a aussi une part de responsabilité dans la mauvaise performance au classement de certaines MRC des Laurentides, de Lanaudière et de l'Outaouais.« C'est des régions touristiques.Les gens ont des chalets.Dans certains secteurs, la population double l'été.Plus t'as de monde, plus t'as de crimes.C'est sûr que ç'a une incidence sur le taux de criminalité.Au-delà de ça, l'été, il y a des fêtes, des partys au camping.Il peut y avoir consommation d'alcool.Dans ces moments-là, les comportements changent.Et là on parle souvent de crimes contre la personne, donc des crimes qui ont une gravité assez forte.» À lire demain : Notre palmarès exclusif de la criminalité à Montréal.Quels sont les quartiers chauds?Où surviennent les vols de voiture, les agressions sexuelles, les cambriolages et les tentatives de meurtre?¦S® ANT, i Jtct, ¦r-L\\ PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE «Tu sais-tu ce qu'on vit?», lui a-t-il lancé, excédé par les délais.Le juge Valmont Beaulieu l'a rappelé à l'ordre, mais il a été sensible à son cri de détresse.Le magistrat a réaménagé son horaire pour mettre la cause en priorité.Quatre ans plus tard, la Couronne vient à peine de terminer sa preuve.L'accusé n'a pas encore présenté sa défense.Chaque fois, l'atmosphère est tendue dans la minuscule salle de cour du palais de justice de Maniwaki.Les quelques places assises sont occupées par les deux familles.Elles ne s'adressent pas la parole.Elles ne se jettent même pas un regard.La conjointe d'Éric Legault travaille au dépanneur du village.Or, des membres de la famille de l'accusé refusent de se faire servir par elle.« On a parfois l'impression que c'est nous les coupables», déplore le fils de la victime.Au moment du drame, les filles du couple avaient 6 et 8 ans.Elles en ont aujourd'hui 10 et 12.Contrairement à leurs amis, elles n'ont pas le droit d'emprunter à pied le chemin du Lac-Cayamant pour se rendre au centre du village.«Je les fais passer par le bois.J'ai moins peur des ours que des gars soûls», dit leur mère.Éric Legault a construit sa pancarte pour qu'elle résiste aux intempéries.Il coupe régulièrement les branches des arbres environnants pour qu'elle demeure visible.« J'aime mieux ne pas penser à ce qui pourrait arriver s'il était acquitté », laisse tomber le fils en deuil.Si sa famille obtient justice, peut-être songera-t-il à retirer sa pancarte.Pas avant.La démarche expliquée GABRIELLE DUCHAINE ET CAROLINE TOUZIN Quelles sont les municipalités et les villes du Québec où les gens risquent le plus d\u2019être victimes d\u2019un crime grave?La Presse a voulu le savoir.Mais comment faire pour comparer la criminalité entre des villes ou des quartiers qui sont complètement différents les uns des autres?Jusqu\u2019à présent, la plupart des médias et des analystes de la criminalité utilisaient le taux de criminalité, soit le nombre de crimes commis par tranche de 1000 habitants.Mais cet indice n\u2019est pas suffisant à lui seul pour dresser un portrait complet des phénomènes criminels.D\u2019abord, il ne tient pas compte de la population flottante d\u2019une région, soit les gens qui n\u2019y vivent pas, mais qui y séjournent pour le travail, les loisirs ou toutes sortes d\u2019autres motifs, et qui peuvent y commettre un crime ou en être victime - donc entrer dans les statistiques.Ensuite, le taux de criminalité ne prend pas en considération la gravité des crimes perpétrés.Par exemple, une petite ville aux prises avec un très grand nombre de vols à l\u2019étalage pourrait paraître plus dangereuse qu\u2019une grande ville où des événements graves comme des tentatives de meurtre ou des agressions armées se multiplient.Pour pallier ces lacunes et parvenir à un palmarès plus fidèle à la réalité, La Presse a fait appel aux services du chercheur en criminologie et professeur à l\u2019Université de Montréal Rémi Boivin.«L\u2019analyse de la criminalité, dit-il, doit traiter d\u2019au moins deux dimensions: le volume et la gravité des infractions.Il est démontré qu\u2019un taux de criminalité élevé ne signifie pas nécessairement un niveau de gravité élevé, et vice versa.Lanalyse des données policières sous l\u2019angle de la gravité offre une vision plus complète du phénomène de la criminalité.» Le chercheur a élaboré une méthode qui permet de mieux comparer le risque pour une personne d\u2019être victime d\u2019un crime grave d\u2019une ville à une autre.Il a analysé pour nous les statistiques de criminalité de 29 des 30 corps de police municipaux de la province et des 86 postes de la Sûreté du Québec pour 2013, ainsi que les données par poste de quartier du Service de police de la Ville de Montréal entre 2011 et 2013.Quant aux corps policiers autochtones, ils ne participent pas tous au programme canadien de déclaration uniforme de la criminalité.Ils sont donc exclus de notre palmarès.Comment ça marche?Rémi Boivin mesure en premier lieu la gravité moyenne des crimes survenus dans un secteur donné en attribuant des points à toutes les infractions enregistrées par le corps de police pendant une année, en fonction de leur gravité.Pour ce faire, il utilise un pointage mis sur pied par Statistique Canada.Par exemple, un meurtre vaut 7000 points, un vol qualifié compte pour 580 points et des menaces valent 46 points.Cependant, plutôt que de calculer la gravité moyenne des crimes par rapport à la population résidente d\u2019un secteur, comme le fait Statistique Canada, Rémi Boivin la calcule en fonction du nombre de crimes enregistrés par la police.Par exemple, si 100 crimes ont été commis dans une ville, quelle est leur gravité moyenne?Pour le savoir, on attribue des points à chaque meurtre, vol, agression sexuelle ou autre crime.On additionne ensuite le total des points, qui est alors divisé par le nombre de crimes commis (100 dans notre exemple).Cest comme ça qu\u2019on peut déterminer que la MRC du Fjord-du-Saguenay affiche la gravité moyenne la plus élevée (97,32 points), tandis que la Régie de police de Memphrémagog présente la plus basse (54,12 points).La méthode de M.Boivin, qui a fait l\u2019objet de deux publications dans des revues scientifiques révisées par les pairs, permet d\u2019éliminer le problème de la population flottante.En effet, les crimes, qu\u2019ils soient perpétrés par un résidant du secteur ou par quelqu\u2019un qui ne fait que passer, sont équitablement compilés par les forces de l\u2019ordre.Après avoir établi un classement des villes ou quartiers basé sur cette mesure de gravité (gravité moyenne des crimes commis sur le total des infractions recensées par la police), le chercheur bâtit un deuxième classement, basé sur le taux de criminalité (nombre de crimes par 100 000 habitants).M.Boivin fusionne ensuite les deux classements en additionnant les rangs obtenus par chaque territoire, ce qui nous donne un palmarès qui tient compte autant de la gravité des crimes que de leur fréquence.C\u2019est ainsi que la Vallée-de-la-Gatineau (21e pour la gravité, 3e pour le taux de criminalité), arrive devant Montréal (7e pour la gravité, 20e pour le taux de criminalité).En cas d\u2019égalité, la ville qui affiche le plus haut taux de criminalité arrive en tête.Cette méthode permet de comparer entre elles des régions rurales et urbaines, aisées et défavorisées.Notre dossier complet sur La Presse+ Notre carte interactive et le palmarès aux www.lapresse.ca/crime et www.lapresse.ca/palmares LA PRESSE f PALMARÈS DE LA CRIMINALITÉ DU QUÉBEC \t\t\t 1\tMRC de La Val.-de-la-Gatineau\t69,5 (3e)\t\t82,1 (21e) 2\tMatagami\t60,9 (5e)\t83,3 (19e) 3\tMRC d\u2019Antoine-Labelle\t50,6 (13e)\t85,9 (14e) 4\tMRC d\u2019Argenteuil\t46,1 (19e)\t87,7 (8e) 5\tVille de Montréal\t45,6 (20e)\t87,8 (7e) 6\tMRC de Matawinie\t44,4 (22e)\t87,3 (9e) 7\tMRC des Laurentides\t50,6 (12e)\t79,6 (27e) 8\tMRC de Pontiac\t38,8 (37e)\t94,6 (2e) 9\tAgglomération de La Tuque\ti\t55,9 (7e)\t77,9 (36e) 10\tMRC de Mékinac\t37,0 (44e)\t90,4 (4e) \t\t\t \t\t\t Amusez-'\tvous!\tSPORTS 8\tLoteries\tA11 Astrologi\tie du jour\tSPORTS 6\tMonde\tA12-13 Débats\tA14-15\tPetites annonces\tSPORTS 5 Décès\tSPORTS 6 et 7\tSudoku\tAFFAIRES 4 Horaire télévision\tSPORTS 7\t\t\t Météo Ciel variable, vents légers, maximum 8, mir\t\tîimum 3.SPORTS 5\t CET AUTOMNE JOIGNEZ L\u2019UTILITAIRE A L\u2019ABORDABLE DODGE GRAND CARAVAN SE 2015 A PARTIR DE FINANCEMENT A L\u2019ACHAT À PARTIR DE: TAUX DE FINANCEMENT A L'ACHAT A PARTIR DE : AUX DEUX SEMAINES POUR 96 MOIS JUSQU'A 96 MOIS ETAUCUNACOMPTE LE PRIX COMPREND 8 100$* DE REMISE AU COMPTANT, LES FRAIS DE TRANSPORT ET LES FRAIS SUR LE CLIMATISEUR.FRAIS DE TRANSPORT ET FRAIS SUR LE CLIMATISEUR INCLUS LA MINI-FOURGONNETTE LA PLUS VENDUE AU PAYS DEPUIS PLUS DE 30 ANS GAGNANT ¦ MEILLEUR ACHAT 2014» DE CONSUMERS DIGEST MEILLEUR ACHAT MINI-FOURGONNETTE «MEILLEUR CHOIX SÉCURITÉ» SELON LIIHS ON LIQUIDE LES 2014 EN STOCK RABAIS TOTAUX ALLANT JUSQU\u2019À 10100 REDUCTION + DE TAUX DE EXCLUSIF A NOS CLIENTS ACTUELS AU FINANCEMENT.MODÈLES DODGE GRAND CARAVAN SE 2014/2015 EXCLUS SUR LES MODELES SELECTIONNES DODGE GRAND CARAVAN 2014 ÉQUIPÉS DE L'ENSEMBLE MAX gnem-.- '¦¦¦ t f-vcw\u2019, Prix du modèle Dodge Grand Caravan Crew 2015 montré : 31 550 $** liKpfe; AUTO 2014 TOP 1 SAFETY PICK BONIAU COMPTANT À LA LOYAUTE DODGE GRAND CARAVAN SXT2014 ENSEMBLE MAX AVEC Ensemble climatisation 3 zones Freins à disque et antiblocage aux 4 roues Roues de 17 po en aluminium Radio satellite SiriusXM (avec abonnement d'un an) Caméra de recul ParkViewMD Connectivité mains libres avec système UconnectMC à commande vocale et technologie BluetoothMI + Système Media Centre 430 avec écran tactile de 6,5 po + Console DVD au pavillon à la 2e rangée + Configuration 7 passagers avec sièges Super Stow ' n GoM dodge.ca/offres PASSEZ CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CHRYSLER | JEEPMD | DODGE | RAM DU QUÉBEC hry: ftcsirlusxnf)))\tLe consommateur avisé lit les petits caractères : J, *, ±, **, °, Q.Les offres de cette annonce s'appliquent à la livraison au détail des modèles neufs sélectionnés achetés entre le 1er et le 31 octobre 2014 auprès des concessionnaires participants et peuvent être modifiées ou prolongées sans préavis.Les frais de transport (1\t695 $) et les frais sur le climatiseur (le cas échéant) sont compris dans le prix d'achat.Aucuns frais supplémentaires ne seront ajoutés aux prix tout inclus des véhicules annoncés.L'immatriculation, l'assurance, les droits sur les pneus neufs (15 $) et les taxes LeS RecRueS\tapplicables sont en sus et seront\texigés à l'achat.Un acompte peut être demandé.Le concessionnaire peut devoir échangerun véhicule (lorsqu'applicable), mais ne peut effectuer de commandes dans le cas des modèles 2014.Le concessionnaire peutvendre ou financerà prix moindre.Voyezvotre concessionnaire participant pour\tles détails et conditions.J Le prix d'achat annoncé s'applique au modèle Dodge Grand Caravan SE 2015 (RTKH53 + 29E): 19 995 $.Le prix d'achat comprend lesfrais detransport de 1 695 $, lesfrais sur le climatiseur de 100 $ et, le cas échéant, une remise au nmmiiamnaiariniMi comptant et/ou un boni au comptant.* Les remises au comptant sont offertessur certains modèles neufs 2015 sélectionnés et sont déduites du prix négocié avant l'application des taxes.Une remise au comptant de8100$ est applicable sur le modèle Dodge Grand Caravan SE2015 (RTKH53 + 29E).Voyez votre concessionnaire participant pour tous les détails.± Le taux de financement à l'achat à partir de 3,99 % jusqu'à 96 mois est offert aux clients admissibles sous réserve de l'approbation de crédit par la RBC Banque Royale, la Banque Scotia ou Financement auto TD et est applicable sur certains modèles 2015 sélectionnés.Exemple : Dodge Grand Caravan SE 2015 (RTKH53 + 29E) avec un prix d'achat de 19 995 $, financé à un taux de 3,99 % pour 96 mois, sans aucun acompte (0 $), équivaut à 208 paiements aux deux semaines de 112,35 $, des frais de crédit de 3 373,80 $ et une obligation totale de 23 368,80 $.** Prixdu modèle Dodge Grand Caravan Crew 2015 (RTKP53 + 29K) montré, incluant une remise au comptant de 7 000 $ : 31 550 $.Le modèle montré peut différer légèrement du modèle qui est commercialisé au Canada.Le prix de 31 550 $ n'inclut pas le boni au comptant à la loyauté de 1 000 $.° Les rabaistotaux allant jusqu'à 10 500 $ s'appliquent au modèle Dodge Grand Caravan SXT 2014 équipé de l'Ensemble MAX (RTKH53 + 29G + AAA + AT4 + AAY + AAJ) acheté auprès des concessionnaires participants entre le 1er et le 31 octobre 2014 et consistent en une combinaison de 7 000 $ en remises au comptant (déduites du prix négocié avant les taxes), 2 500 $ en boni au comptant (déduit du prix négocié après les taxes) et 1 000 $ en boni au comptant à la loyauté.Certaines conditions s'appliquent.Dans la limite des stocks.Le concessionnaire peut devoir échanger un véhicule (lorsqu'applicable), mais ne peut effectuer de commandes.Le concessionnaire peutvendre ou financer à prix moindre.Voyezvotre concessionnaire participant auxéditions MAX pour lesdétails et conditions.Q Le boni au comptant à la loyauté et la réduction supplémentaire du taux de financement de 1 % sont offerts auxclients admissibles à l'achat/au financement au détail des modèles Chrysler, Jeep, Dodge (à l'exclusion des modèles Dodge Grand Caravan SE 2014/2015), Ram ou FIAT 2014/2015 sélectionnés chez les concessionnaires participants entre le 1er et le 31 octobre 2014 inclusivement.Le boni au comptant à la loyauté sera déduit du prix négocié après l'application des taxes.La réduction supplémentaire du taux de financement de 1 % s'applique, sous réserve d'une approbation de crédit, à la plupart des transactions de financement à taux subventionnés admissibles par la RBC Banque Royale, la Banque Scotia et Financement auto TD.La réduction de taux de 1 % ne peut réduire le taux de financement à moins de 0,0 %.Les clients admissibles incluenttous les propriétaires d'origine et actuels de modèles Chrysler, Jeep, Dodge, Ram ou FIAT sélectionnésayant un contrat de financement à tauxstandard/subventionné éligiblevenant à échéance entre le 1er janvier 2014etle31 décembre 2017.Aucun échange requis.Voyezvotre concessionnaire participant pour les détails, conditions et exclusions.MC Le logo SiriusXM est une marque de commerce enregistrée de SiriusXM Satellite Radio Inc.MD Jeep est une marque déposée de Chrysler Group LLC et utilisée sous licence.Coop publicitaire des concessionnaires Chrysler \u2022 JeepMD * Dodge \u2022 RAM LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 31 OCTOBRE 2014 A 5 .ACTUALITÉS Le silence de la ministre Vallée wm\t,\t \t MA\t On croyait la question réglée depuis la commission Bastarache, mais voilà que survient cette histoire bizarre de nomination de juge à Québec.La commission Bastarache, je le rappelle, avait été créée par le gouvernement Charest en réaction à une allégation de l'ex-ministre de la Justice libéral Marc Bellemare, qui prétendait avoir subi des pressions au sujet de nominations à la magistrature.C'était aussi (surtout) une tentative de diversion pour ne pas déclencher une commission d'enquête, que tout le monde réclamait, sur la corruption dans l'industrie de la construction et ses liens avec le financement politique.Quoi qu'il en soit de sa pertinence, cette commission a tout de même énoncé des recommandations utiles.Le gouvernement libéral a été forcé d'adopter en 2012 un nouveau règlement sur la procédure de sélection des juges, plus transparent et surtout dépolitisé.Depuis son entrée en vigueur, le Parti québécois a pris le pouvoir et a effectué un grand nombre de nominations, toutes bien reçues.Mais voilà que survient la première controverse, tout juste au moment où la nouvelle ministre de la Justice libérale arrive en poste.Pour la première fois, un concours de sélection a été annulé et un nouveau concours a été lancé pour un poste de juge à la chambre criminelle de la Cour du Québec, dans le district de Québec.Avant d'en arriver là, voyons quelle est cette nouvelle procédure.Désormais, un comité de cinq personnes se réunit pour sélectionner les candidats chaque fois qu'un poste s'ouvre : un juge nommé par le juge en chef de la Cour du Québec, deux personnes nommées par le barreau, dont un avocat, et deux non-juristes nommées par l'Office des professions.Ce comité, à la majorité, dresse une liste des trois meilleurs candidats, avec « une appréciation personnalisée» de chacun.La liste est soumise au ministre, qui fait son choix.Si le comité est d'avis qu'il n'y a pas trois candidats aptes à devenir juges, il doit expliquer pourquoi par écrit.Le ministre doit choisir à même les trois candidats sélectionnés.Il a toujours le loisir de refuser la liste, si c'est « dans le meilleur intérêt de la justice».Il doit alors demander au comité de suggérer d'autres noms.Si le comité refuse, ou si le ministre n'est pas satisfait, il peut annuler le premier concours et en déclencher un deuxième.Tous les candidats ayant postulé au premier concours sont alors exclus du second, y compris les candidats sélectionnés, a dit hier une porte-parole de la ministre.Revenons donc au poste de juge de Québec.Selon le Journal de Québec, le premier concours n'aurait donné lieu qu'à neuf candidatures.Parmi ces candidatures, un des procureurs de la poursuite les plus en vue au Québec, Steve Magnan.Plusieurs sources confirment que Me Magnan a été sélectionné comme candidat.Il semble qu'il ait été le seul retenu par le comité.La ministre Stéphanie Vallée n'a pas apprécié - on ignore pourquoi.Elle a rappelé le président du comité pour demander d'autres noms, comme le permet le règlement.Le président a refusé, comme il en a le droit.Et ensuite, tout ce qu'on sait, c'est qu'un nouveau concours a été lancé.Quand on interroge la ministre Vallée, elle se contente de dire que tout est confidentiel et cite le motif du « meilleur intérêt de la justice».On veut bien, mais il est possible de donner un motif sans nommer qui que ce soit.Au Royaume-Uni, où la procédure a été très encadrée - au point que le ministre se fait imposer un candidat par le comité -, le ministre est obligé de justifier par écrit son refus, le cas échéant.On en est donc réduit à faire des hypothèses.Parmi les raisons « possibles » et purement « théoriques », l'attachée de presse de la ministre cite la violation de la confidentialité, le fait que le candidat échoue au contrôle de sécurité, son refus, l'absence de candidat suffisamment compétent, etc.Il est très douteux que Me Magnan ait échoué à l'habilitation sécuritaire ou ne soit pas compétent: il a été promu entre-temps directeur adjoint aux poursuites criminelles et pénales.Un poste névralgique dans l'administration de la justice criminelle.Y a-t-il eu violation de la confidentialité?C'est manifestement le cas maintenant, mais un candidat doit-il être puni parce qu'un membre du comité - par exemple - a parlé?On ne connaît par ailleurs aucune affiliation politique au candidat Magnan, qui a fait presque toute sa carrière à la Couronne.Comme la ministre refuse de s'expliquer, même très vaguement, c'est le processus qui est entaché.Le processus est suffisamment lourd, on mobilise cinq personnes compétentes hors des sentiers politiques; la ministre ne devrait pas pouvoir en rejeter les conclusions sans avoir à s'expliquer.Elle a peut-être de bonnes raisons, mais tant qu'on ne les connaît pas, tout ceci a des relents d'arbitraire.Si elle ne donne pas ces explications, le règlement devrait l'y obliger.a Pour joindre notre chroniqueur: yves.boisvert@lapresse.ca Pour la première fois, un concours de sélection a été annulé et un nouveau concours a été lancé pour un poste de juge à la chambre criminelle de la Cour du Québec, dans le district de Québec.Dons illégaux 52 0 00 $ d\u2019amendes pour des débardeurs Deux syndicats de débardeurs viennent de recevoir des amendes très lourdes pour avoir versé de petites contributions politiques à Vision Montréal, l\u2019ancien parti de Louise Harel.Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) a épinglé le syndicat des débardeurs de Montréal et celui de Sorel pour avoir versé 900$ à la formation politique montréalaise de 2010 à 2012.Il s\u2019agirait de paiements effectués en échange de billets de cocktails de financement.Le chien de garde du processus électoral a imposé des amendes de 52 000$ en tout aux deux organisations.Les débardeurs de Montréal (SCFP 375) auraient violé la Loi électorale à trois reprises, alors que leurs confrères de Sorel l\u2019auraient fait quatre fois, selon le DGEQ.\u2014 Philippe Teisceira-Lessard Effondrement d\u2019un paralume du tunnel Viger Deux ingénieurs blâmés par leur ordre professionnel L\u2019Ordre des ingénieurs du Québec a déposé hier des plaintes disciplinaires contre deux ingénieurs de SNC-Lavalin impliqués dans la préparation des travaux de réfection du tunnel Viger, où un paralume s\u2019est effondré en juillet 2011.Les ingénieurs Caroline Moisan et Olivier Joly ont participé à la préparation des plans et devis des travaux de réfection des murs situés sous les paralumes du tunnel Viger.L\u2019Ordre des ingénieurs leur reproche d\u2019avoir dérogé à leur Code des professions et de déontologie, notamment en ce qui a trait aux conséquences de l\u2019exécution des travaux qu\u2019ils ont contribué à planifier.Ils auraient aussi donné des conseils «contradictoires ou incomplets» et présenté ou utilisé des plans, devis et autres documents qu\u2019ils savaient «ambigus» ou «pas suffisamment explicites», lit-on dans le résumé des plaintes.Les deux ingénieurs s'exposent à des sanctions pouvant aller jusqu\u2019à la radiation permanente ou la révocation du permis d'exercice.Rappelons qu\u2019une poutre située à l\u2019entrée du tunnel Viger s\u2019est effondrée le 31 juillet 2011, entraînant avec elle le paralume qu elle soutenait.Personne n\u2019avait été blessé, mais le tunnel avait été fermé pendant plusieurs jours.Dans la foulée de l\u2019événement, le ministère des Transports du Québec (MTQ) a mis en demeure le consortium responsable des travaux, formé des firmes de génie-conseil CIMA+, Dessau et SNC-Lavalin, ainsi que l\u2019entreprise qui réalisait les travaux, Laco Construction.En outre, le MTQ a également décidé de retirer tous les paralumes du réseau routier montréalais.\u2014 Marie-Michèle Sioui .SOYEZ VISIBLES [ACCÈS AUi I h l.: #15I La Ronde PHOTO GRAHAM HUGHES, ARCHIVES LAPRESSE CANADIENNE Le 31 juillet 2011, une poutre située à l\u2019entrée du tunnel Viger s\u2019est effondrée, entraînant avec elle le paralume qu\u2019elle soutenait.Personne n\u2019avait été blessé, mais le tunnel avait été fermé pendant plusieurs jours.CQfflMlVTljüü- SIVII RI OFF - N?21 ' ; iï/ÆÈwiïjd VODKA ¦!)\tmît U! La modération i bien meilleur goût.JUSQU'AU 2 NOVEMBRE 2014 ¦¦¦' RABAISAUSSI \u2019 APPLICABLE AUXPRODUITS DÉJÀRÉDUITS .DE RABAIS À L'ACHAT DE 2 BOUTEILLES! fa DE SPIRITUEUX AU CHOIX Süc-OR.| G I NAL L'ORICI N ALE SJ espace cocktail UN PETIT PLUS À LA SOIRÉE SAQ Exclus de cette offre: titulaires de permis, SAQ Dépôt, agences de la SAQ et comptoirs Vin en vrac.L'offre Obtenez 15% de rabais à l\u2019achat d\u2019un minimum de 2 bouteilles de spiritueux au choix de 375 ml ou plus est en vigueur du 31 octobre au 2 novembre 2014 seulement et s'applique uniquement aux spiritueux offerts en succursale et dans SAQ.com.Le rabais de 15% est calculé sur le prix courant.Les produits commandés par l'entremise du service des commandes privées ainsi que les coffrets Découverte (code SAQ: 12487469 et code SAQ: 12487485) sont exclus de cette promotion.Aucune substitution possible.Ne peut être convertie en crédit.L'offre est en vigueur jusqu'à la fermeture de la succursale ou l'épuisement des stocks, selon la première éventualité.Achats non cumulatifs.Aucune mise de côté n'est acceptée.18 ans ou plus.256 A 6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 31 OCTOBRE 2014 Le plexus solaire, vous connaissez?C'est un important réseau de nerfs situé derrière l'estomac et devant l'aorte, à quelques centimètres sous le sternum.C'est l'un des centres énergétiques les plus importants de notre organisme.C'est là que se concentrent les sources importantes de nos activités nerveuses, vulnérables à l'épuisement.La sollicitation fréquente au niveau du plexus solaire nuit à la respiration abdominale, autrement dit elle empêche l'air de descendre dans l'abdomen et bloque la circulation de l'énergie.Le relâchement du plexus peut-être provoqué par une bonne stimulation du bout des doigts.La stimulation du plexus solaire permet de favoriser le «lâcher-prise» mental et de dynamiser physiquement tout votre organisme.Quelques séances de stimulation du plexus solaire avec la crème réflexe Plexus vous apporteront une sensation de répit, de bien-être des plus agréables.Essayez, vous verrez bien ! Mais comment arriver à ralentir, quand la vie nous pousse dans le dos?Plus vite, au bord de l'épuisement.Vous connaissez cette sensation désagréable d'oppression au cœur de l'estomac?Utilisez le langage des mains avec la crème Plexus, puis respirez profondément à quelques reprises, de façon à susciter un répit.Cette intervention ponctuelle vous permettra d'entretenir chez-vous l'état de dynamisme dans l'action.Un direct en douceur, au cœur de l'énergie.crème réflexe o reflex cream Plexus est exempt de BHA, BHT, colorants de goudron de houille, cyclomethicone, siloxanes, DEA, MEA, TEA, phtalates de dibutyle, parabènes, parfum, PEG, petrolatum, laureth sulfate de sodium (SLES), lauryl sulfate de sodium (SLS) et Triclosan.V ACHETEZ UNE CREME PLEXUS DE 60 ML TOUCHE VERTE ET RECEVEZ LA 2^ ^ g TOUT A FAIT % GRATUITEMENT* EN VIGUEUR 1er AU 6 NOVEMBRE DU 2014 * Jusqu\u2019à épuisement de l\u2019inventaire PlexusMC: Ingrédients INCI déposés 'Ôîo^Actlf.com Disponible aux endroits suivants: Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1600, bl.Le Corbusier Laval, Centre Laval 450-688-5455 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 127 A, boul.Des Promenades St-Bruno (Promenades St-Bruno) ______________________450-653-6009 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 2750, chemin Sainte-Foy (Plaza Laval) Bureau 109, Sainte-Foy 418-656-1266 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 100, boul.Brien, Galeries Rive-Nord Repentigny\t450-657-2032 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1278, rue Jean-Talon Est Montréal\t514-279-3709 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 341 A, boul.Saint-Joseph Gatineau\t819-770-3645 Vitavie au naturel 5455, boul.des Forges Trois-Rivières\t819-378-7777 Boutique Luc Mathieu 2622, rue King Ouest, Sherbrooke (à l\u2019arrière de l\u2019édifice 2630) 819-823-3322 Néo Santé 495 St-Georges Saint-Jérôme\t450-436-5548 Boutique Luc Mathieu 104, rte du Président-Kennedy #100 Lévis\t418-833-5933 Boutique Luc Mathieu 227, rue Principale Ouest Magog\t819-868-3368 Vitavie au Naturel 3333, boul.du Carrefour Promenade Beauport\t418-667-0070 SANTÉ EN DIRECT Lignes ouvertes avec Johanne Verdon sur les ondes de CIRA 91.3 FM le samedi de 8h à 10h et le lundi de 14h30 à 16h30.450 951-8006 1 855 951-8006 Commandes postales Tél.: 514-272-1365 1-800-272-1365 1-877-833-5933 1-877-511-3368 mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmiiiiiiiiiiiiiiiii ACTUALITÉS Nouvelles allégations contre Jian Ghomeshi MARIE-MICHÈLE SIOUI La firme de relations publiques Navigator a largué son client Jian Ghomeshi en fin de journée hier.Quelques minutes plus tard, une deuxième femme a dénoncé l\u2019ex-animateur vedette de la CBC à visage découvert.«Malheureusement, les circonstances de notre entente ont changé et nous ne sommes plus en mesure de continuer», a indiqué Navigator, une firme canadienne spécialisée en relations publiques et en communications.Peu de temps après, l'avocate et auteure Reva Seth a révélé sur son blogue que Jian Ghomeshi l'aurait agressée lors d'une rencontre survenue en 2002.Elle est devenue la neuvième femme à formuler de telles allégations; la seconde à le faire en dévoilant son identité, après la comédienne Lucy Decoutere.Jian Ghomeshi, 47 ans, a été congédié dimanche par la CBC, où il animait la populaire émission Q.Son renvoi est lié à une série d'allégations concernant ses pratiques sexuelles sadomasochistes et de possibles comportements violents à l'égard de ses partenaires sexuelles.Le principal intéressé dénonce une «campagne de fausses allégations menée par une ex-copine délaissée et un journaliste pigiste ».Depuis son congédiement, les témoignages à propos de ses pratiques sexuelles se multiplient.Dans son billet, Reva Seth soutient que Jian Ghomeshi l'a embrassée et déshabillée violemment, avant de tenter de l'étouffer et la pénétrer agressivement avec ses doigts.«C'est comme s'il était devenu une personne différente, a-t-elle écrit.Je me suis dit: qu'est-ce qui se passe?Qu'est-ce qui cloche chez lui ?» L'avocate dit avoir rencontré Jian Ghomeshi quand elle avait 26 ans, alors qu'elle venait d'obtenir un nouvel emploi à l'hôtel de ville de Toronto.Elle raconte avoir eu quelques rendezvous avec l'animateur, qu'elle trouvait drôle et charmant.Selon Reva Seth, Jian Ghomeshi aurait complètement changé de comportement au moment où les deux amants s'apprêtaient à avoir une relation sexuelle.rhacd !» PHOTO ARCHIVESTHE NEWYORKTIMES Une deuxième femme a dénoncé Jian Ghomeshi à visage découvert, hier.L\u2019avocate Reva Seth a révélé sur son blogue que l\u2019exanimateur l\u2019aurait agressée en 2002.Enquête indépendante Par ailleurs, la CBC a annoncé hier son intention d'embaucher une entreprise externe pour mener une enquête sur les allégations portées contre Jian Ghomeshi.Une note d'information provenant de Heather Conway, une responsable du service anglophone de la société d'État, précise que cette décision fait suite à des « informations concernant des gestes déplacés commis envers des employés de CBC».On y fait aussi savoir que CBC a mis des conseillers à la disposition de ses employés qui pourraient être touchés par cette affaire.M.Ghomeshi a publié un message sur Facebook jeudi pour remercier ceux qui l'ont soutenu, ajoutant qu'il avait l'intention « de répondre aux allégations directement».Dans son bref message, il a indiqué qu'il n'avait pas l'intention de discuter de « cette affaire» avec les médias.\u2014 Avec La Presse Canadienne J* Mort au métro Fabre Etranglée par ses vêtements, conclut le coroner La femme morte en janvier dernier dans un escaiier mécanique à ia station de métro Fabre à Montréai a été étrangiée par ses vêtements, conciut ie coroner responsabie du dossier.Dans son rapport, Paui G.Dionne estime que ia mort de Naima Rharouity est «accidenteiie» et que ie fouiard de ia dame est probabiement à iorigine du drame.Seion ie document rendu pubiic, Mme Rharouity a descendu i\u2019escaiier mécanique vêtue d\u2019un iong manteau et d\u2019un iong fouiard et un sac bianc au bras gauche.La femme tenait ia rampe de sa main droite et ii n\u2019y avait personne dautre dans i\u2019escaiier.A partir de ce moment, ie coroner expiique ne pas être en mesure de déterminer avec certitude si ia dame a fait une chute avant ou après que ses vêtements se furent coincés dans i\u2019escaiier mécanique.Paui G.Dionne a dû utiiiser ies caméras de surveiiiance pour anaiyser i\u2019évènement.«Le fouiard, ie manteau et ies cheveux de madame ont été pris dans i\u2019escaiier mécanique; ie décès sera constaté.Madame est étrangiée par ie fouiard et son cuir cheveiu est iacéré par ies peignes de i\u2019escaiier mécanique [.] en mouvement, avant iarrêt de iappareii», peut-on iire.Le coroner ne précise toutefois pas dans son rapport s\u2019ii s\u2019agit d\u2019un hijab, comme ia indiqué ia poiice.Lors d\u2019un court entretien avec La Presse, ii a souiigné que ce détaii n\u2019était tout simpiement pas d\u2019intérêt pubiic.«Ce n\u2019est pas important, c\u2019est un fouiard», a dit Paui G.Dionne.«Ii est piutôt possibie que ies vêtements de madame aient d\u2019abord été pris dans i\u2019escaiier mécanique, entraînant sa chute et ia stranguiation.(Madame mesurait 160 cm et son fouiard 157 cm)», écrit-ii.«Madame Rharouity est décédée dasphyxie par stranguiation, consécutivement à ia prise de vêtement dans ie mécanisme d\u2019un escaiier mécanique.Des avuisions et iacérations hémorragiques du cuir cheveiu ont contribué au décès», ajoute-t-ii.Ii recommande à ia Société de transport de Montréai de «réviser» et «dadapter» son programme d\u2019entretien des escaiiers mécaniques.Ii demande aussi à ia STM de s\u2019assurer que ce nouveau programme est impianté et appiiqué.\u2014 Jasmin Lavoie PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE T\u2014 , La chair reste île la ¦ vegw >EV£NêZ PETA Manif devant Schwartz Trois miiitantes du groupe de défense des droits des animaux PETA ont attiré ies regards des passants, hier midi, quand eiies se sont piacées devant ie céièbre restaurant montréaiais Schwart\u2019z, ie corps peint rouge et bianc.L\u2019apparence des manifestantes, qui rappeiait ceiie d\u2019une personne à qui i\u2019on aurait retiré ia peau, visait à convaincre ia popuiation des «dangers» de ia consommation de viande.«Sous ia peau, nous sommes tous ies mêmes», a indiqué ia porte-paroie de i\u2019organisation, Sarah King.\u2014 Marie-Michèle Sioui http://www.bio-actif.com 2 \"O ^ t O ü.ffi Brault & Martineau Pour le meilleur et pour le prix Hâtez-vous C'est le dernier week*e,1\u201c \u2022 r 32 po DEL 40 po DEL TOSHIBA Téléviseur intelligent àécranDEL de40po 1080p/CS120 Navigateur Web Livraison gratuite 40poDEL PROSCAN Téléviseur à écran DEL de 40 po J080p/60 Hz/3 entrées HDMI.Livraison gratuite _ L'événement CINEMA MAISON! GRATUIT! CETENSEMBLE CINÉMA MAISON 1 SONY PROSCAN Téléviseur àécranDEL de32po 720p/60 Hz 3 entrées HDMI Livraison gratuite F- /36 mois ou.GRATUIT! CETENSEMBLE CINÉMA MAISON ' SONY GRATUIT! CETENSEMBLE CINÉMA MAISON I SONTV F- /36 mois ou./36 mois ****************************** Ensemble cinéma maison WM ffVVTVTfVW W\t!\t300^/5,1/™.Livraison gratuite %WmmÆæ A %JA A \u2022\t.CET ENSEMBLE CINÉMA MAISON\t| SONY.À L\u2019ACHAT D\u2019UN TÉLÉVISEUR MARQUES ET MODÈLES SÉLECTIONNÉS.\tW^^M¦ \u2022\tm~~- ÿ\t¦*\"\t^ ^\t>««\t«« 51 po GRATUIT! CETENSEMBLE CINÉMA MAISON tf SONY.sSPagl Téléviseur à écran plasmade51po 720p/600 Hz/Mode jeu Livraison gratuite /36 mois 699$ 55poDEL GRATUIT! CETENSEMBLE CINÉMA MAISON A SONY Téléviseur intelligent à écran DEL de 55po 1080p/CMR 240/Navigateur Web Livraison gratuite 64$* /36 mois ou.499$ /36 mois ou.GRATUIT! CETENSEMBLE CINÉMA MAISON 1 SONY INCLUSES! 4 paires delunettes3D 1080p/MotionFlow XR480/Navigateur Web Livraison gratuite SONY.Téléviseur intelligent à écran DEL courbé de65po /18 mois Tablette électronique Galaxy Tab4de8po Android 4.4/1.2 GHz/Disque dur de 16 Go Barre de son\tvi avec subwoofer sans fil 320 watts/Largeur de 43 po/Bluetooth® 03$* t /36 mois 649$ L'ensemble Appareil photo numérique de type Reflex SONY SONY |79$* 724 mois Écran de 2,7 po/20,1 mpx Lentille 18-55 mm incluse TOSHIBA Ordinateur portable de 15,6 po ¦¦¦¦ H É - 28$* /18 mois ou.AMD A6-6310/4 Go de mémoire vive + 2 Go DDR3/Disque dur de 750 Go S Electrolm 736 mois L'ensemble Vaste sélection d'aspirateurs en magasin 600 watts-air/Système hybride/Écran ACL Livraison gratuite B] Electrolux Aspirateur central Accessoires àair inclus Payezjusqu\u2019à I versements sans intérêt sur les meubles\", matelas\", accessoires de décoration\", électroménagers* et appareils électroniques\".Marques et modèles sélectionnés.Plan BM ttt Service de livraison flexible et gratuit* ?Plage horaire de 4 heures I HEURES D'OUVERTURE:\twww.braultetmartineau.com LUNDI AU VENDREDI 10HÀ21 H \u2022 SAMEDI 9HÀ 17H \u2022 DIMANCHE 10HÀ 17H Desjardins partenaire officiel de Brault & Martineau VISA Suivea-nous sur facebook BROSSARD\t450 619-6777\tGATINEAU\t819 561-5007 \u2022 '\t1 877 755-2555\tKIRKLAND\t514 697-9228\tLASALLE\t514 364-6110\tSAINT-LÉONARD\t514 254-9455 >- Z O P Z LU a.LU U\t450 470-0815\tSHERBROOKE\t819 562-4242 \u2022\t1 800 267-4240\tSAINT-HUBERT\t450 676-1911\tSAINTE-THÉRÈSE\t450 430-0555\tLAVAL\t450 682-2516 A 8 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 31 OCTOBRE 2014 lllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIllllllIMMMMIlllllIMMMMmmmMMMmmmmMMmmmMMI ACTUALITÉS Coupe de subventions aux maisons pour personnes handicapées Soixante centres menacés de fermeture ci PHOTO OLIVIER PONTBRIAND LA PRESSE À la Maison Québecor à Laval, deux employées sont présentes en tout temps pour s\u2019occuper des neuf résidants.DEPENSES EN SANTE Une facture de plus de 6000$ par Canadien ARIANE LACOURSIÈRE L\u2019Institut canadien d\u2019information sur la santé a publié ses plus récentes statistiques en matière de dépenses en santé, hier.Aperçu chiffré des principales conclusions.ARIANE LACOURSIÈRE Une soixantaine de maisons qui hébergent les personnes les plus lourdement handicapées de la province sont menacées de fermer, car Québec envisage de réduire leurs subventions.« On ne veut pas être alarmistes.Mais si rien ne bouge, on ne pourra pas continuer comme ça pendant deux ans », note Pierre Bélanger, directeur général de la Fondation le Pillier à Laval, qui héberge 60 personnes lourdement handicapées dans 7 ressources intermédiaires.Hier, La Presse a visité la Maison Québecor à Laval.Neuf résidants, dont plusieurs sont lourdement handicapés, y vivent dans un confort exemplaire.Deux employées sont présentes en tout temps pour s'occuper de cette clientèle aux besoins nombreux.Depuis la signature de la dernière entente entre le gouvernement et les ressources intermédiaires en 2013, Québec acceptait de continuer de verser une « subvention spéciale » aux établissements accueillant une clientèle lourdement handicapée pour compenser le manque de financement.Un comité paritaire a été créé pour déterminer si cette prime devait être maintenue.Les conclusions de ce comité sont attendues prochainement.« Mais, au ministère de la Santé, on nous dit qu'on veut couper cette subvention.On parle des gens les plus vulnérables de la société», déplore la présidente de l'Association des ressources intermédiaires d'hébergement du Québec (ARIGH), Joanne Pratte.Celle-ci explique que dans les ressources recevant des clientèles lourdement handicapées, «s'occuper des patients coûte plus cher que ce qui est versé en subventions».D'où l'importance de la rétribution additionnelle.À la Fondation le Pillier, il manque 34,73 $ par jour par client pour équilibrer le budget.«Notre manque «Sans la rétribution spéciale, on ne pourra pas arriver.» \u2014Michel St-Cyr, propriétaire de trois ressources intermédiaires à gagne pour le soutien et l'assistance de nos clients est de 773 354$ par année pour l'ensemble de nos ressources.C'est énorme», note M.Bélanger, qui doit faire des miracles pour boucler son budget.Michel St-Cyr possède quant à lui trois ressources intermédiaires qui accueillent 15 personnes depuis 10 ans à Montréal.« Sans la rétribution spéciale, on ne pourra pas arriver», dit-il.M.Bélanger rappelle que depuis 20 ans, le gouvernement ne cesse de réduire les subventions aux ressources intermédiaires.«Je recevais 153$ par jour en 1987.Je suis maintenant à 120$ par jour.Le coût de la vie augmente.Le gouvernement doit faire un choix et dire s'il supporte ou non nos ressources.Ça nous prend des réponses.Et vite», plaide M.Bélanger.À la recherche de solutions La responsable des communications de la Fédération québécoise des centres de réadaptation en déficience intellectuelle (FQCRDI-TED), Brigitte Bédard, assure pour sa part qu'aucune décision n'a encore été prise par rapport à l'abolition des rétributions supplémentaires.« On continue de chercher des solutions.Les travaux se poursuivent avec le ministère de la Santé et il y a toujours une volonté de trouver des solutions», affirme-t-elle.215 MILLIARDS Dépenses en santé au Canada en 2014.Une hausse de 2,1 % par rapport à l\u2019an dernier.Les trois principales dépenses ILes dépenses hospitalières (63,5 milliards) 2 Les médicaments (33,9 milliards) La rémunération des médecins (33,3 milliards) Le poste de dépenses qui a connu la plus forte croissance en 2014 est la rémunération des médecins, qui a augmenté de 4,5%.OTTAWA \u2014 Le commissaire à la vie privée du Canada demande aux autorités fédérales de garder une meilleure trace des requêtes informelles faites aux entreprises de télécommunications pour obtenir des données sur leurs abonnés, après avoir constaté une tenue de dossier bâclée à la Gendarmerie royale du Canada (GRC).Dans son rapport annuel déposé hier, le commissaire Daniel Therrien affirme que ces lacunes dans la tenue de dossier de la GRC font en sorte qu\u2019il est incapable de déterminer si des mécanismes de 6045$ Dépenses annuelles moyennes par habitant.Ce montant atteint 21 054$ par année chez les 80 ans et plus.Provinces où les dépenses par habitant sont les plus élevées >\tTerre-Neuve-Labrador (6953$) et Alberta (6783$) Provinces où les dépenses par habitant sont les plus faibles >\tQuébec (5616$) et Colombie-Britannique (5865$) contrôle adéquats sont en place.Il souligne qu\u2019il lui a été impossible de dire à combien de reprises la police fédérale a recueilli des informations sur des abonnés sans avoir un mandat.Par conséquent, son bureau n\u2019a pu juger si ces demandes étaient justifiées.La GRC a accepté de se doter d\u2019un mécanisme pour surveiller les demandes d\u2019accès aux renseignements.M.Therrien veut que les autres agences fédérales qui demandent aux entreprises de télécommunications des informations sur leurs clients fassent de même.\u2014 La Presse Canadienne Vie privée Le commissaire critique des pratiques de la GRC NEZ QUI COULE, GORGE QUI PIQUE, VOIES RESPIRATOIRES BLOQUÉES De l'air, de l'air.Respirez mieux! Libérez vos Bronchosyl, un p'tit bonheur, un grand sou L'organisme humain a souvent besoin d'u coup de main pour mieux se défendre.Le transport du pollen par le vent peut causer une inflammation des bronches chez les individus sensibles résultant en l'accumulation de mucosités dans les voies respiratoires.Bronchosyl contient six ingrédients favorisant l'élimination des mucosités présentes dans l'arbre respiratoire: un extrait de la plante Guarea rusbyi, un extrait de la plante Euphorbia pilulifera, un extrait de la plante Polygala senega, un extrait de la plante Urginea scilla (maritima), un extrait de la plante Latuca virosa L.et un chlorure.Vous toussez, vous avez des mucosités au fond de la gorge, Bronchosyl, avec ses six ingrédients bioactifs, vient vous prêter main-forte quand les mucosités vous assaillent.Bronchosyl, un sirop émollient, agréable au goût, est recommandé pour toute la famille, y compris les enfants à partir de six ans.Bronchosyl est présenté dans une bouteille avec un bouchon protège-enfant.BronchosylMD produit de santé naturel homologué: NPN 00415693.PROIECT**1 BRONCHOSYL\" Sirop Aida &\t_ combattre la TOUX eseste porte RHUME causée par la BRONCHITE Syrup ring COUGH t o COLDS r 0 BRONCHITIS 175 mL BOUTEILLES de 175ml POUR LE PRIX D\u2019UNE SEULE EN ViGUEUR DU 1er AU 6 NOVEMBRE 2014* *jusqu\u2019à épuisement des stocks.Bronchosirum.com Disponible aux endroits suivants : Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1278, rue Jean-Talon Est, Montréal 514 279-3709 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 2750, Chemin Ste-Foy, bur.109, QC 418 656-1266 Vitavie au naturel 5455, boul.des Forges, Trois-Rivières 819 378-7777 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1600, Le Corbusier (Centre Laval) 450 688-5455 Boutique Luc Mathieu 2622, rue King Ouest À l\u2019arrière de l\u2019édifice 2630 Sherbrooke 819 823-3322 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 341-A, boul.St-Joseph, Gatineau 819 770-3645 Néo-Santé 495, rue St-Georges, St-Jérôme 450-436-5548 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 127-A, boul.Des Promenades, St-Bruno 450 653-6009 Boutique Luc Mathieu 227, rue Principale ouest, Magog 819 868-3368______________________________ Espace Santé Beauté Johanne Verdon Galeries Rive-Nord 100, boulevard Brien, Repentigny 450 657-2032______________________________ Boutique Luc Mathieu 104, route du Président-Kennedy, Lévis suite 100 418 833-5933 Vitavie au naturel 3333, du Carrefour Promenade, Beauport 418-667-0070 Santé en direct - Lignes ouvertes avec Johanne Verdon sur les ondes de CIRA 91,3 FM le samedi de 8h à 10h et le lundi de 14h30 à 16h30.450 951-8006 ou 1 855 951-8006 Commandes postales Tél.: 514 272-1365 Lignes extérieures : 1 800 272-1365 1-877-511-3368 1-877-833-5933 VENEZ RENCONTRER LEQUIPE DE LA PRESSE+ PRES DE CHEZ VOUS ^ 10 TABLETTES ÀGAGNER*! Ce samedi et dimanche de 10 hà 16 h, l\u2019équipe vous attend aux succursales suivantes : .H SB Future Shop Quartier DIX30 9650, boul.Leduc Future Shop Centre Laval 1540, boul.Le Corbusier Pour connaître le calendrier complet de nos sorties, visitez LaPressePlus.ca/calendrier.* Règlement disponible à La Presse.La valeur totale des prix est de 5200$.Il y aura un tirage tous les lundis jusqu\u2019au 22 décembre aux bureaux de La Presse.Disponible dans l'App Store Google play ?FUTURESHOP LA PRESSE ¥ http://www.bio-actif.com LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 31 OCTOBRE 2014 A 9 .ACTUALITÉS TERMINAL POUR L'OLÉODUC ÉNERGIE EST 175 pétroliers par année à Cacouna MARTIN CROTEAU QUÉBEC \u2014 Quelque 175 pétroliers traverseront chaque année une zone de reproduction des bélugas pour accoster au port de Cacouna, révèlent des documents rendus publics hier par le promoteur du pipeline Énergie Est, TransCanada.Dans une conférence de presse pour marquer le dépôt du projet de 12 milliards devant l'Office national de l'énergie, hier, le président d'Oléoduc Énergie Est, François Poirier, n'a pas voulu s'avancer sur le nombre de navires qui transiteront par le port.« Ça va dépendre évidemment du volume de barils de pétrole exportés, a-t-il dit.Ce sont les fournisseurs et les expéditeurs qui vont déterminer où leur pétrole va être livré, soit vers les raffineries du Québec, soit pour l'exportation.» « On ne peut pas prédire précisément quel sera le nombre de trajets des navires-citernes en ce moment», a-t-il ajouté.Pourtant les documents déposés devant l'Office national de l'énergie (ONÉ) indiquent que TransCanada a une idée précise du nombre de navires qui accosteront au port en eau profonde.La compagnie prévoit que 38 pétroliers de type Aframax, d'une capacité de 700 000 barils, feront escale à Cacouna chaque année.C'est à ce type de navire qu'appartiennent le Minerva Gloria et le Genmar Daphne, les deux vaisseaux qui se sont ravitaillés au terminal de Sorel-Tracy ces dernières semaines.À cela s'ajoutent 137 pétroliers plus gros, de type Suezmax, capables de transporter jusqu'à 1,1 million de barils.Selon un schéma présenté à l'ONÉ, deux navires pourront accoster en même temps pour se ravitailler aux installations de Cacouna.Les installations comprendront aussi 12 réservoirs pouvant contenir jusqu'à 500 000 barils de pétrole.Avec un rythme de 2,1 navires par jour, selon les projections de TransCanada, les activités associées au terminal de Cacouna représenteraient 7 % du trafic maritime sur le Saint-Laurent et 24 % du trafic de transit des pétroliers.Bélugas en péril Pour Patrick Bonin, porte-parole de Greenpeace, une telle circulation maritime rend impossible la protection de l'habitat du béluga, une espèce en péril.« Les navires ne font pas que circuler.Il y a des bruits liés à la machinerie, aux bateaux-remorques, on parle d'un vacarme quasi constant, a-t-il dit.La plus grande préoccupation des scientifiques est justement la permanence du bruit, qui fait en sorte que le béluga va éviter le territoire.» Les forages exploratoires entamés par TransCanada à Cacouna sont suspendus depuis la fin septembre.Un jugement de la Cour supérieure a tranché que les travaux mettaient en péril un site de reproduction des bélugas.L'entreprise devait reprendre ses travaux le 15 octobre, mais le ministère de l'Environnement l'en a empêchée parce qu'elle n'a pas présenté un plan pour corriger le bruit.TransCanada a depuis présenté un plan correctif au Ministère.Mais l'entreprise attend toujours le feu vert pour recommencer à forer.:: 'igriy PHOTO CLÉMENT SABOURIN, AGENCE FRANCE-PRESSE Des barges font des tests au large de Cacouna, en vue de l\u2019installation d\u2019un terminal pétrolier.Le pipeline Energie Est soutiendrai 14000 emplois, mais le terminal portuaire de Cacouna pourrait avoir des effets très nocifs sur l\u2019habitat des bélugas.« C'est une question très importante, a dit François Poirier, président d'Oléoduc Énergie Est.Alors ça va prendre le temps que ça va prendre.On a soumis des données et on attend des nouvelles du Ministère.» À Québec, le gouvernement Couillard a indiqué qu'il compte participer aux audiences de l'ONÉ sur Énergie Est.Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, prévient que le projet devra générer de « justes retombées » et respecter l'environnement.« Il n'est pas de notre intention de donner carte blanche à l'entreprise», a-t-il indiqué dans un communiqué.Mais l'opposition du Parti québécois souligne que le processus d'approbation de l'ONÉ n'est que de 15 mois.Le député Sylvain Gaudreault presse le gouvernement libéral de saisir au plus vite le Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) du projet.« C'est comme si le gouvernement du Québec, depuis le début dans ce dossier, a fait un aveu de renonciation à sa compétence en matière d'environnement», a dénoncé M.Gaudreault.Le pipeline Énergie Est, qui aurait une capacité de 1,1 million de barils par jour, soutiendrait 14 000 emplois directs ou indirects dans la phase de développement et de construction, a soutenu TransCanada, hier.Il rapporterait jusqu'à 7 milliards en recettes fiscales aux différents paliers de gouvernement sur 20 ans.ÉNERGIE EST EN CHIFFRES >\t693 km de nouvelles canalisations au Québec >\t11 stations de pompage au Québec >\t1893 propriétaires fonciers touchés le projet Énergie Est au Québec CLASSEE AU RANG i \u2014 j PASSION POUR CUISINER À VOTRE PASSION POUR ÉCONOMISE PASSEZ DU REVE À LA REALITE POUR EN SAVOIR PLUS, LISEZ LE CODE OU VISITEZ LE WWW.THERMADOR.CA UN DEUX S f GRATUIT0 RABAIS POUVANT ATTEINDRE 6647$ OBTENEZ UN LAVE-VAISSELLE EMERALDMC GRATUIT Lorsque vous achetez une cuisinière Professional de 36 ou 48 po OU un four mural double et une table de cuisson de 36 po OBTENEZ UN LAVE-VAISSELLE EMERALDMC POUR Lorsque vous achetez une cuisinière Professional de 30 po OU un four mural simple et une table de cuisson de 30 po ou plus OBTENEZ UN SYSTÈME DE VENTILATION À l'achat d'une des options de cuisson précédentes ET d'un réfrigérateur classique de 42 ou 48 po OU d'un réfrigérateur de 36 poà 2 ou 3 portes OU de 2 colonnes FreedomMD AJOUTEZ UN FOUR MURAL À VAPEUR À n'importe quelle combinaison de produits de cuisson et passez d'un lave-vaisselle EmeraldMC à un TopazMC VENEZ NOUS VOIR A L'OEUVRE L'ATELIER Appelez le 514 353-3232 pour prendre rendez-vous La promotion ne s'applique qu'aux modèles Thermador sélectionnés.Afin de pouvoir recevoir les électroménagers offerts gratuitement dans le cadre de cette promotion, le client doit acheter les autres électroménagers à prix régulier, dans la même commande, et au même moment.Les produits doivent être achetés pendant la période de la promotion, soit entre le Tjanvier et le 31 decembre 2014.Offre disponible uniquement au Canada Aucune substitution n'est permise.Consultez un représentant pour obtenir tous les détails.Jusqu'à épuisement des stocks.Le détaillant peut remplacer le lave-vaisselle gratuit par un modèle de valeur égale ou supérieure.14TCAN012-24-113461-4 Thermador* DE VRAIES INNOVATIONS POUR LES VRAIS CUISINIERS Ameublements Tanguay Québec Corbeil Électroménagers 30 succursales Germain Larivière Brossard \u2022 Laval St-Hyacinthe JC Perreault Joliette \u2022 Kirkland \u2022 Saint-Hubert St-Roch-de-l'Achigan \u2022 Laval Les Spécialistes 7 succursales Maison Éthier Saint-Basile-le-Grand Saint-Jean-sur-Richelieu A10 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 31 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Départ de Vaillancourt et mise en tutelle Le développement de Laval stoppé net ¦ i PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Ce matin, le maire de Laval Marc Demers entend livrer un message pour stimuler l\u2019économie à la centaine de constructeurs et de promoteurs qui seront réunis dans un hôtel de la ville.KATHLEEN LÉVESQUE Avec le départ du maire Gilles Vaillancourt en 2012 et la mise en tutelle qui a suivi, le développement de Laval s'est arrêté net.Le problème est devenu si aigu que la nouvelle administration de Marc Demers tentera aujourd'hui de retisser les liens avec les promoteurs immobiliers et les entrepreneurs lors d'une rencontre de «grande réconciliation » où seront présentées les nouvelles règles du jeu.« C'est un acte d'humilité de la part de la Ville.On s'expose aux critiques constructives.[.] Le but, c'est essentiellement de demander ce qu'on peut faire pour être une administration plus efficace pour les accompagner », a expliqué hier le maire Marc Demers à La Presse.Une centaine de constructeurs et de promoteurs sont attendus ce matin dans un hôtel lavallois à l'invitation du maire Demers.Il s'agit d'entreprises membres de l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ) et de l'Association de la construction du Québec (ACQ).Marché en recul Tous doivent composer avec l'ère post-Vaillancourt.Du jour au lendemain, il n'y avait plus de « fast track » avec la mairie.Et la fonction publique, jusque-là habituée à répondre aux commandes du maire, ne semblait pas capable de prendre des décisions par elle-même pour mener à bien les projets en marche, dit avoir constaté le directeur de l'APCHQ, Marc Savard.« La machine municipale était complètement sclérosée.Toutes les conditions étaient réunies pour stopper le développement », affirme-t-il.Selon la Ville de Laval, le nombre de permis de construction qu'elle délivre est en baisse de 20% par rapport à l'année dernière.« Le développement ou le non-développement est un vrai défi », soutient Marc Savard, qui affirme que les « sonneurs d'alerte » que sont les membres de l'APCHQ ont été nombreux depuis deux ans à s'inquiéter de la situation.M.Savard ajoute toutefois qu'il voit maintenant « une véritable volonté politique» de faire les modifications qui s'imposent.À l'hôtel de ville, on reconnaît avoir perçu le « désarroi » des employés devant les responsabilités qu'ils doivent assumer.Mais le maire Demers se montre optimiste: « On a changé les mentalités.» En ce qui touche le mécontentement des entrepreneurs, il donne l'assurance que leur point de vue a été entendu.Éthique, lobbyisme et grogne Ce matin, le maire Demers entend livrer un message pour stimuler l'économie dans un cadre respectueux des règles d'éthique.Il est fini, le temps où tout passait par le bureau du maire, seul maître à bord.Une équipe du commissaire au lobbyisme fera aussi une présentation des obligations légales des lobbyistes qui s'adressent aux titulaires de charges publiques dans des activités d'influence.M.Demers rappelle d'ailleurs que « ce n'est pas interdit de rencontrer la Ville pour obtenir un changement de zonage pourvu que cela ne se fasse pas en catimini».La rencontre permettra également de prendre le pouls des entrepreneurs présents.L'AUTOBIOGRAPHIE DE JUSTIN TRUDEAU M ' \u201e TRUDJEA Son enfance, sa famille, sa carrière et sa vision du pays «Je suis heureux d\u2019avoir l\u2019occasion de raconter mon histoire, particulièrement les moments vécus en tant qu\u2019enseignant, député et père.» \u2014 Justin Trudeau Télécharger sur V iBooks photos personnelles inédites Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub Une soixantaine de fonctionnaires lavallois assisteront à l'événement afin d'entendre les doléances et noter les corrections suggérées.La Ville de Laval a toutefois déjà une bonne idée des problèmes.L'été dernier, elle a commandé un sondage qui a été mené auprès des gens d'affaires de Laval.Le maire en dévoilera les résultats.On sait déjà qu'ils ne sont pas tendres à l'égard de la bureaucratie lavalloise.Le cabinet du maire ne cache pas que les entrepreneurs estiment le processus décisionnel trop lent et inefficace.Les personnes sondées soulignent que les entreprises sont mal accompagnées dans les dédales administratifs et qu'il n'y a pas de coordination entre les services.Concertation La rencontre de ce matin sera également l'occasion d'annoncer la création d'un forum permanent de discussions afin de corriger le tir au fur et à mesure que les problèmes se présentent.M.Demers apportera des précisions.Chose certaine, à l'APCHQ et l'ACQ, on accueille favorablement cette « démarche originale » pour susciter « un dialogue ouvert».On estime que cela pourrait contribuer à contrer « le climat de suspicion » en place.Politique Pierre Karl Péladeau s\u2019en prend à Pierre Craig Le député péquiste Pierre Karl Péladeau s\u2019en est pris au président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), hier, lui reprochant de s\u2019immiscer dans le débat entourant ses avoirs.Sur son compte Twitter, l\u2019actionnaire de contrôle de Québecor s\u2019est insurgé contre une lettre ouverte publiée par lanimateur en matinée.«Pierre Craig fait de la politique, a-t-il écrit.En épousant les thèses de la CAQ et du PLQ il oublie la démocratie.Pas banal!» Dans sa lettre ouverte, M.Craig dénonce le « dérapage » du débat sur M.Péladeau.Il reproche au Parti québécois de vouloir « noyer le poisson » en proposant de confier la question à un comité d\u2019experts qui enquêterait sur l\u2019influence de tous les patrons de presse sur le contenu de leurs médias.M.Craig estime que le débat doit porter sur la possibilité pour le patron de la plus importante entreprise de presse au Québec de devenir chef de parti, voire premier ministre, tout en conservant la propriété de son empire médiatique.\u2014 Martin Croteau Négos Le front commun veut fédérer les mécontents Le front commun syndical de 400 000 employés de l\u2019État veut fédérer les mécontents concernant les compressions du gouvernement Couillard afin d\u2019augmenter leur rapport de force dans le cadre des négociations pour renouveler leurs conventions collectives.Il a déposé officiellement ses demandes financières au Conseil du trésor, hier, et réclame des hausses salariales s\u2019élevant à un minimum de 13,5 % sur une période de trois ans (4,5 % par an).Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, juge que les revendications salariales sont beaucoup trop coûteuses.« C\u2019est une demande qui m\u2019apparaît venir d\u2019une autre époque, une époque où on vivait au-dessus de nos moyens, où on s\u2019endettait pour payer les dépenses d\u2019épicerie, chose que nous ne ferons plus », a-t-il affirmé lors d\u2019un point de presse.\u2014 Tommy Chouinard LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 3 1 OCTOBRE 2014 A11 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Un coroner refuse de blâmer GM pour un accident mortel Le véhicule impliqué a fait l\u2019objet d\u2019un vaste rappel du constructeur mm | Wm m ^ :\u2019à.îŸï Sr\"?- A?' nMfê .PrL.i;: f* -^Sr IfSflll! ¦Wtj.k- \u2022\u2022\u2022'\" ES® PHOTO ARCHIVESLAPRESSE À la suite de l\u2019accident mortel de Danny Dubuc-Marquis (ci-dessus), Transports Canada aurait été mis au courant des problèmes de certaines voitures GM huit mois avant que le constructeur ne procède au rappel de milliers de voitures, selon l\u2019émission Enquête, diffusée hier soir.ISABELLE DUCAS Même si la GM de Danny Dubuc-Marquis «présentait la défectuosité de l'interrupteur d'allumage » qui a forcé le rappel de 1,6 million de voitures en Amérique du Nord et incité le constructeur à lancer un programme d'indemnisation des victimes, ce n'est pas ce problème qui a entraîné la mort du jeune homme de 23 ans de Granby en juin 2013, selon le rapport du coroner rendu public hier.« Le déploiement de coussins gonflables était impossible puisque l'interrupteur d'allumage» était en position « accessoires » au moment de l'accident, explique le rapport.Cependant, la sortie de route « n'a pas été causée par cette défectuosité ni par aucun problème mécanique sur le véhicule ».Selon le coroner, Danny Dubuc-Marquis se serait endormi au volant parce qu'il était « intoxiqué à l'alcool, conduisait sa voiture au milieu de la nuit et était éveillé depuis près de 22 heures consécutives».Le jeune homme ne portait pas sa ceinture de sécurité et roulait au-delà de la vitesse permise.Même si les sacs gonflables s'étaient déployés, la victime aurait vraisemblablement heurté quand même le pare-brise et le rétroviseur à cause de l'angle de l'impact, ajoute le coroner.Normand Dubuc, le père de la victime, n'a pu envoyer de réclamation dans le cadre du programme d'indemnisation mis en place par GM pour les familles des victimes, parce qu'il n'a toujours pas accès au rapport de la Sûreté du Québec au sujet de l'accident.Transports Canada au courant À la suite de l'accident ayant causé la mort du jeune Dubuc-Marquis, le ministère des Transports du Canada aurait été mis au courant des problèmes liés au commutateur d'allumage de certaines voitures GM, et ce, huit mois avant que le constructeur ne procède au rappel de milliers de voitures, selon l'émission Enquête, diffusée hier soir à la télévision de Radio-Canada.Trois jours après l'accident mortel, des enquêteurs en collision ont informé Transports Canada du fait que l'interrupteur d'allumage était en position accessoire, ce qui a empêché le fonctionnement des sacs gonflables.Pourtant, l'organisme fédéral a abandonné son enquête au cours de l'été 2013 et a envoyé la voiture accidentée de Danny Dubuc-Marquis à un dépôt de ferraille.Huit mois plus tard, GM procédait au plus important rappel de son histoire, à cause de cette défaillance, et reconnaissait que le problème avait provoqué des dizaines d'accidents et de décès en Amérique du Nord.Selon Enquête, un deuxième accident mortel impliquant une voiture équipée de la pièce défectueuse se serait produit au Québec.Il impliquerait Danylo Kulish, 55 ans, mort en mars 2014 quand sa voiture est entrée en collision avec un pilier de ciment sur une autoroute.La ministre des Transports, Lisa Raitt, a dû défendre le travail de ses fonctionnaires, hier, à la Chambre des communes.Elle a répété que Transports Canada n'était pas au courant de la défaillance mécanique avant que GM ne l'en informe, en février 2014.« Si la population avait été alertée, des vies auraient pu être sauvées, a souligné le député néo-démocrate de Brossard-La Prairie, Hoang Mai.GM a d'ailleurs admis sa culpabilité pour 29 décès reliés à ces défaillances.Il y a des réclamations pour 150 autres décès.Son ministère a détecté le problème huit mois avant le rappel.Comment la ministre peut-elle affirmer à la Chambre qu'elle ne savait rien ?» Rapport sur la triple évasion à la prison d\u2019Orsainville La culture du secret entre la SQ et les gardiens montrée du doigt DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 La méfiance est de règle entre les policiers de la Sûreté du Québec et les responsables des centres de détention, et l'information circule au compte-gouttes à cause d'une « culture du secret» dans les deux organisations.Les deux groupes se parlent par courriel, des échanges souvent laborieux.Dans son rapport rendu public hier Me Michel Bouchard cible les circonstances qui ont permis l'évasion de trois détenus dangereux, par hélicoptère, au centre de détention d'Orsainville en juin dernier.L'ancien sous-ministre va au-delà de cette seule bourde; il préconise que l'on fouille quotidiennement tous les employés des centres de détention, qu'on lutte davantage contre l'intimidation à l'endroit des gardiens et qu'on augmente la surveillance des prévenus qui sont liés au crime organisé.En point de presse hier, la ministre Lise Thériault - qui avait fait écho à des informations incomplètes, voire erronées, constate le rapport - a promis que chacune des six recommandations du rapport allait être appliquée.« On n'a pas attendu d'avoir ces recommandations pour agir», a-t-elle souligné, des dispositifs sont déjà installés dans certains centres pour prévenir l'atterrissage d'hélicoptères, une demande que ne fait pas Me Bouchard.Vf: ji nriT Québec.POUCE ¦ ¦ ' z '- \u2014; g* .lifSi p iipggis \\\tV>: :;.>g PHOTO STEVE JOLICOEUR, ARCHIVES LE SOLEIL L\u2019auteur du rapport sur l\u2019évasion d\u2019Orsainville recommande notamment qu\u2019on fouille quotidiennement les employés des centres de détention, qu\u2019on lutte davantage contre l\u2019intimidation à l\u2019endroit des gardiens et qu\u2019on augmente la surveillance des prévenus qui sont liés au crime organisé.« On a revu les processus pour qu'on puisse se donner la bonne information, je ne suis pas dans la chasse aux sorcières» a soutenu Mme Thériault, qui avait déjà dit que ces col- laborateurs lui avaient menti.Elle a affirmé erronément que des travaux étaient réalisés à Saint-Jérôme pour prévenir de nouvelles évasions héliportées et que le gouvernement avait demandé à Ottawa qu'on interdise l'espace aérien au-dessus de l'aéroport.« Les autorités politiques et administratives de ce ministère vont probablement retenir de ces journées difficiles que l'absence d'information est souvent préférable à l'obtention d'informations inexactes ou incomplètes » laisse tomber Me Bouchard.« Qui a menti à la ministre ?on ne le sait toujours pas.Ce sont des accusations graves, ces personnes sont-elles toujours [au] Ministère ?», a demandé Pascal Bérubé, critique du PQ en sécurité publique.Large interprétation De ce rapport, on retient que la directrice du centre de Québec, Brigitte Girard, aura interprété très largement «Qui a menti à la ministre?On ne le sait toujours pas.Ce sont des accusations graves, ces personnes sont-elles toujours [au] Ministère?» \u2014 Pascal Bérubé, critique du PQ en matière de sécurité publique les directives du juge Louis Dionne, qui craignait que des mesures de contention trop lourdes ne permettent aux détenus de réclamer l'annulation du procès.En entrevue, Mme Girard avait souligné s'être « sentie coincée » par la directive du juge Dionne, et que, «furieuse», elle avait ordonné que la consigne de sécurité pour ces prévenus soit ramenée au même niveau que pour tous les autres.Le policier de la SQ qui suivait le dossier y était opposé, mais s'était rallié après que ses patrons eurent approuvé la baisse de la cote de sécurité.Nouveau barème Dans son rapport, Me Bouchard recommande que dans l'évaluation de la sécurité requise pour les personnes incarcérées, on prévoie un classement différent pour ceux qui sont liés à une organisation criminelle.Les détenus ne pouvaient connaître à l'avance le moment de leur sortie dans la cour.Or, il ne s'est écoulé que 13 minutes entre leur apparition et l'arrivée de l'hélicoptère.On présume qu'ils disposaient d'un cellulaire entré illégalement dans les murs.Me Bouchard propose que l'on pratique des fouilles sur tous les employés des centres de détention quand ils se présentent à leur quart de travail.À de nombreuses reprises, Me Bouchard relève le manque de communication entre la police, les établissements et le Ministère.Le Centre de détention d'Amos, où se trouvaient les trois détenus au départ, avait eu vent de leur complot d'évasion.Or rien n'avait été communiqué au centre de Québec.Un policier a pris l'initiative de transmettre l'information à Orsainville, où on a estimé que voyant leur stratagème dévoilé, les trois détenus renonceraient à leur projet d'évasion.Gouvernement fédéral Le financement de l\u2019armée en baisse Alors que le gouvernement multiplie les annonces et distribue de l\u2019argent grâce à ses prochains surplus budgétaires, des documents publics montrent qu\u2019il continue à réduire le financement de l\u2019armée.Les comptes publics pour 2013-2014 démontrent que pour la troisième année consécutive, les dépenses pour l\u2019équipement militaire, les armes et l\u2019infrastructure ont été réduites de façon significative.Les dépenses sont en baisse d\u2019environ 1 milliard depuis le sommet de 3,8 milliards atteint en 2010-2011.Les documents révèlent que le gouvernement n\u2019a pas dépensé quelque 763 millions de ses fonds alloués lors du dernier exercice financier pour des projets à grande échelle.Cet argent non dépensé est alors renvoyé dans les coffres généraux de l\u2019État, et un expert en défense soutient que cela équivaut à un quart des surplus budgétaires.Depuis 2007-2008, la somme moyenne que le gouvernement n\u2019a pas investie représente 23% des fonds totaux alloués.Au cours des trois dernières décennies, ce taux avoisinait plutôt les 2 %.«C\u2019est incroyable que nous ayons assisté à un tel degré de sous-utilisation des fonds pendant sept ans», s\u2019est exclamé David Perry, analyste au sein de l\u2019Institut de la Conférence des Associations de la Défense.Selon cet expert, l\u2019incapacité chronique du ministère de la Défense nationale à utiliser les fonds qui lui ont été impartis pendant cette période est carrément du «jamais-vu».De son côté, la députée libérale Joyce Murray, qui est vice-présidente du Comité permanent de la défense nationale, accuse le gouvernement d\u2019utiliser ce ministère comme «une tirelire géante pour financer ses promesses électorales et pour acheter des votes.L\u2019armée manque cruellement de fonds, elle peine à embaucher des professionnels de la santé pour (traiter) les soldats souffrant du trouble de stress post-traumatique et, malgré tout, nous avons un gouvernement qui annonce des initiatives fiscales pour les riches», s\u2019est-elle exclamée.\u2014 La Presse Canadienne 0 ni ?m g a m g 19 39 4\t4\t9\tA\tA V\t4\tÇ?\t?\t4 Jour - Mois - Année - Signe 15 OCTOBRE 26 BALANCE 09 19 23 26 30 31 32 34 36 39 41 46 49 55 57 61 62 63 65 69 x 10 0 660 © 5754\t09 12 13 14 21\tEgtra 9899276 vctfo 1\tCe soir, 10 MILLIONS $ (approximatif)\t En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité. LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 3 1 OCTOBRE 2014 A12 MONDE Le Burkina Faso en ébullition PAGNES !i G RU DA CHRONIQUE Quand il a rejoint les manifestants au centre de Ouagadougou, mardi, Henri n'en revenait pas.Jamais la capitale du Burkina Faso n'avait connu un tel déploiement populaire.Des centaines de milliers de personnes, peut-être même un million, étaient descendues dans les rues pour protester contre la toute dernière tentative du président Blaise Compaoré de s'accrocher au pouvoir où il se maintient depuis 27 ans, d'une entour-loupette constitutionnelle à la suivante.Et parmi les manifestants, il n'y avait pas seulement des laissés-pour-compte de ce pays qui figure parmi les plus pauvres de la planète.Selon Henri, il y avait des gens de tous les âges, et de toutes les classes sociales.Incluant des personnes bien nanties, comme lui.Dans la jeune cinquantaine, l'homme préfère ne pas révéler sa véritable identité : au moment où nous nous sommes parlé, hier, le régime n'avait pas encore dit son dernier mot.Et cet employé d'une compagnie minière n'avait pas trop envie de s'exposer.Mais avec la promesse d'anonymat, il ne se faisait pas prier pour s'exprimer.Et il en avait gros sur le cœur.« Ça fait 27 ans que Blaise Compaoré est au pouvoir, avec sa racaille de minables.Y en a marre ! » Henri ne manquait pas de mots pour décrire le régime du président Compaoré : « Corruption, injustice, assassinats politiques, impunité, on en a ras le bol, il faut qu'il parte.» Ce n'était pas du tout l'intention du premier intéressé, qui a pris le pouvoir par un coup d'État en 1987 et y a été PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE La tension était à son comble à Ouagadougou hier, tout comme dans d\u2019autres grandes villes du pays.Les manifestations pacifiques ont cédé la place à des scènes de vandalisme et de pillage.confirmé par un premier vote en 1991.Son dernier quinquennat arrive à échéance en 2015.Et il voulait s'assurer de sa énième réélection.Pour y parvenir, Blaise Compaoré voulait faire abroger l'article 37 de la Constitution, qui établit une limite de deux mandats présidentiels.Dans un premier temps, il avait promis de tenir un référendum à ce sujet.Mais ayant réussi à s'assurer assez de votes à l'Assemblée nationale, il a plutôt opté pour un vote parlementaire - qui avait été prévu pour hier.La révolte couvait déjà depuis un bon moment au « pays des hommes intègres » - traduction littérale du nom du pays.Cette ultime manœuvre du président a fait sauter le bouchon.Que lui reproche-t-on donc?D'abord et avant tout, d'avoir pillé le pays et d'avoir laissé une clique proche de sa famille prendre le contrôle de son économie.La frustration vise surtout la belle-famille de son frère, François Compaoré, perçu comme son éventuel successeur.Cette concentration de richesse s'est accentuée depuis deux ans, coupant le pays en deux: d'un côté, la très vaste majorité qui n'a pas accès à l'assiette au beurre et qui aspire au changement.De l'autre, une infime minorité qui s'est approprié le pays.La comparaison a bien sûr ses limites, mais de ce point de vue, la révolte des Burkinabés fait un peu penser à celle des Tunisiens, qui ont fait fuir le président Ben Ali en janvier 2011, ou à celle des Ukrainiens, qui ont chassé la mafia familiale de Viktor Ianoukovitch en février dernier.Face à la pression populaire, Blaise Compaoré a dû céder du terrain.Hier, il a annulé le vote parlementaire qui lui aurait permis de briguer la présidence l'an prochain.Mais il était trop tard.« Plus personne ne lui fait confiance; maintenant, les gens veulent qu'il parte», a dit un autre Burkinabé qui n'a pas voulu, lui non plus, voir son nom publié dans les médias.La tension était à son comble à Ouagadougou hier, tout comme dans d'autres grandes villes du pays.Les manifestations pacifiques ont cédé la place à des scènes de vanda- lisme et de pillage, et après avoir mis le feu à plusieurs bâtiments publics, les protestataires ont fini par faire céder les portes du parlement.Dans ce contexte chaotique, les évènements se sont précipités.Le chef de l'armée a annoncé la dissolution du gouvernement, l'instauration d'un couvre-feu et de l'État d'urgence, et la création d'un pouvoir de transition pour une durée d'un an.Au moment d'écrire ces lignes, Blaise Compaoré s'accrochait au pouvoir, et l'opposition appelait toujours à sa démission.Il était difficile d'imaginer que ce bras de fer puisse s'éterniser.On ne pouvait qu'espérer que ce que certains ont qualifié, un peu abusivement, de « printemps noir» n'allait pas se transformer en un printemps rouge.On pouvait aussi se croiser les doigts pour que le soulèvement du Burkina Faso donne à penser aux quatre autres chefs d'État africains qui s'apprêtent à suivre l'exemple de Blaise Compaoré en prolongeant indûment leur séjour au pouvoir au Congo Brazzaville, au Burundi, en République démocratique du Congo et au Bénin.Comme on le voit depuis quelques jours au Burkina Faso, trop d'obstination à garder le pouvoir peut produire un effet boomerang.Et placer ceux qui succombent à cette tentation sur un siège éjectable.On peut croiser les doigts pour que le soulèvement du Burkina Faso donne à penser aux quatre autres chefs d\u2019Etat africains qui s\u2019apprêtent à suivre l\u2019exemple de Blaise Compaoré en prolongeant indûment leur séjour au pouvoir.Vives tensions à Jérusalem Une figure de l\u2019extrême droite israélienne blessée par balles dans une tentative d\u2019assassinat PHOTO AFP Les autorités israéliennes ont déployé d\u2019importants renforts policiers dans la vieille ville, donnant au secteur l\u2019apparence d\u2019une «zone de guerre».'IV.C, ft Ojf MARC THIBODEAU Une tentative d'assassinat contre un militant d'extrême droite israélien qui réclame le droit pour les juifs de prier sur l'esplanade des Mosquées a entraîné une vive escalade des tensions hier à Jérusalem.Disant craindre des dérapages, les autorités israéliennes ont exceptionnellement interdit pendant la journée tout accès au site, troisième lieu saint de l'islam.Ils ont parallèlement déployé d'importants renforts policiers dans la vieille ville, donnant au secteur l'apparence d'une « zone de guerre», au dire d'un analyste joint sur place par La Presse.Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a fustigé l'initiative du gouvernement de Benyamin Nétanyahou de fermer l'esplanade en relevant qu'il s'agissait d'une véritable « déclaration de guerre».La Jordanie, qui chapeaute la fondation islamique responsable de la gestion du site, a accusé pour sa part Israël de se livrer à une forme de « terrorisme d'État».En annonçant par la suite le rétablissement de l'accès à l'esplanade à la veille de la grande journée de prière musulmane du vendredi, les autorités policières ont précisé qu'elles entendaient exclure tout homme de moins de 50 ans afin de réduire les risques de confrontation.Cette restriction a été condamnée par les États-Unis, qui ont appelé toutes les parties à « faire preuve de retenue», tout en demandant que soit préservé le « statu quo » relativement à l'esplanade des Mosquées.La police israélienne permet aux juifs, qui considèrent aussi le site comme un lieu sacré, de le visiter, mais non de prier sur place.L'interdit irrite des ultranationalistes juifs marginaux qui aspirent à y reconstruire le Temple détruit par les Romains en l'an 70.Une «menace majeure» Le camp palestinien voit leurs revendications comme une « menace majeure » et soupçonne le gouvernement israélien de vouloir leur faire écho en accordant un droit de prière pour les juifs, note Ofer Zalzberg, un spécialiste de l'International Crisis Group (ICG) établi à Jérusalem.Leur méfiance, relate-t-il, est alimentée notamment par le fait que la question a été abordée à plusieurs reprises au cours des derniers mois par le comité de l'intérieur de la Knesset.Yéhuda Glick, rabbin connu comme le porte-étendard de ces revendications, s'est fait tirer dessus à bout portant mercredi soir à Jérusalem alors qu'il sortait d'une conférence.Les forces de sécurité israéliennes ont abattu quelques heures plus tard à son domicile un Palestinien, Muataz Hijazi, qui a été décrit par les autorités comme l'auteur de la tentative d'assassinat.L'intervention policière a mené à des affrontements musclés entre les forces de l'ordre et de jeunes Palestiniens dans divers quartiers de Jérusalem-Est qui sont déjà secoués depuis des semaines par des altercations.M.Zalzberg note que les protestations palestiniennes dans le secteur ont débuté au cours de l'été pour dénoncer l'offensive israélienne dans la bande de Gaza et n'ont pas cessé depuis.Ces actes de « violence non structurée » ont mené, dit-il, à des centaines d'arrestations.La colère de la population palestinienne locale est alimentée en partie par la colonisation juive.«Ils ont fait des progrès marqués dans leurs efforts pour s'implanter, ce qui donne l'impression aux Palestiniens qu'ils sont en train de perdre la bataille pour le logement et la terre», souligne l'analyste d'ICG.Le déploiement de renforts policiers israéliens ne fera qu'enflammer une fois de plus les esprits, dit l'analyste, qui s'attend à une escalade.Ces tensions surviennent alors que les négociations relativement au conflit israélo-palestinien sont au point mort.La Suède a annoncé hier qu'elle reconnaissait formellement l'État palestinien dans l'espoir de favoriser un déblocage de la situation, devenant le premier pays d'Europe de l'Ouest à procéder en ce sens.L'initiative a été saluée comme un geste « courageux» par l'Autorité palestinienne, mais vivement dénoncée par le gouvernement israélien.« Le gouvernement suédois doit comprendre que les relations au Moyen-Orient sont plus compliquées que le montage des meubles Ikea, et qu'il faut agir en ce domaine avec responsabilité et sensibilité», a commenté le ministre des Affaires israélien, Avigdor Lieberman, dans un communiqué relayé par l'Agence France-Presse.Kenya Ban Ki-moon appelle à mettre fin à l\u2019excision en une «génération» Le secrétaire général de l\u2019ONU Ban Ki-moon a appelé hier à Nairobi à mettre fin à l\u2019excision en «une génération», lançant avec le quotidien britannique The Guardian une campagne mondiale contre une pratique qui fait des dizaines de millions de victimes.« La mutilation des filles et des femmes doit cesser au cours de cette génération, notre génération», a-t-il lancé depuis le siège régional de l\u2019ONU dans la capitale kényane, appelant «les hommes et les garçons à soutenir le combat contre les mutilations génitales féminines».\u2014 Agence France-Presse Syrie Les peshmergas patientent à proximité de Kobané Une délégation d\u2019environ 150 combattants kurdes irakiens s\u2019est rendue à Kobané hier pour discuter de l\u2019entrée dans cette ville kurde syrienne, assiégée par les djihadistes du groupe Etat islamique, des dizaines de peshmergas qui patientent du côté turc de la frontière.Lourdement armés, ces peshmergas sont rassemblés à Suruç, à une dizaine de kilomètres de la frontière syrienne et sous l\u2019étroite surveillance des forces turques.\u2014 Agence France-Presse LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 3 1 OCTOBRE 2014 A13 .MONDE Ces clowns qui terrorisent la France Une vague de cas de violence et d\u2019intimidation par des personnes déguisées déferle sur le pays PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE La Police nationale a lancé la campagne « Si je croise un clown, je fais le 17», soit le numéro d\u2019urgence.Elle prend la menace des faux clowns au sérieux.ÉMILIE CÔTÉ PARIS \u2014 Ceci n'est pas une histoire inventée pour l'Hal-loween, mais un phénomène issu des réseaux sociaux qui rappelle le roman Ça de Stephen King ou le personnage du Joker dans Batman.Une vague de faux clowns menaçants est en train de créer une psychose en France.Devant la multiplication des clowns qui effraient leurs victimes, ainsi que des « milices anti-clown », la police a multiplié les arrestations au cours des derniers jours.Notre correspondante fait le point, en cinq temps, sur les incidents des dernières semaines en France mettant en scène des clowns menaçants.Lundi dernier, l'Agence France-Presse a rapporté l'arrestation d'un adolescent de 14 ans.La police le soupçonne d'avoir d'agressé avec un complice une femme qui sortait de sa voiture.Les deux suspects étaient déguisés en clown et l'un d'eux avait une hache entre les mains.La femme n'a pas été blessée, mais elle a eu la peur de sa vie.Un homme a fait fuir les deux jeunes en les menaçant avec un bâton de baseball.La police a mis la main au collet d'un des deux agresseurs.Par ailleurs, à Montpellier, la cour a envoyé en prison un jeune homme de 18 ans qui, caché sous des airs de clown, a frappé un passant avec une barre de fer.Des cas isolés et des paris de groupe Le 20 octobre dernier, un homme déguisé en clown qui terrorisait des passants en brandissant une fausse arme, à Douvrin (près de Lille), a été condamné à six mois de prison avec sursis.Débordée, la police française rapporte beaucoup de cas isolés mineurs, mais aussi d'autres reliés à des paris sur les réseaux sociaux.Il y a six jours, 14 adolescents habillés en clown et armés de pistolets, de couteaux et de bâtons de baseball ont été interpellés dans le stationnement d'un lycée à Agde, a rapporté l'Agence France-Presse.Ils ont été placés en garde à vue et remis en liberté le lendemain.Clown = danger?La Police nationale a lancé la campagne « Si je croise un clown, je fais le 17 », soit le numéro d'urgence.Elle prend la menace des faux clowns au sérieux, bien qu'elle « ne repose à ce jour sur aucun fait établi d'agression physique envers des personnes », a-t-elle déclaré il y a six jours.« Malgré de nombreux signalements auprès des services de police, seules quelques apparitions de personnes déguisées en clown s'amusant à effrayer des passants ont été recensées, a-t-elle fait savoir par voie de communiqué.Symptomatique de l'impact d'internet, ce phénomène peut engendrer des dérives individuelles dommageables et des troubles à l'ordre public.» Le Figaro a d'ailleurs rapporté dimanche dernier le cas d'un piéton de 35 ans assailli de 30 coups de barre de fer par un voleur déguisé en clown.Des chasseurs de clowns La Police nationale doit également calmer les ardeurs des groupes qui veulent chasser les faux clowns.Toujours par voie de communiqué, les policiers de la sécurité publique ont annoncé avoir interpellé des individus pour attroupement armé.« Ces personnes, porteuses d'armes de catégorie D (bâtons, poing américain.) s'étaient rassemblées via les réseaux sociaux afin de lancer une \"chasse aux clowns\" », a indiqué la police.Sur Facebook, le groupe « Les chasseurs de clowns», créé il y a à peine deux semaines, compte 36 700 membres.La source du phénomène Les médias français ont émis des hypothèses sur les origines du phénomène « des clowns maléfiques ».On cite la chaîne YouTube de DM Pranks, qui présente des faux clowns qui assaillent des passants en pleine nuit.On évoque aussi la série American Horror Story et le projet artistique d'un couple californien qui prenait des photos d'horreur d'un clown dans les rues de Wasco.Rappelons également le cas du clown qui semé l'effroi dans les rues de Northampton, en Angleterre, l'an dernier.L'homme aux cheveux et au nez rouges sortait de l'ombre la nuit pour fixer des familles dans leur fenêtre ou au détour d'une rue.CRISE GAZIÈRE EN UKRAINE Solution temporaire pour Moscou, Kiev et l\u2019Europe ;.europa.eu l.europa.eu europa.ei L : êt.PHOTO GEERT VANDEN WIJNGAERT, ASSOCIATED PRESS Le commissaire européen de l\u2019Énergie Günther Oettinger (au centre), est présent lors d\u2019une poignée de main entre le ministre russe de l\u2019Énergie, Alexander Novak (à gauche), et son homonyme ukrainien, louri Prodan.AGENCE FRANCE-PRESSE BRUXELLES \u2014 L'Ukraine, la Russie et l'Union européenne ont trouvé hier soir à Bruxelles une issue provisoire au contentieux sur la livraison de gaz russe, qui sécurise l'approvisionnement de l'Ukraine, mais aussi de l'Europe, pour l'hiver.« La responsabilité politique, la logique de coopération et le simple bon sens économique ont prévalu», a affirmé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, au cours d'une conférence de presse.« C'est un pas important pour notre sécurité énergétique», a-t-il dit, ajoutant qu'il n'y avait « aucune raison pour que les gens aient froid cet hiver en Europe», dont une majorité de ses importations de gaz russe transitent par l'Ukraine.À l'issue de deux jours d'intenses négociations, l'accord sur la reprise des livraisons interrompues en juin a été signé par les ministres de l'Energie des deux pays, le Russe Alexander Novak et l'Ukrainien Iouri Prodan, et par le commissaire européen à l'Energie, Günther Oettinger.Un « addendum » au contrat entre les groupes gaziers russe Gazprom et ukrainien Naftogaz a ensuite été paraphé par les patrons des deux compagnies, Alexeï Miller et Andriy Kobolev.Les accords portent sur l'apurement des impayés de l'Ukraine et sur les modalités de paiement des livraisons jusqu'en mars 2015.Le règlement d'une dette de 3,1 milliards de dollars se fera en deux tranches, une première de 1,45 milliard de dollars immédiatement, l'autre de 1,65 milliard d'ici la fin de l'année.Les Russes évaluent le total des arriérés à 5,3 milliards de dollars, mais acceptent de s'en remettre à une cour d'arbitrage pour les quelque 2,2 milliards restants.Élément crucial du compromis, un prix de « moins de 385 dollars les 1 000 m3» a été fixé pour toute la durée de l'accord intérimaire.Le paiement s'effectuera à l'avance mois par mois.M.Oettinger a affirmé que Naftogaz pourrait puiser dans « ses propres revenus » pour payer ses consommations à venir.L'UE ne s'est pas formellement portée garante des engagements financiers de Kiev, mais les aides substantielles de l'UE - qui a lancé deux programmes de soutien macro-économique pour 1,6 milliard d'euros au printemps dont 600 millions ont déjà été déboursés - et du Fonds monétaire international, qui a promis en avril de prêter 17 milliards de dollars, vont aider Kiev à régler notamment la dette, a assuré M.Oettinger.« Nous avons les financements nécessaires pour payer», a confirmé M.Prodan alors que l'Ukraine a besoin de 4 milliards de m3 d'ici la fin de l'année.Accroître la confiance Le FMI a toutefois indiqué hier qu'il pourrait retarder l'octroi de son prochain prêt à l'Ukraine en attendant la formation d'un nouveau gouvernement, tout en assurant que cela n'aurait pas de conséquences « cruciales » sur les finances de ce pays.Kiev avait demandé à l'UE une ligne de crédit de deux milliards d'euros.En charge de l'Énergie depuis cinq ans, le commissaire allemand passe samedi au portefeuille du Numérique dans la nouvelle Commission Juncker.Avant de quitter ses fonctions, il était déterminé à arracher un accord qui devrait sécuriser pour cet hiver l'acheminement des importations européennes de gaz russe transitant par l'Ukraine.« Nous sommes convaincus que nos relations futures seront constructives et nos accords, respectés », a commenté le ministre russe Alexandre Novak.« Cette décision assurera une sécurité énergétique à l'Ukraine et sécurise la livraison de gaz à l'Europe», a souligné son homologue ukrainien Iouri Prodan.M.Barroso, dont ce sont aussi les dernières 24 heures à la tête de la Commission, a mis tout son poids dans la balance, téléphonant mercredi à plusieurs reprises au président ukrainien Petro Porochenko.Hier soir, il a dit « espérer que cet accord accroîtra la confiance entre l'Ukraine et la Russie».« La mise en oeuvre des accords de Minsk» sur un cessez-le-feu dans l'Est séparatiste de l'Ukraine « doit maintenant être la priorité», a-t-il ajouté, alors que la situation s'est dégradée sur le terrain.De très intenses tirs d'artillerie en provenance des deux camps ont retenti hier soir aux abords de l'aéroport de Donetsk, l'un des principaux points chauds de l'est séparatiste prorusse de l'Ukraine.Auparavant, un porte-parole militaire avait annoncé que sept soldats ukrainiens avaient été tués dans des combats avec les rebelles prorusses, soit les pires pertes dans l'armée ukrainienne depuis la mi-octobre.L'UE a aussi mis en garde contre les élections organisées dimanche par les rebelles dans leurs « républiques » autoproclamées, qui iraient à l'encontre d'une « solution politique durable » à la crise.Gazprom avait presque doublé le prix par m3 de gaz exigé à l'Ukraine après la chute en février du président prorusse Victor Ianoukovitch, suivie de l'arrivée d'un gouvernement pro-occidental.Le géant gazier avait interrompu ses livraisons de gaz à Kiev en juin, arguant des impayés colossaux.Ebola La situation progresse au Liberia Une infirmière fait fi de la quarantaine PHOTO SIMON MAINA, AGENCE FRANCE-PRESSE Le Liberia fait certains progrès dans la lutte contre l\u2019épidémie d\u2019Ebola, tandis que la Sierra Leone «fait face à une situation de crise qui empire », ont annoncé hier les autorités de la santé publique dans ces deux pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest.Les citoyens des deux pays doivent redoubler d\u2019efforts pour freiner l\u2019épidémie, qui a déjà infecté plus de 13 000 personnes et en a tué près de 5000, ont indiqué ces responsables.Les évaluations des autorités indiquent que l\u2019Ebola demeurera une menace constante jusqu\u2019à ce que l\u2019épidémie ait été complètement éradiquée.La maladie peut sembler perdre en puissance, pour ensuite refaire surface au même endroit ou ailleurs si les gens ne s\u2019abstiennent pas de toucher les malades ou les corps des personnes décédées.Pour aider à répondre à la crise toujours plus importante en Sierra Leone, un navire britannique transportant des centaines de soldats, des fournitures médicales, des hélicoptères et des camions est arrivé dans la capitale, hier.La Banque mondiale a par ailleurs annoncé hier une somme supplémentaire de 100 millions US.Un scientifique qui a collaboré à la découverte du virus dans les années 70 s\u2019est par ailleurs inquiété de voir la maladie arriver en Chine, en raison du grand nombre de travailleurs chinois présents en Afrique.Peter Piot, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, estime que la Chine est «très vulnérable» au virus Ebola.\u2014 Associated Press L\u2019infirmière américaine qui a promis de faire fi de la quarantaine imposée aux travailleurs de la santé qui se sont rendus en Afrique de l\u2019Ouest pour lutter contre l\u2019épidémie de virus Ebola a tenu parole, hier, quand elle est sortie pour une randonnée à vélo avec son conjoint.Kaci Hickox et son conjoint ont été suivis par des policiers de l\u2019Etat du Maine chargés de surveiller ses déplacements et ses interactions avec le public.Mme Hickox habite la ville de Fort Kent, directement sur la frontière entre le Maine et le Nouveau-Brunswick.La jeune femme affirme que la quarantaine est inutile, puisqu\u2019elle n\u2019a aucun symptôme de la maladie.Des tests se sont aussi révélés négatifs.Des dirigeants de l\u2019Etat comptent s\u2019adresser à la justice pour l\u2019obliger à respecter la quarantaine de 21 jours, qui doit prendre fin le 10 novembre.\u2014 Associated Press A14 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 31 OCTOBRE 2014 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAUX Où s\u2019arrêtera la police ?ARIANE KROL akrol@lapresse.ca Vous souvenez-vous de l'arrestation brutale d'un médecin à l'urgence de l'hôpital de Lachute?Les deux policiers de la Sûreté du Québec (SQ) viennent d'être blâmés pour arrestation illégale et utilisation illégale de la force.On est heureux de l'entendre.L'épisode n'en est pas moins inquiétant.Le fait que Michel El-Khoury et Simon Jetté allaient dans un hôpital « aurait dû suffire à tempérer les ardeurs des policiers.Ils ne se rendaient pas dans un repaire de criminels », rappelle le Comité de déonto- Si un urgentiste peut être poussé contre un mur, menotté et arrêté en plein quart de travail pour avoir refusé de donner une information protégée par la loi, qui peut se sentir à l\u2019abri d\u2019un tel traitement?logie policière.Qu'il faille rappeler une telle évidence donne envie de hurler.Si un urgentiste peut être poussé contre un mur, menotté et arrêté en plein quart de travail pour avoir refusé de donner une information protégée par la loi, qui peut se sentir à l'abri d'un tel traitement?On aimerait se rassurer à l'idée que le comité de déontologie a remis les pendules à l'heure.Mais il faut voir ce qu'il a fallu de preuve pour y parvenir.L'arrestation, on s'en souvient, avait été filmée par les caméras de surveillance de l'hôpital.La diffusion de cet extrait choquant avait mis de la pression sur la police et rendu les faits impossibles à nier.Il a néanmoins fallu cinq versions concordantes d'employés de l'hôpital pour convaincre le comité de ne pas retenir la version mensongère des policiers.Combien de victimes des forces de l'ordre peuvent compter sur une source vidéo neutre et autant de témoins crédibles?Encore là, ce n'est pas très rassurant pour le citoyen moyen.Les policiers sont-ils conscients des traumatismes qu'engendrent leurs abus de pouvoir?Le Dr Sirzyk, à qui nous avons parlé, en est encore bouleversé près de trois ans plus tard.Après avoir démissionné de l'hôpital de Lachute, il a dû arrêter de travailler durant des mois, à ses frais.Il pratique aujourd'hui en Ontario.Une infirmière de l'urgence a été en arrêt de travail.Sans oublier que le personnel soignant et les policiers ont souvent à travailler ensemble.La relation, qui avait toujours été bonne à Lachute, a mis du temps à se rétablir.Depuis, le Collège des médecins a publié un aide-mémoire pour aider tout le monde à s'y retrouver rapidement dans les questions de renseignements personnels et de secret professionnel.Bonne initiative.Le problème, toutefois, va bien au-delà.L'ignorance des policiers n'excuse rien.Dans la situation, elle était inacceptable, a établi le comité de déontologie, en soulignant qu'ils ont manqué de jugement et agi avec précipitation.Nous irons plus loin.Même si le médecin avait eu l'obligation légale de renseigner les policiers, leur intervention n'aurait pas été plus acceptable.Entre le moment où ils sont débarqués à l'urgence et celui où ils ont plaqué le Dr Sirzyk au mur, il s'est écoulé 32 secondes.Même si le médecin avait voulu faire entrave, il n'en aurait pas eu le temps.Reste à voir quelle sera la sanction.Non seulement une punition timide serait insultante, mais elle banaliserait ce comportement aux yeux de l'ensemble des policiers.Et de la banalité à la normalité, il n'y a qu'un pas.OPINION Le simplisme de M.Pratte L'auteur réagit à l'éditorial d'André Pratte publié le 29 octobre.RONALD ALBERT Retraité, Boucherville Plusieurs affirmations du papier de M.Pratte publié hier me surprennent.Il dit que l'impact des émissions de gaz à effet de serre produites par l'extraction des sables bitumineux est minuscule.C'est l'évidence même, mais l'argument ne tient pas.Si on suit ce raisonnement, nulle part sur la planète on n'arrêtera les projets nocifs.En les prenant un à un, ils auront toujours des impacts minuscules sur les GES ! Et, de plus, M.Pratte omet de parler des autres dégâts que C\u2019est vrai qu\u2019il n\u2019y a pas de risque zéro, mais évitons de faire des efforts pour les favoriser.causent les sables bitumineux dans leur environnement immédiat.Quant à la circulation sur le fleuve, ne devrait-on pas faire une fondamentale distinction entre le pétrole que nous sommes obligés d'importer pour notre consommation et celui que l'Alberta et Stephen Harper veulent vendre à l'étranger?Autant il nous est impossible d'arrêter la circulation du premier, autant il est facultatif de permettre celle du second.Multiplier les pétroliers sur le fleuve augmente le danger, non ?C'est vrai qu'il n'y a pas de risque zéro, mais évitons de faire des efforts pour les favoriser.Pour ce qui est d'alimenter les raffineries du Québec avec le pétrole de l'Ouest, comme M.Pratte le souhaite, on pourrait le faire sans permettre la circulation des pétroliers pour l'exportation.Ai-je compris que M.Pratte attend des études spécifiques pour se convaincre qu'un déversement de pétrole sur le Saint-Laurent pourrait avoir de graves conséquences ?Ces déversements qui ont causé tant de catastrophes partout sur la planète auraient des impacts incertains ici ?Décidément, tout est minuscule avec M.Pratte ! Enfin, les compagnies pétrolières demanderont toujours le prix le plus élevé possible pour leur produit.C'est la loi du marché, si chère à l'éditorialiste.Si le pétrole de l'Ouest est maintenant moins cher, c'est justement parce que les pétrolières n'ont pas de débouchés à la hauteur de leur production.Ouvrez-leur les marchés mondiaux et elles pratiqueront le prix mondial.Exit les avantages qu'y voit M.Pratte.N'est-ce pas le «réalisme» de l'éditorialiste qui est un peu simpliste, plutôt que les ambitions des écologistes, comme il le prétend ?Faudrait QUAND MEME P Ab EN FAIRE UN MARTYR ! SUSSE! SSE1 DROITS RÉSERVÉS/apcote@lesoleil.com OPINION Laval meurtrie par la collusion MARC DEMERS Maire de Laval Les citoyens de Laval ont lourdement payé le prix des stratagèmes de collusion et de corruption implantés dans leur ville pendant des décennies.Banaliser cette situation est inacceptable.Pourtant, M.Robert Gagné de HEC Montréal l'a fait en affirmant dans vos pages que la corruption « ne pèse pas lourd dans les finances municipales».Selon moi, cette déclaration et le reste de l'article titré « Laval en santé malgré la collusion», publié le 21 octobre dernier, justifient l'injustifiable.Les Lavallois se sont fait voler des millions.Ils sont aujourd'hui privés d'infrastructures culturelles et sportives La troisième ville du Québec n\u2019a pas de bibliothèque majeure, pas de centre sportif, pas de centre aquatique, pas de grande salle de spectacle et ses arénas tombent en ruine.dignes de ce nom.Ces millions de dollars, qualifiés de « peanuts » par M.Gagné, n'ont servi qu'à enrichir quelques individus véreux.Cela sans parler des immenses pertes intangibles attribuables aux dommages faits à la réputation de Laval.La commission Charbonneau nous a appris que les entrepreneurs prélevaient un pizzo de 20 % sur les centaines de millions en contrats obtenus à Laval.Or, la troisième ville du Québec n'a pas de bibliothèque majeure, pas de centre sportif, pas de centre aquatique, pas de grande salle de spectacle et ses arénas tombent en ruine.Les jeunes sont contraints de se déplacer dans les villes voisines pour pratiquer leur sport et les associations sportives doivent louer des terrains et des glaces à des exploitants privés.Cette situation n'est certes pas l'indice d'une gestion municipale « en santé » et elle pèse lourd sur la qualité de vie des citoyens.Heureusement, les choses sont en train de changer à Laval.La suite de l'article utilise des propos tenus par notre directeur général à la commission Charbonneau pour leur faire dire le contraire de ce qu'ils signifient.La « culture de gestion serrée » à laquelle faisait référence, non sans ironie, notre directeur général reflète une gestion contrôlante à l'excès qui avait pour but de museler l'administration municipale pour mieux en abuser.Cette «gestion serrée» permettait de concentrer tous les pouvoirs entre les mains d'une seule personne afin de servir ses intérêts personnels.Ce système était tellement abusif qu'il a mené à des accusations de gangstérisme.Admettons-le, nous sommes loin d'une gouvernance exemplaire.Comprenez donc mon indignation quand un professeur d'université et un journaliste érigent cette administration corrompue en un modèle de gestion, cautionnant ainsi une pratique à ce point contraire à l'intérêt public.En définitive, cette « gestion serrée » n'a laissé aux Lavallois que honte et embarras.La mairie de Laval Réponse du journaliste M.Demers, L'article ne cherchait en rien à ériger « une administration corrompue» en exemple ou à «justifier l'injustifiable» comme vous le prétendez.Il cherchait à répondre à une question: comment Laval, une ville autant minée par la collusion exposée à la commission Charbonneau, peut-elle afficher des coûts de services inférieurs à la moyenne des autres villes?C'est dans ce contexte que M.Gagné a estimé qu'il est difficile d'établir un lien entre les deux, comme le croient plusieurs.Difficile d'y voir un cautionnement.Quant au reste de l'article, je vous souligne que vos explications sur le sous-développement et le sous-financement de certains services reprennent les conclusions de l'autre expert cité.\u2014 Pierre-André Normandin, La Presse PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE DANS LA PRESSE- Les zombies ont-ils des droits?par Mariève Lacroix POURNOUSJOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québe VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\t\t\tc) H2Y1K9 VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca\t RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\t\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.\t\t\t\t LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 3 1 OCTOBRE 2014 A15 À BIEN Y PENSER Depuis la création de la nouvelle Ville de Montréal en 2002, sondage après sondage, l\u2019insatisfaction des Montréalais se maintient.Qu\u2019attend le gouvernement libéral, si pressé d\u2019éliminer les structures administratives qu\u2019il juge inutiles, pour abolir les arrondissements?Qui seraient les seuls perdants d\u2019une telle initiative?Les élus, encore eux, qu\u2019ils soient dans les arrondissements de Montréal ou à l\u2019Assemblée nationale! \u2014 Normand Beaulieu,Saint-Adolphe-d\u2019Howard DEBATS Importer du pétrole, un fléau ¦A\tT\t \t WJ\t Une étude affirmait au début de la semaine que des mesures pour réduire notre consommation de produits pétroliers auraient des effets très bénéfiques pour le Québec.Sur une période de cinq ans, ces politiques produiraient des retombées de 19,7 milliards et permettraient la création de 130 000 emplois directs et indirects.Le raisonnement de cette étude, produite par le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec, repose sur le fait que la totalité des produits pétroliers que nous consommons, surtout pour le transport, est importée.Cela provoque une sortie d'argent considérable.En 2013, les importations de produits pétroliers ont atteint 20,6 milliards.En réduisant notre dépendance au pétrole, on réduit ces importations, et cela dégage des dollars qui seront dépensés pour autre chose, souvent pour des biens et des services produits au Québec.Les chiffres de l'étude sont un peu gonflés.Par exemple, les 130 000 emplois sont obtenus en additionnant la création d'emplois de chaque année.En fait, au bout de cinq ans, si on atteint l'objectif proposé, une réduction de la consommation de 12% créerait plutôt 33 000 emplois de plus en 2020.Et les retombées, pour cette année-là, seraient de 5 milliards.Par ailleurs, l'étude ne tient pas compte des coûts des mesures de réduction de la consommation, comme le développement du transport en commun.Le Québec aura plus de chances d\u2019infléchir les politiques environnementales canadiennes en achetant du pétrole albertain plutôt qu\u2019en le boycottant.Mais le raisonnement général est tout à fait juste.L'étude montre à quel point il est souhaitable de réduire notre dépendance au pétrole.Elle propose une approche qui la réduira de 12 %, avec un mécanisme de bonus malus (un système de punition et de récompense en fonction de la consommation d'un véhicule et la promotion des véhicules électriques), deux mesures qui contribueront à réduire la consommation, et le développement du transport en commun pour enrayer la croissance du parc de véhicules.Consommer moins de produits pétroliers est certainement, et de loin, la meilleure façon d'abaisser nos importations de pétrole, à cause de ses bienfaits environnementaux.Mais il faut poursuivre le raisonnement.Si une baisse de la consommation de 12% permet des retombées significatives et des emplois additionnels, imaginons les impacts d'une réduction des importations de 50%, de 75% ou de 100%.Deux autres approches nous permettraient d'aller encore plus loin dans la réduction de notre dépendance au pétrole étranger.La première, c'est de produire le pétrole nous-mêmes, au lieu de l'acheter à l'étranger.Les gains économiques seraient encore plus grands, parce que non seulement l'argent ne quitterait pas nos frontières, mais la production engendrerait des investissements, des emplois et des revenus fiscaux significatifs.Les exemples de l'Alberta, de l'Ecosse ou de la Norvège montrent à quel point le fait de posséder du pétrole, s'il est exploitable de façon acceptable, peut être bénéfique à une société.Ensuite, on peut consommer du pétrole canadien plutôt que du pétrole importé.Les retombées sont moins grandes que pour la production locale, mais l'industrie pétrolière de l'Ouest génère de l'activité économique ici, elle procure des revenus fiscaux dont nous profitons, et elle a un impact d'ensemble sur l'économie canadienne dont nous faisons partie.Il y a un problème avec les sables bitumineux.Mais le Québec aura plus de chances d'infléchir les politiques environnementales canadiennes en achetant du pétrole albertain plutôt qu'en le boycottant.D'autant plus que nos fournisseurs alternatifs sont l'Algérie, l'Angola et le Nigeria.Bref, je me sers des chiffres d'un organisme environnemental pour démontrer que ce n'est pas une bonne idée de fermer la porte au pétrole canadien et à l'éventuelle production québécoise.Et surtout, dans le contexte où les débats sont vifs autour des projets de pipelines, du port de Cacouna, de l'île d'Anticosti, pour rappeler qu'il n'est pas contradictoire de vouloir à la fois réduire notre consommation de pétrole et exploiter celui que nous avons peut-être.Peut-on discuter entre adultes?Le gouvernement pourrait laisser plus de place au privé pour la livraison des services, tout en assurant un financement public PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Le ministre des Finances, Carlos Leitao, a déclaré dans un récent discours devant l\u2019Association des économistes du Québec que l\u2019Etat ne peut pas tout faire.Wf ÊÉ&kM MICHEL KELLY-GAGNON Président directeur-général, Institut économique de Montréal Le ministre des Finances, Carlos Leitao, a déclaré dans un récent discours devant l'Association des économistes du Québec que «l'État ne peut pas tout faire ».Le ministre Leitao précise ensuite sa pensée, et devient ainsi plus pertinent, en ajoutant: «Est-ce qu'il faut que ça soit l'État qui livre des services publics?Que ça soit l'État ou quelqu'un d'autre, je pense que c'est secondaire.C'est le service lui-même qui compte.» Quelques jours plus tard, le ministre a par contre été désavoué par son chef qui insistait pour dire que la sous-traitance des services publics n'est finalement «pas dans [son] plan».Cela me désole.L'espace d'une journée, le gouvernement Couillard semblait vouloir s'engager dans le début du commencement d'une ébauche préliminaire en vue d'une possible réflexion sur cette question.C'eût été mieux que rien ! Dans les pays scandinaves ou encore en Europe continentale de l'Ouest, il existe des social-démocraties tout aussi « généreuses » que la nôtre.En fait, dans certains cas, le panier de services couverts par l'État y est même plus large que ce que l'on retrouve au Québec.Or, dans ces pays, la plupart des services publics sont livrés par une diversité de prestataires, qu'il s'agisse d'entreprises privées à but lucratif, d'organismes privés à but non lucratif ou même de coopératives.Le résultat de cette approche pragmatique est un système qui offre un meilleur rapport qualité-prix ainsi qu'un meilleur accès.Mon institut a réalisé depuis plus d'une décennie de nombreuses études (toutes disponibles gratuitement sur notre site Web) qui appuient avec force détails et de statistiques cette affirmation.En guise d'exemple, prenons le cas précis de la Suède (puisqu'on nous rabâche toujours les oreilles à propos du fameux « modèle suédois », dont le Québec s'inspirerait) pour y voir plus clair.Au début des années 90, ce pays traversait sa pire crise économique depuis les années 30.Les finances publiques étaient dans une impasse.Les déficits budgétaires se succédaient, année après année, un peu à l'image de la situation actuelle au Québec.Les dirigeants suédois ont alors entrepris de réformer en profondeur l'État-providence.Ils ont choisi de faire appel à l'entrepreneuriat et, surtout, de favoriser une véritable concurrence dans la fourniture des services publics.Dans les domaines de la santé, de l'éducation et du transport en commun, entre autres, les services sont maintenant offerts en grande partie par des entreprises privées, et ce, même si le financement demeure presque entièrement public.L'expertise ainsi développée par les entreprises suédoises dans ces domaines (notamment en santé) est même désor- mais exportée dans plusieurs autres.Pourquoi diable ne pourrions-nous pas faire pareil?Par exemple, depuis 1993, l'exploitation du métro, des autobus et des trains de banlieue à Stockholm est confiée à des compagnies privées, suivant un processus d'appels d'offres rigoureux.Cette « gestion déléguée» a eu pour effet de diminuer les coûts de manière importante, économisant l'équivalent de quelques centaines de millions de dollars par année à la société publique de transport.De telles économies ont notamment permis de compenser les coûts d'investissements massifs en infrastructure qui ont été effectués pendant plusieurs années.Dans le domaine de la santé, le comté de Stockholm a également cédé au secteur privé la gestion de l'Hôpital Saint-Goran, pourtant spécialisé dans le traitement des cas d'urgence.Depuis que la gestion a été confiée au groupe Capio, en 1999, les coûts de fonctionnement de l'hôpital se maintiennent à des niveaux inférieurs à ceux des autres établissements publics de la région de Stockholm.Tous les Suédois peuvent s'y faire traiter, sans discrimination, et les frais sont entièrement couverts par l'assureur public.Qui plus est, Saint-Goran figure parmi les meilleurs hôpitaux de Suède.La durée d'attente moyenne aux urgences s'élève à 42 minutes, comparativement à 57 minutes dans l'ensemble du pays.et à de nombreuses heures dans le cas du Québec! Tous les Suédois peuvent s'y faire traiter, sans discrimination, et les frais sont entièrement couverts par l'assureur public.Bref, on est bien loin de la caricature grossière et simpliste que plusieurs groupes d'intérêt d'ici aiment brandir à propos de l'impact qu'aurait une ouverture au privé dans la livraison des services publics.L\u2019expertise ainsi développée par les entreprises suédoises dans ces domaines (notamment en santé) est même désormais exportée dans plusieurs autres.Pourquoi diable ne pourrions-nous pas faire pareil?RELIGION Trahir nos principes CHARLES TAYLOR Philosophe de réputation mondiale, professeur émérite à l\u2019Université de Montréal.Ce texte résume une présentation faite par l\u2019auteur, hier à Ottawa, lors d\u2019un forum du Centre mondial sur le pluralisme sur le thème LInde et le Canada: des voies vers la citoyenneté inclusive.Le Canada et le Québec passaient jusqu'à récemment pour des cas réussis de sociétés pluralistes, sur le plan religieux et culturel.Mais depuis quelques années on entend d'âpres critiques du multiculturalisme canadien dans certains pays européens.Et lors du débat en Ontario sur les amendements possibles au régime de mariage, des relents inquiétants d'islamophobie ont fait surface.Cette même islamophobie s'est exprimée lors de notre débat sur la malheureuse « charte des valeurs ».Est-ce que ces phénomènes rendent caducs les jugements initialement favorables?Je ne le crois pas.Nos deux sociétés comptent des réalisations très estimables et importantes dans ce domaine.Vues à l'échelle mondiale, elles sont loin de mériter verdict négatif.Mais ces incidents révèlent la fragilité de notre réussite, toute modeste soit-elle.Cette fragilité est inhérente à la démocratie même.Pourquoi?Parce que la démocratie exige une cohésion plus grande que des régimes autoritaires.Elle exige des sentiments communs d'appartenance, de solidarité, de confiance mutuelle.Et cette identité commune se forme autour de certains traits valorisés.Ceux-ci ont généralement un versant éthique (nous formons une société démocratique) et un versant histo-rico-ethnique (nous sommes Allemands, Français, Danois).Or, cette définition a toujours le potentiel de se transformer en motivation d'exclusion indue.Certains groupes peuvent être vus comme étrangers au «nous» des citoyens en règle.Soit qu'ils sont de la mauvaise ethnie ou culture, soit qu'ils sont suspects d'enfreindre l'éthique commune, ou même les deux.Pensons par exemple aux immigrants irlandais arrivant aux États-Unis pendant les années 1840.On voyait en eux des « papistes » qui n'avaient pas leur place dans la culture protestante de la nouvelle république.Aujourd'hui, les Irlandais sont pleinement intégrés aux États-Unis, mais beaucoup d'Américains nourrissent les mêmes soupçons à l'égard des immigrants hispaniques de récente date.Cette situation illustre bien la fragilité du pluralisme démocratique.On s'habitue au vivre ensemble d'une certaine constellation de groupes, mais dès qu'il en arrive un autre par l'immigration ou que des natifs avancent de nouvelles revendications, une majorité est susceptible de ressentir un malaise profond.Elle est alors tentée d'adopter des mesures d'exclusion.Ainsi, au Québec comme au Canada, étions-nous depuis longtemps habitués à vivre entre catholiques, protestant et juifs.Quand de «nouvelles» religions ont commencé à prendre de la place, des anxiétés et des soupçons se sont manifestés.C'est surtout le cas de l'islam, particulièrement dans le contexte géopolitique actuel.En de telles circonstances, adopter en principe des normes d'inclusion ne suffit pas.Elles peuvent être très solides dans un contexte de différences familières, mais devant des déviations jusqu'alors inattendues, des réflexes d'inconfort, voire de peur, peuvent nous amener à trahir nos principes.C'est ce qui est arrivé ces dernières années au Québec.Cette situation peut provoquer une réaction d'énergie et de créativité ou entraîner un sentiment de repli et d'anxiété.La mauvaise nouvelle, c'est que l'on ne peut rester pour un avenir indéfini avec une identité commune nourrie par notre passé; il faut la redéfinir pour trouver un terrain d'entente pour un peuple en voie de transformation.Et cela non pas une fois, mais de façon répétée.Cependant, on peut aussi voir cela comme une bonne nouvelle, comme une invitation au renouveau.Ce virage vers l'avenir est dans l'esprit de l'interculturalisme, tel que proposé entre autres par Gérard Bouchard.Dans ce Québec de l'avenir, chaque nouvelle cohorte dans son ensemble préparera une nouvelle société d'accueil pour ses successeurs.-«s1 DANS LA PRESSE- Une diversité menacée par Rajeev Bhargava + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + LES LIENS INTERNET SE PARCOURENT SANS PERDRE LE FIL.Accédez facilement à des contenus complémentaires à certains articles sans quitter l\u2019application, ni même ce que vous lisiez.LA PRESSE+ AFFAIRES RÉSOLUTIONS FINANCIÈRES à AFFAIRES MODE D\u2019EMPLOI POUR DOMPTER SES FINANCES QUESTION DE SOUS EVITEZ LES FRAIS SURPRISES EN VOYAGE Quelques conseils pratiques pour réduire les frais d utilisation de vos cartes de débit ou de crédit à l'étranger.PRENDRE SA RETRAITE DANS UN AN?C\u2019EST AuSSI JOUR DE LECTuRE LE DIMANCHE.Disponible dans \u2022 l'App Store DISPONIBLE SUR pv Google play \\_________________y LaPressePlus.ca + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + Redécouvrez votre lecture du dimanche avec La Presse+, publiée 7 jours sur 7.LA PRESSE + LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 3 1 OCTOBRE 2014 LA PRESSE ARTS LECTURE A17 $ HALLOWEEN E HORRIBLES ENTREVUES! m PatrickSenécal ANDRE DUCHESNE Les temps changent, mais le goût de l\u2019horreur reste! On en a pour preuve tous ces petits monstres, momies, mini Frankenstein, fantômes et autres sépulcres blanchis qui sonneront à nos portes ce soir.Pendant ce temps, dans le terrifiant monde des adultes, on continue de consommer l\u2019horreur en format cinématographique.Quatre adeptes se confient.Izabel Gron Gabriel Pelletier PHOTOS LAPRESSE NORMAND BRATHWAITE Ses suggestions : \u2022\tCarrie de Brian de Palma \u2022\tThe Bride of Frankenstein de James Whale \u2022\tThe Conjuring de James Wan : «Je tiens à dire que c\u2019est un film extrêmement épeu-rant que je n\u2019aime pas.Il est malsain, insidieux, mais très bien fait.» L\u2019animateur Normand Brathwaite lance à la blague qu\u2019il aurait dû appeler la DPJ le jour où sa mère lui a fait écouter Psycho d\u2019Alfred Hitchcock.«Ce soir-là, je n\u2019ai pas pris ma douche», dit-il en éclatant de rire.Plus sérieusement, sa mère, une encyclopédie en matière de cinéma, lui a inculqué le goût du cinéma d\u2019horreur.Son plus lointain souvenir remonte au jour où elle lui a fait écouter Duel de Steven Spielberg.«Ça ne m\u2019avait pas fait peur, mais c\u2019est un film qui m\u2019avait fasciné.» Aujourd\u2019hui, Normand Brathwaite possède une énorme vidéothèque de films d\u2019horreur et en consomme pratiquement chaque jour.«Je ne compte plus combien j\u2019en ai, dit-il.Je crois toutefois que mon ami Alain Lefèvre (le pianiste) en possède plus que moi.Il collectionne tout!» Le bum de Belle et Bum a une réflexion fascinante sur ce cinéma qui, assure-t-il, nous fait du bien.« Normalement, lorsque tu sors d\u2019un film d\u2019horreur, tu es censé te sentir bien parce que tu te sens normal, dit-il.Tu es allé voir la bête qui, d\u2019ordinaire, meurt.C\u2019est un exutoire important.Auparavant, on avait peur de la nature, de se faire manger par les bêtes.Le film d\u2019horreur a remplacé ce sentiment.L\u2019auteur H.P.Lovecraft disait qu\u2019à ses yeux, la peur était le premier sentiment ayant existé dans l\u2019histoire.Avant de tomber en amour avec une fille, on avait peur du gros tigre avec les grosses dents.» M.Brathwaite aime beaucoup l\u2019horreur psychologique, la tension.Mais il apprécie également des trucs avec des « bibites » tels Aliens ou Prometheus.« Je n\u2019ai rien contre les effets spéciaux, mais ça doit être bien fait et intelligent.Il faut que ça reste épeurant», dit-il.PATRICKSENECAL_________________________________ Ses suggestions: \u2022\tThe Exorcist de William Friedkin \u2022\tThe Shining de Stanley Kubrick \u2022\tThe Others d\u2019Alejandro Amenabar Lauteur et scénariste Patrick Senécal peut remercier la bibliothécaire de sa ville d\u2019enfance, Drummondville, qui l\u2019a laissé un jour emprunter sans dire un mot un recueil de nouvelles de l\u2019écrivain belge Jean Ray puisé dans la section des adultes.«J\u2019avais autour de 11 ans, j adorais lire, mais les livres pour jeunes m\u2019ennuyaient.Je lisais des Bob Morane, mais n\u2019accrochais pas à ce type d\u2019aventures.En empruntant ce livre de Jean Ray, j\u2019ai découvert qu\u2019on peut avoir peur en lisant», dit le prolifique auteur.D\u2019autres lectures ont suivi.En parallèle, Senécal a commencé à écrire ses propres histoires, vers 13-14 ans, davantage pour s\u2019amuser que dans la perspective de devenir écrivain, ce qui s\u2019est imposé alors qu\u2019il devenait jeune adulte.» « Les premiers germes de 5150, rue des Ormes [son premier roman] me sont venus vers 18 ans.Mais c\u2019est à ce moment-là que Stephen King a publié Misery.Je trouvais que nos histoires étaient trop semblables et ça m\u2019a déprimé.Ce sont mes amis qui m\u2019ont encouragé à continuer en me disant que des histoires peuvent avoir des parentés tout en conservant leur originalité», dit-il.Patrick Senécal était alors étudiant en littérature à l\u2019Université de Montréal.Il a écrit tout le plan de 5150 aux tables du Café Campus où Bruno, un de ses amis travaillant comme serveur, le fournissait en bières et assiettes de chili sans le faire payer.Aujourd\u2019hui, en jetant un regard sur son travail, Senécal estime que l\u2019horreur est davantage un moyen qu\u2019une fin.«Je m\u2019intéresse à l\u2019équilibre entre la rationnel et l\u2019irrationnel, dit-il.J\u2019explore ce côté sombre de l\u2019humain qui peut parfois arriver à prendre le dessus.» Ayant travaillé aux scénarios des trois films tirés de ses romans (5150, rue des Ormes, Sur le seuil, Les 7jours du talion), M.Senécal qualifie « d\u2019à peu près inexistante» la présence du film d\u2019horreur québécois.«Pour Les 7jours du talion, nous n\u2019avons pas eu de subventions à la production.Et pourtant, ce film est allé à Sundance, rappelle-t-il.Nos institutions [SODEC, Téléfilm] sont frileuses.Au Québec, on est trop consensuels, on a peur de créer des polémiques.C\u2019est la même chose en télévision.A quand une série québécoise à la Breaking Bad ?Il faut plus daudace.» IZABEL GRONDIN Ses suggestions: \u2022\tJaws de Steven Spielberg \u2022\tAmityville 2 de Damiano Damiani \u2022\tEvil Dead de Sam Raimi Lorsqu\u2019elle était petite et écoutait La Belle au bois dormant, Izabel Grondin était bien davantage fascinée par Maléfice que par la Belle! «Pour moi, elle était plus intéressante et complexe que la Belle, dit-elle.J\u2019avais aussi un intérêt marqué pour les ambiances magiques et hantées.» En 18 ans de carrière, cette réalisatrice prolifique a signé 16 courts métrages aux noms évocateurs: Bloody Mary, Piège à rats, Sang remords et autres Aspiralux.Elle s\u2019attaque maintenant au scénario d\u2019un premier long métrage, une adaptation du roman Le Quartier des oubliés de Madeleine Robitaille.A 9 ans, elle voit son premier film de Dracula avec Christopher Lee.«Je crois que c\u2019était Dracula A.D.1972.Ç\u2019a été mon premier grand coup de cœur, mais aussi coup de foudre car je le trouvais très beau, lance-t-elle.Ce genre de films est donc devenu très rapidement une grande passion.Lorsque je voyais qu\u2019un film avec Christopher Lee dans un rôle de vampire allait jouer, c\u2019était une grande fête pour moi.C\u2019était plus beau que n\u2019importe quel cadeau.» Reconnue par ses pairs pour la qualité de son travail, Mme Grondin estime toutefois que le cinéma d\u2019horreur est dans une phase boiteuse.«En termes de création, en Amérique et un peu en Europe, la situation est lamentable.On est noyé par des remakes.Les idées originales sont devenues des cas isolés», déplore-t-elle.Et au Québec, c\u2019est encore pire! «Je ne sais pas pourquoi persiste encore ce snobisme envers les films d\u2019horreur, fantastiques ou même de science-fiction, dit-elle.Ces genres sont boudés et les gens ont peur de prendre des risques.Alors qu\u2019à mon avis, il y a plus de risques à sortir un 90e drame social sur le même sujet que de sortir un film avec une saveur et une couleur différente.» GABRIEL PELLETIER Ses suggestions: \u2022\tDracula de Francis Ford Coppola \u2022\tThe Hills Have Eyes de Wes Craven \u2022\t5150, rue des Ormes d\u2019Eric Tessier On le connaît bien sûr pour Karmina et Karmina 2, parodies des films de vampires.Mais il cultive aussi un intérêt certain pour les films d\u2019horreur et fantastique.D\u2019ailleurs, Gabriel Pelletier planche actuellement sur l\u2019écriture d\u2019un nouvel opus.«Le scénario d\u2019un film d\u2019horreur intitulé Cabane à sucre, dit-il.Ça parle d\u2019une famille de tueurs sanguinaires qui exploitent une cabane à sucre où l\u2019on fabrique de la bagosse [alcool frelaté].Un jour, des jeunes punks débarquent à la cabane et.ils vont y passer! Dans le film, c\u2019est la famille traditionnelle et soi-disant la plus rassurante qui est la plus épeurante.» Mais revenons un instant à Karmina pour lequel M.Pelletier s\u2019est inspiré d\u2019œuvres comme Dracula de Francis Ford Coppola et Nosferatu de Murnau.«J\u2019aime les films de vampires parce qu\u2019il y a un aspect érotique et religieux là-dedans, dit-il.Dans notre éducation religieuse, le vampire est l\u2019équivalent du diable.La morsure du vampire est l\u2019acte sexuel.Karmina est une inversion de ça.Dans un film traditionnel de vampires, la jeune fille découvre la sexualité et en meurt, alors que Karmina était un vampire découvrant l\u2019innocence.» Actuel président de l\u2019Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ), M.Pelletier est optimiste face à l\u2019avenir du cinéma d\u2019horreur au Québec.«Je pense qu\u2019il y a un mouvement pour en faire, dit-il.Je crois qu\u2019il y a aussi une sympathie des institutions pour encourager ce genre de films avec des budgets pas trop élevés.C\u2019est la culture Fantasia qui a maintenant droit de cité.Le film d\u2019horreur gagne ses lettres de noblesse.Il y a une popularité pour ça, notamment chez les jeunes.» A18 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 31 OCTOBRE 2014 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN ARTS LECTURE LA LENTEUR DES MONTAGNES YINGCHEN BORÉAL 125 PAGES ?YING CHEN ' LA LENTEUR DES MONTAGNES BORÉAL « Lidentité est moins un héritage qu\u2019une création », écrit Ying Chen dans cet essai bouleversant qui se présente sous la forme d\u2019une lettre à son fils, où elle raconte son parcours de mère et d\u2019écrivaine.Elle s\u2019inquiète de la souffrance « liée à ta naissance, à ta race » que pourrait porter son enfant, et qui se retrouve dans ses livres.Sauf que.«Etre l\u2019autre est une expérience douloureuse pour un immigrant, mais un écrivain y voit son véritable destin».Lauteure de Lingratitude l\u2019admet: «Je vivrai toujours ce déchirement entre mon refus d\u2019être définie et mon désir de m\u2019installer une fois pour toutes quelque part sur la planète.» La lenteur des montagnes n\u2019est pas fait de recommandations pour l\u2019avenir, c\u2019est une confession aussi humble que riche.On y trouve de brillantes réflexions sur l\u2019identité, la langue, le multiculturalisme, le voyage, la création et la maternité.Mais c\u2019est surtout, au bout du compte, une superbe lettre d\u2019amour, résolument tournée vers l\u2019espérance, puisque «l\u2019humanité perdure grâce aux contemporains», qu\u2019elle ne pourra pas continuer sans enfants, et « qu\u2019il n\u2019y a pas plus grand principe que l\u2019amour».\u2014 Chantal Guy PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Dans Bad Girl, Nancy Huston invite le lecteur à devenir Dorrit, celle à qui on raconte l\u2019histoire tantôt étrange, souvent tragique et parfois drôle de sa famille, de sa vie.*5 * i LE VER À SOIE ROBERT GALBRAITH GRASSET 569 PAGES ?1/2 -IW5SET J.K.Rowling ne chôme pas.Alors qu\u2019elle planche sur le premier des trois scénarios inspirés de son « encyclopédie » Fantastic Beasts, voilà que sort Le ver à soie, deuxième des sept tomes annoncés des enquêtes de Cormoran Strike, que, comme Lappel du coucou, elle publie sous l\u2019identité de Robert Galbraith.Le détective privé, ancien militaire amputé d\u2019une jambe, revient ici, en compagnie de «son» Watson, la belle Robin Elacott, pour tenter de découvrir ce qu\u2019il est advenu d\u2019Owen Quine.Le célèbre écrivain a disparu.Il venait de mettre le point final à un roman à clés qui révélait les dessous très sombres du monde des gens de lettres et de leur entourage.La créatrice de Harry Potter s\u2019infiltre ainsi dans les coulisses du monde de la littérature, qui lui sont très familières.C\u2019est bien fait, efficace, quelques couteaux volent bas (et c\u2019est jouissif) et le rythme est moins essoufflant que dans Lappel du coucou (tant mieux).Quelques coupures dans les descriptions auraient toutefois permis d\u2019alléger l\u2019ensemble: le monde de Strike, contrairement à celui d\u2019Harry Potter, n\u2019a pas besoin d\u2019être décrit par le menu pour exister.\u2014 Sonia Sarfati [.\u2019ORDINATEUR DU PARADIS BENOÎT DUTEURTRE GALLIMARD 213 PAGES ?1/2 zrrjma-raE L\u2019ORDINATEUR DU PARADIS À l\u2019heure où la notion de transparence et de vie privée est débattue dans toutes les sphères étatiques et gouvernementales, le nouveau roman de Benoît Duteurtre (retenu dans les huit romans de la deuxième sélection du prix Goncourt) fait écho à nos pires angoisses d\u2019internautes soucieux de préserver leur intimité.Cette satire cinglante de la modernité s\u2019inspire ouvertement des scandales de WikiLeaks et de la NSA, dans un monde où le cloud a pris une place démesurée et où même le paradis, caricature tordue de notre perception du bonheur, est lui aussi dicté par la technologie.Simon Laroche, haut fonctionnaire cynique et arrogant, devient victime de l\u2019acharnement des réseaux sociaux après la diffusion non autorisée d\u2019un commentaire controversé.alors qu\u2019il est lui-même expert en libertés publiques.En parallèle à sa descente aux enfers professionnelle, le «grand dérèglement» qui survient - sorte d\u2019apocalypse technologique - cause une violente commotion à l\u2019échelle planétaire et menace l\u2019ordre établi.Malgré quelques digressions bureaucratiques qui auraient mérité d\u2019être évitées, ce roman un brin fantaisiste incite à la réflexion sur un ton léger en jetant un regard critique sur notre évolution sociale et virtuelle.\u2014 Laila Maalouf NANCY HUSTON/Bad Girl Mettre au monde MARIO CLOUTIER Récit autobiographique au « tu ».Fiction intime.Roman d'une vie.Classe de littérature.Atelier d'écriture.Flottement.Ainsi émerge Bad Girl de Nancy Huston.De courts textes, des blancs, des souvenirs fragmentés.Le lecteur est invité à s'y glisser, à devenir Dorrit, celle que l'on tutoie et à qui on raconte l'histoire tantôt étrange, souvent tragique et parfois drôle de sa famille, de sa vie.Nancy Huston lui parlera pendant les neuf mois de grossesse et les neuf vies, pourrait-on ajouter, d'une romancière qui se construit sous nos yeux, qui estime illusoire de dire « toute la vérité » sur soi, même en utilisant le «je ».«Le \"tu\" est ma personne préférée, dit-elle en entrevue.J'ai l'habitude de me tutoyer.En fait, je m'aperçois de ma propre bizarrerie, à mesure que je vieillis: j'entends des voix.Je croyais que tout le monde entendait des voix, mais non.Le tutoiement vient aussi de cette importance des lettres de ma mère depuis toujours.C'est une technique qui me libère.[.] J'avais vraiment peur de m'enliser si je disais \"je\".C'est un truc gluant.Beaucoup d'artistes de la scène savent que vous parlez mieux de vous-mêmes si vous êtes masqué.» Nancy Huston s'est libérée.Elle change.Son écriture aussi.Elle mêle les genres en effectuant un virage autant créatif que personnel ou social.Elle prend de plus en plus position sur des questions d'intérêt public.Mélange des genres Bad Girl nage dans ce courant revivifiant.Le récit mêle analyse et généalogie, opinions et souvenirs, ce qui permet à l'auteure de poursuivre le dialogue avec le public.« Qu'il s'agisse d'un roman ou d'un récit, comme ici, le but n'est pas de me trouver là-dedans, mais vous, est-ce que vous vous reconnaissez là-dedans, dit-elle.Et ça me touche, car des gens m'écrivent pour me dire qu'ils se reconnaissent, qu'ils pleurent.Il y a des instants de reconnaissance extrêmement intenses.Ça valait la peine de le faire.Si ce n'est que pour \"déballer mes salades\", ça n'a aucun intérêt.» Dans ce récit, Nancy Huston décrit tout ce qui a fait d'elle la romancière qu'elle est.« Les classes de littérature c'est la religion, la musique, le conflit, la dispute, la présence d'autres langues, décrit-elle.Barthes, Beckett, ça vient trop tard.Je ne peux pas devenir écrivain à partir de 20 ans.Il faut qu'on soit écrivain à partir de 2 ans.C'est ça les classes de littérature.Les voyages, les déménagements, les déracinements permanents.» La mère Tous les souvenirs sont bons finalement, même les mauvais.Surtout ceux avec la mère, élément central du livre.« C'est beaucoup plus intéressant, tragique et aimant que ça, confie-t-elle.C'est que cela a été décisif, mais pas forcément pour les raisons « Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un roman ou d\u2019un récit, comme ici, le but n\u2019est pas de me trouver là-dedans, mais vous, est-ce que vous vous reconnaissez là-dedans.Et ça me touche, car des gens m\u2019écrivent pour me dire qu\u2019ils se reconnaissent, qu\u2019ils pleurent.» \u2014 Nancy Huston métropole SOYEZ L\u2019UNE DES 50 PERSONNES À ASSISTER AU FILM D\u2019OUVERTURE DE CINÉMANIA ! Fabrice Luchini Gemma Arterton un film de Anne Fontaine JOURNAL DU DIMANCHE ) ¦ ^ a/Æ ?Un LUCHINI IMPECCABLE et une DIVINE GEMMA ARTERTON.LE PARISIEN ?jjjjljüfe\t« Un grand moment de jubilation! » mm \u2014 LE JEUDI 6 NOVEMBRE A19H45 AU CINEMA IMPERIAL ( 1430, rue De Bleury ) pour participer, visitez le concoursmetropolefilms.com La promotion aura lieu sur le site web du 31 octobre au 2 novembre inclusivement et le tirage se fera le 3 novembre 2014.25 gagnants recevront par courriel, une invitation pour deux personnes.Règlements disponibles chez Annexe Communications.-Gaumont _______E 7 NOVEMBRE métropole « Ce n'est pas mon talent spécifique d'être militante, avoue-t-elle, mais ma vie change sur plein de plans.J'ai arrêté de fumer.Je mange différemment.Je fais plus attention.Surtout depuis la Chine et l'Alberta, où j'ai vu le gaspillage et l'horreur du polystyrène et des grosses cylindrées partout.» L'auteure a aussi récemment vendu ses archives à Ottawa.Inspirée par l'importance de la mémoire et de l'histoire, la sienne et celle de son pays qui ne la quitte jamais, même après 25 ans à Paris.«J'ai pris l'argent pour créer une fondation pour l'éducation des femmes indiennes, annonce-t-elle.Elle s'appelle la Fondation Awinita d'après le nom de mon personnage dans Danse noire.C'est un tournant dans ma vie.» ^ |G) youGD LesFilmsSeville JULIANNE\tMIA\tJOHN\tROBERT MOORE WASIKOWSKA CUSACK PATTINSON LA CARTE DES ETOILES TORDU, NOIR ET DROLE JULIANNE MOORE EST PRODIGIEUSE.» ?EXTRAORDINAIRE UN film de DAVID CRONENBERG - Marc-André Lussier, La Presse - Robbie Collin, The Telegraph lacartedesetoiles-lefilm.com Version française québécoise de MAPS TO THE STARS qu'on croit.Pas juste en tant que traumatisme, mais en tant que tout ce qu'elle a fait pour réparer ce traumatisme qui était d'écrire des lettres, de rester un contact, d'instaurer un dialogue littéraire qui est devenu vital.Une des belles classes de littérature de ma vie, la plus importante.» Elle avait déjà abordé la question dans Lignes défaille et souhaitait y revenir.« C'était important pour moi de ne pas laisser se propager cette image de mère qui claque la porte et dont on n'entend plus jamais parler.On est toujours en contact.C'est une histoire pour l'époque aussi.C'était une féministe avant l'heure, qui avait de très belles aspirations pour son épanouissement personnel et qui est admirable.On peut souffrir d'un geste d'admirable.» Cette touche poétique se retrouve dans les moments les plus intimes de Bad Girl où l'on croit rejoindre vraiment l'auteure, mais Nancy Huston est déjà ailleurs.Le prochain roman est en chantier.« Ce n'est pas un roman écolo.Je suis tout à fait contre les romans à thèse, mais il y a les sables bitumineux comme arrière-fond.Ce qui se passe en Alberta présentement est particulièrement terrifiant.Ça me touche encore plus.J'ai visité les sites.Il y a un voyage touristique où ils vous montrent ce qu'ils veulent bien montrer, mais on a pris un petit avion pour survoler les sites et vu plein de choses qu'on n'aurait pas dû voir.C'est grand comme l'État de la Floride cette exploitation.C'est hallucinant.» Le titre de travail: Le club de miracles relatifs.Toute naissance est miraculeuse.À la fin de Bad Girl, Dorrit est expulsée du ventre de sa mère.L'auteure l'invite à vivre enfin.Avec cette (re) mise au monde, on a l'impression que Nancy Huston, à ce moment-ci de sa vie, pourrait aller plus loin qu'elle n'a jamais été en écriture.Bad Girl Nancy Huston Actes Sud 264 pages Nancy Huston BAD GIRL 6766 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 31 OCTOBRE 2014 A 19 ARTS LECTURE HELEN FIELDING Le retour de Bridget Jones Près de 15 ans après Bridget Jones : l\u2019âge de raison, l'héroïne britannique de l'auteure Helen Fielding est de retour dans une troisième aventure, Folle de lui, en librairie demain.La jeune quinquagénaire a deux enfants, flirte avec un boy toy et apprivoise Twitter.Et scandale: Mark Darcy est mort.ÉMILIE CÔTÉ PARIS C'était la commotion lors de la sortie de la version originale de Bridget Jones: Mad About the Boy, il y a un an, en Angleterre.L'auteure Helen Fielding a fait mourir Mark Darcy, incarné au cinéma par le beau Colin Firth.Encore à ce jour, des lecteurs ne lui ont pas pardonné ce choix narratif.«Au départ, j'étais effrayée par la réaction des gens, raconte Helen Fielding.Je ne m'attendais pas à tout cela.J'écoutais les nouvelles à la télé en pyjama.À la BBC, on parlait de la crise syrienne et de la mort de Mark Darcy.On voyait un homme sortir d'un pub en criant: tu as tué Colin Firth! J'étais sous le choc.» Mais ceci démontre cela.« Avec du recul, c'était touchant.Cela montre à quel point les gens ont à cœur les personnages », dit Helen Fielding, assise devant la fontaine de la terrasse intime de L'Hôtel, chic établissement du quartier Saint-Germain-desPrés, à Paris.« C'est agréable d'être à Paris », dit celle qui insiste pour faire l'entrevue en français.À 51 ans, Bridget enfile toujours des bouteilles de Chardonnay avec ses amis Jude et Tom.Elle ne peut résister aux paninis au jambon et fromage de Starbucks.La scénariste travaille sur une version moderne de la pièce de théâtre d'Hedda Gabler.Daniel Cleaver n'est plus un PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE Prix littéraire L'Académie française couronne Adrien Bosc PARIS \u2014 Adrien Bosc, jeune auteur de 28 ans, a été couronné hier par le Grand prix du roman de l'Académie française pour son premier roman Constellation, une captivante enquête sur l\u2019écrasement d'avion légendaire qui a emporté le boxeur Marcel CerdanTrès remarqué par la critique, ce roman explore l'enchaînement des infimes causalités qui ont précipité un avion d\u2019Air France, le Constellation, sur le mont Redondo, aux Açores, dans la nuit du 27 au 28 octobre 1949.«C'est le plus beau jour de ma vie», a dit Adrien Bosc.« Constellation est un livre très important pour moi, je l'ai écrit sous l'aile de Blaise Cendrars», a souligné le lauréat, rendant hommage à l\u2019écrivain français d'origine suisse (18871961) qui a été pour lui source d'inspiration.Le prix décerné par l'Académie française ouvre le bal des prix littéraires en France, un marathon unique au monde d'où se détache le plus prestigieux et convoité de tous, le Goncourt, qui sera décerné le 5 novembre.\u2014 Agence France-Presse mm PHOTO ALISA CONAN, FOURNIE PAR ALBIN MICHEL Helen Fielding a été obligée de mettre fin aux jours du personnage Mark Darcy.« Une Briget mariée, ça ne pouvait pas marcher.» bad boy, mais un dragueur pathétique.Bridget a une nouvelle amie, Talitha, et une esthéticienne avec qui elle partage ses angoisses au sujet de l'épilation intégrale.Changement de vie majeur: « Jonesey » est mère de deux jeunes enfants, Billy et Mabel.Cinq ans après la mort de Mark Darcy, la scénariste flirte avec un boy toy de 29 ans, Roxster.Helen Fielding a naturellement redonné vie à Bridget après une pause de 14 ans.« C'était organique et pas un choix, raconte l'auteure.J'ai commencé à écrire sur une femme seule avec des enfants et c'est devenu la voix de Bridget.Comme Mark ne l'aurait jamais abandonnée, c'était mieux qu'il meure et qu'il demeure un saint, un gentleman.Sinon, il aurait fallu que je le dépeigne comme un hypocrite.» « Je copie les intrigues de Jane Austen.La recherche d'un homme est le squelette de mes histoires.Une Bridget mariée, ça ne pouvait pas marcher», tranche Helen Fielding.Bridget Jones apprend à vivre avec Twitter, les jeans skinny, le botox et les sites de rencontres en ligne.Des sujets d'actualité bonbon pour Helen Fielding.« J'ai été journaliste avant d'écrire des romans.J'aime être au milieu de la vie à Londres.Je ne peux pas écrire sur Bridget si je ne suis pas à Londres.C'est là où elle vit.Et je garde toujours des petites phrases dans mon laptop.Des choses que j'ai entendues dans la rue, des histoires qu'on me raconte.Beaucoup de filles se confient à moi.Je leur dis : bless you, tu es normale ! Et je leur demande si je peux utiliser ce qu'elles m'ont révélé.» En plus de toujours noter le nombre de cigarettes, de calories, d'unités d'alcool qu'elle a ingérées, Bridget Jones suit de près ses « abonnés » sur Twitter.À l'image de son auteure, l'héroïne est une femme de son « BRILLANT A TOUS LES NIVEAUX.» Eos Angeles Situes B i R D M A N OR (THE UNEXPECTED VIRTUE 0F IGNORANCE) VENISE SÉLECTION OFFICIELLE TELLURIDE :ESTIVAL DU FILM BIRDMANTHEMOVIE.COM NEW YORK 2014 A L\u2019AFFICHE CINEMA DU PARC Consultez les guides-horaires des cinémas ?UN THRILLER GÉNIAL FRANÇAISE de MAINTENANT AU CINÉMA UN DES MEILLEURS FILMS DE L'ANNÉE TWTCHFILMI LE FILM LE PLUS EXPLOSIF DE L'AUTOMNE BUZZFEEO UNE DES MEILLEURES PERFORMANCES DE L'ANNÉE ROEEEBBITmi CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS époque.«Vous ressemblez à Jessa dans la série Girls », nous lance-t-elle d'ailleurs.Imparfaite et attachante Avant la série Girls de Lena Dunham et Sex and the City, Helen Fielding publiait en 1996 un roman sur une fille imparfaite, mais ô combien attachante.Vingt ans plus tard, la femme de 50 ans est tout aussi maladroite.Bridget hait - ou jalouse - les gourous comme Gwyneth Paltrow.Elle n'est pas habile dans ses rapports avec les autres mères de l'école de ses enfants.Dans une chaîne de courriels scolaires, comme des vieilles filles stériles.C'est horrible, dit Helen Fielding.On montre souvent une image de la femme de 50 ans qui ne colle pas à la réalité.Il faut lire le livre The Disappearing Woman de Germaine Greer.Comme si à un certain âge, la femme doit arrêter d'être sexy, de porter certains vêtements et de faire des gaffes », déplore l'auteure.Bridget Jones a beau appeler Roxster son boy toy, les deux amants éprouvent un grand respect mutuel.«Roxster n'aime pas le mot cougar car cela implique la notion de chasse.Il choisit d'être avec Bridget.» « La ligne est mince entre moi et [Bridget].Disons qu\u2019elle est comme une amie.Elle me protège.» \u2014 Helen Fielding elle transforme malencontreusement le nom d'une femme snob, Nicolette, en « Nicorette ».Nouvelle dimension Bridget Jones - Folle de lui débute alors que Mabel et Billy ont des poux et que leur mère est en crise car Roxster ne répond pas à son texto.La maternité a apporté une nouvelle dimension à son personnage.«Aujourd'hui, la barre est haute même pour les parents.Bridget n'est pas une mère parfaite, mais humaine », dit sa mère littéraire.Si Bridget Jones avait eu 50 ans dans le premier roman, ses aventures auraient sans doute rassemblé moins de lecteurs de différentes générations.Un public fidèle a suivi le personnage incarné par Renée Zellweger au cinéma.Non seulement l'identification avec l'héroïne en a été ainsi plus facile - surtout chez les plus jeunes -, le saut de la trentaine à la cinquantaine permet de montrer qu'il n'y a que le corps d'une femme qui vieillit, et pas la tête.Bridget Jones n'a pas changé.« Nous avons des stéréotypes.Quand j'ai écrit le premier livre, les femmes de 30 ans étaient considérées Au premier tiers du roman, Helen Fielding a fait un saut dans le passé tout juste après la mort de Mark Darcy dans un accident.Bridget traîne alors des kilos et sa libido est complètement à plat quand ses amis viennent à sa rescousse.«J'aime mélanger la comédie et la tragédie.Mon premier livre [Cause Celeb] était une satire dans un camp de réfugiés en Afrique », rappelle-t-elle.Bridget Jones fait partie d'Helen Fielding.« La ligne est mince entre moi et elle.Disons qu'elle est comme une amie.Elle me protège.» Folle de lui sera-t-il porté au grand écran comme ses deux prédécesseurs?«Je l'espère, nous en discutons», répond Helen Fielding.BRIDGET JONES FOLLE DE LUI Helen Fielding Albin Michel, 444 pages Le (vrai) dernier Wallander Une main encombrante Dans ce récit concis, vif et terriblement humain, Mankell nous offre un Wallander bougon à souhait et aborde une tranche méconnue de l\u2019histoire de la Suède pendant la Seconde J Roman ¦ 22,95 $¦ 180 pages Guerre mondiale.\t0 HENNING MANKELL Une main encombrante SEUIL POLICIERS SEUIL « Les mots d\u2019Henning Mankell, comme toujours, sont du miel.» Le Point EN VENTE DANS TOUTES LES BONNES LiBRAiRiES v»\"iiS RemstarFilm; A 20 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 31 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS Beyoncé et le féminisme sexy MARC CASSIVI CHRONIQUE La plus récente vidéo virale du web montre une actrice inconnue, Shoshana Roberts, vêtue d'un simple jean et d'un t-shirt noir, dans les rues de New York.Elle ne dit rien, ne parle à personne et marche d'un pas décidé, filmée par une caméra cachée.La vidéo a été vue plus de 15 millions de fois depuis qu'elle a été mise en ligne lundi.Produite par l'organisme citoyen Hollaback!, qui milite contre le harcèlement de rue, elle condense en deux minutes dix heures d'une promenade où la jeune femme a été abordée, sifflée et draguée plus d'une centaine de fois par des hommes de tous âges dans différents quartiers de Manhattan.On y voit l'actrice se faire reluquer les fesses et les seins à répétition, être suivie longtemps par le même homme, se faire appeler « sweetie » par-ci et par-là, se faire demander de sourire, de donner son numéro de téléphone, de remercier ceux qui lui font des compliments.Alors qu'elle n'a rien demandé à personne.Une illustration du machisme ordinaire, dans une ville qui n'est pas particulièrement reconnue pour son machisme.(Non, il n'y a pas qu'en Belgique - où un film semblable a été réalisé en 2012 - qu'il y a des machos.Eh oui, on s'en doutait!) Selon Hollaback!, qui a des militants et une antenne à Montréal, Shoshana Roberts a fait l'objet cette semaine de menaces de mort et de viol.« Quand les femmes réclament du changement, elles sont confrontées à des demandes violentes pour qu'elles gardent le silence », écrivait hier l'organisme sur son site web.J'ai évidemment pensé aux révélations sordides des derniers jours, de plus en plus accablantes pour Jian Ghomeshi, que près d'une dizaine de femmes (au moment d'écrire ces lignes) dépeignent comme un agresseur, avec des récits qui laissent peu de place à l'équivoque.Certaines disent avoir eu peur de porter plainte, craignant les représailles des nombreux admirateurs de l'animateur sur le web (il a plus de 280 000 abonnés sur Twitter).Quand une actrice dit avoir été menacée de mort pour avoir marché silencieusement dans les rues de New York, on peut les comprendre.En voyant les t-shirts de la campagne contre de harcèlement de rue de Hollaback!, en tailles pour hommes et pour femmes, j'ai aussi pensé au récent débat entourant la campagne onusienne « HeForShe », portée par l'actrice Emma Watson, elle-même victime d'intimidation sur les réseaux sociaux.Si Emma Watson encourage les hommes à afficher leur soutien au féminisme, n'est-ce pas une bonne nouvelle?Y a-t-il des sous-formes de féminisme, moins acceptables que le féminisme dit « pur et dur» ?Celui des hommes en particulier, qui ont de manière générale une situation plus 1 mM\\ f it: !v Beyoncé lors de sa prestation aux MTV Video Music Awards le 24 août dernier.PHOTO MARIO ANZUONI.REUTERS enviable que les femmes dans notre société patriarcale ?Peut-on légitimement se déclarer féministe quand on est un homme, sans sembler vouloir s'approprier le combat des autres?Qui a le droit de se réclamer féministe ?Je me pose aussi la question depuis les plus récentes déclarations d'Annie Lennox, exchanteuse de Eurythmics, à propos de Beyoncé Knowles.Annie Lennox se questionnait en entrevue la semaine dernière à la radio publique américaine NPR sur la contradiction qu'elle perçoit dans l'hypersexualisation de Beyoncé et ses récentes prises de position féministes.« Le twerk [une danse suggérant l'acte sexuel] n'est pas du féminisme », a déclaré la chanteuse écossaise.Le mois dernier, elle avait aussi taxé Beyoncé de «pseudo-féministe» (« feminism light ») après sa prestation controversée aux MTV Video Music Awards.Queen Bey, comme la surnomment ses admirateurs, y avait interprété la chanson Flawless, sous le mot « Feminism» inscrit au néon, en justaucorps argenté, dansant de manière suggestive.Le paradoxe ne se trouve pas, à mon sens, comme l'estime Annie Lennox, dans le fait que Beyoncé propose un « mauvais exemple » de ce qu'est le féminisme aux filles parce qu'elle affiche fièrement son sex appeal.Il se trouve ailleurs.Dans le fait qu'elle traite d'autres femmes de « salopes» dans Flawless («Bow Down Bitches»; Prosternez-vous, salopes), tout en y intégrant des extraits d'un discours de l'écrivaine féministe nigériane Chimamanda Ngozi Adichie.Ou dans le fait qu'elle ait signé en début d'année un texte intitulé « L'égalité des sexes est un mythe », mais enjoint les femmes à se trouver au plus vite un mari (comme elle, qui a nommé sa dernière tournée Mrs.Carter, le patronyme de son influent époux Jay-Z).Est-ce que ces paradoxes suffisent à discréditer le féminisme de Beyoncé ?Est-ce que son « féminisme sexy» est moins valable que le «féminisme hip-hop» de Lauryn Hill?On ne remettait pas en question, ily a 30 ans, l'authenticité du « girl power » de Madonna lorsqu'elle chantait en lingerie de dentelle et portait une ceinture « Boy Toy».On ne remet pas davantage en question celui de Lena Dunham, qui traite abondamment de sexualité dans sa série télé Girls.Certes, Beyoncé ne pratique pas le féminisme de la même manière que Gloria Steinem ou Françoise David.Mais elle rejoint par sa musique populaire des millions d'admirateurs qu'elle a choisi de sensibiliser au féminisme, à une époque où le terme a une connotation péjorative pour bien des jeunes femmes.Si Beyoncé, malgré ses contradictions, leur dit que le féminisme est important et nécessaire, tant mieux, non?Cela n'empêche pas de s'intéresser à la réelle valeur féministe du « twer-king» - la réappropriation ou la reproduction d'archétypes machos ?- comme le fait Annie Lennox, qui condamnait l'an dernier cette pratique chez les chanteuses Miley Cyrus et Rihanna.Elle sera peut-être mécontente d'apprendre que, la semaine dernière, l'Université du Texas à Austin a annoncé pour le printemps prochain l'ajout à son programme d'études afro-américaines un cours intitulé « Beyoncé Feminism, Rihanna Womanism» (le féminisme de Beyoncé, le féminisme « black» de Rihanna).Matière à réflexion, la prochaine fois que vous vous ferez siffler - ou serez tenté de draguer une inconnue - dans la rue.Beyoncé rejoint par sa musique populaire des millions d\u2019admirateurs qu\u2019elle a choisi de sensibiliser au féminisme, à une époque où le terme a une connotation péjorative pour bien des jeunes femmes.Biennale de Montréal Une œuvre retirée Projetée sur le mur situé près de la station de métro Saint-Laurent dans le cadre de la Biennale de Montréal, l\u2019œuvre Murs aveugles, d\u2019Isabelle Hayeur, a dû être retirée après que la propriétaire de l\u2019édifice concerné eut porté plainte.Constituée de graffitis, de slogans, de symboles et de citations qui se succédaient et se chevauchaient, l\u2019œuvre, inaugurée le 8 octobre dernier, s\u2019inspirait du mouvement de contestation pacifique Occupy.Isabelle Hayeur y traitait de thèmes comme l\u2019embourgeoisement, les inégalités sociales, l\u2019austérité, la convergence des médias et l\u2019environnement.L\u2019œuvre avait été commandée par la Biennale de Montréal en partenariat avec le Partenariat du Quartier des spectacles (PQDS).Selon nos informations, ce n\u2019est pas le contenu politique et social qui serait à l\u2019origine de la plainte de la propriétaire, mais des raisons culturelles.Il demeure qu\u2019Isabelle Hayeur sort très amère de cette aventure et conclut que si « l art véritable dérange, bouleverse, émeut [.], il n\u2019est pas là pour rassurer, égayer ou endormir».L\u2019œuvre devait être diffusée jusqu\u2019au 23 novembre.Comme elle avait été conçue pour ce mur, il n\u2019a pas été possible de la déplacer.La Biennale et le PQDS invitent toutefois les personnes intéressées à visionner la documentation de l'œuvre sur le lien suivant: bnlmtl2014.org/artistes/isabelle-hayeur PRESSE VENEZ PROFITER DE TOUTE LA RICHESSE DU CONTENU DE LA PRESSE+ RENCONTREZ NOTRE ÉQUIPE DANS LES PRESSE CAFÉ SUIVANTS : + AUJOURD\u2019HUI DE 11 H À14H Montréal \u2014 Terrasses Windsor Montréal \u2014 Édifice BNP Paribas 1195, rue Notre-Dame Ouest\t1981, avenue McGill College + CE SAMEDI ET DIMANCHE DE 10H À15H Magog 1508, rue Sherbrooke Pour connaître le calendrier complet de nos sorties, visitez LaPressePlus.ca/calendrier.¦¦ 10 TABLETTES À GAGNER! *Règlement disponible à La Presse.La valeur totale des prix est de 5 200 $.Le tirage aura lieu le lundi 17 novembre aux bureaux de La Presse.Google play "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.