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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-11-03, Collections de BAnQ.

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[" Montréal lundi 3 novembre 2014 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 131e année No 13 44 pages, 4 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA PRESSE EXCLUSIF PROCRÉATION ASSISTÉE LA CLINIQUE DU CUSM EN PÉRIL Son déménagement est suspendu, le temps que Québec statue sur le programme québécois de fécondation in vitro.PAGE A4 FLAMES 6 CANADIEN 2 UN MATCH À OUBLIER SPORTS Curtis Glencross a marqué le troisième but des Flames en deuxième période.PHOTO OLIVIER JEAN, ENFANTS MALTRAITÉS CONFUS FATALE La mort de deux jeunes enfants victimes de négligence aurait pu être évitée, a appris La Presse, si les employés du réseau de la santé et la DPJ avaient travaillé de cPnceJl.Explications.TO é m/ PAGES A2 A3\t1 PATRICK LAGACÉ LASOIRÉE DE DEUXJEUNES PORTE-DRAPEAUX DU CH PAGE A5 EXCLUSIF SCIENCES DE LA VIE PARTENARIAT HISTORIQUE Le CHUM, le CUSM et Sainte-Justine s\u2019allient pour créer au moins 500 emplois.AFFAIRES VUS DE LUXE SECOUER LA HIÉRARCHIE Entre le Lincoln MKC et l\u2019Acura RDX, lequel y parvient?Notre duel du mois.AUTO PHOTO FOURNIE PARA( -UËL ÉLECTIONS DE MI-MANDAT OBAMA, MÉLANCOLIQU ET «FRUSTRÉ» PAGE A12 PHOTO SAUL LOEB, AGENCE FRANCE-PRESSE APPO QUIVOQ RAPPORT DU GIEC FEMENT inies [.] les glaciers ont continué de fondre presque partout dans le monde» constate léG\u2019rouged-expe^tssinteEsoûvetne.mental surSévolution du climat PHOTO MARTIN BUREAU, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE François Hollande amorçant sa visite au Canada à Calgary : «Vive l\u2019Alberta libre !» Qdt Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924 98765 1 Personne ne peut voir comme vous entendez bien.La lentille de contact pour l'oreille.Lciflamme & ASSOCIÉS AUDIOPROTHÉSISTES www.laflammeetassocies.com Une évaluation est requise par l'audioprothésiste pour le choix du modèle de prothèse auditive.\t\t\t\t\t 450 629-9887\t450 396-4848\t450 349-1260\t450 955-1008\t450 378-7337\t514 849-4500 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ENFANTS MALTRAITÉS DÉLAIS DE SIGNALEMENT Deux enfants victimes de maltraitance meurent à la suite de lacunes de communication entre Deux enfants victimes de négligence sont morts en moins de deux ans au Québec à cause d\u2019un manque de communication entre des employés du réseau de la santé et la DPJ, a appris La Presse.Dans un cas, le centre jeunesse n\u2019aurait pas pris suffisamment au sérieux le signalement d\u2019un bébé de 3 mois qui «risquait de mourir soudainement», selon son médecin.Dans l\u2019autre, les professionnels qui visitaient chaque semaine une fillette handicapée laissée à elle-même n\u2019ont pas sonné l\u2019alarme.La nouvelle EBEL WAVE, présentée en or jaune 18 carats et acier bicolore.Version femme avec diamants.EBEL.COM LE BRACELET VAGUE RÉINTERPRÉTÉ INDÉNIABLEMENT EBEL.A A ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ CHÂTEAU D\u2019IVOIRE -==»« JOAILLIERS - NTRÉAL \u2022 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 514 845 4651 SANS-FRAIS I 888 883 8283 WWW.CHATEAUDIVOIRE.COM GABRIELLE DUCHAINE Loïc avait le visage bleu quand sa mère l'a trouvé.Le poupon était étendu sur le ventre dans sa couchette.Il ne respirait pas.Son petit corps était déjà tout raide.Paniquée, sa maman l'a pris dans ses bras.Elle a appelé à l'aide.Elle lui a fait le bouche-à-bouche, mais le nouveau-né était mort.Selon la coroner chargée de l'enquête, plusieurs facteurs ont contribué au décès du bébé, dont la négligence et l'immaturité de ses parents.Mais surtout, elle conclut qu'une intervention plus rapide de la DPJ aurait pu changer la donne.Loïc est mort en février dernier.Il avait trois mois.Son histoire, qui est complètement passée sous le radar, soulève pourtant de nombreuses questions sur l'intervention des services de la protection de la jeunesse, mais aussi sur la vigilance des professionnels de la santé qui suivaient de très près le poupon et sa famille.SOMMAIRE Amusez-vous !\tSPORTS 8 Arts\tA15 à A17 Astrologie du jour\tSPORTS 6 Débats\tA14 Décès\tSPORTS 6 Horaire télévision\tA18 Loteries\tA10 Monde\tA12 et A13 Personnalité\tA18 Petites annonces\tSPORTS 5 Sudoku\tAFFAIRES 4 Météo\t Ensoleillé avec quelques\tnuages en après-midi, maximum minimum 3.SPORTS 5\t6, VOUSAVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE ?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca Des parents connus des services sociaux L'enfant est né prématurément à l'hôpital de Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides, de parents «bien connus» des services sociaux, selon ce que nous a indiqué le chef des communications du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) des Sommets, Alain Paquette.Durant sa courte vie, le bébé a été vu à au moins 15 reprises par un médecin, une infirmière ou une travailleuse sociale.Chaque fois, les professionnels ont soulevé des inquiétudes sur la capacité des Dès l'âge de 14 jours, l'enfant a dû être hospitalisé parce qu'il était déshydraté, raconte le rapport de la coroner Julie A.Blondin, que nous avons obtenu.Deux jours plus tard, une infirmière qui faisait une visite à domicile a découvert l'enfant dans son lit sur un oreiller, entouré de peluches et de deux couvertures.Elle a expliqué au jeune couple qu'il était dangereux d'encombrer ainsi la couchette.À la même période, les parents assoyaient leur fils dans une chaise haute afin qu'il boive tout seul en empilant des linges sur la tablette de la « Il y a beaucoup d\u2019éléments extrêmement préoccupants dans le rapport du coroner que nous n\u2019avons jamais sus.On ne nous a pas dit tout ce qui aurait pu nous aider à mieux évaluer.» \u2014 Denis Baraby, directeur de la protection de la jeunesse des Laurentides parents à élever leur enfant ou ont remarqué des situations dangereuses pour l'enfant.Le jour de sa mort, il y avait un cendrier rempli de mégots de cigarettes dans sa chambre et un autre près de sa chaise haute.Le drap qui recouvrait son matelas était taché d'un cerne et de traces de sang et de régurgitations séchées.chaise pour faire tenir le biberon à la hauteur de sa bouche.Lors d'une rencontre avec le pédiatre, les parents ont dit avoir donné des céréales à leur bébé de 2 mois parce qu'il « avait faim », ils ont aussi avoué qu'ils couchaient le poupon sur le ventre malgré les risques accrus de mort subite.Inquiet, le médecin a noté qu'il y avait PRÉCISIONS BULLETIN DE LA PREMIÈRE ANNÉE DE LADMINISTRATION CODERRE Contrairement à ce que nous avons écrit samedi dans le bulletin de la première année de l\u2019administration Coderre, des représentants du gouvernement provincial étaient présents à la conférence presse qui annonçait les legs du 375e de Montréal plus tôt cette semaine.Nos excuses.DÉLAIS POUR DES TRAITEMENTS UTILISANT LA MÉTHADONE Nous avons écrit mercredi dernier que le temps d\u2019attente pour des traitements utilisant la méthadone destinés à une clientèle toxicomane peut s\u2019élever à plus d\u2019un an.Le Centre de recherche et d\u2019aide aux narcomanes, situé à Montréal, tient cependant à préciser qu\u2019il a pu faire diminuer ce délai à trois mois pour ses services réguliers et à deux ou trois semaines pour ses services destinés à une clientèle vivant dans des conditions précaires. LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 A3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ENFANTS MALTRAITÉS - zW PHOTO THINKSTOCK MORTELS la DPJ et le réseau de la santé Une fillette handicapée laissée à elle-même GABRIELLE DUCHAINE Quand elle est morte, la fillette de 5 ans avait à peine le poids d'un bébé de 10 mois.L'enfant, lourdement handicapée physiquement et intellectuellement, vivait avec ses parents, mais elle recevait des services médicaux presque chaque jour de la part de divers professionnels de sa région, en Outaouais.Pourtant, ils n'ont pas décelé à temps qu'elle était victime de grave négligence.Selon une enquête menée cette année par le Protecteur du citoyen, la petite vivait dans un milieu « désorganisé et insalubre », et « ne recevait visiblement pas les soins d'hygiène adéquats ».Notamment, « le dispositif de gavage qui servait « [Il est] totalement inacceptable que, malgré une présence aussi assidue de plusieurs intervenants du réseau de la santé et des services sociaux, un enfant ait pu être laissé dans de telles conditions».\u2014 Protecteur du citoyen à l'alimenter était défectueux et mal nettoyé», lit-on dans le rapport annuel de l'organisme.Pour des questions de confidentialité, le Protecteur du citoyen n'a fourni que très peu de détails sur la mort de l'enfant.Il juge « totalement inacceptable que, malgré une présence aussi assidue de plusieurs intervenants du réseau de la santé et des services sociaux, un enfant ait pu être laissé dans de telles conditions».Nos recherches ont révélé que la famille de la petite victime vit en Outaouais.Elle recevait des services de la part d'au moins deux établissements spécialisés en plus de l'aide fournie par le Centre de santé et de services sociaux de sa région.Un manque de communication entre les différents intervenants serait à l'origine de la tragédie.Quand le cas la petite a finalement été signalée à la DPJ, il était déjà trop tard.Les intervenants du centre jeunesse l'ont immédiatement retirée de sa famille et elle a été transférée à l'hôpital, où elle est morte.Pas facile de repérer La directrice de la protection de la jeunesse de l'Outaouais, Micheline Gagné, a refusé de commenter le cas afin de protéger l'identité de la famille et des professionnels qui travaillaient auprès de l'enfant.Elle nous a toutefois parlé des nombreux pièges qui attendent les employés du réseau de la santé lorsque vient le temps de déceler des cas de négligence chez un enfant malade.À la base, dit-elle, «ça peut être plus difficile de [faire la différence] entre certains signes qui peuvent être causés par des abus, mais qui pourraient aussi être liés à la condition médicale de l'enfant».Le fait de travailler en équipe multidisciplinaire autour d'un enfant malade peut aussi devenir un couteau à double tranchant.« Il faut bien se coordonner pour s'assurer qu'on ne se fie pas sur les autres pour avoir fait telle ou telle chose.Par exemple, la travailleuse sociale voit une blessure, mais elle se dit que si l'infirmière ne lui en a pas parlé, c'est que ce n'est pas grave.Il faut absolument partager les observations.» La solution, selon Micheline Gagné: «Appelez-nous.On va le faire le screening.» Elle ajoute que certains professionnels de la santé hésitent à dénoncer l'état de leurs patients de peur de briser le lien de confiance.Rappelons que les signalements à la DPJ sont confidentiels.En Outaouais, le tiers des signalements proviennent des professionnels de la santé.PHOTO FOURNIE PAR LA FAMILLE La mort de Loïc soulève des questions sur l\u2019intervention de la DPJ.« un risque de décès soudain de l'enfant en raison de ce comportement des parents».Ce n'est qu'un mois plus tard, alors que Loïc était de nouveau hospitalisé, cette fois à cause de vomissements, que les employés de l'hôpital ont alerté la DPJ.Un cas jugé non urgent Les intervenants de l'organisme n'ont pas jugé le cas comme urgent.Loïc est mort sept jours plus tard.Les gens du centre jeunesse n'étaient pas encore intervenus.«La DPJ n'a effectué aucun suivi adéquat avant le décès », déplore la coroner.En entrevue à La Presse, le directeur de la protection de la jeunesse des Laurentides, Denis Baraby, déplore que les informations transmises à ses intervenants aient été trop sommaires.« L'appel venait de l'hôpital et ne parlait que des éléments que les employés ont observés à l'hôpital», dit-il.Son équipe n'aurait notamment pas été mise au fait des craintes de «décès soudain» exprimées par le pédiatre.Ce qu'ils ont su : les parents couchaient l'enfant sur le ventre et ignoraient les conseils du personnel hospitalier.Lors de l'hospitalisation, l'enfant n'était pas changé de couche rapidement et l'accès à du lait était difficile.« Il y a beaucoup d'éléments extrêmement préoccupants dans le rapport du coroner que nous n'avons jamais sus.On ne nous a pas dit tout ce qui aurait pu nous aider à mieux évaluer», déplore M.Baraby, qui soupçonne un problème de communication au sein du CSSS.«Si le pédiatre était si inquiet, pourquoi ne nous a-t-il pas contactés?Il y a une loi qui oblige à signaler si un médecin croit que le développement d'un enfant est compromis.» Il admet que le cas de Loïc n'a pas été traité comme une urgence par son service.« Pas avec les informations qu'on avait», dit-il.Dans son rapport, la coroner ne blâme pas le CSSS.Elle recommande à la DPJ de « revoir toutes les procédures administratives de délais de traitement des signalements» et de mieux former son personnel.C'est fait, nous dit-on.Au CSSS, on estime avoir agi correctement.« On connaît bien cette famille et les parents ont bénéficié d'un soutien constant.C'est un événement tragique, mais le rapport est clair, affirme Alain Paquette.Notre établissement ne fait l'objet d'aucune recommandation.» Pour Denis Baraby, cela n'a justement pas de sens.Il a d'ailleurs écrit à la coroner pour lui demander de se pencher à nouveau sur la mort de bébé Loïc et sur le travail des médecins et des infirmières.«Quand ce sont des professionnels de la santé qui signalent, on espère qu'ils nous donnent toute l'information.» Entre-temps, son équipe donnera des formations aux professionnels de la santé afin de « les sensibiliser au rôle de la DPJ ».« Si on a des inquiétudes sur un enfant, c'est mieux de nous appeler que de se dire qu'on n'en a pas assez.» ENFANTS VICTIMES DE MALTRAITANCE Réintégrer la famille biologique à tout prix?GABRIELLE DUCHAINE Privilégier la famille biologique n\u2019est pas toujours la meilleure solution pour les enfants victimes de maltraitance.Selon une étude menée par des professeurs de l\u2019Ecole de service social de l\u2019Université de Montréal, le tiers des enfants qui sont réintégrés chez leurs parents après un placement par la DPJ sont de nouveau maltrai tés.QUAND LES CHOSES TOURNENT MAL Depuis 2007, la nouvelle Loi sur la protection de la jeunesse favorise généralement le maintien ou la réintroduction des jeunes dans leur famille, notent les chercheurs.Dans la plupart des cas, la première intervention de la DPJ permet aux enfants de ne pas être une nouvelle fois pris en charge par les centres jeunesse lorsqu'ils retournent avec leur famille.Mais pour un enfant sur trois, les choses tournent mal.« Quelque 33 % d'entre eux, après la fermeture de leur dossier, sont encore une fois victimes d'abus ou de négligence», révèle l'étude.PLUS JEUNE, PLUS VULNÉRABLE Les enfants âgés de 3 à 5 ans courent plus de risques que les autres d'être victimes de mauvais traitements ou de négligence lorsqu'ils réintègrent leur famille biologique après un placement.« Cela s'explique par leur vulnérabilité et les soins constants dont ils ont besoin», explique Marie-Andrée Poirier, qui fait partie du groupe de chercheurs.ATTENTION À L\u2019ACHARNEMENT Plus les tentatives de réintégration dans la famille d'origine sont nombreuses, plus les risques que la DPJ ait à intervenir sont élevés.Ce constat est encore plus vrai chez les tout-petits.« Ce n'est pas tant l'instabilité en termes de familles d'accueil fréquentées par les enfants qui semble jouer, mais plutôt le nombre d'allers-retours entre leur milieu naturel et les milieux substituts, affirme la chercheuse, Sonia Hélie.On croit que les jeunes enfants sont plus sensibles aux échecs de la réunification et à ce que cela peut leur faire vivre sur le plan de l'attachement.» PAS ASSEZ D\u2019AIDE Selon les chercheurs, la grande proportion d'enfants qui sont à nouveau victimes de maltraitance après être retournés vivre avec maman et papa « laisse penser que les familles ne reçoivent peut-être pas l'aide nécessaire pour que la réunification familiale réussisse».L'offre de service en matière de réunification familiale est un enjeu qui mérite d'être mieux étudié, d'après Marie-Andrée Poirier.« Il est important d'intervenir au sein de la famille et d'assurer un suivi après le retour de l'enfant.» LOI ET CODE DE DÉONTOLOGIE >\tLa Loi sur la protection de la jeunesse oblige tout professionnel qui pratique auprès des enfants et tous les membres du réseau de la santé à signaler «sans délai au Directeur de la protection de la jeunesse toute situation où il est raisonnable de croire que la sécurité ou le développement d\u2019un enfant est ou peut être compromis».>\tLe code de déontologie des médecins exige aussi qu\u2019ils fassent un signalement s\u2019ils croient qu\u2019un enfant n\u2019est pas en sécurité ou s\u2019il est maltraité. A4 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Avenir incertain pour la clinique de reproduction du CUSM PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE Le sort du programme québécois de procréation assistée n\u2019est pas encore EXCLUSIF ARIANE LACOURSIÈRE L'avenir de la plus importante clinique de procréation assistée au Québec est incertain.Le déménagement de la clinique du centre de reproduction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) est pour l'instant suspendu, le temps que le sort du programme québécois de procréation assistée soit fixé.La Presse a également appris que les services de fertilité ne font pas partie des soins censés être offerts par l'hôpital universitaire anglophone.Au cabinet du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, on confirme que « la procréation assistée ne fait pas partie du plan clinique du CUSM».La clinique de procréation du CUSM a pourtant été créée par un groupe de médecins en 1996, dans les locaux de l'hôpital Royal Victoria.Le printemps prochain, l'hôpital déménagera sur le site de la cour Glen.Mais là-bas, aucun espace n'a été prévu pour la clinique de procréation.Le CUSM prévoyait établir sa clinique de procréation au 5252, boulevard De Maisonneuve Ouest, mais le Ministère a demandé au CUSM d'attendre.fixé au ministère de la Santé.« Le programme québécois de procréation assistée soulève plusieurs enjeux, et ce, pour l'ensemble du réseau de la santé et des services sociaux au Québec, ce qui implique que les projets en immobilisations en cours d'élaboration sont suspendus», explique la porte-parole du ministère de la Santé, Stéphanie Ménard.Une clinique privée La Presse a appris que le statut de la clinique de reproduction du CUSM soulève également des questions, car l'établissement serait privé, à tout le moins en partie, selon une source bien au fait du dossier.Et Québec hésiterait à continuer à permettre l'installation d'une clinique privée dans un hôpital universitaire.Au CUSM, on assure que la clinique de reproduction est publique.«Nous remplissons notre mandat en ce qui a trait au nombre de cycles prévus au plan clinique [.] La clinique reçoit des demandes supplémentaires pour des traitements en privé et procède à environ 70 cycles par année qui ne sont pas couverts par la RAMQ.Ce sont souvent des anciens patients qui ne sont plus couverts par la RAMQ étant donné qu'ils ont atteint le nombre de cycles maximal couvert par le programme.L'objectif est d'assurer une continuité de soins avec les médecins traitants», explique la porte-parole du CUSM, Vanessa Damha.Celle-ci ne peut se prononcer sur l'avenir de la clinique.« Nous sommes dans l'attente de la décision du Ministère sur l'avenir du programme de procréation assistée avant d'en entreprendre les travaux de construction», dit-elle.Le ministre Barrette doit annoncer prochainement quel sera l'avenir du programme québécois de procréation assistée.Coupes au CHUM Par ailleurs, La Presse a appris que le directeur de la /Obtenez un plan d< mesure MD Marque déposée de La Banque de Nouvelle-Écosse.Votre plan de retraite doit être taillé sur mesure selon vos objectifs.Voyez un conseiller de la Banque Scotia pour un plan personnalisé.www.banquescotia.com/plansurmesure Vous êtes plus riche que vous le croyez\" Banque Scotia\" clinique de procréation du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), le Dr Jacques Kadoch, et une haute cadre du même service viennent de voir leur rémunération considérablement réduite.Comme le rapportait le quotidien The Gazette lundi dernier, Québec a diminué les salaires de 1000 gestionnaires de la santé au cours des dernières semaines pour économiser de 7 à 10 millions par année.Le Dr Kadoch aurait ainsi vu son salaire de directeur de la clinique amputé de 80 000$ et serait l'un des gestionnaires de la province ayant subi la plus forte baisse.Joint « La procréation assistée ne fait pas partie du plan clinique du CUSM.» \u2014 Cabinet du ministre de la Santé, Gaétan Barrette par téléphone, le principal intéressé n'a pas voulu commenter sa situation.« Mais je veux dire que nous avons l'une des meilleures cliniques de fécondation au monde», a dit celui qui envisageait la semaine dernière de remettre sa démission.Le Dr Kadoch ajoute que la construction des centres de procréation publics a coûté des millions et que Québec « ne peut pas » les éliminer froidement.Au cabinet du ministre Barrette, on « refuse de commenter le cas par cas».C '¦C.-'M PHOTO ARCHIVES LA PRESSE L\u2019Association des victimes de prêtres souhaite entreprendre un second recours collectif contre les frères de Sainte-Croix.Ci-dessus, le Collège Notre-Dame, de Montréal.CONGRÉGATION DE SAINTE-CROIX Les victimes de prêtres en appellent au pape MARIE-MICHÈLE SIOUI À la veille du début de nouvelles procédures judiciaires contre la congrégation de Sainte-Croix, l'Association des victimes de prêtres demande l'intervention du pape afin que les frères négocient « une entente de bonne foi avec les victimes».L'Association doit se rendre au palais de justice de Montréal demain pour obtenir l'autorisation d'entreprendre un second recours collectif contre les frères de Sainte-Croix, tel qu'elle l'a annoncé en novembre 2013.Or, les victimes souhaitent que les frères négocient plutôt que de les « soumettre à une longue et coûteuse bataille judiciaire », selon eux.D'autant plus que les prêtres ont admis les agressions commises lors du premier recours, souligne l'Association.Plusieurs des frères visés par ce second recours sont les mêmes qui l'étaient par le premier, même si les institutions concernées sont différentes.« Quand un religieux se faisait prendre, on le transférait ailleurs», a expliqué le porte-parole de l'Association, Sébastien Richard, dont l'agresseur aurait fait des victimes dans différentes écoles de Montréal. LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 A 5 .ACTUALITÉS Quinze secondes, peut-être vingt PATRICK LAGACÉ CHRONIQUE Permettez que je vous raconte un petit moment qui n'a pas duré longtemps.C'était mardi, il y a deux semaines, juste avant le match Canadien-Red Wings au Centre Bell.J'étais là.Rien d'exceptionnel, direz-vous, il y avait quand même 21 000 personnes dans l'aréna.Sauf que non, j'étais là, à la hauteur de la glace, entre les deux bancs des joueurs, quand le Canadien est entré sur la glace.J'étais là et j'ai pu voir les yeux de Davin Lee et Félix Dumouchel, les deux jeunes porte-drapeaux du CH, ce soir-là.À chaque match, deux enfants sont choisis pour former une haie d'honneur accueillant les Price, Subban, Plekanec et autres Gallagher sur la glace.Davin a 7 ans.Félix a 9 ans.Et j'avais à peu près 8 ans d'âge mental, à cinq pieds d'eux, quand les joueurs ont commencé à défiler.Chaque fois que je vais au Centre Bell, j'ai un petit frisson en regardant les deux porte-drapeaux du CH faire leur tour de piste pendant la cérémonie d'avant-match.Chaque fois, je me mets dans leur petite tête, sous leur petit casque: t'as 8, 9, 10 ans, et.et.Et t'embarques sur la glace du Centre Bell ! Tu portes l'immense drapeau du Canadien! Y a la musique, y a la vidéo inspirante sur le Jumbotron et - LÉGER détail -y a 21 000 personnes qui regardent ton coup de patin encore un peu hésitant de ti-cul atome ou pee-wee.Forcément, je m'imagine à leur place, à leur âge.Quand le hockey n'avait pas encore été détrôné par le soccer dans ma vie d'enfant, quand le Canadien de Montréal régnait sans partage dans ma vie, ma vie d'enfant où le CH gagnait tout le temps.Quand je connaissais par cœur le classement de la LNH, quand je découpais des photos des joueurs dans Le Journal de Montréal pour les afficher dans ma chambre, quand je connaissais le numéro de chacun des joueurs du plus grand club de hockey que la Terre ait porté.J'ai pris contact avec le club, le printemps dernier, pour dire mon intérêt à les suivre, un jour, ces deux petits porte-drapeaux.Ce jour-là est arrivé mardi, il y a deux semaines.Vous dire qu'ils sont sélectionnés par un concours du fan-club du CH, concours géré par l'équipe et la Banque Scotia.Impossible, autrement, de plo-guer votre enfant sur la glace, même si vous êtes le meilleur ami d'un joueur du Canadien.Cinq minutes avant le match, donc, Coldplay retentissait partout dans l'aréna.Sur le Jumbotron, des images de matchs CH-Red Wings défilaient, en couleurs et en noir et blanc, remontant jusqu'à Maurice Richard et Gordie Howe.Sous leurs casques, Davin et Félix semblaient imperturbables, chacun tenant son drapeau devant soi, « en chandelle » comme on le leur avait appris.Sur la glace, ils pourraient le mettre sur leur épaule.J'étais collé sur le caméraman de RDS.L'analyste Marc Denis, ancien gardien de la LNH, avec sa grosse paluche, a fait un fist bump - comment ça se traduit, fist bump ?, accrochage de poings?- à Félix et Davin, qui avaient les yeux de plus en plus ronds.Puis, quelques secondes après, Davin Lee, 7 ans, des Sieurs de Longueuil novice D, et Félix Dumouchel-Renaud, 9 ans, des Braves de Mercier pee-wee B, ont sauté sur la glace.Je ne sais pas comment ils ont fait.Je n'avais plus de tonus dans les jambes, personnellement.Eux, si: ils ont patiné, de «mu PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Il y a deux semaines, Thomas Plekanec, le dernier joueur à sauter sur la glace, a stoppé sa foulée pour témoigner aux porte-drapeaux Félix Dumouchel-Renaud et Davin Lee encore plus de chaleur que ses coéquipiers.ce coup de patin hésitant qu'ont les enfants; dans le cas de Davin et Félix, pourtant, ce mardi-là, à 19h25, le coup de patin le plus décidé de l'histoire du hockey, peut-être.Dans le vestiaire des jeunes porte-drapeaux, deux heures avant le match, juste avant la répétition (oui, il y a une «pratique»), Davin et Félix enfilent leurs équipements.Davin est là avec maman Brenda, papa Bobby et sœurette Emma.Félix est là avec maman Mélanie, grand-papa Jean-Pierre et frérot Mathis.Davin et Félix étaient parfaits dans le rôle de petits joueurs trop cool pour avoir peur.Mais je sais qu'ils avaient peur en tabarslak, ils me l'ont dit, loin de leurs parents.À genoux devant Davin, Bobby serrait les lacets de patins de son fils.Agenouillé derrière Félix, Jean-Pierre serrait les attaches des jambières de son gardien de petit-fils.Bobby: « C'est pas trop serré ?» Jean-Pierre: «C'est correct, gars?» Deux scènes banales, un million de fois répétées cette année dans des vestiaires québécois.Du sport?Pffff, tellement, mais tellement plus.Dans ces gestes anodins, dans ces questions machinales, quelque chose comme une partie de la culture d'ici, quelque chose comme la transmission de secrets de famille.Le moment que je voulais vous raconter, donc.Les kids sont revenus à l'entrée du banc du CH.Il me semble que la musique s'est arrêtée.Le drapeau dans une main, l'autre main tendue dans l'ouverture du banc, Félix et Davin se sont immobilisés.Et le sol s'est mis à trembler.J'ai jeté un œil à gauche : ils étaient là, impériaux, immenses, beaux : les joueurs du Canadien de Montréal, dans le plus bel uniforme de tout le hockey, peut-être même du sport, le rouge.Et le sol tremblait parce qu'ils se donnent un élan avant de sauter sur la glace.Si j'avais tendu le pied, Carey Price serait tombé et tous les joueurs se seraient empilés sur lui, c'est vous dire combien j'étais près.Mais pas aussi près que Félix et Davin pouvaient l'être.Eux, sur la glace, ils étaient si près que chaque joueur a étendu son bras meurtri pour donner un fist bump à Félix et Davin avant de prendre une première et irrésistible enjambée sur la glace.Thomas Plekanec, le dernier joueur à sauter sur la glace, a même stoppé sa foulée d'une nanoseconde pour témoigner aux porte-drapeaux encore plus de chaleur que ses coéquipiers, une tape sur la casque, dans le dos, ce qu'il fait à chaque match, me dit-on.Félix et Davin sont sortis de la glace.La foule était en liesse.Le match allait commencer.Les lumières se sont allumées.Sous le grillage de leurs casques, Félix et Davin avaient les yeux ronds et lumineux comme la planète Mars.Ils riaient, ils riaient désormais de bon cœur, sans avoir peur de ne pas avoir l'air cool, ils avaient fait ça comme des pros.Cela a duré quinze secondes, peut-être vingt.Il y a des secondes qui s'étirent longtemps, comme il y a des équipes de hockey qui transcendent leur sport.Fin du moment que je voulais vous raconter.Radio-Canada Fort appui en ligne pour le «costumier» Livre d\u2019Alain Saulnier Hubert Lacroix dénonce des « propos alarmistes» Des dizaines de milliers de Canadiens ont exprimé en fin de semaine leur désir de «sauver» l\u2019entrepôt de costumes de Radio-Canada, dont la fermeture a été annoncée vendredi.Près de 25 000 personnes ont signé une pétition en ligne, tandis qu\u2019environ 27 000 autres ont adhéré à une page Facebook qui exhorte Radio-Canada à ne pas se départir de ses costumes d\u2019ici les prochaines élections fédérales.La pétition, qui s\u2019adresse à la ministre du Patrimoine canadien Shelly Glover, insiste sur le fait que les quelque 90 000 costumes de l\u2019entrepôt radio-canadien font partie du patrimoine du pays.Or, selon la direction, seule une «infime partie de la collection» du costumier a une valeur patrimoniale.Le «costumier», le plus imposant en Amérique du Nord, doit cesser ses activités le 7 décembre, et fermer définitivement le 31 mars.Les 3 postes qui y sont rattachés seront abolis, à l\u2019instar des 392 emplois qui seront supprimés dans la nouvelle vague de compressions annoncée par le diffuseur jeudi.La direction de Radio-Canada a décliné une demande d\u2019entrevue, hier, préférant s\u2019en tenir au communiqué quelle a diffusé lors de l\u2019annonce de la fermeture du costumier.«Nos productions internes disposent déjà de leur propre garde-robe et font rarement appel aux services du costumier.[.] La demande [des productions externes] n\u2019est pas assez forte pour justifier le maintien des opérations», peut-on y lire.La direction y assure également que l\u2019inventaire patrimonial «ne disparaîtra pas»; Radio-Canada s\u2019engage à effectuer des démarches auprès de musées pour le préserver.- Marie -Michèle Sioui Le président-directeur général de CBC/Radio-Canada, Hubert T.Lacroix, a réagi hier aux déclarations de l\u2019ancien directeur général de l\u2019information du diffuseur public, Alain Saulnier, qui dénonce dans son livre le mode de gestion actuel de la société.«Je rejette totalement les affirmations à l\u2019effet qu\u2019un manque de vision de la présente équipe de direction ne conduirait ni plus ni moins qu\u2019au démantèlement de CBC/Radio-Canada», a écrit le PDG sur le blogue du diffuseur.Aux allégations d\u2019Alain Saulnier, qui avance que la direction entretient des liens plus étroits que jamais avec le gouvernement au pouvoir, M.Lacroix répond que «CBC/Radio-Canada est dirigée d\u2019une manière totalement autonome du gouvernement».Quant à l\u2019ingérence présumée de l\u2019ancien ministre du Patrimoine James Moore auprès de la haute direction après que l\u2019équipe de l\u2019émission de Catherine Perrin à la radio eut choisi Gilles Duceppe comme chroniqueur, M.Lacroix indique que cette intervention visait à faire respecter « la politique journalistique imposant un moratoire de deux ans à l\u2019embauche d\u2019un politicien défait».- Marie -Michèle Sioui telequebec.tv facebook.com/TeleQc Les histoires à succès de Justin Trudeau et Jacques Villeneuve Lundi 21 h LA GLOIRE.MAIS ÀQUEL PRIX?Une série documentaire signée Josélito Michaud Télé-Québec @telequebec A 6 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn SANTÉ La réforme Barrette «digne des ex-régimes socialistes» Castonguay pourfend le projet dans une lettre au premier ministre ANNABELLE BLAIS Pour la deuxième fois en quatre mois, l'ancien ministre de la Santé et père de l'assurance maladie Claude Castonguay fustige le gouvernement Couillard.Dans une lettre adressée au premier ministre, l'ancien ministre libéral associe la réforme de la santé du ministre Gaétan Barrette à un projet « digne des ex-régimes socialistes d'Europe de l'Est».Selon M.Castonguay, la nécessité « d'alléger les structures administratives» du système de santé ne justifie en rien le « changement majeur » prévu dans le projet de loi 10 du ministre de la Santé.« Ce projet de loi, s'il est adopté, va enfermer de façon définitive notre système de santé dans une bureaucratie étouffante.De plus, alors que le système a besoin d'être dépolitisé, comme vous l'avez déjà affirmé, il va l'être davantage », affirme l'ancien ministre dans sa lettre destinée à Philippe Couillard.Le projet de loi du ministre Barrette prévoit notamment l'abolition des agences de santé régionale.«Il prend comme excuse l'abolition des agences pour s'engager dans une tout autre opération [.] Le ministre se donne tous les pouvoirs», ajoute M.Castonguay en entrevue avec La Presse.Le projet de loi veut aussi instituer un Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) qui administrera l'ensemble des établissements de santé, PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE L\u2019ex-ministre de la Santé Claude Castonguay (ci-dessus en 2010) somme le gouvernement de se limiter à la simplification des structures administratives régionales.sauf ceux de Montréal.Ils seront gérés par cinq CISSS.Le nombre de conseils d'administration des établissements de santé serait considérablement réduit et les membres seraient nommés par le ministre.Plusieurs organismes ont déjà fait part de leur crainte de nominations partisanes, notamment.«Il ne fait aucun doute que le projet va déresponsabiliser et démotiver tous ceux qui, à un titre ou un autre, travaillent dans des conditions déjà difficiles à produire les soins et les services dont la population a besoin», écrit M.Castonguay.Il somme donc le gouvernement de se limiter à la simplification des structures administratives régionales.« Autrement, ce projet digne des exrégimes socialistes de l'Europe de l'Est va donner les mêmes terribles résultats que dans ces pays», conclut-il.« Le projet de loi s'inspire des succès du réseau américain des Kaiser Permanente et Cleveland Clinics; on peut donc affirmer qu'on n'est pas dans la formule soviétique.», rétorque Joanne Beauvais, attachée de presse au cabinet du ministre de la Santé.Elle ajoute que plusieurs groupes ont déjà proposé des amendements qui seront étudiés en vue d'un projet de loi final, et que le projet est une «étape importante » pour l'amélioration des services aux patients.Il s'agit du second pavé dans la marre visant le gouvernement Couillard que jette celui qui a été ministre de la Santé au début des années 70.En juillet dernier, il avait réclamé la démission du ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, «Il prend comme excuse l\u2019abolition des agences pour s\u2019engager dans une tout autre opération [.] Le ministre se donne tous les pouvoirs.» \u2014 Claude Castonguay qui avait touché une prime de 215 000$ pour avoir pris en charge 1500 patients qu'il a laissé tomber 18 mois plus tard.M.Castonguay nie avoir une dent contre ce gouvernement.Il souligne qu'il n'a pas été le seul à demander la démission du ministre Bolduc.Au sujet de cette nouvelle sortie, il rappelle qu'il a fait partie d'un groupe de travail sur le financement du système de santé, en 2008.« On avait fait une douzaine de recommandations et si elles avaient été appliquées, on serait en meilleure posture qu'on l'est aujourd'hui, mais elles avaient été rejetées par le Dr Couillard, qui était ministre à l'époque», dit-il.LISEZ LA LETTRE DE CLAUDE CASTONGUAY EN PAGE A14 DERNIERS JOURS! 1 4 NOVEMBRE Des postes de cadres créés pour être abolis?ANNABELLE BLAIS Le mardi 4 novembre Ou pNus?15 % adSthONnel vü rLUOï sur la marchandise à prix ordinaire, de solde et de liquidation.Des exceptions s'appliquent.Précisions en magasin.NOS PLUS BAS PRIX DE LA SAISON LA BAIE D'HUDSON MAGASINEZ À LABAIE.COM Une association regroupant 1500 cadres du réseau de la santé craint que des établissements créent de nouveaux postes qui seraient ensuite abolis afin de respecter les éventuels quotas de compressions du ministère de la Santé.Dans une lettre envoyée à ses membres, et que La Presse a obtenue, l'association APER au soutien des cadres en santé et services sociaux appelle à la prudence en ce qui concerne les embauches.«Nous avons eu écho, à tort ou à raison, que certains établissements embaucheraient actuellement des cadres uniquement pour les inclure dans leur quota de compressions, peut-on lire dans la lettre.Vous devez vous rappeler que tous les nouveaux cadres ainsi nommés sont en période de probation.Le principe de précaution s'applique et l'hésitation a bien meilleur goût! Il s'agit peut-être d'une fausse rumeur, mais nous préférions quand même vous transmettre l'information.» Me Anne-Marie Chiquette, conseillère juridique à l'association APER, n'était pas en mesure de préciser les établissements qui seraient visés.L'APER représente principalement des cadres intermédiaires et supérieurs d'hôpitaux de Montréal.L\u2019embauche suspendue Joanne Beauvais, attachée de presse au cabinet du ministre de la Santé, rappelle qu'en raison du projet de loi 10, une directive ministérielle suspend l'embauche de directeurs généraux, directeurs généraux adjoints, cadres supérieurs et cadres-conseils.« Les cadres de proximité, qui supervisent des équipes de soins, ne sont pas visés dans cette directive et, au lendemain de l'adoption éventuelle de la loi 10, leur quotidien ne changera pas», assure Mme Beauvais.Par ailleurs, les établissements ont tous reçu des cibles de compressions pour leurs cadres supérieurs.« Si la cible est de réduire de 6 postes, embaucher 10 personnes revient à éventuellement couper 16 postes!, met-elle en garde.Les cadres supérieurs embauchés dans la période de gel, s'ils le sont erronément, ne seraient pas reconnus.» 621^7^91 LE NOUVEAU JEEP CHEROKEE SPORT 2015 À PARTIR DE 24495' 0 LE PRIX INCLUT LES FRAIS DE TRANSPORT ET LES FRAIS SUR LE CLIMATISEUR.I ET AUCU iMififiMift www.ajao.oa Association des Journalistes Automobile du Canada Prix de départ du modèle Jeep Cherokee Limited à traction avant 2015 montré: 32 550$** PRIX DU VEHICULE UTILITAIRE CANADIEN DE L'ANNEE JEEP CHEROKEE 2014 JEEP GRAND CHEROKEE LAREDO 4X4 2015 LE VUS LE PLUS PRIMÉ DE L'HISTOIRE FINANCEMENTA L'ACHAT ÀPARTIR DE A PARTIR DE PAR MOIS POUR 96 MOIS FRAIS DE TRANSPORT ET FRAIS SUR LE CLIMATISEUR INCLUS.Prix de départ du modèle Jeep Grand Cherokee Overland 4X4 2015 montré: 58 750$** LE PRIX INCLUT LES FRAIS DE TRANSPORT ET LES FRAIS SUR LE CLIMATISEUR.JEEP PATRIOT SPORT 2015 LE VUS LE PLUS ABORDABLE AU PAYSf FINANCEMENTA L'ACHAT À PARTIR DE A PARTIR DE AUX DEUX SEMAINES POUR 96 MOIS FRAIS DE TRANSPORT INCLUS.LE PRIX INCLUT 3 750 $* DE REMISE AU COMPTANT ET LES FRAIS DE TRANSPORT.Prix de départ du modèle Jeep Patriot Limited 4X4 2015 montré : 28 395 $** jeep.ca/offres PASSEZ CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CHRYSLER | JEEPMD | DODGE | RAM DU QUEBEC hry: Ml _- 5* ¦y UvA 1 .- -¦ æKSr -T\u2014 ' *- .Prix de départ du modèle Jeep Cherokee Trailhawk 4X4 2015 montré : 33 450 $\u2022 WQQQQOÏ^T De série ¦ (i.ï \t\t\t\t\t\t\t\tT\tf !\t\t\t\t\t\t\\ m\tï \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\tt.-\t-\t\t\t \t%\tVA ;r 1\tK\t\t ((Siriusxm LeS RecRueS Le consommateur avisé lit les petits caractères :\t*, ±, **.Les offres de cette annonce s'appliquent à la livraison au détail des modèles neufs sélectionnés achetés auprès des concessionnaires participants à compterdu 1er novembre 2014 et pendant le mois en cours seulement, et peuvent être modifiées ou prolongées sans préavis.Les frais de transport (1 695 $) et les frais sur le climatiseur (le cas échéant) sont compris dans le prix d'achat.Aucuns frais supplémentaires ne seront ajoutés aux prix tout inclus des véhicules annoncés.L'immatriculation, l'assurance, les droits sur les pneus neufs (15 $) et les taxes applicables sont en sus et seront exigés à l'achat.Un acompte peut être demandé.Le concessionnaire peut devoir échanger ou commander un véhicule (lorsqu'applicable).Le concessionnaire peut vendre ou financer à prix moindre.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et conditions.t Les prix d'achat annoncés s'appliquent aux modèles Jeep Cherokee Sport àtraction avant (TA) 2015 (KLTL74 + 24A)/Jeep Grand Cherokee Laredo 4X4 2015 (WKJH74 + 23E)/Jeep Patriot Sport (TA) 2015 MCM\u2014mruBinr\u2014i\u2014inmiii» (MKTL74 + 25D), respectivement : 24 495 $/39 995 $/15 245 $.Les prix d'achat comprennent les frais de transport de 1 695 $ et, le cas échéant, une remise au comptant et/ou un boni au comptant.* Les remises au comptant sont offertes sur certains modèles neufs 2015 sélectionnés et sont déduites du prix négocié avant l'application des taxes.Une remise au comptant de 3 750 $ est applicable sur le modèle Jeep Patriot Sport (TA) 2015 (MKTL74 + 25D).Voyez votre concessionnaire participant pourtous les détails.± Lestaux de financement à l'achat à partir de 0 % jusqu'à 36mois (modèles Jeep Cherokee Sport 2015) et à partir de 3,99 % jusqu'à 96mois (modèles Jeep Grand Cherokee Laredo 2015et Jeep Patriot Sport 2015) sont offerts aux clients admissibles sous réserve de l'approbation de crédit par la RBC Banque Royale, la Banque Scotia ou Financement auto TD et sont applicables sur les modèles 2015 sélectionnés susmentionnés.Exemples : Jeep Cherokee Sport 4X2 2015 (KLTL74 + 24A) avec un prix d'achat de 24 495 $, financé à un taux de 0 % pour 36 mois, sans aucun acompte (0 $), équivaut à 78 paiements aux deux semaines de 314,04 $, des frais de crédit de0 $ et une obligation totale de 24 495 $.Jeep Grand Cherokee Laredo 4X4 2015 (WKJH74 + 23E) avec un prix d'achat de 39 995 $, financé à un taux de 3,99 % pour 96 mois, sans aucun acompte (0 $), équivaut à 96 paiements mensuels de 487,32 $, des frais de crédit de 6 787,72 $ et une obligation totale de 46 782,72 $.Jeep Patriot Sport (TA) 2015 (MKTL74 + 25D) avec un prix d'achat de 15 245 $, financé à un taux de 3,99 % pour 96 mois, sans aucun acompte (0 $), équivaut à 208 paiements aux deux semaines de 85,67 $, des frais de crédit de 2 574 $ et une obligation totale de 17 819 $.** Prix de départ du modèle Jeep Cherokee Trailhawk 4X4 2015 (KLJH74 + 25E) montré : 33 450 $.Prix de départ du modèle Jeep Cherokee Limited (TA) 2015 (KLTP74 + 24G) montré : 32 550 $.Prix de départ du modèle Jeep Grand Cherokee Overland 4X4 2015 (WKJS74 + 23P) montré : 58 750 $.Prix de départ du modèle Jeep Patriot Limited 4X4 2015 (MKJH74 + 2GF) montré, incluant une remise au comptant de 3 750 $ : 28 395 $.Les prix de départ des véhicules montrés incluent les remises/bonis au comptant et n'incluent pas les options (par exemple, certaines teintes de peinture).Les options sont disponibles moyennant des coûts additionnels.Les modèles montrés peuvent différer légèrement des modèles qui sont commercialisés au Canada.0 Le Jeep Grand Cherokee a reçu plus de prix dans son histoire que tout autre VUS.t Selon les segments 2014 des utilitaires multisegments sport de Ward's et le prix de détail suggéré par le fabricant pour les modèles de base.MC Le logo SiriusXM est une marque de commerce enregistrée de SiriusXM Satellite Radio inc.MD Jeep est une marque déposée de Chrysler Group LLC et utilisée sous licence.Coop publicitaire des concessionnaires Chrysler \u2022 JeepMD * Dodge \u2022 RAM A 8 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn POLITIQUE Legault prône un «nouveau nationalisme» Le chef de la CAQ évoque une éventuelle signature de la Constitution sous conditions Bnébeuf MARTIN CROTEAU TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le Québec pourrait adhérer à la Constitution canadienne « la tête haute » s'il parvient à redresser son économie, a affirmé le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, hier, après avoir plaidé pour un «nationalisme d'ouverture ».Au terme du premier congrès de l'histoire de la Coalition avenir Québec, M.Legault a présenté la déroute du Parti québécois aux élections d'avril comme «la fin d'un cycle».Il a proposé un «nouveau» nationalisme qui se distingue des « référendums du Parti québécois » et du « fédéralisme mou du Parti libéral».« Il y a les souverainistes, il y a les fédéralistes, et il y a les nationalistes, a expliqué M.Legault.Nous, on est des nationalistes.C'est un nationalisme d'ouverture [.] qui exige du gouvernement fédéral les pleins pouvoirs en matière de langue et d'immigration.» Afin d'afficher plus clairement ses couleurs sur la question nationale, M.Legault enfourche trois chevaux de bataille : le développement économique, l'immigration et la langue.Et il évoque une idée inédite pour la CAQ, la signature de la Constitution.« Je ne crois pas que le Québec pourra adhérer à la Constitution canadienne la tête haute si on n'a pas réussi notre redressement économique », a déclaré François Legault dans son discours.En point de presse, il a précisé que ce n'est pas demain la veille que le Québec pourra lancer des négociations avec le gouvernement Le chef de la Coalition avenir Québec, de confiance qui s\u2019est tenu hier, lors du fédéral.Même si la CAQ forme le gouvernement, il prévoit qu'il faudra au moins 10 ans pour éliminer l'écart de richesse avec l'Ontario et encore davantage pour combler l'écart avec les provinces de l'Ouest.Il faudra aussi définir les conditions du Québec pour rejoindre une fois pour toutes la fédération canadienne.« Faites votre calcul, a dit M.Legault.C'est certain que je ne serai plus en politique quand on va être rendus là.» Il présente sa sortie comme une mise en garde à l'égard du gouvernement libéral de PHOTO STÉPHANE LESSARD, LE NOUVELLISTE François Legault, a obtenu l\u2019appui de 97,2 % de ses militants lors d\u2019un vote premier congrès du parti, à Trois-Rivières.Vins, bières et spiritueux & GRANDE DÉ Cil\u2019STAT ION iriontccûC DE 2014 7et8 NOVEMBRE PLACE BONAVENTURE LAGRANDEDEGUSTATION.COM PRESENTEE PAR o@oo eus Philippe Couillard, qui a maintes fois évoqué le désir de signer la Constitution.« Le Québec n'est pas en position pour négocier quoi D'abord, la CAQ souhaite le rapatriement de deux pouvoirs fédéraux en matière d'immigration, la fixation du nombre d'immigrants, qui « Le Québec n\u2019est pas en position pour négocier quoi que ce soit avec le gouvernement fédéral pour être capable de signer la Constitution canadienne la tête haute.On a un genou à terre en ce moment.» \u2014 François Legault, chef de la CAQ que ce soit avec le gouvernement fédéral pour être capable de signer la Constitution canadienne la tête haute, a dit le chef caquiste.On a un genou à terre en ce moment.» À court terme, le chef caquiste formule deux revendications à l'égard d'Ottawa qui ne nécessitent pas l'ouverture de la Constitution.est actuellement déterminée au prorata de la population des provinces, et la responsabilité du programme de réunification familiale.Le gouvernement provincial sélectionne 70 % des nouveaux arrivants selon les dernières données du ministère de l'Immigration.Si la réforme proposée par la CAQ se réalise, il pourra déterminer le nombre Torte* Du du Collégial COLLEGE JEAN-DE-BRÉBEUF Mercredi 5 novembre 2014 De 16h à 20h au 5625, rue Decelles à Montréal Programmes offerts \u2022\tBACCALAURÉAT INTERNATIONAL (Bl) \u2022\tDEC - ARTS, LETTRES ET COMMUNICATION \u2022\tDEC - SCIENCES HUMAINES *\tDEC - SCIENCE DE LA NATURE *\tDEC - SCIENCES, LETTRES ET ARTS *\tDOUBLE DEC AVEC MUSIQUE AQAVBS SAO www.brebeuf.qc.ca Le résultat du vote de confiance des membres de la Coalition avenir Québec à l\u2019endroit de leur chef, François Legault.Gérard Deltell avait obtenu 97,1 % lors du dernier congrès de la défunte Action démocratique du Québec.d'immigrants qui s'établissent au Québec et sélectionner la quasi-totalité d'entre eux.Loi 101 Afin de défendre la langue française, la CAQ revendique aussi qu'Ottawa étende les dispositions de la loi 101 aux entreprises à charte fédérale telles que les banques et les compagnies d'assurance.Cette mesure toucherait quelque 135 000 travailleurs au Québec.« Même le fait que le gouvernement fédéral ait reconnu le Québec comme nation, ça a une portée juridique, a déclaré M.Legault.Si le gouvernement amende le Code du travail, la Loi sur les langues officielles, la Loi sur les sociétés, c'est possible d'appliquer la loi 101 aux entreprises à charte fédérale et de s'assurer de protéger l'intégrité de la loi 101, a-t-il dit.Ce n'est pas banal.» La sortie du chef caquiste sur la Constitution n'est pas passée inaperçue chez ses adversaires politiques.Le député et aspirant chef du Parti québécois Alexandre Cloutier a rappelé que le rapport Allaire, qui a donné naissance à l'Action démocratique, revendiquait l'autorité exclusive du Québec dans 22 domaines comme l'environnement, l'agriculture et la culture.La CAQ ne revendique plus que deux pouvoirs pour adhérer à la fédération, ironise le député Cloutier.« Il semble y avoir une course au nivellement par le bas, a-t-il dit.Qui va demander le moins pour signer la Constitution?» PHOTO REUTERS Environnement Hollande tente de rallier Harper Le président français François Hollande a tenté hier de persuader le gouvernement conservateur canadien de rallier sa croisade pour l\u2019environnement, au tout début de sa visite de trois jours au Canada.M.Hollande, qui organisera la prochaine conférence climat à Paris en décembre 2015, a réaffirmé toute l\u2019importance pour les grands pays de s\u2019engager résolument dans la lutte contre le réchauffement climatique.«Nous reconnaissons tous ici votre position personnelle et votre position comme pays leader dans le monde» sur ces questions, a reconnu Stephen Harper qui n\u2019avait pas assisté en septembre au sommet sur le climat en marge de l\u2019Assemblée générale de l\u2019ONU.Premier président français à faire une visite d\u2019Etat au Canada depuis celle de François Mitterrand en 1987, François Hollande est accompagné d\u2019une quarantaine de chefs d\u2019entreprise prêts à saisir des occasions d\u2019investissements.«Je souhaite que la France puisse continuer à mettre en valeur les immenses richesses du Nord-Ouest canadien, que ce soit dans les techniques d\u2019exploitation, de transformation, d\u2019acheminement des hydrocarbures ou dans la construction d\u2019infrastructures», a déclaré M.Hollande.\u2014 Agence France-Presse LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 A 9 .ACTUALITÉS COMMISSIONS SCOLAIRES Plusieurs présidents réélus PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE En fin de soirée, hier, la majorité des présidents et commissaires étaient en voie d\u2019être réélus, à la suite du scrutin dans les commissions scolaires.Ci-dessus, Guy Laperrière dépose son bulletin de vote à l\u2019école Le Plateau.LOUISE LEDUC À l'issue des élections scolaires qui se tenaient hier, Catherine Harel-Bourdon, présidente sortante de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), menait largement (avec environ 60 % des voix) au moment de mettre sous presse.Son parti, le MÉMO, dominait aussi presque partout sur le territoire de la CSDM.À la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, Diane Lamarche-Venne semblait aussi assurée d'être reportée à la présidence.Idem pour Louise Lortie, présidente sortante de la Commission scolaire de Laval, qui, au moment d'écrire ces lignes, dominait de façon importante.C'est dire à quel point les machines bien huilées des présidents en place ont réussi à les faire réélire.À la CSDM, Catherine Harel-Bourdon n'a pas caché que comme tous les candidats au scrutin, son équipe a dû ramer très fort pour inciter les gens à aller voter à cette élection qu'elle a qualifiée de « secrète ».« Le Directeur général des élections n'a presque pas fait de publicité, la Loi sur les élections scolaires a été à peine modifiée ces dernières années et, en l'état, elle ne permettait même pas de récolter des dons en ligne.» À cela, dit-elle, s'est ajouté l'appel de la Coalition avenir Québec à ne pas aller voter pour signifier au gouvernement Couillard la nécessité d'abolir les commissions scolaires, de même que les déclarations répétées du ministre de l'Éducation exprimant la possibilité que l'organisation scolaire soit revue en profondeur, s'est désolée Mme Harel-Bourdon.Dans bon nombre de commissions scolaires au Québec, il n'y a pas eu de suspense : 45 % des postes à la présidence avaient été pourvus sans opposition.Taux de participation inconnu Encore tard hier, il était impossible de savoir quel était le taux de participation aux élections scolaires au Québec.Lors des dernières élections, en 2007, il n'a été que de 7,9%.Seulement 7,2 % des électeurs francophones ont voté, contre 16,7 % chez les anglophones.En octobre, le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, disait que ce taux de participation serait déterminant.Il déclarait que « si le taux [de participation] est très anémique, il faudra se poser de sérieuses questions » sur la pertinence de tenir des élections scolaires.Une décentralisation à venir Depuis l'Islande, où il était en mission commerciale, hier, le premier ministre Philippe Couillard n'a pas caché que le sort des commissions scolaires est très incertain.«Au cours des prochaines semaines», a-t-il dit lors d'un point de presse, Québec va recentrer l'encadrement local, dans le cadre d'une « révision assez profonde du mandat et des responsabilités des différents paliers dans le réseau scolaire».« La mission en éducation, c'est l'enfant et les enseignants », a-t-il ajouté, disant prôner une « simplification » des structures d'encadrement du réseau scolaire et une décentralisation vers le local.« Ce qu'on veut faire, c'est donner encore plus d'importance à l'enseignant, à son interaction avec l'enfant, et à l'école », a-t-il indiqué.M.Couillard n'a cependant pas précisé, souligne La Presse Canadienne, si son gouvernement allait fusionner ou abolir un nombre important de commissions scolaires, ou encore se contenter de les amputer d'un certain nombre de responsabilités.« Plusieurs scénarios » sont à l'étude, a simplement répondu M.Couillard.Hier soir, Catherine Harel-Bourdon, de la CSDM, s'est montrée très surprise que le premier ministre y aille de tels commentaires le jour même de l'élection.«Nous aurons des présidents élus dans toutes les commissions scolaires.Peut-on imaginer que MM.Couillard et Bolduc aillent à l'encontre de cela?Je continue de penser que même si les taux de participation sont faibles, cela vaut mieux que de voir les décisions se prendre loin des milieux.» \u2014 Avec La Presse Canadienne Sorel Les débardeurs blanchis Austérité Front commun et manifestation Les constats d\u2019infraction imposés au Syndicat des débardeurs de Sorel pour de présumées contributions illégales à Vision Montréal ont été retirés, indique le Directeur général des élections (DGEQ).La Presse rapportait vendredi dernier que les débardeurs de Sorel et leurs confrères de Montréal avaient reçu des amendes totalisant plus de 52 0 00$ pour avoir remboursé des billets d\u2019entrée à un cocktail de financement de l\u2019ancien parti de Louise Harel entre 2010 et 2012.Le même jour, le DGEQ indiquait avoir commis une «erreur cléricale» en imposant des amendes au syndicat sorelois.Celles-ci «ont été retirées», a indiqué Denis Dion, porte-parole de l\u2019organisation.« Le Syndicat des débardeurs de Sorel n\u2019aurait jamais dû recevoir de constats d\u2019infraction.» Par contre, des amendes totalisant plus de 25 000 $ ont bel et bien été imposées au Syndicat des débardeurs de Montréal (SCFP 375).\u2014 Philippe Teisceira-Lessard Des organisations syndicales, des associations étudiantes et des organismes communautaires feront front commun cet automne pour dénoncer les politiques d\u2019austérité du gouvernement Couillard.Le mouvement Refusons l\u2019austérité tiendra une grande manifestation le 29 novembre.Plusieurs actions locales sont aussi prévues dans les prochaines semaines.Piquetage, grèves ponctuelles et manifestations.aucun moyen de pression n\u2019est exclu pour le moment.Le café du magazine L\u2019itinéraire fermera ses portes quelques heures le 17 novembre pour tenir un rassemblement au parc Emilie-Gamelin.Le Front d\u2019action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) participera à une semaine d\u2019action prévue en décembre.L\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante promet un automne « chaud et chargé contre l\u2019austérité».\u2014 Annabelle Blais :-oPV- .\u2022\u2022\u2022;- ¦ > M S/ii ¦HPH LE COUPLE ET uHiÏÏL Sllf 985FM.CA ! Également diffusée au : KA9I 104,7 ?107 : stun Des stations Id COGECO Diff\\usio i '\u2022 - - .- .VOUS LE SAVEZ MAINTENANT! opinion^actualité^sport UNE GRANDE ENQUÊTE: ISABELLE CE LUNDI, MARDI ET MERCREDI DÈS 10H L\u2019AMOUR, L\u2019ARGENT, LE TRAVAIL EN COLLABORATION AVEC LES SONDAGESSOM RECHERCHES & SONDAGES % ai ü lit s rat/ A10 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS À TABLE AVEC.JEFF STOBER Le Montréalais qui a changé Toronto MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE WELLINGTON Toronto, le Drake est une institution.Un hôtel un peu galerie d'art, un peu centre d'artistes, un peu destination branchée, qui a transformé un quartier.Lorsqu'il a ouvert, il y a une dizaine d'années, attirant rapidement les foules de jeunes dans ses bars très actuels, cette zone autour de la rue Queen, bien à l'ouest du centre-ville, passé Ossington, était plutôt modeste, tranquille, un secteur rempli de maisons étagées à pignons datant pour la plupart du début du siècle dernier.Le coin était connu surtout comme le Petit Portugal de Toronto.Aujourd'hui, le Drake est au centre d'une zone embourgeoisée, remplie de boutiques cool et de restaurants fréquentés par les néogourmets.L'aura très avant-gardiste est un peu disparue.Mais l'hôtel demeure une référence.Un point de repère du Toronto artsy.Et rien de tel n'existe à Montréal.Et je n'ai jamais rien vu de tel non plus, cette combinaison précise d'activités culturelles et d'hôtellerie, dans les autres grandes villes du monde occidental où j'en ai cherché.Ce que j'ai appris, bien après avoir commencé à le fréquenter et bien après avoir répété abondamment à quel point j'aimerais voir apparaître un tel concept à Montréal, c'est que le Drake a été fondé par un Montréalais.Il s'appelle Jeff Stober.A grandi à Mont-Royal.Ses parents habitent maintenant le quartier Snowdon.C'est un fan fini du Canadien.Et il adore l'art contemporain.Je l'ai rencontré à Wellington, sur les rives du lac Ontario, dans le Prince Edward County, une nouvelle zone de villégiature vinicole à quelques heures de voiture de Montréal, où il vient d'ouvrir un nouvel hôtel, le Drake Devonshire.« Comment vont mes chers Habs ?», demande-t-il alors que la conversation commence à peine.« Ce sera toujours mon club », explique-t-il.Stober habite Toronto depuis une bonne trentaine d'années maintenant, mais son allégeance n'a jamais été transférée aux Leafs.Certains éléments identitaires fondamentaux, comme ça, ne prennent jamais la 401.L'histoire de Stober est une histoire de succès.Entrepreneur depuis toujours, « j'avais une entreprise de lavage de fenêtres quand j'étais ado», il fonde une entreprise d'informatique, ou plutôt d'informatisation des entreprises, juste au bon moment, à la fin des années 80, après un bac à l'Université Western où il avait déjà lancé une start-up.« La vague de l'informatisation des entreprises, j'ai surfé dessus exactement quand il le fallait », dit-il.Puis il décide de tout vendre, alors que les affaires roulent rondement - «on avait des bureaux dans 15 villes» -, pour changer de direction.«Pour moi, en 1998, c'était clairement terminé.J'ai tout vendu.Je suis parti au Népal, en Inde», explique l'homme qui a maintenant 55 ans.Un an et demi de voyages, de découvertes, de vélo, de marche.Là, il réalise que ce qu'il a vraiment envie de faire, c'est devenir aubergiste nouveau genre.« Dans la vie, il faut être vrai avec soi-même», explique l'homme d'affaires.«J'aimais les hôtels, j'aimais l'art contemporain.» Il cherche alors une ancienne auberge à transformer à Toronto.Il tombe sur l'hôtel Drake, une ancienne institution construite en 1890, alors en chute libre.Il l'achète.«Ça ne prenait pas un PhD en immobilier ou en développement urbain pour savoir que ce quartier était sur le point de devenir populaire», explique-t-il.« Près du centre-ville, dans un quartier d'artistes.» La suite de l'histoire s'écrit rapidement.L'hôtel est rénové pour rester ancré dans son univers un peu marginal.On crée une résidence d'artiste, une salle pour des performances, des espaces pour accrocher des œuvres, des chambres décorées avec des meubles vintage récupérés, un restaurant aux ingrédients régionaux.« C'est un hôtel pour les locaux», explique-t-il.Un lieu où s'arrêter quand on voyage, mais qui a une vie grâce à la population torontoise.« Et quand les gens voyagent, ils veulent une expérience unique.Et qui, plus que les artistes, nous dit ce qui se passe dans une société, à un moment précis ?» Stober pense au Paris du début du siècle dernier, à l'histoire du Titanic où le jeune artiste séduit la bourgeoise.« Les bourgeois voudront toujours chercher de l'énergie chez les artistes», dit-il.Stober ne veut pas dire s'il aimerait ouvrir un tel hôtel à Montréal.Mais on sent qu'il n'est pas contre l'idée.« Le Mile End?Je n'y vois pas d'anciens hôtels à retaper.» Et quoi qu'il en soit, pour le moment, il vient de lancer un projet dans le Prince Edward County, à Wellington, où il a transformé une ancienne résidence pour personnes âgées, sur le bord du lac Ontario, en Drake Devonshire.Même s'il est au milieu de la campagne, il y a apporté son concept.Des œuvres d'artistes partout.Des fresques de Rick Leong, peintre de la nature poétique britanno-colom-bienne, dans les chambres, des portraits trouvés dans des brocantes réinterprétés par Team Macho, collectif de Toronto, un peu partout dans les couloirs.Chaque objet est choisi.Les meubles ont été trouvés dans mille brocantes ici et aux États-Unis.Rien n'est faussement vieux.Le mardi soir de mon passage, une soirée « à micro ouvert» attire tous les artistes en herbe du canton, incluant ados et employés de l'hôtel.Certains sont étonnamment bons.« Nous sommes engagés envers les arts et la culture», explique Stober en prenant quelques secondes pour écouter, ravi, les artistes chanter.« Et nous sommes engagés envers les communautés, peu importe où nous nous installons.» Stober ne veut pas dire s\u2019il aimerait ouvrir un tel hôtel à Montréal.Mais on sent qu\u2019il n\u2019est pas contre l\u2019idée.Rapport du Groupe d\u2019experts intergouvememental sur l\u2019évolution du climat Le réchauffement est «sans équivoque» CHARLES COTE Les scientifiques du monde entier se sont mis d'accord encore une fois, avec plus de certitude que jamais.Les signes du réchauffement climatique sont «sans équivoque » : « L'atmosphère et les océans se sont réchauffés, les quantités de glace et de neige ont diminué, les niveaux des océans ont augmenté.» Les émissions de gaz à effet de serre par les activités humaines sont selon toute probabilité la « cause dominante » de ces phénomènes.C'est ce que conclut le rapport synthèse du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) rendu public hier.L'organisme, cofondé à la demande du G7 en 1988 par l'Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies sur l'environnement, en est à son cinquième rapport synthèse en 25 ans.Il a été rédigé par 75 experts de tous les continents et pourrait être en quelque sorte le testament de l'organisme.Au printemps dernier, les dirigeants du GIEC mettaient en doute la nécessité de poursuivre cet exercice exigeant, estimant avoir fait leur travail.En effet, le consensus n'a jamais été aussi fort sur les principaux phénomènes à M : - _ r PHOTO ARCHIVESAFP Depuis deux décennies, les calottes du Groenland et de l\u2019Antarctique ont perdu de la masse.Les glaciers ont continué à fondre presque partout dans le monde, selon les experts.l'œuvre et leurs conséquences actuelles et futures.Les témoins du réchauffement sont nombreux et crédibles.L'atmosphère, pour commencer.Les trois dernières décennies ont été tour à tour les plus chaudes de toutes celles observées depuis 1850.La période 1983-2012 est probablement la plus chaude des 1400 dernières années.Les océans ne sont pas en reste Résultats des tirages du : 2014-11-02 8\tV\tV\tD\tA \t\t\t\t0 Jour - Mois - Année - Signe 15 SEPTEMBRE 75 VIERGE \u2018banco 0607121621 2427283135 36 37 38 40 41 42 50 51 61 66 606\t3288 03 08 29 31 41 3034845 Est de retour avec 2 gros lots de 5 millions $ _______________et 1 million $ en direct à la télé!________________________ En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.alors qu'ils absorbent 90% de l'excès d'énergie emprisonnée par les gaz à effet de serre.«Il est virtuellement certain que la surface de l'océan (entre 0 et 700 mètres) s'est réchauffée entre 1971 et 2010», affirme le GIEC.Les glaciers, maintenant: « Depuis deux décennies, les calottes du Groenland et de l'Antarctique ont perdu de la masse.Les glaciers ont continué à fondre presque partout dans le monde.» Les banquises donnent des signes apparemment contradictoires.Celle de l'océan Arctique une hausse « plus rapide que depuis les deux millénaires précédents ».Cette hausse s'est accélérée au cours des dernières décennies.La hausse des océans et les autres impacts du réchauffement vont « continuer pour des siècles, même si les émissions de GES arrêtent».Comment alors freiner le réchauffement ?« Les émissions cumulatives de CO2 sont largement déterminantes pour le réchauffement d'ici la fin du XXIe siècle et après », affirme le GIEC.Les trois dernières décennies ont été tour à tour les plus chaudes de toutes celles observées depuis 1850.La période 1983-2012 est probablement la plus chaude des 1400 dernières années.diminue chaque saison depuis 1979, en moyenne de 3,5 % à 4,1% par décennie.Celle entourant l'Antarctique a augmenté de 1,2% à 1,8% par décennie, mais avec des tendances très variables selon les régions.La hausse du niveau des océans est la conséquence la plus visible et inexorable de ces changements.En plus de la fonte glaciers qui cause un déversement dans la mer, l'eau plus chaude prend de l'expansion.Entre 1901 et 2012, les deux phénomènes se sont additionnés pour produire Chaque tonne de GES émise nous éloigne donc de l'objectif de stabilisation à 2 degrés de réchauffement convenu à Copenhague en 2009.Limiter la concentration de CO2 dans l'atmosphère à 450 parties par million permettrait « probablement » d'atteindre l'objectif.Mais actuellement, la croissance des émissions, qui s'accélère au lieu de ralentir, nous pousse vers des scénarios qui s'éloignent de cet objectif, notamment pour l'année 2020, note le GIEC.LA «PAUSE» DE 1998 L\u2019argument est à la mode depuis quelques années: le réchauffement s\u2019est «arrêté» en 1998.Il n\u2019en est rien, selon le GIEC.La température de l\u2019atmosphère à la surface des continents n\u2019est qu\u2019un des témoins du réchauffement: «Le système climatique a très probablement continué d\u2019accumuler de la chaleur depuis 1998», affirme-t-on.La difficulté des modèles climatiques à prévoir ce phénomène est due à la variabilité naturelle du climat et à la courte durée de la fameuse «pause», qui fait quelle n\u2019est pas significative.LES RISQUES DU CO2 Même si les pays du monde se sont entendus pour limiter le réchauffement à 2 degrés d\u2019ici à 2100, «certains risques sont considérables, même à 1 degré», signale le GIEC.Quant à un réchauffement de 4 degrés, il comporte des risques «élevés ou très élevés» pour plusieurs systèmes, dont l\u2019extinction d\u2019espèces, la sécurité alimentaire et même des «activités humaines normales» comme «le travail à l'extérieur » dans certaines régions à certaines périodes de l\u2019année.ET APRÈS 2100?À moins d\u2019adopter les mesures de réduction des émissions de GES les plus ambitieuses, on n'est pas près de retrouver le climat qui existait à la naissance des civilisations.«Une grande part des changements climatiques causés par les émissions humaines de CO2 sont irréversibles et vont se poursuivre sur des siècles ou des millénaires», affirme-t-on.Pour les événements dont les impacts sont potentiellement les plus graves, par exemple la fonte des glaciers en Antarctique ou les changements dans les courants océaniques, la confiance dans les modèles est «faible». MEMBRE DU RÉSEAU STAR ALLIANCE y*> L'OR N'A PAS FORCÉMENTTOUJOURS LA MÊME VALEUR.Certaines récompenses ont plus de valeur que d'autres.Seul Air Canada Altitude\"\" offre à ses membres confort, commodité et service, avec l'accès à des avantages tels que : Programme de fidélité\tAutre programme de fidélité AIR CANADA ALTITUDE\u201d0:\tcanadien: Jusqu'à 3 bagages enregistrés sans frais ainsi que la manipulation des équipements sportifs sans frais La sélection des places prioritaires Jusqu'à l'accès illimité au grand nombre de salons Feuille d'érableMC Air Canada et salons des transporteurs membres du réseau Star Alliance Les services prioritaires aux réservations, le traitement prioritaire des bagages, l'enregistrement prioritaire L'embarquement prioritaire Surclassements en Classe affaires L'accès aux sièges invendus en classe économique pour les primes de voyages La sélection gratuite de places Préférence avec plus d'espace pour les jambes Le Service Concierge d'Air Canada Bon de réduction pour la boutique hors taxes Air Canada La reconnaissance de statut accélérée avec des partenaires de voyage Des offres de partenaires exclusives La reconnaissance du réseau Star Alliance L'accès à plus de 1500 vols quotidiens et plus de 180 destinations Meilleur transporteur aérien en Amérique du Nord pour la cinquième année consécutive \u2022\tJusqu'à 2 bagages enregistrés \u2022\tJusqu'à 4 places à présélectionner \u2022\t10 laissez-passer gratuits pour accéder aux salons \u2022\tLes contrôles prioritaires \u2022\tL'embarquement prioritaire \u2022\tLes vols pour compagnon \u2022\tL'accès à 526 vols quotidiens et 88 destinations WINNER **0S f Pour en savoir plus sur le meilleur transporteur aérien en\tanada Amérique du Nord, rendez-vous sur altitude.aircanada.com A LT ITU DE ® AIR CANADA (^) Jâwf /*wnelz i/ûw?ctZ^è^c(.MCAirCanada Altitude est une marque de commerce d\u2019Air Canada.MCFeuiUe d'érable est une marque de commerce d\u2019Air Canada, LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 A12 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii MONDE ÉLECTIONS AMÉRICAINES DE MI-MANDAT La dernière campagne d\u2019Obama : PHOTO SAULLOEB, AGENCE FRANCE-PRESSE Barack Obama, lors d\u2019un événement organisé pour le gouverneur Dan Malloy, du Connecticut.Le président est si peu populaire que certains démocrates du Sénat font tout pour ne pas dire qu\u2019ils ont voté pour Obama.RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Le taux de chômage est passé de 10,2 % à 5,9 %.Le déficit a chuté de 50 %.L'économie a ajouté 5,5 millions d'emplois en six ans, soit quatre fois plus que durant les deux mandats de George W.Bush à la présidence.Et le produit intérieur brut a bondi à un taux annualisé de 3,5 % au cours du dernier trimestre.Voilà des données économiques qui auraient dû aider les candidats démocrates dans leurs campagnes électorales, n'est-ce pas?On ne le saura probablement jamais, car ces derniers ont fait l'impasse sur le sujet.Barack Obama est la seule figure importante de son parti à s'en être félicité, mais son nom n'apparaîtra pas sur les bulletins de vote demain à l'occasion des élections de mi-mandat aux États-Unis.« Ce pays a fait des progrès réels depuis la pire crise économique que nous ayons connue de notre vivant», a déclaré le président américain jeudi lors d'un discours à Portland, dans le Maine, où il s'est dit «mélancolique » à l'idée de participer à la dernière campagne électorale de sa carrière politique.Il est certain que Barack Obama n'est pas seulement habité par la mélancolie ces jours-ci.À moins d'une surprise, son parti perdra la majorité au Sénat, un résultat qui sera attribué en bonne partie à son impopularité.En vérité, le président est « un peu frustré » de la campagne menée par les candidats démocrates au Sénat, selon son ancien stratège David Axelrod, qui s'est confié au Washington Post.Non seulement ceux-ci ont négligé de défendre son bilan économique, mais certains d'entre eux ont également tout fait pour ne pas avoir à dire publiquement qu'ils avaient voté pour lui en 2008 et 2012.« Je respecte le caractère sacré de l'urne», a notamment déclaré Allison Lundergan Grimes, candidate démocrate au Kentucky, refusant de répondre à trois questions sur le sujet lors d'une rencontre avec l'équipe éditoriale du Courier-Journal de Louisville.Ce sauve-qui-peut général n'est pas tout à fait incompréhensible.Plusieurs candidats démocrates briguent ou défendent des sièges au Sénat dans des États conservateurs où le nom de Barack Obama a toujours été radioactif.D'autres font campagne dans des États plus disputés, dont le Colorado, l'Iowa et le New Hampshire, où la popularité du locataire de la Maison-Blanche a chuté depuis l'élection présidentielle de 2012.Des crises qui collent au président Une chute attribuable en partie à diverses crises, dont la montée du groupe État islamique, la réponse des autorités sanitaires américaines à l'Ebola et l'afflux de mineurs clandestins à la frontière avec le Mexique, crises qui ont permis aux républicains de mettre en cause, à tort ou à raison, la compétence du président.Cette chute de popularité n'est pas non plus étrangère à un malaise parmi la classe moyenne concernant l'économie.Malgré l'amélioration de plusieurs indicateurs, la rémunération de millions d'Américains a stagné ou diminué au cours des dernières années.D'où la décision de nombreux candidats démocrates d'éviter de se vanter des progrès économiques réalisés sous Barack Obama.Mais cette distanciation aura été d'une efficacité douteuse.Elle n'a certainement pas empêché les républicains d'associer leurs adversaires à Barack Obama et à ses politiques.Et elle a confiné les démocrates à une position défensive, alors qu'ils auraient pu passer à l'attaque en accusant notamment les républicains d'avoir contribué à la compression des revenus par leur refus d'augmenter le salaire minimum fédéral ou de stimuler encore davantage l'économie au moyen d'investissements dans les infrastructures.Cette approche plus énergique, Barack Obama aura été à peu près le seul à l'adopter en cette saison électorale.« Il faut que les républicains au Congrès cessent de bloquer la hausse du salaire minimum et donnent une augmentation à l'Amérique ! », a-t-il lancé vendredi lors d'un déplacement à Providence, dans le Rhode Island.«Si le salaire minimum passait à 10,10$ de l'heure, quelque 28 millions d'Américains en profiteraient.» Mais la dernière campagne de Barack Obama se soldera vraisemblablement par un échec qui compliquera encore davantage sa tâche au cours de ses deux dernières années à la Maison-Blanche.Et on ne saura jamais si le résultat des élections de mi-mandat aurait été différent si les candidats démocrates avaient défendu le bilan du président avec autant d'enthousiasme qu'un Paul Krugman, par exemple.Dans le plus récent numéro du magazine Rolling Stone, le chroniqueur du New York Times et Prix Nobel d'économie range Barack Obama parmi les « plus grands présidents des États-Unis », saluant sa réforme de la santé (« certes imparfaite, mais qui représente un grand pas en avant »), sa réforme du système financier, sa gestion économique (« meilleure que celle de bien des pays occidentaux ») et sa politique environnementale.Dans les prochains jours, Barack Obama pourra toujours lire l'article du Rolling Stone pour se consoler.rn' I de PierrebDurg et Vinceni Larouche Télécharger sur m iBooks Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub ,ll[s f musiu QUAND LA RÉALITÉ EST À L'IMAGE D\u2019UN THRILLER HAMA J! MO -.KOMP/icf TEPPMTOPMAflbHAa M 351/1P ATEJlbH A3 KOMi/icci/in ims PHOTO MAX VETROV, AGENCE FRANCE-PRESSE Deux femmes vont voter à Donetsk dans un bureau de scrutin surveillé par des militants prorusses.« Nouvel obstacle» à la paix en Ukraine Victoire des chefs rebelles au scrutin AGENCE FRANCE-PRESSE DONETSK \u2014 Les dirigeants rebelles en guerre avec Kiev ont remporté hier, sans surprise, une victoire écrasante aux élections séparatistes dans l'est de l'Ukraine, un scrutin qualifié de « nouvel obstacle » au fragile processus de paix par les Européens, mais déjà reconnu par la Russie.Le vote dans les territoires contrôlés par les combattants prorusses - soit la moitié de la région de Donetsk et une petite partie de la région de Lougansk - a confirmé dans leurs fonctions les chefs rebelles arrivés pendant l'été à la tête des mouvements séparatistes de l'est du pays.À Donetsk, le « premier ministre » de la République autoproclamée de Donetsk (DNR), Alexandre Zakhartchenko, a été élu « président » avec 81,37% des voix, selon un sondage réalisé à la sortie des bureaux de vote annoncé par Roman Liaguine, chef de la commission électorale mise en place pour ce scrutin par la DNR.Le parti de ce mécanicien de 38 ans qui, avant d'être nommé premier ministre en août, était responsable d'un groupe paramilitaire, Oplot, dont le chef avait publiquement appelé à « crever un œil ou casser une jambe» aux opposants pro-européens, a obtenu plus de 65 % aux élections législatives.À peine élu, M.Zakhatchenko a fustigé l'Ukraine, qui « ne veut pas la paix» et « joue un double jeu».« Nous sommes prêts au dialogue avec eux, mais nous attendons de leur part une attitude normale et raisonnable», a-t-il déclaré.M.Zakhartchenko a toujours démenti avec la plus grande vigueur la présence de soldats russes qui seraient venus aider les rebelles de l'est de l'Ukraine: «Si la Russie avait envoyé ses troupes ici, nous parlerions de combats aux abords de Kiev ou de la prise de Lviv [ouest de l'Ukraine] », répond-il à ces accusations maintes fois répétées par Kiev, les États-Unis et l'Union européenne.Il s'est en revanche félicité de la présence de « milliers de volontaires » venus de Russie : « Les volontaires russes sont toujours les premiers à aider d'autres peuples dans leur lutte pour la liberté et l'indépendance : cela a été le cas en Espagne, en Serbie et aujourd'hui chez nous». A13 MONDE LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 LE TOUR DU GLOBE Irak Les avions de combat canadiens ont mené leurs premières frappes Les avions de combat canadiens déployés au Moyen-Orient ont mené leurs premières frappes contre le groupe armé Etat islamique en Irak.Le ministre de la Défense, Rob Nicholson, a indiqué que deux avions de combat CF-18 avaient attaqué des cibles hier dans les environs de Falloujah.Ce sont les premières frappes lancées par le Canada depuis la campagne de bombardements aériens menée par les États-Unis contre le groupe État islamique en Irak et en Syrie.\u2014 PC PHOTO REUTERS Irak 200 membres d\u2019une tribu tués par le groupe État islamique Les djihadistes du groupe État islamique ont exécuté plus de 200 membres d\u2019une tribu sunnite dans l\u2019ouest de l\u2019Irak, à quelques jours des célébrations chiites de l\u2019Achoura.Le groupe ultra-radical sunnite a pris pour cible ces derniers jours la tribu sunnite d\u2019Albounimer.Des enfants et des femmes figurent au nombre des victimes des 10 derniers jours, selon plusieurs sources.\u2014 AFP Pakistan Au moins 55 morts dans un attentat suicide Au moins 55 personnes sont mortes hier soir dans un attentat suicide à la frontière entre le Pakistan et l\u2019Inde, deux puissances nucléaires rivales.C\u2019est l\u2019attaque la plus sanglante menée cette année au « pays des purs ».L\u2019attentat a eu lieu juste après une cérémonie à Wagah, principal poste frontière entre l\u2019Inde et le Pakistan situé à la sortie de Lahore, la capitale de la province du Pendjab.\u2014 AFP PHOTOS JUAN PROLL, COLLABORATION SPÉCIALE Naboewieyah Kelly était membre d\u2019un des plus importants gangs d\u2019Afrique du Sud, les Americans.Elle tente de mettre cette vie derrière elle, au Camp Joy, un centre de réhabilitation.y ET ' -VJ * AFRIQUE DU SUD Gangstérisme au féminin Le gangstérisme fait partie du quotidien des « Cape Flats », townships au sud-est du centre-ville du Cap, où ont élu domicile des centaines de milliers de Sud-Africains ayant subi les évictions forcées de l\u2019apartheid dans les années 50.La loi de la rue n\u2019épargne pas les jeunes filles, qui sont fréquemment aspirées dans une vie de violence dont il est difficile de s\u2019extraire.SYLVIE ST-JACQUES STRANDFONTEIN, Afrique du Sud \u2014 Tamarine Chibbendale, qui fait 15 ans de plus que ses 21 ans, porte un lourd passé marqué par des descentes répétées dans les bas-fonds, des deuils déchirants et, depuis quelques mois, d'éprouvants efforts pour s'en sortir.Cette jeune «Cape Colored» (descendante des migrants malaisiens) arbore sur la cheville droite les restes d'un tatouage qui révèle son ancienne allégeance aux « Fancy Girls », faction féminine d'un gang de rue redouté dans sa communauté de Hanover Park, localité des Cape Flats.« Comme femme, dans un gang, tu dois autant tirer sur des gens que voler de l'argent.Tu dois aussi montrer de quoi tu es capable: par exemple, j'ai pris un coup de couteau sur la tête, regarde ici, j'ai encore la cicatrice.J'ai dû passer plusieurs jours à l'hôpital », raconte la jeune femme en évoquant le chemin parcouru à Camp Joy, un centre de réhabilitation où elle apprend à refaire sa vie sans couteau, pistolet et crystal meth.Pourquoi a-t-elle décidé d'abandonner le gangstérisme ?« Pendant quelque temps, je suis sortie avec un gars plus vieux, qui m'a dit d'effacer mon tatouage et de lâcher le gang », confie celle qui rêve de faire de la photographie.À Camp Joy, elle apprend un autre mode de vie que la criminalité.« Je travaille ici : je fais la cuisine ! » Du « tik», des femmes.Avant de glisser dans le gangstérisme, Tamarine est passée par l'école des drogues dures.Dès l'âge de 12 ans, elle fumait chaque jour du crystal meth avec sa sœur, une dépendance qui l'a amenée à voler des milliers de rands à sa tante et à se prostituer.Lors d'une première cure de désintoxication, la jeune femme a réussi à se libérer de sa dépendance.Mais à la mort de sa mère, elle a rechuté, ajoutant l'alcool et le gangstérisme à son automédication.« À un moment donné, j'en ai eu assez.Il y a tellement de choses que j'ai le goût de faire pour changer le monde, surtout ici, dans ma communauté », confie-t-elle.Tamarine est l'une des nombreuses victimes de l'épidémie de dépendance au crystal methamphetamine, localement appelé « tik », pour imiter le son que fait le crystal lorsqu'il brûle.Le «tik» est particulièrement ravageur dans la communauté «Cape Coloured» où, selon le South African Medical Resarch Council (MRC), on y trouve l'un des plus hauts taux de dépendance à la méthamphéta-mine au monde.Naboewieyah Kelly combat elle aussi sa dépendance entre les murs de Camp Joy.« J'ai commencé à prendre du \"tik\" pour calmer mon esprit», explique la femme de 26 ans, qui s'est jointe au plus important gang organisé du pays, les Americans, pour plaire à son petit ami de l'époque.Pendant l'entrevue, cette ex-détenue de la prison de Poolsmor - mégainstitution carcérale du Cap - offre une claque derrière la tête d'un de ses colocataires qui cherche à attirer l'attention.Elle se montre à la fois espiègle, séductrice et vulnérable.Le sexe de la violence Le sociologue canadien Dariusz Dziewanski se spécialise dans la transmission de la violence dans les Cape Flats.Il côtoie chaque semaine les jeunes ex-gangsters de Camp Joy.« Pour les femmes, quitter le gang suppose des défis auxquels les membres masculins ne sont pas confrontés.Dans certains cas, elles doivent s'occuper d'enfants qu'elles ont eus avec des gangsters.Et il n'est pas rare qu'une femme ait eu des enfants avec plusieurs partenaires issus du même gang.Les infections transmises sexuellement sont aussi un problème surreprésenté chez les femmes gangsters», analyse-t-il.Autant pour les hommes que pour les femmes, la violence fait partie du contexte quotidien, dans la région du Cap.Avec un taux de 46,15 meurtres par 100 000 personnes et 26 viols rapportés chaque jour, la « Mother City» est considérée comme l'une des villes les plus dangereuses au monde.Pour des ex-gangsters comme Nabu, la meilleure façon d'enrayer la violence est de mettre à profit leur expérience.« Si je croise une fille qui se trouve dans une situation similaire à celle que j'ai connue, je vais faire de mon mieux pour m'assurer qu'elle ne s'implique pas dans le gang», dit-elle.« Pour les femmes, quitter le gang suppose des défis auxquels les membres masculins ne sont pas confrontés.Dans certains cas, elles doivent s\u2019occuper d\u2019enfants qu\u2019elles ont eus avec des gangsters.» \u2014 Dariusz Dziewanski, sociologue BURKINA FASO Larmée s\u2019impose, dans la tourmente AGENCE FRANCE-PRESSE OUAGADOUGOU \u2014 L'armée s'est imposée, hier, au Burkina Faso à coups de gaz lacrymogène et de tirs de sommation contre les manifestants qui contestaient sa prise de pouvoir, tout en réaffirmant son engagement à instaurer une transition dans la concertation.En fin de journée, elle a renouvelé son engagement à une transition concertée avec toutes les composantes de la société burkinabè, après une rencontre avec les chefs de l'opposition.Le nouvel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Isaac Zida, poursuivait également des consultations avec les ambassadeurs de France et des États-Unis, représentant deux alliés de poids du Burkina, selon la télévision nationale.La communauté internationale a largement condamné la prise de pouvoir par les militaires.La journée a aussi été marquée par la mort d'un jeune homme qui manifestait devant la télévision nationale, tué par une balle perdue, selon l'armée, lorsque les soldats ont dispersé l'attroupement.En début d'après-midi, des soldats du régiment de sécurité présidentielle, unité militaire d'élite dont M.Zida était le commandant en second, ont tiré plusieurs rafales en l'air et pris le contrôle du bâtiment de la radio-télévision nationale.Simultanément, l'armée a investi la place de la Nation, lançant des grenades lacrymogènes et faisant fuir les milliers de personnes qui y étaient réunies.Hier, la foule n'avait cessé de grossir sur la place, lieu emblématique de l'insurrection populaire qui a poussé le président Blaise Compaoré à la démission, vendredi, après 27 ans au pouvoir.Jeudi, des milliers de personnes avaient incendié le parlement et d'autres bâtiments officiels pour protester contre un projet de révision de la Constitution qui lui aurait permis de prolonger encore son pouvoir.Une trentaine de personnes ont été tuées dans les émeutes, selon l'opposition.Hier, c'est contre son successeur autoproclamé que la mobilisation s'est poursuivie, les manifestants brandissant des pancartes « Non à la confiscation de notre victoire, vive le peuple! », ou encore « Zida dégage».La haute hiérarchie de l'armée avait adoubé samedi le lieutenant-colonel Isaac Zida, 49 ans, qui a pris la tête du régime provisoire.Le nouveau chef militaire a d'emblée promis un processus « démocratique », mais en restant flou sur les modalités de la transition.Condamnations internationales Le coup de force militaire d'hier sonne comme un défi aux États-Unis, qui avaient appelé, quelques heures plus tôt, « l'armée à transmettre immédiatement le pouvoir aux autorités civiles».Washington, allié privilégié du Burkina dans la lutte contre les djihadistes au Sahel, a également condamné PHOTO ISSOUF SANOGO, AGENCE FRANCE-PRESSE Des manifestants réclament le départ d\u2019Isaac Zida, haut gradé militaire nommé samedi à la tête du régime provisoire burkinabè.« la tentative de l'armée burkinabè d'imposer sa volonté au peuple ».La Constitution burkinabè, que les militaires ont suspendue, prévoit que le président de l'Assemblée nationale assure l'intérim en cas de vacance du pouvoir.L'Union européenne a quant à elle appelé l'armée burkinabè à respecter les droits fondamentaux de la population, y compris celui de manifester pacifiquement.La médiation internationale tripartite au Burkina, conduite par l'ONU, l'Union africaine et la CEDEAO, l'organisation régionale de l'Afrique de l'Ouest, avait évoqué le matin la menace de « sanctions». A14 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef DEBATS ÉDITORIAUX Effacer Champlain, la bêtise PAULJOURNET paul.joumet@lapresse.ca Ce n'est pas avec une efface qu'on construit une mémoire collective.C'est pourtant le choix stupéfiant du gouvernement Harper, qui veut biffer le nom Champlain du plus important pont de Montréal.Selon notre collègue Denis Lessard, le nouveau pont sera baptisé Maurice-Richard.On imagine l'utilité pour la marque conservatrice de s'associer à ce héros national, surtout à quelques mois des élections.C'est plus populaire que de parler du péage.Mais cela crée une controverse inutile que ne mérite pas la famille du Rocket, connue pour son humilité et sa dignité.Maurice Richard ne fut pas une simple vedette de hockey.Il a transcendé son sport.Ses exploits ont démontré que les francophones pouvaient gagner.Il a symbolisé le réveil d'une nation, à l'aube de la révolution tranquille.Il mérite donc une infrastructure importante pour l'honorer.Mais cela ne doit pas s'accomplir en effaçant un autre nom, surtout pas celui de Champlain.Cette logique de la soustraction est une énorme bêtise.Champlain n'est certes pas inconnu, mais il est peut-être méconnu par rapport à son importance.Comme s'il ne s'inscrivait que dans la succession de noms propres et de dates formant le degré zéro de notre conscience historique.Ce fut pourtant une figure capitale, encore plus que Cartier et Maisonneuve.Il n'est pas que le fondateur de Québec.On le qualifie aussi de père de la Nouvelle-France.La France voulait avant tout s'y enrichir avec le commerce.Explorateur et cartographe curieux, Champlain voyait plus loin.Il rêvait d'une Amérique francophone et voulait peupler ce territoire.Il a traversé près de 30 fois l'Atlantique pour défendre ce projet, mais il se butait à la myopie de la France, comme le raconte Serge Bouchard dans son essentielle série Les remarquables oubliés (à laquelle Radio-Canada a malheureusement mis fin).Champlain n\u2019est certes pas inconnu, mais il est peut-être méconnu par rapport à son importance.C'était aussi un humaniste pour son époque.Même s'il voulait convertir les « sauvages», il s'intéressait sincèrement à eux.Il a noué des alliances avec les Algonquins, Montagnais et Malécites, et les a aidés dans les guerres iroquoises.Il incitait aussi ses collaborateurs à apprendre leurs langues, et même à mêler leur sang pour créer un nouveau peuple.Champlain a aussi joué un rôle dans la naissance de Montréal.Après Cartier mais avant Maisonneuve, il y a érigé une « place Royale », qui allait plus tard contribuer à la création de Ville-Marie.Il est donc logique que le pont menant à la plus grande ville francophone d'Amérique porte son nom.Car c'est en bonne partie lui qui a rendu possible l'aventure francophone en Amérique, à laquelle ont contribué plus tard plusieurs grands personnages, comme Maurice Richard.OPINION Les changements injustifiés du projet de loi 10 CLAUDE CASTONGUAY Ex-ministre de la Santé du Québec Monsieur le premier ministre, Il est maintenant évident que votre ministre de la Santé a l'intention de faire adopter son projet de loi 10 malgré l'opposition généralisée qu'il suscite.La nécessité d'alléger les structures administratives du système ne justifie aucunement le changement majeur projeté par votre ministre.Ce pro- Monsieur le premier ministre, vous devez ramener le projet de loi 10 à son objet premier, soit la simplification des structures administratives régionales de notre système de santé.jet de loi, s'il est adopté, va enfermer de façon définitive notre système de santé dans une bureaucratie étouffante.De plus, alors que le système a besoin d'être dépolitisé, comme vous l'avez déjà affirmé, il va l'être davantage.Selon tous les témoignages, il ne fait aucun doute que le projet va déresponsabiliser et démotiver tous ceux qui, à un titre ou autre, travaillent dans des conditions déjà difficiles à produire les soins et les services dont la population a besoin.Il va aussi écarter des milliers de Québécois et de Québécoises qui apportent leur aide au bon fonctionnement de nos hôpitaux.Enfin, les changements proposés ignorent l'apport considérable et essentiel des organismes communautaires et des aidants naturels auprès des malades chroniques et des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale.Vous qui avez été ministre de la Santé, vous savez qu'il est impossible pour un ministre de vouloir gérer à distance un système aussi vaste et complexe que celui de la santé.Vous avez aussi été en mesure de constater l'importance de dépolitiser le système compte tenu des décisions difficiles qui doivent être prises malgré les pressions.Monsieur le premier pinistre, vous devez ramener le projet de loi 10 à son objet premier, soit la simplification des structures administratives régionales de notre système de santé.Autrement, ce projet digne des ex-régimes socialistes de l'Europe de l'Est va donner les mêmes terribles résultats que dans ces pays.De nouveau, j'aurais sincèrement préféré ne pas avoir à vous transmettre cette lettre.Le système de santé tend 'a ressembler au système solaire '*\u2022 A .' nv/ /« DROITS RÉSERVÉS/apcote@lesoleil.com CHRONIQUE Le gros cochon rose mm & ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE adubuc@lapresse.ca Quand on parle de fonds publics, on utilise souvent l'expression « les coffres de l'État ».L'image, c'est celle d'une grosse malle, un peu XIXe siècle, solide, en bois et en métal, pleine de billets ou de pièces dorées.Mais depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur, et surtout avec l'annonce jeudi de généreux cadeaux fiscaux aux familles, c'est une tout autre image qui vient à l'esprit, celle d'un gros cochon rose plein d'économies, une tirelire dont le premier ministre peut se servir à sa guise à la veille de l'Halloween et de Noël.Je suis peut-être naïf, ou vieux jeu, mais j'ai été franchement scandalisé par la façon dont Stephen Harper a annoncé ces cadeaux fiscaux.Le premier ministre, sans cravate, dans une salle de la banlieue de Toronto, qui bavardait avec des mamans et des enfants, entouré de citoyens à qui les spécialistes de l'image avaient tellement dit qu'il fallait sourire qu'ils avaient l'air d'une bande d'évangélistes transfigurés par une quelconque révélation.Le fait d'annoncer une mesure fiscale majeure - les baisses d'impôt atteindront 4,6 milliards en 2015-2016 - dans un événement partisan scénarisé, plutôt qu'à la Chambre des communes, par le ministre des Finances, est choquant, car il consacre l'assujettissement des politiques fiscales aux impératifs partisans.Cela annonce que la campagne électorale est déjà commencée, 12 mois avant la date prévue des élections.Cela confirme aussi, pour ceux qui en doutaient encore, que la pièce maitresse de ces allègements fiscaux, le fractionnement du revenu, est un choix idéologique.Cette mesure permet au membre d'un couple dont le revenu est plus élevé de transférer une partie de ses revenus à celui qui gagne moins pour profiter d'un taux d'imposition moins élevé.Cette mesure favorise d'abord les couples où les écarts de revenus sont importants, souvent les familles traditionnelles où la femme reste à la maison, une clientèle davantage conservatrice.La mesure a un autre effet pervers, celui de favoriser les familles à hauts revenus.Voilà pourquoi cette promesse électorale de M.Harper a été très largement critiquée par les spécialistes, assez pour que l'ex-ministre des Finances, Jim Flaherty, s'en dissocie.Le gouvernement Harper en a atténué les effets négatifs en plafonnant le montant transférable à 50 000$, en limitant le gain fiscal à 2000$ et en bonifiant d'autres mesures, comme les crédits pour frais de garde, qui favorisent les familles à faibles revenus.Le résultat n'est pas bon, il est seulement moins pire.Mais cela ne dissipe pas l'impression qu'on a assisté à une inversion du processus d'établissement des mesures fiscales.En principe, on définit des objectifs - besoins financiers, équité et justice, efficacité économique - et on confie à des spécialistes le soin de traduire cela en mesures précises.Maintenant, c'est plutôt comme si les spécialistes des sondages du Parti conservateur avaient d'abord identifié les clientèles à séduire, dans ce cas-ci les familles avec enfant, et qu'on avait ensuite joué dans le régime fiscal pour y parvenir.La dernière annonce des conservateurs consacre l\u2019assujettissement des politiques fiscales aux impératifs partisans.La stratégie, cousue de fil blanc, ne fera pas consensus.Mais le gouvernement conservateur ne cherche pas à convaincre tout le monde.Ce dont il a besoin, c'est de renforcer ses appuis dans sa base traditionnelle et de séduire quelques mamans attirées par Justin Trudeau.Et d'aller vite, pour mettre les partis qui s'y opposent devant un fait accompli.Cette opération s'ajoute à une liste de décisions fiscales malheureuses, à commencer par la réduction de la TPS - pour satisfaire l'aversion de l'Alberta, très américaine à cet égard, pour les taxes à la consommation -, ce qui a mis le Canada à contre-courant des tendances du monde industrialisé.D'un tripotage partisan à l'autre, le gouvernement Harper a rendu notre régime fiscal plus complexe et plus incohérent, et manifesté, sur le plan fiscal, un populisme plus réformiste que conservateur.PRESSEf- DANS LA PRESSE+ i /1 VOS IDÉES POUR LE QUÉBEC COMMENT DÉSENGORGER LES URGENCES?Vos solutions pour régler tout ce qui ne tourne pas rond au Québec.Une nouvelle série à lire chaque lundi dans Débats.POURNOUSJOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québe VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\t\t\tc) H2Y1K9 VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca\t RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\t\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.\t\t\t\t LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 LÀ PRESSE A15 .ARTS 'MÊtfjtM îfa-m! m 0Ê ttt tgfMBfp MICHEL TREMBLAY / Survivre ! Survivre! > BONHEURS D'OCCASION.Ce n\u2019est pas anodin: le titre de travail du 33e roman de Tremblay était Une éclaircie, une éclaircie?Dans ce huitième tome de la Diaspora des Desrosiers, finalement baptisé Survivre!Survivre!, en librairie mercredi, quelques éclaircies se profilent en effet dans le destin de certains membres du clan Desrosiers.Des presque embellies, des «bonheurs d\u2019occasion» fugaces, mais réels.Avant que ces sursis fragiles ne cèdent le pas au malheur.l\u2019an prochain.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE MARIE-CHRISTINE BLAIS Ça avait presque l'air arrangé avec le « gars des vues » : pendant notre entrevue avec Michel Tremblay dans son bel appartement du Plateau, les nuages gris se sont bel et bien entrouverts pour laisser passer le soleil, qui s'est mis à éclairer doucement le visage de l'écrivain le plus connu du Québec! Une éclaircie, une vraie, c'était tout indiqué pour parler de Survivre! Survivre!, roman presque atypique dans l'œuvre de Tremblay parce qu'il y est question de petits bonheurs, de répits et même de très brèves incursions dans le luxe: «C'est vrai, je pense que j'avais envie de tirer un rideau pour que certains de mes personnages voient autre chose que le malheur, au moins pendant quelques moments.C'est peut-être pour cela que ça a été si formidable, l'écrire, ce roman.Même si on sait bien ça ne durera pas, ces bonheurs-là, remarque.» Oh, qu'on le sait.C'est même pour cela qu'est si délicieusement douloureuse la lecture de ce Survivre! Survivre!, où la beauté de la nature urbaine en automne (le roman se déroule en septembre 1935) fait écho à quelques moments de grâce et d'amitié pour Édouard, Ti-Lou, Maria.Avant de se terminer sur une note tout à fait inattendue, qui annonce la suite, pour ne pas dire la fin: en effet, l'an prochain paraîtra le tout dernier tome de la Diaspora des Desrosiers, celui qui fera le pont avec le roman La grosse femme d'à côté et qui nous expliquera notamment le déménagement sur la fameuse rue Fabre et l'embonpoint de Nana.Son titre?La traversée du malheur.Méchant programme.Lodeur du gardénia Mais revenons à ce Survivre! Survivre! bourré à craquer de couleurs et d'odeurs, notam- Il y a plein de choses de cet acabit dans ce huitième tome de la Diaspora des Desrosiers, où des personnages jusqu'ici secondaires dans l'œuvre de Tremblay ont soudain droit à la lumière, aux couleurs et aux odeurs: Laura Cadieux qui a tout juste 16 ans dans Survivre! Survivre! ; Théo le timide (qui permet à Tremblay d'aborder un problème bien masculin.) ; Télesphore, le mari de Victoire, intellectuel raté devenu pilier de taverne.«J'avais envie de parler de ces gens qui mettent la faute de leur destin sur le dos des autres, qui refusent la res- « Je pense que j\u2019avais envie de tirer un rideau pour que certains de mes personnages voient autre chose que le malheur, au moins pendant quelques moments.» \u2014 Michel Tremblay ment celles du gardénia, dont Ti-Lou se parfume et dont Édouard rêve.«On oublie que les couleurs et odeurs des fleurs sont faites pour qu'elles survivent, pour attirer ce qui leur permettra de se reproduire ou de se protéger, explique l'écrivain de 72 ans.Plus les couleurs sont flamboyantes, plus les parfums sont forts, plus la fleur survit.Je trouve que c'est une belle image de la \"guidoune\"qui sent fort et qui flashe pour survivre, une métaphore des gens qui sont extrêmes, qui doivent déranger pour subsister.» ponsabilité de leur malheur, explique Tremblay.Ce n'est pas un poète, Télesphore : c'est ce qu'on appelait à l'époque un \"powète\", avec un \"w\", un \"orateur de taverne\"! J'ai toujours aimé ça, écrire sur les orateurs de taverne.Comme Télesphore l'est, comme son \"fils\"Gabriel va le devenir».Ou comme l'était le Léopold d'À toi pour toujours, ta Marie-Lou.De ce Survivre! Survivre!, on retiendra aussi une scène magnifique, où la nature elle-même fait «son show» afin de souligner que Josaphat et son violon font se lever la pleine lune depuis 50 ans.Est-ce que c'est parce que ça fait justement 50 ans cette année que vous écrivez, Michel ?Cinquante ans depuis la création de votre premier texte, Le train, en 1964?Tiens, vous avez remarqué, il y a même un train dans Survivre! Survivre! ?Court silence de Tremblay: «Ben oui, r'garde donc ça.Je l'avais même pas vu.Si c'est drôle.» Michel Tremblay Survivre ! Survivre ! roman ŒMÉAC/ACIVS SUD Survivre! Survivre! Michel Tremblay Leméac/Actes Sud, 154 pages ?En librairie le mercredi 5 novembre Extrait SURVIVRE! SURVIVRE! « Les nuages sont bas, ils traversent le ciel à toute vitesse.Il va pleuvoir.Finis l\u2019été qui s\u2019éternise, les bouffées de chaleur énervantes, l\u2019automne montre le bout de son nez en averses soudaines et en petits coups de vent hypocrites qui n\u2019annoncent rien de bon.[.] le soleil disparaît déjà derrière le mont Royal avant qu\u2019on ait fini de souper.Si la montagne n\u2019était pas là, au beau milieu de l\u2019île, l\u2019est de Montréal aurait une grande demi-heure de lumière de plus chaque jour.Josaphat se demande parfois si les riches de l\u2019ouest [.] n\u2019ont pas choisi cette partie de la ville justement pour cette raison, pour jouir d\u2019une bonne demi-heure de clarté de plus que les pauvres.» A16 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS CINÉMA / Wait Till Helen Comes UNE FAMILLE SOUS TENSION WINNIPEG - «Hello, Roger!», «Hello, Roger!», «Hello, Roger!», «Hello.» Sur le plateau du film Wait Till Helen Comes, les sœurs Sophie et Isabelle Nélisse taquinent un technicien du son entre deux prises, en lui lançant des « Hello, Roger!» à répétition.À la barre du navire, le réalisateur Dominic James enchaîne les scènes de tournage.Ici, le mot « spooky» est prononcé aussi souvent que le terme «action»! Parce que ce film nous entraîne sur les pas d\u2019une famille reconstituée dont le quotidien est émaillé de phénomènes étranges.- ANDRÉ DUCHESNE PHOTOS FOURNIES PAR LES FILMS SÉVILLE « Wait Till Helen Comes est l\u2019histoire de Molly (Sophie Nélisse), une adolescente qui vit dans une famille reconstituée et qui est forcée de déménager dans une église abandonnée au milieu de nulle part, dit le réalisateur Dominic James (à gauche).Arrivée là, elle doit apprendre à vivre avec sa demi-sœur Heather (Isabelle Nélisse), qui vivait dans un centre jeunesse.\u2022 -*r\t1 r» Alors que tous les membres de la famille s\u2019entraident à décharger la voiture, Heather (Isabelle Nélisse, à gauche) a la tête ailleurs.«Mon personnage ne parle jamais aux autres.Heather est dans sa bulle et on ne sait jamais à quoi elle pense, dit Isabelle.Elle est refermée sur elle-même et on ne sait jamais si elle est une bonne fille.» La jeune comédienne avoue adorer jouer des personnages qui font peur.ÜV*v\"- Après avoir tourné avec Denis Villeneuve dans Prisoners, l\u2019actrice américaine Maria Bello incarne Jean, la mère de cette famille recomposée.«Vous avez de nombreux talents à Montréal, dit-elle.Dans le film, j\u2019incarne une mère qui fait tout en son pouvoir pour faire tenir ensemble les éléments de sa famille.Je suis ici comme un mentor, une amie.Ce sont des choses que je peux comprendre, car j\u2019ai un garçon de 13 ans.» I * J.IL*».1* L# JC * SHTM r Produit par la maison Caramel Films dirigée par André Rouleau, Wait Till Helen Comes met en vedette, outre les sœurs Nélisse, Liam Dickinson (à gauche).«Mon personnage de Michael, frère des deux sœurs, est un peu coincé (nerd) dit-il.Il collectionne les insectes et les étudie.Ce n\u2019est sûrement pas moi!» Sur le plateau, Liam adore faire des tours de magie à ses camarades.Et il a peur très facilement.« Il entend un petit boum et il crie», assure Isabelle Nélisse.WSÊSË iF/JË.i! mm .las ¦ü.Avant les tournages en studio, l\u2019équipe du film a passé trois semaines à faire des prises en extérieur.Notamment autour de cette église construite de toutes pièces pour les besoins de l\u2019histoire.«Le Manitoba, c\u2019est plat, et un des défis a été de trouver un endroit plus vallonné pour ces scènes, dit le réalisateur Dominic James.Et l\u2019église est un personnage en soi dans le film.» HUSÉ E k*T\" ¦~i _ s 1 vï' iasm i A\"?Soufflé par le jeu de Sophie Nélisse dans The Book Thief, André Rouleau lui a offert le rôle de Molly dans Wait Till Helen Comes.La comédienne de 14 ans a ensuite proposé sa sœur Isabelle, 10 ans, pour camper Heather.« Molly n\u2019est pas rebelle, mais elle a une forte personnalité», conclut-elle.En janvier 2015, Sophie Nélisse jouera de nouveau avec Maria Bello dans un film américain tourné au Texas.Les frais de ce reportage ont été payés par Films Séville.DANSE / Vertical Influences Éloges à Londres pour Le Patin Libre JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE La compagnie de danse montréalaise Le Patin Libre a cassé la glace avec succès cette semaine à Londres, pour la première mondiale de son nouveau spectacle de patinage contemporain.Présenté à l'historique Alexandra Palace, à l'occasion du festival de danse moderne Umbrella, Vertical Influences a été généralement salué par la critique britannique, malgré les réserves de certains.Enthousiaste, le Guardian a souligné « l'exaltante inventivité » du quintette, lui décernant une cote parfaite de cinq étoiles.«Joyeusement engageants, les cinq patineurs transmettent au corps une pure bouffée de libération et d'espace», écrivait le quotidien dans son édition de vendredi dernier.De son côté, dans une critique quatre étoiles, le Times décrit le spectacle comme « une expérience sur glace totalement nouvelle », de même qu'un « parfait antidote » aux spectacles de patinage « fastueux, pailletés et écervelés » auxquels nous sommes habitués.« Le collectif montréalais, poursuit le Times, mélange l'attitude de la danse de rue, le côté athlétique du patinage de compétition, l'atmosphère du théâtre et la passion de la performance dans un esprit de patinage libéré qui est exaltant à regarder.» Voix discordante Le Financial Times, de son côté, semblait beaucoup moins emballé, reprochant notamment à la troupe son « manque de substance » et sa difficulté à soutenir l'intérêt sur la durée.« La danse contemporaine, l'improvisation contact, les arts martiaux et le hip-hop offrent tous d'intéressants choix pour les chorégraphes sur glace, écrit le quotidien.Iconoclastes autoproclamés, les gens du Patin Libre n'en grattent que la surface.» Cette voix discordante ne semble pas démotiver la troupe, plutôt satisfaite de sa performance.Pour Le Patin Libre, casser la glace à Londres signifie surtout que des portes s'ouvriront ailleurs.« Je n'aurais pas été surpris qu'on se fasse planter, comme je ne suis pas surpris qu'ils aient aimé, résume Alexandre Hamel, cofondateur du collectif.L'important, pour nous, c'est que ce spectacle va déboucher sur une reconnaissance de notre travail, à tout le moins au Royaume-Uni, en Europe et aux États-Unis.D'ailleurs, on travaille déjà sur la suite dans plusieurs grandes villes européennes.» Autre retombée de cette percée londonienne: des pays plus improbables, comme la Chine et l'Inde, seraient intéressés par Vertical Influences.La troupe est présentement en négociation avec un festival artistique, un festival de théâtre spécialisé en danse, un congrès de type «Ted talk» et une chaîne de centres commerciaux abritant des patinoires.« C'est vraiment diversifié, admet Alexandre Hamel.Des fois, ça nous permet de rejoindre le public artistique.D'autres fois, ça nous permet d'amener de l'art où il n'y en a pas d'habitude.C'est très excitant ! » Fondé en 2005, le collectif n'en est pas à sa première incursion européenne, s'étant déjà produit à Londres, Paris et au festival Fringe d'Édim-bourg.Mais ce nouveau spectacle pourrait l'imposer pour de bon hors des frontières du Québec.La nouvelle création du collectif Le Patin Libre sera présentée à Montréal en mars 2015 à l\u2019aréna Saint-Louis.«Joyeusement engageants, les cinq patineurs transmettent au corps une pure bouffée de libération et d\u2019espace.» \u2014 Le quotidien britannique The Guardian LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 A 17 ARTS MUSIQUE Patrick Bruel en toute intimité PHOTO VALÉRY HACHE, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE «J\u2019arrive à installer une intimité même dans une salle de 16 000 personnes.Je peux aussi mettre une grosse ambiance dans une salle de 2000 places ! Je m\u2019adapte», dit Patrick Bruel.g r*TV' Il y a tout juste un an, Patrick Bruel se produisait au Centre Bell dans le cadre de la tournée de promotion de son septième album, Lequel de nous, qui a pris fin en septembre dernier en France devant 50 000 spectateurs au stade de Lille.Avant de clore définitivement ce chapitre, le chanteur a voulu offrir une dernière série de concerts en Amérique du Nord.Il sera ainsi de retour jeudi soir à Montréal le temps de deux concerts, cette fois en toute intimité, à L\u2019Olympia.STÉPHANIE VALLET Comment avez-vous vécu cette tournée?Elle nous aura amenés très loin et très haut! Le passage au Centre Bell a été magique.Pour moi, la tournée prendra vraiment fin le 8 novembre à Los Angeles.Mais avant, on revient voir! Le moment le plus fort reste le concert que j'ai donné à Lille, qu'on retrouvera d'ailleurs en décembre en DVD.On y a terminé en beauté en créant un événement retransmis en direct à la télévision, ce qui est très rare [suivi par 9 millions de spectateurs sur TF1].Ç'a été un gros défi pour tout le monde et j'ai vécu un moment émotionnellement très fort, car ce soir-là, on fêtait aussi les 25 ans de l'album Alors regarde.Votre passage à Montréal n\u2019était pas au programme de cette série de concerts aux Etats-Unis.Que s\u2019est-il passé?J'étais sur le plateau de l'émission L'été indien cet été et au cours de son entrevue, Julie Snyder m'a dit: «Tu fais une tournée nord-américaine, mais tu ne passes même pas à Montréal! ».Elle a alors suggéré que je fasse un crochet dans une petite salle montréalaise et a demandé à nos équipes de voir si j'étais libre le 6 novembre et si on pouvait trouver une petite salle disponible.J'ai joué le jeu et, finalement, on a mis sur pied deux concerts le même soir à L'Olympia! Et ça, c'est un vrai défi pour moi.Que voulez-vous dire ?Il ne m'est arrivé qu'une seule fois en carrière de me produire deux fois le même soir: c'était en 1991 au Zénith de Paris, et je ne pouvais pas me permettre de faire deux performances différentes.Mais là, ça pourrait être amusant: c'est une petite salle, ça va être intime et on va faire un spectacle sans artifice, juste mes musiciens et moi, dans une ambiance «club».À quoi doivent s\u2019attendre vos fans?J'ai un répertoire qui me permettrait de tenir trois heures trente sur scène.Alors je vais varier dans le choix des chansons d'un concert à l'autre.Je vais bien entendu garder quelques incontournables, mais aussi improviser, comme à mon habitude.Est-ce que ce genre de petite salle vous rappelle vos débuts?J'arrive à installer une intimité même dans une salle de 16 000 personnes.Je peux aussi mettre une grosse ambiance dans une salle de 2000 places ! Je m'adapte.L'important, c'est ce qui se passe entre moi et le public.Je ne connais pas L'Olympia, j'y ai seulement vu un spectacle de Marc Dupré une fois.Mais oui, ça me rappelle mes débuts, cette proximité avec le public.Les places se sont envolées très rapidement, votre carrière va très bien.Avez-vous vécu des moments de doute au cours des dernières années?Je ne me souviens pas de moments où je n'ai pas douté ! Mais j'ai toujours essayé de transformer ça en quelque chose de positif.Parfois, ça allait loin et ça pouvait me déstabiliser et déstabiliser les gens autour de moi.Je suis plutôt de nature anxieuse, même si je donne l'impression d'être toujours assez à l'aise.Tous les créateurs ont un peu cette peur de ne plus avoir quelque chose à dire ou de ne plus trouver de nouvel angle pour le faire.Votre aventure québécoise se poursuivra au grand écran dans le prochain film de Louise Archambault, Les Terres saintes.Que pouvez-vous nous dire à ce propos?On va tourner en avril.Le film est tiré d'un très beau livre d'Amanda Sthers, mon ex-femme.Il s'agit d'une histoire à la fois touchante et drôle.Quand Louise Archambault nous a approchés, on était très content, car on a adoré son film Gabrielle.On a beaucoup aimé notre rencontre avec elle.Je suis ravi de rencontrer son univers cinématographique.On s'est bien entendu et on a très envie de faire ce film ensemble, avec, également, Pierre Arditi.Comptez-vous plancher sur un nouvel album prochainement?Mes musiciens et moi n'avons absolument pas envie de quitter la scène.Le seul passeport pour continuer, c'est un nouveau disque.Alors il faut se mettre à écrire ! Patrick Bruel, le 6 novembre à L\u2019Olympia à 19 h (complet), puis à 21 h 30 Tetzlaff l\u2019antistar CAROLINE RODGERS Christian Tetzlaff a beau jouir d'une carrière internationale très enviable, il n'a rien à cirer du vedettariat musical.Et tandis que d'autres s'arrachent les Stradivarius, le discret violoniste allemand joue sur un instrument moderne, et considère qu'une heure de répétition par jour, à son niveau, c'est bien suffisant! Ce musicien à contre-courant sera l'invité de l'OSM pour deux concerts cette semaine.La Presse l'a joint par téléphone alors qu'il était à Vienne, à quelques heures de jouer le Concerto pour violon de Beethoven.Avec l'OSM, il interprétera une œuvre jouée beaucoup moins souvent: le Concerto pour violon no 1 de Szymanowski.« Parmi les concertos pour violon, c'est un joyau, une pièce unique basée sur un poème où l'on retrouve des animaux, la lune et la nuit, dit-il.On peut sentir que sa structure n'est pas seulement musicale, mais qu'elle s'inspire aussi d'images.C'est aussi, je dirais, le concerto pour violon le plus érotique du répertoire, avec des côtés étranges et drôles.» Il jouera sur l'instrument qui lui est cher, un violon moderne fabriqué par le réputé luthier allemand Stefan-Peter Greiner.convient parfaitement.C'est un violon fantastique.» Laisser le temps aux jeunes S'il a commencé le violon à 6 ans, Tetzlaff n'a pas eu le parcours d'un enfant prodige.Bien qu'ayant été soliste avec des orchestres de jeunes dès l'âge de 12 ans, il avait 21 ans lorsqu'il a fait ses débuts avec un grand orchestre.« La première fois que j'ai répété aussi longtemps que trois heures par jour, j'avais 15 ans.À cet âge-là, bien des violonistes sérieux répètent déjà six heures par jour depuis longtemps.Je ne crois tout simplement pas que ce soit une façon de vivre une vie remplie à tous égards, de façon à nourrir sa musicalité.Je ne l'ai jamais regretté.» Pour lui, le phénomène des jeunes prodiges de la musique n'est pas nécessairement une bonne chose.« Je ne vois pas pourquoi quelqu'un serait déjà un violoniste accompli à 14 ans.Pourquoi ne pas laisser aux jeunes le temps de se développer et de voir s'ils aiment vraiment cela?Des milliers d'étudiants ont répété toute leur enfance pour se rendre compte qu'ils n'aimaient pas vraiment la musique et que cela ne les menait à rien.L'apprentissage d'un instrument ne devrait jamais être imposé aux « Le vedettariat est totalement contradictoire avec l\u2019essence même de la musique classique.Cela ruine tout.Ce qui doit être émouvant, c\u2019est ce que le compositeur veut nous dire.» \u2014 Le violoniste Christian Tetzlaff « À mon avis, personne ne peut dire, au son, si un violon est neuf ou ancien, dit Christian Tetzlaff.Du moment que l'on vous dit qu'un violon est un Stradivarius, vous avez l'illusion qu'il sonne mieux.Mais tous les tests à l'aveugle démontrent que personne n'en a la moindre idée.J'ai juste besoin d'un instrument qui sonne le mieux possible et celui que j'ai me enfants par les parents et les professeurs.Je trouve cela dangereux pour la santé émotionnelle.» Et bien qu'il adore jouer du violon, il ne répète plus aujourd'hui qu'une heure par jour.« Je crois que bien des violonistes continuent de répéter plusieurs heures par jour toute leur vie parce qu'ils croient que c'est nécessaire, mais je PHOTO FOURNIE PAR L'ARTISTE Christian Tetzlaff interprétera avec l\u2019OSM le Concerto pour violon no 1 de Szymanowski.« Parmi les concertos pour violon, c\u2019est un joyau, une pièce unique basée sur un poème où l\u2019on retrouve des animaux, la lune et la nuit», dit-il.ne crois pas que ce le soit.Si vous l'avez fait pendant un certain nombre d'années, à ce niveau, votre cerveau sait quoi faire.» Au service de la musique Bien que les violonistes-vedettes subjuguent les foules depuis Paganini, Christian Tetzlaff n'aime pas ce phénomène.Pour lui, un interprète doit avant tout se mettre au service de la musique et non devenir un héros sur scène.« Le vedettariat est totalement contradictoire avec l'essence même de la musique classique, dit-il.Cela ruine tout.Ce qui doit être émouvant, c'est ce que le compositeur veut nous dire.Pas la personnalité du soliste.Mais le marketing musical est bâti autour du soliste et du culte de la personnalité, comme en musique populaire.Pourtant, les seules choses qui devraient compter pour toucher le cœur, ce sont les œuvres, et non les interprètes.» Il n'est pas non plus un adepte du mélange des genres et ne prise pas les initiatives qui rapprochent classique et populaire.Pour lui, la musique classique garde une dimension spirituelle qui la rend unique.« En tant que soliste, j'ai un but très simple.La plupart des pièces que je joue parlent de l'âme humaine, de ses peines et de ses joies.La musique populaire touche beaucoup de gens et leur fait vivre de belles émotions.Mais je suis heureux que le concert classique soit l'un des derniers endroits où l'on s'assoit encore ensemble pour élever notre âme.C'est quelque chose d'important.Ce sont pour moi des moments spirituels, que j'écoute ou que je joue.Une émotion unit toutes les personnes présentes et je suis content de pouvoir en faire partie.» Christian Tetzlaff avec l\u2019OSM, les 4 et 6 novembre, 20 h, à la Maison symphonique A18 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 NOVEMBRE 2014 ACTUALITÉS LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESS m Manuvie.ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L\u2019INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L\u2019EXCELLENCE NAÎT DE L\u2019EFFORT Louise Champoux-Paillé Lauréate d'un prix du Gouverneur général du Canada, Louise Champoux-Paillé milite depuis plus de 25 ans afin d'accroître la représentation des femmes dans les instances de gouvernance des grandes entreprises.encore passion, le feu sacré.Tant qu'on a ça en nous, il faut continuer.m&s&d ¦ PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Louise Champoux-Paillé vient de recevoir le Prix du Gouverneur général pour son «engagement féminin ».MARTIN BEAUSÉJOUR COLLABORATION SPÉCIALE Economiste, professeure, gestionnaire, militante et mentore, Louise Champoux-Paillé a réussi à développer pleinement son potentiel en accédant à des postes de direction dans nos grandes institutions.Un droit qu'elle exige pour toutes les femmes.C'est la raison pour laquelle elle milite depuis plus de 25 ans pour élargir la place faite aux femmes dans les instances de gouvernance de nos entreprises.« La société québécoise ne peut pas se priver de 50 % de ses talents et de ses forces », affirme Louise Champoux-Paillé.L'énergique dame vient d'ailleurs de recevoir un prix du Gouverneur général du Canada pour « son engagement féminin ».Chaque année, cinq prix sont remis afin de commémorer l'« affaire personne » : cinq Canadiennes, en 1929, ont réussi à faire inclure les femmes dans la définition du mot «personne», leur donnant ainsi le droit de siéger au Sénat.« C'est pour moi un très grand honneur de recevoir ce prix et aussi de rencontrer les autres lauréates qui se battent toutes pour la cause des femmes, avoue-t-elle.Puis en même temps, tu te dis que \"l'affaire personne\" a eu lieu en 1929, et que ce n'est pas très lointain.Ça fait seulement 85 ans.Il y a eu énormément de travail de fait, mais il en reste encore beaucoup.» Changer l'ADN des entreprises Plusieurs voix s'élèvent pour demander aux gouvernements d'imposer des quotas afin de forcer les entreprises à recruter plus de femmes au sein de leur direction.Mais pour Mme Champoux-Paillé, la solution se trouve ailleurs.« Pour moi, ce n'est pas seulement une question de nombre, mais plutôt un changement de structure à faire dans l'ADN de nos organisations.» Et pour que cette transformation s'opère, celle qui est aussi chevalière de l'Ordre national du Québec suggère à toutes les femmes influentes de s'impliquer activement dans des activités de mentorat, afin de favoriser le réseautage et d'outiller une nouvelle génération de femmes pour la direction.« Et les hommes doivent aussi collaborer à ce changement de valeurs au sein des entreprises», s'empresse-t-elle d'ajouter.Titulaire d'une maîtrise en administration des affaires, puis d'une deuxième en muséologie, Mme Champoux-Paillé est aujourd'hui présidente du conseil d'administration du Cercle des administrateurs de sociétés certifiés.Elle est aussi chargée de cours en gouvernance à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et très active dans le milieu des arts et de la culture.Louise Champoux-Paillé siège notamment à la Société du parc Jean-Drapeau, et elle est vice-présidente du conseil du comité de gouvernance du Musée du costume et du textile du Québec.La dame collabore également à Cravates Roses et Femmessor, des organismes qui promeuvent respectivement la parité hommes-femmes dans la gouvernance et l'entrepreneuriat féminin.Louise Champoux-Paillé promet de poursuivre son engagement.«Je ne m'arrêterai probablement jamais, ajoute-t-elle.J'ai encore la passion, le feu sacré.Tant qu'on a ça en nous, il faut continuer.» I VOILA! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé sur WWW.LAPRESSE.CA/TELE \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t SRC\tOn mange souper?\tUnionfait la force\tLe Téléjournal 18 h\t\t30 vies\tLes Parent\tAuberge chien noir / Ondes de choc\t\tNouvelle adresse/Carpe diem\t\tLe Téléjournal\t\tPour le plaisir\t TVA\t| I6h55 TVA nouvelles\t\ti7h55 Nouvelles\tLe Tricheur\tVol 920\t\tYamaska\t\tToute la vérité\t\tTVA nouvelles\t122h40 Denis Lévesque\t\t23h40 Signé M _ V\tLes Simpson\tLa guerre des dans\tAtomes crochus\tUn souper parfait\tLes détestables\tLes détestables\tAllume-moi\t\tLe mentaliste / L'Exil\t\tEn mode Salvail\t122h50 Un gars\t23h20 L'Instant Gagnant\t_\t TQc\tDiego / 17h20 Mofy\tToctoctoc\tLes Argonautes\tSubito texto\tÇa vaut le coût\tDis-moi tout\tLesgrands documentaires\t\tLa gloire.mais àquel prix?\t\tMad Men/L'escapade\t\tUne pilule, une p'tite granule\t CBC\t| CBC News: Montreal\t\t\tCoronation Street\tMurdoch Mysteries\t\tMurdoch Mysteries\t\tStrange Empire / Lonley Hearts\t\tCBC News: The National\t\tCBC News: Mont.\tRick Mercer Report CTV-M\tThe Dr.Oz Show/ Dr.Mark Hyman\t\tCTV News\t\teTalk\tBig Bang Theory\tGotham / Penguin's Umbrella\t\tLaw & Order: S.V.U./ Gridiron Soldier\t\tCastle / For Better or for Worse\t\tCTV National News\tCTV News\t_ GBL-Q\t16h30 i Young & R.| Property Virgins\t\tEvening News\tGlobal National\tE.T.Canada\tEnt.Tonight\tNCIS: Los Angeles / SEAL Hu nter\t\tSleepy Hollow/Deliverance\t\tThe Blacklist/The Scimitar\t\tNews Final\tE.T.Canada ABC\tThe People's Court\t\tLocal 22 News\tABCWorld News\tLocal 22 News\tInside Edition\t| Dancing With the Stars\t\t\t\tCountdown to the CMA Awards\t\tLocal 22 News\t23h35J.Kimmel _ CBS\tChannel 3 News\tThe :30\t| Channel 3 News at6p.m.\t\tCBS Evening News\tEnt.Tonight\t12 Broke Girls\tThe Millers\tScorpion/Father's Day\t\tNCIS: Los Angeles / SEAL Hu nter\t\tChannel 3 News\t23h35 Letterman _ FOX\tThe Simpsons\tTwo and Half Men\tModern Family\tModern Family\tBig Bang Theory\tBig Bang Theory\t| Gotham / Penguin's Umbrella\t\tSleepy Hollow/Deliverance\t\tFOX 44 News at 10\t| Newsat 10:30\tTwo and Half Men\tFamily Guy NBC\tFirst at Five\t5:30 Now!\tNewschannel 5\tNBC Nightly News\tJeopardy!\tWheel ofFortune\t| The Voice / The Knockouts, Part 3 / Taylor Swift\t\t\t\t| The Blacklist/The Scimitar\t\tNews 5 Nightcast\tJimmyFallon _ PBS-P\tWild Kratts\tHomework Hotline\tBBC News America\tNightly Business\tPBS NewsHour\t\t| Antiques Roadshow\t\t| Antiques Roadshow\t\tMasterpiece Classic/Downton Abbey, Series II\t\t\t ARTV\tTemps d'une paix\tTemps d'une paix\tCormoran/Bella à 1\t'hôtel des Belzile\tVisite libre\tI Catherine\tI The Rolling Stones en concert à Hyde Park\t\t\t\tLes revenants/Victor\t\t23hi5 Lire / René Homier-Roy\t CD\t| Cauchemar sur l'autoroute\t\tL'exterminateur\tL'exterminateur\tUn tout nouveau monde\t\t| Cosmos: Une odyssée à travers l'univers\t\t| La folle histoire\tLa folle histoire\tLes bûcherons de l'extrême\t\tAlaska: La ruée versl'or\t Cinépop\t115h45 i ÀTOUTE.\t| i7h45 LE RING (2008) Julianne Côté.\t\t\ti9hi5 ENCHAÎNÉ (2004) avec Morgan Freeman, Bob Hoskins, Jet Li.\t\t\t\t| PETULIA (1968) avec George C.Scott, Julie Christie.\t\t\t122h45 LESVESTIGESDUJOUR (1993)\t\t1h00 _| Evasion\t80 moyens transport\t\tPékin Express: Le coffre maudit / La finale\t\t\t\tRallye autour du monde / Les ruines\t\tHotel impossible / Fiddler's Inn\t\tArnaque en ville/Riode Janeiro\t\t71 degrés Nord\t HI\tLes enquêtes du NCIS\t\tPawn Stars\tRestauration\tProfession: brocanteur\t\tMoyen Âge Québec\t\tLes enquêtes du NCIS\t\tFantomWorks: mécanos d'exception\t\tLes aS de la brocante / Fast Eddie\t MMAX\tLes géants du clip | Impact\t\tMillionnaires à tout prix\t\tLes années/ Invasion britannique\t\tHollywood chante /1970 Partie 2de2\t\t| La fièvre de la danse\t\t\t\tGénération 70\t MP\tTattoo pour gagner\t\tTop musique\t\tBuzz\t\tLa prochaine Top Modèle Américaine\t\t| Allume-moi\tTattoo faux\tTattoo pour gagner\t\tCe show Mike\tPiégé! RDI\tLe Téléjournal RDI\t\tLe National\tRDI économie\t24/60\t\t1000jours pour la planète\t\tLe Téléjournal\t\tRDI économie\t| Le National\t24/60\t S+\tRizzoli & Isles/Juge, juré et bourreau\t\tC.S.I: Les experts/ Équipe de nuit\t\tAidan Black/Agresseur sans visage\t\tHeartland / Jours meilleurs\t\tCastle / Sous le feu\t\tC.S.I: Les experts/ Ça sent le sapin\t\tZoe Hart/La dernière chance\t SE\t16h25 i LAMAISON DESOMBRES\t\ti8hi5 LA MAISON AU BOUT DELARUE (2012) Jennifer Lawrence.\t\t\t\t| ALLÉGEANCE (2012) avec Aidan Quinn, Pablo Schreiber.\t\t\t2ih35 007 SKYFALL (2012) avec Javier Bardem, Naomie Harris, Daniel Craig.\t\t\t\t0h05 _ TFO\tLesDoozers\t| Zack et Quack\tLeRanch\tWendy\tm\t| Subito texto\t| Citoyen du monde\t[247\t| TROISTEMPSAPRÈS LA MORT D'ANNA (2010)\t\t\tIcinéTFO\tFlip\tCitoyen du monde TV5\tPrendre sa place\t| i7h50 Questions pour un champion\t\tJournal France 2\tOn passe à l'histoire / Andy Warhol\t\t| Secrets d'histoire / Saint Louis, sur la terre comme au ciel\t\t\t\tApocalypse/Furie\t\tTV5 lejournal\t23h40 Critiques _ VIE\t| Flipping payant\t\tIdées de grandeur\tÀlouer\tBye-Bye Maison\tMaison vaut\tMarina / Éric Salvail/ Marie-Paul Ross\t\tJamais heureux/ Lune de miel glaciale\t\tBord de mer pas\t| Quel âge donnez\tMarina / Éric Salvail/ Marie-Paul Ross\t Zeste\t11 ingrédient\t11 ingrédient\tFood Factory\tFood Factory\tFood Factory\tFood Factory\tMission restauration / Village Pizza\t\tCauchemar en cuisine / Le Café Tavolini\t\tCauchemar en cuisine / La Frite\t\tCauchemar en cuisine / Le Capri\t Ztélé\t| The Tomorrow People/La citadelle\t\tChauffards canadiens / Splish-Splash!\t\tAndrew Mayne\tL'effet Carbonaro\tGrimm/Rattrapés par le passé\t\tBaiser fatal / Sorcières au foyer\t\tArrow/Lemasque tombe\t\tSleepy Hollow /Possession\t RDS\t| Le 5à7\t\t| Hockey 360°\t\tHors-jeu 2.0\tBlitz\t| LNF Football / Colts de Indianapolis c.Giants de New York (D)\t\t\t\t\t\t\tL'antichambre 1 SPN\t| NHL Classics\t\tSportsnet Central\t\tLNH Hockey / Blues de St.Louis c.Rangers de New York(D)\t\t\t\t| Sportsnet Central | Sportsnet Central\t\t\t\tNHL Classics\t TSN\tOff the Record\tSportsCentre\tSportsCentre\t\tNFL Monday Night Countdown (D)\t\t120hi5 LNF Football / Colts de Indianapolis c.Giants de New York (D)\t\t\t\t\t\t\tSportsCentre Disney\tMaison de Mickey\tJake et les pirates\tJake et les pirates\tPrincesse Sofia\tShérif Callie\tHenry Câlimonstre\tLes petits Einstein\tAgent spécial Oso\tAgent spécial Oso\tLes Doodlebops\tLes Doodlebops\tJustin rêve\tStella et Sacha\tStella et Sacha TTF\tSingestronautes\tSingestronautes\tLes Simpson\tAdventure Time\tRegularShow\tJohnny Test\tBob's Burgers\tFaut pasrêver!\tLes Simpson\tFamily Guy\tSouth Park\tFaut pasrêver!\tLes Simpson\tRobotChicken VRAK\tDans le trouble\tiCarly\tVRAK la vie\tL'appart du 5e\tLes menteuses\t\t| Twisted/Jeux dangereux\t\tAwkward.\t2 filles fauchées\tNew Girl\tAvolé mes jeans\tDegrassi, nouvelle\tFan Club "]
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