La presse, 3 septembre 2015, Cahier A
[" Montréal jeudi 3 septembre 2015 Le plus grand quotidien français d'Amérique 131® année No 262 34 pages, 3 cahiers 1,20$ taxes en sus - Édition provinciale 1,30$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées SANS LA PRESSE BOUCHARD REBONDIT JUSTE À TEMPS La Québécoise remporte un deuxième match de suite pour la première fois en près de six mois.SPORTS WILFRID NGUESSO, FILS DE L\u2019HOMME FORT DU CONGO-BRAZZAVILLE PERSONA NON GRATA AU CANADA PLAIDOYER POUR DES TERRAINS DE JEU FUMÉE PAGE LA PRESSE AUX INTERNATIONAUX DES ÉTATS-UNIS Wilfrid Nguesso Soupçonné par la justice française d\u2019avoir pillé son pays, le fils du président du Congo-Brazzaville veut déménager ses affaires à Montréal, où il a déjà installé sa famille et une partie de sa fortune, a appris La Presse.Le Canada veut l\u2019en empêcher, mais vient d\u2019essuyer un revers en cour.PAGE A3 IMAGE TIREE D\u2019UNE VIDEO EXCLUSIF PHOTO ARCHIVES REUTERS i/Aii i'IRliiïîK LE PARI DU DIVERTISSEMENT Jeux d habileté, paris sportifs, billard: le Casino de Montréal mise sur de nouvelles activités pour renouer avec la croissance AFFAIRES PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE MOURIR EN HUIT ÉTAPES Quelle sera la marche à suivre après une demande d\u2019aide médicale à mourir?PAGE A2 PATRICK LAGACÉ ÇA GRINCE, ET C\u2019EST NORMAL PAGE A4 PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE a guerre RIMAELKOURI L\u2019HUMANITÉ ÉCHOUÉE Un petit corps inerte sur une plage de Turquie.La photo de cet enfant syrien, mort en mer en fuyant l éveillera-t-elle des conscie demande notre chroniqueuse.PAGE A13 PHOTO ASSOCIATED PRESS MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Quatre anciens PM du Québec demandent à la bétonnière de se retirer.Cependant, Claude Charron serait d\u2019accord pour qu\u2019elle reste.QBt Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621 924987651 \u2022Tilr sRjKSjfSüS: PRESSE üü \t pi?fi.tr is de Pierretoiiig ta* to* « C'EST UN LIVRE - PAUL ARCAND, 98,5 FM ENQUÊTE SUR LES DJIHADISTES CANADIENS LOUPS SOLITAIRES, CELLULES DORMANTES ET COMBATTANTS Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub 621924987651 4490 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 SEPTEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn AIDE MÉDICALE À MOURIR MOURIR EN HUIT ÉTAPES KATIA GAGNON Depuis un an, un comité du ministère de la Santé où siègent une dizaine de personnes, dont de nombreux cliniciens, planche sur la minutieuse marche à suivre qui sera concrètement implantée lorsqu\u2019une demande d\u2019aide médicale à mourir sera faite dans un établissement de santé.Le comité fera bientôt parvenir le résultat de son travail aux établissements.Le gériatre David Lussier, qui fait partie de ce comité, nous résume cette marche vers la mort en huit étapes.1LA DEMANDE EST RÉDIGÉE Le patient doit formuler sa demande par écrit, auprès d\u2019un professionnel de la santé, à laide d\u2019un formulaire conçu à cette fin.Si la personne ne peut pas écrire, la demande peut être rédigée par un proche en présence du patient et d\u2019un membre du personnel.La demande est remise au médecin traitant.«Ce n\u2019est pas un simple formulaire à remplir pour le patient que le médecin sort de sa poche.Il faut que le patient y ait réfléchi sérieusement», explique David Lussier.2\tLE MÉDECIN DÉCIDE S'IL ACCEPTE Le médecin traitant détermine s\u2019il a une objection de conscience à administrer laide médicale à mourir.Si c\u2019est le cas, il en informe la direction de l\u2019établissement, qui a la responsabilité de trouver un nouveau médecin.S\u2019il accepte de donner le service, il doit établir si le patient respecte les critères prévus à la loi.Le patient doit être majeur, apte et détenir une carte soleil valide (afin de prévenir le tourisme de la mort).Il doit souffrir d\u2019une maladie grave et incurable et cette maladie doit engendrer des souffrances physiques ou psychiques intolérables.De plus, sa situation médicale se caractérise par un «déclin avancé et irréversible de ses capacités», stipule la loi.Bref, son décès est imminent.3\tUN SECOND MÉDECIN ÉVALUE LA DEMANDE Avant d\u2019aller de l\u2019avant, le médecin doit demander une seconde opinion médicale.Le second praticien doit être totalement indépendant du premier médecin ainsi que du patient.«Le premier médecin ne pourrait pas, par exemple, être le supérieur hiérarchique du second.Ça poserait problème.» 4\tPAS DE PRESSION DE L'EXTÉRIEUR Si le second praticien valide la première opinion, le médecin traitant doit ensuite s\u2019assurer que le patient n\u2019est pas victime de pressions de la part de sa famille pour réclamer laide médicale à mourir.« Ça va se faire en parlant avec le patient, en privé.» La famille du patient doit-elle absolument être avertie?Réponse: non.« Le médecin doit faire tout son possible pour que la famille soit avertie, mais si le patient ne veut pas, elle peut ne pas l\u2019être.» PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE Pour mettre fin à ses jours, un patient devra confirmer à plusieurs reprises à son médecin que telle est bien son intention.5\tLE PATIENT PEUT TOUJOURS CHANGER D'AVIS À tout moment au cours de ce processus, le patient peut changer d\u2019avis et retirer sa demande.Le médecin doit d\u2019ailleurs s\u2019assurer, jusqu\u2019à l\u2019injection ultime, que le patient est toujours d\u2019accord.Le patient doit avoir répété qu\u2019il désire l\u2019aide médicale à mourir à plusieurs reprises lors d\u2019entretiens avec le médecin, «espacés dans un délai raisonnable».Si le patient maintient sa demande, le médecin va chercher les médicaments requis à la pharmacie de son hôpital ou dans une pharmacie communautaire.Il aura besoin de trois médicaments, de seringues et du matériel pour administrer les produits par intraveineuse.7 LE MÉDECIN CONSTATE LE DÉCÈS Dans lacte de décès qui sera rédigé par le praticien, la cause de la mort sera la maladie dont souffrait le patient.«Si le patient ne veut pas que sa famille sache dans quelles circonstances il est décédé, ça demeurera confidentiel.» Le médecin doit ensuite rédiger un avis à l\u2019intention du conseil des médecins de son établissement et aussi de la Commission sur les soins de fin de vie, qui reverra chaque décès.Dans son rapport, il doit démontrer comment les souffrances étaient intolérables et confirmer le diagnostic de fin de vie.Il doit aussi montrer que tous les critères de la loi étaient respectés.«C\u2019est assez long à remplir, plus long qu\u2019on l\u2019aurait voulu, mais il fallait s\u2019assurer que la loi était respectée», explique David Lussier.6\tLES TROIS INJECTIONS SONT ADMINISTRÉES Au jour dit, le patienta qui on va administrer laide médicale à mourir peut se trouver chez lui ou à l\u2019hôpital.S\u2019il est hospitalisé, il doit l\u2019être dans une chambre à un lit.Le personnel médical présent doit éteindre ses téléavertisseurs et téléphones cellulaires, afin de créer un environnement propice et calme.Le médecin injecte par intraveineuse un premier médicament, des benzodiazépines, qui calme le patient.Le deuxième produit induit un coma et le troisième, un dérivé du curare, paralyse les muscles et stoppe la respiration.Le processus durerait autour d\u2019une quinzaine de minutes, estimait cette semaine le secrétaire du Collège des médecins, Yves Robert.Dans chaque établissement, un groupe interdisciplinaire de soutien sera mis en place pour épauler le personnel soignant qui pourrait être touché par ces morts.8 LA COMMISSION FAIT UN BILAN ANNUEL Le médecin transmet son rapporté la commission.Ce rapport est anonyme: ni le nom du médecin ni celui du patient n\u2019y sont inscrits.Si la Commission juge que la demande a été adéquatement traitée, le cas est archivé et fera partie du rapport annuel remis au ministre.Dans le cas contraire, la Commission peut alors être informée du nom du médecin et lui demander de compléter ou de préciser des éléments de son rapport.Si la Commission n\u2019est toujours pas satisfaite, elle informe le ministre de la Santé de ce cas problème.Tous les cinq ans, la Commission produit un rapport plus volumineux qui fait le bilan des soins de fin de vie.«ÇA GRINCE, ET C'EST NORMAL», LA CHRONIQUE DE PATRICK LAGACÉ EN PAGE 4 'ER PERPETUAL DWELLER 4000 U -* V 4 OYSTER SEA- CHÂTEAU D\u2019IVOIRE JOAILLIERS 2020 RUE DE LA MONTAGNE 514 845 4651 t ROLEX \t \t Amusez-vous!\tAFFAIRES 6\tMonde\tA-13 Astrologie du jour\tSPORTS 8\tPetites annonces\tSPORTS 6 Débats\tA-15\tSudoku\tAFFAIRES 5 Décès\tSPORTS 7\t7, minimum 14.SPORTS 6 Météo Passages nuageux en matinée, maximum 2\"\t MAISONS DE SOINS PALLIATIFS Le financement pourrait être remis en question, estime un expert ARIANE LACOURSIÈRE ET KATIA GAGNON L'avocat spécialisé dans la défense des droits des patients, Me Jean-Pierre Ménard, croit que le financement public des maisons de soins palliatifs pourrait être remis en question à la suite de la décision de ces établissements de refuser d'administrer l'aide médicale à mourir à leurs patients.Chaque année, le gouvernement dépense 18 millions pour financer en partie les 29 maisons de soins palliatifs du Québec.« Le financement est de 68 000$ par année par lit», explique la porte-parole du ministère de la Santé, Marie-Claude Lacasse.Pour Me Ménard, même si la décision des maisons de soins palliatifs respecte la loi, elle peut tout de même être remise en question.« Il n'était pas prévu que les maisons de soins palliatifs se concertent ainsi.Ça compromet le droit des citoyens à l'accès aux soins.» L'avocat mentionne que le message envoyé est que si un patient veut des services dans une maison de soins palliatifs, il ne doit pas demander l'aide médicale à mourir.« Ça ne respecte pas l'esprit de la loi.C'est une pente dangereuse», dit-il.« Une partie du financement des maisons de soins palliatifs est public.Comme société, on peut se demander si on devrait continuer de payer.Accepterait-on de financer une école qui n'applique pas le cursus du Ministère ?», demande Me Ménard, qui ajoute qu'il faudra d'abord se questionner sur la meilleure façon de répondre aux besoins des citoyens.Appel au calme Le président du Collège des médecins du Québec, le Dr Charles Bernard, a tenu à calmer le jeu, hier.« C'est un sujet sensible.Mais la société a décidé d'aller de l'avant avec l'aide médicale à mourir.Et nous sommes là pour nous assurer que ça se passe bien», dit-il.Le Dr Bernard a rappelé que « les soins palliatifs continueront d'être encouragés » et que « très peu de patients » demanderont l'aide médicale à mourir.Sommité en soins palliatifs à domicile au Québec, la Dre Geneviève Dechêne lance elle aussi un appel au calme.En 32 ans de pratique, seulement deux patients lui ont demandé une aide médicale à mourir.Elle rappelle que la loi 52 concerne surtout les soins palliatifs, obligeant tous les hôpitaux de la province à offrir de tels soins d'ici quatre ans.«En ce qui concerne l'aide médicale à mourir, je vois ça de façon très sereine.La loi se mettra en marche très progressivement.Il faut rester calme», dit-elle.Pour la Dre Dechêne, il est « normal que les médecins de soins palliatifs ne veuillent pas offrir l'euthanasie ».« Nous offrons des soins de vie.Je ne suis peut-être pas la bonne personne pour offrir ça.Mais certains collègues, comme des intensivis-tes, pourraient être à l'aise avec ça», dit la Dre Dechêne, qui note qu'en Suisse, où l'euthanasie est autorisée, aucun médecin de soins palliatifs ne la pratique, à sa connaissance.Pour la Dre Dechêne, l'urgence est surtout dans le développement de soins palliatifs à domicile partout dans la province.Un domaine dans lequel le Québec accuse beaucoup de retard.Une décision illégale Un peu plus tôt hier, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, n'a pas caché sa colère envers les médecins de soins palliatifs du CHUM, qui se sont tous prononcés contre l'aide médicale à mourir.Le ministre les a menacés de sanctions disciplinaires s'ils font obstacle à la loi dans leur établissement.M.Barrette s'en est aussi pris aux responsables des maisons de soins palliatifs.« C'est de l'intégrisme administratif.Ils vont forcer des gens en fin de vie hébergés dans leurs murs à déménager pour avoir accès à l'aide médicale à mourir?Ça dépasse l'entendement.» Mais pour la Dre Justine Farley, médecin en soins palliatifs à l'hôpital de St.Mary's, il est carrément impensable que des patients reçoivent l'aide médicale à mourir en milieu palliatif.« Comme médecin, j'oriente vers d'autres spécialités quand c'est nécessaire.On change régulièrement nos patients en fin de vie d'unité, explique-t-elle.Si un patient me demande cela, je vais considérer que ce n'est pas dans mon champ de pratique.» LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 SEPTEMBRE 2015 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllm ACTUALITÉS Riche et interdit de territoire Le fils du président du Congo-Brazzaville tente de s\u2019établir à Montréal Visé par une vaste enquête de la justice française sur le pillage de son pays, le fils adoptif du président du Congo-Brazzaville veut déménager ses affaires vers Montréal, où il a déjà installé sa famille et une partie de sa fortune, a appris La Presse.Les autorités canadiennes aimeraient bloquer la venue de celui qu elles soupçonnent d\u2019être un véritable kleptocrate, mais elles viennent d\u2019essuyer un revers devant la cour.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE La maison de Wilfrid Nguesso à Mont-Royal, est évaluée à 1,2 million.Sa famille y réside, mais lui-même n\u2019a plus le droit d\u2019entrer au Canada, car les autorités considèrent qu\u2019il est membre d\u2019une organisation criminelle.¦ H S \u20141 v\u2014 ^ -'ü B VINCENT LAROUCHE « Il ne faut pas voir le mal partout ! », a lancé Wilfrid Nguesso lorsque les agents d'immigration canadiens l'ont interrogé sur la fortune de sa famille, soupçonnée d'avoir pillé le Trésor public de la république du Congo (communément appelée Congo-Brazzaville), l'un des pays les plus pauvres du monde, pour financer une orgie de dépenses de luxe.Si Wilfrid Nguesso était interrogé par les fonctionnaires de l'ambassade canadienne à Paris ce jour de septembre 2012, c'est parce qu'il cherche depuis des années à immigrer à Montréal et y déménager ses affaires.En France, où il est présentement résident permanent, l'air commence à être irrespirable pour lui.Wilfrid Nguesso est le neveu et le fils adoptif du président Denis Sassou-Nguesso, homme fort qui a dirigé le Congo-Brazzaville sous un régime de parti unique de 1979 à 1992, puis est revenu au pouvoir par la force au terme d'une guerre civile en 1997.Il a depuis remporté deux élections très contestées.En France, la famille Nguesso est visée par une enquête judiciaire surnommée l'affaire des «biens mal acquis », qui fait la manchette depuis des années.Plainte d\u2019ONG Ce sont des organisations non gouvernementales (ONG) anticorruption qui ont porté plainte à la justice française contre les familles de trois chefs d'État africains, dont Denis Sassou-Nguesso.Des juges d'instruction épaulés de policiers enquêtent sur des soupçons de « détournement de fonds publics», « blanchiment» et « abus de biens sociaux et de confiance ».Les familles visées sont soupçonnées d'avoir IMAGE TIRÉE DE YOUTUBE Wilfrid Nguesso est le fils adoptif du président du Congo-Brazzaville.Sa famille est soupçonnée d\u2019avoir détourné les fonds publics de ce pays.détourné les fonds publics des pays qu'ils contrôlent pour accumuler des fortunes colossales en France.L'affaire des « biens mal acquis » pourrait mener à des saisies d'actifs par les autorités françaises dans le but de les redistribuer aux populations flouées.C'est ce que visent les plaignants.C'est dans ce contexte que la demande de Wilfrid Nguesso pour immigrer au Canada a été étudiée par les autorités canadiennes.La Presse a retracé les documents de sa demande dans les archives de la Cour fédérale.M.Nguesso a présenté sa demande de résidence permanente le 27 décembre 2006, peu avant le dépôt d'une première plainte d'ONG anticorruption en France.À cette époque, sa conjointe et ses enfants venaient de s'établir à Mont-Royal, où ils occupent toujours aujourd'hui une luxueuse demeure bardée de caméras de surveillance.Dès le dépôt de sa demande en 2006, Citoyenneté et Immigration Canada a entrepris une enquête approfondie sur ses finances et sa possible implication dans des détournements de fonds.L'enquête allait durer sept ans.Elle s'est concentrée en grande partie sur Socotram, l'entreprise dont Wilfrid Nguesso est le PDG et qui possède une filiale à Montréal.Socotram est détenue à 45 % par l'État congolais et à 55 % par des intérêts privés.Le Congo-Brazzaville lui a délégué le droit de percevoir des droits de trafic maritime de plusieurs millions par année sur les chargements de pétrole qui quittent le pays par bateau.Les fonctionnaires canadiens ont constaté que le traitement du PDG semblait « sans lien avec la réalité de [ses] activités professionnelles ».Ainsi, il aurait bénéficié : >\td'un salaire annuel de 3 millions de dollars.>\tde plusieurs logements de fonction.>\td'une prise en charge des frais d'éducation de ses enfants.>\tde véhicules de luxe dans différents pays.>\tde la possibilité de se transférer des fonds de la société à lui-même.Une « organisation criminelle» Les fonctionnaires croient que derrière des sociétés-écrans, le véritable propriétaire est Wilfrid Nguesso, qui a pris le contrôle de la collecte des droits maritimes congolais en collaboration avec sa famille « dans un but d'enrichissement personnel».Le verdict est tombé en décembre 2013: les autorités canadiennes ont déclaré M.Nguesso interdit de territoire au Canada car il y avait des motifs raisonnables de croire qu'il est membre d'une « organisation criminelle » qui s'est livrée à des activités de criminalité organisée en détournant les fonds de la Socotram.À partir de ce moment, M.Nguesso s'est vu interdire de visiter ses proches à Montréal.Mais il a contesté la décision des fonctionnaires devant la Cour fédérale.En juillet dernier, une juge lui a donné partiellement raison : elle a annulé le refus de résidence permanente sous prétexte que les fonctionnaires ont été injustes de deux façons avec le demandeur: ils n'ont pas identifié précisément l'organisation criminelle dont il est soupçonné de faire partie, et ils n'ont pas identifié de crimes dans le Code criminel canadien qui correspondraient aux infractions dont il est soupçonné en France.Le dossier a donc été retourné aux fonctionnaires pour qu'ils refassent leurs devoirs.On ignore à quelle date ils rendront une nouvelle décision sur la demande d'immigration.Lorsque ce sera fait, M.Nguesso pourra à nouveau la contester s'il croit encore avoir été floué dans ses droits.D'ici là, M.Nguesso ne peut toujours pas mettre le pied au Canada.Son avocate n'a pas rappelé La Presse.Personne n'a répondu lorsque nous avons tenté de joindre sa conjointe à Mont-Royal.Consultez le dernier résumé de l\u2019affaire des «biens mal acquis» préparé par Radio France internationale: http://www.rfi.fr/afrique/20150206-bien-mal-acquis-vers-une-vaste-offensive-judiciaire-france LES AVOIRS DE WILFRID NGUESSO DANS LE MONDE 1.\tMONTRÉAL ENTREPRISES \u2022\tSocotram, division canadienne ACTIFS RETRACÉS \u2022\tMaison à Mont-Royal (évaluée à 1,2 million) \u2022\tMercedes GLK et Chrysler Voyageur (achetées 255 000 $) \u2022\tFonds transférés d\u2019Europe pour au moins 1,2 million (incluant l\u2019argent utilisé pour lachat de la maison) CONTACTS, PARTENAIRES \u2022\tStéphane Saintonge : Fiscaliste et ancien membre de la commission Séguin sur le déséquilibre fiscal.Condamné à 840 000 $ d\u2019amende pour fraude fiscale en 2012.Il a participé à plusieurs transactions impliquant la famille Nguesso et siège au conseil d\u2019administration de la Socotram.Wilfrid Nguesso l\u2019a décrit comme le principal actionnaire de la Socotram, mais les autorités canadiennes ne le croient pas.\u2022\tJean-Paul Bongo : Cousin éloigné de Wilfrid Nguesso, cet animateur de radio et consultant lavallois est toujours inscrit comme principal dirigeant au Canada de Socotram.\u2022\tClaudia Nguesso : Femme de Wilfrid Nguesso, pasteure évangélique, elle était inscrite comme présidente de la division canadienne de Socotram jusqu\u2019en 2012 et a reçu beaucoup d\u2019argent des entreprises de son mari, mais selon ce dernier, elle n\u2019y a jamais travaillé.2.\tLUXEMBOURG ENTREPRISES \u2022\tTrading and Shipping : Entreprise appartenant à Wilfrid Nguesso qui a transféré des fonds au Canada pour lui et sa femme.\u2022\tCanaan Canada SCI : Entreprise à travers laquelle la femme de Wilfrid Nguesso a acheté la maison de Mont-Royal.L\u2019entreprise logeait chez un cabinet d\u2019avocats, où la police a mené une perquisition à la recherche d\u2019éléments de preuve sur les détournements de fonds par la famille Nguesso.ACTIFS RETRACÉS \u2022\tAucun, mais les autorités canadiennes ont constaté que la famille Nguesso avait reçu d\u2019importantes sommes transférées au Canada à partir du Luxembourg.CONTACTS, PARTENAIRES \u2022\tAlain Sereyjol Garros : Citoyenneté et Immigration Canada croit qu\u2019il gérait les sociétés-écrans permettant de dissimuler la fortune de Wilfrid Nguesso et le fait qu\u2019il est le véritable propriétaire de la Socotram.Il s\u2019est suicidé en 2007 après un bref passage en prison.Son amoureux a repris ses affaires mais a été trouvé mort d\u2019une surdose de drogue cinq mois plus tard.3.\tFRANCE ACTIFS RETRACÉS \u2022 Appartement de luxe à Courbevoie, près de la Seine.Le logement appartient à Wilfrid Nguesso, mais la Socotram lui paye un loyer pour l\u2019y loger.\u2022\tComptes bancaires (soldes inconnus) \u2022\tAston Martin DB9, Porsche Panaméra, Range Rover \u2022\t1,05 million d\u2019euros d\u2019achats chez Arije bijoux et montres et 38 0 00 euros d\u2019achats à travers Socotram chez Pape maître tailleur, selon les journalistes d\u2019enquête français de Médiapart.4.\tCONGO-BRAZZAVILLE ENTREPRISE \u2022 Socotram, une entreprise dont Wilfrid Nguesso est le PDG.Elle est détenue à 45 % par l\u2019État congolais.Les autorités canadiennes croient que Wilfrid Nguesso possède les 55 % restants par l\u2019entremise de sociétés-écrans.L\u2019entreprise collecte des millions en droits maritimes sur les eaux congolaises chaque année.ACTIFS RETRACÉS \u2022\tDeux villas \u2022\tComptes bancaires (soldes inconnus) \u2022\tDeux voitures Lexus CONTACTS, PARTENAIRES \u2022\tDenis Sassou-Nguesso, président du pays de 1979 à 1992 et de 1997 à aujourd\u2019hui.5.\tGABON ACTIFS RETRACÉS \u2022\tAudi A7 \u2022\tLexus \u2022\tMercedes GLK CONTACTS, PARTENAIRES \u2022\tOmar Bongo, ex-président du pays, qui s\u2019était marié avec la sœur de Wilfrid Nguesso et avait logé au palais présidentiel (le couple présidentiel est mort en 2009). A4 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 SEPTEMBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS Ça grince, et c'est normal PATRICK LAGACÉ CHRONIQUE Le Québec s'est doté d'une loi avant-gardiste qui encadre le suicide médicalement assisté.Cette loi était le fruit de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, le plus bel effort parlementaire de mémoire d'homme, un effort piloté notamment par la députée péquiste Véronique Hivon.En décembre, la loi va commencer à s'appliquer dans le réseau de la santé.L'idée, c'est de faire en sorte qu'un Québécois condamné par la médecine, qui souffre, qui est lucide, pourra demander qu'on abrège ses souffrances.Qu'un médecin, doucement, humainement, dignement, pose un geste médical - un soin - qui le fera mourir.Dignement, humainement, doucement, disais-je.Le contraire d'aller se flinguer derrière le cabanon, ce qui est aujourd'hui une des seules options pour ceux qui ne veulent pas étirer leur agonie.Puis, en parallèle, après l'adoption de cette loi par l'Assemblée nationale, la Cour suprême du Canada a fait évoluer le droit avec les mentalités: elle a ordonné en février à Ottawa d'encadrer le droit à mourir.On savait que Mourir dans la dignité était le début de quelque chose.On savait qu'il y aurait des pépins, des récalcitrants, des objecteurs.La loi prévoit qu'un médecin ne pourra pas être forcé d'administrer ce soin, si cela va à l'encontre de ses convictions.Les 29 maisons de soins palliatifs de la province, des créatures organiques et communautaires, ont bénéficié d'une disposition qui permet à celles qui ne veulent pas prodiguer ce soin de ne pas le faire.Les premiers pépins, récalcitrants et objecteurs se sont manifestés hier, quand La Presse a annoncé que les 29 maisons de soins palliatifs du Québec avaient, en bloc, décidé de ne pas permettre le suicide assisté dans leurs murs.Et que les médecins du service des soins palliatifs du CHUM - férocement opposés à l'idée depuis toujours - s'opposent même à ce que des médecins mettent les pieds dans leur service pour exaucer le souhait d'un patient qui souhaiterait en finir.Le ministre de la Santé a réagi avec sa fougue habituelle.Gaétan Barrette a parlé d'« intégrisme administratif » en parlant des maisons de soins palliatifs qui vont refuser que ce soin ultime soit prodigué sous leur toit.« Ils vont forcer des gens en fin de vie hébergés dans leurs murs à déménager pour avoir accès à l'aide médicale à mourir?Ça dépasse l'entendement.» Le ministre a invité les administrateurs de ces maisons de soins palliatifs à faire « un examen de conscience ».Aux médecins des soins palliatifs du CHUM, il a rappelé que ce service « n'est pas un royaume dans un hôpital où le médecin des soins palliatifs est le roi.Le roi, c'est le patient», a-t-il dit à ma collègue Katia Gagnon.En voyant aller M.Barrette, hier, je me suis pincé pour m'assurer que je ne rêvais pas.Et je ne rêvais pas ! J'étais bel et bien d'accord avec le ministre de la Santé ! Pour une fois.Le ministre a réaffirmé le consensus québécois sur l'aide médicale à mourir, un consensus qui s'est exprimé au cours des consultations de la Commission spéciale qui a mené à cette loi.Et au-delà du bâton brandi par un Gaétan Barrette à juste titre ulcéré, ce consensus est probablement le meilleur allié de ceux qui feront le choix de ne pas mourir au bout de l'agonie naturelle provoquée par une longue maladie.Pour les médecins des services de soins palliatifs, la chose est à peu près entendue : ils ne sont pas propriétaires de ces services et on les voit mal embaucher des gardes armés pour bloquer la route à un médecin dépêché pour administrer le soin ultime au patient qui le demande, là, maintenant, dans la chambre 422.Pour les maisons de soins palliatifs, c'est une autre affaire.D'abord, elles ont choisi de se prévaloir d'une exemption prévue dans la loi.Elles ont annoncé en bloc qu'elles exerçaient ce droit d'exemption, avant-hier.Donc, techniquement, quelqu'un pourrait entrer aux soins palliatifs, y écouler ses derniers jours et, devant la souffrance, demander à recevoir ce soin auquel il a droit.Et là, vous allez me dire que les formidables personnes - je le dis sans ironie - qui œuvrent à l'intérieur de ces murs vont dire à ce patient agonisant : « Deux p'tites minutes, on vous appelle une ambulance : vous irez mourir à l'urgence, nous, on s'oppose à ce geste médical.On va mettre vos affaires dans un sac.» J'ai de la misère à croire que ces 29 maisons qui suintent la dignité humaine vont sombrer dans l'indignité, quand une personne malade demandera qu'on ouvre la porte à un médecin pour qu'il la délivre de ses souffrances.Il y a un consensus québécois qui accepte l'aide médicale à mourir.Je vois mal comment ces maisons, si ancrées dans leurs communautés, pourront éternellement opérer en marge de ce consensus.On savait qu'il y aurait des pépins, des récalcitrants et des objecteurs, dans l'implantation de cette mesure que j'ai personnellement saluée comme un signe de civilisation.Et ils sont là, devant nous.Ce n'est pas banal et ce n'est pas la fin du monde non plus, juste les grincements inévitables qui accompagnent tous les changements de paradigme.En voyant aller M.Barrette, hier, je me suis pincé pour m\u2019assurer que je ne rêvais pas.Et je ne rêvais pas! J\u2019étais bel et bien d\u2019accord avec le ministre de la Santé! Pour une fois.Politique La CAQ veut rouvrir la Constitution et veut un référendum Après avoir clamé pendant des années que les Québécois ne voulaient pas parler de Constitution ou de référendum, François Legault veut maintenant rouvrir la Constitution, mais en évitant soigneusement le mot Constitution: un gouvernement caquiste proposerait une nouvelle «entente» au Canada, qui serait soumise à un référendum.La Coalition avenir Québec (CAQ) s\u2019est jetée dans la mêlée sur la question nationale hier, après avoir été forcée de se positionner par ses adversaires péquistes et libéraux qui s\u2019affrontent sur le thème de l\u2019indépendance.A son origine, la CAQ proposait une trêve constitutionnelle de 10 ans, mais le parti a déposé une première liste de revendications aux partis fédéraux en campagne électorale: un «Québec fort à l\u2019intérieur du Canada», ont répété les élus caquistes, qui réclament notamment les pleins pouvoirs en matière de langue et d\u2019immigration, ainsi qu\u2019une déclaration de revenus unique et la juste part du financement fédéral en santé.La CAQ demande aussi la limitation du pouvoir fédéral de dépenser et l\u2019attribution au Québec des pouvoirs en matière d\u2019évaluation environnementale pour les projets situés sur le territoire québécois.Et ce n\u2019est qu\u2019un début, a laissé entendre François Legault, qui réclame au minimum une entente similaire à l\u2019accord du Lac Meech, qui a avorté en 1990.\u2014 La Presse Canadienne le taux sur vos nouveaux dépôts Le compte Epargne @ intérêt élevé RBC®* ¦\tAccumulez des intérêts élevés sur chaque dollar.¦\tAccédez à vos fonds quand vous le voulez, sans délai.¦\tBénéficiez de la sécurité des opérations bancaires à RBC Banque Royale® Transférez à RBC votre épargne auprès d\u2019une autre banque d\u2019ici le 30 septembre 2015.Triplez le taux* survos nouveaux dépôts jusqu\u2019au 30 novembre 2015.Allez à rbc.com/joursbonis ®/MCMarque(s) decommerce de laBanque Royaledu Canada.RBCet Banque Royale sontdes marques déposées de laBanque Royaledu Canada.*S\u2019applique auxnouveauxfondsdéposés dans un compte Épargne @ intérêtélevé RBCentre le 1eret le 30septembre.Lesfonds transférés depuis d\u2019autres comptes dedépôtde particulier RBC Banque Royale dans le compte Épargne @ intérêtélevé RBC nesontpas admissibles à la présente offre.«Triplez le tauxsurvos nouveaux dépôts «signifie que vous obtenez trois fois le tauxordinairedu compte Épargne @ intérêtélevé RBC (au coursde la période promotionnelle, soitdu 1er septembre au 30 novembre 2015).Pourconnaître les taux d\u2019intérêt en vigueur, veuillez consulternotre bulletin des Taux en vigueur, disponible dans toutes les succursales RBC Banque Royale, ou allez auwww.rbcbanqueroyale.com/taux/persacct.html.Pourobtenirtous les détails de l\u2019offre, allezauwww.rbc.com/lesjourstauxboni. LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 SEPTEMBRE 2015 A 5 .ACTUALITÉS Des terrains de jeu sans fumée Le Conseil québécois sur le tabac presse Québec de durcir son projet de loi PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE Depuis le 18 août, divers organismes défilent à Québec pour commenter le projet de loi 44, qui prévoit différentes mesures pour mieux encadrer l\u2019utilisation de la cigarette au Québec.i EXCLUSIF ARIANE LACOURSIÈRE Fumer devrait être interdit non seulement sur toute terrasse de restaurant, mais également dans les terrains de jeu pour enfants et les terrains des cégeps et des universités, estime le Conseil québécois sur le tabac et la santé.Dans un témoignage qui sera livré ce matin à Québec dans le cadre de la Commission sur le projet de loi 44, qui vise à renforcer la lutte contre le tabagisme, le Conseil invite le gouvernement à mieux protéger le public de la fumée secondaire.Depuis le 18 août, plusieurs organismes défilent à Québec pour commenter le projet de loi 44.Il prévoit différentes mesures pour mieux encadrer l'utilisation de la cigarette au Québec.Mais pour le Conseil québécois sur le tabac et la santé, des mesures plus sévères devraient être prises pour limiter l'exposition à la fumée secondaire.Le Conseil fera notamment entendre aujourd'hui le biophysicien James Repace, qui a mené plusieurs études sur le sujet.En entrevue à La Presse, il explique que la fumée secondaire comporte plus de 7000 produits chimiques, dont près de 70 sont cancérigènes.Terrasses Selon M.Repace, la suggestion formulée par l'Union des tenanciers de bars du Québec de créer des sections pour les fumeurs et les non-fumeurs sur les terrasses ne repose sur aucune base scientifique.Dans son rapport déposé à la Commission, l'Union des tenanciers soutient qu'il «n'est pas établi» que certaines particules respirées continuellement dans l'environnement urbain «soient moins ou plus dommageables à la santé que la fumée secondaire de tabac».L'organisme a aussi exposé que si les clients sont à une distance convenable, les risques d'exposition à la fumée secondaire sur les terrasses restaient dans les limites acceptables.Mais M.Repace conteste cette interprétation.« Il a été prouvé que sur les terrasses extérieures où l'on fume, la qualité de l'air est parfois aussi mauvaise que si l'on se trouvait dans un espace clos», explique le scientifique à La Presse.Ce dernier ajoute que près d'une quinzaine d'études ont démon- tré que la qualité de l'air sur des terrasses où l'on fume est pire que celle qu'on trouve dans la congestion routière.M.Repace reconnaît que sur une terrasse, différents facteurs influencent la qualité de l'air, dont la direction du vent et la proximité des fumeurs.«Mais le principal inconvénient est pour les serveurs qui, eux, ne peuvent se soustraire à la fumée secondaire », dit-il.Le Conseil estime qu'environ 16 200 serveurs seraient exposés à la fumée secondaire sur les terrasses.Sortir la cigarette des terrains des universités Le Conseil demande également que fumer soit interdit sur les terrains de jeux pour enfants, comme c'est le cas en Ontario, au Manitoba et dans certaines municipalités québécoises, dont Sainte-Adèle et Rosemère.Il devrait également être interdit en tout temps de fumer sur les terrains des écoles primaires et secondaires, ainsi que ceux des cégeps, collèges et universités.M.Repace explique que la fumée secondaire dans les espaces publics est incommodante EN CHIFFRES 10 400 Nombre de morts causées chaque année par le tabagisme au Québec 1,4 million Nombre de fumeurs au Québec 19,6% Taux de tabagisme au Québec PROJET DE LOI 44 Quelques mesures prévues dans le projet de loi >\tAssujettir la cigarette électronique à la loi contre le tabagisme.>\tInterdire l\u2019ajout de tout arôme, dont le menthol, dans les produits de tabac.>\tInterdire de fumer dans les véhicules en présence d\u2019enfants.>\tInterdire de fumer sur les terrasses publiques de bar et de restaurant.>\tInterdire de fumer à neuf mètres de toute porte d\u2019établissement public.pour les non-fumeurs.« Le gouvernement réglemente le bruit, parce que ça peut être une nuisance.La fumée secondaire devrait aussi être considérée comme une nuisance», note-t-il.Les audiences de la Commission se terminent aujourd'hui.«Il a été prouvé que sur les terrasses extérieures où l\u2019on fume, la qualité de l\u2019air est parfois aussi mauvaise que si l\u2019on se trouvait dans un espace clos.» \u2014 James Repace, biophysicien OFFREZ-VOUS LE LUXE DE CADILLAC - VfMMr ,\tA ATS HAUT DE GAMME A PROPULSION AVEC MOTEUR TURBO DE 2,0 L ILLUSTREE BERLINE ATS 2015 À PROPULSION ARRIÈRE LOUEZ À 348$ PENDANT 36 m / à 0,9% PRIX À L'ACHAT DE 31981$ Comprend un crédit de 3500$2, 1000$ de rabais pour les propriétaires admissibles, le transport et la taxe de climatisation.MULTISEGMENT SRX 2015 À TRACTION AVANT LOUEZ À 468 $' /MOIS PENDANT 48 MOIS / à 0,9% PRIX À L'ACHAT DE 37931$ Comprend un crédit de 3500 $2, 1000$ de rabais pour les propriétaires admissibles, le transport et la taxe de climatisation.i SRX COLLECTION PERFORMANCE ILLUSTRÉ \tKl \tBi\u201911 mmû 6 ANS 110 000 KM3 - GARANTIE LIMITEE DU GROUPE MOTOPROPULSEUR -ASSISTANCE ROUTIÈRE -TRANSPORTDE COURTOISIE 4ANS 80000 KM4 GARANTI PAR LES PRIVILÈGES CADILLAC ET LE PROGRAMME D'ENTRETIEN SANS FRAIS VISITEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CADILLAC\t\t\t\t\t\t\t\tcadillac.ca BROSSARD CADILLAC 2555, BOULEVARD MATTE SUITE 100 450 619-6669\tCADILLAC DE LAVAL 2800, BOULEVARD CHOMEDEY 450 681-0028\tCHALUT JOLIETTE 250,BOULEVARD ANTONIO-BARRETTE 514861-4859\tDESCHAMPS SAINTE-JULIE 333, BOULEVARD ARMAND-FRAPPIER 450 649-9333\tGRAVEL DÉCARIE 6100, BOULEVARD DÉCARIE 514342-2222\tGRAVEL ÎLE-DES-SŒURS 1007, BOULEVARD RENÉ-LÉVESQUE 514 769-5353\tÎLE-PERROT 2000,BOULEVARD DU TRAVERSIER 514425-4567\tLE RELAIS MONTRÉAL 9411, AVENUE PAPINEAU 514384-6380\tWEST ISLAND 3650, BOULEVARD DES SOURCES 514 683-6555 L'Association des concessionnaires Cadillac du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers et s'appliquant aux modèles 2015 neufs suivants: ATS à propulsion arrière (6AB69/1SA) et SRX à traction avant (6NG26/1SA).Les modèles illustrés peuvent comprendre certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Transport (1 800$) et taxe de climatisation (100$,le cas échéant) inclus.Immatriculation,assurance,frais liés à l'inscription au RDPRM et taxes applicables en sus.1.Location basée sur un prix à l'achatde 31981$ pour ATS (incluant un rabais de 1000 $pour les propriétaires admissibles appliqué après les taxes et un crédit de 3 500$) et de 37 931$ pour SRX (incluant un rabais de 1 000$ pour les propriétaires admissibles appliqué après les taxes et un crédit à la livraison de 3 500$).Paiements mensuels basés sur une location de 36 mois pour ATS et de 48 mois pour SRX, à un taux de 0,90%, sans versement initial.Sur approbation de crédit de la Financière GM.Limite annuelle de 20 000 km, 0,16$ par kilomètre excédentaire.Certaines conditions s'appliquent.2.Les crédits totalisant 3 500$ sont appliqués avant les taxes valide entre le 1 et le 30 septembre 2015.Détails chez votre concessionnaire.3.Selon la première éventualité.Consultez votre concessionnaire pour les détails de la garantie limitée.4.Garantie de 4 ans ou 80 000 km, selon la première éventualité.Consultez votre concessionnaire pour plus de détails.Ces offres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec (excluant la région de Gatineau-Hull) et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat, à l'exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants et de GM Mobilité.La GMCL se réserve le droit de modifier,de prolonger ou de supprimer ces offres et ces programmes pour quelque raison que ce soit, en tout ou en partie, àtout moment etsans préavis.Le concessionnaire peut vendre ou louer à un prix moindre.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire, composez le 1888 446-2000 ou visitez cadillac.ca. A 6 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 SEPTEMBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim * ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2015 Le NPD prépare un important blitz Le parti enverra plus de 2 millions de dépliants par la poste au Québec d\u2019ici mardi .m PHOTO ULYSSE LEMERISE, ARCHIVES COLLABORATION SPÉCIALE Dans les rangs néo-démocrates, cet envoi massif de dépliants démontre que le NPD ne tient rien pour acquis au Québec même s\u2019il détient une confortable avance dans les sondages.JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le Nouveau Parti démocratique (NPD) se prépare à envoyer 2 250 000 dépliants dans les foyers du Québec d\u2019ici mardi prochain afin de vanter les qualités de Thomas Mulcair, présenter son équipe de candidats et expliquer ses ambitions s\u2019il forme le prochain gouvernement le 19 octobre.Cet important blitz des troupes néo-démocrates, qui fait partie de la stratégie électorale élaborée au début de l'année, coïncidera avec la période de la fête du Travail, date à laquelle la véritable campagne électorale prendra son envol, selon les stratèges de tous les partis politiques.Dans les rangs néo-démocrates, cet envoi massif de dépliants par l'entremise de Postes Canada démontre que le NPD ne tient rien pour acquis au Québec même s'il détient une confortable avance dans les sondages.En tout, le NPD a fait imprimer près de 3 millions de ces dépliants.Environ 750 000 seront distribués par les candidats et les militants du parti eux-mêmes dans les 78 circonscriptions du Québec quand ils effectueront du porte-à-porte ou iront à la rencontre des électeurs dans certains quartiers, selon des informations obtenues par La Presse.« Ensemble, remplaçons Stephen Harper», peut-on lire sur le dépliant.« Tom Mulcair est un chef expérimenté et il a un plan concret.Avec vous et avec l'équipe du NPD, apportons le changement nécessaire à Ottawa».Les conservateurs visés En plus de présenter les candidats locaux en fonction de la circonscription, le NPD lance quelques flèches en direction des conservateurs de Stephen Harper.«Les conservateurs de Stephen Harper ont fait leur temps.Les Québécois n'ont pas confiance en ce premier ministre qui choisit mal ses priorités et prend ses décisions dans le plus grand secret», peut-on notamment lire dans le dépliant.Le NPD précise également ses engagements de lutter contre les changements climatiques, de donner un coup de pouce au secteur manufacturier en réduisant les impôts des petites et moyennes entreprises de 11 à 9% pour créer de l'emploi et d'aider les provinces à retaper les infrastructures au pays.Il rappelle aussi ses réalisations des quatre dernières années, notamment sa bataille contre le projet de port pétrolier à Cacouna, l'adoption du projet de loi obligeant les agents du Parlement à être bilingues dès leur nomination et l'annulation des frais d'envoi des relevés bancaires.« Nous avons trois objectifs en effectuant ce blitz: d'abord présenter notre chef, ensuite expliquer notre vision et présenter notre équipe.Il y a un espace réservé pour notre chef, un espace pour notre candidat local et un autre pour notre vision», a indiqué une source néo-démocrate.Pourquoi un tel envoi massif alors que le NPD caracole en tête dans les sondages?« Nous avons établi notre plan de match en janvier dernier, c'est-à-dire de présenter notre chef comme étant la personne ayant le plus d'expérience et avec les meilleures compétences pour remplacer Stephen Harper.Nous avons décidé de garder notre plan de match même si les élections ont été déclenchées plus tôt.Cette opération démontre bien que nous avons une organisation sur le terrain, qu'on a pris des racines et qu'on se donne les moyens de les garder», a ajouté cette source.« Nous avons trois objectifs en effectuant ce blitz: d\u2019abord présenter notre chef, ensuite expliquer notre vision et présenter notre équipe.» \u2014 Une source néo-démocrate 38% DE RABAIS Q$ Ord.14,59$ Capsules K-cup® Timothy\u2019s et Van Houtte à prix ordinaire JUSQU\u2019A 70% DE RABAIS 14$ | Tous les formats Ord.39,99$ et 49,99$ Oreillers en similiduvet Nautica Formats standard/grand et très grand COMPTEUR TOURNE! 4 JOURS SEULEMENT! 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