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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2015-09-01, Collections de BAnQ.

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[" Montréal mardi 1er septembre 2015 Le plus grand quotidien français d'Amérique 131® année No 260\t26 pages, 3 cahiers 1,20$ taxes en sus - Édition provinciale 1,30$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA PRESSE YVES BOISVERT LES NORDIQUES DE M.PÉLADEAU Pierre Karl Péladeau a eu un gros été, écrit notre chroniqueur.Si bien que l\u2019homme n\u2019a toujours pas mis ses actifs dans une fiducie, avec ou sans droit de regard.PAGE A4 photo kenabetancur, agence france-presse la presse À NEW YORK «connors ma relevé le moral» Eugenie Bouchard atteint le deuxième tour au US Open.LE SOULAGEMENT SPORTS Eugenie Bouchard a vaincu l\u2019Américaine Alison Riske hier.photomontage lapresse I a ! m «il £1 iS/ei EXCLUSIF AFFICHAGE COMMERCIAL BILINGUE LA GROGNE MONTE CHEZ DESANGLOS Une pétition va jusqu\u2019à proposer l\u2019abolition de l\u2019Office québécois de la langue française.PAGE A2 LIVRE la maladie delougehrig, vuedelintérieur PAGE A7 PATRICK LAGACÉ MONONCLE JULIEN ETMONONCLE PICOTTE PAGE A8 FRANCIS VAILLES SI J\u2019ÉTAIS LE MINISTRE DE LÉDUCATION.AFFAIRES HOCKEY SANS CONTACT COUP DUR POUR D\u2019ANCIENS JO COLLÉGIAUX SPORTS \t|y fs/vl\ti / photo Stéphane lessard, collaboration spéciale COMMISSION ROBILLARD SAQ: DABORD UNE CURE MINCEUR Le gouvernement Couillard mettra-t-il fin à son monopole?Une chose à la fois, répond-il.AFFAIRES photo sarahmongeau-birkett, archives lapresse MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE «Avec les libéraux, le Canadasera dans le rouge!» \u2014 Justin Trudeau GB\"! Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte l-v 621 924987651 Fabrice de herrebûorg nnç wm.editionslapresse.ca PRESSE mm .Aussi en format PDF et E-pub ;.w.; \u2022\u2022î.î \t \t « c\u2019est un livre extraordinaire ! » - paul arcand, 98,5 fm - enquete sur les djihadistes canadiens LOUPS SOLITAIRES, CELLULES DORMANTES ET COMBATTANTS Offert en librairie ou sur 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1\" SEPTEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONTRÉAL PLUS AFFICHAGE BILINGUE Des anglos passent à l\u2019offensive MAXIME BERGERON EXCLUSIF La grogne linguistique s\u2019amplifie depuis 18 mois chez les Anglo-Montréalais.Un petit groupe a lancé une offensive auprès de dizaines de commerçants pour les convaincre d\u2019accorder plus de place à l\u2019anglais, tandis que 6000 personnes ont signé une pétition qui propose d\u2019abolir l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF).C'est Ruth Kovac, conseillère municipale de Côte-Saint-Luc, et Harold Staviss, un avocat d'Hampstead, qui ont lancé cette campagne auprès des marchands l'an dernier.« Je ne suis pas ici pour changer la loi 101, je la comprends pleinement, mais ce qui me stupéfie est l'absence de respect», a fait valoir Mme Kovac à La Presse.La conseillère dit avoir communiqué avec près d'une quarantaine d'entreprises à ce jour - dont Cineplex, McDonald's, Costco, Toys R Us et Canadian Tire - en vue de les «sensibiliser» à cet enjeu.Elle espère les convaincre d'implanter des écriteaux bilingues et d'envoyer des circulaires bilingues dans les secteurs majoritairement anglophones, en plus d'offrir des formulaires en anglais dans leurs magasins.«La Baie, par exemple, a des origines britanniques, et on n'y trouve aucun signe en anglais!, s'insurge-t-elle.C'est un manque de respect, et cela va à l'encontre du bon sens des affaires.» Les cas Cineplex et McDo Au moins une douzaine de commerçants auraient choisi d'adopter des affichages bilingues à Montréal au cours de la dernière année et demie, selon Ruth Kovac.Cineplex Entertainment, par exemple, a commencé à implanter de tels écriteaux dans 9 de ses 14 cinémas du Grand Montréal, notamment à Laval, à Brossard et au centre-ville.À terme, plus de 1000 écriteaux seront modifiés, comme le menu des comptoirs alimentaires.C'est à la demande de clients que Cineplex a déclenché cette démarche, quelques mois avant les premiers courriels de Ruth Kovac et Harold Staviss, a précisé hier Pat Marshall, vice-présidente aux communications.«Nous avons pris le temps de faire un audit de nos cinémas, et d'identifier une longue liste «ta* Kii ' - A *F ~ - ~-v PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Harold Staviss, un avocat d\u2019Hampstead, et Ruth Kovac, conseillère municipale de Côte-Saint-Luc, espèrent convaincre les commerçants d\u2019implanter des écriteaux bilingues et d\u2019envoyer des circulaires bilingues dans les secteurs majoritairement anglophones de Montréal.de choses que nous pourrions changer.Ces changements visaient à ajouter de l'anglais dans ces cinémas, en vue de mieux servir nos clients, tout en respectant les lois du Québec.» Chez McDonald's, une douzaine de restaurants offrent des menus bilingues depuis l'installation de tableaux numériques, il y a un peu plus d'un an.Ce changement permet aux franchisés « de répondre aux préférences linguistiques de leur communauté locale», a indiqué Lisa Hutniak, directrice des communications externes.Elle n'a pas précisé si les démarches entamées par Ruth Kovac avaient joué un rôle dans cette démarche.Certaines entreprises refusent toutefois de céder aux pressions.C'est le cas d'Imperial Oil (Esso), qui n'entend pas rendre les affichages bilingues dans ses stations-service montréalaises.«On utilise surtout des images pour les consignes de sécurité, lesquelles respectent les normes canadiennes», a résumé la porte-parole Killeen Kelly, jointe à Calgary.Intimidation?Ruth Kovac mène sa campagne de façon très ouverte, et écrit même aux marchands avec son adresse de courriel de la ville défusionnée de Côte-Saint-Luc.Elle envoie aussi tous ses échanges en copie conforme au journal anglophone The Suburban, une pratique que certains commerçants assimilent à une forme d'intimidation voilée.La conseillère s'en défend, et assure que son maire est d'accord avec l'utilisation de son courriel de la Ville.« Je veux que les gens sachent que je représente une vaste communauté, que je suis sérieuse, et que je ne suis pas une idiote qui n'a rien de mieux à faire de ses journées.» Son collaborateur Harold Staviss défend aussi leurs façons de faire.« Peut-être qu'ils peuvent le prendre comme une menace, mais ce n'est pas une menace, c'est juste une suggestion.» «Gaspillage» Ruth Kovac estime que l'économie montréalaise pâtit de l'application trop stricte de la Charte de la langue française.La conseillère municipale croit que le budget de l'Office - 24 millions cette année - constitue du « gaspillage » et serait mieux utilisé à d'autres fins.Gary Shapiro, président de l'Office québécois de la langue anglaise et l'un des instigateurs de la pétition contre l'OQLF, propose en parallèle de doter Montréal d'un « statut spécial».Cela permettrait d'isoler la métropole du « débat fatigant sur la langue et de l'incessante menace de séparation», a-t-il écrit dans une lettre ouverte récente à The Gazette.Murray Levine, l'autre instigateur de la pétition, n'a pas rappelé La Presse.Il s'est fait connaître en 2013 pour avoir lancé un appel au boycottage du centre commercial Fairview Pointe-Claire, qui ne faisait, selon lui, pas assez de place à l'affichage en anglais.L'OQLF a refusé de commenter cette pétition et les démarches menées auprès des commerçants.Éric Bouchard, directeur général du Mouvement Québec français, a pour sa part présenté une série de statistiques dans le but de démontrer la précarité du français dans la métropole.« Il n'y a pas une étude sérieuse en ce moment qui dit que le français va bien à Montréal», a-t-il souligné.Selon les données les plus récentes de Statistique Canada, la proportion de gens qui parlent uniquement français à la maison est passée de 62,4% en 2001 à 59,8% en 2006, puis à 56,5% en 2011, dans la région de Montréal.La proportion de gens qui s'expriment seulement en anglais à leur domicile a elle aussi reculé entre 2006 et 2011, passant de 10,8% à 9,9%.ABOLIR LOQLF?Montréal n\u2019est plus «que l\u2019ombre de ce qu\u2019elle était» depuis d\u2019adoption des premières lois visant à protéger le français, selon une pétition mise en ligne sur le site Moveon.org.La pétition adressée au premier ministre Philippe Couillard, qui demande l\u2019abolition de l\u2019OQLF, était rendue à presque 6000 signatures hier, sur un objectif de 7500.Voici quelques commentaires des signataires: «[Ces lois] ÉTAIENT nécessaires.La situation est maintenant à l\u2019exact opposé, et c\u2019est l\u2019anglais qui a besoin de protection.» « Gaspillage absolu de l\u2019argent des contribuables.» «Je prévois quitter la province très bientôt.J\u2019en ai eu assez.» « Faisons-le et débarrassons-nous de ces idiots, qui ruinent l\u2019économie du Québec.» « Cet Office viole les droits de tous les Anglo-Québécois.» « La Baie, par exemple, a des origines britanniques, et on n\u2019y trouve aucun signe en anglais ! C\u2019est un manque de respect, et cela va à l\u2019encontre du bon sens des affaires.» \u2014 Ruth Kovac, conseillère municipale de Côte-Saint-Luc PERPETUAL LGAUSS CHATEAU D\u2019IVOIRE -se JOAILLIERS es- 2020 RUE DE LA MONTAGNE 514 845 4651 \u2022§ ROLEX OYSTER Ml UNE TERRASSE DE 1 KM INAUGURÉE RUE SAINT-DENIS U W*ïr -¦ çKcT ¦ifa\u2014jL-jî r IIP' \u2022V \\ - /W.'/ PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Le maire de Montréal Denis Coderre a officiellement inauguré hier soir la « grande terrasse rouge», une initiative visant à attirer les clients dans la rue Saint-Denis pendant un chantier de construction d\u2019envergure qui vise à remplacer une conduite d\u2019eau datant de 1880.Jusqu\u2019en novembre, les Montréalais pourront se prélasser sur les 30 tables de pique-nique, 141 tables de bistro, 121 bancs ou 10 hamacs installés pour l\u2019occasion entre l\u2019avenue du Mont-Royal et la rue Roy.Les travaux préparatoires auront lieu cet automne dans la zone située entre Duluth et Marie-Anne.\u2014 Daphné Cameron SOMMAIRE VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca Amusez-vous !\tAFFAIRES 6 Arts\tA12 à A14 Astrologie du jour\tSPORTS 6 Débats\tA11 Météo Décès\tSPORTS 6 Monde\tA9 et A10 Petites annonces\tSPORTS 5 Sudoku\tAFFAIRES 4 Ensoleillé avec quelques nuages en après-midi, maximum 29, minimum 20.SPORTS 5 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1\"SEPTEMBRE 2015 A3 ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2015 * Le NPD multiplie ses appels aux dons Sur sa lancée, le parti a envoyé plus d\u2019une dizaine de courriels en quelques jours m.y .____________' V I TomMulcair Ready for change Ensemble pour le changement NDP*NPD MR PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Les résultats financiers du N PD ont atteint des niveaux records au cours du dernier trimestre, lorsque la formation a amassé 4,5 millions de dollars, dépassant ainsi les 4 millions des libéraux pour la même période.Les conservateurs ont engrangé 7,4 millions.HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 Fort de ses appuis dans les sondages, le NPD multiplie les demandes de financement auprès de ses partisans pour monnayer la campagne-marathon qui bat son plein.Le parti de Thomas Mulcair a envoyé plus d'une dizaine de courriels au cours des derniers jours pour presser ses donateurs de contribuer à son effort de guerre.L'intensité de cette offensive semble éclipser les efforts des autres partis, qui diffusent des messages semblables, mais dont la force n'a pas été aussi marquée depuis une semaine.« Je n'embellirai pas la situation.Les défis auxquels nous faisons face sont importants.Les conservateurs ont 54 millions de dollars à dépenser.[.] Nous sommes à 600 000$ de notre objectif financier pour le mois d'août», peut-on lire dans un courriel automatisé envoyé par le NPD mercredi dernier.Plusieurs autres courriels se sont succédé à une cadence accélérée.« Nous avons reçu un énorme coup de pouce hier.Mais nous devons maintenant intensifier nos efforts pour atteindre notre objectif d'ici le 31 août à minuit », a écrit le parti le lendemain, le jeudi 27 août.Les messages se sont faits un peu plus légers, mais tout aussi présents au cours du week-end.«À partir d'aujourd'hui, il reste 50 jours jusqu'au 19 octobre.[.] 50 jours, c'est à peine deux mois.Ce n'est même pas un semestre au collège.Ces 50 jours passeront plus vite que les séries de la Coupe Stanley.J'ai même du houmous dans mon frigo qui sera encore bon une fois les élections terminées.» Le parti a même intégré un incitatif supplémentaire pour encourager les partisans à se montrer généreux.«Au cours des 72 prochaines heures, les meilleurs donateurs du NPD se préparent à faire un don équivalant à votre premier don.Transformez votre don de 5 $ en un montant de 10 $ et doublez votre impact.» Et ces messages se sont poursuivis jusqu'à hier: «Minuit marque la fin d'une des campagnes de financement les plus importantes de ces élections.Il nous reste 162 805 $ à récolter afin d'atteindre notre objectif.» Effort mensuel Les partis fédéraux doivent faire rapport de leurs revenus tous les trois mois auprès d'Élections Canada.La prochaine échéance est à la fin de septembre.La date butoir de ce matin à minuit relevait donc davantage des objectifs mensuels de la formation.« C'est une longue campagne, a expliqué Karl Bélanger, un stratège de longue date du NPD.On a besoin de financement pour faire face à nos adversaires et on profite du momentum qu'on a actuellement pour maximiser l'apport financier de nos partisans.» Les résultats financiers du NPD ont atteint des niveaux records au cours du dernier trimestre, lorsque la formation a amassé 4,5 millions de dollars, dépassant ainsi les 4 millions des libéraux pour la même période.Les conservateurs ont engrangé 7,4 millions.Les troupes de M.Mulcair ont aussi dépassé leurs adversaires au chapitre du nombre de donateurs: 48 314 personnes ont fait une contribution au NPD entre avril et juin, comparativement à 45 532 pour les conservateurs et 32 789 pour les libéraux.M.Bélanger affirme que la stratégie actuelle porte ses fruits et que la collecte de financement continue d'aller bon train au parti.« On n'a jamais amassé autant d'argent qu'on le fait actuellement », a-t-il fait valoir.« Les deux vont un peu main dans la main : lorsque tu as du momentum sur le terrain, [.] les dons suivent généralement et évidemment, on essaie d'en tirer le maximum.» Journée avec Trudeau Malgré l'élan du NPD, les autres formations n'ont pas été inactives pour autant au chapitre de la sollicitation électronique.Le Parti libéral a même lancé un concours : les partisans qui font une contribution courent la chance de gagner une journée sur la campagne avec le chef Justin Trudeau.« Dernier appel pour : Vous », se lit le titre du message.Le Parti conservateur a aussi envoyé quelques courriels, dont certains qui attaquent M.Trudeau.« Mercredi dernier, je vous ai dit que Justin Trudeau refusait de s'engager à équilibrer le budget.Hier, lors d'une escale de campagne à Oakville, il a fait pire.Il a promis d'accuser de nouveaux déficits massifs s'il est élu», a écrit le directeur des communications du parti, Cory Hann, réclamant une contribution de 70$.«Au cours des 72 prochaines heures, les meilleurs donateurs du NPD se préparent à faire un don équivalant à votre premier don.Transformez votre don de 5 $ en un montant de 10$ et doublez votre impact.» \u2014 Extrait d\u2019un des messages du NPD ANALYSE Quand l\u2019Alberta toussote.I* C PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Dans le secteur pétrolier et gazier seulement, 35 000 emplois ont été éliminés jusqu\u2019ici en 2015 en Alberta, selon l\u2019Association canadienne des producteurs pétroliers.JOËL-DENIS BELLAVANCE DU BUREAU D'OTTAWA Le Canada est-il en récession?Oui, affirme sans ambages le chef du Parti libéral Justin Trudeau.Nul doute, ajoute le chef du Nouveau Parti démocratique Thomas Mulcair.Peut-être que oui, mais pas forcément toute l'économie canadienne, nuance le chef conservateur Stephen Harper.Avant même que Statistique Canada ne publie aujourd'hui les données sur la croissance de l'économie en juin - et que l'on ait un portrait plus juste de son état de santé pour les six premiers mois de l'année 2015 -, les leaders politiques et des économistes ont mis leur grain de sel par rapport à la gravité de la situation.Pour Justin Trudeau et Thomas Mulcair, les chiffres que publiera l'agence fédérale devraient être la preuve que le plan d'action économique des conservateurs ne fonctionne pas.Ils plaident à leur façon pour un changement de cap le 19 octobre.Le chef libéral fait toutefois bande à part en proposant un plan massif d'investissement dans les infrastructures pour relancer la croissance.Son plan entraînerait des déficits frisant les 10 milliards de dollars pour les trois prochaines années et un retour à l'équilibre en 2019-2020.Pour Stephen Harper, il serait au contraire risqué de confier les rênes du pouvoir à un autre parti politique au moment où l'économie mondiale montre des signes de volatilité.Faisant campagne à Ottawa hier matin, il a soutenu que son plan donne des résultats probants.Si le secteur énergétique connaît des moments très difficiles, 80% du reste de l'économie se porte relativement bien.Les familles canadiennes, en moyenne, ont vu leur fardeau fiscal diminuer de 6600$ depuis 2006.Et la gestion serrée des finances publiques qu'a exercée son gouvernement conservateur porte ses fruits.À preuve, Ottawa a enregistré un surplus de 5 milliards de dollars durant les trois premiers mois de l'exercice financier de 2015-2016, malgré le ralentissement économique, a-t-il plaidé.Pour leur part, les économistes affirment que l'économie canadienne a connu une croissance négative pendant les six premiers mois de l'année - ce qui confirme que le Canada est en récession - mais que cette récession sera de courte durée.Beaucoup d\u2019emplois perdus L'ancien président des États-Unis Ronald Reagan avait sa propre définition du concept de récession.« Une récession se produit lorsque votre voisin perd son job.Une dépression frappe quand vous perdez votre propre emploi.Et une reprise est en cours quand Jimmy Carter perd le sien», avait lancé M.Reagan en septembre 1980, alors qu'il faisait campagne pour déloger le démocrate Jimmy Carter de la Maison-Blanche.En Alberta, il y a beaucoup de « voisins » qui ont perdu leur job depuis le début de l'année, conséquence directe de la chute brutale des prix du pétrole.Dans le secteur pétrolier et gazier seulement, 35 000 emplois ont été éliminés jusqu'ici en 2015, selon l'Association canadienne des producteurs pétroliers.D'autres mises à pied sont à prévoir dans ce secteur au cours des prochains mois.Si l'on ajoute les emplois indirects, le nombre total d'emplois perdus grimpe à 185 000.En outre, de nombreux projets d'investissements dans l'industrie des sables bitumineux ont été biffés des tables à dessin.Ils atteindront 46 milliards de dollars en 2015, une réduction de 40% comparativement à l'année précédente, alors que le prix du baril de brut dépassait les 100$US.Une mauvaise nouvelle ne venant jamais seule, l'Alberta doit aussi composer avec une grave sécheresse et des incendies de forêt qui grèveront aussi le budget de la province.Hier, le ministre des Finances Joe Ceci a indiqué que la province se dirige tout droit vers un déficit de 5,9 milliards de dollars cette année.Il a soutenu que le portrait pourrait être plus noir si le prix des matières premières ne remonte pas.« Je pense que c'est inévitable que l'économie de l'Alberta va se contracter cette année, estime Todd Hirsch, économiste en chef chez ATB Financial.Les choses ne reviendront pas à la normale dans cette province avant 2017, au plus tôt.» L'Alberta risque donc de connaître trois années de misère après plusieurs années de croissance économique soutenue.De quoi inquiéter des provinces comme le Québec et l'Ontario, deux des six provinces qui reçoivent des paiements de péréquation.Le programme fédéral de péréquation, faut-il le rappeler, vise à donner un coup de pouce aux provinces les moins riches afin qu'elles puissent fournir à leurs résidants des services comparables à ceux qui sont offerts dans les provinces mieux nanties.La formule permettant d'établir les montants des paiements est complexe, mais elle est basée sur la capacité fiscale moyenne de l'ensemble des provinces et elle est calculée sur une moyenne de trois ans.Dans le passé, la forte croissance en Alberta a contribué à augmenter cette moyenne.Cette année, le Québec touchera la somme record de 9,5 milliards de dollars en paiements de péréquation, tandis que l'Ontario obtiendra 2,36 milliards.Impact sur le Québec Les trois années de misère prévues en Alberta pourraient éventuellement avoir des conséquences sur les coffres du Québec.En décembre dernier, le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao, disait ne pas craindre les répercussions de la chute brutale des prix du pétrole sur les finances de la province.« Dans le cas du prix du pétrole, la formule de calcul est sur des moyennes mobiles de trois ans.Donc, il faudrait que le prix du pétrole demeure à ces niveaux-là pendant trois ans pour avoir un effet [sur les paiements de péréquation] », avait-il alors dit, à l'issue d'une rencontre des ministres des Finances de l'ensemble du pays.Entre juin et décembre 2014, le prix du baril de pétrole brut est passé de 106$US à 54$US.Il avoisinait les 48$US hier.Les économistes ont souvent affirmé dans le passé que lorsque les États-Unis éternuent, le Canada attrape la grippe pour illustrer la forte dépendance de l'économie canadienne à celle de nos voisins du Sud.Or, on peut dire aujourd'hui que lorsque l'Alberta toussote, tout le monde écope, étant donné que cette province est devenue la locomotive de la croissance de l'économie canadienne au fil des ans.Les trois ans de misère prévus en Alberta pourraient éventuellement avoir des conséquences sur les coffres du Québec. A4 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1\" SEPTEMBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS Les Nordiques de M.Péladeau mm\t W \u2022 *'l v J\t MÀ\t Pierre Karl Péladeau a eu un gros été, le mariage, le vélo, les vacances, enfin, bref, vous savez ce que c'est, on a tout juste le temps de faire sécher son maillot, c'est déjà la rentrée.Si bien que l'homme n'a toujours pas mis ses actifs dans une fiducie, avec ou sans droit de regard.On peut se demander comment il se fait que tout ça n'était pas préparé de longue main par son cabinet d'avocats, qui planche sans doute là-dessus, depuis le temps que le sujet fait surface.Mais bon, ces choses-là doivent être plus compliquées que d'ouvrir un compte à la caisse populaire.M.Péladeau est donc chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale et toujours actionnaire de contrôle sans restriction de Québecor.C'est à titre d'ex-président de Québecor, j'imagine, qu'on l'a vu poser joyeusement en fin de semaine avec le maire de Québec Régis Labeaume et l'expremier ministre Jean Charest, au milieu de la glace du nouveau Centre Vidéotron.MM.Charest et Labeaume ont convaincu leur administration de fournir presque entièrement les 370 millions nécessaires pour construire l'amphithéâtre géré par la société de M.Péladeau.C'est bien du moins qu'il aille leur serrer la pince.Toute l'opération fait partie du plan de retour des Nordiques.Comme chacun sait, Québecor est en lice pour obtenir une équipe de la Ligue nationale de hockey.On peut discuter du bien-fondé de cet investissement public, qui est une subvention indirecte à une future équipe de hockey professionnel, mais tout ça est de l'histoire ancienne.L'amphithéâtre est là, superbe et flambant neuf.Tout le monde est content.Content?Disons plutôt que la ville retient son souffle, car on ne sait pas encore si l'équipe rêvée et promise arrivera, ni quand, ni d'où.À tout le moins, le plan semble fonctionner.Il règne un optimisme de bon aloi.Il y a tout de même un os dans la saucisse à hot dog.Depuis qu'on a construit ce superbe édifice, le dollar canadien a dégringolé.Et l'équipe en difficulté qu'on pensait acheter à vil prix a disparu.Il est question d'une équipe d'expansion payée au moins 500 millions en dollars américains, donc 661 millions en dollars canadiens.En plein milieu de l'été, le président de Québecor, Pierre Dion, a diffusé un communiqué disant notamment ceci: « Dans le but de partager notre passion pour le sport, nous allons de plus entamer un processus afin d'intéresser et d'attirer des partenaires dans le cadre de notre démarche pour l'obtention d'une franchise d'équipe de hockey professionnelle.» C'est très sympathique, ça, partager sa passion pour le sport, et personnellement, je ne m'en prive jamais.Mais est-ce possible que la bouchée commence à être un peu grosse à avaler?Acheter le club, payer les salaires (masse salariale entre 70 et 94 millions canadiens), payer les droits pour le nom.D'où cette idée qui commence à flotter.Et si le gouvernement du Québec était ce providentiel partenaire ?Philippe Couillard a ouvert la porte à un partenariat financier l'an dernier pourvu que « les contribuables en tirent profit».Il ne s'est pas avancé davantage.Le ministre Sam Hamad, de la région de Québec, est un enthousiaste du retour des Nordiques et manifestement favorable à une aide quelconque.Du côté du Parti québécois (PQ), l'ancien ministre des Finances et critique du PQ en la matière, Nicolas Marceau, a dit catégoriquement que l'État n'avait pas à subventionner cette équipe.M.Péladeau a répété la même chose, mais a ajouté que « si la Caisse [de dépôt et placement] est éventuellement sollicitée et considère que ça peut être une bonne affaire, ce sera à eux autres comme dirigeants de le déterminer.[.] Si le promoteur de la candidature [.] souhaite solliciter les ges- tionnaires de fonds, c'est éventuellement une opportunité qui est offerte à ces entreprises qui sont des gestionnaires de fonds d'investir ».Tout ceci dit sans la moindre gêne, ni réserve.On se serait attendu à ce qu'il ne se prononce pas, au moins le temps qu'un semblant de paravent soit placé entre sa compagnie et lui.Mais non: il parle du « promoteur», qui n'est autre que sa propre entreprise.C'est son club après tout, non?Libre au propriétaire de plaider sa cause, bien entendu.Mais est-ce le chef de l'opposition qui parle ou le promoteur?Il est évident que le montage financier de l'aventure l'intéresse personnellement au plus haut point.C'est un projet majeur pour son entreprise.Mais en même temps, comme chef du principal parti d'opposition, il doit défendre l'intérêt public.Pas de problème, ici, pour le propriétaire du plus grand empire médiatique au Québec?Non?Même pas l'ombre d'un petit scrupule ?On ne dirait pas.C'est le parfait exemple de ce que Jean-François Lisée ciblait l'an dernier comme un « problème», au risque d'être traité comme un hérétique et un paria dans son propre parti.Imaginons maintenant que le gouvernement libéral se retrouve devant le dilemme de devoir aider à financer les Nordiques, d'une manière ou d'une autre, ou de voir le projet foirer.Si Philippe Couillard refuse, ou si la Caisse refuse, le soupçonnera-t-on de manigancer une vengeance politique ?Que dira M.Péladeau?Et si elle accepte, dira-t-on qu'elle le fait par crainte ?Voilà illustrée mieux que jamais la situation d'inextricable conflit d'intérêts dans laquelle Pierre Karl Péladeau est placé.Et l'évidente nécessité d'une vraie fiducie sans droit de regard.Voilà aussi la preuve que M.Péladeau n'a pas compris qu'il y a le début du commencement d'un quelconque problème.aour joindre notre chroniqueur: yboisvert@lapresse.ca Est-ce possible que la bouchée commence à être un peu grosse à avaler ?Acheter le club, payer les salaires (masse salariale entre 70 et 94 millions canadiens), payer les droits pour le nom.D\u2019où cette idée qui commence à flotter.Et si le gouvernement du Québec était ce providentiel partenaire ?ÉLECTIONS FÉDÉRALES Les partis se disputent les faveurs du Québec IA/ÜT > DES GAINS POUR LEQI PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Alors que les sondages montrent une forte avance des néo-démocrates au Québec, le chef bloquiste Gilles Duceppe estime que les Québécois n\u2019appuient pas tant le NPD, mais qu\u2019ils veulent avant tout se débarrasser du gouvernement conservateur.PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Conservateurs, néo-démocrates et bloquistes se sont disputés hier sur les faveurs du Québec, chaque parti estimant être le mieux placé pour représenter les intérêts des Québécois.Alors que Gilles Duceppe plaidait la pertinence du Bloc hier, Stephen Harper en a profité pour lancer une vidéo demandant aux Québécois de faire confiance à son parti le 19 octobre.Le Nouveau Parti démocratique a pour sa part invité les électeurs du Québec à lui faire de nouveau confiance, estimant que la province devait cesser de siéger dans l'opposition.Stephen Harper a pris une brève pause de la tournée qu'il mène depuis plusieurs jours dans le sud de l'Ontario pour enregistrer un message destiné aux Québécois.Loin des attaques partisanes contre ses adversaires, il vante pendant près d'une minute la « qualité et la détermination » des candidats québécois de sa formation.Le chef conservateur, qui prend soin de souligner qu'il a visité le Québec à une centaine de reprises depuis qu'il est premier ministre, affirme que « de plus en plus de Québécois se reconnaissant dans notre parti.Ils voient que nous partageons leurs deux grandes priorités : l'économie et la sécurité».Selon lui, les Québécois appuient tout particulièrement les baisses de taxes et d'impôts consenties aux familles et le programme conservateur de lutte contre la criminalité et le terrorisme.Duceppe plaide la pertinence du Bloc Plus tôt, le chef bloquiste avait fait une sortie pour inviter les Québécois à barrer la voie à un gouvernement conservateur en votant pour sa formation.Lors d'une conférence de presse à Montréal, Gilles Duceppe a plaidé la pertinence de son parti en déplorant l'absence de gains pour le Québec depuis que la vague orange a réduit à peau de chagrin la députation du Bloc.« Depuis 2011, le Québec subit défaite après défaite à Ottawa parce que personne ne se bat pour nous.On doit recommencer à faire des gains, on doit recommencer à gagner», a indiqué M.Duceppe.Alors que les sondages montrent une forte avance des néo-démocrates au Québec, le chef bloquiste estime que les Québécois n'appuient pas tant le NPD, mais qu'ils veulent avant tout se débarrasser du gouvernement conservateur.« Ce qu'on entend, ce n'est pas que le NPD a fait du bon travail, mais c'est qu'on ne veut pas Harper.C'est essentiellement ça.» Or, ce n'est pas au Québec que les électeurs peuvent battre le gouvernement conservateur puisque seulement une poignée de ses députés en sont issus, poursuit-il.«C'est au Canada que le vote est divisé entre les libéraux et le NPD.C'est eux qui font passer les conservateurs.Harper ne gagne pas au Québec, il a cinq députés.S'il est majoritaire, c'est qu'il gagne au Canada.» Le Québec «vital » au NPD Sans surprise, le NPD croit au contraire que le Québec peut être un élément clé pour contrer la formation d'un gouvernement conservateur.« Le Québec est vital et même crucial pour élire un premier gouvernement social-démocrate et progressiste.Il faut qu'on reste fort au NPD au Québec pour former un gouvernement », a plaidé Alexandre Boulerice, candidat néo-démocrate dans Rosemont-La Petite-Patrie.« Si on le fait, et on va le faire, on va avoir une représentation du Québec très forte, que ce soit dans le caucus gouvernemental qu'au sein du cabinet.Les Québécois vont être au pouvoir au lieu d'être constamment confinés à l'opposition» Alexandre Boulerice estime que Gilles Duceppe se trompe quand il affirme que le Québec n'a subi que des défaites depuis qu'il est représenté majoritairement par des députés du NPD.« On a obtenu plusieurs gains pour le Québec, comme imposer le français pour les agents du gouvernement, sauver le Centre de sauvetage maritime de Québec, sauver une ligne VIA Rail dans l'Est, sauver la pouponnière des bélugas à Cacouna.On a aussi réussi à avoir le retrait des wagons DOT 111.Je pourrais continuer longtemps.» CROISIERES AU DEPART DE NEW YORK À BORD DU NORWEGIAN BREAKAWAY 9 jours / 8 nuits © Michel Verdure NCL Unlimited Usage 2013 VTIT! A -ITil 1 ITTTT^^V\t 10 jours / 9 nuits J 9 & 16 oct.2015\t1295 $ | 20 mai 2016\t1655 $ ^ 7 oct.2016\t1499 $ 14 oct.2016\t1655$ ¦ 9jours^uitsy\t1795 $ | 23 juil.2016\t HTTTVJ\tl | I l f 1\t 514 866-8747 | 450 373-8747 CiendrOntOLirS mm 1465, boul.Mgr Langlois, Valleyfield (Qc) J6S1C2 y'-'1 l^1\tW.l/UIII Prix par pers.en occ.double, cabine intérieure, en dollars CAD.Comprend : transport aller-retour en autocar, hébergement au New Jersey, services d'un accompagnateur Gendrontours et taxes.N'inclut pas la contribution au FICAV de 1 $ par tranche de 1 000$.Permis du Qc.LA COURSE SE RESSERRE SELON UN SONDAGE La course se resserre dans la campagne fédérale, selon un sondage Abacus.La firme, qui a sondé 1500 Canadiens du 26 au 28 août, note un recul de quatre points dans les intentions de vote pour le Nouveau Parti démocratique, qui s\u2019établissent à 31 %, tandis que les conservateurs et les libéraux gagnent pour leur part quelques points, pour s\u2019établir à 30 % et 28 %, respectivement.Même s\u2019ils perdent trois points au Québec, les néodémocrates restent largement en tête, avec 44 % des intentions de vote.Les libéraux auraient bénéficié de ce léger recul pour grimper à 23 %, tandis que conservateurs et bloquistes font du surplace, à 13 %.La chute des néodémocrates est plus forte en Ontario, où ils auraient perdu six points, pour atteindre 26 %.Les libéraux et les conservateurs les devancent ainsi avec 34 % et 33 % des intentions de vote.Les résultats par province sont toutefois TROTS* PHOTO REUTERS Stephen Harper et les conservateurs ont gagné quelques points pour s\u2019établir à 30% dans les intentions de vote au Canada.à prendre avec précaution, puisque seulement un peu plus de 300 personnes du Québec et autant de l\u2019Ontario ont été sondées.\u2014 Pierre-André Normandin L\u2019EVENEMENT ANNUEL IMMANQUABLE LA GRANDE LIQUIDATION FINANCEMENT À PENDANT MOIS SUR LES MODELES SELECTIONNES1 TOUS LES MODELES CANYON SLE 4X2 2015 AUTOWEE BE£T BEST 2015 TRUCK GMC CANYON MEILLEUR CAMION 2015 SELON AUTOWEEK ACADIA 2015 A A A A A KKKKK COTE DE SÉCURITÉ GLOBALE 5ÉTOILES DE LA NHTSA3 TERRAIN SLE-1 ÀTI 2015 CHOIX SÉCURITAIRE PAR EXCELLENCE SELON L'IIHS EN 2015 JUSQU'À 10380$ DE RABAIS SUR D\u2019AUTRES MODÈLES iliti iJfMlü ! HIltiHIIIIhu ¦ SERVICEONSTARAVEC CONNEXION Wi-Fi4GLTE4 ' .SIERRA 1500 À CABINE DOUBLE 1SA2015 A A A A A wwwww COTE DE SÉCURITÉ GLOBALE 5 ÉTOILES DE LA NHTSA3 VIDANGES D\u2019HUILE SANS FRAIS5 APPLICATION TÉLÉ-ACCÈS6 POUR GARANTIR NOTRE QUALITE, NOUS LA COUVRONS AVEC UNE GARANTIE 160 000 KM/5 ANS DU GROUPE MOTOPROPULSEUR DE SELON LA PREMIÈRE ÉVENTUALITÉ.Demandez au concessionnaire les détails de la garantie limitée.m CONTACTERGMC.CA L'Association desconcessionnairesGMCduQuébecsuggèreauxconsommateursdeMrecequisuitOffresd'uneduréeMmitée, réservéesaux particuliersetapplicablesauxmodèles2015 neufssélectionnés.Les modèles illustrés peuvent comprendrecertaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.1.L'offres'adresse uniquementauxparticuliers admissiblesau Canada, pourdesvéhicules livrés entrele1erseptembre et le 30 septembre2015.Tauxdefinancementà l'achat de 0% offertsurapprobation decréditdes Services definancementautoTD, de laBanqueScotiaMD ou de RBC Banque Royale pourjusqu'à 84mois surles modèles GMC 2015 sélectionnés neufs ou dedémonstration à l'exception des modèles Yukon, YukonXL, Sierra 25 00HD àmoteur diesel, Savana, Canyon 2SA et Canyon 4x4.Les institutions financières participantes peuvent changer.Les taux des autres institutions financières varient.Un versement initial ou un échange peuvent êtrerequis.Les mensualités et le coût d'emprunt varient selon la somme empruntée et la valeur du versement initial ou du véhicule d'échange.Exemple: basésurunfinancementde45 000$ à untauxannuelde 0%, leversement mensuel s'élève à 5 35,17 $ pour 84 mois.Lecoût d'emprunt est de 0$, etl'obligation totale estde45 000$.L'offre necomporte aucun paiement d'intérêts.Transport [1 650 $ ou 1 695 $) ettaxede climatisation [100$, le cas échéant] inclus.Immatriculation, assurance, frais liés à l'inscription au RDPRM et taxes applicables en sus.Offre d'une durée limitée ne pouvant êtrejumelée àcertaines autres offres.Certaines conditions et restrictions s'appliquent.Détails chez votre concessionnaire.MD Marque déposée de LaBanquede Nouvelle-Ecosse.RBC et Banque Royale sont des marques déposées de la Banque Royale du Canada.2.Le rabais de10 380 $ combine un crédit de livraison de3 000$ [avant les taxes] offertau concessionnairepar le fabricant sur le GMC Sierra 1500 2015 à cabine double, un rabais pour propriétaire de 1 000$ [taxes incluses], un crédit de 1 200 $ [avant les taxes] en groupe d'options offert au concessionnaire par le fabricant sur le GMC Sierra 1500 2015 à cabine double équipé de l'Edition Kodiak et un crédit de 5180$ [avant les taxes] qui est offert au concessionnaire par le fabricant pour le GMC Sierra 1500 2015 4x4, SLE ou SLT à cabine double, qui est applicable à l'achat au comptant seulement et qui ne peut être combiné à des taux privilégiés à la location ou au financement à l'achat.En optant pour la location ou le financement à l'achat, les clients renoncent au rabais de 5 180$, ce qui entraîne l'augmentation des taux d'intérêt applicables.Les rabais varient d'un modèle à l'autre.3.Les cotes de sécurité automobile 5 étoiles du gouvernement américain font partie du programme d'évaluation des nouveaux véhicules de la National Highway Traffic SafetyAdministration [NHTSA-safercar.gov].4.Nécessite un appareil mobile compatible, un abonnement au service OnStar et un forfait de données.Visitez onstar.ca pour obtenir les données cartographiques et connaître les détails et les restrictions du service.Les services et la connectivité varient selon le modèle etcertaines conditions.Service OnStar avec connexion 4G LTE offertsur certains modèles et dans certains marchés.Le client doit accepter les modalités et la déclaration de confidentialité de ce service [y compris les modalités logicielles] pour utiliser le service.OnStar agit comme lien avec les services d'urgence.Après la période d'essai gratuite, un abonnement au service OnStar en vigueur est exigé [le cas échéant].5.Le programme d'entretien prescrit, qui comprend lubrification, vidange d'huile et changement de filtre pendant 2 ans, offre aux clients admissibles qui ont acheté au comptant ou loué un véhicule neuf admissible GMC 2015 au Canada ou qui en ont financé l'achat le changement d'huile et de filtre ACDelco en fonction de l'indicateur de vidange d'huile et du manuel du propriétaire pendant 2 ans ou 40 000 km, selon la première éventualité, pour un maximum de quatre [4] services d'entretien au total, tous effectués chez un concessionnaireGM participant.Le plein de fluides, les inspections, la rotation des pneus, le réglage de la géométrie et l'équilibrage de roue, entreautres, ne sont pas couverts parla garantie.Cette offre n'est pas monnayable et ne peut être combinée avec certaines autres offres incitatives portant sur les véhicules GM.6.L'accès estofferten option pour les cinq années suivant la date de livraison du véhicule et est transférable.Ne comprend ni les services d'urgence ni aucun autre service OnStar.Offertsur certains appareils Apple, Android, BlackBerryetWindows.Lesservices peuvent varier selon l'appareil, le véhicule et certaines conditions.Nécessite un abonnement actif au service OnStar, offert de série pendant les six premiers mois, et le démarrage à distance.Ces offres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec [à l'exception de la région de Gatineau-Hull] et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat, à l'exception des programmes de La CarteGM, de prime pour étudiants et de GM Mobilité.La GMCL se réserve le droit demodifier, de prolongerou de supprimerces offres etces programmes pourquelqueraison que ce soit, entoutou en partie, àtout moment et sans préavis.Le concessionnaire peut vendre ou louerà un prix moindre.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Pourde plusamplesrenseignements, passez chezvotre concessionnaire, composez le 1 800 463-7483 ouvisitezgm.ca. A 6 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1\" SEPTEMBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS RAPPORT DE LA BANQUE CITIGROUP Lutter pour le climat sera payant Loin de causer une catastrophe économique, la lutte contre les changements climatiques, et en particulier l\u2019objectif de freiner le réchauffement à 2 degrés Celsius, donnera un petit coup de pouce à l\u2019économie mondiale.C\u2019est Citigroup, une des plus importantes banques mondiales, qui l\u2019affirme dans un nouveau rapport.Ce rapport a été rédigé par un groupe d\u2019experts de Citigroup comprenant le directeur, économie mondiale, Ebrahim Rahbari - celui qui a inventé le terme «Grexit» -, le chef de la stratégie énergétique Seth Kleinman et les chefs de la recherche des secteurs des mines et des matières premières.- CHARLES CÔTÉ UN COÛT INFIME, DANS LE CONTEXTE Citigroup compare le coût de deux scénarios, l\u2019un où l\u2019on ne ferait rien pour lutter contre le réchauffement («inaction») et un autre où l\u2019on ferait les choix énergétiques qui pourraient permettre de le freiner à 2 degrés Celsius («action»).Résultat: le scénario d\u2019action est tout à fait réaliste.« Une fois mis en contexte, les coûts supplémentaires de la voie à faible carbone sont limités et semblent abordables, et les rendements sur ces investissements sont acceptables.De plus, les pertes qui seront probablement évitées sont énormes.» Investissements supplémentaires requis dans les technologies à faible carbone d\u2019ici 2040.0,1 % du PIB 1800 milliards Impact économique en 2060 d\u2019un réchauffement de 2,5 °C 1,1 % du PIB 44 000 milliards Impact économique en 2060 d\u2019un réchauffement de 4,5 °C 2,5% du PIB 72 0 00 milliards Source : Citigroup, Energy Darwinism II, août 2015 UN BOOM SOLAIRE ET ÉOLIEN Le rapport se penche d\u2019abord - et longuement - sur les façons de réduire l\u2019utilisation du charbon dans la production d\u2019électricité.Les auteurs tablent sur une accélération de la production d\u2019énergie solaire et éolienne, dont les coûts sont en baisse et qui sont déjà concurrentiels avec le charbon sur plusieurs marchés.Citigroup mise sur une hausse dans les ajouts annuels de panneaux solaires et d\u2019éoliennes sur la planète.2014 Nouveaux panneaux solaires: 45 001 MW Nouvelles éoliennes: 51 473 MW 2020 Nouveaux panneaux solaires: 72 261 MW Nouvelles éoliennes: 60 298 MW Source : Citigroup, Energy Darwinism II, août 2015 PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE Dans un monde à faible teneur en carbone, les investissements dans les sables bitumineux sont risqués, affirme-t-on dans le rapport de la banque Citigroup.t.- r >.' ¦ 1 ¦ LES SABLES BITUMINEUX DÉSAVANTAGÉS La banque, qui est impliquée dans le financement de centaines de mégaprojets énergétiques sur la planète, est déjà capable d\u2019identifier les secteurs à risque dans un monde à faible teneur en carbone.Parmi ceux-ci: les sables bitumineux.Selon le rapport, environ 40% des 325 investissements gaziers et pétroliers envisagés actuellement sont sujets à être «retardés ou annulés» dans un scénario à faible carbone, où par hypothèse le prix du baril de pétrole serait à 75$US.Parmi ceux-ci, on trouve des projets canadiens, comme la mine de sables bitumineux Joslyn (Total, Suncor et Occidental Petroleum) ou divers projets de pétrole ou de gaz de schiste dans le gisement Duvernay, en Alberta.« Les investissements dans le gaz naturel liquéfié, le pétrole lourd et les sables bitumineux sont les plus à risque», affirme-t-on dans le rapport.LE BUDGET CARBONE, UNE IDÉE QUI FAIT DU CHEMIN H.Damon Matthews est un des chercheurs qui ont prouvé que nous avons dépensé une grande partie de notre «budget carbone» depuis 200 ans.Il a aussi conclu qu\u2019on ne pourra stabiliser le climat sans que les émissions de gaz à effet de serre (GES) tombent à presque zéro.Aujourd\u2019hui professeur à l\u2019Université Concordia, il se réjouit que son concept de «budget carbone », publié en 2009 dans la revue Nature, fasse son entrée dans les rapports financiers.En effet, le rapport de Citigroup ne cesse de s\u2019y référer.«C\u2019est un signe que mon domaine de recherche commence à s\u2019imposer dans la sphère financière, a-t-il indiqué en entrevue avec La Presse.Et ils disent que c\u2019est faisable de respecter le budget.Mais j\u2019aimerais que leur horizon dépasse le milieu du siècle, même si je sais que c\u2019est peut-être difficile de faire des prévisions économiques à plus long terme.» DES GAGNANTS ET DES PERDANTS Ce scénario à faible carbone fera des gagnants et des perdants, bien sûr.Les plus grands perdants seront le charbon et le pétrole, qui affichent tous deux des reculs de plus de 10 000 milliards en termes d\u2019investissements d\u2019ici 2040.En revanche, le secteur du bâtiment et de l\u2019industrie ainsi que les technologies de transport sont stimulés par les efforts d\u2019efficacité énergétique.CENT MILLE MILLIARDS C\u2019est la valeur des réserves de charbon, pétrole et gaz qui devront rester inexploitées afin de stabiliser le climat, affirme Citigroup dans son rapport.La plus grande perdante est l\u2019industrie du charbon.Citigroup cite une étude de l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie selon laquelle un tiers des réserves de pétrole, la moitié des réserves de gaz et 80 % des réserves de charbon doivent rester dans le sol, si on veut limiter le réchauffement à 2 °C.Cependant, précise Citigroup, les marchés ont déjà accusé une partie de cette perte avec la chute de la valeur des entreprises du secteur du charbon et les reculs boursiers récents dans le secteur pétrolier.HYDROÉLECTRICITÉ Québec veut faire la paix avec Terre-Neuve PHOTO PAUL DALY, LAPRESSE CANADIENNE Le premier ministre du Québec Philippe Couillard et son homologue terre-neuvien Paul Davis ont participé hier à rencontre des dirigeants du nord-est du continent, à Saint John\u2019s, à Terre-Neuve.PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD SAINT JOHN\u2019S, TERRE-NEUVE \u2014 Le Québec et Terre-Neuve devraient mettre derrière eux le feuilleton judiciaire qui les oppose et collaborer au développement de l'hydroélectricité dans les deux provinces, selon Philippe Couillard.Le premier ministre et son homologue Paul Davis ont montré des signes de rapprochement, hier après-midi, au sortir d'une rencontre des dirigeants du nord-est du continent, tenue à Saint John's à Terre-Neuve.Les deux gouvernements sont en mésentente perpétuelle quant au prix payé par Hydro-Québec pour l'électricité du complexe Churchill Falls, au Labrador, ainsi que sur la possibilité pour la province atlantique d'exporter son énergie.« Ce serait une bonne idée qu'on arrête de part et d'autre de payer des avocats de façon interminable et qu'on travaille ensemble.C'est mon désir aussi », a affirmé M.Couillard.Il a toutefois précisé qu'il devait demeurer discret sur ces questions parce qu'elles sont judiciarisées - du moins pour l'instant.C'est aussi pourquoi il n'a pas voulu s'avancer sur les exigences de base qu'aurait le Québec pour faire la paix, a-t-il dit.Le passé et le futur Le premier ministre Davis a parlé de façon moins précise d'« un futur qui peut bénéficier aux deux provinces».«Il y a le passé et il y a le futur.Nous devons nous concentrer sur le futur», a-t-il dit, tout en ajoutant que le Québec et Terre-Neuve seraient nécessairement en concurrence sur les marchés d'exportation.En 2010, l'entreprise énergétique du gouvernement terre-neuvien a lancé des procédures judiciaires contre le Québec pour faire rouvrir un contrat d'approvisionnement hydroélectrique datant de 1969 et jugé désavantageux par la province atlantique.Puis, en 2013, c'est Hydro-Québec qui a lancé une poursuite pour non-respect du même contrat.En outre, Québec a vivement contesté l'aide fédérale apportée à Terre-Neuve-et-Labrador pour la construction d'une ligne de transmission hydroélectrique qui permettra à la province d'exporter de l'électricité vers les États-Unis en contournant le Québec par l'est.« De la place pour tout le monde» Hier, les deux premiers ministres de Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador ont rappelé que leurs homologues de la Nouvelle-Angleterre ont besoin de beaucoup d'électricité propre pour combler leurs besoins énergétiques tout en respectant les cibles d'émission de gaz à effet de serre qu'ils se sont données.« La demande va augmenter», a prédit M.Couillard.« La tarte va devenir plus grande.Il y aura de la place pour tout le monde.» « Ce serait une bonne idée qu\u2019on arrête de part et d\u2019autre de payer des avocats de façon interminable et qu\u2019on travaille ensemble.» \u2014 Philippe Couillard Plus tôt en journée, le gouverneur du Massachusetts a d'ailleurs littéralement emprunté une page du discours de Philippe Couillard où figurait une citation de Robert Bourassa afin de la reprendre à son compte : selon lui, la solution aux problèmes énergétiques des Américains du Nord-Est se trouvent « juste au nord», chez leurs « meilleurs amis sur la planète », au Québec.Son homologue du Maine, Paul Lepage, a ajouté que même si son État était un exportateur net d'énergie, il « achèterait tout de même toute l'hydroélectricité québécoise à portée de main».École Lambert-Closse Une partie des élèves seront réintégrés Une petite partie des élèves expulsés de leur école en raison d\u2019un surplus d\u2019inscriptions peuvent la réintégrer.Grâce à l\u2019embauche d\u2019une dizaine d\u2019enseignants, le tiers des 143 élèves touchés ont appris hier qu\u2019ils n\u2019auront pas à s\u2019adapter à une nouvelle école primaire du territoire de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).À l\u2019école Lambert-Closse, dans le quartier Mile End, où l\u2019expulsion a eu l\u2019effet d\u2019une hécatombe la semaine dernière, la réintégration touche six enfants de la 4e année du primaire.Une douzaine d\u2019élèves devront donc se résoudre à fréquenter un autre établissement scolaire.Ces élèves inscrits «en libre choix», ce qui signifie qu\u2019ils habitent dans un autre secteur, avaient appris lors de la rentrée qu\u2019ils devaient changer d\u2019établissement en raison d\u2019un nombre trop élevé d\u2019inscriptions.À la CSDM, la présidente Catherine Harel-Bourdon a rappelé, hier, qu elle avait l\u2019obligation de donner la priorité aux jeunes du quartier et qu\u2019aucun dépassement n\u2019est permis en vertu de la convention collective des enseignants quand il s\u2019agit d\u2019élèves provenant d\u2019autres secteurs.Mme Harel-Bourdon a expliqué que la commission scolaire a dû jongler cet été avec l\u2019augmentation du nombre d\u2019élèves en raison des déménagements et de l\u2019immigration, le tout dans un contexte de compressions budgétaires.À cela s\u2019ajoutent le nombre d\u2019enseignants, le nombre d\u2019écoles et l\u2019espace à l\u2019intérieur des établissements existants.\u2014 Sara Champagne LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1\"SEPTEMBRE 2015 A 7 .ACTUALITÉS LOU GEHRIG/'Histoire d\u2019une vie trop courte La réalité d\u2019une maladie cruelle CATHERINE HANDFIELD Été 2014.Le Ice Bucket Challenge, qui vise à faire connaître la maladie de Lou Gehrig, inonde les médias sociaux.La journaliste Michèle Ouimet propose de raconter, l'espace d'une chronique, une histoire qu'elle connaît bien: celle de son amie Marie-Josée, dont le mari vient d'être emporté par la maladie.La chronique - un résumé brutal de la réalité d'une aidante naturelle - a beaucoup d'échos, si bien que les Éditions La Presse proposent à Marie-Josée Duquette et à Michèle Ouimet d'en faire un livre.Les deux amies acceptent de se lancer dans l'aventure.Un an et une demi-douzaine d'allers-retours entre Montréal et Boston plus tard (Marie-Josée habite à Westwood, en banlieue de Boston), Histoire d'une vie trop courte sera publié demain.Le livre de 200 pages jette un éclairage cru sur le quotidien d'un aidant naturel qui accompagne une personne condamnée par la maladie.Marie-Josée Duquette y raconte ses quatre années au pays de Lou Gehrig, une maladie dégénérative qui paralyse les muscles du corps.Elle y déballe à la vitesse grand V sa rencontre avec Stephen Stokes (un intellectuel vif et charmant qu'elle a rencontré lors d'un voyage en Angleterre), la naissance de Laurence à peine 16 mois plus tard, leur courte vie commune en Nouvelle-Zélande (le pays de naissance de Stephen).et le conflit qui s'ensuit.Lorsque le diagnostic de la maladie de Lou Gehrig tombe, Marie-Josée est séparée de Stephen.Leur relation vient de se stabiliser après une guerre sans merci pour la garde de leur fille.Ils ont trouvé un équilibre: Marie-Josée vit à Montréal, Stephen vit à Boston, Laurence vit entre les deux.En sachant Stephen condamné (l'espérance ne dépasse pas cinq ans sans une trachéotomie), Marie-Josée Duquette prend une grande décision: celle de quitter Montréal pour s'installer avec le père de sa fille, à Westwood.« Ce n\u2019est pas un livre de Walt Disney; c\u2019est un livre qui décrit la réalité.» \u2014 Marie-Josée Duquette « Je n'aurais pas été capable de me regarder en face si je l'avais laissé seul, ici, en train de mourir», dit Marie-Josée Duquette, jointe hier à Westwood.Une lente descente aux enfers Au début, elle ne peut s'imaginer que Stephen va se retrouver en fauteuil roulant, encore moins qu'il sera un jour complètement paralysé.« C'est ce qui est difficile avec cette maladie-là: en général, quand la personne apprend qu'elle a la maladie, elle marche encore.» Ce qui devait arriver arriva.Le fauteuil roulant finit par remplacer le déambulateur, le tube d'alimentation finit par remplacer les repas en famille, le respirateur artificiel finit par remplacer le diaphragme.Une lente descente aux enfers, ponctuée par les sons anxiogènes du respirateur, par les sécrétions qu'il faut aspirer dans les poumons, par la bataille contre les assurances, par les visites d'urgence à l'hôpital, par l'éloignement de certains amis, par l'absence sans préavis de certaines infirmières à domicile.Et, surtout, par la peur que Marie-Josée peut lire dans les yeux de Stephen, auprès de qui elle devait assurer une présence 24 heures sur 24.Il n'était pas question, pour Marie-Josée Duquette et Michèle Ouimet, de romancer l'histoire.«Il faut être franc: il n'y a pas grand-chose de positif dans une maladie comme ça, dit Marie-Josée Duquette.Ce n'est pas un livre de Walt Disney; c'est un livre qui décrit la réalité.» (L'horreur de la maladie est adoucie par des anecdotes plus légères, dont cette fois où la mère de Marie-Josée a mangé un brownie sans savoir qu'il était cuisiné avec du cannabis.) « Pour bien comprendre son quotidien, à quel point c'était stressant et lourd - elle devait en plus gérer sa fille - il fallait donner ces détails-là, dit Michèle Ouimet.Marie-Josée posait des gestes lourds médicalement parlant.Si le respirateur bloquait, Stephen mourrait en trois minutes.Elle n'a eu qu'un petit cours de trois heures pour apprendre à l'utiliser, alors que les vendeurs d'électroménagers te remettent une bible ! » En couchant ses souvenirs sur papier, Marie-Josée Duquette n'avait pas vraiment l'intention de passer un message.Le message lui est venu qu'une fois le livre terminé: c'est difficile, très difficile d'être aidant naturel.« D'ailleurs, dit-elle, on devrait changer la terminologie: il n'y a rien de naturel dans tout ça! C'est difficile de voir une personne souffrir, difficile de demander de l'aide.» Car l'aide, souligne Michèle Ouimet, il ne faut pas l'attendre du gouvernement.Des véhicules couronnés sept fois.Les construire est un honneur.Les conduire est un bonheur.Mazoa CX-3 SKYACTfV 2016 EGUIDEDHi LcGUIDEDni nrL'AUTûW \u201eLUiraV deL'AUTQT 2016 MEILLEUR NOUVEL UTILITAIRE DE LANNÉE deLAUTCP 2016 MEILLEUR ACHAT VUS SOUS-COMPACTS MODELE GX2RM A PARTIR DE FINANCEMENT A L'ACHAT A 22690$ 36 T'offrir un des véhicules primés par le Guide de l'auto 2016, t'es rendu là.MaZDa MX-5 SKYACT/V 2016 LzGUIDEDni deL'AUTOV 2016 I MEILLEURE I NOUVELLE I VOITURE DE CANNÉE I leGUIDE deL'AUTÛ] 2016 MEILLEUR ACHAT CABRIOLETS ET ROADSTERS DE MOINS DE 50000$ MaZDa3 SKYACT/V 2015 leGUIDEDT| nrL\u2019AUTOW deL'AUTO 2016 MEILLEUR ACHAT I VOITURES COMPACTES I MaZDa CX-5 SKYACT/V 2016 leGUIDE deLAUT® MEILLEUR ACHAT I VUS COMPACTS DE MOINS DE 40000$ I MaZDa6 SKYACT/V2076 leGUIDE DHi oeL'AUTOV deL'AUTQ* 2016 MEILLEUR ACHAT I BERUW3 INTERMÉDIAIRES I GARANTIE ILLIMITEE MEILLEURE GARANTIE VEHICULE NEUF UE L'INDUSTRIE UFFERTE UE SÉRIE RUHR LES MODÈLES 2015 ET ULTÉRIEURS SUR LE KILOMÉTRAGE vroum- vroum **Les prix de vente du Mazda CX-3 Skyactiv GX 2RM 2016 (HVXK86AA00) de base et du Mazda CX-3 Skyactiv GT 4RM 2016 (HXTK86AB00) illustré sont de 22 690$ / 32490$.fLe taux annuel de financement à l'achat de 0,99% pour 36 mois est offert pour les modèles Mazda CX-3 2016 neufs sélectionnés en stock.Exemple de financement des modèles Mazda CX-3 2RM GX 2016 (HVXK86AA00) et Mazda CX-3 GT 4RM 2016 (HXTK86AB00) au montant de 22 690$/ 32 490$, avec un acompte de 0$ / 0$, les mensualités sont de 639,94$ / 916,34$, les frais de crédit sur une période de 36 mois, de 347,97$/ 498,26$ et l'obligation totale de financement, de 23 037,97$/ 32 988,26$.TMAZDA ILLIMITÉE désigne uniquement un programme de garantie de kilométrage illimité en vertu duquel il n'y a aucune limite de kilométrage sur les garanties Mazda suivantes: (i) 3 ans véhicule neuf; (ii) 3 ans assistance routière; (iii) 5 ans groupe motopropulseur; et (iv) 7 ans antiperforation.La garantie illimitée s'applique aux modèles 2015 et ultérieurs.Toutes les garanties Mazda sont assujetties aux modalités, limitations et restrictions se trouvant sur mazdaillimitee.ca.L'immatriculation, les assurances, les droits sur les pneus neufs et les taxes sont en sus.Le concessionnaire peut vendre/financer à prix moindre.Le concessionnaire peut devoir passer une commande ou effectuer un échange pour certains véhicules.Les offres peuvent être modifiées sans préavis.Visitez mazda.ca ou passez chez votre concessionnaire pour connaître tous les détails. A 8 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1\" SEPTEMBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS Mononcle Julien et mononcle Picotte PATRICK LAGACÉ CHRONIQUE PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Guy Julien et Yvon Picotte discutent lors d\u2019une assemblée de Groupe RCM.i '¦'«< Les gars, je vais vous raconter une petite histoire.Pensez à votre blonde, à votre mère, à votre sœur.Qu'importe qui, au fond.Cette femme, vous devez l'aimer, d'une façon ou d'une autre.O.K.Un homme s'approche donc de cette femme que vous aimez.Il est fâché contre elle.Il lui caresse sarcastiquement les cheveux, entre dans sa bulle en lui faisant un câlin non sollicité et non réciproque.Et après, il la traite de grosse.Qu'est-ce que vous avez envie de faire à ce gros malappris ?Eh bien, c'est ça.Moi aussi.Marie-Claude Julien est journaliste à la télévision de Radio-Canada à Trois-Rivières.Il y a en Mauricie un organisme qui s'appelle Groupe RCM qui emploie des personnes handicapées pour trier les déchets qui sont mis dans le bac de recyclage.Groupe RCM est plongé dans une controverse mêlée à une crise: des employés ont été virés, sur fond de dénonciation de la rémunération consentie à deux membres du conseil d'administration.L'affaire, qui a un écho régional, a été couverte par Marie-Claude Julien.Les deux membres du C.A.en question sont deux exgloires politiques locales, j'ai nommé Guy Julien et Yvon Picotte, qui ont été respectivement ministres péquiste et libéral.Jeudi dernier, MM.Julien et Picotte présentaient le nouveau DG de Groupe RCM lors d'un point de presse.Guy Julien a alors croisé la journaliste Marie-Claude Julien avant le début de la conférence de presse.Il lui a d'abord dit que sa couverture de la bisbille au sein de Groupe RCM était du « salissage ».Il lui a ensuite fait une accolade non sollicitée et non réciproque.Puis, Julien - ministre trois fois sous Lucien Bouchard et sous Bernard Landry - a dit ceci à la Mme Julien: «Je te regardais à la télévision, pis t'as grossi, toi.T'as engraissé.» Juste avant la conférence de presse, des micros ont capté l'échange Picotte-Julien, où l'ancien ministre libéral interroge l'ancien ministre péquiste sur ce qui vient de se passer avec Mme Julien.Picotte: « C'est elle qui nous a beurrés ?» Julien: « Oui.Je lui ai dit qu'elle avait engraissé.Elle était en tabarnak.»* Et les deux septuagénaires rient, ils rient comme deux mononcles qui sont encore assis à la taverne d'Amqui qui accueillait le festival de l'humour local, circa 1962.Passons sur le fait qu'Yvon Picotte qui ose rire de kilos en trop, c'est comme Vincent Lacroix qui se moque d'Earl Jones.Allons plutôt à l'essentiel : le petit sexisme ordinaire de cette scène.« C'est plus que sexiste, reprend au bout du fil Julie Miville-Dechêne, présidente du Conseil du statut de la femme du Québec.C'est misogyne.» Pour Mme Miville-Dechêne, Guy Julien a franchi toutes les barrières de la décence dans son interaction avec la journaliste Marie-Claude Julien.« Cette idée de la toucher sans son consentement, c'est considérer que le corps d'une femme est un objet qu'on peut toucher.C'est excessivement paternaliste et c'est misogyne : ce geste dit que le corps de la femme, on peut se l'approprier.» Je sais qu'il existe des régiments entiers d'hommes qui trouveront que cette affaire est une tempête dans un verre d'eau, que c'est encore une histoire de féminisses frustrées.Sauf que non.D'où ma mise en situation, en début de chronique.Quand tu mets le visage d'une femme que tu aimes sur la femme générique qui subit le machisme ordinaire, c'est là que tu commences à trouver ça moins drôle.Et que tu te dis que le Québec a beau être une société plus égalitaire que le Pakistan, il reste encore de sacrés bouts qui ne sont pas encore asphaltés sur la route de l'égalité.Ce qui me fait le plus capoter, dans l'interaction entre l'administrateur Julien et la journaliste Julien, c'est cette façon qu'il a eue d'entrer dans sa bulle comme on entre dans une maison où on n'est ni attendu ni bienvenu.J'ai cette certitude, basée sur 30 ans de vie adulte dans la peau d'un gars : un homme qui fait et qui dit à un autre homme ce que l'administrateur Julien a fait et dit à la journaliste Julien, il le fait en sachant qu'il y a un risque de réponse en forme de claque sur la gueule.C'est pas assuré.Mais c'est pas complètement exclu non plus.Au moment où tu penses le dire, il y a un doute.C'est ce doute qui fait que - en règle générale - les hommes ne font pas et ne disent pas à d'autres hommes ce que Guy Julien a dit à Marie-Claude Julien.Parce qu'il y a ce risque de claque sur la gueule.Et ce risque, il incite à la retenue.Et c'est justement là une illustration d'une forme de sexisme: dire et faire des choses qu'on ne dirait pas et qu'on ne ferait pas à un homme, mais qu'on n'hésite pas à dire et à faire à une femme.J'ai hâte de voir les retombées de cette histoire de misogynie ordinaire.Que MM.Picotte et Julien agissent en mononcles qui ont raté le TGV du XXIe siècle, c'est leur affaire.Mais s'il n'y a pas de réponse de ceux qui devraient répondre, s'ils restent administrateurs de Groupe RCM, permettez que je pouffe de rire la prochaine fois qu'on dira à quelque imam égaré dans un autre siècle qu'ici-au-Québec-on-n'ac-cepte-pas-de-compromis-avec-l'égalité-hommes-femmes.Si, on accepte.Souvent, même.*Radio-Canada a enregistré la discussion, mais a choisi de ne pas la diffuser, se contentant d\u2019un verbatim.Radio-Canada devrait, à mon avis, diffuser les paroles de MM.Picotte et Julien.Picotte : « C\u2019est elle qui nous a beurrés ?» Julien: «Oui.Je lui ai dit qu\u2019elle avait engraissé.Elle était en tabarnak.» \u2014 Extrait d\u2019un échange capté par des micros Aussi en format PDF et E-pub \t \t \t flncerlLnrouche LOUPS 5°^RC0MBATTANTS nORMANTES ET ENQUETE SUR LES DJIHADISTES CANADIENS LOUPS SOLITAIRES, CELLULES DORMANTES ET COMBATTANTS Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Ancien parc du Mont-Laval Laval va changer le zonage KATHLEEN LÉVESQUE La Ville de Laval s'apprête à adopter, ce soir, un changement de zonage permettant le développement résidentiel dans l'ancien parc du Mont-Laval, dans le quartier Sainte-Dorothée.Du coup, le nouveau règlement régularisera le statut des deux premières tours du projet qui, bien que destinées à des personnes âgées, ont fait l'objet de nombreuses inspections de la Ville pour la non-conformité des services qu'on devait y offrir.La situation fait grincer les dents des membres du Comité citoyen Sainte-Dorothée.Au début du mois d'août, ils ont obtenu, en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, divers documents, dont les rapports signés par les inspecteurs du service d'urbanisme de Laval.L'un après l'autre, ces rapports soulèvent des problèmes quant aux critères permettant la qualification des deux tours d'habitation pour personnes âgées, qui sont situées sur le boulevard Saint-Martin Ouest.Ainsi, les services de buanderie et le bureau médical sont, dans les faits, de petits locaux où se trouve le numéro de téléphone pour joindre, respectivement, une résidante qui fait du lavage selon certains tarifs et une clinique médicale située dans les environs.Les inspecteurs ont annexé des photos à leurs observations.Quant à l'obligation d'avoir des aires communes, elle se résume à un condo invendu que l'on met à la disposition des résidants.« Les rapports nous confirment qu'il y a eu du camouflage politique.C'est un stratagème de l'ancien maire Gilles Vaillancourt qui a accommodé le promoteur Maisons Charplexe, mais l'administration de Marc Demers a complété le travail en nous impliquant», s'indigne la présidente du Comité citoyen, Josiane Léger.La Ville a proposé à l'organisme de négocier directement avec le promoteur pour parvenir à un projet satisfaisant pour tous.Résultat : les prochaines constructions ne compteraient pas 12 étages, mais 4 ou 6 étages.L'attaché de presse du maire Demers, François Brochu, a souligné que si plusieurs inspections ont mis au jour des problèmes, « le promoteur s'y est conformé puisque le dernier rapport conclut que tout est normal».Le promoteur n'a pas rappelé La Presse.Dalle de Postes Canada Plainte déposée contre le maire Coderre Le coup d\u2019éclat de Denis Coderre contre Postes Canada, marteau-piqueur à la main, pourrait finalement avoir des conséquences pour le maire de Montréal.Selon TVA Nouvelles, un citoyen aurait déposé une plainte au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) contre le maire pour avoir détruit une dalle de béton de Postes Canada dans le parc-nature de l\u2019Anse-à-l\u2019Orme, dans l\u2019ouest de Montréal, le 13 août dernier.Comme toutes les plaintes sont de nature confidentielle, le SPVM ne confirme pas l\u2019existence d\u2019une plainte contre le maire.Au cabinet de Denis Coderre, on refuse également de commenter cette information.La plainte du citoyen aurait été déposée le 20 août au poste de quartier 1, à Kirkland.Les enquêteurs du SPVM devront évaluer si un geste criminel a été commis par le maire.Après avoir contribué à la destruction de la dalle de béton devant accueillir des boîtes postales communautaires, le maire avait qualifié son geste de «politique».Postes Canada n\u2019avait pas rappelé La Presse hier soir.\u2014 Louis-Samuel Perron uj \u2019A-1 PS?& S3; 3R C * PHOTO SIMON GIROUX, ARCHIVES LA PRESSE LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1\"SEPTEMBRE 2015 A 9 .MONDE HONGRIE ESPAGNE TURQUIE MALTE MAROC LIBYE EGYPTE LES ROUTES MEURTRIÈRES DE L\u2019IMMIGRATION I ROUTE VERS L\u2019ESPAGNE (ROUTE DE LOUEST) Réfugiés et migrants arrivés: 2166 Morts en chemin: 23 ¦ ROUTE VERS L\u2019ITALIE ET LÎLE DE MALTE (ROUTE CENTRALE) Réfugiés et migrants arrivés en Italie: 111 295 Réfugiés et migrants arrivés à Malte: 94 Morts en chemin: 2326 ¦ ROUTE VERS LA GRÈCE ET LES BALKANS (ROUTE DE LEST) Réfugiés et migrants arrivés: 209 457 Morts en chemin: 83 Sources : Organisation internationale des migrations, gouvernement hongrois Sont passés par la Hongrie: 140 000 Crise des réfugiés et des migrants clandestins L\u2019Europe sommée d\u2019en faire plus Après la disparition, au cours des derniers jours, de quelque 200 personnes au large de la Libye ainsi que la découverte de 71 migrants morts dans un camion en Autriche, l\u2019Europe est de nouveau forcée de revoir sa gestion de la crise des migrants et des réfugiés de la Méditerranée.Les tenants et aboutissants en quatre questions et réponses.PHOTO MOHAMED BEN KHALIFA, ASSOCIATED PRESS Des travailleurs de la Croix-Rouge libyenne transportent le corps de l\u2019un des migrants noyés qui ont échoué à Zouara après que deux bateaux de passeurs ont coulé jeudi.LAURA-JULIE PERREAULT LA PRESSE Quelle est l\u2019ampleur de la crise actuelle en Europe?Selon des chiffres publiés récemment par l'Organisation internationale des migrations, l'organisme onusien qui surveille les flots de populations, au moins 322 914 réfugiés et migrants sont arrivés clandestinement en Europe au cours des premiers mois de l'année, la grande majorité fuyant la guerre en Syrie, en Érythrée, en Somalie, en Irak et en Afghanistan.En chemin, plus de 2432 ont trouvé la mort.À la même date l'an dernier, l'Europe avait reçu 123 500 migrants qui avaient emprunté les mêmes chemins périlleux.On s'attend à ce que 800 000 réfugiés et migrants mettent le pied au sein de l'Union européenne d'ici la fin de l'année.En comparaison, la Turquie à elle seule abrite plus de 2 millions de réfugiés syriens.Internationalement, c'est plus de 60 millions de personnes qui sont déplacées par la guerre et les conflits, soit le plus grand nombre depuis la Seconde Guerre mondiale, aux dires du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies.Que propose de faire l\u2019Europe pour faire face au phénomène ?Pour le moment, les 28 membres de l'Union européenne ne s'entendent pas sur les mesures à adopter.De premières réunions sur la question au début de l'été ont accouché de mesures timides.À ce jour, une poignée de pays membres se sont portés volontaires pour accueillir chez eux 32 000 des migrants arrivés en Grèce et en Italie, les deux principales portes d'entrée, soit moins de 10% du flux migratoire.La découverte d'un camion transportant les cadavres de 71 migrants en Autriche au cours des derniers jours a cependant poussé l'Europe à refaire un examen de conscience.À la demande de la France, de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne, une réunion extraordinaire, regroupant les ministres européens de l'Intérieur, aura lieu à Bruxelles le 14 septembre.Est-ce que l\u2019Europe a les ressources pour faire face à la demande accrue?C'est du moins ce que croit le représentant du HCR au Canada, interrogé hier par La Presse.« On pense que l'Europe a la capacité, l'expérience et les ressources pour accueillir les gens.Les chiffres actuels ne justifient pas que l'Europe soit débordée », dit Furio de Angelis.Il croit que l'Europe pourrait notamment en faire plus pour enregistrer les nouvelles arrivées et cibler les besoins pressants des migrants.Rapporteur spécial sur les droits de la personne des migrants pour les Nations unies, François Crépeau estime que l'Occident, incluant l'Europe, le Canada et les États-Unis, pourrait accueillir jusqu'à 2 millions de réfugiés et migrants au cours des cinq prochaines années, soit 62 fois plus que les cibles actuelles.Cet objectif, selon lui, pourrait être réparti au prorata de la population entre les divers pays.Ainsi, dit-il, un pays comme l'Allemagne, qui reçoit actuellement plusieurs centaines de milliers de demandes d'asile annuellement, recevrait 50 000 réfugiés par année.« Pour ça, les autres pays doivent faire un effort», estime l'expert.Quelle est la réponse politique en Europe?Lesplus récents drames humains liés à la migration ont mené certains politiciens à prendre position.Dans un plaidoyer senti, la chancelière allemande Angela Merkel a appelé ses pairs européens à l'action, hier.«Si l'Eu- rope échoue dans sa gestion de la crise des réfugiés, le lien avec les droits universels sera brisé», a dit la leader allemande.Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères de la France, Laurent Fabius, a fustigé la Hongrie, qui termine actuellement une clôture de 175 km de barbelés pour freiner l'arrivée des migrants.« La Hongrie fait partie de l'Europe, qui a des valeurs, et on ne respecte pas ces valeurs en érigeant une clôture qu'on n'utiliserait même pas pour des animaux», a dit M.Fabius.La remarque cinglante a été très mal reçue en Hongrie, où le gouvernement veut mettre sur pied de nouvelles lois qui vont lui permettre de retourner des demandeurs d'asile vers la Serbie, et ce, malgré les traités internationaux qui l'interdisent.La prise de bec illustre aussi le fossé idéologique qui sépare les pays d'Europe de l'Ouest et les plus récents membres de l'Union européenne, issus de l'ancien bloc de l'Est, au sujet de l'immigration.«On pense que l\u2019Europe a la capacité, l\u2019expérience et les ressources pour accueillir les gens.Les chiffres actuels ne justifient pas que l\u2019Europe soit débordée.» \u2014 Furio de Angelis, représentant du HCR au Canada ¦-i4eio~j| r», L % V^S' / w&ÿ \u201cRENCONTRES messe LA PASSION DU VIN Les trois spécialistes de La Presse partageront leur passion et leur savoir-faire.Une occasion unique de les rencontrer ! JEUDI 1er OCTOBRE 2015 /A ^ VÉRONiQUE RiVEST JACQUES BENOiT KARYNE DUPLESSiS PiCHÉ SOIRÉE ANIMÉE PAR VINCENT MARISSAL DATE\tLE JEUDi 1er OCTOBRE 2015\t\t HEURE\t19 H 30 OUVERTURE DES PORTES À18H30\t\t ENDROIT\tL'ASTRAL\t\t \t305, RUE SAINTE-CATHERINE O., MONTRÉAL, MÉTRO PLACE-DES-ARTS\t\t A10 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1\" SEPTEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE LE TOUR DU GLOBE J J IJ» rnm PHOTO EFREM LUKATSKY, ASSOCIATED PRESS PHOTO TIREE DE TWITTER PHOTO BRITTA DENISE HARDESTY, ARCHIVES AP ./ PHOTO KACPER PEMPEL, ARCHIVES REUTERS 'EfUHtfl \\vgf» \\«aS TQCD Turquie Deux journalistes inculpés de terrorisme 99% États-Unis Des sanctions contre les pirates chinois Ukraine Affrontement meurtrier à Kiev Ladoption par le Parlement ukrainien d\u2019un projet de loi qui donne une plus grande autonomie aux régions séparatistes prorusses en guerre avec Kiev a tourné hier à l\u2019affrontement meurtrier entre policiers et militants d\u2019extrême droite opposés à cette réforme, faisant un mort et des dizaines de blessés.C\u2019est la première fois depuis le soulèvement pro-européen de Maïdan, au début de 2014, que la capitale ukrainienne est le théâtre de telles violences.\u2014 AFP Un tribunal turc a décidé hier de maintenir en détention deux journalistes britanniques travaillant pour Vice News arrêtés la semaine dernière, les inculpant d\u2019«activités terroristes».Jake Hanrahan (photo), Philip Pendlebury et leur traducteur irakien ont été accusés par un tribunal de Diyarbakir de «participer à des activités terroristes» pour le compte du groupe Etat islamique.Les journalistes ont rejeté les accusations portées à leur encontre, en présence de leurs avocats.\u2014 AFP La majorité des oiseaux marins dans le monde a déjà ingurgité du plastique, mais d\u2019ici 2050, quelque 99% des albatros, manchots et autres volatiles des mers seront touchés par cette pollution, rapporte une étude publiée hier.Les chercheurs ont passé en revue des études réalisées entre 1962 et 2012 sur 135 espèces d\u2019oiseaux marins.En comparaison, une étude datant du début des années 60 montrait qu\u2019à cette époque, moins de 5% des oiseaux marins étaient concernés.\u2014 AFP Les Etats-Unis préparent des sanctions économiques visant des personnes morales et physiques chinoises soupçonnées d\u2019être liées à des attaques de pirates informatiques visant des cibles américaines, a indiqué hier un responsable américain.D\u2019après ce cadre de l\u2019administration américaine, le gouvernement de Barack Obama n\u2019a pas encore imposé de mesures punitives en bonne et due forme, mais il prépare le terrain pour ces sanctions.\u2014 AFP Appelez-la Denali ! Barack Obama a redonné à la plus haute montagne nord-américaine son nom autochtone Corrigez livres d\u2019histoire et questions de Génies en herbe : la plus haute montagne nord-américaine ne s\u2019appelle plus McKinley.Le président Obama, arrivé hier en Alaska pour y parler de réchauffement climatique, a redonné officiellement à la montagne son nom autochtone.Désormais, il faudra parler du mont Denali, «celui qui est haut».Quatre mots pour comprendre.PHOTO BECKY BOHRER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Chaque année, depuis 40 ans, l\u2019Alaska réclamait le changement de nom du mont McKinley auprès du fédéral.: r ^ ÎW .JUDITH LACHAPELLE Athabascan Le peuple autochtone koyukon athabascan l'appelle Denali, « celle qui est haute », avec ses 6194 mètres d'altitude.Même si elle portait le nom d'un ancien président depuis 1896, les Alaskiens n'ont jamais cessé d'appeler leur montagne Denali.«J'utilise l'un ou l'autre des deux noms », explique au bout du fil Susan Ruth, dont la société d'aviation K2 organise des survols de la montagne et du parc national qui porte aussi le nom Denali.«Mais je suis heureuse du changement de nom qui respecte le territoire habité par les autochtones.» Insulte « Cette action d'éclat politique est une insulte pour tous les habitants de l'Ohio », a riposté hier le représentant républicain de l'État, Bob Gibbs.En 1896, un chercheur d'or avait baptisé la montagne du nom de William McKinley, originaire de l'Ohio, qui venait tout juste de remporter l'investiture républicaine.Le président McKinley est mort assassiné en 1901.sans jamais avoir mis les pieds en Alaska.Chaque année, depuis 40 ans, l'Alaska réclamait le changement de nom auprès du fédéral.Et chaque année, un représentant de l'Ohio bloquait le processus.Cette fois-ci, le département de l'Intérieur est intervenu pour mettre fin à cette dispute, juste à temps pour la visite du président.Îles Au bout du fil, John Steckley est ravi.«C'est formidable!», dit ce spécialiste canadien des langues autochtones, ancien professeur au collège Humber de Toronto.Tant de lieux nord-américains, bien connus des autochtones, ont été rebaptisés « par un homme blanc qui passait par là», dit-il.Les choses changent lentement, constate-t-il.« En Colombie-Britannique, les îles de la Reine-Charlotte portaient le nom d'une reine qui n'y était jamais allée», rappelle-t-il.En 2010, l'archipel a officiellement retrouvé son nom: Haida Gwaii, la terre des Haidas.Hier, le sénateur républicain de l'Alaska a remercié le président Obama.« Denali appartient à l'Alaska et à ses citoyens.Le droit de nommer ces lieux appartenait déjà aux ancêtres des autochtones de l'Alaska.» Pétrole Si le président Obama a fait plaisir à l'Alaska en lui « redonnant » sa montagne, il risque aussi de se frotter à des mécontents au cours de sa visite qui a commencé hier.Obama parlera surtout de climat: hausse du niveau de la mer, fonte du pergélisol, réchauffement climatique.«Ce qui se passe en Alaska nous touche tous.C'est un signal d'alarme », a-t-il déclaré.Or, l'exploitation pétrolière joue un rôle majeur dans l'économie de l'Alaska et la chute des prix du brut fait mal à ses finances.«Nous avons un excellent oléoduc en Alaska.Le seul problème est qu'il est aux trois quarts vide», a dit le gouverneur Bill Walker, qui veut intensifier la production.Obama s'exprimera lors de la conférence internationale sur l'Arctique, celle-là même que le premier ministre Stephen Harper a préféré bouder.\u2014 Avec Agence France-Presse et Alaska Dispatch News Frontière entre les États-Unis et le Canada L\u2019idée d\u2019un mur jugée «ridicule» et «farfelue» PHOTOMICSMITH,ASSOCIATEDPRESS Lors d\u2019une entrevue, le candidat à l\u2019investiture républicaine Scott Walker a évoqué l\u2019idée de construire un mur entre le Canada et les Etats-Unis.__ \u2022 LOUIS-SAMUEL PERRON La frontière entre les États-Unis et le Canada pourrait-elle un jour être séparée par un interminable mur de 8891 kilomètres?Le candidat à l'investiture républicaine Scott Walker a lancé ce pavé dans la mare dimanche en affirmant que cette idée mériterait d'être examinée.Désastre commercial, hausse du racisme, relations diplomatiques envenimées: toutes les raisons sont bonnes pour s'opposer à ce projet « ridicule» et « farfelu», selon les intervenants interrogés par La Presse.Lors d'une entrevue à l'émission politique Meet the Press, sur la chaîne NBC, le gouverneur du Wisconsin, qui prône la ligne dure avec les migrants illégaux, s'est fait demander s'il envisageait d'ériger un mur entre les États-Unis et le Canada.L'aspirant président a alors expliqué que des policiers du New Hampshire avaient soulevé des « inquiétudes légitimes » sur cette question lors d'une assemblée locale, il y a quelques jours.« Il s'agit donc d'un problème légitime à considérer», a-t-il ajouté.Interrogé à ce sujet dimanche en conférence de presse, le ministre de la Défense du Canada Jason Kenny a déclaré « s'opposer vigoureusement à tout durcissement de la frontière».Exacerber les tensions Le maire de la ville frontalière de Lacolle est catégorique : la construction d'un mur entre le Canada et les États-Unis serait « absolument inutile et farfelue».«À l'image du mur de Berlin, je ne vois pas pourquoi un mur serait érigé entre les États-Unis et le Canada.La frontière est à l'heure actuelle très bien protégée », soutient Roland Luc Béliveau, qui craint par ailleurs qu'une telle barrière contribue à exacerber les tensions raciales.À la Chambre de commerce du Canada, on critique la proposition « très curieuse » de Scott Walker, considérant qu'il dirige un État limitrophe avec le Canada.« M.Walker devrait probablement demander aux 158 000 employés qui dépendent directement des investissements, du tourisme et du commerce avec le Canada ce qu'ils en pensent avant de prendre position», indique Guillaum Dubreuil, directeur des affaires publiques.Si le candidat maintient cette promesse, la Chambre de commerce du Canada ne doute pas que le gouvernement canadien et les entreprises d'ici comme aux États-Unis feront tout « pour lui faire comprendre que cette idée-là n'est pas viable».Un discours récurrent Les candidats du Parti républicain promettent habituellement de durcir la frontière mexicano-américaine.Toutefois, il n'est pas rare que la frontière nordique se retrouve sous les projecteurs, explique la chercheuse à l'Observatoire sur les États-Unis de l'UQAM Élisabeth Vallet.« Le mur canado-américain, c'est un discours récurrent dans la politique américaine, alors ça n'a rien de nouveau.Il y a quatre ans, c'était [le candidat républicain] Herman Cain qui avait mentionné de construire un mur au côté nord.» Même si l'idée d'ériger un tel mur demeure «anecdotique et plutôt ridicule », la spécialiste des murs frontaliers n'exclut pas totalement cette possibilité.« Si les astres s'alignent dans le mauvais sens pour nous, c'est tout à faire envisageable que la frontière se durcisse.Elle est déjà beaucoup plus dure que tout ce qu'on connaissait avant le 11-Septembre.» Selon la directrice scientifique à la chaire Raoul-Dandurand, les résultats de Scott Walker dans les prochains sondages détermineront l'avenir de cette idée dans la campagne présidentielle.« Walker est connu pour faire des gaffes et se dédire régulièrement.C'est quelqu'un qui s'est positionné de manière très radicale, mais qui essaie surtout de trouver une niche par rapport à [Donald] Trump», analyse-t-elle.Le meneur actuel de la course à l'investiture républicaine, Donald Trump, a promis d'expulser les 11 millions d'immigrés illégaux aux États-Unis. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1\"SEPTEMBRE 2015 A11 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information Pascale Breton > Directrice principale, Débats ÉDITORIAL Lointain printemps PAUL JOURNET paul.joumet@lapresse.ca Le gouvernement Harper n'a pas tort de rappeler que la diplomatie du mégaphone est plus spectaculaire qu'efficace.Mais il faut tout de même parler assez fort pour être entendu.On ignore ce qu'Ottawa a dit ou fait en coulisses pour libérer Mohamed Fahmy, journaliste canadien emprisonné en Égypte au terme de deux procès risibles.Mais on sait que c'est un échec.Et on sait que l'Australie, qui a été plus agressive, a rapatrié son reporter écroué.En décembre 2013, Fahmy et deux collègues d'Al-Jazira étaient arrêtés puis emprisonnés sous prétexte d'avoir propagé de fausses informations et aidé les Frères musulmans, un groupe « terroriste », selon l'Égypte.De l'avis de tous les observateurs, c'était une farce.L'hiver dernier, les trois journalistes ont réussi à obtenir un nouveau procès.L'un d'eux, l'Australien Peter Greste, n'a pas eu à le subir sur place.Le premier ministre australien avait déjà personnellement appelé le président Al-Sissi à plusieurs reprises pour demander le retour de Greste.Et il ne s'est pas gêné non plus pour dévoiler ces conversations, même avant d'avoir conclu l'entente.Quelques mois après le premier appel, à l'automne 2014, le président égyptien adoptait une loi permettant de déporter un étranger accusé au criminel.Il l'a utilisée à l'hiver pour Greste.Fahmy, un Canado-Égyptien, a abandonné son passeport égyptien pour être lui aussi déporté.Il attend encore.Le premier ministre Harper refuse de dire s'il a parlé directement à son homologue égyptien.Certes, la diplomatie exige parfois un minimum de discrétion.Mieux vaut permettre à son vis-à-vis un compromis honorable, sans trop paraître avoir cédé aux pressions étrangères.Mais Ottawa semble avoir été à la fois trop agressif et trop timide.Probablement trop timide quand on compare l'attitude de M.Harper à celle de son homologue australien, qui gouverne pourtant un pays encore moins influent sur la scène internationale.Et peut-être aussi trop agressif, car l'ex-ministre des Affaires étrangères, John Baird, a déclaré que les accusations contre Fahmy ne seraient pas examinées au Canada.Or, c'était une des conditions du Dans le dossier de Mohamed Fahmy, on peut tout à la fois reprocher à Ottawa son agressivité et sa timidité.décret présidentiel : la personne déportée doit faire face à la justice dans son propre pays.L'Égypte pouvait difficilement céder à cette condition-là sans perdre la face.Il aurait été préférable de ne pas préciser publiquement que les accusations contre Fahmy seraient rapidement abandonnées après un examen sommaire.Il n'est toutefois pas trop tard.Ottawa a déposé une nouvelle demande pour rapatrier Fahmy, ont déclaré hier ses avocats.Fahmy a gagné un prix de la section canadienne du World Press Freedom et est défendu entre autres par la célèbre avocate Amal Clooney.On ne peut qu'imaginer le sort réservé aux cas moins médiatisés.D'autant plus que la répression risque maintenant de s'aggraver.L'autocrate Al-Sissi, qui gouverne encore sans Parlement, a adopté le mois dernier une loi qui impose une amende allant jusqu'à 83 000$ à ceux qui contredisent les informations du gouvernement, entre autres sur le terrorisme.Il est bien loin, le Printemps arabe.OPINION Avant de rêver d\u2019un Central Park montréalais ROBERT CAMPEAU Agent d\u2019information, Montréal Comme il était rafraîchissant, en cette ère de coupes tous azimuts, d'entendre notre super maire Denis Coderre promettre rien de moins qu'un Central Park montréalais sur le site de l'ancienne carrière Miron, à l'occasion du 375e anniversaire de Montréal.Je n'ai pu m'empêcher de penser au décor désenchantant de l'île Notre-Dame, cette « île inventée », qui fit jadis les beaux jours de l'Expo 67, qui abrite aujourd'hui le Casino de Montréal, une piste de course et un désolant restant de Floralies.Situé au cœur du fleuve Saint-Laurent, ce joyau patrimonial traversé de canaux, qui a longtemps été une oasis où il faisait bon se balader, semble aujourd'hui laissé à lui-même, avec ses clôtures servant à diriger les foules lucratives de mégafoires comme Osheaga, sans oublier ses rangées de toilettes chimiques installées un peu partout et sa végétation souvent à l'abandon.À notre dernière virée à vélo cet été, une amie et moi nous sommes même désolés pour les touristes qui s'y rendent, qui doivent découvrir avec tout autant de stupeur ce lieu en désuétude que les guides touristiques ne laissent sans doute en rien deviner.Nous avons poussé l'audace jusqu'à questionner un employé qui s'y trouvait.Il a commencé par défendre son lieu de travail, pour ensuite opiner du bonnet et nous avouer que les coupes avaient eu raison, au fil des dernières années, de l'ensemble de l'œuvre.L'idée de marquer le coup avec un tout nouveau parc comparable aux plus grands est sans doute enthousiasmante pour notre maire porté sur le succès et les résultats.Mais une véritable vision, pour Montréal, ne devrait-elle pas passer par une prise en compte et une redynamisation des infrastructures existantes avant de foncer tête première dans des projets qui flashent et frappent l'imaginaire ?Comment peut-on penser à offrir un Central Park aux Montréalais alors qu'on lésine sur les moyens à mettre en place pour faire de nos parcs existants (Jean-Drapeau, La Fontaine, Maisonneuve, etc.) des lieux à la hauteur de nos prétentions internationales?POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tÉcrivez-nous à debats@lapresse.ca REDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, Itée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental GT.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.DROITS RÉSERVÉS/schapleau@lapresse.ca OPINION IL RESTE 47 JOURS A LA CAMPAGNE ¦ 5NE iiim Super suppléante, la précaire volante NADINE FRÉCHETTE Enseignante de français en attente d\u2019un contrat, Saint-Pie.Ah ! La rentrée scolaire ! L'odeur des crayons neufs, les piles de cahiers et de livres, le son des pubs de fournitures scolaires.Pour le précaire, c'est plutôt l'odeur de la peur, les piles de factures et le son des pensées qui nourrissent l'insomnie.Ou, pire, le silence, l'affreux silence du téléphone qui ne sonne pas et qui laisse le précaire sans contrat.Je suis précaire.Correction, je suis super précaire ! De retour d'un congé de maternité, je n'apparais pas encore sur la liste de rappel qui donne le droit d'assister au bingo des contrats à la fin du mois d'août.Je n'ai pas droit au chômage et je dois attendre les miettes des «simples» précaires.Cette année, dans ma commission scolaire, il n'y a plus de miettes.Rien.J'entends déjà les gens se dire: « Si elle n'a pas de travail, ce doit être parce qu'on ne veut pas d'elle, qu'elle ne fait pas la job.» Ce serait trop simple ! J'ai commencé en 2008, au privé, où il n'y avait pas d'ouvertures à la fin de mes contrats.Puis, j'ai erré de commission scolaire en commission scolaire parce que des fois, il y a les comptes à payer et les prêts étudiants à rembourser, et j'ai bêtement accepté du travail là où il y en avait.Mauvaise stratégie ! Je sais maintenant que j'aurais dû attendre les miettes d'une seule commission scolaire.et prendre mon mal en patience.J'ai été frappée par la trentaine et par l'idée folle, saugrenue et originale d'avoir des enfants.Deux en deux ans.Ils sont ce que j'ai fait de mieux dans ma vie, mais ils sont aussi la raison pour laquelle je n'apparais pas sur la satanée liste.J'ai travaillé dans trois commissions scolaires différentes et j'ai obtenu d'excellentes évaluations (les précaires, on les évalue, eux).J'ai donné le meilleur de moi-même.Pourtant, je n'ai pas de travail.J'en ai honte.Je me sens diminuée, inadéquate.J'entends encore des voix: « Si tu n'es pas contente, PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE Pour certains enseignants aux conditions précaires, la rentrée est une source d\u2019inquiétude.change de job ! » Combien de fois y ai-je pensé ?Mais pour faire quoi?Toutes ces années d'études pour.retourner aux études ?Et si j'abandonne, si je fais autre chose, qui prendra la relève des professeurs qui tomberont au combat en cours d'année ?Et qui, en fin de compte, enseignera dans 10, 15 ans ?Depuis que j'enseigne, j'ai aussi été technicienne de laboratoire dans une pharmacie, j'ai travaillé dans une avec la honte de les faire garder alors que je ne travaille pas.Je suis une super précaire et j'attends.Je fais la file pour avoir ma chance de disputer les miettes du réseau scolaire avec un paquet d'autres précaires.Mais ce pour quoi nous attendons n'est pas ragoûtant.Une bande d'affamés qui mendient le pain sec qu'on leur offrira peut-être.Ce qui nous attend, ce sont des classes bondées, des locaux désuets aux limites du délabrement, des ressources matérielles et Et si j\u2019abandonne, si je fais autre chose, qui prendra la relève des professeurs qui tomberont au combat en cours d\u2019année?Et qui, en fin de compte, enseignera dans 10,15 ans?boucherie, j'ai été commis de bureau et j'ai participé à la récolte des pommes.Chaque fois en demandant beaucoup de souplesse à l'employeur qui me dépannait en m'engageant, parce que le super précaire, celui qui n'a pas de contrat, se doit d'être toujours disponible pour de la suppléance.Si le super précaire dit non, son nom se retrouve au bas de la liste de ceux que l'on rappellera.Être super précaire, c'est se préparer tous les matins pour aller travailler, au cas où le téléphone sonnerait.Dans mon cas, ça veut aussi dire faire déjeuner deux enfants, les habiller et les mener à la garderie pour revenir chez moi et attendre un appel.Ça veut souvent dire tourner en rond humaines déficientes, des coupes incessantes, des critiques de parents et l'ingratitude des élèves.Ce qui m'attend, c'est un métier que j'adore, mais dans des conditions que je déplore.J'écris aujourd'hui d'abord pour faire quelque chose en attendant d'aller chercher mes amours à la garderie, mais aussi pour que mes collègues qui ont la chance d'avoir une voix pensent aux précaires qu'on écoute rarement et qu'on verra à peine quand il sera temps de négocier et de lutter contre les compressions que le gouvernement veut encore imposer.Ce n'est pas une critique, chers collègues : vos yeux et vos oreilles sont tournés vers vos élèves, je le sais. LÀ PRESSE ARTS FINALE FADE POUR LES CHEFS! fPAHC'ï ¦ISf: ¦ - - I , \u2022: I PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Sous-chef au restaurant Initiale, dans le Vieux-Port de Québec, Francis Pouliot (en blanc) a entamé la saison de la téléréalité Les chefs! - La brigade au sommet et l\u2019a terminée au sommet, empochant des prix valant près de 25 000$.Aspirants chefs, c'est terminé, on ne touche plus à rien ! Sans suspense, Francis Pouliot, 31 ans, a enfilé la toque d'or, hier soir, lors de la grande finale de la téléréalité Les chefs! - La brigade, à Radio-Canada.Nous pouvons maintenant fermer le menu et oublier cette saison décevante, la moins savoureuse des six derniers étés.Hier, l'enthousiasme sur les réseaux sociaux mijotait à feu très doux, même si l'animatrice Chantal Fontaine insistait qu'« on [avait] une vraie compétition ce soir».La mayonnaise n'a malheureusement pas pris.Sur une musique agressante digne d'une attaque de dinosaures dans Jurassic Park, le gagnant Francis Pouliot, sous-chef au restaurant Initiale, dans le Vieux-Port de Québec, a présenté trois services quasi parfaits aux juges.Capitaine des Blancs, Francis a entamé cette saison au sommet et l'a terminée au sommet, empochant des prix valant près de 25 000$ Beaucoup de fans de la première heure des « Chefs ! » ont décroché cet été.Et ça peut se comprendre.Son jeune rival de l'équipe des Noirs, Antoine Corriveau, 24 ans, cuisinier au Panache de Québec, a commis deux erreurs jugées graves par ses pairs : son flan manquait d'onctuosité et ses beignets ont cuit trop longtemps.Pour la sixième fois en six ans, c'est donc un homme qui a été sacré cordon-bleu du Québec.Par contre, c'est une femme, Suzy, qui a remporté la bourse la plus plate de l'histoire de la télévision, soit celle du respect des règles d'hygiène.Trouvez l'erreur.Bonne idée que d'avoir ramené les gagnants des cinq éditions précédentes des Chefs ! pour évaluer cette épreuve ultime.Par contre, on aurait aimé savoir si le choix des anciens vainqueurs - les Blancs ou les Noirs?- concordait avec celui d'Anne Desjardins et Stéphane Modat.Parlant des deux juges permanents des Chefs!, leur ton didactique ne s'est jamais estompé en 10 semaines.Ce fut désagréable.Même quand Anne Desjardins complimentait un candidat, ça sonnait comme un reproche.Dès qu'un des concurrents s'enfargeait devant les caméras, Stéphane Modat et Anne Desjardins sortaient quasiment le fouet, sans trop d'empathie.Aux commandes de la cuisine-atelier, Chantal Fontaine a aussi souffert d'un manque de naturel.Quand elle énumérait des consignes, nommait des commanditaires ou expliquait des règlements, et Dieu sait qu'il y en avait beaucoup, c'était laborieux.Quand elle sortait de son texte, là on reconnaissait la comédienne chaleureuse, drôle et sympathique qu'elle est.Le carcan technique autour de Chantal Fontaine était trop serré.Il aurait fallu lui laisser plus d'espace pour que sa personnalité ressorte davantage.Beaucoup de fans de la première heure des Chefs! ont décroché cet été.Et ça peut se comprendre.Le produit de base, que Normand Laprise et Jean-Luc Boulay ont tant respecté, n'était plus du tout le même.Après l'édition étoilée de l'été dernier, la meilleure année de toutes, Radio-Canada ne pouvait pas servir exactement la même recette aux téléspectateurs, qui auraient sûrement repoussé ce plat réchauffé.Le concept des deux brigades a ainsi été adopté.En théorie, c'était une bonne idée.Dans nos télés, le gâteau n'a cependant jamais levé, notamment parce que des concurrents ont été pratiquement absents pendant plusieurs épisodes.Difficile de s'attacher à des fantômes, n'est-ce pas?Il n'est pas trop tard pour brasser le contenu de la marmite et concocter une septième édition des Chefs! qui ravivera la flamme des téléphages du début.Car ce serait bien dommage d'abandonner cette franchise télévisuelle sur ce sixième service moins appétissant.Aspirants producteurs de télévision, les séances de remue-méninges, ça commence.maintenant! a Pour joindre notre chroniqueur: C?~) hdumas@lapresse.ca Oui, Julie le veut PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Hélène Florent, Marianne Fortier et Sylvain Marcel font partie de la distribution de la série Pour Sarah, qui démarre le 21 septembre à 21 h à l\u2019antenne de TVA.ikt ¦ .mi HUGO DUMAS CHRONIQUE Pierre Karl Péladeau a finalement accepté l'offre de Julie Snyder à la mi-août.Ou est-ce le contraire?Peu importe.Nous verrons des images « exclusives » des noces du couple royal dans la toute première émission du Banquier que TVA relaiera le dimanche 27 septembre à 19h30.Dans cet épisode intitulé « Vive la mariée», les 26 beautés du jeu, dont Caroline Néron, Anik Jean et Anne-Marie Withenshaw, porteront toutes la robe blanche dans laquelle elles ont dit oui à leur douce moitié.La démone de TVA enfilera aussi la sienne, une création de Jean Paul Gaultier.Rien ne se perd, tout se recrée avec Julie.Sur la photo de groupe des porteuses de valises dévoilée hier, l'écrivaine Kim Thuy ressortait clairement du lot avec sa belle tenue de mariage rouge vif.TVA n'a pas pu nous fournir le cliché en question, pour une histoire de «droits d'auteur».Bien dommage, tout ça.Mais passons.Les émissions du Banquier de l'automne dureront toutes 90 minutes et auront chacune une thématique précise, du genre les Expos de Montréal, l'OSM, La guerre des étoiles ou Les beaux malaises.Parmi les nouveautés qui tapissent la grille de TVA, très hâte de voir des épisodes entiers de la comédie Boomerang, avec Isabelle Langlois (Rumeurs, Mauvais Karma) comme auteure principale.Antoine Bertrand et Catherine-Anne Toupin y incarnent un couple dans la mi-trentaine, Patrick et Karine, qui déclare faillite et qui doit déménager dans le sous-sol des parents de.Karine, interprétés par Marc Messier et Marie-Thérèse Fortin.« Karine et Patrick sont deux parfaits tout croches», explique Antoine Bertrand.À 35 ans, Karine se cherche encore professionnellement, tandis que Patrick veut tout, tout de suite, sans déployer d'efforts.Les extraits présentés hier annoncent une série bourrée de répliques percutantes.Ça commence le lundi 14 septembre à 19h30.Autre série qui chatouille notre fibre de téléphile: Pour Sarah, qui démarre le lundi 21 septembre à 21 h.Un party d'ados trop arrosé tournera au cauchemar pour Sarah (Marianne Fortier) et son copain Cédric (Félix-Antoine Duval), le quart-arrière étoile de l'équipe de football de l'école.Leurs familles, pourtant amies, se déchireront.La distribution comprend aussi Hélène Florent, Sylvain Marcel, Patrice Robitaille et Brigitte Lafleur.TVA mise gros sur sa nouvelle tête d'affiche Maripier Morin, qui s'installe aux commandes de la quotidienne Faites comme chez vous à partir du lundi 14 septembre à 19 h.Du lundi au jeudi, des musiciens amateurs s'accueilleront à leurs domiciles respectifs et chanteront trois pièces - dans la cour, sur le toit de la maison ou au sous-sol, peu importe -, qui seront ensuite notées.Un peu à la façon du Souper presque parfait de V.Le meilleur artiste de la semaine empochera 2000$.Maripier Morin parle d'un rendezvous festif et émotif.L'esthétisme de Faites comme chez vous est très léché.Les images sont super belles.Foi de TVA, l'expérience de Vol 920 sera encore plus extrême, notamment avec l'ajout du camp des exclus, où les conditions de vie seront très, très rudimentaires.TVA insiste sur la formule améliorée de Vol 920, où les personnalités des 20 célibataires couvriront un plus large spectre.Comprendre : la chicane risque d'éclater.Enfin, un peu d'action.Parce que les San Bushmen, ça va, on a fait le tour.L'aventure de Vol 920 décollera en Norvège, au nord du cercle polaire.Huit autres destinations, dispersées sur cinq continents, ont été inscrites au carnet de bord des voyageurs.Prenez note que tous les défis se remporteront - ou se perdront - désormais en équipe.Premier rendez-vous de Vol 920: le jeudi 24 septembre à 19h30.Alerte 5 s'inscrit dans la lignée des docuréalités comme SQ chez V et s'incrustera dans la vie mouvementée des pompiers de la caserne 19 à Montréal.Si l'on se fie au montage diffusé hier, ça va chauffer les mardis à 19 h 30, à compter du 22 septembre.Dans O' (15 septembre), Pierre Curzi interprétera un fonctionnaire à la retraite qui en pince pour.Jacqueline O'Hara (Marie Tifo).Geneviève Brouillette se glissera dans les tailleurs d'une avocate et Pierre Gendron personnifiera le mari de Marie-Ève (Isabel Richer), la PDG d'Agua.Béatrice Clément (Sophie Lorain) en découdra avec la nouvelle patronne des urgences, Adrienne Bannon (Isabelle Blais).«Adrienne est chiante.C'est une personne troublée et fort désagréable avec tout le monde », précise Isabelle Blais, la recrue d'Au secours de Béatrice (16 septembre).Sur invitation seulement déménage les dimanches à 21 h (27 septembre) et affrontera Tout le monde en parle à Radio-Canada.À l'hiver, place à la suite des Jeunes Loups, qui ont subi une transformation extrême.C'est aussi après Noël que nous verrons Les beaux malaises, La voix, Accès illimité et Piment fort en version modernisée.Oui, Piment fort.Comme en 1997.Gros soupir.Parmi les nouveautés de la grille de TVA, très hâte de voir des épisodes entiers de la comédie « Boomerang », avec Isabelle Langlois comme auteure principale. ARTS Faire peur au monde MARC CASSIVI CHRONIQUE PHOTO MIGUEL MEDINA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE Il s\u2019est vendu plus de 600 000 exemplaires de Soumission, de Michel Houellebecq, depuis sa publication, lejour même des attentats contre Charlie Hebdo.¦ A:-* Vy:;A- ' Il ¦ ¦¦ vil mm r m mm .- Il s'agit d'une nouvelle variation sur le thème « C'est la faute aux médias».Mettant en scène cette fois l'écrivain Michel Houellebecq, reconnu pour ses rapports houleux avec la presse française.L'objet du litige : une « enquête » en six parties de la journaliste du quotidien Le Monde Ariane Chemin - intitulée « Six vies de Michel Houellebecq » - à propos de l'écrivain français le plus traduit à l'étranger et le plus « emprunté » dans les bibliothèques de France.Michel Houellebecq n'a pas seulement refusé de se confier à la journaliste; il a aussi intimé à son cercle élargi d'amis et de connaissances (dont Michel Onfray, Bernard-Henri Lévy et Frédéric Beigbeder) de faire de même.Si bien qu'Ariane Chemin a recueilli des témoignages confidentiels afin de brosser le portrait fascinant d'un artiste insaisissable, polémiste apathique, misanthrope cynique et moraliste réactionnaire, qui serait du reste un tyran œuvrant sans relâche à se faire passer pour un martyr.Ce week-end, l'écrivain le plus honni et adulé de France était de la première de la saison du talk-show On n'est pas couché (en rediffusion samedi prochain à TV5), afin de faire le point sur la plus récente polémique le concernant.L'occasion de casser du sucre sur le dos des journalistes avec la complicité de son ami et nouveau chroniqueur d'On n'est pas couché, l'écrivain Yann Moix, qui nous fait déjà regretter son prédécesseur Aymeric Caron.Certes, Houellebecq n'a «violé aucune fillette», comme l'a fait remarquer son ami.Et des questions d'éthique peuvent se poser sur le fait de publier la correspondance privée d'un écrivain récalcitrant, qu'il soit devenu ou non un personnage public.Mais fallait-il pour autant que Houellebecq, dont la réputation de misogyne est de plus en plus difficile à nier, déclare au sujet de la journaliste : « Je sais ce qu'elle fait d'habitude et ça ne peut pas être bon » ?Avec Houellebecq, on n'est pas à une provocation près.C'est son fonds de commerce.Heureusement qu'il a le génie de la forme pour compenser.Une plume aussi brillante que tranchante, sans états d'âme, précise comme un scalpel.C'est ce qui le rend si attrayant.Et c'est la raison pour laquelle on ne cesse de le fréquenter, peu importe ce que l'on pense de ses idées.Il s'est vendu plus de 600 000 exemplaires de Soumission depuis sa publication, le jour même des attentats contre Charlie Hebdo (dont il faisait la une).Cette coïncidence a certainement nourri la controverse autour de ce roman d'anticipation mettant en scène, en 2022, un gouvernement français islamique qui pousse du jour au lendemain les femmes (désormais voilées) à quitter leur travail et les professeurs à se convertir à l'islam afin d'obtenir des postes dans des universités privées islamiques.Si certains doutaient encore de ses intentions, l'auteur a été on ne peut plus clair à ce sujet en répondant aux questions de l'animateur Laurent Ruquier et de la chroniqueuse Léa Salamé.Écrirait-il Soumission de la même manière après les attentats de Charlie Hebdo ?, lui a demandé la journaliste.« J'écrirais bien pire maintenant », a répondu l'auteur, en traçant un parallèle entre son livre et le nouveau roman de l'Algérien Boualem Sansal, 2084 (La fin du monde), un hommage à Orwell sur fond de totalitarisme islamique.« Ce qu'il pense probable, c'est la victoire des extrémistes.Peut-être qu'il a raison», dit Houellebecq à propos de Sansal.« Sa vision du futur est très plausible, ajoute-t-il.Nos deux scénarios ne sont pas incompatibles.Ça peut commencer par un régime doux qui va se durcir ensuite.» Et l'animateur Laurent Ruquier de se demander avec justesse s'il ne s'est pas trompé en lisant Soumission au « troisième degré » et en s'amusant de son cynisme.« Il aurait fallu le lire au premier degré?», demande Ruquier.«Oui, répond Houellebecq.Ça décrit quand même une peur.» À la sortie de son roman, en janvier, l'auteur parlait d'une projection fictive.Le voilà qui reprend à son compte, sans équivoque, le discours alarmiste d'Eric Zemmour (que se sont réapproprié chez nous certains de ses disciples) : la théorie du péril islamique, de l'invasion musulmane, du mythe d'Eurabia, etc.« Tous les reproches qu'on a pu vous faire sur Soumission et d'autres déclarations sur l'islam, d'une certaine manière, vous les validez aujourd'hui ! », constate Léa Salamé, qui lui reproche d'avoir modifié son discours.« Je dis ce qui fait peur aux gens, répond-il en souriant.On peut m'accuser d'exploiter une peur: c'est vrai.» C'est précisément ce qui dérange plusieurs « bien- pensants » de la gauche (j'en suis), que Houellebecq méprise ouvertement.Aussi invitée, l'écrivaine Christine Angot, dont le roman Un amour impossible est l'un des titres les plus remarqués de la rentrée, a d'ailleurs refusé de se retrouver sur le plateau en sa présence.Elle a écrit tout le mal qu'elle pensait de Soumission dans Le Monde en janvier.Non seulement Michel Houellebecq exploite l'islamophobie, qu'il reconnaît être de plus en plus répandue, mais il la nourrit à dessein en la banalisant.Je l'ai déjà écrit, je le répète : Soumission est une version soft du scénario catastrophe qu'aiment se raconter les islamophobes avant de s'endormir.Si son discours sur l'islam est moins frontal que celui de Plateforme, ce n'est certainement pas la déclaration d'amour isla-mophile que certains ont bien voulu y voir.Il faut être naïf ou mal connaître Houellebecq et son œuvre pour l'imaginer.Houellebecq est fourbe.C'est aussi pour cela qu'il fascine.Soumission est un roman de faux-semblants.C'est aussi un récit qui ne remplit pas ses promesses.Peut-être parce qu'on y sent trop les propres peurs de son auteur?La genèse de ce livre, explique-t-il, découle du constat d'échec de sa propre tentative de « conversion » au catholicisme.On n'a pas de difficulté à croire cet agnostique déclaré.Selon Houellebecq, l'Occident, incapable de surmonter la perte de ses repères religieux, comblera ce vide grâce à une religion.« Je n'ai pas fini d'exploiter ce thème », dit-il.Quand on veut faire peur au monde.Avec Houellebecq, on n\u2019est pas à une provocation près.C\u2019est son fonds de commerce.Heureusement qu\u2019il a le génie de la forme pour compenser.TÉLÉVISION «Télé-Québec ne délaissera pas la jeunesse» Arrivée en poste il y a deux semaines à peine, la nouvelle présidente-directrice générale de Télé-Québec, Marie Collin, a deux priorités : accroître la présence de la télévision publique sur les plateformes numériques et faire connaître davantage la programmation, notamment son volet jeunesse, qui compose plus de 40 % de sa grille horaire.Entrevue avec celle qui, dans un contexte de restrictions budgétaires, se décrit comme «une battante».HUGO PILON-LAROSE Après un an à la tête de l\u2019AQPM, l\u2019association qui représente les producteurs indépendants de la télévision et du cinéma québécois, on vous a pressentie pour devenir la nouvelle PDG de Télé-Québec, poste que vous avez finalement accepté.En quoi ce nouveau défi vous a-t-il interpellée?Lorsqu'on m'a approchée, j'ai d'abord demandé si le gouvernement cherchait une personne pour fermer Télé-Québec.Si c'est le cas, ai-je dit, je ne suis pas la bonne personne.J'aime construire et bâtir.On m'a toutefois assuré que ce n'était pas le cas.Qu'on cherchait quelqu'un pour prendre Télé-Québec en main.C'est pourquoi j'ai accepté ce mandat.Vous avez longtemps travaillé chez Astral, dans l\u2019industrie de la télévision PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE « Plus que jamais, il faut offrir du contenu télévisuel québécois à nos jeunes.Cela a une valeur identitaire », affirme la présidente-directrice générale de Télé-Québec, Marie Collin.w L_ : Y privée.En quoi votre mandat diffère-t-il à la télévision publique?Les objectifs ne sont pas les mêmes.Au privé, notre mission est d'être rentable.On cherche à tout prix le succès, car nous travaillons sur des enjeux de rentabilité.En télévision publique, on répond d'abord à un mandat, mais on tente aussi de plaire aux téléspectateurs.À Télé-Québec, nous avons un mandat éducatif et culturel.Notre rôle est d'offrir une télévision qui est pertinente, intelligente et riche en contenus.D\u2019accord, mais toutes les stations de télévision utilisent ces mêmes termes.Qu\u2019est-ce que ça veut dire, concrètement, dans la réalisation de votre mandat?Notre mandat est, entre autres, de faire de la télévision jeunesse, d'autant plus que les autres stations délaissent cette clientèle.[.] La première expérience culturelle d'un enfant est fréquemment liée à la télévision.Dans le contexte actuel, nos jeunes sont à un clic de contenus étrangers.La barrière de la langue est de moins en moins un obstacle.Plus que jamais, il faut offrir du contenu télévisuel québécois à nos jeunes.Cela a une valeur identitaire.En tant qu'adulte, vous vous souvenez des comédiens et des émissions qui vont ont marqué, tout jeune.Si on ne fait rien pour que nos enfants écoutent la télévision québécoise, dans deux décennies, il n'y aura plus de résonance.Comme vous le dites, les jeunes consomment de plus en plus la télévision autrement, sur un téléphone intelligent, un ordinateur portable ou une tablette, par exemple.Quelle est votre vision du numérique pour la société d\u2019État?Nous devons être en mesure de diffuser nos contenus sur un maximum de plateformes.Pour ce faire, nous allons développer des partenariats, puisque nous ne sommes pas un joueur intégré.Pourrait-on imaginer que Télé-Québec s\u2019associe à une plateforme de diffusion telle que Tou.tv, pour diffuser son contenu en ligne?Nous pourrions avoir plusieurs partenaires.Rien n'est exclu pour l'instant.Tou.tv est une possibilité, mais il y en a d'autres.Je pense qu'il faut surtout investir sur nos propres plateformes, notamment telequebec.tv.Les citoyens qui cherchent notre contenu en ligne auront d'abord comme réflexe de consulter notre site internet.Cette croissance du numérique nécessitera toutefois des investissements, alors que, comme l\u2019ensemble des sociétés d\u2019État, vous jonglez avec des restrictions budgétaires.Comment comptez-vous réaliser cela?Ma priorité est de mettre l'argent [actuel] sur les contenus, c'est certain.Peu importe où ils seront diffusés.Je trouve votre question prématurée.Aujourd'hui, on parle de vision, pour le reste, je devrai m'asseoir avec mon équipe pour voir comment nous pourrons faire les choses autrement, notamment dans les différentes formes de financement.Pour le numérique, par exemple, des fonds existent, comme le Fonds Québecor, où nous pouvons soumettre des projets.En terminant, quelle place occupent les cotes d\u2019écoute dans votre vision de l\u2019avenir de Télé-Québec?Souhaitez-vous augmenter vos parts de marché ?Les gens qui me connaissent savent que je suis une battante.J'aime que les choses soient performantes.Mais pour une télévision publique comme Télé-Québec, notre première responsabilité est de remplir notre mandat et d'offrir une programmation « diversifiée ».Évidemment, on fait de la télé pour performer [.], mais quand 40% de notre programmation est consacrée à la jeunesse, on est dans un créneau très ciblé.C'est clair qu'on a des attentes par rapport aux cotes d'écoute, mais c'est en lien avec notre mission.Avec un bassin de 700 000 enfants, je ne peux pas faire un million en cotes d'écoute.Au Québec, seulement 38% des foyers ont des familles.Mais si Télé-Québec ne s'occupe pas des enfants, qui le fera?Les autres stations ont délaissé la jeunesse, Télé-Québec ne le fera pas. A14 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1\" SEPTEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS FESTIVAL DES FILMS DU MONDE Une compétition en dents de scie 2 Nights Till Morning, une coproduction de la Finlande et de la Lituanie, dont Marie-Josée Croze est la vedette féminine, est un assez joli film.En revanche, le drame biographique suédois John Hron est plutôt raté.MARC-ANDRÉ LUSSIER Tout un pan de la carrière de Marie-Josée Croze nous est pratiquement inconnu.Après avoir obtenu un prix d'interprétation au Festival de Cannes en 2003 (grâce aux Invasions barbares de Denys Arcand), l'actrice québécoise a admirablement su jouer ses billes en Europe.Elle a su en outre se tailler une place enviable dans le cinéma international, particulièrement auprès des auteurs.Cette exigence comporte toutefois un revers: plusieurs des films dans lesquels elle joue n'aboutissent jamais dans nos salles.2 Nights Till Morning subira-t-il le même sort ?Espérons que non.Sans être grandiose, ce deuxième long métrage de Mikko Kuparinen, inscrit dans la compétition mondiale du FFM, possède quand même assez de charme pour susciter l'intérêt.Pour son premier film de langue anglaise, le réalisateur finlandais propose en effet une rencontre fortuite entre deux êtres que le destin réunira dans un endroit qui leur est étranger.Marie-Josée Croze se glisse ainsi dans la peau de Caroline, une architecte française en voyage d'affaires à Vilnius.Son horaire ayant été surchargé, la jeune quadragénaire doit prolonger d'une journée son séjour dans la capitale lituanienne, au grand dam de sa douce moitié, restée à Paris.Au bar de l'hôtel, Caroline capte sans le chercher le regard de Jaakko (Mikko Nousiainen), un homme plus jeune, DJ populaire qui doit offrir une performance attendue le lendemain.L'architecte fait comprendre au DJ qu'elle pourrait, peut-être, apprécier sa compagnie, mais elle lui fait croire - décision spontanée?- qu'elle ne comprend pas un mot d'anglais.Un tour du destin Ce qui ne devait être qu'une petite aventure sans conséquence est toutefois appelé à emprunter une allure différente.À cause d'une éruption PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Dans 2 Nights Till Morning, l\u2019éruption d\u2019un volcan force une architecte française (Marie-Josée Croze) en voyage d\u2019affaires à Vilnius, en Lituanie, et un DJ populaire (Mikko Nousiainen) à prolonger leur idylle.PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION John Hron est inspiré du meurtre d\u2019un adolescent en Suède, en 1995.volcanique en Islande et de l'énorme nuage de cendres qui s'est répandu sur toute l'Europe du Nord en conséquence, l'espace aérien des pays baltes est complètement fermé.Tous les voyageurs restent coincés.Caroline et Jaakko n'ont guère le choix.Ils devront se côtoyer de nouveau, connaître un peu de la vie intime et familiale de l'autre, bref, ils commenceront à se parler, pleinement conscients de la nature éphémère de leur relation.Ainsi en a décidé le destin.Le récit n'a rien de bien original, mais Mikko Kuparinen est indéniablement doté d'un bon sens de l'écriture et des dialogues.Il aura aussi eu la bonne idée de se concentrer essentiellement sur les deux personnages principaux.Le monde extérieur - et la réalité quotidienne dans laquelle évoluent les protagonistes - n'intervient qu'en de rares occasions.Marie-Josée Croze et Mikko Nousiainen ont ainsi l'occasion d'explorer toutes les nuances de leurs personnages et de développer une relation crédible à l'écran.L'actrice joue à fond la carte d'un mystère qui, en fait, cache une très grande vulnérabilité.Elle offre ici une très belle performance.Malheureusement, aucun des membres de l'équipe de 2 Nights Till Morning n'était là pour accompagner la présentation du film au FFM.Rappelons que Marie-Josée Croze tourne présentement Iqaluit dans la capitale du Nunavut, sous la direction de Benoît Pilon (Ce qu'il faut pour vivre).Un drame suédois poussif Parfois, une première scène suffit pour laisser deviner au spectateur qu'il ne s'apprête pas à voir un chef-d'œuvre.C'est le cas du film suédois John Hron, aussi présenté hier dans la compétition mondiale.Inspiré d'un fait divers qui a marqué le cinéaste Jon Petterssen alors qu'il était préado, ce drame biographique relate le parcours tragique d'un garçon âgé de 14 ans, précoce et plutôt costaud, qui, en 1995, a été assassiné par des crapules néonazies.L'affaire a fait grand bruit à l'époque en Suède, au point où John Hron serait devenu, semble-t-il, une icône là-bas.Mais, c'est bien connu, les nobles intentions ne font pas obligatoirement de bons films.La trame musicale incessante, aussi sirupeuse que pompière, aura tôt fait de donner le ton.Le récit emprunte des allures de téléfilm bon marché, la réalisation est quelconque, et les acteurs jouent faux.Fait à noter, John Hron a été présenté hier matin dans une version uniquement sous-titrée en français.Pour un festival de cinéma à vocation internationale, voilà qui est plutôt inusité.Au service des communications du FFM, on nous a toutefois assuré que les membres du jury ont pu visionner une version sous-titrée en anglais en soirée.Rappelons que, faute de financement, le sous-titrage électronique, qui assurait des présentations simultanées dans les deux langues officielles, n'est plus utilisé.Le récit de 2 Nights Till Morning n\u2019a rien de bien original, mais Mikko Kuparinen est indéniablement doté d\u2019un bon sens de l\u2019écriture et des dialogues.GÉRARD DEPARDIEU, L\u2019HOMME Petit détour du côté du cinéma Quartier latin pour aller jeter un coup d\u2019œil sur un documentaire consacré à Gérard Depardieu.Le titre, Gérard Depardieu, grandeur nature, n\u2019aurait pu être mieux choisi.Dans ce film d\u2019une durée d\u2019une heure, tourné l\u2019an dernier, le monstre sacré se raconte, en toute simplicité, sous la caméra complice de Richard Melloul, un photographe que l\u2019acteur connaît depuis une trentaine d\u2019années.Pour l\u2019occasion, ce dernier passe derrière la caméra.La complicité qui lie les deux hommes y étant sans doute pour quelque chose, Depardieu, ici, s\u2019abandonne.Pour lancer ce document, la voix magnifique de Fanny Ardant fait d\u2019abord entendre les mots de Françoise Sagan.Puis, quelques personnes marquantes dans la vie de lacteur évoquent la nature hors norme de l'homme.Jacques Weber, Pierre Richard, Michel Blanc, Bertrand Blier.Des films d\u2019archives sont aussi utilisés.Ils sont en outre tirés du tournage de Cyrano de Bergerac, ainsi que d\u2019un voyage en Inde effectué à la fin des années 80, pendant lequel Depardieu a eu l\u2019occasion de rencontrer le maître Satyajit Ray, qu\u2019il admirait.Sensible et bouleversant L\u2019essentiel du film, lancé au mois de mai sur une chaîne publique française (mais aussi au Festival de Cannes), est toutefois constitué des témoignages de lacteur.C\u2019est souvent sensible et bouleversant.Notamment quand il évoque la mémoire de Patrick Dewaere (il visite sa tombe pour la première fois en 30 ans) ou, bien sûr, celle de son fils Guillaume.Au-delà des polémiques, il y a un homme.D\u2019exception.A cet égard, le plus beau témoignage vient sans doute de « Nounours », son secrétaire depuis 25 ans.«Je lui ai promis que je m\u2019occuperais de lui jusqu\u2019à la fin de sa vie», confie simplement le sympathique gaillard.Vraiment, on en aurait pris davantage.\u2014 Marc-André Lussier Gérard Depardieu, grandeur nature sera présenté de nouveau le 6 septembre, à 20 h 30, au Quartier latin.Lacombe en allemand PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE À Bonn, le chef d\u2019orchestre Jacques Lacombe dirigera quatre productions par saison, pour un total de quelque 30 représentations.CLAUDE GINGRAS Jacques Ainsi qu'on l'a annoncé la semaine dernière, Jacques Lacombe vient d'être nommé chef d'orchestre principal de l'Opéra de Bonn.En allemand, langue qu'il parle couramment, l'ex-organiste trifluvien de 52 ans devient le Chefdirigent du Oper der Stadt Bonn, ou Opéra de la ville de Bonn, Bonn étant, comme chacun sait, la ville natale de Beethoven.Lacombe demeure chef de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières et renonce au poste équivalent qu'il occupait au New Jersey.À Bonn, il a accepté un contrat de deux ans à compter de la saison 20162017.Il précise qu'il y dirigera quatre productions par saison (deux nouvelles et deux de répertoire), pour un total de quelque 30 représentations.Trois chefs invités se verront confier le reste de la saison.Lacombe fera ses débuts à Bonn le 29 mai prochain, dirigeant un opéra inconnu d'un compositeur qui l'est presque : Holofernes, d'Emil Nikolaus von Reznicek.Le titre se réfère au nom allemand d'Holo-pherne, ce général du roi babylonien Nabuchodonosor que l'héroïne juive Judith, pour sauver son peuple, séduisit et enivra avant de le décapiter.Le scénario évoque quelque Salomé et, justement, les rares commentateurs de cet opéra, oublié depuis sa création à Berlin en 1923, parlent d'un style vocal et orchestral proche de Richard Strauss.Nous n'avons retracé aucun enregistrement de cet Holofernes.En fait, le nom de l'Autrichien Reznicek (1860-1945) évoque une seule pièce : la pétillante ouverture d'un opéra intitulé Donna Diana.Une autre rareté, bien sûr.En 1404 pages, le soi-disant Definitive Kobbé's Opera Book ne mentionne même pas le nom de Reznicek.Nul doute que la marque allemande CPO, spécialisée dans le rare, enregistrera Holofernes, comme elle l'a fait dans deux cas : Ritter Blaubart, où Reznicek reprend le sujet de Barbe-Bleue, et Oberst Chabert, de Hermann Wolfgang von Waltershausen, d'après Balzac, un live de 2010 où le chef invité de l'Opéra de Berlin était déjà.Herr Jacques Lacombe.Mais Lacombe n'oublie pas le répertoire français : il dirigera la Symphonie fantastique de Berlioz à Trois-Rivières le 19 septembre et à l'OSM les 10,13 et 14 février.À l\u2019Oratoire Une nouvelle série de concerts dominicaux gratuits s'ouvre ce dimanche, 15h30, à l'Oratoire Saint-Joseph.L'organiste britannique David Baskeyfield, 1er prix au Concours de Montréal 2014, jouera alors Mozart, Bach, Isoir et Alain.Entrée libre, grand écran.La nouvelle série comprendra 50 concerts, principalement des récitals donnés par 60 organistes de 10 pays.On y adjoindra occasionnellement des formations chorales.Autre initiative : une intégrale Bach, par 20 organistes en 20 programmes, du 26 juin au 20 novembre 2016.Toujours dans le domaine de l'orgue : Vincent Boucher, titulaire à l'Oratoire, inaugure le nouveau Casavant de l'église Sainte-Marguerite-Bourgeoys de L'Île-des-Sœurs (286, rue Elgar) demain, 19 h 30.Au programme : Handel, Bach, Scarlalti, Widor.Prix d'entrée : 50$.SMCQ et NEM le même soir Nos deux principaux organismes de musique contemporaine, la SMCQ et le NEM, lancent leur nouvelle saison le même soir: le vendredi 25 septembre, à deux heures d'intervalle.La SMCQ reprendra sa formule « Hommage » en fêtant cette fois le compositeur John Rea.Lors d'un concert gratuit à 19 h, salle Pierre-Mercure, Walter Boudreau dirigera l'Ensemble de la SMCQ dans des œuvres de Rea, Denis Gougeon et Silvio Palmieri.À quelques rues de là, soit à 21 h, à la Maison symphonique, Lorraine Vaillancourt et le NEM salueront l'initiative SMCQ-Rea en présentant des œuvres non seulement de Rea, mais aussi de Boulez qui, lui, célèbre cette année son 90e anniversaire.Cette rare présence du NEM dans le paysage de la SMCQ nous a fait parler la semaine dernière de « concert conjoint», alors qu'il s'agit de deux concerts se déroulant presque en même temps.En bref Le Café d'art vocal (1223, rue Amherst) reçoit ce soir, 18 h 30, la soprano France Bellemare, 3e prix au Concours de Montréal 2015.André Lemay Roy l'interviewera.L'OSM annonce l'annulation du Philip Glass Ensemble prévu pour les 29 et 30 avril.Le 27e Carrefour mondial de l'accordéon recevra 75 solistes à Montmagny au cours d'un très long week-end débutant jeudi.L'Ensemble vocal féminin Modulation, que dirige Lucie Roy, tient présentement des auditions.Info.: 450 933-3969."]
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