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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2015-08-19, Collections de BAnQ.

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[" Montréal mercredi 19 août 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 131® année No250 34 pages, 3 cahiers 1,20$ taxes en sus - Édition provinciale 1,30$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA PRESSE CINÉMA LA FORCE D\u2019ATTRACTION DE STAR WARS Le réveil de la Force propulse les produits dérivés dans une nouvelle ère.AFFAIRES -J=\u201cr PHOTO ANTHONY WALLACE, AGENCE FRANCE-PRESSE LES TROIS ACCORDS LES MAINS DANS LA POUTINE Les gars du groupe ne sont pas jjj| que les porte-parole du Festival de la poutine de Drummondville.Ils le tiennent à bout de bras.ARTS PAGE A16 PHOTO PATR^Se LAROCHE.ARCHIVES LE SOLEIL FRANÇOIS CARDINAL ETSIUBER DÉDOMMAGEAIT LES TAXIS?Notre chroniqueur lance cette idée.et bien d\u2019autres, à un moment où le gouvernement a l\u2019occasion de créer un véritable «modèle québécois» du covoiturage commercial.PAGE A3 CIGARETTE ÉLECTRONIQUE NOUVELLES PUBLICITÉS, VIEILLES RECETTES Les stratégies de marketing qui ont fait la gloire des géants au tabac reviennent en force aux États-Unis pour vanter les attraits du vapotage.Ces publicités que l\u2019on croyait appartenir à une époque révolue pourraient envahir bientôt le Québec.prévient un expert.PAGE A2 PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT ARCHIVES LA PRESSE PLEINS FEUX SUR L AN 2050 Il y aura 2.5 milliards d\u2019humains de plus sur Terre.Entre autres choses.PAGE A12 PATRICK LAGACÉ QUAND MULCAIR ADMIRAIT THATCHER PAGE A5 YVES BOISVERT RIFIFI CHEZ LESAVOCATS PAGE A8 NATHALIE PETROWSKI UNECHANCE QUELABEAUTÉ EXISTE.ARTS PAGE A16 t PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Il fait tellement chaud que le maire Coderre offre ses services pour aller creuser une piscine chez qui le veut.Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte L-V 621 924987651 cnn h ©rCOiiEBwn Du monde en ligne jusqu'à vous\" POSTES CANADA CANADA I Faites livrer vos achats en ligne de la rentrée au bureau de poste près d'où vous serez.FlexiLivraison\u201c > INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT postescanada.ca/flexilivraison 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 19 AOÛT 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Le retour de Marlboro Man Les publicités de cigarettes électroniques reprennent l\u2019imagerie des belles années du tabac ISABELLE HACHEY Le Marlboro Man renait de ses cendres.Des années après avoir été bannies de l'espace médiatique américain, les publicités de tabac montrant des hommes virils - et des femmes fatales -sont de retour aux États-Unis pour vanter les mérites de la cigarette.électronique.Et si rien n'est fait pour les en empêcher, ces publicités que l'on croyait d'une époque révolue envahiront bientôt le Québec, prévient le professeur Timothy Dewhirst, expert des stratégies de marketing employées par les grands fabricants de cigarettes.Acteur sexy qui vapote au nom de la liberté, jeune femme aux jambes fuselées qui vapote « avec style », homme entouré d'une horde d'admiratrices : les publicités de cigarettes électroniques publiées dans les magazines américains ressemblent à s'y méprendre à celles utilisées autrefois par les fabricants de cigarettes.« Les thèmes sont les mêmes.Les produits sont associés à une masculinité forte, à la sophistication, au sex-appeal et au glamour», analyse M.Dewhirst, professeur associé au département d'études de marketing et de consommation à l'Université de Guelph, en Ontario.pleine expansion, est de plus en plus dominé par les grands fabricants de tabac.« Si l'on se fie aux antécédents des cigarettiers, notamment pour la promotion de leurs produits auprès des jeunes et pour les stratégies de marketing afin de maintenir la dépendance des fumeurs, leur incursion dans le marché de la cigarette électronique n'a rien de rassurant», s'inquiète Mélanie Champagne, de la Société canadienne du cancer.Sans prôner l'élimination de la cigarette électronique, les groupes antitabac appellent à la prudence dans sa mise en marché.« On a travaillé des années et des années contre ce genre de publicités.On ne veut pas revenir à la normalisation du tabagisme.On s'est tellement battu, le gouvernement a mis tellement d'argent là-dedans, il ne faut pas perdre nos acquis », explique Manon Lecours, de la Fondation des maladies du cœur du Québec.La pointe de l\u2019iceberg Si les publicités de cigarettes électroniques n'ont pas encore envahi les journaux et les magazines du Québec, on compte de plus en plus d'annonces à la radio, sur le web et sur les réseaux sociaux.La marque québécoise VAPUR s'affiche aussi dans les dépanneurs, en plus de commanditer des événements comme le Bal en blanc et le festival Bières et saveurs de Chambly.«On peut s\u2019attendre à l\u2019arrivée de beaucoup plus de publicités de type \u201cstyle de vie\u201d si la loi n\u2019est pas claire à ce sujet.» \u2014 La Dre Geneviève Bois, de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac M.Dewhirst sera entendu aujourd'hui par la Commission de la santé et des services sociaux dans le cadre des audiences publiques sur le projet de loi 44 visant à renforcer la lutte contre le tabagisme.L'expert expliquera que la promotion de la cigarette électronique risque de miner considérablement les efforts déployés au cours des dernières années pour rendre le tabagisme socialement inacceptable au Québec.« Bien que les cigarettes électroniques, en tant que produit, aient le potentiel d'aider certaines personnes à cesser de fumer, de nombreuses initiatives promotionnelles mettent en lumière des groupes cibles et des objectifs qui indiquent tout autre chose », souligne M.Dewhirst.Il cite l'exemple d'une publicité de la marque Blu qui proclame: «Pourquoi cesser de fumer?Changez pour Blu.» « Cette publicité n'incite pas les gens à cesser de fumer, dit-il.En fait, elle les encourage à poursuivre leur consommation de nicotine.» Acteur important dans le marché américain de la cigarette électronique, Blu a d'abord été acquis par le grand cigarettier Lorillard avant d'être racheté, en 2014, par Imperial Tobacco Group PLC.Les cigarettiers à l\u2019assaut du marché Aux États-Unis, le marché des cigarettes électroniques, en « On peut s'attendre à l'arrivée de beaucoup plus de publicités de type \"style de vie\" si la loi n'est pas claire à ce sujet.Il suffit de regarder quelques exemples de publicités américaines pour remarquer que les publicités actuellement répertoriées au Québec ne constituent que la pointe de l'iceberg quant au marketing possible», souligne la Dre Geneviève Bois, de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac.Les groupes antitabac réclament que la cigarette électronique soit assujettie aux mêmes restrictions sur la promotion que les cigarettes conventionnelles, comme le prévoit d'ailleurs le projet de loi 44.Ainsi, les publicités associant l'usage de cigarettes électroniques à un style de vie seraient interdites.Seules les publicités informatives, qui fournissent des renseignements factuels, seraient permises.Cette perspective mécontente Luc Martial, vice-président de Casa Cubana, l'entreprise derrière la cigarette électronique VAPUR.« Ce produit, c'est une solution de rechange au tabagisme.On aurait pu penser que le gouvernement voudrait le rendre le plus visible, le plus accessible possible.Est-ce que tu veux que les gens arrêtent de fumer, oui ou non?C'est ça, la question.Si c'est oui, pourquoi est-ce que tu veux une réduction sur la publicité ?Ça ne tient pas debout ! » LA CIGARETTE ELECTRONIQUE INCITERAIT LES JEUNES À FUMER Les adolescents qui utilisent des cigarettes électroniques ont plus tendance à commencer à fumer du tabac que ceux qui n\u2019ont jamais essayé le vapotage, suggère une nouvelle étude menée aux Etats-Unis.Cette étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) porte sur 2530 élèves de Los Angeles qui n\u2019avaient jamais fumé de tabac à l\u2019automne 2013.Ils étaient alors âgés de 14 ans.Un an après, 25% des vapoteurs ont dit avoir essayé le tabac, contre 9% de ceux qui n\u2019avaient jamais vapoté.«Ces données fournissent une nouvelle indication que le vapotage paraît lié à un risque accru de commencer à fumer du tabac au début de l\u2019adolescence», écrivent les chercheurs.Ils déplorent les campagnes publicitaires des fabricants de cigarettes électroniques qui ciblent la jeunesse en proposant notamment des saveurs attrayantes pour les adolescents.En éditorial, dans le JAMA, la Dre Nancy Rigotti, du Massachusetts General Hospital, à Boston, juge que cette recherche constitue « la plus solide indication à ce jour que la cigarette électronique pourrait présenter un danger pour la santé publique en encourageant les adolescents à commencer à fumer du tabac».Selon un rapport des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) publié en avril, l\u2019usage de la cigarette électronique a triplé chez les jeunes Américains en à peine un an et dépasse pour la première fois celui des produits conventionnels.\u2014 D'après l'Agence France-Presse ELECTRONIC CIGARETTES Take bock your freedom with ; >li eC alternative to traditional cigarettes.\u2022\tSmoke Virtuolly Anywhere \u2022\tNo Tobacco Smoke, Only Vapor \u2022\tFlavors Made in the U SA Retail Stores Nationwide .Now Available in f ilJU This Marlboro is a lot of cigaret te.The easy-drawing filter feels right in your mouth.It works but doesn\u2019t get in the *vny, ou get the mftn&iM flavor of honest tobacco.The Flip-Top Box keeps every cigarette in good shape and you don\u2019t pay extra for it.You get to like -filter -flavor -flip-top box ¦r\\ IMAGESTIRÉES DU SITE WEB DE L'UNIVERSITÉ STANFORD SMOKE IN STYLE With blu Electronic Cigarettes Freedom never go** ooi ol fashion.Control vihen ond where you wont to smoke wifi, blu electronic cigarettes, blu produce* no smoke and no ash, only vapor, making it the ultimate accessory and the smarter alternative to regular cigarettes.Step out in style with blu.B'like\u2019 us on Face book focebook.com/bludgi You've come a long way, baby.VIRGINIA SLIMS Slimmer lhaii the fat cigarettes men smoke btudgs.com Available at these Bne retailers: meijer 18+ only.Warning: The Surgeon General Has Determined That Cigarette Smoking Is Dangerous to Tour Health According to the THEORY OF EVOLUTION, men evolved with fat, stubbij fingers and women evolved with long,slim lingers.Therefore, according to the EORY LOGIC, women should smoke the long, slim cigarette designed just for them.And thats the THEORY OF SLIMNESS.0.6mgnicol«W avoef cigarette.FIC Report Mar'8* IMAGES FOURNIES PAR LA COALITION QUÉBÉCOISE POUR LE CONTRÔLE DU TABAC IMAGES FOURNIES PAR LA COALITION QUÉBÉCOISE POUR LE CONTRÔLE DU TABAC SURGEON GENERALS WARNING: Smoking By Pregnant Women May Result in fetal Injury, premature Birth.And Low Birth Weight.Welcome, Bade' ¦\u2019* IMAGESTIRÉES DU SITE WEB DE L'UNIVERSITÉ STANFORD ÜÜliRPfê Winston: el genulno sabor américain! Slmeiyue Technology Les publicités de cigarettes électroniques publiées dans les magazines américains ressemblent à s\u2019y méprendre à celles utilisées autrefois par les fabricants de cigarettes.SOMMAIRE________________ VOUSAVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca Amusez-vous !\tAFFAIRES 6 Arts\tA16 à A18 Astrologie du jour\tSPORTS 10 Débats\tA14 et A15 Météo Décès\tSPORTS 6 à 10 Monde\tA12 etA13 Petites annonces\tSPORTS 5 Sudoku\tAFFAIRES 5 Généralement ensoleillé, maximum 30, minimum 23.SPORTS 5 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 19 AOÛT 2015 A3 ACTUALITES Et si Uber indemnisait les taxis ?mm3 m usas*- .4\u2014 ' « ÇhAMPLAI^'/ ! 271-11ïim SÉ0 FRANÇOIS CARDINAL CHRONIQUE Le ministre Robert Poëti n'a pas reçu le mémo, mais son gouvernement vient d'enterrer la hache de guerre avec Uber.Une bonne chose.Il a suffi de quelques jours pour que tout change.Le premier ministre Philippe Couillard s'est dit ouvert à l'idée d'encadrer Uber, dimanche.Et dès le lendemain, Uber a répondu qu'il était ouvert à l'idée d'être encadré par le gouvernement Couillard.Enfin! On peut passer aux choses sérieuses.Sans attendre qu'un tribunal force Québec à s'asseoir avec le vilain californien, lui retirant du coup tout pouvoir de négociation.Le gouvernement a désormais le gros bout du bâton.Qu'il s'en serve donc pour encadrer Uber.À sa manière.C'est ce qu'ont fait plusieurs des 54 États, provinces et villes nord-américains qui ont choisi d'accueillir Uber plutôt que de protéger bêtement le monopole du taxi, sans se poser de questions.Il y a aujourd'hui presque autant de réglementations différentes qu'il y a de villes et d'États différents.Québec peut ainsi s'inspirer de ce qui s'est fait en Californie, en Illinois, à Washington, à Chicago, à Boston, tout en énonçant ses propres règles, répondant au marché local, aux besoins et aux sensibilités d'ici.Plutôt que de livrer une guerre ruineuse au service UberX, le gouvernement a l'occasion de créer un «modèle québécois » du covoiturage commercial.Et, ainsi, de mettre en place un environnement concurrentiel juste et équitable pour tous.Libre ensuite à Uber et à ses semblables de s'y plier.ou de plier bagage.PHOTO RYAN REMIORZ, ARCHIVES LAPRESSE CANADIENNE Certains propriétaires de licences de taxis ont payé jusqu\u2019à 225 000$ pour embarquer des clients.Il serait intéressant que Québec cherche un moyen de réduire les inégalités de traitement entre Uber et taxis.Uber se dit donc prêt à payer une taxe de 0,10$ par déplacement.Dix cents.C'est ridicule ! Ça ne représente même pas 1 % d'une course moyenne à Montréal! Des peanuts, donc.Mais l'important, ici, n'est pas le montant suggéré par Uber.L'important, c'est qu'Uber ait accepté l'idée d'être taxé pour chaque déplacement réalisé, avant même que débutent les négociations.C'est ce qu'on appelle en chinois une «fenêtre d'opportunité ».Fenêtre qui permet au gouvernement d'avancer une contre-proposition basée sur ses propres calculs (même avec une taxe de 1 $, Uber demeurerait moins cher que le taxi).Fenêtre qui lui permet, aussi, d'envisager un mécanisme qui profiterait à ceux qui pâtissent de l'arrivée d'UberX.Une idée comme ça : pourquoi pas un fonds d'indemnisation ?Pourquoi pas un dédommagement des propriétaires de licences de taxis qui, de bonne foi, ont payé jusqu'à 225 000$ pour embarquer des clients ?Pourquoi pas une péréquation qui servirait à réduire les inégalités de traitement (réglementaire) entre Uber et taxis ?Après tout, le patron d'Uber a dit, lundi en entrevue à La Presse, que son concurrent n'était pas le taxi, mais l'auto solo.Il a ajouté que les chauffeurs qui travaillaient pour son entreprise voulaient la même chose que les chauffeurs de Diamond et autres : que le citadin se départe de sa deuxième auto, voire de sa première.Tous ces chauffeurs font donc partie de la même équipe, si je comprends bien.même si un des joueurs refuse les règles du jeu.Si l'État joue son rôle en ajustant ces règles, pourquoi lui ne jouerait-il pas le sien en atténuant le choc financier qu'il provoque ?Tout le problème d'Uber est là.Dans la remise en question d'un système de quotas et de permis échangeables qui a - peut-être - fait son temps.Plein d'autres questions se posent si on légalise Uber, c'est sûr.Plein de règlements devront être envisagés, car on parle bien d'une libéralisation du marché, pas d'une déréglementation.Veut-on, par exemple, qu'Uber récolte la TPS et la TVQ à la source?Veut-on faire payer une plaque commerciale aux chauffeurs d'Uber?Veut-on les obliger à contracter une assurance commerciale ?Veut-on imposer une transparence fiscale accrue à cet acteur étranger et à ses éventuels concurrents?Veut-on (et peut-on) forcer ces derniers à payer leurs impôts ici plutôt que dans un obscur paradis fiscal?Toutes ces questions devront être analysées.Mais la plus importante nous ramène au mécanisme des permis de taxi.Un mécanisme qui a montré ses faiblesses, qui a installé un service de faible qualité, qui a fait des permis des objets de spéculation.Mais un mécanisme, malgré tout, qu'on ne peut éliminer en criant taxi.D'où l'idée du fonds d'indemnisation qui pourrait amoindrir le séisme, à court terme, si l'effet catastrophique d'Uber est prouvé.Un fonds qui pourrait même permettre de racheter les permis, à long terme, des mains de ceux qui se sont endettés pour les acquérir à fort prix.Est-ce réaliste?Certains experts me disent que oui.Qu'un tel fonds d'indemnisation est même souhaitable, étant donné la responsabilité collective que nous avons à l'endroit des propriétaires de permis.Ces derniers ont pris un risque en achetant leur licence, c'est vrai, mais ils l'ont fait pour se conformer à un environnement réglementaire qui leur a été imposé.Il vaut donc la peine d'étudier la question de l'indemnisation.Mais il vaut la peine, surtout, que Québec encadre le covoiturage commercial à sa façon, avant d'être forcé de le faire.Pourquoi pas un dédommagement aux propriétaires de permis qui ont payé cher pour embarquer des clients ?ALCOOL AU VOLANT Moins de morts grâce à UberX, selon une étude PHILIPPE MERCURE Il met l'industrie du taxi en rogne, divise les politiciens et fait le bonheur de nombreux consommateurs.Mais le controversé service d'autopartage payant UberX pourrait aussi sauver des vies, selon une étude américaine indépendante.Des chercheurs de la Fox School of Business de l'Université Temple, à Philadelphie, ont en effet démontré qu'UberX entraîne une baisse de la mortalité liée à l'alcool au volant lorsqu'il débarque dans une ville.« La conclusion de l'étude, c'est que si vous offrez des véhicules bon marché avec une cohorte suffisante de chauffeurs, il y aura une diminution des accidents fatals liés à l'alcool au volant», a expliqué à La Presse Brad Greenwood, auteur principal de l'étude.Pour tirer ces conclusions, les auteurs ont comparé le taux de mortalité liée à l'alcool au volant avant et après l'arrivée d'Uber dans 540 municipalités de la Californie, l'État où l'entreprise a démarré ses activités.Leur base de données s'étend de 2009 (année de la fondation d'Uber) à 2014.Dans le cerveau d\u2019un fêtard Pour comprendre les résultats des chercheurs, il faut se mettre dans la tête d'un fêtard qui sort d'un bar.Devrait-il prendre le volant ou sauter dans un taxi ?Selon les chercheurs, notre ami éméché effectue ici un « calcul de coûts-bénéfices».Il compare le coût du trajet de taxi à l'estimation qu'il fait de la probabilité de se faire pincer par la police et des conséquences que cela entraînerait.Brad Greenwood explique que le fait que le service UberX soit souvent moins cher que le taxi conventionnel modifie ce calcul et fait en sorte que davantage de gens décident de laisser leur clé de voiture dans leur poche.En éliminant toutes les autres variables qui pourraient influencer les résultats, les chercheurs calculent que l'arrivée d'UberX réduit les accidents mortels liés à l'alcool quelque part entre 3,6 et 5,6%.« Montréal est une ville assez grande, et si assez de conducteurs d'UberX s'inscrivent, je ne vois pas pourquoi les conclusions ne tiendraient pas», a répondu M.Greenwood à La Presse.Le prix et juste le prix En démarrant leur étude, les chercheurs croyaient que tous les services offerts par Uber permettaient de réduire les accidents mortels liés à l'alcool.La facilité avec laquelle la plateforme d'Uber permet de commander et de payer un taxi, pensaient-ils, convaincrait certains buveurs de se faire conduire plutôt que de conduire.Or, ils ont découvert qu'un service plus cher, comme Uber Black, qui s'appelle ici Uber Select et permet de commander un taxi plus luxueux aux banquettes de cuir, n'a généralement aucun effet sur le nombre de morts au volant.Ce sont vraiment les chauffeurs d'UberX, qui utilisent leur propre véhicule et demandent généralement moins cher qu'un taxi traditionnel, qui sauvent des vies.«J'ai été surpris par la disparité des résultats, admet M.Greenwood.Il semble que le facteur central dans la décision des consommateurs soit le prix.» À Montréal, UberX prétend coûter environ 30 % moins cher que le taxi traditionnel.L'entreprise a toutefois adopté une pratique de « prix dynamiques » selon laquelle elle hausse ses tarifs lorsque la demande augmente.Les chercheurs ont justement observé que lorsque les prix d'UberX sont plus hauts, comme pendant le week-end et les vacances, l'effet sur le nombre d'accidents liés à l'alcool disparaît.Puisque les gens boivent plus pendant les week-ends et les vacances, Uber pourrait-il sauver encore plus de vies s'il abandonnait sa pratique de prix dynamiques ?Pas nécessairement, croit M.Greenwood.Car en augmentant les tarifs, Uber attire davantage de chauffeurs.qui peuvent transporter davantage de buveurs.« S'ils ne faisaient pas ça, on peut penser que bien des clients ne trouveraient pas de taxi et finiraient pas conduire eux-mêmes », dit-il.L'étude a été présentée dans plusieurs congrès scientifiques et est en cours de révision par des pairs pour une éventuelle publication.«Si vous offrez des véhicules bon marché avec une cohorte suffisante de chauffeurs, il y aura une diminution des accidents fatals liés à l\u2019alcool au volant.» \u2014 Brad Greenwood, auteur d\u2019une recherche américaine sur le service UberX Contamination La plage du parc Jean Drapeau fermée pendant la canicule PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE - 1 .MIEOACÏE IS A Les Montréalais devront mettre une croix sur une rare oasis de fraîcheur, aujourd\u2019hui, en pleine canicule.Laccès à la plage du parc Jean-Drapeau est interdit jusqu\u2019à nouvel ordre en raison d\u2019une «contamination bactériologique élevée», a annoncé hier soir le ministère de l\u2019Environnement.Des prélèvements de l\u2019eau de la plage Jean-Doré effectués lundi ont été jugés non conformes aux normes du Ministère.«En conséquence, la population doit s\u2019abstenir de fréquenter cette plage à des fins de baignade tant qu\u2019un avis contraire n\u2019aura pas été diffusé par le Ministère», peut-on lire dans le communiqué.Alors que le mercure devrait atteindre 31 °C aujourd\u2019hui, les Montréalais devront trouver d\u2019autres moyens de fuir une canicule oppressante.Les heures d\u2019ouverture de nombreuses piscines publiques montréalaises ont ainsi été étirées cette semaine afin d\u2019accueillir la population en quête d\u2019eau fraîche.Le ministère de l\u2019Environnement invite aussi les baigneurs à se rendre à la plage du Parc-Nature du Cap-Saint-Jacques, dans l\u2019ouest de l\u2019île, en attendant la réouverture de la plage Doré.La vague de chaleur déferlera sur le Québec encore demain, prévient Environnement Canada, qui a publié hier un avertissement de chaleur pour toute la grande région de Montréal.L\u2019indice humidex frôlera même les 40 jusqu\u2019au retour à la normale prévu vendredi.\u2014 Louis-Samuel Perron LA MARQUE AUTOMOBILE QUI CONNAÎT LA CROISSANCE LA PLUS RAPIDE AU CANADA Selon le volume des ventes au détail des marques à gamme complète et calculé de façon continue sur une période de 12 mois.NISSAN Innover pour exalter soient parties les dernières Nissan Avant que OBTENEZ JUSQU\u2019À DE RABAIS* À L\u2019ACHAT AU COMPTANT SUR MODÈLES SÉLECTIONNÉS.Le rabais de 8 500 $ s'applique aux Armada 2015 sélectionnés.r
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